Galerie Patricia Dorfmann

Transcription

Galerie Patricia Dorfmann
Galerie Patricia Dorfmann
ARTUS
I learned it from a talk show
communiqué
CV
Exposition 8 décembre-28 janvier 2006
vernissage jeudi 8 décembre 2005 de 18h à 21h
Innocence. Introduction.
« I learned it from a talk show », par Teresa Karenine.
« I learned it from a talk show », par Artus.
Artus de Lavilléon.
« Nihilism is nothing to worry about ». Texte.
Projets réalisés. Expositions, Installations, Performances.
Presse, extraits choisis.
Détail des expositions.
Manifeste de l’art posthume version française et anglaise.
Innocence. Introduction.
« Après dix ans de vie intense, un mariage et un divorce, la création d’un magazine de skateboard (Tricks)
puis des boutiques galeries concept (L’épicerie, Nim, L’APA), une course de voiture de milliardaires
illégale à travers l’Europe (Le Gumball), les retrouvailles avec une mère absente (Maryse), un tour du
monde en 12 jours (Heroes rise and fall for salvation), mon installation dans les vitrines d’un grand
magasin (Sleeping Pornography), le tatouage d’un bras en noir (Kill yourself and die), et le « lancement »
d’un mouvement artistique (L’art posthume), je me décide enfin à retourner ma veste pour m’exposer en
galerie. Je vous prie, madame, monsieur, de participer à ce spectacle qui n’est pas la vie pour trop vouloir
lui ressembler ».
« I learned it from a talk show », par Teresa Karenine.
La galerie Patricia Dorfmann, présente la première exposition personnelle d’Artus : y seront montrés deux
diaporamas (Chronologie I, II.), cinq films (Get a life, Le Gumball, Maryse, ONOV, & Les enfants de la
société du spectacle), une centaine de dessins et d’illustrations, de livres et de photos, quelques grandes
peintures, et l’installation « Innocence ». Une reproduction à l’échelle un d’une chambre surchargée
d’objets, dans un cube d’une douzaine de mètres carrés. Ces différentes œuvres retracent la vie d’Artus de
Lavilléon, un artiste de 35 ans qui se revendique de « l’art posthume », un mouvement artistique qu’il a
lui-même créé autour de l’idée que « l’art c’est la vie », avec un groupe d’amis.
Après une vingtaine d’expositions collectives dans des lieux alternatifs, pour quelqu’un qui avait choisi de
ne jamais montrer son travail « dans des fonds de cour sans aucun rapport avec la vie », et
particulièrement travaillé dans le sens opposé (L’installation Sleeping… Pornographie, ou il vit pendant
trois semaines dans les vitrines du Printemps, un an avant loft story, en est un bon exemple) le choix de la
galerie Patricia Dorfman (avec laquelle il avait été associé sur le projet APA), ne peut être considéré
comme fortuit.
Avec des expositions comme celle d’Ora-ïto, de Zevs, Space Invader, LawickMüller, Dominique Nabokov,
Yann Toma, Marcus Tomlinson, ou même Raymond Hains, Patricia Dorfmann s’est inscrite comme le lien
entre la nouvelle scène artistique parisienne et l’histoire, préférant souvent créer des lieux de vie à des
lieux d’art, mêlant adroitement mode, musique, et design (Viktor and Rolf, les Plexi Girls, Les Beatles et
les Rolling Stone, Hip Hop Immortals, Eley Kishimoto).
Soucieux d’une image médiatique décalée (Strip tease, Capital, Culture pub, Le Monde, Le Figaro,
Jalouse, etc…) Artus a pour l’anniversaire de ses dix ans de mariage raté et de vie artistique hors les
murs, choisi la galerie Patricia Dorfmann pour le représenter.
Let’s celebrate ».
61, rue de la Verrerie 75004 Paris
Tél : 01 42 77 55 41 - Fax : 01 42 77 72 74 – [email protected]
www.patriciadorfmann.com
« I learned it from a talk show », par Artus.
“A la galerie Patricia Dorfmann, je reconstitue à l’échelle 1, dans un cube blanc, ma chambre, qui se trouve ainsi
figée pour l’éternité et transformée en un petit musée de la vie d’un artiste des années 90 2000, et vendue comme telle
dans son réel emplacement (14, rue Portefoin, dans le 3eme arrondissement. La pose d’un sas en verre et d’une plaque
commémorative étant préconisée à l’acheteur potentiel)...
Autour de ce cube, on peut voir un diaporama d’images de ma vie ( Chronologie I et II), et plusieurs films selon
programmation ( Get a life, Le gumball, Maryse, Hôtel, Les enfants de la société du spectacle), quelques œuvres de
mes amis de l’art posthume (Aleksi, Anna, Daniele, Edouard), et mes premières œuvres classées par ordre
chronologique, comme tout le reste.
Dans la grande salle, je réunis le reste de mon travail, peintures (principalement des grands formats), dessins, photos,
et textes, autour d’un récital de piano (Sandra Doan) et d’une interprétation d’un de mes textes par deux acteurs
(Etienne Parc et Zoé Bruno de la Salle) le soir du vernissage.
