Document CNRA INFO
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Bulletin d’information et de liaison du Centre National de Recherche Agronomique N°19 Octobre 2006 Invité au Conseil économique et social Le CNRA convaincant VISITE DE TRAVAIL Le directeur général Dr Yo Tiémoko était à Korhogo Bilan à mi-parcours Déchets toxiques Le DGA-AR informe L’AmFeC fait un don de médicaments 02 Editorial SOMMAIRE L a bataille de sensibilisation sur le Swollen Shoot continue. Durant les neuf premiers mois de l'année 2006, le Centre national de r e c h e r c h e a g r o n o m i q u e (CNRA) a beaucoup communiqué sur les dangers du Swollen Shoot, cette maladie qui a été détectée dans les régions de Sinfra et de Bouaflé. Cette offensive médiatique s'explique par le fait que si rien n'est fait, c'est la production cacaoyère ivoirienne qui est menacée. En tant que structure de recherche, nous avons obligation d'attirer l'attention de la population et des décideurs sur les méfaits de cette maladie et de les rassurer sur les capacités du CNRA à faire face. Après les communications directes avec les ministères de l'agriculture, de la recherche scientifique et les filières café/cacao, nous avons permis à des journalistes d'aller sur le terrain pour s'imprégner des symptômes de cette maladie. Le Conseil économique et social, au terme de sa visite dans nos locaux, nous a reçu à une séance plénière pour en savoir davantage sur cette maladie. Nous avons donné toutes les informations et en attendant que les dispositions idoines soient arrêtées par les décideurs, nous entendons poursuivre la sensibilisation dans les régions productrices de cacao. Dans ce numéro de CNRA Info, différentes activités sont relatées avec de gros plans sur le bilan semestriel et la visite de la direction générale à Korhogo. NOUVELLES DU SIEGE ....................03 INTERVIEW S...................................... 05 DU COTE DE LA RECHERCHE .........07 AVEC NOS PARTENAIRES ................09 ECHOS DES DREGS ..........................11 CNRA EN IMAGES..............................12 CNRA Info Directeur de publication Dr Yo Tiémoko Rédacteur en chef Koné Yékèminan Anatole Secrétaire de rédaction Ahua Emma Bienvenue Comité de rédaction Service communication et média Correcteurs Dr Kéli Zagbahi Jules Tahouo Odile Impression Direction des innovations et des systèmes d'information Bonne lecture à tous. Siège social Abidjan - Km 17, Rte de Dabou 01 BP 1740 Abidjan 01 Dr Yo Tiémoko CNRA Info Tél. : (225) 23 47 24 24/06 Fax : (225) 23 47 24 11 E-mail : [email protected] Site Web : www.cnra.ci Octobre 2006 03 Nouvelles du siège Le directeur général visite la direction régionale de Korhogo Dans le cadre du redéploiement de l'administration et des services techniques dans le Nord de la Côte d'Ivoire, Dr Yo Tiémoko, directeur général du Centre national de recherche agronomique (CNRA), accompagné d'une forte délégation, a effectué une visite de travail à la direction régionale de Korhogo. C'était du 15 au 18 août 2006. Il s'est agit pour le CNRA, qui pendant quatre ans n'a réalisé que peu d'actions dans cette zone en raison de la crise socio-politique, de faire l'état des lieux de cette direction régionale qui contribue au développement agricole de la zone des savanes. Les activités menées sur les stations de Korhogo-Lataha et de Ferkessédougou portent essentiellement sur la mangue, l'anacarde, les agrumes, les céréales, la canne à sucre et l'agroforesterie. La délégation du CNRA a apprécié l'état des bâtiments, des laboratoires, des machines, des vergers et des parcelles expérimentales. Elle a échangé avec les autorités administratives, coutumières et les partenaires. Les agents du CNRA restés sur place ont évoqués des difficultés liées à la production et à la commercialisation des produits agricoles. Celles-ci trouveront solutions, selon Dr Yo Tiémoko, avec la sortie de crise qui se profile à l'horizon. Le directeur général a salué le travail accompli et a exhorté le personnel à redoubler d'efforts car le CNRA est fortement sollicité pour la relance de l'agriculture post-crise dans le Nord. Le CNRA convainc les conseillers économiques et sociaux La commission des affaires agricoles et domaniales du Conseil économique et social, avec à sa tête son président M. Diomandé Vassé était, le 10 juillet 2006, au Centre national de recherche agronomique (CNRA) dans le but de découvrir et d'apprécier son savoir-faire. Ainsi, face à la menace du Swollen Shoot et dans le souci de soutenir et d'accompagner les acteurs économiques de la Côte d'Ivoire, le CNRA a été invité à une séance plénière. C'était, le 24 août 2006, sous la présence effective du président du conseil économique et social monsieur Laurent Dona Fologo. Le corps préfectoral, les présidents de conseils généraux des régions productrices de cacao, les institutions et filières agricoles, les chercheurs et les étudiants ont été invités à cette séance. La délégation du CNRA était conduite par la présidente du conseil CNRA Info d'administration, madame Ehui Mamou. L'objectif de cette rencontre était