Faire Face 6_2000 - ASPr-SVG

Transcription

Faire Face 6_2000 - ASPr-SVG
F A C E
F A I R E
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ASPr
SVG
Association Suisse des Paralysés
Schweizerische Vereinigung der Gelähmten
Novembre/Décembre 2000
November/Dezember 2000
6
L’hiver est à nos portes sous nos
régions. Occasion de nous évader
sous d’autres cieux comme à la Martinique, par exemple, et de découvrir
comment vit-on sur cette île avec un
handicap. L’agence de voyage sur
place, Caribbean Spirit, est équipée
pour vous accueillir et vous faire découvrir la plage en joëllette. Voir page 3.
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INHALT – SOMMAIRE
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F
Colette Reymond, unsere allseits geschätzte Sekretärin, liess sich bei ihrem
Besuch des Singkurses so sehr begeistern, dass sie uns mit warmen Worten
und beredten Fotos an ihrem Erlebnis
teilnehmen lässt. Siehe Seite 19.
LA PASSERELLE DES LANGUES
Editorial
La CISP fête son 10e anniversaire
9
Musique sans frontières...
Chansons sans «Röschtigraben»!
9
http://www.sympa.ch
Cet automne a été riche en événements. De la fête du 10e anniversaire de la Communauté suisse
d’intérêts des suites tardives de la
polio (CISP) à la présentation du
projet de Loi sur l’égalité, le point
culminant a certainement été le
congrès organisé par Pro Infirmis
Vaud à l’EPFL. Avec plus de 400
participants, celui-ci avait pour
sujet la Classification internationale des handicaps CIDIH avec la
présentation du modèle canadien
du Processus de production du
handicap (PPH). Ce numéro se fait
l’écho de ces différentes manifestations. Mais vu la densité des informations à vous donner, nous
reviendrons dans un prochain
numéro sur les détails des différents intervenants lors de ce congrès sur la CIDIH et le PPH.
Sinon la Terre s’est rétrécie avec
l’avènement du Web et nous permet de vous présenter le mouvement associatif à l’île de la Martinique sans oublier ce qui se passe
dans notre association.
Pour terminer, la Rédaction ne voudrait pas terminer cette année 2000
sans vous adresser ses meilleurs
vœux de joie, santé et courage et
vous dit à l’année prochaine dans
le prochain millénaire.
André L. Braichet
2
IMPRESSUM
10
Cours de vacances, de sport, cours
spéciaux et cours de Noël
de l’ASPr 2000/2001
10
DIE SPRACH-BRÜCKE
60. Jahrgang / 60e année
Herausgeber / Editeur
Schweizerische Vereinigung
der Gelähmten SVG
Association Suisse des Paralysés ASPr
Erscheint alle zwei Monate
Paraît tous les deux mois
Ferien-, Sport-, Spezial- und
Weihnachtskurse der
ASPr/SVG 2000/2001
11
10 Jahre SIPS
12
http://www.sympa.ch
13
Musik kennt keine Grenzen…
19
Editorial
2
La Martinique et le Handicap
Le mouvement associatif
3
Enumérer les inégalités ne suffit pas
Les organisations de personnes
handicapées demandent une loi
sur l’égalité efficace
5
Congrès: Pro Infirmis s’interroge
sur la «production du handicap»
Plus de 400 personnes pour porter
un nouveau regard sur
la différence
6
De la Classification internationale
des handicaps (CIDIH)
Au processus de production
du handicap (PPH)
Commentaires
7
L’assistance dans la vie
quotidienne
10
Agenda
13
Zum Jahresthema 2000:
So wohne ich – so möchte ich
leben
14
Meine behinderten Freunde
14
Im Gedenken an
Hansrudi Bruderer
18
Im Gedenken an
Vreni Meier
18
Leserbriefe
18
Kurse der ASPr/SVG
19
Us der Gschichtetrucke
20
Redaktion / Rédaction
André L. Braichet, rédacteur en chef
La Gerbaude, Les Champsrayés 14
2525 Le Landeron
Tél. 032 751 31 12
Fax 032 751 10 65
(partie française)
Corinne Bonvin-Lüscher
Kernstrasse 1, 3067 Boll
Tel. 031 832 40 32
Fax 031 832 40 33
(deutscher Teil)
Sites Internet
http://www.sympa.ch
http://www.polio.ch
http://www.hapi.ch
Mitgliederbeiträge / Cotisations
Aktivmitglieder Fr. 35.–
Passivmitglieder Minimum Fr. 35.–
Jahresabonnement / Abonnement annuel
«Faire Face» Fr. 40.–
Inseratenverwaltung
und Administration
Annonces et administration
Zentralsekretariat der Schweiz.
Vereinigung der Gelähmten
Secrétariat central de l’ASPr
3, rue de Locarno
Case postale 740
1701 Fribourg
Tél. 026 322 94 33
Fax 026 323 27 00
[email protected]
Postcheck 10-12636-5
Annoncenpreis / Tarif des annonces
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zweispaltig Fr. 2.40, dreispaltig Fr. 3.60
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3, Av. de Beauregard
1701 Freiburg/Fribourg
Tél. 026 425 87 30
Fax 026 425 87 38
Adressänderungen sind dem
Zentralsekretariat in Freiburg mitzuteilen.
Changements d’adresse à communiquer au
Secrétariat central à Fribourg.
6/2000 Faire Face
La MARTINIQUE et le Handicap
Le mouvement associatif
Un exemple type l’AHPM
Crée en 1976, l’AHPM (Association des
Handicapées Physiques de la Martinique) est une association à but non
lucratif et l’une des premières associations d’Handicapés en Martinique. Son
but est de venir en aide à l’enfant et à
l’adulte handicapé physiques pour leur
intégration dans la société. Elle vit grâce
aux cotisations de ses membres et aux
subventions de l’Etat. Elle compte environ 300 adhérents.
L’action sociale
L’AHPM est un partenaire reconnu des
organismes sociaux du département
pour toutes les questions concernant la
personne handicapée. Elle joue un rôle
d’intermédiaire entre ces instances et
les personnes handicapées physiques.
Elle fait partie de la commission départementale d’accessibilité, et à ce titre participe aux classements des hôtels et
restaurants, donne son avis sur l’accessibilité des bâtiments en construction,
participe avec la Direction départementale des services techniques à l’aménagement des voies communales et
centres commerciaux. Elle alerte les plus
hautes instances régionales lorsque la loi
n’est pas respectée. Elle informe les personnes sur les trajets, les lieux et les services accessibles.
L’aide aux familles
L’association développe l’épanouissement des plus défavorisés et de la solidarité entre les familles handicapées physiques. Pour cela l’AHPM a mis en place
une politique sanitaire et sociale qui se
caractérise par la réinsertion professionnelle, le transport adapté, la scolarisation et l’alphabétisation, les sports et loisirs.
La réinsertion professionnelle
Le centre de formation de l’AHPM met
au service de la Martinique le travail et la
créativité des handicapés.
Ce centre composé de psychologues, assistantes sociales, prospecteurs placiers
et formateurs, travaille à réinsérer la personne handicapée physique en milieu
professionnel.
En 1995, 3 stages ont été réalisés:
– Préparation au métier de secrétaire
comptable,
– Préparation aux métiers du secteur
hôtelier,
6/2000 Faire Face
Des chaises adaptées pour l’eau de mer
– Préparation au suivi des travailleurs
handicapés.
60 personnes âgées de 26 à 40 ans ont
été formées,
37 ont été recrutées,
3 ont créé leur entreprise.
membre de la Commission Départementale de l’Education Spéciale.
Par la suite d’autres associations virent
le jour pour handicapés mentaux: ADAPEI, association en fonction d’une maladie particulière, ex: myopathie AFM...
Le centre de formation de l’AHPM est
financé par le Conseil Régional, la Direction Départementale du Travail et de
l’Emploi et l’AGEFIPH.
L’aide aux familles
Dès la naissance de l’enfant handicapé
les parents bénéficient d’un soutien psychologique de la part de plusieurs structures sociales et d’un soutien financier.
Les parents perçoivent plusieurs types
d’allocations leur permettant de faire
face au surcroît de dépenses. L’enfant
arrivé à l’âge adulte percevra l’allocation
adulte handicapé qui s’élève à un peu
plus de 3000 francs par mois.
Il n’existe que peu de centres adaptés et
beaucoup de parents ayant des enfants
avec un handicap lourd sont obligés de le
placer en institution en France ou en Belgique.
Le transport adapté
Trois bus spécialement aménagés et
conduits par des chauffeurs formés au
secourisme, permettent aux personnes
handicapées de se déplacer pour vaquer
à leurs occupations aussi bien personnelles que professionnelles.
Le service de transport de l’AHPM comprend 3 types de transport
– le transport scolaire de groupe
– le transport scolaire individuel
– le transport adapté pour personnes à
mobilité réduite.
L’âge des usagers varie entre 8 et 70 ans.
Capacité totale de 22 places. Ce service
est subventionné par le Conseil Général.
La scolarisation et l’alphabélisation.
L’association fait appliquer en faveur des
enfants handicapés moteurs les dispositions législatives et réglementaires relatives à l’accès à l’école, à la culture, à la
formation en milieu ordinaire. Elle est
L’emploi et le handicap
Certains obstacles rencontrés par les
personnes handicapées pour accéder au
monde du travail sont liées à leurs difficultés pour agir, communiquer ou se déplacer comme leurs semblables valides.
Mis à part les obstacles que l’ont peu
qualifiés de structurels il y a le problème
de la mentalité.
De nombreuses personnes handicapées
ne cherchent pas à s’insérer professionnellement et se contentent de vivre de
l’allocation adulte handicapé, en se plaignant régulièrement évidemment du
3
en adéquation avec notre situation géographique. Activités proposées: basket,
footfauteuil, tir à l’arc, athlétisme. On
note la remarquable absence des sports
nautiques tels que la voile, la natation, la
plongée...
Un hébergement accessible
montant insuffisamment élevé de cette
dernière. Les parents quant à eux n’incitent pas non plus par leur éducation à
leur émancipation, ceci est valable aussi
pour les valides. Les enfants sont souvent couvés et cela s’accentue avec le
handicap, et le monde se réduit à l’univers familial. Pas de sorties, pas d’activités, pas de challenge pour une bonne
scolarité, la télévision est souvent l’unique fenêtre sur l’extérieur.
Plusieurs structures sont chargées de
l’insertion des travailleurs handicapés,
qui bénéficient de la loi du 10-07-87 qui
crée une discrimination positive au
bénéfice des personnes handicapées et
subventionne l’embauche, la formation
et l’aménagement du lieu de travail.
On peut citer les organismes principaux:
L’AGEFIPH qui peut financer ou cofinancer la plupart des techniques de compensation dans les situations de formation ou d’emploi, à travers la mobilisation
de plusieurs mesures de son programme
d’intervention:
Il s’agit des mesures:
– maintien dans l’emploi
– aménagement du poste de travail
– accessibilité du lieu de travail
– bilan de compétences
– remise à niveaux et redynamisation
– formation professionnelle
– soutien et suivi de l’insertion
– information et sensibilisation
La COTOREP
Est chargée de valider son statut de travailleur handicapé et son degré de handicap.
A noter que la population accueillie par
ces structures a un faible niveau de qualification. Elle est majoritairement demandeur d’emploi de longue durée, 62
pour cent des personnes en Martinique
ont au moins un an d’inactivité.
Le transport adapté
Il n’existe pas de loueurs de voitures
adaptées, la raison est simple, les adap-
4
tations varient en fonction du handicap
et sont fort coûteuses. Il n’y a pas de marché suffisant pour rentabiliser l’acquisition de tels véhicules.
Le plaisir de la baignade...
Le transport en minibus adapté reste
encore sous-développé, seul l’AHPM
propose un service de transport adéquat.
Les personnes handicapées ne sont pas
considérées dans l’île comme un marché
intéressant pour les transporteurs classiques en raison du coût de l’investissement. Pour développer ce transport il
faut davantage de fonds et mieux rentabiliser les minibus existants, en augmentant le nombre d’utilisateurs transportés.
Le logement
Depuis 1983 un accord a été signé avec
la société HLM pour la construction et
l’attribution de logement dans les
immeubles construits. Les particuliers
disposent de subventions sociales pour
améliorer leur habitat et son accessibilité.
Les foyers de vie sont rares et beaucoup
partent pour la France, quand ils ne
demeurent pas chez leurs parents.
Sport et loisirs
Il existe une antenne de la fédération
française Handisport mais les activités
proposées sont peu nombreuses et guère
Certaines salles de cinémas ou de spectacles construites récemment sont adaptées. Mais nos compatriotes handicapés
y brillent par leur absence et apportent
de l’eau au moulin de ceux qui sont partisans du moindre effort en direction des
minorités. Et cela ne joue pas en faveur
des associations qui luttent pour une
meilleure accessibilité.
Dans certaines villes, des travaux ont été
réalisés afin d’abaisser les trottoirs mais
ils sont souvent envahis par les voitures.
Même chose pour les places de parking
réservées.
Mis à part cela de nombreuses administrations nationales sont loin de donner
l’exemple en matière d’accessibilité, en
effet peu de mairies, préfectures et autres services publics sont accessibles.
Au hasard des constructions, on trouvera
des supermarchés, des pharmacies, restaurants ... accessibles.
