Magazine PIL n° 1 - Association Martiniquaise pour la Promotion de

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Magazine PIL n° 1 - Association Martiniquaise pour la Promotion de
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Sommaire
Edit
N°1
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Le Président
Pierre
Marie-Joseph
Fidèle à son action de promotion de l’industrie martiniquaise et du produit industriel
local, l’AMPI a souhaité entreprendre la réalisation d’un magazine périodique spécialement dédié à ce secteur d’activité.
C’est pour nous un nouveau challenge, une
nouvelle expérience de communication qui,
nous l’espérons, contribuera, avec d’autres
actions d’information et de promotion que
nous conduisons depuis de nombreuses années, à mieux faire connaître notre industrie,
la qualité de nos productions, la modernité
de nos technologies et le talent des femmes
et des hommes qui y travaillent.
Ce magazine a très vite rencontré l’approbation du plus grand nombre auprès des
adhérents de l’Association qui rapidement
nous ont fait connaître les sujets d’actualité
de leurs entreprises qu’ils souhaitaient faire
découvrir.
Un groupe de travail actif et enthousiaste
s’est alors spontanément désigné au sein de
notre Comité Directeur, constituant ainsi un
comité de rédaction efficace et inspiré.
Merci à Stéphane Abramovici, Christian
Agnès, Alex Bilas, Alain Des Grottes, Henri
Roche, Edouard Klein, Charles Larcher, Hervé Toussay et bravo à l’équipe de l’AMPI et
en particulier à notre Chargée de communication, Stéphanie Pécome, qui a coordonné
avec talent le travail des différents professionnels ayant contribué à la réalisation de
ce magazine.
Tous ensemble, nous sommes fiers de vous
présenter le premier numéro de «PIL,
le Magazine de l’Industrie Martiniquaise» !
Pil, le Magazine de l’industrie martiniquaise n° 1
Contact
Téléphone : 05 96 50 74 00
Fax : 05 96 50 74 37
Mail: [email protected]
Pil, le Magazine de l’industrie martiniquaise est une publication
gratuite de l’Association Martiniquaise pour la Promotion de l’Industrie
Directeur de Publication : Pierre Marie-Joseph
Comité de rédaction : Béatrice Tell Boutier / AMPI
Maquette et réalisation : GMBC
Photos : Henri Salomon
Impression : Caraibe Roto Diffusion
Régie Publicitaire : Kiwidom – Ronan Trillon – GSM : 0696 450538
Numéro ISSN : en cours / Tirage : 15000 exemplaires
Photos de couverture : Henri Salomon - SNEMBG
Edito
P4
Nouveaux Adhérents
P6-8
Actualité du secteur
• Coup de pouce aux rhums agricoles des DOM
• Un pôle d’excellence rural au Gros-Morne
• Matières premières : les cours explosent !
P10-12
Info AMPI
• Sondage de conjoncture : l’industrie se maintient !
• Frêt maritime : fin des conférences en 2008
P14-20
Nouveaux produits
• Elot, toute l’intensité du chocolat
• Stores, des tissus haute technologie
• Multicap Caraibes a le vent en poupe
• Un nouvel engrais pour nos jardins
• Les rhums Clément vivent leur rêve américain
• Chanflor, saveur melon pastèque
• Comia : le jambon Comia s’emballe
• Des sacs biodégradables fabriqués localement
• La Tivolienne part à l’assaut des dosettes
• Les peintures SIAPOC relèvent le défi écologique
• La farine locale selon les Grands Moulins de la Caraibe
P22-30
Evolution technique
et développement durable
• Caraïb Ediprint se modernise
• Lafarge Ciments Antillais : fait de la sécurité sa priorité n°1
• Azurel et l’environnement : une conscience citoyenne
• Batimat Recyclage : une filière de traitement
des déchets BTP
• COMIA voit loin…
• S.F.C. : Iso 14001, les normes sont faites
pour être surpassées
P34-38
Dossier
• Projet de Loi Programme 2008
• P.O. 2007 - 2013 : Interview d’Alfred MARIE-JEANNE
P40-42
Reportage
Nouvel abattoir du François : la filière viande s’équipe
Maître des chais : l’orfèvre du rhum
P46
Histoire de l’industrie martiniquaise
Alain H. Despointes, 82 ans, raconte….
P50
Le Geste PIL
SDGA et AMPI, six ans de partenariat
P3
NoUvEAUx ADHéRENTS
S.A.V.E. INDuStRIE
P4
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PoRtE bIEN SoN NoM…
Etre au service des industriels, 24h sur 24 : telle est la préoccupation de S.A.V.E Industrie qui existe en Martinique depuis
dix ans…
A l’origine, S.A.V.E. Industrie évoluait dans le secteur du BTP,
en tant qu’entreprise de constructions métalliques. Aujourd’hui
encore, elle travaille sur ce type de chantiers, tous corps
d’états, y compris le génie civil et l’électricité.
Au fil des années, S.A.V.E Industrie a diversifié sa production
pour satisfaire aux besoins des industriels locaux. L’entreprise
devient l’une des sociétés des Antilles françaises à être spécialisée dans les travaux de tuyauterie, de chaudronnerie, de
constructions métalliques et de services à l’industrie…
Actuellement, S.A.V.E Industrie est en train de refaire tout le
réseau GPL et Incendie de la société Antilles Gaz. C’est dire
que l’entreprise évolue sur un secteur hautement spécialisé
et très réglementé. Les soudeurs de S.A.V.E Industrie possèdent les homologations nécessaires pour réaliser certains
travaux de soudage, encadrés par des procédures de sécurité
très strictes.
Aujourd’hui, l’entreprise effectue une nouvelle diversification
en créant un atelier de fabrication nautique…
Un secteUr pointU et très réglementé
EDF Martinique, les GIE des trois aéroports des DOM, l’usine
du Galion, les Rhumeries et certains pétroliers (Total, Rubis),
sont quelques uns des principaux clients de S.A.V.E. Industrie.
L’entreprise importe sa matière première sous forme de tubes (acier inoxydable, acier au carbone, aluminium), pour
être ensuite transformée dans son atelier installé dans la
nouvelle zone de Bois Quarré au Lamentin. Les matériaux,
leur fabrication et leur mise en œuvre répondent à des normes spécifiques, définies par une réglementation européenne
stricte : normes CODETI pour la mise en place et la réalisation
d’ensembles chaudronnés et tuyauteries et application des
normes API pour tout ce qui est pétrolier.
SotRADEV : uNE NouVELLE ENtREPRISE
DE PRoDuctIoN DE VIANDE PoRcINE LocALE
Spécialisée dans la production de viande de boucherie, de charcuterie crue et de produits
saumurés, la SOTRADEV est une jeune entreprise qui compte bien imposer ses produits,
commercialisés sous la marque «SE TA NOU» !
Diversité et qUalité De l’offre
martiniquais, notamment en terme de qualité et de traçabilité.
