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Transcription

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PES UNIDROIT RELATIFS AUX CONTRATS
DU COMMERCE INTERNATIONAL ET DES PRINCIPES
EUROPEENS DU DROIT DU CONTRAT : DU DROIT MOU AU DROIT
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1 –Une nouvelle étape dans la communautarisation du droit international privé1 a été
amorcée. En effet, la transformation de la Convention de Rome sur la loi applicable aux
obligations contractuelles2 en instrument communautaire3 af
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dernières années. Ces sources réfléchies ne se confondent pas avec les sources spontanées
(usages du commerce international), et les sources négociées (conventions internationales de
droit matériel)7.
2 – Nous envisageons ici les Principes Unidroit relatifs aux contrats du commerce
international et les Principes européens du droit du contrat rédigés par la Commission Lando8.
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1
Voir K. KREUZER, La communautarisation du droit international privé : les acquis et les perspectives, p. 97137, in Global law, Unifier le droit : un rêve impossible ? L. VOGEL (dir.) Editions Panthéon-Assas, 2001.
2
Convention de Rome de 1980 sur la loi applicable aux obligations contractuelles (version consolidée), JOCE n°
C 27 du 26 janvier 1998, p. 34-46.
3
Livre vert sur la transformation de la Convention de Rome en instrument communautaire ainsi que sa
modernisation, 14 janvier 2003, Com (2002), 654 final ; Groupement européen de droit international privé,
Troisième commentaire consolidé des propositions de modifications de la Convention de Rome du 19 juin 1980
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« Bruxelles I »), www.drl.ucl.ac.be/gedip/gedip-documents
4
Sur ce débat, voir notamment, V. HEUZÉ, Recodifier le droit international privé, in Le Code civil, Livre du
bicentenaire, Dalloz –Litec, 2004 , p. 401-411. Par ailleurs, la ratification par la Belgique le 1er mai 2004 des
deux protocoles du 19 décembre 1988 donnant compétence à la CJCE pour interpréter la Convention de Rome a
sans aucun doute modifi
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1980 sur la loi applicable aux obligations contractuelles : la Belgique rapproche Rome de Luxembourg, RDC
2004, n°4, pp. 1057-1059.
5
Voir le pts 3.2.3 du Livre vert, « L’
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é(art. 3 § 1). Interrogations quant au choix de règles
non étatiques ».
6
La codification pouvant être définie comme « cette opération de mise en forme des règles juridiques en un
ensemble » in R. CABRILLAC, Les codifications, PUF, 2002. Sur la notion de code, voir C. JAUFFRETSPINOSI, Les grands systèmes de droit contemporains, Dalloz, 11ème é
d.2002,n
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codes les Principes Unidroit et les Principes européens du droit du contrat.
7
H. GAUDEMET-TALLON, Les sources internationales du droit international privé devant le juge français, in
Mélanges offerts à P. Drai, Dalloz, 2000, p. 573-591.
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on«les Principes » ou « les codifications » dans la suite du texte.
9
Principes relatifs aux contrats du commerce international, Unidroit, Rome, 1994. Par ailleurs, lors de sa session
annuelle (19-21 avril 2004) le Con
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nouveaux chapitres (pouvoir de représentation; droits des tiers; compensation; cession de créances, cession de
dettes, cession de contrats; délais de prescription), le préambule a été étoffé, et de nouvelles dispositions sur
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me: les Principes Unidroit synthétisent les règles générales
applicables aux contrats du commerce international passés entre commerçants et autres
professionnels alors que les Principes européens concernent tous les contrats, y compris les
contrats entre des professionnels et des consommateurs, dans les relations internationales ou
intra-communautaires comme dans les relations purement internes. Les Principes sont parfois
présentés comme une codification de la lex mercatoria. Le préambule de chacune des
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Unidroit et les Principes européens se distinguent par leur nature même de la lex mercatoria.
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mercatoria10 exprime des règles pratiquées par la communauté économique internationale11.
3 –Le caractère non obligatoire de ces Principes les a fait pénétrer dans la sphère du droit
mou. Ils appartiennent à la sphère du droit12 dans la mesure où ils ont été rédigés de manière
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a été adaptée en vue de répondre aux besoins du commerce électronique partout où cela a été jugé nécessaire.