Il n’y a pas de presse spécialisée dans
l’île.
Tourisme et handicap
Les premières structures touristiques à
procurer des aménagements pour les
personnes handicapées sont les hôtels.
Construits ou rénovés dans les 10 dernières années, ils sont sous le coup d’une
loi les obligeant à réserver un certain
nombre des chambres aux personnes
handicapées par rapport à leur taille. Par
contre là où le bât blesse c’est que les
structures liées au complexe hôtelier
comme le restaurant, le bar ou la piscine
n’étaient pas obligatoires jusqu’à récemment, ce qui donne certaines aberrations.
Fort heureusement la majorité des établissements sont construits sur des sites
le plus souvent de plain pied. Il ne faut
pas y voir là une volonté quelconque des
hôteliers, mais remplir les conditions
d’accessibilité nécessaire à l’obtention
de subventions et du permis de construire. Au fil des années les derniers
hôtels construits sont plus accessibles. A
noter que l’administration ne vérifie pas
toujours la concordance entre le plan
d’origine et les travaux finis.
Viennent ensuite l’aéroport flambant
neuf et quelques musées. La problématique des musées est difficile à gérer car
la loi sur la protection des monuments
interdit toute modification de l’architecture du site, donc difficile d’y faire des
travaux d’accessibilité. Mais les solutions intermédiaires comme les rampes
mobiles ne sont pas utilisés par les pouvoirs publics. Les monuments accessibles sont donc le fruit du hasard.
6/2000 Faire Face
L’accueil chaleureux de l’île avec la
Nounou
Plages et sites naturels: aucune plage ne
dispose de rampes d’accès. Nos plages
restent sauvages et on y trouve peu
d’aménagement. Quant aux sentiers de
randonnée, l’île est très vallonnée et
montagneuse, donc pas de sentier à plat
du début à la fin.
Le tourisme est une préoccupation
récente de à peine 15 ans et les élus
locaux et nationaux oublient souvent
que la population n’est pas composée
que de personnes valides.
Quant aux excursions, aucun réceptif ou excursionniste local ne s’est
penché sur la clientèle handicapée
hormis la jeune équipe de Caribbean
Spirit.
Cependant les regards des gens sont
plus sympas et on trouve spontanément
une main pour vous aider.
Conclusion: il reste encore beaucoup à
faire mais beaucoup de problèmes ne
s’amélioreront pas tant que persistera la
méconnaissance du handicap, d’ailleurs
bien encouragée par l’Etat français car
dans les manuels scolaires de sciences
naturelles où l’on étudie santé et anatomie il n’y a aucun chapitre traitant du
handicap.
Contact pour un séjour en Martinique:
Caribbean Spirit
Mme Mylène Richard
23 rue Simon Bolivar
F-97200 Fort de France
Martinique
Tél. 0033 3 96 27 04 01
Fax 0033 5 96 72 46 51
E-mail: [email protected]
http://pro.wanadoo.fr/caribbeanspirit/
Enumérer les inégalités ne suffit pas
Les organisations de personnes handicapées
demandent une loi sur l’égalité efficace
La Conférence des organisations faîtières de l’aide privée aux personnes
handicapées et l’Association Initiative
populaire «Droits égaux pour les personnes handicapées» ont présenté lors
d’une conférence de presse à Berne leurs
propositions pour une loi efficace sur
l’égalité des handicapés. Elles jugent
que le projet de loi du Conseil fédéral,
actuellement en consultation, est insuffisant. Elles réclament notamment l’introduction de droits subjectifs pour les personnes concernées, ainsi qu’un droit de
recours des organisations. Car pour être
efficace, une loi ne peut pas se contenter
d’énumérer les inégalités: elle doit prévoir les instruments nécessaires à leur
élimination. Les organisations de personnes handicapées demandent également que soient prévues des dispositions dans le domaine de la formation et
pour les relations de travail dans le secteur privé.
Avec son projet de loi visant à éliminer
les inégalités frappant les personnes
handicapées, le Conseil fédéral fait un
premier pas. Il donne ainsi rapidement
suite au mandat constitutionnel. La loi,
conçue comme un contre-projet indirect
à l’initiative populaire «Droits égaux pour
les personnes handicapées», ne suffit
toutefois pas à garantir une véritable
égalité aux personnes handicapées. Elle
se contente trop souvent de décrire les
inégalités sans mettre à disposition les
instruments nécessaires à leur élimination. Les organisations de personnes
handicapées ont rassemblé leurs objec-
6/2000 Faire Face
tions et propositions dans un propre projet de loi.
Une variante inacceptable
Les organisations de personnes handicapées considèrent qu’un projet de loi sans
droits subjectifs, tel que le Conseil fédéral le propose dans une variante, est
inacceptable. La garantie de droits subjectifs est une revendication centrale de
l’initiative populaire «Droits égaux pour
les personnes handicapées». Elle doit
permettre aux personnes concernées de
saisir les autorités compétentes pour
faire éliminer les préjudices subis ou y
renoncer (art. 14 dans le projet des organisations de personnes handicapées [pDOK]). Toujours en vue d’améliorer les
voies de droit à leur disposition, les organisations de personnes handicapées
demandent l’introduction d’un droit de
recours des organisations pour tous les
domaines (art. 15) et la création d’un
poste de délégué fédéral à l’égalité
(art. 27).
Constructions et installations
Pour les organisations de personnes handicapées, il est particulièrement important que tous les domaines de la vie
soient couverts par la loi. Elles demandent par conséquent que toutes les
constructions et installations accessibles
au public (bâtiments administratifs,
hôpitaux, écoles, églises, restaurants et
hôtels, installations sportives ou de loisirs, cinémas, théâtres, musées, etc...)
soient aménagées de manière conforme
aux besoins des personnes handicapées,
au plus tard dix ans après l’entrée en
vigueur de la loi. Le Conseil fédéral, dans
son projet, ne prévoit une telle obligation
que pour les constructions nouvelles ou
lors d’une rénovation importante et ne
fixe aucun délai. Il exclut également du
champ d’application de la loi les petites
exploitations commerciales (magasins
de quartier, salon de coiffure, boutiques),
dont la surface est inférieure à 100 m2.
Une telle restriction est inutile et représente même un pas en arrière par rapport
à plusieurs lois cantonales sur les
constructions.
Il en va de même dans le domaine du
logement, où les organisations de personnes handicapées demandent que
les immeubles locatifs à partir de 4 unités soient accessibles aux personnes
handicapées, tandis que le Conseil
fédéral ne le prévoit qu’à partir de
8 unités. La reconnaissance du principe de la proportionnalité (art. 4, al. 4),
ainsi que des délais transitoires raisonnables (art. 31) permettent d’éviter que
les aménagements en faveur des personnes handicapées entraînent des
coûts insupportables pour les propriétaires.
Des délais trop flous
Dans le domaine des transports publics,
les organisations de personnes handicapées s’élèvent en particulier contre l’absence de délais contraignants pour
adapter les véhicules, les quais et les
gares (art. 9 et 32). Le Conseil fédéral fixe
bien un délai de dix ans pour appliquer
des prescriptions techniques, mais ne
5
formule aucune obligation d’élaborer de
telles prescriptions à l’intention des
entreprises concessionnaires de transport. L’accès aux transports publics
risque ainsi d’être repoussé à un futur
indéterminé. Les prescriptions devraient
de plus s’appliquer également à la vente
de billet, aux systèmes de réservation et
d’information.
Travail, formation et écoles:
les lacunes
Les organisations de personnes handicapées regrettent que le Conseil fédéral
n’ait prévu aucune mesure s’appliquant
aux relations de travail dans le secteur
privé, alors que celui-ci représente une
part prépondérante du marché de l’emploi. Elles demandent que soit fixée une
interdiction de préjudice (art. 16 et 17).
Elles proposent également que les
employeurs privés et publics soient
tenus, dans le respect du principe de la
proportionnalité, de veiller à l’aménagement de postes de travail conformes aux
besoins des personnes handicapées.
Les organisations de personnes handicapées saluent la volonté du Conseil
fédéral de donner la priorité à l’engagement de personnes handicapées dans
l’administration fédérale jusqu’à ce que
leur nombre atteigne une proportion
appropriée par rapport aux autres
employés.
Les organisations de personnes handicapées déplorent que le Conseil fédéral
ne prévoie aucune disposition sur la formation, alors que ce domaine est particulièrement important pour assurer les
bases d’une pleine participation des
personnes handicapées à la société.
Elles demandent que le droit à une formation de base et continue soit reconnu
à tous les niveaux. Pour ce faire, il est
nécessaire que les cours et examens
soient adaptés aux besoins spécifiques
des personnes handicapées (art. 23–26).
Enfin, dans le domaine de la scolarité,
elles demandent que soit reconnu le
principe de l’intégration des enfants
handicapés à l’école régulière (art.
20–22).
Les organisations de personnes handicapées espèrent que, dans l’intérêt d’une
véritable égalité des personnes handicapées, le Conseil fédéral tiendra compte
de ces revendications lors de l’élaboration du projet de loi qu’il va soumettre
aux Chambres fédérales.
Conférence des organisations faîtières
de l’aide privée aux personnes handicapées DOK, tél. 031 398 50 65
Association Initiative populaire «Droits
égaux pour les personnes handicapées»,
tél. 031 398 50 30
E-mail: [email protected]
6
Congrès:
Pro Infirmis s’interroge sur
la «production du handicap»
Plus de 400 personnes pour porter
un nouveau regard sur la différence
Lausanne. Plus de 400 personnes se sont
rassemblées le jeudi 12 octobre à Lausanne sur le site de l’EPFL pour se pencher sur une nouvelle approche du «handicap». Refusant de réduire le handicap
à l’idée de tragédie individuelle, cette
approche, qui trouve ses origines dans le
mouvement de lutte pour l’égalité des
droits, jette un regard nouveau sur
les rapports entre la personne et son
milieu.
L’anthropologue
québécois
Patrick Fougeyrollas a présenté un
modèle social: le «processus de production du handicap». Sans négliger les difficultés liées au vécu du handicap, Fougeyrollas a insisté sur l’influence du
contexte socioculturel, politique et économique (barrières architecturales, système de sécurité sociale, accessibilité,
niveau socioculturel).
A partir de l’expérience du Québec et de
sa politique sur l’égalité très progressiste
«A part... égales», les différents intervenants ont porté un regard critique sur le
rapport de notre société à la différence.
Pour Patrick Fougeyrollas: «On ne peut
pas partir d’une approche diagnostic
pour comprendre comment une personne vit ou ne vit pas une situation de
handicap. Le principe du processus de
production du handicap est de comprendre la relation entre une personne,
un contexte de vie particulier et ce que
cette personne désire faire. Il y a un
grand danger à situer l’incapacité dans
l’individu, alors qu’elle réside plutôt dans
la relation avec un contexte.» Philippe
Weber, travailleur social engagé et organisateur de la journée, a montré par des
exemples concrets l’utilité de ce changement de perspective pour favoriser l’autonomie de la personne. Jean-François
Ravaud, chercheur français, a montré le
rôle clé des mouvements d’usagers et de
qui par leurs revendications socio-politiques pour l’égalité des droits ont contribué de manière décisive à cette évolution.
L’historien et anthropologue français
Henri-Jacques Stiker a évoqué le statut
dénigrant – infra humain même – qui
était réservé aux personnes handicapées
dans l’histoire de nos sociétés. Une
manière de mieux comprendre pourquoi
le handicap suscite encore autant de
peurs. Pour ce penseur de la différence,
la participation sociale de toutes les personnes confrontées à la différence passe
par «une reconnaissance de la dignité
Patrick Fougeyrollas, anthropologue
canadien
absolue de tout être humain qui vient au
monde dans l’humanité, quelles que
soient ses faiblesses ou ses particularités». Une question qui nous renvoie à la
Déclaration universelle des droits de
l’homme. C’est à ces notions fondatrices
de notre humanité, que le mouvement
pour l’égalité des droits des personnes
handicapées, dont on n’a pas fini d’entendre parler dans notre pays, se réfère.
Pour Caroline Klein, Docteur en droit et
déléguée à l’égalité des droits, «travailler
un niveau législatif, c’est justement une
application du processus de production
du handicap. C’est agir sur l’environnement légal.»
Un enjeu politique majeur, également
dans la perspective de dépoussiérer le
système de notre Assurance invalidité
(l’assurance des «sans valeurs»?).
Pour Alard du Bois-Reymond, Secrétaire
général de Pro Infirmis, l’importance de
cette journée était de faire un pas dans la
direction d’un changement d’attitude
envers les personnes qui vivent avec une
différence. De sortir le handicap de la
seule vision médicale et individuelle,
pour le poser comme un fait social en
relation avec un contexte de vie.
Renseignements:
Pro Infirmis Suisse, Service de presse,
Place du Nord 3, 1005 Lausanne,
tél. 021 323 74 74, fax 021 321 34 35
Raphaël de Riedmatten, chargé de communication,
mobile 076 589 10 77 ou 01 388 26 11
[email protected]
Pro Infirmis Vaud, Monique Richoz,
Directrice, tél. 021 321 34 34,
fax 021 321 34 35,
[email protected]
www.proinfirmis.ch
6/2000 Faire Face
De la Classification internationale des handicaps (CIDIH)
Au Processus de production du handicap (PPH)
Commentaires
Par André L. Braichet
Quels enjeux pour l’égalité et le travail
social? C’est par ce sous-titre que Pro
Infirmis Vaud a organisé ce congrès le
12 octobre dans le cadre prestigieux de
l’EPFL. Journée au demeurant parfaitement organisée avec un parterre d’intervenants intéressants pour éclairer notre
lanterne sur un sujet dont il est difficile
de discerner parfaitement le contour.
