La Géothermie en Ile-de-France n°2
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La Géothermie en Ile-de-France n°2
L'ENERGIE DU SOUS-SOL LA GEOTHERMIE EN ILE-DE-FRANCE A lire …….. CLER INFOS : Spécial géothermie, la chaleur de la Terre (mai/juin 2001, n° 23) Rappel des différents aspects de la géothermie en France : basse enthalpie, très basse enthalpie, profonde. La France avec ses nombreuses opérations en fonctionnement depuis plusieurs années notamment en Ile-de-France et en Aquitaine s'est fait une spécialité du chauffage urbain géothermique ; ces succès sont dus en grande partie à la mise en place par les pouvoirs publics d'un dispositif de garantie destiné à couvrir le maître d'ouvrage contre le risque de voir disparaître la ressource. Une large place est faite aux PAC géothermales, dont le marché en France prend son essor, grâce à une politique de soutien menée dans le cadre d'une collaboration entre l'ADEME et EDF. CLER INFOS est le bulletin d’information trimestriel du Comité de liaison Energies Renouvelable, association loi 1901, crée à l’initiative des associations locales pour être une interface entre les acteurs des filières concernées et les pouvoirs publics. Pour en savoir plus : [email protected] Manifestations Congrès …..… 1010-11 octobre 2001: IPUHPC/IEA Heat Pump Centre work workshop on "Hands on Experiences witch heat Pumps in Buildings", Arnheim, Netherlands Workshop Secretariat IEA Heat Pump Centre, Mrs. Minie Wilpshaar, PO Box 17, NL-6130 AA Sittard, Netherlands, Tél. : (+31) 46 420 22 36, Fax : (+31) 46 451 03 89 e-mail: [email protected], internet: www.heatpumpcentre.org 1717-18 ocobre 2001, 3 èmes Assises Nationales de l'Energie, Dunkerque Contact : COMMUNAUTE URBAINE DE DUNKERQUE, ASSISES DE L'ENERGIE, Hôtel Communautaire, Pertuis de la Marine, BP 5530, 59386 DUNKERQUE-Cedex 1, Direction de la Communication, Tél. : 03 28 62 70 25, Fax : 03 28 62 70 13 2121-25 octobre 2001: 18 th World Energy Congress - Energy Energy Markets: The Challenges of the new Millenium, "Le Rural" Convention & Exhibition Center, Buenos Aires, Argentina. Argentina Contact: Cogresos Internacionales S.A. Moreno 584, 9° Piso C1091AAL Buenos Aires, Argentina. Tél. : (+54-)11-4342-3216/3283/3408 Fax : (+54-)11-4331-0223 ou (+54-)11-4334-3811 e-mail: [email protected] 2525-26 octobre 2001 : Tests de Réponse Géothermique, Géothermique, Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne, Suisse Une connaissance précise des caractéristiques thermiques du sous-sol joue un rôle décisif dans le dimensionnement des sondes géothermiques et des géostructures énergétiques utilisées dans les grandes installations géothermiques. La réalisation d'un test de réponse sur site offre une plus grande sécurité pour le dimensionnement de ces installations géothermiques. Contact : Dr. Lyesse Laloui, secrétariat Europäischer Européen Tests de Réponse Géothermique, Postfach 1334, CH Tél. : (+41) 21 693 23 14, e-mail: [email protected] 7-9 novembre 2001 : 23rd New Zealand Geothermal WorkWorkshop, shop Auckland. Contact: Geothermal Institute, The University of Auckland, Private Bag 92019, Auckland, New Zealand. Tél. : (+64) 9 373 7599, ext 7050; Fax : (+64) 9 373 7436; e-mail: [email protected] web site: http://www2.auckland.ac.nz/gei/TOP.html octobre 2001 - Bulletin n° 2 EDITORIAL 7-10 novembre 2001: Renewable Energy Indonesai 2001, Jakarta, Indonesia. Indonesia La géothermie , c’est une chance pour l’Ile-de-france ! Contact: Stefen Luff, Overseas Exhibition Services, London. Fax : (+44)-0-20-7862-2098 e-mail: [email protected] 14 – 15 Novembre 2001 Venez tous ! ! ! ! ! Aux Journées de La Géothermie LES JOURNÉES GÉOTHERMIQUES 14 ET 15 NOVEMBRE 2001 [email protected] 2121-23 novembre 2001: International Conference on Geo Geothermal Energy in Undergraound Mines, Ustron, Poland. Contact: Zbigniew Malolepszy, Faculty of Earth Sciences, University of Silesia, Bedzinska 60, 41-200 Sosnowiec, Poland. Tél. : (+48)-32-291-83-81 Fax : (+48)-32-291-58-65 e-mail: malol@ us.edu.pl web site: http://kgp.wnoz.us.edu.pl/conf_geo 1919-22 marsWorld Sustainable Energy Day 2002,Wells, Austria, Austria avec la remise du “ energy energy globe award 2002 ”, Contact : Conference Secretariat, O.