il COURRIER DE LIMOGES.
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il COURRIER DE LIMOGES.
~ "më Année. — iV !<>*>. PRIX De r » h«n«f«irnl COURRIER (Payable t avant») : î.imoqes, un an, 30 f.; 6 mois, 15 f. Hte-Vicnne,Énan,32;6mois, H» Oc parlements. 40 Le» abonnements commencent lé 1" et li- 16 de chaque mois. On ne retoit les abonnement! hors Limoges que pour sis mois et un an. DE LIMOGES. KWB BASSE- CaOIX-WEBYE, 10, »ez-DB-cnj.uss*M. AU Chemin de Fer de la C" d'Orléans. Départs de Limoges pour Paris et ligne. 1" départ, Omnibus 6 h. 10 m. mat. •ira» _ Omnibus mille 11 30 — 3— — Posle 4 20 m. soir. Le train de 11 h. 30 m. s'arrête a Orléans. sLes bureaux du journal te 90 membre sont réunis à ceux de l'imprimerie, rue Basse-Croix-Neuve, maison ILabastitle. *W Fer de la C1' d'OrléVaae, Arrivées à-Limoges de Parie et Hf/m.; !" armée-. Voile 7 fa. 15 m. mat. *»• — Omnibussniile 3 ai soir. 3n> — Omnibus 8 51 — f.e joornal paraît ton» le* joSrt, le dimanche excepte. Annonces : 30 eeetha. — Hécleme* : 60 centim. — Les lettres et paqeets •*• afl"raarfais seront rcfoses. Les annonce s ne sont reroes * PaxtS qoerhez MM. lit VAS. 3, r. J. J. Rousseau : LirviTK et C». 20, r. dé la Banque. Le Pi-ince Napoléon répond par quelques mots gracieux de de ses collègues des départements du «entre et d'une véritable remerciment au discours -de M. le maire ; puis M. le général armée de fonctionnaires et de notables habitants do pays, s'est Cousin-Montauban prend la parole à son tour pour offrir à approché du nouveau ministre. Le maire lui a ensuite adressé Son Altesse Impériale l'assurance des sentiments dont sont un discours qui a été écouté avec intérêt. Dans cette allocution, animés tous les corps composant la 21e division militaire; l'ho- trop longue pour que nous puissions la rapporter aujourd'hui, norable général prie le Prince Napoléon d'être son interprète l'orateur officiel s est attaché à louer le Prince de l'intérêt auprès de l'Empereur, et de vouloir bien transmettre à Sa qu'il accorde aux questions industrielles, surtout lorsqu'elles Majesté l'expression du dévouaient et de la fidélité de la divi- tendent à résoudre le grand et intéressant problème de l'améLIMOGES. sion. lioration du sort de la classe la plus nombreuse et la pins Son Altesse Impériale entre dans le salon d'honneur, accom- pauvre. pagnée de S. Exc. le ministre de l'agriculture, du commerce et > Le prince a répondu qu'il était heureux de se rendre à Nous continuons la publication des récits de quelques-uns des travaux publics ; de M. le vicomte de La Guéronnière, conseil- l'invitation qui lui avait été adressée afin d'étudier par loi-même des journaux de Paris, des brillantes fêtes qui viennent d'avoir ler d'Elat et président du conseil général de la Haute-Vienne; les progès du département de la Haute-Vienne et des déparlieu a Limoges : de M. de Franqueville, directeur général des chemins de fer ; tements circonvoisins, ainsi que leur participation au grand Limoges, dimanche soir 11 juillet. de M. de Longpérier, membre de 1 Institut ; de M. le comman- mouvement industriel dont la France donne l'exemple au monde Nous avons laissé notre récit au moment même où une foule dant Ferri-Pisani, de M. le baron David, de M. le capitaine Val- entier. Aussitôt après, le cortège qui devait accompagner le immense, massée dans les rues, sur les boulevards, sur les dener, aide-de-camp et officier d'ordonnance de Son Altesse Prince à la préfecture s'est mis en route. > Ce cortège était certainement an des spectacles lesflltis places, et aux abords tht ebemin de fer, attendait l'arrivée du Impériale; de M. Dubois, inspecteur général des cliemnisde fer ; de M. Didion, directeur de la compagnie du chemin de fer pittoresques qu'il nous ait été donné de contempler. Le défifé Prince Napoléon. de cette foule régulièrement disposée, bien ordonnée, parfaiteLa ville entière présente un admirable coup d'oeil. L'hôtel d'Orléans, qui ont accompagné le Prince de Parts à Limoges. Le Prince Napoléon monte à cheval, au son de la musique mi- ment dirigée, o duré plus d'une heure. de la préfecture est décoré «l'une manière splendide ; l'entrée > Une chose singulière à noter, c'est que dans ce cortège principale est ornée de guirlandes et siirar>utée d'un faisceau litaire et des tambours qui battent aux champs, pendant que les de drapeaux tricolores, au sein duquel les armes impériales se troupes présentent les armes. M. le général Cousin-Montauban MM. les bouchers occupaient une place privilégiée. D'où leur détachent sur un fond d'hermine. La façade de l'hôtel est dé- et M. le préfet de la Haute-Vienne se placent l'un à la droite, venait cet honneur? Voici à re sujet ce que raconte la légende, corée de trophées aux initiales de Sa Majesté; à la eorniehe l'autre à la gauche de Son Altesse Impériale,, et le cortège se je dirai ensuite ce que rapporte l'histoire. La voix du peuple raconte donc qu'une fois, Henri IV se trouvant à court d'argent, sont suspendues des guirlandes de feuillage, att-di ssus des- met en marche dans l'ordre suivant : Une avant-garde de lanciers, la musique du régiment, la ce qui lui arrivait souvent, MM. les bouchers de Limoges lui quelles se dressent deux aigles dorées. Les fenêtres et le péristyle sont tendus de draperies rouges a franges d'or. Dcsori- corporation des bouchers, un piquet de gendarmerie, six délé- en prêtèrent, et qu'en reconnaissance le Diable-à-Quatre leur concéda le droit de former une garde d'honneur qui passerait ■aOMMS. et des bannières vertes parsemées d'abeilles complè- gués de la corporation dont nous venons de parler; Le Prince Napoléon. en léte de toutes les autres, lorsqu'un roi ou un prince du'sang tent celle riche décoration. L'intendance, située en face de la M. le général Cousin-Montauban et M. le préfet de la Haute- royal arriverait dans leur ville. préfecture, et le musée, qui s'élève sur la même plaec, ont reçu Vienne, M. le maire de Limoges, des fonctionnaires publics, également une brillante ornementation. » Comme vous le voyez, cette légende montre amassée proLa place Datiphine est entonrée de mâts vénitiens à l'extré- des officiers supérieurs de la garnison, etc. fonde < onnaissance du cœur humain, car, de lent temps; lés Une' voiture où ont pris place M. Rôtfher, ministre de l'Agri- «*>.|t>qiii<Ué. fart recrnimnunnts, trop reconnaissants, earej> mité desquels flottent des banderoles ; ces mâts sont garnis d'écussons portant les devises suivantes : Honneur et Patrie, et culture, du commerce et des travaux public*; M. le vicomte leurs créanciers. Mais l'histoire, cette vieille pédante, fllcia prétendue générosité de MM. les bouchers de Limoges, et souces moLs : Kii'e l'Empereur ! vive ï Impératrice! vive le Prince de La Guéronnière, conseiller d'Etat ; M. de Saint-Paul, déImpérial! A l'étage supérieur de l'une des maisons qui bor- puté de la Haute-Vienne; M. Julien, directeur du commerce; tient que le droit qu'ils s'arrogent d'occuper une place d'botmeur dent la place, on remarque un buste de l'Empereur entouré de M. Franqueville, directeur, et M. Dubois, inspecteur général dans les cortèges princiers est une pure usurpation. s Mais, à propos de bouchers, permettez-moi «me petite difleurs et de feuillages. Le quartier général de la 21e division des chemins de fer. Un détachement de gendarmerie, un escadron de lanciers. gression : le commerce de la boucherie a été libre de tout militaire a pour décoration principale deux trophées d'un desline multitude innombrable se presse autour du cortège, en temps à Limoges, et c'est la ville de France où l'en a mangé, en sin original et gracieux; l'entrée est précédée d'un portique faisant retentir, à chaque instant, les cris de : Vive l'Empe- tout temps, et même où l'on mange aujourd'hui, au ce temps destiné à une illumination brillante. La gare du chemin de fer, dont les abords sont pavoisés, est décorée à l'intérieur de 're- reur ! Vive le Prince Napoléon! Le cortège suit, pour se rendre de crise des ruminants, la viaude a meilleur marché. Les bou,à la préfecture, l'itinéraire suivant : 1 avenue de la Gare, la