Tout d’abord je pense qu’il faut différencier la CIDIH (Classification internationale des déficiences, incapacités et handicaps) du Processus de production du
handicap (PPH). Celui-ci devrait se situer
en amont de la CIDIH. En effet, il est possible que la CIDIH-1 ait été refusée par
une erreur méthodologique de l’OMS
qui, avant de procéder à une classification des handicaps, aurait dû définir le
terrain et les mécanismes de mise en
situation de handicap d’une personne
après certains événements survenus
dans sa vie, comme une maladie ou des
troubles de tous ordres.
Avant de revenir sur le concept de handicap et sur les enjeux de la CIDIH, qu’il
me soit permis de revenir sur le langage
utilisé. On en a fait à plusieurs reprise la
remarque lors des débats et des questions du public. Quand on parle de handicap il ne faut jamais perdre de vue
qu’il y a une personne humaine derrière,
avec sa sensibilité, ses aspirations, une
expérience de vie, ses difficultés. Etc. Et
il ne faudrait pas calquer la CIDIH sur la
CIM (Classification internationale des
maladies) réalisée au préalable. La CIM
est une approche biomédicale où la
maladie se circonscrit à un organe avec
tout le jargon du médecin. La personne
humaine, si je peux m’exprimer ainsi,
est estompée derrière le drap du chirurgien qui ne fait apparaître que l’organe
que l’on opère. Ainsi le terme de production dans le PPH m’a beaucoup gêné
dans une première lecture. Avec mon
handicap, je me suis senti un objet
que des circonstances contingentes
auraient produit à un moment donné,
comme des plaques de chocolat qui sortiraient d’une usine. Au lieu de PPH
j’aurais préféré le sigle PMSH (Processus de mise en situation de handicap)
qui contient en lui la notion de relativité
du handicap. Bref! je pense qu’il faudra
être très soigneux dans le vocabulaire
que l’on adoptera pour les textes définitifs.
6/2000 Faire Face
Durant ce congrès je n’ai vraiment pas
senti pourquoi la CIDIH? C’est possible
que cela m’ait échappé, mais j’ai passé
une matinée sur le Web et je n’ai trouvé
aucun texte explicite qui décrit une
situation initiale, la problématique
concrète rencontrée et les objectifs visés
par la création de la CIDIH. Rien! Par
contre les sites qui parlent de CIDIH se
retrouvent à la pelle. Au Congrès
de l’EPFL on a bien parlé de la classification de la botanique selon Linné, qu’ensuite on a senti le même besoin dans les
maladies, et maintenant dans les handicaps. Mais dans une société axée principalement sur l’efficacité et le rendement
économique, je reste étonné que l’on
puisse faire cet immense travail uniquement pour la beauté du geste académique.
La CIM est plus explicite
Par exemple dans le cas de la CIM, les
intentions sont plus explicites et on peut
lire sur le Web:
«Mais aujourd’hui, au-delà de l’intérêt
scientifique pour les choses classées, les
enjeux liés à la santé publique, l’économie de la santé et à la gestion du système
sanitaire donnent un relief particulier
aux Classifications médicales.
En effet des données standardisées sont
nécessaires pour la production d’indicateurs de santé fiables:
– Les responsables de Santé publique
doivent disposer d’indicateurs suffisants pour mesurer l’amélioration de la
durée de vie, la diminution des incapacités et de la rentrée en maladie chronique.
– L’évaluation économique des activités de santé a besoin d’indicateurs
de santé quantitatifs et qualitatifs pour
ses études coût-efficacité, coût-bénéfice, coût-utilité.
– Enfin la gestion du système de
santé, tant par les Caisses d’assurance maladies que par les personnels
de santé nécessite l’utilisation «d’indicateurs de santé généraux et spécifiques fiables pour suivre l’évolution, la
planification et l’organisation du système».
Le médecin généraliste moderne, au
cœur de ce système et de ses contraintes, devient l’un des producteurs
de données standardisées. Mais pourrat-il utiliser ses concepts et son langage ou devra-t-il se couler dans le
moule d’une classification internationale?»
N’en sera-t-il pas de la même pour la
CIDIH? A l’heure où l’on restructure nos
assurances sociales, avec l’introduction
d’un système de qualité, la CIDIH ne
deviendra-t-elle pas le prétexte à de nouveaux barèmes de subventionnement ou
d’indemnisation? Si tel est le cas il est
indispensable d’aborder la CIDIH de
manière holistique, spécialement en ce
qui concerne le PPH. Il ne faut pas mal
m’interpréter, selon le principe du Yin et
du Yang, la CIDIH peut devenir un
magnifique outil pour la revalorisation de
la personne tout comme pour son asservissement. En particulier, pour le travailleur social, la connaissance du Processus de production du handicap peut
être un grand avantage dans l’évaluation
d’une situation et des moyens à mettre
en œuvre.
Sur le concept de handicap
Je terminerai ces commentaires par le
concept de handicap. Selon l’OMS, en
1980, le schéma concepteur de la CIDIH
est linéaire (voir Figure 1 ci-après). La
grande amélioration apportée par le
modèle de Patrick Fougeyrollas, anthropologue, Directeur de recherche de l’Institut de réadaptation en déficience physique de Québec, est de tenir compte, en
plus des facteurs personnels, des facteurs environnementaux qui auront une
incidence directe sur les habitudes de
vie. Ce sont ces dernières finalement qui
mettront la personne en situation de
handicap. Cette vision plus globale a été
inspirée – je suppose? – de l’approche
holistique du professeur Marc-Adélard
Tremblay dans ses travaux sur la santé
des Québécois.
Personnellement je ferai un schéma
concepteur du handicap à la lumière des
nouvelles disciplines sur l’auto-organisation comme les systèmes dissipatifs en
thermodynamique (I. Prigogine) – l’ordre
par les fluctuations –, la théorie du chaos
avec la géométrie fractale. Certes les cas
sont nombreux, si ce n’est la majorité, où
le processus, à partir d’une maladie ou
de troubles, aboutit de manière linéaire
au handicap après les étapes de déficience et d’incapacité. Mais ce n’est pas
une règle absolue. Le circuit est parfois
beaucoup plus complexe avec des bifurcations, des aléas, un environnement
7
impliquant une incapacité fonctionnelle
comme la motricité peut induire chez la
personne le courage et la volonté de
compenser ce déficit physique par de
nouvelles capacités; b) à un autre niveau,
intellectuel en particulier. En tenant
compte d’un environnement spécifique,
le handicap de contextuel peut devenir
très relatif. Mais il peut aussi se faire que
la prise de conscience de sa nouvelle réalité et du constat de son incapacité
entraînent une rétroaction négative qui
amplifiera la déficience par une avalanche de déficiences secondaires, souvent psychiques; c) dont la résultante
sera une incapacité totale, voire morbide
avec des idées de suicide. De relatif, le
handicap devient tout à fait réel.
Schémas conceptuels selon des approches différentes du handicap
contingent, qui font qu’une maladie peut
sublimer la personne qui en est atteinte
et qui devient un être douée de capacités extraordinaires qu’elle n’aurait jamais eues autrement. Ainsi, sans vouloir
entrer dans les détails ce qui réclamerait
un long développement, au schéma
concepteur linéaire de la CIDIH selon
l’OMS, je substitue un schéma cybernétique simplifié (cf. Figure 2).
Pour la définition des termes de déficience, incapacité et désavantage
comme résultante du handicap, je reprendrai celle que donne l’OMS, à savoir:
La déficience
«toute perte de substance ou altération
d’une structure ou fonction psychologique, physiologique ou anatomique».
La déficience correspond à l’aspect
lésionnel du handicap. Elle peut être un
état temporaire ou permanent. Elle n’implique pas forcément que l’individu soit
considéré comme malade.
L’incapacité
«correspond à toute réduction (résultant
d’une déficience) partielle ou totale de la
capacité d’accomplir une activité d’une
façon ou dans les limites considérées
comme normales pour un être humain».
L’incapacité correspond à l’aspect fonctionnel du handicap. Elle s’apprécie
avant appareillage ou aide technique.
Ainsi une déficience motrice des
membres inférieurs peut être respon-
8
sable d’incapacités concernant la locomotion (marcher, monter les escaliers ou
courir par exemple). Une déficience
motrice des membres supérieurs peut
engendrer une incapacité concernant la
toilette. Une déficience du langage peut
être responsable de l’incapacité de communication.
Le désavantage
«résulte pour un individu donné d’une
déficience ou d’une incapacité qui limite
ou interdit l’accomplissement d’un rôle
normal (en rapport avec l’âge, le sexe, les
facteurs sociaux et culturels)».
Le désavantage correspond à l’aspect en
situation du handicap. Parmi les désavantages, on relèvera par exemple:
– des situations de dépendance physique comme l’indépendance assistée
(par un appareillage),
– des situations de dépendance économique comme l’indépendance précaire (nécessitant un apport financier
extérieur),
– des situations de non-intégration
sociale comme les relations perturbées, ou l’isolement social.
Sur la Figure 2 on constate qu’entre la
déficience et l’incapacité il y a toute une
zone d’état chaotique, d’aléa, qui
entraîne ce que j’appellerai une incapacité différenciée pouvant induire une
rétroaction a) entraînant une surcapacité
(compensation) à un autre niveau. Par
exemple une déficience d’un organe
En conclusion il est à remercier Pro Infirmis Vaud d’avoir organisé ce congrès sur
la CDIH et le PPH. Souhaitons que le dialogue n’en reste pas là et que d’autres
occasions d’échange se présenteront à
l’avenir. Je ne veux pas peindre le diable
sur la muraille, mais je pense que dans
les milieux du handicap il s’agira d’être
vigilant sur les objectifs et la finalité de
cette Classification internationale des
handicaps. A quoi servira cet outil? A
classer les personnes handicapées
comme des insectes? Ou a mieux les
valoriser et comprendre qu’un environnement adéquat (physique et psychique) estompe et relativise le handicap? La CIDIH peut être une merveilleux
outil, ce qu’il faut souhaiter, mais entre
certaines mains il peut servir de prétexte
à de nouvelles discriminations...
Faites connaître
L’ASPr et notre
journal autour de
vous!
Je m’intéresse à votre association et
vous prie de me faire parvenir de la
documentation.
❏ Je suis handicapé(e)
❏ Non handicapé(e)
Nom:__________________________
Prénom:_______________________
Rue:__________________________
No postal/Lieu:
______________________________
A envoyer à: Association suisse des
paralysés, Case postale 740,
1701 Fribourg
6/2000 Faire Face
La CISP fête
son 10e anniversaire
Le 7 octobre dernier le groupe «CISP» se
devait de fêter dignement son 10e anniversaire, et c’est tout naturellement,
dans le cadre idyllique aux couleurs
d’automne de Gwatt, que cela devait se
dérouler. Gwatt, un nom symbolique
pour notre ASPr où se trouve notre premier foyer.
Toute l’organisation administrative de
cette journée, organisée de mains de
Ernst P. Gerber, président de la CISP, en
conversation attentive
maître par le Dr Thomas Lehmann,
secondé par Colette et Germaine, toujours si jeune et dévouée.
Le programme de la journée pas trop
chargé a permis à chacun de pouvoir
s’entretenir personnellement avec le Dr
Lehmann pour lui exposer ses problèmes
rencontrés au fil des jours.
C’est une grande chance de pouvoir
compter sur un spécialiste qui ne
ménage pas son temps et se met d’emblée à notre écoute avec une simplicité
proche de nous.
Depuis des années que j’entends parler
du Dr Lehmann, faire sa connaissance
fut pour moi une grande émotion et un
honneur. Voilà enfin le médecin que je
cherche depuis longtemps.
Oui, voir cette très nombreuse assistance, m’a fait presque pleurer de joie.
Oui, notre ASPr peut voir l’avenir avec
confiance. Là à Gwatt j’ai vraiment reçu
beaucoup, mon modeste engagement
dans la restructuration qui commence à
Une assemblée nombreuse et animée
porter ses fruits, trouve là, la motivation
pour poursuivre ma tâche avec mes
collègues du Conseil.
Les photos de ce 10e anniversaire parlent
mieux que de nombreuses phrases. Merci
encore à tous et à l’année prochaine.
Encore un petit mot: Merci Ernst pour
ton engagement.
Pierre S. Rochat
Vice-président ASPr
Photos: Colette Reymond
Musique sans frontières....
Chansons sans «Röschtigraben»!
C’est ce que pourrait conclure la petite
délégation du secrétariat central, qui se
rend à Wildhaus le 29 septembre. Pour
nous Fribourgeois, c’est vraiment situé au
fin fond de la Suisse, plus exactement près
du lac de Constance, dans la région du
Toggenburg, entre le massif du Säntis et la
chaîne des Churfirsten. Le cours de chant
organisé par l’ASPr pour nos amis handicapés s’y tient chaque année à fin septembre. Cours de chant, pourquoi? Parce
que c’est connu que le chant nous égaie.
