DOSSIER DE PRESSE

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DOSSIER DE PRESSE
DOSSIER DE PRESSE
19 AOÛT 2015
Dossier de presse réalisé avec le soutien d’InnovaTech ASBL
Deux pharmaciens liégeois développent l’application Easypharm qui
vous permet de transmettre votre ordonnance via votre Smartphone
On a tous connu cela : entrer dans sa pharmacie préférée, son ordonnance toute chaude entre les mains, et
s’entendre dire par l’apothicaire que le produit est manquant ou qu’il s’agit d’une préparation qui ne saurait
être prête avant quelques heures. Il faudra donc revenir. Quand ? Pour le produit, lors de la prochaine tournée du grossiste. Pour la préparation, quand le pharmacien aura eu le temps de s’en occuper. Une situation
qui ne plaît pas non plus au pharmacien.
Deux Liégeois proposent une solution qui tient compte des contraintes des deux parties. Par l’intermédiaire
d’une application baptisée Easypharm, le patient scanne son ordonnance et l’adresse de manière sécurisée
à son pharmacien, via son Smartphone. En échange, le patient est informé en temps réel de l’état d’avancement de sa commande. Une fois prête, le patient n’a plus qu’à se rendre à la pharmacie pour récupérer le tout.
Un gain de temps qui permet aux pharmaciens et aux patients d’éviter les coûts engendrés par ces dysfonctionnements –devoir revenir génère un coût en temps par patient pour le pharmacien, et bien plus encore
pour le patient - , de mieux gérer la file d’attente et, surtout, d’avoir à nouveau du temps à consacrer à la
gestion essentielle du contact patient/pharmacien.
Une application gratuite pour les patients (30 euros par mois pour les officines) qui est disponible depuis le
début de ce mois d’août sur IOS et Android.
Près de 5.000 pharmacies en Belgique
En 2013, la Belgique comptait 4.985 pharmacies pour 11 millions d’habitants, soit 1 pharmacie pour 2.200 habitants. Notre pays dispose ainsi d’un des réseaux de pharmacies les plus denses d’Europe. Afin « d’assurer dans un
souci de protection de la santé publique, dans toutes les régions du pays, un approvisionnement en médicaments qui soit
adéquat, efficace et régulier », l’ouverture de nouvelles pharmacies n’est permise, depuis la loi dite de répartition de
1974, que sur base de critères géographiques et démographiques.
Chaque jour, un Belge sur vingt franchit le seuil d’une pharmacie soit pour y chercher un médicament prescrit
par son médecin, soit pour obtenir gracieusement un conseil sur sa santé, sur un médicament en délivrance libre ou
tout autre produit de santé. Souvent consulté en premier recours, le pharmacien écoute, conseille, choisit le médicament le plus adéquat avec son patient et, si nécessaire, oriente celui-ci vers d’autres prestataires de soins. Les soins
de première ligne prodigués par le pharmacien sont directement accessibles à tous.
C’est donc un acteur de santé qui se situe en première ligne de soins : disponible
sans rendez-vous, le pharmacien est le prestataire de soins le plus proche de la
population (accessibilité –proximité).
Source : www.sos-medecin-lyon.fr
Le pharmacien est responsable de la qualité de tous les produits qu’il délivre.
Pour garantir la qualité des services pharmaceutiques, l’apothicaire tient un dossier
pharmaceutique pour chacun de ses patients et veille à une utilisation adéquate
des médicaments. En complément de son expertise, le pharmacien dispose de
logiciels et de bases de données puissantes sur les médicaments. DelphiCare, par
exemple, l’aide à prévenir et à résoudre les problèmes liés aux médicaments. Il
dispose donc d’outils supplémentaires qui, associés à ses connaissances, lui permettent d’accompagner le patient au mieux et de garantir sa sécurité.
C’est dire si le contact pharmacien/patient est important. La législation est d’ailleurs très claire : le pharmacien est
tenu de prodiguer des «soins pharmaceutiques de base». Ceux-ci sont minutieusement décrits dans un Guide
des Bonnes Pratiques Pharmaceutiques Officinales. De quoi s’agit-il concrètement ? Le pharmacien a pour mission
fondamentale d’informer et de conseiller ses patients, et ce, afin de promouvoir un usage correct et rationnel des
médicaments et autres produits de santé, mais aussi de les encourager à adopter un mode de vie sain. Les soins
pharmaceutiques favorisent un usage sûr et efficace des médicaments. Ils ont donc aussi pour fonction de prévenir
et résoudre tout problème lié à la prise de médicaments tels que des interactions, une double médication ou une
mauvaise observance thérapeutique.
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Gagner du temps pour remplir sa mission
Développée par deux jeunes pharmaciens indépendants liégeois, Nicolas Putois et François-Régis Goffin, l’application (IOS et Android) Easypharm offre différents services dont le principal est l’envoi, en deux clics, de la photo de
l’ordonnance via un Smartphone au pharmacien. Le pharmacien, en recevant celle-ci, informe le patient de l’évolution de sa demande et l’avertit lorsqu’elle est prête à être récupérée. Le pharmacien peut ainsi consacrer le temps
passé avec le patient au suivi et au conseil. De son côté, ayant reçu des notifications sur son Smartphone, le patient
est certain qu’il ne va pas devoir revenir. C’est donc pour lui un gain de temps considérable.