chers occupent en ce pays-ci une rue spéciale; cette espèce dp pliées sur tous les pilastres. Le salon d'honneur est tendu en velours rouge rehaussé d'or; le parquet est couvert d'une ri- place Tourny, le boulevard de la Pyramide, le boulevard Mont- longue ruelle offre un spectacle lamentable : ce ne son* que mailler, la place Dauphinc, le boulevard de la Poste-aux-Che- membres pantelants, que yeux caves qui vous regardent, que che moquette; les tentures sont parsemées de cartouches sur le fond desquelles brillent les armes impériales. Au milieu du vaux, la place d'Aisne, la rue des Arènes, la place de la Mothe, tripes suspendues en guirlandes; c'est à vous faire devenir , salon on a placé, sur un piédestal recouvert de velours rouge, le la rue Pennevayre, la place Saint-Michel et la place de la Pré- pythagoricien. > La foule qui assistait au passage du Prince était ieunease^ buste du Prince Napoléon entouré de fleurs. Des dispositions fecture. A cinq heures, le Prince a reçu les autorités, les fonction- elle se composait de plus de cinquante mille âmes; eUeaté* ont été prises par M. Guillemin, chef de gare, pour que le train moigné, par de vives acclamations, des espérances qu'elle fonda qui amènera Son Altesse Impériale puisse s'arrêter, après avoir naires publics et les corps constitués. Dans la soirée, un bal a eu lieu à l'hôtel de la préfecture. sur le président de l'Exposition, le partisan dévoué du MestV changé de voie, juste en face du salon d'honneur. (Jl bataillon du 28e d'infanterie forme la haie sur le boule- Le Prince Napoléon a dansé la première contredanse avec M"* élre des masses. s Le Prince est logé à la préfecture, dont les appartements vard de la Pyramide; un fort détachement de gendarmerie et la comtesse de Coellogon, ayant pour vis-à-vis S. Exc. le ministre de l'agriculture, du commerce et des travaux publics, ont été disposés d'une manière charmante pour le recevoir. La un escadron du 5* lanciers ont pris position sur l'avenue de la 1 >e Carc. La compagnie? des pompiers, un demi-balaillon du 28e dansant avec M"" .Cousin-Montauban. M" de Coëtlogon et M. préfecture était l'ancienne intendance, et le Prince Napoléon e le préfet de la Haute-Vienne ont fait à leurs nombreux invités occupe en ce moment les appartements de Turqot ! » < t la musique du 5 lanciers, sont rangés dans la cour de l'cmPour extrait : È. PAUCBST. l.arcadère, ainsi (pie trente-quatre délégués de la corporation les honneurs de leurs salons avec une amabilité parfaite. A la nuit, les édifices publics et les maisons particulières ont des bouchers de Limoges. Voici maintenant, sur la partie industrielle de l'Exposition, Cette corporation a obtenu du roi Henri IV plusieurs privi- été illuminés; la foule s est répandue dans les rues et sur les l'extrait d'une lettre d'un autre correspondant : . boulevards pour admirer ce spectacle. Ainsi s'est terminée, lèges, respectés depuis ce régne, et dont un des plus importants consiste à escorter le souverain ou les princes de la dy- sans accident et dans le plus grand ordre, celle journée, qui • Limoges, qui a été de temps immémorial une ville de trannastie régnante. MM. les bouchers, qui sont à cheval, portent le a fait éclater les véritables sentiments des populations de la sit et d'entrepôt, défend avec opiniâtreté cette situation. MalIricoraa avec la cocarde nationale, la cravate blanche, l'habit France centrale pour le souverain et la famille impériale, regré la grande facilité que le commerce trouvé maintenant à et le gilet noirs, le pantalon blanc, et ù la manche de l'habit présentée en ce moment à Limoges par un de ses membres les tlus augustes. L'enthousiasme a été général, et l'accord avec s'approvisionner directement aux foyers de production, Limoun h lassa ni tricolore à franges d'or. equel il s'est manifesté .a donné une profonde signification à ges conserve une clientèle importante, et fournit encore une Dans le salon d'honneur arrivent successivement M. de grande quantité de produite manufacturés au loin, doua «n ^ y (Patrie.) Coellogon, préfet de la Haute-Vienne, M. Noualhier, maire de cette solennité. rayonnement de 60 à 80 kilomètres. Mais, avec cette intelliLimoges, M. le général Cotisin-Montauban, commandant la 21e gence prompte et cette aptitude spéciale qui distiagaent sa division militaire, M. le général Tallandier, M. Le Play, conpopulation, elle a su se créer de nouvelles branches d'indusseiller d'Etat, M. Sallandrouze de Lamornaix, M. le baron de « Limoges,île 11 juillet. trie ; il en est deux surtout dans lesquelles elle conserve une Veauce, députés, M. Tixier-Lachassagne, premier président > La ville de Limoges donne en re moment un salutaire supériorité incontestable : ce sont la fabrication des droguets, le la cour impériale de Limoges, M. de Menique, préfet de la exemple aux villes départementales. L'exposition des produits étoffes communes mélangées de laine et de coton, qui, par. Gironde, un grand nombre de fonctionnaires publics, des maque son industrie confectionne offre un spectacle plein d'in- leur bon marché et leur bon porter, sont d'un usage très prégistrats, des officiers de la garnison, etc. Des places ont été térêt. Cette exhibition démontre d'une manière manifeste que cieux pour tes classes laborieuses, et la fabrication des porceréservées aux médaillés de Sainte-Hélène. lorsque des hommes intelligents, doués, de persévérance et laines de table, qui, pour la blancheur de la pâte et ht beauté A quatre heures et dix minutes on signale le convoi qui munis d'une instruction suffisante, voudront s'appliquer à de l'émail, l'emportent sur toutes les autres productions simibientôt entre dans la gare au bruit des salves de l'artillerie. laires. Aujourd'hui, les porcelaines de Limoges tiennent te Le Prince Napoléon, en uniforme de général de division, et mettre en œuvre les produits dont use localité dispose, l'œuvre d'émancipation industrielle, de décentralisation artistique' premier-rang sur tous les marchés de l'Europe : en Allemaportant le grand cordon de la Légion-d Honneur, descend de sera réalisée. gne, en Italie, en Espagne, et dans le nord aussi bien que dans wagon aux cris de : Vive l'Empereur ! vive Son Altesse impélé midi du.Nouveau-Monde. » Il ne m'appartient pas de vous faire pénétrer dans l'enriale! Le Prince est reçu par M. Noualhier, maire de Limoges, > Le département de la Haute-Vienne, qui, jusqu'à ce jour, qui adresse à Son Altesse Impériale quelques paroles de rem'er- ceinte du palais de l'Exposition limousine ; d'autres, plus sa-, 1 ne s'était point signalé par un goût bien dominant pour les ciment pour avoir bien voulu venir visiter une Exposition à la- vants que moi, vous y introduiront. Mais, avant de commencer beaux-arts, a tenu à honneur de prendre part à ce grand quelle une foule d'Industriels, d'artistes el'de cultiva leurs se sont je récit de la réception qui a été faite au. Prince Napoléon, mouvement, qui pousse toutes les industries au progrès; il a empressés d'envoyer leurs productions les plus remarquables, j'ai voulu rendre hommage à l'esprit d'initiative de cette cité. fait appel aux donne départements .circonvoisins ont ferment dans l'espérance qu'elles seraient appréciées par un Prince Il faut encore, avant de commencer ce récit, que j'explique la qualification de patois que j'ai donné au hangar qui renferme son périmètre d'action industrielle. L'Allier, lu Charente,' la ami des sciences et des. arts. M. le maire rappelle les nombreux bienfaits dont l'Empereur les objets exposés; mais ce hangar est décoré au-dehors avec Charente-Inférieure, InGfcer, 1k Orrèza, te Creuse, le» Bt^ra doté nos départements, et déclare que la ville de Limoges tant dégoût, au-dedans avec tant de, luxe, avec une telle pro- Sèvros, la Dordogoe, te Gironde, l'Indre, le rn^tlo-Dnnte et est heureuse et fière de posséder dans ses murs un Prince de fusion d étoffes de toutes sortes, qu'on en a fait nu vrai palais ; la Vienne ont répondu à cet appel, et, quoiqa* pour ain#dlr« improvisée, cette R«p©shloa. présente «m caraet^è eW vertté la famille impériale. L'honorable magistrat termine cette allo- c'est même mieux : c'est le temple de l'industrie à bon marché. > Le Prince est arrivé à la gare du chemin de fer vers quatre exceptionnelle, pursquMle s» compose de produit* pS0 s% , cution par le cri de : Vive l'Empereur ! qui est répété par heures un quart; une salve d'artillerie a annoncé qu'il mettait quels en n'aura» pas «a In tempo de préparer, a foras1 da*«ttw toute l'assistance. pied à terre. En cet instant, M. le préfet, escorté de quatorze penses, une supériorité factice et mensongère, ivai'nWp^ùV If DO I □r Î ■ ta tt M fr. fr. et .