Depuis plusieurs années, Odette Huwyler en est la directrice. Odette, appréciée
de toutes et tous, c’est également la responsable des cours ASPr pour la Suisse
entière; elle dirige l’équipe des cours et
tous les directeurs de cours. «Quelle responsabilité»! Mais durant les cours, l’on
ne remarque aucune de ses fonctions
dirigeantes. Elle est tout simplement
Odette, appréciée de tous, elle organise,
délégue, arrange... pour peu, elle se mettrait même à chanter...
La maison Wies qui appartient au centre
Zwingli, propriété de l’organisation
6/2000 Faire Face
suisse «Amis de la nature» est assez
grande (21 chambres à deux lits) pour
accueillir le team d’aides et tous les participants du cours de chant de cette
année.
nous as montré, par des mots et phrases
émouvants, que l’on peut exprimer de la
reconnaissance. C’était l’expression de
ta gratitude pour l’ASPr et tout le team
des aides. Merci, chère Hanna.
Tous ceux qui nous attendent sont
joyeux, contents, satisfaits, chaleureux.
C’est plus particulièment en chantant
que l’on s’aperçoit rapidement que la
«barrière des röschtis» est bien loin derrière nous. Pas vrai, Barbara? Tu nous a
chanté «Lyoba»... c’était extraordinaire
de l’entendre chanter par une Suisse alémanique, en français naturellement.
S’ensuivit «le coq est mort», cette fois
également, pas dans la langue de
Goethe!!!
Merci à toutes et à tous qui séjournaient
à Wildhaus. Merci, Danke, Grazie. Dans
notre monde (trop) stressé, nous aurions
presque oublié comment montrer joie de
vivre, sympathie, chaleur et reconnaissance. Un exemple à suivre!
Lors de la soirée spéciale «contes de
fées», certains de nos amis se sont
costumés: le vagabond, le valeureux
petit tailleur, Blanche-Neige, etc. Certaines personnes ont été fêtées, plus particulièrement Hanna dont c’était le 47e
anniversaire. Hanna, lourdement handicapée, prend part depuis des années aux
cours organisés par l’ASPr. Hanna... Tu
Colette Reymond
Et tous en cœur...
9
http://www.sympa.ch
Collectionnes-tu aussi Faire Face? Je les ai tous, à part quelques exemplaires qui sont sortis il y a quelques années déjà. Je
me demande pourquoi je le fais. Car quand je recherche un
article, une adresse ou une information, la plupart du temps, je
ne le retrouve plus. Je regarde, contrôle, feuillette, pour abandonner peu après parce que je ne trouve pas tout de suite ce
que je cherche.
Lors de l’élaboration des pages de notre site, nous avons pensé
à ce problème. Il y a plusieurs possibilités intéressantes pour
faire une petite revue des articles de presse nous intéressant,
celles-ci sont déjà mises sur pied. L’une d’elle permet de visualiser Faire Face par le biais d’Internet.
Comment faire?
– charger le site www.sympa.ch sur Internet,
– cliquer sur ASPr,
– cliquer sur Faire Face
Et voilà, c’est déjà possible de choisir quelle est l’édition de
Faire Face que l’on souhaite télécharger sur son ordinateur
(expression usuelle: download).
Ensuite, pour pouvoir aussi lire Faire Face, il faut que le programme «Acrobat Reader» soit installé sur votre ordinateur. Si
tel n’est pas le cas, il existe la possibilité de le télécharger
gruitement depuis Internet (download).
Maintenant, l’on peut feuilleter tant que l’on veut le Faire Face
souhaité!
Ceci a plusieurs avantages:
– Les pages peuvent être agrandies à volonté, afin que l’on
puisse lire facilement,
– Le système de recherche permet de trouver tout ce qui concerne un mot-clé bien précis, comme par exemple «cours de
Noël». Tous les articles dans lesquels figure cette expression
sont visibles sur l’écran,
– Les textes et les graphiques peuvent être copiés, même
modifiés à votre guise,
– Les pages peuvent être copiées à volonté.
La technique mentionnée ci-dessus est une manière très
répandue pour pouvoir examiner des textes, des revues, des livres, des journaux par le biais d’Internet. Ces données sont
appelées «PDF-Files». Par rapport à d’autres textes ou graphiques, elles ne sont pas trop volumineuses. Il faut cepandant
compter une durée de dix à quinze minutes pour télécharger
Faire Face.
Des questions? Des propositions?
Contactez Heinz Gertsch, Nidaustrasse 14, 2502 Bienne
([email protected])
Traduction Colette Reymond
L’assistance dans la vie quotidienne
Tiré du site Wallonie (http://wal.autonomia.org/index.html) (suite)
Il faut aussi considérer le cas de ces personnes qui, soit parce qu’elles ont un
handicap intellectuel, soit en raison d’un
choix personnel, ne souhaitent pas avoir
de contrôle sur leur assistants personnels
en tant qu’employeurs directs (par
exemple, pour la gestion des salaires, les
impôts, les assurances, ou encore l’apport d’un soutien d’urgence lorsque les
employés les quittent brutalement ou
tombent malades). Le groupe 5 en
conclut que les personnes handicapées
10
devraient avoir le choix du système qui
leur convient le mieux.
L’objectif premier du travail défini par
le groupe 5 reposait les chances des
personnes handicapées d’employer
leurs propres assistants personnels (ou
de choisir des agences qui le fassent
pour eux) et de garder le contrôle sur le
choix, la formation, les horaires du personnel et le type d’aide qu’ils attendent.
Les principes de la Vie Autonome
La vie autonome est une philosophie et
un mouvement de personnes handicapées qui œuvrent pour l’égalité des droits
et des chances, le respect de soi-même et
le droit de décider pour soimême. La «vie
autonome» ne signifie pas que personnes
handicapées n’ont besoin de personne ni
qu’elles veulent tout faire toutes seules et
vivre isolées. Mais, la «vie autonome»
signifie que les personnes handicapées
veulent les mêmes chances et les mêmes
choix de vie que leurs frères et sœurs
non-handicapées, que leurs voisins et
amis, choix qui, pour ces derniers, sont
des acquis. Cela inclut la possibilité de
grandir dans sa famille, d’aller à l’école de
son quartier, d’utiliser les mêmes bus,
6/2000 Faire Face
d’occuper un emploi en relation directe
avec sa formation et ses capacités, avoir
un accès égal aux mêmes services et aux
centres de vie sociale, de culture et de loisirs. Plus que tout, les personnes handicapées ont besoin d’être responsables de
leur propre vie, comme n’importe qui
d’autre, elles ont besoin de penser et de
parler pour elles-mêmes sans que
d’autres y interfèrent.
C’est dans ce but que les personnes handicapées ont besoin d’apprendre les
unes des autres (Peer Counseling), de se
soutenir entre elles et de travailler aux
changements politiques qui permettront
une protection légale de leurs droits en
tant que citoyens et êtres humains. Traditionnellement, les personnes handicapées étaient considérées comme des cas
médicaux et des objets de charité et de
soin, de pitié et de protection. Ces attitudes largement émises étaient des obstacles à l’autodétermination, la représentation de soi-même et de la pleine
citoyenneté.
Afin de pouvoir atteindre le même
contrôle et les mêmes choix dans la vie
de tous les jours, il est nécessaire que les
personnes non handicapées prennent en
considération un certain nombre de
conditions préalables. Pour les personnes ayant surtout besoin de beacoup
d’aide, il y a trois clés primordiales : l’assistance personnelle, l’assistance technique et l’accessibilité dans l’environnement immédiat, le logement accessible y
compris. Sans cela, les personnes ayant
besoin d’aide considérable ont seulement le choix entre être un fardeau pour
leur famille ou vivre dans une institution.
Ces options extrêmement limitées et
limitantes sont incompatibles avec le
concept de Vie Autonome.
Les principes de l’Assistance
Personnelle
L’assistance par des travailleurs salariés
permet à l’utilisateur d’accomplir les activités de chaque jour, tels que le bain, l’habillage, la toilette et les tâches ménagères, telles que les courses, la
préparation des repas et le nettoyage. Les
assistants aident l’utilisateur au travail, à
se déplacer en ville et en voyage. Ils
aident à la communication ou à structurer la journée, suivant le désir. En bref, les
assistants aident aux activités que l’utilisateur aurait fait par lui-même s’il n’avait
pas été atteint d’un handicap physique,
sensoriel, mental ou intellectuel.
Les personnes qui dépendent des autres
pour les besoins les plus fondamentaux de
la vie affrontent les préjugés. Partant de
leur dépendance physique, il est facile de
tirer la conclusion qu’ils sont aussi dépendants des autres émotionnellement et
intellectuellement. Quelqu’un qui comme
un petit enfant ne peut pas enfiler son
pantalon , peut être traité comme tel. Le
résultat est souvent la sur-protection dans
le cas où d’autres personnes prennent
eux-mêmes les décisions.
Ce n’est pas surprenant que la philosophie de Vie Indépendante est plus facilement utilisée par les personnes qui
dépendent d’une assistance et qui la
vivent au quotidien. C’est aussi la raison
pour laquelle le Mouvement de Vie Indépendante accentue l’importance de la
qualité d’assistance pour les utilisateurs
qui veulent atteindre leur indépendance
maximale. Afin de donner une définition
opérationnelle de la qualité, le Mouvement pour une Vie Indépendante a créé
et a défini le terme «assistance personnelle»:
(Suite dans le numéro 1/2001)
Ferien-, Sport-, Spezial- und Weihnachtskurse der ASPr/SVG 2000/2001
Cours de vacances, de sport, cours spéciaux
et cours de Noël de l’ASPr 2000/2001
Ort/
Lieu
Dauer/
Durée
Preis/
Prix
Leitung/Direction
Hilfsleitung/co-direction
Anmeldung/
Inscription
Weihnachtskurse / Cours de Noël
Wildhaus SG*
23.12.2000–
2.01.2001
630.–
Odette Huwyler
Barbara Lussi
Odette Huwyler, Brummelmattstrasse 5,
5033 Buchs, Tel. 062 822 52 61 ab 20.00 Uhr
oder Tel. 062 836 25 23
Gwatt BE
23.12.2000–
2.01.2001
600.–
Gisela Uebelmann
Albin Keller
Gisela Uebelmann, Voltastrasse 22,
6005 Luzern, Tel. 041 310 97 10
La Claie-auxMoines VD*
23.12.2000–
2.01.2001
370.–
Charlotte Danczkay
Secrétariat central ASPr/SVG,
Case postale 740, 1701 Fribourg
Einsiedeln SZ*
23.12.2000–
2.01.2001
700.–
Urs Müller
Josy Fuster
Urs Müller, Kienbergerstrasse 8, 9500 Wil
Tel. 071 911 09 30
oder Josy Fuster Tel. 071 787 14 41
*TeilnehmerInnen: komplett
**HelferInnen und TeilnehmerInnen: komplett
*Participant(e)s: complet
** Aides et participant(e)s: complet
Les frais de déplacement sont à la charge des aides et des participants.
Die Reisespesen gehen zu Lasten der HelferInnen und der TeilnehmerInnen.
Des aides sont encore recherché(e)s pour les cours de Noël. / HelferInnen werden für die Weihnachtskurse gesucht.
6/2000 Faire Face
11
10 Jahre SIPS
Am 7. Oktober 2000 fand im Zentrum Gwatt am Thunersee das
gesamtschweizerische SIPS-Treffen zum 10-Jahre-Jubiläum statt.
Unser Mitglied des Zentralvorstandes und Vizepräsident Pierre
Rochat brachte uns begeisterte
Worte und viele Bilder mit und
spart nicht mit dem Dank an die
Organisatoren und Initianten dieser Festlichkeit.
Die grosse Unterstützung zu sehen, liess
mich fast weinen vor Freude. Unsere
SVG kann die Zukunft zuversichtlich
angehen. Dort, in Gwatt, habe ich wirklich viel bekommen; meine bescheidenen Bestrebungen in der Restrukturierung der ASPr, die allmählich ihre
Früchte zu tragen beginnen, finden da
die notwendige Motivation, um weiterzufahren mit meinen Kollegen vom Zentralvorstand.
10 Jahre SIPS, an den Festlichkeiten nahmen 105 Gäste teil, davon 80 PolioBetroffene
mann mit der Unterstützung von Colette
und Germaine, immer noch so jung und
aufopfernd…
Aufmerksame Zuhörer von nah und fern
pr/gv. Am 7. Oktober feierte die SIPS mit
Würde ihr 10jähriges Bestehen; dies
fand natürlich im idyllischen Rahmen,
mit den schönen, bunten Herbstfarben
in Gwatt statt. Gwatt ist ein symbolischer Name für unsere SVG, denn dort
befindet sich unser erstes Heim.
Die ganze administrative Organisation
dieses Tages wurde von Meisters Händen ausgeführt von Dr. Thomas Leh-
WIR TRAUERN UM UNSERE
VERSTORBENEN MITGLIEDER
NOUS SOMMES EN DEUIL DE
NOS MEMBRES DEFUNTS
Freivogel Heidi, Hauptstrasse 165
4466 Ormalingen – BA/Aktiv
Kübler Rosa, Aeschstrasse 23
4202 Duggingen – BA/Aktiv
Widmer Konrad, Ursulaweg 21-7
8404 Winterthur – ZH/Aktiv
Studer Urs, Birseckstrasse 3
4059 Basel – BA/Sympa
Berger Werner, Grittweg 24
4435 Niederdorf – BA/Aktiv
Marty Franz-Josef, Chimligasse 18
8603 Schwerzenbach – TG/Aktiv
Rouge Edgar
1525 Henniez – VD/Sympa
Wir wollen ein ehrendes
Andenken bewahren.