La COOPMAR effectue en amont un énorme travail d’identification du bétail et de conseil auprès des éleveurs. L’Abattoir
Départemental, quant à lui, offre une garantie sanitaire incontournable. Enfin, la SOTRADEV a mis en place une structure
de suivi qualitatif au sein de son atelier de découpe agréé par
les Services vétérinaires.
Si la COOPMAR pratiquait déjà la découpe de viande porcine, la création de sa filiale SOTRADEV va lui permettre de
séparer les métiers amont/aval, de diversifier sa gamme de
produits, afin d’offrir aux éleveurs locaux une nouvelle filière
de développement. C’est ainsi que la SOTRADEV s’est dotée
d’un outil de fabrication moderne et d’une équipe de sept personnes, afin d’assurer la production d’une gamme de produits
de découpe (demie carcasse, pièces et barquettes de viande)
et d’une gamme de produits de seconde transformation (charcuterie, saucisserie crue, produits saumurés et fumés).
Mais, la SOTRADEV est également née de la volonté de la
profession de satisfaire au mieux les demandes de la grande
distribution et les nouvelles exigences des consommateurs
De gauche à droite, M. Anexime, M. Velayoudon et M. Limery
La SOTRADEV a deux ans. Sa création s’inscrit surtout dans
une volonté de structuration et de développement de la filière
Viande de la Martinique, défendue par la COOPMAR (Coopérative porcine de la Martinique) et l’AMIV (Association Martiniquaise Interprofessionnelle de la Viande et du Bétail).
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Nouveaux adhérents
ENtP :
uNE ENtREPRISE
NouVELLE
DANS LE MoNDE
DES tRAVAux PubLIcS
Entreprise Nouvelle de Travaux Publics porte bien son
nom : «Nouvelle», l’entreprise ne l’est pas seulement
parce qu’elle a un an d’existence, mais parce qu’elle
incarne la nouveauté avec un grand N, à la fois dans
ses produits et dans sa philosophie…
M. Nicolas Etile
Le projet ENTP répond à une opportunité qui s’est présentée à son créateur,
Nicolas Etilé, jeune dirigeant de 29 ans, diplômé de grandes écoles françaises (CFP Egletons et CFP Toulouse) et issu d’une famille d’entrepreneurs
de travaux publics. Il s’agit de la création d’une entreprise spécialisée dans la
production, la commercialisation et la mise en œuvre du Cubiroc, un système
de construction modulaire créé par Maccaferri…
la force De l’innovation
Le «gabion» n’avait jusqu’alors pas très bonne réputation : fabriqué artisanalement, il a souffert d’une mauvaise image due à des mises en œuvre approximatives. C’est donc avec un lourd «handicap» que Nicolas Etilé se lance
sur un marché sceptique. Il crée son entreprise qu’il installe à Ducos, obtient
la confiance du leader français Maccaferri et lance le Cubiroc, fer de lance
d’ENTP.
l’aide d’une machine spécifique. Le fond, les bords et les arêtes sont renforcés
pour permettre la manutention de la structure à l’aide d’un dispositif de préhension préinstallé.
Quand on demande à Nicolas Etilé pourquoi il a choisi de lancer son entreprise
avec un produit totalement inconnu en Martinique, il répond avec conviction :
«Je sais que je n’ai pas choisi le chemin de la facilité ! Je démarre avec un produit novateur et avant-gardiste et je dois beaucoup travailler pour faire connaître les particularités du Cubiroc. Mais, je crois qu’il ne faut pas hésiter à innover
pour faire avancer la Martinique dans tous les domaines. C’est tout de même
très valorisant de savoir qu’ENTP, jeune entreprise martiniquaise, est la seule
dans le monde à pouvoir produire sur son territoire le Cubiroc»
Et Nicolas Etilé ne compte pas s’arrêter là : «Pour le moment, je me concentre
sur le lancement du Cubiroc et il y a beaucoup à faire. Mais, ENTP propose
d’autres produits novateurs comme l’Euro-Seeding, une nouvelle génération
de membrane anti-érosion qui possède des qualités exceptionnelles et offre
de nombreuses applications…Je suis passionné par ce que je fais et le projet
ENTP est le fruit d’une étude sérieuse. J’ai aussi la chance d’avoir le soutien
de ma famille, en particulier de mes parents et de mes oncles qui sont entrepreneurs, sans oublier mes partenaires NAXYS consulting, la BRED, SFC, BP
TRANS FANCHAUNA Transport et LAGUARIGUE.»
le cUbiroc révolUtionne le monDe DU btp
Produit phare d’ENTP (Entreprise Nouvelle de Travaux Publics), le Cubiroc
part à l’assaut du monde du BTP avec un objectif : imposer ses multiples avantages…
Le principe est d’une simplicité déconcertante, mais d’une efficacité remarquable. Le Cubiroc représente une alternative intéressante à la construction
de murs en béton, à l’utilisation de gabions traditionnels, d’atalus ou encore
de Loffel et qui trouve de nombreuses applications : soutènements, aménagements hydrauliques, mise en sécurité de routes contre les chutes de pierres,
écrans anti-bruit, aménagements paysagers, etc…
Le procédé de fabrication est millimétré afin de réaliser des modules de forme
parallélépipédique identiquement paramétrés : la «boîte» est réalisée avec un
grillage métallique à mailles hexagonales double torsion en fil d’acier revêtu de
Galfan. Le module est ensuite rempli de pierres qui seront vibrocompactées à
Le cubiroc
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ACTUALITéS DU SECTEUR
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couP DE PoucE
Au RHuM AGRIcoLE
DES DoM
Unis autour de la volonté de sauvegarder
l’avenir de la filière canne-sucre-rhum,
les producteurs de rhums agricoles et
industriels domiens viennent d’obtenir une
belle victoire à Bruxelles : l’augmentation
du contingent de rhum commercialisé en
métropole.
Chaque année, dès le mois de juin, la majorité des producteurs
de rhums des DOM avait atteint leur contingent à l’export vers
la métropole, ce qui pouvait entraîner la disparition de leurs
produits des rayons des grandes surfaces en fin d’année.
Une demande de contingent additionnel a été déposée
devant la Commission européenne en décembre 2005. Elle
vient d’aboutir : le contingent est porté de 90.000 à 108.000
Hectolitres d’Alcool Pur (HAP) à compter du 1er janvier 2007
jusqu’au 31 décembre 2012.
soUtenir la filière canne-sUcre-rhUm
Le régime fiscal dérogatoire dans un cadre contingentaire
économique relève de la loi de finances du 25 juin 1920. Il
définit un volume de rhums fabriqués dans les DOM non soumis au paiement de la surtaxe imposés aux alcools. La loi de
finances de 1923 fixait à 160.000 hl d’alcool pur la quantité
de rhum à importer en exemption de cette surtaxe. L’objectif
affirmé depuis les premières lois de 1920 était bien de mettre
en place et de reconduire des mesures de soutien à l’organisation économique et sociale de la filière canne-sucre-rhum
des départements d’Outre-Mer.
