Cancer du pancréas
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Cancer du pancréas
DOSSIER Bic n°1 vol 9 4/03/09 13:34 Page 139 D ossier Cancers digestifs Cancer du pancréas Dr Maurice Nadrigny Gastroentérologue, Polyclinique du Parc, Toulouse Traitement de l’adénocarcinome du pancréas et de l’ampoule de Vater Bilan pré-thérapeutique 1. Bilan d’extension - Examen clinique ; - échographie abdominale ; - scanner spiralé pancréatique et hépatique, ou pancréato-IRM ; - radiographie pulmonaire. Ce bilan sera complété, lorsque la lésion paraît résécable et si le patient est opérable, par : - une écho-endoscopie (surtout pour les cancers de la tête et du crochet) ; - un scanner spiralé thoracique. Le cancer pancréatique représente la cinquième cause de décès par cancer dans les pays occidentaux. Il s’agit dans plus de 90 % des cas d’un adénocarcinome de type canalaire. Les autres tumeurs malignes étant représentées par les cancers acinaires, les carcinomes endocrines, les lymphomes, les métastases (rein, sein, poumon, mélanome), les sarcomes. Son mauvais pronostic (survie à 5 ans inférieure à 3,5 %) est dû en partie : à l’absence de facteurs de risque très spécifiques interdisant une prévention efficace, un diagnostic tardif en raison de signes cliniques de début absents ou non spécifiques, à une invasion tumorale rapide par voie lymphatique et nerveuse, à l’absence de marqueurs biologiques précoces disponibles en pratique clinique quotidienne [1]. Le seul traitement curatif du cancer pancréatique est la chirurgie. Celle-ci ne peut être instituée à visée curative que dans 10 à 15 % des cas. Parmi ces patients, seulement 5 à 10 % sont en vie à cinq ans [2]. Les autres patients relèvent d’un traitement palliatif médical ou chirurgical et parmi eux la survie médiane n’excède pas 6 à 8 mois [1, 2, 3]. Bulletin Infirmier du Cancer Options : • TEP Scan (FDG-glucose) en cas de doute sur une lésion métastatique en TDM et/ou IRM en l’absence de diabète ; • Laparoscopie exploratrice s’il existe un doute clinique ou morphologique sur l’existence d’une carcinose péritonéale. Diagnostic anatomo-pathologique : Si la tumeur paraît résécable et si le patient est opérable, la biopsie préopératoire n’est pas indiquée. Si elle 139 Vol.9-n°1-janvier-février-mars 2009 DOSSIER Bic n°1 vol 9 4/03/09 13:34 Page 140 D ossier 3. Bilan complémentaire selon chimiothérapie envisagée est nécessaire (traitement néo-adjuvant), la preuve histologique de malignité sera fournie par ponction sous écho-endoscopie ou sous laparoscopie plutôt que par voie transpariétale, bien que le risque de dissémination péritonéale induit par cette dernière et ses conséquences cliniques [4] ne soient pas établis (étude rétrospective non randomisée, publiée sous forme d’abstract). Si la lésion n’est pas résécable du fait d’un envahissement locorégional ou de métastases à distance on réalisera une biopsie de la tumeur la plus facilement accessible : biopsie hépatique à l’aiguille fine sous contrôle échographique ou scanographique en cas de métastase hépatique, biopsie pancréatique sous contrôle scanographique ou écho-endoscopique selon les possibilités locales et l’accessibilité de la tumeur. Ces gestes potentiellement douloureux sont à réaliser au mieux sous anesthésie générale. En cas de négativité, ce geste pourra être réitéré. - ECG et consultation de cardiologie éventuelle pour 5FU et hyperhydratation du cisplatine ; - examen neurologique (neuropathie périphérique ?) et créatininémie pour cisplatine. 