Nous voulons garder
le souvenir respectueux.
12
Das nicht überladene Tagesprogramm
hat es jedermann ermöglicht, sich persönlich mit Dr. Lehmann über die
gemachten Erfahrungen und Probleme
im Laufe der Zeit zu unterhalten.
Es ist ein grosses Glück, auf einen Spezialisten zählen zu können, der keine
Mühe scheut und sich mit Natürlichkeit
unter uns mischt.
Seit vielen Jahren höre ich von Dr. Lehmann, ihn dann aber persönlich kennen
zu lernen war für mich eine grosse Emotion und Ehre. Da ist er endlich, der Arzt,
den ich schon so lange suche.
Eine fröhliche Stimmung und Besuch gar
aus dem Ausland: Heinz Brand (Bildmitte)
Die Photos dieses Jubiläumstages sind
aussagekräftiger als Worte. Nochmals
vielen Dank an alle und bis zum nächsten Jahr.
Noch ein letztes Wort: Danke Ernst für
Deinen Einsatz.
Text: Pierre S. Rochat,
Vize-Präsident SVG
Übersetzung: Gabriela Vernaglione
Fotos: Colette Reymond
WIR HEISSEN DIE NEUMITGLIEDER IN
UNSERER VEREINIGUNG HERZLICH WILLKOMMEN
NOUS SOUHAITONS DE TOUT CŒUR LA BIENVENUE
AUX NOUVEAUX MEMBRES DE NOTRE ASSOCIATION
Joray Jacqueline, Rue du Crêt 1, 2800 Délémont – JU-NE/Actif
Vernaglione Gabriela, Rte d’Onnens 41, 1754 Corjolens – JU-NE/Sympa
Bamert Lea, Oberer Stadtgraben 4, 8730 Uznach – OST/Aktiv
Weber Rosmarie, Seeblickstrasse 5, 9320 Arbon – OST/Aktiv
Schachtler Marguerite, Buchenstrasse 14, 4054 Basel – BA/Aktiv
Meier Paul, Zentralstrasse 38, 6036 Dierikon – LU/Aktiv-P
Schönbächler Edith, Zollweg 2c, 5034 Suhr – AG/Aktiv
Bevilacqua Ruth, Margarethenstrasse 59, 4053 Basel – BA/Sympa
Studer Margrit, Zeughausstrasse 31/6, 4052 Basel – BA/Sympa
Gustke Hannelore, Fröbelstrasse 38, 74564 Crailsheim – Ausland
Pfaffen Paulina, Sum Vitg 37, 7130 Schnaus – Aktiv
Spescha Christian, Sandgasse 12, 5303 Würenlingen
Hans Peter, Traumattstrasse 6, 3415 Hasle-Rüegsau – BE/Aktiv
Buri Verena, Tschiffeliweg 14, 3422 Kirchberg – BE/Aktiv
Dick Urs, Aebifeld 47, 3208 Gurbü – BE/Sympa
Iseli Marianna, Hundsrütti, 3414 Oberburg – BE/Sympa
Riva Bruno, Oberdorfstrasse 47, 3053 Münchenbuchsee – BE/Aktiv
Rietmann Vreni, Sonnenmattweg 8, 8500 Frauenfeld – TG/Sympa
Truong Kathy, Zelgmatt 1, 8627 Grüningen – ZH/Aktiv
6/2000 Faire Face
http://www.sympa.ch
das Internet-Portal
der ASPr/SVG
Sammelst du auch alle Faire Face? Ich habe mit wenigen Ausnahmen alle Ausgaben auf viele Jahre zurück. Warum eigentlich? Wenn ich einen Artikel, eine Adresse oder sonst eine
Information suche, finde ich diese doch meist nicht mehr. Ich
beginne Heft für Heft durchzublättern, bis ich es dann vielleicht erfolglos aufgebe.
Beim Aufbau unserer Internetseiten hat man an dieses Problem
gedacht. Viele gute und interessante Möglichkeiten, um Presseartikel durchzustöbern, wurden bereits vorbereitet. Eine dieser interessanten Möglichkeiten ist es, sich das Faire Face auf
dem Computer anzusehen.
Wie man das macht?
– www.sympa.ch im Internet aufrufen
– ASPr anklicken
– Faire Face anklicken
AGENDA • • • AGENDA
200
0
AGEND
A
und schon kann man auswählen, welche Faire Face-Ausgabe
auf den Computer heruntergeladen werden soll (Fachausdruck:
Download).
Um das Faire Face dann auch lesen zu können, muss auf dem
PC das Programm «Acrobat Reader» vorhanden sein. Falls das
nicht schon existiert, kann dieses Programm gratis vom Internet heruntergeladen werden (Download).
Nun kann nach Herzenslust im gewünschten Heft herumgeblättert werden!
Die Vorteile:
– Die Seiten können vergrössert oder verkleinert werden, so
dass man es gut lesen kann.
– Mit einer Suchfunktion kann nach jedem beliebigen Stichwort gesucht werden. Zum Beispiel: «Weihnachtskurse», alle
Artikel, in denen dieses Wort vorkommt, werden angezeigt.
– Texte und Grafiken können herauskopiert, ja sogar verändert
werden.
– Seiten können beliebig ausgedruckt werden.
Die oben beschriebene Technik ist eine weitverbreitete Art,
um Texte, Zeitschriften, Listen, Broschüren und vieles, vieles
mehr auf dem PC anzuschauen. Solche Dateien nennt man
«pdf-Dateien» oder «pdf-Files». Sie sind im Gegensatz zu
andern Text- und Grafikdateien klein, trotzdem muss man für
das Herunterladen (Download) immerhin zwischen 10 und 15
Minuten pro Faire Face rechnen.
Fragen oder Anregungen bitte an Heinz Gertsch, Nidaugasse
14, 2502 Biel/Bienne ([email protected])
SEKTION AARGAU
3.
Dez.
Adventsfeier
Gruppe Mittelland
9.
Dez.
Adventsfeier
Spital-Kafi-Höck Zofingen, 14.00h bis
16.00h am 7. Dezember 2000
Gruppe Oberland
10. Dez.
Adventsfeier
ORTSGRUPPE BEIDER BASEL
10. Dez.
Santiglausfeier im WBZ
SEKTION LUZERN
Boutique im Burgfelderhof: jeden 1.
Mittwoch im Monat, 14.30 - 17.00 Uhr
3.
8.
ASPr/SVG
SEKTION BERN
Den Advent feiern
Fêtes de Noël
Gruppe Seeland
9.
Dez.
Adventsfeier
6/2000 Faire Face
Dez.
Dez.
Aktionstag
Adventsfeier
SECTION VAUDOISE
9
déc.
Fête de Noël
13
Zum Jahresthema 2000:
So wohne ich – so möchte ich leben
Ursula Eggli
My home is my castle
Ich habe nun ein Jahr lang Kolumnen
geschrieben zum ASPr-Jahresthema:
«Wohnen» – «So möchte ich wohnen».
Die Beispiele waren mehr oder weniger
zufällig. Über einige hätte ich gerne noch
geschrieben: Zum Beispiel über die cerebral gelähmte C., die mit ihrem behinderten Partner in einem Haus mit lauter
Behinderten-Wohnungen lebt; oder über
S., die mit ihrer jungen Freundin, mit
Hunden, Katzen und Eseln zusammenwohnt; oder über B., mit Helferhund und
Assistenz beinahe rund um die Uhr; oder
M., schwer behindert, der aus dem Heim
ausgezogen ist und mit einer ehemaligen Betreuerin zusammenwohnt, die
ihm die hauptsächlichste Assistenz leistet und durch diesen Lohn die Möglichkeit hat, zu studieren. Viele Hoffnung
machende Beispiele gibt es. Behinderte
Menschen, die ihr Leben selber gestalten wollen und dies aktiv angegangen
sind.
Zum Abschluss des Wohnthemas
möchte ich noch etwas über meine
eigene Wohnsituation erzählen. Das
Leben bei den älter werdenden Eltern
kenne ich, wie auch das Leben in einer
Institution. Ich habe in WGs gelebt,
Wohngemeinschaften mit Behinderten
und Nichtbehinderten. In meinen
Büchern erzählte ich davon. Seit über 20
Jahren wohne ich nun hier an der Wangenstrasse, in einem hübschen Haus am
Stadtrand, Bümpliz. Erst waren wir eine
sehr grosse WG – sieben Nichtbehinderte, drei Behinderte. Grosse WG,
grosse Ideale auch. WG mit Behinderten
als Alternative zu Heim und Elternhaus,
auch als Ferienmöglichkeit für Behinderte und andere, die es nötig haben. Die
Alltagsrealität stutzte nach und nach
unsere hochfliegenden Pläne und Ideen.
Die Gruppe wurde kleiner, veränderte
sich im Lauf der Jahre. Menschen
kamen, Menschen gingen. Ein Kind
wuchs auf und ist mir jetzt mit seinen 15
Jahren ein vorbildlicher Assistent.
Hunde und Katzen, sogar ein Hase und
Ratten bewohnten das Haus, Feste wurden gefeiert. Wir diskutierten, lernten,
gärtnerten, liebten ... Für meine Assistenz sorgten bezahlte Leute von ausser-
halb und die Mitglieder der WG. Eine
spannende und bewegte Zeit. Doch die
Zeiten ändern sich – WGs sind nicht
mehr in Mode, vor allem grosse WGs.
Soziales Engagement ist nicht mehr «in».
Zunehmend wurde es schwieriger,
geeignete Mitglieder zu finden. Dazu
kamen interne persönliche Probleme. So
war es dann wieder mal an der Zeit für
einen Wechsel.
Seit zwei Jahren lebe ich nun am selben
Ort alleine, zusammen mit einer jungen
Mitbewohnerin. Der Rest des Hauses
wurde zu einer abgeschlossenen Wohnung umgebaut, die an eine Familie vermietet wird, die mir auch gelegentlich
zur Hand geht. Die Hauptassistenz leisten Spitex und private Hilfen. Leider
reicht es aber nur für das Allernötigste
und ich bin allzu oft mehrere Stunden
allein. Es war für mich aber eine ganz
neue, spannende Erfahrung, in meinem
Alter noch zu lernen, mit Hilfe von Assistenz einen Haushalt zu führen, den Garten zu gestalten, Gäste einzuladen. Alles
in allem macht mir das alles viel Spass.
Schwieriger ist es, mit zunehmender
Behinderung und viel zu wenig Assistenz den Alltag durchzustehen und hie
und da macht der Blick auf die Zukunft
Angst. Doch: «Kommt Zeit, kommt Rat.»
Irgendeine Lösung wird sich finden.
Sicher gibt es keine für alle behinderten
Menschen gleichermassen passende
Wohnsituation, aber wir sollten unter
verschiedenen Möglichkeiten selber
wählen können.
Mit diesen (weisen?) Schlussworten
möchte ich mich für dieses Jahr von
Ihnen verabschieden. Es hat mir Spass
gemacht, für die F.F. zu schreiben. Hie
und da hätte ich mir ein Echo
gewünscht.
Ursula Eggli
Meine behinderten Freunde
Vreni Münzenmayer-Basler, die
langjährige Mäpplischreiberin und
Freundin von Dora Dick, entführte
uns in ihrem reichhaltigen Bericht
(siehe Faire Face Nr. 5/2000), zu
Ehren des Mäpplitreffen 2000 in
Wimmis, in die Zeit der ersten
ASPr-Ferienlager in Gwatt zurück.
Nun wollen wir sie hier weiter
erzählen lassen und uns über die
Fotos von damals erfreuen.
Fortsetzung, 1. Teil in Faire Face
Nr. 5/2000
Nun möchte ich sachte meine Gedanken
in dieses sommerliche Lager zurückbringen. Ich sehe eine kleine Gruppe vor mir,
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in ihren Rollstühlen leise plaudernd im
Schatten sitzend. In einer weiteren
Gruppe dösen die einen so vor sich hin,
und die andern lesen in einem Buch.
Aus dem Saal hörten wir unsere Freunde
aus der welschen Schweiz Lieder singen, leise begleitet von wunderbaren
Klavierklängen. Es breitet sich eine
angenehme und wohlige Ruhe aus.
Aber an einem jener Nachmittage war es
mit der fantastischen Ruhe vorbei.
Genau dann, als sich auf dem Steg
einige Behinderte über unsere lustigen
Wasserspiele königlich amüsierten. Wir,
Lilly, Hildi und ich, machten nämlich für
unsere Zuschauer in den warmen Wellen
ganz spontan improvisierte Kapriolen.
Planschend versuchten wir endlich auf
der Luftmatratze liegend dort auch zu
bleiben. Keine Chance! Wir waren ja zu
dritt und jedes hatte natürlich das Gleiche im Sinn, nämlich auch oben zu sein.
So kam Lilly immer wieder prustend aus
dem Wasser, und Hildi tauchte unter, um
plötzlich wieder an einem anderen Ort
aufzutauchen. Schnappte sie dann
erneut nach Luft, zog ich sie schnell wieder von der Matratze weg. Während fast
zwei Stunden kreischten wir wie wild
durcheinander und fühlten uns total
glücklich.