Ö Energiespaverband, Landstrasse 45, A-4020 Linz, Austria, Fax : (+43) 732-6584-4383, e-mail : [email protected] 1919-22 mai 2002, 7th International Energy Energy Agency Heat Pump Conference 2002, Heat Pumps - Better by Nature, Contact : Beijing, China, Conference Secretariat, Institute of Air Conditioning (IAC), China Academy of Building Research (CABR), P.O. Box 752, 100013 Beijing, China, Tél. : (+86) 10-84270568, 84272233 ext 2331, Fax : (+86) 10-84283555, 84284720 2005 - World Geothermal Congress WGC 2005, Antalaya, Turkey Directeur de la publication et Rédacteur en chef J. LEMALE - ADEME/IdF Comité de rédaction : F. BRENIERE / ARENE P. LAPLAIGE / ADEME J. DEMANGE / BRGM A. DESPLAN / BRGM T. GARNIER / DRIRE D. LENOIR / AGéMO Edition, Réalisation : BRGM/CDG/CITEG Pour toute information contacter : BRGM/CDG/CITEG BP 6009—45060 ORLEANS Cedex 2 e-mail : gé[email protected] : La géothermie sous toutes ses formes, souffre d’un déficit d’information. Au cours de ces dernières années, en France, rares ont été les manifestations et les publications sur ce sujet. Nous sommes à un stade où la filière géothermique est à maturité avec des expériences, des bilans et des perspectives qu’il est important de faire connaître. La géothermie, ça marche, ça ne pollue pas, et c’est économique sous certaines conditions. C’est le message essentiel que souhaitent délivrer les partenaires de cette manifestation à savoir l’ADEME, l’ARENE Ile-de-France le BRGM, l’AGéMO et le Syndicat mixte pour la géothermie à La Courneuve. Les acteurs de cette filière pourront, dans le cadre de ces journées, apporter des réponses claires aux questions essentielles concernant à la fois les aspects techniques, économiques et prospectifs. La première demi-journée, le 14 Novembre, plus axée sur la géothermie francilienne se déroulera sur le site d’une opération à La Courneuve. Le maître d’ouvrage de cette opération pourra apporter des informations pertinentes, fruit de son expérience de 15 ans dans la gestion de ses deux réseaux géothermiques. La deuxième journée se déroulera sous forme de quatre tables rondes sur chacune des filières de la chaleur de la Terre : - La géothermie haute énergie, avec les développements récents en Guadeloupe et Martinique, - Le programme de recherche sur les roches chaudes fracturées sur le site de Soultz-sous-Forêts, - Les pompes à chaleur géothermiques, filière en plein développement à caractère écologique déterminant, - La géothermie basse énergie, son bilan et ses perspectives en France. Réservez dès à présent vos journées pour cet événement, le programme détaillé de ces deux journées est présenté dans les pages suivantes. Le rédacteur en chef, Jean LEMALE, Délégation Régionale Ile-de-France de l’Ademe [email protected] L’énergie du sous-sol : La Géothermie en Ile-de-France, bulletin n° 2 - octobre 2001 Le Conseil Régional Ile-de-France en votant le 28 juin 2001 la délibération “ ENERGIE ” : L’action régionale pour la maîtrise de l’énergie et le développement des énergies locales et renouvelables pour la réduction de l’effet de serre, s’est positionné fortement pour le respect de l’application des accords de la conférence internationale de KYOTO avec des objectifs clairement énoncés dont la mise en œuvre est locale : - Réduction des gaz à effet de serre au niveau régional par la recherche d’économies en énergies primaires et la substitution des énergies fossiles par des énergies locales et renouvelables. - Economies engendrées sur le budget des collectivités. - Aménagement du territoire et participation à l’économie locale par la création d’emplois locaux et le développement de savoir-faire régionaux. - Amélioration de la compétitivité des entreprises franciliennes du secteur. - Développement de débouchés pour la valorisation des déchets. Les atouts de l’Ile-de-France en matière de ressource géothermique constituent l’une des clés de réussite de ce dispositif ambitieux qui s’intègre dans la réflexion régionale du schéma de service collectif de l’énergie, notamment au regard des réseaux de chaleur existants et des potentiels de valorisation des déchets. C’est ainsi que la commission permanente de la Région a voté le 5 juillet 2 projets concernant la géothermie : - Le premier sur l’extension du réseau de chaleur géothermique d’Orly - Choisy pour la production d’eau chaude