4. Classification Classification TNM (UICC 2002) des cancers du pancréas Tis : in situ T1 : limitée au pancréas < 2 cm dans sa plus grande dimension T2 : limitée au pancréas > 2 cm dans sa plus grande dimension T3 : extension extrapancréatique sans atteinte de l’axe cœliaque ou de l’artère mésentérique supérieure T4 : extension extrapancréatique avec atteinte du tronc cœliaque ou de l’artère mésentérique supérieure Critères de non résécabilité La dissection chirurgicale reste le moyen le plus sûr pour juger de la résécabilité de la lésion. Les critères de non résécabilité à visée curative communément admis sont : - une extension locorégionale de la tumeur (infiltration postérieure rétro-portale, advendice aortique, etc.) ; - une extension vasculaire notamment artère mésentérique supérieure, de l’artère hépatique, tronc cœliaque, veine mésentérique supérieure ou de la veine porte (plus de 50 % de la lumière ou s’il existe une circulation collatérale) ; - l’extension ganglionnaire à distance (ganglion cœliaque, hépatique, racine du mésentère, ou inter-aortico-cave). N0 : pas de métastase ganglionnaire, même si moins de 10 ganglions examinés Nx : ganglions non évalués N1 : envahissement ganglionnaire métastatique régional - Pour les 3 portions : péripancréatique, mésentérique proximal et du pédicule hépatique - Pour les tumeurs de la tête seulement : pyloriques et cœliaques - Pour les tumeurs du corps et de la queue seulement : hile splénique et queue du pancréas 2. Bilan d’opérabilité M0 : pas de métastase M1 : métastases à distance Orienté par les antécédents, l’examen clinique et la consultation d’anesthésie : - état nutritionnel (% d’amaigrissement, protidémie, albuminémie) ; - examen respiratoire (EFR, gazométrie) ; - examen cardio-vasculaire (ECG, échographie) ; - étude de la coagulation. Les patients ictériques devront avoir de principe une vitaminothérapie K parentérale (vitamine K : 20 mg en perfusion IV en 1 heure dans 125 mL de sérum glucosé 5 %, si TP < 50 %, ou IM si TP de 50 à 90 %. Bulletin Infirmier du Cancer L’examen d’au moins 10 ganglions est nécessaire à l’évaluation correcte du statut ganglionnaire. Stade IA Stade IB Stade IIA Stade IIB Stade III Stade IV 140 T1 T2 T3 T1, T2, T3 T4 Tout T N0 N0 N0 N1 Tout N Tout N M0 M0 M0 M0 M0 M1 Vol.9-n°1-janvier-février-mars 2009 DOSSIER Bic n°1 vol 9 4/03/09 13:34 Page 141 D ossier Classification TNM (UICC 2002) des cancers de l’ampoule de Vater vatérienne peuvent être assimilés aux cancers du pancréas mais leur pronostic est meilleur. Tis : intra-épithéliale ou chorion T1 : limitée à l’ampoule et au sphincter d’Oddi T2 : extension à la paroi duodénale T3 : extension au pancréas T4 : extension aux tissus mous péripancréatiques ou à d’autres organes ou structures de voisinage Traitement pré et postopératoire Les essais en faveur d’une RT-CT néo-adjuvante [5] ou adjuvante [6] méritent confirmation avant de recommander ce traitement. L’analyse d’un grand essai EORTC ne montrait pas de bénéfice significatif d’une RT-CT adjuvante [7]. Un grand essai récemment publié par l’ESPAC a inclus 299 patients traités dans un plan factoriel par chirurgie seule, chirurgie suivie de chimiothérapie, chirurgie suivie de radiothérapie ou de chimio-radiothérapie [8]. La radiothérapie ne semblait pas avoir d’effet bénéfique et était plutôt toxique, mais cette étude ne permet pas de rejeter la radiothérapie ou la radio-chimiothétapie post-opératoire comme inefficace car elle n’a pas été réalisée selon les critères conformationnels modernes. Elle n’incite pas à la proposer hors essai thérapeutique. En revanche, la chimiothérapie adjuvante seule, par 