6/2000 Faire Face
Turnen mit Adolf Polens
Das morgendliche Turnen mit Adolf
Polens wurde mit kurzweiligen Ballspielen toll gestaltet, dass das Mitmachen für
viele eine Freude war. Ich wollte nicht
unbedingt die Betten frisch machen oder
sogar die Schlafräume putzen, also
brachte ich in den Turnstunden viel lieber die vielen geworfenen Bälle zurück.
Diese Beschäftigung machte mir viel
mehr Spass.
Um die ganz speziellen Wünsche unserer
Frauen zu erfüllen, fuhr ich an manchen
Vormittagen nach Gwatt oder Thun, um
einzukaufen. Mein wunderschöner grüner Roller «Bella Zündapp» gab mir die
dafür benötigte Unabhängigkeit. So
sang ich denn auf meinen Fahrten aus
voller Kehle und fühlte mich herrlich frei.
Am liebsten ass ich eine halbe Stunde
vorher mit einigen Helfer zusammen,
welche später all jenen das Essen reichten, die fremde Hilfe benötigten. Der
Grund dafür war erstens, ich hatte
immer einen Riesenhunger, und zweitens bekam dann Erwin Mollet aus Spiez
Löffel um Löffel von mir gereicht. Zwischendurch sangen wir das Lied: I ha di
gern, i ha di gern, i ha die gern. O wie
isch das schön, o wie isch das schön,
wänn mer immer säge cha, i ha di gern.
Und siehe da, trotz unseren musikalischen Einsätzen wurden wir mit dem
Essen zur gleichen Zeit fertig wie die
anderen.
Sass beim Essen zufällig Hans Moser aus
Spiez neben mir, half ich auch bei ihm
aus. Zwischen zwei Bissen erzählte er
mir dann so vieles auf Berndeutsch, was
ich leider oft nicht verstehen konnte.
Verstand ich ihn aber richtig, freute er
sich riesig, strahlte und lachte über das
ganze Gesicht.
Willy Wyss wurde allein vom Müetti
gehegt und gepflegt. Bei warmem Wetter stellte sie ihn mitsamt seinem Bett
ins Freie. Ab und zu blieben wir bei ihm
stehen, um mit ihm zu plaudern. Inzwi-
6/2000 Faire Face
schen machte unser Müetti die Betten
und baute mit den Bettdecken lustige
Türme auf. Sie war für uns im Lager die
gute Seele. Ihre warmherzige Art fand
ich bewundernswert. So auch Tante
Emmy aus Schaffhausen. Sie war klein
und selten sah ich sie für längere Zeit
ruhig auf einem Stuhl sitzen. In ihrer stillen Art hob sie hier ein Jäckchen auf oder
brachte dort etwas zu trinken. Dieser
zarten und liebenswerten Frau war ich
sehr herzlich zugetan. Später habe ich
sie noch an den Generalversammlungen
getroffen, seither aber leider aus den
Augen verloren.
Gemütliches Plaudern mit Tante Emmeli
(mit Hut)
Nun möchte ich noch gerne von unserer
Spritztour erzählen.
Es war ein traumhaft schöner Abend, als
wir zu viert mit dem Auto nach Kandersteg fuhren. Durstig kehrten wir in ein
nettes Restaurant ein und fanden den
Satz von Marlyse Soguel: «Vous cherchez
ein Zimmer?» so witzig, dass wir aus
dem Lachen fast nicht mehr herauskamen. Der ganze Abend wurde von
unseren Witzen begleitet, sogar auf dem
Rückweg bis zum Lager konnten wir
über alles Mögliche lachen. Sicherlich
hat keiner von uns jemals diese lustigen
Stunden vergessen.
Aber nur dieses eine Mal machten wir
eine Ausfahrt, denn in unserem Lager
war sonst immer etwas los. Einmal sang
uns ein Jodelclub vor, eine Ballettschule
tanzte draussen auf der Wiese. Sogar das
Hans Notter Handharmonika Orchester
spielte uns etwas vor.
Ich erinnere mich noch an die tolle Seerundfahrt mit dem Motorboot. Viele sangen wohlbekannte Lieder, andere genossen einfach die Fahrt, und das herrliche
Wetter sorgte für gute Stimmung.
Der ganztägige Lagerausflug war genauso super. Er führte uns auf die 1070 Meter
hoch gelegene Riffenmatt. Die genaue
Reiseroute war: Gwatt – Riggisberg –
Schwarzenburg – Riffenmatt und zurück
über Rüschegg – Blumenstein – Thierachern – Thun.
Besonders schön war die Fahrt durch
das Bernbiet mit seinen vielen heimeligen Bauernhäusern.
Am Samstagabend organisierten Elsy
und Walter eine gut gelungene und
abwechslungsreiche
Abendunterhaltung.
Mit unseren acht welschen Freunden
sangen wir einige Lieder auf Französisch
und sie begleiteten uns dafür bei den
typischen Deutschschweizer Liedern.
Später an diesem Abend übersetzte
ihnen Walter den Sketch von Hildi und
Kurt auf «Züritüütsch» sowie die dargebotenen lustigen und nachdenklichen
Vorstellungen. Die darauffolgenden
gemeinsamen heiteren Spiele brachten
uns alle zum Lachen. Ich genoss in vollen
Zügen die wunderbare Harmonie, die
unter uns herrschte.
Wollten wir Deutschschweizer uns
tagsüber mit den Freunden aus der welschen Schweiz unterhalten, lohnte es
sich, wieder sein Schulfranzösisch hervorzuholen. Mit dem Einfühlungsvermögen ihrerseits, wurden die anfänglichen
Hemmungen abgebaut und bald konnten wir frisch drauflos reden.
Zwischen Angelo Barras aus Crans und
mir entwickelte sich immer wieder, alles
auf Französisch, ein interessanter
Gedankenaustausch. Zu ihm fühlte ich
mich besonders hingezogen. Sein faszinierendes Lächeln, in dem so viel Vertrautes lag, begleitete mich das ganze
Lager hindurch. Für mich waren es die
schönsten Augenblicke, wenn er mir bei
meiner Arbeit zusah und mir dabei anerkennend zunickte. In dem oft nur kurzen
Zulächeln lagen die unausgesprochenen
Worte: «Ich mag dich!» Dies erwärmte
mein Herz und machte mich glücklich.
Aber nicht nur ich mochte ihn. Seine
gewinnende Art gefiel auch all den anderen Mitmenschen. Wir alle schätzten uns
glücklich, ihn bei uns im Lager zu haben.
Wie wunderbar, alle zwei Jahre an den
Generalversammlungen gab es ein Wiedersehen mit Angelo. Entdeckte ich ihn
unter den vielen Menschen, klopfte mein
Herz jedesmal in freudiger Erwartung.
Ich freute mich in diesen zwei Tagen auf
die Zeit, wo wir uns in eine ruhige Ecke
setzen konnten. Dort durfte ich ihm das
Neueste von mir berichten, und er war
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stets ein geduldiger Zuhörer. Im September 1967 gratulierte er mir zur Hochzeit,
einige Jahre später zeigte ich ihm denn
auch freudestrahlend die Fotos meiner
beiden Kinder.
Im Jahre 1978 berichtete ich ihm vom
kürzlichen Brand im Elternhaus, bei dem
es einen Toten und Verletzte gab. Ich
war sehr traurig und unglücklich über
die vielen auf mich zukommenden Probleme.
Er hörte mir voll Mitgefühl zu. In diesen
Minuten durfte ich seine innere Ruhe
völlig auf mich einwirken lassen. Es kam
für mich und meine Familie eine
schwere Zeit. Doch durch seine tiefe
Verbundenheit stellte ich mich mit der
dazu benötigten Kraft den mir gestellten
Aufgaben. Wie schön zu wissen, im richtigen Moment sind wundervolle Menschen da, die uns mit ihren Gedanken in
der Not begleiten. Danke Angelo!
die Lagerleitung und wir Helferinnen
und Helfer, zusammen ein Lied singen.
Dabei würden sie von uns ein gemeinsames Bild machen, was toll wäre. Also
setzte sich einjeder vorher einen Hut
oder eine lustige Mütze auf Wir sangen
so lange juppieiei, juppijupiei, bis sie
lachend von uns ein Foto geknipst hatten.
Dann kam der Abschied. Ein letztes
Händeschütteln, ein letztes Dankeschön
und das Versprechen, im nächsten Jahr
wieder zu kommen. Alles Gute! Ja, dir
auch nur das Beste! Unter diesen Zurufen startete ich meinen Roller. Auf halbem Weg zur grossen Strasse nach
Thun, welch eine Überraschung! Angelo
wartete in seinem kleinen Wagen auf
mich. Freudig und erstaunt hielt ich an,
stieg ab und zog meinen Sturzhelm wieder aus. Er lächelte mir zu, und sein
warmherziges Lächeln begleitete mich
später durch mein Leben und hat mich
nie wieder verlassen. Nochmals das
Beste wünschend, küssten wir uns auf
beide Wangen. Dies war für mich der
schönste und gleichzeitig auch der traurigste Abschied.
Verantwortung tragen zu dürfen. Mir
wurde voll Dankbarkeit bewusst, wie
glücklich es mich macht, gesund zu sein.
Viele Gedanken und Gefühle sind in diesen Tagen in mein Herz gelegt worden
und blieben seither fest darin verankert.
Zum Schluss möchte ich noch etwas aus
dem zweiten Lager im 1966 erzählen.
Was ich prima fand, unser Mäppli-Vater
Kaspar Lüscher und sein Pfleger und
Freund Hans Klopfenstein verbrachten
ihre Ferien mit uns zusammen. Er hatte
sogar während dieser Zeit Geburtstag.
Daran erinnere ich mich nur, weil wir
Helferinnen und Helfer an jenem Morgen
vor seiner Zimmertür ein Ständchen
bringen wollten. Die Frage war die, welches Kirchenlied singen wir ihm? Und
ich schämte mich ein bisschen, kannte
ich doch nur eines. Aber wie auch
immer, dieses Lied sangen wir ihm vor!
Eines Tages fragte mich Kaspar, ob ich in
einer Schreibgruppe mitschreiben wolle.
Zuerst nur zögernd, dann aber sagte ich
mit Freuden zu. Es war das Mäppli
«Gwatter Segelböötli,» welches eben auf
der Terrasse auf meinen Bericht wartet.
Die Geschwister Angelo (rechts im Bild),
Thérèse und Arthur Barras mit Vreni
Münzenmayer-Basler (2. v. r)
Genauso wundervolle Menschen habe
ich auch im sommerlichen Gwatt-Lager
angetroffen, die mich später mit ihren
Gedanken getragen haben.
Lilly Speck war eine von ihnen, mit ihr
habe ich während dieser Zeit das Zimmer geteilt. Noch vor dem Aufstehen las
sie in der Bibel, und am ersten Morgen,
kaum richtig wach, wollte ich ihr sofort
etwas erzählen. Sie bat mich nicht zu
reden, sie brauche zum Lesen die nötige
Ruhe. Klar, Ihr Wunsch wurde respektiert.
Die Worte, die sie mir einmal sagte, habe
ich nie vergessen. Sie sagte nämlich, sie
nehme als Helferin kein Geld an. es sei
ein Dienst an Gott und an sich selbst.
Meine Antwort darauf war, ich würde es
annehmen, den ich hätte unbezahlten
Urlaub genommen. Doch die Bedeutung
dieser Worte wurde mir nach und nach
bewusst und mit einem guten Gefühl
nahm ich am Ende des Lagers wie all die
anderen auch kein Geld an.
Walter Solenthaler erklärte mir, mit unseren Beiträgen würden einigen mittellosen Behinderten etwas an das Lager
bezahlt, oder vielleicht erfülle sich sogar
der Wunsch für einen neuen Rollstuhl.
Meine kleine Unterstützung machte
mich sehr glücklich.
Am Ende der zwölf segensreichen Tagen
wünschten sich unsere Freunde, dass
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Wir singen Juppi-ei-ei am Ende des Lagers
Auf der Heimfahrt musste ich mir ab und
zu ganz heimlich eine Träne aus den
Augen wischen.
Später schrieb Angelo in Faire Face
einen Bericht über unser Lager. Dieser
Satz hat mir sehr gut gefallen.
,,Sous l’experte direction de Walter
Solenthaler et d’Elsi Schelling, et entourés d’une equipe d’aides sensationelles, nous avons pu apprécier au maximum ce qu’un camp de l’ASPr peut
apporter à un handicapé».
Er hatte recht, wir waren wirklich ein
sensationelles Team. Die vielen Erfahrungen mit meinen behinderten Freunden haben mich auf das Wundervollste
geprägt. Durch sie erkannte ich, wie
wertvoll es ist, für sein Leben selbst die
Ich gewann dadurch neue Freunde, welche über meine lustigen Berichte lachten. Sie gratulierten mir, als mein Kinderwunsch endlich in Erfüllung ging, oder
trauerten mit mir, als mich mein Willy vor
sechs Jahren für immer verliess. Doch
jedesmal waren es die mitfühlenden
Worte unseres Mäppli-Vater’ s, die mich
auf so wunderbare Weise trösteten.