de faire prendre conscience de l'ampleur de cette menace et surtout de susciter une coalition nationale pour combattre cette maladie du cacaoyer. Dans son mot de bienvenue, monsieur Laurent Dona Fologo, après voir indiqué les prérogatives de son institution, a expliqué qu'il a invité le CNRA pour s'imprégner des effets du Swollen shoot qui menacent le pilier de l'économie ivoirienne : le cacao. Dr Adiko Amoncho, directeur des programmes de recherche et de l'appui au développement (DPRAD) du CNRA, intervenant sur le thème : " les nouveaux enjeux de la cacaoculture ivoirienne face à la menace du Swollen Shoot ", a lancé un véritable cri de cœur. " Il y a menace que nous qualifions de suprême " a-t-il martelé. Le Swollen Shoot met en danger le cacao dans la Marahoué, précisément dans les départements de Sinfra et de Bouaflé, occasionnant des pertes allant jusqu'à 100% de la production. " Il ne faut pas tergiverser, il faut aller à l'essentiel, il faut faire quelque chose pour que le pilier de l'économie ivoirienne ne faiblisse pas " a-t-il insisté. Selon le directeur général, Dr Yo Tiémoko, le CNRA dispose de compétences nécessaires pour circonscrire et enrayer cette maladie. " Si nous voulons rester leader mondial, il est urgent de réunir l'ensemble des ressources humaines, matérielles et surtout financières pour mener de façon rapide et efficace des travaux afin que la maladie ne progresse dans le verger du sud-ouest " a-t-il conclu. A l'occasion de cette rencontre, une exposition portant sur quelques acquis de recherche du CNRA a été animée par les chercheurs. Octobre 2006 04 Nouvelles du siège Le CNRA s'est doté d'un manuel de procédures Pour répondre aux exigences fondamentales et gérer de façon efficace l'ensemble des activités, le CNRA s'est doté d'un manuel de procédures. C’est un document qui a pour objectif d'assurer la qualité de l'information et l'amélioration des performances. Il permet de définir un contrôle interne fiable dans l'entreprise. Finalisé par le cabinet AYELA, le manuel de gestion du CNRA comprend des procédures administratives, commerciales, de communication, d'agrément des fournisseurs, de passation des marchés, d'acquisition des biens et services, de gestion des immobilisations, de trésorerie, de gestion du personnel et de la paie, d'élaboration du budget, de suivi des projets de recherche, de contrôle et de reporting, de prestations de services et d'élaboration des états financiers. Le directeur général, Dr Yo Tiémoko a remis à chaque responsable d'unité opérationnelle un exemplaire qui, selon lui, représente " un outil de management et un instrument de contrôle ". L'unité de Contrôle de gestion du CNRA dirigée par M. Yao Coco Justin entreprendra une tournée dans les unités opérationnelles en vue d'aider à l'application rigoureuse de ce document. Lancement du comité d'hygiène Journées Bilan Janvier-Juin 2006 Le Centre national de recherche agronomique (CNRA) a procédé, le 15 juin 2006 à la salle de conférence de la direction générale, au lancement officiel de son comité d'hygiène, de sécurité et de santé au travail. Etaient présents le directeur général adjoint chargé de l'administration et des ressources M. Traoré Ibrahima, le directeur des ressources humaines M. Kouamé Alexandre, les présidents et les secrétaires de comités d'hygiène, les représentants de la médecine du travail, de la CNPS et de l'inspection du travail. Cet outil permettra de garantir un milieu de travail sain et sécurisant pour les travailleurs du CNRA qui sont exposés à de nombreux risques d'accident, notamment les blessures à la machette et les contacts avec les produits chimiques. En effet, d'après les statistiques de l'organisation internationale du travail nous quatre travailleurs sont blessés chaque seconde dans le monde et un travailleur meurt d'accident de travail toutes les 3 minutes. Tous les membres des comités des unités opérationnelles ont été sollicités, par la présidente, madame Kouadio Marie-Louise, à s'approprier cet outil afin d'aider la direction générale à offrir de meilleures conditions de travail. Le Centre national de recherche agronomique (CNRA) a organisé, du 26 et 27 juillet 2006, des journées bilan à mi-parcours. Il s'agissait, pour les responsables de l'entreprise, de faire le point, à miparcours, de leurs programmes d'activités annuels. Les différents exposés ont permis à la direction générale d'apprécier les résultats obtenus, de les comparer aux objectifs fixés en début d'année, de faire l'état des difficultés rencontrées, de prendre des mesures de redressement. Ces réflexions concourent à la bonne marche de l'entreprise. La direction générale, jugeant satisfaisant le bilan à mi-parcours, a félicité le personnel tout en l'incitant à redoubler d'efforts pour atteindre les objectifs fixés en début d'année. Des recommandations ont été faites à chaque responsable opérationnel. Pour toute information ou article à faire paraître dans CNRA Info, contacter la Cellule communication [email protected] ou [email protected] CNRA Info Octobre 2006 05 Interview M. Traoré Ibrahima, directeur général adjoint chargé de l’ Administration et des Ressources pour faire ce qu'on appelle un bilan à mi-parcours. Il s'agit de faire une articulation entre les objectifs fixés en début d'année et les objectifs obtenus, de faire l'état des difficultés rencontrées, de prendre des mesures de redressement si cela s'impose et de mener des réflexions pour la bonne marche de l'entreprise. 