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d s e e l l l ’ e Y r v e e s s t te a P J O U R N A L CHRÉTIEN DU SECTEUR DE L’YVETTE BURES, CHEVRY-BELLEVILLE, GIF, LES ULIS, ORSAY, SAINT-AUBIN, SACLAY, VILLIERS-LE-BÂCLE ÉDITORIAL MARS - AVRIL 2006 - Passerelles de l’Yvette N° 11 (Chronique d’Orsay n° 391- Le Messager n° 431) Propos intempestifs Il n’est plus rare aujourd’hui que de jeunes adultes me renouvellent tout à la fois l’affirmation de leur foi en Dieu et le discrédit qu’ils portent sur les institutions religieuses. Ainsi un jeune chercheur d’un laboratoire américain de chimie résumait son opinion : « Là où il y a religion et institution… il y a violence ». Pourrais-je d’emblée lui donner tort ? Chiites contre sunnites, colombes et faucons, protestants et catholiques, islam bafoué, christianisme martyrisé, orthodoxes nationalistes, catholiques hégémoniques, communautarisme et crises identitaires… Bref, pour lui, puisque les religions se discréditent : « religieux de tous pays, fouteznous la paix ! » Dans ce contexte, le temps du carême ne peut que nous inviter à revisiter notre foi. Un livret de carême proposé par notre évêque voudrait nous conduire à l’ouverture. N’y cite-t-il pas une sourate du Coran et une prière juive ? Le NOTRE PERE, fondement de la prière chrétienne, nous révèle aussi le fondement de l’origine et l’égalité de tous les hommes. La première encyclique de notre pape Benoît XVI rappelle que Jésus est Amour. Un amour universel pour tous les hommes. Voilà, dans un monde où l’on associe parfois la vengeance au nom de Dieu ou même le devoir de haine et de la violence, un propos d’une grande actualité. Alors, religieux de tous pays entendez l’appel de Dieu… Faites la paix ou fouteznous la paix ! Il en va du crédit donné à la religion, il en va plus encore de l’honneur de Dieu et du salut de toute la planète. Père Philippe Hue SOMMAIRE 3 4 Courrier des lecteurs Joies et peines. Raid 28 5 6 Pierre Schmidiger Taizé L’atelier d’Élise 78 Solidaire contre le chômage Devenez visiteur de malades 8 Saint Georges 10 Ouvrir l’horizon 11 Lettre à Dieu 12 Le plastique Logement social 13 Le cresson Ça sent le printemps 14 Vie pratique : recettes, pharmacies de garde 15 Actualités : conférences, expositions, musique... 16 La Passion 18 Lu pour vous Le coin des libraires Mots croisés 19 Centre de documentation religieuse : les dernières parutions 20 Le peuple rom Mars - Avril 2006 - Passerelles de l’Yvette (Chronique d’Orsay Le Messager) 1 IMPRESSION NUMÉRIQUE Laser couleur et noir/blanc PHOTOCOPIES COULEUR & NB - RELIURES - TAMPONS SERVICE FAX - CARTES DE VISITE ( EN 24 H ) IMPRESSION SUR TEE-SHIRT - M AQUETTE P.A.O. GARE ORSAY VILLE GARE BURES S/YVETTE 43 bd Dubreuil ✆ 01 69 86 98 00 7 rue du Gal Leclerc ✆ 01 69 07 67 70 e-mail : [email protected] Joyeuses Pâques 2006 Horaires des messes du secteur pastoral de l’Yvette avril et mai 2006 Commandes tous éditeurs - Carte de Fidélité 59, rue Ch. de Gaulle 91440 BURES-SUR-YVETTE ✆ 01 69 07 36 66 SAMEDI 18 h - Bures - Orsay - Les Ulis - Saclay - Saint-Aubin Villiers-le-Bâcle DIMANCHE 8 h 30 Montjay 9 h 45 - Courcelles - Orsay - Les Ulis 11 h - La Clarté Dieu 11 h 15 - Bures - Gif - Chevry 18 h Longpont, Les Ulis (1er dimanche du mois) en portugais D.S.D PEINTURE - DÉCORATION Revêtement sols et murs Peinture intérieure et extérieure Ravalement de façades Vitrification de parquets 19, avenue de Montjay - 91400 ORSAY Tél. 01 69 29 08 60 L.TORNIER * Pour les horaires des offices de l’Eglise catholique en semaine, hors semaines scolaires, appelez les paroisses. Tous les jours, messe à la Clarté-Dieu (chapelle) à 7 h 30 et 12 h. Bures 01 69 07 57 40 Chevry 01 60 12 43 71 Gif 01 69 07 51 76 Orsay 01 69 28 86 68 Les Ulis 01 69 07 05 68 Saclay 01 69 85 31 36 Secteur pastoral de l’Yvette 9 avenue du Maréchal-Foch, 91400 Orsay mardi et jeudi de 8 h 30 à midi en période scolaire. Téléphone-répondeur-télécopieur 01 69 28 89 57 Site internet : http://spyvettesite.free.fr Horaires des cultes de l’Eglise réformée de France À Palaiseau Temple, 33 avenue Wilson - Tél. 01 69 20 26 42 Culte le dimanche à 10 h 30. À Chevry, église Saint-Paul : 1er samedi du mois à 18 h Boucherie - Charcuterie - Triperie - Volailles Viandes de 1er Choix Spécialités Bouchères crues 57, rue Charles de Gaulle 91440 Bures-sur-Yvette ☎ 01 69 07 48 31 ouvert du mardi au samedi 7H - 13H et 15H - 20H / le dimanche 7H - 13H Entreprise Générale de Peinture Décoration - Ravalement - Revêtement de sol - Faux plaf ond - Cloisons Tél. : 01 69 07 88 06 - Fax : 01 69 07 41 34 Siège administratif et commercial : 3, rue Edouard Leprince 91440 BURES-SUR-YVETTE Sarl 8 000 € - RCS B 439 388 422 N° TVA intracommunautaire : FR74 439 388 422 Chauffage Central - Plomberie SAPIELAK sarl Tél. 01 69 07 19 17 58, rue du Docteur Collé - 91440 Bures-sur-Yvette 2 Passerelles de l’Yvette Journal chrétien du secteur de l’Yvette Chronique d’Orsay - Le Messager de Bures-sur-Yvette, Les Ulis Tarif de soutien : Périodique édité par l’association « Les amis du journal de l’Yvette » Normal : 18 € - Envoi postal : 23 ˛ 9 av. du Maréchal-Foch, 91400 Orsay Prix au numéro : 3 ˛ Régie publicitaire : Édirel-Publirel - 105 Directeur de la publication : Giancarlo Zanni av. du Général-Leclerc, 77400 Lagny-surMarne - Tél. 01 60 07 43 43 Rédacteur en chef : Colette Farges Impression : Imprimerie Indica, 27 rue Distribution* : des Gros-Grès, 92700 Colombes Tél. 01 47 82 32 32 Bures et Les Ulis : Mme Facqueur Tél. 01 69 07 79 62 Dépôt légal : mars 2006 Tirage : 16 000 exemplaires Orsay : Isabelle Rougier Photo de couverture : La rencontre Tél. 01 60 14 28 02 Gif : Bernard Kirchner d’Emmaüs par T. Bigot (Musée Condé Chantilly). Tél. 01 69 07 39 45 *Votre immeuble est sous digicode. Si vous acceptez de distribuer Passerelles de l’Yvette, prenez contact avec le responsable de la distribution de votre commune. Les articles pour le prochain numéro doivent arriver de préférence