Revue de presse - Forum des Chefs d`Entreprises

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Revue de presse - Forum des Chefs d`Entreprises
Revue de presse
Dimanche 11 décembre 2016
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Lotissement Sylvain Fouratier
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SOMMAIRE
Synthèse ................................................................................................................................................................. 4
A la une .................................................................................................................................................................. 5
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Créances du Trésor: vers l'assainissement des dettes non recouvrables (APS) .......... 5
Algérie - Mohammed Laksaci défend son bilan et prévient contre une dérive
inflationniste dès 2017 (Maghreb Emergent).............................................................. 7
Le climat des affaires en Algérie fait fuir les investisseurs : Les IDE en chute libre
depuis 2013(Liberté) ................................................................................................... 9
Agriculture: restructuration des SGP en quatre groupes (APS) ................................ 10
Produits alimentaires: des mesures pour réduire le taux de sucre, de sel et des
matières grasses (APS) ............................................................................................. 12
Forum national sur l’entreprenariat féminin : 10% des projets de l’Ansej réalisés par
des femmes (Horizons) ............................................................................................. 13
Mounia Meslem : « Le projet de la femme productrice sera généralisé à partir de
2017 » (Horizons) ..................................................................................................... 14
Pétrochimie et énergies renouvelables : Les deux chantiers vitaux de Sonatrach
(L’Expression) .......................................................................................................... 15
Pétrole: 11 pays hors-Opep décident de réduire leur production de 558.000
barils/jour (APS) ....................................................................................................... 17
La décision a été annoncée hier après leur réunion avec l'Opep : Les non-Opep vont
réduire leur production de 562 000 barils/jour (Liberté) .......................................... 17
Opep-non Opep: confiance pour aller au-delà de l’objectif convenu de baisse de
production (APS) ...................................................................................................... 18
Le pétrole termine la semaine à plus de 54 dollars à Londres (APS) ....................... 20
Les importations du produit maintenues alors que la production nationale couvre 4
fois la demande : Sucre : une facture trop… salée ! (Liberté) .................................. 21
Développement du secteur industriel et agricole : L'Algérie veut combler ses lacunes
(L’Expression) .......................................................................................................... 22
Le premier autobus 4x4 de la SNVI sera présenté le 21 décembre courant (PDG)
(APS)......................................................................................................................... 23
Dispositif ANGEM: plus de 760.000 projets financés depuis 2004 à l’échelle
nationale (APS) ......................................................................................................... 24
Lancement des travaux du port minéralier d’Arzew et d’un convoyeur : Un projet de
24 milliards de dinars (APS) ..................................................................................... 24
Il a révélé son plan pour le futur : Djezzy, leader du numérique en Algérie
(L’Expression) .......................................................................................................... 25
Banque/bourse/Assurance .................................................................................................................................. 27
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Actualités : Algérie Poste a lancé son service d’e-paiement .................................... 27
Le m-paiement pour bientôt ? (Le Soir d’Algérie) ................................................... 27
Coopération ......................................................................................................................................................... 28
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Accord d’association Algérie-UE : Deux documents complémentaires finalisés et
adoptés (Horizons) .................................................................................................... 28
Un forum algéro-américain sur l'énergie mardi à Houston (APS) ............................ 29
Rabehi s'entretient avec le vice-ministre sud-coréen des AE de la consolidation du
partenariat (APS) ...................................................................................................... 30
Algérie - Portugal : Application des mémorandums d’entente sur l’eau et
l’environnement (El Moudjahid) .............................................................................. 31
Veille ..................................................................................................................................................................... 32
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La composition et le fonctionnement du CNES fixés par la loi (JO) (APS) ............ 32
Baisse légère des prix des produits alimentaires en novembre (APS) ...................... 34
3
Synthèse
L'assainissement des dettes accumulées des entreprises et non
recouvrables par le Trésor public fait l’objet d’une réflexion au niveau du
ministère des Finances, rapporte la presse. Cet éventuel effacement de la
dette non recouvrable est une opération en vigueur de par le monde, a-ton ajouté. Dans un autre chapitre, on annonce la restructuration des
Sociétés de gestion de participations de l'Etat (SGP) du secteur de
l'agriculture. Elles ont été restructurées en quatre groupes dans le cadre
de la réorganisation du secteur public marchand décidée par les pouvoirs
publics, a expliqué la presse. A propos de la réunion de l'Organisation des
pays exportateurs de pétrole (Opep), il a été annoncé la réduction de
558.000 barils/jour, effective à partir du 1er janvier 2017.
4
A la une
Créances du Trésor: vers l'assainissement des dettes non
recouvrables (APS)
Le ministre des Finances, Hadji Baba Ammi, a affirmé mercredi à Alger,
qu'une réflexion était lancée sur l'assainissement des dettes accumulées
des entreprises et non recouvrables par le Trésor public.
"Tous les pays du monde ont des lois qui permettent d'assainir les dettes
non recouvrables des entreprises à travers un effacement du bilan
financier.
Il s'agit d'une opération en vigueur de par le monde", a déclaré à la
presse M. Baba Ammi en marge du vote de la loi de Finances 2017.
Il a précisé qu'en Algérie, "il n'y a pas de loi qui permet l'assainissement
des dettes non recouvrables par le Trésor même si certaines remontent
aux années soixante et ne cessent de s'accumuler".
Il a souligné à ce propos, que la nécessité d'assainir la situation des
créances du Trésor, estimant "inconcevable de laisser ces fonds dans le
bilan financier".
Les redevances des impôts non recouvrés sont estimés à 7.000 milliards
de DA dont 5.000 milliards de DA à la charge de deux banques en faillite
et en voie de liquidation, selon les chiffres avancés par le ministre.
Répondant à une question sur l'ouverture du capital des banques, M.Baba
Ammi a indiqué que cette mesure ne figurait actuellement pas à l'ordre du
jour car les conditions ne sont pas réunies pour cela.
Il a relevé que le crédit octroyé par l'Algérie au Fonds monétaire
international (FMI) d'un montant de 5 milliards de dollars, sera remboursé
en 2020.
La loi de Finances 2017 prévoit des dispositions pour faire face à
la situation économique
Concernant la loi de Finances 2017 adoptée à l'unanimité par le Conseil de
la nation, le ministre des Finances a réitéré que ce texte comportait des
dispositions pour faire face aux retombées de la situation économique
actuelle et celle du pays.
Il a ajouté à cet effet, que les autorités publiques poursuivaient l'adoption
de mesures et dispositions préventives en vue de faire face au recul des
5
ressources financières et la rationalisation des dépenses publiques à la
lumière du nouveau modèle économique en veillant à la viabilité et
l'amélioration des services publics et le maintien tant que possible, de
l'aide sociale directe et indirecte au profit des catégories à faible revenu.
Il a fait remarquer en outre, que l'augmentation des taxes notamment la
taxe sur la valeur ajoutée (TVA +2%) n'aura pas un grand impact sur les
prix des produits en 2017 qui eux, connaitront une légère hausse.
Il a dénoncé cependant, la hausse des prix opérée par certains
commerçants sur différents produits de 15 à 20% et ce avant même
l'entrée en vigueur du texte de loi.
Pour ce qui est des opposants qui qualifient cette loi de solution facile pour
renflouer le Trésor de l'Etat, M. Baba Ammi a noté que "celui qui a une
autre alternative, qu'il nous la donne et nous sommes ouverts à toute
proposition".
Evoquant la revendication de certains membres du Conseil de la nation
pour inscrire l'impôt sur la fortune, il a ajouté qu'"il existait des mesures
difficiles à appliquer sur le terrain et avant d'appliquer cet impôt, a-t-il dit,
il serait judicieux de mettre au point les moyens de la recouvrer".
Lors de la séance de vote, le président du Conseil de la nation, Abdelkader
Bensalah a souligné l'importance et la spécificité de la loi de finances 2017
notamment "en cette conjoncture particulière que connaît le pays".
Cette loi intervient dans un contexte marquée par l'entame de la mise en
oeuvre du nouveau modèle économique qui vise à renforcer l'économie
nationale, les opportunités d'investissement et la production dans les
secteurs stratégiques importants comme l'industrie, l'agriculture et le
tourisme. M. Bensalah a estimé que l'Etat a opté -en cette conjoncture
difficile et eu égard à la rareté des ressources- pour des choix difficiles
dictés par l'étape actuelle mais elle a consenti en contrepartie des efforts
considérables pour préserver le niveau des transferts sociaux et des
budgets consacrés aux secteurs importants tels l'éducation, la santé et
l'habitat.
Le président du Conseil de la nation a qualifié cette loi "de jalon important
dans la politique financière et économique de l'Algérie qui lui permettra de
faire face aux difficultés financières conjoncturelles et aux véritables
défis".
La commission des affaires économiques et financières du Conseil de la
nation a quant à elle recommandé dans son rapport complémentaire sur la
loi d'éviter de prendre certaines décisions notamment celles touchant au
pouvoir d'achat du citoyen avant d'épuiser toutes les alternatives offertes.
Elle s'est également félicité du niveau des crédits alloués à l'aide sociale
en dépit de la conjoncture économique et financière difficile appelant à
accélérer la révision du système d'aide afin qu'il touche les faibles
revenus.
La commission a insisté dans son rapport sur la nécessité de recouvrer les
créances du Trésor public et d'activer tous les mécanismes juridiques
disponibles.
6
Algérie - Mohammed Laksaci défend son bilan et prévient contre
une dérive inflationniste dès 2017 (Maghreb Emergent)
Mohammed Laksaci, gouverneur de la Banque d’Algérie (2001-2016)
invité de d’Aix-Marseille Université, est intervenu sur son thème de
prédilection : «Algérie, politique monétaire dans une économie
dépendante des ressources naturelles ».
L’ancien gouverneur de la banque d’Algérie a traité, selon le papier diffusé
par
l’université
https://www.amse-aixmarseille.fr/evenement/algeriepolitique-monetaire-et-dependance-des-ressources-naturelles,
du
rôle
joué par la politique monétaire dans la mise en œuvre des programmes de
stabilisation et d’ajustement structurel au cours des années 1990. Il
s’agissait pour lui de savoir si cette orientation a permis d’absorber l’excès
structurel de liquidité sur le marché monétaire durant la période 2002 à
2014 afin de maintenir l’inflation sous contrôle, et d’évaluer sa pertinence
aujourd’hui que la conjoncture financière a changé en Algérie pour cause
de contre choc pétrolier de près de 30 mois consécutifs.