à CM il Le 20 Méecnihre, l>wrri«f île Limoges. «» teW»»-.^"*^ '•'••*» " ■ véritable preuve de là perfection et «in mérite ; car, selon nous, à mérite égal de fabrication et de production, la question du prix de revient est toujours la question dominante. » (^grandi concours d hommes, de choses et de produits a toujours un JsxmlugB: celui d'exciter l'émulation, de faire sortir les villesàM te* campagnes de leur torpeur et de leur léthargie; d^Mârgir J* cercle de leurs idées, de leur donner le goût du bntkWtsç^jm là consommation utile èt hygiénique. Chacun failli erttûft, '.abdique la routine séculaire, fait un pas fers 4e/fjmiy^<t se met a l'unisson dn progrès général. » Eh bien-lx'est ce qui nous a frappé en arrivant dans cette vieille cité; partout nous avons vu des constructions nouvelles et élégantes; la révolution de 4830, en inaugurant l'avenue et le Champ-de-Juillet, avait commencé de nouveaux quartiers ; l'ouverture du chemin de fer, les grands et vastes bâtiments de la gare, ont achevé de donner la vie et l'activité à cette partie de la ville. > Le palais de l'Exposition est construit dans un magnifique emplacement, tout auprès du débarcadère, sur l'esplanade du Champ-de-Juillet. L'architecte de la ville, M. Regnault, a fait un tour de force en élevant aussi rapidement et avec aussi peu de frais des constructions parfaitement appropriées à leur destination, offrant de vastes surfaces intérieures (132 mètres de longueur sur 12 de largeur), et présentant un aspect monumental très saisissant et très pittoresque. Cet édifice, qui rappelle le palais moyen âge du roi de Hollande, à La Haye, est . un composé de galeries gothiques percées de fenêtres ogivales, . armé à l'extérieur de tours et pavillons crénelés. . • Toutes les populations rurales des communes environnantes accourent en foule; elles profilent du dimanche pour inonder les salles de l'Exposition. Les Ilots pressés de visiteurs ne nous permettent que de jeter un coupd'œil bien hàtif sur les produits de diverses natures. » Nous nous garderons bien de toucher aux spécialités que notre ami et collaborateur Jacques Valserres traite avec une connaissance si approfondie et une verve si originale ; nous nous bornerons à dire que nous avons élé émerveillé des progrès de la fabrication des porcelaines de Limoges, des produits supérieurs des manufactures d'Aubusson, et de la magnifique collection d'émaux anciens, cette spécialité artistique qu'ont.illustrée les émailleurs des quinzième et seizième siècles, qui avaient perfectionné les produits de leurs devanciers des treizième et quatorzième siècles, lesquels tenaient eux-mêmes le secret des réfugiés de Byzance expulsés par la victoire de Mahomet II. ■ La réunion des tableaux et statues fait aussi une très bonne figure, et ne peut qu'exercer une heureuse influence sur le .goût des décorateurs. (Presse.) » Eug. CHATARD. » Nous ne pouvons passer sous silence les machines à battre de M. Passedoit, de Saumur, représeuté ici par M. Tritschler. Ces instruments, déjà très répandus dans notre déparlement, nous ont laissé de trop bons résultats pour n'en pas parler. Deux exemplaires seulement figurent à notre Exposition ; les expériences que l'on a faites, ont confirmé du reste ce que nous connaissions déjà. Cinq grosses gerbes furent passées en quatre minutes et parfaitement battues, tout en ne brisant pas la paille. . M. Tritschler vient de nous communiquer plusieurs lettres .de félicitations adressées à M. Passedoit, de Saumur. Nous en reproduisons une seulement, attendu qu'elle est écrite par une personne qui nous est connue : Tours, If 29 juin 1858. ' > > > > < J'ai été fort satisfait, Tannée dernière, de la batteuse achetée.chez vous par mon voisin, M. de la Ribière; le grain était bien nu, la paille peu écrasée, et j'ai toujours obtenu un décalitre en 30 secondes, en attelant quatre boeufs sur la machine. > Recevez, etc. > Signé Maréchal BARAGUAY-D'HILLIERS. > * La machine de M. de la Ribière dont il est question plus haut , a obtenu, en septembre 4857, le premier prix de 150 fr. au concours de Guéret, et la première médaille d'or au concours de Bourganeuf, même époque. DÉPÊCHES rElEGRArilIQtJISS PRIVÉES. Madrid, M juillet. — Le traité entre l'Espagne et l'Angleterre est signé. On apprend du Mexique que le paiement des impôts dont on venait de grever les étrangers est officiellement suspendu pour trois mois. Malle, 42 juillet. — La dépêche suivante d'Alexandrie (Egypte) est en date du 7 juillet. Une révolte a eu lieu à Djeddah (mer Rouge); le consul de France, sa femme et plusieurs domestiques ont été massacrés à coups de sabres et de massues. La fille du consul et M. Emeral le chancelier, ainsi que deux domestiques, ont miraculeusement échappé uu-«assaei^>l^c^t1im hier soir au consulat général de France. Le consul anglais a été coupé en morceaux, ainsi que ses domestiques. Les assassins étaient 5,000; 23 chrétiens ont pu se sauver; les autres ont été tués. Londres, 43 juillet. — Dans la chambre des communes, M. Bull a attaqué les mesures présentées pour la suppression du commerce des esclaves ; il en voudrait l'abandon. Celte opinion est appuyée par MM. M. Gibson et Roebuck. M. Roebuck accuse la France et l'Amérique d'avoir neutralisé les mesures adoptées par le gouvernement anglais contre la traite. MM. Cardwell, Fitzgerald et Pakington soutiennent les mesures proposées, réitérant l'assurance que le droit de visite est abandonné. M. Disraeli, répondant à une interpellation de M. Brady, déclare que le gouvernement n'est pas dans l'intention d'appuyer le projet proposé par M. Glover pour rétablissement d'un télégraphe américain, via France et Portugal. Marseille, 43 juillet. — La malle de Calcutta vient d'arriver. . Des lettres particulières apprennent l'incendie des casernes anglaises dAllahabad; lord Canning se trouvait dans cette ville ; le nombre des casernes brûlées est de cinq ; les troupes ont pu se sauver. Luckoow était toujours cerné par les rebelles. D'après les nouvelles de Djeddab, le vice-consul anglais aurait été tué le premier, son corps aurait été coupé en morceaux et le pavillon britannique abattu. Uae famille grecque, qui se trouvait sous la protection anglaise, a élé massacrée tout entière. Le consul de France et sa femme ont élé tués. Les archives des consulats français et anglais ont élé détruites. Le bâtiment le Cyclone a recueilli le chancelier du consulat de France ainsi que la fille du consul et vingt antres chrétiens. C'est l'époque, de la fête de la Mecque, et la nouvelle de ces massacres a causé une fermentation menaçante sur le littoral de la mer Rouge. Trieste, 43 juillet. — Les nouvelles d'Alexandrie, en date du 6 juillet, disent qu'il régnait à Suez une grande agitation contre les Européens, et qu'on avait dû y envoyer des troupes afin de prévenir un mouvement. Le vice-roi se proposait d'emprunter 2 millions sterling en Europe. Mille Anglais et 900 Français- étaient nouvellement arrivés à Hong-Kong. Londres, 43 juillet. — Le Marning-Hérald et le Morning-Post commentent le voyage de la reine à Cherbourg, y trouvent la preuve de la bonne harmonie et une garantie de là concorde. On pense qu'il sera fait encore un essai de submersion du câble atlantique. (Havas.j iYouvclles Politiques et Diverses. Paris, 43 juillet. — On pense que la dixième conférence aura lieu jeudi prochain. — Un grand nombre de matelots, portant la médaille de Crimée, ont traversé Paris aujourd'hui, se rendant de Toulon à Cherbourg par le chemin de fer. — Les troupes qui n'ont cessé