Dans les vitrines, quelques objets et mes nombreux livres « ce gigantesque archivage du quotidien ».
Je présente aussi pour la première fois mes peintures politiques historiques : « Nihilism is nothing to worry about »,
« What is important is how we treat each other ») (« It started Here », « It is all over now », « Enjoy poverty »), et de
nombreux dessins, photos et installations inédites…
Sur le carton, on peut lire : « venez assister au spectacle de ma vie ». Rétrospective I.
Artus de Lavilléon.
“What is the point of describing yourself or your work if you don’t believe in description or work? Only in life and its
chronology.”
Je suis né le... J’ai eu une enfance merveilleuse et une adolescence difficile. Ma mère m’a abandonné, mon père est
mort. J’ai fait telles et telles études… Puis, je suis tombé amoureux, je me suis marié et ai divorcé, je suis parti à
l’étranger et revenu, j’ai monté un magazine de skate, un magasin ultra-branché et un autre, aidé beaucoup d’artistes
et une galeriste, vécu dans les vitrines d’un grand magasin et participé à une course de voiture de milliardaire illégale
à travers le monde, étais encensé et détesté dans la presse, puis j’ai commencé à exposer, ici et là, retrouvé ma mère,
ma belle-mère est morte, voyagé, fait pas mal de conneries et beaucoup de skateboard, des photos, des dessins, des
textes, des vidéos, bref, j’ai vécu et partagé. Un jour tout cela m’a permis avec des amis de « lancer » un mouvement
artistique. J’avais juste mis le nom sur cette chose qui m’avait toujours habité : la certitude d’avoir quelque chose à
dire qui concerne tous les hommes. Je suis ce que l’on appelle un Loser, ou un Freak. En français, on dit plus
communément un taré. Je ne sais pas ce que cela veut dire sinon que je crois en ce que je fais, et cela importe plus que
tout.
Voilà.
Nihilism is nothing to worry about.
ARTUS, je, naît le 22 septembre 1970. Si tout se passe bien je serais bientôt une STAR. Il y a trop d’indices qui ne
trompent pas :
Dans les années 80 je fais du ROLLER, du SKATE, et de la BD, et suis une sorte petite star dans la province dans
laquelle je vis. Je suis souvent en photo dans les journaux et contribue à un fanzine aujourd’hui légendaire dans le
petit monde du skateboard : FTBX (comprendre FUCK THE BLAIREAUX).
Dans les années 90, je monte à la capitale et emporte avec moi mon savoir-faire en créant le premier magazine de la
troisième vague avec deux amis : TRICKS, qui existe encore aujourd’hui. Figure incontournable du skate Français, je
me balade partout dans le monde avec mon appareil photo dernier cri et interview les plus grandes stars (Tony Hawk,
Marc Gonzalès & co). C’est un boulot chiant et mal payé. Rien n’est pire qu’un Américain en tournée, fier de
représenter le pays le plus minable du monde, parce qu’il est grand et puissant.
Puis je passe à la PHOTO DE MODE, sans grand succès, je dois l’avouer, peut-être parce que la femme m’intéresse
plus que le cliché. Va savoir…
Enfin, presque par hasard, je monte L’ÉPICERIE des ultra décalés Artus et Ramdane. Sorte d’Anti-Colette très
branchée au succès médiatique retentissant …et me revoilà dans les magazines, (du monde entier cette fois-ci) avec
ma première expo PICTURES OF FRIENDS. J’en abuse à outrance avec mes potes en allant même jusqu’à me
balader en TANK et en LIMOUSINE dans PARIS. Cette fois-ci, c’est la vénalité des femmes que je découvre. Je suis
littéralement adulé. Même MARC JACOBS et JEREMY SCOTT bossent pour nous, c’est dire. En matière de
femmes, c’est sûr, eux, ils s’y connaissent.
Fin 2000, je m’installe dans les vitrines du magasin « LE PRINTEMPS » pour trois semaines. Cette fois-ci c’est le
petit écran qui s’intéresse à moi. Un an avant la REAL TV, je refuse de niquer en PRIME TIME, c’est limite si on ne
me le reproche pas. J’appelle mon art L’ART POSTHUME, et réunis pour ce projet des gens comme ORA-ÏTO,
RAMDANE TOUHAMI et ZEVS, c’est le grand succès. Je divorce aussi d’avec la femme avec qui je m’étais marié,
l’un de mes meilleurs amis me trahi, et échoue dans mon projet d’agence de pub avec EURO RSCG/BETC : &A.
C’est la seule ombre au tableau.
Dans la foulée, LEVI’S me demande de designer leur concept store et de le diriger, c’est le moyen que j’attendais
pour mettre en place mon réseau, NIM naît de cette idée. J’en profite en même temps pour m’associer avec la
galeriste PATRICIA DORFMANN sur un nouveau concept de Galerie d’Art : L’APA. Encore une réussite qui me
permet, par artiste interposé, de faire figurer ma chambre de 12m2 dans un livre d’art avec tout le gratin parisien,
ministres compris (PARIS LIVING ROOM).