Par une décision du Conseil des Communautés Européennes
de 1988, il a été décidé de prendre en compte la situation
économique et sociale structurelle des Régions ultra-périphériques, en autorisant la France à appliquer un taux réduit du
droit fiscal frappant la consommation de rhum produit dans
ses départements d’Outre-Mer. Cette dérogation fiscale limite,
par une décision du Conseil des Communautés Européennes
du 30 octobre 1995, le contingent économique à 90.000 hl
d’alcool pur pour l’ensemble des DOM.
aUgmentation DU contingent
aDDitionnel : l’Union fait la force
En 2002, le Conseil de l’Union Européenne a autorisé la
France à proroger une nouvelle fois pour une période de 7
ans l’application d’un taux d’accise réduit pour le rhum produit
dans ses départements d’Outre-Mer et toujours dans la limite
d’un contingent économique de 90.000 hl d’alcool pur.
Mais, le maintien de ce contingent a rapidement généré un
effet pervers : le décrochage des rhums des DOM sur le
marché métropolitain. En effet, le marché du rhum étant très
dynamique, le contingent a fini par brider les ventes de rhum
des DOM au profit des rhums des pays tiers. C’est pourquoi
l’interprofession rhumière, regroupée au sein du CIRT-DOM,
a présenté dès 2005 une demande de contingent additionnel
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de 30.000 HAP ainsi qu’une prolongation du régime contingentaire jusqu’au 31 décembre 2012. L’enjeu est important :
il s’agit, dans une perspective de maintien d’une activité agricole traditionnelle génératrice d’emplois, d’assurer un écoulement minimum de la production des DOM sur le marché
français, de manière strictement limitée et encadrée, afin que
la production domienne puisse résister à la croissance permanente des ventes de rhum en provenance des pays tiers
dont la production n’est pas soumise aux mêmes exigences,
notamment sociales et environnementales.
Résultat : par une décision du 9 Octobre 2007, le Conseil de
l’Europe a augmenté le contingent de 18.000 HAP (ce qui fait
une augmentation de 20%) et prorogé le régime jusqu’au 31
décembre 2012. La nouvelle répartition du contingent a davantage pris en compte les petites distilleries telles que JM
et Neisson.
Cette décision est une bouffée d’oxygène pour les producteurs de rhums agricoles des DOM, car elle contribue au développement de l’exportation, participant ainsi au maintien et
au développement de la filière canne-sucre-rhum.
Unis autour d’un même objectif, les producteurs Martiniquais,
Guadeloupéens et Guyanais ont travaillé ensemble pour mener une action plus efficace, en vue de préserver l’unique produit d’export de ces trois régions.
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Actualités du secteur
uN PôLE D’ExcELLENcE RuRALE
Au GRoS-MoRNE
Le projet de création d’un Pôle d’excellence rurale au
Gros-Morne, autour de l’usine Denel et de la filière fruits,
est en train de voir le jour…
Mis en place dès 2006, les pôles d’excellence rurale confortent la dynamique
engagée par la loi du 23 février 2005 relative au développement des territoires
ruraux. Soutenus par divers dispositifs d’aides à l’investissement, ces projets
ont pour principaux objectifs de soutenir les initiatives et les projets innovants
des territoires ruraux, de renforcer la coopération entre les partenaires et de
favoriser la création d’emplois.
Un projet martiniqUais labellisé
Parmi les projets labellisés par Dominique de Villepin, trois provenaient de la
Martinique, en particulier celui qui défendait l’idée de créer un pôle d’excellence rural sur la commune du Gros-Morne, autour du site de l’usine Denel.
Pour Philippe Vourch, son directeur, il s’agit de «concentrer, dans une même
zone géographique, plusieurs entités publiques et privées, autour de la filière
fruits : un espace naturel aménagé, « Les jardins du Gros-Morne », un atelier de transformation des fruits en purée et une usine de fabrication de jus.
Aujourd’hui, Les Jardins du Gros-Morne existent, l’usine Denel continue de se
moderniser et l’atelier de transformation de fruits est en cours de réalisation.
Ce pôle d’excellence rurale devrait se concrétiser complètement vers la fin de
l’année 2009. »
Quel en est l’intérêt ? Globalement, quatre thèmes sont imposés dans l’élaboration d’un projet de création d’un pôle d’excellence rural : la promotion des
richesses naturelles, culturelles et touristiques, la valorisation et la gestion des
bio-ressources, l’offre de services et l’accueil de nouvelles populations, l’excellence technologique pour des productions industrielles, agricoles ou artisanales...
Pour Philippe Vourch, «ce projet a mobilisé les énergies d’acteurs publics (la
Ville du Gros-Morne) et d’acteurs privés (Denel et les associations de producteurs de fruits) autour d’une même idée : structurer et valoriser la filière fruits de
manière équilibrée et pérenne. Nous avons commencé par deux productions,
la goyave et l’ananas, mais rien ne nous empêche, par la suite, d’élargir notre
champ d’action à d’autres productions… »
P7
HAuSSE DES MAtIèRES PREMIèRES :
L’AcIER DécoLLE !
Le prix de l’acier a atteint en début d’année des records historiques !
Ce phénomène mondial touche aussi nos industries, en particulier
celles qui travaillent l’acier pour les besoins du BTP, comme la société
Armatures des Antilles…
Même si ce n’est pas la première crise que traversent les industries de
l’acier, celle-ci est particulièrement forte et longue. Cinq mois, en effet,
que le prix de l’acier s’est mis à flamber, à tel point que les spécialistes
ne cachent pas leur inquiétude tout en essayant de rester optimistes.
C’est le cas de Pascal Berruet, directeur d’Armatures des Antilles, touchée de plein fouet par la crise.
comment expliquez-vous une telle hausse de l’acier ?
p. b. : Nous évoluons dans une économie mondialisée. La demande
de matières premières émane des industriels du monde entier et elle
est très forte ! C’est une simple question de déséquilibre entre l’offre
et la demande. En Martinique, nous venons d’affronter une hausse
d’environ 60 % du coût de la matière première, en incluant les frais
inhérents à notre éloignement des sources d’approvisionnement. C’est
considérable !
quelles sont les conséquences pour une entreprise comme la vôtre dont l’acier est la matière première principale ?
p. b. : Armatures des Antilles coupe et façonne des aciers pour béton
armé qui servent dans la construction. Nous subissons deux consé-
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quences de cette hausse de l’acier : d’abord sur nos coûts de production qui ont explosé, avec des répercussions inévitables sur notre résultat. Ensuite, sur notre capacité de production mise en danger par le fait
que les usines européennes qui nous fournissent l’acier se sont mises
«hors marché», c’est-à-dire qu’elles n’acceptent plus de commandes !
Il n’y a pas que les industries comme la nôtre qui subissent les conséquences de cette hausse : le secteur du bâtiment est lui aussi en danger, dans la mesure où l’acier est un des principaux éléments qui compose une construction en béton. Heureusement, nous avons un stock
qui nous permet encore d’honorer nos engagements à court terme.
