prairie de la Rampe. - Ville de Boissy-Saint
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prairie de la Rampe. - Ville de Boissy-Saint
DEPARTEMENT du VAL- de-MARNE COMMUNE de BOISSY-SAINT-LEGER ENQUETE PUBLIQUE Sur la demande de permis d’aménager en vue du réaménagement de la Prairie de la Rampe après utilisation pour remblaiement RAPPORT du commissaire enquêteur Enquête du 30 mai 2016 au 2 juillet 2016 Commissaire enquêteur : B. PANET AOUT 2016 E16000023m/94 Page 1 sur 12 Sommaire 1. ORGANISATION DE L’ENQUETE ........................................................................................................ 4 1.1. OBJET DE L’ENQUÊTE .................................................................................................................. 4 1.2. CADRE JURIDIQUE DE L’ENQUÊTE................................................................................................ 4 1.3. DÉSIGNATION DU COMMISSAIRE ENQUÊTEUR .............................................................................. 4 1.4. MODALITÉS DE L’ENQUÊTE ......................................................................................................... 5 1.4.1. Publicité de l’enquête......................................................................................................... 5 1.5. DOCUMENTS MIS À LA DISPOSITION DU PUBLIC............................................................................ 6 1.6. RENCONTRE AVEC LE MAÎTRE D’OUVRAGE ................................................................................. 6 1.7. VISITE DES LIEUX ........................................................................................................................ 6 2. DEROULEMENT DE L’ENQUETE ............................................................................................. 6 2.1. 2.2. 2.3. 3. EXAMEN DU DOSSIER D’ENQUETE ........................................................................................ 7 3.1. 3.2. 3.3. 3.4. 3.5. 4. PERMANENCES ............................................................................................................................ 6 RÉUNION PUBLIQUE..................................................................................................................... 6 RECUEIL DES REGISTRES ET DES DOCUMENTS .............................................................................. 7 DEMANDE DE PERMIS D’AMÉNAGER ............................................................................................ 7 ETUDE D’IMPACT......................................................................................................................... 7 AVIS DE L’AUTORITÉ ENVIRONNEMENTALE ................................................................................. 8 MÉMOIRE EN RÉPONSE À L’AVIS DE L’AUTORITÉ ENVIRONNEMENTALE ....................................... 8 COMMENTAIRES DU COMMISSAIRE ENQUÊTEUR .......................................................................... 8 OBSERVATIONS DU PUBLIC ..................................................................................................... 8 4.1.1. COMMENTAIRES DU CE .............................................................................................................. 11 5. PROCÈS-VERBAL DE SYNTHÈSE .......................................................................................... 11 6. MÉMOIRE EN RÉPONSE DU PÉTITIONNAIRE................................................................... 12 7. CONCLUSION GÉNÉRALE ....................................................................................................... 12 E16000023m/94 Page 2 sur 12 ANNEXES 1 – procès-verbal de synthèse. 