Mise en page 1 - Ecole de Journalisme de Toulouse
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Le Toulousain Numéro 2 - 1€ Mercredi 18 Décembre Pas de cadeau, pour les smicards L’an prochain, le SMIC sera revalorisé de 1,1%, suivant le cours de l’inflation. Pas de coup de pouce pour les smicards qui ont de plus en plus de mal à joindre les deux bouts. Démographie : Toulouse n’est plus si seule BILLET Toulouse n’est plus la reine du désert L’étude de l’Insee est une surprise. D’après une étude de l’INSEE, la Ville rose n’est plus le seul point d’attraction de la région Midi Pyrénées. Page 3 Payer ses achats avec son mobile Depuis hier, une nouvelle application gratuite permet de payer ses courses sans utiliser sa carte bancaire Page 6 Trautmann : un colistier de choc Jean-Luc Moudenc accueille sur sa liste UMP aux municipales, l’ancienne éminence grise de Dominique Baudis. Portrait. Page 5 Alors que Toulouse a longtemps été vue comme une métropole perdue au milieu d’une région rurale, les villes de MidiPyrénées reprennent des couleurs. Certes, la ville rose continue de croître avec un appétit insatiable. Mais aujourd’hui, elle n’est plus seule : Castres, Rodez, Pamiers, Foix, Carcassonne, Cahors, Montauban… La très étudiante Ville rose continue d’attirer la plupart des 18-25 ans. Mais les jeunes commencent également à affluer dans certaines villes occitanes. Au-delà des jeunes de la région et des retraités du Nord qui viennent se reposer dans le Sud, les villes moyennes attirent à présent des actifs du reste du pays. La preuve, sans doute, que le dynamisme toulousain n’est plus un obstacle à leur développement. Toulouse est aussi devenu un moteur pour le développement de ses voisines. On peut y travailler, et vivre ailleurs. « On ne devrait jamais quitter Montauban », aurait dit le défunt Michel Audiard. Qu’il se rassure : on y retourne. J-M. B Fait du jour Nous, smicards et précaires Plus de trois millions de salariés bénéficient du SMIC en France. Le 1er janvier 2014, il sera revalorisé de 1,1%. À Toulouse, comme ailleurs, cette population croissante fait de plus en plus difficilement face au quotidien. V ivre avec 1100 euros à Toulouse, c’est une galère de tous les jours et l’augmentation de 1,1% n’y changera pas grand’chose. Pour beaucoup de “smicards”, faire les courses est un véritable supplice. Christelle, vendeuse de prêt-à-porter dans une boutique de la rue Saint-Rome n’a jamais sa calculatrice très loin. “ J’ai 29 ans et je fais toujours constamment attention à ce que je dépense pour m’habiller ou me nourrir”. Ce sont donc les dépenses courantes qui restent les plus difficiles à gérer. En CDD dans une grande librairie du Capitole, Marc, 29 ans : “surveille les «Tous les jours, on me rappelle que je dois de l’argent » montants des assurances, la voiture, la mutuelle… en permanence.” Mais il reconnaît tout de même que quand on vit au SMIC, être en couple est un avantage. Tous les postes du budget sont calculés au centime près, à commencer par le loyer. Logement ou déplacement, il faut choisir. Christelle a préféré s’installer en centreville, quitte à dépenser plus : “Au moins je ne paye rien pour mes déplacements”. Tout comme Marc, qui en plus d’économiser du carburant préfère ne pas trop s’éloigner de son lieu de travail: “ Mon compagnon et moi-même travaillons en centre-ville, ce qui évite de prendre la voiture, son travail prend également en charge la moitié de son abonnement Tisséo” ce qui limite nettement les frais de transport. Quant à Frédéric Pupulin, 41 ans, peintre en bâtiment dans la région toulousaine, même s’il vit en couple, il a du mal à joindre les deux bouts : “Je dois payer un loyer de 565€ par mois, Christelle, 29 ans, membre de cette génération de trentenaires smicards. © Bénédicte Poirier. sans les charges (électricité, eau, gaz). Du coup à la fin du mois, en plus de manger à droite à gauche, je suis obligé de faire du covoiturage pour aller au boulot.” De maigres loisirs Dans certains cas, les crédits sont la seule solution pour tenir le coup, mais ne font que retarder le problème. “On s’est endetté, on a pris un prêt à taux élevé pour changer une pièce de notre voiture, et depuis on n’arrive plus à s’en sortir. Tous les jours, on me rappelle que je dois de l’argent! ” s’emporte Frédéric dont la situation familiale est compliquée. Père d’un enfant, il ne peut plus payer sa pension alimentaire depuis 6 mois. “Pour manger en fin de mois, je suis obligé de trouver des subterfuges : aller manger chez ma mère ou aux Restos du Coeur. Mais bon, ils ne veulent rien me donner parce que j’ai un travail.” conclut-il en baissant les yeux. Dans toute cette morosité, les loi- sirs apparaissent comme un luxe superflu et coûteux. Ils sont restreints au maximum. “Mes loisirs se limitent à aller boire un verre avec des amis ou voir un film au cinéma. Et les vacances? Lorsque je peux en prendre, je reste dans les parages ou je vais chez des amis ” reconnaît Christelle, désabusée. Frédéric se débrouille aussi comme il le peut. Pour lui, les amis sont également une solution alternative : “En ce qui concerne les loisirs, on arrive quand même à partir « Trop de gens sont au SMIC en France » U ne hausse du Smic de 1,1%, mais pas de coup de pouce. Hier, l’annonce du gouvernement au sujet du salaire minimum a reçu un accueil mitigé, approuvée par le monde de l’entreprise et dénoncée par celui des syndicats. Même à Toulouse, ce choix politique suscite le débat. Deux économistes, JeanLouis Guy, maître de conférences à l’université Toulouse 1 et François de Soyres, doctorant à la Toulouse School of Economics, ne partagent pas tout à fait la même analyse. Le gouvernement vient de confirmer la hausse légale du SMIC, mais pas plus. Ne pas donner de coup de pouce, est-ce selon vous un bon choix ? Jean-Louis Guy : Le système du SMIC renchérit le coût minimum du travail. Si on laissait le marché fonctionner, une partie des salariés ne gagnerait pas un salaire aussi élevé. Donc en ne rehaussant pas le SMIC, le gouvernement refuse |2 d’ajouter des charges aux entreprises, ou de réduire leur compétitivité à l’international. D’un autre côté, du point de vue d’une redistribution plus juste, il vaudrait mieux rémunérer les travaux pénibles, souvent mal payés. François de Soyres : A mon sens, c’est un bon choix. Les études économétriques montrent que lorsque le SMIC augmente, les entreprises embauchent moins, et il y a une baisse des emplois moins qualifiés. Augmenter les salaires au-delà de l’inflation contribue donc à créer une société à deux vitesses. Ceux qui ont un travail sont payés plus, mais ceux qui n’en ont pas