La banque d’Algérie injecte à nouveau des liquidités
Parmi les constats évoqués dans son intervention, l’invité de l’université
Aix-Marseille a insisté sur le risque inflationniste dans le contexte du
contre choc pétrolier actuel. Il indique qu’en injectant des liquidités dans
le système bancaire après plus de quinze années au cours desquelles elle
n’avait pas eu à jouer son rôle de prêteur en dernier ressort, la Banque
d’Algérie devra continuer à veiller à la concrétisation de l’objectif
d’inflation en situation de risques à la hausse liés à la persistance du choc
externe. Dans une telle situation de baisse des termes de l’échange, la
politique monétaire devra mettre davantage l’accent, à partir de 2017, sur
la nécessité de limiter l’inflation. Ce qui dénote comme un conseil à
l’actuel gouvernement au moment où la loi de finances promet d’alimenter
de nouvelles pressions inflationnistes.
L’accent est également mis sur « le nécessaire ajustement budgétaire
graduel à partir de 2017 accompagné par un effort de recouvrement des
revenus d’impôts hors hydrocarbures qui devra être appuyé par la mise en
œuvre de réformes structurelles à même de stimuler l’investissement du
secteur privé et l’offre de biens et services productifs ».
Cela aiderait, selon la contribution, à préserver une marge de manœuvre
relative pour la politique monétaire, « pour ce qui est du rôle crucial
7
qu’elle doit continuer de jouer en matière de stabilisation
macroéconomique ».
Laksaci rappelle ses succès sur le front de l’inflation…
La fiche de présentation de l’évènement, attribuée à l’ex-gouverneur, met
en exergue le fait que les ressources naturelles, essentiellement les
hydrocarbures dont les prix sont volatils, ont joué et continuent de jouer
un rôle primordial dans l’économie algérienne, dans la mesure où les
revenus générés par l’exploitation de ces ressources constituent l’essentiel
des recettes d’exportation du pays et une part substantielle des revenus
budgétaires.
La note de synthèse de Mohamed Laksaci indique qu’au cours des années
1970 et 1980, le financement des investissements planifiés a reposé dans
une large mesure sur les ressources de la sphère budgétaire liées aux
hydrocarbures.
La même source considère que « les résultats appréciables au terme de la
période d’ajustement (1994 – 1998) au cours de laquelle les politiques
monétaire et de change ont joué un rôle majeur, ont permis de faire face
aux effets de la chute du prix du pétrole intervenue en 1998-1999 ».
Autre point évoqué : le fameux le fonds de régulation des recettes. C’est
ainsi qu’étant « soutenue par la stérilisation d’une partie du surcroît de
ressources budgétaires issu des hydrocarbures à travers l’accumulation
d’épargnes budgétaires dans le fonds de régulation des recettes (fonds de
stabilisation), la politique monétaire prudente a permis de gérer l’excès
structurel de liquidité sur le marché monétaire durant la période 2002 à
2014’, est-il souligné.
D’ailleurs, au cours de cette période, « la conduite active de la politique
monétaire au moyen d’instruments pertinents de résorption de l’excès de
liquidité a largement contribué à contenir les effets inflationnistes du
surcroît de ressources issues des hydrocarbures ».C’est de cette façon que
les performances en matière de stabilité monétaire ont conduit à la
réforme du cadre de politique monétaire en 2010 qui institue l’objectif
explicite d’inflation, concomitamment à celui de stabilité financière. Ces
phrases ressemblent fort à une défense du bilan du gouverneur car il est
explicité que « tout en poursuivant l’objectif de stabilité des prix, la
Banque d’Algérie veille à la stabilité financière et à la sécurité des
systèmes des paiements ».
…Et regrette l’année budgétaire perdue en 2015
Il est considéré que si les coussins de sécurité (accumulation des réserves
de change et d’épargnes budgétaires dans le fonds de stabilisation)
constitués entre 2000 et 2008 ont largement permis de faire face au choc
externe de 2009, intervenu en pleine crise financière et économique
mondiale, la chute des prix du pétrole à partir de mi-2014 révèle l’acuité
de la vulnérabilité de l’économie algérienne à toute contraction des
ressources d’hydrocarbures.
Il est néanmoins admis qu’en dépit de l’ajustement du taux de change
pour faire face à ce choc externe, l’érosion rapide des ressources du fonds
de stabilisation et des réserves de change traduit notamment le fait que la
consolidation budgétaire n’a été que faiblement engagé en 2015. D’ou
8
cette conclusion selon laquelle la contraction de la liquidité bancaire à
partir de 2015, qui est plus soutenue en 2016, justifie la réactivation au
cours du second semestre 2016 du rôle de la Banque d’Algérie en tant que
prêteur en dernier ressort. En tenant compte de la dépendance de
l’économie algérienne à l’égard des ressources du secteur des
hydrocarbures et du risque d’épuisement des ressources du fonds de
stabilisation, la poursuite de la politique de flexibilité du taux de change
contribuera à étayer la conduite de la politique monétaire, en situation de
faible endettement en devises, est-il estimé.
Le climat des affaires en Algérie fait fuir les investisseurs : Les IDE
en chute libre depuis 2013(Liberté)
Selon les données de la Banque de France, les flux d’investissements
directs français en Algérie se sont établis à -172 millions d’euros en 2015.
La France désinvestit en moyenne 105 millions d’euros par an depuis
2013, confirmant la rupture de tendance avec les flux observés les cinq
années précédentes (2008-2012), période au cours de laquelle
l’investissement direct français moyen en Algérie s’est établit à 250
millions d’euros, relève un document du service économique régional
d’Alger sur “les investissement directs étrangers en Algérie (IDE) en
2015”. Le rapport, s’appuyant sur les données de la Banque de France,
constate que les flux d’investissements directs français en Algérie se sont
établis à -172 millions d’euros en 2015. “C’est la 3e année consécutive
que la France effectue un désinvestissement net : -32,8 millions d’euros
en 2014 et -109,7 millions d’euros en 2013”, précise le document.
Au cours de l’exercice 2015, indique le rapport, “cinq secteurs ont capté la
majorité des IDE français à destination de l’Algérie”. Il s’agit du poste
“Métallurgie, produits métalliques, informatiques, électroniques et
optiques” (52% du total des flux entrants à 27,4 millions d’euros), des
industries extractives (9% à 4,8 millions d’euros), des industries de
gestion des eaux et des déchets (9% à 4,7 millions d’euros), des activités
immobilières (7% à 3,6 millions d’euros) et des activités de cokéfaction et
de raffinage (6% à 3,3 millions d’euros).
À la fin de l’année dernière, le stock d’IDE français était estimé à 1,8
milliards d’euros, en baisse de 13,3% par rapport à 2014, alors à 2
milliards d’euros. Il était principalement composé d’investissements dans
9
les activités financières (hors assurance et caisse de retraites) (41% à 745
millions d’euros), le secteur automobile (22% à 384 millions d’euros),
l’industrie pharmaceutique (6% à 103 millions d’euros) et l’industrie
chimique (5% à 98 millions d’euros). Le rapport note que les industries
extractives ne représentent plus que 3% du stock d’IDE, contre 9%
en 2013, suite au retrait massif d’investissements en 2014 dans le secteur
(-147,4 millions d’euros).
L’intérêt de la France pour l’Afrique du Nord varie. Si la France s’est
désinvestie en Égypte (-62 millions d’euros), elle a investi en Libye
(88 millions d’euros), en Tunisie (137 millions d’euros) et au Maroc (235
millions d’euros).
Plus globalement, note le document du Service économique régional
d’Alger, les investissements directs étrangers en Algérie se sont effondrés
en 2015, passant d’un investissement étranger net de 1,5 milliard de
dollars en 2014 à un désinvestissement de 587 millions de dollars en
2015. “Les flux d’IDE marquent pour la première fois depuis 32 ans, un
désinvestissement net des acteurs étrangers en Algérie”, relève le
rapport, indiquant que “l’Algérie est le seul pays d’Afrique du Nord à subir
un désinvestissement, car même si le Maroc et la Tunisie voient le
montant des flux d’IDE décroitre (respectivement -11% et -6%), ces
derniers restent très substantiels (respectivement 3,2 milliards de dollars
et 1 milliard de dollars). À l’échelle de la région, les flux d’IDE ont
progressé de 3,7% en Afrique du Nord en 2015”.
Le document explique la diminution des flux d’IDE en Algérie en 2015 par
la prise de participation majoritaire par l’État algérien des actions de
Djezzy détenues par VimpelCom en janvier 2015. “Sans cette opération
exceptionnelle, les flux entrant d’IDE en Algérie auraient suivi une
tendance légèrement haussière par rapport aux deux années
précédentes”, estime le document, relevant que le stock d’IDE en Algérie
s’élevait à 26,2 milliards de dollars l’année dernière, en régression de
2,2% par rapport à 2014.
Le poids du stock des IDE en Algérie ramené au PIB en 2015 est de 14%
(contre 32% pour l’Égypte, 44% pour la Libye, 49% pour le Maroc et 76%
pour la Tunisie). “La part de l’Algérie dans le total des IDE en Afrique du
Nord s’élève à 11,9% en 2015 contre 12,5% en 2014. L’Algérie demeure
encore largement en deçà de ceux de l’Égypte et du Maroc, qui
représentaient respectivement 42,9% et 22,1% du stock régional à fin
2015”, constate le document.
Agriculture: restructuration des SGP en quatre groupes (APS)
Les Sociétés de gestion de participations de l'Etat (SGP) du secteur de
l'agriculture ont été restructurées en quatre groupes dans le cadre de la
réorganisation du secteur public marchand décidée par les pouvoirs
publics, a indiqué à l'APS le ministre de l'Agriculture, de Développement
rural et de la Pêche, Abdesslam Chelghoum.
10
Ainsi, la SGP des Productions animales (PRODA) a été transformée en
groupe "Agro-logistique" avec trois filières: filière avicole à travers l'Office
national des aliments du bétail (ONAB), filière viandes rouges à travers
l'Algérienne des viandes rouges (ALVIAR) et l'activité de la chaîne de froid
à travers l'entreprise "Frigomedit".
Le groupe GIPLAIT, spécialisé jusque-là dans la transformation et la
commercialisation du lait, va intervenir dans la production du lait en
exerçant l'activité de l'élevage des vaches laitières à travers un nouveau
groupe "Lait et GIPLAIT".
Le nouveau groupe se compose des dix unités de production de l'exGiplait en plus de 19 fermes pilotes pour l'élevage des vaches laitières.
Quant à la SGP développement agricole (SGDA), elle a été scindée pour
créer deux groupes: "Valorisation des produits agricoles" et "Genie rural".
Le groupe "Valorisation des produits agricoles", spécialisé notamment
dans les arbres fruitiers, regroupera l'Office national de commercialisation
des produits vitivinicoles (ONVC), la Sud dattes compagnie (SUDACO), la
Société oléicole d'Algérie (SOA), la Société Agro-développement
(SAGRODEV) spécialisée dans la production de semences de pomme de
terre, la société "SARBO" spécialisée dans la production des fruits et la
société "AGRAL" spécialisée dans la mise en valeur des terres.