2 – réponse de la société Vinci E16000023m/94 Page 3 sur 12 1. ORGANISATION DE L’ENQUETE 1.1. Objet de l’enquête La société Vinci-Construction-Terrassement intervient dans les travaux de la déviation de la RN 19 (deux fois deux voies de la RN406 à Bonneuil-sur-Marne à la RD94E à Villecresnes) ; elle dispose d’un site de chantier sur la commune de Boissy-Saint-Léger, voisin d’un espace agricole non exploité nommé Prairie de la Rampe qu’elle envisage d’utiliser pour déposer des remblais, ce qui lui éviterait de nombreux mouvements de camions. Dans ce projet, il lui appartiendrait ensuite de réaménager cet espace et d’en reconstituer la végétation et la faune. Les autres exutoires possibles envisagés se trouvent relativement loin du chantier (plusieurs dizaines de kilomètres), et outre l'intérêt économique évident pour la société chargée de ces travaux, le bilan carbone, la gêne pour les riverains (mouvements, bruits…), le non-encombrement du trafic routier représentent autant d’avantages que la société pétitionnaire met en avant dans sa demande. Le projet prévoit plus précisément la mise en stock de la terre végétale après décapage, l’exhaussement de la prairie par apport de déblais contrôlés (sur 60 000 m2, hauteur des apports de 0,50 m à 5 m, 150 000 m3),ce qui modifiera légèrement sa topographie (toutes les parties ne recevant pas la même hauteur d’apport, les « creux » en supportant davantage), le rapport de la terre végétale, puis le réaménagement faunistique et végétal de la prairie. Le permis de réaménager nécessaire, lié à une étude d’impact sur l’environnement rend obligatoire une enquête publique. 1.2. Cadre juridique de l’enquête Outre les textes généraux intéressant directement les enquêtes publiques, les travaux prévus se situent dans le cadre des articles L.122-1 et 3, et R.122 à 16 du Code de l’environnement (incidences sur l’environnement, étude d’impact nécessaire) et plus particulièrement dans le cadre de l’article R.122-2 rubrique n°48 : « affouillement et exhaussement du sol » (hauteur d’exhaussement supérieure à 2 m, superficie égale ou supérieure à 2ha). 1.3. Désignation du commissaire enquêteur Le 11 mars 2016, le Tribunal Administratif de Melun, répondant à une demande de M. le maire de Boissy-Saint-Léger du 4 mars 2016, a désigné M. Bernard Panet comme commissaire enquêteur dans une enquête publique ayant pour objet « Le projet d’aménagement de la prairie de la Rampe située au Nord-Ouest du territoire communal », Mme N. Soilly étant nommée commissaire enquêteur suppléant. Une décision complémentaire du 29 mars a précisé la responsabilité financière de la société Vinci Construction Terrassement concernant cette enquête, au lieu et place de la commune de BoissySaint-Léger précédemment désignée. Page 4/12 Remarque Le commissaire enquêteur, nommé par le Tribunal Administratif est choisi sur une liste d’aptitude révisée annuellement. La loi précise en particulier que : « ne peuvent être désignés comme commissaires enquêteurs ou comme membre de la commission d’enquête les personnes intéressées à l’opération à titre personnel ou en raison de leurs fonctions notamment au sein de la collectivité, de l’organisme ou du service qui assure la maîtrise d’ouvrage, la maîtrise d’œuvre ou le contrôle de l’opération soumise à l’enquête ». Cette disposition législative ainsi que la procédure de désignation par une autorité juridictionnelle garantissent l’indépendance du commissaire enquêteur, à l’égard aussi bien de l’autorité organisatrice que de l’administration ou du public, ainsi que sa parfaite neutralité. (Le commissaire enquêteur signe une attestation sur l’honneur confirmant son indépendance vis-à-vis de l’enquête). On peut également rappeler que le travail du commissaire enquêteur n’est ni celui d’un juriste, ni celui d’un expert. Il n’a aucune borne à sa mission, qui est d’apprécier l’acceptabilité du projet et de peser de manière objective le pour et le contre, puis de donner son avis motivé personnel. En l’occurrence, le commissaire enquêteur s’est efforcé de travailler dans le strict respect des textes fixant sa mission et définissant les limites de ses pouvoirs. 