5FU et acide folinique, apportait un bénéfice hautement significatif, bien que les 6 cycles prévus n’aient été administrés qu’à 50 % des patients : amélioration de la survie sans récidive de 9,4 à 15,3 mois, de la survie globale de 15,5 à 20,1 mois, soit en survie à 5 ans, 21 % versus 8 % dans le bras sans chimiothérapie. Le groupe ESPAC a abandonné le bras chirurgie seule de son essai en cours (désormais FUFOL adjuvant vs gemcitabine). Ces résultats ont été confirmés après inclusion dans une méta-analyse regroupant les 5 derniers essais randomisés [9]. N0 : pas de métastase ganglionnaire (même si moins 10 ganglions examinés) Nx : ganglions non évalués N1 : ganglions métastatiques régionaux, péri-pancréatiques, pyloriques, mésentériques proximaux, cystiques, péricholédociens. Les ganglions de la queue du pancréas et hilaires spléniques sont cotés M1. M0 : pas de métastases M1 : métastases à distance (dont ganglions de la queue du pancréas et/ou spléniques) L’examen d’au moins 10 ganglions est nécessaire à l’évaluation correcte du statut ganglionnaire. Traitement Glossaire : RT = radiothérapie, CT = chimiothérapie. Introduction Préalables au traitement En cas de suspicion de tumeur maligne chez un malade opérable, une résection d’emblée doit être proposée. Cependant, en cas de forme atypique (sujet jeune, absence de douleurs ou d’altération de l’état général, marqueurs tumoraux normaux…), une biopsie préopératoire peut être discutée pour éliminer une pancréatite pseudo-tumorale notamment d’origine autoimmune. Une preuve histologique est également nécessaire avant chimiothérapie ou radiothérapie palliative ; elle doit être obtenue par ponction du site tumoral le plus accessible (métastases hépatiques ou tumeur primitive). La pose d’une prothèse biliaire ne doit être proposée que si l’option d’un traitement chirurgical a été récusée en comité multidisciplinaire. En cas d’urgence (angiocholite, prurit), le drainage endoscopique ou radiologique doit être fait avant de poursuivre le bilan de résécabilité. Sur le plan thérapeutique, les cancers de la région Bulletin Infirmier du Cancer Cancers localement avancés Des études ont montré que la chimiothérapie et la RT-CT dans les tumeurs localement avancées [10-13] et la CT en cas de métastases [14, 15] pouvaient augmenter la qualité et la durée de survie par rapport au traitement palliatif. Ces données justifient un traitement complémentaire en cas de résection R1 ou R2 d’un adénocarcinome pancréatique. L’effet de la radio-chimothérapie reste cependant discutable et l’essai FFCDSFRO 2000-01 évalue l’intérêt de ce traitement vs la chimiothérapie seule, chez des patients présentant un cancer localement avancé, opérés ou non. Parmi les patients ayant initialement une extension artérielle empêchant une résection, 10 à 20 % pourraient être rendus résécables après ce type de traitement, et une ré-évaluation après sa mise en œuvre est importante [16]. 141 Vol.9-n°1-janvier-février-mars 2009 DOSSIER Bic n°1 vol 9 4/03/09 13:34 Page 142 D ossier Ou chimio-radiothérapie : - RT avec chimiothérapie concomitante à base de 5FU (niveau de preuve B), par exemple LV5FU2 standard ou simplifié (accord d’experts), si la récupération postopératoire la permet. Et 6 mois de chimiothérapie par une association 5FU-acide folinique (niveau de preuve B), par exemple LV5FU2 standard ou simplifié (accord d’experts), pouvant être débutée avant la chimio-radiothérapie et l’encadrer. Le cisplatine peut être associé (accord d’experts). Si la gemcitabine est utilisée, elle doit être interrompue pendant le mois