avant le 14 mars et au plus tard avant le 1er avril 2006. Mars - Avril 2006 - Passerelles de l’Yvette (Chronique d’Orsay Le Messager) Courrier des lecteurs Veillée pascale Tous courtois haque année, les chercheurs de la Faculté d’Orsay nous montrent les merveilles de la création. Ils le font dans une optique moderne qui intègre et critique les thèses de Darwin. Plusieurs associations sont engagées dans une préservation de la création, que ce soit pour sauvegarder les espèces ou pour contester le pillage des ressources naturelles. Certaines enfin, dont le CCFD, luttent pour permettre que les hommes, la plus belle des créatures, puissent simplement survivre sinon accéder à la dignité. Je pense que plus d’un de ces acteurs étaient, l’année dernière, à la veillée pascale. Que leur a-ton servi ? Un récit de la création datant de 4000 ans, sans aucune mise en perspective. On le lit parce que la rubrique impose de le lire, or je croyais que cette liturgie est une longue catéchèse. De tout temps, les hommes ont cherché du sens à ce qu’ils avaient sous les yeux. Chaque époque a créé ses propres cosmogonies. Au temps d’Abraham, la terre était plate et ronde, C recouverte d’une voûte qui séparait les eaux d’en bas de celles d’en haut, et qui était piquée d’étoiles. Au-delà se trouvait le séjour divin. Cette cosmogonie, quoique très belle, nous est tout à fait étrangère. Ce récit ne vaut que par la perspective qu’il crée allant du chaos à l’homme, la plus organisée et la plus belle des créatures. Celle-ci appelée à chanter consciemment la gloire du créateur. Ce récit vaut aussi pour les questions qu’il pose à notre époque. Nous avons d’autres interprétations de l’évolution de la vie et la force qui la pousse toujours à croître, se dépasser et inventer d’autres formes de vie. Je ne crois pas que, passé le sixième jour, Dieu se soit reposé. Il crée et recrée à chaque instant ce monde que nous nous acharnons à détruire. Il crée mais se sert de nos mains et de notre tête pour le faire. Nous affirmons même en cette nuit de Pâques, que la création est renouvelée et que le souffle du Ressuscité fait toute chose nouvelle… J. Fraissignes Vous n’êtes probablement pas seul à ressentir un certain malaise en entendant une fois encore ces récits de la création, sans qu’ils soient accompagnés d’une mise en perspective, ni d’une clé de lecture pour en aider la compréhension. Il se trouve que, pour la veillée pascale, la liturgie propose une telle abondance de textes que les prédicateurs n’ont pas la possibilité de les commenter tous. On peut penser que les autorités compétentes ont choisi ces extraits de l’Ancien Testament pour servir de toile de fond au récit de la Résurrection. Cela permet de la présenter comme une nouvelle création, ce dont vous paraissez vous-même convaincu. Il est certain qu’une petite phrase pour expliquer ce contexte et mettre en garde contre une compréhension littérale de ces textes ne serait pas superflue. Maintenant, pour en revenir à vos commentaires, on peut en effet penser que la création n’est pas encore achevée. La Genèse ne dit pas que le septième jour ait été le dernier. Pourquoi n’aurait-il pas droit lui aussi à un soir suivi d’un matin ? Le septième jour, en s’arrêtant d’œuvrer, Dieu a en quelque sorte créé le repos, mais il n’a supprimé ni le temps, ni le mouvement. Nous sommes peut-être encore dans un huitième jour de la création, au cours duquel l’homme est invité à participer à cette œuvre passionnante, tout au moins pour ce qui concerne notre planète. Cela nous confère une immense responsabilité dont vous soulignez à juste titre que tout le monde icibas n’en a pas réellement conscience. Si la Résurrection est l’annonce d’un monde nouveau que nous pouvons participer à construire, alors on peut admettre que faute de temps, la vision du passé cède le pas à celle de l’avenir, sans toutefois en faire abstraction. R.P. ette année a vu la septième journée consacrée à « la courtoisie au volant ». C’est très bien, mais on ne parle jamais de la courtoisie du piéton ! Et pourtant, c’est aussi important. Quand, au volant, je m’arrête (au risque de faire tamponner l’arrière de ma voiture par l’automobiliste qui me suit, car il n’a pas anticipé ma manœuvre) pour laisser traverser des piétons, combien savent remercier ? Certains, il est vrai, font un signe de tête, un petit geste de la main, pour exprimer leur gratitude, et là, cela fait du bien, mais les autres ? ils passent, tranquillement, sans même regarder l’automobiliste courtois, arguant du fait que c’est normal, le piéton est roi ! Et cela concerne toutes les tranches d’âge. Dans ces cas là, je grogne en moi-même et me retiens pour ne pas baisser ma vitre et crier «Merci»! Je persiste malgré tout à rester courtoise, particulièrement lorsque je vois un piéton, au bord du trottoir, qui attend patiemment qu’un de ces monstres roulants daigne s’arrêter pour lui laisser le passage. Selon que l’on est à pied ou en voiture on ne voit pas les choses avec le même regard. N’oublions pas, lorsque nous sommes piétons de respecter l’automobiliste, et lorsque nous sommes au volant n’oublions pas que nous avons été et serons un piéton. La courtoisie est un état d’esprit à cultiver. Marie-France Ferrand C Sté COSTEROUSSE et Fils Nous avons besoin de votre soutien ! BULLETIN DE SOUTIEN 2006 Nom et prénom ……………………………………………………..…………………….. Adresse : n°…….. Rue …………………………………………….……………………... Code postal …………. Ville ……………………………………….