Trois des quatre groupes créés ont été installés jeudi par le ministre de
l'Agriculture. Il s'agit des groupes Lait et GIPLAIT, Agro-logistique et
Valorisation des produits agricoles. Quant au groupe "Genie rural", qui
sera spécialisé dans le reboisement et les travaux forestiers, il n'a pas été
installé car il n'est pas encore prêt, explique M. Chelghoum.
Ainsi, Djahid Abdelwahab Zefzaf a été désigné président du groupe "Agrologistique", Mouloud Harim, ex-Pdg du GIPLAIT, a été nommé président
du groupe "Lait et Giplait" alors que Mustapha Belhanini, ex-Pdg de la SGP
SGDA, a été installé à la tête du groupe "Valorisation des produits
agricoles".
"On n'a pas fait de grands changements dans la désignation des
présidents des nouveaux groupes pour assurer la stabilité de
l'encadrement et profiter de l'expérience de ces responsables dans ces
domaines", a dit M. Chelghoum.
Pour le ministre, la nouveauté de la nouvelle réorganisation consiste à
accorder à chaque groupe créé, en fonction de sa mission, un certain
nombre de fermes pilotes afin d'étendre leur champ d'exercice.
Le plus important groupe "Agro-logistique" bénéficiera, à cet effet, de 43
fermes pilotes distribuées à ses différentes filiales pour mieux gérer
l'amont agricole.
De même, 19 fermes pilotes seront accordées au groupe "Lait et GIPLAIT"
qui peut exploiter (ces fermes) seul ou en partenariat avec des entreprises
nationales ou étrangères pour produire du lait cru.
Le groupe "Valorisation des produits agricoles" bénéficiera, lui aussi, de 50
fermes pilotes. La restructuration des SGP du secteur de l'agriculture
rentre dans le cadre de la réorganisation du secteur public marchand
décidé par les pouvoirs publics en 2016.
11
Produits alimentaires: des mesures pour réduire le taux de sucre,
de sel et des matières grasses (APS)
Le ministère du Commerce a pris des mesures pour réduire "la
consommation excessive" de sucre, de sel et des matières grasses dans
l'alimentation à travers la promulgation prochaine d'un décret exécutif
portant limitation du taux de sucre dans le café et d'une décision
interministérielle qui permet au citoyen d'avoir les informations
nécessaires sur le produit alimentaire, a indiqué jeudi le ministre du
secteur Bakhti Belaib.
Répondant à la question d'un député du Conseil de la nation lors de la
séance plénière présidée par Abdelkader Bensalah, président du Conseil,
M.Belaib a précisé qu'un groupe de travail mixte a été mis en place au
niveau du ministère du Commerce regroupant des représentants des
ministères de la Santé, de l'Agriculture et de l'Industrie ainsi que des
représentants d'associations de protection du consommateur et des
professionnels du secteur qui conviendront des mesures nécessaires à
prendre à cet effet.
Selon le ministre, les partenaires comptent conjuguer les efforts pour
prendre en charge ce dossier en tenant compte notamment de la diversité
des produits alimentaires, de leurs composants et de l'adaptabilité des
industries agroalimentaires aux nouvelles mesures.
Un décret exécutif (adopté par le gouvernement) a été élaboré, fixant les
types de café et les conditions de sa mise en vente et qui prévoit
essentiellement la réduction du taux de sucre dans la composition de ce
produit de 5 à 3 %.
Le ministre a ajouté que son département a élaboré avec les ministères de
la Santé, de l'Agriculture et de l'Industrie une décision fixant les modalités
applicables sur l'étiquette du produit pour orienter le consommateur sur
les valeurs nutritionnelles de l'aliment, notamment le taux de sucre, de sel
et des matières grasses.
Le but est également d'encourager, a soutenu le ministre, le respect des
règles d'une alimentation saine et de s'assurer que l'étiquette alimentaire
ne présente pas de fausses informations concernant le produit.
La décision qui sera adoptée dans un bref délai, interdit par ailleurs, tout
ce qui est à même de jeter la confusion dans l'esprit du consommateur
tout en lui permettant de choisir les produits alimentaires adaptés à son
état de santé grâce à l'étiquette alimentaire qui contraint l'opérateur
économique de citer les valeurs caloriques et nutritionnelles (sucre, sel et
matières grasses) ce qui réduira les maladies chroniques comme
l'hypertension artérielle, les troubles cardiovasculaires et le diabète.
Le ministre a déploré la diffusion par les chaînes de télévision de spots
publicitaires pour faire la promotion de ces substances dangereuses (sel,
sucre et matières grasses) pour la santé, tout en dénonçant l'utilisation de
jeunes enfants dans cette démarche.
12
M. Belaib a indiqué que son département compte en collaboration avec le
ministère de la Communication- une fois la décision relative à l'étiquette
promulguée- interdire la promotion des produits nocifs à la santé du
citoyen.
A une autre question sur l'amende imposée aux commerçants qui ne
facturent pas leurs transactions commerciales, le représentant du
gouvernement a répondu que l'amende sera appliquée sans distinction
dans le cadre du principe d'équité et d'égalité entre tous les citoyens.
Il a précisé que l'application de l'amende en cas d'infraction dans la
pratique commerciale a pour objectif de réprimer la fraude comme c'est le
cas pour la non facturation.
Il a précisé que l'amende à payer par les contrevenants dépend de la
nature de la fraude commise et de son impact sur l'économie nationale et
non du statut du commerçant et de son capital.
Forum national sur l’entreprenariat féminin : 10% des projets de
l’Ansej réalisés par des femmes (Horizons)
La femme algérienne s’est relativement imposée sur le plan politique,
mais demeure peu représentée dans la sphère économique. 130.416
femmes recensées représentent 7,6% des entrepreneurs. Dans le monde
de l’entreprenariat, elle ne menace nullement le monopole des hommes.
Cette situation ne s’explique nullement par le manque de compétences ou
de courage. Elle trouve son origine dans les mentalités. Les efforts et les
dispositifs mis en place par le gouvernement pour booster l’entreprenariat
ne semblent pas suffire. Sur le nombre global des projets inscrits dans le
cadre de l’Ansej, 10% seulement ont été réalisés par des femmes. C’est
ce qui ressort du premier Forum national sur l’entreprenariat féminin
organisé, hier, par le Réseau algérien des femmes d’affaires (Rafa) au
niveau de l’Ecole de la sécurité sociale. Placée sous le thème
« L’entreprenariat féminin, une force incontournable pour construire une
économie nationale forte », la rencontre s’est voulue un espace d’échange
de points de vue et d’expériences présentés par des femmes chefes
d’entreprises spécialisées dans divers domaines. L’occasion fut également
saisie pour soulever les contraintes et les blocus auxquels font face cellesci au quotidien. « A l’issue des travaux, nous établirons une plateforme où
serons mentionnées toutes les préoccupations soulevées, les problèmes et
13
même les solutions. Elle sera par la suite transmise à la Présidence, au
Premier ministère et à tous les ministères concernés », a fait savoir la
présidente du Rafa, Samira Hadj Djilani. Elle a affirmé, par ailleurs, que
« la femme algérienne est très compétente et peut contribuer
efficacement au nouveau modèle économique ». « Le cadre législatif n’est
nullement défaillant. Il suffit seulement de bien appliquer les lois et de
faire confiance aux femmes », a-t-elle ajouté. Parmi les difficultés
rencontrées, elle a évoqué l’accès aux crédits et au foncier, et les blocages
administratifs. Selon la présidente du Rafa, « il est impératif de renforcer
la formation pour mieux encadrer les porteuses de projets ». Dans cette
optique, un contrat de coaching et de formation a été signé, hier, entre
des représentantes du Rafa et des femmes cheffes d’entreprises. « Il y a
des managers qui méconnaissent les lois pour décrocher un marché, le
sens des négociations », a-t-elle soutenu. Elle a enfin annoncé qu’un
groupe de femmes veut investir le monde agricole dans trois wilayas avec
des projets générateurs de richesse. « La formation est nécessaire pour la
durabilité des projets », a-t-elle soutenu. Le représentant de l’Académie
de la société civile a mis l’accent, pour sa part, sur le développement local
et le rôle de la femme rurale.
Mounia Meslem : « Le projet de la femme productrice sera
généralisé à partir de 2017 » (Horizons)
Le projet de la femme productrice sera généralisé à partir de 2017 à
l’ensemble des wilayas du pays, a indiqué jeudi dernier à Chlef la ministre
de la Solidarité nationale, de la Famille et de la Condition de la femme,
Mounia Meslem Si Amer. « Ce projet, lancé en 2014, a eu du succès dans
12 wilayas, c’est pourquoi nous comptons le généraliser au reste du pays
à partir de 2017 », a précisé Mme Meslem dans une déclaration à l’APS,
en marge d’une journée d’étude sur le « rôle de la famille productrice dans
la dynamique de développement ». Selon la ministre, le projet de la
femme productrice « offre aux familles une opportunité de s’impliquer
dans l’acte de développement ». Ainsi, a-t-elle relevé, une famille a
revenu modeste issue de zones rurales, du Sud ou des Hauts-Plateaux
« peut, grâce à ce projet, évoluer et se transformer d’une famille assistée
à une famille participant à la création de la richesse et à l’amélioration de
ses conditions de vie, à travers la création de petites unités
productrices ». Les familles, inscrites au titre de ce projet, bénéficient, à
travers le Fonds national de solidarité, de subventions financières (non
remboursables) allant de 10.000 à 50.000 DA. Les premiers chiffres
relatifs à cette opération font état, à ce jour, de 695 familles bénéficiaires,
activant dans divers domaines, agricole et artisanal (aviculture, apiculture,
élevage bovin, cuniculture, couture et poterie), a indiqué Mme Meslem. En
dépit du succès rencontré par ce projet, la ministre a relevé certains
problèmes rencontrés sur le terrain, liés aux spécificités de certaines
régions rurales du pays qui, a-t-elle dit, « n’admettent pas encore l’idée
14
du travail de la femme », outre l’absence d’espaces pour la
commercialisation des produits générés par les femmes productrices. Elle
a fait part, à ce propos, d’un programme, en préparation, au niveau de
son ministère, qui propose la création de marchés hebdomadaires au
niveau des différentes régions du pays, en vue de permettre aux familles,
inscrites au titre du projet en question, de faire la promotion de leurs
produits. A noter que le projet est destiné à des familles sans revenus ou
à revenu modeste, au même titre qu’il profite à des familles dotées de
qualification et de compétences avérées. Les wilayas bénéficiaires, à ce
jour, de cette opération sont Adrar, Chlef, Laghouat, Tiaret, Saïda, Skikda,
Constantine, Médéa, Mostaganem, Bordj Bou Arréridj et Mila. Par ailleurs,
Mme Mounia Meslem a réitéré la détermination du gouvernement à
préserver les acquis socioéconomiques des catégories vulnérables de la
société en dépit de la crise économique actuelle, signalant que des
instructions, dans ce sens, ont été données par le président de la
République. Outre la présentation des expériences réalisées à Saïda et
Chlef, au titre de ce projet de femme productrice, la manifestation a
donné lieu à la distribution de chèques bancaires à des femmes
bénéficiaires de crédits Angem. Une exposition de produits artisanaux
réalisés par des familles bénéficiaires du projet, a été également visitée
par la ministre à la maison de la culture de Chlef.