1.4. Modalités de l’enquête Après concertation avec le commissaire enquêteur, le 2 mai 2016, M. le maire de Boissy-Saint-Léger a pris un arrêté (2016/143) prescrivant et organisant l’enquête sur « le permis d’aménager n°094 004 15 10002 présenté par la société Vinci Construction Terrassement personne morale responsable du projet, en vue du réaménagement de la prairie de la Rampe après utilisation pour remblaiement »: - siège : en mairie de Boissy-Saint-Léger, un dossier et un registre étant également déposés au centre technique municipal - dates : du lundi 30 mai 2016 au samedi 2 juillet inclus - publicité de l’enquête (cf. plus loin) - modalités légales habituelles du rapport - permanences du commissaire enquêteur : - mardi 31 mai 2016 de 8h30 à 12h - mercredi 8 juin 2016 de 13h30 à 17h30 - samedi 25 juin 2016 de 8h30 à 12h 1.4.1. Publicité de l’enquête Conformément à l’arrêté de M. le maire de Boissy-Saint-Léger, l’enquête a fait l’objet d’annonces légales : - affichage administratif sur la commune et aux abords du site (cf. rapport de constatation établi Page 5/12 par le personnel assermenté le 24 juin 2016) - parutions dans la presse : « Le Parisien » des 13 mai et 31 mai 2016 « Libération » des 13 mai et 31 mai 2016 - sur le site Internet de la commune (avec le résumé non technique de l’étude d’impact). L’enquête a également été signalée avec les dates de permanences du commissaire enquêteur dans « Boissy Infos » n°230 de juin 2016. 1.5. Documents mis à la disposition du public Pendant toute la durée de l’enquête, à la mairie Boissy-Saint-Léger et au centre technique municipal, aux jours et heures d’ouverture au public, ont bien été mis à la disposition du public : - L’arrêté 2016/143 de M. le maire - un registre d’enquête publique - un dossier d’enquête (voir composition plus loin) 1.6. Rencontre avec le maître d’ouvrage Le 8 avril 2016, le commissaire enquêteur et la suppléante ont rencontré Mme Corbé instructrice du droit des sols à la commune de Boissy-Saint-Léger, Mme Mainsant responsable du développement urbain à la commune de Boissy-Saint-Léger, M. Aubert chargé de mission environnement à la Société Vinci-Construction-Terrassement, M. Adda ingénieur travaux à la Société Vinci-ConstructionTerrassement qui leur ont expliqué les grandes lignes et les enjeux du projet. 1.7. Visite des lieux Le même jour, les mêmes personnes ont accompagné le commissaire enquêteur et la suppléante dans une visite commentée de l’ensemble du site. 2. DEROULEMENT DE L’ENQUETE 2.1. Permanences Les 3 permanences prévues par l’arrêté municipal se sont déroulées, aux jours et heures prévues, sans incident notable, avec peu de public. 2.2. Réunion publique Page 6/12 Le commissaire enquêteur n’a pas jugé utile d’organiser une réunion publique et n’a reçu aucune demande en ce sens. 2.3. Recueil des registres et des documents Le commissaire enquêteur est venu le 4 juillet au centre technique municipal prendre les deux registres et le dossier mis à la disposition du public en mairie durant le déroulement de l’enquête. Le registre du centre technique municipal ne contient aucune remarque du public, celui qui était en mairie principale a fait l’objet de 10 dépositions. 3. EXAMEN DU DOSSIER D’ENQUETE Le dossier d’enquête était composé de la façon suivante : 3.1. Demande de permis d’aménager - Récépissé de demande de permis d’aménager - Autorisation de déposer le permis par le propriétaire - Consultations (services, autorité environnementale …) - Plans - Milieux naturels, diagnostic, pré-évaluation des impacts, mesures - Note sur le risque réglementaire - Intégration paysagère - note méthodologique 3.2. Etude d’impact Document important de près de 500 pages, dont le plan est le suivant : - Objet du document, contexte réglementaire - Résumé non technique - Description du projet - Solutions de substitutions envisagées - Etat initial - Impacts prévisibles - Effets sur la santé - Suivi des mesures environnementales et coût des mesures Page 7/12 - Effets cumulés avec d’autres projets connus - Appréciation des impacts de l’ensemble du programme - Compatibilité avec les documents de planification - Méthodologies - intervenants - Annexes (étude paysagère, diagnostic écologique) 3.3. Avis de l’autorité environnementale Document de 9 pages, reprenant les différents thèmes concernant l’environnement et les impacts : milieu naturel, paysage, qualité des sols et de l’eau, risques technologiques. L’avis de l’AE est assorti de recommandations. 