Revue de presse - Forum des Chefs d`Entreprises
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Revue de presse - Forum des Chefs d`Entreprises
Revue de presse Dimanche 11 décembre 2016 Mobile: 0770 88 90 80 Lotissement Sylvain Fouratier N°08 El Mouradia, Alger Mobile: 0770 88 90 80 / 0556 48 67 56 [email protected] www.fce.dz. SOMMAIRE Synthèse ................................................................................................................................................................. 4 A la une .................................................................................................................................................................. 5 Créances du Trésor: vers l'assainissement des dettes non recouvrables (APS) .......... 5 Algérie - Mohammed Laksaci défend son bilan et prévient contre une dérive inflationniste dès 2017 (Maghreb Emergent).............................................................. 7 Le climat des affaires en Algérie fait fuir les investisseurs : Les IDE en chute libre depuis 2013(Liberté) ................................................................................................... 9 Agriculture: restructuration des SGP en quatre groupes (APS) ................................ 10 Produits alimentaires: des mesures pour réduire le taux de sucre, de sel et des matières grasses (APS) ............................................................................................. 12 Forum national sur l’entreprenariat féminin : 10% des projets de l’Ansej réalisés par des femmes (Horizons) ............................................................................................. 13 Mounia Meslem : « Le projet de la femme productrice sera généralisé à partir de 2017 » (Horizons) ..................................................................................................... 14 Pétrochimie et énergies renouvelables : Les deux chantiers vitaux de Sonatrach (L’Expression) .......................................................................................................... 15 Pétrole: 11 pays hors-Opep décident de réduire leur production de 558.000 barils/jour (APS) ....................................................................................................... 17 La décision a été annoncée hier après leur réunion avec l'Opep : Les non-Opep vont réduire leur production de 562 000 barils/jour (Liberté) .......................................... 17 Opep-non Opep: confiance pour aller au-delà de l’objectif convenu de baisse de production (APS) ...................................................................................................... 18 Le pétrole termine la semaine à plus de 54 dollars à Londres (APS) ....................... 20 Les importations du produit maintenues alors que la production nationale couvre 4 fois la demande : Sucre : une facture trop… salée ! (Liberté) .................................. 21 Développement du secteur industriel et agricole : L'Algérie veut combler ses lacunes (L’Expression) .......................................................................................................... 22 Le premier autobus 4x4 de la SNVI sera présenté le 21 décembre courant (PDG) (APS)......................................................................................................................... 23 Dispositif ANGEM: plus de 760.000 projets financés depuis 2004 à l’échelle nationale (APS) ......................................................................................................... 24 Lancement des travaux du port minéralier d’Arzew et d’un convoyeur : Un projet de 24 milliards de dinars (APS) ..................................................................................... 24 Il a révélé son plan pour le futur : Djezzy, leader du numérique en Algérie (L’Expression) .......................................................................................................... 25 Banque/bourse/Assurance .................................................................................................................................. 27 Actualités : Algérie Poste a lancé son service d’e-paiement .................................... 27 Le m-paiement pour bientôt ? (Le Soir d’Algérie) ................................................... 27 Coopération ......................................................................................................................................................... 28 Accord d’association Algérie-UE : Deux documents complémentaires finalisés et adoptés (Horizons) .................................................................................................... 28 Un forum algéro-américain sur l'énergie mardi à Houston (APS) ............................ 29 Rabehi s'entretient avec le vice-ministre sud-coréen des AE de la consolidation du partenariat (APS) ...................................................................................................... 30 Algérie - Portugal : Application des mémorandums d’entente sur l’eau et l’environnement (El Moudjahid) .............................................................................. 31 Veille ..................................................................................................................................................................... 32 2 La composition et le fonctionnement du CNES fixés par la loi (JO) (APS) ............ 32 Baisse légère des prix des produits alimentaires en novembre (APS) ...................... 34 3 Synthèse L'assainissement des dettes accumulées des entreprises et non recouvrables par le Trésor public fait l’objet d’une réflexion au niveau du ministère des Finances, rapporte la presse. Cet éventuel effacement de la dette non recouvrable est une opération en vigueur de par le monde, a-ton ajouté. Dans un autre chapitre, on annonce la restructuration des Sociétés de gestion de participations de l'Etat (SGP) du secteur de l'agriculture. Elles ont été restructurées en quatre groupes dans le cadre de la réorganisation du secteur public marchand décidée par les pouvoirs publics, a expliqué la presse. A propos de la réunion de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep), il a été annoncé la réduction de 558.000 barils/jour, effective à partir du 1er janvier 2017. 4 A la une Créances du Trésor: vers l'assainissement des dettes non recouvrables (APS) Le ministre des Finances, Hadji Baba Ammi, a affirmé mercredi à Alger, qu'une réflexion était lancée sur l'assainissement des dettes accumulées des entreprises et non recouvrables par le Trésor public. "Tous les pays du monde ont des lois qui permettent d'assainir les dettes non recouvrables des entreprises à travers un effacement du bilan financier. Il s'agit d'une opération en vigueur de par le monde", a déclaré à la presse M. Baba Ammi en marge du vote de la loi de Finances 2017. Il a précisé qu'en Algérie, "il n'y a pas de loi qui permet l'assainissement des dettes non recouvrables par le Trésor même si certaines remontent aux années soixante et ne cessent de s'accumuler". Il a souligné à ce propos, que la nécessité d'assainir la situation des créances du Trésor, estimant "inconcevable de laisser ces fonds dans le bilan financier". Les redevances des impôts non recouvrés sont estimés à 7.000 milliards de DA dont 5.000 milliards de DA à la charge de deux banques en faillite et en voie de liquidation, selon les chiffres avancés par le ministre. Répondant à une question sur l'ouverture du capital des banques, M.Baba Ammi a indiqué que cette mesure ne figurait actuellement pas à l'ordre du jour car les conditions ne sont pas réunies pour cela. Il a relevé que le crédit octroyé par l'Algérie au Fonds monétaire international (FMI) d'un montant de 5 milliards de dollars, sera remboursé en 2020. La loi de Finances 2017 prévoit des dispositions pour faire face à la situation économique Concernant la loi de Finances 2017 adoptée à l'unanimité par le Conseil de la nation, le ministre des Finances a réitéré que ce texte comportait des dispositions pour faire face aux retombées de la situation économique actuelle et celle du pays. Il a ajouté à cet effet, que les autorités publiques poursuivaient l'adoption de mesures et dispositions préventives en vue de faire face au recul des 5 ressources financières et la rationalisation des dépenses publiques à la lumière du nouveau modèle économique en veillant à la viabilité et l'amélioration des services publics et le maintien tant que possible, de l'aide sociale directe et indirecte au profit des catégories à faible revenu. Il a fait remarquer en outre, que l'augmentation des taxes notamment la taxe sur la valeur ajoutée (TVA +2%) n'aura pas un grand impact sur les prix des produits en 2017 qui eux, connaitront une légère hausse. Il a dénoncé cependant, la hausse des prix opérée par certains commerçants sur différents produits de 15 à 20% et ce avant même l'entrée en vigueur du texte de loi. Pour ce qui est des opposants qui qualifient cette loi de solution facile pour renflouer le Trésor de l'Etat, M. Baba Ammi a noté que "celui qui a une autre alternative, qu'il nous la donne et nous sommes ouverts à toute proposition". Evoquant la revendication de certains membres du Conseil de la nation pour inscrire l'impôt sur la fortune, il a ajouté qu'"il existait des mesures difficiles à appliquer sur le terrain et avant d'appliquer cet impôt, a-t-il dit, il serait judicieux de mettre au point les moyens de la recouvrer". Lors de la séance de vote, le président du Conseil de la nation, Abdelkader Bensalah a souligné l'importance et la spécificité de la loi de finances 2017 notamment "en cette conjoncture particulière que connaît le pays". Cette loi intervient dans un contexte marquée par l'entame de la mise en oeuvre du nouveau modèle économique qui vise à renforcer l'économie nationale, les opportunités d'investissement et la production dans les secteurs stratégiques importants comme l'industrie, l'agriculture et le tourisme. M. Bensalah a estimé que l'Etat a opté -en cette conjoncture difficile et eu égard à la rareté des ressources- pour des choix difficiles dictés par l'étape actuelle mais elle a consenti en contrepartie des efforts considérables pour préserver le niveau des transferts sociaux et des budgets consacrés aux secteurs importants tels l'éducation, la santé et l'habitat. Le président du Conseil de la nation a qualifié cette loi "de jalon important dans la politique financière et économique de l'Algérie qui lui permettra de faire face aux difficultés financières conjoncturelles et aux véritables défis". La commission des affaires économiques et financières du Conseil de la nation a quant à elle recommandé dans son rapport complémentaire sur la loi d'éviter de prendre certaines décisions notamment celles touchant au pouvoir d'achat du citoyen avant d'épuiser toutes les alternatives offertes. Elle s'est également félicité du niveau des crédits alloués à l'aide sociale en dépit de la conjoncture économique et financière difficile appelant à accélérer la révision du système d'aide afin qu'il touche les faibles revenus. La commission a insisté dans son rapport sur la nécessité de recouvrer les créances du Trésor public et d'activer tous les mécanismes juridiques disponibles. 