Les Principes du droit européen du contrat, Commission pour le droit européen des contrats, Version française
préparée par G. Rouhette, avec le concours de I. de Lamberterie, D. Tallon et Cl. Witz, Société de législation
comparée, 2003.
Sur ces Principes, voir notamment D. TALLON, Vers un droit européen des contrats, in Mélanges COLOMER,
1994, Litec, p. 485 et s. ; C. KESSEDJIAN, La codification privée, in Liber Amicorum, Georges. A.L. Droz sur
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on du droit du commerce
international : réalité et utopie, RRJ 1996, p. 933 et s. ; G. ROUHETTE, La codification du droit des contrats,
Droits, 1996, p. 113 et s. ; D. MAZEAUD, A propos du droit virtuel des contrats. Réflexion sur les Principes
Unidroit et de la Commission Lando, in Mélanges Cabrillac, LGDJ, 1999, p. 205 et s. ; G. LEFEBVRE et
E. SIBIDI DARANKOUM, Phénomène transnational et droit des contrats : les Principes européens, RDAI, n°1,
1999, pp. 47-79.
10
Notion dont il faut regretter la grande confusion terminologique. Sur ce point, voir notamment D. BUREAU,
Lex mercatoria, in Dictionnaire de la culture juridique, S. RIALS, et D. ALLAND (dir.) ; E. LOQUIN, Où en est
la lex mercatoria, in Souveraineté étatique et marchés internationaux à la fin du 20ème siècle, Mélanges en
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applicable aux obligations contractuelles :
http://europa.eu.int/comm/justice_home/news/consulting_public/rome_i/news_summary_rome1_en.htm,
et
B. FAUVARQUE-COSSON, Les contrats du commerce international, une approche nouvelle : les Principes
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12
Droit qualifié de «virtuel» par un auteur. Voir D. MAZEAUD, La commission Lando :l
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juriste français, in Pensée juridique française et harmonisation européenne du droit, Société de législation
comparée, 2001, p. 181et s.
13
Sur cette notion, voir C. THIBIERGE, Le droit souple, Réflexion sur les textures du droit, R.T.D. civ. 2003,
n°3, pp. 599-627 ; Selon cet auteur, le droit souple comprend le droit flou défini par la souplesse de son contenu,
le droit doux qui n'a pas ou peu de force obligatoire et le droit mou qui a pas ou peu de force contraignante ; sur
la notion de droit mou, voir également P. DEUMIER, Le droit spontané, Préface J-M Jacquet, Economica, 2002,
477 pp, spé. n° 276. Le droit mou semble équivalent à la notion anglo-saxonne de « soft law » ; H. MUIRWATT parle le « nouveau soft law européen » in Analyse économique et perspective solidariste, La nouvelle
crise du contrat, C. JAMIN et D. MAZEAUD (dir.), 2003, p. 185.
14
M. FONTAINE, Du droit « mou »
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f?, in Mélanges Barthélémy MERCADAL, Lefebvre, 2002, p.
159 et s.
Si ces Principes peuvent avoir une réelle portée normative, reste à savoir si le règlement
« Rome I »15 pourrait faire référence à ces codifications doctrinales en tant que lex contractus.
La transformation de la Convention de Rome pose ainsi la question plus générale de la place
du droit savant dans le paysage des sources du droit. Libre de toute contrainte juridique
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Classiquement les codifications doctrinales constituent une source médiate de droit, dans le
sens où ce droit mou est réceptionné par le droit dur. Il apparaît alors que le droit mou est doté
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doctrinales peuvent donc basculer dans la sphère du droit dur par l
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contractuelle de la manière suivante : «cette résistance très forte des professionnels, qui ne
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la transformation de la Convention de Rome :
http://europa.eu.int/comm/justice_home/news/consulting_public/rome_i/doc/discussion_paper_final_en.pdf
16
M.-A. FRISON-ROCHE, Le versant juridique de la mondialisation, Revue des deux mondes, Déc. 1997,
pp.45-53.
