etude de l`offre et de la demande sur le bois et ses

Transcription

etude de l`offre et de la demande sur le bois et ses
PROGRAMME DE PROMOTION DU COMMERCE SUD-SUD
EXPANSION DU COMMERCE
INTRA ET INTER-REGIONAL ENTRE LES PAYS DE LA CEMAC ET DE L’UEMOA
ETUDE DE L’OFFRE ET DE LA DEMANDE SUR
LE BOIS ET SES PRODUITS DERIVES
REPUBLIQUE DU CONGO
LABOR IMPROBUS
OMNIA VINCIT
Réalisée par :
La Chambre de Commerce, d’Industrie,
D’Agriculture et de Métiers
CCIAM BP : 665 Pointe-Noire
Tél. : (242) 94 12 80 Fax : (242) 94 07 13
Email : [email protected]
Site web : cciampnr.com
République du Congo
EQUIPE DE REALISATION
SUPERVISION
Sylvestre Didier MAVOUENZELA
Président de la Chambre Consulaire
De Pointe-Noire
COORDINATION ET SUIVI
Monique NOMBO-MAVOUNGOU
Secrétaire Générale
REALISATION ET ANALYSE
Blaise DOUROU
Responsable des études et de l’information
Commerciale,
COLLABORATION ET MISE EN PAGE
Gervais BITSI
Assistant statistique et conjoncturel à la SGS
Annie Chimène BOUKOULOU
Assistant statistique et Planification à la CCIAM
Jean BANZOUZI MALONGA
Journaliste
SAISIE
Virginie MAVOUNGOU
Secrétaire
i
Table des Matières
INTRODUCTION GENERALE
I – Objectifs et méthodologie
Objectifs
Méthodologie
1.3. Nomenclature des produits, sources d’informations et
périodicité
1.4. Contraintes
II – Généralités sur le Congo
2.1.
2.2.
2.3.
2.4.
Situation géographique et caractéristiques
physiques
Contexte politique
Situation économique
Situation sociale
PREMIERE PARTIE : ETUDE DE L’OFFRE DU BOIS
ET DE SES PRODUITS DERIVES
Introduction
I.
Description des Produits
II.
Structure et Capacité de production de la filière bois
2..1.
2.2.
2.2.2.
2.2.3.
2.3
2.3.1.
2.3.2.
2.4.
2.4.1.
2.4.2.
2.4.3.
2.4.4.
2.4.5.
III .
Le potentiel forestier du Congo
Capacité de production des grumes
Exploitation industrielle des forêts
Exploitation artisanale des forêts
Plantations artificielles des forêts
Capacité de production des débités
Scierie artisanale
Industrie de Transformation de bois
Facteurs de production
Ressources humaines
Equipements
Normes de qualité
Taxes forestières
cahiers charges
Profil des entreprises exportatrices
3.1.
3.2.
Evolution et directions des exportations
Politique forestière d’exportation et mesures
incitatives
3.3. Procédures d’exportation
3.3.1. Circuit d’exportation
ii
3.3.2. Entreposage et contrôle
3.3.3. Expédition
3.3.4. Logistique de transport
3.3.5. intervenants et rôle des intermédiaires
3.4. Financements et crédits à l’export
3.5. promotion commerciale
3.6. Conclusions et recommandations
3.6.1. problèmes rencontrées
3.6.2. mesures requises pour améliorer les exportations
3.6.3. Besoins en assistance
3.6.4. perspectives
DEUXIEME PARTIE : ETUDE DE LA DEMANDE DU BOIS
ET DE SES PRODUITS DERIVES
Introduction
I. Description des produits demandés
1.1.
Nomenclature et nature
II. Profil des importateurs
2.1. Analyse par groupe de produits
2.1.1. Bois en grumes
2.1.2. Sciages
2.1.3. Placages déroulés
2.1.4. Produits finis
2.2. structure des importations
2.3. Taille des entreprises
2.3.1. Importance des entreprises
2.3.2. Expérience et statuts des entreprises
III.
Structure du Marché
3.1. taille du marché
3.2. capacité de production nationale
3.3. Demande intérieure couverte par les importations
3.4. besoins futurs du marché
3.5. Caractéristiques du marché
3.6. segment du marché
3.6.1. les prix pratiqués par le marchés
3.6.2. qualité et diversification des produits
3.6.3. les préférences du marché
3.7.
Politique et Procédure d’importation au Congo
3.7.1. Accords sur le commerce international
3.7.2. règles et dispositions d’importations
3.7.3. droits et barrières tarifaires
3.7.4. obstacles non tarifaires
3.7.5. documents nécessaires à l’importation
3.7.6. aspects financiers de l’import
3.8. circuit d’importation
iii
3.8.1. Procédure d’achat
3.8.2. Structure de distribution
3.8.3. Marge bénéficiaire et coût de distribution
3.9. concurrence
3.9.1. principaux concurrents
3.9.2. Méthode de commercialisation
3.9.3. Procédures de passation des commandes
3.10. créneaux porteurs
Annexe 1:
Annexe 2:
Profil des entreprises répertoriées
Code forestier du CONGO
iv
Les appellations utilisées dans ce document et la présentation des données qui y
figurent n’impliquent, de la part du Centre du Commerce International
CNUCED/OMC/CCI, aucune prise de position quant au statut juridique des pays ,
territoires, villes ou zones ou de leurs autorités, ni quant au tracé de leurs frontières ou
limites.
Bien qu’une attention toute particulière ait été portée à la compilation des données, le CCI
n’est pas responsable des erreurs qu’elles pourraient contenir
Le présent rapport n’a fait l’objet d’aucune modification par le centre du Commerce
International CNUCED/OMC (CCI) quant à sa rédaction.
v
Abréviations et sigles utilisés
AIF
Agence Intergouvernementale de la Francophonie
AVE
Avis de Vérification de l’Exploitation
BDB
Bois Divers Bruts
BEAC
Banque des Etats de l’Afrique Centrale
CCI
Centre du Commerce International
CEEAC
Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale
CEMAC
Communauté Economique et Monétaire de l’Afrique Centrale
CFE
Centre de Formalités des Entreprises
CIRAD
Centre International de Recherche Agronomique pour le Développement
CNSEE
Centre National des Statistiques et des Etudes Economiques
CREDOC
Crédit Documentaire
DGRST
Délégation Générale de la Recherche Scientifique et Technique
EAU
Emirats Arabe Unis
EFC
Eucalyptus Fibres du Congo
FAQ
Quality And Average
FAS
First and Second
FMI
Fonds Monétaire International
GERDIB
Groupe D’Etude et de Recherche Scientifique et Technique
MEFE
Ministère de l’Economie Forestière et de l’Environnement
OAB
Organisation Africaine du Bois
OAPI
Organisation Africaine de la Propriété Intellectuelle
OCB
Office Congolais du Bois
OHADA
Organisation pour l’Harmonisation du Droit des affaires en Afrique
OIBT
Organisation Internationale de Bois Tropicaux
OMC
Organisation Mondiale du Commerce
PDB
Produits Dérivés du Bois
PAPN
Port Autonome de Pointe-Noire
PIB
Produit Intérieur Brut
PNUD
Programme des Nations Unies pour le Développement
PPTE
Pays Pauvres Très Endettés
QLM
Qualité Loyale et Marchande
QS
Seconde Qualité
RCA
République Centrafricaine
RDC
République Démocratique du Congo
SATA
Sciages Avivés Tropicaux Africains
SGS
Société Générale de Surveillance
SNR
Service national de Reboisement
SOCOMAB
Société Congolaise de Manutention du Bois
ST
Surtaxes
TCI
Taxe Communautaire Informatique
TEC
Taxe Extérieur Commune
TPC
Taxe de préférence communautaire
TPG
Tarif Préférentiel Généralisé
TRABEC
Transformation de Bois Exotiques du Congo
TS
Taxe statistique
TVA
Taxe sur la Valeur ajoutée
UDEAC
Union Douanière et Economique des Etats de l’Afrique Centrale
UEMOA
Union Economique et Monétaire Ouest Africain
UFA
Unité Forestière d’Aménagement
UFE
Unité Forestière d’Exploitation
UR – 2PI
Unité de Recherche sur la Productivité des Plantations Industrielles
VMA
Volume Moyen Annuel
vi
REMERCIEMENTS
La présente étude a été réalisée suivant une méthodologie proposée par le Centre du
Commerce International (CCI), sous la direction de Monsieur DOUROU Blaise,
Responsable Technique de la composante information commerciale et des études
économiques à de la Chambre consulaire de Pointe-Noire.
Nous restons redevables à des nombreuses personnes qu’on ne peut citer sur ces
pages, qui se sont intéressées de façon particulière à la compilation des données,
et dont les critiques ont apporté plus de clarté à cette étude et aux acteurs
économiques, qui ont accepté de répondre aux questionnaires qui leur ont été
adressés et qui ont accepté de nous édifier sur les activités de la filière bois. C’est ce
modèle de partenariat que nous souhaitons entretenir avec les acteurs économiques
des autres filières économiques.
vii
INTRODUCTION GENERALE
L’Agence Intergouvernementale de la Francophonie (AIF) et le Centre du Commerce
International (CCI) ont mis en place, en partenariat avec la Communauté Economique
et Monétaire de l’Afrique Centrale (CEMAC) et l’Union Economique et Monétaire
Ouest Africain (UEMOA), un projet conjoint d’expansion du commerce intra et inter
régional entre les pays membres de la CEMAC et de l’UEMOA.
Ce programme, dont l’objectif est de générer des transactions commerciales et des
opérations d’investissements entre les entreprises des deux espaces économiques,
développe des outils regroupés en un ensemble taillé sur mesure, qui s’articulent entre
autre sur :
-
Les études de l’offre et de la demande, qui renseignent sur les caractéristiques
du marché et identifient les opportunités et les bénéficiaires potentiels grâce à
des enquêtes de terrain menées dans chacun des pays sur le produit
sélectionné ;
-
Les rencontres acheteurs/vendeurs, lesquelles constituent des plates-formes
aux entreprises pour conclure des transactions commerciales et tirer profit des
opportunités d’affaires identifiées .
Dans la continuité de cette initiative conjointe, une rencontre acheteurs/vendeurs sur
le bois et ses produits dérivés sera organisée à Libreville, au Gabon en octobre 2005.
En prélude à cet événement, la Chambre Consulaire de Pointe-Noire, référent de ce
programme au CONGO a entrepris de réaliser une étude de l’offre et de la demande
du bois et de ses produits dérivés, afin d’identifier les entreprises exportatrices et
importatrices potentielles qui pourraient par conséquent être invitées à participer à cet
événement.
Cette étude comprend deux parties : La première, qui est consacrée à l’étude de l’offre
contient des renseignements utiles, portant à la fois sur les entreprises Exportatrices
et sur les produits ou les groupes de produits qu’elles peuvent fournir à l'exportation.
Elle vise à permettre aux organismes nationaux coopérants d'étudier, de façon
méthodique et d'égale manière, les problèmes délicats susceptibles d'entraver le
développement du commerce d'exportation, tant au niveau de l'entreprise qu'à
l'échelon national, et de prendre les nouvelles mesures qui s'imposent. La seconde
partie, qui étudie la demande donnent des informations utiles sur les importateurs
potentiels, portant à la fois sur l'entreprise elle-même et sur le produit ou le groupe de
produits demandés à l'importation. Elle permet d'identifier les domaines dans lesquels
il conviendrait de prendre des mesures pour faciliter les importations en provenance
de sources d'approvisionnement diversifiées.
1
I - OBJECTIFS ET METHODOLOGIE
1.1. Objectifs
La présente étude de l’offre et la demande sur le bois et ses produits dérivés, vise
d’une part à identifier et à sélectionner à travers le diagnostic les différentes branches
d’activités de la filière bois congolais, les produits qui disposent d’un fort potentiel à
l’exportation, afin de mettre en contact les entreprises exportatrices du bois et des
débités avec les acheteurs potentiels ou les institutions opérant dans cette filière; et
d’autre part à fournir des informations détaillées sur les conditions d'accès au marché
Congolais du bois et des produits dérivés, ainsi que sur les tendances observées dans
chacun des pays de la CEMAC et de L’UEMOA, susceptibles de devenir importateurs.
Cette étude a entre autres objectifs spécifiques de :
-
décrire les caractéristiques et la structure de la filière ou des branches
d’activités ;
-
identifier les obstacles à l’exportation du bois et de ses produits dérivés ;
-
évaluer le potentiel d’expansion du commerce du bois et de ses débités, de la
capacité d’approvisionnement en matières et fournitures consommées et des
nouvelles perspectives d’investissements dans la filière bois;
-
déterminer les besoins spécifiques en matière d’assistance technique (au
niveau de l’entreprise), dans les domaines de la mise au point des produits, du
conditionnement, du contrôle de qualité des produits destinés à la vente, de la
commercialisation du bois et des produits dérivés destinés à l’exportation, du
calcul des coûts, de la fixation des prix et de la formation ;
-
Décrire les caractéristiques et la structure du marché, avec identification
détaillée de différents importateurs/utilisateurs ;
-
Évaluer le potentiel d'accroissement de la demande et/ou la possibilité de se
tourner vers de nouvelles sources d'approvisionnement ;
-
Identifier les obstacles aux importations ;
-
Déterminer les domaines dans lesquels une assistance particulière peut être
nécessaire au niveau de l'entreprise, tels que : la fiscalité, l’octroi des
conventions et d’agréments ou autres mesures.
2
1.2. Méthodologie
La méthodologie adoptée pour la réalisation de cette étude de l’offre et de la
demande s’articule autour de :
-
L’étude documentaire, qui consiste à la recherche auprès des sources
appropriées, des documents, ouvrages, publications et rapports élaborés par
les divers experts, professionnels et universitaires de la filière, ainsi que sur les
échanges commerciaux inter et intra régionaux entre le Congo et les autres
pays, particulièrement ceux de la C.E.M.A.C et de l’U.E.M.O.A. Il s’agit de faire
la compilation et la synthèse des agrégats desdits documents qui constituent le
diagnostic de la filière bois au Congo.
-
L’analyse des données d’importations et des manifestes des débarquements
des navires au port de Brazzaville et de Pointe-Noire, notamment de la Douane.