précédant et le mois suivant la radiothérapie. Cancers métastatiques La gemcitabine (Gemzar®) a obtenu l’AMM en Europe pour le cancer du pancréas métastatique. Dans un essai randomisé, elle était supérieure au 5FU seul en terme de survie et d’amélioration de la qualité de vie [18-20]. Son administration en perfusion prolongée (10 mg/m2/mn) semble augmenter son efficacité mais au prix d’une toxicité plus élevée [21]. L’association gemcitabine-oxaliplatine (GEMOX), étudiée en phase III [26], n’a pas apporté de bénéfice significatif en survie globale (9 mois versus 7,1 mois, p = 0,13) mais seulement en survie sans progression (5,8 mois versus 3,7 mois, p = 0,038), de réponse tumorale et de bénéfice clinique. Dans cette étude portant sur 313 patients, 52 % ont reçu une seconde ligne. phase III. Une autre vaste étude de phase III, rassemblant 569 patients localement avancés ou métastatiques (76 %), publiée uniquement sous forme d’abstract [29], a comparé la gemcitabine seule à son association avec l’erlotinib (Tarceva, 100mg/j per os). L’association a montré un bénéfice modeste mais significatif en survie sans progression et en survie globale (survie à 1 an de 24 % versus 17 %, p = 0,025), au prix d’une diarrhée plus fréquente, mal décrite pour l’instant. Cet inhibiteur de la tyrosine-kinase (anti-EGFr) est donc candidat à une utilisation dans cette pathologie lorsqu’il sera disponible. 3) Non résécable, non métastatique Recommandations hors essai Traitement palliatif local si ictère (drainage chirurgical, endoscopique ou transhépatique), puis a) si opérable « limite » : RT-CT (5FU ou cisplatine ou 5FU-cisplatine ou LV5FU2 cisplatine) puis réévaluer les possibilités chirurgicales en cas de réponse (« second look ») (niveau de preuve C) ; b) si inopérable : traitement symptomatique ou CT (gemcitabine) à discuter. Si douleurs pancréatiques non contrôlées par les traitements antalgiques usuels et la chimiothérapie, RT à visée antalgique ou alcoolisation cœliaque plutôt par écho- endoscopie. Recommandations 4) Métastatique 1) Résécable non métastatique, résection R 0 Recommandations hors essai a) Traitement palliatif local si ictère (drainage chirurgical, endoscopique ou transhépatique). b) Puis discuter une chimiothérapie • si bon état général : gemcitabine (Gemzar*) ou FLv ou FU-CDDP ou LV5FU2-cisplatine. Évaluer l’absence de progression toutes les 8 ou 12 semaines (scanner) ; • si douleurs pancréatiques non contrôlées, RT à visée antalgique ou infiltration cœliaque ; • si mauvais état général : traitement symptomatique sans chimiothérapie. c) En cas de progression sous chimiothérapie et de conservation d’un bon état général, tenter une chimiothérapie de seconde ligne (avis d’experts) : • après gemcitabine seule, LV5FU2-cisplatine ou adjonction de cisplatine (GEMCIS), ou d’oxaliplatine (GEMOX) (avis d’experts) ; Recommandations hors essai Chirurgie suivie d’une chimiothérapie par un schéma associant 5 FU et acide folinique pendant 6 mois (niveau de preuve B), par exemple LV5FU2 standard ou simplifié (accord d’experts). 