Nous informons régulièrement nos donneurs d’ordre du BTP afin qu’ils
puissent prendre en compte ces hausses et avoir connaissance des
risques de rupture éventuels.
comment envisagez-vous l’avenir ?
p. b. : La hausse semble se poursuivre et les dernières informations ne
sont guère favorables à un rapide retour à la normale. Certains signes,
comme la reprise timide des commandes par les usines sidérurgiques,
m’incitent à rester optimiste… Il est bien évident que nous ferons tout
pour préserver nos marchés, nos entreprises et les emplois.
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Actualités du secteur
HAuSSE DES MAtIèRES PREMIèRES :
LE cAfé VoIt RouGE
Depuis 2001, le cours du café ne cesse de grimper et 2007 a même
atteint des records ! Torréfacteur depuis plus d’un demi-siècle, La Tivolienne fait face.
En 2002, le sac de 60 kg de café arabica coûtait sur le marché mondial
80 US$ en moyenne. En 2008, il coûte 160 US$ ! Entre 2002 et 2008,
le prix des arabicas a doublé, celui des robustas…triplé !
Depuis sa création en 1940, l’entreprise familiale martiniquaise la Tivolienne a dû affronter plusieurs crises de ce type, mais son dirigeant
actuel Hervé Toussay avoue son inquiétude devant l’ampleur de cette
nouvelle inflation…
comment s’explique cette hausse du cours du café ?
H. T : Le café provient essentiellement d’Afrique ou de pays émergents
comme le Brésil et l’Inde, où le coût de la main-d’œuvre est faible.
Entre les producteurs et votre tasse, il y a plusieurs intermédiaires.
Pour nous, torréfacteurs, l’un des plus importants est le négociant qui
achète le café à terme, c’est-à-dire avant sa production, à un coût variable selon la conjoncture mondiale. Or, depuis quelques années, la
conjoncture est plutôt mauvaise !
Il y a plusieurs raisons à cela, en particulier la situation climatologique
des pays producteurs qui accumulent les catastrophes naturelles et,
par la même occasion, les mauvaises récoltes. Les stocks s’épuisent
et les prix montent ! La situation géopolitique joue aussi un rôle très
important, en particulier en Afrique qui est un gros producteur de café.
Heureusement pour les torréfacteurs européens et antillais, la faiblesse
du dollar par rapport à l’euro compense un peu cette hausse spectaculaire, sachant que le café se négocie en dollar. A contrario, la hausse
du prix du pétrole annihile ce tampon puisque le coût du transport ne
cesse d’augmenter. Il y a de quoi être pessimiste…
quelles sont les conséquences pour une entreprise comme
la vôtre dont le café est la matière première principale ?
H. T : Les conséquences pourraient s’avérer catastrophiques si la
hausse s’amplifiait. Tous nos cafés proviennent d’Afrique.
La hausse des arabicas se poursuit lentement mais sûrement. Les robustas ont atteint en juin 2007 leur plus haut niveau depuis 1997 ! Nous
sommes donc touchés de plein fouet par cette hausse du prix du café,
qui a entraîné inévitablement une hausse de nos coûts de production.
Face à cela, nous avons été obligés de répercuter cette hausse à deux
reprises sur nos prix, en 2005 et en 2007. Il faut espérer que le phénomène finira par se stabiliser. Heureusement, la modernisation de nos
installations en 2002 nous a permis d’améliorer la rentabilité de notre
unité de production.
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Conjoncture
Baisse
8%
Baisse
9%
Hausse
60%
L’industrie Martiniquaise
au 1er trimestre 2008
Stabilité
32%
Baisse
8%
CA 2007 par rapport à 2006
Baisse
8%
Hausse
46%
Stabilité
45%
Baisse
9% 2008
CA 1er trimestre
par rapport au 1er trimestre 2007
Baisse
9%
Au mois d’avril 2008, l’AMPI aHausse
réalisé une enquête d’opinion sur la conjoncture industrielle. Ce sondage reflète
60%
Hausse
la façon dont les chefs d’entreprises
industrielles ressentent
les tendances de la
conjoncture, en tenant compte
Stabilité
46%
45%
des
évolutions
passées
et
futures
de
leurs
chiffres
d’affaires,
leurs
effectifs
et
de
leurs
investissements. L’analyse
Baisse
Baisse
Hausse Stabilité
8%
9% de l’activité industrielle qui reste toutefois à nuancer selon les
Baisse atteste d’une amélioration
60%globale
32% des résultats
Hausse
Stabilité
6%
46%
secteurs.
45%
Stabilité
32%
CA 1er trimestre 2008
par rapport au 1er trimestre 2007
CA 2007 par rapport à 2006
Hausse
60%
Stabilité 2008
CA 1er trimestre
Hausse
45%
par rapport au
1er
trimestre 2007
Stabilité
51%
43%
Des effectifs
stables
CA 2007 par rapport à 2006
Stabilité
32%
Hausse
46%
En termes d’effectifs,
gardé une
Baisse les entreprises ont
CA 1er trimestre 2008
certaine
depuis 2006. En par
effetrapport
53%audes
enCA 2007 par rapport
à 2006 stabilité6%
1er trimestre
2007
Prévision d'évolution du CA
INFoS AMPI
Baisse
6%
Stabilité
43%
Baisse
6%
Hausse
51%
treprises ayant répondu estiment avoir maintenu leurs
effectifs sur les deux dernières années. Au 1er trimestre
2008, 26% des entreprises ont augmenté leurs effectifs
en comparaison avec le 1er trimestre
2007. Enfin, 77%
Hausse
Stabilité
des entreprises interrogées envisagent
leur stabilité au
51%
43%trimestre 2008.
2ème
Baisse
Prévision d'évolution
du CA
9%
Hausse
38%
Stabilité
53%
Prévision d'évolution du CA
Baisse
9%
Effectif 2007 par rapport à 2006
Baisse
9%
Stabilité
53%
Baisse
9%
Hausse
Baisse
9%
Hausse
26%
60% des entreprises interrogées déclarent avoir augmenté leur CA entre 2006 et 2007. Cette amélioration
s’est confirmée au 1er trimestre 2008, puisque 46% de
ces mêmes entreprises ont enregistré une hausse de
leur CA par rapport au 1er trimestre 2007. Les bons
résultats vont se confirmer au 2ème trimestre 2008 avec
51% des entreprises qui prévoient un accroissement
de leur CA.
