Le Bushido
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Le Bushido
Le Bushido Mot japonais issu du chinois « Wu Shi Dao », il peut être traduit littéralement par « La voie du Guerrier », il s'agit avant tout d'un code de conduite observé par les samurais mettant en avant la loyauté, la justice et l'honneur. Même si la tradition guerrière japonaise est aussi ancienne que le pays en lui même, le Bushido n'a vu le jour qu'au XIIème siècle alors que le Bakufu (gouvernement militaire) était instauré. La caste des samurais prend alors une nouvelle dimension, de part la codification des valeurs. Le Bushido évoluera avec le temps et l'intégration de courant de pensées différents comme le Boudhisme, le Shintoïsme et le Confuscianisme. Ils ont apportés de nouvelles voies spirituelles dans un monde où l'art de la guerre dépendait principalement des capacités physiques et des éléments tactiques. C'est dans ce sens que l'entraînement mental prit une place majeure dans la vie du samurai, aboutissant à l'esprit martial que l'on retrouve aujourd'hui dans les différents arts martiaux. Par ailleurs, le Bushido a su léguer son mode de pensée et la façon d'être qui en découle à travers les générations. Il a donc été adapté avec l'évolution du Japon, et aujourd'hui il n'est pas rare de croiser des personnes ayant une façon d'être proche de ce que prônait le code des samurais. Dans son ouvrage « Bushidō, l'âme du Japon », le penseur japonais Inazō Nitobe (1862-1933) a défini 7 valeurs associées au code de vie des samurais. Voici ces 7 vertus fondamentales : - Gi ( 義 ) Le sens du devoir : Aussi nommé « droiture » ou « rigueur », ce premier point mettait en avant le fait de suivre des règles morales que l'on considère comme « juste » sans jamais s'en écarter. - Yu ( 勇 ) Le courage : Fort de l'enseignement transmis aux plus jeunes, le courage faisait l'objet d'une mise à l'épreuve constante. Il prend tout son sens dans le fait qu'il ne s'agit pas d'une absence de peur, mais avant tout un travail sur soi et donc une acceptation de la peur elle même. - Jin ( 仁 ) La bienveillance : Affiliée à la compassion, elle tranche avec la « rigueur », ainsi le samurai se devait de porter assistance à ceux qui en avaient besoin. - Rei ( 礼 ) Le respect : Ce point peut-être comparé à l'étique européenne, il s'agit avant tout d'une ligne de conduite en société passant par le respect de toutes choses permettant de poursuivre un accomplissement spirituel en atteignant une certaine quiétude. - Makoto (誠) La sincérité : La parole d'un samurai ayant la même valeur qu'un acte, il ne pouvait se permettre de faillir à son engagement. - Meiyo ( 名 誉 ) L'honneur : L'honneur définissait l'identité du samurai. Si il ne parvenait pas à garder son honneur sauf, ce dernier devait en accepté la honte et ainsi se donner la mort par Seppuku (action de s'ouvrir le ventre) pour mourir dignement. - Chugi ( 忠 義 ) La loyauté : Symbole de la caste guerrière des samurais, celle-ci est connue par rapport à la relation avec la hiérarchie, qu'elle soit clanique ou seigneuriale. Le samurai est un « serviteur » et il ne saurait se soustraire à ce qui définit jusqu'au nom de sa caste. Seppuku ou Hara kiri ? Bien que la traduction soit sensiblement la même à savoir « action de s'ouvrir le ventre », il existe une différence fondamentale entre les deux termes. L'action de base reste le fait de s'ouvrir le ventre au moyen d'un tanto (poignard), cependant le suicide était « accompagné ». Le samurai se voit alors ôter la tête, soit par son ennemi ou par un samurai de son propre clan, selon le contexte. Cet acte permettait ainsi au samurai d'exprimer ses dernières volontés. Le ventre étant, en Asie, le siège de la volonté, du courage et des émotions. A la différence, Hara Kiri était le terme employé pour les membres du peuple, ces derniers n'ayant pas l'honneur d'être « accompagné ».
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