Seine aufmunternden Worte begleiteten
mich so lange, bis ich wieder mein
Leben voll in den Griff bekam. Mit seinen
einfühlsamen Worten und vor allem mit
seinem Herzen fühlte er sich nicht nur
mit mir, sondern auch mit jedem von uns
verbunden.
Am Ende des Jahres erzählte er uns heitere und besinnliche Ereignisse von sich
6/2000 Faire Face
Gwatt, die Heimstätte von damals
und seinen Lieben. Ein Satz von ihm ist
mir besonders im Gedächtnis geblieben.
Er ist vielleicht nicht richtig formuliert,
aber er hat mir damals mächtig imponiert.
Will der Herrgott einem Menschen etwas
sagen, so nimmt er ihn aus dem Alltagsgetriebe heraus und bringt ihn in ein
Krankenzimmer. Dort hat er dann die
Zeit, ihm zuzuhören!
Unser Mäppli-Vater schenkte uns allen
sehr viel von seinem Gottvertrauen, und
dafür liebten wir ihn!
Nun möchte ich ins zweite Lager zurückkehren, um von jenem Morgen zu
erzählen, als ich mit Jakob Fischer vor
dem Lift stand. Weil er über siebzig Jahre
alt und noch ledig war, sang ich ihm das
Lied vor:
«Da fallt mer no de Jakob i, dä chönnt am
Änd no ledig sie!» Darüber musste er so
herzlich lachen, dass er umgefallen wäre,
hätte ich ihn nicht im letzten Augenblick
mit meinen Armen aufgefangen.
Ich mochte ihn sehr.
Später besuchte ich Jakob ab und zu im
Altersheim, irgendwo im Kanton Aargau. Seinen Zimmerkollegen
Josef
Bausch kannte ich vom Schreibmäppli
«Gwatter Segelböötli» her, und dadurch
wurden meine Besuchszeiten mit dem
vielen Erzählen wunderbar ausgefüllt.
Einmal besuchte ich Jakob bei Dori Dick
in Wimmis, wo er oft ein gern gesehener
Feriengast war. Unsere gemütlichen
Stunden in ihrer Familie waren sehr
ungezwungen, wir lachten viel zusammen, und manche Jahre blieb ich so mit
Jakob in Verbindung.
Eine bleibende Erinnerung im Lager
wird mir Hansruedi im Waschraum bleiben. An jedem Morgen wartete ich auf
sein Rufen, um dann sofort mit einem:
«Hallo, da bin ich und helfe dir!» bei ihm
zu sein.
Zuerst band ich ihm die Schuhe zu, dann
kamen die Hosenknöpfe dran. Und über
6/2000 Faire Face
das Hemd zumachen ging es weiter
nach oben, um ihm zuletzt sein sauber
geputztes Gebiss in den Mund zu schieben. Für mich war es zwar die selbstverständlichste Sache der Welt, doch beim
ersten Mal redete ich natürlich viel!
Während unserem Lager fand über ein
Wochenende die Generalversammlung
in Zürich statt. So fuhren wir alle, die
Behinderten und wir Helferinnen und
Helfer, mit der Bahn dorthin. In Bern
mussten wir umsteigen, was in dieser
kurzen Zeit gar nicht so einfach war.
Einige Behinderte wurden sofort mitsamt ihren Rollstühlen auf einen
Gepäckwagen verladen. Ich wollte sie
natürlich unbedingt begleiten. Um ehrlich zu sein, ich hätte gerne gewusst,
was eine Gepäckwagenfahrt so alles auf
sich hat. Aber womit ich niemals
gerechnet hatte, war diese unheimlich
rassige Fahrt! Nie werde ich sie vergessen. Wir mussten uns blitzartig am
Geländer festhalten, und niemand wusste, wo ihm der Kopf stand. Mit vollem
Tempo und wehenden Haaren ging die
Fahrt zuerst vom Bahnsteig hinunter in
die Unterführung. Dort angelangt, fuhren
wir unten durch, dann ratternd um die
letzte Kurve wieder hinauf zum nächsten
Perron, wo wir endlich anhielten. Unsere
Freunde warteten bereits im Zug nach
Zürich auf uns und winkten.
Es war zwar eine einmalige Fahrt, aber
sicher wünschte sich niemand eine Wiederholung, nicht mal ich!
Bin ich einmal im Bahnhof Bern, muss
ich immer noch über diese doch eigentlich glatte Fahrt schmunzeln.
In Zürich angekommen, sah ich schon
von weitem Angelo. Um mich mit ihm
nach der Abendunterhaltung in einem
guten Französisch zu unterhalten, trank
ich ein Glas Wein. Dieser Schluck sollte
mir helfen, meine Worte nicht so holperig
klingen zu lassen.
Aber was soll ich sagen, am Ende des
Abends wurde er als Erster aus dem Saal
geschoben. Für mich war klar, führte ihn
jemand in den Herrenschlafsaal, blieb er
für mich unauffindbar. Ich musste mich
also damit abfinden, dass ich mit ihm
erst am nächsten Morgen beim Frühstück einige Worte sprechen konnte.
Doch da klang mein Französisch richtig
scheusslich. Schmerzlich wurde mir
bewusst: «Der Kaffee hat es einfach nicht
gebracht!»
Und mit dem Erzählen dieser kleinen
Episode in Zürich bin ich wieder in meiner Stadt angelangt, in der ich aufgewachsen bin. Hier traf ich vor vielen Jahren meine ersten behinderten Freunde.
Manche habe ich seit Jahren nicht mehr
gesehen, doch mein Kontakt zu vielen ist
nie ganz abgebrochen. Mit meinen drei
Schreibmäpplis bin ich nämlich immer
noch dabei. Sie heissen ‚Gwatter Segelböötli’, ‚Sunnestrahle’, und vor zwei Jahren sind die ‚Wandervögel’ dazugekommen.
Bis im Jahre 1992 leitete unser MäppliVater mit grosser Hingabe viele Jahre all
unsere Schreibgruppen.
Leider musste er damals im Mai die Leitung aus gesundheitlichen Gründen aufgeben. Dies war für ihn ein sehr schwerer Entschluss. Doch wir sind überzeugt,
beim Mäppli-Team Dora Dick aus Wimmis sind sie wieder in guten Händen.
Vreni Münzenmayer-Basler
Elsi Schelling, Pierro Bachmann, Vreni Münzenmayer und Erwin Mollet (v. l. n. r)
17
Im Gedenken an
Im Gedenken an
Hansrudi Bruderer Vreni Meier
Hansrudi Bruderer kam bei einem tragischen Zugunglück ums Leben.
An einem schönen sommerlichen Samstagnachmittag hatte er sich zu einer
Spazierfahrt aufgemacht. Niemand
hätte auch nur im Entferntesten daran
gedacht, dass Hansrudi an diesem
Nachmittag
tödlich
verunglücken
könnte. Umso mehr hat uns die
schlimme Nachricht sehr betroffen und
traurig gemacht.
Hansrudi Bruderer wurde am 23. Mai
1934 im Balgrist geboren und wuchs in
Hundwil im Kanton Appenzell Auserrhoden auf. Wegen seiner cerebralen Lähmung musste er sich mehreren Operationen unterziehen, gefolgt von vielen
Erholungsaufenthalten. Dadurch war es
für ihn schwierig, den Kontakt zu seinen
Schulkollegen zu pflegen. Während seiner Jugendzeit musste er zu Hause oft
Hausarbeiten erledigen und hatte so
seine ersten 34 Lebensjahre ziemlich isoliert verbracht.
Als seine Eltern ins Altersheim übersiedelten, musste Hansrudi Bruderer nach
einem neuen Zuhause Ausschau halten.
Ein Turnkollege machte ihn auf die
Wohn- und Arbeitsgemeinschaft Gwatt
aufmerksam. Am Tag vor seinem 34.
Geburtstag ist er dann in die WAG eingetreten. Während 30 Jahren arbeitete er
in der mechanischen Werkstatt.
Hansrudi Bruderer war ein sehr zuverlässiger Mitarbeiter. In seiner ruhigen und
gemächlichen Art gab er der Maschine
den Takt an und nicht umgekehrt. Seine
Freizeit verbrachte er in der WAGAnfangzeit mit einem guten Freund.
Zusammen erkundeten sie viele Ecken
der Schweiz. In den letzten Jahren haben
die Reiseaktivitäten auf Grund der
Abnahme seiner Kräfte nachgelassen.
Vor einem Jahr liess sich Hansrudi Bruderer pensionieren.
Einige Stunden pro Woche verbrachte
er nun in der KreAktivität. Hansrudi
Bruderer war sehr offen gegenüber
neuen Sachen. Vor allem das Material
Ton hatte es ihm angetan. Auch am
Weben fand er grossen Spass. Seit es in
der WAG eine Musikgruppe gibt, war
Hansrudi Bruderer ein aktives Mitglied.
Jeden Mittwochabend spielte er unermüdlich zu diversen Liedern seinen Triangel. Wir werden die ruhige und
zufriedene Art von Hansrudi Bruderer
vermissen und ihn stets in guter Erinnerung behalten.
Andrea Mutter
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Knapp dreieinhalb Wochen nach dem
Tod von Hansrudi Bruderer wurden wir
erneut mit einem Todesfall konfrontiert.
Verena Meier ist nach einem kurzen Spitalaufenthalt gestorben. Niemand hat
damit gerechnet, dass Verena Meier
nach einer Routineuntersuchung nicht
mehr in die WAG zurückkommen würde.
Ihr Hinschied hat uns sehr traurig
gemacht.
Verena Meier wurde am 28. November
1942 geboren. Ihre Kindheit und Jugend
verbrachte sie in Spitälern und in diversen Schulheimen. Damit sie gehen
konnte, musste sich Verena Meier verschiedenen Operationen unterziehen.
Nach mehreren Aufentalten in diversen
Heimen trat sie am 13. Oktober 1961 als
eine der ersten Bewohnerinnen in die
Wohn- und Arbeitsgemeinschaft Gwatt
ein. Über 30 Jahre arbeitete sie in der
mechanischen Werkstatt.
Da Verena Meier stets offen für Neues
war, zügelte sie 1993 ins neu eröffnete
Wohnhaus, wo sie ihr Wunschzimmer
beziehen konnte. Auch beruflich suchte
sie eine neue Herausforderung. Sie
machte einen Arbeitsversuch in der
EDV-Abteilung wie auch in der KreAktivität. Sie entschied sich daraufhin, je
einen halben Tag in der Werkstatt und
einen halben Tag in der KreAktivität zu
arbeiten, bis sie dann ganz in die KreAktivität wechselte, um, wie sie es ausdrückte, ihre früheren Hobbys zur Arbeit
zu machen.
Sie lernte verschiedene Techniken des
kreativen Arbeitens. Am meisten geprägt hat sie jedoch das Entwerfen und
Malen von Mandalas. In einer eindrücklichen Austellung stellte sie letztes Jahr
ihre Werke aus.
Verena Meier war eine offene und kommunikative Frau, die das Leben in der
WAG aktiv mitgestaltete und prägte.
Lange Jahre war sie als Vertreterin der
BewohnerInnen in der Wohnkommission
tätig, wo sie sich aktiv und wirkungsvoll
für Verbesserungen für die Behinderten
einsetzte.
In den letzten Jahren hatte sich Verena
Meier eher etwas zurückgezogen. Sie
gestaltete ihr Leben ruhiger, wenn auch
nicht weniger intensiv. Verena Meier
hinterlässt eine grosse Lücke. Es wird
uns vieles fehlen: ihr Lachen, ihre Diskussionsfreudigkeit, ihre Präsenz und
auch ihre Kritik.
Andrea Mutter
LESERBRIEFE
Lieber Leser,
Liebe Leserin,
«Es gibt nichts,
was es nicht
gibt», sagte ich
mir, als ich im
letzten und anfangs dieses Jahres zwei Meldungen
über
Entreiss-Diebstähle in meiner Zeitung gelesen habe.
Nicht irgendwelche Entreiss-Diebstähle,
sondern solche, die an Rollstuhlfahrern
begangen worden sind.
Im letzten Jahr wurde einer älteren Frau,
welche im Rollstuhl sass, die Handtasche mit einem grösseren Geldbetrag
entrissen. Dies geschah genau in dem
Moment, als die Begleiterin der Rollstuhlfahrerin die Haustüre öffnete. Die
Handtasche wurde später – natürlich
ohne den Geldbetrag – aufgefunden. Bei
der Täterin handelte es sich um eine 20jährige drogensüchtige Frau.
Im zweiten Fall, welcher sich dieses Jahr
ereignete, wurde ein Rollstuhlfahrer von
einer etwa 18- jährigen Frau angesprochen, die ihn fragte, ob er mit ihr etwas
trinken gehen möchte. Plötzlich kam ein
Mann dazu und entriss dem Rollstuhlfahrer den Rucksack mit Bargeld, Ausweisen und persönlichen Utensilien, den er
zwischen seinen Beinen deponiert hatte.
Der Täter rannte sofort weg, während
sich die Frau ohne jede Hast entfernte.
Diese beiden geschilderten Vorfälle sind
beispiellos. Ich möchte aber in keiner
Weise diese Fälle dramatisieren, aufbauschen oder Ihnen gar Angst einjagen.
Gehen Sie auf die Strasse und geniessen
Sie Ihren Einkaufsbummel oder die Kaffeeplauderstunde mit Ihren Freunden
und Bekannten. Ich möchte Ihnen aber
einige Tipps mit auf den Weg geben, die
Ihnen von Nutzen sein sollen.