Pétrochimie et énergies renouvelables : Les deux chantiers vitaux
de Sonatrach (L’Expression)
La Compagnie nationale des hydrocarbures s'est engagée dans la bataille
de la pétrochimie et de l'énergie renouvelable.
La Compagnie nationale des hydrocarbures Sonatrach entame des
discussions avec des partenaires internationaux pour la réalisation de cinq
nouveaux projets pétrochimiques, a annoncé la compagnie. Il s'agit du
projet de complexe de craqueur éthane et GPL avec une capacité de
production d'un million de tonnes d'éthylène, le projet de complexe de
PDH PP d'une capacité de 600.000 tonnes, un projet de complexe de
méthanol et dérivés d'une capacité d'un million de tonnes et deux autres
projets concernant le complexe de caoutchouc synthétique ainsi que le
projet de complexe de pneus de cinq millions d'unités.
Une fois réalisés, ces projets participeront à la croissance du PIB résultant
de la diminution des importations en la matière et contribuer également à
garantir l'équilibre financier de Sonatrach, très affectée par la chute
brutale des cours du pétrole sur le marché international. La Compagnie
nationale des hydrocarbures a donc adopté une nouvelle stratégie portant
sur l'investissement dans de nouvelles filières d'activités, en particulier la
pétrochimie et l'énergie renouvelable, pour augmenter et diversifier sa
production énergétique comme seule alternative pour échapper à cette
situation difficile.
15
Depuis le début de l'année 2016, de nombreux projets d'investissement
ont été lancés par Sonatrach dans la perspective de maintenir son
équilibre. Amine Mazouzi président-directeur général de Sonatrach a
souligné que le groupe a lancé, dans le même domaine, trois projets en
effort propre dont le premier concerne le projet de réhabilitation de l'unité
Ethylène du complexe pétrochimique de Skikda pour produire 120.000
tonnes par an d'éthylène.
Les deux autres contrats de réalisation d'un complexe de production de
méthyl tert-butyl éther (Mtbe) d'une capacité de 200.000 tonnes/an et du
projet de complexe de alkyl linéaire de benzène (LAB) d'une capacité de
100.000 tonnes/an seront signés en décembre en cours et janvier
prochain respectivement. Ces projets structurants pour la compagnie sont
le Revamping des satellites sud de Hassi Messaoud qui devrait apporter
jusqu'à deux millions de tonnes de pétrole par an en plus à partir de 2019.
Il s'agit également de la reprise du Revamping de la raffinerie d'Alger et
du Boosting 3 de Hassi R'mel, dont le contrat a été signé mercredi, et qui
apportera plus de 400 milliards de m3 de gaz. En matière de raffinage,
Sonatrach a lancé un programme de réalisation de quatre raffineries d'une
capacité de cinq millions de tonnes chacune et situées à Hassi Messaoud,
Tiaret, Skikda et Arzew. Pour l'optimisation et la valorisation des produits
issus de la raffinerie de Skikda, deux autres projets sont lancés, à savoir
le complexe de cracking du fuel d'une capacité de 4,5 millions de tonnes
pour la maximisation de la production du gasoil et deux complexes de
reforming de Naphtal d'une capacité globale de 3,4 millions de tonnes
pour la maximisation de la production des essences. Aussi, la mise en
service des projets de réhabilitation des raffineries de Skikda et d'Arzew a
permis la réduction des importations de gasoil et d'essence de l'ordre d'un
milliard de dollars.
En effet, la réalisation de l'ensemble des projets faits par Sonatrach au
cours de l'année 2016, portera la capacité de raffinage du groupe à 50
millions de tonnes et permettra de couvrir les besoins du marché national
en produits pétroliers à l'horizon 2040, selon le président-directeur
général du groupe. Par ailleurs, la Compagnie nationale des hydrocarbures
a également exprimé ses ambitions d'aller vers la diversification des
sources d'énergie pour l'exploitation interne et de dégager des quantités
supplémentaires à la vente.
Dans le cadre de la mise en place de son programme énergétique, la
Compagnie nationale des hydrocarbures a dévoilé sa nouvelle feuille de
route pour le développement des énergies renouvelables. Un programme
en phase d'élaboration par un groupe de travail composé d'une équipe
pluridisciplinaire de Sonatrach. Elle s'est engagée également dans la
bataille de l'énergie renouvelable, avec la réalisation d'un projet d'une
centrale électrique photovoltaïque de 10 MW qui est en cours de
développement en partenariat avec ENI avec comme objectif de tirer
profit du potentiel solaire important de la région pour alimenter les
installations du champ de BRN en générant 20 GWH/an d'énergie
électrique.
16
Pétrole: 11 pays hors-Opep décident de réduire leur production de
558.000 barils/jour (APS)
Les pays hors-Opep ont convenu, lors de leur réunion avec les membres
de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) samedi à
Vienne, de réduire leur production de 558.000 barils/jour, effective à
partir du 1er janvier 2017, apprend-on auprès de la délégation algérienne.
Les onze (11) pays hors-Opep, dont la Russie, rejoignent ainsi les treize
(13) pays de l'Organisation pétrolière qui ont décidé fin novembre de
retirer 1,2 mbj du marché, conformément à l'accord obtenu à Alger en
septembre.
La décision a été annoncée hier après leur réunion avec l'Opep :
Les non-Opep vont réduire leur production de 562 000 barils/jour
(Liberté)
Les prix du pétrole, à la suite de cet accord, vont, sans doute, connaître
une hausse à l'ouverture des marchés pétroliers de Londres, de New York
et de Singapour demain lundi. Mais dans la durée, tout dépendra du
respect par ces pays des accords conclus à Vienne.
Les pays non-Opep ont décidé, hier, lors d'une réunion à Vienne avec les
pays Opep, de réduire leur production de 562 000 barils/jour dans le
cadre d'un accord avec les membres de l'Opep pour soutenir les cours du
pétrole. Un fait sans précédent depuis 2001. En joignant leurs efforts à
ceux de l'Opep, ils entendent participer à la stabilisation des marchés
pétroliers en 2017. Le ministre iranien du Pétrole, Bijan Zanganeh cité par
Reuters, a indiqué que cette réduction sera appliquée à partir de
janvier prochain.
Les cours du pétrole étaient hier en hausse, soutenus par la perspective
d'un accord non-Opep de limitation de la production. Le baril de Brent,
mer du Nord était coté hier à 54,31 dollars. L'optimisme régnait à
l'ouverture de la réunion des pays Opep avec les pays extérieurs à
l'organisation hier à Vienne. Ces pays devaient consentir une réduction de
leur production de 600 000 barils, consolidant ainsi les efforts de l'Opep
visant à faire remonter les cours du pétrole. Le nouvel accord est en deçà
de cet objectif. Mais le niveau de réduction Opep - non-Opep de près de
1,8 million de barils/jour est tellement large qu'il va sans doute
permettre des prix du pétrole entre 55 et 60 dollars en 2017. L'objectif de
l'Opep est d'atteindre des prix entre 50 et 55 dollars. Une conséquence
de l'accord de Vienne et de l'entente avec les non-Opep, on assistera à
une accélération du rééquilibrage du marché. L'excédent de pétrole évalué
à 1,5 million de barils/jour sera, sans doute, absorbé en mars prochain,
voire durant le premier semestre 2017. En application de l'accord
17
historique d'Alger, les pays de l'Opep, rappelons-le, avaient décidé à
Vienne le 30 novembre dernier de réduire leur produire de 1,2 million de
barils/jour et de demander aux non-Opep de réduire leur production de
600 000 barils/jour. Peu de temps après, la Russie, un pays non-Opep,
annonçait qu'elle allait réduire sa production de 300 000 barils/jour. En
début d'après-midi, les pays Opep et non-Opep étaient proches d'un
accord. Le Kazakhstan a fait savoir qu'il acceptait de plafonner sa
production, a rapporté un délégué cité par Reuters. Onze pays extérieurs
à l'Opep ont assisté à la réunion ou ont transmis leurs engagements,
rapporte le SG de l'Opep, Mohamed Bakindo. Il s’agit de l’Azerbaïdjan, de
Bahreïn, de Brunei, de Bolivie, du Kazakhstan, de la Malaisie, du Mexique,
d’Oman, de la Russie, du Soudan et du Soudan-Sud. En particulier, Brunei
qui n'a pas participé à la rencontre a transmis à l'Opep son engagement
de réduire sa production. Les prix du pétrole, à la suite de cet accord, vont
sans doute connaître une hausse à l'ouverture des marchés pétroliers de
Londres, de New York et de Singapour demain lundi. Mais dans la durée,
tout dépendra du respect par ces pays des accords conclus à Vienne.
Opep-non Opep: confiance pour aller au-delà de l’objectif convenu
de baisse de production (APS)
L’optimisme était de mise samedi à Vienne lors de la réunion de l’Opep
avec des pays producteurs hors Opep pour aller même au-delà de
l’objectif déjà convenu de baisse de production par les non-Opep pour un
retrait de 600.000 barils/jour à partir de janvier 2017.
Les ministres chargés de pétrole des pays membres et non membres de
l'Opep ont unanimement affirmé s’attendre, à l’issue de cette réunion
"historique", à un accord d’une baisse encore plus importante que prévu
initialement par les non-Opep, alors que la Russie a réitéré son
engagement de retirer 300.000 barils/jour, soit la moitié du volume à
réduire par les hors-Opep.
En marge de la réunion, le ministre saoudien de l’Energie, de l’industrie et
des ressources minérales Khaled El Falih a assuré que "pour les pays non
Opep, on espère obtenir d’eux un engagement de quelque 600.000
barils/j.
18
La Russie s’est engagée de baisser sa production de 300.000 barils/jour
tandis que d’autres pays comme le Mexique, Oman et l’Azerbaidjan vont
baisser selon leur niveau de production".