2/ Dans quelle ambiance se sont déroulés les travaux ? 1/ Monsieur le directeur général adjoint, vous avez organisé, du 26 au 28 juillet 2006, les journées bilan du premier semestre du CNRA. Quels étaient les principaux objectifs ? Il importe, avant tout propos, de donner une définition de ces journées bilan. Cette définition se fera par zones de caractère. Le premier caractère qu'il faut retenir de ces journées bilan, c'est qu'il s'agit d'un cadre de concertation et d'échange entre la direction générale et les fonctions opérationnelles de l'entreprise à l'instar des réunions de direction, de production et de recherche. Le deuxième caractère est qu'il faut considérer ces journées bilan comme s'inscrivant dans un processus d'évaluation et d'amélioration de l'institution. Le troisième caractère est que ces journées bilan sont une activité de coordination et de contrôle de la direction générale sur les fonctions opérationnelles. Je voudrais rappeler qu'en début de chaque année, le directeur général fixe un certain nombre d'objectifs spécifiques au CNRA qui sont traduits pour les fonctions opérationnelles en programmes d'activités annuels. Pour évaluer ces objectifs, il ne faut pas attendre la fin de l'année. Il faut, en milieu d'exercice, s'arrêter CNRA Info Dans mon mot introductif de ces journées bilan, j'ai dit qu'elles sont un exercice nouveau pour l'ensemble des responsables du CNRA. Néanmoins, nous avons assisté à des exposés importants qui ont fait le point du fonctionnement de la structure. S'agissant de l'ambiance, je dirai que les journées bilan se sont déroulées dans un bon esprit et tous les participants ont fait preuve d'humilité et de responsabilité. 3/ Quelles leçons tirez-vous de ces journées ? seront extrêmement positives pour le fonctionnement du CNRA. C'est pour cela que le directeur général a décidé de les institutionnaliser. Donc, chaque année à la même période, on aura les journées bilan à mi-parcours qui permettront, pour le reste de l'année, de fonctionner sur des bases plus simples et plus intéressantes. 4/ Ces journées vont se tenir tous les semestres, quels messages avezvous à l'endroit du personnel ? Le premier message que je pourrai livrer c'est qu'à partir de maintenant, chaque responsable du CNRA, en début d'année, doit savoir deux choses. La première, c'est qu'il doit s'inscrive dans des objectifs réalistes. La deuxième c'est qu'il aura à faire, luimême, son évaluation et il sera évalué par les autres. Cette prise de conscience doit permettre aux différents responsables d'inculquer un certain nombre de valeurs à leurs collaborateurs. Ainsi, chaque travailleur du CNRA devrait se dire que dans son activité professionnelle quotidienne, il ne devrait plus agir sans indicateur, sans repère. Je dirai simplement que ces journées bilan à mi-parcours nous ont permis de faire le point de nos activités, de savoir les niveaux de responsabilité dans la gestion du CNRA. Elles ont été sanctionnées par un relevé de recommandations de chaque fonction. La première leçon qu'on peut tirer c'est que les journées bilan à mi-parcours constituent les travailleurs du CNRA une approche absolument indispensable pour ne devraient plus agir la conduite de l'entreprisans indicateur, sans repère. se. Lorsqu'on attend la fin de l'année pour faire un bilan, il est difficile de corriger les erreurs. On arrive à des situations où des diffcultés ne se résolvent pas à temps. Je peux dire que les journées bilan Octobre 2006 06 Interview Dr Déa Goué Bernard, directeur régional de Korhogo 1/ Dr Déa Goué Bernard, vous venez d'effectuer, après quatre ans d'absence, une mission à Korhogo. Quel est l'état des lieux dans cette direction régionale ? 3/ Est ce que les acquis des programmes, qui ont été délocalisés en Basse Côte d'Ivoire, pourront vous permettre d'accélérer les activités de recherche dans les zones de savane ? Lors de cette mission, nous avons été frappé par le fait que les ''fondamentaux'' de recherche agronomique c'est-à-dire les vergers fruitiers, les parcelles d'essais et le site d'essai agroforestier étaient en place à Korhogo et à Ferkessédougou. Le personnel qui y a été redéployé est au travail. Mais nous avons constaté que nos antennes d'élevage à Karakoro et à Yôrôh ne sont plus fonctionnelles. Malheureusement, la crise a eu un prix à payer pour la recherche. Nos 4 programmes (Arboriculture fruitière, Mil maïs sorgho, Canne à sucre et Systèmes agraires) ont fait un service minimum pendant ces 4 années, du fait de leur délocalisation. Depuis que la crise a éclaté, nous n'avons fait que maintenir un minimum d'activités car il est bien évident qu'en Basse Côte d'Ivoire, nous ne pouvons pas