2) Résécable non métastatique, résection R1 ou R2 Recommandations hors essai Chimiothérapie postopératoire seule : - schéma associant 5 FU et acide folinique pendant 6 mois (niveau de preuve B), par exemple LV5FU2 standard ou simplifié, avec adjonction éventuelle de cisplatine (accord d’experts) ; - Ou (option) gemcitabine (accord d’experts). Bulletin Infirmier du Cancer 142 Vol.9-n°1-janvier-février-mars 2009 DOSSIER Bic n°1 vol 9 4/03/09 13:34 Page 143 D ossier Gemcitabine-oxaliplatine (GEMOX) Gemcitabine 1 000 mg/m2 en perfusion de 10 mg/m2/ min dans 250 mL de sérum physiologique à J1 toutes les 2 semaines. Oxaliplatine 100mg/m2 en perfusion de 2 heures dans 500 mL de sérum glucosé 5 % à J2 toutes les deux semaines Traitement reproduit tous les 14 jours avec évaluation après 4 cures (2 mois). Louvet C. [20]. • après FU-CDDP ou LV5FU2-cisplatine, gemcitabine (avis d’experts). Protocoles de chimiothérapie Gemcitabine Gemcitabine 1 000 mg/m2 en perfusion de 30 min dans 250 mL de sérum physiologique à J1 toutes les semaines, 7 semaines sur 8 puis 3 semaines sur 4 Burris et al. [14]. LV-5FU2-cisplatine Cisplatine 50 mg/m2 en perfusion de 60 min dans 250 mL de sérum physiologique au J1 du LV5FU2. Puis acide folinique 200 mg/m2 (ou acide l-folinique 100 mg/m2) en 2 h dans 250 mL de sérum glucosé 5 %. Rincer puis 5FU 400 mg/m2 en 10 min dans 100 mL de G 5 %. Puis 5FU 1 200 mg/m2 en perfusion continue de 44 h dans G 5 % : infuseur portable (QSP 220 mL, 5 mL/h (réf. LV5), pompe ou pousse-seringue portable. À J2, clamper l’infuseur de H24 à H26 pour passer l’acide folinique en 2 h et le 5FU bolus comme à J1. Traitement reproduit tous les 14 jours avec évaluation après 4 cures (2 mois).Taïeb et al. [18]. Surveillance 1. Après résection à visée curative -Examen clinique tous les 3 mois ; -les examens paracliniques sont demandés -en fonction des symptômes (radio du thorax, échographie et/ou scanner abdominal, ou scanner abdominothoracique), -ou selon les protocoles des essais thérapeutiques ; -En l’absence de bénéfice démontré sur la survie d’un diagnostic précoce de récidive tumorale, le dosage répété du CA 19-9 sérique ne peut être recommandé en routine. 2. Au cours du traitement palliatif Les examens paracliniques seront demandés, si traitement hors protocole : -en fonction des symptômes (radio du thorax, échographie et/ou scanner abdominal) ; -selon les protocoles dans les essais thérapeutiques ; -pour évaluer l’efficacité d’un traitement par RT et/ou CT à la recherche de la résécabilité secondaire d’un cancer localement avancé. Après drainage biliaire par endoprothèse : -clinique + biologie (tests hépatiques) toutes les 68 semaines ; -échographie en cas de cholestase ; -changement d’endoprothèse en cas d’infection ou d’ictère avec dilatation des voies biliaires mais pas en cas envahissement tumoral intrahépatique (échographie). En cas de suspicion de sténose duodénale : TOGD, endoscopie haute mise en place d’une endoprothèse par voie endoscopique ou par voie radiologique, ou dérivation chirurgicale à discuter. Flv 2 5FU 500 mg/m /j en bolus IV à J1 et J2 puis 40 min après : acide folinique 60 mg/m2/j en bolus IV à J1 et J2 tous les 14 jours. Glimelius et al. [12]. FU-cisplatine 5FU 800 mg/m2/j (1 000 mg/m2/j à cure 2 si toxicité < 3) en perfusion continue de J1 à J5 ; cisplatine 100 mg/m2 en perfusion de 1 h à J2 tous les 28 j. Rougier et al. [15]. Gemcitabine-cisplatine (GEMCIS) Cisplatine 25 mg/m2 en bolus. 1 h plus tard, Gemcitabine 1 000 mg/m2 en perfusion de 30 min dans 250 mL de sérum physiologique. À J1, J8 et J15 (J1 = J28). Évaluation toutes les 8 semaines. Colucci G. [19]. Bulletin Infirmier du Cancer 143 Vol.9-n°1-janvier-février-mars 2009 DOSSIER Bic n°1 vol 9 4/03/09 13:34 Page 144 D ossier 23. André T, Lotz JP, Bouleuc C, Azzouzi K, Houry S, Hannoun L, et al. Phase II trial of 5-fluorouracil, leucovorin and cisplatin for treatment of advanced pancreatic adenocarcinoma. Ann Oncol 1996 ; 7 : 173-8. 24. Taïeb J, Lecomte T, Ezenfis J, Artru P, Mitry E, Boige V et al. 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