…………………….. Je verse une participation Envoi par poste de soutien de bienfaiteur 18 € 23 € 20 € 25 € et + 40 € et + Par chèque à l’ordre de « Passer elles de l’Yvette » normale A retourner à Passerelles de l’Yvette - 63 rue Charles de Gaulle, 91440 Bures-sur-Yvette Ets RÉPARATIONS MÉCANIQUES VENTE V.N. - V.O. 75, avenue Général-de-Gaulle VILLEBON-SUR-YVETTE Téléphone : 01 60 10 31 68 Société EGUREN Frères s.a.r.l. SO.PE.VA. ENTREPRISE GÉNÉRALE DE BÂTIMENT Votre partenaire depuis 1972 01 69 07 41 09 Peinture - Vitrerie - Ravalement - Revêtement sols et murs Vente aux particuliers : Papier - Peintures - Sols 61, route de Chartres - 91440 Bures-sur-Yvette - Internet :www.sopeva.fr MAÇONNERIE - ISOLATION - RAVALEMENT - PEINTURE ÉLECTRICITÉ - CHAUFFAGE - COUVERTURE - PLOMBERIE DÉPANNAGE TÉL. 01 64 46 38 14 FAX 01 69 28 93 29 3, SOURCES 91400 ORSAY RUE DES Mars - Avril 2006 - Passerelles de l’Yvette (Chronique d’Orsay Le Messager) 3 Vie locale Joies et peines Sont entrés dans la famille de Dieu par le baptême : à Bures Fulbert Hochet à Chevry Pauline Billy, Maxence Gaumier à Gif Paul Graczyk, Mathis Fernandes à Orsay Pierre Rolland, Killian Gauchey, Romain Sarrazin, Ariane Breuzard, Arthur Mathon Dit Richard, Grégoire et Antoine Jouannaud aux Ulis Ambre Chaumat Pas de mariage dans le secteur. Sont retournés à la maison du Père : à Bures Georges Bazard (93 ans), Gérard Der Nigohossian (73 ans), Jacques Louis (77 ans), Nicole Mouton (70 ans), Pierre Nérini (90 ans) à Chevry Annie Luce Dubois (56 ans) , Jeanne Riché (92 ans) à Gif Joseph Garcia (72 ans), Yvette Cloux (92 ans), Christophe Lulette, Jacqueline Droux (83 ans), Jules Gazagnabou (92 ans), Jean-Luc Bertin (61 ans), Jean-Louis Bernard (55 ans), Andrea Hermant (96 ans), Claude Zaug (69 ans), Eugénie Guinet (95 ans). à Orsay Gillette Pichard (90 ans), Jeanne Boucher (99 ans), Marie-Louise Guichard (88 ans), Daniel Jacquet (76 ans) Marie-Madeleine Le Priol (81 ans) Denise Brun (93 ans) Huguette Comprenolle (79 ans) Isabelle Duval (40 ans) André Sanatine (86 ans) à Saclay Claudie Lésigné (92 ans) Denise Smolarski (72 ans) aux Ulis Maurice Toullec (78 ans) Yves Harrand 42 jeunes ont reçu le sacrement de confirmation samedi 4 février 2006 au Centre Jean XXIII Ludivine Alvès, Amélie Bigot, Marie Audenelle Bocken, Aurelle Bistindou, Christophe Botek, Zoé Brocard, Doriane Cadenat, Blandine Canva, Hélène Dabet, Ronan Dauxais, Thomas Delalande, Marie-Liesse Dionis du Séjour, Emilie Divaret, Thomas Dunet, Anaïs François, Sébastien Gay, Olivier Houvenagel, Thibaud Laroche, Emma Lavergne, Pierrick Le Blanc, Eugénie Le Saint, Alexandre Lezy, Jacques et Laure de Limerville, Antoine de Lurion, Mathieu Maas, Priscille Mas, Justin Massiot, Elderick Matin, Brian Minatchy, Alicia Peres Scoup, Camille Petit, Anaïs Potier, Marie Raad, Rémi Rève, Stéphanie Saint-Albin, Claire Sauvage, Antonio Siméon, Julie Suel, Guillaume Varoquaux, Perrine Wojewoda Georgette Lahaye et ses enfants remercient chaleureusement les pères Emmanuel Bidzogo, Jean-Luc Facqueur, Pascal Sanon et la communauté paroissiale Saint-Matthieu, ainsi que leurs amis, pour leur présence et leurs prières à la messe d’A Dieu à Pierre, son époux. Elle remercie aussi tous ceux qui ont manifesté des témoignages d’amitié et de tendresse, ce qui l’a beaucoup réconfortée. Raid 28 : lorsque le concurrent devient bénévole de l’organisation ourse d’orientation en autonomie complète d’environ 80 km entre Buressur-Yvette et les environs de Chartres, le Raid 28 se concourt mi-janvier en équipe de cinq dont une féminine. La participation à une telle épreuve est un grand moment dont la résultante des composantes : effort, persévérance, endurance physique, performance sportive et esprit d’équipe est le plaisir. Pour avoir participé six fois à cette épreuve, je peux qualifier ainsi le sentiment que l’on partage à cinq au passage de la ligne d’arrivée, et qui dure longtemps après. Puis vient l’envie de passer de l’autre côté : participer à la préparation et au bon déroulement du raid. Ne plus être concurrent, mais bénévole de cette folle mais fantastique aventure. Pendant que le concurrent s’entraîne, le bénévole des champs sillonne le terrain, carte et boussole à la main pour définir chaque année un nouveau parcours, repérer le futur emplacement des balises, tester le parcours, tandis que le bénévole des C 9 rue de Paris – 91400 ORSAY Tél. : 01 64 46 36 46 [email protected] location à par tir de 4 Jean-Luc Doignon À Dieu, Gérard Der Nigohossian Nous venons d’apprendre avec beaucoup de peine le décès de M. Gérard Der Nigohossian. Ses obsèques ont été célébrées le jeudi 19 janvier en l’église de Bures à laquelle il était très attaché. C’était un homme d’une gentillesse constante et d’un dévouement complet, et un grand chrétien. La paroisse Saint-Matthieu lui doit l’aménagement de tout l’éclairage du chœur, en particulier celui du Christ et de la statue de la Vierge. ORSAY VIDEO Depuis 1980 DVD VHS villes, lui, gère les inscriptions, les sponsors, le budget, les nombreuses démarches administratives, l’organisation des stands de départ et d’arrivée, la sécurité des raideurs, l’animation,… Là encore, il y a plaisir. Plaisir de boucler un parcours novateur et impeccable, d’avoir envisagé tous les détails d’une organisation sans reproche, pour la satisfaction des concurrents. Plaisir de bien faire et soulagement lorsque, le raid terminé, aucun dysfonctionnement n’est apparu. Et puis il y a l’esprit d’équipe qui anime l’ensemble des bénévoles, tout comme il anime les membres d’une équipe participant au raid. Disponibilité, écoute, respect sont essentiels à la réussite. Pour la majorité, ces bénévoles sont sportifs, dans cette discipline ou dans d’autres, et concurrents réguliers. Ainsi, ce dernier Raid 28 accueillait en équipe participante les organisateurs du Raid normand. Quinze jours plus tard, en juste partage, nous inversions les rôles, et c’est en concurrent que j’ai goûté, avec mes trois coéquipiers cette fois, au plaisir d’un parcours dans les grandes et vallonnées forêts normandes. Merci donc à tous les bénévoles, ces anonymes qui n’apparaissent jamais dans les classements, qui donnent de leur temps pour le plaisir d’offrir une belle course. 