sanitaire de 982 logements et le chauffage de 162 logements en construction, avec une perspective de 2 040 logements à l’horizon 2002/2003, - Le second sur l’étude de faisabilité d’extension du réseau géothermique de Villiers-le-Bel - Gonesse avec l’élaboration d’un plan local de maîtrise de l’énergie. Il s’agit là d’un début et les perspectives d’extension de réseaux sont estimées à plus de 20 000 logements. Je me réjouis que les spécialistes et les professionnels coordonnent leurs actions et contribuent ainsi à l’accélération de l’amélioration des techniques, dont celles particulièrement prometteuses des Pompes à Chaleur. Il faut dans le même temps sensibiliser les utilisateurs potentiels au bien fondé d’une réflexion multi-énergie à propos de tout projet et à la légitimité et l’intérêt d’une bonne utilisation du sous-sol du point de vue énergétique. Cette revue est le témoin et le promoteur de ces développements, l’ADEME, l’ARENE, et le BRGM en sont les principaux acteurs. Alain RIST, Vice-Président du conseil Régional Ile-de-France, chargé de l’environnement, du cadre de vie, de la maîtrise de l’énergie et des contrats régionaux et ruraux. ISSN : en cours Mise en service opérationnelle d’une ligne de dégazage : brûlage du biogaz géothermal sur le doublet de Chelles L e doublet géothermique de chauffage urbain de Chelles est exploité, depuis sa mise en service à l'automne 1986, en mode de production artésienne à un débit proche de 250 m3/h. Ce système présente la particularité d'être exploité, aux débits élevés, à une pression de tête de puits inférieure au point de bulle entraînant de ce fait la libération des gaz initialement dissous dans le fluide géothermal et leur piégeage partiel dans les points hauts de la conduite géothermale. A Chelles la phase gazeuse, présente à raison de 12,5 % (soit 125 l de gaz/m3 d'eau), est constituée de méthane et dérivés hydrocarbonés supérieurs (55 %), d'azote (35 % ) et de dioxyde de carbone (10 %), la contribution du sulfure d'hydrogène (H2S) étant inférieure à 1 %. Mû par le double souci d'une mise en conformité avec la réglementation minière et environnementale en vigueur et d'une amélioration des conditions de fonctionnement de la boucle géothermale, le Syndicat Mixte pour la Géothermie a confié à GPC I&P la réalisation d'un système automatisé de dégazage / abattement en tête du puits de production, compatible avec la gestion du réseau de chaleur local. Le principe retenu pour l'élimination de la phase gazeuse (biogaz géothermal) est celui du brûlage, facilité en la circonstance par le pouvoir calorifique (6500 kgcal/hg) du biogaz. Cette solution a été préférée aux alternatives de neutralisation chimique et d'injection par systèmes à succion de type Venturi qui n'ont pas démontré à ce jour une fiabilité probatoire en service géothermique. La ligne de dégazage/brûlage, montée sur un skid/chassis, décrite dans la figure jointe comprend succinctement : - un dégazeur tout inox dimensionné pour des débits eau et gaz respectifs de 275 m3/h et 35 m3/h et une pression de service de 12 bars - une chambre de combustion interne (torche à flamme cachée) - une ligne eau dégazée dirigée vers l'aspiration de la pompe de gavage en centrale - une ligne biogaz régulée, via deux jeux d'électrovannes disposées sur les circuits dégazeur et brûleur, par les niveaux d'eau (haut, bas, ultrabas) du dégazeur et la température de consigne du brûleur - deux lignes gaz pilote (allumage) et gaz support de combustion alimentées au gaz naturel amené en pied de plateforme - des dispositifs de purge, d'élimination des condensats et de vidange (gaz et eau) du dégazeur et de la torche. - un renvoi sur la gestion technique centralisée (GTC) en centrale des informations acquises sur les cycles de dégazage et de brûlage. Ce système fonctionne, pour des débits eau et biogaz de 250 m3/h et 30 Nm3/h, en mode entièrement automatisé au prix d'une consommation en gaz naturel (pilote et support) inférieure à 30 Nm 3/jour. Des améliorations, de ce point de vue, sont escomptées d'un optimum de drainage des condensats et de régulation des débits biogaz/gaz naturel. Pierre UNGEMACH GPC I&P [email protected] DEGAZAGE COMBUSTION (biogaz) NH DEM CR IN NB L R NUB B V C EVDG1 P EVBG P P VLP T BGP CENTRALE (eau) EVDG2 TH VLP