ont encore plus de mal à en trouver. Le SMIC à 1445 euros brut, estce trop ou pas assez ? J-L.G : Pour satisfaire les besoins d’une famille, dire que c’est trop serait scandaleux. Le SMIC, c’est la limite acceptable dans un pays développé. Le vrai problème, c’est que trop de gens sont au SMIC en France. Il faudrait plus qualifier cette main-d’œuvre. Une meilleure formation et une réorganisation des entreprises sont les seuls moyens, à long terme de se libérer de la contrainte du SMIC. F.S : Ca dépend des secteurs d’activités. Mais ce qui est sûr, c’est que souvent, les gouvernements se disent qu’en augmentant les salaires, les gens consommeront plus, et que ça créera de l’emploi. Mais en réalité, avec la mondialisation, les gens risquent aussi de consommer des produits issus de l’étranger. Par ailleurs, baisser le SMIC recréerait sans doute de l’emploi et permettrait à certains de se remettre le pied à l’étrier. L’an dernier, le groupe d’experts sur le SMIC a proposé un SMIC différencié par âge et région. Qu’en pensez-vous ? en vacances. On prend sur les primes, l’argent qui nous reste. Mais elles ne durent plus 3 semaines. Juste 3 jours et on va chez des amis.” Pour lui comme d’autres, cette augmentation du SMIC n’aura pas d’impact concret sur sa condition de vie. Christelle se veut réaliste : “ 12 € de plus par mois, ça fait un paquet de clopes et quelques cafés. Pour moi, ça ne change rien.” Ganesh Pedurand, Kevin Plancq, Ugo Bocchi et Alice Fabre Ecole de Journalisme de Toulouse 31, rue de la Fonderie - 31000 Toulouse Tél: 05 62 26 54 19 - www.ejt.fr J-L. G : Un SMIC différencié en fonction de l’âge, je ne trouve pas ça juste. Mieux vaudrait prendre l’ancienneté en compte. Quant à différencier le SMIC par région, ça implique la décentralisation de la réglementation du travail. Ce n’est pas neutre, ça engendrera un déplacement de la main-d’œuvre. F.S : Un SMIC différent selon l’âge pourrait être utile puisque les jeunes, souvent peu formés ou peu expérimentés, trouvent difficilement des emplois lorsque le salaire minimum est trop élevé. Par contre, un SMIC différencié par région n’a aucun sens. Il faut faire une différenciation par secteur économique Camille André Plus d’informations sur carredinfo.fr ou en flashant ce code avec votre mobile Directeur de la Publication Bertrand Thomas Rédacteur en chef : Philippe Bernard Rédacteur en chef web : Xavier Lalu Rédacteur en chef adjoint : Jean-Marie Bordry Secrétaire de rédaction : Julien Courdesses - Juliette Pousson Agathe Roullin - Capucine Trollion Iconographie : Bénédicte Poirier Rédacteurs : Akhillé Aercke - Camille André Guillaume Arlen - Anne-Sophie Bernadi Benjamin Bonte - Ugo Bocchi - Lucas Burel - Edmée Citroën - Anaïs Clavell Christelle Dameron - Marie de Fournas Alice Fabre Flora Ferdinand -Pauline Landais-Barrau - Titouan Lemoine Ganesh Pédurand - Kevin Plancq Marion Rivette - Marie Salah - Johan Tabau - Pierre-Maël Tisnès - Oriane Verdier - Amandine Villareal - Camille Wormser - Jolan Zaparty mercredi 18 décembre Société Démographie : Toulouse ne vampirise plus les villes voisines Hier matin, l’Insee a présenté une étude sur les échanges migratoires entre Toulouse et les villes alentours. Son constat ? Les zones urbaines moyennes profitent à leur tour de l’attractivité de la ville rose. D epuis 20 ans dans la région Midi-Pyrénées, les villes moyennes qui gravitent autour de Toulouse sont en perte de vitesse. Pourtant, l’Auat, l’agence d’urbanisme de l’agglomération toulousaine, estime que les choses changent. Au début de l’été, elle a fait appel à l’Insee pour y voir plus clair. Grâce à un recensement effectué entre 2003 et 2008 et porté par une paire de questions : « Où habitiezvous il y a cinq ans ? Et maintenant ? », le constat est sans appel : les villes moyennes sont de plus en plus attractives. Si Toulouse reste le moteur de la région Midi-Pyrénées, son influence rejaillit sur les aires urbaines voisines. Une réalité qui prend à revers la tendance de ses vingt dernières années. Désormais ces villes profitent du boom démographique de la métropole Pour Franck Montaugé, députémaire de Auch, cette réalité est de plus en plus perceptible. « La mobilité des gens évolue en permanence. Il n’est plus rare que des gens s’installent dans des villes périphériques tout en travaillant à Toulouse. Un résultat qui s’explique principalement par le faible coût du foncier. » C’est simple, depuis les années 90, le déficit migratoire entre ces zones urbaines et Toulouse a été divisé par deux. Parallèlement, ces lieux ont doublé leur excédent migratoi- re vis a vis des autres régions. Auparavant, c’est la capitale régionale qui pompait ce flux de nouveaux arrivants. Parmi les « aires moyennes concernées », on trouve entre autres Rodez, Castres, Carcassonne, Pamiers, Foix, Saint-Gaudens, Mautauban, Cahors, ou encore Figeac. En 2008 les mouvements de population ont ainsi été reversés dans la région Midi-Pyrénées. Il y a vingt ans, l’excédent migratoire de Toulouse s’élevait à 8,2 pour 1000 habitants, alors qu’il n’est que de 6,2 aujourd’hui. Mais surtout, ce même excédent s’est vu multiplié par quatre dans certaines villes. Par exemple, 3,8 habitants sur 1000 migraient vers Saint-Gaudens, ils sont aujourd’hui 13,2 pour 1000. De la même façon, l’excédent migratoire à Montauban est de 10,8 pour 1000 alors qu’il était négatif dans les années 90 ! « L’ensemble de la région a intérêt de voir Toulouse continuer à grandir. Cela permet aux territoires ruraux anciennement désertés de devenir à présent des lieux d’accueil », explique l’édile d’Auch. Ruée des jeunes sur Toulouse « Nous ne sommes pas capables de dire si c’est par rapport à l’emploi, concède Benoît Mirouse, chargé d’études à l’Insee pour la région Entre 2003 et 2008, l’aire urbaine de Montauban gagne chaque année 10,8 personnes pour 1000 habitants dans ses échanges migratoires avec la France métropolitaine. © Ressources Insee Midi-Pyrénées, mais il faut avouer que si on habite à Montauban, il est assez facile de venir travailler à Toulouse ». Quant aux tranches d’âge concernées, « Ce sont surtout les moins de 18 ans et les plus de 40 ans qui résident dans ces villes moyennes », explique-t-il. En revanche, l’excédent migratoire des 18-25 ans reste très élevé vers la capitale régionale. Entre 2003 et 2008, plus de 1500 jeunes âgés de 20 ans sont arrivés chaque année dans l’aire urbaine de Toulouse, seulement 400 en sont partis. Entre 18 et 39 ans, en revanche, les résultats de l’enquête montrent un paysage mitigé. Certaines villes moyennes – Montauban, Pamiers et Foix - gagnent des habitants quand d’autres en