17
P. JESTAZ, C. JAMIN, La doctrine, Dalloz, 2004, p. 6.
18
Les Principes européens du droit du contrat sont applicables lorsque «les parties sont convenues de les
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qui ne représente pas même 3 % del
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elles-mêmes, in F.MARELLA,Le
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juridique déterminé»20.
5 –Le droit mou peut également être utilisé à des fins interprétatives par le biais des principes
généraux du droit. Ceux-ci sont consacrés ponctuellement par l
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prévu par la loi ou une convention internat
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des principes généraux visés par la Convention de Vienne23.
6 –A long terme, le droit mou peut également servir de modèle aux législateurs nationaux.
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qui relève de la réflexion et du retour sur soi. La connaissance, via ces principes, des solutions
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subversive dans le sens où il est une «une voie de connaissance critique du droit»26. Le débat
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02, I, 152, pp. 13411345.
21
C. JAUFFRET-SPINOSI, Les grands systèmes de droit contemporains, Dalloz, 11ème édition, 2002, n°113.
22
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et 4.6).
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. Ces exemples peuvent être complétés utilement par la consultation sur site
www.unilex.info qui offre un recensement des décisions et sentences arbitrales ayant fait application des
Principes Unidroit.
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D. FENOUILLET et P. REMY-CORLAY (
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européens du droit du contrat, Dalloz, 2003 ; C. PRIETO (dir.), Regards croisés sur les Principes du droit
européen du contrat et sur le droit français, PUAM, 2003 ; B. FAGES, Quelques évolutions du droit français des
contrats à la lumière des Principes de la Commission Lando, Dalloz, 9 octobre 2003, p. 2386 et s.
25
K.P. BERGER, Harmonization of european contract law, the influence of comparative law, ICLQ, vol. 50,
n°4, octobre 2001, p. 877-900.
26
H. MUIR-WATT, La fonction subversive du droit comparé, RIDC, 2000, p. 503-527.
27
Voir notamment, B. FAUVARQUE-COSSON et D. MAZEAUD, Pensée juridique française et harmonisation
européenne du droit, Société de législation comparée, Paris, 2003 ; Le Code civil 1804-2004 –Livre du
Bicentenaire, Litec –Dalloz, 2004 ; spé. les contributions consacrées aux «réflexions sur une recodification » et
aux « difficultés de la recodification : applications spécifiques ».
7 –Le droit mou peut donc devenir dur par un processus de réception opéré, soit par les
parties, soit par le juge ou enfin par le législateur. Les codifications doctrinales, sources autoproclamées ont naturellement besoin du sceau d’
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instrument mou pour en faire un choix de loi venant concurrencer les lois nationales.
Si la réception du droit mou par le droit dur est parfaitement acceptable, le renvoi du droit
mou opéré par le droit dur est en revanche beaucoup plus discutable (I), notamment parce
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I - Le droit mou source immédiate de droit :
un possible renvoi du droit dur au droit mou ?
La transformation de la Convention de Rome en instrument communautaire est donc
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doctrinales. Nous envisagerons donc le principe du renvoi (A), avant de tenter de le
justifier (B).
A - Le principe du renvoi du règlement «Rome I» aux codifications doctrinales.
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lorsque la loi étrangère, reconnue compétente par le juge national, décline cette compétence et renvoie la
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et G. MONTAGNIER (dir.), 14ème édition, 2003.
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du droit, Puf –Dalloz, 1999, pp. 285-305.
30
Sur ces textes, voir notamment, J. LAFFI
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consommation, REDC, 2001, pp. 19-42.
31
Communication de la Commission au Conseil et au Parlement européen du 12 février 2003, Un droit européen
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, COM (2003) 68 final, JOCE n° C 63 du 15 mars 2003 , pp. 1-34 ;
Communication de la Commission au Conseil et au Parlement européen du 11 juillet 2001 concernant le droit
européen des contrats, COM (2001), 398 final, JOCE, n° C 255 du 13 septembre 2001, pp. 1-44 ; A. MARAIS,
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0- 465. Sur le lien entre ces
communications et la transformation de la Convention de Rome en instrument communautaire, voir A.M.
européens du droit du contrat33, la Communauté européenne pourrait réceptionner un
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contrat serait régi par la loi applicabl
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limites de la loi applicable au contrat et donc dans le respect de ses dispositions impératives.