-
L’identification des branches d’activités ayant un potentiel élevé à l’exportation,
ainsi que des problèmes susceptibles d’entraver le développement de la
production et de la commercialisation à l’exportation. L’analyse est focalisée
également sur les politiques forestières et l’intégration de ces politiques dans le
système
commercial multilatéral. Dans la mesure où elles (politiques
forestières) peuvent constituer des freins ou des atouts au développement des
échanges commerciaux du bois et des produits dérivés, mais aussi à la gestion
durable des massifs forestiers du Congo, qui sont considérés comme les
poumons énergétiques du globe terrestre.
-
Un questionnaire élaboré par le Centre du Commerce International (CCI) et
complété par la Chambre Consulaire de Pointe-Noire a été ensuite administré à
des entreprises ciblées, pour déterminer les profils de produits de l’entreprise et
appréhender les problèmes qui entravent le développement des activités de la
filière.
1.3. Nomenclature des produits, sources d’informations et périodicité
L’analyse a été faite en utilisant la nomenclature des produits du système harmonisé
(SH) à six (6) chiffres.
Les résultats de l’analyse des flux commerciaux sont basés sur les informations
disponibles recueillies au Ministère des Eaux et forêts, de la Direction Générale de la
Douane, à la Société Générale de Surveillance (SGS) ainsi qu’auprès des entreprises
concernées ou des organisations socioprofessionnelles et intermédiaires du secteur.
L’étude porte sur la période de 2000 à 2004, même si nous avons été amenés à faire
une étude dynamique sur vingt (20) ans dans certains aspects.
1.4 : Contraintes
L’étude dynamique des flux commerciaux constitue la base de l’analyse de l’offre du
bois et de ses produits dérivés, en vue de la caractérisation du potentiel exportable du
Congo vers les autres pays. Cependant, elle comporte certaines faiblesses :
-
les données statistiques sur les sciages artisanaux, sur les importations des
produits dérivés du bois et l’exploitation forestière des piétistes ne sont pas
exhaustives et conduisent quelques fois à des aberrations. Pourtant, certains
3
produits comme le matériel de bureau, les meubles, le bois de chauffe, le
charbon et les sciages méritent une attention toute particulière, étant donné les
potentialités des filières associées et la population active qui exerce dans cette
branche d’activité.
-
Les données statistiques sur le bois et ses produits dérivés qui partent du
Congo pour l’extérieur (ou qui rentrent au Congo) ne sont ni fiables, ni
exhaustives et sont souvent acheminées à la centralisation tardivement;
-
Plus globalement, il faut relever que ces statistiques ne peuvent pas recenser
toutes les transactions entre le Congo et l’extérieur à cause de la discontinuité
chronologique des statistiques disponibles.
II : GENERALITES SUR LE CONGO
2-1 : Situation géographique et caractéristiques physiques
La République du Congo, située en Afrique Centrale et à cheval sur l’Equateur, couvre
une superficie de 342.000 km2, avec une population d’environ 3.724.000 habitants
pour une densité de 10,9 habitants au km2. Elle est divisée en dix Départements
administratives : le KOUILOU, NIARI, LEKOUMOU, BOUENDZA, POOL, PLATEAUX,
CUVETTE OUEST ET CENTRALE, LA SANGHA ET LA LIKOUALA. La part de la
population urbaine est de 53,1% et le taux de croissance démographique annuel en
2003 s’élevait à 2,9%.
Pays à climat guinéen forestier, où la température moyenne annuelle est proche de
25°C, les précipitations y sont généralement supérieures à 1200 mm par an.
Cependant, des facteurs divers (altitudes, orientations des reliefs) introduisent des
nuances locales.
La forêt occupe 60% du pays, le tiers étant représenté par la forêt inondée (Cuvette
Congolaise).Quant au relief, en dépit du fait que les altitudes sont très peu élevées, les
paysages offrent en général des contrastes assez marqués. Ainsi, deux grands
ensembles peuvent être identifiés : le Congo septentrional disposant des plateaux
Batékés, la Cuvette Congolaise et la Sangha Occidentale) et le Congo Sub-occidental
(Plateaux des Cataractes, Vallée du NIARI, le Massif Forestier du CHAILLU, la Chaîne
des montagnes du Mayombe).
Le réseau hydrographique est formé de l’océan Atlantique avec une côte Maritime de
170 km, du Fleuve Congo avec un débit moyen de 30.000 à 60.000 m3 / seconde et
ses affluents dont le principal est l’OUBANGUI ( 2.000 à 15.000 m3 / seconde) et de
nombreux cours d’eau à différents régimes.
2-2 : Contexte politique
Après les conflits socio-politiques récurrents qu’a connu le pays, la situation s’est
normalisée avec le retour de quelques sociétés forestières dans leurs régions
d’origine, et la poursuite du processus de désarmement des milices grâce à un
financement de l’Union Européenne et du Système des Nations Unis sous la tutelle
du PNUD.
4
C’est ainsi que le gouvernement s’est prioritairement engagé depuis les élections
présidentielles et l’adoption de la constitution de 2002, non seulement au
rétablissement de la paix, mais aussi dans un programme de développement en
douze axes dit « Nouvelle Espérance», dont le point culminant est l’intégration du
Congo à l’initiative des Pays Pauvre Très Endettés (PPTE). Cette intégration se justifie
par l’insécurité alimentaire de la population urbaine et rurale et les effets induits des
troubles socio-politiques.
2- 3 : Situation économique
En 2004, l’économie congolaise a retrouvé le chemin de l’expansion. L’embellie due
essentiellement à l’assainissement des finances publiques, à la reprise soutenue des
activités pétrolières et non pétrolières ; bien que la production pétrolière accuse un
repli léger.
Depuis deux (2) ans, les négociations menées par le Congo avec les institutions
financières internationales ont abouti en 2004, à l’approbation par les institutions de
« Breton woods » du programme Economique et Financier du Congo.
La mise en œuvre de ce programme devrait permettre au Congo d’obtenir en 2005,
son plus fort taux de croissance économique depuis une décennie : soit 9% et entre
2004 et 2007, une croissance moyenne de 5,5% en général et celle du secteur non
pétrolier sera de 5,2%. Ces indicateurs favorables montrent qu’une bonne application
du programme aboutirait à l’amélioration de l’environnement des affaires. En outre, il
fournit pour la première fois, une perspective sérieuse pour la résorption du fardeau de
la dette, avec l’aide de la communauté financière internationale.
En revanche, le FMI a fixé des repères structurels au Congo, qui sont liés à des
reformes structurelles en vue de la transparence des secteurs pétroliers, forestiers et
des régies financiers.
2.3.1. Secteur forestier
Malgré une hausse de la production et des exportations des produits forestiers,
l’embellie de l’économie en 2004 ne s’est pas répercutée dans la filière bois. Bien que
des contrôles accrus des exportations dans le secteur forestier permettent un
assainissement et une maîtrise des transactions commerciales; mais aussi une plus
stricte application de la législation forestière permettrait la préservation et la gestion
durable des écosystèmes forestiers du bassin du Congo.
Néanmoins, l’année 2004 à été marquée par :
B Une reprise progressive des activités de la Nouvelle Société TRABEC après une
quasi fermeture de plusieurs mois. Cette société exploite dans une concession
forestière Congolaise « UFE Boubissi de 140.000 hectares et possède une usine à
Pointe-Noire.
D La sanction de nombreux exportateurs par l’administration forestière pour non
paiement des taxes et non exécution des cahiers de charges.
B La signature du protocole d’accord entre le gouvernement du Congo et une
entreprise Sud Africaine : Eucalyptus et Fibres du Congo (EFC) en vue de la reprise
des activités de la société ECO.SA (production et exploitation des rondins
5
d’Eucalyptus). Cependant, elle a entrepris quelques exportations d’Eucalyptus en fin
2004.
La tenue en 2005, de la réunion de la commission forestière, attribuant aux sociétés
« Mambili Wood » UFA Mambili, avec une superficie de 174.833 hectares et à la
société « YUAN DONG » l’UFA VINDO, avec une superficie de 137.040 hectares qui
devront procéder à des interventions approfondies, est une étape décisive pour
l’augmentation de la production.
2-3-2 : Evolution du PIB
Le PIB au Prix courant du marché du CONGO est passé de 2.292,5 milliards de FCFA
en 2000 à 2 178,3 Milliards en 2004, soit une baisse de (4,98%).
Tableau 1 : Evolution du PIB en milliard de FCFA
Années 2000
PIB
2292,5
2001
2048,3
2002
2103
2003
2066,6
2004
2178,3
Source : rapport BEAC 2004.
2-3-3 : Balance commerciale
La balance commerciale du Congo a évolué de 2000 à 2004 de la manière suivante :
Tableau 2 : Evolution de la balance commerciale en Milliards de FCFA
Années
Export
Import
Balance
1999
279200
1074900
794.900
2000
452.900
1.978.200
1.525.300
2001
486.200
1.443.200
957.000
2002
1.111.100
1.725.000
(613.900)
2003
459.300
1.461.700
1.002.400
Source : rapport BEAC 2004.
Il ressort de l’analyse de ce tableau que la balance commerciale est excédentaire sur
toute la période à l’exception de l’année 2002 où elle est déficitaire.
2-3-4 : Importance de la filière bois dans l’économie sous régionale et
nationale
Le bois est, après le pétrole, l’une des principales sources de revenus pour les
économies nationales de plusieurs pays pétroliers de l’Afrique centrale. Il est estimé
que la filière bois représente environ 7 à 10 % du PIB de la Sous région.
Le potentiel forestier de l’Afrique centrale fait partie du patrimoine forestier du bassin
du CONGO qui couvre quelques 210 millions d’hectares, soit 26% environ des forêts
tropicales humides restant au monde et 70% environ des forêts humides restant au
monde et 70% du couvert forestier d’Afrique. C’est le second bassin forestier au
monde après celui de l’AMAZONIE.
D’après des récentes données statistiques de l’Organisation Internationale des Bois
Tropicaux (OIBT), la surface couverte par les forêts des pays de la CEMAC représente
40% du patrimoine forestier de l’Afrique Centrale et la surface des forêts Congolaises
concédées à l’exploitation est de 9 millions d’hectares, soit 45% seulement du couvert
forestier du Congo. Les mêmes sources mentionnent qu’en 2002, la Zone CEMAC
dispose de prés de 88,131 millions d’hectares de forêts, dont 88,044 millions
d’hectares de forêts naturelles et plus de 107. 000 hectares de plantations, soit
6
respectivement 78 % et 22 % de la superficie du couvert forestier de l’Afrique
centrale. Le tableau synoptique ci-après donne la situation des superficies forestières
de chaque pays de la sous région.
Tableau 3 : situation des superficies forestières en hectares de la CEMAC.
Années
Cameroun
Congo
Gabon
RCA
Guinée Equatoriale
Total
Forêts naturelles Forêts plantées
19.852.000
23.000
20.500.000
70.000
17.838.000
21.000
29.924.000
6.000
88.114.000
120.000
Superficie totale
19.875.000
20.570.000
17.859.000
29.930.000
88.234.000
Le Congo a un potentiel forestier non moins négligeable par rapport à l’espace
forestier de la CEMAC. Car il occupe la deuxième place après la RCA pour les
plantations forestières naturelles et la première pour les forêts plantées.
2-4 : Situation sociale
La sécurité sociale est encore loin d’être satisfaisante, étant donné que les
disponibilités ne couvrent pas les besoins quantitatifs et qualitatifs de la population.
L’état nutritionnel, sanitaire et culturel des Congolais est déficient aussi bien en ville
que dans les campagnes. De plus, au Congo le plus grand employeur reste l’état qui
compte près de 80.000 agents. Le faible niveau de salaires des fonctionnaires a
fortement contribué à la baisse de leur pouvoir d’achat. En même temps, les prix des
produits ont fortement augmenté en raison de l’inflation consécutive à plusieurs
mesures structurelles.
7
PREMIERE PARTIE
ETUDE DE L’OFFRE DU BOIS ET DE SES
PRODUITS DERIVES
8
INTRODUCTION
L’étudie l’offre du bois et de ses produits dérivés comprend trois parties essentielles :
•
La première partie présente la structure des différentes branches d’activités de
la filière bois. Une analyse détaillée sera effectuée sur la production en grumes
et des produits débités, les facteurs adjacents pouvant rendre plus compétitifs
les entreprises exportatrices de ces produits, notamment les aspects liés à la
gestion de la qualité à l’exportation des bois et les structures d’agréage, de
classement, de contrôle et de recherche;
•
La seconde partie qui analyse l’offre donne des renseignements utiles sur les
exportateurs de la filière bois. Il s’agit de mener des analyses des flux
commerciaux pour identifier la base des produits pouvant être exportés par le
Congo et esquisser quelques actions pouvant être intégrées dans une stratégie
de développement des exportations. Cette partie analyse l’impact des politiques
forestières mises en œuvre par les pouvoirs publics pour stimuler les
exportations du bois et ses produits dérivés, avant de culminer sur la
description des opérations de transport et de la logistique liées à l’exportation
de ces produits. La finalité d’une telle analyse étant d’identifier les contraintes
qui entravent le développement des exportations du bois et de ses dérivés.
•
Enfin, les résultats majeurs tirés de l’évaluation menée nous permettent de
formuler des recommandations pouvant être intégrées dans une stratégie
globale de gestion des massifs forestiers du bassin du Congo.
I-
DESCRIPTION DES PRODUITS
Le bois est, après le pétrole la principale source de revenue de l’économie congolaise.
L’offre du bois en produit ligneux est très diverse. On distingue non seulement les Bois
Divers Bruts (BDB), mais aussi ses produits dérivés :
- Les Bois Divers Bruts sont des produits non transformés issus de l’exploitation
des massifs forestiers naturels ou artificiels, pouvant être placés sur le marché
sous forme brute ou après transformation ;
- Les produits dérivés de la première transformation bois (PDB), sont des
produits issus du bois divers non transformés. On peut citer par exemple : les
sciages, les placages et les contre-plaqués ;
- Les produits dérivés de la deuxième transformation qui sont issus de la
première transformation et sont façonnés en pièces diverses. On peut citer par
exemple : les meubles et les pièces de menuiserie, les emballages en bois, les
parquets en bois massifs et les manches à outils divers.
