Résumés des conférences du 1 Congrès International de sophrologie.

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Résumés des conférences du 1 Congrès International de sophrologie.
Résumés des conférences du
1er Congrès International de sophrologie.
Samedi 7 novembre – matin
Table ronde autour du thème « La sophrologie dans nos différents pays »
Animée par Claude CHATILLON, Patrick-André CHÉNÉ et Alain ZUILI
Avec la participation de
Cécile CHAUVOT – Singapour
Guy CHEDEAU – Suisse
Françoise DELHALLE – Belgique
Anat KALMAN – Hongrie
Florence PASTEUR – Royaume-Uni
Jean-Marc WEILL – Guyane
Samedi 7 novembre – après-midi
Michèle FREUD – Les compétences du sophrologue dans la relation d’aide
Psychothérapeute – Sophrothérapeute –Directrice de l’école de Sophrologie Michèle Freud
Formations
Le sophrologue est avant tout un accompagnant dans la relation d’aide. Cette relation que l’on
nomme thérapeutique se construit autour d’une certaine intimité, où images, émotions et
sensations appartenant au patient sont révélées, accueillies mais aussi susceptibles d’entrer en
résonnance avec celles du sophrologue.
Comment précisément, dans cet accompagnement, développer une conscience éthique et
éclairée ?
La sophrologie fait confiance aux ressources de l’être humain, à sa capacité à trouver
l’énergie de changement même dans des cas les plus complexes.
Dans cette rencontre d’être à être, quelles qualités le sophrologue doit-il déployer ? Quel
comportement adopter face à cette alliance ?
Et comment agir face à des situations difficiles et aux résistances du patient, trouver la bonne
attitude et les mots justes ?
Quelle prévention pour lui-même ? Comment accueillir ses limites de praticien ? Quelles
mises en garde et précautions ? Autant de questionnements et des pistes de réflexions étayés
par des études de situations cliniques et une invitation à un partage d’idées.
Sandra ARNAUD-GARDAIR – Pascal BLANCHARD – La communication au sein du
couple avec la sophrologie
Sandra Arnaud-Gardair – Directrice de l’I.P.E.E.S. – Psychothérapeute – Sophrologue –
Formatrice.
Pascal Blanchard – Sophrologue. Formateur.
Au-delà de l’attirance et des sentiments amoureux, créer et pérenniser un couple c’est aussi
identifier ses dysfonctionnements et ce qui pourrait générer l’érosion de l’association. C’est
prendre conscience de ce que je peux faire ou non en fonction de ma vraie nature d’homme ou
de femme, de mâle ou de femelle, pour nourrir cette troisième entité qu’est le couple et la
rendre autonome afin que les protagonistes puissent s’y référer. En sacralisant cette entité, on
peut échapper au rapport direct toi/moi pour s’inscrire dans une relation triangulaire dans
laquelle le nous devient une personne morale référente libérée de l’égo.
Le thérapeute apportera dans ce cadre une aide précieuse en utilisant les outils de la
sophrologie pour favoriser l’accueil de la parole émise avec davantage de discernement et
d’objectivité, restant ainsi sur le plan factuel de ce qui est évoqué sans le pervertir au travers
du filtre émotionnel et égocentrique. En quoi, une situation, un comportement, une attitude
sont-ils dommageables ou positifs, pas simplement pour l’un ou l’autre des partenaires mais
pour le couple ?
La sophrologie favorisera le dépassement des pudeurs, inhibitions et difficultés à formuler ses
ressentis ainsi qu’une prise de recul permettant de s’exprimer avec pertinence et précision.
Cette approche aura pour but de renforcer la 3ème entité afin qu’elle devienne source de
protection, de création et d’inspiration pour les deux êtres qui la constituent.
Véronique ROUSSEAU – La relation en sophrologie : une invitation à rencontrer son corps et
le corps de l’autre
Psychologue clinicienne – Sophrothérapeute – Vice-présidente de la S.F.S.
La relation thérapeutique en sophrologie est-elle une invitation à rencontrer son corps et le
corps de l’autre ? Qu’en est-il d’un ressenti corporel partagé ?
