Faire Face 6_2000 - ASPr-SVG
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Faire Face 6_2000 - ASPr-SVG
F A C E F A I R E E C A F E R I FA ASPr SVG Association Suisse des Paralysés Schweizerische Vereinigung der Gelähmten Novembre/Décembre 2000 November/Dezember 2000 6 L’hiver est à nos portes sous nos régions. Occasion de nous évader sous d’autres cieux comme à la Martinique, par exemple, et de découvrir comment vit-on sur cette île avec un handicap. L’agence de voyage sur place, Caribbean Spirit, est équipée pour vous accueillir et vous faire découvrir la plage en joëllette. Voir page 3. io l e o ag xe P l i e ne B lio An o P INHALT – SOMMAIRE E R I FA EC A F Colette Reymond, unsere allseits geschätzte Sekretärin, liess sich bei ihrem Besuch des Singkurses so sehr begeistern, dass sie uns mit warmen Worten und beredten Fotos an ihrem Erlebnis teilnehmen lässt. Siehe Seite 19. LA PASSERELLE DES LANGUES Editorial La CISP fête son 10e anniversaire 9 Musique sans frontières... Chansons sans «Röschtigraben»! 9 http://www.sympa.ch Cet automne a été riche en événements. De la fête du 10e anniversaire de la Communauté suisse d’intérêts des suites tardives de la polio (CISP) à la présentation du projet de Loi sur l’égalité, le point culminant a certainement été le congrès organisé par Pro Infirmis Vaud à l’EPFL. Avec plus de 400 participants, celui-ci avait pour sujet la Classification internationale des handicaps CIDIH avec la présentation du modèle canadien du Processus de production du handicap (PPH). Ce numéro se fait l’écho de ces différentes manifestations. Mais vu la densité des informations à vous donner, nous reviendrons dans un prochain numéro sur les détails des différents intervenants lors de ce congrès sur la CIDIH et le PPH. Sinon la Terre s’est rétrécie avec l’avènement du Web et nous permet de vous présenter le mouvement associatif à l’île de la Martinique sans oublier ce qui se passe dans notre association. Pour terminer, la Rédaction ne voudrait pas terminer cette année 2000 sans vous adresser ses meilleurs vœux de joie, santé et courage et vous dit à l’année prochaine dans le prochain millénaire. André L. Braichet 2 IMPRESSUM 10 Cours de vacances, de sport, cours spéciaux et cours de Noël de l’ASPr 2000/2001 10 DIE SPRACH-BRÜCKE 60. Jahrgang / 60e année Herausgeber / Editeur Schweizerische Vereinigung der Gelähmten SVG Association Suisse des Paralysés ASPr Erscheint alle zwei Monate Paraît tous les deux mois Ferien-, Sport-, Spezial- und Weihnachtskurse der ASPr/SVG 2000/2001 11 10 Jahre SIPS 12 http://www.sympa.ch 13 Musik kennt keine Grenzen… 19 Editorial 2 La Martinique et le Handicap Le mouvement associatif 3 Enumérer les inégalités ne suffit pas Les organisations de personnes handicapées demandent une loi sur l’égalité efficace 5 Congrès: Pro Infirmis s’interroge sur la «production du handicap» Plus de 400 personnes pour porter un nouveau regard sur la différence 6 De la Classification internationale des handicaps (CIDIH) Au processus de production du handicap (PPH) Commentaires 7 L’assistance dans la vie quotidienne 10 Agenda 13 Zum Jahresthema 2000: So wohne ich – so möchte ich leben 14 Meine behinderten Freunde 14 Im Gedenken an Hansrudi Bruderer 18 Im Gedenken an Vreni Meier 18 Leserbriefe 18 Kurse der ASPr/SVG 19 Us der Gschichtetrucke 20 Redaktion / Rédaction André L. Braichet, rédacteur en chef La Gerbaude, Les Champsrayés 14 2525 Le Landeron Tél. 032 751 31 12 Fax 032 751 10 65 (partie française) Corinne Bonvin-Lüscher Kernstrasse 1, 3067 Boll Tel. 031 832 40 32 Fax 031 832 40 33 (deutscher Teil) Sites Internet http://www.sympa.ch http://www.polio.ch http://www.hapi.ch Mitgliederbeiträge / Cotisations Aktivmitglieder Fr. 35.– Passivmitglieder Minimum Fr. 35.– Jahresabonnement / Abonnement annuel «Faire Face» Fr. 40.– Inseratenverwaltung und Administration Annonces et administration Zentralsekretariat der Schweiz. Vereinigung der Gelähmten Secrétariat central de l’ASPr 3, rue de Locarno Case postale 740 1701 Fribourg Tél. 026 322 94 33 Fax 026 323 27 00 [email protected] Postcheck 10-12636-5 Annoncenpreis / Tarif des annonces Pro mm-Zeile, einspaltig (58 mm) Fr. 1.20, zweispaltig Fr. 2.40, dreispaltig Fr. 3.60 Druck / Imprimerie Kanisiusdruckerei AG/ Imprimerie St-Canisius SA 3, Av. de Beauregard 1701 Freiburg/Fribourg Tél. 026 425 87 30 Fax 026 425 87 38 Adressänderungen sind dem Zentralsekretariat in Freiburg mitzuteilen. Changements d’adresse à communiquer au Secrétariat central à Fribourg. 6/2000 Faire Face La MARTINIQUE et le Handicap Le mouvement associatif Un exemple type l’AHPM Crée en 1976, l’AHPM (Association des Handicapées Physiques de la Martinique) est une association à but non lucratif et l’une des premières associations d’Handicapés en Martinique. Son but est de venir en aide à l’enfant et à l’adulte handicapé physiques pour leur intégration dans la société. Elle vit grâce aux cotisations de ses membres et aux subventions de l’Etat. Elle compte environ 300 adhérents. L’action sociale L’AHPM est un partenaire reconnu des organismes sociaux du département pour toutes les questions concernant la personne handicapée. Elle joue un rôle d’intermédiaire entre ces instances et les personnes handicapées physiques. Elle fait partie de la commission départementale d’accessibilité, et à ce titre participe aux classements des hôtels et restaurants, donne son avis sur l’accessibilité des bâtiments en construction, participe avec la Direction départementale des services techniques à l’aménagement des voies communales et centres commerciaux. Elle alerte les plus hautes instances régionales lorsque la loi n’est pas respectée. Elle informe les personnes sur les trajets, les lieux et les services accessibles. L’aide aux familles L’association développe l’épanouissement des plus défavorisés et de la solidarité entre les familles handicapées physiques. Pour cela l’AHPM a mis en place une politique sanitaire et sociale qui se caractérise par la réinsertion professionnelle, le transport adapté, la scolarisation et l’alphabétisation, les sports et loisirs. La réinsertion professionnelle Le centre de formation de l’AHPM met au service de la Martinique le travail et la créativité des handicapés. Ce centre composé de psychologues, assistantes sociales, prospecteurs placiers et formateurs, travaille à réinsérer la personne handicapée physique en milieu professionnel. En 1995, 3 stages ont été réalisés: – Préparation au métier de secrétaire comptable, – Préparation aux métiers du secteur hôtelier, 6/2000 Faire Face Des chaises adaptées pour l’eau de mer – Préparation au suivi des travailleurs handicapés. 60 personnes âgées de 26 à 40 ans ont été formées, 37 ont été recrutées, 3 ont créé leur entreprise. membre de la Commission Départementale de l’Education Spéciale. Par la suite d’autres associations virent le jour pour handicapés mentaux: ADAPEI, association en fonction d’une maladie particulière, ex: myopathie AFM... Le centre de formation de l’AHPM est financé par le Conseil Régional, la Direction Départementale du Travail et de l’Emploi et l’AGEFIPH. L’aide aux familles Dès la naissance de l’enfant handicapé les parents bénéficient d’un soutien psychologique de la part de plusieurs structures sociales et d’un soutien financier. Les parents perçoivent plusieurs types d’allocations leur permettant de faire face au surcroît de dépenses. L’enfant arrivé à l’âge adulte percevra l’allocation adulte handicapé qui s’élève à un peu plus de 3000 francs par mois. Il n’existe que peu de centres adaptés et beaucoup de parents ayant des enfants avec un handicap lourd sont obligés de le placer en institution en France ou en Belgique. Le transport adapté Trois bus spécialement aménagés et conduits par des chauffeurs formés au secourisme, permettent aux personnes handicapées de se déplacer pour vaquer à leurs occupations aussi bien personnelles que professionnelles. Le service de transport de l’AHPM comprend 3 types de transport – le transport scolaire de groupe – le transport scolaire individuel – le transport adapté pour personnes à mobilité réduite. L’âge des usagers varie entre 8 et 70 ans. Capacité totale de 22 places. Ce service est subventionné par le Conseil Général. La scolarisation et l’alphabélisation. L’association fait appliquer en faveur des enfants handicapés moteurs les dispositions législatives et réglementaires relatives à l’accès à l’école, à la culture, à la formation en milieu ordinaire. Elle est L’emploi et le handicap Certains obstacles rencontrés par les personnes handicapées pour accéder au monde du travail sont liées à leurs difficultés pour agir, communiquer ou se déplacer comme leurs semblables valides. Mis à part les obstacles que l’ont peu qualifiés de structurels il y a le problème de la mentalité. De nombreuses personnes handicapées ne cherchent pas à s’insérer professionnellement et se contentent de vivre de l’allocation adulte handicapé, en se plaignant régulièrement évidemment du 3 en adéquation avec notre situation géographique. Activités proposées: basket, footfauteuil, tir à l’arc, athlétisme. On note la remarquable absence des sports nautiques tels que la voile, la natation, la plongée... Un hébergement accessible montant insuffisamment élevé de cette dernière. Les parents quant à eux n’incitent pas non plus par leur éducation à leur émancipation, ceci est valable aussi pour les valides. Les enfants sont souvent couvés et cela s’accentue avec le handicap, et le monde se réduit à l’univers familial. Pas de sorties, pas d’activités, pas de challenge pour une bonne scolarité, la télévision est souvent l’unique fenêtre sur l’extérieur. Plusieurs structures sont chargées de l’insertion des travailleurs handicapés, qui bénéficient de la loi du 10-07-87 qui crée une discrimination positive au bénéfice des personnes handicapées et subventionne l’embauche, la formation et l’aménagement du lieu de travail. On peut citer les organismes principaux: L’AGEFIPH qui peut financer ou cofinancer la plupart des techniques de compensation dans les situations de formation ou d’emploi, à travers la mobilisation de plusieurs mesures de son programme d’intervention: Il s’agit des mesures: – maintien dans l’emploi – aménagement du poste de travail – accessibilité du lieu de travail – bilan de compétences – remise à niveaux et redynamisation – formation professionnelle – soutien et suivi de l’insertion – information et sensibilisation La COTOREP Est chargée de valider son statut de travailleur handicapé et son degré de handicap. A noter que la population accueillie par ces structures a un faible niveau de qualification. Elle est majoritairement demandeur d’emploi de longue durée, 62 pour cent des personnes en Martinique ont au moins un an d’inactivité. Le transport adapté Il n’existe pas de loueurs de voitures adaptées, la raison est simple, les adap- 4 tations varient en fonction du handicap et sont fort coûteuses. Il n’y a pas de marché suffisant pour rentabiliser l’acquisition de tels véhicules. Le plaisir de la baignade... Le transport en minibus adapté reste encore sous-développé, seul l’AHPM propose un service de transport adéquat. Les personnes handicapées ne sont pas considérées dans l’île comme un marché intéressant pour les transporteurs classiques en raison du coût de l’investissement. Pour développer ce transport il faut davantage de fonds et mieux rentabiliser les minibus existants, en augmentant le nombre d’utilisateurs transportés. Le logement Depuis 1983 un accord a été signé avec la société HLM pour la construction et l’attribution de logement dans les immeubles construits. Les particuliers disposent de subventions sociales pour améliorer leur habitat et son accessibilité. Les