3.4. Mémoire en réponse à l’avis de l’autorité environnementale Précisions de la société Vinci données sur les remarques faites par l’AE, et concernant le schéma régional de cohérence écologique (SRCE), la délimitation des zones humides, la notice paysagère, le diagnostic archéologique. 3.5. Commentaires du commissaire enquêteur Le dossier présenté au public était suffisant pour s’informer, avec certaines parties de bonne qualité, mais quelques faiblesses un peu inattendues de la part d’une société aussi importante et renommée. On peut citer par exemple la carte ou plan de la page 16 de l’étude d’impact (et que l’on retrouve dans la demande de permis d’aménager) : pas d’échelle, aucune information, pas d’orientation, aucune courbe de niveau renseignée …Le plus souvent, les profils présentés ne permettent pas directement de lire les cotes projets et terrain naturel (la réduction d’échelle imposée par l’impression augmentant le problème). 4. Observations du public Comme déjà indiqué, les observations du public pouvaient être formulées sur deux registres d’enquête publique : - Le premier à la disposition du public en mairie principale - Le second à la disposition du public au centre technique municipal Le registre du centre technique municipal est resté vierge de toute observation. Page 8/12 Celui de la mairie principale a fait l’objet de 10 participations : 4.1. M. A. Chete ou Crete (observation comportant 2 autres signatures non lisibles) pense que suite aux travaux de la nationale 19, il serait utile de replanter de nombreuses espèces d’arbres (la forêt de Grobois contribue à l’air pur). 4.2. M. M. Alezard fait remarquer que ce projet modifie d’une façon importante les conditions initiales du marché – l’économie réalisée n’est pas valorisée (pas de trace de ces économies dans le dossier, ni de mesures compensatoires pour accompagner l’ensemble du projet).Le paysage est très modifié par la construction de la route et des échangeurs – contre ce projet. 4.3. Randonneurs de l’Arc Boisé, avec deux pièces jointes (dépliant de présentation sur 6 « demi » pages, deuxième Charte Forestière de Territoire,40 pages) – l’association est choquée de voir les aménagements routiers semblent considérer la nature avec peu d’intérêt : abatages, infranchissables …décalage discours /travaux – demande que les liaisons sur l’ensemble des espaces naturels et forestiers fractionnés par la déviation de la N19 soient réétudiées pour compenser ces importantes atteintes environnementales 4.4. M.Christiane Besombes, si le permis d’aménager déposé en 2015 a été accordé, et quand – « pourquoi cette étude d’impact et cette nouvelle enquête ? » - « Quelle est la différence entre ces deux dossiers ? » 4.5. Mme Christiane Besombes, l’objet de l’enquête se situant dans le périmètre de l’Arc Boisé, les différents acteurs de la charte ont-ils été informés ? (atteintes à l’environnement irréversibles à cet espace naturel – leur participation n’apparaît pas dans le document : normal ? ) –pas d’intervention non plus de l’AEV (cet organisme a-t-il été réformé ?) 4.6. M. P. Amiot (Préservons Marolles) a participé à tous les travaux concernant les différentes chartes de l’Arc Boisé (signataire), surpris de ne pas avoir été informé de l’enquête : la prairie est incluse dans le périmètre et les travaux prévus modifient de manière irréversible la qualité environnementale du périmètre – note que l’enquête comprend trois documents. 