Le tableau 4 de la page suivante, résume les principales branches d’activités de la
filière bois dans le cadre de la présente étude. Mais pour nous permettre de mieux
ordonner l’analyse de l’offre, nous serons amenés à procéder à l’inventaire des
produits retenus dans l’étude, tel que présenté dans le tableau 5. C’est ainsi que l’on
distingue :
9
-
L’exploitation des forêts qui regroupe toutes les unités de production du bois
divers en grume et fait l’objet de la concurrence entre l’économie et l’écologie. Il
convient de caractériser les principales essences exploitées dans le secteur
Sud (OKOUME et LIMBA) et Nord (SIPO et SAPELLI). Cette branche regroupe
trois pôles d’activités:
•
L’exploitation industrielle des forêts naturelles d’où sortent du bois en
grumes ;
•
L’exploitation artisanale des forets, qui regroupe un grand nombre
d’opérateurs qui fournissent surtout des sciages, du bois de feu et
charbon surtout à des consommateurs dans les grandes villes de
BRAZZAVILLE, DOLISIE et POINTE-NOIRE. Très peu d’Informations
sont disponibles sur cette branche d’activité qui fait partie du secteur
informel;
•
Les plantations artificielles d’Eucalyptus qui produisent des rondins et
des poteaux d’eucalyptus destinés à l’exportation. Les seules entreprises
dans cette catégorie sont EFC-SA (ex ECO-SA) avec son siège social à
Pointe-Noire et la SNBI (la Société National du Bois Imprégné) ;
-
Le reboisement des écosystèmes en perte de vitesse par l’installation des
plantations artificielle des pins et des eucalyptus destinées à approvisionner la
demande de bois de chauffe, des poteaux, des perches et dans une moindre
mesure des plantations des essences nobles, particulièrement du bois du
LIMBA ;
-
L’industrie de la première transformation du bois d’œuvre: Les scieries, unités
de déroulage et de placages. A une exception prés, ces unités de première
transformation appartiennent toutes à des exploitants forestiers. Ce qui fait qu’il
est souvent difficile de distinguer la transformation et l’exploitation dans les
statistiques commerciales.
-
L’industrie de la deuxième transformation, qui est souvent constituée des
petites industries et du secteur informel de la menuiserie et des sculpteurs qui
mettent sur le marché des meubles et des divers produits finis de la menuiserie
et des objets d’arts en bois ;
A cela s’ajoutent les superstructures : Le Ministère de l’Economie forestière et de
l’environnement, la Société Générale de Surveillance (SGS), le Groupe d’Etudes et de
Recherche sur la Diversité Biologique de la Délégation Générale de la Recherche
Scientifique et Technique (GERDIB/ DGRST), qui interagissent en aval du secteur
propre du bois, et où on situe un certain nombre d’activités travaillant en majorité ou
même uniquement pour le secteur forestier, comme les négociants du bois basés pour
la plupart à Pointe-Noire et les entreprises de manutention du bois aux ports de
Pointe-Noire et de Brazzaville, ainsi que les acheteurs et les exportateurs du bois et
de ses produits dérivés.
10
Tableau 4 : Filières du bois et les produits dérivés
A : Exploitation forestière industrielle
Bois en grumes
Bois en rondins
B : Exploitation artisanale
Sciages artisanaux
Bois de chauffe
Charbon
Perches, poteaux
C : Production sylvicole
Rondins d’Eucalyptus
Rondins de bois d’œuvre
Services techniques
D : Industrie de la première transformation du bois
Sciages
Placages
Contre-plaqués
Parquets
E : Industrie de la deuxième transformation
Meubles et produits de la menuiserie
Emballages en bois
Palettes et plateaux de chargement
Parquets en bois massif
Moulures
Vingt trois (23) groupes tarifaires du système harmonisé ont été retenus dans le
cadre de la présente étude et sont consignés dans le tableau ci-après :
11
Tableau 5 : liste des produits et dérivés retenus dans le cadre de l’étude.
Code
N°
Description des produits
HS
4401-10 01
Bois de chauffage en rondins, bûches, ramilles et fagots
4401-30 02
Scieries, déchets et débris de bois
4402
03
Charbon de bois
PRODUITS ARTISANAUX
440310 04
Poteaux électriques, télégraphiques et téléphoniques
440320 05
Bois en grumes
440420 06
Pieux, piquets et perches
07
Rondins d’eucalyptus
BOIS DIVERS BRUTS
440710 08
Bois sciés (sciages : lattes, bastaing, madriers, chevrons,…)
440810 09
Placages et contreplaqués
DERIVES DE LA PREMIERE TRANSFORMATION
440920 10
Bois profilés et moulures
4410
11
Panneaux de particules
DERIVES DE LA DEUXIEME TRANSFORMATION
4414
12
Cadre en bois tableaux, photo, tambours
441515 13
Caisses, caissettes et emballages
441520 14
Palettes simples, palettes et autres plateaux
4417
15
Outils en bois, montures d’outils en bois, manches de balais
441810 16
Fenêtres, porte cadres
441820 17
Porte et leurs cadres
441840 18
Coffrage pour bétonnage
4419
19
Cuillères de bois, planches à hanches, mortiers
442010 20
Statuettes et autres objets d’ornements en bois
442090 21
Coffrets et boite en bois
94211
22
Sièges en bois
9403
23
Meubles en bois (bureau, chaises, tables, fauteuils,
PRODUITS FINIS
Ces vingt trois groupes tarifaires sont reparties en cinq (5) grands groupes dont :
- les produits traditionnels ou artisanaux (bois de chauffe, charbon, scieries,
déchets et débris de bois) ;
- les bois sciés issus de l’industrie de la première transformation (lattes, bastings,
madriers, chevrons, planches), les placages (panneaux de particules) et les
contre-plaqués ;
- bois divers bruts comme les poteaux, les piquets, les perches, les rondins
d’eucalyptus et bois en grumes;
- les placages et les contre plaqué ;
- les produits finis (meubles, statuettes et les objets d’ornements en bois, etc.)
12
II : STRUCTURE ET CAPACITE DE PRODUCTION DE LA FILIERE BOIS
La description des différentes branches d’activités fait l’objet de cette section. Il décrit les
potentialités et la production de chaque branche, ainsi que les facteurs de production qui
interagissent dans l’offre du bois et de ses produits dérivés. La dernière partie de cette
section porte un regard particulier sur les services d’appui dont bénéficient les entreprises
de la filière, notamment en ce qui concerne le contrôle des normes et qualité, de
classement et d’agréage du bois ; ainsi que la recherche-développement.
2.1- Le potentiel forestier du Congo
Située dans la partie Ouest de l’Afrique Centrale, la République du Congo comprend plus
de vingt millions d’hectares de forêt dense naturelle, repartie en deux grands secteurs :
-
le secteur forestier sud, avec 4,5 millions d’hectares dans le Mayombe (Kouilou) et
le Chaillu (Niari-Lekoumou) ;
le secteur forestier Nord, avec après de 1,5 millions d’hectares dans les Plateaux,
la Cuvette Congolaise, la Sangha et la Likouala.
Cette forêt, a été longtemps la principale source des devises du pays avant que le
pétrole ne la relègue au second rang à partir de 1974 ; comme l’illustre le tableau 6,
qui montre les principales subdivisions du domaine forestier Congolais.
13
Tableau N°6 : Principales subdivisions du domaine forestier congolais
SECTEURS
ZONES
UFA
SUPERFICIE PAR UFA
(HA)
KOUILOU
UFA Sud 1 (Pointe-Noire)
UFA Sud 2 (Kayes)
693. 200
662. 400
NIARI
UFA Sud 3 (Kimongo)
UFA Sud 5 (Kimongo)
UFA Sud 6 (Divenie)
UFA Sud 7 (Mossedjo)
652. 200
639. 800
305 .298
1.151.200
BOUENZA
UFA Sud 4 (Bouandza
1.1460.000
POOL
UFA Sud 9 (Pool)
3.391.250
LEKOUMOU
UFA Sud 8 (Sibiti)
UFA Sud 10 (Zanaga Nord)
UFA Sud 11 (Zanaga Sud)
803. 800
1.024.400
380.600
UFA Abala (ABALA)
UFA Ollombo
425.040
163.468
UFA Tsama
UFA Mbomo
UFA Ewo
UFA Kellé
UFA Mambili sud
UFA Mambili sud
390.448
309.138
745.180
422.976
360.116
591.692
SANGHA
UFA Ouest (Tala-Tala)
UFA Centre (Pounga)
UFA Est (Ouesso)
UFA Makola
UFA Kabo
448.000
855.600
1.131.600
480.000
280.000
LLIKOUALA
UFA
UFA
UFA
UFA
UFA
UFA
UFA
UFA
UFA
UFA
-
232.996
189.200
199.900
225.500
213.200
386.592
390.816
461.296
300.000
370.500
20.523.406
SUD
CENTRE
PLATEAUX
CUVETTE
NORD
TOTAL
-
Enyellé
Mimbeli
Lolola
Missa
Loubonga
Nouabalé
Loundoungou
Ipendja
Bétou
Mokabi
Avec un potentiel mobilisable estimé à deux millions de mètre cube de bois en grumes par
an (plus du triple de la production annuelle nationale des bois en grumes), la forêt reste
incontestablement l’une des ressources la plus importante de l’économie nationale. Ainsi,
elle contribue nettement à l’amélioration de travaux de génie civil et de transport en milieu
rural. Elle offre aussi les potentialités d’exploitation forestière d’une gamme importante des
essences commerciales.
Les principales essences forestières exploités au Congo sont les suivantes:
Tableau 7 : Principales essences exploitées au Congo
14
FAMILLES BOTANIQUES
N°
NOMS COMMUNS
NOMS SCIENTIFIQUES
BURSERACEAE
1
Aiele
Canarium schweinfurthii
2
Okoumé
Aucoumea Klaineana
3
Doussie
Afzelia bipendensis
4
Ebiara
Berlinia bracteosa
5
Movingui
Distémonanthus benthamianus
6
Pao-rosa
Swartzia fistuloïdes
7
Tali
Erytrphleum ivorens
8
Tchitola
Oxystigma
9
Tola/Agba
Gosweillerodendron balsamiferum
COMBRETACEAE
10
Limba
Terminalia superba
LUXEMBOURGIACEAE
11
Izombe
Letestua gabonensis
12
Acajou
Kaya anthSothéca
13
Bossé
Guaréa cédrata
14
Dibétou
Lovoa Trichiloïdes
15
Kossipo
Entandrophragma candollei
16
Sapelli
Entandrophragma cylindricum
17
Sipo
Entandrophragma utile
18
Tiama
Entandrophragma angolense
MIMOSACEAE
19
Dabéma
Piptadéniastrum africanum
MORACEAE
20
Iroko/Kambala
Chlorophora excelsa
MYRISTICACEAE
21
Ilomba
Pycnanthus angolensis
22
Niové
Staudtia stipitata
OLACACEAE
23
Angueuk
Ongokéa goré
PAPILIONACEAE
24
Padouk
Ptérocarpus soyauxii
25
Bahia
Mitragyna ciliata
26
Aniégre
Anigeria altissima
27
Bilinga
Naucléa diderrichii
28
Olon
Fagara heitzii
29
Douka
Tieghemella africana
30
Longhi rouge
Gambéa africana
31
Longhi blanc
Gambéa lacourtiana
32
Moabi
Baillonella toxisperma
33
Mukulungu
Autranella congolensis
34
Ayous/Samba
Triplochiton scléroxylon
35
WENGUE
CESALPINIACEAE
MELIACEAE
RUBIACEAE
RUTACEAE
SAPOTACEAE
STERCULIACEAE
Source : site web du Ministère de l’économie forestière (WWW.MEFE.COM)
15
2. 2. Capacité de production des grumes.
D’après des données statistiques de l’organisation Internationale des Bois Tropicaux
(OIBT) la surface des forêts Congolaise concédée à l’exploitation est de 9 millions
d’hectares, soit 45% seulement du couvert forestier du Congo. Mais les systèmes
d’exploitation du bois différent selon qu’on se situe au niveau de la branche d’activité de
l’exploitation moderne ou artisanale des forêts.
Conformément à la loi N°16-2000 du 20 Novembre 2000, portant code forestier Congolais,
le domaine forestier Congolais se compose du domaine forestier de l’Etat et du domaine
forestier des personnes privées.
Le domaine forestier de l’Etat, constitué des forêts appartenant à l’Etat, aux collectivités
locales et aux personnes publiques comprend :
- le domaine forestier permanent ;
- le domaine forestier non permanent.
Les forêts du domaine privé de l’Etat sont celles qui, appartenant à l’Etat, ont fait l’objet
d’un classement par décret pris en conseil des ministres.
Elles comprennent :
- les forêts de protection ;
- les forêts de conservation naturelle;
- les forêts de production ;
- les forêts récréatives ;
- les forêts expérimentales.
Les forêts de production qui ont pour vocation principale la production des bois et de ses
dérivés, prévoit la division du domaine forestier en unités forestières d’aménagement
(UFA), lesquelles sont subdivisées en unités forestières d’exploitation (UFE). Ainsi, le
Congo est divisé en 34 UFA, dont onze (11) dans le sud, deux (2) au centre du pays et
vingt et une (21) dans le Nord . Ces unités d’aménagement sont reparties en Unités
Forestières d’Exploitation (UFE) qui sont des Concessions d’exploitation susceptibles de
faciliter l’exécution des opérations de contrôle, de gestion, de conservation, de
reboisement et d’exploitation du domaine forestier national ; comme l’illustre le tableau n°6
de la page 14.
2-2-1: Exploitation industrielle des forêts
L’exploitation du domaine forestier est subordonnée à la souscription d’une convention
d’aménagement forestière, de transformation industrielle et/ou d’un permis spécial.
Les titulaires de conventions et de permis spécial élaborent au début de leurs activités des
plans d’exploitations approuvés par les services compétents du ministère chargé de
l’Economie forestière, des UFA et/ou des UFE qui leur sont concédées. Ces plans incluent
les cahiers de charges particuliers des conventions, et indiquent les programmes
d’exploitation et de transformation, et présentent sur une carte les tracées des routes
projetées, ainsi que les coupes annuelles successives.
Les exploitants sont tenus de prélever le volume maximum annuel sur une surface bien
déterminée de l’unité d’aménagement, appelée coupe annuelle. Ce volume correspond au
volume des essences commercialisables de la superficie concédée. Et, ils soumettent les
limites de la coupe annuelle qu’ils se proposent d’exploiter l’année suivante à partir des
comptages systématiques et du marquage à la peinture des arbres des essences
commercialisables ; en tenant compte de la capacité de production.