avoir les mêmes activités sur la canne à sucre par exemple que dans la zone Centre et Nord du pays. Pour cela, je peux vous assurer que nos partenaires sur place sont prêts à nous apporter leur contribution pour accélérer les activités de recherche dans les zones de savane en vue de combler le retard pris. 2/ Lors de cette mission, quelles sont les préoccupations qui ont été exprimées ? Deux préoccupations majeures ont été soulevées. La première concerne l'absence d'encadrement de la campagne mangue de 2003, 2004, 20005 et 2006 qui a pénalisé fortement les exportateurs. La deuxième préoccupation c'est le besoin de reboisement. Voilà les deux préoccupations sur lesquelles nous avons échangé avec les populations. Malheureusement, la crise a eu un prix à payer pour la recherche. 4/ cela signifie que vous allez repartir avec de nouvelles techniques culturales ? Bien sûr ! Je dirais que le travail du chercheur étant aussi de savoir anticiper, nous avons eu le temps de mûrir, de perfectionner et de peaufiner nos protocoles d'essais lors de l'élaboration des programmes de seconde génération du CNRA pour la période 2004-2007. Si les moyens le permettent et si les décisions sont prises à temps, je pense honnêtement que nous pourrons, en un temps relativement acceptable, être à un niveau acceptable d'activités dans ces régions avec les 4 programmes que nous avions. Les ressources génétiques au coeur d’un atelier interne Un atelier interne sur la gestion des ressources génétiques a réuni les responsables et les chercheurs du CNRA. C'était du 13 au 15 juin 2006 dans la salle de conférence de la direction générale. Il s'est agit pour le CNRA de faire le point en la matière et de sélectionner, parmi les résultats de recherche, ceux qui devraient constituer son patrimoine de propriété intellectuelle. Pendant trois jours, les chercheurs du CNRA ont fait le point des ressources génétiques, relevé les contraintes de gestion et défini les besoins prioriCNRA Info taires de renforcement des capacités. Pour permettre aux participants de travailler avec rigueur, monsieur Kindja, représentant l'Office ivoirien de la propriété intellectuelle (OIPI), a fait auparavant un exposé sur " la protection des obtentions végétales ". Un document final contenant les termes de références d'un projet intégré sur la gestion des ressources génétiques est en cours d'élaboration et fera l'objet d'une restitution. Octobre 2006 07 Du côté de la recherche Soutenances de thèse Thèse Présentée par monsieur Tahi Gnion Mathias à l'UFR Biosciences pour obtenir le grade de docteur de l'université de Cocody. Spécialité: Biotechnologie et Amélioration des productions végétales. Option: Génétique et Amélioration des espèces végétales. Sur le thème: " Evaluation sur feuilles de Cacaoyer (Theobroma cacao L.) de la résistance à Phytophthora palmivora (Butler) Butler, agent de la pourriture brune des cabosses: influence de certains facteurs et étude de l'héritabilité du caractère ". Les dégâts occasionnés par la pourriture brune des fruits du cacaoyer (Theobroma cacao L.) varient selon les pays et l'espèce de Phytophthora concernée. En Afrique, l'espèce Phytophthora megakarya cause des pertes supérieures à 50 % au Cameroun, au Nigeria, et au Ghana. La Côte d'Ivoire, où prédomine l'espèce moins agressive P. palmivora, est actuellement menacée par P. megakarya. La sélection de cacaoyers plus résistants constitue un axe de recherche prioritaire dans plusieurs pays producteurs. En vue d'accélérer le processus de sélection, un test d'inoculation sur feuille a été développé. Les travaux de notre DEA ont pu démontrer une corrélation positive et significative entre les résultats de ce test et les niveaux d'attaque des cabosses au champ. L'objectif de cette thèse est d'abord de mieux étudier la fiabilité de ce test par la prise en compte de facteurs pouvant modifier la réaction des feuilles aux infections artificielles de P. palmivora. La transmission de la résistance à P. palmivora a été par la suite étudiée à partir des plans de croisements diallèle 5 x 5 et factoriel 4 x 2. Quatre séries d'inoculation (répétitions) sur des plantes individuelles ont été réalisées. Des effets significatifs ont été observés au niveau des facteurs suivants: âge, degré d'éclairement, l'heure de prélèvement des feuilles ainsi que les conditions de préparation et d'incubation des disques foliaires. Des interactions significatives ont été révélées entre génotypes de cacaoyers CNRA Info Résumé et l'âge des feuilles, le degré d'éclairement et quelque fois l'heure de prélèvement des feuilles. Cependant, les conditions de préparation des disques, d'inoculation et d'incubation n'ont pas montré d'interactions signi- Dr Tahi Gnion Mathias ficatives avec la résistance. La comparaison de ces résultats avec la résistance au champ a permis d'identifier les conditions qui permettent d'obtenir des résultats plus significatifs avec ce test. L'analyse génétique des plans de croisements montre que la transmission de la résistance sur feuille se fait essentiellement de façon additive. Des