Baisse
9%
Hausse
51%
PrévisionStabilité
d'évolution du CA
43%
Amélioration
du Chiffre d’Affaires
entre 2006 et 2008
Baisse
9%
Hausse
38%
Baisse
8%
Hausse
60%
Hausse
26%
Stabilité
Stabilité
Baisse 65%
32%
8%
Baisse
Effectif 1er9%
trimestre 2008
2007 par
rapport à 2006
par rapport au 1erCA
trimestre
2007
Baisse
Baisse
Hausse
8%
9%
60%
Hausse
26%
Stabilité
Stabilité
Hausse 32%
Baisse
65%
Baisse
60%
9%
Stabilité
6%
CA 2007 par rapport à 2006
Stabilité
Effectif 1er trimestre 2008 45%
65%
par rapport au 1er trimestre 2007
Stabilité
45%
CA 1e
par rapport
Stabilité
45%
Hausse
CA 1er
46%
38% Hausse
par rapport a
2006
14% Effectif 2007 par rapport à Stabilité
32%
Hausse
Hausse
Stabilité
26%
CA 1er trimestre 2008
Effectif 1er
trimestre 2008
38%
Effectif 2007 par53%
rapport à 2006
Stabilité
Stabilité
CA 2007 par rapport à 2006
par rapport au Hausse
1er trimestre 2007
par rapport au77%
1er trimestre 2007
Stabilité
65%
51%
Baisse
43%
Baisse
Baisse
17%
9%
6%
Prévision d'évolution
des effectifs
Effectif 1er trimestre 2008
Effectif 2007 par rapport à 2006
par rapport au 1er trimestre 2007
PrévisionHausse
d'évolution du CA
Hausse
Baisse
14%
39%
9%
Baisse
6%
Stabilité
Hausse
Hausse
Stabilité
44%
Stabilité
51%
14%
Baisse
43%
77%
9%
Baisse
Prévision d'investissement
en 2008
17% à 2007
par
rapport
Stabilité
Hausse
Hausse
Prévision d'évolution des Stabilité
effectifs
Prévision d'évolution du CA
Baisse
77%
14%
51%
Baisse
43%
Hausse
9%
17%
39%
Prévision d'évolution des effectifs
Stabilité
Stabilité
Prévision d'évolution
Hausse du CA
77%
44%
Baisse
39%
Hausse
Hausse
Stabilité 17%
26%
38%
Prévision d'investissement en 2008
Prévision d'évolution des effectifs
53% Stabilité
L’analyse des investissements
par rapport à 2007
44%Baisse
B
Hausse
entre 2007 et 2008 est encou9%
39%
rageante. En effet, 39% des Prévision d'investissement en 2008
Effectif
entreprises prévoient des invesà 2006
par rapport à 2007Effectif 2007 par rapportStabilité
par rappor
tissements en 2008 supérieurs
44%
Baisse
Baisse
Hausse
9%
à 2007.
Hausse
9%
Stabilité
26%
Prévision d'investissement en 2008
38%
53% par rapport à 2007
Baisse
9%
Hausse
Hausse
Stabilité
26%rapport à 2006
Effectif 1
Effectif 2007 par
38% Hausse
Stabilité
53%
Stabilité
53%
Investissements
P10
L e
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l ’ i n d u s t r i e
m a r t i n i q u a i s e
Agenda
4 juillet au 31 août 2008
19 au 23 octobre 2008
q Exposition photos des Sablières de Fond Canonville
q SIAL Paris (Salon International de l’Agro-Alimentaire)
au CDST de Saint Pierre
Photographe : Jean Luc de Laguarigue
Contacts : [email protected]
Organisateur : Comexposium
Contact Martinique: [email protected]
27 au 31 octobre 2008
20 et 21 septembre 2008
q 9th Business Forum of the Greater Caribbean
Coopération Régionale Aruba
Organisateur : Association des Etats de la Caraïbe
Contact : acs [email protected]
7 et 8 octobre 2008
q Forum France – Brésil de rencontre des affaires
Organisateur : UBIFRANCE
Contact : [email protected]
3 au 8 novembre 2008
q Havana Internacional Fair : FIHAV 2008
q Rencontres Acheteurs Produits Gastronomiques Belges
Organisateur : PABEXO
Contact : [email protected]
Organisateur : UBIFRANCE
Contact Martinique : [email protected]
13 au 23 novembre 2008
15 au 19 octobre 2008
q Salon de l’Habitat
q Semaine du goût en Flandres et à Bruxelles
Organisateur : SOPEXA
Contact Martinique : [email protected]
Organisateur : GL Conseils
Contact : [email protected]
P11
Octobre 2008
Fin des conférences
maritimes
FRET MARITIME
A l’instar de toutes les Conférences maritimes regroupant
les compagnies de lignes à destination ou en provenance
de l’Union européenne, la Conférence Maritime France Antilles, qui regroupe aujourd’hui les trois armateurs CMA-CGM,
Maersk et Marfret, ne pourra plus pratiquer de tarif commun
entre ces trois compagnies sur la ligne Europe-Antilles à partir
d’octobre prochain.
L’exemption au droit européen de la concurrence, accordée
depuis décembre 1986 aux Conférences maritimes par le règlement du Conseil n° 4056/86, a en effet été abrogée par
une nouvelle décision du Conseil européen datant du 25 septembre 2006 et entrant en application en octobre 2008.
Le règlement d’exemption 4056/86 permettait jusqu’ici aux
armateurs membres d’une même conférence maritime de
fixer les tarifs de fret et de réguler les capacités de transport
conjointement. Il s’agissait d’une dérogation très exceptionnelle aux règles du Traité européen qui interdisent formellement toute pratique restrictive.
L’abrogation de cette dérogation par le Conseil de l’Union
européenne, sur proposition de la Commission, vise donc au
rétablissement de la libre concurrence entre les compagnies
maritimes tant en matière de tarif de fret qu’en matière de
surcharges (IFP et CAF).
Les autorités européennes en attendent une plus grande
transparence sur la formation des tarifs du transport maritime
et une baisse de ceux-ci au profit des chargeurs.
Compte tenu de l’importance du coût de transport dans le prix
de revient de leurs matières premières importées d’Europe,
les industriels espèrent bien sûr que cet objectif sera réellement atteint.