16
La souscription dans ces conditions, culmine au préfinancement par les opérateurs
économiques de la phase de prospection. Cette opération permet la détermination de la
coupe annuelle basée sur le VMA ( Volume Moyen Annuel) dont 30 % de la valeur FOB
est exigible par le trésor public avant la mise en exploitation. Le reliquat sera épongé
progressivement.
2.2.1.1 : production industrielle des grumes
Depuis 1960, les résultats de l’exploitation industrielle des forêts en vue de la production
des grumes se présentent comme indiqué dans le tableau 8.
Tableau 8 : Production de bois en grumes en mètre cube
Désignation
1960/1969
1970/1979
1980/1989
1990/1998
1999/2004
Production du bois en 6.022.949
grumes
Moyenne annuelle de
production de bois en 602.295
grumes
5.628.158
6.288.726
6.093.000
5 800 047
562.816
628.873
677.000
966 674
Source : Analyse à partir des données du MEFE (Ministère de l’Economie forestière et
l’Environnement)
Ces 20 dernières années la production de grumes a connue une chute brutale entre 1990
et 2000 jusqu’à atteindre 447.900 m3 en 1999, pour se stabiliser autour de 600.000 m3 de
bois en grume pendant la période des conflits récurrents qu’a connu le pays entre 1997 et
2000. A partir de l’année 2000 la production de grume a connu une augmentation
fulgurante. Cette augmentation est en moyenne de 25,44% et le plus fort taux a été
observé entre 2000 et 2002, suite à l’installation de deux grandes sociétés asiatiques
(TAMAN INDUSTRIE ET MAN FAI TAI) pour atteindre 1.534.505 m3 en 2004, comme
l’illustre la courbe suivante :
Figure 1: Evolution de la production des grumes
par année
1600000
1400000
1200000
1000000
production
800000
600000
Production des
grumes
400000
200000
0 1987
1992
1996
2000
17
2004
Les exploitants forestiers se composent d'une majorité de petites et moyennes entreprises
privées (COFIBOIS, SPIEX, AFRIWOOD, SOBODI, etc.) et des grandes entreprises
(TAMAN, MAN FAI TAI, SCRIB, CIB POKOLA). Les exploitations forestières
appartiennent majoritairement à une population expatriée européenne, exception faite
pour deux entreprises asiatiques (Taman et Man Fai Tai, grandes entreprises).
Les entreprises possédant un permis de bois d'œuvre appartiennent quant à elles à des
nationaux. Dans de nombreux cas, ces opérateurs sont installés depuis au moins une à
trois décennies.
Le comportement des acteurs de cette branche est relativement simple : l'essentiel de leur
production est destinée à l'exportation où prévaut une situation de concurrence dite
"parfaite". Seule une faible proportion de leur production est ventilée sur le marché local.
Ces opérateurs ont une part sur le marché international et disposent des moyens
financiers conséquents.
Signalons que malgré cette poussée fulgurante de la production en grume, l’objectif de
produire annuellement 2.000.000 m3 de grumes des essences locales n’est pas encore
atteint. Cette volonté se heurte à des nombreuses contraintes :
-
coût élevé de la production ;
dysfonctionnement des infrastructures des transports ferroviaires et fluviaux ;
exigences tarifaires du marché international ;
faible combativité dans la politique de la promotion des essences peu connues.
2-2- 2 : Exploitation artisanale des forêts
Cette branche d’activité de la filière bois du Congo est formée par quelques "exploitants
forestiers artisanaux" ou des scieurs artisanaux. Le marché local est essentiellement
approvisionné par ces scieurs artisanaux (à 64 %) qui, bien que faiblement représentés
dans nos enquêtes, sont les principaux acteurs de la filière bois. Les acteurs sont aussi
bien des détenteurs de permis de bois spéciaux (PBO), que des villageois ou encore des
propriétaires fonciers.
Cette branche d’activité comptabilise 76 % des artisans ou micros entreprises et 15 % de
petites entreprises (tableau 9).
Tableau 9.
Propriété en fonction du type d'entreprises
Micros
Entreprises
Petites
entreprises
Non
Dit
Totaux
Propriété Familiale
133
25
16
174
Propriétés Associées
18
3
2
23
Coopérative
Association
3
1
Locataire
23
4
Non Dit
4
1
Nombre
181
34
21
236
%
76,7
14,4
8,9
100
4
3
30
5
Totaux
Source : Etude sur le circuit de commercialisation du bois au sud CONGO
18
Les sculpteurs et autres fabricants d’objets d’art en bois viennent gonfler le nombre
d’acteurs de cette branche d’activité. Toutefois, il faut signaler que cette branche n’offre
pas d’ informations mesurables (quantité et qualité).
2-2-3 : Plantations artificielles de forêts
Le Congo dispose actuellement de plus de 43.000 hectares des plantations d’Eucalyptus,
6.000 hectares des plantations de LIMBA et autres essences nobles et 4.000 hectares des
autres essences exotiques localisées dans le Mayombe, la plaine côtière, la Vallée du
Niari et le Chaillu. Ces plantations disposent d’un potentiel d’exploitation de plus 520.000
m3 qui appartiennent pour l’essentiel à la société « Eucalyptus Fibre du Congo » (EFC) et
au Service National de Reboisement. Avec des recherches effectuées au niveau de UR2PI (Unité de recherches pour la productivité des plantations industrielles) où le Congo est
partenaire avec EFC et le CIRAD - Forêt, des nouveaux clones plus productives (
Eucalyptus urophylla et Eucalyptus grandis) et mieux adaptées aux exigences du marché
ont été mises au point.
De plus, le Service National de Reboisement (S.NR) qui a pour mission principale la mise
en œuvre de la politique nationale en matière de reboisement, en vue de garantir la
reconstruction et l’accroissement du patrimoine forestier s’attelle à l’installation des
pépinières de proximité. Ces pépinières de grandes capacités regorgent de toutes les
essences nobles et de promotions qui pourront permettre le reboisement des concessions
forestières en perte de vitesse et des zones topographiques dangereuses
Ces plantations produisent pour l’essentiel plus de 510 .000 m3 de bois en rondins
d’Eucalyptus et pins. Entre 2000 et 2004, l’évolution de la production des rondins
d’Eucalyptus se présente comme suit :
Figure N° 2 : production des rondins d'Eucalyptus
5
Années
4
3
production
Années
2
1
1
2
3
production 507 646 232 926
Années
2000
2001
2002
4
5
82 560
4 980
2003
2004
19
2-3 : capacité de production des débités au CONGO
2-3-1 : Scierie artisanale
Le comportement de l’industrie artisanale du bois repose sur une stratégie de
diversification qui peut être qualifiée "d'intégration verticale" des activités liées au bois. En
effet, ces industries ont au moins deux activités connexes. La gamme des produits vendus
se repartie de la façon suivante :
Tableau n° 10 : panel des produits artisanaux
Panel des produits
Sciages
Fabrication des meubles
Balais
Objets d’arts
Bois de chauffe
Charbon
Produits de la menuiserie
Total
Pourcentage
2%
45%
45%
2%
1,5%
1,5%
3%
100%
Nous pouvons cependant émettre l'hypothèse que ces transactions sont uniquement
destinées à la consommation privée et que les quantités produites sont négligeables.
Au final, il existe un grand nombre d’opérateurs de cette branche d’activité qui fournissent
des piquets, du charbon, du bois de chauffe et des poteaux à des consommateurs en
milieux rural et urbain pour les besoins des ménages.
2 - 3 - 2 : Industries de transformation du bois
Le secteur industriel formel comprend les acteurs qui produisent divers produits à
des proportions suivantes :
Tableau N° 11 : évolution des débités
Types des débités
2000
2001
2002
2003
2004
Sciages
73 870
108 773
128 690
169 735
167 753
Placages
18 645
9 740
14 151
22 494
26 136
Contreplaqué
2 819
0
4 036
4 078
3 537
Total
95 334
118 513
146 877
196 307
197 426
Les industriels européens (TRABEC, STCPA), asiatiques (MAN FAI TAI, TAMAN),
entreprise familiale européenne (FORALAC) et petite entreprise (Bisson et Cie), ont un
comportement général commun. En effet, le secteur forestier appartient aux rares secteurs
qui bénéficient d'investissements étrangers directs (40 % du total des investissements
étrangers directs en Afrique sub-saharienne en 2000) de part sa nature d'activité
extractive. C'est dans ce contexte qu'il est nécessaire de placer les entreprises expatriées.
En effet, il n'y a aucune recherche de marché local ou national pour ce type
d'investisseurs. En revanche, la motivation est la présence de ressources naturelles à
exploiter et/ou à transformer pour le marché international. Aussi, les industriels expatriés
ont-ils un comportement déterminé par une logique économique uniquement portée sur
l'exportation. Leur principal objectif est le profit, et la prise de risque est une donnée
primordiale à toute décision dans ce secteur, qu'il s'agisse de transformation locale,
20
diversification économique ou encore de gestion durable de la forêt. Généralement, même
s'ils disposent de matériel moderne en comparaison avec les petites entreprises, ils
n'investissent que dans une transformation locale basique. De plus, ce secteur se
caractérise par un manque de lien inter et intra sectoriel.
Pour information, les entreprises asiatiques présentent un cas particulier : importants
investissements en matériel et en hommes (importés). Il sont cependant très controversés
et subissent de nombreuses accusations de corruption, d'interférence politique et
d'exploitation des entrepreneurs locaux par la mise en place de contrats de joint venture.
2.4 : Les facteurs de production
Le Congo a le potentiel nécessaire pour développer la filière bois. Cependant, il a du mal à
profiter pleinement des atouts factoriels dont il dispose. L’expansion du commerce dans la
filière est freinée par la persistance des contraintes lourdes qui affectent autant l’appareil
de production que les autres facteurs de production que nous nous proposons d’analyser
dans cette partie.
Les coûts de production dans les branches d’activités des secteurs artisanaux identifiés
lors de l’étude réalisée par Aline FABING et al, 1992; représentent un montant global
annuel de 219 161 728 F CFA soit un équivalent de 928 651 F CFA en moyenne. Ces
coûts se répartissent entre :
•
la masse salariale mensuelle équivalente à 44 775 000 F CFA (entre 900 et 1000
salariés, informels) qui est la plus importante pour les exploitants de bois
(195 357 F CFA/dépôt/mois) ;
•
les coûts intermédiaires s'élèvent à 159 481 497 F CFA soit 675 769 F CFA en
moyenne par dépôt, et se distribuent entre les coûts matières premières (coûts très
importants pour les scieries 2 047 500 F CFA/dépôt/mois et les commerces de bois
793 582 F CFA/dépôt/mois contre rien pour les exploitants) et les coûts de transports,
très élevés pour les exploitants (579 821 F CFA/dépôts/mois) et les scieries
(462 500 F CFA/dépôts/mois) ;
•
l'état quant à lui perçoit la modique somme de 1 847 583 F CFA par mois sur
l'ensemble de cette filière et la somme de 1 255 448 F CFA est versée à des fins de
fonctionnement informel de représentants administratifs aux comportements non
moins informels.
Les coûts moyens au m3 sont de 41 548 F CFA, plus élevés pour les scieries
(153 997 F CFA/m3) et les dépôts de débités (104 270 F CFA/m3), très certainement
parce qu'elles s'approvisionnent auprès des acteurs du secteur formel. En effet, Le prix
d'achat des matières premières, en particulier pour le mètre cube de grumes est
équivalent au prix de la valeur FOB moyenne du mètre cube par essence. Le coût du
mètre cube grumes varie entre 140 000 et 145 500 F CFA en moyenne.
Les facteurs de production les plus aiguës sont : les ressources humaines, les
équipements, les normes de qualité, la politique, les cahiers de charges et les taxes
forestières.
2.4.1 : Les Ressources humaines
Le pays compte une (1) seule école spécialisée en formation des Techniciens des Eaux
et Forêts (Ecole Nationale des Eaux et Forêts) à Mossendjo. A l’Université Marien
NGOUABI, l’Institut du Développement Rural (IDR) ne dispose que d’une filière
spécialisée en Techniques Forestières, avec quelques chercheurs. Cependant, il faut
noter que certaines branches d’activités tirent profit de ces dotations. D’autres par contre,
comme l’industrie (scierie, menuiserie) manquent des ressources qualifiées.
21
Les professions de la forets et du bois sont :
- les aménagistes ;
- les prospecteurs ;
- les topographes ;
- les cartographes ;
- les abatteurs ;
- les coupeurs ou récolteurs ;
- exploitant forestier ;
- pépiniériste ;
- sylviculteurs ;
- classeur ;
- courtiers ;
- industriel ;
- scieur ;
- artisans ;
- transporteurs ;
- transitaire ;
- acconier.
L’exercice de ces professions est conditionné à l’obtention d’un agrément du Ministre
chargé de l’économie forestière et d’une carte professionnelle.
2.4.1.1 : Rendement du travail
Le rendement du travail évalué par le ratio valeur ajoutée / frais du personnel est plus
important dans les plantations forestières industrielles. Cette branche d’activité dispose
de beaucoup de ressources financières et propose des salaires plus élevés et attrayant.
Après les plantations, viennent les industries de transformation du bois, dont les capitaux
sont détenus par les étrangers et les exploitants forestiers qui pratiquent des intégrations
horizontales. Les petites et les moyennes scieries, les industries de menuiseries et des
meubles présentent des résultats à peine satisfaisantes.
Dans l’ensemble, les écarts sont très importants entre les salaires moyens pratiqués par
différentes branches de la filière bois.
Les statistiques des emplois dans les entreprises forestières compilées par le
Département des Etudes et de la Planification du Ministère de l’Economie Forestière et de
l’Environnement (MEFE) révèlent qu’il existe des écarts importants entre la liste des
permis et la liste des emplois par les entreprises fournie par la MEFE.
Les chiffres de l’année 2003, les dernières disponibles ne reflètent pas nécessairement
la situation réelle des emplois en 2004 parce que quelques entreprises ont fermé ou ont
réduit leurs effectifs en 2004.
Comme nous l'avons déjà souligné, le secteur informel du bois est à dominance
masculine. Les entreprises sont en majorité artisanales et elles ont de nombreuses
personnes à charges (de 1 à 5 employés).