4.7. Les Amis de la Forêt Notre-Dame, (3 pages) (et document joint : dossier de demande de dérogation pour la destruction du conocéphale gracieux DRIEA, mai 2015, 5 pages avec photographies et tableau de la végétation), constatent que l’inventaire des insectes a eu lieu début juillet, le conocéphale gracieux n’a pu être répertorié – une colonie existe dans la prairie, colonie et habitat seront détruits, donc mesures de préservation caduques : le dossier ne met pas en avance cette contradiction – il semblerait qu’échelonner les modifications du projet de la déviation N19 évite de réaliser de véritables compensations environnementales – dénoncent l’absence de communication – l’étude d’impact ne mentionne pas que le site est identifié dans le SRCE comme réservoir de biodiversité, pourquoi ? mesures de compensations inexistantes, pas de synthèse sur les impacts environnementaux qui se cumulent sur le projet global – l’économie de 30000 rotations de camions est ponctuelle, alors que la destruction d’un milieu naturel aura des conséquences dont certaines irréparables – Page 9/12 exhaussement : n’est pas un aménagement, mais un saccage qui pourrait être évité – réduction carbone et gêne des riverains n’est pas une excuse : car saccage écologique définitif – l’étude d’impact n’apporte pas de réponses crédibles – quelles compensations ? Entorses graves à l’environnement depuis le début du chantier (exemples cités) – demandent une nouvelle étude d’impact tenant compte des nouvelles réglementations. 4.8. Association Vivre à Villecresnes, association signataire de la Charte de l’Arc Boisé), (3 pages), intitulé de l’enquête ne correspond pas à la réalité : en fait, « création d’un lieu de dépôt pour argiles, marnes vertes et autres terres de déblai » - si on enlève la finalité de la décharge, rien ne justifie le bouleversement écologique de cet espace naturel, ni l’impact irréversible qui en résultera – « le projet d’aménagement de la prairie de la Rampe répond à une volonté de réduire le trafic routier dans Paris et Ilede-France » (dossier) : l’association n’apporte aucun crédit à cette justification – découle de la réalisation d’une nouvelle voie qui augmentera d’une façon considérable le trafic routier ! – pour Villecresnes, cette déviation = nuisances – la solution : un transport en commun entre Boissy et Brie-Comte-Robert, mais décideurs muets sur ce sujet – « travaux s’inscrivant dans le projet de déviation de la RN19 » : les travaux étaient-ils sous-jacents à l’origine du dossier ? Pourquoi pas d’information dans ce cas – respect de la DUP ? – destruction de l’habitat du conocéphale gracieux sans compensation (prospection dans une « période tardive) ; est-ce bien sérieux – prétendre que ce site est pauvre écologiquement = dissimulation ? – zones humides, il y a de nombreuses résurgences dans cette prairie – doute sur le sérieux de l’étude d’impact – boisement sud : biodiversité existante sera détruite – ZNIEFF de l’Arc Boisé : signataires non informés, pourquoi ? - prairie de la Rampe, patrimoine écologique « à protéger impérativement » - comment la commune (décisionnaire) peut-elle décider de l’opportunité d’un tel aménagement ? – saccage inutile de la prairie de la Rampe : il faut arrêter Demande de plus amples informations sur la régularité du projet, qui ne figurait pas dans la DUP, de nouvelles études sur l’inventaire floristique et faunistique, et que soit reconsidérée l’opportunité de ces travaux. 4.9. Association R.E.N.A.R.D (4 pages, 1 photographie), remarque que le projet actuel se réalise par étapes successives, sans vision globale de ses conséquences : demande que le projet soit présenté dans son ensemble (cf. Art. L122-1 du Code de l’environnement) – aimerait savoir où ont été déposés les 300 000 m3 de remblais de la phase 1- sur ce projet c’est la solution la meilleure possible, sous réserve de revoir le profil page 18/170, pour un meilleur raccord au terrain naturel – le projet ne démontre pas clairement sa compatibilité avec les liaisons écologiques et le SRCE (plus particulièrement au niveau de la clôture SO – le dossier ne permet pas de savoir si les mesures de dérogation (mai 2015) concernant le conocéphale gracieux seront réalisables