Fret Maritime
Les chiffres-clefs du frêt maritime France-Antilles
coUt D’Un container 20’ DrY De 2003 a 2008
Date
janv.-03
janv.-04
janv.-05
janv.-06
janv.-07
janv.-08
juin-08
2500
fret (€)
1 595 €
1 685 €
1 350 €
1 685 €
1 769 €
1 769 €
1 809 €
ifp (€)
73€ 2000
30 € 1500
- € 1000
178 €500
152 €
0
388 €
413 €
Fret + IFP + CAF
Fret + IFP + CAF
0
€/EVP
€/EVP
fret + ifp + caf de 2003 à 2008
2500
2500
2000
2000
1500
1500
1000
1000
Fret
Fret
500
500
400
500 �
400 �
350 �
400
350 �
300 �
�
300300
250
�
250 �
200
200 �
200 �
150 �
100
150 �
100 �
0100 �
50 �
50 �
-100
-�
jan
-jan
�
avr juil oct jan avr juil oct jan avr juil oct jan avr juil oct jan avr juil oct jan avr
03 jan
03 avr
03 juil
03 oct
04 jan
04 avr
04 juil
04 oct
05 jan
05 avr
05 juil
05 oct
06 jan
06 avr
06 juil
06 oct
07 jan
07 avr
07 juil
07 oct
08 jan
08 avr
03 03 03 03 04 04 04 04 05 05 05 05 06 06 06 06 07 07 07 07 08 08
IFP
IFP
CAF
CAF
1
0,95 1
0,90,95
0,850,9
0,800,85
0,750,80
0,700,75
0,650,70
0,65
0,60
0,550,60
0,500,55
jan avr
0,50
L e
1
m a g0,95
a z i n e
0,9
d e
2
Fret + IFP + CAF
Fret
l ’ i n d u s t r i e
2
1
1
juil oct jan avr
07 07 08 08
ifp et caf 2003 à 2008
IFP
CAF
cours du dollar par rapport à l’euro
juil oct jan avr juil oct jan avr juil oct jan avr juil oct jan avr juil oct jan avr
03 jan
03 avr
03 juil
03 oct
04 jan
04 avr
04 juil
04 oct
05 jan
05 avr
05 juil
05 oct
06 jan
06 avr
06 juil
06 oct
07 jan
07 avr
07 juil
07 oct
08 jan
08 avr
03 03 03 03 04 04 04 04 05 05 05 05 06 06 06 06 07 07 07 07 08 08
Source : Conférence maritime France-Antilles
P12
3
L’IFP suit le cours du Fuel, la CAF suit le cours du dollar
(courbes ci-dessous)
prix du fuel fo 380 cst
mai sept jan mai sept jan mai sept jan mai sept jan mai sept jan
03 jan03 mai03 sept04 jan04 mai04 sept05 jan05 mai05 sept06 jan06 mai06 sept07 jan07 mai07 sept08 jan
jan mai oct
fév juin nov mars aout déc avr sept jan mai oct
fév
08
03
03
03
04
04
04
05
05
05
06
06
06
07
07
07
03
03
03
04
04
04
05
05
05
06
06
07
07
07
08
4
3
Euro pour un dollar
Fret
Prix en €/tonnes
Fret + IFP + CAF
500
500
400
�
400
350
�
400
300
300 �
300
250 �
200
200
200
�
100
150
�
100
0
100 �
0
50 �
-100
jan
-100
-�
total (€)
1 668 €
1 658 €
1 326 €
1 863 €
1 886 €
juil oct jan 2
avr114
juil oct
€jan avr
05 05 06 06 06 06 07 07
2 170 €
jan
mai sept
sept jan
jan mai
mai sept
oct jan
fév mai
juin sept
nov jan
marsmaiaoutseptdécjan avrmai sept
oct
fév
03 jan03 mai03
0404 juin
0404 nov
0505 mars
05 05 aout
05 05 06
07mai07
07 oct08 fév
03
03 oct04
04 fév
déc0606avr 0606
sept0707jan 07
03
03
03
04
04
04
05
05
05
06
06
07
07
07
08
0jan
L’augmentation du coût d’un conteneur dans les deux dernières
années est essentiellement due à l’augmentation de l’IFP.
vr juil oct jan avr juil oct jan avr juil oct jan avr juil oct jan avr
4 04 04 05 05 05 05 06 06 06 06 07 07 07 07 08 08
jan avr
03 03
caf (€)
- €
- 57 €
-24€
- €
-35 €
juil oct jan -43
avr juil
€oct jan avr
03 03 04 04 04 04 05 05
-52 €
Source : Banque de France
m a r t i n i q u a i s e
1
0,95
0,9
0,8
0,8
0,7
0,7
0,65
0,6
0,5
0,50
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ELot, toutE L’INtENSIté
Du cHocoLAt
StoRES : DES tISSuS
HAutE tEcHNoLoGIE
On n’a pas fini de s’adonner au péché de gourmandise !
Girard s’apprête à lancer un nouveau chocolat : « Elot
Intense », plus riche en cacao…
Il y a quelques mois, Fabricom Stores lançait sur le
marché martiniquais des stores fabriqués dans un tissu
particulièrement novateur : la toile « Polyscreen ». Déjà
plébiscitée par ses clients professionnels, FABRICOM a
décidé aujourd’hui d’en généraliser la production en ciblant la clientèle des particuliers…
Elot est le chocolat noir préféré des consommateurs martiniquais qui
l’ont mis à la première place des ventes. Depuis plusieurs générations,
le chocolat Elot en barres accompagne les goûters des enfants et le
chocolat Elot en poudre leurs petits-déjeuners.
le chocolat De la martiniqUe
Depuis plus d’un siècle, sa recette unique (et bien gardée !) se compose
exclusivement de produits venus de la terre, totalement naturels : du
cacao issus de fèves cultivées, pour 30 % en Martinique, qui apportent
au Chocolat Elot sa finesse et les qualités du terroir martiniquais. Les
autres fèves ont des origines africaines (50 %) qui confèrent au chocolat
Elot sa robustesse, sa profondeur et son amertume. 20 % des fèves ont
des origines caribéennes ou proviennent d’Amérique Centrale.
Typée et authentique, sa recette contient aussi de la vanille naturelle
et du sucre roux du Galion, issu des cannes de la Martinique. C’est ce
qui lui donne ce goût si particulier (et délicieux !) et cette texture douce,
agréablement granuleuse…
Mais, Elot ne s’est pas endormi sur ses lauriers et n’a cessé d’innover en
proposant une large gamme de saveurs…
il Y en a poUr toUs les goûts
Dès le début des années 90, Elot entame une diversification de ses
produits et, aujourd’hui, la société Girard propose une gamme variée
de chocolats, adaptée à tous les goûts : chocolat en poudre, chocolat
noir traditionnel, chocolat au lait, chocolat aux noisettes et chocolat avec
pépites de fruits (coco, citron vert et ananas). En 2008, la famille Elot
s’agrandit encore avec l’arrivée de chocolats aux fruits et au rhum.
C’est en juillet que l’on pourra enfin découvrir le dernier-né de la gamme :
Elot Intense, avec 52 % de cacao. Moins de sucre et plus de chocolat :
c’est la recette pour séduire les nouveaux consommateurs de chocolat,
à la recherche de sensations plus parfumées.
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L e
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En quoi les tissus Polyscreen sont-ils différents ? En premier lieu, par leur transparence : «screen» est la traduction anglaise «d’écran ». Ajourés et maillés, ces
tissus permettent une bonne visibilité de l’extérieur, tout en préservant complètement l’intimité : vous voyez sans être vu…
Un matériaU novateUr
Etonnant et hautement technologique, le Polyscreen multiplie les avantages :
doté du meilleur classement anti-feu (M1) édicté par la réglementation française,
c’est un tissu composé de fils polyester, recouverts de PVC. Une combinaison
qui confère au matériau une grande solidité et évite les ruptures ou les effilochements.