perdent, Tarbes, Castres, Mazamet, Millau. Un élargissement national Mais l’attractivité toulousaine conserve toujours une grande importance sur l’ensemble du territoire national. Elle est même la plus forte en France des grandes aires urbaines. Les migrants proviennent principalement du grand ouest, de la région parisienne et d’Alsace. Mais les défis sont encore nombreux. Pour Franck Montaugé « Le choix de migrer vers notre région est lié à l’emploi. Toulouse est une ville dynamique. Mais il faut davantage développer les accès vers les zones urbaines périphériques. L’enjeu est aussi d’éviter que la population de ces villes ne soit trop vieillissante. » Toutefois, l’étude est porteuse d’espoir. Preuve que ces villes qu’on croyait mortes, sont bien vivantes. Anne-Sophie Bernadi et Guillaume Arlen Bruits d’isoloirs Deux cambriolages, deux incidents de la route. La nuit du mardi 17 décembre a été bien remplie. Echos aux comparutions immédiates... Un cas d'école Je suis en train... Constat pas amiable Mustapha a l'âge du premier job, de la première voiture, du premier enfant, des premiers symptômes... Le psychiatre de la maison d'arrêt de Seysse est formel : schizophrénie. Malgré tout, Mustapha sera jugé pour deux cambriolages. Avec des traces d'ADN et une confession, sa culpabilité ne fait aucun doute. Devant le tribunal, il tente de se justifier. Il aurait utilisé les bijoux qu'il a volé pour payer une dette : « On m'a agressé pour me forcer à payer ». La tête baissée, sa voix est à peine audible. Son avocate, elle, tonne et rugit. Elle fonce à travers les récidives qui s'accumulent sur le casier judiciaire pour mieux s'arrêter sur l'enfance atroce, sur le petit boulot de son client. « Il ne s'agit pas de donner une chance à Mustapha » plaide-t-elle, « il faut donner une chance à la société de le voir s'intégrer avant que la maladie ne l'emporte ! » Verdict : 6 mois de prison ferme. Impossible de savoir si Mustapha aura sa dernière chance... Onze condamnations, huit incidents routiers impliquant l’alcool, trois suspensions de permis, zéro assurance. Mais heureusement, Farouk est en train. Il a acheté sa voiture en juin dernier pour pouvoir travailler, il est toujours « en train de l'assurer ». Depuis, il conduit sans permis, mais il est « en train de le repasser ». Quant aux 70 heures de travaux d'intérêt général sur son ardoise, il est « en train de les faire » au doux rythme de 3 heures depuis le 19 novembre. Il est aussi « en train d'arrêter l'alcool » et il est déjà parvenu à « ne jamais boire en semaine ». Il a été arrêté mardi à 3 heures du matin alors qu'il conduisait avec 1,9 grammes dans le sang. Il a été condamné à un an de prison dont six mois avec sursis. La peine est assortie d’une obligation de soins pour son addiction, d’une mise à l’épreuve de deux ans et d’une confiscation de son véhicule. Si un jour il revient, Farouk sera en train.. « C’est le chauffeur du camion qui a grillé le stop ! » Malik n’en démord pas, il n’a rien fait de mal ce matin. A côté de lui dans le box, Kadih le soutien sans hésiter. Elle non plus n’est coupable de rien. Mardi à six heures du matin ils rentraient de boîte, quand leur voiture a percuté un poids lourd. Selon un témoin, la jeune femme serait sortie la premièrepour insulter et bousculer le conducteur, avant que son ami le jette contre son camion et le frappe à terre.. « Ils hurlaient que je devais faire un constat amiable » raconte la victime. « Il est tombé tout seul ! » s’insurge le prévenu. Au moment des faits, il a été contrôlé à 1 grammes d’alcool par litre de sang et sa voiture se trouvait derrière le stop, à plusieurs mètres de l’impact. « Elle a reculé toute seule » jure encore Malik. Il est pourtant condamné à 10 mois fermes avec mandat de dépôt. Son amie en prend pour 6 mois fermes sans mandat de dépôt.. Mercredi 18 décembre Titouan Lemoine Le Palais de Justice de Toulouse. © Flickr Izards : un homme mis en examen L'homme arrêté et entendu lundi dans le cadre de l'enquête sur les fusillades dans le quartier des Izards a été officiellement mis en examen et écroué mardi Il est accusé d'avoir ouvert le feu sur un commerce du quartier le 5 décembre dernier, mais ne serait pas impliqué dans les tirs à l'arme de guerre qui avaient tué le jeune Nabil Benani dimanche soir. 3 | Société Les sages-femmes exaspérées Depuis le 7 novembre, la Ministre de la santé Marisol Touraine a créé un groupe de travail afin de réfléchir au changement de statut des sages-femmes. Lundi, le collectif a claqué la porte, mécontent des négociations. L es sages-femmes commencent à trouver le temps long. Depuis le 7 novembre, le gouvernement et les sages-femmes négocient pour un nouveau statut. La profession demande une vraie reconnaissance de son travail : en s’inscrivant comme praticien de premier recours pour la grossesse, le suivi gynécologique de prévention et la contraception ; ainsi qu’un vrai statut médical à l’hôpital, avec des salaires cohérents. Aujourd’hui, une sage-femme suit 80% des grossesses. Les médecins n’ont parfois aucun contact avec les patientes. Malgré le manque de personnel sage-femme, la précarité de l’emploi et le chômage demeurent. À Toulouse, Nina Baranoff, membre de l’Anesf (Association nationale des étudiantes sagesfemmes), traduit la frustration: « Marisol Touraine nous a proposé deux solutions. Soit nous restons personnel non-médical (c’est-àdire fonctionnaires), soit nous devenons praticiennes médicales, mais avec les inconvénients du statut hospitalier, sans les avantages. Ce n’est pas du tout ce que nous demandons. » Le collectif de représentants des sages-femmes a donc quitté la table des négociations hier, en signe de mécontentement. Nina Baranoff : « malgré nos efforts, on ne nous écoute toujours pas. Nous sommes invisibles, mais nos revendications demeurent. » Mathilde Cazes, stagiaire à la clinique Paul de Viguier, déclare : « L’Etat ne veut juste pas nous payer plus ! Nous faisons signer notre pétition aux couples dont nous nous occupons. D’ailleurs beaucoup de patients s’étonnent de notre transparence. La Cour des comptes et les praticiens hospitaliers nous soutiennent officiellement. Tout le monde trouve notre cause légitime. » À Toulouse comme dans le reste de la France, la grève est pacifique. Nina complète : « Mais si la colère continue de monter, les maternités pourraient peut-être commencer à fermer. Un gouvernement muet Comme les manifestations qui s’accumulent depuis le 16 octobre Le wifi, c'est mieux si ça marche ! La mairie de Toulouse a mis gratuitement internet à disposition, en wifi, place du Capitole, le 16 décembre. Problème, ça ne fonctionne pas