Il s’est dit "très optimiste" à propos de cette réunion, tout en relevant que
l’accord Opep-non Opep attendu sera "le fruit de la réunion de l’Opep
tenue à Alger en septembre".
Le ministre saoudien a affirmé que la baisse totale à opérer par les
producteurs Opep et non-Opep, environ 1,8 mbj, est convaincante et
permettra de rétablir l’équilibre du marché.
Le Secrétaire général de l'Opep Mohammed Barkindo (Nigeria) a affiché lui
aussi son optimisme de voir les pays non membres de l'Opep de décider
d'une réduction de plus de 600.000 barils/jour, dans le sillage de la
démarche de l'Opep de retirer le surplus d'offre.
"Pour les pays non membres de l'Opep, la baisse sera de 600.000 barils
par jour, voire plus", a-t-il dit.
Selon lui, la présence de douze (12) pays hors Opep à cette réunion est
"historique".
Boutarfa: Faire aboutir l’accord d’Alger
Le ministre de l’Energie Noureddine Boutarfa s’est également montré
confiant quant à la réussite de la réunion-Opep non Opep.
A la veille de la réunion, M. Boutarfa a exprimé son optimisme de voir la
réunion consolider l'accord d'Alger de baisse de la production, soulignant
la nécessité d’une coopération Opep-non Opep pour stabiliser le marché.
"Il est nécessaire pour les pays Opep et non-Opep de coopérer et de
joindre leurs efforts pour stabiliser le marché pétrolier dans l'intérêt des
producteurs et des consommateurs", a-t-il déclaré à l’issue de ses
entretiens avec ses homologues de pays membres et non membres de
l’Opep.
Le président de l’Opep Mohamed Salah Al Sada a souhaité pour sa part
que les pays participants à la réunion Opep-non Opep "annoncent au
monde une action conjointe responsable et opportune pour aider à
rééquilibrer le marché".
"Je ne peux que souligner l'importance de cette situation pour nos pays,
pour l'industrie pétrolière et pour l'économie mondiale dans son
ensemble", a-t-il soutenu, relevant la nécessité d'institutionnaliser les
bases de la coopération entre l'Opep et les producteurs non-Opep afin de
faciliter le processus décisionnel.
Evoquant la décision de réduire la production de l’Opep dans le cadre de
l’accord d’Alger, M. Al Sada a indiqué qu’il s’agissait d’un "engagement
vers la communauté mondiale pour aider à restaurer et à maintenir la
stabilité du marché avec des implications positives et larges sur
l'économie mondiale, l'industrie pétrolière et les pays producteurs et
exportateurs de pétrole".
De son côté, le ministre iranien du Pétrole, Bijan Namdar Zangeneh, a
déclaré que la majorité des pays non Opep ont envoyé des signaux
positifs, "mais à la fin de la réunion, on annoncera les détails d’un accord".
Pour lui, l’essentiel est le niveau de baisse de la production des
producteurs non Opep qui s’ajoutera à l’effort déjà consenti par l’Opep.
19
Le ministre russe de l'Energie Alexander Novak a indiqué pour sa part que
les pays non-Opep allaient signer à l'issue de leur réunion avec l'Opep un
accord sur la limitation de la production en soulignant que cette réunion
sera couronnée de succès.
"Il n'y a pas de risque que cette réunion ne réussisse pas. Nous sommes
déjà parvenus à un accord sur le principe de réduire 600.000 barils/jour
par les non-Opep. La Russie va réduire 300.000 barils/jour, donc la moitié
de l'effort de réduction. Maintenant, suite aux discussions, on verra si on
pourra aller au-delà des 600.000 baril prévus" par les non Opep, a-t-il
soutenu.
L’objectif de la réunion Opep-non Opep, la première depuis 2002, est
d’élargir le consensus autour de la démarche de l’Opep pour soutenir un
marché pétrolier affaibli par le surplus d’offre.
Il s’agit d’impliquer les producteurs hors-Opep dans l’effort de l’Opep dans
le cadre de la mise en £uvre de l’accord d’Alger qui avait abouti le 30
novembre dernier à une décision de baisse historique de la production
Opep de 1,2 million de barils/jour (mbj) avec un plafond à 32,5 mbj
conclu par l’Opep et applicable dès le 1er janvier 2017.
Le pétrole termine la semaine à plus de 54 dollars à Londres (APS)
Les prix du pétrole ont progressé vendredi en fin d'échanges européens
finissant la semaine à l'équilibre à la veille d'une nouvelle réunion des
pays producteurs de pétrole.
Le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en février a gagné 27
cents à 54,16 dollars sur l'Intercontinental Exchange (ICE) de Londres.
Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de "light sweet
crude" (WTI) pour le contrat de janvier a pris 66 cents à 51,50 dollars.
Les cours de brut ont oscillé au fil de la semaine pour finir en très léger
retrait par rapport à la clôture de vendredi dernier, quand le Brent était à
54,46 dollars et le WTI à 51,68 dollars le baril.
Après la hausse des cours liée à l'accord de l'Organisation des pays
exportateurs de pétrole (Opep) annoncé la semaine dernière par
l'organisation qui devrait limiter sa production quotidienne de pétrole de
1,2 million de barils, les marchés cherchaient désormais à évaluer les
chances d'application de cet accord.
L'Opep a notamment annoncé que d'autres producteurs se joindraient à
l'effort de ses membres, en réduisant leur production de 600.000 barils
par jour.
"Si la réunion entre les pays producteurs qui doit se tenir samedi à Vienne
n'aboutit pas, cela pourrait peser sur les cours de l'or noir", ont prévenu
des analystes.
"La position officielle de la Russie devrait être connue ce week-end, et cela
devrait accroître la volatilité lundi", ont-ils ajouté.
20
La Russie, un des plus importants producteurs de pétrole du monde, a
affirmé qu'elle se joindrait à l'Opep et abaisserait sa production de
300.000 barils par jour, mais la question de savoir sur quels niveaux cette
baisse serait calculée restait ouverte.
Les importations du produit maintenues alors que la production
nationale couvre 4 fois la demande : Sucre : une facture trop…
salée ! (Liberté)
L’ouverture à l’importation dès le 1er janvier 2017 de contingents de
plusieurs produits alimentaires et manufacturés, prévue par l’accord
d’association entre l’Algérie et l’Union européenne, ne sera pas sans
conséquences sur l’économie nationale. Des aliments fabriqués localement
avec, en sus, une couverture totale de la demande nationale continuent à
être introduits sur le marché algérien conformément à cet accord. Le
fromage, l’huile, le sucre…, pour ne citer que ces exemples, sont importés,
alors que des entreprises locales en ont non seulement inondé le marché
national mais même exporté vers des pays européens et africains.
Pourtant, l’Algérie a toute la latitude de faire valoir sa clause suspensive,
prévue par l’accord d’association avec l’UE, pour suspendre ces
importations jugées superflues. Pis encore, ces produits sont fabriqués
avec des volumes excédentaires en Algérie ! Pour le sucre blanc, la
production locale est 4 fois supérieure à la demande nationale. Les
capacités de production de cette substance alimentaire sont évaluées à
environ 12 000 tonnes/jour alors que la demande locale avoisine les
3 000t/j. C’est dire le surplus enregistré. Pour ce produit, les quotas du
contingent tarifaire originaire de l’UE ont été fixés à 150 000 tonnes mais
les importations auprès de cette zone avaient atteint près de 170 000
tonnes. Le ministère du Commerce doit se saisir de l’affaire et exiger des
services des douanes de refuser l’importation de ces produits aux
opérateurs économiques. Pour acheter ces marchandises, les importateurs
payent en devises leurs fournisseurs européens.
Or, l’Algérie a un besoin criant en devises en ces temps de crise. Étant
concernées par une exonération des droits de douanes, ces quantités de
produits qui accèdent au marché algérien font perdre des sommes
colossales au Trésor public. Un manque à gagner qui se chiffre à plusieurs
centaines de millions de dollars. Les banques doivent être, de ce fait,
instruites par leur tutelle ou le département de M. Bakhti Belaïb pour ne
pas domicilier les contrats et les factures proforma des importateurs de
ces produits. Le constat est valable pour les huiles alimentaires, la
semoule, la farine... D’où l’inopportunité de créer d’autres usines puisque
la production dépasse de loin les besoins nationaux. “Ce sont des
créneaux à interdire à l’import, ne serait-ce que pendant cette période de
crise afin de pouvoir économiser des devises”, souligne Ali Nazef, un
expert de la filière sucrière et de l’agroalimentaire en général.
Par ailleurs, la facture d'importation de sucre (en poudre, matières
21
premières et dérivés) s'est chiffrée, selon les statistiques des douanes, à
649,34 millions de dollars (usd) durant les neuf premiers mois de l’année
2016, contre 569,9 millions usd durant la même période de 2015, soit une
augmentation de 14%. La hausse de la facture s'explique par
l'augmentation à la fois des quantités importées et des prix à l'importation
de cette denrée. En effet, l’on a enregistré une flambée des matières
premières sur le marché international, estimée à 35%. L’autre paramètre
à l’origine de cette hausse de la valeur des importations est la
dépréciation du dinar qui a atteint 56%. Ces derniers mois, la tonne du
sucre roux est passée de près de 300 dollars à 534 dollars à
l’international. Cette dévaluation de la monnaie algérienne a eu un impact
négatif sur l’industriel. À cela, il y a lieu d’ajouter le plafonnement des prix
de vente du sucre blanc, n’offrant aucune marge de manœuvre aux
opérateurs.
Le groupe Cevital, qui détient plus de 80% de parts de marché du sucre
blanc en Algérie, a augmenté ses importations de matières premières
d’environ 7% par rapport à l’exercice 2015, mais ses exportations ont
connu une hausse de 8%, en comparaison à l’année dernière. Ses
exportations sont passées de 382 000 tonnes en 2015 à 431 000 tonnes
le 5 décembre 2016. Avec une offre aussi importante en sucre blanc qui
satisfait amplement la demande nationale, l’on se demande quelle serait
l’opportunité de lancer de nouvelles raffineries dans différentes régions du
pays ? Toutes les dépenses qui seraient consenties pour la réalisation de
ces projets seraient-elles d’à propos, durant cette conjoncture où l’Algérie
a besoin de plus de rationalité et de tempérance ? Le respect strict de la
loi, interdisant toute situation de monopole, ne peut pas, à lui seul,
justifier ces investissements inopportuns…
Développement du secteur industriel et agricole : L'Algérie veut
combler ses lacunes (L’Expression)
L'industrie et l'agriculture sont appelées à se substituer aux hydrocarbures
pour assurer une partie des exportations algériennes.