après travaux – une préférence pour la coupe longitudinale solution 2 de la page 56/170 – autres mesures paraissent adaptées sous réserve du contrôle d’un écologue compétent – NB : le massif de l’Arc Boisé est classé en forêt de protection, devrait faciliter la mise en place de la continuité forestière (passage supérieur) – sous réserve des remarques faites, donne un avis favorable. Page 10/12 4.10. APPEL, Association pour la Préservation du Patrimoine de l’Environnement de Lésigny et plus, (3 pages) « A l’occasion du dépôt de nos observations, nous avons constaté que les dossiers à la disposition du public pour émettre un avis sont au nombre de trois, contrairement aux dossiers mis à disposition où il manque le dossier de demande de permis d’aménager déposé par le pétitionnaire », s’étonne que le projet n’ait pas fait l’objet d’une information et d’une concertation auprès des partenaires de la charte de l’Arc Boisé – portée de l’enquête publique si le projet d’aménagement n’a pas été acté ? – décision prise en 2015, puisque (page 49) il est question de mesures de réduction avec une photographie datée de juillet 2015 – l’enquête ne sert qu’à avaliser une décision déjà prise = mascarade – pas de vision globale : découpe dans le temps et l’espace – on ne connaît pas le nom des espèces dont la destruction a été autorisée, ni les mesures compensatoires – analyse naturaliste plutôt sommaire, sur une courte période (donc partiel) – que deviennent les sources ? Lieu de stockage des terres végétales ? - Etude d’Impact : « intérêt patrimonial faible », or SRCE : réservoir de biodiversité avec liaison écologique (que devient-elle ?) – notice paysagère ne permet pas de tirer des conclusions sur l’impact paysager – bénéfice environnemental présenté temporaire (carbone), la modification elle est pérenne – mais bénéfice économique non négligeable, non mentionné – compensations : aucun engagement pour la repopulation de la faune et du maintien des continuités écologiques – demande au CE d’émettre un « avis strictement défavorable ». 4.11. Commentaires du CE Le nombre d’observations n’est pas important, mais toutes portent sur la préservation de l’environnement et du site. Le public – dont une partie croyait que le projet avait un caractère public – regrette que les économies réalisées par la société Vinci ne conduisent pas à un véritable aménagement de la Rampe par des compensations plus importantes. Les inquiétudes et les questions se manifestent sur la continuité écologique, les milieux humides, le boisement, la faune, la cohérence et la régularité avec la DUP. Le public fait également état du manque d’information et de concertation, et du « découpage » des travaux de la déviation. 5. Procès-verbal de synthèse Le 11 juillet 2016 le commissaire enquêteur a tenu une réunion avec Mme Corbé et M. Adda au cours de laquelle il leur a fait part du déroulement et des résultats de l’enquête. M. Adda a précisé que la société Vinci ferait une réponse écrite au procès-verbal de synthèse de l’enquête. (le texte de ce PVS se trouve en pièce jointe n°1) Page 11/12 6. Mémoire en réponse du pétitionnaire Le 6 mai 2016, la société Vinci a fait parvenir par courriel une réponse au commissaire enquêteur. Celui-ci a considéré cette réponse brève mais suffisante, et correctement ciblée. (Le texte de ce mémoire en réponse se trouve en pièce jointe n°2) 7. Conclusion générale L’enquête publique sur la demande de permis d’aménager en vue du réaménagement de la Prairie de la Rampe après utilisation pour remblaiement sur la commune de Boissy-SaintLéger, qui s’est déroulée en mairie de la commune du 30 mai au 2 juillet 2016 inclus, a eu lieu dans de bonnes conditions, sans incident notable, avec peu de participation du public (10 observations) qui a principalement exposé des craintes concernant les aspects environnementaux du projet. En foi de quoi a été dressé le présent rapport à Le Kremlin Bicêtre, le 11 août 2016 Le commissaire enquêteur : B. PANET Page 12/12