Trois principaux types d'employés se sont dégagés au cours de nos enquêtes : des
salariés permanents (associés et salariés), des salariés non permanents (salariés
occasionnels, aide familiale et tâcherons) et les apprentis repartis selon le tableau ciaprès :
22
Tableau 12 : Statuts du personnels dans les entreprises forestières
Statuts du
personnel
Salaire
fixe
Rémunération
à la tâche
Rémunération
au pourcentage
Permanents
Occasionnels
apprentis
60%
15%
5%
11%
25%
11%
14%
7%
12%
Rémunération
par
compensation
50%
50%
Non payés
15%
3%
22%
2.4.2: Equipements
Le développement de l’entreprise du secteur du bois et de ses produits dérivés ne sera
possible que si son capital productif est régulièrement renouvelé.
Ainsi, il apparaît à l’analyse des indicateurs d’amortissement que les entreprises qui
investissent plus dans le renouvellement de leurs équipements sont celles qui exercent
dans l’exploitation des Eucalyptus. De même bon nombre d’entreprises ont été privatisées
notamment le SNEB, PLACONGO, SIDETRA, ce qui induit l’importance de financement
opéré dans le renouvellement des équipements de production au niveau de la branche
des industries de la première transformation.
Il faut cependant noter que même les grandes unités de transformation du bois et des
produits dérivés éprouvent des sérieuses difficultés à renouveler leurs équipements. Ceci
serait imputable à la politique financière qui ne facilite pas le financement des
immobilisations corporelles, quand bien même que la charte des investissements et le
code forestier encouragent l’installation des unités de transformation du bois et de ses
produits dérivés. Les avantages fiscaux attachés à ce cadre juridique n’ont pas permis le
renouvellement de l’outil de production.
Si cette situation persiste, elle pourra conduire à l’obsolescence des équipements et
débouchera sur la fermeture des industries du bois les plus performantes de la filière.
2.4.3 : Normes de qualité, délai de réclamation et certification des forêts
La détermination de la qualité des bois en grumes ou en avivés varie selon les règles de
classement et la procédure applicable en cas de litige qui sont les éléments les plus
importants des contrats de vente. Les règles de classement des bois et des débités
applicables au Congo sont fournies par ATIBT et les règles de SATA (Sciages Avivés
Tropicaux Africains) admises par OAB (Organisation Africaines du Bois).
Généralement ces classements proposent quatre qualités commerciales usuelles, selon la
composition de chaque lot destiné à l’exportation :
- la qualité loyale et marchande (QLM) ;
- la qualité fair et Average (FAQ) ;
- la qualité A/B ou FAS (First And Second) ;
- la qualité seconde (QS).
Chaque qualité est repartie en six classes de choix, selon les spécifications de conformité,
de défaut et d’altération. Signalons que seule la qualité de la classe 4 n’est généralement
pas exportée. Au Congo, le bois et les produits dérivés destinés à l’exportation sont
généralement de la qualité LM et le Maximum de pénalité totale atteignent rarement la
classe 3.
23
Le délai de réclamation réglementaire est de 72 heures après l’agréage du bois et des
débités par la SGS et elle est de 21 jours à compter de la date du déchargement du navire
au port indiqué par le connaissement (manifeste). Ce délai est porté à 30 jours pour des
réclamations portant sur l’identification de l’essence.
Les programmes de certification des forêts se sont beaucoup développés au niveau
mondial en 2003-2004, encouragés à la fois par les programmes d’achats des pouvoirs
publics et les prescriptions imposées par les principaux groupes et détaillants achetant du
bois. Les inquiétudes suscitées par les coupes illicites ont stimulé l’intérêt pour la
certification des forêts, dont les objectifs ne se limitent cependant pas à combattre
l’illégalité.
Au Congo, La certification des forêts fait l’objet de nombreux débats, plusieurs questions
restent posées au sujet de ses effets à long terme sur les marchés. Bien que, du point de
vue des marchés, l’intérêt et la viabilité future de la certification des forêts continuent de
susciter des doutes, il apparaît que les programmes de certification ont un impact positif
sur la gestion forestière partout dans le monde.
Actuellement, il est demandé aux gestionnaires forestiers de tenir compte de facteurs qui,
auparavant, étaient pratiquement ou complètement ignorés; les questions liées à une
planification plus globale de la gestion, à la diversité des espèces végétales et animales, à
la protection des zones vulnérables et à la responsabilité sociale ont gagné en importance
avec le développement des processus de certification.
En tant que moyen librement choisi d’améliorer la gestion forestière, la certification des
forêts devrait bénéficier du soutien des pouvoirs publics et d’autres partenaires.
Malheureusement, le gouvernement ne dispose pas de stratégie d’appui à la certification
de forêts au Congo et la question reste un débat stérile de la société civile.
2.4.4 : Recherche développement
L’objectif premier de la quasi-totalité des programmes de recherche menées au Congo par
le réseau RIAT( Réseau International des Arbres tropicaux), le GERDIB ( Groupe d’Etude
et de Recherche sur la Diversité Biologiques, l’UR-2PI ( Unité de Recherches sur la
Productivité des plantations Industrielles), Université Marien NGOUABI de Brazzaville sur
les produits du bois et leurs milieux de vie est centré sur la mise au point de techniques de
gestion durables des écosystèmes forestiers du bassin du Congo et sur la conversion des
améliorations de la durabilité. Ces activités ont été extrêmement profitables et ont permis
le développement de cette filière.
Malgré le rôle considérable que joue la recherche dans le développement et le maintien de
la compétitivité du secteur forestier dans son ensemble, les fonds alloués à la recherche
sur la foresterie en général et l’utilisation du bois en particulier sont faibles au cours de ces
deux dernières décennies.
2.4.5 : Taxes forestières
Les opérateurs sont soumis aux taxes suivantes :
-
taxes de superficies ;
taxes d’abattages ;
taxes sur les produits forestiers accessoires ( Poteaux, perches, gaulettes, bois de
chauffe, charbon de bois, bois ébène,…
taxes de déboisement ;
taxe d’exportation ou d’importation.
24
A ces charges il faut associer la parafiscalité des collectivités locales et de l’administrations
forestière.
2.4.6 : Cahiers de charges
L’exploitation des domaines des domaines forestiers au Congo est souvent accompagnée de
l’exécution par l’opérateur des charges de charges additionnelles, imposé par la convention pour
des réparation ou des infrastructures de la collectivité locale ou de l’administration forestière. Ces
cahiers constituent des coûts additionnels à l’entreprise.
III : PROFIL DES EXPORTATEURS
Dans cette section, nous analyserons d’abord les performances de l’export du Congo et
examinerons ensuite la politique commerciale et les circuits de l’expédition. Enfin, nous
tenterons d’esquisser une stratégie visant à développer les exportations entre les sous
régions de la CEMAC et de l’UEMOA.
3-1 : Evolution et Direction des exportations
L’importance de la filière bois telle que nous l’avons relevée plus haut semble se
confirmer au regard du profil des exportateurs Les dix essences les plus exportées
(volume en mètre cube) en 2003 et 2004 sont les suivantes :
Tableau N°13 : évolution des exportations des grumes par essences exploités (en m3)
Essences
2003
347912
OKOUME
210.611
SAPELLI
37.736
SIPO
28.424
IROKO
16.295
BILINGA
12.595
AGBA
10.836
BOSSE
10.508
LONGHI BLANC
6.278
ANIEGRA
4.696
MOABI
Source : SGS, rapport 2003 et 2004
2004
416.116
221.216
42.840
39.560
22.004
15.422
13.237
11051
8.158
5.044
La principale essence exportée est l'okoumé qui représente 49,30 % dont 84 % sont
de qualité "déclassée". Selon la législation congolaise, cette qualité ne devrait pas
pouvoir être exportée, mais devrait être transformée localement. Les autres essences
exportées sont le SAPELLI (26,20%), le SIPO (5,07%), IROKO (4,69%), BILINGA
(2,69 %). Ces bois proviennent des forêts du Sud et du Nord Congo. Il est nécessaire
de souligner qu'à cette étape de la filière, de nombreux opérateurs économiques
fraudent dans les déclarations sur : la qualité du bois, le volume (nombre de m3) et,
dans une moindre mesure sur le type d'essences. Si cela ne devait pas être le cas, en
particulier concernant la qualité du bois, alors il nous faudrait poser l'hypothèse
suivante : les forêts de la région sud qui sont exploitées depuis 1940, ne sont plus en
mesure de fournir du bois de bonne qualité car elles sont fortement dégradées, il est
nécessaire de réduire drastiquement les exportations de grumes voire d'interdire
l'exploitation de certaines essences et/ou de certaines zones.
25
Tableau n° 14 : Evolution des exportations
par destination (en m3)
ZONE
CEMAC
UEMOA
A.PA
EUROPE
ASIE
MOYEN ORIENT
TOTAL
2003
140071
0
3740
224351
358098
857
727117
2 004
38 596
893
10 150
340 407
449 456
4 518
844 020
MOYENNE
89.333,5
446,5
6 945
282 379
403 777
2 687,5
785.568,5
POURCENTAGE
11,37%
0,05%
0,88%
35,95%
51,40
0,30
100
3-1-1 : Evolution Générale
En 2004, le Congo a exporté en moyenne pour près de 133,6 milliard de FCFA
(1.006.441 m3 de produits forestiers (1.006.441 m3) contre 98 milliard 735 millions. 490
mille FCFA, soit 829.710 m3 il y a cinq ans. Les grumes occupent la première place
(99,65%) des exportations en 2004). Ensuite viennent les rondins d’eucalyptus (0,19%) et
les sciages (0,15%), Tandis que les placages, les poteaux et les autres produits finis
occupent la dernière place.
Le premier de produits forestiers à l’export est composé de bois en grumes. Ces
exportations ont connu ses cinq dernières années une croissance de (210,73%) entre
2000 et 2004, passant de FCFA 32,232935 milliards à 100,159 milliards de FCFA.
Tableau N° 15. Structure des exportations du bois et des produits dérivés.
ANNEES
2000
2001
PRODUITS
qté en m3
qté en m3
Grumes
270 865
464 397
Sciages
69 648
94 195
Placages
3 174
10 647
Contre plaqué
20
1103
Rondins Eucalyptus
486 023
368 112
Produits finis
0
0
TOTAL
829 710
937 351
Source : SGS et MEFE
2002
2003
qté en m3
qté en m3
757 000
757 943
7 000
126 541
3 000
14 514
4052
nd
0
82 560
0
0
938.454
981 558
26
2004
qté en m3
844 020
142 613
8 806
nd
4 980
6 022
1 006 441
Figure 2 : EVOLUTION DES EXPORTATIONS
900 000
800 000
700 000
600 000
500 000
400 000
300 000
200 000
100 000
0
Grumes
Sciages
Placages
Rondins Eucalyptus
Produits finis
1
2
3
4
5
ANNEES
Après le bois en grumes viennent les produits dérives dont les plus exportés sont les
sciages humides (59% des débités) suivis par les rondins d’Eucalyptus (23%), sciages
séchés (10%) placages (6%) et dans une moindre mesure les produits finis (2%) comme
l’illustre la figure ci-dessous.
figure 3 : Exportation des dérivés
2%
23%
sciages humides
Sciages séchés
Placages
6%
59%
10%
Rondins Eucalyptus
Produits finis
Deux faits marquant sont à relever de ce profil des exportateurs de la filière bois. D’une
part, les exportations restent marquées sur le bois brut (grumes et rondins) contrairement
aux dispositions du code forestier qui stipulent qu’au moins 85% de la production locale
devrait être transformée sur place et d’autre part on note une nette évolution des
exportations des sciages qui gagnent des parts notables du marché.
3-1-2 :- Les Echanges avec la CEMAC
Il faut signaler que les pays de l’espace CEMAC disposent des mêmes atouts factoriels
rendant ainsi nulles les échanges intra régionales. Les quelques exportations sont
essentiellement concentrées sur les objets d’arts, les poteaux électriques et quelques
produits de la menuiserie.
27
Ainsi, le Congo a exporté en moyenne près de 364 tonnes des poteaux en RCA
(République Centrafricaine).
Les autres produits sont essentiellement en transit dans les pays de la zone CEMAC
comme le Cameroun.
3-1-3 : Echange avec l’UEMOA
Les échanges du Congo avec l’UEMOA restent cependant très faibles dans l’ensemble.
Toutefois, on note des exportations du bois en grumes vers le SENEGAL et en poteaux
vers le BENIN, le NIGER et la MAURITANIE.
Quelques raisons peuvent expliquer la faiblesse de ces échanges :
-
le bois et ses produits dérivés doivent subir des coûts additionnelles dues à la
distance avec les parcs à bois et les coûts élevés du transport et de l’entreposage.
Il n’existe pas de voies de transport par route et chemin de fer entre les deux
espaces économiques.
-
Le rôle propondérant et ombrageux des produits issues de l’industrie forestière du
Liberia et de la Côte-d’Ivoire. Ces deux pays disposent des mêmes dotations
factorielles et atouts que les pays du bassin du Congo en terme des ressources
forestières, attirant ainsi beaucoup d’investisseurs étrangers.
-
La faiblesse des moyens logistiques entre le Congo et certains pays de l’UEMOA,
pénalise considérablement des échanges entre les deux espaces économiques. En
effet, beaucoup de pays de l’UEMOA sont enclavés et ne s’ouvrent pas sur la
façade maritime, ce qui rend difficile toutes opérations de transport du bois et des
ses produits dérivés.
-
Le manque d’information sur le marché de UEMOA, rend difficile toute stratégie
d’expansion commerciale dans cette espace économique.
3-1-4- Opportunité d’affaires avec les pays de l’UEMOA
Malgré les nombreux freins que nous avons relevés plus loin au développement des
échanges commerciaux entre les deux espaces, des opportunités existent pour
l’expansion des exportations du bois et de ses produits dérivés.
La démarche à mener consistera d’une part, à analyser les évolutions des exportations
des produits finis dérivés du bois et des grumes, afin de relever ceux des produits qui
peuvent être soumis à la commercialisation.
Les produits qui offrent les potentialités les plus prometteuses à l’export sont les bois en
grumes, les sciages, les placages, les poteaux de pins et d’eucalyptus, ainsi que des
perches. Pour développer la compétitivité de ces produits, il est utile de créer les
conditions non seulement de développement d’une industrie manufacturière du bois, mais
aussi d’un meilleur approvisionnement des marchés (infrastructure routière, organisation
des transformateurs) afin qu’ils prennent en main la fonction de commercialisation du bois
et des produits dérivés.