Je participe également à une course de milliardaires illégale à travers le monde (Lettonie, Russie, Suède, Danemark,
etc.) à plus de 240 Km/h de moyenne, en 5 jours. « Le premier jeu de play-station à échelle réelle » : LE GUMBALL
(si vous n’en avez jamais entendu parler c’est que vous êtes autiste) …et finis 8ème sur 125. Pas mal non ? Et
tellement stupide !
À côté de ça, je publie un petit livre (ARTUS CONCEPT), réalise des courts-métrages (HÔTEL), fait de la musique,
aide ma mère (MARYSE), cumule les expos personnelles (KARMA 0., NOTHING PERSONNAL, GUILTY,
SLEEPING PORNOGRAPHY, INDEFECTIBLE, JUNK FOOD, GET A LIFE, CARE / DON’T CARE…) refuse
d’exposer en galerie, et petit à petit m’achemine vers le MUSÉE.
Je nique aussi des putes en Argentine, après un court voyage en Inde et au Japon, pour accompagner un client arabe
(HEROES RISE AND FALL FOR SALVATION).
Dans un magazine, on dit « c’est peut-être vrai qu’Artus est LE PLUS GRAND ARTISTE DE CE SIÈCLE ».
Le moins qu’on puisse dire c’est que ma mégalo se propage vite. Est-elle fondée, ça c’est une question !
Manque de bol, lassé de tout, et suite à des problèmes familiaux, professionnels, et intimes, plus ou moins grave, je
pars m’installer à la campagne, recouvre mon corps de TATOUAGES dont « SEUL DIEU JUGE », construit une
MINI-RAMPE de skate dans mon jardin, écrit une vingtaine de nouveaux livres (qui ne verront peut-être jamais le
jour) et me retire moi-même de la circulation.
Pourquoi ?
Certainement pas pour faire les nombreuses expositions qui ne manquent pas de suivre, à peu près partout sauf à Paris
(IF ONLY I HAD A GUN, Ivry, FUCK THE WORLD, Angoulême, I LOVE SKATE, Vitré, JERK, Turin,
LOVEVOL, New York), et, en cours de route, avec une prétention sans commune mesure avec l’époque dans laquelle
nous vivons, lancer enfin à la face du monde ce qui est devenu avec le temps « un mouvement artistique » : L’ART
POSTHUME (avec mes amis pour la vie Aleksi, Anna, Daniele, et Edouard, de LA COUR DES MIRACLES), et
devenir officiellement l’artiste que je n’ai jamais cessé d’être, MAIS POUR VIVRE.
Le tout dans le désintérêt le plus total de la presse qui n’a que faire des foules que mon aura officielle de LOSER n’a
jamais autant attirées, avec des queues de plus d’une heure devant certaines de mes expos, « sans open bar ».
Ah, et puis aussi je traverse les Etats-Unis, les pays Baltes et de l’Est, pendant quelques mois avec des amis (les
mêmes), collabore à un nouveau magazine de skate (CHILL), sort un livre avec une centaine d’artistes (L’API,
périodique de l’art posthume international) et décroche ma première exposition rétrospective chez mon amie galeriste
Patricia Dorfmann (I LEARNED IT FROM A TALK SHOW).
Serais-je déjà en train de retourner ma veste ?
Projets réalisés.
1996 : « La monographie d’artiste ». Une monographie d’artiste inconnu.
1997-1998 : Cofondateur et principal photographe du magazine « Tricks ».
1998-1999 : Cofondateur et galeriste du concept store « L’épicerie ».
« Artus concept ». Book tiré à 500 ex.
2000-2005 : Directeur et fondateur du magasin image de Levi’s NIM.
Associé de la galeriste Patricia Dorfmann sur le projet A.P.A.
2004-2005 : Fondateur du mouvement « Art posthume ».
Chroniqueur pour le magazine de skateboard « Chill ».
« Les enfants de la société du spectacle ». Documentaire. 40mn.
« L’A.P.I ». Périodique de l’art posthume tiré à 500 ex.
Expositions, Installations, Performances.
1995 : « Le nombril ». Performance. UP8. Paris.
1998 : « Pictures of Friends ». Installation. Septembre-novembre. L’Epicerie. Paris.
« Hope ». Campagne presse Levi’s. Europe, Etats-Unis, Angleterre et Japon. Octobre. « L’amateurisme ».
Conférence. Fondation Cartier. Paris.
1999 : « Karma 0 ». Installation. Juin-juillet. IESA. Paris.
« Camo collection », Performance. Mars. L’épicerie. Paris.
« Dévernissage ». Performance. Mars. Glassbox. Paris.
« ID party ». Installation. Mars. Le paquebot. Paris.
2000 : « Le Gumball ». Performance. Course de milliardaire illégale à travers l’Europe de l’est et du nord. Avril.
« Sleeping Pornography ». Installation-performance. Septembre-octobre. Le Printemps (« Excentriques »). Paris.
2001 : « Nothing Personal ». Installation. Mars. Maria Intscher. Paris.
« Guilty ». Installation. . Mars-avril. Homecore. Paris.