ou très mal. Aurélie, une passante qui ne connaissait pas l’existence du réseau wifi de la ville. © Amandine Villareal U n réseau peu puissant sur une zone très restreinte. La mairie offre désormais une connexion internet au public sur la place du Capitole. Nous l’avons testé pour vous, malheureusement, il faut quasiment se coller au bâtiment |4 pour capter le réseau. Lorsque l'accès est possible, il est si lent qu'il ne permet de naviguer sur le web qu'à vitesse très faible. L'équipe municipale a souhaité mettre en place ce nouveau service pour les touristes ainsi que les détenteurs d'ordina- teurs ou de tablettes, la plupart des passants bénéficiant, aujourd'hui, de la 3G, voir de la 4G. Océane, lycéenne, vient souvent déjeuner avec ses amis devant la mairie. « Si le wifi marchait, je me serais connectée. La 3G ne marche pas toujours très bien sur mon portable. » Assise à quelques mètres, Marie, étudiante, n'était même pas au courant que le wifi était à disposition. Effectivement, aucune pancarte ou annonce ne donne l'information. Johana, employée de l'Office de tourisme, considère « qu'aucune annonce n'est nécessaire étant donné que le réseau s'affiche automatiquement lorsque les propriétaires de smartphones traversent la place ». Pourtant, si une personne passe à plus de dix mètres de l'édifice, aucune proposition de wifi ne s'affiche car le signal est trop faible. Ceux qui passent sur la place du Capitole ne sauront donc probablement pas qu'une connexion internet est à leur disposition et s’ils le savent, ils auront peu de chance de parvenir à s’en servir. Amandine Villareal ne servent à rien, nous sommes beaucoup à ne pas entrevoir d’autres alternatives. » Nina rappelle que les sages-femmes qui diminuent leur travail pendant cette grève voient diminuer leurs revenus. De son côté, le ministère de la santé ne communique pas sur le sujet. Marisol Touraine a promis de prendre une première décision le 20 décembre prochain : « Or nos représentants ont quitté les négociations hier. Nous craignons que le gouvernement n’arrête toute avancée sur le sujet à cause de cela », ajoute Nina. Marie Salah « Toulousain ! » : le joli succès de la web-série Les deux comédiens derrière la mini série “Toulousain!” © Lucas Burel «À la base c’était vraiment pour s’essayer à la web série. C’était “si on dépasse les 10 000 vues on en fait une autre“. On était loin d’imaginer ce succès » soufflent Melissa Billard et Fréderic Menuet, les auteurs et interprètes principaux de la mini série « Toulousain !» Avec plus d’un demi million de vues sur Youtube, dont 300 000 pour le premier épisode, les sketchs vidéos du duo ont fait le buzz sur internet en cette fin d’année. L’idée : rire en se moquant gentiment des clichés toulousains en 2 minutes : « En fait c’est presque un hommage à Toulouse. Une ville dont je ne suis pas originaire mais que j’adore », explique Fréderic. Le duo est bien rôdé avec lui dans le rôle du Toulousain et elle dans celui de la parisienne ingénue qui enchaîne les bourdes sur la Ville Rose : « C’est marrant, maintenant on nous arrête dans la rue pour nous demander quand sortira le prochain épisode. Le public nous a pris en affection. » Le cinquième épisode est prévu le début du mois de janvier et aura pour thème un sujet récurrent des plaisanteries toulousaines : les Ariégeois… En attendant la suite des aventures de « Fred et Melissa », les deux comédiens sont à l’affiche de la pièce « 1 de perdu - 10 façons de se retrouver » au Théâtre des 3T. Lucas Burel Retrouvez le 4ème épisode de la série “Toulousain!”: “Les Toulousains font leur télé”, en flashant ce code avec votre mobile. Mercredi 18 décembre Politique L’ombre de Trautmann sur le Capitole Pierre Trautmann , homme discret de la vie politique toulousaine, revient pour les élections municipales aux côtés de Jean-Luc Moudenc. Portrait réalisé avec l’aide des politiciens qui l’ont côtoyés. P ierre Trautmann. Le nom ne vous dit peut être pas grand chose, mais le Capitole, lui, s’en souvient. À la tête des services généraux pendant 24 ans, l’homme a laissé sa trace dans la mémoire politique toulousaine, et y a gagné le surnom de « grand argentier ». Il est présent sur la liste de Jean-Luc Moudenc pour les municipales de mars prochain. Un bourreau de travail discret Embauché par Dominique Baudis en 1984, M. Trautmann devient très vite un rouage indispensable à la machine politique du Capitole. Par son bureau passent les budgets, et tout les dossiers importants. Haut-fonctionnaire et économiste, il est adepte d’une ligne budgétaire simple : « la dette zéro-déficit zéro ». Cette vision, il l’imposera aux décisions politiques de son camp des années durant. Tous lui reconnaissent une qualité : il ne compte pas son temps quand il travaille. Selon Dominique Pottier, la responsable des relations avec la presse sous Baudis et Douste-Blazy. « Il démarrait à 6 heures du matin, ne partait pas avant 22 heures . On pouvait même l’appeler avant le début de sa journée. » Un portrait flatteur, pour ce bourreau de travail qu’on décrit aussi comme un homme exigeant et courtois. La lampe de son bureau avait beau être allumée très tôt, l’homme préfère rester dans l’ombre, et gérer « ses budgets ». « Il sait par contre se mettre dans la lumière quant-il le veut », tempère Jean-Jacques Mirassou, sénateur PS de la 7e circonscription. Sauf dans les médias, peut être, où il se fait plus que rare. « S’il a répondu à une dizaine de sollicitations en 24 ans de service, c’est déjà un exploit ! », martèle Dominique Pottier. Trautmann invoquait alors son devoir de réserve de fonctionnaire municipal. Un supporter qui n’a pas envie d’être maire Sa carrière est marquée par la discrète influence qu’il exerce dans les couloirs du Capitole, et pour certains, jusque dans le bureau du maire. Mais sans faire ombrage à ses patrons successifs : Dominique Baudis, Philippe Douste-Blazy et Jean-Luc Moudenc.Mirassou confie d’ailleurs que selon lui, l’homme n’a jamais eu de prétentions électoralistes. Même si certains disaient « qu’il était le véritable maire de la ville ». Peut être que les travées du Stadium suffisaient à remplir sa vie publique? Fervent supporter de football - chose assez inhabituelle dans la Ville rose pour être signalée - Trautmann s’énerve quand les Violets ratent une occasion de but. Une passion qui l’amène à croiser d’autres acteurs de la vie politique locale. Pour Yvette Benayoun- Nakache, alors conseillère municipale d’opposition, et aussi adepte du Téfécé, «ces rencontres sont courtoises, mais restent de surface » Après la défaite de la droite en 2008, Trautmann s’en va rejoindre le cabinet de Christian Estrosi, maire de Nice. Le polytechnicien, rangé des voitures et revenu à Toulouse depuis 2011, prend dès lors contact avec Jean-Luc Moudenc. Aujourd’hui, il va vers un nouveau défi : son premier rendez-vous avec les urnes. Il occupe la 21e place sur la liste du candidat Moudenc (donc non-éligible en cas de défaite). Il y est présenté comme retraité, de la société civile. Dans le camp d’en face, on sort déjà les éléments de langage : « retour vers le futur », ou « Moudenc regarde l’avenir dans un rétroviseur ». Pour Pierre Trautmann, ancienne éminence grise du Capitole, ces élections marquent un retour sur scène et un passage à la lumière. Akhillé Aercke, Marie de Fournas et Marion Rivette En deux dates 1966 diplômé de l’Ecole Polytechnique. 