Pour les placages et les sciages la demande est forte et il s’agit pour les industries de
transformation de renouveler leurs équipements de production en vue d’augmenter les
capacités de production. Il reviendra aussi aux autorités de créer les conditions qui
pourraient faciliter l’accès aux marchés.
28
Il faut relever que certains produits comme le bois de chauffe, les masques à bois et le
charbon pourraient être placés sur l’espace UEMOA qui ne dispose pas les mêmes
avantages factoriels, vu que le Congo et bien d’autres pays de la CEMAC recèlent des
potentialités de production.
L’analyse du potentiel exportable présente quelques limites qu’il convient de relever ici :
les outils d’analyses utilisés sont pratiquement théoriques et ne permettent
pas de bien cerner la base des produits exportables au regard des statistiques
miroir non disponibles à la Chambre Consulaire de Pointe-Noire, faute d’outils. Ce
qui induit une mauvaise maîtrise
de la matrice théorique d’analyse des
exportations et des importations de la CEMAC et de l’UEMOA.
les omissions de l’existence des échanges illégaux au niveau des frontières.
C’est le cas des objets d’arts en bois, ceux qui partent tous les jours de PointeNoire pour l’extérieur, empruntant un circuit qui n’est pas encore maîtrisé
actuellement faute de réglementation.
Les statistiques du commerce extérieur non seulement ne sont pas bien
tenues, mais aussi susceptibles d’augmenter les biais sur la balance commerciale.
C’est sans doute le cas en ce qui concerne le bois dérivés en transit au Cameroun
et au Cabinda.
3.1.5 : Les principaux intervenants et rôle des intermédiaires
Les principales sociétés du secteurs forestiers sont les suivantes : TAMAN, MAN FAI TAI,
SCRIB, CIB, TIMER LIKOUALA, SIFO , STCPA, MISSO BOIS, SPIEX,TRABEC, SNR,
EFC, SNBI,…
Sur plus d’une centaine des sociétés exerçant dans la filière bois une douzaine sont
membres de UNICONGO ( syndicat patronal le plus représentatif). Ces Entreprises
maîtrise le marché internationale et le cours du bois dont les prix du marché sont publiés
par le service de contrôle de la conjoncture de la société SGS.
Signalons que les grandes entreprises ne sont pas facilement accessible, car ils ont des
assises politiques fortes et sont pour essentielles producteurs en amont et acheteurs en
aval de la quasi totalité de la production du bois et des débités. C’est ainsi, que sur plus de
cent (100) questionnaires distribués, 29 questionnaires ont été retournés, dont trois (3)
importateurs de taille modeste ( les grand importateurs des meubles et des bureau
comme SPORAFRIC, EDVT,MEGASTORE, SPFL, Main D’Afrique Construction sont
restés muets), quatre (4) menuiseries modernes ( Meubles KAMBALA, BOIS CHIC,
MISSO BOIS et Mabanza Services). Le reste sont des exploitants forestiers, des agents
de contrôle et des exportateurs.
Les intermédiaires jouent un rôle important dans le processus de commercialisation à
l’export du bois et ses dérivés. Les courtiers, les agents de contrôle et de gestion de la
logistique, et les négociants quant à eux occupent une place considérable. Parmi les plus
actifs ( DLH,SDV,CFA,SAFOR, SAAB,SGS, SOCOMAB) et bien d’autres transitaires,
acconiers et armateurs jouent un rôle important dans ce processus.
3.2- La politique forestière d’exportation et les mesures incitatives
Le Congo exporte très peu de bois, non seulement sur les marchés occidentaux où les
produits forestiers du bassin du Congo bénéficiant de certaine faveurs dans les
procédures de classifications et d’agréage du bois, mais aussi sur le marché de la
29
CEMAC et de l’UEMOA par rapport à ses potentialités de production située à 2.000.000
m3/an.
Les actions de la politique forestière initiée par les gouvernements en vue de dynamiser
le commerce du bois s’articulent autour de quatre axes :
- la transformation sur place des grumes, de manière que les exportations portent en
définitive non sur les grumes, mais sur les produits dérivés à forte valeur ajoutée;
- l’amplification des procédures de contrôle et de vérification des produits forestiers
à l’export,
- l’amélioration de la compétitivité des produits forestiers peu connus
- Une grande ouverture dans le processus d’intégration et de vérification des
échanges commerciaux.
La commercialisation des bois et des autres produits forestiers, telle que prévu par le code
forestier est libéralisée. Pour exercer cette activité en qualité d’exportateur du bois et des
produits dérivés, toute personne physique ou morale intéressée doit obtenir préalablement
un agrément du ministre du commerce, après avis du ministre chargé de l’économie
forestière, à l’exception des entreprises forestières.
Les requérants présentent, pour obtenir l’avis du Ministre chargé de l’économie forestière,
un dossier comprenant les pièces suivantes :
- une demande sur papier libre, précisant le nom, prénoms, date et lieu naissance,
adresse et résidence du requérant ;
- une copie légalisée de la pièce d’identité ;
- la nature des produits forestiers à commercialiser ;
- un extrait du casier judiciaire ;
- un certificat de nationalité ;
- une liste des biens meubles et immeubles au CONGO ;
- un certificat de moralité fiscale, la raison sociale, le siège sociale, les statuts de la
société pour les personnes morales
- un numéro d’inscription au registre du commerce et du crédit mobilier.
L’exportation porte sur les produits dérivés du bois. Toutefois, le matériels génétique bruts
peuvent faire l’objet d’une exportation sur autorisation des services compétentes de
l’économie forestière. Cette dernière disposition connaît des multiples difficultés
d’application sur le terrain.
Du fait, de la prépondérance des produits forestiers dans les exportations du pays, l’Etat
préconise mettre en place une politique axée sur l’industrialisation.
Cette politique vise à l’installation des industries du bois et à rechercher des filières de
diversification. Les mesures incitatives d’investissement ou d’exportation sont prévues
dans la Charte d’investissement adoptée par tous les pays de la CEMAC.
La Loi congolaise considère comme exportation, la sortie du territoire national des
produits originaires ou faisant l’objet des transactions particulières dans les bourses de
valeurs, vendus à des agents économiques situés à l’étranger.
Au titre de cette loi, celui ou celle qui peut exporter doit être détenteur entre autre :
- D’une carte de commerçant avec la mention exportateur,
- D’une carte professionnelle ;
- D’une déclaration d’exportation ;
- D’un certificat d’origine.
Toutefois, sur les produits relevant du domaine forestier les opérateurs économiques
doivent obtenir auprès du Ministère de tutelle une carte professionnelle et disposer d’un
agrément en qualité d’acteur de filière bois.
Signalons que les produits forestiers destinés à l’exportation sont soumis au paiement
non seulement des taxes réglementaires (taxe forestière proportionnelle à la zone
30
forestière d’où sortent les produits et à l’essence exportée), mais aussi au paiement de 1%
de sa valeur FOB et de la taxe de sortie.
Des documents réglementaires de contrôle de qualité à l’exportation sont ainsi exigibles
avant embarquement.
Comme indiqué plus haut, l’industrie forestière Congolaise est presque entièrement
privatisée, bien que les forêts et la production de bois ronds restent placées sous le
contrôle de l’État. Le Code forestier congolais classe les forets en domaines et constitue
incontestablement une étape décisive sur la voie de l’expansion de l’industrie forestière
congolaise. La contribution de cette industrie au PIB national, de 10 milliards de FCFA en
2003, est censée atteindre 100 milliards d’ici à 2025 d’après l’objectif fixé au niveau
national. Le code forestier congolais permet d’accorder des autorisations de coupe sur la
base de la valeur minimale exploitable, ce qui constitue une incitation importante pour
l’investissement étranger.
Les ONG de défense de l’environnement craignent que le code forestier proposé ne nuise
à la protection des forêts et n’aggrave les problèmes déjà existants d’abattage et de
commerce illicite du bois.
3.3 :
Les procédures de l’exportation
En vue de simplifier les procédures d’exportation du bois et de ses produits dérivés,
L’Etat a confié à la SGS le programme de contrôle des produits forestiers à l’exportation.
A cet effet, les acteurs doivent obtenir des inspecteurs de la SGS un AVE (Avis de
Vérification de l’exportation) qui garantie la qualité du bois et de ses produits d’exports.
3.3.1 :
Circuit d’exportation
Les circuits de commercialisation du bois à l’export se définissent sur la base des
itinéraires suivis par les produits.
La filière bois présente un réseau réparti de manière pyramidale avec à la base les
piétistes et les exploitants forestiers, les scieurs artisanaux, les acheteurs, les
exportateurs des produits forestiers et les industrie de transformation européens,
américains et asiatiques ( qui sont pour l’essentiel les propriétaires des sociétés
d’exploitation au Congo : TAMAN, MAN FAI TAI, CIB, SCRIB, LIKOUALA TIMBER).
Pour exporter au Congo il faut :
Documents
Lieu de délivrance
Carte de commerçant
Centre de Formalité des Entreprises (CFE)
Déclaration
exportations
des Ministère du Commerce, de la Consommation
et des Approvisionnement
Certificat d’Origine
Chambre de
d’exportation
Commerce
de
Formalités Douanières
Ministère de l’Economie et des Finances
Formalités administratives Ministère de l’Economie forestière
Contrôle des Produits
SGS
31
la
localité
3.3.2 : Entreposage et contrôle
L’entreposage du bois dans le port et dans les autres parcs à bois est une opération
capitale, préalable à l’exportation des produits forestiers. Ce qui permet le classement des
produits. Le Congo dispose actuellement de deux entrepôts dont un au port de PointeNoire et un autre à B/ville.
Le Port de Pointe-Noire est doté d’équipements de superstructures repartis en trois
zones :
- zone de transit ;
- zone d’entreposage ;
- zone logistique
Pour les produits forestiers, une section de classement et d’agréage du bois gérée par
SGS effectue des opérations de contrôle et de vérification des déclarations post export
effectuées à la Douane
3.3.3 : Expédition
La majorité des exportations du bois et des produits dérivés est expédiée par voie
maritime à partir du Port autonome de Pointe-Noire (PAPN). Il faut pour cela des bateaux,
et des camions remorques et investir dans la logistique maritime conditionnée par
l’importance du trafic du bois et de ses produits dérivés.
Les entreprises à capitaux étrangers (SDV, SOCOMAB) essaient de surmonter ces
obstacles. Les autres exportations du bois et des produits dérivés sortent par le Cameroun
par route et la Sangha par voie fluviale pour déboucher à Bangui ou B/ville; où ils passent
par la RDC en transit.
Le réseau ferroviaire Congo Océan joue un rôle fondamental dans le transport des grumes
et des produits dérivés en provenance des Massifs forestiers du Chaillu et du Mayombe,
dans une moindre mesure du massif forestier du Nord.
3.3.4: Logistique de transport
La majeure partie du bois et des produits dérivés exportés embarque à partir
Autonome de Pointe-Noire (66,74%). Une autre partie est exportée par le
DOUALA au Cameroun en sortant par voie routière à partir de Ouesso dans la
(16%) et fluviale (Kinshasa et Bangui) en sortant par la LiKouala ( 17,26%).
l’illustre le Tableau ci-après :
du Port
port de
Sangha
Comme
Tableau N°16 : Proportion des exportation des grumes en m3 par années et par porte de sortie
Années
2003
2004
Moyenne
Pourcentage
moyen
Likouala
170.574
102.485
136.530
17,26%
Sangha
76.775
176.263
126.519
15,99%
Pointe-Noire
490.594
565.273
527.934
66,75%
Total
737.943
844.020
790.981
100%
Il faut souligner que le Congo est relié de Pointe-Noire à Brazzaville par voies (terrestre,
ferroviaire et aérienne) et Brazzaville à la zone Nord par voies terrestre, aérienne et
fluviale.
Le Conseil Congolais des chargeurs et particulièrement la SOCOMAB ( Société
Congolaise de Manutention du Bois), qui a entre autres missions de contribuer à la
réduction des coûts inhérents à l’acheminement des marchandises tant à l’import qu’à
l’export incluant tous les modes de transports, joue le rôle consultatif auprès des
32
armements desservants les ports congolais, les autorités portuaires, les auxiliaires de
transport, ainsi qu’avec les opérateurs de tous transports sur les tarifs des coûts connexes
et la qualité des services sur les produits forestiers.
3.4 : Financement et Crédit à l’export
Le Congo compte plusieurs institutions financières mettant en pratique des taux d’intérêt
sur les placements, les crédits et les taux de change. Le taux d’intérêt applicable dans
toutes les banques est régi par la Banque des Etats de l’Afrique Centrale (BEAC).
Toutes les banques effectuent des opérations de crédits à l’exportation. Dans le traitement
des crédits documentaires (CREDOC), les conditions suivantes sont requises :
-
avoir un compte régulièrement alimenté, dans les livres de la banque ;
-
fournir des garanties ;
-
avoir un fournisseur ;
A ces CREDOC, sont liés des commissions :
- frais d’ouverture du crédit ;
- commission de transfert ;
- commission de change ;
- commission de levée de document ;
- commission BEAC ;
- taxe fiscale (TVA).
De façon générale, il n’existe pas un dispositif de financement à l’export au Congo,
nonobstant quelques facilités accordées par la SOCOFIN (Société Congolaise de
Financement).
3.5 : Promotion commerciale
La promotion commerciale des bois et des débités était dévolue à l’Office Congolais des
Bois (OCB) et se faisait à partir de l’organisation annuelle de la foire internationale de
Pointe-Noire et des quinzaines commerciales. Cette mission est désormais dévolue au
Centre Congolais du Commerce Extérieur et aux chambres de commerce, d’industrie,
d’Agriculture et des Métiers après la dissolution de l’O.C.B (Office Congolais de Bois)
La participation d’entreprises congolaises aux foires organisées à l’extérieur et
l’organisation des journées économiques ou des affaires sur le pays sont d’autres
procédés utilisés pour promouvoir l’activité commerciale et industrielle du bois et de ses
produits dérivés.
3.6 : Conclusion et Recommandations
3.6.1 : Problèmes rencontrés
Les principaux freins observés au niveau national et à l’expansion du commerce inter et
intra régional entre les pays des espaces CEMAC et UEMOA sont :
-
-
les contraintes de production liées à l’obsolescence des technologies et du réseau
routier gravement en mauvais état occasionnant ainsi un déficit criard des modes
de production et des moyens de transports adaptés à la logistique du bois et des
débités ;
du manque d’informations sur les marchés de l’UEMOA et des autres pays de la
CEMAC ;
des contraintes administratives et la parafiscalité ;
des contraintes financières ;
des contraintes socioculturelles.