G gaz) P EVB EVGP DEC R EVGS VP P P Air VLP VPOL VP (eau) Baffle (chicane) G Brûleur biogaz géothermal P Brûleur gaz pilote S Brûleur gaz support Cheminée Compteur gaz Comparateur relais (tempo) C Décanteur M Demister (anti-brouillard) L Détecteur de flamme EVDG1 Electrovanne dégazeur EVDG2 Electrovanne dégazeur EVBG Electrovanne biogaz EVGP Electrovanne gaz pilote (gaz naturel) EVGS Electrovanne gaz support (gaz naturel) G Grille de décantation IN Indicateur de niveau d’eau L Lumière NH Niveau d’eau haut NB Niveau d’eau bas NUB R TH TF V VLP VP VPOL P Q T Arrivé CG Gaz Naturel Niveau d’eau ultrabas Régulateur Trou d’homme Température de fumées Virole Vanne de laminage à Vanne à purge Vanne police Manomètre Débimètre géothermal Thermomètre Les Brèves ……… Extension du réseau géothermique de ChevillyLarue - L'Hay-les-Roses : Vallée aux Renards et équipements Un programme d'extension portant sur 1600 équivalentslogements a été adopté par le Syndicat Intercommunal. Sa réalisation est prévue en 1ère tranche (950 logements) pour la fin de l'année 2001, en 2ème tranche (650 logements) pour l'été 2002. Le montant des investissements prévus est de 14,5 MF HT. Les aides de l'ADEME et de la Région Ile-de-France ont été demandées. Leur montant total serait de 2,6 MF, soit environ 18% de l'investissement. La pollution évitée grâce à ces réalisations sera de 680 tonnes de carbone par an. Pour en savoir plus : Michel ANDRES (SEMACH) [email protected] La DRIRE Ile-de-France organise une réunion d'information concernant la sécurité des travailleurs sur les exploitations géothermiques La sécurité des travailleurs sur les exploitations géothermiques, notamment lors des travaux de reprise de puits, doit rester un point de vigilance pour les maîtres d'ouvrage et les entreprises. Suite à la parution de l’arrêté du ministère de l’économie des finances relatif à " la protection du personnel et aux équipements de forage des travaux de forage et d'interventions lourdes sur les puits " (J.O. du 26 mars 2000), la DRIRE Ile-de-France proposera dans le courant du premier semestre 2002 une réunion d'information à l'attention des différents acteurs de la géothermie. Pour en savoir plus: Th. GARNIER (DRIRE/IDF) [email protected] GEOTHERNET (European Geothermal Information Network) Avec 36 membres l'EGEC (European Geothermal Energy Council ), créée en 1998, a obtenu le soutien de la Commission Européenne pour bâtir un réseau afin que chaque citoyen de l'Union sache ce que le vocable "géothermie" veut dire. Doté d'une aide de 600 000 €, le projet GEOTHERNET (5ème Programme Cadre ) a cinq objectifs : création d'un site web utilisable par le public mais aussi par les différents acteurs de la géothermie, préparation et édition de 24 brochures décrivant des opérations géothermiques en exploitation depuis au moins 10 ans en Europe élargie, réalisation d'une Directory sur la Géothermie, mise en place d'une base de données la plus exhaustive possible disponible "on line", organisation chaque année d'un Business Seminar ( le dernier a eu lieu en 2000 à Altheim en Autriche ). Pour en savoir plus: W. BUSSMANN [email protected], C. BOISSAVY (Gaudriot) [email protected], Site Web de l'EGEC www.geothermie.de Entrée en service de la centrale géothermique de 20 MW de LAHENDONG La centrale électrique de Lahendong, dans la Province de Sulawesi Nord, est entrée en fonction le 21 août dernier après sa réception par le client PLN. Cette installation a été réalisée par le groupement d’entreprise Alstom-Spie Enertrans, sous la supervision de la Compagnie Française de Géothermie (CFG), et financée sur des crédits d’aide français. La puissance électrique de cette centrale géothermale (20 MW) est essentielle puisqu’elle représente un apport de près de 20 % d’électricité pour la Région de Manado où les coupures d’électricité étaient quasi-quotidiennes. La poursuite du projet, un temps menacée au moment le plus aigu de la crise qui a secouée le Sud-est Asiatique, a été rendue possible grâce à un financement complémentaire du gouvernement français se substituant à l’absence de budget local, marquant la volonté de nos autorités de soutenir l’Indonésie dans un contexte particulièrement difficile. Le bon achèvement du projet marque également la volonté d’Alstom-Spie et de