1,5 € Mars - Avril 2006 - Passerelles de l’Yvette (Chronique d’Orsay Le Messager) Pendant plusieurs années, nous nous trouvions, Gérard et moi, presque tous les soirs après 18 h à travailler jusqu’à 21 h. Il a réalisé une œuvre importante qui mérite d’être reconnue. La paroisse de Bures adresse à Mme Nigohossian et à sa famille toute sa reconnaissance, et lui témoigne sa profonde sympathie. Bernard Fleischmann Pierre Schmidiger, verrier et peintre de talent Le 20 janvier était célébré en l’église de Surh, en Suisse, le service funèbre de Pierre Schmidiger, artiste peintre, verrier et sculpteur qui a longtemps vécu à Orsay. Des amies portent ici témoignage : Détail d’un vitrail réalisé par Pierre Schmidiger pour la maison de quartier Pierre MendèsFrance à Mondétour. PHOTO C. FARGES « Pierre, je l’ai connu en 1982 à Bures où il donnait des cours dans la Maison des jeunes et de la culture : un enseignement original, très libre, loin de tout académisme, dans lequel discussions et foisonnement d’idées suscitaient une recherche en soi. Il était un pédagogue d’avantgarde, enseignant indulgent et sensible, sachant repérer dans le travail de son élève la « petite surface intéressante », et l’encourager. Il créa l’atelier portrait en 1988, avec un fonctionnement particulier, basé sur l’échange entre temps de pose des modèles et portrait des peintres. Cet atelier très fréquenté, je l’assume depuis son départ, dans le cadre de l’association « Mosaïque ». Et son humanité, et son charisme ! Sa joie de créer le rendait disponible pour les n o m b r e u s e s manifestations et fêtes auxquelles il participa dans les rues, dans la ville d’Orsay. Souriant et affable, gentiment ironique quelquefois, il était capable aussi de grosses colères en assistant aux injustices de la vie. Et ce désintéressement admirable, qui lui faisait hélas négliger sa carrière ! » Jocelyne Bastien, Association Mosaïque « Moi qui t’ai connu, mais pas toujours compris, j’ai apprécié et admiré ton sens artistique, inspiré par le Bauhaus, et la simplicité avec laquelle tu le vivais. Un jour tu es venu me trouver à propos d’un sujet de cours pour l’entrée dans les écoles d’art auquel tu pensais. Hélas nous n’avions ni le pouvoir ni la force de conviction nécessaire pour le faire aboutir ! Toujours dans cette même ligne de vie, tu avais monté un atelier de menuiserie pour les jeunes à la MJC. Ils étaient ravis, les gamins ! Un artiste de valeur, doublé d’un bricoleur génial, leur faisait découvrir le plaisir de réaliser quelque chose de leurs mains. […] Un artiste inspiré n’a pas besoin de s’exposer, parait-il : la culture et la démocratie sont indissociables ; tu en étais un exemple vivant, et tu nous a renforcé dans cette conviction. » Janine Guénardeau « Vers 1989, au dîner de clôture de l’exposition municipale d’Orsay, je fis la connaissance de Pierre. Costumé pour l’occasion, il portait en guise de chapeau un grand entonnoir rouge, et racontait avec fougue quelques anecdotes sur les préparatifs de l’événement. Nouvelle dans l’association et dans la ville, je lui parlai de photographie. C’est ainsi que naquirent une amitié et mes travaux photographiques les plus réussis. » […] Lui me faisait part de ses projets, des contes qu’il revisitait, « Nouvelles orientales », « Sindbad le marin », d’un fils qui désirait un portrait posthume de sa mère. À ce fils il répondit : « Si tu le veux, raconte-moi ta mère, parle-moi d’elle, et sans photo je peindrai ». Il aimait l’inattendu : un projet qui se déroulait dans des lignes prédéfinies, sans surprise aucune, le décevait. Il aimait l’espace, l’infini. Ainsi racontait-il son émerveillement lors d’un retour nocturne, à bicyclette, dans les bois de Bures envoûtés par le chant d’un rossignol. Dès le lendemain il a pris ses pinceaux pour chanter l’oiseau. Il aimait les enfants, leurs jeux, leurs histoires ; il en lisait pour eux, inventait marionnettes, maisons, décors féériques. » Véronique Joubert Assemblée générale de l’Association des « amis du journal du secteur de l’Yvette » L’assemblée générale a réuni le 25 février le Conseil d’administration et les distributeurs de «Passerelles de l’Yvette». À cette occasion a été présenté le bilan d’une année de fonctionnement, lequel est encourageant. Les participants ont ensuite partagé le verre de l’amitié. Composition du Conseil d’administration Père Emmanuel Bidzogo,Christine Guihard, Fernand Mondoloni, Marie-France Ferrand, Jeannette Desmazeaud, Jean-Pierre Chastonier, Monique Facqueur, Jacques Quesneau, Colette Farges, Isabelle RougierPion, Denys Klein, Roland Poirier, Jean Pétrel, Giancarlo Zanni. PHOTO LUC BEAUPÈRE Pour faire paraître votre annonce dans Passerelles de l’Yvette, contactez : AUTO-ECOLE DE LA HACQUINIÈRE 52, rue de la Hacquinière 91440 BURES SUR YVETTE ✆ 01 69 07 40 83 Conduite dès 16 ans 105, avenue du Gal-Leclerc 77400 LAGNY-SUR-MARNE 01 60 07 43 43 www.edirel-publirel.fr Prise des élèves à domicile Tarifs étudiants perfectionnement n° Agrément 674.0 Mars - Avril 2006 - Passerelles de l’Yvette (Chronique d’Orsay Le Messager) 5 Témoignages Rencontre de Taizé à Milan, décembre 2005 Après un laborieux départ en car sous la neige, mardi 27 décembre,le groupe de l’Essonne arrive à Milan vers 9 h30. Les nombreux cars de Pologne, Roumanie, Allemagne, Espagne et tous les autres sont déjà là. Nous sommes alors répartis dans les paroisses environnantes. Là, nous sommes impressionnés par l’accueil chaleureux des Italiens. Nos quatre journées en Italie ont été marquées de nombreux temps de prière, de rencontres internationales, de partage et de travail* en communauté. Les prières sont simples et accessibles à tous. Musique, chants, lectures inspirées de la Bible... Imaginez-vous des temps de silence avec plus de soixante mille personnes dans un même hall. Ces rencontres sont exceptionnelles : elles sont pour chacun de nous un moyen de faire une véritable pause, et de rencontrer dans un cadre œcuménique des personnes d’horizons très variés.On en ressort plein de joie et d’amour à distribuer ! David Rosengard * communication, service de table, circulation, etc. Lettre (à propos) d’Elise