d'affluer, pendant ces derniers jours, vers le camp de Chàlons-sur-Marne, venant de tous les points et de toutes les garnisons de la France, y sont maintenant en grande partie arrivées. Le camp offre en ce moment le tableau militaire le plus animé. Les tentes se dressent, les rues se forment sous la direction des généraux et de leurs chefs d'état-major, et déjà les longues perspectives qu'offrent ces rues improvisées sont telles, que du centre il est impossible, bien que la plaine soit bien unie, d'en apercasoir les extrémités. Le 45 juillet avait été approximativement indiqué comme étant l'époque probable de l'ouverture du camp. Suivant les nouvelles les plus récemment venues de Chàlons, cette date, si elle est dépassée, le sera de fort peu de jours. Il y aura ce jour-là, au camp, une fêle militaire à laquelle tous les régiments se préparent, et qui sera, dit-on, des plus brillantes. La presse anglaisso s'émeut vivement de l'affreux massacre — On écrit de Plombières, au Journal de la Meurthe : de Djedda et appelle sur les assassins une prompte vengeance. f L'Empereur vient encore de donner une nouvelle preuve Voici les commentaires du Tintes sur cet horrible événede sa bienveillante sollicitude pour Plombières, en faisant don ment : de 4 50,000 fr. à la société des Thermes. Celle somme considét Un acte ignoble, un outrage inouï vient d'être accompli ! rable sera affectée aux travaux des fouilles ayant pour but le Le 5 juin, les habitants musulmans de Djeddah, le port de la captage des eaux thermales. Mecque, se sont soulevés et ont massacré les chrétiens ; les » Sa Majesté prend plaisir à visiter les ateliers de nos ouvriers consuls anglais et français, ainsi qu'un grand nombre d'Euro- en fer poli, dont plusieurs, soit dit en passant, sont de véritables péens, ont péri, et s'il y avait eu alors à Djeddah des chrétiens artistes. C'est M. Deschaseaux qui, l'un des premiers, a eu d'Orient, ils auraient probablement partagé le sort de ces vic- l'honneur de recevoir la visite de Sa Majesté. Après avoir admiré times. Le Cyclope a sauvé une trentaine de personnes. Telles la magnifique collection de cannes de .M. Deschaseaux, l'Emsont les nouvelles que nous apporte le télégraphe, et qui au- pereur a fait plusieurs acquisitions importantes, dont une craront évidemment d'immenses conséquences. Nous ne sommes vache pour l'Impératrice et un fouet pour le Prince Impérial. pas surpris de ce fait; quiconque a examiné dans ces derniers La poignée de la cravache est parsemée d'abeilles en émail et temps l'état de l'Orient, a pu se convaincre de l'esprit qui terminée par une couronne impériale au sommet de laquelle anime les populations et qui explique suffisamment de pareil- scintille un beau diamant; la pomme du fouet est entourée les levées de boucliers. Les affaires de Bosnie, du Monténégro, d'une corbeille de violettes surmontée d'un œuf entrouvert et de Candie, sont des preuves de l'esprit inquiet qui anime les donnant passage à un aiglon. En somme, ces deux objets sont chrétiens et les mahométans dans leurs relations; et l'attentat d'une richesse, d'un travail et d'un fini admirables; ils témoicontre M. de Fonblanque, à Belgrade, n'esl sans doute qu'un gnent du bon goût, du talent et de l'intelligence de M. Desépisode de ce grand drame, tout comme ce nouvel outrage ac- chaseaux, et lui ont justement mérité les compliments les plus compli à l'autre extrémité de l'empire turc. flatteurs de la part de Sa Majesté. > > L'Arabie, où le fanatisme domine, était naturellement la — Le Messager de l'Allier rend ainsi compte d'un accident contrée où l'on devait s'attendre à pareille explosion. Nous ignorons quelle était la situation des côtes au temps jadis. qui vient d'avoir lieu sur le chemin de fer entre Clermont et Sous l'administration de Mehemet-Ali, l'Arabe a été en quelque le Gendre. Le convoi de voyageurs, parti de Moulins le 10 à sorte maintenu par l'Albanais. Depuis que la Porte a été réins- 11 heures 12 minutes, s'est heurté à 2 kilomètres avant le tallée dans sa souveraineté,'la vigilance de l'administration Gendre, contre un convoi de wagons de sable qui stationnait s'est ralentie, et il n'y aurait rien d'impossible à ce que les sur la voie unique. Les courbes sont si multipliées en cet enmalfaiteurs actuels échapassent au châtiment qu'ils méritent, droit que le mécanicien n'a aperçu les wagons de sable qu'à à moins que les vaisseaux anglais dans ces parages n'agissent 30 mètres seulement. A pareille dislance, tous ses efforts pour avec énergie. Nous avons toutefois l'espoir que notre gouver- arrêter sa marche devaient être insignifiants. La commotion nement saura agir avec vigueur et promptitude pour obtenir fut impossible à décrire. Deux wagons ont été brisés, et, selon l'expression de notre correspondant, dévorés par la locomotive vengeance de cet outrage. Ce point est d'nne haute importance; les relations entre comme par une béte féroce, et, réduits, fers et bois, à l'état Djeddah et l'Europe tendent à l'accroître; il faut, de tome né- d'allumettes, llàlons-nous de dire que si les contusions ont été cessité que justice soit faite et qu'il puisse dorénavant y avoir nombreuses, nous n'avons à regretter la mort de personne. sécurité pour les malheureux chrétiens résidant dans ces loca- Notre correspondant se trouve parmi les contusionnés, puisselités. Si les autorités locales sont impuissantes à punir le cri- l-il être bientôt remis de ses blessures; le chef du train a eu me, c'est à la Porte qu'il appartient de leur donner plus de le nez broyé; plusieurs femmes ont eu des plaies assez graves pouvoir ou de confier cette tâche à un gouvernement euro- à la téte. Les employés de l'administration à Clermont se sont immédiatement transportés sur les lieux. M. le procureur impéen. » Nous savons qu'il ne faut pas une grande prévoyance pour périal a aussitôt commencé une enquête. Nous attendrons de annoncer que pendant longtemps encore les hommes d Etat nouveaux renseignements avant de signaler la cause de cet auront fort à faire à propos des relations entre les deux gran- accident qui, par un hasard providentiel, n'a pas eu les terrides races qui habitent l'Europe et l'Asie. Le jour n'est pas loin bles conséquences que l'on devait redouter. — Desrosiers. ( Extraits de diverse* correspondances.) t.u ATHAS. peut-être où l'habitant de 1 Asie sera contraint d'admettre la supériorité des Européens; mais ce jour doit être accéléré, et l'apparition d'une escadre anglaise avec, quelques vaisseaux français serait, à notre avis, du plus haut intérêt en ce moment. » Le Morning-Post fait les réflexions suivantes au sujet du même événement : « La dépêche qui vient d'arriver doit appeler loute l'attention des membres du gouvernement. Le fanatisme des tribus mahométanesqui habitent l'Arabie, les bords de la mer Rouge et du golfe Persique, n'est que le reflel de celui qui, en avril et en mai de l'année dernière, surexcita les populations de Delhi, Luoknow et d'autres parties de notre empire des Indes. Dans les pays orientaux, les nouvelles religieuses voyagent sur l'aile du vent. Il n'est pas étonnant que depuis des mois, ait fermenté parmi ces populations fanatiques une haine mortelle contre les chrétiens et le christianisme. » Le pays qui vient d'être ce théâtre des derniers massacres, est plutôt sous la domination du pacha d'Egypte que sous celle de la Porte, et il serait du devoir des cabinets de France et d'Angleterre de s'adresser à la Porte et au pacha, dans des affaires d'une si grave importance. Toute naiion chrétienne jugera qu'un tel massacre exige uo châtiment signalé. Ces crimes sont d'autant plus injustifiables que Djeddah est surtout soutenu par le commerce anglais aveories Indes et l'Egypte. Il y a toujours dans cette ville une multitude immence de pèlerins de la côte et des régions opposée* d'Afrique qui passent à Suakin pour arriver au siège du fameux pèlerinage mahométan. > Le commerce de Djeddah est considérable. 