En écartant cette solution, le règlement «Rome I» se contenterait de désigner les Principes
Unidroit ou les Principes européens du droit du contrat comme un choix de loi applicable à un
contrat.
11 –Cette dernière solution est soutenue par certains auteurs. Ils proposent de faire du choix
39
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LOPEZ-RODRIGUEZ, The Rome convention of 1980 and its revision at the crossroads of the European contract
law project, European review of private law, 2004, n°2, pp. 167-191
32
D. STAUDENMAYER, Un instrument optionnel en droit des contrats ?, RTD civ. 2003 pp. 629-644.
33
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34
Voir notamment, B. AUDIT, Droit international privé, Economica, 2000, n°88 et s.
35
Voir Cass. Civ. 1ère 25 janvier 2000 BNP c/ Agro alliance et autres, Bull. civ. I., n°21 rappelant le principe de
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38
Sur la distinction entre incorporations conflictuelle et matérielle, voir J-M J
ACQUET,L’
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que lorsque la règle de conflit a permis de désigner la loi applicable. Dans la hiérarchie elle apparaît totalement
tributaire et nécessairement respectueuse de la lex contractus».
39
Voir K. BOELE-WOELKI, The Unidroit principles of international commercial and the Principles of european
contract law : how to apply them to international contracts, Uniform law review, 1996 n°4, pp. 652-678;
B. ANCEL, Auctoritate rationis, Le droit savant du contrat international, in Clès pour le 20ème siècle, Mélanges
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interprétation, autoriserait la référence à un droit mou en tant que loi applicable au contrat :
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européenne du Livre vert sur la transformation de la Convention de Rome en instrument
communautaire. Certaines réponses au Livre vert se sont montrées favorables à la désignation
«conflictuelle» des codifications doctrinales par les parties44. Le droit mou devient dur non
pas par la volonté des parties, mais par la désignation de ces normes par le règlement
communautaire. En désignant les codifications comme un possible choix de loi, le règlement
conférerait une force contraignante aux Principes.
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parties, le juge serait sans doute amené à prendre en considération les codifications
doctrinales au même titre que les lois étatiques.
of international commercial contracts and Article 3 Rome Convention : the lex mercatoria before domestic courts
or arbitration privilege ? in Etudes offertes à Barthélemy MERCADAL, Editions Francis Lefebvre, Paris, 2002,
pp. 133-145.
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s: une perspective européenne, in
Actes du congrès « Harmonisation mondiale du droit privé et intégration économique régionale », Rome 27-28
septembre 2002, Revue de droit uniforme, 2003, n°1/2, p. 135-140.
41
Sur la Convention de Mexico du 17 mars 1994, voir le texte en français et le commentaire de
D. FERNANDEZ ARROYYO à la Rev. Crit. DIP 1995 p. 173 et s.
42
Pour une interprétation contraire, voir A. BOGGIANO La convention interaméricaine sur la loi applicable aux
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43
C. KESSEDJIAN, Un exercice de rénovation des sources du droit des contrats du commerce international : les
principes proposés par Unidroit, Rev. Crit. DIP 1995, pp. 641- 667.
44
Voir notamment la réponse du Max Planck Institut pour le droit international privé et le droit étranger,
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45
H. MUIR-WATT, Globalisation des marchés et économie politique du droit international privé, in La
mondialisation entre illusion et utopie, A.D.P 2003, tome 47, 2003, pp. 243-262, et les références citées.
La solution du renvoi par le règlement aux codifications doctrinales est très discutable. Elle
doit néanmoins être débattue. Certaines pistes de réflexion tendant à justifier cette solution
sont donc les bienvenues.
B - La légitimité du renvoi aux codifications doctrinales.
