Évolution des supply chains européennes Une Enquête du cabinet

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Évolution des supply chains européennes Une Enquête du cabinet
Logistique & Management
Évolution des supply chains européennes
Une Enquête du cabinet
Mercer Management Consulting
Synthèse de la Présentation de
Jérôme GARCIA
Principal – Equipe industrie, Mercer Management Consulting
aux Assises de la Logistique 2005
Résultats et analyse d’une enquête menée par Mercer Management Consulting auprès d’entreprises européennes. Leviers de performances privilégiés : la coordination entre les différentes fonctions, l’amélioration des compétences, l’implication
de la direction générale.
Mercer Management Consulting (MMC) a
réalisé une étude sur les perspectives de la
supply chain en Europe auprès d’entreprises
industrielles et de services. Cette étude est
centrée autour de l’impact des pratiques supply chain et de leurs priorités.
MMC a comparé les pratiques supply chain
des entreprises leaders (entreprises les plus
performantes en gestion de la supply chain –
autoévaluation) par rapport à celles d’autres
entreprises. Ce document met en exergue les
pratiques qui distinguent les leaders. Rares
sont les entreprises qui se sont différenciées
sur le marché grâce à leur performance supply
chain, MMC donne cependant des exemples
de modèles d’entreprises construits autour
d’une supply chain différentiante. Les autres
entreprises se sont contentées d’améliorer
leurs pratiques supply chain pour réduire les
coûts et renforcer le service.
Première question posée :
« Comment définissez-vous la notion de
supply chain et les activités que vous mettez
dans le terme supply chain ? ».
D’après les résultats, toutes les entreprises ont
cité le stockage et le transport dans la notion
de supply chain mais il faut noter que 90% des
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entreprises pensent que l’anticipation de la
planification est un élément essentiel de la
logistique sans laquelle on ne peut pas faire
fonctionner correctement ce service.
Supply chain :
sans l’implication du comité
exécutif point de salut
Une majorité d’entreprises place les achats et
la fabrication au cœur de la supply chain.
D’autres évoquent la vente et l’après-vente.
Ainsi, on remarque que la notion de supply
chain aujourd’hui est acceptée dans un sens
très large.
A la question :
« Comment voyez-vous la contribution de la
supply chain aux résultats de
l’entreprise ? ».
Une bonne moitié des entreprises considère
que la supply chain contribue fortement au
succès de l’entreprise et qu’elle est reconnue
au sein de l’entreprise.
Seulement 8% en revanche pensent que la
supply chain est un facteur de différenciation
sur le marché, qu’elle est un avantage compétitif qui permet de vendre plus et d’améliorer
la satisfaction du client par rapport aux
concurrents.
Certes, 8% c’est peu mais on ne pense pas toujours à la supply chain quand on parle de diffé-
Synthèse réalisée par Clara
Billerot, Paul-Henri Leprètre,
Clément de Roquefeuille et
Marie Rougier,
étudiants ISLI 2005
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rentiation sur le marché ; on pense plutôt à la
publicité, à l’innovation produit, au marketing…
Pourtant, certaines entreprises arrivent à
dominer leur marché grâce à une supply chain
Figure 1 : Contribution actuelle de la supply chain
(dans le pays d’origine)
originale, plus efficace par rapport à celle de
leurs concurrents.
« Notez votre niveau de maturité de la
supply chain ».
Les entreprises ont répondu par rapport à leur
marché intérieur (pour les entreprises françaises, la France, pour les entreprises allemandes, l’Allemagne…) et par rapport à leur
niveau de maturité par région du monde
(Europe de l’Ouest, du Nord, de l’Est,
l’Asie…).
Dans leur marché intérieur, les entreprises
estiment que le niveau de maturité de leur supply chain est à l’optimum ce qui est légèrement moins le cas sur les marchés d’Europe
de l’Ouest (86%) ou d’Amérique du Nord
(79%).