différences génétiques significatives et des héritabilités élevées au sens strict (0,39 à 0,55) et au sens large (0,55 à 0,60) ont été observées avec le test sur disques foliaires. Ces valeurs sont plus élevées que celles généralement observées pour l'héritabilité du pourcentage de pourriture brune des cabosses au champ. Les coefficients de corrélation entre deux répétitions mesurant la sensibilité foliaire sont variables (: t 0,33 à 0,91) selon qu'on considère des plantes individuelles ou des descendances. Les coefficients de corrélation génétique (0,71) et phénotypique (0,32) entre le pourcentage de pourriture brune des cabosses au champ et la note de sensibilité foliaire sont positifs et significatifs, ce qui atteste de nouveau la fiabilité de ce test. Les gains génétiques attendus pour la résistance à P. palmivora mesurée par ce test (- 29 %) sont plus importants que le gain obtenu sur le pourcentage de pourriture brune des cabosses au champ (-18 %). Des gains génétiques sont calculés dans l'optique d'une sélection multicaractère, associant la sensibilité à Phytophthora palmivora mesurée sur disques foliaires avec la quantité de fruits produits, la vigueur végétative et la sensibilité des fruits aux mirides. L'impact de certains facteurs génétiques et environnement sur l'expression de la maladie est discuté et des propositions d'études futures sont suggérées. Octobre 2006 08 Du côté de la recherche Thèse Présentée par monsieur Obouayeba Samuel à L'UFR Biosciences pour obtenir le grade de docteur de l'Université de Cocody. Spécialité : Agro-Physiologie sur le Thème : " Contribution à la détermination de la maturité physiologique de l'écorce pour la mise en saignée d'hévéa BRASILIENSIS MUELL.-ARG. (Euphorbiaceae) : Normes d'ouverture ". Résumé Dr Obouayeba Samuel La dynamique de croissance végétative et de formation de l'écorce d'Hévéa brasiliensis a été analysée pour déterminer un critère de mise en saignée. Les mensurations du tronc, de l'écorce et des coupes histologiques suivis du dénombrement des laticifères ont permis d'analyser la croissance végétative radiale et de décrire la formation de l'écorce et des laticifères. Le critère retenu a été testé par rapport aux paramètres agronomiques dans des expérimentations. La courbe de croissance de cette espèce est une sigmoïde du modèle de JohnsonSchummacher dont la 3e phase survient à la 6e année après plantation, quelle que soit la classe de croissance du clone. L'intensité d'épaississement de l'écorce et d'émission de laticifères diminue irréversiblement, quel que soit le clone, à partir de six ans et indique le début d'un phénomène important au sein de l'arbre : la maturité physiologique. L'incidence de la circonférence de mise en saignée sur la production, la croissance végétative, le profil physiologique et la sensibilité à l'encoche sèche d'Hévéa brasiliensis montre que les meilleures performances agronomiques sont présentées par la mise en saignée des clones GT 1, PB 217 et PB 235 respectivement à 40 et 50 cm de circonférence. Ces circonférences étant atteintes à 6 ans signifient que l'âge est effectivement le critère d'ouverture. Ceci est corroboré par le bon comportement agronomique du PB 235 mis en saignée à 6 ans, contrairement à une saignée entre 4 et 5 ans qui le fragilise. L'âge de 6 ans est le meilleur délai de mise en saignée, car il est un bon repère de maturité physiologique chez Hévéa brasiliensis. Les deux impétrants, Tahi Gnion Mathias et Obouayeba Samel, ont obtenu la mention très honorable avec les félicitations écrites du jury. La biotechnologie au service de l'Agriculture Dr Nazaire Kouassi et prof Abdourahamane Sangaré Laboratoire central de biotechnologies La biotechnologie, utilisée dans le domaine agricole, est un outil puissant qui permet de sélectionner les variétés améliorées, de détecter et d'éliminer des parasites. Elle utilise les aptitudes naturelles des végétaux à se reproduire à partir de cellules et de tissus et la capacité des microorganismes à transférer une partie de leur support génétique (ADN) dans une plante. Cette technologie vient en complément de la sélection classique pratiquée avec succès depuis bien longtemps. Il est vrai que l'investissement de départ en biotechnologie est assez onéreux, mais les bénéfices sont importants. Ces bénéfices se situent pour l'amélioration génétique des plantes, en gain de temps (plus de 10 ans), en gain d'espace (seuls les individus utiles sont sélectionnés au stade pépinière pour les expérimentations) et en économie d'argent qui en résulte. La biotechnologie permet également d'identifier et de CNRA Info caractériser avec précision les agents responsables des maladies des plantes, afin de trouver une stratégie de lutte adéquate. Ces stratégies peuvent aller de l'itinéraire technique à la création des plantes transgéniques résistantes aux pathogènes en passant par l'élimination du parasite à travers la culture de méristèmes. Quant aux OGM, en particulier les plantes transgéniques, ils présentent un avantage certain. Cependant, comme pour tous nouveaux produits, des