1984-2008 Direction générale des services de Toulouse Pierre Trautmann,un homme puissant. © La Dépêche Petits arrangements entre amis Le PS et le PRG ont finalisé un accord pour les municipales de mars 2014 Le Parti Pirate contre la vidéosurveillance L Christophe Delahaye du PRG, à gauche, et Joël Bouche du PS présentent l’accord entre leurs deux partis. © PM Tisnès C ’est un peu plus qu’un pacte de non-agression qui a été signé hier entre Joël Bouche, premier secrétaire fédéral du PS 31 et Christophe Delahaye, président de la Fédération du PRG 31. Les deux partis se sont réunis en face du Capitole pour officialiser la signature d’un accord d’union. Son but : favoriser la victoire des têtes de listes sortantes PS et PRG en Haute Garonne lors des élections municipales de mars 2014. On y note entre autres la volonté de poursuivre |5 « dans un dialogue constructif et sincère » l’action initiale. Cet accord concerne des villes de la banlieue toulousaine comme Cugnaux, où le PS a longtemps voulu sortir le PRG. À Toulouse, le PRG s’est donc rangé derrière Pierre Cohen. Au risque d’être mangé par son imposant aîné socialiste ? « Non » répond Christophe Delahaye. « L’accord est assez équilibré. « Mais quid de la Ville rose ? » Le PS a reconnu notre travail de fond et nos idées. L’accord permet d’éviter l’ambiguïté du pre- mier tour et les négociations difficiles du second ». Pour Joël Bouche, « la période nationale est difficile pour la gauche, il faut montrer que nos forces sont rassemblées pour les municipales ». Et Jean-Pierre Plancade, ex PRG, et candidat face à Pierre Cohen ? Joël Bouche se permet une pique : « À en juger par sa position dans les sondages, c’est un épiphénomène. Il n’y a que lui qui pense pouvoir être élu ». Pierre-Maël Tisnès eitmotiv du Parti Pirate :« La vidéosurveillance surveille, elle n'apporte rien ». Ce parti se bat contre l'utilisation systématique de la caméra en milieu public. Un combat qui soulève aussi des questions financières. En 2011, la Cour des comptes avait critiqué le coût de la vidéosurveillance tout en pointant son manque d’efficacité. Une caméra coûte en moyenne 36 600 €à l’installation et 7 400 €à l’année. À Toulouse, Jérémy Collot du Parti Pirate, mène des actions coup de poing pour interpeller l'opinion publique, à l'image de l'action nationale #jesurveillelasurveillance, qui appelle à poster sur Twitter les photos des caméras placées en ville. « Nous construisons aussi des argumentaires afin d'expliquer les risques, les contraintes et les mensonges liés à la vidéosurveillance », explique Jérémy. Du côté de la ville, on n'est ni pour, ni contre. Le maire n'est pas dogmatique, pour lui, ce n'est pas une solution en soi, c'est juste une possibilité qui peut s'offrir à certains endroits, pour lutter contre l'insécurité », explique Étienne Labrunie, attaché de presse de la mairie de Toulouse. Le Parti Pirate et la mairie sont d’accord sur un point : ils voient la Commission des libertés publiques comme le moyen le plus démocratique pour décider de l'installation de caméras.« Il a été décidé d'enlever les caméras de la rue CroixBaragnon, et d'en implanter rue Pargaminières, pour lutter contre la vente à la sauvette.La mairie ne veut pas du ” tout caméra ” mais la vidéosurveillance répond à une nécessité de veille », souligne Etienne Labrunie. Pauline Landais-Barrau Zoom 1868 habitants pour une caméra dans les villes de droite. 4961habitants pour une caméra dans les villes de gauche. 60 % des villes de gauche sont équipées de caméras. 100 % des villes de droite son équipées de caméras. Source : INSEE 2011 mercredi 18 Décembre économie C’est mon portable qui paie la note Après Auchan et Carrefour, un nouveau géant de la grande distribution lance une application mobile permettant au client de payer à la caisse directement avec son téléphone. D epuis hier, deux enseignes Leclerc basées à Toulouse testent en avant-première un nouveau mode de paiement. Arrivé en France en 2010, le paiement sans contact a trouvé un second souffle avec la démocratisation du smartphone, désormais dans la poche d’un français sur deux. L’application, baptisée “Paiement flash”, est disponible gratuitement sur les plateformes de téléchargement mobile. Elle propose plusieurs services dont un gestionnaire de cartes bancaires et une possibilité de virement en direct d’un utilisateur à un autre. Mais remplacer sa carte bancaire par son smartphone pour payer ses courses, est-ce plus sûr? Le groupe Leclerc n’en doute pas, précisant dans un communiqué que "chaque utilisateur créé un compte personnel avec un mot de passe sur lequel sont enregistrées ses informations bancaires". Pourtant à Blagnac, enseigne-test et troisième Leclerc de France, le doute persiste chez des clients peu rassurés : “Je ne fais pas mes achats sur internet, et je préfère utiliser de l’espèce ou ma carte bleue. On ne sait pas où vont les informations envoyées par un portable” remarque une jeune cliente pourtant ouverte aux nouvelles technologies. Pour régler les achats par ce biais, l’enseigne doit être rassurante. La démarche se veut pratique : sur simple demande du client, la caissière émet un ticket de caisse contenant un QR Code. Il suffit alors de scanner le code et automatiquement “Paiement Flash” propose le règlement depuis le smartphone, confirmé à l’aide d’un code personnel. Malgré ces initiatives, les systèmes de paiement sans contact devraient encore tâtonner car plusieurs obstacles majeurs, dont la sécurité, restent à franchir. Les banques, qui se sont rapidement emparées de ce créneau, sont toutefois optimistes. Leclerc aussi, puisque le groupe prévoit de déployer le système sur l’ensemble de ses magasins dans les six prochains mois. " Kevin Plancq L’application est téléchargeable gratuitement sur iOS et Android. © Bénédicte Poirier. En bref... Plan rail Midi-Pyrénées, la fin d’un