2002 : « Nim ». Installation. Mai-juin. Galerie Patricia Dorfmann. Paris.
« Get a Life ». Installation. Octobre-décembre. Versailles.
« Indéfectible ». Installation. Novembre-décembre. *****L. Paris.
« Junk food ». Installation vidéo. Décembre-février. NIM. Paris.
2003 : « Hécléctrique city ». Installation. Avril. Espace Beaurepaire. Paris.
« Heroes rise and fall for salvation ». Performance. Tour du monde en 12 jours. Mai.
« Be rich and powerful ». Installation. Juin. Péniche Concorde Atlantique. Paris.
« Maryse ». Diaporama. Juillet. K-Lounge. Paris.
2004 : « If only I had a gun ». Installation. Février-mars. La Boulangerie. Ivry.
« Chronologie I & II ». Projection. Février-mars. La boulangerie. Ivry.
« ONOV ». Projection. Mars. Bronca films. Paris.
« FTW ». Installation. Avril. Angoulême.
« I love skate ». Installation. Juin. Vitré.
« Bread and Butter ». Photos. Juillet. Berlin.
« La cour des miracles ». Installation. Novembre-décembre. Artcore. Paris.
2005 : « Jerk ». Installation. Mars-mai. I love Durden. Turin. Italie.
« Lovevol roadtripping USA ». Installation. Août. Michael’s. New-York.
« I learned it from a talk show ». Rétrospective I. Décembre-janvier 2006. Galerie Patricia Dorfmann. Paris.
Presse, extraits choisis.
« Artus is building an anti-gallery for art ». Dutch 1998.
« POF fait passer Terry Richardson et autres Juergen Teller pour des comiques ». Jalouse, novembre 1998.
« Chanmé L'épicerie ». Minimix, hivers 1998.
« La boutique la plus hype d'Europe ». L'officiel.
« Pour être invité, mieux vaut être bien gaulée ». Perso.
« Life is beautifull in Paris if you got a lot of cash ». WWDaily.
« Une nouvelle factory ». Le monde, 20 octobre 1998.
« Nous sommes le futur Tapie, le prochain Warhol, le nouveau Dior ». L'Express. 3 12 1998.
« Un lieu qui revendique l'amateurisme ». Dépêche mode, novembre 1998.
« L'épicerie des ultra décalés ». Figaroscope, 7 octobre 1998.
« And if you don't like it you can fuck off » ID the emergency issue.
« Le dernier cri de la mode... Ouh-là ! ». Le Figaro, 27 octobre 1998.
« Pick up where Colette leaves off » Vogue, janvier 1999.
« La boutique des JBB (Jeunes Branleurs Branchés) ». Le nouvel observateur.
« Paris is burning right here ». Composite, décembre 1998.
« Fuck off ». Pulp.
« Ces garçons sont très sympathiques ». Vogue.
« Out of this world ». The New York Times,14 mars 1999.
« INNIX est pourtant un vrai groupe avec des vrais humains incapables de jouer quoi que ce soit ». « Le groupe de
demain ! » Jalouse, septembre 2000.
« I have wanted to bring art outside galleries and museums ». Herald tribune, octobre 2000.
« Made in Artus ». V. octobre 2000.
« Finalement c'est peut-être vrai qu'Artus est le plus grand artiste du siècle ». Prospectivebook, l'élan chaman.
« Hyper-fashion ». Madame Figaro, novembre 2000.
« Un sacré personnage ». Clark.
« French Curator and fashion Guru ». Dutch.
« La déco, c'est la preuve que quelqu'un essaye de communiquer ». Dépêche Mode, avril 2001.
« The hotel costes in a skateboard shop ? ». Jalouse US, novembre 2001.
« Un cool a toute épreuve ». Tekchnikart, février 2002.
« Les artistes skaters veulent créer du beau avec du laid ». Ouest France, avril 04.
« Fuck la reconnaissance ». Ouest France, mars 04.
« Un nouveau mouvement artistique est né». Le courrier de la Mayenne, juillet 04.
« Ici, je revis ». Le courrier de la Mayenne, Août 04.
Détail des expositions.
BVS, 89.
Première rencontre de jeunes créateurs de l’Oise. Clermont.
UP8, 95.
Une mannequin m’enduit le nombril de vaseline, alors que je gis, nu, au milieu d’une salle de classe, sur une table
drapée de rouge. Un photographe immortalise l’action tandis qu’un autre photographie « le second cercle », étudiants
et professeur réunis.
POF, septembre 98.
Dans la galerie de l’épicerie, 72 photos d’amateurs et amis sont agrandies au format 50X75 et recouvrent les murs.
Hope, avril –septembre 99.
Une de mes peintures est utilisée pour une campagne presse Levi’s Internationale.
Cartier, avril 99.
Une conférence à la fondation cartier sur « le luxe dans la mode et dans l’art ».
Karma 0, juin 99.
Dans une école de commerce de l’art, j’installe devant mes œuvres un magnétophone ou l’on m’entends faire l’amour
avec ma copine.
Sleeping…Pornography, septembre-Octobre 00.