11 y a vingt ans, les importations s'élevaient à 461,600 liv. Depuis dix ans, elles ont énormément augmenté. Plus de la moitié des importations viennent des Indes et de la Chine, un tiers de Suez. Les importations sont surtout des articles et du riz des Indes, des épices de Malacca et du blé, du beurre et du tabac d'Egypte. Les exportations sont principalement du café, des dattes de l'intérieur et du corail. Les droits qui, conformément à notre traité avec la Porte, ne doivent être que de 5 p. °/0, ont été élevés, sous divers prétextes, à 40 p. °/0. Ils donnent environ 500,000 dollars. De nombreuses extorsions, sous forme de présents, ont été pratiqués sur nos marchands, et généralement parlant, les chrétiens de l'Eglise latine ou grecque ont été soumis à l'insolence, au mauvais traitement ou à l'oppression arabe. > En demandant réparation du massacre des chrétiens et de l'insulte à notre pavillon, le secrétaire d'Etat des affaires étrangères fera bien d'insister en même temps, pour les réparations de griefs secondaires. » CHKONIQLR LOCALE. l l l>4:it %l>IIIi: K■ 4RC'TRIQIU K. Paris, ir 14 juillet l«:>8. Le Ministre de l'intérieur a MM. les Préfets. Moniteur du 14 juillet : Le Moniteur contient une décision impériale concernant l'abolition de la course, et un décret relatif aux traitements des professeurs et censeurs des lycées. Troisième Journée du Prince Napoléon à Limoges. A dix heures, le Prince a passé en revue les troupes de la garnison. La compagnie des pompiers et le 28'' régiment d'infanterie avaient pris position sur l'avenue de Juillet; la gendarmerie à cheval, le 5e de lanciers et une demi-batterie du 17e d'artillerie étaient rangés sur le Champ-de-Juillet. Son Altesse impériale, accompagnée de M. le général de Montauban, commandant la 21e division militaire, de M. le préfet de la Hante-Vienne, a passé devant le front des troupes, puis est allée se placer, pour le défilé, au point d'intersection de l'avenue de Juillet et de celle du Crucifix. Le défilé a en lieu dans l'ordre suivant : la compagnie Le 20 Décembre, Courrier de Limoges. des pompiers, le 28e de ligne, la gendarmerie à cheval, Au nom de la ville tout entière, au nom des manufactu|t> 5* <le lanciers et l'artillerie. Les troupes, en passant deriers et de leurs ouvriers, des agriculteurs, des artistes réunis vant Son Altesse Impériale, ont poussé les pins vives ac- par la solennité à laquelle nous venons d'assister. « lainntions. • Je propose de porter un toast à l'hôte illustre dont la préA l'aller comme au retour, le Prince a trouvé sur son sence honore ces fêtes. passage un grand concours de population, et partout il a Au Prince qui, après avoir partagé les fatigues, les danreçu les marques de la plus respectueuse sympathie. gers et la gloire de nos soldats pendant la guerre, est venu, profilant des loisirs de la paix, présider aux pacifiques luttes Nous avons reproduit hier l'admirable discours de Son de l'industrie. Altesse Impériale à la distribution des récompenses ; ce A Son Altesse Impériale le Prince Napoléon ! discours, qui va retentir dans toute l'Europe, produira 7 juill. —Installation et serment de M. Larombière, préside chambre, comme chevalier de la Légion-aHonneur. Id. — Hébras C. Lougelot. — Question d'état. — Appel d'un jugement du Tribunal de Limoges. — Plaidoiries. — Conclusions de M. de Vaulx, avocat général. — Arrêt qui confirme, avec amende et dépens. Bulletin financier de la Depuis huit jours, la Bourse a éprouvé des intermittences brusques et à peu près égales de reprise et de réaction. Quoisur l'opinion publique l'impression profonde qu'il a faite La nuit était venue, tous les invités au banquet ont que la baisse ait prévalu, ses progrès n'ont pas pris une grande sur l'immense auditoire groupé autour de l'estrade, du fait cortège au Prince, et se sont rendus au palais épisco- extension. Les bonnes dispositions du comptant étant un signe h,.ut de laquelle le Prince a prononcé ces mémorables pal, où des places leur avaient été réservées pour assister certain de l'empressement des petits capitaux à profiter des p.i rôles. au feu d'artifice. Le spectacle le plus grandiose s'est alors avantages que les cours leur offraient, les spéculateurs à la Il était impossible, en effet, de traiter avec plus de offert aux regards émerveillés de l'assistance; cette partie hausse se sont montrés résolus jusqu'à l'approche de la liquicalme, de haute raison, un sentiment, moral plus du programme des fêtes n'a pas élé la moins intéressan- dation mensuelle dont l'influence a modéré leur ardeur. Déjà les vendeurs s'étaient empressés, pour sauvegarder leurs poéclairé, les grandes questions qui se rattachent à ces im- te, et nous croyons même être l'organe des appréciations sitions menacées, de couvrir leurs ventes de primes par des portantes solennités du travail et de l'intelligence dont de tous, en disant que le succès du feu d'artifice a dépassé achats de ferme, qui venaient accélérer la progression des l'Imposition universelle a donne l'exemple en France. Le tout ce que l'on en attendait. A plusieurs reprises, Son cours. Rejetant tout à coup sur la place ces achats de garantie, ils ont repris l'offensive avec tant de vigueur que leurs Prince a présenté des considérations aussi neuves que jus- Altesse Impériale a daigné témoigner sa satisfaction. adversaires déconcertés n'ont plus opposé qa'ane molle résistes sur le rôle de l'Etat à l'égard de l'industrie ; il s'est Ainsi s'est terminée cette série de fêtes si admirable- tance. élevé avec une grande force contre cette centralisation ment organisées par l'administration municipale, et qui Les chemins de fer sur lesquels ont surtout porté les esexagérée qui rapporte tout à l'Etat, qui absorbe tout en laissera un long souvenir chez tous ceux qui ont pu en comptes, sont : l'Orléans, le Nord et le Béziers. Cette dernière valeur se raffermit de jour en jour. Les actions ont remonté lui, qui anéanti l'esprit local, l'initiative individuelle. jouir. de près de 30 fr., et se tiennent de 160 à 166. Quant à ses obliCelle thèse d'un ordre si supérieur ne pouvait avoir plus Monseigneur de Limoges, avec l'aménité qui le ca- gations, remboursables à 350 fr., elles sont demandées à 149, d'à propos qu'au sein de cette Exposition qui témoiguait ractérise , a voulu compléter la large hospitalité qu'il et considérées comme placement avantageux. d'efforts énergiques, consciencieux et victorieux pour avait accordé aux invités du diner de la ville, en leur Les actions des antres compagnies sont à peu près cotées réagir contre ces dangereuses tendances et mettre en re-« ouvrant ses salons, où de nombreux rafraîchissements aux mêmes prix qu'il y a huit jours. Les obligations sont généralement en hausse. Sur le marché on recherche, aax environs ïief les ressources, l'activité et le génie de nos belles pro- ont été offerts. Sa Grandeur s'est entretenue longuement du pair, le Rivoli dont l'assemblée générale vient d'avoir lien. \inces. avec Son Altesse Impériale, et enfin le Prince a donné le Cette valeur a donné pour le dernier exercice un revenu de Mais la partie la plus remarquable de ce discours a été signal du départ. 6 1/3 p. %, proportion remarquable pour un placement immobilier de premier ordre. Le comptoir Bonnard est recherché à celle où le Prince s'est élevé avec une noble énergie conEn terminant le compte-rendu de ces trois journées fr.; on annonce le paiement de 5 fr. par action à partir du tre les prétentions de ce matérialisme dominateur qui, dont la date marquera dans les annales de Limoges, et 70 26 août. lier de ses conquêtes, voudrait tout asservir à sa puis- dont nous n'avons pu donner qu'une esquisse bien pâle et L'assemblée générale ordinaire et extraordinaire des actionsance. bien incomplète, nous, croyons devoir, au nom de la po- naires de la ligne d'Italie a eu lieu à Genève le 28 juin dernier. Comme l'a si bien dit l'éloquent orateur, « l'industrie, pulation tout entière, remercier l'autorité des sages me- Il a élé adopte les résolutions suivantes : 4° Le rapport et les en substituant la machine aux bras de l'homme, ne lui a sures qu'elle avait prise pour prévenir tout désordre, me- comptes présentés au nom du conseil d'administration, pour l'exercice commençant au 31 mai if858, sont approuvés; permis de relever le front courbe par nn pénible labeur sures qui ont obtenu le succès le plus complet. 