précautions doivent être prises pour assurer leur saine utilisation. C'est pourquoi un projet national de biosécurité qui regroupe l'ensemble des politiques et procédures pouvant assurer l'innocuité des produits issus de la biotechnologie moderne a été rédigé il y a trois ans par des experts nationaux pour être adopté à l'Assemblée Nationale. Octobre 2006 09 Avec nos partenaires Lancement du téléfilm " Mon village " Education et communication (EDUCOM), en partenariat avec le Centre national de recherche agronomique (CNRA) a organisé, le 1er juin 2006 au palais de la Culture, la cérémonie de lancement du téléfilm " Mon village ". C'était en présence d'un public composé d'artistes et d'acteurs du monde agricole. ment du monde rural. ''C'est ma manière à moi de contribuer au développement de l'agriculture ivoirienne'' a mentionné la réalisatrice. Selon le directeur général du CNRA, Dr Yo Tiémoko, l'appui apporté à la réalisation de ce téléfilm permettra aux utilisateurs de réduire les mauvaises pratiques " Mon village ", réalisé par Singoh Suzanne connue agricoles. sous le nom de ''Dan de Man'', est une série télévisée d'humour et de sensibilisation sur les nouvelles tech- Il sera diffusé sur la 1ère chaîne de télévision tous les vendredi après le journal de 20H. niques agricoles permettant d'améliorer le développe Une convention entre la recherche et la profession phytosanitaire une vue de la table de séance Le mercredi 06 Septembre 2006 à l'Hôtel Tiama au Plateau, le Centre national de recherche agronomique (CNRA) et l'Union de la profession phytosanitaire en Côte d'Ivoire (UNIPHYTO) ont signé une convention pour examiner et adapter l'utilisation des pesticides dans l'agro-écosystème ivoirien dans le contexte réglementaire d'une agriculture durable. fique, a encouragé ce partenariat car selon lui, le CNRA est le fer de lance du développement agricole en Côte d'Ivoire. Le directeur général du CNRA, Dr Yo Tiémoko, après avoir remercié ses partenaires, a précisé que cet accord permettra d'assurer la sécurité sanitaire des produits agricoles. Dans le cadre du déversement de déchets toxiques dans le district d'Abidjan et soucieuse de contribuer aux soins du personnel malade, l'Amicale des femmes du CNRA (AmFeC) a fait un don de médicaments d'une valeur de 100°000FCFA à la direction générale. Outre les domaines scientifique et institutionnel, cet accord prend en compte la protection durable des végétaux contre les mauvaises herbes ; les ravageurs et les maladies ; l'amélioration du rendement des cultures et de la qualité des produits de récolte ; la formation des chercheurs ; des agents de développement et des exploitants agricoles. Rappelons que cet accord est un avenant de la convention signée M. Gadé Békou, représentant le entre les deux structures depuis ministre de l'Enseignement supé- 1999. rieur et de la Recherche scienti CNRA Info Don de l’AmFeC à la direction générale le directeur général adjoint réceptionnant le don de médicaments Octobre 2006 10 Avec nos partenaires Débat sur la biotechnologie en Côte d'Ivoire La coordination nationale du Réseau d'études des politiques africaines de technologie (ATPS) section Côte d'Ivoire, en collaboration avec l'université de Cocody, le Centre national de recherche agronomique (CNRA) et les ministères de l'Agriculture, de la Santé et de l'Hygiène Publique, de l'Environnement et des Eaux et Forêts, a organisé un séminaire sur le thème " La Biotechnologie : Enjeux pour l'Agriculture, la Santé et l'Environnement ". C'était le 21 juin 2006 au siège de l'Association ivoirienne des sciences agronomiques (AISA). Les objectifs étaient d'offrir une plate-forme de réflexion et d'échanges sur les organismes génétiquement modifiés (OGM); de dégager les avantages et les inconvénients réels de ce concept ; d'éclairer l'opinion nationale sur la question et de trouver les voies réalistes pour la Côte d'Ivoire. Parmi les orateurs, Prof Abdourahamane Sangaré, Dr Nazaire Kouassi et Dr Eugène Konan du CNRA sont intervenus sur le sujet : " Biotechnologie et Agriculture ". Selon ces spécialistes, la biotechnologie doit être perçue comme l'utilisation des propriétés des organismes vivants pour la production des matières et services au bénéfice de l'humanité. Elle permet le dépistage de pathogènes et l'amélioration génétique des plantes et des animaux. Au cours des débats, les conférenciers ont édifié l'assistance en déve Le CNRA évalue le riz pluvial Le Centre national de recherche agronomique (CNRA) a organisé des journées bilan sur les nouvelles variétés de riz introduites dans la région de Daloa. C'était du 25 au 29 septembre 2006, en présence d'autorités politiques et administratives, de la direction départementale de l'Agriculture, de l'Agence nationale d'appui au développement rural (ANADER), de l'Office de commercialisation des produits vivriers (OCPV), du Cabinet Dev-Consulting, de la coopérative de rizicultrices (COPROCOVIDA), d'ONG et d'une délégation du CNRA avec à sa tête le directeur général adjoint chargé des affaires scientifiques Dr Zakra Nicodème. L'objectif