Noël est passé, les crèches sont rangées, les sapins – hélas – à la poubelle. Est-ce à dire que nous sommes retournés à la grisaille des jours ? Que nenni ! À l’image de l’enfant de Bethléem, de ses parents attentifs, ouvrons notre cœur à la beauté du quotidien ... Vous souvenez-vous d’Elise ? Elle a régalé la paroisse de Bures (et des environs) lors d’un repas camerounais organisé pour le Père Jérôme, en 2000. Elle-même et sa cousine Françoise ont cuisiné bénévolement, pendant 2 jours, pour 150 personnes ! Elise est arrivée de Douala (Cameroun) il y a 20 ans, seule avec sa fille aînée alors âgée d’un an. Passionnée de couture, elle souhaitait compléter sa formation afin de retourner exercer ses grands talents dans son pays. L’accueil de notre belle patrie n’a pas été à la hauteur de ses espérances. Il lui a fallu beaucoup se battre – heureusement aidée par de nombreux amis, vous peut-être ? – afin d’obtenir une carte de résident et élever ses trois filles, deux demoiselles, aujourd’hui âgées de 13 et 17 ans, lui étant nées. Pour elles, soutenue par son courage et son espérance, elle a accepté tous les petits boulots et vécu dans des conditions extrêmement difficiles sans se plaindre. Ancrée dans sa foi, dès qu’elle a obtenu ses papiers,elle a organisé une belle fête pour le baptême de ses cadettes. Est arrivé le jour où elle a enfin pu suivre les formations tant attendues. Elle n’a pas lésiné : coupe, couture, patronnage (création de patrons), modélisme (création de modèles à partir de dessin, esquisse, croquis, explications ...), création de lingerie. Aujourd’hui elle sait tout faire en couture : les retouches pour tous, la couture sur mesure pour femme et enfants, la création de modèles féminins de prêt-à-porter, l’aménagement d’intérieur. Que faire de ces diplômes ? Retourner au pays ? Une visite à sa maman très âgée lui a fait voir combien la situation était défavorable à la création d’entreprise : traitements des fonctionnaires et retraites pas payés, corruption... De plus, ses filles sont étudiante, lycéenne, collégienne en France, et s’en sortent très bien. Et enfin, pendant sa formation et ses stages, Elise a rencontré des personnes qui ne peuvent s’habiller en prêt-à-porter, car les tailles mannequins sont rares ; d’autres qui souhaitent, lors des grandes occasions, avoir le modèle de leur rêve dans le tissu de leur choix; d’autres encore qui ne peuvent sortir de chez elles pour s’habiller ; d’autres enfin qui souhaitent trouver une monitrice attentive et qualifiée pour apprendre à « tirer l’aiguille » ; et d’autres qui ; et d’autres que... Pour toutes, soutenue par ses amis, elle vient d’ouvrir : « L’Atelier d’Elise », 41 rue Mouraud, Paris 20e, tél. : 01 43 678733, fax : 01 43 6787 35 ; ouvert du lundi au samedi, de 9 h à 12 h 30 et de 14 h à 19 h. N’hésitez pas à vous y rendre, vous serez accueilli « à bras ouverts » en tant qu’habitant de notre belle vallée et impressionné par le savoir-faire de notre « artiste ». Surtout, si vous le souhaitez, Elise viendra, à votre demande, prendre les mesures et effectuer les essayages à domicile. Pensez à celles que vous aimez et connaissez, heureuses d’avoir de la visite et de se mettre belles. Les prix ? Ils sont plus doux que vous ne croyez, comparés au prêt-à-porter. Un site est en projet... suite à un prochain numéro . Que se continue cette belle histoire... M.-C. Rey-Grange et B. Colineau MICHELE VILPERT LES CHÊNES VERTS Maison de retraite médicalisée 1 rue de la Guêpinerie 91190 GIF-SUR-YVETTE Tél. : 01 60 12 70 80 Fax : 01 60 12 70 92 e-mail : [email protected] 6 Orthopédiste bandagiste Dans le cadre confidentiel d’un cabinet de petit appareillage orthopédique, je suis à votre écoute pour vous aider à choisir : • la prothèse ou complément mammaire, • le soutien-gorge ou maillot post-mastectomie qui vous conviennent le mieux Résidence Ilots des Cours 39-41 rue de Paris 91400 Orsay Mars - Avril 2006 - Passerelles de l’Yvette (Chronique d’Orsay Le Messager) Sur rendez-vous Tél. 01 69 28 15 14 Solidarité Vendredi de GIF Comment être solidaire contre le chômage ? Le thème abordé lors de la conférence du vendredi 6 janvier par Jean-Baptiste de Foucauld, président fondateur de «Solidarités nouvelles face au chômage», est d’actualité, et préoccupe un grand nombre de Français, touchés de près ou de loin par ce problème que connaît notre société depuis plus de trente ans. Le siège de l’association est situé au 2 cité Bergère dans le 9e arrondissement de Paris. Pour en savoir plus, vous pouvez visiter le site internet à l’adresse suivante : www.snc.asso.fr ou lire : Objets-chômages - Éditions Le Bec en l’air (2005) Les trois cultures du développement humain : résistance, régulation, utopie -Éditions Odile Jacob (2002) Une société en quête de sens en collaboration avec Denis Piveteau - Éditions Odile Jacob (1995) J.B. de Foucauld a parlé des difficultés vécues par les chômeurs dont la situation requiert un engagement personnel et beaucoup d’énergie, car « chercher un travail est plus dur que de travailler ». Le demandeur d’emploi se sent souvent isolé et perd son réseau relationnel, car le chômage crée une différenciation et une distanciation avec les autres personnes qui ont un travail. Le risque qui guette le chômeur est donc le découragement, mais il existe des solutions comme l’accompagnement avec une personne qui peut écouter et soutenir le demandeur d’emploi à retrouver espoir dans sa recherche. L’objectif de l’association Solidarités nouvelles contre le chômage est de stimuler chez la personne accompagnée le sentiment de sa propre valeur, le désir d’exister et d’être utile, grâce à la reconstitution de liens sociaux. Les accompagnateurs n’agissent pas seuls. Ils appartiennent à un groupe local de solidarité d‘une dizaine de membres au sein duquel ils échangent, s’interrogent sur leur démarche, s’épaulent les uns les autres. Le groupe est composé d’accompagnateurs donateurs, de donateurs, et