Par sa structure en maille, le Polyscreen facilite le flux d’air, presque impossible
avec des tissus plus fermés : cela évite la formation d’une «couche» d’air chaud
entre le store et la vitre ; cela permet également de garder les fenêtres ouvertes
en cas de forte chaleur, tout en restant protégé de l’ensoleillement .
Autre avantage important : le Polyscreen se salit peu (grâce au type de filature
utilisée, la poussière y adhère difficilement) et il s’entretient facilement, à l’aide
d’une éponge et d’eau savonneuse...
valorisant et « écologiqUe »
Les stores en Polyscreen sont également très esthétiques et s’harmonisent
aisément avec tous les styles de décoration. Ils existent en différents degrés
d’ouverture de mailles (de 1 à 10 %), pour mieux s’adapter à toutes les configurations (exposition à l’ensoleillement), toutes les utilisations (professionnelle,
résidentielle, intérieure, extérieure, etc.) et à toutes les exigences esthétiques.
Enfin, le Polyscreen satisfait aux nouvelles exigences environnementales, notamment en terme d’économie d’énergie : son exceptionnelle capacité d’absorption et de réflexion de la lumière permet de maintenir la fraîcheur dans la maison
ou le local professionnel et, de ce fait, de réduire notablement les besoins en
climatisation…
l ’ i n d u s t r i e
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Nouveaux produits
MuLtIcAP cARAïbES
A LE VENt EN PouPE
uN NouVEL ENGRAIS
PouR NoS JARDINS
Voile ou moteur, plaisance ou professionnel, depuis 21
ans, Multicap Caraïbes a construit 90 bateaux de 23
à 76 pieds, qui sillonnent les eaux de l’arc antillais et les
océans du monde. Plusieurs nouveaux modèles, qui sortiront cette année des ateliers, devraient bientôt les y rejoindre…
Fabricant d’engrais pour les professionnels de l’agriculture, la SCIC conquiert le marché des particuliers avec
une nouvelle gamme d’engrais dédiée aux plantations
préférées de nos jardins antillais…
Même si son directeur, Christian Hernandez, avoue un certain pessimisme sur l’avenir du nautisme dans nos régions avec les menaces qui pèsent sur la défiscalisation,
le plus grand chantier naval des Antilles Françaises continue d’innover. Pour preuve,
son dernier petit bijou flottant : un catamaran de 17m par 9 m, réalisé en matériaux
composites, a permis aux architectes Alain Mortain et Yannis Mavrykios de laisser
libre cours à leur imagination en matière de formes de coques. Conçu « strip planking red cédar » (ou cèdre rouge du Canada) et en résine époxy, ce bateau est léger,
et performant grâce à des étraves très fines.
Toutefois, il reste très solide et offre un volume d’aménagement impressionnant avec
ses 8 cabines doubles, 4 salles de bain et, un immense carré panoramique…
Mais, les nouveautés ne s’arrêtent pas là ! Multicap Caraïbes se lance à nouveau
dans la fabrication de série : un prototype de monocoque de 8,80 m « MONOCAP
30 » offrant plusieurs possibilités de motorisations (In-Board, Hors-Bord, transmission
Ligne d’arbre ou ZDrive). Ce modèle a reçu une homologation « CE » pour 20 personnes, nécessaire pour lancer la production, à une vitesse de 48 nœuds. Objectif : 5 à
15 unités par an. Respect de l’environnement oblige, les ingénieurs planchent aussi
sur les nouveaux modes de propulsion qui s’offrent au monde nautique pour diminuer
la consommation énergétique et les émissions polluantes : une affaire à suivre.
La SCIC est née de la volonté de proposer aux agriculteurs de Martinique et
Guadeloupe des engrais fabriqués localement, adaptés à leurs cultures, en particulier la banane et la canne à sucre. Depuis 25 ans, l’entreprise formule et
fabrique des engrais mélangés à sec, adaptés aux spécificités de nos régions
avec la possibilité d’un ensachage à la demande (de 25 kgs à 1,5 T).
Forte de son expérience et de son savoir-faire industriel, il était normal que l’entreprise s’intéresse à la demande croissante des particuliers, de plus en plus
nombreux à s’adonner aux joies du jardinage.
C’est ainsi qu’est née la gamme «Fertisol» qui compte 5 spécialités : maraîcher, fleurs, arbres fruitiers, gazon, urée. Face aux produits importés, la force de
Fertisol réside dans la mise au point de formules axées sur les besoins de nos
espèces tropicales.
FERTISOL met aussi l’accent sur la présentation (sachets de 5 kgs) avec des
emballages «pédagogiques» : on y trouve des explications claires et lisibles sur
l’utilisation du produit… un plus pour les débutants !
Au cours du deuxième semestre 2008, plusieurs autres engrais viendront étoffer
la gamme FERTISOL déjà largement distribuée en magasins spécialisés et en
grandes surfaces.
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M. Charles Larcher
Mme Vanessa Nesty
LES RHuMS cLéMENt VIVENt
LEuR RêVE AMéRIcAIN…
cHANfLoR :
SAVEuR MELoN-PAStèquE
Des bouteilles de rhum Clément en anglais…
Oui, ça existe !
Pour le Rhum Clément, les Etats-Unis, ce n’est plus un
« rêve américain », c’est une réalité économique.
En 2004, Chanflor lançait sa gamme d’eaux aromatisées dont le parfum «fruits rouges», qui mêle les saveurs
acidulées et toniques de la cerise des Antilles (acerola)
à la douceur gourmande de la fraise, fut élu «Saveur
de l’année » en 2006…
Aujourd’hui, la gamme s’agrandit encore avec un
nouveau parfum : melon-pastèque.
Les ambitions d’export, cela fait déjà plusieurs années que les Rhums Clément
s’en sont donné les moyens. Pour eux, l’avenir est dans l’audace : « Clément
s’est doté d’une vraie stratégie export, avec quatre grands pôles de développement. Le premier est la France, bien sûr, en tant que marché historique. Le
second est l’Europe. Le troisième pôle de développement est l’Asie : nous sommes présents au Japon depuis plus de vingt ans et, en 2007, nous avons mis
en place une structure à Shangaï en Chine. Clément est aussi le premier rhum
agricole vendu en Inde. Enfin, le quatrième pôle de développement est le marché
américain, avec ses cinquante états et son extraordinaire potentiel... Nous avons
monté, il y a trois ans, une structure à New-York sous la direction de Benjamin
Jones. Les rhums Clément sont déjà présents dans trente-cinq états ! Nous voulons y imposer une image haut de gamme, celle d’une marque emblème de la
Martinique. »
Et, cela porte ses fruits : la presse américaine se fait largement l’écho de l’ascension du rhum martiniquais. Il faut dire que, depuis trois ans, l’équipe ne compte
pas ses efforts pour faire connaître la marque : « Le marché américain est difficile, souligne Charles Larcher. Il est très concurrentiel, avec de nombreuses
marques prestigieuses installées dans le segment des alcools haut de gamme.