2° l'assemblée ratifie les conventions ayant pour objet de relier que pour le porter plus et haut et plus loin. » la ligne d'Italie aux chemins de fer piémontais et lombards, A. nn CHALAHD. De telles pensées auront un immense retentissement, d'une part, et, de l'autre, au chemin de Lyon à Genève, par le sud du lac; en conséquence, elle adopte et ratifie les concesparce qu'elles renferment un grand enseignement. Me l'évéque de Limoges, à l'entrée de Son Altesse Impé- sions obtenues du gouvernement sarde, sous les dates des 29 noLe Prince a choisi celle circonstance pour indiquer le vembre 1856 et 3 décembre 1857, ainsi que le cahier des charprogramme qu'il s'est tracé à l'occasion des importantes riale à la cathédrale, lui a adressé la parole en ces termes : ges y annexé ; 3° après avoir pris connaissance des modifica< Monseigneur, jonctions auxquelles Sa Majesté vient de l'appeler, comme tions apportées aux statuts, l'assemblée adopte les dites un témoignage de la haute confiance qu'elle a dans ses > J'ai eu l'honneur de vous présenter hier mes hommages modifications et décidé que les statuts, qui ont été homologués le consei I d'Etat du Valais, seront désormais la loi de la Société; lumières et dans son patriotisme éclairé. et ceux de mon clergé ; je ne puis que les réitérer aujourd'hui par 1° l'assemblée approuve le traité passé entre le gouvernement Ce programme tout national trouvera dans le pays une et vous assurer, en vous recevant au seuil de cette cathédrale, du Valais, le 24 mai 1857, ayant pour objet de substituer des approbation unanime. Le représentant de l'Empire, s'é- que nous allons unanimement prier pour l'Empereur. — Prier subventions en terrains et en bois a la prise d'actions a laquelle levant au-dessus des luttes de partis, a largement carac- pour l'Empereur, c'est prier pour la France. > il s'était engagé ; 5° tous pouvoirs sont donnés au conseil d'administration à l'effet de continuer les négociations avec le térisé le but de sa mission en déclarant qu'il était chargé Le Prince a répondu : conseil d'Etat de Genève, et de conclure* soit avec l'Etat de de compléter l'œuvre commencée par notre glorieuse ar< Monseigneur : Genève et le gouvernement piémontais, soit même avec le goumée, et que, pour accomplir cette œuvre, il faisait appel vernement français, toutes conventions ayant pour but de réu» Je suis très touché des sentiments que vous m'exprimez, au concours de tous ceux qui reconnaissent la légitimité nir les chemins de fer de la ligne d'Italie 'à celui de Lyon à Genève. du suffrage universel. « Il me sera permis, s'est-il écrié, et je suis heureux de venir joindre mes prières aux vôtres. > 11 a été annoncé que les travaux compris entre Bouveret et de demander aux hommes non d'où ils viennent, mais Martigny étaient fort avancés, et que cette section pourrait où ils vont ; de regarder l'avenir, et non le passé. » être ouverte vers la- fin de l'été. Ces nobles paroles ne sont que l'écho du grand cœur Exposition du Centre de la France Les valeurs industrielles sont généralement délaissées, sauf Limoges. de l'Empereur qui, à un point de vue général, a caraccelles qui offrent des garanties de sécurité toutes particulières, telles que les placements sur obligation ; c'est à ce titre que térisé de la même manière la politique inaugurée par son l'émission des obligations hypothécaires de la cité d'Orléans règne. L'Empire est, en effet, au-dessus des luttes de AVIS IMPORTANT. obtient la faveur du public, qui est admis à effectuer les verpartis; il est comme le résumé de toutes les forces naMM. les Exposants pour lesquels il a été fait des déboursés sements en valeurs côlées à la Bourse. tionales, de tous les sentiments généreux du pays. La pour frais de transports ou droits d'entrée de leurs produits, (Correspondance générale de l'Industrie.) A. DL-PORT. France sera heureuse de retrouver dans les sentiments sont priés d'en solder le montant dans les mains de M. Galatry, d'un Prince aussi éclairé que l'illustre hôte de la ville de agent communal, au palais de l'Exposition, qui leur remettra BESTIAUX. les pièces justificatives. Limoges, des inspirations qui rehaussent encore le rang Le secrétaire général. Marché de Sceaux du M juillet 1858. suprême, en montrant que le pouvoir est moins un priJules BOUILLON. On a remarqué que la plupart des bœufs présentés à la vilège que l'obligation de pacifier les esprits, de satisfaire vente, aux derniers marchés, étaient loin d'avoir acquis tout les intérêts et d'appliquer toutes les idées justes et généA l'occasion de la fête de saint Vincent de Paul, une suite leur engraissement. 11 faut en conclure que l'infériorité de la reuses. d'instructions, spécialement destinées aux hommes, sera pré- récolte en fourrages porte bon nombre de marchands-éleveurs Le discours de Son Altesse Impériale a été écouté avec chée dans la chapelle des Sœurs de la Charité de Saint-Michel, ou de cultivateurs à se défaire de leur bétail ; d'où il suivra une religieuse attention , et fréquemment interrompu par route de Paris, le matin à six heures et demie et le soir à sept que, plus tard, il y aura recrudescence de pénurie parmi les animaux de boucherie, ce qui nous fera chèrement payer la de chaleureux applaudissements. Immédiatement après, heures et demie, les 16,17, 18 et 19 juillet. baisse de ces derniers temps, baisse qui, d'ailleurs, a profité à les récompenses ont été décernées. la boucherie parisienne et non aux consommateurs. La réaction a commencé aujourd'hui ; mais — ce fait confirme ce qaa nous A sept heures du soir, le Prince est arrivé à la salle de Cour impériale de Limogea. — Bulletin de la semaine. venons de dire — c'est notamment sur les premières qualités la Société philharmonique pour assister au banquet qui que la hausse a porté. Affaire! civile!. lui était offert par la ville, et où l'attendaient de nomBœufs. — Amenés, 1,639; vendus, 4,385 ; poids moyen. 344 1" CHAMBRE. — Présidence de M. Tixier-Lachassagnc, trr président. breux invités. Sur une estrade qui dominait la salle se kil.;'4"qualité, 4-28 à 4-32; 2», 1-12 à 4-46; 3f, 90c. à 4-0t. 5 juill. —RoyèreC. Decombredet.—-Partage. — Liquidation. Prix extrêmes, 90 c. à 4-35 le kii. trouvait placée Son Altesse Impériale, ayant autour d'elle — Appel d'un jugement du Tribunal d'Aubusson. — Vaches. — Amenées, 320 ; vendues, 254 ; poids moyen, 2*6 de hauts dignitaires. Le coup d'oeil qu'offrait la salle était Arrêt qui réforme et quidit qu'il y a eu détournement de 300 fr.; que Decombredet ne prendra aucune part kil.; 4" qualité, 4-15 à 4-20; 2«, 95c. à 4-05; 3» 88 a 01a vraiment magnifique, et chacun ne pouvait se lasser dans cette somme ; que c'est à tort que la somme de Prix extrêmes, 80 c. à 4-22. d'admirer le bon goût qui avait présidé à son ornemenVeaux. — Amenés, 534; vendus, 430; poids moyen, 66 kil.; 200 fr. a été supposée détournée. — Main-levée des tation. Le repas s'est passé avec la plus franche coramendes. I" qualité, 4-55 à 4-60; 2«, 4-38 à 4-42; 3», 4-27 à 4-30. dialité ; au dessert, le Prince s'est levé et a porté le Id. Douet C. Vialloux. — Saisie-arrêt. — Appel d'un Prix extrêmes, 4-20 à 4-64. toast suivant : Moutons. —Amenés, 46,530; vendus, 42,409; poids moyen, jugement du Tribunal d'Ussel. — Plaidoiries. — Conclusions de M. l'avocat général. — Arrêt qui con- 22 kiL ; 4" qualité, 4-36 à 4-40;2*, 4-26 à 4-30; 3», 4-48 k 4-M. A l'Empereur ! qui fait notre gloire dans le présent, notre Prix extrêmes, 4-45 à 4-45. . firme. force à nous tous dans l'avenir. Peaux de moutons. — De 4-35 à 2-50. 