La remontée des prix consécutive à l'accord de réduction de la production
de l'Opep intervenu à Vienne le 30 novembre 2016 devrait permettre à
l'Algérie de conserver une marge de manœuvre sans pour autant lever le
voile d'incertitude qui entoure l'avenir économique du pays, notamment ce
qui concerne l'industrie locale et les exportations hors hydrocarbures.
S'agissant de l'exportation, des partenariats peuvent être noués pour
approvisionner la zone sahélienne en nombreux produits. Pour l'instant,
l'exportation est résiduelle, assurent les patrons de nombreux groupes,
mais d'ici 2020 ils envisagent d'atteindre un bon chiffre d'affaires. La
plupart des entreprises privées algériennes, mais aussi publiques, veulent
étendre leurs activités à l'international. A lui seul le secteur pétrolier pèse
95% des exportations algériennes. La faute au peu de développement du
22
secteur industriel et agricole, lacune que le gouvernement est en train de
corriger comme, par exemple, une plus importante protection des terrains
agricoles ou par le biais de l'extension des capacités de production du
ciment qui entre aussi dans la politique du gouvernement. Dans ce dernier
cas, il faut rappeler l'installation de la nouvelle unité de production de
ciment implantée dans la zone industrielle de Ben Badis, à Constantine,
d'une capacité de production de 300 000 tonnes annuellement. Cette
nouvelle usine de ciment devra permettre la consolidation des objectifs
tracés par le gouvernement visant à atteindre une autosuffisance en
matière de production du ciment d'ici à 2018, et même d'exporter.
En ce qui concerne l'agriculture, plusieurs filières sont visées comme les
céréales et le lait.
Les techniciens de la production agricole et animale ont souvent mis
l'accent sur l'importance de fournir les facteurs favorisant la relance de
ces filières en vue de réaliser l'autosuffisance locale et nationale et réduire
la facture d'importation.
Les experts et professionnels du secteur de l'agriculture ont ainsi souligné,
lors de différentes journées d'étude, que 50% du lait provient de la
transformation du lait en poudre importé en devises, ce qui nécessite de
fournir tous les facteurs pour développer cette filière au niveau national ce
qui est aussi le cas pour les céréales.
De grands atouts d'investissement existent en Algérie pour en faire un
pays producteur, et ce à travers une réflexion sur le développement des
espèces locales pouvant donner une production de qualité. Dans la
stratégie du gouvernement figure aussi la restructuration des Sociétés de
gestion des participations de l'Etat (SGP) du secteur de l'agriculture en
quatre groupes.
Ainsi, la SGP des productions animales (Proda) a été transformée en
groupe agro-logistique avec trois filières: avicole à travers l'Office national
des aliments du bétail (Onab), filière viandes rouges à travers l'Algérienne
des viandes rouges (Alviar) et l'activité de la chaîne de froid à travers
l'entreprise Frigomedit.
Le groupe Giplait, spécialisé jusque-là dans la transformation et la
commercialisation du lait, va intervenir dans la production du lait en
exerçant l'activité d'élevage des vaches laitières à travers un nouveau
groupe lait et Giplait. Quant à la SGP développement agricole (Sgda), elle
a été scindée pour créer deux groupes: valorisation des produits agricoles
et génie rural.
Le premier autobus 4x4 de la SNVI sera présenté le 21 décembre
courant (PDG) (APS)
Le premier autobus tout terrain (4x4) algérien conçu et fabriqué par le
groupe SNVI de Rouiba (Entreprise nationale des véhicules industriels)
sera présenté à la 25ème édition de la Foire de la production algérienne
23
(FPA) prévue le 21 décembre courant à Alger, a indiqué samedi à Annaba
le président-directeur général de la SNVI, Salah Malek.
"Alliant fiabilité, robustesse et devant répondre aux demandes les plus
exigeantes, ces autobus seront destinés pour le transport dans le Sud du
pays notamment", a précisé à l'APS le même responsable en marge des
2èmes journées sur l’entrepreneuriat et l’innovation, portant sur le thème
"Potentialités, réalités et perspectives d’Annaba et sa région" organisées
par l’association pour le développement et la promotion de
l’entrepreneuriat.
Constituant un fleuron de l’industrie nationale, la SNVI a pour vocation la
conception, la fabrication, la commercialisation et le soutien après-vente
d’une importante gamme de produits allant des camions et camions
tracteurs et autocars, aux autobus et autres équipements de carrosserie
industrielle.
Dispositif ANGEM: plus de 760.000 projets financés depuis 2004 à
l’échelle nationale (APS)
Plus de 760.000 projets ont été financés, à l’échelle nationale, au titre du
dispositif de l'Agence nationale de gestion du microcrédit (ANGEM), depuis
sa création en 2004, a indiqué jeudi à Chlef, le directeur général
Mohamed El Hadi Aouaidjia.
"Ces projets ont permis la création d’1,2 million d’emplois directs" a
indiqué M. Aouaidjia, dans une déclaration à l’APS, en marge d’une
journée d’études sur le "Rôle de la famille productrice dans la dynamique
de développement
Il a ajouté que l’élément féminin représente un taux de 64% des
bénéficiaires de ce dispositif.
Les créneaux d’activités les plus prisés du dispositif ANGEM, sont
l’agroalimentaire, l’agriculture, l’artisanat et les métiers, a informé le
responsable, assurant qu’un taux de 90% de ces projets sont "toujours
opérationnels et sont réussis".
Interrogé sur les bénéficiaires accusant des retards dans le règlement de
leurs crédits, M.Aouaidjia a affirmé que leur nombre "est très faible", et
que son dispositif a introduit à peine une vingtaine de poursuites
judiciaires, en 2016, contre des bénéficiaires ayant utilisé leur crédit pour
d’autres objectifs que ceux exprimés, ou n’ayant pas régler leur dus.
Lancement des travaux du port minéralier d’Arzew et d’un
convoyeur : Un projet de 24 milliards de dinars (APS)
Le coup d’envoi des travaux de réalisation d’un port minéralier à Arzew et
d’un convoyeur a été donné, avant-hier à Oran, en présence du PDG des
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ports d’Algérie, M. Yasine Hafiane, les autorités locales et les responsables
turcs du complexe sidérurgique Tosyali-Algérie. Concernant le port, le
chantier devra être livré dans un délai de 16 mois et le projet sera financé
par l’entreprise portuaire d’Arzew à hauteur de 24 milliards de DA.
Quant à ses travaux de réalisation, ils ont été confiés au groupement
Cosider, en partenariat avec la société chinoise «Harbour Engineering».
Une fois opérationnel, ce nouveau port va permettre à l’Algérie
d’économiser une facture d’importation de minerais de fer avoisinant les
200 milliards de DA par an. Pour ce qui est de la partie convoyeur, le
projet constitue un partenariat algéro-turc conclu entre «Tosyali Iron Steel
Industry Algérie» et l’entreprise du port d’Arzew. Cela a donné naissance
à une société mixte algéro-turque dénommée «Société de port minéralier
SPA» dont la création officielle a eu lieu, il y a quelques temps. Le projet
consiste en la création d’une société commune en joint-venture entre
l’entreprise portuaire d’Arzew et Tosyali, conformément à la règle 51/49.
Le capital social de cette société est estimé à deux milliards de dinars et
l’investissement du projet à 60 millions de dollars. Ce dernier comprend la
réalisation d’ installations constituées d’équipements de manutention
portuaires, de déchargement et de chargement et d’un convoyeur pouvant
être doublé, dédié au transfert dans les deux sens, des minerais de fer, de
ferrailles et d’autres produits finis ou semi-finis entre le port de Béthioua
et le complexe sidérurgique de Tosyali Algérie et les autres opérateurs
installés dans la zone d’activité de Béthioua. La capacité du futur
convoyeur, qui s’étendra sur une bande d’une langueur de 9km, est de
6.000.000 de tonnes par an et il sera doté de deux grues de
déchargement de 50.000 tonnes par jour. Le projet devra générer 80
emplois et être réalisé dans un délai de 12 mois, à compter de la date du
lancement de ses travaux. Rien qu’au plan du transport, le nouveau projet
va permettre à l’Algérie d’économiser pas moins de 180 millions de dollars
en devises, a indiqué un responsable intervenant dans le projet, avant
d’expliquer que «le transport d’un navire de 30.000 tonnes et un autre de
150.000 tonnes produit une différence de 30 dollars par tonne en
minimum en faveur du navire de 150.000 tonnes». Pour le wali d’Oran,
Abdelghani Zaâlane, ce projet stratégique qui fera gagner au pays
l’équivalent de 200 milliards DA/an en devises, en attendant la réalisation
projetée du gisement de Gar J’bilet (Tindouf) qui permettra à l’Algérie de
passer d’un statut d’importateur à celui d’exportateur.
Il a révélé son plan pour le futur : Djezzy, leader du numérique en
Algérie (L’Expression)
La bataille du futur est celle du data, a indiqué M.Vincenzo Nesci,
Président exécutif de Djezzy lors d'une conférence de presse bilan qu'il a
animée à Alger. Il a alors cité «un nouveau Djezzy» leader des
télécommunications mobiles et des technologies de l'information en
Algérie. L'opérateur qui se mue en entreprise IT de premier plan a ainsi
25
enregistré une augmentation de 87% des clients data en 2016
comparativement à 2015. Les revenus data sont quant à eux en hausse
de +57% sachant que la consommation data par abonné augmente à plus
de 35% durant la même période. Ces chiffres renseignent sur le nouveau
statut de Djezzy. D'opérateur de référence pour la voix, il devient
opérateur digital de tous les Algériens. M. Vincenzo Nesci n'a pas manqué
de souligner la stratégie de proximité que son entreprise a toujours
adoptée et qui consiste à toujours être au plus près des clients, via des
formules simples, adaptées et à des prix imbattables. La fameuse «Djezzy
carte» étant la parfaite illustration de cette démarche qui a été adoptée
pour la 2G, ensuite pour la 3G et enfin pour la 4G. Le même responsable a
rappelé que le réseau 4G de Djezzy couvre 16 wilayas, et atteindra
incessamment 20 autres. Un taux qui connaîtra certainement ensuite une
croissance progressive pour avoisiner bientôt une couverture de l'ordre de
50%. M.Vincenso Nesci s'est enfin enorgueilli que le réseau 3G du même
opérateur couvre la totalité du territoire, soit les 48 wilayas.