foyers de vie sont rares et beaucoup partent pour la France, quand ils ne demeurent pas chez leurs parents. Sport et loisirs Il existe une antenne de la fédération française Handisport mais les activités proposées sont peu nombreuses et guère Certaines salles de cinémas ou de spectacles construites récemment sont adaptées. Mais nos compatriotes handicapés y brillent par leur absence et apportent de l’eau au moulin de ceux qui sont partisans du moindre effort en direction des minorités. Et cela ne joue pas en faveur des associations qui luttent pour une meilleure accessibilité. Dans certaines villes, des travaux ont été réalisés afin d’abaisser les trottoirs mais ils sont souvent envahis par les voitures. Même chose pour les places de parking réservées. Mis à part cela de nombreuses administrations nationales sont loin de donner l’exemple en matière d’accessibilité, en effet peu de mairies, préfectures et autres services publics sont accessibles. Au hasard des constructions, on trouvera des supermarchés, des pharmacies, restaurants ... accessibles. Il n’y a pas de presse spécialisée dans l’île. Tourisme et handicap Les premières structures touristiques à procurer des aménagements pour les personnes handicapées sont les hôtels. Construits ou rénovés dans les 10 dernières années, ils sont sous le coup d’une loi les obligeant à réserver un certain nombre des chambres aux personnes handicapées par rapport à leur taille. Par contre là où le bât blesse c’est que les structures liées au complexe hôtelier comme le restaurant, le bar ou la piscine n’étaient pas obligatoires jusqu’à récemment, ce qui donne certaines aberrations. Fort heureusement la majorité des établissements sont construits sur des sites le plus souvent de plain pied. Il ne faut pas y voir là une volonté quelconque des hôteliers, mais remplir les conditions d’accessibilité nécessaire à l’obtention de subventions et du permis de construire. Au fil des années les derniers hôtels construits sont plus accessibles. A noter que l’administration ne vérifie pas toujours la concordance entre le plan d’origine et les travaux finis. Viennent ensuite l’aéroport flambant neuf et quelques musées. La problématique des musées est difficile à gérer car la loi sur la protection des monuments interdit toute modification de l’architecture du site, donc difficile d’y faire des travaux d’accessibilité. Mais les solutions intermédiaires comme les rampes mobiles ne sont pas utilisés par les pouvoirs publics. Les monuments accessibles sont donc le fruit du hasard. 6/2000 Faire Face L’accueil chaleureux de l’île avec la Nounou Plages et sites naturels: aucune plage ne dispose de rampes d’accès. Nos plages restent sauvages et on y trouve peu d’aménagement. Quant aux sentiers de randonnée, l’île est très vallonnée et montagneuse, donc pas de sentier à plat du début à la fin. Le tourisme est une préoccupation récente de à peine 15 ans et les élus locaux et nationaux oublient souvent que la population n’est pas composée que de personnes valides. Quant aux excursions, aucun réceptif ou excursionniste local ne s’est penché sur la clientèle handicapée hormis la jeune équipe de Caribbean Spirit. Cependant les regards des gens sont plus sympas et on trouve spontanément une main pour vous aider. Conclusion: il reste encore beaucoup à faire mais beaucoup de problèmes ne s’amélioreront pas tant que persistera la méconnaissance du handicap, d’ailleurs bien encouragée par l’Etat français car dans les manuels scolaires de sciences naturelles où l’on étudie santé et anatomie il n’y a aucun chapitre traitant du handicap. Contact pour un séjour en Martinique: Caribbean Spirit Mme Mylène Richard 23 rue Simon Bolivar F-97200 Fort de France Martinique Tél. 0033 3 96 27 04 01 Fax 0033 5 96 72 46 51 E-mail: [email protected] http://pro.wanadoo.fr/caribbeanspirit/ Enumérer les inégalités ne suffit pas Les organisations de personnes handicapées demandent une loi sur l’égalité efficace La Conférence des organisations faîtières de l’aide privée aux personnes handicapées et l’Association Initiative populaire «Droits égaux pour les personnes handicapées» ont présenté lors d’une conférence de presse à Berne leurs propositions pour une loi efficace sur l’égalité des handicapés. Elles jugent que le projet de loi du Conseil fédéral, actuellement en consultation, est insuffisant. Elles réclament notamment l’introduction de droits subjectifs pour les personnes concernées, ainsi qu’un droit de recours des organisations. Car pour être efficace, une loi ne peut pas se contenter d’énumérer les inégalités: elle doit prévoir les instruments nécessaires à leur élimination. Les organisations de personnes handicapées demandent également que soient prévues des dispositions dans le domaine de la formation et pour les relations de travail dans le secteur privé. Avec son projet de loi visant à éliminer les inégalités frappant les personnes handicapées, le Conseil fédéral fait un premier pas. Il donne ainsi rapidement suite au mandat constitutionnel. La loi, conçue comme un contre-projet indirect à l’initiative populaire «Droits égaux pour les personnes handicapées», ne suffit toutefois pas à garantir une véritable égalité aux personnes handicapées. Elle se contente trop souvent de décrire les inégalités sans mettre à disposition les instruments nécessaires à leur élimination. Les organisations de personnes handicapées ont rassemblé leurs objec- 6/2000 Faire Face tions et propositions dans un propre projet de loi. Une variante inacceptable Les organisations de personnes handicapées considèrent qu’un projet de loi sans droits subjectifs, tel que le Conseil fédéral le propose dans une variante, est inacceptable. La garantie de droits subjectifs est une revendication centrale de l’initiative populaire «Droits égaux pour les personnes handicapées». Elle doit permettre aux personnes concernées de saisir les autorités compétentes pour faire éliminer les préjudices subis ou y renoncer (art. 14 dans le projet des organisations de personnes handicapées [pDOK]). Toujours en vue d’améliorer les voies de droit à leur disposition, les organisations de personnes handicapées demandent l’introduction d’un droit de recours des organisations pour tous les domaines (art. 15) et la création d’un poste de délégué fédéral à l’égalité (art. 27). Constructions et installations Pour les organisations de personnes handicapées, il est particulièrement important que tous les domaines de la vie soient couverts par la loi. Elles demandent par conséquent que toutes les constructions et installations accessibles au public (bâtiments administratifs, hôpitaux, écoles, églises, restaurants et hôtels, installations sportives ou de loisirs, cinémas, théâtres, musées, etc...) soient aménagées de manière conforme aux besoins des personnes handicapées, au plus tard dix ans après l’entrée en vigueur de la loi. Le Conseil fédéral, dans son projet, ne prévoit une telle obligation que pour les constructions nouvelles ou lors d’une rénovation importante et ne fixe aucun délai. Il exclut également du champ d’application de la loi les petites exploitations commerciales (magasins de quartier, salon de coiffure, boutiques), dont la surface est inférieure à 100 m2. Une telle restriction est inutile et représente même un pas en arrière par rapport à plusieurs lois cantonales sur les constructions. Il en va de même dans le domaine du logement, où les organisations de personnes handicapées demandent que les immeubles locatifs à partir de 4 unités soient accessibles aux personnes handicapées, tandis que le Conseil fédéral ne le prévoit qu’à partir de 8 unités. La reconnaissance du principe de la proportionnalité (art. 4, al. 4), ainsi que des délais transitoires raisonnables (art. 31) permettent d’éviter que les aménagements en faveur des personnes handicapées entraînent des coûts insupportables pour les propriétaires. Des délais trop flous Dans le domaine des transports publics, les organisations de personnes handicapées s’élèvent en particulier contre l’absence de délais contraignants pour adapter les véhicules, les quais et les gares (art. 9 et 32). Le Conseil fédéral fixe bien un délai de dix ans pour appliquer des prescriptions techniques, mais ne 5 formule aucune obligation d’élaborer de telles prescriptions à l’intention des entreprises concessionnaires de transport. L’accès aux transports publics risque ainsi d’être repoussé à un futur indéterminé. Les prescriptions devraient de plus s’appliquer également à la vente de billet, aux systèmes de réservation et d’information. Travail, formation et écoles: les lacunes Les organisations de personnes handicapées regrettent que le Conseil fédéral n’ait prévu aucune mesure s’appliquant aux relations de travail dans le secteur privé, alors que celui-ci représente une part prépondérante du marché de l’emploi. Elles demandent que soit fixée une interdiction de préjudice (art. 16 et 17). Elles proposent également que les employeurs privés et publics soient tenus, dans le respect du principe de la proportionnalité, de veiller à l’aménagement de postes de travail conformes aux besoins des personnes handicapées. Les organisations de personnes handicapées saluent la volonté du Conseil fédéral de donner la priorité à l’engagement de personnes handicapées dans l’administration fédérale jusqu’à ce que leur nombre atteigne une proportion appropriée par rapport aux autres employés. Les organisations de personnes handicapées déplorent que le Conseil fédéral ne prévoie aucune disposition sur la formation, alors que ce domaine est particulièrement important pour assurer les bases d’une pleine participation des personnes handicapées à la société. Elles demandent que le droit à une formation de base et continue soit reconnu à tous les niveaux. Pour ce faire, il est nécessaire que les cours et examens soient adaptés aux besoins spécifiques des personnes handicapées (art. 23–26). Enfin, dans le domaine de la scolarité, elles demandent que soit reconnu le principe de l’intégration des enfants handicapés à l’école régulière (art. 20–22). Les organisations de personnes handicapées espèrent que, dans l’intérêt d’une véritable égalité des personnes handicapées, le Conseil fédéral tiendra compte de ces revendications lors de l’élaboration du projet de loi qu’il va soumettre aux Chambres fédérales. Conférence des organisations faîtières de l’aide privée aux personnes handicapées DOK, tél. 031 398 50 65 Association Initiative populaire «Droits égaux pour les personnes handicapées», tél. 031 398 50 30 E-mail: [email protected] 6 Congrès: Pro Infirmis s’interroge sur la «production du handicap» Plus de 400 personnes pour porter un nouveau regard sur la différence Lausanne. Plus de 400 personnes se sont rassemblées le jeudi 12 octobre à Lausanne sur le site de l’EPFL pour se pencher sur une nouvelle approche du «handicap». Refusant de réduire le handicap à l’idée de tragédie individuelle, cette approche, qui trouve ses origines dans le mouvement de lutte pour l’égalité des droits, jette un regard nouveau sur les rapports entre la personne et son milieu. L’anthropologue québécois Patrick Fougeyrollas a présenté un modèle social: le «processus de production du handicap». Sans négliger les difficultés liées au vécu du handicap, Fougeyrollas a insisté sur l’influence du contexte socioculturel, politique et économique (barrières architecturales, système de sécurité sociale, accessibilité, niveau socioculturel). A partir de l’expérience du Québec et de sa politique sur l’égalité très progressiste «A part... égales», les différents intervenants ont porté un regard critique sur le rapport de notre société à la différence. Pour Patrick Fougeyrollas: «On ne