Je vis et dors dans les vitrines du grand magasin Le printemps pendant presque trois semaines, un an avant loft story,
face à la peinture « Pornography ». La pornographie, c’est ce qu’on fait des choses.
Nothing personal, mars 01.
Une mannequin, dans un fauteuil, face à deux peintures et un poisson rouge, dans une salle rouge, pendant un défilé,
répond à toutes les questions impersonnelles qu’on veut bien lui poser.
Guilty, mars-avril 01.
Dans un magasin, un cube en bois est construit à 80 cm des murs, en gênant l’accès. À l’extérieur des images et textes
issus de ma vie privée, et les photos des trois « femmes de ma vie ». À l’intérieur trois lits rouges, dans une pièce
noire peu éclairée, sous le tableau « Guilty ». Une musique, de plus en plus forte empêche les gens de s’attarder plus
de vingt minutes.
A.P.A., mai-juin 02.
Dans la galerie Patricia Dorfmann une structure est mise en place pour « créer des lieux de vies plutôt que des lieux
d’art ». L’exposition « NIM, une rétrospective, se déroule derrière un rideau sérigraphié « Sleeping » déjà utilisé au
Printemps. Patricia m’interdit de montrer mes œuvres qui sont exposées retournées contre le mur, à coté de celles des
quelques 50 artistes que j’ai invités.
Get a life, octobre 02.
Entre une station de RER et une route qui amène les gens au travail, je tag en larges lettres noires, la mini rampe bleue
que je skate « Get a life ». C’est ma première et dernière sculpture d’art contemporain.
Indéfectible, novembre 02.
Pour fêter nos dix ans d’amitié, avec mon meilleur ami, nous décidons de convier les gens au spectacle de nos vies
(peintures, photos, dessins), dans un show room, autour d’un dîner ou nous demandons à nos amis de « choisir leur
camp » : Coca Mc do ou sandwich vin rouge.
Junk food, décembre 02- février 03.
Dans le magasin image Levi’s que je dirige, je repeins la dernière pièce en noir et y expose, autour d’une vidéo, de
canettes de coca cola rouges et de boites à pizza blanches, tous mes objets noirs (Tee-shirts, caleçons, téléphone
portable, books, canapé, table, moto, skateboard…). Sur les murs on peut lire « Hate me », et voir la peinture à tête de
mort « Kill, suck, fucker asshole » légendée « la seule différence entre Basquiat et moi, c’est que je me préfère à
Basquiat ».
Héclectrique city, avril 03
72 photos retraçant ma période skate et trois peintures : deux crucifixions légendées « Care » et « Don’t Care », et un
grand tableau en noir sur noir « Pornographie », en Français cette fois-ci.
Be rich and powerfull, juillet 03.
La salle de fête de la péniche atlantique est recouverte d’insultes, principalement raciales, toutes tendances
confondues, à la bombe de peinture noire. Trois peintures « Fuck girl underage », « Don’t be true to yourself », « Eat
Drink Enjoy while people are dying », strient l’espace et entourent les vitrines ou sont exposés les photos et les textes
qui relatent mon expérience avec deux prostitués argentines. Le bloc lumineux sur piédestal qui donne son titre à
l’exposition ouvre l’espace.
If only I had a gun (I would kill you all), février-mars 04.
Dans la cave d’un espace d’art de banlieue j’expose mes influences sous forme de tableaux, peintures, photos et
dessins, ainsi que diaporamas « Chronologie I et II » qui retracent ma vie en images. En haut, je pousse le public à
tirer sur une toile blanche au pen ball à côté de ma toile noire sur noir « Faith ».
Fuck the world, avril 04.
Une immense exposition rétrospective sur 300 m2 de mon travail et de celui d’un ami autour d’une mini-rampe de
skate. L’article qui décrit l’exposition nous montre, l’un à côté de l’autre, siégeant sous un drapeau américain à
quatorze bandes tenant chacun une planche ou l’on peut lire Fuck, et Rape.
I love skate, juillet 04.
Tout mon bordel de skateur autour d’une immense photo de moi en pied ou j’expose mes tout nouveaux tatouages.
La cour des miracles, novembre-décembre 04.
La première exposition de l’art posthume. Quatre installations des signataires du manifeste, que j’ai rédigé, entouré
des œuvres d’une centaine de nos amis. La peinture « Innocence » y est montré pour la première fois, ainsi que « kill
yourself and die », « Rien », et un reportage sur « les enfants de la société du spectacle ».
Jerk, mars-mai 05.
Dans une grande galerie concept store Turinoise tenue par un ami de l’art posthume, une rétrospective presque
complète de mon travail d’« artiste ».
Lovevol roadtripping USA, août 05.
Après la traversée des Etats-Unis avec deux amies, New York, New Orleans, Memphis, Dallas, Austin, El Paso,
Santa-Fé, Las Vegas, Amboy, Twenty Nine Palms, Los Angeles, et San Francisco, une exposition de tous les objets,
photos, textes, dessins, collectés et réalisés pendant le voyage dans un appartement de Williamsburg.
I learned it from a talk show, décembre 05.
La première rétrospective complète de mon travail autour de la reconstitution à l’échelle 1 de ma chambre en galerie.