CFG de maintenir leur présence sur un marché dont les perspectives commerciales sont certes affectées à court terme par la rareté des sources de financement, mais dont le potentiel reste considérable sur le moyen terme. La direction régionale de PLN envisage maintenant le développement de ce champ géothermique grâce à la réalisation d’une seconde unité de 20 MW sur le site actuel et par la construction d’une nouvelle centrale de 2×20 MW sur un nouveau site, ce qui porterait à 80 MW la puissance géothermique installée à Lahendong. Source : Service d’Expansion Economique de Djakarta. Pour en savoir plus: D. TOURNAYE (CFG) [email protected] Je souhaite recevoir régulièrement ce bulletin Nom : Prénom : Organisme, Entreprise : Fonction : Adresse : Ville : Tél/Fax : e-mail : Code postal : Retourner à : BRGM/CDG/CITEG BP 6009—45060 ORLEANS Cedex 2 e-mail : gé[email protected] L’énergie du sous-sol : La Géothermie en Ile-de-France, bulletin n° 2 - octobre 2001 E XTENSION DU CHAUFFAGE URBAIN A LA COURNEUVE Démarche du Syndicat Mixte pour la Géothermie à La Courneuve et élaboration d'un plan local avec la Région Ile-de-France pour le développement des énergies renouvelables contribuant à la réduction de l'effet de serre. Le Syndicat Mixte pour la Géothermie à LA COURNEUVE exploite deux réseaux de chaleur réalisés en 1982 et 1983 auxquels sont raccordés 5 000 logements et des équipements publics dont cinq groupes scolaires communaux. Après la réalisation d'une centrale de cogénération en 1999 contribuant à améliorer sa compétitivité, le Syndicat s'est engagé dans une démarche volontaire de développement en l'an 2000. Au terme d'une phase de prospection, le Syndicat a fait procéder au 2ème semestre 2000 à une étude de faisabilité (1) sur le raccordement d'ensembles immobiliers et d’équipements publics. Quatorze programmes ont été retenus pour propositions de raccordement représentant une consommation de 20 000 MWh, soit approximativement 1 700 équivalents-logements. Le plan local pour le développement des énergies renouvelables contribuant à la réduction de l’effet de serre, en cours d'établissement avec la Région Ile-deFrance, a pour objectif de fixer les caractéristiques technico-économiques et environnementales d’une part de l'existant et d’autre part après raccordement au réseau de chaleur. Un état précis est établi sur les consommations actuelles d'énergie, la nature des combustibles, les coûts d'exploitation, les émissions en CO2, SO2, NOX et poussières par programme, mais aussi les caractéristiques des réseaux avant l'extension. Ce bilan permettra ultérieurement d'évaluer la réalisa- Bilan environnemental Emissions (t/an) Emissions (t/an) Emissions (t/an) Avant Après Evitées raccordement raccordement 6 012,20 CO2 23,30 SO2 4,85 NOX 0,31 Poussières 1 604,30 0,30 0,78 0,04 4 407,90 23,00 4,07 0,27 tion du plan au fur et à mesure des raccordements par rapport aux objectifs concernant la contribution des énergies des réseaux de chaleur (géothermie, cogénération et chaufferies gaz d'appoint) aux besoins calorifiques des nouveaux clients ainsi que l'impact sur les émissions de gaz et poussières. Le plan local fixe aussi le montant des investissements pour chaque programme. Le bilan environnemental (hors émission de la centrale de cogénération) comporte un gain annuel d'émission en CO2 estimé à 4 400 tonnes après raccordement de l'ensemble des programmes prévus. Patrick LESAGE SMGLC [email protected] (1) subventionnée par l'ADEME et l'ARENE et à laquelle la Région Ile-de-France a été associée dans son déroulement U NE PREMIÈRE EN ILE-DEFRANCE 11 maisons individuelles avec pompes à chaleur Géothermales à Vaucresson (92) Inaugurée le 11 juillet 2001, cette opération menée en partenariat avec l’ADEME, EDF, et MARIGNANImmobilier associe l’électricité à une énergie renouvelable : la chaleur de la terre. Cette dernière est captée grâce à des sondes géothermiques constituées de forages de 70 mètres comprenant un tube en U dans lequel circule un fluide caloporteur. Ce fluide capte la chaleur du sol et la transfère à la pompe à chaleur qui permet de chauffer et de rafraîchir les pavillons par une distribution par plancher chauffant et rafraîchissant. Les économies annuelles escomptées sur le chauffage pourraient atteindre 65 %, ce