peut pas partir d’une approche diagnostic pour comprendre comment une personne vit ou ne vit pas une situation de handicap. Le principe du processus de production du handicap est de comprendre la relation entre une personne, un contexte de vie particulier et ce que cette personne désire faire. Il y a un grand danger à situer l’incapacité dans l’individu, alors qu’elle réside plutôt dans la relation avec un contexte.» Philippe Weber, travailleur social engagé et organisateur de la journée, a montré par des exemples concrets l’utilité de ce changement de perspective pour favoriser l’autonomie de la personne. Jean-François Ravaud, chercheur français, a montré le rôle clé des mouvements d’usagers et de qui par leurs revendications socio-politiques pour l’égalité des droits ont contribué de manière décisive à cette évolution. L’historien et anthropologue français Henri-Jacques Stiker a évoqué le statut dénigrant – infra humain même – qui était réservé aux personnes handicapées dans l’histoire de nos sociétés. Une manière de mieux comprendre pourquoi le handicap suscite encore autant de peurs. Pour ce penseur de la différence, la participation sociale de toutes les personnes confrontées à la différence passe par «une reconnaissance de la dignité Patrick Fougeyrollas, anthropologue canadien absolue de tout être humain qui vient au monde dans l’humanité, quelles que soient ses faiblesses ou ses particularités». Une question qui nous renvoie à la Déclaration universelle des droits de l’homme. C’est à ces notions fondatrices de notre humanité, que le mouvement pour l’égalité des droits des personnes handicapées, dont on n’a pas fini d’entendre parler dans notre pays, se réfère. Pour Caroline Klein, Docteur en droit et déléguée à l’égalité des droits, «travailler un niveau législatif, c’est justement une application du processus de production du handicap. C’est agir sur l’environnement légal.» Un enjeu politique majeur, également dans la perspective de dépoussiérer le système de notre Assurance invalidité (l’assurance des «sans valeurs»?). Pour Alard du Bois-Reymond, Secrétaire général de Pro Infirmis, l’importance de cette journée était de faire un pas dans la direction d’un changement d’attitude envers les personnes qui vivent avec une différence. De sortir le handicap de la seule vision médicale et individuelle, pour le poser comme un fait social en relation avec un contexte de vie. Renseignements: Pro Infirmis Suisse, Service de presse, Place du Nord 3, 1005 Lausanne, tél. 021 323 74 74, fax 021 321 34 35 Raphaël de Riedmatten, chargé de communication, mobile 076 589 10 77 ou 01 388 26 11 [email protected] Pro Infirmis Vaud, Monique Richoz, Directrice, tél. 021 321 34 34, fax 021 321 34 35, [email protected] www.proinfirmis.ch 6/2000 Faire Face De la Classification internationale des handicaps (CIDIH) Au Processus de production du handicap (PPH) Commentaires Par André L. Braichet Quels enjeux pour l’égalité et le travail social? C’est par ce sous-titre que Pro Infirmis Vaud a organisé ce congrès le 12 octobre dans le cadre prestigieux de l’EPFL. Journée au demeurant parfaitement organisée avec un parterre d’intervenants intéressants pour éclairer notre lanterne sur un sujet dont il est difficile de discerner parfaitement le contour. Tout d’abord je pense qu’il faut différencier la CIDIH (Classification internationale des déficiences, incapacités et handicaps) du Processus de production du handicap (PPH). Celui-ci devrait se situer en amont de la CIDIH. En effet, il est possible que la CIDIH-1 ait été refusée par une erreur méthodologique de l’OMS qui, avant de procéder à une classification des handicaps, aurait dû définir le terrain et les mécanismes de mise en situation de handicap d’une personne après certains événements survenus dans sa vie, comme une maladie ou des troubles de tous ordres. Avant de revenir sur le concept de handicap et sur les enjeux de la CIDIH, qu’il me soit permis de revenir sur le langage utilisé. On en a fait à plusieurs reprise la remarque lors des débats et des questions du public. Quand on parle de handicap il ne faut jamais perdre de vue qu’il y a une personne humaine derrière, avec sa sensibilité, ses aspirations, une expérience de vie, ses difficultés. Etc. Et il ne faudrait pas calquer la CIDIH sur la CIM (Classification internationale des maladies) réalisée au préalable. La CIM est une approche biomédicale où la maladie se circonscrit à un organe avec tout le jargon du médecin. La personne humaine, si je peux m’exprimer ainsi, est estompée derrière le drap du chirurgien qui ne fait apparaître que l’organe que l’on opère. Ainsi le terme de production dans le PPH m’a beaucoup gêné dans une première lecture. Avec mon handicap, je me suis senti un objet que des circonstances contingentes auraient produit à un moment donné, comme des plaques de chocolat qui sortiraient d’une usine. Au lieu de PPH j’aurais préféré le sigle PMSH (Processus de mise en situation de handicap) qui contient en lui la notion de relativité du handicap. Bref! je pense qu’il faudra être très soigneux dans le vocabulaire que l’on adoptera pour les textes définitifs. 6/2000 Faire Face Durant ce congrès je n’ai vraiment pas senti pourquoi la CIDIH? C’est possible que cela m’ait échappé, mais j’ai passé une matinée sur le Web et je n’ai trouvé aucun texte explicite qui décrit une situation initiale, la problématique concrète rencontrée et les objectifs visés par la création de la CIDIH. Rien! Par contre les sites qui parlent de CIDIH se retrouvent à la pelle. Au Congrès de l’EPFL on a bien parlé de la classification de la botanique selon Linné, qu’ensuite on a senti le même besoin dans les maladies, et maintenant dans les handicaps. Mais dans une société axée principalement sur l’efficacité et le rendement économique, je reste étonné que l’on puisse faire cet immense travail uniquement pour la beauté du geste académique. La CIM est plus explicite Par exemple dans le cas de la CIM, les intentions sont plus explicites et on peut lire sur le Web: «Mais aujourd’hui, au-delà de l’intérêt scientifique pour les choses classées, les enjeux liés à la santé publique, l’économie de la santé et à la gestion du système sanitaire donnent un relief particulier aux Classifications médicales. En effet des données standardisées sont nécessaires pour la production d’indicateurs de santé fiables: – Les responsables de Santé publique doivent disposer d’indicateurs suffisants pour mesurer l’amélioration de la durée de vie, la diminution des incapacités et de la rentrée en maladie chronique. – L’évaluation économique des activités de santé a besoin d’indicateurs de santé quantitatifs et qualitatifs pour ses études coût-efficacité, coût-bénéfice, coût-utilité. – Enfin la gestion du système de santé, tant par les Caisses d’assurance maladies que par les personnels de santé nécessite l’utilisation «d’indicateurs de santé généraux et spécifiques fiables pour suivre l’évolution, la planification et l’organisation du système». Le médecin généraliste moderne, au cœur de ce système et de ses contraintes, devient l’un des producteurs de données standardisées. Mais pourrat-il utiliser ses concepts et son langage ou devra-t-il se couler dans le moule d’une classification internationale?» N’en sera-t-il pas de la même pour la CIDIH? A l’heure où l’on restructure nos assurances sociales, avec l’introduction d’un système de qualité, la CIDIH ne deviendra-t-elle pas le prétexte à de nouveaux barèmes de subventionnement ou d’indemnisation? Si tel est le cas il est indispensable d’aborder la CIDIH de manière holistique, spécialement en ce qui concerne le PPH. Il ne faut pas mal m’interpréter, selon le principe du Yin et du Yang, la CIDIH peut devenir un magnifique outil pour la revalorisation de la personne tout comme pour son asservissement. En particulier, pour le travailleur social, la connaissance du Processus de production du handicap peut être un grand avantage dans l’évaluation d’une situation et des moyens à mettre en œuvre. Sur le concept de handicap Je terminerai ces commentaires par le concept de handicap. Selon l’OMS, en 1980, le schéma concepteur de la CIDIH est linéaire (voir Figure 1 ci-après). La grande amélioration apportée par le modèle de Patrick Fougeyrollas, anthropologue, Directeur de recherche de l’Institut de réadaptation en déficience physique de Québec, est de tenir compte, en plus des facteurs personnels, des facteurs environnementaux qui auront une incidence directe sur les habitudes de vie. Ce sont ces dernières finalement qui mettront la personne en situation de handicap. Cette vision plus globale a été inspirée – je suppose? – de l’approche holistique du professeur Marc-Adélard Tremblay dans ses travaux sur la santé des Québécois. Personnellement je ferai un schéma concepteur du handicap à la lumière des nouvelles disciplines sur l’auto-organisation comme les systèmes dissipatifs en thermodynamique (I. Prigogine) – l’ordre par les fluctuations –, la théorie du chaos avec la géométrie fractale. Certes les cas sont nombreux, si ce n’est la majorité, où le processus, à partir d’une maladie ou de troubles, aboutit de manière linéaire au handicap après les étapes de déficience et d’incapacité. Mais ce n’est pas une règle absolue. Le circuit est parfois beaucoup plus complexe avec des bifurcations, des aléas, un environnement 7 impliquant une incapacité fonctionnelle comme la motricité peut induire chez la personne le courage et la volonté de compenser ce déficit physique par de nouvelles capacités; b) à un autre niveau, intellectuel en particulier. En tenant compte d’un environnement spécifique, le handicap de contextuel peut devenir très relatif. Mais il peut aussi se faire que la prise de conscience de sa nouvelle réalité et du constat de son incapacité entraînent une rétroaction négative qui amplifiera la déficience par une avalanche de déficiences secondaires, souvent psychiques; c) dont la résultante sera une incapacité totale, voire morbide avec des idées de suicide. De relatif, le handicap devient tout à fait réel. Schémas conceptuels selon des approches différentes du handicap contingent, qui font qu’une maladie peut sublimer la personne qui en est atteinte et qui devient un être douée de capacités extraordinaires qu’elle n’aurait jamais eues autrement. Ainsi, sans vouloir entrer dans les détails ce qui réclamerait un long développement, au schéma concepteur linéaire de la CIDIH selon l’OMS, je substitue un schéma cybernétique simplifié (cf. Figure 2). Pour la définition des termes de déficience, incapacité et désavantage comme résultante du handicap, je reprendrai celle que donne l’OMS, à savoir: La déficience «toute perte de substance ou altération d’une structure ou fonction psychologique, physiologique ou anatomique». La déficience correspond à l’aspect lésionnel du handicap. Elle peut être un état temporaire ou permanent. Elle n’implique pas forcément que l’individu soit considéré comme malade. L’incapacité «correspond à toute réduction (résultant d’une déficience) partielle ou totale de la capacité d’accomplir une activité d’une façon ou dans les limites considérées comme normales pour un être humain». L’incapacité correspond à l’aspect fonctionnel du handicap. Elle s’apprécie avant appareillage ou aide technique. Ainsi une déficience motrice des membres inférieurs peut être respon- 8 sable d’incapacités concernant la locomotion (marcher, monter les escaliers ou courir par exemple). Une déficience motrice des membres supérieurs peut engendrer une incapacité concernant la toilette. Une déficience du langage peut être responsable de l’incapacité de communication. Le désavantage «résulte pour un individu donné d’une