QUAND LA MONTAGNE DEVANT SOI EST PERÇUE

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QUAND LA MONTAGNE DEVANT SOI EST PERÇUE
Sujets d’actualité
QUAND LA
MONTAGNE
DEVANT SOI
EST PERÇUE
PLUS GRANDE
QUE NATURE…
QUE FAIRE ?
Entretien avec une coache
de gestionnaires de projet
qui désirent surmonter
une épreuve au travail
Décembre 2014
Pour un gestionnaire de projet faisant face à des défis qu’il estime
démesurés, le sur place n’est pas une option. Entreprendre une
démarche de coaching professionnel ? Pourquoi pas !
Les raisons qui conduisent les gestionnaires de projet (GPJ) à consulter un
coach de gestion sont multiples : décisions importantes à prendre, défi
prioritaire à relever, situation complexe ou ambiguë à clarifier. Ce peut
aussi être le besoin de développer une compétence-clé, comme la
motivation d’une équipe, la communication efficace, l’intelligence
émotionnelle, etc.
Démarche progressive et sur mesure
D’entrée de jeu, chez Forté Capital Humain, les GPJ bénéficient de l’oreille
attentive de leur coache, Caroline Boutin, fondatrice de l’entreprise.
«Avant d’être disposés à m’entendre et à échanger, ils ont beaucoup à me
dire au sujet des évènements qu’ils vivent», explique cette passionnée du
développement humain qui est aussi consultante et GPJ spécialisée en
développement organisationnel depuis 1999.
«Les GPJ sont tétanisés par le spectre de l’échec. Ils craignent de décevoir
ceux qui croient en eux, ceux qui les voient comme des super héros de la
gestion de projet. Ainsi, ils savent que s’ils échouent, leur tête roulera.
Tout l’inverse de la tape dans le dos de celui qui a réussi à livrer la
marchandise à satisfaction !»
Pour aider les GPJ à catalyser leur énergie, madame Boutin privilégie une
approche adaptée à la personnalité et à la situation de chacun. La
consultation débute généralement par une activité qui les incite à
communiquer leurs sentiments.
Marie-Claude Petit,
Ph.D.
Marie-Claude Petit est chargée de
cours au sein des programmes de 2e
cycle en gestion de projet à l’ESG
UQAM, depuis 2012. Détentrice d’une
M. Sc. en gestion de projet de l’ESG
UQAM et d’un Ph.D. en génie
industriel de Polytechnique Montréal,
ses intérêts de recherche portent
entre autres, sur la gestion des
ressources humaines des
professionnels très qualifiés et le
management des équipes. Elle agit
aussi comme conseillère en gestion de
projet et méthodes qualitatives de
recherche auprès de différents
organismes.
«À partir d’un dessin, d’un jeu de rôles, d’une construction, beaucoup de
choses peuvent être exprimées, spécifie la diplômée de la MGP (ESG
UQAM, 2004). Avec les briques Méga Blocks ®, par exemple, un GPJ va
construire une tour ou une structure multidirectionnelle, un autre les
empilera pêle-mêle, tandis que d’autres vont énergiquement lancer
toutes les pièces au sol ! Leurs actions reflètent leur état psychologique.
Au préalable, il m’importe de connaître ce qu’elles représentent pour eux
afin que nous puissions enclencher une discussion porteuse pendant les
six mois que dure l’accompagnement.»
Sujets d’actualité
QUAND LA
MONTAGNE
DEVANT SOI
EST PERÇUE
PLUS GRANDE
QUE NATURE…
QUE FAIRE ?
Décembre 2014
Se décoller le nez de l’arbre
Une fois cette première étape passée, les GPJ sont plus disposés à
imaginer ce qu’ils feraient dans un monde idéal, comme s’ils avaient une
«baguette magique», pour se rendre du point A au point B.
«Je les aide à prendre le recul nécessaire, à se décoller le nez de l’arbre, à
se visualiser dans un futur où tout serait possible, explique à dessein la
coach interviewée. Question de mieux départager les émotions des
actions concrètes à entreprendre. Des actions génératrices d’idées
nouvelles et (ré)énergisantes pour eux.
«Plus encore, je les accompagne pour qu’ils aillent à la rencontre de l’être
sous le personnage qu’ils incarnent professionnellement. C’est-à-dire de
(re)connecter avec l’humain qui a des doutes, des craintes, et oui, des
limites ! Les GPJ doivent prendre conscience qu’il est normal de ne pas
toujours arriver à ses fins», soutient madame Boutin.
D’une séance à l’autre, les GPJ vont se fixer des objectifs ‘adaptés’ à leurs
besoins. «Un des buts du coaching est d’amener les gestionnaires à voir
le monde qui les entoure autrement, à transformer les doutes qui les
habitent en énergie et en actions positives.»
Enfin, au terme de leur démarche, les GPJ dressent le bilan de leurs
apprentissages et établissent les actions concrètes à mettre de l’avant
pour la bonne suite de leur carrière.
Clé du succès du coaching de gestion
La clé du succès d’un tel accompagnement repose sur le désir des GPJ de
changer et d'évoluer vers autre chose. «Le coaching de gestion est une
approche globale. La démarche, qui est axée sur l'atteinte de résultats
concrets, s'apparente aussi à la gestion de projet : sa structure et sa durée
varient selon des objectifs définis. Et c’est par l’application de techniques
simples et d’outils pratiques que le GPJ parvient à humainement atteindre
son plein potentiel», conclut madame Boutin.
Rédigé en novembre 2014
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QUE FAIRE ?
Décembre 2014
Références utiles :
Fédération internationale des coachs : http://www.coachquebec.org
Forté Capital Humain : http://www.fortecapitalhumain.com
Berg, Morten Emil et Jan Terje Karlsen. 2012. «An evaluation of
management training and coaching», Journal of Workplace Learning,
vol. 24, no. 3, pp. 177-199.
Kotter, John et Holger Rathgeber. 2009. «Alerte sur la banquise! Réussir
le changement dans n’importe quelles conditions», Village Mondial.
McKee, Annie, Boyatzis Richard et Frances Johnston. 2001. «Propulser
mon équipe grâce à l’intelligence émotionnelle», Les Éditions
Transcontinental.
Covey, Stephen. 2005. «Les 7 habitudes de ceux qui réalisent tout ce
qu’ils entreprennent», First Editions.