D’autres fonctions utiles :
Une carte des pharmacies autour de vous
! Ainsi peu importe où
vous êtes, chez vous
ou en vacances, vous
trouverez toujours une
pharmacie à portée de
main. Une carte pour
un coup d’œil rapide ou
une liste triée par distance, tout est fait pour
s’y retrouver facilement.
Des numéros d’urgence toujours en
poche : appelez directement en cas de besoin
un numéro d’urgence
à partir du répertoire :
police, centre anti-poison, ambulance, ...
La pharmacovigilance:
signalez un effet indésirable d’un médicament
et contribuez à l’enrichissement des données collectées.
Une messagerie instantanée avec votre
pharmacien : besoin
de compléments d’informations au sujet de
votre traitement ou
en rapport avec votre
commande?
Dialoguez rapidement avec
votre pharmacien.
Pharmacovigilance
Dans le cadre de la pharmacolovigilance, il est conseillé aux patients qui sont confrontés à un effet indésirable survenu suite à la prise d’un médicament de prendre contact avec leur médecin ou leur pharmacien. Dans certains cas,
il convient en effet d’envisager une adaptation du traitement. Parfois, ce qui semble être un effet indésirable est en
fait un nouveau symptôme de la maladie pour laquelle il convient d’adapter le traitement. L’apparition de certains
effets indésirables nécessite l’arrêt du traitement et la prise d’un autre médicament.
Le médecin ou le pharmacien peut signaler l’effet indésirable à l’Agence Fédérale des Médicaments et des
Produits de Santé (AFMPS), via la « fiche jaune » pour les professionnels de la santé (version papier ou électronique). Il/elle peut remplir, éventuellement avec le patient, la fiche jaune avec les données qui lui semblent importantes pour l’évaluation de la déclaration.
Depuis septembre 2012, les patients qui le préfèrent, peuvent également signaler directement à l’AFMPS des effets
indésirables survenus suite à la prise de médicaments, via une fiche de déclaration. Dans de nombreux cas, la valeur
descriptive du signalement direct des effets indésirables par le patient est plus élevée que les rapports rédigés par
les professionnels de la santé.
La pharmacovigilance fait également partie des services proposés par l’application.
Easypharm permet donc au patient de signaler facilement des effets indésirables ressentis avec un médicament ce
qui permet d’enrichir les bases de données existantes en envoyant directement à l’AFMPS. De plus, une copie est
également transmise à son pharmacien pour que celui ci puisse enrichir son dossier patient local.
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Équipement et usages TIC des pharmaciens wallons
D’après une enquête menée par l’Agence du Numérique (ex - Agence Wallonne des Télécommunications / AWT),
en juin 2011, toutes les pharmacies sont déjà équipées d’au moins un ordinateur et presque toujours (96%)
d’une connexion à Internet.
Au niveau du rapport entre les activités de conseil et de vente, on note que le temps consacré au conseil est prépondérant dans 43% des officines mais que 84% des répondants souhaiteraient intensifier le conseil à la patientèle et
ce, indépendamment de la part actuelle de cette activité.
Équipement TIC et logiciels
Toutes les officines sont équipées d’au moins un ordinateur. Celui-ci est un modèle fixe dans 99% des cas, mais on
trouve aussi un ou des ordinateur(s) portable(s) dans deux pharmacies sur cinq.
Équipement ou technologie
Au moins un ordinateur fixe
Au moins un ordinateur portable
Un scanner pour numériser des
documents papier
Un logiciel de gestion d’officine
Une connexion à Internet
Une adresse e-mail
2010
99%
41%
38%
88%
96%
91%
Avec l’obligation légale de scanner les codes-barres imprimés sur les boîtes de médicaments, entrée en vigueur
dans notre pays le 1er janvier 2005, les officines ont été
obligées de s’équiper d’un lecteur adéquat et donc pratiquement d’adopter l’ordinateur. Par ailleurs, les centrales
de distribution des médicaments ont incité de longue
date les pharmaciens à se doter de logiciels facilitant la
gestion des stocks et la commande des médicaments.
Ce sont ainsi 97% des répondants à l’enquête qui effectuent leurs commandes de médicaments par voie électronique. Ces différents éléments expliquent la généralisation de l’usage de l’ordinateur et la forte implantation
des logiciels intégrés de gestion d’officines au sein de cette profession.
Ainsi, les principaux avantages liés à l’utilisation des
TIC dans la pratique professionnelle des pharmaciens sont nombreux. Voir
tableau ci-contre.