déficience ou d’une incapacité qui limite ou interdit l’accomplissement d’un rôle normal (en rapport avec l’âge, le sexe, les facteurs sociaux et culturels)». Le désavantage correspond à l’aspect en situation du handicap. Parmi les désavantages, on relèvera par exemple: – des situations de dépendance physique comme l’indépendance assistée (par un appareillage), – des situations de dépendance économique comme l’indépendance précaire (nécessitant un apport financier extérieur), – des situations de non-intégration sociale comme les relations perturbées, ou l’isolement social. Sur la Figure 2 on constate qu’entre la déficience et l’incapacité il y a toute une zone d’état chaotique, d’aléa, qui entraîne ce que j’appellerai une incapacité différenciée pouvant induire une rétroaction a) entraînant une surcapacité (compensation) à un autre niveau. Par exemple une déficience d’un organe En conclusion il est à remercier Pro Infirmis Vaud d’avoir organisé ce congrès sur la CDIH et le PPH. Souhaitons que le dialogue n’en reste pas là et que d’autres occasions d’échange se présenteront à l’avenir. Je ne veux pas peindre le diable sur la muraille, mais je pense que dans les milieux du handicap il s’agira d’être vigilant sur les objectifs et la finalité de cette Classification internationale des handicaps. A quoi servira cet outil? A classer les personnes handicapées comme des insectes? Ou a mieux les valoriser et comprendre qu’un environnement adéquat (physique et psychique) estompe et relativise le handicap? La CIDIH peut être une merveilleux outil, ce qu’il faut souhaiter, mais entre certaines mains il peut servir de prétexte à de nouvelles discriminations... Faites connaître L’ASPr et notre journal autour de vous! Je m’intéresse à votre association et vous prie de me faire parvenir de la documentation. ❏ Je suis handicapé(e) ❏ Non handicapé(e) Nom:__________________________ Prénom:_______________________ Rue:__________________________ No postal/Lieu: ______________________________ A envoyer à: Association suisse des paralysés, Case postale 740, 1701 Fribourg 6/2000 Faire Face La CISP fête son 10e anniversaire Le 7 octobre dernier le groupe «CISP» se devait de fêter dignement son 10e anniversaire, et c’est tout naturellement, dans le cadre idyllique aux couleurs d’automne de Gwatt, que cela devait se dérouler. Gwatt, un nom symbolique pour notre ASPr où se trouve notre premier foyer. Toute l’organisation administrative de cette journée, organisée de mains de Ernst P. Gerber, président de la CISP, en conversation attentive maître par le Dr Thomas Lehmann, secondé par Colette et Germaine, toujours si jeune et dévouée. Le programme de la journée pas trop chargé a permis à chacun de pouvoir s’entretenir personnellement avec le Dr Lehmann pour lui exposer ses problèmes rencontrés au fil des jours. C’est une grande chance de pouvoir compter sur un spécialiste qui ne ménage pas son temps et se met d’emblée à notre écoute avec une simplicité proche de nous. Depuis des années que j’entends parler du Dr Lehmann, faire sa connaissance fut pour moi une grande émotion et un honneur. Voilà enfin le médecin que je cherche depuis longtemps. Oui, voir cette très nombreuse assistance, m’a fait presque pleurer de joie. Oui, notre ASPr peut voir l’avenir avec confiance. Là à Gwatt j’ai vraiment reçu beaucoup, mon modeste engagement dans la restructuration qui commence à Une assemblée nombreuse et animée porter ses fruits, trouve là, la motivation pour poursuivre ma tâche avec mes collègues du Conseil. Les photos de ce 10e anniversaire parlent mieux que de nombreuses phrases. Merci encore à tous et à l’année prochaine. Encore un petit mot: Merci Ernst pour ton engagement. Pierre S. Rochat Vice-président ASPr Photos: Colette Reymond Musique sans frontières.... Chansons sans «Röschtigraben»! C’est ce que pourrait conclure la petite délégation du secrétariat central, qui se rend à Wildhaus le 29 septembre. Pour nous Fribourgeois, c’est vraiment situé au fin fond de la Suisse, plus exactement près du lac de Constance, dans la région du Toggenburg, entre le massif du Säntis et la chaîne des Churfirsten. Le cours de chant organisé par l’ASPr pour nos amis handicapés s’y tient chaque année à fin septembre. Cours de chant, pourquoi? Parce que c’est connu que le chant nous égaie. Depuis plusieurs années, Odette Huwyler en est la directrice. Odette, appréciée de toutes et tous, c’est également la responsable des cours ASPr pour la Suisse entière; elle dirige l’équipe des cours et tous les directeurs de cours. «Quelle responsabilité»! Mais durant les cours, l’on ne remarque aucune de ses fonctions dirigeantes. Elle est tout simplement Odette, appréciée de tous, elle organise, délégue, arrange... pour peu, elle se mettrait même à chanter... La maison Wies qui appartient au centre Zwingli, propriété de l’organisation 6/2000 Faire Face suisse «Amis de la nature» est assez grande (21 chambres à deux lits) pour accueillir le team d’aides et tous les participants du cours de chant de cette année. nous as montré, par des mots et phrases émouvants, que l’on peut exprimer de la reconnaissance. C’était l’expression de ta gratitude pour l’ASPr et tout le team des aides. Merci, chère Hanna. Tous ceux qui nous attendent sont joyeux, contents, satisfaits, chaleureux. C’est plus particulièment en chantant que l’on s’aperçoit rapidement que la «barrière des röschtis» est bien loin derrière nous. Pas vrai, Barbara? Tu nous a chanté «Lyoba»... c’était extraordinaire de l’entendre chanter par une Suisse alémanique, en français naturellement. S’ensuivit «le coq est mort», cette fois également, pas dans la langue de Goethe!!! Merci à toutes et à tous qui séjournaient à Wildhaus. Merci, Danke, Grazie. Dans notre monde (trop) stressé, nous aurions presque oublié comment montrer joie de vivre, sympathie, chaleur et reconnaissance. Un exemple à suivre! Lors de la soirée spéciale «contes de fées», certains de nos amis se sont costumés: le vagabond, le valeureux petit tailleur, Blanche-Neige, etc. Certaines personnes ont été fêtées, plus particulièrement Hanna dont c’était le 47e anniversaire. Hanna, lourdement handicapée, prend part depuis des années aux cours organisés par l’ASPr. Hanna... Tu Colette Reymond Et tous en cœur... 9 http://www.sympa.ch Collectionnes-tu aussi Faire Face? Je les ai tous, à part quelques exemplaires qui sont sortis il y a quelques années déjà. Je me demande pourquoi je le fais. Car quand je recherche un article, une adresse ou une information, la plupart du temps, je ne le retrouve plus. Je regarde, contrôle, feuillette, pour abandonner peu après parce que je ne trouve pas tout de suite ce que je cherche. Lors de l’élaboration des pages de notre site, nous avons pensé à ce problème. Il y a plusieurs possibilités intéressantes pour faire une petite revue des articles de presse nous intéressant, celles-ci sont déjà mises sur pied. L’une d’elle permet de visualiser Faire Face par le biais d’Internet. Comment faire? – charger le site www.sympa.ch sur Internet, – cliquer sur ASPr, – cliquer sur Faire Face Et voilà, c’est déjà possible de choisir quelle est l’édition de Faire Face que l’on souhaite télécharger sur son ordinateur (expression usuelle: download). Ensuite, pour pouvoir aussi lire Faire Face, il faut que le programme «Acrobat Reader» soit installé sur votre ordinateur. Si tel n’est pas le cas, il existe la possibilité de le télécharger gruitement depuis Internet (download). Maintenant, l’on peut feuilleter tant que l’on veut le Faire Face souhaité! Ceci a plusieurs avantages: – Les pages peuvent être agrandies à volonté, afin que l’on puisse lire facilement, – Le système de recherche permet de trouver tout ce qui concerne un mot-clé bien précis, comme par exemple «cours de Noël». Tous les articles dans lesquels figure cette expression sont visibles sur l’écran, – Les textes et les graphiques peuvent être copiés, même modifiés à votre guise, – Les pages peuvent être copiées à volonté. La technique mentionnée ci-dessus est une manière très répandue pour pouvoir examiner des textes, des revues, des livres, des journaux par le biais d’Internet. Ces données sont appelées «PDF-Files». Par rapport à d’autres textes ou graphiques, elles ne sont pas trop volumineuses. Il faut cepandant compter une durée de dix à quinze minutes pour télécharger Faire Face. Des questions? Des propositions? Contactez Heinz Gertsch, Nidaustrasse 14, 2502 Bienne ([email protected]) Traduction Colette Reymond L’assistance dans la vie quotidienne Tiré du site Wallonie (http://wal.autonomia.org/index.html) (suite) Il faut aussi considérer le cas de ces personnes qui, soit parce qu’elles ont un handicap intellectuel, soit en raison d’un choix personnel, ne souhaitent pas avoir de contrôle sur leur assistants personnels en tant qu’employeurs directs (par exemple, pour la gestion des salaires, les impôts, les assurances, ou encore l’apport d’un soutien d’urgence lorsque les employés les quittent brutalement ou tombent malades). Le groupe 5 en conclut que les personnes handicapées 10 devraient avoir le choix du système qui leur convient le mieux. L’objectif premier du travail défini par le groupe 5 reposait les chances des personnes handicapées d’employer leurs propres assistants personnels (ou de choisir des agences qui le fassent pour eux) et de garder le contrôle sur le choix, la formation, les horaires du personnel et le type d’aide qu’ils attendent. Les principes de la Vie Autonome La vie autonome est une philosophie et un mouvement de personnes handicapées qui œuvrent pour l’égalité des droits et des chances, le respect de soi-même et le droit de décider pour soimême. La «vie autonome» ne signifie pas que personnes handicapées n’ont besoin de personne ni qu’elles veulent tout faire toutes seules et vivre isolées. Mais, la «vie autonome» signifie que les personnes handicapées veulent les mêmes chances et les mêmes choix de vie que leurs frères et sœurs non-handicapées, que leurs voisins et amis, choix qui, pour ces derniers, sont des acquis. Cela inclut la possibilité de grandir dans sa famille, d’aller à l’école de son quartier, d’utiliser les mêmes bus, 6/2000 Faire Face d’occuper un emploi en relation directe avec sa formation et ses capacités, avoir un accès égal aux mêmes services et aux centres de vie sociale, de culture et de loisirs. Plus que tout, les personnes handicapées ont besoin d’être responsables de leur propre vie, comme n’importe qui d’autre, elles ont besoin de penser et de parler pour elles-mêmes sans que d’autres y interfèrent. C’est dans ce but que les personnes handicapées ont besoin d’apprendre les unes des autres (Peer Counseling), de se soutenir entre elles et de travailler aux changements politiques qui permettront une protection légale de leurs droits en tant que citoyens et êtres humains. Traditionnellement, les personnes handicapées étaient considérées comme des cas médicaux et des objets de charité et de soin, de pitié et de protection. Ces attitudes largement émises étaient des obstacles à l’autodétermination, la représentation de soi-même et de la pleine citoyenneté. Afin de pouvoir atteindre le même contrôle et les mêmes choix dans la vie de tous les jours, il est nécessaire que les personnes non handicapées prennent en considération un certain nombre de conditions préalables. Pour les personnes ayant surtout besoin de beacoup d’aide, il y a trois clés primordiales : l’assistance personnelle, l’assistance technique et l’accessibilité dans l’environnement immédiat, le logement accessible y compris. Sans cela, les personnes ayant besoin d’aide considérable ont seulement le choix entre être un fardeau pour leur famille ou vivre dans une institution. Ces