1. Packen Sie alle Ausweise, Bargeld,
persönliche Utensilien etc. am besten
in eine Bauchtasche, die Sie sich
umschnallen können.
2. Deponieren sie nie Ihre Tasche hinten
am Rollstuhl.
3. Falls Sie Opfer eines Übergriffes
geworden sind, erstatten Sie so rasch
als möglich auf der nächsten Polizeidienststelle eine diesbezügliche
Anzeige. Beschreiben Sie die Täterschaft so gut wie nur möglich (Grösse,
ungefähres Alter, Haarfarbe, Tätowierungen etc.).
Dies sind drei kleine Ratschläge. Falls
auch Sie gute Ratschläge haben, welche
Sie weitergeben möchten, lassen Sie
mich dies bitte wissen.
In der Zwischenzeit wünsche ich Ihnen
alles Gute.
Walter Buser, Mitarbeiter der Staatsanwaltschaft Basel-Stadt, Gilgenbergerstr.
20, 4053 Basel
6/2000 Faire Face
KURSE DER ASPr/SVG
Sportkurs Gwatt
23. Juli bis 4. August 2000
Leitung: Kurt Bichsel und Albin
Keller
Insgesamt nahmen 30 Personen am diesjährigen Sportkurs im Gwatt-Zentrum
am Thunersee teil.
Spiel- und Sportstunde am Nachmittag
 Ausfahrt mit dem
Marcomobil
Ich
traf
viele
Bekannte
aus
früheren
Lagern
wieder, die ich jahrelang nicht mehr
gesehen hatte.
Nach dem ersten
Abendessen fand
eine Vorstellungsrunde statt, das heisst,
jeder und jede stellte sich selbst vor.
Ab Montag war Sport angesagt. Jede
Teilnehmerin und jeder Teilnehmer
wurde abwechslungsweise in eine der
drei Sportgruppen eingeteilt: Physiotherapie, Sporthalle und Schwimmen.
Nach einer ausgedehnten Mittagspause
fand täglich ein Spielfest statt. Der Abend
war meistens zur freien Verfügung; am 3.
Abend jedoch kam auf Vermittlung einer
Betreuerin ein Musikclown, der uns alle
mit seinen Darbietungen erfreute.
Bei sehr schönem Wetter fand anfangs
der zweiten Woche eine Schifffahrt Thun
– Interlaken statt. Nach dem Picknick
und anschliessender Bummeltour durch
Interlaken fuhren wir auf dem gleichen
Seeweg nach Thun zurück.
Anderntags grillierten wir bei ebenfalls
herrlichem Sonnenschein und schönster
Lage mit Blick auf den See.
Abends wurden wir zur 1. Augustfeier
im Nachbardorf Einigen eingeladen.
Am nächsten Tag fand schon der
Abschlussabend statt, mit Sketchen und
Spielen und einem Gitarrenkonzert eines
brasilianischen Berufsmusikers.
Es bleibt noch allen Beteiligten zu danken, den Betreuerinnen und Betreuern
und der Kursleitung Kurt Bichsel und
Albin Keller.
F. Landolt, Zürich
6/2000 Faire Face
DIE SPRACHE-BRÜCKE
Musik kennt keine
Grenzen...
... Lieder keinen
Röschtigraben!
... das stellte die kleine Gruppe aus Freiburg fest, die sich am 28. September auf
den Weg nach Wildhaus machte.
Wildhaus ist für uns ganz weit gelegen,
genau gesagt im Toggenburg, nahe dem
Bodensee, eingebettet in die Hochebene
zwischen Churfirsten und dem Säntismassiv. Dort findet Ende September der
alljährliche Singkurs der ASPr/SVG, für
unsere behinderten Mitmenschen organisiert, statt.
«Singkurs», warum? Weil bekannt ist,
dass mit dem Singen Freude aufkommt.
Seit mehreren Jahren ist Odette Huwyler
Leiterin dieses Singkurses. Odette ist
gleichzeitig auch verantwortlich für die
gesamtschweizerischen Kurse, sie leitet
die Kursequipe und die KursleiterInnen.
Welch eine Aufgabe! Während des Kurses lässt sie sich aber nichts von all diesen Ämtern anmerken. Sie ist einfach
Odette, bei allen sehr beliebt, und sie
weiss zu organisieren, delegieren, arrangieren... sie würde sogar mit dem Singen
anfangen!!!!
Im Haus Wies – das Haus gehört zum
Zwingli Zentrum und ist im Besitz der
Organisation «Naturfreunde Schweiz» –
stehen 21 Doppelzimmer mit WC und
Dusche zur Verfügung. Genug, um die
Gruppe der TeilnehmerInnen und AssistentInnen zu beherbergen, die im diesjährigen Singkurs mitmachen.
Alle, die uns erwarten, strahlen von Fröhlichkeit, Zufriedenheit und Wärme.
Besonders beim Singen zeigt es sich,
dass wir den besagten «Röschtigraben»
vergessen können. Nicht wahr, Barbara?
Du hast mit uns das «Lyoba-Lied» gesungen; es war so schön, das von einer
Deutschschweizerin zu hören... auf Französisch natürlich. Darauf folgten alle
Anwesenden mit dem Kanon «le coq est
mort», auch diesmal nicht in der Sprache
von Goethe!!!...
Am bunten Märchenabend sind einige
unserer Freunde mit Kostümen aufgetreten: der Vagabund, das Gänselieschen,
das tapfere Schneiderlein etc. Einige
«Ehrungen» wurden vorgenommen, insbesondere für das Geburtstagskind
Hanna. Sie ist 47 Jahre alt, schwerbehindert. Seit mehreren Jahren nimmt sie an
den ASPr/SVG Kursen für behinderte
Mitmenschen teil. Hanna... Du hast uns
mit ergreifenden Worten gezeigt, wie
man Dankbarkeit aussprechen kann:
dein Merci für die ASPr und für das
gesamte AssistentInnen-Team. Danke,
liebe Hanna.
Danke an alle, die in Wildhaus gewesen
sind. Danke, Merci, Grazie. Denn fast
hätten wir in unserer gestressten Welt
vergessen, wie man Lebensfreude, Sympathie, Wärme und Dankbarkeit zeigen
kann. Beispielhaft!
Text und Fotos: Colette Reymond
Welch eine gute Stimmung! Links im
Bild die Kursleiterin Odette Huwyler.
Barbara beim Singen...
... unter fachgerechter Leitung.
Das ‘Gänselieschen’ !
19
Us der Gschichtetrucke
Gschichte, wo me cha still für sich läse, vorläse oder immer wider
läse, vo üsne gschetzte Mitglider gfunde, gschribe, sälber erläbt,
erdänkt oder gfantasiert, Mundart oder dütsch: Wär schrybt oder
schickt die nächschti Gschicht?
Mein kleines
rollendes Haus
Ein Reisebericht in Fortsetzungen
von Lisa Muhrer-Kundert
Die 1956 geborene Verfasserin
erkrankte 1961 an Kinderlähmung.
Mit diesem Bericht möchte sie Personen in ähnlicher Situation ermuntern, wie sie auch einmal eine längere Reise zu unternehmen.
Fortsetzung 1:
Marokkaner sind hilfsbereite
Menschen
Alle schrecklichen Geschichten, die ich
über die Marokkaner gehört hatte, waren
von einem Tag auf den anderen weggewischt. Ich hatte es nämlich nach der
Ankunft im neuen Land mit sehr hilfsbereiten, anständigen Leuten zu tun, welche
überhaupt nicht dem Bild entsprachen,
das mir durch die Medien vermittelt worden war. Das Einzige, was mir nach einem
Monat Marokko-Aufenthalt Mühe bereiNovembre/Décembre
November/Dezember
2000 • No 6
20
Association Suisse des Paralysés
ASPr
SVG Schweizerische Vereinigung der Gelähmten
JAB
1701 FRIBOURG
E
C
A
F
E
R
I
A
F
tete, war die Unterdrückung der Frau. Sie
hat vor allem die Stellung als Arbeitstier,
während sich die Männer im Café unterhalten. Aber die Grundeinstellung des
ganzen Volkes zum I.eben gefiel mir – alles
«i’nshallah» – so Gott will! Dort gibt es keinen Stress, alles schön langsam und
immer Zeit für ein Gläschen Tee haben.
Die ganze Situation wurde mir erst richtig
bewusst, als ich zurück nach Europa fuhr.
Ich musste mich zuerst wieder ganz neu
orientieren und anpassen.
In der Zwischenzeit hatte der Frühling
Einzug gehalten, und ich setzte meine
Reise in Richtung Norden fort. Mein
nächstes Ziel war England; ich hatte in
Cornwall an der Südküste eine Einladung
zu einem Camp im Rahmen eines MusikFestivals.
Durch Zufall traf ich dort die richtigen
Leute, die mir halfen, meinen Jugendtraum zu verwirklichen. Mir hatte nämlich
als Kind schon ein kleines rollendes Haus
vorgeschwebt, in dem ich überall leben
konnte, wo es mir grad gefiel.
In England ist die Auswahl an Gebrauchtfahrzeugen sehr gross, und deshalb war es
möglich, dort einen alten Ambulanzbus
mit automatischem Getriebe zu finden
und diesen auf Handbetrieb umzubauen,
damit ich ihn trotz meiner Behinderung
selber in Bewegung setzen konnte. Was
für ein wunderbares Gefühl, das eigene
Haus (für mich war es wie ein kleiner
Palast) in der «Welt» rumzuführen.
So bummelte ich dann, nachdem alle Formalitäten fürs Fahrzeug geregelt waren,
mit meinem «neuen» Gefährt zurück in die
Schweiz. Nach einer kurzen Diskussion
mit der Zollbehörde wurde mir gesagt,
dass ich mit meinem englischen Bus nur
bis maximal sechs Monate in der Schweiz
herumreisen dürfe. Für mich war es aber
klar, dass ich dieses Fahrzeug für den Reisezweck hatte und nicht, um es in der
Schweiz stehen zu lassen. So waren denn
ein paar Besuche bei Verwandten und
Bekannten in meinem Heimatland angesagt, und dann gings los in Richtung Griechenland, um ein weiteres Mal einem kalten Winter in der Schweiz aus dem Weg zu
fahren.
Mit zwei Freunden aus der Schweiz fuhren wir nach Ancona, ganz langsam durch
den Gotthardtunnel ins Tessin in Richtung Italien, wo wir im letzten Moment
noch einen Platz auf einem billigen
Frachtschiff fanden, welches nach Patras
fuhr. Eine stürmische Überfahrt mit sehr
hohem Wellengang stand uns bevor.
Ziemlich erschöpft legten wir im Hafen
von Patras an und fuhren anschliessend
langsam in den Süden des Peloponnes, wo
wir in einer kleinen Bucht unseren Platz an
der Sonne fanden. Wir liessen uns für
einen Monat dort nieder.
Ein schönes Gefühl, unabhängig zu
sein
Unsere Wege trennten sich. Wir fuhren zu
zweit für zwei Wochen mit der Fähre nach
Kreta. Herrlich, mit dem Bus einmal in den
Bergen, dann wieder an der Küste zu parken ... Erst jetzt merkte ich richtig, wie
unabhängig ich war, auch von Elektrizität.
Ich kochte meine Mahlzeiten auf dem
Gasherd, Licht gaben mir die Kerzen, und
Wasser führte ich in einem 25-Liter-Fass
mit.
Die kühlen Abende verbrachten wir entweder am Feuer oder heizten mit dem
Holzofen, welcher mit einem Kamin fachgerecht im Bus installiert war. Langsam
begann sich der Lebensrhythmus zu verändern: mit der Sonne «auf- und untergehen» – die sternenklaren Nächte sind auch
im Süden im Winter sehr kalt, dafür gilt es,
die Wärme der Sonne am Tag voll auszuschöpfen.
Wir verbrachten insgesamt zirka vier
Monate an der griechischen Südküste,
bevor sich dann unsere Wege wieder
trennten und ich ein weiteres Mal durch
Italien, Frankreich und England fuhr. Dort
besuchte ich meine Bekannten, aber der
regnerische Sommer auf der «königlichen
Insel» hielt mich nicht lange fest, und ich
beschloss, den Herbst in Portugal zu verbringen. Nach dem nächsten Vollmond
startete ich meine Reise. Ein paar Wochen
später begrüssten mich bereits die farbigen Herbstwälder im Norden von Portugal.
Ich nahm mir für die lange Fahrt sehr viel
Zeit, fuhr im Maximum 300 km am Tag.
(Durchschnittsgeschwindigkeit 70 km/
h), suchte mir immer schöne Plätze für die
Übernachtung und meine täglichen Verrichtungen – es musste ja gekocht, gegessen und gespült werden.
Mein Ziel war eine Adresse in den Bergen
von Portugal, welche ich von meinen englischen Freunden erhalten hatte. Beim
ersten Versuch, dieses Haus zu finden,
verfuhr ich mich und endete kurz vor Sonnenuntergang in einem der kleinen
Bergdörfer. Der einzige Platz, wo ich meinen Bus einigermassen eben hinstellen
und am nächsten Morgen wenden
konnte, war im Zentrum des Dorfes vor der
Kapelle.
Fortsetzung in FF Nr. 1/2001
6/2000 Faire Face