Avantages des TIC pour les pharmaciens
Gestion en temps réel des stocks de médicaments
Recommande automatisée des médicaments
Gain de temps en général
Plus grande efficacité dans le conseil aux patients
Meilleure gestion des ordonnances manquantes
Les TIC n’apportent aucun avantage
2010
87%
84%
75%
73%
69%
3%
De l’e-pharmacie à la pharmacie mobile
A l’origine du projet, deux jeunes pharmaciens indépendants liégeois, Nicolas Putois et François-Régis Goffin, qui
connaissent bien :
•
les problèmes rencontrés au quotidien par les gérants d’officine, en particulier les petites ;
•
les coûts liés aux services en pharmacie ;
•
l’évolution de la profession en matière de technologies de l’information et de la communication (TIC).
Leurs études achevées à l’Ulg en 2006 et 2008, les deux jeunes gens se connaissaient un peu et fréquentaient le
même cercle d’amis et confrères. Ils se sont rapprochés lors de leurs reprises d’officine et ont rapidement constaté
qu’ils étaient confrontés aux mêmes problèmes.
François-Régis Goffin a repris son officine sur les hauteurs de Liège six mois après la fin de ses études. Nicolas, Toulousain d’origine, s’était quant à lui forgé une expérience d’itinérant en Belgique et en France. Il a ainsi pu s’enrichir
de la vision des soins de santé des deux côtés de la frontière avant de reprendre à son tour une officine à Liège en
Outremeuse en 2012.
« Après quelques années de collaboration, expliquent-ils, voyant que nos idées allaient dans le même sens, nous avons
décidé de créer notre société commune. Dans un premier temps, nous voulions créer un e-commerce pharmaceutique,
proche du patient. L’objectif ? Conserver le tissu d’officines propre à la Belgique et rendre leur fonctionnement plus
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efficace, afin de permettre aux pharmaciens d’exercer pleinement leur rôle de santé publique. Une e-pharmacie qui ne
cherchait pas à tout prix de nouveaux patients mais cherchant plutôt à offrir un service internet à ses patients habituels. »
Après plusieurs rencontres avec les différentes instances officielles de la pharmacie en Belgique, et l’obtention d’une
prime RENTIC de la région Wallonne (une prime pour les entreprises qui ont recours à un responsable d’un projet
d’intégration de l’e-business dans l’entreprise), les deux pharmaciens ont commencé à mettre en place cette plateforme d’e-pharmacies équitables.
Une application mobile
« Mais, au vu des difficultés de diffusion du système, de la pléthore d’ERP présents dans les 4.985 pharmacies belges, tout
en nous rendant compte de l’attrait grandissant pour la santé mobile et l’utilisation des Smartphones et tablettes, nous
avons finalement opté pour le développement d’une application simple qui reprendrait deux des fonctionnalités du site
internet originel. » Le développement de l’application a été confié à la société liégeoise InToTheWeb.
Ces fonctionnalités sont l’envoi de l’ordonnance au pharmacien via photo et la notification d’effets indésirables par
les patients directement à l’AFMPS.
« De tout temps, poursuivent les deux hommes, aller chercher ses médicaments en pharmacie
a induit potentiellement l’obligation de revenir plus tard pour récupérer un médicament manquant ou une préparation magistrale. Passer commande par internet ne résout que partiellement le problème puisqu’il faut savoir ce dont on a besoin. La lecture d’une ordonnance n’est
pas chose aisée ! »
De son côté, le pharmacien peut prendre le temps de préparer ses conseils, avant même
l’arrivée du patient. Le temps passé au comptoir avec le patient n’est alors plus dédié qu’à
la dispense de ceux-ci. C’est qu’aujourd’hui, le pharmacien n’est plus rémunéré par la seule
marge économique sur la délivrance des médicaments, comme dans le passé. Il est désormais en partie rémunéré pour une prestation intellectuelle en percevant un honoraire à
l’acte. Easypharm, en rendant plus efficaces les actes pharmaceutiques, valorise cette
nouvelle méthode de rémunération des pharmaciens - arrêté royal de 2009 sur les soins
pharmaceutiques et dossiers pharmaceutiques. Le pharmacien ne délivre plus de boîtes, il
dispense des soins pharmaceutiques.
« En ce sens, expliquent encore Nicolas Putois et François-Régis Goffin, notre projet s’inscrit dans l’évolution de la profession et, dans le même temps, prend en compte les habitudes des patients connectés. Il s’inscrit dans le contexte économique actuel et dans l’évolution de la M-santé, ou santé mobile, et de l’e-santé. L’avenir est moins dans l’automatisation
des soins que dans le développement de service nécessitant une certaine intelligence dans le suivi des patients. »
PGE2 SPRL
@_easypharm
Rue de la Province, 8 - Liège (4020)
François-Régis GOFFIN : 0495 79 94 87 – Pharmacie Goffin : 04 252 08 89
Easypharm
Nicolas PUTOIS : 0495 56 58 31 – Pharmacie Pétré : 04 343 38 19
www.easypharm.be
[email protected]
A propos d’InnovaTech :
Ce dossier de presse a été réalisé avec l’aide d’InnovaTech.
InnovaTech accompagne les porteurs de projets et entreprises innovantes dans leur
projet d’innovation technologique et les aide à se promouvoir auprès de la presse.
InnovaTech est financée par le Fonds social européen et la Wallonie.
Plus d’infos sur www.innovatech.be
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