6 Algérie - Mohammed Laksaci défend son bilan et prévient contre une dérive inflationniste dès 2017 (Maghreb Emergent) Mohammed Laksaci, gouverneur de la Banque d’Algérie (2001-2016) invité de d’Aix-Marseille Université, est intervenu sur son thème de prédilection : «Algérie, politique monétaire dans une économie dépendante des ressources naturelles ». L’ancien gouverneur de la banque d’Algérie a traité, selon le papier diffusé par l’université https://www.amse-aixmarseille.fr/evenement/algeriepolitique-monetaire-et-dependance-des-ressources-naturelles, du rôle joué par la politique monétaire dans la mise en œuvre des programmes de stabilisation et d’ajustement structurel au cours des années 1990. Il s’agissait pour lui de savoir si cette orientation a permis d’absorber l’excès structurel de liquidité sur le marché monétaire durant la période 2002 à 2014 afin de maintenir l’inflation sous contrôle, et d’évaluer sa pertinence aujourd’hui que la conjoncture financière a changé en Algérie pour cause de contre choc pétrolier de près de 30 mois consécutifs. La banque d’Algérie injecte à nouveau des liquidités Parmi les constats évoqués dans son intervention, l’invité de l’université Aix-Marseille a insisté sur le risque inflationniste dans le contexte du contre choc pétrolier actuel. Il indique qu’en injectant des liquidités dans le système bancaire après plus de quinze années au cours desquelles elle n’avait pas eu à jouer son rôle de prêteur en dernier ressort, la Banque d’Algérie devra continuer à veiller à la concrétisation de l’objectif d’inflation en situation de risques à la hausse liés à la persistance du choc externe. Dans une telle situation de baisse des termes de l’échange, la politique monétaire devra mettre davantage l’accent, à partir de 2017, sur la nécessité de limiter l’inflation. Ce qui dénote comme un conseil à l’actuel gouvernement au moment où la loi de finances promet d’alimenter de nouvelles pressions inflationnistes. L’accent est également mis sur « le nécessaire ajustement budgétaire graduel à partir de 2017 accompagné par un effort de recouvrement des revenus d’impôts hors hydrocarbures qui devra être appuyé par la mise en œuvre de réformes structurelles à même de stimuler l’investissement du secteur privé et l’offre de biens et services productifs ». Cela aiderait, selon la contribution, à préserver une marge de manœuvre relative pour la politique monétaire, « pour ce qui est du rôle crucial 7 qu’elle doit continuer de jouer en matière de stabilisation macroéconomique ». Laksaci rappelle ses succès sur le front de l’inflation… La fiche de présentation de l’évènement, attribuée à l’ex-gouverneur, met en exergue le fait que les ressources naturelles, essentiellement les hydrocarbures dont les prix sont volatils, ont joué et continuent de jouer un rôle primordial dans l’économie algérienne, dans la mesure où les revenus générés par l’exploitation de ces ressources constituent l’essentiel des recettes d’exportation du pays et une part substantielle des revenus budgétaires. La note de synthèse de Mohamed Laksaci indique qu’au cours des années 1970 et 1980, le financement des investissements planifiés a reposé dans une large mesure sur les ressources de la sphère budgétaire liées aux hydrocarbures. La même source considère que « les résultats appréciables au terme de la période d’ajustement (1994 – 1998) au cours de laquelle les politiques monétaire et de change ont joué un rôle majeur, ont permis de faire face aux effets de la chute du prix du pétrole intervenue en 1998-1999 ». Autre point évoqué : le fameux le fonds de régulation des recettes. C’est ainsi qu’étant « soutenue par la stérilisation d’une partie du surcroît de ressources budgétaires issu des hydrocarbures à travers l’accumulation d’épargnes budgétaires dans le fonds de régulation des recettes (fonds de stabilisation), la politique monétaire prudente a permis de gérer l’excès structurel de liquidité sur le marché monétaire durant la période 2002 à 2014’, est-il souligné. D’ailleurs, au cours de cette période, « la conduite active de la politique monétaire au moyen d’instruments pertinents de résorption de l’excès de liquidité a largement contribué à contenir les effets inflationnistes du surcroît de ressources issues des hydrocarbures ».C’est de cette façon que les performances en matière de stabilité monétaire ont conduit à la réforme du cadre de politique monétaire en 2010 qui institue l’objectif explicite d’inflation, concomitamment à celui de stabilité financière. Ces phrases ressemblent fort à une défense du bilan du gouverneur car il est explicité que « tout en poursuivant l’objectif de stabilité des prix, la Banque d’Algérie veille à la stabilité financière et à la sécurité des systèmes des paiements ». …Et regrette l’année budgétaire perdue en 2015 Il est considéré que si les coussins de sécurité (accumulation des réserves de change et d’épargnes budgétaires dans le fonds de stabilisation) constitués entre 2000 et 2008 ont largement permis de faire face au choc externe de 2009, intervenu en pleine crise financière et économique mondiale, la chute des prix du pétrole à partir de mi-2014 révèle l’acuité de la vulnérabilité de l’économie algérienne à toute contraction des ressources d’hydrocarbures. Il est néanmoins admis qu’en dépit de l’ajustement du taux de change pour faire face à ce choc externe, l’érosion rapide des ressources du fonds de stabilisation et des réserves de change traduit notamment le fait que la consolidation budgétaire n’a été que faiblement engagé en 2015. D’ou 8 cette conclusion selon laquelle la contraction de la liquidité bancaire à partir de 2015, qui est plus soutenue en 2016, justifie la réactivation au cours du second semestre 2016 du rôle de la Banque d’Algérie en tant que prêteur en dernier ressort. En tenant compte de la dépendance de l’économie algérienne à l’égard des ressources du secteur des hydrocarbures et du risque d’épuisement des ressources du fonds de stabilisation, la poursuite de la politique de flexibilité du taux de change contribuera à étayer la conduite de la politique monétaire, en situation de faible endettement en devises, est-il estimé. Le climat des affaires en Algérie fait fuir les investisseurs : Les IDE en chute libre depuis 2013(Liberté) Selon les données de la Banque de France, les flux d’investissements directs français en Algérie se sont établis à -172 millions d’euros en 2015. La France désinvestit en moyenne 105 millions d’euros par an depuis 2013, confirmant la rupture de tendance avec les flux observés les cinq années précédentes (2008-2012), période au cours de laquelle l’investissement direct français moyen en Algérie s’est établit à 250 millions d’euros, relève un document du service économique régional d’Alger sur “les investissement directs étrangers en Algérie (IDE) en 2015”. Le rapport, s’appuyant sur les données de la Banque de France, constate que les flux d’investissements directs français en Algérie se sont établis à -172 millions d’euros en 2015. “C’est la 3e année consécutive que la France effectue un désinvestissement net : -32,8 millions d’euros en 2014 et -109,7 millions d’euros en 2013”, précise le document. Au cours de l’exercice 2015, indique le rapport, “cinq secteurs ont capté la majorité des IDE français à destination de l’Algérie”. Il s’agit du poste “Métallurgie, produits métalliques, informatiques, électroniques et optiques” (52% du total des flux entrants à 27,4 millions d’euros), des industries extractives (9% à 4,8 millions d’euros), des industries de gestion des eaux et des déchets (9% à 4,7 millions d’euros), des activités immobilières (7% à 3,6 millions d’euros) et des activités de cokéfaction et de raffinage (6% à 3,3 millions d’euros). À la fin de l’année dernière, le stock d’IDE français était estimé à 1,8 milliards d’euros, en baisse de 13,3% par rapport à 2014, alors à 2 milliards d’euros. Il était principalement composé d’investissements dans 9 les activités financières (hors assurance et caisse de retraites) (41% à 745 millions d’euros), le secteur automobile (22% à 384 millions d’euros), l’industrie pharmaceutique (6% à 103 millions d’euros) et l’industrie chimique (5% à 98 millions d’euros). Le rapport note que les industries extractives ne représentent plus que 3% du stock d’IDE, contre 9% en 2013, suite au retrait massif d’investissements en 2014 dans le secteur (-147,4 millions d’euros). L’intérêt de la France pour l’Afrique du Nord varie. Si la France s’est désinvestie en Égypte (-62 millions d’euros), elle a investi en Libye (88 millions d’euros), en Tunisie (137 millions d’euros) et au Maroc (235 millions d’euros). Plus globalement, note le document du Service économique régional d’Alger, les investissements directs étrangers en Algérie se sont effondrés en 2015, passant d’un investissement étranger net de 1,5 milliard de dollars en 2014 à un désinvestissement de 587 millions de dollars en 2015. “Les flux d’IDE marquent pour la première fois depuis 32 ans, un désinvestissement net des acteurs étrangers en Algérie”, relève le rapport, indiquant que “l’Algérie est le seul pays d’Afrique du Nord à subir un désinvestissement, car même si le Maroc et la Tunisie voient le montant des flux d’IDE décroitre (respectivement -11% et -6%), ces derniers restent très substantiels (respectivement 3,2 milliards de dollars et 1 milliard de dollars). À l’échelle de la région, les flux d’IDE ont progressé de 3,7% en Afrique du Nord en 2015”. Le document explique la diminution des flux d’IDE en Algérie en 2015 par la prise de participation majoritaire par l’État algérien des actions de Djezzy détenues par VimpelCom en janvier 2015. “Sans cette opération exceptionnelle, les flux entrant d’IDE en Algérie auraient suivi une tendance légèrement haussière par rapport aux deux années précédentes”, estime le document, relevant que le stock d’IDE en Algérie s’élevait à 26,2 milliards de dollars l’année dernière, en régression de 2,2% par rapport à 2014. Le poids du stock des IDE en Algérie ramené au PIB en 2015 est de 14% (contre 32% pour l’Égypte, 44% pour la Libye, 49% pour le Maroc et 76% pour la Tunisie). “La part de l’Algérie dans le total des IDE en Afrique du Nord s’élève à 11,9% en 2015 contre 12,5% en 2014. L’Algérie demeure encore largement en deçà de ceux de l’Égypte et du Maroc, qui représentaient respectivement 42,9% et 22,1% du stock régional à fin 2015”, constate le document. Agriculture: restructuration des SGP en quatre groupes (APS) Les Sociétés de gestion de participations de l'Etat (SGP) du secteur de l'agriculture ont été restructurées en quatre groupes dans le cadre de la réorganisation du secteur public marchand décidée par les pouvoirs publics, a indiqué à l'APS le ministre de l'Agriculture, de Développement rural et de la Pêche, Abdesslam Chelghoum. 