13 –Le caractère systémique tant des Principes Unidroit que des Principes européens a été
mis en avant pour justifier leur désignation par le règlement «Rome I »46. Les codifications
doctrinales constituent sans aucun doute des ensembles complets et cohérents construits
autour de règles impératives et de règles supplétives. Pour autant, la solution envisagée par les
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européens) visés par le règlement est en adéquation avec la thèse de la gradation entre les
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46
Voir notamment la réponse du Max Planck Institut pour le droit international privé et le droit étranger,
Hambourg, op. cit.
47
C. LEBEN, « Ordre juridique » , in Dictionnaire de la culture juridique, S. RIALS et D. ALLAND (dir.) ,
PUF, 2003, p. 1113 et s.
48
P. DEUMIER, Le droit spontané, Préface J.-M. JACQUET, Economica, 2002, n°381.
49
Ibid.
17 – Le droit post-moderne50 est en effet caractérisé par un décloisonnement de sa
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inspirés des traditions juridiques au niveau mondial) trouvent leur origine dans les droits
nationaux européens. Ces normes se trouvent alors détachées des droits nationaux pour se
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18 –Une autre justification au renvoi du règlement aux codifications doit sans doute être
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privilégiant ainsi la finalité des règles de droit. Le régime juridique de la directive en est une
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reflet de la post-modernité».
51
M.M. MOHAMED SALAH, Les contradictions du droit mondialisé, PUF, Paris, 2002, p. 27 et s.
52
P. DEUMIER, T. REVET, Sources du droit (problématique générale), in Dictionnaire de la culture juridique,
S. RIALS et D. ALLAND (dir.), PUF, 2003, pp. 1431-1434.
53
Extrait de la leçon inaugurale de la chaire Etudes juridiques comparative et internationalisation du droit, Du
désordre mondial à la force du droit international, 20 mars 2003, Collège de France, Fayard, 2003.
54
Voir M. PERRIN de BRICHAMBAUT, J.-F. DOBELLE, M.-R.d’
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public, Presses de Sciences-po et Dalloz, 2002, p. 44 : «les Etats post-modernes (qui viennent dans la
classification après les Etats pré-modernes et modernes) acceptent de renoncer à certains aspects de leur
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règles définies collectivement et leur droit interne» ; S. COHEN, Un monde sans souveraineté :l
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55
G. ISAAC, M. BLANQUET, Droit communautaire général, Armand Colin, 8ème édition, 2001, p. 195.
19 –En contradiction avec une conception strictement formaliste des actes juridiques, la Cour
de justice des Communautés européennes a accordé aux directives non transposées, ou
transposées incorrectement, un effet direct en faveur des particuliers56. Ainsi «pour la Cour
de justice une directive peut directement créer des droits dans le chef des particuliers, droits
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BCE. Or, les Principes européens ou les Principes Unidroit ne sont pas réceptionnés en tant
que tels par le règlement ou dans un acte communautaire annexe. Si la Cour a largement pallié
les «manques de la structure »60 communautaire, nous ne voyons pas très bien comment elle
pourrait passer outre la nature juridique de ces codifications, pour les assimiler à des actes
communautaires à part entière.
21 –Au-delà des tentatives de justifications purement théoriques, il nous faut soulever la
question de la compétence de la Communauté pour renvoyer à des dispositions matérielles
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nationales ne seraient pas en adéquation avec les exigences de la réglementation des contrats
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savoir si la coexistence des droits nationaux entrave directement ou indirectement le
fonctionnement du marché intérieur 61. Force est de reconnaître les «splendeurs et misères des
justifications économiques»62 del
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CJCE 19.09.2000, Etat du grand Duché du Luxembourg c/Consorts Linster), RFDA 2003, p. 568 et s. ; adde.
S. SIMON, La directive européenne, Paris, Dalloz, 1997. Voir également CJCE, 23 novembre 1977,
Enka/Inspecteur des invoerechenten en accijnzen, aff. 38/77, Rec. p. 2233.
58
op. cit. O. DUBOS.
59
G. SOULIER, Droit harmonisé, droit uniforme, droit commun ? in Le droit communautaire et les
métamorphoses du droit, D. SIMON (dir.), Presses universitaires de Strasbourg, 2003, p. 57-79 ; « l
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évoque la « construction européenne »
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aCommunauté et le droit communautaire ».