Quels en sont les vertus, les limites, les dangers ?
Durant cette conférence seront abordées les personnalités dissociées (n’ayant plus accès à un
ressenti corporel suite à des traumas).
Il y a une interrogation dans la pratique sophrologique, voire un désaccord : le sophrologue
pratique-t-il ou pas en même temps que le sophronisant, en état de conscience modifiée
pendant une séance ?
Cette question s’avère pertinente lorsqu’il s’agit de personnes ayant vécu un traumatisme :
elles vont « instinctivement » éviter un contact avec leur ressenti pour conserver des
comportements d’évitement ou de répétition pour sauvegarder une façon d’être qui, pour
elles, leur ont sauvé la vie. En réalité ces comportements sont liés à une réaction de
dissociation : la personne s’est coupée de son vécu, s’est figée. Elle n’a plus accès à ses
émotions, ses sensations. S’approcher de ces zones où règne une peur non exprimée exige du
sophrothérapeute d’être dans son corps, en relation avec ses propres ressentis.
En effet, si le patient est « activé » (en contact avec son stress post traumatique) le thérapeute
le sera aussi et c’est à partir de ses propres ressources corporelles qu’il pourra guider le
patient vers les siennes.
Il s’agit également de créer d’autres ressources qui viendront enrichir, amplifier le ressenti.
Ramener une personne dissociée dans son corps est tout un art. Comment procéder ? Avec
quelles techniques sophrologiques ?
Isabelle LEFEVRE-VALLÉE – La sophrologie au service de l’enfant scolarisé en toute
conscience
Sophrologue de formation Caycédienne – Formatrice à l’Académie de Sophrologie de Paris –
Auteure de « l’Enfant et la sophrologie » (2008) et de « l’Adolescent et la sophrologie »
(2014) aux Editions Ellébore.
Pour qui et pour quelles problématiques
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L’enfant scolarisé en maternelle : la conquête du schéma corporel ; la gestion des
émotions face au groupe, face à l’autorité ; la séparation ; les peurs liées à cet âge :
terreurs nocturnes, les monstres.
L’enfant scolarisé en primaire : la gestion du temps ; la gestion de l’espace ; une
meilleure concentration ; le renforcement de son attention ; la maitrise de son stress
face aux évaluations ; l’aide à la mémorisation ; la maîtrise de son schéma corporel en
conscience ; le développement de la confiance en soi.
L’enfant scolarisé au collège : les problématiques pour chaque classe.
L’enfant scolarisé au lycée : les problématiques pour chaque classe.
L’étudiant : la gestion du temps et du stress.
Comment appliquer la sophrologie à l’enfant scolarisé
Présentation de l’adaptation de la méthode à l’enfant.
Présentation de l’adaptation des techniques à l’enfant :
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des techniques ludiques ;
les relaxations dynamiques adaptées ;
une création exclusive de supports sur la marche phronique de la RD3 avec
l’activation tissulaire : les mandalas de la tridimensionnalité et de la transformation ;
des techniques spécifiques adaptées (vocabulaire, rythme, personnalisation).
Des résultats observables. Témoignages d’enfants, de parents et d’enseignants.
Conclusion. La sophrologie : une réponse concrète, rapide, légère mais toujours efficace.
Marie-Andrée AUQUIER – En quoi la sophrologie est-elle une aide dans les conduites
alimentaires ?
Homéopathe – Acupuncteur – Micronutritionniste – Sophrologue
Devant l’importance des troubles du comportement alimentaire, des conduites addictives face
au tabac et à l’alcool, la sophrologie est une méthode pertinente, efficace pour répondre aux
différentes étapes du changement de comportement :
Une prise de conscience du schéma corporel
Un nouveau regard sur l’aliment
Un éveil de la sensorialité, une redécouverte du plaisir gustatif, olfactif, tactile
La vivance de la digestion au travers d’une rencontre avec le système digestif, ce second
cerveau, en train de fonctionner et une rencontre avec le microbiote intestinal grâce à la
technique de sophrodigestion.