de personnes ressources. Les engagements des membres sont fonction des possibilités de chacun : simple adhésion, don ponctuel, versement mensuel, accompagnement d’un demandeur d’emploi, animation d’un groupe de solidarité. Pour les lecteurs qui voudraient rejoindre un groupe en tant qu’accompagnateur ou donateur, il y a une équipe qui est en train de se former sur Orsay à l’initiative de membres de l’équipe animatrice de la paroisse d’Orsay. Solidarités nouvelles face au chômage est une association non confessionnelle et indépendante de tout parti politique, qui développe une action citoyenne et dispense à ses accompagnateurs une formation à l’écoute. L’association est composée de 90 groupes en France et elle reçoit environ 1500 personnes par an, dont la moitié retrouve un emploi. Elle est composée de retraités et d’actifs qui donnent deux heures de leur temps chaque semaine. Benoît Gamby Appel pour Bligny : renforcer l’équipe des visiteurs de malades L’équipe des Visiteurs des malades du Centre médico-chirurgical de Bligny a besoin de RENFORCER SON EQUIPE. La visite des malades dans les établissements hospitaliers (VMEH), présente dans 82 départements, rassemble 9 000 bénévoles qui assurent 50 000 visites par semaine dans 1 200 établissements hospitaliers, en long séjour et maison de retraite. La VMEH est non confessionnelle et apolitique. À l’écoute des malades, dans tous les services hospitaliers (enfants, adultes, personnes âgées, malades du sida, malades en fin de vie...), les visiteurs sont parfois le seul lien qui existe entre le monde extérieur et le milieu hospitalier. De nombreux malades ont besoin d’être écoutés. Des personnes âgées, souvent isolées et de plus en plus nombreuses, ont besoin qu’on leur apporte le repère ponctuel d’une visite, le respect, l’amitié. Notre association VMEH de l’Essonne recherche des bénévoles pour visiter des malades et des personnes âgées à l’hôpital et en maison de retraite. Nous demandons aux visiteurs et visiteuses la plus grande régularité possible à raison d’une fois par semaine. Ils font partie d’une équipe toujours prête à les soutenir, et nous leur assurons une formation et une aide au début. Mme Nicole PROUDOVSKY responsable VMEH de l’hôpital de Bligny Tél. 01 69 07 12 42 Vous êtes disponible deux ou trois heures par semaine, vous aimez le contact avec les autres, vous cherchez à être utile, rejoignez-nous ! La Chocolatine Boulangerie - Patisserie - Chocolats - Traiteur Pièces montées - Patisserie fine MOULINS Spécialités : la Flûte Gana GUIBERT 55, PARIS - 91400 ORSAY Tél. 01 69 28 42 41 RUE DE 2, rue des Haras 91440 Bures/Yvette Tél. 01 69 07 40 65 Vente au détail Farine de Blé - Farine de Seigle Farines et Pains spéciaux Mars - Avril 2006 - Passerelles de l’Yvette (Chronique d’Orsay Le Messager) 7 Histoire Saint Georges - Un inconnu célèbre L’étrange destin d’une légende Le 23 avril les chrétiens fêtent saint Georges, et parmi les innombrables Français qui portent son prénom certains évoquent sans doute un vieux souvenir, l’histoire de ce preux chevalier qui combattit et vainquit le dragon. Ce souvenir ne doit pas être très différent de ce qu’on en raconte aujourd’hui : aint Georges était centurion dans l’armée romaine. Comme, rejoignant sa légion, il arrivait près d’une ville, un spectacle étrange s’offrit à sa vue. Une jeune fille magnifiquement vêtue s’avançait, seule, vers la mer tandis qu’une foule silencieuse se tenait sur les murs de la cité. Le cavalier pressa sa monture et s’approcha de la jeune fille. - « Pourquoi ces larmes sur ton visage? demanda-t-il, parle sans crainte, je te protégerai ». - « Je suis la fille du roi, répondit-elle, et nul ne peut me protéger, car je suis la victime promise au dragon. Sauve-toi ! Déjà la bête se montre entre les vagues. - « À Dieu ne plaise que je te laisse. Par la croix je vaincrai ce monstre et te délivrerai ». Après s’être signé, saint Georges donna l’assaut. Le combat fut long et terrible. Mais le chevalier de Dieu ne pouvait être vaincu. Le fer de sa lance, enfin, cloua le monstre au sol et l’immobilisa. Saint Georges noua la ceinture de la jeune fille au cou de la bête et la lui donna à conduire (photo 1). S 1bis. S aint Georges est montré debout, appuyé sur son bouclier (XIIe siècle. Église Saint-Georges, Struga, Macédoine). Alors le cavalier, la princesse et le dragon se dirigèrent vers la ville. « Ne craignez rien » cria le saint au peuple qui manifestait sa frayeur ; «croyez en mon Dieu et je tuerai ce monstre ». Le jour même, vingt mille païens reçurent le baptême et saint Georges tint sa promesse. Alors le roi lui fit don d’un trésor qu’il distribua aux pauvres. Puis le saint partit vers la Palestine. Ce récit renseigne bien peu sur un saint qui reste l’un des plus populaires du calendrier. Depuis plus de quinze cents ans des artistes de toutes les nationalités, de toutes les écoles, ont enluminé des manuscrits, peint des icônes, dessiné des vitraux, sculpté des statues qui remplissent chapelles et musées de ses images. La diversité des représentations, des styles, montre bien celle des traditions et des légendes qui, manifestement, ont évolué dans le temps et dans l’espace. Au cours des siècles le culte de saint Georges s’est surtout développé en Orient, mais, en France. où il n’est pas particulièrement vénéré, le code postal compte 77 communes ou lieuxdits à son nom. Un inconnu universellement célèbre Malgré cette popularité, on sait peu de choses sur sa vie. D’où vient cet épisode du combat avec le dragon, invraisemblable, il faut bien le dire, pour un personnage ayant réellement existé ? Il faut tenter de comprendre comment la réalité a pu aboutir au cours du temps à une telle légende, et rechercher les sources sérieuses, historiques, qui existent. On lit dans le Grand Dictionnaire Larousse du 20ème siècle (édition de 1930) : Georges (Saint), martyr au 4e siècle. Cappadocien de naissance, soldat de métier, il fut mis