options extrêmement limitées et limitantes sont incompatibles avec le concept de Vie Autonome. Les principes de l’Assistance Personnelle L’assistance par des travailleurs salariés permet à l’utilisateur d’accomplir les activités de chaque jour, tels que le bain, l’habillage, la toilette et les tâches ménagères, telles que les courses, la préparation des repas et le nettoyage. Les assistants aident l’utilisateur au travail, à se déplacer en ville et en voyage. Ils aident à la communication ou à structurer la journée, suivant le désir. En bref, les assistants aident aux activités que l’utilisateur aurait fait par lui-même s’il n’avait pas été atteint d’un handicap physique, sensoriel, mental ou intellectuel. Les personnes qui dépendent des autres pour les besoins les plus fondamentaux de la vie affrontent les préjugés. Partant de leur dépendance physique, il est facile de tirer la conclusion qu’ils sont aussi dépendants des autres émotionnellement et intellectuellement. Quelqu’un qui comme un petit enfant ne peut pas enfiler son pantalon , peut être traité comme tel. Le résultat est souvent la sur-protection dans le cas où d’autres personnes prennent eux-mêmes les décisions. Ce n’est pas surprenant que la philosophie de Vie Indépendante est plus facilement utilisée par les personnes qui dépendent d’une assistance et qui la vivent au quotidien. C’est aussi la raison pour laquelle le Mouvement de Vie Indépendante accentue l’importance de la qualité d’assistance pour les utilisateurs qui veulent atteindre leur indépendance maximale. Afin de donner une définition opérationnelle de la qualité, le Mouvement pour une Vie Indépendante a créé et a défini le terme «assistance personnelle»: (Suite dans le numéro 1/2001) Ferien-, Sport-, Spezial- und Weihnachtskurse der ASPr/SVG 2000/2001 Cours de vacances, de sport, cours spéciaux et cours de Noël de l’ASPr 2000/2001 Ort/ Lieu Dauer/ Durée Preis/ Prix Leitung/Direction Hilfsleitung/co-direction Anmeldung/ Inscription Weihnachtskurse / Cours de Noël Wildhaus SG* 23.12.2000– 2.01.2001 630.– Odette Huwyler Barbara Lussi Odette Huwyler, Brummelmattstrasse 5, 5033 Buchs, Tel. 062 822 52 61 ab 20.00 Uhr oder Tel. 062 836 25 23 Gwatt BE 23.12.2000– 2.01.2001 600.– Gisela Uebelmann Albin Keller Gisela Uebelmann, Voltastrasse 22, 6005 Luzern, Tel. 041 310 97 10 La Claie-auxMoines VD* 23.12.2000– 2.01.2001 370.– Charlotte Danczkay Secrétariat central ASPr/SVG, Case postale 740, 1701 Fribourg Einsiedeln SZ* 23.12.2000– 2.01.2001 700.– Urs Müller Josy Fuster Urs Müller, Kienbergerstrasse 8, 9500 Wil Tel. 071 911 09 30 oder Josy Fuster Tel. 071 787 14 41 *TeilnehmerInnen: komplett **HelferInnen und TeilnehmerInnen: komplett *Participant(e)s: complet ** Aides et participant(e)s: complet Les frais de déplacement sont à la charge des aides et des participants. Die Reisespesen gehen zu Lasten der HelferInnen und der TeilnehmerInnen. Des aides sont encore recherché(e)s pour les cours de Noël. / HelferInnen werden für die Weihnachtskurse gesucht. 6/2000 Faire Face 11 10 Jahre SIPS Am 7. Oktober 2000 fand im Zentrum Gwatt am Thunersee das gesamtschweizerische SIPS-Treffen zum 10-Jahre-Jubiläum statt. Unser Mitglied des Zentralvorstandes und Vizepräsident Pierre Rochat brachte uns begeisterte Worte und viele Bilder mit und spart nicht mit dem Dank an die Organisatoren und Initianten dieser Festlichkeit. Die grosse Unterstützung zu sehen, liess mich fast weinen vor Freude. Unsere SVG kann die Zukunft zuversichtlich angehen. Dort, in Gwatt, habe ich wirklich viel bekommen; meine bescheidenen Bestrebungen in der Restrukturierung der ASPr, die allmählich ihre Früchte zu tragen beginnen, finden da die notwendige Motivation, um weiterzufahren mit meinen Kollegen vom Zentralvorstand. 10 Jahre SIPS, an den Festlichkeiten nahmen 105 Gäste teil, davon 80 PolioBetroffene mann mit der Unterstützung von Colette und Germaine, immer noch so jung und aufopfernd… Aufmerksame Zuhörer von nah und fern pr/gv. Am 7. Oktober feierte die SIPS mit Würde ihr 10jähriges Bestehen; dies fand natürlich im idyllischen Rahmen, mit den schönen, bunten Herbstfarben in Gwatt statt. Gwatt ist ein symbolischer Name für unsere SVG, denn dort befindet sich unser erstes Heim. Die ganze administrative Organisation dieses Tages wurde von Meisters Händen ausgeführt von Dr. Thomas Leh- WIR TRAUERN UM UNSERE VERSTORBENEN MITGLIEDER NOUS SOMMES EN DEUIL DE NOS MEMBRES DEFUNTS Freivogel Heidi, Hauptstrasse 165 4466 Ormalingen – BA/Aktiv Kübler Rosa, Aeschstrasse 23 4202 Duggingen – BA/Aktiv Widmer Konrad, Ursulaweg 21-7 8404 Winterthur – ZH/Aktiv Studer Urs, Birseckstrasse 3 4059 Basel – BA/Sympa Berger Werner, Grittweg 24 4435 Niederdorf – BA/Aktiv Marty Franz-Josef, Chimligasse 18 8603 Schwerzenbach – TG/Aktiv Rouge Edgar 1525 Henniez – VD/Sympa Wir wollen ein ehrendes Andenken bewahren. Nous voulons garder le souvenir respectueux. 12 Das nicht überladene Tagesprogramm hat es jedermann ermöglicht, sich persönlich mit Dr. Lehmann über die gemachten Erfahrungen und Probleme im Laufe der Zeit zu unterhalten. Es ist ein grosses Glück, auf einen Spezialisten zählen zu können, der keine Mühe scheut und sich mit Natürlichkeit unter uns mischt. Seit vielen Jahren höre ich von Dr. Lehmann, ihn dann aber persönlich kennen zu lernen war für mich eine grosse Emotion und Ehre. Da ist er endlich, der Arzt, den ich schon so lange suche. Eine fröhliche Stimmung und Besuch gar aus dem Ausland: Heinz Brand (Bildmitte) Die Photos dieses Jubiläumstages sind aussagekräftiger als Worte. Nochmals vielen Dank an alle und bis zum nächsten Jahr. Noch ein letztes Wort: Danke Ernst für Deinen Einsatz. Text: Pierre S. Rochat, Vize-Präsident SVG Übersetzung: Gabriela Vernaglione Fotos: Colette Reymond WIR HEISSEN DIE NEUMITGLIEDER IN UNSERER VEREINIGUNG HERZLICH WILLKOMMEN NOUS SOUHAITONS DE TOUT CŒUR LA BIENVENUE AUX NOUVEAUX MEMBRES DE NOTRE ASSOCIATION Joray Jacqueline, Rue du Crêt 1, 2800 Délémont – JU-NE/Actif Vernaglione Gabriela, Rte d’Onnens 41, 1754 Corjolens – JU-NE/Sympa Bamert Lea, Oberer Stadtgraben 4, 8730 Uznach – OST/Aktiv Weber Rosmarie, Seeblickstrasse 5, 9320 Arbon – OST/Aktiv Schachtler Marguerite, Buchenstrasse 14, 4054 Basel – BA/Aktiv Meier Paul, Zentralstrasse 38, 6036 Dierikon – LU/Aktiv-P Schönbächler Edith, Zollweg 2c, 5034 Suhr – AG/Aktiv Bevilacqua Ruth, Margarethenstrasse 59, 4053 Basel – BA/Sympa Studer Margrit, Zeughausstrasse 31/6, 4052 Basel – BA/Sympa Gustke Hannelore, Fröbelstrasse 38, 74564 Crailsheim – Ausland Pfaffen Paulina, Sum Vitg 37, 7130 Schnaus – Aktiv Spescha Christian, Sandgasse 12, 5303 Würenlingen Hans Peter, Traumattstrasse 6, 3415 Hasle-Rüegsau – BE/Aktiv Buri Verena, Tschiffeliweg 14, 3422 Kirchberg – BE/Aktiv Dick Urs, Aebifeld 47, 3208 Gurbü – BE/Sympa Iseli Marianna, Hundsrütti, 3414 Oberburg – BE/Sympa Riva Bruno, Oberdorfstrasse 47, 3053 Münchenbuchsee – BE/Aktiv Rietmann Vreni, Sonnenmattweg 8, 8500 Frauenfeld – TG/Sympa Truong Kathy, Zelgmatt 1, 8627 Grüningen – ZH/Aktiv 6/2000 Faire Face http://www.sympa.ch das Internet-Portal der ASPr/SVG Sammelst du auch alle Faire Face? Ich habe mit wenigen Ausnahmen alle Ausgaben auf viele Jahre zurück. Warum eigentlich? Wenn ich einen Artikel, eine Adresse oder sonst eine Information suche, finde ich diese doch meist nicht mehr. Ich beginne Heft für Heft durchzublättern, bis ich es dann vielleicht erfolglos aufgebe. Beim Aufbau unserer Internetseiten hat man an dieses Problem gedacht. Viele gute und interessante Möglichkeiten, um Presseartikel durchzustöbern, wurden bereits vorbereitet. Eine dieser interessanten Möglichkeiten ist es, sich das Faire Face auf dem Computer anzusehen. Wie man das macht? – www.sympa.ch im Internet aufrufen – ASPr anklicken – Faire Face anklicken AGENDA • • • AGENDA 200 0 AGEND A und schon kann man auswählen, welche Faire Face-Ausgabe auf den Computer heruntergeladen werden soll (Fachausdruck: Download). Um das Faire Face dann auch lesen zu können, muss auf dem PC das Programm «Acrobat Reader» vorhanden sein. Falls das nicht schon existiert, kann dieses Programm gratis vom Internet heruntergeladen werden (Download). Nun kann nach Herzenslust im gewünschten Heft herumgeblättert werden! Die Vorteile: – Die Seiten können vergrössert oder verkleinert werden, so dass man es gut lesen kann. – Mit einer Suchfunktion kann nach jedem beliebigen Stichwort gesucht werden. Zum Beispiel: «Weihnachtskurse», alle Artikel, in denen dieses Wort vorkommt, werden angezeigt. – Texte und Grafiken können herauskopiert, ja sogar verändert werden. – Seiten können beliebig ausgedruckt werden. Die oben beschriebene Technik ist eine weitverbreitete Art, um Texte, Zeitschriften, Listen, Broschüren und vieles, vieles mehr auf dem PC anzuschauen. Solche Dateien nennt man «pdf-Dateien» oder «pdf-Files». Sie sind im Gegensatz zu andern Text- und Grafikdateien klein, trotzdem muss man für das Herunterladen (Download) immerhin zwischen 10 und 15 Minuten pro Faire Face rechnen. Fragen oder Anregungen bitte an Heinz Gertsch, Nidaugasse 14, 2502 Biel/Bienne ([email protected]) SEKTION AARGAU 3. Dez. Adventsfeier Gruppe Mittelland 9. Dez. Adventsfeier Spital-Kafi-Höck Zofingen, 14.00h bis 16.00h am 7. Dezember 2000 Gruppe Oberland 10. Dez. Adventsfeier ORTSGRUPPE BEIDER BASEL 10. Dez. Santiglausfeier im WBZ SEKTION LUZERN Boutique im Burgfelderhof: jeden 1. Mittwoch im Monat, 14.30 - 17.00 Uhr 3. 8. ASPr/SVG SEKTION BERN Den Advent feiern Fêtes de Noël Gruppe Seeland 9. Dez. Adventsfeier 6/2000 Faire Face Dez. Dez. Aktionstag Adventsfeier SECTION VAUDOISE 9 déc. Fête de Noël 13 Zum Jahresthema 2000: So wohne ich – so möchte ich leben Ursula Eggli My home is my castle Ich habe nun ein Jahr lang Kolumnen geschrieben zum ASPr-Jahresthema: «Wohnen» – «So möchte ich wohnen». Die Beispiele waren mehr oder weniger zufällig. Über einige hätte ich gerne noch geschrieben: Zum Beispiel über die cerebral gelähmte C., die mit ihrem behinderten Partner in einem Haus mit lauter Behinderten-Wohnungen lebt; oder über S., die mit ihrer jungen Freundin, mit Hunden, Katzen und Eseln zusammenwohnt; oder über B., mit Helferhund und Assistenz beinahe rund um die Uhr; oder M., schwer behindert, der aus dem Heim ausgezogen ist und mit einer ehemaligen Betreuerin zusammenwohnt, die ihm die hauptsächlichste Assistenz leistet und durch diesen Lohn die Möglichkeit hat, zu studieren. Viele Hoffnung machende Beispiele gibt es. Behinderte Menschen, die ihr Leben selber gestalten wollen und dies aktiv angegangen sind. Zum Abschluss des Wohnthemas möchte ich noch etwas über meine eigene Wohnsituation erzählen. Das Leben bei den älter werdenden Eltern kenne ich, wie auch das Leben in einer Institution. Ich habe in WGs gelebt, Wohngemeinschaften mit Behinderten und Nichtbehinderten. In meinen Büchern erzählte ich davon. Seit über 20 Jahren wohne ich nun hier an der Wangenstrasse, in einem hübschen Haus am Stadtrand, Bümpliz. Erst waren wir eine sehr grosse WG – sieben Nichtbehinderte, drei Behinderte. Grosse WG, grosse Ideale auch. WG mit Behinderten als Alternative zu Heim und Elternhaus, auch als Ferienmöglichkeit für Behinderte und andere, die es nötig haben. Die Alltagsrealität stutzte nach und nach unsere hochfliegenden Pläne und Ideen. Die Gruppe wurde kleiner, veränderte sich im Lauf der Jahre. Menschen kamen, Menschen gingen. Ein Kind wuchs auf und ist mir jetzt mit seinen 15 Jahren ein vorbildlicher Assistent. Hunde und Katzen, sogar ein Hase und Ratten bewohnten das Haus, Feste wurden gefeiert. Wir diskutierten, lernten, gärtnerten, liebten ... Für meine Assistenz sorgten bezahlte Leute von ausser- halb und die Mitglieder der WG. Eine spannende und bewegte Zeit. Doch die Zeiten ändern sich – WGs