qui est à confirmer par la campagne de mesures en cours, qui déterminera précisément la contribution à la lutte contre l’effet de serre. Francine BRENIERE ARENE [email protected] SIGNATURE D’UN PROTOCOLE DE COLLABORATION “ POUR LA MAÎTRISE DE L’ENERGIE ” entre l’AGéMO et GAZ DE FRANCE L’Association des Maîtres d’Ouvrage en Géothermie (AGéMO) et Gaz de France sont deux entités très intéressées par le développement des réseaux de chaleur géothermiques et s’accordent, en particulier, sur le constat suivant : La géothermie en Ile-de-France est particulièrement développée et contribue à l’amélioration de l’environnement par une réduction de la pollution atmosphérique régionale estimée à 1%. Les réseaux de chaleur géothermique sont caractérisés par : - une production obtenue en base par la géothermie et, éventuellement, par cogénération, - un appoint calorifique par chaufferie centralisée ou décentralisée, - un réseau de distribution en eau chaude basse température permettant une valorisation maximale de la géothermie, - une aire de desserte limitée à quelques kilomètres imposée par les caractéristiques du fluide caloporteur. Les parties conviennent que le gaz naturel comporte de nombreux atouts, dont des qualités de souplesse et de respect de l’environnement, pour assurer l’appoint et le secours nécessaires aux réseaux de chaleur géothermique. Après de nombreux contacts, les deux organismes ont signé un protocole précisant le cadre de leur partenariat, inspiré par l’esprit de la convention conclue entre l’ADEME et Gaz de France. D. LENOIR AGéMO [email protected] L A CONCESSION DES BOUCLES GEOTHERMALES AVEC GARANTIE TOTALE DE PRODUCTIVITE : ……. UNE SOLUTION D’AVENIR ? En région Ile-deFrance, la production de chaleur géothermale à partir du réservoir du Dogger est basée sur un ensemble d’équipements qui constitue ce que l’on a pris l’habitude d’appeler la “ boucle géothermale ”. Comme tout système de production, son bon fonctionnement nécessite un suivi adapté. Les collectivités locales impliquées dans la maîtrise d’ouvrage des opérations géothermiques ne disposaient pas de moyens techniques et financiers adaptés, et subissaient ainsi les aléas d’une filière soumise, comme beaucoup d’autres activités industrielles, à de nécessaires mises au point et améliorations. C’est pourquoi, sous l’influence des associations de maîtres d’ouvrages et des professionnels de la filière géothermique, les pouvoirs publics (Ministères, ADEME, etc..) mettaient en place un dispositif d’assistance “ garantie fonds long terme”, mutuelle géothermique gérée par la Société Auxiliaire de Financement couvrant les risques liés aux puits ou à l’évolution de la ressource géothermale (aquifère). Cela a conduit les entreprises spécialisées dans la gestion des installations de sous-sol à proposer aux maîtres d’ouvrages publics des contrats de suivi des performances de l’installation et de garantie totale des équipements sensibles tels que pompes immergées ou tubes de traitement pour injection d’inhibiteurs de corrosion en fonds de puits. C’est ainsi que la Compagnie Française de Géothermie, filiale du BRGM, a mis au point le concept GéoconfianceR en 1986. Cependant les risques liés aux puits ou à l’évolution de la ressource géothermale (aquifère) n’étaient pris en charge par aucune entreprise, laissant ainsi à la collectivité publique le soin de gérer un dispositif spécifique à chaque opération, dans lequel intervenait de multiples partenaires. L’idée fût donc de proposer aux maîtres d’ouvrages publics un contrat de longue durée offrant une garantie totale de l’ensemble de la boucle géothermale et de ses équipements, y compris la réparation des forages et la productivité de la formation réservoir. Après une étude technique, juridique et commerciale du dispositif à mettre en place, CFG était en mesure, dés 1998, de proposer un contrat modulable par lequel elle devenait concessionnaire des équipements de la boucle géothermale. • En ce qui concerne ses caractéristiques générales, ces contrats sont toujours établis à partir d’un état des lieux initial des installations à exploiter qui permet d’intégrer, sur une période minimale de 12 ans et pour un tarif annuel constant, les travaux à réaliser et les risques techniques à prendre en compte pour une gestion