La découverte de ses besoins pour les mettre en adéquation avec ses envies grâce à la
technique autoscopique des étagères
La contemplation de son comportement alimentaire
Une projection dans le futur avec une nouvelle hygiène de vie, un nouveau rapport au corps, à
l’aliment…
La vivance de la sophroprésence relaxante de la satiété
La redécouverte des valeurs biologiques, une vraie envie, un vrai besoin d’être en communion
avec son corps et ce qui le nourrit.
Un partenariat entre un être en souffrance dans son rapport à l’alimentation et un sophrologue
qui peut décliner toutes les techniques sophrologiques pour MANGER EN CONSCIENCE.
Céline ATTIAS – Le mieux-être au travail avec la sophrologie
Psychologue du travail et des RH – Sophrologue
Une approche et des interventions qui s’inscrivent aux confins de la prévention de la
souffrance au travail et de la promotion de la qualité de vie, de la santé, du bien-être et de la
performance. C’est dans ce contexte parfois tendu et porteur d’enjeux socio-économiques que
le sophrologue participe à la protection de la santé des salariés et les invite au mieux-être.
Dimanche 8 novembre – matin
José NEVE – Le concept d’Alliance dans la pratique professionnelle du métier de
sophrologue
Président fondateur de l’Ecole de Sophrologie de l’Artois – Sophrologue – Professeur de
sophrologie – Spécialiste en neurosciences – Membre du Réseau des Académies
On admet généralement que le concept d’alliance renvoie à un lien puisque
étymologiquement il veut lier, donc tisser un lien, établir une relation, un contact naturel avec
l’autre, quelque chose qui circule entre le patient et le sophrologue, une relation spéciale entre
le patient et le sophrologue.
Il est vrai que c’est un peu tout ça, mais en fait c’est à la fois plus simple, plus naturel et aussi
une rencontre d’un caractère exceptionnel, c’est d’abord la rencontre avec soi-même. C’est
une des grandes particularités du métier de sophrologue, la véritable Alliance a pour fait
générateur soi-même, comme un guide de montagne qui se doit de connaître les sites
montagneux où il se propose d’amener les clients. Le premier lien est donc le lien avec soimême et par extension avec son corps, découvert et conquis. Avant de s’autorise à aider
l’autre, son patient ou son élève, le sophrologue, dont c’est le métier, a dû se découvrir et se
conquérir lui-même, à travers les outils de la sophrologie, ceux-là mêmes qu’il va utiliser avec
son patient : le premier d’entre eux est donc la relation conquise avec lui-même, la relation
d’Alliance avec lui-même, c’est-à-dire sa propre quête, sa propre conquête avec pour
corollaire un moi conquis et non plus un moi subi.
Norbert CASSINI – La pratique de la sophrologie en groupe : expériences et enseignements
Directeur de l’École Française de Sophrologie de Montpellier – Président de la Fédération
des Écoles Professionnelles en Sophrologie (F.E.P.S.)
Quelles sont les particularités de la pratique sophrologique en groupe ? En quoi la dynamique
d’un groupe influence-t-elle l’accompagnement ? Comment répondre aux besoins de chacun ?
Comment créer l’alliance ? Autant de question auxquelles je répondrai à partir de mon
expérience.
Patricia GRÉVIN – Evelyne RENARDIER – L’intérêt d’une spécialisation en sophrologie
Patricia Grévin – Sophrologue – Sophro-analyste – Formatrice – Vice-présidente de
l’AFREPA – Fondatrice du Pôle Sophrologie et Acouphènes® – Auteure de « Acouphènes,
les soulager avec la sophrologie » et « J’ai des acouphènes, causes émotionnelles et solutions
adaptées. »
Evelyne Renardier – Sophrothérapeute homologué de la prise en charge de l’acouphène
chronique et l’hyperacousie – Sophrologue du Pôle Sophrologie et Acouphènes® parisien de
Patricia Grévin.
Le métier de sophrologue permet d’accompagner des « patients » souffrant de symptômes
nécessitant une prise en charge thérapeutique. Sophrologie, sophro-thérapie et sophro-analyse
en tant que « psychothérapie » jouent un rôle déterminant entre le vécu corporel du patient et
son versant psychique en utilisant le rôle des représentations (Schilder, L’image du corps).