33
Sur le plan international les questions de commerce relatives au bois figurent dans le
cadre du programme de développement de DOHA. Elles sont débattues au sein du comité
du commerce et de l’Environnement de l’organisation Mondiale du Commerce qui les
inclues dans ses préoccupations, compte tenu des nombreux liens du secteur forestier
avec l’environnement. Parmi les questions d’achoppement, il y a :
-
-
l’inévitable équilibre entre l’exploitation des forêts à des fins commerciales et la
préservation de l’environnement ;
l’accès au marché des produits forestiers en provenance des forêts vierges des
pays producteurs de l’OIBT ;
les distorsions commerciales, notamment les subventions, les contingentements et
les restrictions de toutes sortes exercées par certains grands producteurs et
consommateurs du bois ;
la question du droit de propriété intellectuelle qui est d’un intérêt particulier pour les
pays du bassin du Congo et particulièrement de la CEMAC ;
3.6.2 : Mesures requises pour améliorer les exportations
L’amélioration des exportations du bois et de ses produits dérivés passe par la recherche
des filières de diversification. Dans ce cadre, l’Etat s’est doté d’un nouveau code forestier
orienté vers une politique d’industrialisation, par d’une part, la cession des concessions
forestières aux entreprises disposant d’une convention d’aménagement forestière ou de
transformation forestière et d’autre part, la réhabilitation et la construction des
infrastructures en matière de transport et d’énergie.
Dans le cadre de la facilitation des échanges commerciaux des produits forestiers, il serait
utile de prendre les mesures incitatives ci-après :
- développement avec l’appui de la communauté internationale, des moyens de
transport notamment, les infrastructures routières, ferroviaires, indispensables pour
la réduction des coûts d’exploitation des entreprises de la filière bois ;
- harmonisation et application aux deux espaces régionaux des lois et textes
réglementaires relatifs au transit des marchandises, des redevances et formalités
se rapportant aux importations et aux exportations des produits du bois ;
- Réduction des droits tarifaires, ceci devrait se faire en tenant compte de
l’application de la réduction linéaire pour les pays de la CEMAC et de l’UEMOA,
qui limite les pertes fiscales dues à la politique de libération et assurerait un grand
développement industriel de la filière.
II faut souligner en plus que l’appareil productif forestier est trop axé sur le bois et les
produits résultant de l’industrie de la première transformation, et rend de la sorte le pays
très vulnérable aux chocs extérieurs. Sur ce, la politique de diversification se focaliserait
sur les différents secteurs susceptibles d’apporter une plus grande valeur ajoutée au
Congo en premier lieu desquels seront placés la menuiserie et les objets d’arts en bois.
Du fait du climat, de l’hydrologie remarquable et des potentialités dont dispose le pays,
l’industrie de trituration en vue de la fabrique de la patte à papier et la promotion des
essences peu connues sur les marchés internationaux sont des pistes qui ont été
retenues dans cette politique de diversification.
3.6.3 : Besoins d’assistance
Le Congo recherche de l’assistance technique en matière de développement du
commerce et de promotion des exportations des essences forestières peu connues sur le
marché international, afin d’améliorer les capacités d’exportations.
34
La mise place d’un forum électronique de discussion, l’établissement d’un réseau national
d’experts dans le classement et l’agréage du bois répondant aux normes internationales
pour la vérification et le contrôle s’avèrent nécessaires, car ils permettront de mettre en
place une stratégie marketing globale.
Des études, ainsi que des programmes de formation, devront être menés dans le cadre
du programme d’appui institutionnel et opérationnel, afin de déterminer l’impact des
accords de l’OMC sur l’économie nationale et le commerce extérieur du bois et ses
produits dérivés.
Ainsi, la chambre consulaire de Pointe-Noire et le Centre Congolais de Commerce
Extérieur devront proposer au gouvernement une législation nationale adaptée aux règles
de l’OMC et formuler des stratégies qui leur permettront de tirer profit des nouvelles
conditions d’accès aux marchés et de mieux tirer profits des dispositions spéciales et
différenciées en faveur des pays en développement.
Il permettra enfin au Congo d’établir des systèmes d’informations, formuler des stratégies
de développement de l’industrie forestière et d’adapter les instruments de performance
pour le développement de leur commerce extérieur.
3.6.4 : Perspectives
La structure des exportateurs décrite dans ce document est restée inchangée depuis près
deux décennies. La politique de diversification des produits à l’exportation initiée par l’Etat
ne donne pas encore des résultats appréciables.
Tenant compte de ces limites, les perspectives d’embellissement de la situation actuelle
paraissent mitigées à court terme.
Toutefois, le secteur privé s’implique à travers des structures d’appui pour contribuer à cet
embellissement. Cette implication se fait au travers de programme d’appui de
développement de ce secteur d’activité.
35
DEUXIEME PARTIE
ETUDE DE LA DEMANDE DU BOIS ET DE SES
PRODUITS DERIVES
INTRODUCTION
La présente étude de la demande du bois et de ses produits dérivés comporte deux
parties :
-
-
I1.1.
la première contient des informations sur le profil des importateurs de la filière bois
qui permettent de mieux comprendre la politique commerciale régissant ces
importations au Congo.
La seconde partie porte sur la structure du marché. Elle se présente comme une
analyse simplifiée du marché notamment en ce qui concerne la demande, les prix
et les perspectives d’évolution.
Description des produits
Nomenclature et Nature
La consommation du marché Congolais en bois et débités est relativement diversifiée
puisqu’elle repose sur les bois de service, les bois d’œuvre, les sciages, les placages et
les produits finis divers.
La demande du Congo en bois et en produits dérivés repose essentiellement sur les
importations des produits semi-finis et finis, telles que l’illustre le tableau ci-après :
Tableau n°17 : nature des produits importés
Code HS N°
4410
440920
441213
4414
441510
4417
411810
441820
94211
9403
1
2
3
4
5
6
7
8
9
10
Description du produit
Panneaux de particules
Bois profilés en moulures
Contre-plaqué
Cadre en bois, tableaux, photos et miroir
Tambours
Outils en bois, montures d’outils, manches
Fenêtres, portes-fenêtres, cadres
Porte et leurs cadres
Meubles en bois
Autres placages
II- PROFIL DES IMPORTATEURS
2.1 : Analyse par groupe des produits
Les importations du bois et des produits dérivés bien que faibles connaissent une
stabilisation soutenue depuis 2000. Cette baisse des importations du bois est la
conséquence des mesures prises en matière de respect du quotas 85/15 du code
forestier congolais, ce qui a favorisé la création de plusieurs scieries et unités de
tranchage, déroulage et placage au Congo.
36
2.1.1 : Les bois en grumes
II s’agit des bois bruts, sans aucune transformation, destinés directement à l’utilisation
dans les industries de transformation (bois en grumes).
Les importations de ce groupe de produits sont estimées à 3,53% du total des
importations. Les importations observées dans le groupe proviennent principalement de
l’enclave du Cabinda qui représentent 95,5% de l’ensemble des importations de bois en
grumes orientés vers les unités de transformations notamment les scieries modernes
de Pointe-Noire (TAMAN, MAN FAI TAI, SPIEX et TRABEC) ; où ils sont en transit en vue
de leurs exportations. Le reste provient de la R.C.A.
2.1.2 : Sciages
Les importations des sciages humides ou séchés restent marginales (0,31%); le Congo
a importé pour 2 millions FCFA soit à peine 0,31 % de l’ensemble des importations du
bois et de ses produits dérivés. Ces importations sont dominées par les panneaux des
particules provenant de la RDC (République Démocratique du Congo) et de la Côte
d’Ivoire.
2.1.3 : Les placages déroulés
Ce groupe des produits est formé par les contre plaqués. Le volume des importations du
Congo en placages déroulés bien que faible procure une sortie de FCFA 200 Millions en
2004. L’Analyse de ces importations montre que les contre plaqués représentent 22,7%
de l’ensemble des importations de ce groupe.
2.1.4 : Les produits finis
Les produits finis comprennent les moulures, les rainures, les meubles de cuisine, les lits,
les bureaux, les manches outils, les guitares et les tambours. Le Congo a importé en 2004
pour FCFA 469 Millions des produits finis de la deuxième et la troisième transformation du
bois. Ce qui représente 71,32% de l’ensemble des importations. Ces importations
croissent et proviennent pour l’essentiel de DUBAI (Asie) et de l’union Européenne
(France, Belgique, Italie).
2.2 : Structure des importations
L’analyse de l’évolution de la structure des importations en valeur (Millions de FCFA)
montre qu’elles sont dominées par les produits finis (les meubles en bois, les
panneaux, les contre-plaqués, les lits, les parquets et les moulures).
Tableau N°18 : évolution des importation en Millions de FCFA par année
Années
bois en grumes
placages
sciages
contre-plaqué
rondins d'Eucalyptus
poteaux
produits finis
Total
2000
32
7,75
1,75
145
0
0
405
591,5
2001
24
8,25
1,88
125
0
0
375
534,13
37
2002
19,5
9,5
1,98
127
0
0
475
632,98
2003
17
15
2
127
0
0
472
633
2004
16
25,5
2
175
0
0
469
687,5
Total Pourcentage
108,5
3,53
66
2,14
9,61
0,31
699
22,7
0
0
0
0
2196
71,32
3079,11
100
L’origine des produits importés au Congo est multidirectionnelle. Cependant, nous
remarquons une forte dominance des produits en provenance de l’Europe et de l’Asie
l’occidentale (DUBAÏ). La part de ces deux pôles représente respectivement 54% et 18%
des importations des produits dérivés du bois.
En se basant sur le rapport final du Plan d’Action Forestier National de 2004 publié par le
CNSEE (Centre National des Statistiques et des Etudes Economiques), « la France reste
le premier fournisseur du Congo en produits forestiers manufacturés (23%), suivi par
l’ARABIE SAOUDITE (20%), de l’Italie (10%), de la COTE-IVOIRE et du CAMEROUN
(4,50%) ».
Les pays du Bassin du Congo, disposant des mêmes potentialités factorielles, n’effectuent
pratiquement pas des échanges commerciaux entre eux. Les quelques échanges
constatés l’ont été pour les placages déroulés provenant du Cameroun, de la RCA et dans
une moindre mesure du Gabon.
La zone de l’UEMOA n’effectue pratiquement pas de commerce du bois avec le Congo.
En 2004, les importations du Congo en bois et produits dérivés dans l’UEMOA sont
pratiquement faibles soit 1,07%, un peu moins qu’en 2002 (2,5%).
Figure 4 : principaux fournisseurs de bois et produits dérivés au Congo en 2004.
5,30%
CEMAC
10,53%
2,17%
28%
UEMOA
EUROPE
ASIE
APA
54%
Les importations des produits forestiers au Congo sont très faibles ces cinq dernières
années. Ainsi, la demande intérieure est couverte à 90% par la production locale. Les
importations des produits finis en bois et semi-finis, surtout ceux de la troisième
transformation ont toutefois connu une légère hausse à cause des difficultés rencontrées
par la société STCPA-BOIS et TRABEC.
En 2004, le Congo a exporté pour 687,5 millions de FCFA, soit 469 millions de FCFA pour
les produits finis du bois, particulièrement des fraises, des meubles et les moulures et 175
millions de FCFA pour le contre-plaqué.
38
2.3 : Taille des entreprises
Il y a dix (10) importateurs réguliers des produits finis du bois de taille relativement
moyenne, en tenant compte de leur dimensionnement (nombre de leurs employés).
2.3.1 : Importance des entreprises
L’importance des entreprises est tributaire de la branche d’activité dans laquelle elles
évoluent et la gamme des produits mis sur le marché.
2.3.2 : Expérience et statut des entreprises en matières d’importation
Eu égard à la régularité des diverses entreprises dans toutes les opérations d’entrée de
produits forestiers au Congo et l’organisation structurelle de la plupart d’entre elles, il
apparaît que les dix (10) entreprises ont des expériences relativement riches en matière
d’importation.
Cependant il faut noter que sur les dix (10) entreprises importatrices, deux (2) sont des
entreprises tenues par des ressortissants de l’UEMOA (SODOUF, WALLY DIAWARA), six
(6) sont des entreprises appartenant aux français (BUROTEC et SPORAFRIC GRASSET,
TOUT POUR L’INDUSTRIE, EDVT et SVP) et deux (2) entreprises appartenant aux
ressortissants de l’espace CEMAC, dont une camerounaise (FOBERT)) et une Congolaise
(COMACO).
Il est également à noter l’existence des importateurs occasionnels des produits finis, qui
s’approvisionnent sur les marchés asiatiques et européens, mais qui ne sont pas
identifiés.
III. Structure du marché
3.1.
Taille du marché
La consommation apparente du marché de bois et des débités du Congo est très faible
par rapport à sa production très élevée. En effet, le Congo compte actuellement environ
3.600.000 consommateurs soit 360.000 ménages. Cette consommation est illustrée par le
tableau ci –après :
Tableau N°19 : situation de la consommation apparente par groupe de produits
2003
Désignation
Production
importation
exportation
grumes
1350408
sciages
placages
rondins d'eucalyptus
produits finis
poteaux
grumes
Sciages
Placages
Rondins d'eucalyptus
produits finis
poteaux
grumes
sciages
placages
rondins d'eucalyptus
39
222568
38514
92580
nd
nd
50
20
2000
0
nd
0
757943
131433
14514
82560
2004
1534505
222568
15860
5860
nd
nd
40
17
1850
0
nd
0
844020
137724
8806
4980
produits finis
poteaux
Consommation apparente
grumes
sciages
placages
rondins d'eucalyptus
produits finis
poteaux
0
nd
592 515
91 155
26 000
10 020
nd
nd
6022
0
690 525
84 861
8 904
880
nd
nd
Le Congo est ainsi un étroit marché environné par des grands marchés (République
Démocratique du Congo).
3.2 Capacité de production nationale
Dans le domaine forestier, le Congo dispose d’un potentiel important. Surtout qu’il compte,
20.523.406 hectares des forets exploitables pour une capacité de production annuelle de
2.000.000 m3.