10 Ainsi, la SGP des Productions animales (PRODA) a été transformée en groupe "Agro-logistique" avec trois filières: filière avicole à travers l'Office national des aliments du bétail (ONAB), filière viandes rouges à travers l'Algérienne des viandes rouges (ALVIAR) et l'activité de la chaîne de froid à travers l'entreprise "Frigomedit". Le groupe GIPLAIT, spécialisé jusque-là dans la transformation et la commercialisation du lait, va intervenir dans la production du lait en exerçant l'activité de l'élevage des vaches laitières à travers un nouveau groupe "Lait et GIPLAIT". Le nouveau groupe se compose des dix unités de production de l'exGiplait en plus de 19 fermes pilotes pour l'élevage des vaches laitières. Quant à la SGP développement agricole (SGDA), elle a été scindée pour créer deux groupes: "Valorisation des produits agricoles" et "Genie rural". Le groupe "Valorisation des produits agricoles", spécialisé notamment dans les arbres fruitiers, regroupera l'Office national de commercialisation des produits vitivinicoles (ONVC), la Sud dattes compagnie (SUDACO), la Société oléicole d'Algérie (SOA), la Société Agro-développement (SAGRODEV) spécialisée dans la production de semences de pomme de terre, la société "SARBO" spécialisée dans la production des fruits et la société "AGRAL" spécialisée dans la mise en valeur des terres. Trois des quatre groupes créés ont été installés jeudi par le ministre de l'Agriculture. Il s'agit des groupes Lait et GIPLAIT, Agro-logistique et Valorisation des produits agricoles. Quant au groupe "Genie rural", qui sera spécialisé dans le reboisement et les travaux forestiers, il n'a pas été installé car il n'est pas encore prêt, explique M. Chelghoum. Ainsi, Djahid Abdelwahab Zefzaf a été désigné président du groupe "Agrologistique", Mouloud Harim, ex-Pdg du GIPLAIT, a été nommé président du groupe "Lait et Giplait" alors que Mustapha Belhanini, ex-Pdg de la SGP SGDA, a été installé à la tête du groupe "Valorisation des produits agricoles". "On n'a pas fait de grands changements dans la désignation des présidents des nouveaux groupes pour assurer la stabilité de l'encadrement et profiter de l'expérience de ces responsables dans ces domaines", a dit M. Chelghoum. Pour le ministre, la nouveauté de la nouvelle réorganisation consiste à accorder à chaque groupe créé, en fonction de sa mission, un certain nombre de fermes pilotes afin d'étendre leur champ d'exercice. Le plus important groupe "Agro-logistique" bénéficiera, à cet effet, de 43 fermes pilotes distribuées à ses différentes filiales pour mieux gérer l'amont agricole. De même, 19 fermes pilotes seront accordées au groupe "Lait et GIPLAIT" qui peut exploiter (ces fermes) seul ou en partenariat avec des entreprises nationales ou étrangères pour produire du lait cru. Le groupe "Valorisation des produits agricoles" bénéficiera, lui aussi, de 50 fermes pilotes. La restructuration des SGP du secteur de l'agriculture rentre dans le cadre de la réorganisation du secteur public marchand décidé par les pouvoirs publics en 2016. 11 Produits alimentaires: des mesures pour réduire le taux de sucre, de sel et des matières grasses (APS) Le ministère du Commerce a pris des mesures pour réduire "la consommation excessive" de sucre, de sel et des matières grasses dans l'alimentation à travers la promulgation prochaine d'un décret exécutif portant limitation du taux de sucre dans le café et d'une décision interministérielle qui permet au citoyen d'avoir les informations nécessaires sur le produit alimentaire, a indiqué jeudi le ministre du secteur Bakhti Belaib. Répondant à la question d'un député du Conseil de la nation lors de la séance plénière présidée par Abdelkader Bensalah, président du Conseil, M.Belaib a précisé qu'un groupe de travail mixte a été mis en place au niveau du ministère du Commerce regroupant des représentants des ministères de la Santé, de l'Agriculture et de l'Industrie ainsi que des représentants d'associations de protection du consommateur et des professionnels du secteur qui conviendront des mesures nécessaires à prendre à cet effet. Selon le ministre, les partenaires comptent conjuguer les efforts pour prendre en charge ce dossier en tenant compte notamment de la diversité des produits alimentaires, de leurs composants et de l'adaptabilité des industries agroalimentaires aux nouvelles mesures. Un décret exécutif (adopté par le gouvernement) a été élaboré, fixant les types de café et les conditions de sa mise en vente et qui prévoit essentiellement la réduction du taux de sucre dans la composition de ce produit de 5 à 3 %. Le ministre a ajouté que son département a élaboré avec les ministères de la Santé, de l'Agriculture et de l'Industrie une décision fixant les modalités applicables sur l'étiquette du produit pour orienter le consommateur sur les valeurs nutritionnelles de l'aliment, notamment le taux de sucre, de sel et des matières grasses. Le but est également d'encourager, a soutenu le ministre, le respect des règles d'une alimentation saine et de s'assurer que l'étiquette alimentaire ne présente pas de fausses informations concernant le produit. La décision qui sera adoptée dans un bref délai, interdit par ailleurs, tout ce qui est à même de jeter la confusion dans l'esprit du consommateur tout en lui permettant de choisir les produits alimentaires adaptés à son état de santé grâce à l'étiquette alimentaire qui contraint l'opérateur économique de citer les valeurs caloriques et nutritionnelles (sucre, sel et matières grasses) ce qui réduira les maladies chroniques comme l'hypertension artérielle, les troubles cardiovasculaires et le diabète. Le ministre a déploré la diffusion par les chaînes de télévision de spots publicitaires pour faire la promotion de ces substances dangereuses (sel, sucre et matières grasses) pour la santé, tout en dénonçant l'utilisation de jeunes enfants dans cette démarche. 12 M. Belaib a indiqué que son département compte en collaboration avec le ministère de la Communication- une fois la décision relative à l'étiquette promulguée- interdire la promotion des produits nocifs à la santé du citoyen. A une autre question sur l'amende imposée aux commerçants qui ne facturent pas leurs transactions commerciales, le représentant du gouvernement a répondu que l'amende sera appliquée sans distinction dans le cadre du principe d'équité et d'égalité entre tous les citoyens. Il a précisé que l'application de l'amende en cas d'infraction dans la pratique commerciale a pour objectif de réprimer la fraude comme c'est le cas pour la non facturation. Il a précisé que l'amende à payer par les contrevenants dépend de la nature de la fraude commise et de son impact sur l'économie nationale et non du statut du commerçant et de son capital. Forum national sur l’entreprenariat féminin : 10% des projets de l’Ansej réalisés par des femmes (Horizons) La femme algérienne s’est relativement imposée sur le plan politique, mais demeure peu représentée dans la sphère économique. 130.416 femmes recensées représentent 7,6% des entrepreneurs. Dans le monde de l’entreprenariat, elle ne menace nullement le monopole des hommes. Cette situation ne s’explique nullement par le manque de compétences ou de courage. Elle trouve son origine dans les mentalités. Les efforts et les dispositifs mis en place par le gouvernement pour booster l’entreprenariat ne semblent pas suffire. Sur le nombre global des projets inscrits dans le cadre de l’Ansej, 10% seulement ont été réalisés par des femmes. C’est ce qui ressort du premier Forum national sur l’entreprenariat féminin organisé, hier, par le Réseau algérien des femmes d’affaires (Rafa) au niveau de l’Ecole de la sécurité sociale. Placée sous le thème « L’entreprenariat féminin, une force incontournable pour construire une économie nationale forte », la rencontre s’est voulue un espace d’échange de points de vue et d’expériences présentés par des femmes chefes d’entreprises spécialisées dans divers domaines. L’occasion fut également saisie pour soulever les contraintes et les blocus auxquels font face cellesci au quotidien. « A l’issue des travaux, nous établirons une plateforme où serons mentionnées toutes les préoccupations soulevées, les problèmes et 13 même les solutions. Elle sera par la suite transmise à la Présidence, au Premier ministère et à tous les ministères concernés », a fait savoir la présidente du Rafa, Samira Hadj Djilani. Elle a affirmé, par ailleurs, que « la femme algérienne est très compétente et peut contribuer efficacement au nouveau modèle économique ». « Le cadre législatif n’est nullement défaillant. Il suffit seulement de bien appliquer les lois et de faire confiance aux femmes », a-t-elle ajouté. Parmi les difficultés rencontrées, elle a évoqué l’accès aux crédits et au foncier, et les blocages administratifs. Selon la présidente du Rafa, « il est impératif de renforcer la formation pour mieux encadrer les porteuses de projets ». Dans cette optique, un contrat de coaching et de formation a été signé, hier, entre des représentantes du Rafa et des femmes cheffes d’entreprises. « Il y a des managers qui méconnaissent les lois pour décrocher un marché, le sens des négociations », a-t-elle soutenu. Elle a enfin annoncé qu’un groupe de femmes veut investir le monde agricole dans trois wilayas avec des projets générateurs de richesse. « La formation est nécessaire pour la durabilité des projets », a-t-elle soutenu. Le représentant de l’Académie de la société civile a mis l’accent, pour sa part, sur le développement local et le rôle de la femme rurale. Mounia Meslem : « Le projet de la femme productrice sera généralisé à partir de 2017 » (Horizons) Le projet de la femme productrice sera généralisé à partir de 2017 à l’ensemble des wilayas du pays, a indiqué jeudi dernier à Chlef la ministre de la Solidarité nationale, de la Famille et de la Condition de la femme, Mounia Meslem Si Amer. « Ce projet, lancé en 2014, a eu du succès dans 12 wilayas, c’est pourquoi nous comptons le généraliser au reste du pays à partir de 2017 », a précisé Mme Meslem dans une déclaration à l’APS, en marge d’une journée d’étude sur le « rôle de la famille productrice dans la dynamique de développement ». Selon la ministre, le projet de la femme productrice « offre aux familles une opportunité de s’impliquer dans l’acte de développement ». Ainsi, a-t-elle relevé, une famille a revenu modeste issue de zones rurales, du Sud ou des Hauts-Plateaux « peut, grâce à ce projet, évoluer et se transformer d’une famille assistée à une famille participant à la création de la richesse et à l’amélioration de ses