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Corrigé : EM Lyon 2002 Option économique Exercice 1: −1 1 1 −1 −3 1 1 −1 −3 1 1 1 −2 1 1 1 −2 = 0 1. a) On a K 2 = 0 −1 0 1 0 1 0 −1 0 0 1 1 0 −2 1 1 0 −2 0 0 0 −1 0 0 = −I 0 −1 0 0 0 −1 b) Comme K 2 = −I on a K (−K) = I et (−K) K = I donc K est inversible et K −1 = −K. c) D’après la question 1. a), on a K 2 + I = 0. On pose P (x) = x2 + 1. P est donc un polynôme annulateur de K et donc les valeurs propres de K sont à chercher parmi les racines de P . Or x2 + 1 n’admet pas de racines réelles, donc K n’admet pas de valeur propre réelle. 2. a) Comme KI = IK = K on peut utiliser la formule du binôme et on a donc : 2 2 M 2 = (aI) + 2aIbK + (bK) = a2 I + 2abK − b2 I car K 2 = −I D’autre part −(a2 + b2 )I + 2aM = −a2 I − b2 I + 2a (aI + bK) = a2 I + 2abK − b2 I On a donc bien : M 2 = −(a2 + b2 )I + 2aM . b) Donc si (a, b) 6= (0, 0), alors a2 + b2 > 0 et on peut alors écrire a2 + b2 I = 2aM − M 2 1 2aM − M 2 = I ⇔ 2 2 (a + b ) 1 ⇔M × (2aI − M ) =I a2 + b 2 1 (2aI − M ) + b2 c) Afin d’utiliser la question précédente on fait apparaitre une matrice de la forme aI + bK : √ 1√ −1 −3 1+ 2 √ 1 1 + 2 √1 −2 = 2I + K 0 −1 2 1√ 1 1 0 −2 + 2 √ On a donc ici a = 2 et b = 1 (qui ne sont pas tous deux nuls) donc notre matrice est inversible et son inverse est : 1 √ √ 1 2 2I − M = M −1 = √ 2 2I − K 3 2 + 12 √ −1 1 3 −1 + 2 √ 1 −1 −1 + 2 √ −1 2 = 0 1 2 −1 3 √ −1 −1 0 2+ 2 Donc M est inversible et M −1 = a2 3. a) – Explicitons tout d’abord les vecteurs vi : • v1 = (1, 0, 0, 0) 1 1 0 1 • Comme K 0 = 0 on a v2 = (1, 1, 0, 1) 1 0 • v3 = (0, 0, 1, 0) −1 0 0 1 • Comme K 1 = 0 on a v4 = (−1, 1, 0, 0) et 0 0 – Montrons que la famille C est libre. On cherche tous les réels a, b, c, d tels que : a+b−d=0 b+d=0 av1 + bv2 + cv3 + dv4 = (0, 0, 0, 0) ⇔ ⇔a=b=c=d=0 c=0 b=0 donc la famille C est une famille libre. EM Lyon 2002 Page 1 Corrigé – La famille C est une famille libre de 4 vecteurs de R4 qui est un espace vectoriel de dimension 4. C est donc une base de R4 b) On commence par remarquer que comme K 2 = −I, on a f 2 = −id. • Par définition on a f (v1 ) = v2 = 0v1 + 1v2 + 0v3 + 0v4 , • f (v2 ) = f (f (e1 )) = −e1 = −v1 + 0v2 + 0v3 + 0v4 • f (v3 ) = v4 = 0v1 + 0v2 + 0v3 + 1v4 • f (v4 ) = f (f (e3 ) = −e3 = 0v1 + 0v2 − v3 + 0v4 0 −1 0 0 1 0 0 0 Donc la matrice de f dans C est K ′ = 0 0 0 −1 0 0 1 0 c) La matrice de passage P de la base B à la base C est celle des coordonnées des vecteurs de C dans la base B soit : 1 1 0 −1 0 1 0 1 P = 0 0 1 0 0 1 0 0 d) Comme K et K ′ sont deux matrices associées au même endomorphisme mais dans deux bases différentes et que P est la matrice de passage entre ces deux bases, on a : K ′ = P −1 KP . Exercice 2: I. Étude des fonctions polynomiales Pn 1. Pour k > 1 on a pour tout x ∈ R : Pn′ (x) = 2n X (−1)k