de cet atelier était d'évaluer le niveau d'adoption des variétés de riz pluvial issue de la recherche dans cette région. Dr Keli Zagbahi Jules, directeur régional de Man, au cours d'un exposé sur les missions et le fonctionnement du CNRA, a présenté les principaux acquis du programme riz. Pendant trois jours, les chercheurs du CNRA se sont attelés à mieux connaître les CNRA Info canaux de diffusion des variétés de riz ; connaître au niveau de la production les forces et les faiblesses des novelles variétés ; s’imprégner de l'utilisation finale de leur production et établir un répertoire des variétés adoptées. A la fin des travaux, de nombreuses préoccupations ont été enregistrées par le CNRA et trouveront solutions dans la création d'une variété de riz idéale et le développement d'un marché incitatif et stable de semence et de paddy. loppant les avantages de la biotechnologie. Cependant, comme l'a signifié le coordonnateur ATPS, Arsène Kouadio, ''La biotechnologie est pleine de brillantes promesses mais elle ne doit pas nous faire perdre l'éthique sociale, réglementaire et sanitaire''. La Côte d'Ivoire doit donc s'engager dans la consolidation de sa réglementation pour pouvoir appliquer la biotechnologie avec sagesse et circonspection. Un comité de coordination, de suivi et d'évaluation devra être mis sur pied dans les meilleurs délais en vue de définir une politique des biotechnologies et un plan d'action pour la Côte d'Ivoire. L'AmFeC se fait plaisir Le 20 mai 2006, l'Amicale des femmes du CNRA, présidée par Mme Kouadio Kablan Marie-Louise, a organisé, en partenariat avec l'Amicale des cadres du palmier (ACP), une sortie détente sur la plage d'Azurreti. C'est dans une ambiance de fête que les différents convois se sont retrouvés sur la somptueuse plage Mafi aménagée pour la circonstance. Des concours de danses et un karaoké ont été organisés. Des histoires drôles ont été racontées. Des cadeaux ont sanctionné les meilleures prestations. Ces différentes activités ont contribué à intensifier l'ambiance de fête. Un copieux déjeuner a été offert par l'AmFeC. Les femmes du CNRA ont émis le vœux de se retrouver plus fréquemment pour des sorties détentes. Paddy de riz pluvial Octobre 2006 11 Echos des directions régionales Direction régionale d’Abidjan Mission : Monsieur Irié Bi Zahouli, Chercheur Technologue du café et cacao, a effectué une mission à Kuala Lumpur en Malaisie. C'était, du 22 au 25 mai 2006, dans le cadre d'un cours international sur les Fondamentaux de la fabrication du chocolat. Dans le cadre du septième séminaire international sur " la Fermentation et la Qualité des Aliments Traditionnels Africains ", Dr Nemlin Jean Gnopo a été invité par la Coordination du projet_Cocoqual à participer à une rencontre des partenaires (Côte d'Ivoire, Ghana, Nigeria) au Bénin. C'était du 16 au 19 mai 2006 à l'IITA. Dans le cadre du Projet FCPB-OICOIAC/RECA-CNRA portant sur l'amélioration du café robusta en Côte d'Ivoire, Dr Nemlin Jean Gnopo a effectué une mission au CI RAD de Montpellier, au département des cultures pérennes, du 10 juillet au 4 août 2006. La formation aux nouvelles techniques de détermination des paramètres de la qualité du café robusta à travers des analyses physiques et biochimiques était l'objectif de la mission. Direction régionale de Bouaké Production de semences et renouvellement de variétés : Une convention d'appui scientifique et technique entre le CNRA et Ivoire coton (IC) pour la production de semences et le renouvellement de variétés de coton pour la campagne 2007/2008 a été signée le 22 août 2006. Elle a été mise en exécution par la mise en place d'un hectare de semences de base G2 dans la région de Bouaflé dont l'objectif est la fourniture d'une nouvelle variété pour le renouvellement des variétés en culture ; l'épuration dans la zone de production semencière de Niofoin de 15 ha de la variété W 471 B R1 et de 300 ha de la variété W 471 B R3 pour compenser respectivement les générations G3 et R1 ; la formation des agents semenciers dont l'objectif est le contrôle de la pureté variétale et la conduite de l'épuration variétale en milieu paysan. Exposition de produits halieutiques à l'Hôtel Ivoire : Le CNRA a participé à une exposition organisée par le ministère de la production animale et des ressources halieutiques, du 18 au 21 juillet 2006 à l'Hôtel Ivoire. C'était en marge des travaux de la sous-commission régionale ouest africaine des pêches et la 6ème réunion du bureau de la conférence ministérielle sur la coopération halieutique entre les Etats africains riverains de l'océan Atlantique. L'exposition avait pour objectif de réunir les acteurs du secteur des ressources halieutiques en Côte d'Ivoire et de présenter leurs activités aux représentants de 15 pays d'Afrique de l'Ouest ainsi CNRA Info que les bailleurs de fonds venus du Japon et de l'UE. L'occasion a été saisie pour présenter le CNRA, la station de recherche en pisciculture, le sous-programme Pêche et Aquaculture avec ses opérations de recherche et ses acquis. Direction régionale de Gagnoa Visite