Figure 2 : Niveau de maturité de la supply chain
(Indice du marché national = 100)
Les zones d’amélioration aujourd’hui sont les
pays émergents : l’Europe de l’Est et l’Asie. Il
y a une dizaine d’années, les entreprises
industrielles ont beaucoup investi dans les
capacités de production ou des points de vente
à l’étranger pour accompagner la croissance
de leur marché mais elles n’ont pas encore travaillé sur la globalisation de la supply chain.
Un exemple pour illustrer ce propos : un responsable logistique supply chain en Asie
d’une entreprise qui possède 30 sites industriels répartis en Asie disait qu’il y a encore un
an, il n’y avait encore aucune synergie entre
leurs différentes usines en terme de transport,
de logistique, de planification et que chaque
usine était autonome sur ce point. Depuis peu,
cette entreprise a enfin établi un contrat commun de transport. En Chine, il y a énormément à faire.
Figure 3
« si on regarde les deux dernières années,
quelle a été pour vous mais surtout pour
vos clients, la part de vos actions supply
chain qui a marqué ? » (Réponse des
leaders, Figure 3).
Les deux réponses majoritairement obtenues
ont été :
• La disponibilité du produit
• Une fiabilité de livraison.
Les éléments plus sophistiqués comme la visibilité sur les flux, la personnalisation du produit à la demande, la gestion de stock et les
retours client ont certes un impact pour le
client mais cet impact est moins important que
les éléments basiques que sont la disponibilité
du produit et la fiabilité de la livraison.
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Si on regarde l’impact que la supply chain a
subi, les points les plus importants se trouvent
dans l’optimisation des coûts :
• réduction des coûts d’exploitation logistique et de transport
• réduction des stocks, impact en terme financier
• réduction des surfaces de stockage (qui est
une conséquence de la réduction des
stocks)
• baisse du gaspillage
• réduction des effectifs.
L’impact de ces actions est essentiellement
économique pour l’entreprise ces cinq dernières années. Sur une supply chain qui peut coûter 5 à 6% à une entreprise, les actions menées
ci-dessus peuvent réduire leurs coûts de 1% et
leur faire gagner 1 point de marge, ce qui n’est
pas négligeable. La logistique peut avoir un
impact non négligeable sur la rentabilité de
l’entreprise.
Figure 4
Figure 5
A la question : « Quels sont les leviers
principaux que les entreprises comptent
utiliser au cours des deux prochaines
années en terme de logistique ?».
(Réponse des leaders)
Les réponses données privilégient les questions de management et de compétences. Par
ces termes, il faut comprendre : professionnaliser les équipes logistiques, choisir des spécialistes. La supply chain n’est plus
considérée comme un sous-service.
La deuxième réponse la plus souvent donnée a
été une meilleure coordination entre fonction
logistique, production, commercial, marketing, après-vente…
Juste derrière, le critère le plus souvent
énoncé a été de placer la gestion de la logistique au niveau de la direction générale. La
logistique doit être considérée comme une
question prioritaire.
Par opposition, les systèmes d’informations
sont moins visibles. Cela est du au fait que ces
deux dernières années, les outils informatiques ont été fortement installés et il n’y a plus
à les mettre en place. Beaucoup d’entreprises
ont passé ce cap.
Au cours des prochaines années, les leaders
travailleront donc sur l’amélioration des compétences des collaborateurs, la coordination
transverse et l’engagement des DG.
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Pour conclure, Mercer Management Consulting a donné sa perception des enjeux logistiques pour les prochaines années.
Le Cabinet propose à toutes les entreprises
d’amener la performance aux standards internationaux en Europe de l’Est, en Asie et dans
le Mercosur, ainsi que de conduire une
réflexion stratégique pour identifier les pistes
d’avantages compétitifs via l’excellence supply chain.
Pour les non leaders, il recommande aussi de
continuer à améliorer la performance de base
de la supply chain (niveau de service, réduction des stocks, réseau de plates-formes, ses
compétences) et d’augmenter la prise de conscience et l’implication de la direction générale.
Pour les entreprises leaders, MMC recommande à ces entreprises d’explorer de nouvelles voies comme la personnalisation en masse,
la réduction drastique du « time to market » et
le processus de transaction des informations
partagées avec les clients et les fournisseurs.
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