grand chantier La ligne Toulouse Saint-Sulpice, point d’orgue du plan rail Midi-Pyrénées. La région Midi-Pyrénées présente ses priorités pour les fonds européens. La stratégie régionale de l’innovation (SRI) définit par la Région comporte six axes. Les fonds alloués par Bruxelles serviront à augmenter la recherche publique, encourager l’innovation collaborative et favoriser l’innovation sous toutes ses formes. Mais aussi à améliorer les technologies de pointe, communiquer sur l’offre SRI élaborée avec les principaux acteurs et adapter la gouvernance à ces nouveaux enjeux. Mapaéro dinstingué par Airbus. La société appaméenne Mapaéro, spécialisée dans les peintures à l’eau pour les revêtements aéronautiques a été récompensée par Airbus d’un Gold Award “Best Improvers” pour sa performance globale au cours de l’année 2013. L’entreprise avait réalisé un chiffre d’affire de 20 millions d’euros en 2013 et reçu des certifications de produits chez Boeing et Embraer. La Grainerie lance un appel aux dons. Haut lieu de la culture à Toulouse, la Fabrique des arts du cirque et de l’itinérance fait appel jusqu’au 22 décembre aux dons des entreprises et des particuliers pour aménager ses hébergements d’artistes. La structure s’est donnée un peu moins d’un mois pour tenter de collecter 15.000 euros. MPEI s’engage dans deux premeirs projets. Dans le cadre de son plan Midi-Pyrénées Energies, la Région a impulsé la création de Midi Pyrénées Energies Investissements (MPEI), une solution novatrice de financement dédiée aux énergies renouvelables. Jeudi, MPEI décidait de deux premeirs projets à hauteur de 185 000 euros: Estera, qui développe dans les Hautes Pyrénées des unités de chaudières alimentées avec du bois énergie loca, et Pecla, société implantée à Lannemezan pour la construction, l’exploitation et la maintenance d’une unité de méthanisation. Après trois ans de travaux, le TER est de retour en gare de Saint-Sulpice. © Jolan Zaparty. L e plus gros chantier du plan Rail-Midi Pyrénées vient de s’achever. Après 3 ans de travaux, la SNCF a enfin terminé le doublement de la ligne Toulouse/Saint-Sulpice, la plus chargée de France où circulent chaque jour quelque 68 TER. Pour célébrer la fin des opérations, un voyage inaugural était organisé ce mercredi en présence des différents partenaires du projet. Martin Malvy, président de la Région MidiPyrénées, Jacques Rapoport, président national de Réseau Ferré de France (RFF) et Bruno de Monvallier, directeur régional SNCF Midi |6 Pyrénées. Depuis 2007, le plan Rail-Midi Pyrénées a mis en œuvre la rénovation et la modernisation de 500 kilomètres de voies. Un projet pharaonique : 11 lignes impactées, 4400 agents mobilisés, 720 000 traverses de chemin de fer posées, 990 000 tonnes de ballast utilisées pour rénover les voies, 81 ponts remis en état... Coût total des opérations : 820 millions d’euros, répartis entre le Conseil Régional (400 millions), l’Etat (193 millions), RFF (179 millions) et l’Europe, via le Fonds Européen de Développement régional (48 millions). Considérée comme le plus gros ouvrage du plan Rail MidiPyrénées, la refonte de la ligne Toulouse/Saint-Sulpice a coûté à elle seule plus de 230 millions d'euros ! Selon Bruno de Monvallier, « les travaux devraient fluidifier le trafic en augmentant la capacité des lignes à accueillir des trains supplémentaires ». Pour l’heure, en attendant de suivre l’évolution du trafic, les voyageurs entre Toulouse et Saint-Sulpice sont déjà heureux de pouvoir reprendre le train : fini l’heure de bus, le voyage ne durera plus que 20 petites minutes en RER ! Jolan Zaparty Des professionnels de l’immobilier sur la place Saint-Etienne. Alors que le projet de loi de Cécile Duflot était présenté en deuxième lecture à l’Assemblée, la FNAIM31 invitait les agents immobiliers de Toulouse à protester. Près de 300 personnes ont répondu à l’appel et ont brandi des pancartes rebaptisant la loi « duflop ». Ils espèrent toujours être entendu par la ministre et ne comptent pas s’arrêter là. Une nouvelle manifestation est prévue pour le 14 janvier prochain. La société AVIPUR recrute en Midi-Pyrénées. La société AVIPUR, spécialiste dans la lutte contre les nuisances en tout genres (ventilation, assainissement...), a embauché 30 personnes en 2013. Allant du CAP au bac +5, ces postes découlent des bons résultats de cette société qui a vu son chiffre d’affaires augmenter de 35%. 15 autres recrutements sont ^prévus pour 2014. La mairie de Toulouse va racheter l’ancien site du CEAT Le terrain de l’ancien site du Centre d’essais aéronautiques de Toulouse, d’une superficie de 9,5 hectares devrait être cédé à la mairie pour une somme de 6,32 millions d’euros.La transaction devrait intervenir au cours du premier trimestre 2014. mercredi 18 décembre Culture Un Noël au Capitole Agenda Peau d'âne Entre lumières, décorations et sapins de Noël, le quartier du Capitole a revêtu son manteau d'hiver. Sur la place, les cabanes en bois se sont installées autour du grand Père Noël, une compagnie théâtrale a pris possession de la cour Henri IV et des installations lumineuses et sonores prennent vie tous les soirs sur les murs du Donjon. Après Barbe bleue, le metteur en scène Jean-Michel Rabeux s'attaque à un autre contre de Charles Perrault, Peau d'âne. Avec de la musique pour danser, des voix amplifiées pour faire peur, déformées pour faire rire, gonflées pour braire, magnifiées pour chanter. Ponctuant le conte ici et là de clins d’oeil à la pop culture, Jean-Michel Rabeux se plie à l’exercice du théâtre jeune public avec ravissement. Théâtre Jules Julien, ce soir à 20h. Tarifs : 10 / 16 / 18 €. Hänsel et Gretel Le Théâtre du Capitole, accompagné par son célèbre choeur, revisite le conte pour enfants, rendu célèbre par les frères Grimm. Il n’en demeure pas moins un véritable opéra, dirigé à sa création par Richard Strauss, écrit pour grand orchestre et chanteurs lyriques. Il est joué pour la première fois depuis plus de cent ans, au Théâtre du Capitole. Théâtre du Capitole, les 22, 24, 25 et 29 décembre à 15h et les 27, 28 et 31 décembre à 20h Tarifs : de 10 à 60 €. Trouver le Père Noël Aujourd’hui et demain, le spectacle « Le Mystère de Noël » met en scène deux elfes, Mme Hop Hop et Mme Voilà Voilà, qui vont tenter de restituer la magie des fêtes de Noël. Le conte musical intègre de la chanson, de la danse, de la magie et de l’humour. Espace Saint Cyprien, aujourd’hui et demain, à 10h et 15h. Tarifs : de 3€ à 8€. Tous les après-midi, dix-sept comédiens donnent vie à des personnages oniriques. © Pauline Landais-Barrau. Entre rêve et conte : invitation chez les Irréels L oin du classique