Le corps devient principe thérapeutique.
Nous proposons de témoigner et livrer une expérience thérapeutique dans le domaine médical
ORL pour la prise en charge des acouphènes, de l’hyperacousie et des vertiges, des
symptômes avec des traits obsessionnels (patients coupés de ses sensations et de ses affects)
et avec des manifestations à très forte charge émotionnelle (anxiété généralisée pouvant aller
jusque la dépression sévère ou burn-out).
Grâce à la force d’un réseau et d’une équipe pluridisciplinaire, le sophrologue ne se trouve
plus seul dans sa pratique : le patient est pris en charge médicalement, puis adressé vers le
sophrologue pour être écouté dans sa plainte et accompagné thérapeutiquement.
Fort de cette spécialisation médicale ORL, un groupe de sophrologues travaillent depuis 5
ans au sein d’un réseau pour mieux répondre aux attentes du monde médical ORL, utiliser des
documents scientifiques et proposer des pratiques spécifiques.
Cette professionnalisation de notre métier permet d’aider le sophrologue à se positionner
dans le domaine de la santé, à développer ainsi des compétences spécifiques et à mieux vivre
de son activité.
Alain ZUILI – La préparation au métier de sophrologue
Sophrologue – Directeur de l’Institut de Sophrologie relationnelle – Trésorier de la F.E.P.S.
De plus en plus d’écoles de formation en sophrologie fleurissent aujourd’hui en France.
Je m’interroge de plus en plus aujourd’hui sur la légitimité de ces instituts qui prolifèrent.
Quitte à faire croire aux postulants que l’on peut être formé en quelques mois, voire par
correspondance.
Quelles sont les qualités d’un dirigeant ? De son équipe de formation ? Quel niveau doit-on
exiger aujourd’hui à la fois de l’équipe et des stagiaires qui auront à recevoir patients ou
clients ?
Nous nous poserons la question de la transmission des compétences.
Charles RODÀ – La sophrologie a-t-elle une âme ?
Médecin – Sophrologue – Directeur de l’Académie de Sophrologie d’Alsace.
Je ne me hasarderai pas en une énième thèse sur l’existence de l’âme. Je n’en ai ni les moyens
ni les compétences. Il s’agit simplement de réfléchir ensemble sur les difficultés qu’éprouvent
certains sophrologues porteurs de leur méthode de se situer face à la multitude de courants,
disciplines, procédés, et autres théories ou pratiques qui ressemblent à la sophrologie en étant
différents qui semblent la complémenter sans la compléter, qui semblent aller dans le même
sens alors que diamétralement opposés.
S’il est indiscutable que les sophrologues en tant qu’êtres vivants ont une âme qui les anime ;
âme comprise en tant qu’énergie, force d’intégration de la conscience ; la conscience elle
même définit comme la force qui intègre l’être, peut-on dire que la sophrologie ait une âme ?
Peut-on dire qu’elle a un « ce sans quoi la sophrologie ne serait pas la sophrologie », une
essence ou serait-elle un substantif qui a perdu sa substance, un mot qui ne veut rien dire, un
mot tombé dans le domaine public utilisé pour tout et n’importe quoi ou presque, amalgamé
avec l’effet mode et au gré d’un marché?
Enthousiaste d’emblée le jeune sophrologue est vite déstabilisé, balloté entre profession et
professionnalité et sans doute davantage lorsqu’il s’agit d’une profession tout court. Après
parfois un parcours du combattant il déchante devant les difficultés administratives
rencontrées, la suspicion des institutions, les exigences matérielles et une rude concurrence.
La tentation est alors grande de chercher à plaire au risque de sacrifier sa spécificité et parfois
ses valeurs aux idoles du moment. Il n’est pas question de leur jeter la pierre mais de nous
interroger sur l’avenir de la profession. Et nous, nous savons que le futur bien qu’il n’existe
pas se joue au présent.
Indiscutablement le mot sophrologie est porteur. Oui porteur mais porteur de quoi ?
Psychanalyse, hypnose, suggestion, autosuggestion, relaxation, bien être, coaching,
méditation de pleine conscience (mindfulness), thérapies cognitives et comportementales, etc.