INTENTION I-5
Un manifeste de l’art posthume
Ne vous attendez à rien
Attendez tout
Selon le dictionnaire le plus commun, l’art, c’est « l’expression d’un idéal de beauté dans les œuvres humaines ».
Nous nions cette définition que nous trouvons insuffisante en l’état.
L’art, c’est un environnement et une sensibilité, l’art c’est la vie. Votre vie, votre environnement, votre sensibilité.
L’art, c’est donner forme à l’espace qui nous sépare.
L’art est politique.
Depuis le carré de Malevitch l’art est, et, devant lui, « c’est une foule curieuse de critiques d’art instantané qui se
presse à la traversée du miroir ».
L’art est donc le seul domaine qui ait atteint son absolu, c’est-à-dire le domaine de la création pure. Le seul domaine
où l’homme peut se vanter d’être l’égal d’un dieu, et ou il peut créer librement, et sans contraintes.
Pourtant l’homme n’est rien sans le regard de l’autre.
Cet autre qui juge, condamne, ratisse.
Seul dieu juge.
Et c’est pourquoi nous affirmons nous moquer de cet art sectaire et académique qui est le vôtre. Celui que vous
nommez contemporain.
Il n’a de contemporain que son marasme.
En ce jour brillant, nous décrétons la mort de l’art « contemporain » en terme d’époque de l’art, de mouvement, et
l’avènement de l’art posthume. L’art-vie.
« Il faut être un homme vivant et un artiste posthume ».
Car « l’après-fin de l’art » ne peut-être ni moderne, ni contemporaine, mais posthume : « née après la mort de son
père ».
L’artiste posthume ne dispose pas, il propose.
Non, « Dieu n’est pas détrôné ».
Ainsi :
De même que l’homme ne s’exprime jamais que dans ses contradictions les plus profondes, ce sont nos prétentions
qui font de nous ce que nous sommes.
L’art posthume ne se justifie pas. Il n’a rien à prouver.
Nous préférons laisser l’art aux artistes qui le méritent, et vivre.
Mieux vaut vivre que de faire de l’art.
L’art est une conséquence, non un but.
Il est grand temps de tirer les leçons de l’histoire, et de dépasser ces notions obsolètes que sont : le talent, la
nouveauté, et le génie. Ils ralentissent.
Si tout a déjà été dit, fait, et pensé, nous n’aurons aucune honte à redire, refaire, et repenser ce qui ne l’a pas été assez.
Imiter nos pères pour mieux les dépasser n’est que justice leur rendre.
Être multiple et agir dans tous les domaines nous permet de nous imaginer libre.
Nous affûtons paraît-il déjà les couteaux qui nous tuerons plus tard.
Conscience du support et soucis du détail valent bien chronologie et rétrospective dans le travail d’identification
sociale de l’artiste.
Notre identité n’a que faire de vos peurs.
La réalité de nos faire est notre meilleure justification.
Il faut penser plus large et prendre en charge notre propre système de diffusion.
Nous rêvons de nouveaux lieux où les mannequins, les journalistes, et les artistes, iraient se faire voir.
Créer des lieux de vie plutôt que des lieux d’art.
« J’erre sans but et devenirs parce que je suis déjà, par le seul pouvoir de ma volonté ».
Rien n’existe sans faire valoir, dit-on.
La mannequin est le plus beau faire-valoir de notre époque, c’est une pute qu’on ne peut pas baiser.
Nous sommes fatigués de ces madones rachitiques pour pédophiles patentés.
Il n’y a pas plus d’intérêt à décréter art qu’à décréter artiste.
Intéressé veut dire intéressant.
L’art posthume est le miroir de son temps.
What you see is what you get.
Loft-story ne nous plait qu’en tant que mise en pratique des 15 mn de gloire de Warhol.
Nous chions à la gueule du succès.
Si « tout le monde peut le faire », tout le monde doit le faire.
Il ne faut pas faire pour être. Il faut être pour être.
Le courage de ne rien être, personne ne l’a jamais.
Si l’on doit un jour être connu pour et par son œuvre, cela sous-entend qu’on lira forcément cette dernière à la lumière
de notre vie, et donc l’application d’une éthique stricte dans l’une comme dans l’autre.
Nos valeurs ne sont pas artistiques mais humaines.
L’intégrité, l’humilité, la fidélité et le respect, sont à l’amour, l’amitié et l’estime ce que sont la liberté, l’égalité, et la
fraternité, aux français, une hypocrisie de plus à laquelle nous aimerions bien croire.
Rien n’est gratuit, ni un hasard.
Notre rancune se doit d’être tenace car pardonner, c’est déjà être supérieur.
La réussite, c’est le masque de la société.
En amour, nous choisirons toujours la pornographie à l’érotisme, elle a plus de réalité.
La pornographie, c’est ce qu’on fait des choses.
C’est vivant que nous sommes, et vivants que nous voulons être aimés.
Notre paresse nous pousse à préférer l’amateurisme au professionnalisme du rien. Il y a une raison à ça.
« La paresse est la vérité effective de l’homme ».