spectacle de marionnettes, les Irréels sont des personnages oniriques et imaginaires, mi-hommes, mi-bêtes. Jusqu'au 31 décembre, ils prennent place dans quinze mini-théâtres installés cour Henri IV, entre la place du Capitole et le square Charlesde-Gaulle. Une oeuvre théâtrale plutôt originale Au total, dix-sept comédiens se succèdent tous les après-midi, de 14 heures à 19 heures, pour revêtir leur déguisement de créatures merveilleuses et prendre possession de leurs enfants-marionnettes. La berceuse de secrets, le marmiton de passions, la brodeuse d'amour... Autant de noms qui rappellent les contes féériques de l'enfance. Des scénettes qui éveillent la curiosité des enfants et intriguent les parents. Françoise, venue avec sa fille, apprécie l'originalité de l'oeuvre théâtrale. « C'est rare de voir un spectacle de Noël jouer autant sur la confusion entre rêve et cauchemar. Ça change et c'est très intéressant », Messages d’amour sur briques roses S ur le donjon du Capitole, une araignée géante se promène. Les enfants l’observent, la bouche ouverte. « Ca me fait pas peur ! », affirme Orianne, 8 ans. Bercés pas la douceur de la musique qui accompagne le spectacle, les enfants se laissent mener par l’histoire. L’araignée s’en va et fait place à un amas de lettres portées par des bonshommes. Elles se regroupent petit à petit pour former des messages. Les passants et spectateurs ont la tête en l’air. Un enfant s’approche en courant du mur du donjon. « Pas trop près Yannick », crie son père. « Mais j’ai envie de toucher », argumente l’enfant. La projection de lumière déforme les briques du Capitole. Le spectacle son et lumière fait partie du festival « Noël en scène » organisé par la ville. Les Toulousains pourront ainsi rêver dans les rues de la ville jusqu’au 31 décembre. Deux trentenaires contemplent eux aussi le spectacle du square Charles-de-Gaulle. « On a envoyé un sms au numéro indiqué pour qu’il soit projeté sur le mur », explique Paul-Henri. « Le mien est passé. J’avais écrit : “Lola ma grande fille, je t’aime”. Je l’ai pris en photo pour le montrer à ma fille. » À côté, Rodolphe a été moins chanceux. « Moi j’avais écrit : “Do mon amour Mercredi 18 décembre témoigne-t-elle. « Travailler pour la rêverie et les états de l’être » À l'origine du projet, Lou Broquin de la compagnie Créature, de Blagnac. Elle est la fille des fondateurs de la troupe et la créatrice des Irréels. Pour elle, les personnages des Irréels sont des personnages muets, tendres et timides qui donnent gratuitement, à l'image des enfants. « Chacun d'eux travaille pour la rêverie et les états de l'être. Comme la dorloteuse de rêve qui je t’aime, tu seras une merveilleuse mère”. Il n’est pas passé… C’était peut être trop long. C’est rigolo en tout cas. » Petits et grands s’amusent de voir les messages personnels divulgués devant tout le monde, au cœur d’animations faisant appel à l’imagination. Un moment de partage au cœur de la Ville rose. ravive joie et innocence, ou le rafistoleur de mémoire qui reconstruit nos souvenirs endommagés par le temps. Mais les Irréels ne transforment pas le quotidien des humains d'un coup de baguette magique. Ils les aident à s'interroger, montrent la voie », explique la jeune femme. Un spectacle humaniste donc, qui prône la douceur dans un monde de brutes. Et qui cherche à susciter encore quelques émotions adultes face à de vieux doudous. Pauline Landais-Barrau ensuite chargés de réécrire leurs messages d’amour sur le donjon du Capitole. Oriane Verdier Le classique de Disney réécrit en version poétique, ça donne « La Belle au bois dormant ou le Songe de la vive ensommeillée ». Une version onirique et imaginaire, parfaitement adaptée aux enfants. Cave Poésie-René Gouzenne, du 24 au 29 décembre; à 16h, sauf le 25 décembre A partir de 7 ans. Tarifs : 6 €. Dub Incorporation Dub Inc’, un des groupes phares de la sphère reggae sera en concert demain à la salle Le Phare à Tournefeuille. Depuis sa création en 1997, la bande composée de sept musiciens dont deux chanteurs aux voix atypiques, se produit en France et à l’étranger. Le Phare, Tournefeuille, ce soir à 20h. Tarifs : 27€50. Fontaine en folie Petits êtres magiques À l’origine de l’animation : Aymeric Remaux. Il est graphiste de formation mais aussi amoureux de l’informatique. « Avec le multimédia, j’associe mes deux passions. La projection des sms des spectateurs permet au public de vivre en direct le dessin d’animation. » Les passants entrent vite dans l’imaginaire de l’artiste. Ce sont les « Holons » qui auraient transmis les sms de PaulHenri et Rodolphe. Ces petits personnages magiques se seraient La Belle au bois dormant La reine de l’extravagance Brigitte Fontaine, comédienne, dramaturge, écrivain, mais aussi chanteuse, sera ce soir sur la scène du Bikini. L’artiste est connue pour son album aux textes osés « Prohibition ». Mais depuis septembre, « J’ai l’honneur d’être » est sa dernière production musicale. Le Bikini, ce soir à 20h30. Tarifs : 27€. © Oriane Verdier Christelle Dameron Pauline Landais-Barrau 7 | Sports Sur un air de revanche... Quatre ans après son élimination en demi-finale de coupe de la Ligue, le TFC retrouve en huitièmes de finale son bourreau d’un soir, l’Olympique de Marseille. I l pointe ses doigts vers le ciel et étreint ses partenaires un à un. Le Stadium se transforme alors en cathédrale. 104ème minute de jeu dans les prolongations. L’attaquant marseillais Brandao vient crucifier le Téf et le priver d’un voyage au Stade de France et d’une finale historique. Quatre ans après, les deux équipes se retrouvent pour un face à face dans la même compétition. Les joueurs ont changé, le temps a filé mais la même envie enflamme les coeurs violets, comme le soulignent Aymen Abdennour et Alain Casanova en conférence de presse. « La coupe de la Ligue et la coupe de France font partie de nos objectifs principaux », clame à l’envi le défenseur international tunisien. Même son de cloche du côté de son entraîneur. L’appel de l’enceinte dyonisienne est grand et la volonté d’emmener toute la diaspora viola à Saint-Denis, bien présente. Pourtant, deux murs s’érigent devant les ouailles de Casanova : l’Olympique de Marseille, et une cascade de blessures et suspen- sions. Oscar Trejo, Clément Chantôme, François Moubandje, Jonathan Zebina, Etienne Didot… La liste est longue mais n’inquiète pas pour autant Alain Casanova. « Lors du match de Nantes (victoire 2-1, ndlr), nous avions aussi beaucoup d’absents. J’ai une grande confiance en mon effectif. Les remplaçants habituels qu’étaient Yago, AkpaAkpro ou Regattin ont montré de belles choses. Je peux compter sur