Le sophrologue doit-il se limiter à définir la sophrologie par ce qu’elle n’est pas ou par une
spécificité qui lui est propre, reconnaissable, peut être indiscutable. Là je veux être prudent et
vous devinez pourquoi.
A défaut du fondateur de la sophrologie il y a des textes fondateurs auxquels chacun peut se
référer.
J’ai conscience d’apporter plus de questions que de réponses. Perdre son âme ne serait-ce pas,
justement, ne pas poser de questions ?
Dimanche 8 novembre – après-midi
Benoit FOUCHÉ – La raison contre les passions. La sophrologie propose-t-elle une synthèse
heureuse ?
Médecin – Sophrologue – Trésorier de la S.F.S.
Toute une pratique éducative depuis Descartes et le siècle des lumières a essayé de nous
couper de nos émotions, de nos sentiments, de nos passions (au sens de ces élans qui viennent
du plus profond de nous mêmes comme malgré nous) pour faire de nous des êtres
raisonnables.
La Sophrologie au contraire s’est située dans cette révolution du XXe siècle qui articule le
monde des émotions et la pratique de l’intelligence au sens de comprendre et décider.
La psychanalyse, la bioénergie, l’hypnose étaient en ce sens au XXe siècle des pratiques
révolutionnaires surtout dans cette douce France qui a fait de la Raison une religion.
Des neuroscientifiques : J.D. Vincent, Antonio Damasio, Lionel Naccache ont bien expliqué
cette nouvelle perspective dans le fonctionnement du cerveau.
La Sophrologie nous permet d’assumer nos émotions en les vivant dans notre corps et de
regarder l’imaginaire de nos passions.
Ainsi nous devenons plus conscients de notre univers corporel, imaginaire et mental. Nous
avons plus de recul et nous pouvons choisir avec une connaissance de notre monde intérieur.
Patricia HANNEQUART – Quand la sophrologie entre à la police belge?!
Psychologue – Sophrologue – Hypnothérapeute
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La sophrologie, kit de survie psychique de l’intervenant social du S.A.P.V. en
Belgique?
La sophrologie au secours des intervenants de 1ère ligne (police
locale,pompiers,urgences des hôpitaux)?
La place de la sophrologie dans le cursus de base des aspirants inspecteurs de
police de l’Academie Provincial de Police du Hainaut?
Claude CHATILLON – La sophrologie, ses forces, ses faiblesses, son devenir
Présidente de la S.F.S – Sophrothérapeute – Présidente de l’Institut de Sophrologie de Paris.
En 1960 a été créée la Sophrologie par Alphonso CAYCEDO, et est alors apparu, ce que le
Docteur A DUMONT a qualifié en 1967 lors du Premier Congrès de la Société Française de
Sophrologie, le phénomène « sophrologie ».
Qu’en est-il aujourd’hui de ce phénomène, qui à l’époque était en expérimentation, ce qui a
permis la mise en place de la recherche puis la proposition d’un enseignement, pour la
transmission de la méthode.
Aujourd’hui, on constate de nombreux courants qui tous se réclament de la sophrologie, mais
l’entendent de façon différente.
Aujourd’hui on constate une grande demande tant au niveau des formations au métier,
qu’auprès des sophrologues qui l’exercent.
Parce qu’elle concerne l’homme dans sa totalité sensitivo-psycho-corporelle, tous ceux qui la
pratiquent s’accordent pour reconnaître son efficacité et les changements qu’elle entraîne.
Chacun reconnaît son extraordinaire adaptabilité aux mutations à l’œuvre, qu’elles soient
sociales ou personnelles, mais on peut remarquer qu’elle n’a pas la place qu’elle pourrait
avoir dans le panorama des offres actuelles.
Peut-être en raison de la diversité des courants existants, qui signent néanmoins sa créativité,
peut-être en raison d’une certaine dispersion des recherches difficiles à mettre en œuvre.
A l’issue d’un Congrès où se seront exprimés de nombreux points de vue, la réflexion pourra
se faire sur les forces et les faiblesses de la sophrologie, sur les perspectives qui s’ouvrent à
elle.