60
G. SOULIER, op. cit.
61
Pts 23 de la communication sur le droit européen des contrats du 11 juillet 2001, op.cit.
62
B. FAUVARQUE-COSSON, Faut-il un code civil europeén ? op.cit.
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les nécessités des objectifs visés67.
23 –La compétence de la Communauté en matière de conflits de lois est désormais assise sur
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Pts 24 à 32 de la communication du 11 juillet 2001, op. cit.
Sur ce thème, voir notamment, R. COASE, Le coût du droit, PUF, 2000.
65
Réponse à la communication du 11 juillet 2001 concernant le droit européen des contrats, groupe de travail de
la
faculté
de
droit
de
Nice,
J-B
RACINE
(dir.),
www.europa.eu.int/comm/consumers
/policy/developments.contract-law/index_fr.html
66
Voir notamment, F. CHALTIEL, Le principe de subsidiarité dix ans après le Traité de Maastricht, RMCUE,
n°469, juin 2003, p. 365 et s. ; N. BERNARD, The future of european economic law in the light of the principle
of subsidiarity, CMLR, 1996, p. 633 et s.
67
G. ISAAC, M. BLANQUET, Droit communautaire général, op. cit. p. 45.
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une réglementation de fond spécifique (règles matérielles) ou se voir attribuer une loi interne
par des règles indirectes de répartition. Or, une réglementation substantielle uniforme à
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Principes dans le règlement « Rome I » n’
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le législateur communautaire utilise cette base juridique dans une matière aussi discutée (et
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règlement, lequel est obligatoire dans tous ses éléments et interdit donc aux Etats toute
application incomplète74 ou sélective75. Bien que discutable, cette solution doit être envisagée
en pratique.
71
B. AUDIT, Droit international privé Economica, 3ème é
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73
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a libre circulation des marchandises et à la libre prestation des services ou la suppression de
distorsions de concurrence ».
74
CJCE, 7.2.1973, Commission c/ Italie, aff. 39/72, Rec. p. 101.
75
CJCE, 30.11.1972, Granaria, aff. 18/72, Rec. p. 1172.
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proposé de faire du choix des codifications doctrinales un choix de loi au même titre que le
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II - Le statut juridique des codifications doctrinales dans le règlement «Rome I».
27 –La transformation de la Convention de Rome en règlement communautaire pourrait
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1: «Le contrat est régi par la loi choisie par les
parties ou par les Principes Unidroit relatifs aux contrats du commerce international ou les
Principes européens du droit du contrat».
Dans la mesure où le règlement ferait expressément référence aux Principes, on peut se
demander comment les juges seront amenés à analyser les Principes Unidroit ou les Principes
européens. Il est question ici des juges nationaux, juges communautaires de droit commun,
ainsi que des juges de la Cour de justice des Communautés appelés à répondre aux questions
préjudicielles posées par les juridictions nationales (art . 234 al. 2 TCE).
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de droit communautaire ? Les Principes peuvent-ils être assimilés à la loi du for ? Peut-on leur
appliquer le régime juridique de la loi étrangère ?
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A - Le traitement des codifications doctrinales par le juge.
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Commission arrêtent des règlements et des directives, prennent des décisions et formulent des
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croissant des communications de la Commission européenne. Or ces actes sont des actes
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un acte communautaire. En effet, il faut distinguer, selon nous, la force obligatoire des
Principes de leur forme juridique. A partir du moment où on accepte la désignation
conflictuelle des Principes Unidroit ou des Principes européens, ces instruments mous
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30 –Pour que les principes puissent être considérés comme appartenant à la loi du for, encore
faut-il que la désignation des Principes soit équivalente à une réception directe par le droit
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Cette seconde question est directement liée à la première et a évolué en même temps dans la
jurisprudence.
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assimilées à une loi étrangère.
32 –Concernant la preuve de la loi étrangère, la Cour de cassation a précisé que «dans les
matières où les parties ont la libre disponibilité de leurs droits, il incombe à la partie qui
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Voir les développements consacrés au système français des sources de droit, in L. FAVOREU (dir.), Droit
constitutionnel, 4ème édition, Dalloz, 2001, n°211 et s.