sind nicht mehr in Mode, vor allem grosse WGs. Soziales Engagement ist nicht mehr «in». Zunehmend wurde es schwieriger, geeignete Mitglieder zu finden. Dazu kamen interne persönliche Probleme. So war es dann wieder mal an der Zeit für einen Wechsel. Seit zwei Jahren lebe ich nun am selben Ort alleine, zusammen mit einer jungen Mitbewohnerin. Der Rest des Hauses wurde zu einer abgeschlossenen Wohnung umgebaut, die an eine Familie vermietet wird, die mir auch gelegentlich zur Hand geht. Die Hauptassistenz leisten Spitex und private Hilfen. Leider reicht es aber nur für das Allernötigste und ich bin allzu oft mehrere Stunden allein. Es war für mich aber eine ganz neue, spannende Erfahrung, in meinem Alter noch zu lernen, mit Hilfe von Assistenz einen Haushalt zu führen, den Garten zu gestalten, Gäste einzuladen. Alles in allem macht mir das alles viel Spass. Schwieriger ist es, mit zunehmender Behinderung und viel zu wenig Assistenz den Alltag durchzustehen und hie und da macht der Blick auf die Zukunft Angst. Doch: «Kommt Zeit, kommt Rat.» Irgendeine Lösung wird sich finden. Sicher gibt es keine für alle behinderten Menschen gleichermassen passende Wohnsituation, aber wir sollten unter verschiedenen Möglichkeiten selber wählen können. Mit diesen (weisen?) Schlussworten möchte ich mich für dieses Jahr von Ihnen verabschieden. Es hat mir Spass gemacht, für die F.F. zu schreiben. Hie und da hätte ich mir ein Echo gewünscht. Ursula Eggli Meine behinderten Freunde Vreni Münzenmayer-Basler, die langjährige Mäpplischreiberin und Freundin von Dora Dick, entführte uns in ihrem reichhaltigen Bericht (siehe Faire Face Nr. 5/2000), zu Ehren des Mäpplitreffen 2000 in Wimmis, in die Zeit der ersten ASPr-Ferienlager in Gwatt zurück. Nun wollen wir sie hier weiter erzählen lassen und uns über die Fotos von damals erfreuen. Fortsetzung, 1. Teil in Faire Face Nr. 5/2000 Nun möchte ich sachte meine Gedanken in dieses sommerliche Lager zurückbringen. Ich sehe eine kleine Gruppe vor mir, 14 in ihren Rollstühlen leise plaudernd im Schatten sitzend. In einer weiteren Gruppe dösen die einen so vor sich hin, und die andern lesen in einem Buch. Aus dem Saal hörten wir unsere Freunde aus der welschen Schweiz Lieder singen, leise begleitet von wunderbaren Klavierklängen. Es breitet sich eine angenehme und wohlige Ruhe aus. Aber an einem jener Nachmittage war es mit der fantastischen Ruhe vorbei. Genau dann, als sich auf dem Steg einige Behinderte über unsere lustigen Wasserspiele königlich amüsierten. Wir, Lilly, Hildi und ich, machten nämlich für unsere Zuschauer in den warmen Wellen ganz spontan improvisierte Kapriolen. Planschend versuchten wir endlich auf der Luftmatratze liegend dort auch zu bleiben. Keine Chance! Wir waren ja zu dritt und jedes hatte natürlich das Gleiche im Sinn, nämlich auch oben zu sein. So kam Lilly immer wieder prustend aus dem Wasser, und Hildi tauchte unter, um plötzlich wieder an einem anderen Ort aufzutauchen. Schnappte sie dann erneut nach Luft, zog ich sie schnell wieder von der Matratze weg. Während fast zwei Stunden kreischten wir wie wild durcheinander und fühlten uns total glücklich. 6/2000 Faire Face Turnen mit Adolf Polens Das morgendliche Turnen mit Adolf Polens wurde mit kurzweiligen Ballspielen toll gestaltet, dass das Mitmachen für viele eine Freude war. Ich wollte nicht unbedingt die Betten frisch machen oder sogar die Schlafräume putzen, also brachte ich in den Turnstunden viel lieber die vielen geworfenen Bälle zurück. Diese Beschäftigung machte mir viel mehr Spass. Um die ganz speziellen Wünsche unserer Frauen zu erfüllen, fuhr ich an manchen Vormittagen nach Gwatt oder Thun, um einzukaufen. Mein wunderschöner grüner Roller «Bella Zündapp» gab mir die dafür benötigte Unabhängigkeit. So sang ich denn auf meinen Fahrten aus voller Kehle und fühlte mich herrlich frei. Am liebsten ass ich eine halbe Stunde vorher mit einigen Helfer zusammen, welche später all jenen das Essen reichten, die fremde Hilfe benötigten. Der Grund dafür war erstens, ich hatte immer einen Riesenhunger, und zweitens bekam dann Erwin Mollet aus Spiez Löffel um Löffel von mir gereicht. Zwischendurch sangen wir das Lied: I ha di gern, i ha di gern, i ha die gern. O wie isch das schön, o wie isch das schön, wänn mer immer säge cha, i ha di gern. Und siehe da, trotz unseren musikalischen Einsätzen wurden wir mit dem Essen zur gleichen Zeit fertig wie die anderen. Sass beim Essen zufällig Hans Moser aus Spiez neben mir, half ich auch bei ihm aus. Zwischen zwei Bissen erzählte er mir dann so vieles auf Berndeutsch, was ich leider oft nicht verstehen konnte. Verstand ich ihn aber richtig, freute er sich riesig, strahlte und lachte über das ganze Gesicht. Willy Wyss wurde allein vom Müetti gehegt und gepflegt. Bei warmem Wetter stellte sie ihn mitsamt seinem Bett ins Freie. Ab und zu blieben wir bei ihm stehen, um mit ihm zu plaudern. Inzwi- 6/2000 Faire Face schen machte unser Müetti die Betten und baute mit den Bettdecken lustige Türme auf. Sie war für uns im Lager die gute Seele. Ihre warmherzige Art fand ich bewundernswert. So auch Tante Emmy aus Schaffhausen. Sie war klein und selten sah ich sie für längere Zeit ruhig auf einem Stuhl sitzen. In ihrer stillen Art hob sie hier ein Jäckchen auf oder brachte dort etwas zu trinken. Dieser zarten und liebenswerten Frau war ich sehr herzlich zugetan. Später habe ich sie noch an den Generalversammlungen getroffen, seither aber leider aus den Augen verloren. Gemütliches Plaudern mit Tante Emmeli (mit Hut) Nun möchte ich noch gerne von unserer Spritztour erzählen. Es war ein traumhaft schöner Abend, als wir zu viert mit dem Auto nach Kandersteg fuhren. Durstig kehrten wir in ein nettes Restaurant ein und fanden den Satz von Marlyse Soguel: «Vous cherchez ein Zimmer?» so witzig, dass wir aus dem Lachen fast nicht mehr herauskamen. Der ganze Abend wurde von unseren Witzen begleitet, sogar auf dem Rückweg bis zum Lager konnten wir über alles Mögliche lachen. Sicherlich hat keiner von uns jemals diese lustigen Stunden vergessen. Aber nur dieses eine Mal machten wir eine Ausfahrt, denn in unserem Lager war sonst immer etwas los. Einmal sang uns ein Jodelclub vor, eine Ballettschule tanzte draussen auf der Wiese. Sogar das Hans Notter Handharmonika Orchester spielte uns etwas vor. Ich erinnere mich noch an die tolle Seerundfahrt mit dem Motorboot. Viele sangen wohlbekannte Lieder, andere genossen einfach die Fahrt, und das herrliche Wetter sorgte für gute Stimmung. Der ganztägige Lagerausflug war genauso super. Er führte uns auf die 1070 Meter hoch gelegene Riffenmatt. Die genaue Reiseroute war: Gwatt – Riggisberg – Schwarzenburg – Riffenmatt und zurück über Rüschegg – Blumenstein – Thierachern – Thun. Besonders schön war die Fahrt durch das Bernbiet mit seinen vielen heimeligen Bauernhäusern. Am Samstagabend organisierten Elsy und Walter eine gut gelungene und abwechslungsreiche Abendunterhaltung. Mit unseren acht welschen Freunden sangen wir einige Lieder auf Französisch und sie begleiteten uns dafür bei den typischen Deutschschweizer Liedern. Später an diesem Abend übersetzte ihnen Walter den Sketch von Hildi und Kurt auf «Züritüütsch» sowie die dargebotenen lustigen und nachdenklichen Vorstellungen. Die darauffolgenden gemeinsamen heiteren Spiele brachten uns alle zum Lachen. Ich genoss in vollen Zügen die wunderbare Harmonie, die unter uns herrschte. Wollten wir Deutschschweizer uns tagsüber mit den Freunden aus der welschen Schweiz unterhalten, lohnte es sich, wieder sein Schulfranzösisch hervorzuholen. Mit dem Einfühlungsvermögen ihrerseits, wurden die anfänglichen Hemmungen abgebaut und bald konnten wir frisch drauflos reden. Zwischen Angelo Barras aus Crans und mir entwickelte sich immer wieder, alles auf Französisch, ein interessanter Gedankenaustausch. Zu ihm fühlte ich mich besonders hingezogen. Sein faszinierendes Lächeln, in dem so viel Vertrautes lag, begleitete mich das ganze Lager hindurch. Für mich waren es die schönsten Augenblicke, wenn er mir bei meiner Arbeit zusah und mir dabei anerkennend zunickte. In dem oft nur kurzen Zulächeln lagen die unausgesprochenen Worte: «Ich mag dich!» Dies erwärmte mein Herz und machte mich glücklich. Aber nicht nur ich mochte ihn. Seine gewinnende Art gefiel auch all den anderen Mitmenschen. Wir alle schätzten uns glücklich, ihn bei uns im Lager zu haben. Wie wunderbar, alle zwei Jahre an den Generalversammlungen gab es ein Wiedersehen mit Angelo. Entdeckte ich ihn unter den vielen Menschen, klopfte mein Herz jedesmal in freudiger Erwartung. Ich freute mich in diesen zwei Tagen auf die Zeit, wo wir uns in eine ruhige Ecke setzen konnten. Dort durfte ich ihm das Neueste von mir berichten, und er war 15 stets ein geduldiger Zuhörer. Im September 1967 gratulierte er mir zur Hochzeit, einige Jahre später zeigte ich ihm denn auch freudestrahlend die Fotos meiner beiden Kinder. Im Jahre 1978 berichtete ich ihm vom kürzlichen Brand im Elternhaus, bei dem es einen Toten und Verletzte gab. Ich war sehr traurig und unglücklich über die vielen auf mich zukommenden Probleme. Er hörte mir voll Mitgefühl zu. In diesen Minuten durfte ich seine innere Ruhe völlig auf mich einwirken lassen. Es kam für mich und meine Familie eine schwere Zeit. Doch durch seine tiefe Verbundenheit stellte ich mich mit der dazu benötigten Kraft den mir gestellten Aufgaben. Wie schön zu wissen, im richtigen Moment sind wundervolle Menschen da, die uns mit ihren Gedanken in der Not begleiten. Danke Angelo! die Lagerleitung und wir Helferinnen und Helfer, zusammen ein Lied singen. Dabei würden sie von uns ein gemeinsames Bild machen, was toll wäre. Also setzte sich einjeder vorher einen Hut oder eine lustige Mütze auf Wir sangen so lange juppieiei, juppijupiei, bis sie lachend von uns ein Foto geknipst hatten. Dann kam der Abschied. Ein letztes Händeschütteln, ein letztes Dankeschön und das Versprechen, im nächsten Jahr wieder zu kommen. Alles Gute! Ja, dir auch nur das Beste! Unter diesen Zurufen startete ich meinen Roller. Auf halbem Weg zur grossen Strasse nach Thun, welch eine Überraschung! Angelo wartete in seinem kleinen Wagen auf mich. Freudig und erstaunt hielt ich an, stieg ab und zog meinen Sturzhelm wieder aus. Er lächelte mir zu, und sein warmherziges Lächeln begleitete mich später durch mein Leben und hat mich nie wieder verlassen. Nochmals das Beste wünschend, küssten wir uns auf beide Wangen. Dies war für mich der schönste und gleichzeitig auch der traurigste Abschied. Verantwortung tragen zu dürfen. Mir wurde voll Dankbarkeit bewusst, wie glücklich es mich macht, gesund zu sein. Viele Gedanken und Gefühle sind in diesen Tagen in mein Herz gelegt worden und blieben seither fest darin verankert. Zum Schluss möchte ich noch etwas aus dem zweiten Lager im 1966 erzählen. Was ich prima fand, unser Mäppli-Vater Kaspar Lüscher und sein Pfleger und Freund Hans Klopfenstein verbrachten ihre Ferien mit uns zusammen. Er hatte sogar während dieser Zeit Geburtstag. Daran erinnere ich mich nur, weil wir Helferinnen und Helfer an jenem Morgen vor seiner Zimmertür ein Ständchen bringen wollten. Die Frage war die, welches Kirchenlied singen wir ihm? Und ich schämte mich ein bisschen, kannte ich doch nur eines. Aber wie auch immer, dieses Lied sangen wir ihm vor! Eines Tages fragte mich Kaspar, ob ich in einer Schreibgruppe mitschreiben wolle. Zuerst nur zögernd, dann aber sagte ich mit Freuden zu. Es war das Mäppli «Gwatter Segelböötli,» welches eben auf der Terrasse auf meinen Bericht wartet. Die Geschwister Angelo (rechts im Bild), Thérèse und Arthur Barras mit Vreni Münzenmayer-Basler (2. v. r) Genauso wundervolle Menschen habe ich auch im sommerlichen Gwatt-Lager