6 juill. — Arrêt d'adoption de l'épouse Paland. A l'Impératrice! sa gracieuse, sa dévouée, sa courageuse Id. — Labrousse C. Lavergne. — Démolition de construcPOUDRE DE ROGÉ pour préparer soi-même h limonade compagne. tions. — Appel d'un jugement du Tribunal de Guéret. purgative gazeuse au citrate de magnésie de Rogé. Cette limo— Plaidoiries. — Conclusions de M. de Vaulx, avocat Au Prince Impérial ! qui fera le bonheur de la France dans nade est le seul purgatif à base de magnésie oui sait approuvé général. — Arrêt qui confirme, avec dépens. l'avenir. par l'Académie impériale Se Médecine de Paris (séance du. Id. — Mayéras-Veyssières. — Interprétation d'arrêt. — 25 mai 4857). Chaque flacon de Poudre est accompagné d'une Appel d'un jugement du Tribunal de Limoges. — Des vivais partis de tous les points à la fois ont prouvé Plaidoiries. — Conclusions de M. l'avocat général. — instruction. Elle se trouve chez tous les pharmaciens dépaaiau Prince que chacun s'associait aux sentiments qu'il veLa Cour dit et décide que la défense s'appliqae aux taires des Pastilles du docteur Belloc, qui sont r£coma»andées tlg nait d'exprimer chambres situées sur la boulangerie. — Condamne contre les mauvaises digestions. Mayéras aux dépens. : A son tour, M. le maire de la ville de Limoges s'est Id. — Perigaud C. Laborderie— Question de propriété. Le DireeUwr^Çtmmk. CiMHi.i !» « i levé, et, d'une voix très émue, a porté le toast que nous — Appel d'un jugement du Tribunal de Saint-Yrieix. Limoges. — J.-B. CHÂTRA» . Imprimeur de la reproduisons : Prtfeetarr rt ** kt Users*. — Plaidoiries. , riie Basw-Croii-NeuTe, 10.' ~ Le 20 Décembre, Courrier de Limoges. ' «a dro\l, avoué pris le tribunal "ét Mocntdumart, y demeurant place du Uarcké-aux-Cochons. SU* SAISIE 1MMOBILIFRH. L Adjudication aura lieu le jeudi 5 août 1858. à dix heures du matin. I e publie Ml prévenn qu'en vertu d'un precés-vert»! 4e saisie immobilière du minittère de Bonlcsleii. huissier « Rochecboiurl. M date des vingt et vingt-un avril mil bail cent rioquanle-huil ; enregistre» et transcrits au bureau de» hypothèques de Hocuerhouart le sept mai de la même auae>, volume M. numéro 7 : II ea eiétulion d'an jugement rendu en l'audienre des »»i»iet immobiliètei du tri— buual civil de première instance de Rochechouari. en da(e du vingt-quatre juin dernier, H scr». aui requête, poursuite* et diligeneet du sieur Martial Larhaize jeune, propriétaire et marchand, demeurant en la ville 4e Rochechouari. Ayapl pour avoué W Eugène Pouliol. licencié en droit, demeurant à Rocherhouarl. leqeel est constitué et continuera d'occuper pou lai su» la présente poursuite rie saisie immobilière cl se» suites. Procédé, le jeudi cinq aodt mil huit eret cinquante-huit, en l'audience de» criées sur saines immobilières da tribunal civil de première inslanre de l'arrnndissenent de Racberbooarl, séant au pilai» de justice de l« dite ville, i dit heures du matin,, à l'adjudication, au plu» offrant et dernier enchérisseur, de» immeuble» saisis au préjudice de Jean Retloueii. ancien menti «r, avant demeuré au village de» Ardilloox. croumune da Cbaillac, et actuellement délena à la maison central* de Limoge», al Marguerite M or eau on bjouveroai. sa tome. HP» profession, demeurant au dit village des Ardilloui. commune de Cbaillac. DÉSIGNATION Hi IMMGlIBLKfai • >« pnursuivaut peur servir de première enchère; ci 800 fr. Le deuxième lot sera composé de» immeubles compris aux numéros premier, deuxième, troisième, quatrième, cinquième et sixième de la désignation qui précède él qui sont situés dans la commune de Rocbechouarl, et sera crié sur la mise à prix de deox cent» franc» aussi fixée par le poursuivant, pour servir de première enchère ; ci 200 fr. Les frais de poursuites seront payés par les adjudicataire» en déduction de leur prit et au marc le franc de leur adjudication , dans la huitaine de l'adjudication, entre les mains de l'avoue poursuivant soussigné. Fait et rédigé I Roclieehouart, en l'élude, le sept juillet mil huit cent cinquanlebuit. Signé Eue. POULIOT. avoué. Enregistrés Rochechouari, le huit juillet mil huit cent cinquante-huit, folio 135 , cale 8 ; reçu un franc el dix centimes do dixième. 4SI» Signe GuiLLAl-o. Etude de M* AUGUSTE DWCOUDRAY, m oue licencié en droit pris le tribunal civil de Limoges, y demeurant boulevard Slonltnailltr. 10. VfSHTE PAR Entre Majeurs et Mineurs, Sri l'audience des criées du tribunal civil ée première instance de Limoges, le 21 juillet 1858, midi précis. m DIVEKS IMMEUBLES Siluês au Cn-sou. . commune lie KiIbaç Rançon, Ksi doux toit», sauf le blpc. MISES A PRIX : Premier Lot. Moulin el ses dépendance» 7,000 IV. Deuxième Lut. Corps de bien 11,000 18,001) fr. Immeubles situés dans la commune de S'adresser, pour les renseignements, à M' Dneoudraj, avoué. (Pour plus amples renseignements, voir le numéro du 24 juin de nier.) , 417 Immeubles situés dans la commune Ée ' Rochcchouart. t* Va boit châtaignier at chaume, appelé» deJuillac.arMifroolant à Pierre Leprroi, à Jean Jacques Lasvergoas et au chemin de Rocbechouail aux Aiuilloux ; son étendue superficielle esl d'e.u»iio« vrngt-trois ares; il est porte au plan cadastral «ou» le unroér» 1358, section C. 2. Une pièce dt terre appelée le» Pools, ensemencée e» blé froment, confrontant à Pierre Mouveroui. à la dame Petit, au chemin de Rochcchouart an moulin de la fiuérillerie ; ton étendue superficielle est d'environ dix-sept ares trente en tiares ; elle est portée au numéro 1302 du plan cadastral de la commune de Rocbechouert, section Cv 3. Un taillis appelé' la Perrière, contentant da Iroi» coté» a Pierre Mouveroux el à un rbenaiu ; son étendue stjperticiella ett d'environ deux are* cinquante centiares ; il est porté an plan cadastral de la commune de Rocberhonart son» le numéro 1333, section C. 4. Une terre en: retooble appelée Pelit«ébat. confrontant de dent cotes i Ma» Pe, d'autre a Michel Mouveroux et à Pierre ouveroux ; son étendue superficielle est d'environ treize are» vingt-cinq centiares ; esta est parlée ae numéro 1918 du pian cadastrai de ta commune de Kochectaouart, a L'a bois châtaignier ou terre, appelé les Vergnuui, en chaume, confrontant i Jaa» tUaujoia, au repaie de Rochcchouart au» Ardilluei. à un a être chemin qui conduit au moulin do Belhomme ; «on étendue *HPfrficieile est d'environ. vingt-trois ar/es ajWffc Hmp qeieae centiares: H est parlé au imuiéio 1370 de plan cadavre I die la commune de Rochecbonarl, «eclion C. S. Une terre en relouble appelée Petit»-. Débat» . confrontant i M». Petit. à Pierre Mouveroux. i Michel Mouveroux et à un chemin; son étendue superficielle esl d'environ Ueae are» vnrgt-crnq centiares ; elle est paVés au numéro 134» du plan «ad.stret de la commune de Rochcchouart, seclion G. Toee tes immeubles ci-dessus sont sis et situé», savoir : le aealin, dan» le» dépendances do. village de», Ardillons. couimaee doVbaïUuc. canton de Sainl-Junien, eHaa.aelr»» arUckta, da» le» dépendances de, s»Aer» villa*», «KI^WJ,, et canton de Oetre ses charge*, -clauses el conditions vendus el adjugés ea deus mis séparés el tan» Mac. .Le premier lot erra composé de moulin porté à l'article preanier tt situé dans lu cernaiaaa do fcaaillar ; fi sera crié sur |a Mtae * avis de baH cents francs Btae par wnsmnTl I* belle Propriété du YbHUnil, MAS-rEBBAT, située commune d'Oradour-sur-tîlane. à deux kilomètre» de ce bourg, contenant 225 hectare», composée de su domaine» et d'une belle maison de maître. La roule de Limoges i Saint-Junien passe devant la porte. S'adresser, sur les lieux, au propriétaire, eu à M. Mayéras jeune, propriétaire k Oradour-sur-Glane, el à M* Dupuvlrern. notaire à Limoges. 395 A APPARTEMENTS A LOUER, Place de la Préfecture, n°èS. Il existe au palais de l'Industrie une Voiture à deux'roues, créée et exécutée par Looia BRISBAUD, carrossier, rue PréPapaud, n° Iti. Celle voiture a été laite en blanr, ssuf la caisse, par cet ouvrier seul ; il offre de la donner gratis à relui qui pourra en exécuter une paieillc à lui seul. 430 ,à Vin» du toutes sortes, vieux et nouveaux, de Périgord, Angoumois. Bergerac, Cahors, Sainle-f oix. Saini-Kimlinn. SaintGeorges, etc. —- Vin» de Bordeaux de 1842, 4», 51 et 54. — Vu.» lins de Madère, l.unel, Fronlignan, Graves. Tokay, Cote-KAtie. Rèsttsilton, Porto. Marsata, ele. — Vins blancs de Périgord, Bergerac et vin» gris. — Enu-de-vie. I.ognar. Liqueurs et Vinaigres blancs et rouges rte état. 4^4 DE MONISMES Granule éconeinic. Engrais incomparable, p» cuits ro blanc et eu puudre, contenant plus de matière fertilisante qu'un autre engrais: 800a I Ono kilogrammes sont plus que suffisan:s pour fumer un hectare de terrain, à 12 fr. les 100 kil. S'adresser à M. Louis Balitrand, fabricant de colle, roule de Lyon à Limoges. A cause de la grande extension qu'il donne à sa fabrique de colle, d'os et gélatines, il cédera une belle fabrique de chandelles en activité, ayant 18 ans d'existence, très bien organisée, avec ie local propice à celte industrie el habitation, situés route de Toulouse, numéro 16. Il rnetlra.l acquéreur au courant, quand même il n'aurait aucune notion. Facilité de paiement. 