conditions de vie, à travers la création de petites unités productrices ». Les familles, inscrites au titre de ce projet, bénéficient, à travers le Fonds national de solidarité, de subventions financières (non remboursables) allant de 10.000 à 50.000 DA. Les premiers chiffres relatifs à cette opération font état, à ce jour, de 695 familles bénéficiaires, activant dans divers domaines, agricole et artisanal (aviculture, apiculture, élevage bovin, cuniculture, couture et poterie), a indiqué Mme Meslem. En dépit du succès rencontré par ce projet, la ministre a relevé certains problèmes rencontrés sur le terrain, liés aux spécificités de certaines régions rurales du pays qui, a-t-elle dit, « n’admettent pas encore l’idée 14 du travail de la femme », outre l’absence d’espaces pour la commercialisation des produits générés par les femmes productrices. Elle a fait part, à ce propos, d’un programme, en préparation, au niveau de son ministère, qui propose la création de marchés hebdomadaires au niveau des différentes régions du pays, en vue de permettre aux familles, inscrites au titre du projet en question, de faire la promotion de leurs produits. A noter que le projet est destiné à des familles sans revenus ou à revenu modeste, au même titre qu’il profite à des familles dotées de qualification et de compétences avérées. Les wilayas bénéficiaires, à ce jour, de cette opération sont Adrar, Chlef, Laghouat, Tiaret, Saïda, Skikda, Constantine, Médéa, Mostaganem, Bordj Bou Arréridj et Mila. Par ailleurs, Mme Mounia Meslem a réitéré la détermination du gouvernement à préserver les acquis socioéconomiques des catégories vulnérables de la société en dépit de la crise économique actuelle, signalant que des instructions, dans ce sens, ont été données par le président de la République. Outre la présentation des expériences réalisées à Saïda et Chlef, au titre de ce projet de femme productrice, la manifestation a donné lieu à la distribution de chèques bancaires à des femmes bénéficiaires de crédits Angem. Une exposition de produits artisanaux réalisés par des familles bénéficiaires du projet, a été également visitée par la ministre à la maison de la culture de Chlef. Pétrochimie et énergies renouvelables : Les deux chantiers vitaux de Sonatrach (L’Expression) La Compagnie nationale des hydrocarbures s'est engagée dans la bataille de la pétrochimie et de l'énergie renouvelable. La Compagnie nationale des hydrocarbures Sonatrach entame des discussions avec des partenaires internationaux pour la réalisation de cinq nouveaux projets pétrochimiques, a annoncé la compagnie. Il s'agit du projet de complexe de craqueur éthane et GPL avec une capacité de production d'un million de tonnes d'éthylène, le projet de complexe de PDH PP d'une capacité de 600.000 tonnes, un projet de complexe de méthanol et dérivés d'une capacité d'un million de tonnes et deux autres projets concernant le complexe de caoutchouc synthétique ainsi que le projet de complexe de pneus de cinq millions d'unités. Une fois réalisés, ces projets participeront à la croissance du PIB résultant de la diminution des importations en la matière et contribuer également à garantir l'équilibre financier de Sonatrach, très affectée par la chute brutale des cours du pétrole sur le marché international. La Compagnie nationale des hydrocarbures a donc adopté une nouvelle stratégie portant sur l'investissement dans de nouvelles filières d'activités, en particulier la pétrochimie et l'énergie renouvelable, pour augmenter et diversifier sa production énergétique comme seule alternative pour échapper à cette situation difficile. 15 Depuis le début de l'année 2016, de nombreux projets d'investissement ont été lancés par Sonatrach dans la perspective de maintenir son équilibre. Amine Mazouzi président-directeur général de Sonatrach a souligné que le groupe a lancé, dans le même domaine, trois projets en effort propre dont le premier concerne le projet de réhabilitation de l'unité Ethylène du complexe pétrochimique de Skikda pour produire 120.000 tonnes par an d'éthylène. Les deux autres contrats de réalisation d'un complexe de production de méthyl tert-butyl éther (Mtbe) d'une capacité de 200.000 tonnes/an et du projet de complexe de alkyl linéaire de benzène (LAB) d'une capacité de 100.000 tonnes/an seront signés en décembre en cours et janvier prochain respectivement. Ces projets structurants pour la compagnie sont le Revamping des satellites sud de Hassi Messaoud qui devrait apporter jusqu'à deux millions de tonnes de pétrole par an en plus à partir de 2019. Il s'agit également de la reprise du Revamping de la raffinerie d'Alger et du Boosting 3 de Hassi R'mel, dont le contrat a été signé mercredi, et qui apportera plus de 400 milliards de m3 de gaz. En matière de raffinage, Sonatrach a lancé un programme de réalisation de quatre raffineries d'une capacité de cinq millions de tonnes chacune et situées à Hassi Messaoud, Tiaret, Skikda et Arzew. Pour l'optimisation et la valorisation des produits issus de la raffinerie de Skikda, deux autres projets sont lancés, à savoir le complexe de cracking du fuel d'une capacité de 4,5 millions de tonnes pour la maximisation de la production du gasoil et deux complexes de reforming de Naphtal d'une capacité globale de 3,4 millions de tonnes pour la maximisation de la production des essences. Aussi, la mise en service des projets de réhabilitation des raffineries de Skikda et d'Arzew a permis la réduction des importations de gasoil et d'essence de l'ordre d'un milliard de dollars. En effet, la réalisation de l'ensemble des projets faits par Sonatrach au cours de l'année 2016, portera la capacité de raffinage du groupe à 50 millions de tonnes et permettra de couvrir les besoins du marché national en produits pétroliers à l'horizon 2040, selon le président-directeur général du groupe. Par ailleurs, la Compagnie nationale des hydrocarbures a également exprimé ses ambitions d'aller vers la diversification des sources d'énergie pour l'exploitation interne et de dégager des quantités supplémentaires à la vente. Dans le cadre de la mise en place de son programme énergétique, la Compagnie nationale des hydrocarbures a dévoilé sa nouvelle feuille de route pour le développement des énergies renouvelables. Un programme en phase d'élaboration par un groupe de travail composé d'une équipe pluridisciplinaire de Sonatrach. Elle s'est engagée également dans la bataille de l'énergie renouvelable, avec la réalisation d'un projet d'une centrale électrique photovoltaïque de 10 MW qui est en cours de développement en partenariat avec ENI avec comme objectif de tirer profit du potentiel solaire important de la région pour alimenter les installations du champ de BRN en générant 20 GWH/an d'énergie électrique. 16 Pétrole: 11 pays hors-Opep décident de réduire leur production de 558.000 barils/jour (APS) Les pays hors-Opep ont convenu, lors de leur réunion avec les membres de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) samedi à Vienne, de réduire leur production de 558.000 barils/jour, effective à partir du 1er janvier 2017, apprend-on auprès de la délégation algérienne. Les onze (11) pays hors-Opep, dont la Russie, rejoignent ainsi les treize (13) pays de l'Organisation pétrolière qui ont décidé fin novembre de retirer 1,2 mbj du marché, conformément à l'accord obtenu à Alger en septembre. La décision a été annoncée hier après leur réunion avec l'Opep : Les non-Opep vont réduire leur production de 562 000 barils/jour (Liberté) Les prix du pétrole, à la suite de cet accord, vont, sans doute, connaître une hausse à l'ouverture des marchés pétroliers de Londres, de New York et de Singapour demain lundi. Mais dans la durée, tout dépendra du respect par ces pays des accords conclus à Vienne. Les pays non-Opep ont décidé, hier, lors d'une réunion à Vienne avec les pays Opep, de réduire leur production de 562 000 barils/jour dans le cadre d'un accord avec les membres de l'Opep pour soutenir les cours du pétrole. Un fait sans précédent depuis 2001. En joignant leurs efforts à ceux de l'Opep, ils entendent participer à la stabilisation des marchés pétroliers en 2017. Le ministre iranien du Pétrole, Bijan Zanganeh cité par Reuters, a indiqué que cette réduction sera appliquée à partir de janvier prochain. Les cours du pétrole étaient hier en hausse, soutenus par la perspective d'un accord non-Opep de limitation de la production. Le baril de Brent, mer du Nord était coté hier à 54,31 dollars. L'optimisme régnait à l'ouverture de la réunion des pays Opep avec les pays extérieurs à l'organisation hier à Vienne. Ces pays devaient consentir une réduction de leur production de 600 000 barils, consolidant ainsi les efforts de l'Opep visant à faire remonter les cours du pétrole. Le nouvel accord est en deçà de cet objectif. Mais le niveau de réduction Opep - non-Opep de près de 1,8 million de barils/jour est tellement large qu'il va sans doute permettre des prix du pétrole entre 55 et 60 dollars en 2017. L'objectif de l'Opep est d'atteindre des prix entre 50 et 55 dollars. Une conséquence de l'accord de Vienne et de l'entente avec les non-Opep, on assistera à une accélération du rééquilibrage du marché. L'excédent de pétrole évalué à 1,5 million de barils/jour sera, sans doute, absorbé en mars prochain, voire durant le premier semestre 2017. En application de l'accord 17 historique d'Alger, les pays de l'Opep, rappelons-le, avaient décidé à Vienne le 30 novembre dernier de réduire leur produire de 1,2 million de barils/jour et de demander aux non-Opep de réduire leur production de 600 000 barils/jour. Peu de temps après, la Russie, un pays non-Opep, annonçait qu'elle allait réduire sa production de 300 000 barils/jour. En début d'après-midi, les pays Opep et non-Opep étaient proches d'un accord. Le Kazakhstan a fait savoir qu'il acceptait de plafonner sa production, a rapporté un délégué cité par Reuters. Onze pays extérieurs à l'Opep ont assisté à la réunion ou ont transmis leurs engagements, rapporte le SG de l'Opep, Mohamed Bakindo. Il s’agit de l’Azerbaïdjan, de Bahreïn, de Brunei, de Bolivie, du Kazakhstan, de la Malaisie, du Mexique, d’Oman, de la Russie, du Soudan et du Soudan-Sud. En particulier, Brunei qui n'a pas participé à la rencontre a transmis à l'Opep son engagement de réduire sa production. Les prix du pétrole, à la suite de cet accord, vont sans doute connaître une hausse à l'ouverture des marchés pétroliers de Londres, de New York et de Singapour demain lundi. Mais dans la durée, tout dépendra du respect par ces pays des accords conclus à Vienne. Opep-non Opep: confiance pour aller au-delà de l’objectif convenu de baisse de production (APS) L’optimisme était de mise samedi à Vienne lors de la réunion de l’Opep avec des pays producteurs hors Opep pour aller même au-delà de l’objectif déjà convenu de baisse de production par les non-Opep pour un retrait de 600.000 barils/jour à