champêtre : Du 1er au 4 août 2006, le directeur général adjoint chargé des affaires scientifiques (DGA-AS) Dr Zakra Nicodème a effectué une visite sur les stations de recherche de Divo et de Gagnoa. . Cette visite avait pour objectifs de visiter les essais conduits au champ par les chercheurs ; de s'assurer de la réalisation effective des activités programmées au début de l'année ; de recueillir les besoins de recherche et de recherche-développement. Activités de recherche : Dr Yoro Gballou, H. Legnaté, Yapo Abé Antoine et Konan Amani conduisent une action de recherche intitulée " Influence du terroir sur la qualité du Café ou Café terroir ". L'objectif de recherche est d'évaluer la qualité du café Robusta par terroir ; de caractériser les terroirs selon le climat et le sol et d'élaborer un catalogue du café selon les terroirs. Cette action de recherche a fait, les 4 et 5 septembre 2006, l'objet d'une évaluation scientifique. Coopération : Le lundi 4 septembre 2006, la station de Divo a été honorée par la visite de Mr M'Vondo Jérôme, directeur général de la Société d'Etat chargée du développement de la culture du cacao (SODECAO) du Cameroun M'Vondo est venu à la station de Divo pour se rendre compte des avancées de la Côte d'Ivoire en matière de cacaoculture et poser les bases d'une coopération scientifique et technique féconde profitable aux deux pays frères. Direction régionale de Korhogo Activités de recherche : Les chercheurs du programme arboriculture fruitière et le coordonnateur scientifique de Korhogo ont effectué une mission de contrôle et d'évaluation des parcelles d'essais et de collections d'agrumes à la station d'Azaguié le 18 septembre 2006. Pour réussir cette réhabilitation des parcelles, il a été décidé de recéper quelques arbres, d'éliminer le Loranthus sur les plants attaqués par ce parasite, de replanter les arbres morts et de recréer une collection d'agrumes à Azaguié. La parcelle de production de semences améliorées de papaye Sunrise Solo 7212 à la ferme de la direction générale a présenté, dans les mois de juin et juillet, de fortes attaques parasitaires au niveau des fruits. Des échantillons de papayes ont été prélevés pour rechercher la nature des agents responsables des dégâts. Appui au développement : L'ARECA a convoqué une réunion à son siège, le 26 juillet 2006, pour présenter le travail effectué sur les critères pour une norme ivoirienne du cajou. Au cours de cette réunion, il a été mis sur pied un comité de travail comprenant le CNRA, CODINORM, ACE pour identifier les critères les plus importants dans le cadre de cette norme. Un atelier sur le thème " Bilan Diagnostic et Perspectives de Développement de la Filière Anacarde en Côte d'Ivoire " a été organisé par l'ARECA et l'OTIFA à Yamoussoukro (Hôtel Président) du 28 au 30 août 2006. Dr N'Da Adopo Achille et Djaha Akadié JeanBaptiste ont activement participé aux travaux en présidant la sous-commission Production et Recherche Développement. Direction régionale de Man Sous-programme riz : Le premier congrès du riz en Afrique s'est tenu du 31 juillet au 04 août 2006 à Dar-es-Salaam en Tanzanie. Il portait sur le thème " Au-delà de la première génération des NERICA en Afrique : Paradigmes et Partenariats de la prochaine décennie ". Akanza Paul, Bouët Alphonse et Camara Maméri, ont présenté 3 communications dont 2 sur la fertilisation et 1 sur les maladies du riz. Sous-programme maïs : Le 07 septembre 2006, le chef de programme riz maïs mil sorgho a participé, à l'AISA à Abidjan, à la restitution de l'atelier sur la mise en place des entreprises de production de semences de base qui a eu lieu à Bamako du 08 au 12 mai 2006. l’objectif était d'échanger avec les acteurs de la filière semencière sur les possibilités de renforcer l'utilisation des semences sélectionnées, par la mise en place d'une unité de production de semences de base. Les participants ont recommandé que l'Unité de production de Semences de Base (USB) soit basée au CNRA avec pour mission de gérer la production et la promotion des semences de base des variétés améliorées de riz, maïs, manioc, igname, arachide, soja et niébé. Projet d'hévéa de Zro-Troya (Zagné) : Dans le cadre du suivi du projet d'hévéaculture en cours de réalisation sur le site de Zro-Troya (Zagné), Dr Kéli Jules, directeur régional et Dago Vincent de la direction de la production ont séjourné à Guiglo du 23 au 25 août 2006. Il s'est agit de faire le point des travaux de plantation, de création de la pépinière, de mise en place de jardin à bois de greffe (JBG) et de mieux organiser le personnel d'appui afin d'obtenir une plus grande efficacité dans le travail. A ce jour 50 ha d'hévéa ont été plantés, les arbres abattus sur 100 ha, le piquetage et la trouaison réalisée sur plus de 50 ha. Les travaux de création de la pépinière et du JBG sont bien engagés. Octobre 2006 12 CNRA EN IMAGES Prestation du CNRA au Conseil économique et social Le président Laurent Dona Fologo a suivi avec interêt les différentes étapes de la visite du CNRA au Conseil économique et social CNRA Info Octobre 2006