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Réussites
PARTENARIATS PUBLICS-PRIVÉS
Cette série fournit un aperçu
des partenariats publics/privés réussis
dans divers secteurs d’infrastructures,
dans lesquels IFC tenait le rôle de
principal conseiller.
Services-conseil de l’IFC en
Partenariats publics-privés
2121 Pennsylvania Ave. NW
Washington D.C. 20433
ifc.org/ppp
Télécommunications
Photo © Javier Calvo/IFC
Kenya: Telkom Kenya
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En décembre 2007, IFC a mis fin à son mandat de conseiller
auprès du gouvernement du Kenya sur la privatisation de Telkom
Kenya Limited (TKL). IFC a pu aider le gouvernement kenyan à
élaborer un schéma de restructuration exigeant transparence et
équilibre des intérêts de divers acteurs, publics et privés.
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Un consortium mené par France Télécom a remporté l’appel d’offres, en versant 390 millions de dollars américains pour l’acquisition de 51 % de TKL. IFC a également
contribué à dissocier les 60 % de participation de TKL dans Safaricom et à les rendre
au gouvernement. La dissociation de cette participation a entraîné l’émission de 25%
des titres de Safaricom en juin 2008. L’offre publique initiale a constitué l’offre la plus importante jamais réalisée en Afrique de l’Est et a permis de lever plus de 50 milliards de shillings kenyans (environ 800 millions de dollars américains) au profit du gouvernement.
DevCo, un programme regroupant plusieurs bailleurs affilié au Private Infrastructure Development Group (Groupe de développement des infrastructures privées) et soutenu par le ministère du Développement international du Royaume-Uni,
le ministère hollandais des Affaires Etrangères, l’Agence suédoise de développement
international et l’Agence autrichienne de développement ont fourni un soutien en
matière de conseils.
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CONTEXTE
Le Kenya a libéralisé son secteur des télécommunications en l’an
2000. Initialement, TKL bénéficiait d’une situation de monopole
sur les opérations de lignes terrestres au Kenya, mais ses affaires ont
largement périclité au moment où les Kenyans se sont empressés de
troquer les téléphones fixes pour les téléphones portables proposés par d’autres prestataires. Lorsque la privatisation de TKL a commencé en 2006, la société ne fournissait que des services de lignes terrestres à 315 000 abonnés sur une population comptant 35 millions d’habitants. En comparaison, plus de 7 millions de
personnes sont abonnées aux services de téléphonie mobile fournis
par Safaricom (73 % du marché) et Celtel (27%). TKL ne participait
qu’indirectement à ce marché, par le biais d’une participation de 60 % dans Safaricom.
De plus, tandis que les services vocaux représentaient plus de 90 %
des revenus des opérateurs de téléphonie mobile et 82 % de ceux de
TKL, les services de données constituaient un segment croissant du
marché bien qu’encore au stade de niche. Sur ce segment, TKL était
également confrontée à la concurrence de Kenya Data Networks, une
société qui investissait dans le déploiement des infrastructures de fibre
optique entre les principales villes kényanes.
Finalement, en 2007, alors que la transaction de TKL était en cours,
le régime règlementaire des télécommunications a été modernisé pour
devenir un régime de licences unifiées. Bien qu’il se soit agi d’une étape
nécessaire dans l’évolution du régime règlementaire, cela a eu pour
conséquence d’accroître davantage la concurrence dans le secteur des
télécommunications du pays, en permettant à quatre des plus grands
opérateurs - Safaricom, Celtel, Econet (qui a obtenu une troisième
licence de téléphonie mobile) et TKL – de proposer les mêmes services. De ce fait, il était plus difficile pour IFC de trouver un
partenaire stratégique privé pour TKL.
LE RÔLE D’IFC
Après deux tentatives infructueuses visant à privatiser TKL depuis
2000, le gouvernement a contacté IFC en mars 2006 afin que
l’institution joue un rôle de conseiller de transaction sur deux transactions liées : la privatisation de TKL et la vente négociée de 9 % de Safaricom à Vodafone. TKL était effectivement sur le point
de connaître une banqueroute et ses prospects commerciaux étaient
mornes du fait d’une pression concurrentielle accrue de la part des
acteurs privés de téléphonie mobile.
Les objectifs du gouvernement consistaient à traiter la restructuration du bilan en détérioration de la société, ainsi que les pertes et le sureffectif significatif qui s’étaient accumulés au cours de sa période de monopole, et d’indemniser les employés en fournissant une prime de départ adéquate au personnel redondant et des opportunités de travail au personnel restant.
STRUCTURE DE LA TRANSACTION
IFC a aidé TKL à organiser un financement de 81 millions de dollars
américains visant à couvrir le coût de la restructuration générale
concernant des milliers de ses employés en gageant une partie de la
participation de 60 % de TKL dans Safaricom. Le prêt devait être
remboursé à la privatisation de TKL. Cela a permis à TKL d’être
privatisé en tant que concurrent de Safaricom et donc d’accroître
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la concurrence sur le marché. La dissociation de Safaricom a aussi
financé la restructuration du bilan de TKL afin que la société puisse
être privatisée sans passif important du gouvernement, incluant des
dettes publiques et des déficits en termes de prestations de retraite.
Enfin, IFC a développé l’attribution d’une licence de téléphonie
mobile à TKL, qui a été essentiel à sa compétitivité et à son attrait
pour les investisseurs au cours de la transaction de privatisation.
APPEL D’OFFRES
IFC a géré un processus d’appel d’offres pour les 51 % de TKL. Un
consortium dirigé par France Télécom a remporté l’appel d’offres à la
fin de l’année 2007, contre deux autres soumissionnaires, Reliance of
India et Telkom South Africa. Pour les sociétés de télécommunication,
les critères techniques des soumissionnaires incluaient un minimum
de 500 000 abonnés à des services vocaux (fixe, mobile ou les deux)
et une expérience dans le déploiement des services à large bande.
Les critères financiers incluaient un chiffre d’affaires en services de
télécommunications d’au moins 300 millions de dollars américains
au cours du dernier exercice, une bonne capacité financière, et la
capacité d’investir dans l’expansion de TKL. L’offre de France Télécom a dépassé le prix de référence du gouvernement.
Les critères relatifs aux acheteurs financiers indiquaient qu’ils devaient disposer d’un contrat de services techniques signé avec
un opérateur qui satisfaisait les exigences pour une société de
télécommunication, ou un contrat signé avec une société de conseils en télécommunication expérimentée dotée des compétences
d’exploitation, de gestion et techniques requises pour gérer TKL.
La dissociation de la participation de TKL dans Safaricom a abouti
à l’émission de 25 % de Safaricom en juin 2008. L’offre publique
initiale a été sursouscrite par cinq fois, permettant de lever plus de
50 milliards de shillings kenyans (environ 800 millions de dollars
américains) qui ont plus que couvert le coût de la restructuration de TKL.
RÉSULTATS DE L’APRÈS-SOUMISSION
Cette transaction améliorera et élargira les services
existants et fournira au gouvernement un espace fiscal.
Les résultats supplémentaires escomptés sont les suivants :
• l’augmentation de la confiance en l’économie du pays après une élection contestée ;
• une manne financière qui augmenterait le budget
nécessaire à des améliorations d’infrastructures ;
• l’augmentation de la concurrence dans le secteur ;
• des améliorations de la qualité et de la fiabilité des services pour les 315 000 clients existants.
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