partir de janvier 2017. Les ministres chargés de pétrole des pays membres et non membres de l'Opep ont unanimement affirmé s’attendre, à l’issue de cette réunion "historique", à un accord d’une baisse encore plus importante que prévu initialement par les non-Opep, alors que la Russie a réitéré son engagement de retirer 300.000 barils/jour, soit la moitié du volume à réduire par les hors-Opep. En marge de la réunion, le ministre saoudien de l’Energie, de l’industrie et des ressources minérales Khaled El Falih a assuré que "pour les pays non Opep, on espère obtenir d’eux un engagement de quelque 600.000 barils/j. 18 La Russie s’est engagée de baisser sa production de 300.000 barils/jour tandis que d’autres pays comme le Mexique, Oman et l’Azerbaidjan vont baisser selon leur niveau de production". Il s’est dit "très optimiste" à propos de cette réunion, tout en relevant que l’accord Opep-non Opep attendu sera "le fruit de la réunion de l’Opep tenue à Alger en septembre". Le ministre saoudien a affirmé que la baisse totale à opérer par les producteurs Opep et non-Opep, environ 1,8 mbj, est convaincante et permettra de rétablir l’équilibre du marché. Le Secrétaire général de l'Opep Mohammed Barkindo (Nigeria) a affiché lui aussi son optimisme de voir les pays non membres de l'Opep de décider d'une réduction de plus de 600.000 barils/jour, dans le sillage de la démarche de l'Opep de retirer le surplus d'offre. "Pour les pays non membres de l'Opep, la baisse sera de 600.000 barils par jour, voire plus", a-t-il dit. Selon lui, la présence de douze (12) pays hors Opep à cette réunion est "historique". Boutarfa: Faire aboutir l’accord d’Alger Le ministre de l’Energie Noureddine Boutarfa s’est également montré confiant quant à la réussite de la réunion-Opep non Opep. A la veille de la réunion, M. Boutarfa a exprimé son optimisme de voir la réunion consolider l'accord d'Alger de baisse de la production, soulignant la nécessité d’une coopération Opep-non Opep pour stabiliser le marché. "Il est nécessaire pour les pays Opep et non-Opep de coopérer et de joindre leurs efforts pour stabiliser le marché pétrolier dans l'intérêt des producteurs et des consommateurs", a-t-il déclaré à l’issue de ses entretiens avec ses homologues de pays membres et non membres de l’Opep. Le président de l’Opep Mohamed Salah Al Sada a souhaité pour sa part que les pays participants à la réunion Opep-non Opep "annoncent au monde une action conjointe responsable et opportune pour aider à rééquilibrer le marché". "Je ne peux que souligner l'importance de cette situation pour nos pays, pour l'industrie pétrolière et pour l'économie mondiale dans son ensemble", a-t-il soutenu, relevant la nécessité d'institutionnaliser les bases de la coopération entre l'Opep et les producteurs non-Opep afin de faciliter le processus décisionnel. Evoquant la décision de réduire la production de l’Opep dans le cadre de l’accord d’Alger, M. Al Sada a indiqué qu’il s’agissait d’un "engagement vers la communauté mondiale pour aider à restaurer et à maintenir la stabilité du marché avec des implications positives et larges sur l'économie mondiale, l'industrie pétrolière et les pays producteurs et exportateurs de pétrole". De son côté, le ministre iranien du Pétrole, Bijan Namdar Zangeneh, a déclaré que la majorité des pays non Opep ont envoyé des signaux positifs, "mais à la fin de la réunion, on annoncera les détails d’un accord". Pour lui, l’essentiel est le niveau de baisse de la production des producteurs non Opep qui s’ajoutera à l’effort déjà consenti par l’Opep. 19 Le ministre russe de l'Energie Alexander Novak a indiqué pour sa part que les pays non-Opep allaient signer à l'issue de leur réunion avec l'Opep un accord sur la limitation de la production en soulignant que cette réunion sera couronnée de succès. "Il n'y a pas de risque que cette réunion ne réussisse pas. Nous sommes déjà parvenus à un accord sur le principe de réduire 600.000 barils/jour par les non-Opep. La Russie va réduire 300.000 barils/jour, donc la moitié de l'effort de réduction. Maintenant, suite aux discussions, on verra si on pourra aller au-delà des 600.000 baril prévus" par les non Opep, a-t-il soutenu. L’objectif de la réunion Opep-non Opep, la première depuis 2002, est d’élargir le consensus autour de la démarche de l’Opep pour soutenir un marché pétrolier affaibli par le surplus d’offre. Il s’agit d’impliquer les producteurs hors-Opep dans l’effort de l’Opep dans le cadre de la mise en £uvre de l’accord d’Alger qui avait abouti le 30 novembre dernier à une décision de baisse historique de la production Opep de 1,2 million de barils/jour (mbj) avec un plafond à 32,5 mbj conclu par l’Opep et applicable dès le 1er janvier 2017. Le pétrole termine la semaine à plus de 54 dollars à Londres (APS) Les prix du pétrole ont progressé vendredi en fin d'échanges européens finissant la semaine à l'équilibre à la veille d'une nouvelle réunion des pays producteurs de pétrole. Le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en février a gagné 27 cents à 54,16 dollars sur l'Intercontinental Exchange (ICE) de Londres. Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de "light sweet crude" (WTI) pour le contrat de janvier a pris 66 cents à 51,50 dollars. Les cours de brut ont oscillé au fil de la semaine pour finir en très léger retrait par rapport à la clôture de vendredi dernier, quand le Brent était à 54,46 dollars et le WTI à 51,68 dollars le baril. Après la hausse des cours liée à l'accord de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) annoncé la semaine dernière par l'organisation qui devrait limiter sa production quotidienne de pétrole de 1,2 million de barils, les marchés cherchaient désormais à évaluer les chances d'application de cet accord. L'Opep a notamment annoncé que d'autres producteurs se joindraient à l'effort de ses membres, en réduisant leur production de 600.000 barils par jour. "Si la réunion entre les pays producteurs qui doit se tenir samedi à Vienne n'aboutit pas, cela pourrait peser sur les cours de l'or noir", ont prévenu des analystes. "La position officielle de la Russie devrait être connue ce week-end, et cela devrait accroître la volatilité lundi", ont-ils ajouté. 20 La Russie, un des plus importants producteurs de pétrole du monde, a affirmé qu'elle se joindrait à l'Opep et abaisserait sa production de 300.000 barils par jour, mais la question de savoir sur quels niveaux cette baisse serait calculée restait ouverte. Les importations du produit maintenues alors que la production nationale couvre 4 fois la demande : Sucre : une facture trop… salée ! (Liberté) L’ouverture à l’importation dès le 1er janvier 2017 de contingents de plusieurs produits alimentaires et manufacturés, prévue par l’accord d’association entre l’Algérie et l’Union européenne, ne sera pas sans conséquences sur l’économie nationale. Des aliments fabriqués localement avec, en sus, une couverture totale de la demande nationale continuent à être introduits sur le marché algérien conformément à cet accord. Le fromage, l’huile, le sucre…, pour ne citer que ces exemples, sont importés, alors que des entreprises locales en ont non seulement inondé le marché national mais même exporté vers des pays européens et africains. Pourtant, l’Algérie a toute la latitude de faire valoir sa clause suspensive, prévue par l’accord d’association avec l’UE, pour suspendre ces importations jugées superflues. Pis encore, ces produits sont fabriqués avec des volumes excédentaires en Algérie ! Pour le sucre blanc, la production locale est 4 fois supérieure à la demande nationale. Les capacités de production de cette substance alimentaire sont évaluées à environ 12 000 tonnes/jour alors que la demande locale avoisine les 3 000t/j. C’est dire le surplus enregistré. Pour ce produit, les quotas du contingent tarifaire originaire de l’UE ont été fixés à 150 000 tonnes mais les importations auprès de cette zone avaient atteint près de 170 000 tonnes. Le ministère du Commerce doit se saisir de l’affaire et exiger des services des douanes de refuser l’importation de ces produits aux opérateurs économiques. Pour acheter ces marchandises, les importateurs payent en devises leurs fournisseurs européens. Or, l’Algérie a un besoin criant en devises en ces temps de crise. Étant concernées par une exonération des droits de douanes, ces quantités de produits qui accèdent au marché algérien font perdre des sommes colossales au Trésor public. Un manque à gagner qui se chiffre à plusieurs centaines de millions de dollars. Les banques doivent être, de ce fait, instruites par leur tutelle ou le département de M. Bakhti Belaïb pour ne pas domicilier les contrats et les factures proforma des importateurs de ces produits. Le constat est valable pour les huiles alimentaires, la semoule, la farine... D’où l’inopportunité de créer d’autres usines puisque la production dépasse de loin les besoins nationaux. “Ce sont des créneaux à interdire à l’import, ne serait-ce que pendant cette période de crise afin de pouvoir économiser des devises”, souligne Ali Nazef, un expert de la filière sucrière et de l’agroalimentaire en général. Par ailleurs, la facture d'importation de sucre (en poudre, matières 21 premières et dérivés) s'est chiffrée, selon les statistiques des douanes, à 649,34 millions de dollars (usd) durant les neuf premiers mois de l’année 2016, contre 569,9 millions usd durant la même période de 2015, soit une augmentation de 14%. La hausse de la facture s'explique par l'augmentation à la fois des quantités importées et des prix à l'importation de cette denrée. En effet, l’on a enregistré une flambée des matières premières sur le marché international, estimée à 35%. L’autre paramètre à l’origine de cette hausse de la valeur des importations est la dépréciation du dinar qui a atteint 56%. Ces derniers mois, la tonne du sucre roux est passée de près de 300 dollars à 534 dollars à l’international. Cette dévaluation de la monnaie algérienne a eu un impact négatif sur l’industriel. À cela, il y a lieu d’ajouter le plafonnement des prix de vente du sucre blanc, n’offrant aucune marge de manœuvre aux opérateurs. Le groupe Cevital, qui détient plus de 80% de parts de marché du sucre blanc en Algérie, a augmenté ses importations de matières premières d’environ 7% par rapport à l’exercice 2015, mais ses exportations ont connu une hausse de 8%, en comparaison à l’année dernière. Ses exportations sont passées de 382 000 tonnes en 2015 à 431 000 tonnes le 5 décembre 2016. Avec une offre aussi importante en sucre blanc qui satisfait amplement la demande nationale, l’on se demande quelle serait l’opportunité de lancer de nouvelles raffineries dans différentes régions du pays ? Toutes les dépenses qui seraient consenties pour la réalisation de ces projets seraient-elles d’à propos, durant cette conjoncture où l’Algérie a besoin de plus de rationalité et de