397 m.A < miii Ai Située dans la commune de l.esterpt (Charente), à 10 kilomètres de Coufolcn< et 40 de Limoges. E'ie te compose d'un joli château de coustiuction moderne, beaux jardins, botquels. étangs, etc., d'une forte réserve el de sis domaines, le loul parfaitement réuni et d'une contemuice luiale de 21-2 hectare», dont la plus grande paitic eu prairies de première qualité. On pourrait acquérir en même temps un domaine de 42 hectares, joignant la susdite .propriété. d'adresser, pour les renseignement», a Aise, à M. 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Les Annales de la Colonisation Algérienne ont élé fondées pour faire connaître l'Algérie à la France, et pour hâter le développement de nos établissements du nurd do l'Afrique, eu appelant de leur côté le courant de i'éaaiiratioe européenne, et eu signalant les ressources de tous les genres et les nombreux éléments de richesses qu'ils offrent .1 l'emploi intelligent des bras et des capitaux. Cette Revue, dont la magnifique exposition de l'Algérie, au Palais de l'Industrie, a démontré l'etlréme importance, à laquelle l'administration fait toutes les communications de Rater* à intéresser l'opinion publique, et iluut plusieurs circulaires mini lérielles adressées aux préfets, aux SOQ» préfets et aux maires, recommandent vivement la propagation dans les départements comme œuvre rie haut intérêt général, ne t'occupe pas seulement de l'Algérie, mais, ainsi que son titre l'indique, elle lient encore ses lecteurs au courant de tout ce qui se fait d Importa al en matière de colouisalion dans io monde entier. Les Annale* de la Colonisation Algérienne paraissent le t" de chaque mois, par livraisons de 4 à 0 feuilles d'impression ; Ui a 9d pages de texte grand 111-8". édition île luxe, el forment tou» les ans deux volumes d'un moins 38's pages chacuu, contenant ensemble la matière de 5 à 0 volumes ordinaires du même format. Le premier numéro a paru en janvier 1852. • PRIX DE L'ABONNEMENT : France et Algérie, un an, 14 fr.; six mois, 8 fr. ON S'ABONNE : à PARIS, 3, rue de Provence. — DAJIS LES DÉPARTEMENT- . rari tout les libraires et Ions les directeurs de messageries, ou mieux encore en cuioyaul un mandat u vue ou un bon sur la po-le. à l'Mlxpouiiion de 4 S40. A\dmi» EAU MARINE A BASE DE QUINQUINA, CONTRE LA CHUTE DES CHEVEUX ET LEUR DÉCOLORA I ION. De PERRIN, Par tumeur-Chimiste à Tours i Indre-et-Loire). MANEUVRIER FILS, COUTELIER, Bue Pennevayre , 4, A Limoges. Coutellerie fine el commune. — Service de table, — Instruments de chirurgie et de jardiuage. Rasoir» garantis. Dépôt de meules de Laogics pour coutellerie et porcelaine. GRANDE CONFECTION DE HASIELETS, Cette Eau esl lout k la fois balsamique et tonique: elle resserre et raffermit le cuir chevelu, détruit le» pellicules blanchâtres précur-cur» de la calvitie, tait épaissir les cheveux, les rend souples el brillants. 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La vogue dont elle» jouissent depuis 20 an» pour guérir les pâles couleurs, le» pertes blanches el pnur forliiier 1rs tempéraments faibles et lymphatiques, a excité l'envie de» contrefacteur», qui (ont allés jusqu'à usurper le nom de l'inventeur. Cette fraude a élé condamnée par divers jugements el arrêts. Pour n'être pas trompé sur l'origine de ces Pilules, il faut s'assurer que les flacons portent bien le cachet el In signature Vallel. Dépôt rue Caurnarlin, 45, à Paris. Dépôt» dan»les pharmacies de .MM. Reculés et Dumaur. à Limoges ; Vélelay. à Bellac : Durhtteau. à Cbàleauponsai ; Martj, à Rochechouari. I2U 3t5 FlUASSZOLLOZY dît RaUSIH, ftmiiref; DI? ilTDDITlI E. PILULES DE YÀLLET, NÉGOCIANT, AVIS AUX PROPRIÉTAIRES. 2o LA BELLE PROPRIÉTÉ SOUFTLET-SACHET ,fl°ei comme sachet, il élusse Ions les insectes : 2 fr. 50 centime» par la po»le, franco, chez l'inventeur FKHHAMI. pharin. a Lyon. Dépôt à Limoges, chez MM. Reculés et Duinaur, pharin.-droguistes, et divers. 400 Faubourg des Arènes, numéros 12 et 35 Limoges. Située pour la plus grande partie dans la commune de Be-sines, et pour le surplus dans celle de Sainl-Pardoux. arrondissement d> Bcllec (Haute-Vienne). Elle se compose d'un ancien château, du vastes dépendances, d'une réserve, et de deux beaux domaines, d'une contenance totale de 142 hectares. Celle propriété n'est pas très éloignée d'une station du chemin de 1er d'Orléans. Il dépend tus»! de celle terre plusieurs domaine» soumis à un dioit de perpétuité rt qui pourraient être compris dans la venté ; IH: 20 CENTIMES, TOUT COMPRIS, l'appareil ei la puudre à détruire les PuNAISSS. PUCES, (te, 5 centimes la feuille. Papier lue-MoucuKS. M. G. DE PLUMENT, A VENDRE, <• LA PROPRIÉTÉ 5. éss&mmmlssimwsaasaanmi» «.root Par suhe de Faillite, Le public ett prévenu que, le quinte juillet courant, i deux benre» du soir, on vendra, aux enchère» publiques, une grande quantité de vin» en cercle», liqueur», tauxde-rie, cognac, rhum, kirsch, meuble» et autre» objets, le lotit provenant de l'actif de la faillite des sieurs Jacques Jean el Bosche. La dite renie se fera roule de Pari», maison de M. Tbaraud, marchand de boit. Le prix sera payé comptant. 4i-2 AVIS. L1CITAT ION , TOTAL Un moulin appelé de» Ardillons, situé ».ur la rivière da la Gorre. dan» le* dépendance» du village de» Ardillon», commune de Chaillae. ensemble le loi sur lequel il est bari, construit en pierre» et terre, couvetl li tuiles combes, déversant te» eaux au levant, nrtdi el nord, ayant sa perte d'en Iréedju cAlé. du couchant: il existe du coté •du midi deux petites croisées, ensemble I érioxe, deux petits Ilots. Ce moulin te compose dé deux meules à blé avant deux roues, le tout confronte à la Gorre, à mi pré de Michel Mouveroiii al a un petit communal, ensemble tous »e» déversons et prise» d'eau. Amélioration des Vins. L'estanee Bordelaise communique aux vin» de» qualités saines et un bouquet de Médoc de» plus agréable». Chez Itî. I.arue-Dubarry, place de La Sfolhe, 25, àLimogcs. — 1 Ir. le flacon. 30:1 S'adresser au bureau du journal. SAISIS. Ct\aiUac. VENTE FINANCIER , Caisse des Paiements à domicile. 9, rue de Grammont. MM. DAVID F. el C," continuent à encaisser les coupons.d'actions rie carmins de fer, d'obligations et de rente» sur t'Btat, m lyennant 2, h. hO r. par 1 000. fr.. et Tout - toucher le produit par l'entremise de» ban-, qtiiere. de la province. — Ils »é chargent de lii.vente «t de. l'achat de toutes les, voleurs qui se négocient è la bourse, aux mêmes conditions que les agent» de change. Ils paient i leur domicile; moyennant 50 c. par i^Ms- (t., tous billets à ordre, ei t traitas qui se créesit en province pour être payés à Paris. 409 Cette composition ett infaillible pour arrêter prompiement la choie de» cheveux;, elle empêche la décoloration, nettoie parfaitement le cuir chevelu, détruit les matières graisseuses et- pellicules blanchâtres ; ses propriétés régénératrices favorisent la reproduction de nouveaux cheveux, le» lait epais-ir et les rend souples rt brillant», el empêche la blanchiment. — UABAHTIE. — FABRIQUE à Rouen, rue de l'Hôpital. 40. DÉPÔT i Limoges, cheiMM. DUHOUSSKAU cl Urtoi x. coitl.-parfum., et dans toute» les premières maisons dé parfumerie du département. — Prix du Flacon : 3 fr. 403 EXPOSITION .0 „\ i L 1W ATL f R D L N i A I R F- oiimiiui. EAUDEPH1LIPPE • fr. Me.» flacon. ifr.Mcletpl, Pstvr Nettoyer, Blanchir, Catuerrer les DEJITS, et les estai ds tt BoaJtaTS. Ranaitai, ne St-Martin, 126. DÉPÔT, boulevard de* CspMtees, 43» PARUS. 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