M.Vincenzo Nesci a rebondi sur le réseau Djezzy qui permet ces prouesses
techniques et pour la modernisation duquel un milliard de dollars a été
consenti. Résolument orienté vers le futur, Djezzy ouvre de nouveaux
chapitres en vue de développer l'écosystème numérique national, a
expliqué le président exécutif de Djezzy qui a cité le Fonds national
d'investissement comme partenaire dans cette volonté d'aller vers
l'économie digitale. Une volonté foncièrement appuyée par le
gouvernement algérien, a-t-il ajouté. Il a à ce titre annoncé l'ouverture en
ce début décembre d'un incubateur à l'Ecole nationale polytechnique, au
profit des étudiants. M.Nesci a affirmé que d'autres initiatives vont suivre.
Il a alors fait part d'un incubateur propre à Djezzy qui sera bientôt mis en
service. Il sera mené de pair avec le Fonds national d'investissement
(FNI), les banques et autres institutions financières. Son but sera de
donner naissance à des start-up algériennes de services tout en
participant à l'émergence d'un écosystème numérique, avec à la clé des
emplois à pourvoir. L'orateur a enfin révélé le lancement prochain par
Vimpelcom d'une plate-forme d'hébergement dédiée à l'Algérie pour
applications, services et contenus numériques. L'Algérie sera alors le
troisième pays à bénéficier de cette dernière après la Géorgie et l'Italie.
Djezzy entend ainsi transformer des start-up algériennes en success
stories, des sociétés commerciales génératrices de services. Ce seront de
véritables sociétés «Powered by Djezzy», s'est enthousiasmé M.Vicenzo
Nesci qui a parlé de société algériennes agiles, compétitives et cotées en
Bourse.
M.Tom Gutjahr, directeur général de Djezzy a abondé dans le même sens
en rappelant que la couverture 4G dans l'Algérois atteint les 90%.
26
Banque/bourse/Assurance
Actualités : Algérie Poste a lancé son service d’e-paiement
Le m-paiement pour bientôt ? (Le Soir d’Algérie)
La ministre de la Poste et des technologies de l’information et de la
communication, Houda-Imane Feraoun, a procédé mercredi dernier au
lancement officiel de la carte électronique d’Algérie Poste «Edahabia» ainsi
que la plateforme numérique de ses services postaux «Baridinet».
Elle a annoncé à l’occasion qu’il s’agit d’une étape du «processus de
digitalisation d’Algérie Poste par une version numérique en prenant en
considération les tendances et la maturité numérique de notre
environnement». Présent également à la cérémonie d’inauguration, le
ministre délégué chargé de l’economie numérique et de la modernisation
des systèmes financiers, Mouatassam Boudiaf, a indiqué que la prochaine
phase sera «l’intersection et l’interopérabilité entre les plateformes
bancaire et postale qui ne tardera pas à être opérationnelle».
Par ailleurs, avec la forte vulgarisation des smartphones et tablettes
connectés au sein de la société algérienne, M. Boudiaf a été interrogé sur
l’éventualité de l’adoption du m-paiement (paiement par mobile). Celui-ci
a affirmé qu’un groupe de réflexion travaille actuellement sur cette
question. En précisant dans ce sens que «ce mode de paiement peut
facilement aller vers d’importantes dérives s’il n’est pas très bien
encadré», a-t-il déclaré en prenant pour exemple certains cas
occidentaux.
Il est vrai que la praticité constitue le principal atout du m-paiement,
toutefois il s’est avéré que ses conséquences peuvent aller jusqu’à
compromettre la sécurité nationale. C’est pourquoi le ministre délégué
chargé de l’économie numérique et de la modernisation des systèmes
financiers a soutenu «que le m-paiement en Algérie ne sera pas lancé ou
légiféré tant qu’une identité ne soit adossée à chaque mobile et numéro
de téléphone».
En effet, c’est là que se situe la faille pour certains pays qui se sont
«précipités» à généraliser le m-paiement avant de lui préparer un
environnement encadré. Ce qui les a menés à faire face à d’autres
problématiques et enjeux plus conséquents comme le financement des
réseaux terroristes ou le blanchiment d’argent.
En attendant «la préparation d’un cadre sécuritaire et légal propre au
contexte algérien», M. Boudiaf a rappelé que les citoyens ayant des cartes
électroniques peuvent tout à fait utiliser l’e-paiement sur leurs supports
mobiles, smartphones et tablettes connectés.
27
Coopération
Accord d’association Algérie-UE : Deux documents
complémentaires finalisés et adoptés (Horizons)
Deux documents conjoints complémentaires ont été finalisés et adoptés à
Alger, portant sur l’évaluation de l’accord d’association et les priorités
communes relatives à la politique européenne de voisinage révisée (PEV),
dans le cadre du renforcement des relations globales entre l’Algérie et
l’Union européenne (UE), a annoncé jeudi dernier le directeur de la
coopération avec l’UE et les institutions européennes au ministère des
Affaires étrangères, Ali Mokrani. La finalisation des deux documents est
intervenue lors de la 6e session du comité d’association Algérie-UE, tenue
mercredi dernier sous la coprésidence d’Ali Mokrani et du directeur
général pour la région Moyen-Orient-Afrique du Nord (Mena) au service
européen de l’action extérieure (SEAE) de l’UE, Nick Westcott. Mokrani a
indiqué que ces deux importants documents issus de plusieurs cycles de
discussions constituent « un acquis supplémentaire dans le renforcement
des relations globales et multidimensionnelles entre l’Algérie et son
partenaire européen ». Il a précisé, à ce propos, que « les conclusions de
l’évaluation s’articulent autour de quatre grandes thématiques, à savoir le
soutien aux échanges économiques et commerciaux, l’appui à la
diversification et à la compétitivité de l’économie algérienne, le soutien
aux investissements et le renforcement de la coopération sectorielle dans
les domaines prioritaires liés à l’agriculture et la pêche, la recherche et le
développement, l’énergie et les douanes ». Des actions opérationnelles, at-il ajouté, sont prévues pour la mise en œuvre desdites thématiques dont
« l’objectif est l’optimisation et la transformation de l’accord d’association
en instrument de développement et de partenariat visant l’émergence
d’une économie algérienne diversifiée et compétitive créatrice de richesses
pour les besoins du marché intérieur et international et d’emplois ainsi
que pour le renforcement et la densification des relations mutuellement
bénéfiques avec le partenaire européen ». S’agissant des priorités
communes relatives à la nouvelle PEV, Mokrani a expliqué qu’« elles
portent sur cinq grands chapitres de dialogue et de coopération ayant trait
à la gouvernance, à travers l’appui institutionnel et des stratégies
nationales sectorielles ainsi que le renforcement des capacités, la
coopération en matière de développement socioéconomique inclusif et
d’accès au marché unique européen, le partenariat énergétique,
l’environnement et le développement durable, le dialogue stratégique et
sécuritaire, et la dimension humaine, la migration et la mobilité ». En
outre, les deux parties ont discuté de la coopération technique et
financière. Dans ce cadre, il a été passé en revue l’état de la mise en
œuvre du plan d’action 2016 qui sera marqué par la conclusion de trois
conventions de financement d’appui des réformes des finances publiques
et de soutien au développement des énergies nouvelles et renouvelables.
28
Par ailleurs, au cours de cette session qui se tient une fois par an
alternativement à Alger et Bruxelles, d’autres points ont été examinés, à
savoir « la coopération technique et financière, le suivi des conclusions
des sous-comités sur le dialogue économique, l’industrie, le commerce et
les services, l’énergie et le suivi du partenariat stratégique énergétique et
le suivi du 1er Forum d’affaires Algérie-UE sur l’énergie tenu à Alger, en
mai 2016 ». Les deux parties ont procédé, à la même occasion, à un
échange sur la prochaine programmation financière 2018-2020 marqué
par une entente pour accompagner la mise en œuvre des conclusions de
l’évaluation conjointe de l’accord d’association et des priorités communes
relatives à la nouvelle PEV, du nouveau modèle algérien de croissance, de
la poursuite des soutiens à la gouvernance politique et économique, de la
diversification de l’économie nationale et du développement inclusif et
durable pour les trois prochaines années. Pour sa part, la délégation
européenne a saisi cette occasion pour informer la partie algérienne sur la
perspective d’émargement de l’Algérie au plan d’investissement extérieur
de l’UE (PIE) doté de 80 milliards d’euros destiné à la Méditerranée et
l’Afrique, en cours d’adoption, pour l’appui des PME et des infrastructures
économiques et sociales. Toutes les conclusions conjointes issues de cette
session seront soumises pour validation au conseil d’association coprésidé
par le ministre d’Etat, ministre des Affaires étrangères, Ramtane
Lamamra, et la haute représentante de l’UE pour les Affaires étrangères et
la sécurité, Federica Mogherini, prévu à Bruxelles dans les prochaines
semaines, a conclu Mokrani.
Un forum algéro-américain sur l'énergie mardi à Houston (APS)
L'Algérie et les Etats-Unis tiendront les 14 et 15 décembre à Houston
(Texas) un forum sur l'énergie destiné à booster les relations de
partenariat entre les entreprises des deux pays dans ce secteur
stratégique, a indiqué samedi à l'APS l'ambassadeur d'Algérie à
Washington, Madjid Bouguerra.
Organisé par l'Ambassade d'Algérie à Washington et le Conseil d'affaires
algéro-américain (USABC), le forum verra la participation du ministre de
l'Energie, Noureddine Boutarfa et d'une forte délégation composée des
PDG de Sonatrach et de Sonelgaz ainsi que des cadres des ministères de
l'Energie et de l'industrie et des Mines.
29
La rencontre de cette année se tient dans un contexte particulier qui
marque la reprise des travaux de ce forum qui ne s'est pas tenu depuis
2010.
Une trentaine de compagnies pétrolières américaines, seront présentes à
ce forum axé sur l'investissement dans le secteur pétrolier. Une
présentation du plan de développement du secteur de l'énergie et le
nouveau code de l'investissement est prévue lors de cette conférence, a
indiqué l'ambassadeur.
L'accent sera mis cette année sur l'investissement dans l'exploration que
l'Algérie veut relancer pour augmenter ses réserves prouvées en
hydrocarbures, a précisé de son côté le président d'USABC, Smail
Chikhoune.
Il est aussi question d'exposer les opportunités d'investissement dans des
segments stratégiques comme le raffinage, la pétrochimie et les énergies
renouvelables, a-t-il fait savoir.
Washington avait déjà exprimé sa volonté d'approfondir son partenariat
avec l'Algérie dans le domaine des énergies renouvelables. Le secrétaire
d'Etat adjoint Antony Blinken avait eu à souligner lors de sa visite en
juillet dernier à Alger la disponibilité des Etats-Unis à renforcer ses
relations de partenariat avec l'Algérie dans ce secteur et aussi en matière
de coopération technique et de formation.
La nouveauté cette année est la présence de quelques PME américaines
spécialisés dans les services pétroliers. Il s'agit de sociétés innovantes qui
détiennent un savoir faire dans le forage et la recherche géologique.