tempérance ? Le respect strict de la loi, interdisant toute situation de monopole, ne peut pas, à lui seul, justifier ces investissements inopportuns… Développement du secteur industriel et agricole : L'Algérie veut combler ses lacunes (L’Expression) L'industrie et l'agriculture sont appelées à se substituer aux hydrocarbures pour assurer une partie des exportations algériennes. La remontée des prix consécutive à l'accord de réduction de la production de l'Opep intervenu à Vienne le 30 novembre 2016 devrait permettre à l'Algérie de conserver une marge de manœuvre sans pour autant lever le voile d'incertitude qui entoure l'avenir économique du pays, notamment ce qui concerne l'industrie locale et les exportations hors hydrocarbures. S'agissant de l'exportation, des partenariats peuvent être noués pour approvisionner la zone sahélienne en nombreux produits. Pour l'instant, l'exportation est résiduelle, assurent les patrons de nombreux groupes, mais d'ici 2020 ils envisagent d'atteindre un bon chiffre d'affaires. La plupart des entreprises privées algériennes, mais aussi publiques, veulent étendre leurs activités à l'international. A lui seul le secteur pétrolier pèse 95% des exportations algériennes. La faute au peu de développement du 22 secteur industriel et agricole, lacune que le gouvernement est en train de corriger comme, par exemple, une plus importante protection des terrains agricoles ou par le biais de l'extension des capacités de production du ciment qui entre aussi dans la politique du gouvernement. Dans ce dernier cas, il faut rappeler l'installation de la nouvelle unité de production de ciment implantée dans la zone industrielle de Ben Badis, à Constantine, d'une capacité de production de 300 000 tonnes annuellement. Cette nouvelle usine de ciment devra permettre la consolidation des objectifs tracés par le gouvernement visant à atteindre une autosuffisance en matière de production du ciment d'ici à 2018, et même d'exporter. En ce qui concerne l'agriculture, plusieurs filières sont visées comme les céréales et le lait. Les techniciens de la production agricole et animale ont souvent mis l'accent sur l'importance de fournir les facteurs favorisant la relance de ces filières en vue de réaliser l'autosuffisance locale et nationale et réduire la facture d'importation. Les experts et professionnels du secteur de l'agriculture ont ainsi souligné, lors de différentes journées d'étude, que 50% du lait provient de la transformation du lait en poudre importé en devises, ce qui nécessite de fournir tous les facteurs pour développer cette filière au niveau national ce qui est aussi le cas pour les céréales. De grands atouts d'investissement existent en Algérie pour en faire un pays producteur, et ce à travers une réflexion sur le développement des espèces locales pouvant donner une production de qualité. Dans la stratégie du gouvernement figure aussi la restructuration des Sociétés de gestion des participations de l'Etat (SGP) du secteur de l'agriculture en quatre groupes. Ainsi, la SGP des productions animales (Proda) a été transformée en groupe agro-logistique avec trois filières: avicole à travers l'Office national des aliments du bétail (Onab), filière viandes rouges à travers l'Algérienne des viandes rouges (Alviar) et l'activité de la chaîne de froid à travers l'entreprise Frigomedit. Le groupe Giplait, spécialisé jusque-là dans la transformation et la commercialisation du lait, va intervenir dans la production du lait en exerçant l'activité d'élevage des vaches laitières à travers un nouveau groupe lait et Giplait. Quant à la SGP développement agricole (Sgda), elle a été scindée pour créer deux groupes: valorisation des produits agricoles et génie rural. Le premier autobus 4x4 de la SNVI sera présenté le 21 décembre courant (PDG) (APS) Le premier autobus tout terrain (4x4) algérien conçu et fabriqué par le groupe SNVI de Rouiba (Entreprise nationale des véhicules industriels) sera présenté à la 25ème édition de la Foire de la production algérienne 23 (FPA) prévue le 21 décembre courant à Alger, a indiqué samedi à Annaba le président-directeur général de la SNVI, Salah Malek. "Alliant fiabilité, robustesse et devant répondre aux demandes les plus exigeantes, ces autobus seront destinés pour le transport dans le Sud du pays notamment", a précisé à l'APS le même responsable en marge des 2èmes journées sur l’entrepreneuriat et l’innovation, portant sur le thème "Potentialités, réalités et perspectives d’Annaba et sa région" organisées par l’association pour le développement et la promotion de l’entrepreneuriat. Constituant un fleuron de l’industrie nationale, la SNVI a pour vocation la conception, la fabrication, la commercialisation et le soutien après-vente d’une importante gamme de produits allant des camions et camions tracteurs et autocars, aux autobus et autres équipements de carrosserie industrielle. Dispositif ANGEM: plus de 760.000 projets financés depuis 2004 à l’échelle nationale (APS) Plus de 760.000 projets ont été financés, à l’échelle nationale, au titre du dispositif de l'Agence nationale de gestion du microcrédit (ANGEM), depuis sa création en 2004, a indiqué jeudi à Chlef, le directeur général Mohamed El Hadi Aouaidjia. "Ces projets ont permis la création d’1,2 million d’emplois directs" a indiqué M. Aouaidjia, dans une déclaration à l’APS, en marge d’une journée d’études sur le "Rôle de la famille productrice dans la dynamique de développement Il a ajouté que l’élément féminin représente un taux de 64% des bénéficiaires de ce dispositif. Les créneaux d’activités les plus prisés du dispositif ANGEM, sont l’agroalimentaire, l’agriculture, l’artisanat et les métiers, a informé le responsable, assurant qu’un taux de 90% de ces projets sont "toujours opérationnels et sont réussis". Interrogé sur les bénéficiaires accusant des retards dans le règlement de leurs crédits, M.Aouaidjia a affirmé que leur nombre "est très faible", et que son dispositif a introduit à peine une vingtaine de poursuites judiciaires, en 2016, contre des bénéficiaires ayant utilisé leur crédit pour d’autres objectifs que ceux exprimés, ou n’ayant pas régler leur dus. Lancement des travaux du port minéralier d’Arzew et d’un convoyeur : Un projet de 24 milliards de dinars (APS) Le coup d’envoi des travaux de réalisation d’un port minéralier à Arzew et d’un convoyeur a été donné, avant-hier à Oran, en présence du PDG des 24 ports d’Algérie, M. Yasine Hafiane, les autorités locales et les responsables turcs du complexe sidérurgique Tosyali-Algérie. Concernant le port, le chantier devra être livré dans un délai de 16 mois et le projet sera financé par l’entreprise portuaire d’Arzew à hauteur de 24 milliards de DA. Quant à ses travaux de réalisation, ils ont été confiés au groupement Cosider, en partenariat avec la société chinoise «Harbour Engineering». Une fois opérationnel, ce nouveau port va permettre à l’Algérie d’économiser une facture d’importation de minerais de fer avoisinant les 200 milliards de DA par an. Pour ce qui est de la partie convoyeur, le projet constitue un partenariat algéro-turc conclu entre «Tosyali Iron Steel Industry Algérie» et l’entreprise du port d’Arzew. Cela a donné naissance à une société mixte algéro-turque dénommée «Société de port minéralier SPA» dont la création officielle a eu lieu, il y a quelques temps. Le projet consiste en la création d’une société commune en joint-venture entre l’entreprise portuaire d’Arzew et Tosyali, conformément à la règle 51/49. Le capital social de cette société est estimé à deux milliards de dinars et l’investissement du projet à 60 millions de dollars. Ce dernier comprend la réalisation d’ installations constituées d’équipements de manutention portuaires, de déchargement et de chargement et d’un convoyeur pouvant être doublé, dédié au transfert dans les deux sens, des minerais de fer, de ferrailles et d’autres produits finis ou semi-finis entre le port de Béthioua et le complexe sidérurgique de Tosyali Algérie et les autres opérateurs installés dans la zone d’activité de Béthioua. La capacité du futur convoyeur, qui s’étendra sur une bande d’une langueur de 9km, est de 6.000.000 de tonnes par an et il sera doté de deux grues de déchargement de 50.000 tonnes par jour. Le projet devra générer 80 emplois et être réalisé dans un délai de 12 mois, à compter de la date du lancement de ses travaux. Rien qu’au plan du transport, le nouveau projet va permettre à l’Algérie d’économiser pas moins de 180 millions de dollars en devises, a indiqué un responsable intervenant dans le projet, avant d’expliquer que «le transport d’un navire de 30.000 tonnes et un autre de 150.000 tonnes produit une différence de 30 dollars par tonne en minimum en faveur du navire de 150.000 tonnes». Pour le wali d’Oran, Abdelghani Zaâlane, ce projet stratégique qui fera gagner au pays l’équivalent de 200 milliards DA/an en devises, en attendant la réalisation projetée du gisement de Gar J’bilet (Tindouf) qui permettra à l’Algérie de passer d’un statut d’importateur à celui d’exportateur. Il a révélé son plan pour le futur : Djezzy, leader du numérique en Algérie (L’Expression) La bataille du futur est celle du data, a indiqué M.Vincenzo Nesci, Président exécutif de Djezzy lors d'une conférence de presse bilan qu'il a animée à Alger. Il a alors cité «un nouveau Djezzy» leader des télécommunications mobiles et des technologies de l'information en Algérie. L'opérateur qui se mue en entreprise IT de premier plan a ainsi 25 enregistré une augmentation de 87% des clients data en 2016 comparativement à 2015. Les revenus data sont quant à eux en hausse de +57% sachant que la consommation data par abonné augmente à plus de 35% durant la même période. Ces chiffres renseignent sur le nouveau statut de Djezzy. D'opérateur de référence pour la voix, il devient opérateur digital de tous les Algériens. M. Vincenzo Nesci n'a pas manqué de souligner la stratégie de proximité que son entreprise a toujours adoptée et qui consiste à toujours être au plus près des clients, via des formules simples, adaptées et à des prix imbattables. La fameuse «Djezzy carte» étant la parfaite illustration de cette démarche qui a été adoptée pour la 2G, ensuite pour la 3G et enfin pour la 4G. Le même responsable a rappelé que le réseau 4G de Djezzy couvre 16 wilayas, et atteindra incessamment 20 autres. Un taux qui connaîtra certainement ensuite une croissance progressive pour avoisiner bientôt une couverture de l'ordre de 50%. M.Vincenso Nesci s'est enfin enorgueilli que le réseau 3G du même opérateur couvre la totalité du territoire, soit les 48 wilayas. M.Vincenzo Nesci a rebondi sur le réseau Djezzy qui permet ces prouesses techniques et pour la modernisation duquel un milliard de dollars a été consenti. Résolument orienté vers le futur, Djezzy ouvre de nouveaux chapitres en vue de développer l'écosystème numérique national, a expliqué le président exécutif de Djezzy qui a cité le Fonds national d'investissement comme partenaire dans cette volonté d'aller vers l'économie digitale. Une volonté foncièrement appuyée par le gouvernement algérien, a-t-il ajouté. Il a à ce titre annoncé l'ouverture en ce début décembre d'un incubateur à l'Ecole nationale polytechnique, au profit des étudiants. M.Nesci a affirmé que d'autres initiatives vont suivre. Il a alors fait part d'un incubateur propre à Djezzy qui sera bientôt mis en service. Il sera mené de pair avec le Fonds national d'investissement (FNI), les banques et autres institutions financières. Son but sera de donner naissance à des start-up algériennes de services tout en participant à l'émergence d'un écosystème numérique, avec à la clé des emplois à pourvoir. L'orateur a enfin révélé le lancement prochain par Vimpelcom d'une plate-forme d'hébergement dédiée à l'Algérie pour applications, services et contenus numériques. L'Algérie sera alors le troisième pays à bénéficier de cette dernière après la Géorgie et l'Italie. Djezzy entend ainsi transformer des start-up algériennes en success stories, des sociétés commerciales génératrices de services. Ce seront de véritables sociétés «Powered by Djezzy», s'est enthousiasmé M.Vicenzo Nesci qui a parlé de société algériennes agiles, compétitives et cotées en Bourse. M.Tom Gutjahr, directeur général de Djezzy a abondé dans le même sens en rappelant que la couverture 4G dans l'Algérois atteint les 90%. 