technico-économique optimisée de la boucle géothermale. La mise en œuvre de ces contrats de concession s’appuie sur l’utilisation des dispositifs existants de soutien à l’activité géothermique et notamment, l’abonnement au fond long terme géré par la SAFEnvironnement, qui permettent d’en garantir l’équilibre. • Les limites de ce contrat sont : - l’absence de garantie de forage d’un nouveau puits dans le cas où, malgré toutes les compétences de l’entreprise et les techniques réparatrices à sa disposition, il ne serait pas possible de procéder à la remise en état d’un forage. Dans ce cas, le contrat prévoit une clause de rendez-vous permettant de trouver, en concertation avec le maître d’ouvrage une solution au problème posé. - la limite dans le temps de la garantie offerte par la SAF-Environnement sur les installations géothermiques. • Les principales adaptations contractuelles possibles sont, par exemple, l’incorporation éventuelle des échangeurs de chaleur se trouvant traditionnellement à la croisée des réseaux primaires (boucle géothermale) et secondaires, eux-mêmes concédés, la plus part du temps, à des sociétés de chauffage devenant alors, de fait, partenaire ou client de CFG dans l’exploitation du réseau de chaleur. Dans certains cas, le contenu contractuel final est poussé à l’extrême, CFG étant alors subrogée dans les droits et obligations du maître d’ouvrage vis à vis de la SAF-Environnement. CFG est alors véritablement délégataire du maître d’ouvrage, celui-ci restant propriétaire des forages et installations. • Les contrats de concession des boucles géothermales concernent actuellement cinq doublets géothermiques de la région parisienne (4 doublets à Meaux et le doublet de Coulommiers) avec des maîtres d’ouvrages publics ou des délégataires tant publics que privés. Compte tenu de leur âge, la pérennité des installations de géothermie, notamment en région parisienne, passe probablement par la généralisation de ce type de contrats. Par ailleurs, la relance de nouvelles opérations de géothermie basse énergie, techniquement et financièrement possible, pourrait s’appuyer sur ce type d’outil qui permet de maîtriser à long terme le coût effectif de la production de chaleur et d’eau chaude sanitaire. Olivier GOYENECHE CFG [email protected] Origine et fonctionnement de la centrale géothermique de BOUILLANTE Située sur la côte Ouest de l’île de Basse-Terre de la Guadeloupe, à environ 15 km à vol d’oiseau du volcan de la Soufrière, la centrale géothermique de Bouillante est la seule centrale géothermique haute énergie en France. Historique des études et travaux Le site de Bouillante est connu depuis 1963 à la suite des différents travaux de reconnaissances menés par le BRGM . Les principales phases de son développement sont les suivantes : - En 1967, la société Eurafrep réalise une exploration profonde de la zone de Bouillante. - En 1975, sur la base des résultats de production de vapeur obtenus sur deux des quatre forages réalisés (BO2 et BO4), EDF décide de réaliser une centrale d’une puissance d’environ 4,4 Mwe utilisant le mélange d’eau et de vapeur issu du forage BO2. - Mise en service en 1986 par EDF, cette centrale prototype connaît des aléas. Son arrêt est décidé en 1992. - En 1995, le BRGM par sa filiale CFG manifeste l’intérêt pour relancer l’exploitation. EDF étant favorable à cette initiative, la société “ Géothermie Bouillante ” est créée filiale de CFG (Groupe BRGM) à 60 % et de CHARTH (Groupe EDF) à 40 %. - Le 15 mai 1996, après sa rénovation et à la suite d’essais concluants, la centrale de Bouillante est couplée au réseau électrique ; son taux de disponibilité a été supérieur à 90 % sur les 5 premiers mois de production mais a du être arrêtée courant 97 du fait du bris mécanique du rotor de turbine usagé. Depuis décembre 98, la centrale fournit à nouveau de l’électricité à la satisfaction de ses exploitants, son taux de disponibilité dépassant 94 %. Principe de fonctionnement de la centrale Le réservoir est constitué par des failles peu perméables. Le forage BO2 qui a recoupé l’une de ces failles à 300 m de profondeur est en production. Son débit maximal en tête de puits est de plus de 160 t/h de fluide géothermique La baisse de pression que subit l’eau chaude pendant sa remontée vers la