Grand partenaire énergétique de l'Algérie, les Etats-Unis sont présents
dans le pays à travers une cinquantaine de compagnies pétrolières
opérant essentiellement dans l'exploration et la production de brut telles
que Anadarko, BP-Amoco, Shclumberger, Amerada Hess et Halliburton.
Actuellement Anadarko est le plus grand producteur de brut en Algérie
parmi les partenaires de Sonatrach.
Mais dans un contexte d'autosuffisance des Etats-Unis en énergie, les
importations américaines en gaz et en pétrole algériens se sont réduites
sensiblement ces dernières années.
En 2015, les exportations des produits énergétiques vers les Etats-Unis se
sont établies à 3,4 milliards de dollars, selon les chiffres fournis d’USABC.
Rabehi s'entretient avec le vice-ministre sud-coréen des AE de la
consolidation du partenariat (APS)
Le secrétaire général du ministère des Affaires étrangères, Hassane
Rabehi, s'est entretenu à Addis-Abeba avec le vice-ministre des Affaires
étrangères de la Corée du Sud, Choi Jong-Moon, des moyens de
consolider le partenariat stratégique entre les deux pays, indique samedi
un communiqué du ministère des Affaires étrangères.
30
Au cours de cet entretien, tenu en marge du 4ème Forum Afrique-Corée,
tenu les 6 et 7 décembre dans la capitale éthiopienne, les deux
responsables ont passé en revue l’état de la coopération algéro-coréenne
qui est impulsée par l’accord de partenariat stratégique signé en 2006 par
les chefs d’Etat des deux pays, "unique en son genre liant la Corée du Sud
avec un pays africain", a-t-on précisé de même source.
Les deux parties ont ainsi examiné "les voies et moyens en vue de la
consolidation de ce partenariat stratégique, en tenant compte du potentiel
considérable que recèlent les deux pays dans tous les domaines,
notamment ceux de l’industrie, de la pétrochimie, du commerce, de
l’agriculture et de la pêche".
Elles ont souligné la nécessité d’encourager la mise en place de joint
ventures entre les entreprises coréennes et algériennes, aussi bien
publiques que privées, dans différents créneaux porteurs.
"L’accent a été mis particulièrement sur le transfert de technologie et du
savoir faire coréen, à l’instar du projet E-gouvernement et de l’important
projet de création à Alger du Centre africain des technologies de
l’information et de la communication et des technologies avancées
(CATICTA)", relève le communiqué.
Dans ce même cadre, M. Rabehi s’est félicité des programmes de
formation offerts à l’Algérie par la Corée du Sud, à travers son agence de
coopération (KOICA), dans différentes filières où celle-ci détient un rôle de
leader.
Les discussions ont également porté sur la tenue prochaine de la 4e
session du Comité mixte de coopération algéro-coréen, ainsi que sur la
concrétisation du projet de visite à Séoul du ministre d’Etat, ministre des
Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Ramtane
Lamamra, suite à celle effectuée par son homologue coréen à Alger en
2015. Enfin, après avoir examiné "les perspectives prometteuses et
mutuellement bénéfiques du renforcement de ce partenariat stratégique",
les deux responsables se sont félicités, par ailleurs, de "la convergence
des points de vues" des deux pays sur différentes questions
internationales et régionales d’intérêt commun.
Algérie - Portugal : Application des mémorandums d’entente sur
l’eau et l’environnement (El Moudjahid)
Le ministre des Ressources en eau et de l'Environnement, Abdelkader
Ouali, et l'ambassadeur du Portugal, Carlos Oliveira, sont convenus de
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mettre en œuvre les mémorandums d'entente sur l'eau et l'environnement
signés entre les deux pays, a indiqué, jeudi, le ministère dans un
communiqué. Lors d'une audience accordée par M. Ouali à l'ambassadeur
portugais à Alger, les deux parties se sont mises d'accord pour
«l'application des recommandations de la 3e réunion du groupe de travail
conjoint qui porte, notamment sur la mise en œuvre des axes de la
coopération prévue dans les deux mémorandums d'entente signés,
respectivement, en 2010 dans le domaine des ressources en eau, et en
2015 dans le domaine de l'environnement», précise la même source. Par
ailleurs, cette rencontre a permis d'évaluer l'état de la coopération entre
les deux pays et d'examiner les voies et moyens d'insuffler une nouvelle
dynamique à travers «des relations diversifiées et mutuellement
bénéfiques». À ce propos, ils se sont félicités de l'état de la coopération
bilatérale qui ne cesse de se développer, et se sont engagés à œuvrer
ensemble à promouvoir «une coopération féconde et durable pour être au
diapason de la qualité et du niveau des relations politiques et amicales qui
unissent les deux pays», note le communiqué.
Veille
La composition et le fonctionnement du CNES fixés par la loi (JO)
(APS)
Le décret présidentiel portant composition et fonctionnement du Conseil
national économique et social (CNES), a été publié dans le Journal officiel
(JO) n°69.
Le décret présidentiel du 28 novembre 2016 a pour objet de fixer la
composition et le fonctionnement du CNES qui est un organe "chargé
notamment, selon son article 2, d'assurer la permanence du dialogue et
de la concertation entre les partenaires économiques et sociaux, ainsi que
d'offrir un cadre de participation de la société civile à la concertation sur
les politiques de développement".
Le Conseil est saisi par le président de la République ou le Premier
ministre pour tout avis ou toute étude relevant de ses domaines de
compétence, relève l'article 12.
Selon ledit décret, le Conseil peut aussi, prendre l'initiative de formuler
des propositions et recommandations ou d'élaborer toute étude ou tout
rapport portant sur des questions relevant de ses missions et les
soumettre au Gouvernement.
Toujours dans le même cadre, le décret présidentiel note que le Conseil,
dans le cadre de l'élaboration des rapports et de la formulation des avis,
et en coordination avec les services du Premier ministre, peut inviter des
32
membres du Gouvernement ainsi que tout responsable d'institution et
établissement publics qu'il juge être en mesure d'apporter des éclairages à
cet effet.
Par ailleurs, outre ses commissions permanentes, le Conseil peut instituer,
selon son article 15, des sous-commissions et commission ad hoc. Il peut
aussi, pour des questions transversales, instituer des commissions
spécialisées.
Il peut, également, créer "des observatoires thématiques internes sur des
problématiques relevant de son champ de compétences", précise le décret
présidentiel, soulignant que l'administration de ce Conseil est doté d'un
secrétariat administratif et technique, placé sous l'autorité du président du
CNES, qui est nommé par le chef de l'Etat.
Cette institution consultative regroupe en son sein "des membres
représentatifs ou qualifiés", et est composée de deux cent (200)
membres, dont 80 au titre des secteurs économique et social, 50 au titre
de la société civile, 40 au titre des personnalités qualifiées et 30 au titre
des administrations et institutions de l'Etat.
Selon l'article 6, "ces personnes nommées ++intuitu personae++ sont
désignées pour moitié par le président de la République et pour moitié par
le Premier ministre".
Le mandat de trois ans de ces membres désignés ne peut être renouvelé
qu'une seule fois, précise le décret, notant, par la même occasion, que la
composante des groupes représentatifs doit comporter, au moins, un tiers
de femmes.
Concernant l'assemblée plénière du CNES, il est indiqué dans l'article 18
que celle-ci se réunit, en session ordinaire, quatre (4) fois par an, sur
convocation de son président.
"L'assemblée plénière peut se réunir en sessions extraordinaires, sur
convocation du président ou à la demande du tiers (2/3) de ses membres,
ou à la demande du Premier ministre", lit-on dans ledit article.
Evoquant le rôle du président du Conseil, le décret présidentiel dans son
article 20, précise que ce dernier dirige le bureau et repartit les tâches
entre ses membres. Il arrête également l'ordre du jour des réunions de
l'assemblée plénière et du bureau et présente à l'approbation de cette
assemblée les projets de programme et les bilans d'activités du Conseil.
Il adresse, entre autre, au président de la République et/ou au Premier
ministre le rapport annuel d'activité, ainsi que tous rapports,
recommandations, avis et études.
Dans le même cadre, le décret présidentiel souligne que le bureau du
Conseil est composé de six membres élus par l'assemblée plénière. Celuici est chargé notamment d'"élaborer le projet de règlement intérieur du
Conseil, soumis à l'assemblée plénière pour examen et adoption". Il
désigne également, parmi ses membres deux (2) vice-présidents.
Pour ce qui est des commissions permanentes, le document officiel
indique dans son article 24, que le Conseil institue en son sein six (6)
commissions, dont celle de l'analyse des politiques et des stratégies de
développement et de la conjoncture économique et sociale, des relations
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de travail et de l'emploi, et du dialogue social et de la participation
citoyenne.
Selon le même document, les départements ministériels, institutions,
établissements et organismes publics sont tenus de communiquer au
CNES les informations, les rapports et les données statistiques nécessaires
à l'accomplissement de ses missions.
Baisse légère des prix des produits alimentaires en novembre
(APS)
Les prix des produits alimentaires ont baissé légèrement de 0,4 % en
novembre par rapport octobre, mais ont augmenté de 10,4 % par rapport
à novembre 2015, a indiqué jeudi l'organisation de l'ONU pour
l'alimentation et l'agriculture (FAO) sur son site web.
L'Indice FAO des prix des produits laitiers a augmenté de 1,9%,
démontrant une certaine tendance vers la hausse après une longue
récession.
L'Indice prix de l'huile végétale a augmenté de 4,5 % ce mois-ci, aidé par
une production d'huile de palme moins généreuse qu'anticipée en Asie du
Sud-Est et par un concassage des graines de soja inferieur à la moyenne.
S'agissant des prix de la viande, ils sont restés inchangés depuis octobre.
Concernant l'Indice des prix du sucre, il a chuté de 8,9% octobre, faisant
écho à des informations annonçant une récolte plus abondante que prévue
au Brésil, le plus important producteur de sucre au monde, et un
fléchissement du réal brésilien par rapport au dollar américain.
Même constat pour l'Indice des prix des céréales qui a baissé de 0,6 %
face à des stocks mondiaux relativement larges et des perspectives de
récolte encourageantes en Argentine et en Australie, qui ont influencé les
cotations de blé.
Les nouvelles prévisions prédisent une hausse historique des réserves
céréalières mondiales. La FAO a mis à jour ses prévisions, prévoyant
maintenant que les réserves céréalières mondiales atteindront un niveau
record d'ici la fin des campagnes agricoles de 2017.
La FAO s'attend à ce que les stocks de céréales augmentent pour
atteindre les 670 millions de tonnes, soit une hausse d'1,4 pour cent par
rapport à la saison précédente.
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