angetroffen, die mich später mit ihren Gedanken getragen haben. Lilly Speck war eine von ihnen, mit ihr habe ich während dieser Zeit das Zimmer geteilt. Noch vor dem Aufstehen las sie in der Bibel, und am ersten Morgen, kaum richtig wach, wollte ich ihr sofort etwas erzählen. Sie bat mich nicht zu reden, sie brauche zum Lesen die nötige Ruhe. Klar, Ihr Wunsch wurde respektiert. Die Worte, die sie mir einmal sagte, habe ich nie vergessen. Sie sagte nämlich, sie nehme als Helferin kein Geld an. es sei ein Dienst an Gott und an sich selbst. Meine Antwort darauf war, ich würde es annehmen, den ich hätte unbezahlten Urlaub genommen. Doch die Bedeutung dieser Worte wurde mir nach und nach bewusst und mit einem guten Gefühl nahm ich am Ende des Lagers wie all die anderen auch kein Geld an. Walter Solenthaler erklärte mir, mit unseren Beiträgen würden einigen mittellosen Behinderten etwas an das Lager bezahlt, oder vielleicht erfülle sich sogar der Wunsch für einen neuen Rollstuhl. Meine kleine Unterstützung machte mich sehr glücklich. Am Ende der zwölf segensreichen Tagen wünschten sich unsere Freunde, dass 16 Wir singen Juppi-ei-ei am Ende des Lagers Auf der Heimfahrt musste ich mir ab und zu ganz heimlich eine Träne aus den Augen wischen. Später schrieb Angelo in Faire Face einen Bericht über unser Lager. Dieser Satz hat mir sehr gut gefallen. ,,Sous l’experte direction de Walter Solenthaler et d’Elsi Schelling, et entourés d’une equipe d’aides sensationelles, nous avons pu apprécier au maximum ce qu’un camp de l’ASPr peut apporter à un handicapé». Er hatte recht, wir waren wirklich ein sensationelles Team. Die vielen Erfahrungen mit meinen behinderten Freunden haben mich auf das Wundervollste geprägt. Durch sie erkannte ich, wie wertvoll es ist, für sein Leben selbst die Ich gewann dadurch neue Freunde, welche über meine lustigen Berichte lachten. Sie gratulierten mir, als mein Kinderwunsch endlich in Erfüllung ging, oder trauerten mit mir, als mich mein Willy vor sechs Jahren für immer verliess. Doch jedesmal waren es die mitfühlenden Worte unseres Mäppli-Vater’ s, die mich auf so wunderbare Weise trösteten. Seine aufmunternden Worte begleiteten mich so lange, bis ich wieder mein Leben voll in den Griff bekam. Mit seinen einfühlsamen Worten und vor allem mit seinem Herzen fühlte er sich nicht nur mit mir, sondern auch mit jedem von uns verbunden. Am Ende des Jahres erzählte er uns heitere und besinnliche Ereignisse von sich 6/2000 Faire Face Gwatt, die Heimstätte von damals und seinen Lieben. Ein Satz von ihm ist mir besonders im Gedächtnis geblieben. Er ist vielleicht nicht richtig formuliert, aber er hat mir damals mächtig imponiert. Will der Herrgott einem Menschen etwas sagen, so nimmt er ihn aus dem Alltagsgetriebe heraus und bringt ihn in ein Krankenzimmer. Dort hat er dann die Zeit, ihm zuzuhören! Unser Mäppli-Vater schenkte uns allen sehr viel von seinem Gottvertrauen, und dafür liebten wir ihn! Nun möchte ich ins zweite Lager zurückkehren, um von jenem Morgen zu erzählen, als ich mit Jakob Fischer vor dem Lift stand. Weil er über siebzig Jahre alt und noch ledig war, sang ich ihm das Lied vor: «Da fallt mer no de Jakob i, dä chönnt am Änd no ledig sie!» Darüber musste er so herzlich lachen, dass er umgefallen wäre, hätte ich ihn nicht im letzten Augenblick mit meinen Armen aufgefangen. Ich mochte ihn sehr. Später besuchte ich Jakob ab und zu im Altersheim, irgendwo im Kanton Aargau. Seinen Zimmerkollegen Josef Bausch kannte ich vom Schreibmäppli «Gwatter Segelböötli» her, und dadurch wurden meine Besuchszeiten mit dem vielen Erzählen wunderbar ausgefüllt. Einmal besuchte ich Jakob bei Dori Dick in Wimmis, wo er oft ein gern gesehener Feriengast war. Unsere gemütlichen Stunden in ihrer Familie waren sehr ungezwungen, wir lachten viel zusammen, und manche Jahre blieb ich so mit Jakob in Verbindung. Eine bleibende Erinnerung im Lager wird mir Hansruedi im Waschraum bleiben. An jedem Morgen wartete ich auf sein Rufen, um dann sofort mit einem: «Hallo, da bin ich und helfe dir!» bei ihm zu sein. Zuerst band ich ihm die Schuhe zu, dann kamen die Hosenknöpfe dran. Und über 6/2000 Faire Face das Hemd zumachen ging es weiter nach oben, um ihm zuletzt sein sauber geputztes Gebiss in den Mund zu schieben. Für mich war es zwar die selbstverständlichste Sache der Welt, doch beim ersten Mal redete ich natürlich viel! Während unserem Lager fand über ein Wochenende die Generalversammlung in Zürich statt. So fuhren wir alle, die Behinderten und wir Helferinnen und Helfer, mit der Bahn dorthin. In Bern mussten wir umsteigen, was in dieser kurzen Zeit gar nicht so einfach war. Einige Behinderte wurden sofort mitsamt ihren Rollstühlen auf einen Gepäckwagen verladen. Ich wollte sie natürlich unbedingt begleiten. Um ehrlich zu sein, ich hätte gerne gewusst, was eine Gepäckwagenfahrt so alles auf sich hat. Aber womit ich niemals gerechnet hatte, war diese unheimlich rassige Fahrt! Nie werde ich sie vergessen. Wir mussten uns blitzartig am Geländer festhalten, und niemand wusste, wo ihm der Kopf stand. Mit vollem Tempo und wehenden Haaren ging die Fahrt zuerst vom Bahnsteig hinunter in die Unterführung. Dort angelangt, fuhren wir unten durch, dann ratternd um die letzte Kurve wieder hinauf zum nächsten Perron, wo wir endlich anhielten. Unsere Freunde warteten bereits im Zug nach Zürich auf uns und winkten. Es war zwar eine einmalige Fahrt, aber sicher wünschte sich niemand eine Wiederholung, nicht mal ich! Bin ich einmal im Bahnhof Bern, muss ich immer noch über diese doch eigentlich glatte Fahrt schmunzeln. In Zürich angekommen, sah ich schon von weitem Angelo. Um mich mit ihm nach der Abendunterhaltung in einem guten Französisch zu unterhalten, trank ich ein Glas Wein. Dieser Schluck sollte mir helfen, meine Worte nicht so holperig klingen zu lassen. Aber was soll ich sagen, am Ende des Abends wurde er als Erster aus dem Saal geschoben. Für mich war klar, führte ihn jemand in den Herrenschlafsaal, blieb er für mich unauffindbar. Ich musste mich also damit abfinden, dass ich mit ihm erst am nächsten Morgen beim Frühstück einige Worte sprechen konnte. Doch da klang mein Französisch richtig scheusslich. Schmerzlich wurde mir bewusst: «Der Kaffee hat es einfach nicht gebracht!» Und mit dem Erzählen dieser kleinen Episode in Zürich bin ich wieder in meiner Stadt angelangt, in der ich aufgewachsen bin. Hier traf ich vor vielen Jahren meine ersten behinderten Freunde. Manche habe ich seit Jahren nicht mehr gesehen, doch mein Kontakt zu vielen ist nie ganz abgebrochen. Mit meinen drei Schreibmäpplis bin ich nämlich immer noch dabei. Sie heissen ‚Gwatter Segelböötli’, ‚Sunnestrahle’, und vor zwei Jahren sind die ‚Wandervögel’ dazugekommen. Bis im Jahre 1992 leitete unser MäppliVater mit grosser Hingabe viele Jahre all unsere Schreibgruppen. Leider musste er damals im Mai die Leitung aus gesundheitlichen Gründen aufgeben. Dies war für ihn ein sehr schwerer Entschluss. Doch wir sind überzeugt, beim Mäppli-Team Dora Dick aus Wimmis sind sie wieder in guten Händen. Vreni Münzenmayer-Basler Elsi Schelling, Pierro Bachmann, Vreni Münzenmayer und Erwin Mollet (v. l. n. r) 17 Im Gedenken an Im Gedenken an Hansrudi Bruderer Vreni Meier Hansrudi Bruderer kam bei einem tragischen Zugunglück ums Leben. An einem schönen sommerlichen Samstagnachmittag hatte er sich zu einer Spazierfahrt aufgemacht. Niemand hätte auch nur im Entferntesten daran gedacht, dass Hansrudi an diesem Nachmittag tödlich verunglücken könnte. Umso mehr hat uns die schlimme Nachricht sehr betroffen und traurig gemacht. Hansrudi Bruderer wurde am 23. Mai 1934 im Balgrist geboren und wuchs in Hundwil im Kanton Appenzell Auserrhoden auf. Wegen seiner cerebralen Lähmung musste er sich mehreren Operationen unterziehen, gefolgt von vielen Erholungsaufenthalten. Dadurch war es für ihn schwierig, den Kontakt zu seinen Schulkollegen zu pflegen. Während seiner Jugendzeit musste er zu Hause oft Hausarbeiten erledigen und hatte so seine ersten 34 Lebensjahre ziemlich isoliert verbracht. Als seine Eltern ins Altersheim übersiedelten, musste Hansrudi Bruderer nach einem neuen Zuhause Ausschau halten. Ein Turnkollege machte ihn auf die Wohn- und Arbeitsgemeinschaft Gwatt aufmerksam. Am Tag vor seinem 34. Geburtstag ist er dann in die WAG eingetreten. Während 30 Jahren arbeitete er in der mechanischen Werkstatt. Hansrudi Bruderer war ein sehr zuverlässiger Mitarbeiter. In seiner ruhigen und gemächlichen Art gab er der Maschine den Takt an und nicht umgekehrt. Seine Freizeit verbrachte er in der WAGAnfangzeit mit einem guten Freund. Zusammen erkundeten sie viele Ecken der Schweiz. In den letzten Jahren haben die Reiseaktivitäten auf Grund der Abnahme seiner Kräfte nachgelassen. Vor einem Jahr liess sich Hansrudi Bruderer pensionieren. Einige Stunden pro Woche verbrachte er nun in der KreAktivität. Hansrudi Bruderer war sehr offen gegenüber neuen Sachen. Vor allem das Material Ton hatte es ihm angetan. Auch am Weben fand er grossen Spass. Seit es in der WAG eine Musikgruppe gibt, war Hansrudi Bruderer ein aktives Mitglied. Jeden Mittwochabend spielte er unermüdlich zu diversen Liedern seinen Triangel. Wir werden die ruhige und zufriedene Art von Hansrudi Bruderer vermissen und ihn stets in guter Erinnerung behalten. Andrea Mutter 18 Knapp dreieinhalb Wochen nach dem Tod von Hansrudi Bruderer wurden wir erneut mit einem Todesfall konfrontiert. Verena Meier ist nach einem kurzen Spitalaufenthalt gestorben. Niemand hat damit gerechnet, dass Verena Meier nach einer Routineuntersuchung nicht mehr in die WAG zurückkommen würde. Ihr Hinschied hat uns sehr traurig gemacht. Verena Meier wurde am 28. November 1942 geboren. Ihre Kindheit und Jugend verbrachte sie in Spitälern und in diversen Schulheimen. Damit sie gehen konnte, musste sich Verena Meier verschiedenen Operationen unterziehen. Nach mehreren Aufentalten in diversen Heimen trat sie am 13. Oktober 1961 als eine der ersten Bewohnerinnen in die Wohn- und Arbeitsgemeinschaft Gwatt ein. Über 30 Jahre arbeitete sie in der mechanischen Werkstatt. Da Verena Meier stets offen für Neues war, zügelte sie 1993 ins neu eröffnete Wohnhaus, wo sie ihr Wunschzimmer beziehen konnte. Auch beruflich suchte sie eine neue Herausforderung. Sie machte einen Arbeitsversuch in der EDV-Abteilung wie auch in der KreAktivität. Sie entschied sich daraufhin, je einen halben Tag in der Werkstatt und einen halben Tag in der KreAktivität zu arbeiten, bis sie dann ganz in die KreAktivität wechselte, um, wie sie es ausdrückte, ihre früheren Hobbys zur Arbeit zu machen. Sie lernte verschiedene Techniken des kreativen Arbeitens. Am meisten geprägt hat sie jedoch das Entwerfen und Malen von Mandalas. In einer eindrücklichen Austellung stellte sie letztes Jahr ihre Werke aus. Verena Meier war eine offene und kommunikative Frau, die das Leben in der WAG aktiv mitgestaltete und prägte. Lange Jahre war sie als Vertreterin der BewohnerInnen in der Wohnkommission tätig, wo sie sich aktiv und wirkungsvoll für Verbesserungen für die Behinderten einsetzte. In den letzten Jahren hatte sich Verena Meier eher etwas zurückgezogen. Sie gestaltete ihr Leben ruhiger, wenn auch nicht weniger intensiv. Verena Meier hinterlässt eine grosse Lücke. Es wird uns vieles fehlen: ihr Lachen, ihre Diskussionsfreudigkeit, ihre Präsenz und auch ihre Kritik. Andrea Mutter LESERBRIEFE Lieber Leser, Liebe Leserin, «Es gibt nichts, was es nicht gibt», sagte ich mir, als ich im letzten und anfangs dieses Jahres zwei Meldungen über Entreiss-Diebstähle in meiner Zeitung gelesen habe. Nicht irgendwelche Entreiss-Diebstähle, sondern solche, die an Rollstuhlfahrern begangen worden sind. Im letzten Jahr wurde einer älteren Frau, welche im Rollstuhl sass, die Handtasche mit einem grösseren Geldbetrag entrissen. Dies geschah genau in dem Moment, als die Begleiterin der Rollstuhlfahrerin die Haustüre öffnete. Die Handtasche wurde später – natürlich ohne den Geldbetrag – aufgefunden. Bei der Täterin handelte es sich um eine 20jährige drogensüchtige Frau. Im zweiten Fall, welcher sich dieses Jahr ereignete, wurde ein Rollstuhlfahrer von einer etwa 18- jährigen Frau angesprochen, die ihn fragte, ob er mit ihr etwas trinken gehen möchte. Plötzlich kam ein Mann dazu und entriss dem Rollstuhlfahrer den Rucksack mit Bargeld, Ausweisen und persönlichen Utensilien, den er zwischen seinen Beinen deponiert hatte. Der Täter rannte sofort weg, während sich die Frau ohne jede Hast entfernte. Diese beiden geschilderten Vorfälle sind beispiellos. Ich möchte aber in keiner Weise diese Fälle dramatisieren, aufbauschen oder Ihnen gar Angst einjagen. Gehen Sie auf die Strasse und geniessen Sie Ihren Einkaufsbummel oder die Kaffeeplauderstunde mit Ihren Freunden und Bekannten. Ich möchte Ihnen aber einige Tipps mit auf den Weg geben, die Ihnen von Nutzen sein sollen. 