kxk−1 k k=1 = 2n−1 X k=0 = 2n X (−1)k xk−1 k=1 (−1)h+1 xh = − 2n 2n−1 X réindexé h = k − 1 (−x) h k=0 x2n − 1 (−x) − 1 = =− −x − 1 x+1 car − x 6= 1 2. Pn′ est du signe de x2n − 1 qui est négatif sur [0; 1] et positif sur [1; +∞(. Donc on a : x Pn′ (x) 0 0 Pn (x) 1 +∞ − + ց ր +∞ Pn (1) 3. Comme Pn (0) = 0 et que Pn est strictement décroissante sur [0, 1] alors Pn (1) < Pn (0) = 0 4. a) Pour tout n ∈ N∗ et tout x ∈ [0, +∞[ : 2(n+1) Pn+1 (x) 2n X (−1)k xk X (−1)2n+1 x2n+1 (−1)2n+2 x2n+2 (−1)k xk = + + k k 2n + 1 2n + 2 k=1 k=1 1 x = Pn (x) + x2n+1 − + 2n + 1 2n + 2 = b) Raisonnons par récurrence sur la propriété P(n) : Pn (2) > 0). 4 Pour n = 1, on a P1 (2) = −2 + = 0 > 0, donc P(1) est vraie. 2 Supposons P(n) vraie. Alors on a : Pn+1 (2) = Pn (2) + 22n+1 − 1 2 + 2n + 1 2n + 2 = Pn (2) + 22n+1 2n (2n + 1)(2n + 2) 2n > 0 et Pn (2) > 0, on a bien Pn+1 (2) > 0 (2n + 1)(2n + 2) Donc la propriété est bien vraie pour tout n ∈ N∗ . Comme 22n+1 EM Lyon 2002 Page 2 Corrigé 5. On utilise alors le théorème de bijection : Pn est continue et strictement croissante sur [1, +∞[ donc elle réalise une bijection de [1, +∞[ dans [Pn (1), +∞[. Comme Pn (1) < 0, on a bien 0 ∈ [Pn (1), +∞[ et donc 0 admet une unique antécédent, ce qui signifie que l’équation Pn (x) = 0 admet une unique solution dans [1; +∞[. Or Pn (1) < 0 6 Pn (2) donc comme Pn−1 est aussi strictement croissante on a 1 < xn 6 2. 6. On utilise ici la méthode de dichotomie : program EML2002 ; var a,b,c :real ; function P(x :real) :real ; begin P :=-x+x*x/2-x*x*x/3+x*x*x*x/4; end ; begin a :=1 ; b :=2 ; while b-a>0.001 do begin c :=(a+b)/2 ; if P(a)*P(c)<0 then b :=c else a :=c ; end ; writeln(’x2=’,a) ; end. II. Limite de la suite (xn )n∈N∗ 1. On a vu précédemment que pour tout n ∈ N∗ et x > 0 : Pn′ (x) = pour l’intégrale : x2n − 1 . Pn est donc la primitive dont on a besoin x+1 x t2n − 1 x dt = [Pn (t)]0 = Pn (x) − Pn (0) = Pn (x) t+1 0 Z 1 2n Z xn 2n Z xn 2n t −1 t −1 t −1 = 0 et par Chasles dt + dt = 0 d’où 2. Pour tout n ∈ N∗ on a Pn (xn ) = 0 donc t + 1 t + 1 t+1 1 0 0 Z xn 2n Z 1 2n Z 1 t −1 t −1 1 − t2n dt = − dt = dt t+1 t+1 t+1 1 0 0 Z 3. On étudie les variations de la fonction f définie par : f (x) = t2n − 1 − n(t2 − 1). f est dérivable sur R et f ′ (t) = 2nt2n−1 − 2nt = 2nt t2n−2 − 1 De plus pour n > 1 on aura 2n − 2 > 0 donc si t > 1 alors t2n−2 > 12n−2 d’où f ′ (t) > 0 Donc pour n > 1, f est croissante sur [1, +∞[. De plus f (1) = 0 donc pour tout t ∈ [1, +∞[, f (t) > 0 et t2n − 1 > n(t2 − 1) 4. On a alors tout n ∈ N∗ et pour t > 1 n t2 − 1 t2n − 1 > = n(t − 1) t+1 t+1 comme 1 6 xn Z 1 xn t2n − 1 dt > t+1 Z Grâce à la question 2. on a donc On utilise alors le fait que 1 − t 2n " (t − 1)2 n (t − 1) dt = n 2 n (xn − 1)2 6 2 Z 0 1 # xn 1 = n (xn − 1)2 2 1 − t2n dt t+1 6 1 pour tout t ∈ [0; 1] : n (xn − 1)2 6 2 EM Lyon 2002 1 xn Z 1 0 1 − t2n dt 6 t+1 Z 0 Page 3 1 1 1 dt = [ln (t + 1)]0 = ln (2) t+1 Corrigé d’où finalement : 2 n (xn − 1) 6 ln (2) 2 2 ln 2 2 ⇒0 < (xn − 1) 6 √ n 2 ln 2 car xn − 1 > 0 ⇒0 < xn − 1 6 √ n 06 5. Comme lim n→+∞ √ 2 ln 2 √ , par encadrement de limites, on a lim xn − 1 = 0 et donc lim xn = 1. n→+∞ n→+∞ n Exercice 3: 1. Étude préliminaire a) Comme on sait que la série converge, on travaille directement la somme pour tout réel x de [0, 1[ : +∞ +∞ X 1 n n X n x = x = s0 (x) = 0 1−x n=0 n=0 s1 (x) = +∞ +∞ X x n n X n x = nx = 1 (1 − x)2 n=0 n=1 b) Pour tout couple d’entiers naturels (n, k) tels que k < n, on a k + 1 6 n donc les coefficients s’écrivent sous forme factorielle : n! n n! n + + = k! (n − k)! (k + 1)! (n − k − 1)! k k+1 (n − k) n! (k + 1) n! + = (k + 1)! (n − k)! (k + 1)! (n − k)! (n + 1)! (n − k + k + 1) n! = = (k + 1)! (n − k)! (k + 1)! (n − k)! n+1 = k+1 c) On raisonne ici sur les sommes partielles puis on fera tendre M vers +∞ : x M M M M X X X X n n n k k+1 n n+1 n x +x xn = x + x + xn+1 k k+1 k k k+1 n=k n=k+1 n=k+1 = M X n=k+1 = n=k+1 n n + xn+1 + xk+1 k k+1 M X n + 1 n+1 x + xk+1 k+1 n=k+1 = M+1 X m=k+2 M+1 X m k + 1 k+1 xm + x k+1 k+1 m xm k+1 m=k+1 +∞ X n → xn = sk+1 (x) k+1 = n=k+1 quandM tend vers + ∞ et donc sk+1 (x) = xsk (x) + xsk+1 (x) d) Soit x ∈ [0, 1[. Nous allons transformer l’égalité précédente pour faire apparaitre sk+1 en fonction de sk : sk+1 (x) = xsk (x) + xsk+1 (x) ⇔ sk+1 (x) (1 − x) = xsk (x) ⇔ sk+1 (x) = sk (x) Montrons que la propriété P(k) : sk (x) = EM Lyon 2002 xk est vraie pour tout entier naturel k : (1 − x)k+1 Page 4 x 1−x Corrigé • pour k = 0 on a s0 (x) = 1 x0 = 1−x (1 − x)0 + 1 • Soit k un entier fixé. Supposons que P(k) est vraie : sk (x) = sk+1 (x) = sk (x) xk alors (1 − x)k+1 x x xk xk+1 = = 1−x (1 − x)k+1 1 − x (1 − x)k+1+1 P(k + 1) est alors vraie. Grâce au principe de récurrence on a montré que ∀k ∈ N, sk (x) = xk . (1 − x)k+1 2. Étude d’une expérience aléatoire a) On réalise des tirages avec remise donc tous les tirages sont réalisés dans les même conditions et à chaque tirage la 1 probabilité de tirer une boule noire est . N correspond au temps d’attente pour réaliser l’événement ≪ tirer une 5 1 boule noire ≫. N suit donc une loi géométrique de paramètre . 5 1 = 5. On a donc E (N ) = 1/5 b) Quand l’événement [N = n] est réalisé, on effectue n tirages indépendants dans l’urne. Donc le nombre X de boules noires obtenues suit une loi binomiale de paramètres n et 1/5. ( 0 si k > n 1 k 4 n−k Donc P[N =n] (X = k) = n si k6n 5 5 k c) Pour calculer P (X = 0), il faut envisager tous les cas possibles pour la valeur de N , donc il nous faut appliquer la formule des probabilités totales avec le système complet d’événements ([N = n])n∈N∗ : P (X = 0) = +∞ X P[N =n] (X = 0)P (N = n) = n=1 +∞ n n−1 X 4 4 1 5 5 5 n=1 +∞ 2n 1 16 1 15 X 4 = × × = 5 4 n=1 5 4 25 1 − 16/25 = car |16/25| < 1 1 16 25 4 × × = 4 25 9 9 d) (N = n)n∈N∗ est là encore un système complet d’événements, et donc : P (X = k) = +∞ X P[N =n] (X = k) P (N = n) n=1 = k−1 X P[N =n] (X = k) P (N = n) + n=0 +∞ X P[N =n] (X = k) P (N = n) n=k +∞ k n−k n−1 X 4 4 1 n 1 = 0+ 5 5 5 5 k n=k −k−1 k+1 X +∞ n n 1 4 n 4 4 = 5 5 5 5 k n=k n k+1 X +∞ n 1 16 = 4 25 k n=k k+1 1 (16/25)k = 4 (9/25)k+1 k 25 4 = 36 9 EM Lyon 2002 Page 5 Corrigé e) Sous réserve de convergence de la série on a : E(X) = = +∞ X k=0 +∞ X k=1 kP (X = k) = +∞ X k · P (X = k) + 0 k=1 +∞ X k 25 25 4 = k 9 36 36 k=1 k 4 k 9 4 On reconnait ici la série dérivée de la série géométrique de raison −1 < < 1, donc cette série et convergente et 9 ainsi X admet une espérance qui vaut : 1 25 4 =1 × × 36 9 (1 − 4/9)2 4 5 f) L’égalité est bien vérifiée pour k = 0 car P (X 6 0) = P (X = 0) = = 1 − . 9 9 De plus pour k > 1 : E(X) = k X k 4 X P (X = i) = + P (X 6 k) = 9 i=1 i=0 i 4 25 9 36 4 25 4 1 − (4/9)k 4 5 + × × = + (1 − (4/9)k ) 9 36 9 1 − 4/9 9 9 k k 4 5 5 4 5 4 = + − =1− 9 4 9 9 9 9 = 3. Étude d’une variable aléatoire à densité a) (i) F est constante donc continue sur ] − ∞; a[ et par opération sur les fonctions continues, F est continue sur [a; +∞[. De plus lim F (x) = 0 et x→a− ln 9 − ln 5 (ln 4−ln 9) 5 59 5 =0 =1− F (a) = 1 − ea(ln 4−ln 9) = 1 − e ln 4 − ln 9 9 9 95 Donc F est bien continue sur R. (ii) F est de classe C 1 sur R \ {a}. (iii) Pour x > a, 5 F ′ (x) = − ln(4/9)ex ln(4/9) 9 Or ln(4/9) 6 0 donc F est croissante sur ]a; +∞[. Comme F est constante sur ] − ∞; a[ et continue sur R, F est bien croissante sur R. x 4 (iv) Comme ln(4/9) < 0, lim = 0 et donc lim F = 1 x→+∞ +∞ 9 De plus sur ] − ∞; a], F (x) = 0 donc lim F = 0 −∞ On peut donc dire que F est bien la fonction de répartition d’une variable à densité. b) Pour trouver une densité il suffit de prendre la dérivée de F là où elle existe et de compléter aux points manquant : 0 si x < a . Une densité de Y est f (x) = 5 x ln(4/9) − ln(4/9)e si x > a 9 1 1 x− ex ln(4/9) c) Une primitive de g est la fonction G(x) = ln(4/9) ln(4/9) Z a d) Comme f est nulle sur ] − ∞; a[, xf (x) dx converge et vaut 0. −∞ Z +∞ De plus x → xf (x) est continue sur [a; +∞[ donc pour xf (x) dx le problème se pose en +∞ : soit A > a a Z a EM Lyon 2002 A Z A 5 5 xex ln(4/9) dx = − ln(4/9)[G(x)]A xf (x) dx = − ln(4/9) a 9 9 a 1 1 5 A− eA ln(4/9) − a − ea ln(4/9) =− 9 ln(4/9) ln(4/9) Page 6 Corrigé Or lim A→+∞ 5 − 9 A− 1 ln(4/9) e A ln(4/9) 1 − a− ln(4/9) e a ln(4/9) 5 =− 9 = Donc Z 1 a− ln(4/9) 1 −a ln(4/9) +∞ xf (x) dx converge ce qui signifie que Y admet une espérance et E(Y ) = −∞ EM Lyon 2002 Page 7 ea ln(4/9) 1 −a ln(4/9) Corrigé
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