à mort pour la foi, peut-être sous Dioclétien. On l’a parfois identifié avec le jeune homme qui déchira de ses mains l’édit de persécution contre les chrétiens, affiché à la porte du palais de Nicomédie. Les actes du martyre de saint Georges ont été déclarés apocryphes par le Pape Gélase en 494. Son corps fut plus tard transporté à Lydda en Palestine, et Constantin éleva un oratoire sur son tombeau. Son culte devint rapidement populaire parmi les Grecs qui lui donnent le titre de « Megalomartyr » (le Grand Martyr). Ces quelques lignes rassemblent à peu près tout ce que l’on sait du personnage historique. Les textes anciens, eux, racontent de tout autres histoires. Naissance de la légende Le plus ancien texte connu est un manuscrit du V e siècle d’origine cappadocienne dit « palimpseste de Vienne », qui semble être la base des différentes versions en latin du 1 . Saint Georges libère la princesse.Fresque du XIVe siècle, église San Zeno, Vérone, Italie. ACHAT - VENTE LOCATION - GESTION Carrelage - Terrasses Maçonnerie 1, avenue Emile-Thuau 91190 GIF-SUR-YVETTE Yves GAY 17, Allée des Coudraies 91190 GIF - ✆ 01 69 07 34 45 S.L.P. Immobilier E-mail : [email protected] 8 Mars - Avril 2006 - Passerelles de l’Yvette (Chronique d’Orsay Le Messager) ✆ 01 64 46 65 18 E-mail : [email protected] martyre de Georges. L’ennui est que ce palimpseste est, paraît-il, « extrêmement lacunaire », et que les auteurs des versions qui s’en sont inspirés n’hésitèrent pas à broder largement, et à tellement transformer le récit qu’ils arrivèrent à le rendre totalement invraisemblable: c’était devenu « un véritable catalogue de tortures », le martyre durant sept ans ; Georges mourait trois fois, le Christ lui-même venait le ressusciter à chaque fois, avant la dernière. Dans ces récits, Georges est un tribun, il est au service de l’empereur des Perses, Datianus, qui s’apprête à s’en prendre à ses sujets chrétiens. Georges se convertit alors, distribue ses biens aux pauvres, et va braver en face le souverain, qui naturellement le fait arrêter. La suite est racontée comme une disputatio, comme on disait au Moyen Age, entre d’un côté la puissance d’Apollon – l’idolâtrie – et de l’autre celle du Christ, les arguments en présence étant d’un côté la série extraordinaire de tortures ordonnées par l’empereur, de l’autre la « patience » miraculeuse du martyr. Cette patience finira par convertir la propre épouse de l’empereur, qui mourra avec Georges et les autres chrétiens pour monter au Paradis. Il apparaît, à la lecture de cette histoire hors normes, que saint Georges était vu comme un personnage surhumain pratiquement dès l’origine. Mais pour l’Eglise un saint est un homme et en aucun cas un demi-dieu. Cependant rien – pas même la déclaration papale du caractère apocryphe de ces récits – n’a pu empêcher la légende du martyre de se répandre très vite : saint Georges est, en Orient comme en Occident, le plus célèbre des martyrs de l’Antiquité. Il est devenu le Saint soldat par excellence, et le champion de toutes les justes causes. Ses terribles souffrances sont devenues des récits édifiants pour les chrétiens à qui le saint est montré en exemple. Sur les représentations primitives, le tribun est montré debout appuyé sur son bouclier (photo n°1 bis ). Nous sommes là déjà dans la légende, mais pas encore dans celle que nous connaissons aujourd’hui. Apparition du Dragon L’art militaire évoluant, les artistes commencèrent à représenter le saint à cheval, et tout naturellement furent amenés à montrer Datianus, l’empereur païen vaincu, foulé aux pieds de l’animal (photo n°2). Or il se trouve que dès l’origine, certaines versions du martyre qualifiaient l’empereur de dragon, symbole du Mal, et même de dragon de l’abîme. Tant et si bien qu’un jour, au lieu de représenter l’homme (l’empereur) on se mit à représenter le symbole (le dragon). C’est vers cette époque que saint Georges fut adopté par les croisés de Terre Sainte, comme saint Jacques l’a été par les croisés d’Espagne lors de la Reconquista. En effet, au cours de la première croisade, à la prise d’Antioche en 1098, toute l’armée crut voir le saint, monté sur un cheval blanc, accourir au secours des croisés et mettre en fuite les infidèles. Durant la troisième croisade en 1190, c’est le roi Richard Cœur de Lion qui se plaça avec son armée sous sa protection particulière ; puis l’Angleterre le choisit pour saint patron, et plus tard l’Ordre de la Jarretière. C’est alors, autour du XIIIe siècle, que l’image du chevalier combattant le dragon a remplacé celle du saint debout, défenseur des chrétiens. Ce changement d’image conduisit à interpréter ce qui était une lutte entre deux volontés (le martyre de Georges) comme un combat véritable : partant d’un saint non-violent, qui meurt à la fin mais triomphe au paradis, on en arrive à un guerrier qui tue, physiquement, son adversaire. Mais du coup, le sens exprimé par la légende est totalement inversé : le mégalomartyr souffrant pour sa foi, modèle à méditer et à imiter, fait place au héros sauveur à admirer. Au lieu d’un chrétien impassible sous les tortures, on voit un guerrier farouche. Au lieu d’un non-violent armé de la seule force de sa foi, on trouve un violent, maniant la lance et l’épée. Dans le récit d’origine, c’était Dieu qui punissait l’empereur-dragon, dans celui-ci c’est Georges qui tue le dragon-empereur . Actualité de saint Georges De nombreux mois passés avec saint Georges m’ont amené à visiter un nombre considérable d’églises, en France bien sûr, mais aussi au hasard de quelques voyages à l’étranger. Cette quête m’a apporté une telle somme de découvertes (historiques, artistiques, etc.) que je m’en voudrais de ne pas vous engager à faire de même, car vous verrez rarement dans un musée ces représentations de saint Georges peints ou sculptés par tant d’artistes anonymes. Une anecdote pour finir : un groupe de prisonniers italiens de la deuxième guerre mondiale, employés par les Anglais à fortifier les défenses de la base navale de Scapa Flow, ayant voulu marquer leur passage forcé dans cette île de l’archipel des Orcades, y ont érigé une statue équestre unique, la seule connue, de saint Georges en béton armé (photo n°3). Qui peut deviner le symbole qu’ils ont voulu exprimer ? Une chose est sûre, tant que le mal sera parmi nous, nous aurons besoin de saint Georges. Michel Molbert Alain et Françoise BELLOUIS vous accueillent route de Châteaufort - 91190 GIF/YVETTE ✆ 01 69 28 62 78 VENTE : GITANE, BIANCHI, ETC… RÉPARATION CYCLES TOUTES MARQUES www.espacebellouis.com Artisanat Produits alimentaires 2. S aint Georges à cheval,avec Datianus, l’empereur païen vaincu, foulé aux pieds de l’animal (XIe siècle. Argent repoussé. Nakipari en Géorgie). 