Le travail n’est acceptable qu’extrême, car travailler, c’est se retirer de la vie.
Le métier, c’est le savoir-faire de l’artiste qui va travailler une attachée-caisse dans le cerveau, et un chèque dans la
poche.
Nous n’acceptons le métier que dans le cadre de l’erreur qu’il représente, en particulier comme en général.
L’acte d’amour est plus important que la jouissance, c’est pourquoi, dans notre système de pensée, la femme aura
toujours plus de poids que l’œuvre qu’elle a inspirée.
Dans les musées, nous préférons regarder les femmes que les peintures.
En art, comme dans la vie, on a besoin de vérité, pas de sincérité.
L’éthique gifle la morale comme la foi se doit de vomir l’espoir, ils ne sont pas compatibles.
Vos doutes ne sont pas les nôtres.
Nous n’avons que cette certitude que vous nommez égoïsme.
L’égoïsme (au même titre que l’individualisme, le dadaïsme, le situationnisme, ou n’importe quel « isme ») ne vaut
que s’il est partagé.
À l’imitation, nous préférons l’original. Il vend mieux !
Ainsi nous préférerons Coca à Pepsi, le tatouage au body art, les tricheurs aux menteurs, Elle à Art Press, et Hustler à
Purple, ils avancent à visage découvert.
L’authenticité, d’aussi mauvais goût soit-elle, finit toujours par payer.
Nous croyons au mauvais goût du public dans la durée.
Lui seul à une chance de changer le monde.
Il faut s’assumer tel qu’on est avant de vouloir changer le monde.
Cette société du spectacle qui est la vôtre ne nous intéresse que dans la mesure ou elle nous fait perdre notre temps.
« Perdre son temps est aujourd’hui la seule façon d’être libre ».
« Il faut donner du sens au sens ».
« Être invisible est l’unique alternative qui soit laissée à l’art posthume pour lutter contre la société du spectacle ».
Nous ne serons invisibles que pour mieux vous aveugler.
« L’art posthume est notre anti-matière comme la matière fait l’art contemporain ».
Prêcher à des convertis ne peut être que le sacerdoce du faible.
« La seule tyrannie qui existe est celle du faible sur le fort ».
À côté de vos églises, ce sont des bordels gratuits que nous construirons, ainsi les gens pourront-ils choisir.
Nous créons par amour de la vie, pas par peur de la mort.
Du minuscule Palais de Tokyo, nous n’aimons que l’architecture qui a au moins le mérite d’être skatable, et donc
utile.
L’art posthume nique l’esthétique relationnelle, à qui nous reconnaissons quand même, dans notre infinie bonté, le
droit à l’existence.
Nous ne croyons pas plus à ces artistes qui ne peignent que pour eux-même et dans leurs caves, le pantalon plein de
peinture, qu’aux artistes dit « contemporains ».
Nous préférons pourtant nous vendre à vendre notre travail.
L’artiste posthume étant forcément un grand homme, c’est aux grands musées que nous destinons notre œuvre, notre
vie.
Les grands musées seuls séduisent le public.
C’est au musée de venir à nous, pas à nous d’aller au musée.
La reconnaissance ne vaut que par son caractère légitimant.
La reconnaissance ne vaut rien.
Personne ne peut, de toute manière, se targuer d’être le spectateur moyen de son époque.
L’artiste reconnu ne pose que le problème de la reconnaissance de même que « les précurseurs n’ont que la chance
d’être né avant ».
Nous n’avons d’absolu que notre branlardise.
Car nous sommes :
Les fils de vos putes, de vos pds, de vos patrons et de vos jardiniers.
L’air de votre air
La liberté de votre liberté
Le mépris de votre mépris
Nous-mêmes.
L’art posthume encule l’art contemporain.
L’art, c’est la vie.
Notre vie, à nulle autre pareille.
S’en revendique qui veut.
Volenti non fit injura.
Gloria victis.
Artus pour l’art posthume.
AleksiAnnaArtusDanieleÉdouard, Paris-Ernée, 15-26 août 2004.
INTENTION I-2 art posthume manifesto
Don't wait for anything Await everything
According to the most common French dictionary, art is "the expression of an ideal beauty in the work of humans." We
refuse this definition which we find insufficient in its current state. Art is an environment and a feeling, art is life. Your
life, your environment, your feeling. Art gives form to the space that separates us. Art is political. Since Malevitch's
square, art is, and in front of it, there's "a curious crowd of instant art critics who rush to cross the mirror." Art is thus
the only domain that has reached its absolute, that is to say the domain of pure creation. The only domain where man
can boast of being equal to god, and where he can create freely and without constraint. However, man is nothing
without the gaze of the other. This other that judges, condemns, recognizes. Only god judges. And this is why we mock
this an, sectarian and academic, that is yours. The one you call contemporary. Its contemporary is only its depression.
On this brilliant day, we declare the death of "contemporary" art in terms of a movement, and the birth of art posthume.