surface entraîne sa vaporisation. Ainsi, en tête de puits on dispose d’un mélange diphasique contenant 20 % de vapeur et 80 % d’eau. Le principe de fonctionnement de la centrale géothermique est le suivant (cf. schéma) : Le mélange eau-vapeur issu du forage est admis dans un séparateur-sécheur d’où sort la vapeur haute pression (VHP) à 6 bars. Par ailleurs, l’eau géothermale, séparée à une température d’environ 160°C, passe dans un ballon de détente pour produire la vapeur basse pression (VBP). Les deux flux de vapeur produits (VHP + VBP) se détendent dans une turbine à condensation et produisent de l’énergie cinétique. Après passage dans l’alternateur, cette énergie cinétique est transformée en énergie électrique. La vapeur d’échappement est condensée directement par l’eau de mer de refroidissement dans un condenseur à mélange avec mise en dépression barométrique. Le mélange eau de mer/eau géothermale sortant du condenseur, ainsi que l’eau en provenance du ballon de détente, sont renvoyés à la mer par un canal d’évacuation. Le mélange par eau de mer a pour but de limiter la température des rejets à moins de 45°C et de réduire les dépôts. L’eau ainsi rejetée a une composition chimique analogue à celles des sources hydrothermales rencontrées en mer et en surface. Des circuits de contournement d’eau et de vapeur permettent d’évacuer le débit du forage vers un silencieux de détente, en cas d’indisponibilité de la centrale, d’arrêt volontaire ou de déclenchement sécurité. Description des ouvrages La centrale comprend deux unités distinctes : - L’usine et la plate-forme adjacente où se trouve l’ensemble du système de production de vapeur. Cet ensemble de production de vapeur comprend le forage producteur (BO2), deux séparateurssécheurs, des tuyauteries, des silencieux pour la détente du mélange eau et vapeur sous pression, une turbine et un condenseur. - Les ouvrages de prise d’eau de mer (canal d’arrivée, filtre et station de pompage). La station de pompage se compose d’un canal arrivée ouvert et de deux pompes qui fonctionnent alternativement. L’évacuation à la mer du mélange eau géothermale/ eau de refroidissement se fait par un canal. Signalons que le contrôle-commande est assuré par des automates programmables en liaison avec un microordinateur. Cet ensemble gère les séquences de mise en service et d’arrêt ainsi que les sécurités du groupe turboalternateur. Toutes les protections électriques rapides sont assurées par des relais de protection connectés aux circuits de puissances. Exploitation Impact économique et perspectives La géothermie est une énergie fonctionnant en base, soit 8 000 h/an. Son investissement élevé, 1 200 à 2 000 US $ /kW, s’amortit donc plus facilement que celui lié à d’autres types d’énergie et conduit à un coût très compétitif du kWh, 5 à 8 US cents, au-delà d’un minimum de puissance installée. Grâce à l’automatisation de son suivi, la centrale de Bouillante est exploitée par une équipe de cinq personnes seulement qui veillent de façon permanente par un système d’astreinte à la bonne marche de l’ensemble. Cette équipe reçoit l’appui technique, pour l’interprétation périodique des données d’exploitation, d’une structure basée en métropole à Orléans. Le télé monitoring est un des moyens de dialogue permanent entre des équipes qu’il n’est pas nécessaire de réunir sur le site d’exploitation. La sous-traitance se fait principalement vers des sociétés industrielles établies en Guadeloupe. Ainsi, la centrale de Bouillante semble un modèle reproductible, bien adapté au contexte des Caraïbes, pour la mise en production de gisements de 5 à 20 MW. D’ores et déjà, le gisement de Bouillante a fait l’objet d’une étude d’optimisation de la puissance installée. Trois nouveaux forages réalisés en 2001 permettent déjà d’accroître la puissance installée jusqu’à 15 MWe. Cette nouvelle puissance sera opérationnelle dès décembre 2002 (production 210 GWh – 10 % de la consommation actuelle de la Guadeloupe). A terme, la société Géothermie Bouillante, filiale commune des groupes BRGM et EDF, mise, avec l’installation de 2 nouvelles unités, sur un potentiel total de 60 MW, produisant annuellement environ 470 GWh ! Max LE NIR, Hervé TRAINEAU CFG [email protected]
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