eux. » Comme sur Olivier Blondel, habituel remplaçant d’Ali Ahamada, qui sera titulaire dans les buts, comme au tour précédent à Créteil. « Jouer le coup à fond » L’Olympique de Marseille sort de son côté d’une période difficile avec le limogeage d’Elie Baup, mais le match nul à Lyon dimanche (2-2) a redonné le sourire du côté des Phocéens. Et le Vélodrome sera certainement derrière son équipe pour pousser. Un contexte que cible bien l’entraîneur des Violets. « On connaît ce contexte de ferveur populaire. Marseille est une équipe dotée de nombreux joueurs de qua- lité. Il va falloir jouer le coup à fond et prendre ce contexte, non comme un frein, mais comme un avantage. » Les Toulousains devront alors jouer libérés. Pour réaliser un joli pied de nez à l’histoire et enfin pouvoir laisser au passé ce triste soir de février 2010… Johan Tabau Bagarre à Nantes : Casanova concentré sur le jeu En toute fin de conférence de presse, le coach toulousain s’est exprimé sur l’incident qui a eu lieu samedi dernier. « Je suis déjà très concentré sur ce qui se passe sur le terrain, je n’ai pas le temps de regarder ce qui se passe en tribunes », a-t-il déclaré. En savoir plus... Pour visionner la conférence de presse du TFC, scannez le flashcode ou rendez- Casanova a rappelé l’importance des coupes dans la saison du TFC. ©JT vous sur carredinfo.fr. Rugby fauteuil, moyen d’insertion sociale Guy Novès fait exploser Le championnat de France de rugby handisport démarre samedi à Toulouse. les ventes de Privat L’occasion de se pencher sur ce sport encore trop méconnu du grand public. Les joueurs s’entraînent chaque semaine au gymnase Arnauné. © Camille Wormser L e choc est brutal. Joss, 24 ans, percute de plein fouet son adversaire. Les fauteuils s’entrechoquent, s’arrêtent, se retournent. Le jeune homme se retrouve couché sur le flanc droit. Pour lui, impossible de se relever sans l’aide du coach, qui court à sa rescousse. « C’est aussi ça le rugby XIII fauteuil », crie le malheureux, enfin revenu à la verticale. A peine le temps de retrouver ses esprits que le jeu reprend. Deux lignes de cinq joueurs se font face. D’un côté, les attaquants cherchent à passer la ligne avec le ballon. De l’autre, les défenseurs cherchent à repousser leur assaut. « Le rugby handisport reprend les règles de base du rugby, avec tout ce que cela comporte de contact », explique en souriant Nicolas Coste, directeur et entraîneur du Stade toulousain rugby handisport. « Même les plaquages sont matérialisés », s’empresse-t-il d’ajouter. Sur les épaules de chaque |8 joueur, un flag rouge. Le but : l’arracher à son adversaire pour freiner sa progression vers la ligne adverse. Et les joueurs appliquent cette règle à la lettre. Des morceaux de tissus rouges volent dans les airs puis retombent sur le terrain de basket du gymnase Arnauné, où l’équipe s’entraîne chaque semaine. Sitôt au sol, ils sont récupérés par l’adversaire, qui les place fièrement sur ses genoux tel un trophée de guerre. Le « meilleur moment du jeu », selon Kamel. Allier performance et projet social d’insertion Les joueurs présents sur le terrain sont tous handicapés moteurs au niveau des membres inférieurs. « Depuis quelques années, nous avons créé une équipe de quad rugby pour permettre aux personnes dont les quatre membres sont touchés de s’adonner à une activité physique. Le Stade toulousain rug- by handisport est le seul club à proposer ces deux types de sport », déclare Nicolas. Depuis la création du club sous l’ancien nom de Toulouse Handi Ovalie Mixte en 2003, la volonté des membres a été d’amener un haut niveau dans le handisport tout en mettant en avant la promotion de la différence. Pour cela, le club a développé quatre grands volets sociaux. « Grâce au projet Impulsion Grand Sud, nous souhaitons sensibiliser les personnes en situation de handicap dans les centres de rééducation de Toulouse, mais aussi de Montpellier et de Perpignan. Le dialogue avec les joueurs de nos équipes leur permet de mieux accepter leur handicap en se tournant vers le rugby », raconte l’entraîneur. La même opération est apportée aux 14-18 ans des centres de la banlieue toulousaine. Des interventions dans les collèges, lycées et universités sont également menées pour apprendre les spécificités du handicap et faire découvrir la manipulation du matériel. « L’insertion professionnelle durable de nos licenciés nous semble également un enjeu central », clame Nicolas, un œil toujours rivé sur le jeu. « Nous entrons régulièrement en contact avec des employeurs, pour montrer qu’une personne handicapée peut être un salarié dynamique. » Et le résultat est positif : sur deux ans, huit joueurs ont décroché un poste stable. Plus qu’un sport, le rugby fauteuil semble donc être un moteur de développement et de réussite personnelle. Camille Wormser D epuis sa sortie mi-mai, le livre de Guy Novès, ancien joueur et entraîneur du stade Toulousain est en tête des ventes des éditions Privat. La maison d'édition a redonné un coup de boost à l'ouvrage en organisant la semaine dernière, quelques jours avant Noël, une séance de dédicace. « Mes 1 000 matchs au Stade Toulousain » totalise 10 000 exemplaires vendus. Un succès que la maison toulousaine explique par plusieurs paramètres. Le directeur des éditions Privat, Philippe Terrancle, met en lumière avant tout « l'immense popularité de Guy Novès, qui est assimilé à la période la plus glorieuse du stade toulousain ». D'abord joueur, puis entraîneur et manager du Stade toulousain, Guy Novès reste l'entraîneur français le plus titré, avec dix titres de champion de France et quatre titres européens. Mais le succès du livre est aussi dû au travail de documentation qui en a découlé. « Ce livre n'est pas une biographie, c'est la radiographie de 30 ans de stade toulousain. » L'auteur du livre Gilles Navarro a effectué un travail de recherche, en recoupant plusieurs centaines de témoignages. Inutile de préciser que l'écrasante majorité des ouvrages vendus l'ont été en Haute-Garonne. « Pour qu'un livre ait du succès il faut qu'il ait un bassin, un impact territorial très marqué », explique le directeur des éditions. Vendredi dernier, la maison toulousaine fêtait la sortie du livre « Top Castres » signé par le journaliste sportif à la Dépêche du Midi Brian Mendibure. Privat table sur la vente de 3 500 exemplaires. « Un score incomparable avec celui de Guy Novès » qui reste, dans le coeur des toulousains, un dieu du stade. Edmée Citroën « Mes 1 000 matchs au stade toulousain » s’est écoulé à 10 000 exemplaires. © Bénédicte Poirier Mercredi 18 décembre
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