78
Sur cette question voir B. AUDIT, Droit international privé, Economica, 3ème édition, 2000, n°252 et s.
79
P. ANCEL, Y. LEQUETTE, Grands arrêts DIP, n°32-34.
80
C.Cass. 26 mai 1999, Mutuelle du Mans, Rev. Crit. DIP 1999, p. 707 et s., note H. MUIR-WATT.
81
C.Cass. Soc Amerford et autre c. Cie Air France et autres, Grands arrêts DIP n°82.
82
Grands arrêts DIP, n°82, § 13.
des Principes européens du droit du contrat ou des Principes Unidroit. En effet, nous ne
voyons pas comment un juge français pourrait rencontrer des difficultés pour prendre
connaissance de ces Principes, les
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regard de la distinction loi du for/loi étrangère et sans doute au-delà de cette distinction. Peutêtre faudra-t-il construire un nouveau concept propre aux codifications doctrinales en tant que
loi applicable à un contrat.
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bien que nous soyons dans une matière disponible, la règle communautaire de conflit devrait
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des Principes européens, mais dans le commentaire des auteurs . Cela signifie que le juge
83
Art. 6 :111 Principes européens du droit du contrat et Art. 6.2.3 Principes Unidroit.
CJCE, 14 décembre 1995, Peterbroeck C-312/93, Van Schijndel, C-430 et C-431/93, Europe, fév. 1996 n°57 ;
G. CANIVET et J.-G.HUGLO,L’
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au regard des arrêts Van Schijndel et Peterbroeck, Europe, avril 1996, chron, p. 4.
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é: une présentation des Principes Unidroit, in Revue juridique Thémis, Faculté de droit
de Montréal, vol. 36, n°2, 2002, p. 355-374.
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e1:101, Principes du droit européen du contrat, Commission pour le droit européen
des contrats, Version française préparée par G. Rouhette, avec le concours de I. de LAMBERTERIE,
D. TALLON et Cl. WITZ, Société de législation comparée, 2003.
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et les dispositions impératives nationales. Comment régler un conflit entre ces ensembles
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de situation, par lequel ce ne sont plus les ordres juridiques étatiques qui déterminent
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37 –Nouspouvonse
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des codifications doctrinales comme un véritable choix de loi au même titre que la loi du for.
A partir du moment où le juge est amené à appliquer des règles transnationales, on peut se
demander si ces dispositions ne sont pas de nature à influencer la nature de sa mission.
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éditeur, 2000, p. 353-365.
88
CJCE, 23 novembre 1999, Arblade, Arblade et fils SARL, Rev. Crit. DIP 2000, p. 710, note M. FALLON et
CJCE, 9 novembre 2000, Ingmar GB Ltd c/Eaton Leonard Technologies Inc. , Rev. Crit. DIP 2001 n°1, p. 107,
note L. IDOT.
89
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930pp.; n°62 et s.
90
J.-M. JACQUET, P. DELEBECQUE, Droit du commerce international, Dalloz, 2000, n°487.
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ts; adde F. OSMAN, Les principes généraux du droit de la lex mercatoria.
Contribution à un ordre juridique anational. Préface E. LOQUIN, LGDJ, 1992.
92
Ibid, n°259.
En durcissant ces instruments mous, le règlement communautaire tendrait à libérer les juges
nationaux de leur propre ordre juridique, pour les enfermer dans le système des Principes
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conflits de lois dans le cadre du marché intérieur, nous ne voyons pas très bien ce qui pourrait
venir empêcher une telle reconnaissance. Le règlement peut effectivement faire sien la théorie
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Le droit mou, pris sous la forme des codifications doctrinales, doit donc demeurer un
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durcissement de ces normes, mais toujours dans le strict respect des dispositions impératives
applicables.
93
CJCE, 23 mars 1982, Nordsee, aff. 102/81, Rec. p. 1095.
J.-B.AUBY,Lag
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,2003,
p.6
8.
95
B. OPPETIT, La notion de source du droit et le droit du commerce international, in A.P.D 1982, pp. 43-53.
96
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variable, RTD eur. 2002 n°1, pp. 1-26.
94