26 Banque/bourse/Assurance Actualités : Algérie Poste a lancé son service d’e-paiement Le m-paiement pour bientôt ? (Le Soir d’Algérie) La ministre de la Poste et des technologies de l’information et de la communication, Houda-Imane Feraoun, a procédé mercredi dernier au lancement officiel de la carte électronique d’Algérie Poste «Edahabia» ainsi que la plateforme numérique de ses services postaux «Baridinet». Elle a annoncé à l’occasion qu’il s’agit d’une étape du «processus de digitalisation d’Algérie Poste par une version numérique en prenant en considération les tendances et la maturité numérique de notre environnement». Présent également à la cérémonie d’inauguration, le ministre délégué chargé de l’economie numérique et de la modernisation des systèmes financiers, Mouatassam Boudiaf, a indiqué que la prochaine phase sera «l’intersection et l’interopérabilité entre les plateformes bancaire et postale qui ne tardera pas à être opérationnelle». Par ailleurs, avec la forte vulgarisation des smartphones et tablettes connectés au sein de la société algérienne, M. Boudiaf a été interrogé sur l’éventualité de l’adoption du m-paiement (paiement par mobile). Celui-ci a affirmé qu’un groupe de réflexion travaille actuellement sur cette question. En précisant dans ce sens que «ce mode de paiement peut facilement aller vers d’importantes dérives s’il n’est pas très bien encadré», a-t-il déclaré en prenant pour exemple certains cas occidentaux. Il est vrai que la praticité constitue le principal atout du m-paiement, toutefois il s’est avéré que ses conséquences peuvent aller jusqu’à compromettre la sécurité nationale. C’est pourquoi le ministre délégué chargé de l’économie numérique et de la modernisation des systèmes financiers a soutenu «que le m-paiement en Algérie ne sera pas lancé ou légiféré tant qu’une identité ne soit adossée à chaque mobile et numéro de téléphone». En effet, c’est là que se situe la faille pour certains pays qui se sont «précipités» à généraliser le m-paiement avant de lui préparer un environnement encadré. Ce qui les a menés à faire face à d’autres problématiques et enjeux plus conséquents comme le financement des réseaux terroristes ou le blanchiment d’argent. En attendant «la préparation d’un cadre sécuritaire et légal propre au contexte algérien», M. Boudiaf a rappelé que les citoyens ayant des cartes électroniques peuvent tout à fait utiliser l’e-paiement sur leurs supports mobiles, smartphones et tablettes connectés. 27 Coopération Accord d’association Algérie-UE : Deux documents complémentaires finalisés et adoptés (Horizons) Deux documents conjoints complémentaires ont été finalisés et adoptés à Alger, portant sur l’évaluation de l’accord d’association et les priorités communes relatives à la politique européenne de voisinage révisée (PEV), dans le cadre du renforcement des relations globales entre l’Algérie et l’Union européenne (UE), a annoncé jeudi dernier le directeur de la coopération avec l’UE et les institutions européennes au ministère des Affaires étrangères, Ali Mokrani. La finalisation des deux documents est intervenue lors de la 6e session du comité d’association Algérie-UE, tenue mercredi dernier sous la coprésidence d’Ali Mokrani et du directeur général pour la région Moyen-Orient-Afrique du Nord (Mena) au service européen de l’action extérieure (SEAE) de l’UE, Nick Westcott. Mokrani a indiqué que ces deux importants documents issus de plusieurs cycles de discussions constituent « un acquis supplémentaire dans le renforcement des relations globales et multidimensionnelles entre l’Algérie et son partenaire européen ». Il a précisé, à ce propos, que « les conclusions de l’évaluation s’articulent autour de quatre grandes thématiques, à savoir le soutien aux échanges économiques et commerciaux, l’appui à la diversification et à la compétitivité de l’économie algérienne, le soutien aux investissements et le renforcement de la coopération sectorielle dans les domaines prioritaires liés à l’agriculture et la pêche, la recherche et le développement, l’énergie et les douanes ». Des actions opérationnelles, at-il ajouté, sont prévues pour la mise en œuvre desdites thématiques dont « l’objectif est l’optimisation et la transformation de l’accord d’association en instrument de développement et de partenariat visant l’émergence d’une économie algérienne diversifiée et compétitive créatrice de richesses pour les besoins du marché intérieur et international et d’emplois ainsi que pour le renforcement et la densification des relations mutuellement bénéfiques avec le partenaire européen ». S’agissant des priorités communes relatives à la nouvelle PEV, Mokrani a expliqué qu’« elles portent sur cinq grands chapitres de dialogue et de coopération ayant trait à la gouvernance, à travers l’appui institutionnel et des stratégies nationales sectorielles ainsi que le renforcement des capacités, la coopération en matière de développement socioéconomique inclusif et d’accès au marché unique européen, le partenariat énergétique, l’environnement et le développement durable, le dialogue stratégique et sécuritaire, et la dimension humaine, la migration et la mobilité ». En outre, les deux parties ont discuté de la coopération technique et financière. Dans ce cadre, il a été passé en revue l’état de la mise en œuvre du plan d’action 2016 qui sera marqué par la conclusion de trois conventions de financement d’appui des réformes des finances publiques et de soutien au développement des énergies nouvelles et renouvelables. 28 Par ailleurs, au cours de cette session qui se tient une fois par an alternativement à Alger et Bruxelles, d’autres points ont été examinés, à savoir « la coopération technique et financière, le suivi des conclusions des sous-comités sur le dialogue économique, l’industrie, le commerce et les services, l’énergie et le suivi du partenariat stratégique énergétique et le suivi du 1er Forum d’affaires Algérie-UE sur l’énergie tenu à Alger, en mai 2016 ». Les deux parties ont procédé, à la même occasion, à un échange sur la prochaine programmation financière 2018-2020 marqué par une entente pour accompagner la mise en œuvre des conclusions de l’évaluation conjointe de l’accord d’association et des priorités communes relatives à la nouvelle PEV, du nouveau modèle algérien de croissance, de la poursuite des soutiens à la gouvernance politique et économique, de la diversification de l’économie nationale et du développement inclusif et durable pour les trois prochaines années. Pour sa part, la délégation européenne a saisi cette occasion pour informer la partie algérienne sur la perspective d’émargement de l’Algérie au plan d’investissement extérieur de l’UE (PIE) doté de 80 milliards d’euros destiné à la Méditerranée et l’Afrique, en cours d’adoption, pour l’appui des PME et des infrastructures économiques et sociales. Toutes les conclusions conjointes issues de cette session seront soumises pour validation au conseil d’association coprésidé par le ministre d’Etat, ministre des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra, et la haute représentante de l’UE pour les Affaires étrangères et la sécurité, Federica Mogherini, prévu à Bruxelles dans les prochaines semaines, a conclu Mokrani. Un forum algéro-américain sur l'énergie mardi à Houston (APS) L'Algérie et les Etats-Unis tiendront les 14 et 15 décembre à Houston (Texas) un forum sur l'énergie destiné à booster les relations de partenariat entre les entreprises des deux pays dans ce secteur stratégique, a indiqué samedi à l'APS l'ambassadeur d'Algérie à Washington, Madjid Bouguerra. Organisé par l'Ambassade d'Algérie à Washington et le Conseil d'affaires algéro-américain (USABC), le forum verra la participation du ministre de l'Energie, Noureddine Boutarfa et d'une forte délégation composée des PDG de Sonatrach et de Sonelgaz ainsi que des cadres des ministères de l'Energie et de l'industrie et des Mines. 29 La rencontre de cette année se tient dans un contexte particulier qui marque la reprise des travaux de ce forum qui ne s'est pas tenu depuis 2010. Une trentaine de compagnies pétrolières américaines, seront présentes à ce forum axé sur l'investissement dans le secteur pétrolier. Une présentation du plan de développement du secteur de l'énergie et le nouveau code de l'investissement est prévue lors de cette conférence, a indiqué l'ambassadeur. L'accent sera mis cette année sur l'investissement dans l'exploration que l'Algérie veut relancer pour augmenter ses réserves prouvées en hydrocarbures, a précisé de son côté le président d'USABC, Smail Chikhoune. Il est aussi question d'exposer les opportunités d'investissement dans des segments stratégiques comme le raffinage, la pétrochimie et les énergies renouvelables, a-t-il fait savoir. Washington avait déjà exprimé sa volonté d'approfondir son partenariat avec l'Algérie dans le domaine des énergies renouvelables. Le secrétaire d'Etat adjoint Antony Blinken avait eu à souligner lors de sa visite en juillet dernier à Alger la disponibilité des Etats-Unis à renforcer ses relations de partenariat avec l'Algérie dans ce secteur et aussi en matière de coopération technique et de formation. La nouveauté cette année est la présence de quelques PME américaines spécialisés dans les services pétroliers. Il s'agit de sociétés innovantes qui détiennent un savoir faire dans le forage et la recherche géologique. Grand partenaire énergétique de l'Algérie, les Etats-Unis sont présents dans le pays à travers une cinquantaine de compagnies pétrolières opérant essentiellement dans l'exploration et la production de brut telles que Anadarko, BP-Amoco, Shclumberger, Amerada Hess et Halliburton. Actuellement Anadarko est le plus grand producteur de brut en Algérie parmi les partenaires de Sonatrach. Mais dans un contexte d'autosuffisance des Etats-Unis en énergie, les importations américaines en gaz et en pétrole algériens se sont réduites sensiblement ces dernières années. En 2015, les exportations des produits énergétiques vers les Etats-Unis se sont établies à 3,4 milliards de dollars, selon les chiffres fournis d’USABC. Rabehi s'entretient avec le vice-ministre sud-coréen des AE de la consolidation du partenariat (APS) Le secrétaire général du ministère des Affaires étrangères, Hassane Rabehi, s'est entretenu à Addis-Abeba avec le vice-ministre des Affaires étrangères de la Corée du Sud, Choi Jong-Moon, des moyens de consolider le partenariat stratégique entre les deux pays, indique samedi un communiqué du ministère des Affaires étrangères. 