Au niveau de l’industrie, cette activité reste marginale depuis plusieurs années. Les
rendements de production sont faibles depuis plus d’une décennie et la production des
débités se situe actuellement à 196.307 m3 en 2004. La tendance à la baisse constatée
depuis 2000, devrait inciter les autorités à orienter leurs efforts dans l’industrie du bois.
Dans la production industrielle, le Congo compte plus d’une cinquantaine des scieries et
de cinq unités de tranchage et de déroulage du bois, pour un potentiel productif estimé à
400.000 m3.
3.3 . Demande intérieure couverte par les importations
Faute d’une industrie de transformation dynamique et diversifiée, les importations
répondent pour une part marginale à la demande intérieure nationale, surtout pour des
produits disposant une valeur ajoutée considérable.
3.4 . Besoins futurs
Du fait de la volonté des autorités à baisser le volume des exportations des grumes et
d’accélérer celui des exportations des produits dérivés de l’industrie de transformation,
notamment des sciages, des placages et des produits de la menuiserie, des besoins
énormes apparaîtront dans le domaine de la main d’œuvre qualifiée et des technologies
adaptées aux essences tropicales; afin d’accroître le rendement de production de bois et
des produits débités.
Le développement de l’industrie dans la filière bois nécessitera également un besoin
important en information sur le marché. Il va de même des facilités d’accès aux marchés
des produits forestiers du bois.
3.5 Caractéristiques du marché
Les différents opérateurs économiques n'ont qu'une faible, voire aucune notion du
marché. Or il s’avère que le marché congolais est à forte compétition. Si les entreprises du
secteur formel exportent le quasi totalité de leur production, cependant aucune entreprise
du secteur informel n'exporte ses produits. Par conséquent, la notion de marché reste très
floue pour ces derniers.
40
3.6 Les segments du marché
La qualité et l'innovation des produits pour s'offrir une nouvelle part de marché ne sont pas
de mise. En revanche, la diversification qui peut parfois, passer pour l'innovation est plutôt
une réponse à la fluctuation de la conjoncture. Nous pouvons sans risque parler
"d'adaptabilité inconsciente" aux fluctuations d'un marché tout aussi informel que les
commerces eux-mêmes.
Cette étude a démontré qu’il existe au Congo trois modèles de consommation des
produits forestiers :
- Le modèle urbain basé sur une forte consommation des sciages, des placages et
des produits finis, du charbon et du bois de chauffe;
- Le modèle rural basé sur une forte consommation du bois de chauffe et du
charbon :
- Le modèle international centré sur la consommation des grumes, des poteaux, des
placages, des sciages et dans une moindre mesure des produits finis (des
moulures et des rainures).
Malgré le faible pouvoir d’achat, cette structuration de préférence varie selon le milieu.
3.6.1. Les prix pratiqués
En particulier, dans le marché du bois le facteur critique est le prix. Tous les prix des
produits à l’export sont fonction des cours du marché de bois, du prix FOB, de la qualité,
de l’essence et de la localité de vente et de la provenance. Cette fonction de fixation de
prix était du domaine de l’Etat. La définition de la qualité ou des normes est un facteur
important dans la fixation du prix.
3.6.2. Qualité et diversification des produits
Le marché local et international utilise des essences nobles et de promotion. L’Idéal serait
de voir les entreprises formelles améliorer la qualité des produits de promotion et d'en
créer de nouveau, afin de susciter une nouvelle dynamique de marché.
L'extension du marché de bois au niveau national est principalement confrontée au
problème d'approvisionnement lié, selon le cas, à :
•
la dégradation et par voie de conséquence à la rareté de la ressource ( cas de
Brazzaville )
•
l'inexistence ou la détérioration des voies de communication et au fonctionnement
intermittent du chemin de fer entre Pointe-Noire et Brazzaville ;
•
l'inexistence des moyens de production (unité de transformation) dans le cas des
centres urbains intermédiaires et des zones enclavées ;
•
la volonté des opérateurs économiques qui préfèrent exporter.
L'hypothèse la plus simple serait d'une part, si cela fait ses preuves, d'envisager une
extension des activités de EFC ex ECO- SA à l'échelle nationale ; et, d'autre part, d'utiliser
une institution intermédiaire qui possède déjà de nombreuses zones de plantations et un
savoir-faire, en l'occurrence le Service National de Reboisement (SNR).
L'accessibilité aux marchés internationaux serait idéale si les produits ligneux pouvaient
être labellisés, mais c'est loin d'être le cas au Congo et, dans la sous région. En revanche,
la certification pourrait largement être envisagée dans le cas des plantations d'eucalyptus,
comme le montre l'exemple de nombreux pays exportateurs de produits manufacturés
41
issus des plantations d’Eucalyptus certifiées.
3.6.3. Préférences du marché
II est difficile de définir de manière exacte les préférences du marché congolais des
produits forestiers. Toutefois, ce qui caractérise en tout premier lieu le consommateur
Congolais c’est la faiblesse de son pouvoir d’achat. Il en découle que son choix est dicté
par le prix et la qualité du bois.
3.7. Politiques et Procédures d’importation au Congo
3.7.1 : Accords sur les échanges du Commerce International
Le Congo, comme tous les Etats membres de la Communauté Economique et Monétaires
de l’Afrique Centrale (CEMAC), est membre de la BEAC, la CEEAC, OAB, OIBT, ATIBT
et de l’OMC. Il adhère ainsi :
-
au traité de l’OHADA (Organisation pour l’Harmonisation du droit des Affaires en
Afrique);
-
à la charte des Investissements de la CEMAC qui précise les conditions techniques,
fiscales et financières de l’investissement et de l’exploitation de certains secteurs
spécifiques ;
- à l’organisation Africaine de la propriété intellectuelle (OAPI), qui garantie la protection
des brevets, marques, signes distinctifs, labels, noms commerciaux, indications
géographiques, appellation d’origine;
- au système International de normalisation qui appuie le développement de la mentalité
et de la culture de la qualité au sein de l’entreprise;
- aux dispositions de l’organisation mondiale du commerce ( OMC) et aux accords entre
les pays ACP et l’Union Européenne sur le commerce de bois tropicaux et bien d’autres
accords qui apportent leurs soutiens au renforcement des organisations professionnelles
autonomes et dynamiques en vue de créer un cadre juridique favorable au bon
fonctionnement des Chambres Consulaires, des Syndicats patronaux et ouvriers, des
associations des consommateurs, des entreprises privées et des organisations non
gouvernementales respectueuses des lois et règlements nationaux.
Pour atteindre ces objectifs et respecter ces principes, il a adopté les dispositions en
vigueur dans le cadre du code de Douane, du code Général des Impôts directs et
indirects et de la charte des investissements de la CEMAC et de la CEEAC.
3.7.2. Règles et dispositions d’importations
Les importations de tous produits sont réglementées par une loi qui détermine les
conditions d’importation et qui répartie les importations en deux régimes :
- le régime de la déclaration d’importation ;
- le régime de l’autorisation spéciale d’importation.
L’importation temporaire des échantillons, aux foires et aux représentations, est soumise
à la déclaration d’importation ou de la licence d’importation lorsqu’ils doivent être en vente.
3.7.3. Droits et barrières tarifaires 42
Les droits payables dépendent beaucoup plus du code CEMAC et douanier qui repose
sur le Tarif Extérieur Commun (TEC) adopté dans le cadre de l’Union Douanière et
Economique de l’Afrique Centrale (UDEAC) devenue CEMAC. Le TEC classe les
marchandises en quatre catégories, avec des tarifs variant de 5 à 30%.
Catégorie
Désignation
Taux
1
Produits de première nécessité
5%
2
Matières premières
10%
3
Biens intermédiaires
20%
4
Biens de consommation
30%
Cependant, il faut distinguer deux régimes douaniers au Congo: Le régime 33 pour
l’espace CEMAC et le régime 00 pour l’espace hors CEMAC.
Signalons que dans le régime 33 de la CEMAC, les produits forestiers sont soumis aux
taxes ou droits de douane au taux préférentiel de 10 à 20%. Les importations provenant
hors de l’espace CEMAC font l’objet des prélèvements suivants :
- Surtaxe (ST) de 0,1% ;
- Redevance informatique à 5% ;
- Taxe de Préférence Communautaire (TPC) à 0,2% ;
- Taxe Communautaire d’Intervention (TCI) à 0,4% ;
- Taxe Statistique (TS) à 0, 2 % ;
- Taxe sur la Valeur Ajoutée (TVA) à 18%
Le Tarif
Préférentiel Généralisé (TPG) s’applique aux produits fabriqués et
commercialisés en zone CEMAC. Ce taux varie de 5 à 30% du TEC du produit concerné.
Ces produits sont assujettis à la TVA, au taux normal de 18%. Le droit d’accise (DA)
touche également certains produits forestiers. Le Taux unique du droit d’accise est de
25%.
Les droits tarifaires sont composés de la valeur coût assurance frêt (CAF) et la valeur
transactionnelle. Le contenu du tarif se présente de la manière suivante :
Le mode de calcul du taux appliqué (Taux cumulé) est :
TA = TEC + ST + TPC + TCI + TS + TVA + DA
Toutes les importations rentrent dans le cadre du programme de vérification des
importations qui imposent un contrôle aux débarquements des cargaisons pour veiller à la
conformité de la qualité et des quantités.
3.7.4. Obstacles non tarifaires
L’obstacle majeur est la disparité des points de paiement des taxes. Les tracasseries dont
font état régulièrement les importateurs sont dues à la non centralisation des opérations
dans un guichet unique.
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3.7.5. Documents nécessaires à l’importation
L’importation est subordonnée à l’acquisition préalable de :
- Une carte de commerçant, avec mention importation ;
- Une licence d’importation ;
- Une déclaration d’importation
De plus l’importateur doit être détenteur d’un numéro unique d’identification fiscal (NUI) et
se soumettre aux obligations de l’inspection des sociétés BIVAC et VERITAS.
3.7.6. Aspects financiers à l’importation
Actuellement tous les transferts ou virements se font directement à partir de la
déclaration de transfert à l’importation, au niveau des Banques sur présentation des
documents justificatifs.
Cependant les importateurs se plaignent particulièrement sur le plan du financement
bancaire sur le taux d’intérêt qu’ils jugent élevé; soit 16 % l’an sur le CREDOC.
Les autres aspects financiers liés à l’importation sont ceux relatifs aux paiements des
droits des douanes, du transitaire ou d’entreposage.
Toutefois il faut noter que la monnaie en vigueur au CONGO est le franc CFA émis par la
BEAC, qui a une parité fixe avec l’Euro au taux approximatif de 656 F CFA pour 1 Euro.
Il n’y a pas de contrôle de change avec les pays de la zone francs, ni les pays membres
de l’Union Européenne.
3.8.
Circuit d’importation
3.8.1. Procédure d’achat
Les procédures d’achat dépendent des conditionnalités imposées par le fournisseur. Elles
dépendent pour la plupart de la monnaie, du pays de provenance et dans une moindre
mesure des méthodes de règlement édictées par l’entreprise « fournisseur ».
3.8.2. Structure de distribution
Pour beaucoup les produits forestiers, la structure de distribution est la suivante :
Importateur
Grossiste
Détaillant
Consommation finale
3.8.3. Marge bénéficiaire et coût de distribution
La marge bénéficiaire dépend du type de produit importé et de la localité de vente. Par
contre les coûts de distribution sont relativement élevés singulièrement à Brazzaville en
cas de dysfonctionnement du chemin de fer et dans partie du territoire national.
43
3.9.
La concurrence
3.9.1. Principaux concurrents (nationaux et étrangers)
A ces principaux importateurs sont rattachés des grossistes distribuant les produits du
bois dans tout le pays.
3.9.2. Méthode de commercialisation
Plusieurs méthodes de commercialisation sont utilisées par les différents concurrents
pour mieux se positionner sur le marché.
Les méthodes les plus utilisées sont la publicité (radio, télévision, journaux, panneaux…),
vente de proximité (implantation des lieux de vente dans les endroits stratégiques),
utilisation d’agents commerciaux (pour une meilleure compréhension de l’utilité, la
composition du produit), le sponsoring (couverture de certains événements sociaux et
économiques).
3.9.3. Les procédures de passation des Commandes et Conditions de Paiements
Les procédures de passation des commandes et les conditions de paiement sont celles
définies dans le cadre du traité
de l’Organisation pour l’harmonisation du droit des
affaires en Afrique, que le Congo a ratifié dès sa mise en place. Ce traité est le cadre
réglementaire régissant les procédures de commerce au Congo, complété par les
dispositions contenues dans les lois nationales du ministère du commerce des
approvisionnements et de la consommation.
3.10. Créneaux porteurs
Cette étude a démontré que près de 90 % des produits forestiers consommés au Congo
viennent de la production locale. De ce fait, le marché locale étant restreint l’expansion du
commerce vers des marchés prometteuses s’avère intéressant.
Toutefois, l’installation des unités de placages et des industries de menuiserie disposant
d’un niveau de finition comparable a celui des pays développés serait intéressant.
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BIBLIOGRAPHIE
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en développement. Bilan spatial et structurel de l’antagonisme pression
authentique/dynamique naturelle en zone de forte croissance urbaine de
1950 à 1996. le Modèle de Pointe-Noire et sa région ( rép. du Congo).
Thèse de doctorat Université Louis Pasteur Strasbourg 1330p.
Asied UE (2003) : On the determinant of foreign of Direct Investment to developing countries.
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CEA Bureau Afrique Centrale, Novembre 2004 : Réunion AD HOC du groupe des expert sur
l’OMC, les APE et le développement du Commerce en Afrique Centrale : Rapport sur les enjeux
sectoriels : cas du bois , 13 pages ;
CEA/Bureau Afrique Central : Note sur les Initiatives de protection des forets de l’Afrique
centrale
CNSSE, 2004 : Plan d’action forestières national
Code forestier du Congo, 2000 : loi N°16-2000 du 20 Novembre 2000, portant code forestier
Congolais
Foresty Research, Bogor, Indonesia, 303p
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Management. Center for international.
Mémento du forestier (1988); Ministère de coopération Française
Rapport de la BEAC, 2004
Rapport de la banque de France, 2004
SGS , 2004 : Synthèse des exportations du bois du CONGO
SGS , 2003 : Synthèse des exportations du bois du CONGO
DOCUMENTS EN ANNEXE
Annexe 1:
Profil des entreprises répertoriées
Annexe 2:
Code forestier du CONGO
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