1. Packen Sie alle Ausweise, Bargeld, persönliche Utensilien etc. am besten in eine Bauchtasche, die Sie sich umschnallen können. 2. Deponieren sie nie Ihre Tasche hinten am Rollstuhl. 3. Falls Sie Opfer eines Übergriffes geworden sind, erstatten Sie so rasch als möglich auf der nächsten Polizeidienststelle eine diesbezügliche Anzeige. Beschreiben Sie die Täterschaft so gut wie nur möglich (Grösse, ungefähres Alter, Haarfarbe, Tätowierungen etc.). Dies sind drei kleine Ratschläge. Falls auch Sie gute Ratschläge haben, welche Sie weitergeben möchten, lassen Sie mich dies bitte wissen. In der Zwischenzeit wünsche ich Ihnen alles Gute. Walter Buser, Mitarbeiter der Staatsanwaltschaft Basel-Stadt, Gilgenbergerstr. 20, 4053 Basel 6/2000 Faire Face KURSE DER ASPr/SVG Sportkurs Gwatt 23. Juli bis 4. August 2000 Leitung: Kurt Bichsel und Albin Keller Insgesamt nahmen 30 Personen am diesjährigen Sportkurs im Gwatt-Zentrum am Thunersee teil. Spiel- und Sportstunde am Nachmittag Ausfahrt mit dem Marcomobil Ich traf viele Bekannte aus früheren Lagern wieder, die ich jahrelang nicht mehr gesehen hatte. Nach dem ersten Abendessen fand eine Vorstellungsrunde statt, das heisst, jeder und jede stellte sich selbst vor. Ab Montag war Sport angesagt. Jede Teilnehmerin und jeder Teilnehmer wurde abwechslungsweise in eine der drei Sportgruppen eingeteilt: Physiotherapie, Sporthalle und Schwimmen. Nach einer ausgedehnten Mittagspause fand täglich ein Spielfest statt. Der Abend war meistens zur freien Verfügung; am 3. Abend jedoch kam auf Vermittlung einer Betreuerin ein Musikclown, der uns alle mit seinen Darbietungen erfreute. Bei sehr schönem Wetter fand anfangs der zweiten Woche eine Schifffahrt Thun – Interlaken statt. Nach dem Picknick und anschliessender Bummeltour durch Interlaken fuhren wir auf dem gleichen Seeweg nach Thun zurück. Anderntags grillierten wir bei ebenfalls herrlichem Sonnenschein und schönster Lage mit Blick auf den See. Abends wurden wir zur 1. Augustfeier im Nachbardorf Einigen eingeladen. Am nächsten Tag fand schon der Abschlussabend statt, mit Sketchen und Spielen und einem Gitarrenkonzert eines brasilianischen Berufsmusikers. Es bleibt noch allen Beteiligten zu danken, den Betreuerinnen und Betreuern und der Kursleitung Kurt Bichsel und Albin Keller. F. Landolt, Zürich 6/2000 Faire Face DIE SPRACHE-BRÜCKE Musik kennt keine Grenzen... ... Lieder keinen Röschtigraben! ... das stellte die kleine Gruppe aus Freiburg fest, die sich am 28. September auf den Weg nach Wildhaus machte. Wildhaus ist für uns ganz weit gelegen, genau gesagt im Toggenburg, nahe dem Bodensee, eingebettet in die Hochebene zwischen Churfirsten und dem Säntismassiv. Dort findet Ende September der alljährliche Singkurs der ASPr/SVG, für unsere behinderten Mitmenschen organisiert, statt. «Singkurs», warum? Weil bekannt ist, dass mit dem Singen Freude aufkommt. Seit mehreren Jahren ist Odette Huwyler Leiterin dieses Singkurses. Odette ist gleichzeitig auch verantwortlich für die gesamtschweizerischen Kurse, sie leitet die Kursequipe und die KursleiterInnen. Welch eine Aufgabe! Während des Kurses lässt sie sich aber nichts von all diesen Ämtern anmerken. Sie ist einfach Odette, bei allen sehr beliebt, und sie weiss zu organisieren, delegieren, arrangieren... sie würde sogar mit dem Singen anfangen!!!! Im Haus Wies – das Haus gehört zum Zwingli Zentrum und ist im Besitz der Organisation «Naturfreunde Schweiz» – stehen 21 Doppelzimmer mit WC und Dusche zur Verfügung. Genug, um die Gruppe der TeilnehmerInnen und AssistentInnen zu beherbergen, die im diesjährigen Singkurs mitmachen. Alle, die uns erwarten, strahlen von Fröhlichkeit, Zufriedenheit und Wärme. Besonders beim Singen zeigt es sich, dass wir den besagten «Röschtigraben» vergessen können. Nicht wahr, Barbara? Du hast mit uns das «Lyoba-Lied» gesungen; es war so schön, das von einer Deutschschweizerin zu hören... auf Französisch natürlich. Darauf folgten alle Anwesenden mit dem Kanon «le coq est mort», auch diesmal nicht in der Sprache von Goethe!!!... Am bunten Märchenabend sind einige unserer Freunde mit Kostümen aufgetreten: der Vagabund, das Gänselieschen, das tapfere Schneiderlein etc. Einige «Ehrungen» wurden vorgenommen, insbesondere für das Geburtstagskind Hanna. Sie ist 47 Jahre alt, schwerbehindert. Seit mehreren Jahren nimmt sie an den ASPr/SVG Kursen für behinderte Mitmenschen teil. Hanna... Du hast uns mit ergreifenden Worten gezeigt, wie man Dankbarkeit aussprechen kann: dein Merci für die ASPr und für das gesamte AssistentInnen-Team. Danke, liebe Hanna. Danke an alle, die in Wildhaus gewesen sind. Danke, Merci, Grazie. Denn fast hätten wir in unserer gestressten Welt vergessen, wie man Lebensfreude, Sympathie, Wärme und Dankbarkeit zeigen kann. Beispielhaft! Text und Fotos: Colette Reymond Welch eine gute Stimmung! Links im Bild die Kursleiterin Odette Huwyler. Barbara beim Singen... ... unter fachgerechter Leitung. Das ‘Gänselieschen’ ! 19 Us der Gschichtetrucke Gschichte, wo me cha still für sich läse, vorläse oder immer wider läse, vo üsne gschetzte Mitglider gfunde, gschribe, sälber erläbt, erdänkt oder gfantasiert, Mundart oder dütsch: Wär schrybt oder schickt die nächschti Gschicht? Mein kleines rollendes Haus Ein Reisebericht in Fortsetzungen von Lisa Muhrer-Kundert Die 1956 geborene Verfasserin erkrankte 1961 an Kinderlähmung. Mit diesem Bericht möchte sie Personen in ähnlicher Situation ermuntern, wie sie auch einmal eine längere Reise zu unternehmen. Fortsetzung 1: Marokkaner sind hilfsbereite Menschen Alle schrecklichen Geschichten, die ich über die Marokkaner gehört hatte, waren von einem Tag auf den anderen weggewischt. Ich hatte es nämlich nach der Ankunft im neuen Land mit sehr hilfsbereiten, anständigen Leuten zu tun, welche überhaupt nicht dem Bild entsprachen, das mir durch die Medien vermittelt worden war. Das Einzige, was mir nach einem Monat Marokko-Aufenthalt Mühe bereiNovembre/Décembre November/Dezember 2000 • No 6 20 Association Suisse des Paralysés ASPr SVG Schweizerische Vereinigung der Gelähmten JAB 1701 FRIBOURG E C A F E R I A F tete, war die Unterdrückung der Frau. Sie hat vor allem die Stellung als Arbeitstier, während sich die Männer im Café unterhalten. Aber die Grundeinstellung des ganzen Volkes zum I.eben gefiel mir – alles «i’nshallah» – so Gott will! Dort gibt es keinen Stress, alles schön langsam und immer Zeit für ein Gläschen Tee haben. Die ganze Situation wurde mir erst richtig bewusst, als ich zurück nach Europa fuhr. Ich musste mich zuerst wieder ganz neu orientieren und anpassen. In der Zwischenzeit hatte der Frühling Einzug gehalten, und ich setzte meine Reise in Richtung Norden fort. Mein nächstes Ziel war England; ich hatte in Cornwall an der Südküste eine Einladung zu einem Camp im Rahmen eines MusikFestivals. Durch Zufall traf ich dort die richtigen Leute, die mir halfen, meinen Jugendtraum zu verwirklichen. Mir hatte nämlich als Kind schon ein kleines rollendes Haus vorgeschwebt, in dem ich überall leben konnte, wo es mir grad gefiel. In England ist die Auswahl an Gebrauchtfahrzeugen sehr gross, und deshalb war es möglich, dort einen alten Ambulanzbus mit automatischem Getriebe zu finden und diesen auf Handbetrieb umzubauen, damit ich ihn trotz meiner Behinderung selber in Bewegung setzen konnte. Was für ein wunderbares Gefühl, das eigene Haus (für mich war es wie ein kleiner Palast) in der «Welt» rumzuführen. So bummelte ich dann, nachdem alle Formalitäten fürs Fahrzeug geregelt waren, mit meinem «neuen» Gefährt zurück in die Schweiz. Nach einer kurzen Diskussion mit der Zollbehörde wurde mir gesagt, dass ich mit meinem englischen Bus nur bis maximal sechs Monate in der Schweiz herumreisen dürfe. Für mich war es aber klar, dass ich dieses Fahrzeug für den Reisezweck hatte und nicht, um es in der Schweiz stehen zu lassen. So waren denn ein paar Besuche bei Verwandten und Bekannten in meinem Heimatland angesagt, und dann gings los in Richtung Griechenland, um ein weiteres Mal einem kalten Winter in der Schweiz aus dem Weg zu fahren. Mit zwei Freunden aus der Schweiz fuhren wir nach Ancona, ganz langsam durch den Gotthardtunnel ins Tessin in Richtung Italien, wo wir im letzten Moment noch einen Platz auf einem billigen Frachtschiff fanden, welches nach Patras fuhr. Eine stürmische Überfahrt mit sehr hohem Wellengang stand uns bevor. Ziemlich erschöpft legten wir im Hafen von Patras an und fuhren anschliessend langsam in den Süden des Peloponnes, wo wir in einer kleinen Bucht unseren Platz an der Sonne fanden. Wir liessen uns für einen Monat dort nieder. Ein schönes Gefühl, unabhängig zu sein Unsere Wege trennten sich. Wir fuhren zu zweit für zwei Wochen mit der Fähre nach Kreta. Herrlich, mit dem Bus einmal in den Bergen, dann wieder an der Küste zu parken ... Erst jetzt merkte ich richtig, wie unabhängig ich war, auch von Elektrizität. Ich kochte meine Mahlzeiten auf dem Gasherd, Licht gaben mir die Kerzen, und Wasser führte ich in einem 25-Liter-Fass mit. Die kühlen Abende verbrachten wir entweder am Feuer oder heizten mit dem Holzofen, welcher mit einem Kamin fachgerecht im Bus installiert war. Langsam begann sich der Lebensrhythmus zu verändern: mit der Sonne «auf- und untergehen» – die sternenklaren Nächte sind auch im Süden im Winter sehr kalt, dafür gilt es, die Wärme der Sonne am Tag voll auszuschöpfen. Wir verbrachten insgesamt zirka vier Monate an der griechischen Südküste, bevor sich dann unsere Wege wieder trennten und ich ein weiteres Mal durch Italien, Frankreich und England fuhr. Dort besuchte ich meine Bekannten, aber der regnerische Sommer auf der «königlichen Insel» hielt mich nicht lange fest, und ich beschloss, den Herbst in Portugal zu verbringen. Nach dem nächsten Vollmond startete ich meine Reise. Ein paar Wochen später begrüssten mich bereits die farbigen Herbstwälder im Norden von Portugal. Ich nahm mir für die lange Fahrt sehr viel Zeit, fuhr im Maximum 300 km am Tag. (Durchschnittsgeschwindigkeit 70 km/ h), suchte mir immer schöne Plätze für die Übernachtung und meine täglichen Verrichtungen – es musste ja gekocht, gegessen und gespült werden. Mein Ziel war eine Adresse in den Bergen von Portugal, welche ich von meinen englischen Freunden erhalten hatte. Beim ersten Versuch, dieses Haus zu finden, verfuhr ich mich und endete kurz vor Sonnenuntergang in einem der kleinen Bergdörfer. Der einzige Platz, wo ich meinen Bus einigermassen eben hinstellen und am nächsten Morgen wenden konnte, war im Zentrum des Dorfes vor der Kapelle. Fortsetzung in FF Nr. 1/2001 6/2000 Faire Face