30 Au cours de cet entretien, tenu en marge du 4ème Forum Afrique-Corée, tenu les 6 et 7 décembre dans la capitale éthiopienne, les deux responsables ont passé en revue l’état de la coopération algéro-coréenne qui est impulsée par l’accord de partenariat stratégique signé en 2006 par les chefs d’Etat des deux pays, "unique en son genre liant la Corée du Sud avec un pays africain", a-t-on précisé de même source. Les deux parties ont ainsi examiné "les voies et moyens en vue de la consolidation de ce partenariat stratégique, en tenant compte du potentiel considérable que recèlent les deux pays dans tous les domaines, notamment ceux de l’industrie, de la pétrochimie, du commerce, de l’agriculture et de la pêche". Elles ont souligné la nécessité d’encourager la mise en place de joint ventures entre les entreprises coréennes et algériennes, aussi bien publiques que privées, dans différents créneaux porteurs. "L’accent a été mis particulièrement sur le transfert de technologie et du savoir faire coréen, à l’instar du projet E-gouvernement et de l’important projet de création à Alger du Centre africain des technologies de l’information et de la communication et des technologies avancées (CATICTA)", relève le communiqué. Dans ce même cadre, M. Rabehi s’est félicité des programmes de formation offerts à l’Algérie par la Corée du Sud, à travers son agence de coopération (KOICA), dans différentes filières où celle-ci détient un rôle de leader. Les discussions ont également porté sur la tenue prochaine de la 4e session du Comité mixte de coopération algéro-coréen, ainsi que sur la concrétisation du projet de visite à Séoul du ministre d’Etat, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Ramtane Lamamra, suite à celle effectuée par son homologue coréen à Alger en 2015. Enfin, après avoir examiné "les perspectives prometteuses et mutuellement bénéfiques du renforcement de ce partenariat stratégique", les deux responsables se sont félicités, par ailleurs, de "la convergence des points de vues" des deux pays sur différentes questions internationales et régionales d’intérêt commun. Algérie - Portugal : Application des mémorandums d’entente sur l’eau et l’environnement (El Moudjahid) Le ministre des Ressources en eau et de l'Environnement, Abdelkader Ouali, et l'ambassadeur du Portugal, Carlos Oliveira, sont convenus de 31 mettre en œuvre les mémorandums d'entente sur l'eau et l'environnement signés entre les deux pays, a indiqué, jeudi, le ministère dans un communiqué. Lors d'une audience accordée par M. Ouali à l'ambassadeur portugais à Alger, les deux parties se sont mises d'accord pour «l'application des recommandations de la 3e réunion du groupe de travail conjoint qui porte, notamment sur la mise en œuvre des axes de la coopération prévue dans les deux mémorandums d'entente signés, respectivement, en 2010 dans le domaine des ressources en eau, et en 2015 dans le domaine de l'environnement», précise la même source. Par ailleurs, cette rencontre a permis d'évaluer l'état de la coopération entre les deux pays et d'examiner les voies et moyens d'insuffler une nouvelle dynamique à travers «des relations diversifiées et mutuellement bénéfiques». À ce propos, ils se sont félicités de l'état de la coopération bilatérale qui ne cesse de se développer, et se sont engagés à œuvrer ensemble à promouvoir «une coopération féconde et durable pour être au diapason de la qualité et du niveau des relations politiques et amicales qui unissent les deux pays», note le communiqué. Veille La composition et le fonctionnement du CNES fixés par la loi (JO) (APS) Le décret présidentiel portant composition et fonctionnement du Conseil national économique et social (CNES), a été publié dans le Journal officiel (JO) n°69. Le décret présidentiel du 28 novembre 2016 a pour objet de fixer la composition et le fonctionnement du CNES qui est un organe "chargé notamment, selon son article 2, d'assurer la permanence du dialogue et de la concertation entre les partenaires économiques et sociaux, ainsi que d'offrir un cadre de participation de la société civile à la concertation sur les politiques de développement". Le Conseil est saisi par le président de la République ou le Premier ministre pour tout avis ou toute étude relevant de ses domaines de compétence, relève l'article 12. Selon ledit décret, le Conseil peut aussi, prendre l'initiative de formuler des propositions et recommandations ou d'élaborer toute étude ou tout rapport portant sur des questions relevant de ses missions et les soumettre au Gouvernement. Toujours dans le même cadre, le décret présidentiel note que le Conseil, dans le cadre de l'élaboration des rapports et de la formulation des avis, et en coordination avec les services du Premier ministre, peut inviter des 32 membres du Gouvernement ainsi que tout responsable d'institution et établissement publics qu'il juge être en mesure d'apporter des éclairages à cet effet. Par ailleurs, outre ses commissions permanentes, le Conseil peut instituer, selon son article 15, des sous-commissions et commission ad hoc. Il peut aussi, pour des questions transversales, instituer des commissions spécialisées. Il peut, également, créer "des observatoires thématiques internes sur des problématiques relevant de son champ de compétences", précise le décret présidentiel, soulignant que l'administration de ce Conseil est doté d'un secrétariat administratif et technique, placé sous l'autorité du président du CNES, qui est nommé par le chef de l'Etat. Cette institution consultative regroupe en son sein "des membres représentatifs ou qualifiés", et est composée de deux cent (200) membres, dont 80 au titre des secteurs économique et social, 50 au titre de la société civile, 40 au titre des personnalités qualifiées et 30 au titre des administrations et institutions de l'Etat. Selon l'article 6, "ces personnes nommées ++intuitu personae++ sont désignées pour moitié par le président de la République et pour moitié par le Premier ministre". Le mandat de trois ans de ces membres désignés ne peut être renouvelé qu'une seule fois, précise le décret, notant, par la même occasion, que la composante des groupes représentatifs doit comporter, au moins, un tiers de femmes. Concernant l'assemblée plénière du CNES, il est indiqué dans l'article 18 que celle-ci se réunit, en session ordinaire, quatre (4) fois par an, sur convocation de son président. "L'assemblée plénière peut se réunir en sessions extraordinaires, sur convocation du président ou à la demande du tiers (2/3) de ses membres, ou à la demande du Premier ministre", lit-on dans ledit article. Evoquant le rôle du président du Conseil, le décret présidentiel dans son article 20, précise que ce dernier dirige le bureau et repartit les tâches entre ses membres. Il arrête également l'ordre du jour des réunions de l'assemblée plénière et du bureau et présente à l'approbation de cette assemblée les projets de programme et les bilans d'activités du Conseil. Il adresse, entre autre, au président de la République et/ou au Premier ministre le rapport annuel d'activité, ainsi que tous rapports, recommandations, avis et études. Dans le même cadre, le décret présidentiel souligne que le bureau du Conseil est composé de six membres élus par l'assemblée plénière. Celuici est chargé notamment d'"élaborer le projet de règlement intérieur du Conseil, soumis à l'assemblée plénière pour examen et adoption". Il désigne également, parmi ses membres deux (2) vice-présidents. Pour ce qui est des commissions permanentes, le document officiel indique dans son article 24, que le Conseil institue en son sein six (6) commissions, dont celle de l'analyse des politiques et des stratégies de développement et de la conjoncture économique et sociale, des relations 33 de travail et de l'emploi, et du dialogue social et de la participation citoyenne. Selon le même document, les départements ministériels, institutions, établissements et organismes publics sont tenus de communiquer au CNES les informations, les rapports et les données statistiques nécessaires à l'accomplissement de ses missions. Baisse légère des prix des produits alimentaires en novembre (APS) Les prix des produits alimentaires ont baissé légèrement de 0,4 % en novembre par rapport octobre, mais ont augmenté de 10,4 % par rapport à novembre 2015, a indiqué jeudi l'organisation de l'ONU pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) sur son site web. L'Indice FAO des prix des produits laitiers a augmenté de 1,9%, démontrant une certaine tendance vers la hausse après une longue récession. L'Indice prix de l'huile végétale a augmenté de 4,5 % ce mois-ci, aidé par une production d'huile de palme moins généreuse qu'anticipée en Asie du Sud-Est et par un concassage des graines de soja inferieur à la moyenne. S'agissant des prix de la viande, ils sont restés inchangés depuis octobre. Concernant l'Indice des prix du sucre, il a chuté de 8,9% octobre, faisant écho à des informations annonçant une récolte plus abondante que prévue au Brésil, le plus important producteur de sucre au monde, et un fléchissement du réal brésilien par rapport au dollar américain. Même constat pour l'Indice des prix des céréales qui a baissé de 0,6 % face à des stocks mondiaux relativement larges et des perspectives de récolte encourageantes en Argentine et en Australie, qui ont influencé les cotations de blé. Les nouvelles prévisions prédisent une hausse historique des réserves céréalières mondiales. La FAO a mis à jour ses prévisions, prévoyant maintenant que les réserves céréalières mondiales atteindront un niveau record d'ici la fin des campagnes agricoles de 2017. La FAO s'attend à ce que les stocks de céréales augmentent pour atteindre les 670 millions de tonnes, soit une hausse d'1,4 pour cent par rapport à la saison précédente. 34