Art-life. "You must be a living man and a posthumous artist." Because "after the end of art" can be neither modern, nor
contemporary, but posthumous: "born after the death of his father." The posthumous artist does not decide, he
proposes. No, "god is not dethroned." Thus:
Like man, who can do nothing but express himself through his deepest contradictions, it is our pretensions that make us
what we are. Art posthume does not justify itself. It has nothing to prove. We prefer to leave art to the artists that
deserve it, and to live. It's better to live than to do art. Art is a consequence, not a goal. It is time to draw lessons from
history, and to surpass these obsolete notions which are: talent, novelty, and genius. They slow us down. If everything
has already been said, done, and thought, we will not be ashamed to repeat, redo, and rethink that which has not been
done enough. To imitate our fathers so as to reach beyond them is only justice rendered. Being multiple and acting in
all domains allows us to imagine ourselves free. Already we sharpen, it would seem, the knives that will kill us later.
Consciousness of the medium and attention to detail are as worthy as chronology and retrospect in the work of the
social identification of the artist. Our identity does not care about your fears. The reality of our makings is our best
justification. We must think broadly and take on our own system of diffusion. We dream of new spaces were models,
journalists, and artists would go flick themselves. Create spaces for life instead of spaces for art. "I wander without aim
and purpose because I am already, by the very power of my will." Nothing exists without faire-valoir, they say. The
model is the most beautiful worth-creator of our era, it's a whore that we can't fuck. We're tired of these waif madonnas
approving pedophiles. It is not more important to declare art than to declare artist. Interested means interesting. Art
posthume is the mirror of its time. What you see is what you get. Big Brother pleases us only in so much as it puts into
practice Warhol's 15 minutes of fame. We piss on the face of success. If "everyone can do it," everyone should do it.
You must not do to be, you must be to be. The courage to be nothing, no one ever has it If we must one day be known
for and by our work, this assumes that we will read the latter in light of our lives, and therefore we must apply a strict
ethic in one as in the other. Our values are not artistic but human. Integrity, humility, faithfulness and respect are to
love, friendship and praise what liberty, equality and fraternity are to the French: but one more hypocrisy we would
like to believe in. Nothing is free, nor luck. Our grudge has the right to be tenacious because forgiven, this is already
superior. Success is only a mask of society. In love, we always choose pornography over eroticism, it is more real.
Pornography is what we do to things. We are living and it is in living that we want to be loved. Our laziness makes us
prefer amateurism to the professionalism of nothing. There is a reason for this. "Laziness is the actual truth of man."
Work is acceptable only in extreme, because to work is to withdraw from life. The job is the savoir-faire of the artist
who will work a cash-box in his head and a check in his pocket. We accept the job only as the error that it represents, in
particular as in general. The act of love is more important than enjoyment, which is why, in our way of thinking, the
woman will always count more than the work she inspired. In museums, we prefer to look at the women than the
paintings. In art, as in life, we need truth, not sincerity. Ethics slaps morality in the face the same as faith should vomit
hope, they're not compatible. Your doubts are not ours. We have only the certainty that you call egoism. Egoism (as
individualism, Dadaism, Situationism or any "ism") is worthy only if it is shared. We prefer the original to the
imitation. It sells better! Therefore, we prefer Coke to Pepsi, tattoos to body art, cheaters to liars, Elle to Art Press, and
Hustler to Playboy, at least they don't pretend. Authenticity, no matter how bad the taste, always ends up paying. We
believe in the enduring bad taste of the public. This alone has a chance of changing the world. You must take
responsibility for who you are before wanting to change the world. This society of the spectacle that is yours interests
us only in so much as it makes us waste our time. "Wasting time today is the only way to be free." "We must give
meanings to meaning." "Being invisible is the only alternative left for art posthume to fight against the society of the
spectacle." We will be invisible only to better blind you. "Art posthume is our anti-matter like matter makes
contemporary art." Preaching to the choir is the priesthood of the weak. "The only tyranny that exists is that of the
strong over the weak." Next to your churches, we are building free brothels, this way people can choose. We create by
means of love for life, not fear of death. From the minuscule Palais de Tokyo, we like only the architecture which is at
least skatable, and thus useful. Art posthume flicks relational esthetics, but which we give, in our infinite kindness, the
right to existence. We don't believe more in the artists that paints for themselves in their basement, their pants covered
in paint, than in the "contemporary" artist. We prefer nonetheless to sell ourselves then to sell our work. The
posthumous artist is inevitably a great man, and so it's for the great museums that we intend our work, our life. The
great museums alone seduce the public. It's for the museum to come to us, not for us to go to the museum. Recognition
is only worth
its legitimizing capability. Recognition is worth nothing. Nobody can, in any case, boast about being the average
spectator of his era. The recognized artist poses only the problem of recognition as predecessors have only the luck of
being born first. Our only absolute is our fucking-off. Because we are: The sons of your whores, of your fags, of your
bosses and of your gardeners. The air of your air The freedom of your freedom The contempt of your contempt
Ourselves. Art posthume fucks contemporary art. Art is life. Our life, like none other.
Take your place if you want it.
Volenti non fit injura. Gloria victis.
Artus for art posthume. AleksiAnnaArtusDanieleEdouard, Paris-Ernée, 15-26 august 2004.