3.Statue équestre de saint Georges en béton armé aux îles Orcades (1944). La boutique du Commerce Équitable ARTISANS du MONDE 67, rue Ch. de Gaulle - 91440 Bures/Yvette Ouvert du Mardi au Samedi de 15h à 18h30 ; Mercredi et Samedi de 10h à 12h30 ; Vendredi, journée continue de 10h à 18h30 Horaires spéciaux pendant les vacances - Tél./Fax : www.artisansdumonde.org/IDF 01 69 28 64 61 Mars - Avril 2006 - Passerelles de l’Yvette (Chronique d’Orsay Le Messager) 9 Réflexion Ouvrir l’horizon i la fête de Noël évoque une naissance dans le monde terrestre d’ici-bas, celle de Pâques que nous allons bientôt célébrer, évoque plutôt une naissance dans le monde spirituel d’en haut. Elle fait en quelque sorte éclater la perspective à la fois sombre et relativement courte que nous impose la mort. Elle ouvre l’horizon sur une vie nouvelle, libre des contraintes de l’espace et du temps. Du coup la mort n’apparaît plus comme le terme de notre existence. Elle reste un obstacle, toujours incontournable et souvent douloureux, mais un obstacle que l’on va franchir. On se console régulièrement à l’occasion des obsèques en disant que la mort n’est pas une fin, mais un passage. Encore faudrait-il tirer quelques conséquences pratiques d’une telle affirmation. On pourrait par exemple s’abstenir de dire d’un défunt qu’il est mort, mais dire plutôt qu’il a traversé la mort. Cela maintient une certaine dynamique, c’est moins déprimant, c’est même réconfortant. Au lieu de nous identifier à notre corps qui lui, est éphémère, au lieu de penser qu’à la mort nous rendons l’esprit, pourquoi ne pas renverser le point de vue et penser qu’à la mort, c’est notre esprit qui rend le corps à la terre, pour suivre son chemin en toute liberté vers les horizons célestes. Si, dans cet ordre d’idées, on compare notre parcours terrestre à une piste d’envol, notre voyage corporel se termine effectivement en bout de piste. Mais notre être profond y prend son envol. Ce corps dont on se déleste en bout de piste, c’est lui qui communique l’élan et les dispositions nécessaires à l’envol. Il est S absolument essentiel pour la suite des événements. Il convient donc d’en prendre grand soin, sans toutefois le laisser trop batifoler en chemin. Sans le laisser non plus s’engluer dans les préoccupations de ce monde, que nous devons pourtant contribuer à rendre meilleur. L’ouverture de notre regard sur la profondeur éternelle de notre destin met notre vie quotidienne en perspective. Elle en souligne toute la valeur et en montre le sens. Bien sûr, nous ne pouvons pas encore distinguer clairement l’au-delà, mais nous pouvons déjà en percevoir la lumière. L’avenir n’est plus aussi sombre et étriqué. Sa clarté pour nous, va dépendre de l’intensité et de la conviction avec laquelle nous le regardons et le prenons en compte dans nos choix d’existence. Cette perspective élargie est de nature à nous procurer plus de sérénité pour le présent et plus d’enthousiasme pour l’avenir. Nous serons également mieux à même de supporter le passage de ceux qui nous sont chers. Bien sûr ça ne rend pas la séparation moins douloureuse, surtout en cas d’accident ou de décès trop prématuré, mais cela nous aide à prendre conscience du fait que nous pleurons peut-être autant sur nous-mêmes, que sur nos défunts. En résumé, l’horizon que nous ouvre la résurrection débouche sur une véritable espérance. Une espérance qui est moins de l’ordre de ce qui est à venir, que de l’ordre de ce qui est déjà là, mais que nous ne voyons pas encore. La mort n’apparaît plus comme le terme de notre existence. Elle est un passage, une naissance. À la suite à l’article sur la place des femmes dans l’église, une lectrice s’interroge. Et la place des petites filles dans l’Église ? orsqu’un baptême collectif est célébré et qu’il concerne à la fois des garçons et des filles, je ne suis pas trop gênée que l’on chante « Tu vas devenir enfant de Dieu et frère de Jésus ». Le masculin l’emporte sur le féminin. C’est une règle de grammaire, sinon de vie, et quant à la théologie à laquelle la formule se réfère je la laisse à plus qualifié que moi. Mais quand se présente une petite fille seule, que peutelle penser – les enfants, les bébés même, comprennent tout paraît-il – lorsqu’on lui annonce qu’elle va devenir « frère de Jésus » et changer de sexe à l’occasion de son baptême ? Aurélie L Roland Poirier Nos annonceurs nous aident Donnons-leur la préférence IMPRIMERIE D’ORSAY - LIBRAIRIE PAPETERIE A. NICOLAS MARC COIFFURE 53 et 55, rue de Paris - 91400 ORSAY Tél. 01 69 28 42 01 - Fax 01 69 86 06 74 féminin – masculin PRODUIT CAPI-PLANTE (VISAGE - CORPS - CUIR CHEVELU) Journée continue du mardi au samedi de 9 h à 18 h – Vendredi 19 h RUDY DÉPANNAGES INSTALLATION - RÉNOVATION 7, rue Charles-de-Gaulle 91400 Orsay Couverture Zinguerie Plomberie Chauffage OMETZ AMBULANCES Joël GILLION 36 bis, rue de Paris - 91400 ORSAY Tél. 06 81 93 86 76 RM 422 8966 647 910 - APE 453 E Tél. : 01 69 28 31 28 10 Boulevard Dubreuil 91400 ORSAY Agrément N°91 89 014 10 Mars - Avril 2006 - Passerelles de l’Yvette (Chronique d’Orsay Le Messager) TÉL : 01 69 07 81 35
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