Nous avons beaucoup misé sur notre rhum vieux, pour son prestige, et sur notre
label A.O.C qui est un gage de qualité exceptionnel… »
Il y a quelques temps, Charles Larcher avait invité une dizaine de journalistes
américains à venir découvrir le berceau des Rhums Clément : la Martinique.
Une façon aussi de favoriser la promotion de notre île au travers de l’une de ses
plus anciennes, plus authentiques, et plus prestigieuses productions : « Il est
bien évident que lorsque nous exportons notre rhum à l’étranger, c’est un peu la
Martinique que nous exportons. Clément s’est toujours positionné comme une
marque patrimoniale. C’est d’ailleurs en parfaite cohérence avec le travail de la
Fondation Clément en faveur du patrimoine artistique martiniquais. »
La gamme US de Clément possède un packaging adapté à son marché (des
bouteilles de 750 ml affichant 40°) et les étiquettes sont rédigées en anglais. La
gamme présente même un produit « Première Canne » qui n’existe nulle part
ailleurs… Avis aux collectionneurs !
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Dans une société où la question de l’obésité, surtout chez les enfants, a dû être
placée au rang de cause nationale de santé publique, le sucre a plutôt mauvaise
presse… Qui plus est dans une région comme la nôtre, traditionnellement tournée vers une nourriture sucrée et épicée, avec un nombre de diabétiques en
hausse croissante.
De plus en plus vigilants, les consommateurs martiniquais font attention à leur
alimentation qu’ils veulent moins grasse et moins sucrée…
le plaisir sans les complexes
Dès 2004, Chanflor avait bien compris ces nouvelles préoccupations et devancé
leurs attentes, en lançant une gamme d’eaux aromatisées : enfin une alternative
aux boissons trop sucrées ! Composée de la célèbre eau de source de montagne Chanflor et d’arômes naturels, c’est la première offre de ce type fabriquée
localement, susceptible de concurrencer les eaux importées.
Le succès est immédiat, salué par les consommateurs : l’eau aromatisée peu
sucrée «Chanflor Fruits rouges» est élue Saveur de l’année 2006 ! Aux bienfaits
de l’eau (hydratation, apports de minéraux…), la nouvelle gamme d’eaux aromatisées Chanflor offre le plaisir d’un goût sucré avec 60 % de sucre en moins que
dans une boisson sucrée classique.
Comme en France et en Europe, les Martiniquais adhèrent à ce nouveau
concept : «le plaisir sans les complexes». Le marché des eaux aromatisées
explose et Chanflor se forge une place de leader dans le cœur des consommateurs. La gamme s’étend alors pour offrir un choix varié de saveurs. Aujourd’hui,
elle compte quatre parfums : fruits rouges, mangue-passion, pomme aloe vera et
le dernier-né, melon-pastèque. A cela s’ajoute une gamme enfants, « Ti Chanflor
Fraise » (33cl et 1L).
D’autres nouveautés sont prévues pour cette année 2008…
A découvrir bientôt !
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Nouveaux produits
M. Alex Bilas
LE JAMboN coMIA S’EMbALLE…
Marque leader des consommateurs martiniquais, COMIA
fait preuve d’audace en s’attaquant au marché hautement
concurrentiel du jambon en barquettes…
C’est en 1978 que COMIA démarre son activité avec une gamme de produits de
salaison fabriqués localement. Dès ses débuts, l’entreprise s’impose sur un marché
où sévit une forte concurrence des produits importés, en s’appuyant sur la fraîcheur
et la qualité de produits traditionnels qu’elle contribue à revaloriser.
Très vite, la gamme s’étoffe : saucisses, pâtés, saucissons, poitrine fumée, poulet
fumé, jambon de Noël, boudin créole, chair à saucisse et jambons à la coupe... Des
produits traditionnels, adaptés aux goûts des consommateurs, qui accompagnent
tous les moments de la vie des familles martiniquaises…
les clés DU sUccès : fraîcheUr et qUalité
Ce qui fait la force de COMIA, c’est son sens de l’innovation. Loin de se reposer sur
sa forte notoriété, l’entreprise investit constamment dans la recherche afin de proposer des produits toujours mieux adaptés à l’évolution des goûts et des modes de
consommation. De cette volonté est née sa nouvelle offre de jambon blanc «qualité
choix» tranché : 4 tranches conditionnées en barquettes rigides à ouverture facile.
COMIA s’attaque ainsi à un segment de marché, celui du jambon en libre-service,
fortement concurrencé par les marques importées. Pour s’imposer, COMIA s’appuie
sur son principal atout : la fraîcheur d’un produit fabriqué localement, qui n’a que peu
de chemin à parcourir pour arriver dans les rayons des grandes surfaces… et sur
nos tables. Elle s’appuie aussi sur la qualité d’un produit goûteux, tout en étant faible
en calories et peu gras. En parfaite adéquation avec les nouvelles exigences des
consommateurs martiniquais !
DES SAcS bIoDéGRADAbLES
fAbRIquéS LocALEMENt
Pour répondre aux nouvelles préoccupations environnementales de notre société, la Sacherie Capron crée les
premiers sacs biodégradables fabriqués aux Antilles. Histoire d’un succès annoncé…
C’est en 1957 que naît l’une des «figures» de notre industrie locale, la Sacherie
Capron, avec ses premières fabrications de sacs papier à fond écorné. Dès lors,
l’entreprise se développe : extension de l’activité papier, création de la sacherie
plastique et de l’unité de fabrication de vaisselle jetable, expansion commerciale
avec la création de quatre points de vente.
Aujourd’hui, la Sacherie Capron innove encore et investit dans de nouvelles machines pour fabriquer des sacs biodégradables…
participer à la protection
De notre environnement
La Sacherie Capron fait partie de ces entreprises citoyennes qui n’hésitent pas à
parier sur l’avenir de notre Martinique.
Cela passe d’abord par une rigoureuse gestion de ses déchets plastiques, que
l’entreprise recycle dans la fabrication de sacs poubelles. Cela passe ensuite
par le lancement d’une nouvelle gamme de sacs biodégradables, disponible à
compter du mois d’août 2008. Rien à voir avec les sacs fragmentables proposés
actuellement, qui ne font que se désagréger sans jamais être complètement éliminés : la Sacherie Capron utilise une matière première innovante qui lui permet
de proposer à sa clientèle des sacs qui se dégradent complètement en sept
mois ! La gamme devrait compter différents types de sacs pour s’adapter à des
utilisations diverses…
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M. Hervé Toussay
« LA tIVoLIENNE »
PARt à L’ASSAut DES DoSEttES
LES PEINtuRES SIAPoc
RELèVENt LE DéfI écoLoGIquE
On ne consomme plus son café comme avant ! Même
si la traditionnelle cafetière résiste encore, les machines
à dosettes ont envahi nos foyers. Pour répondre à cette
nouvelle demande, « La Tivolienne » lance les premières dosettes fabriquées localement.
Protection de l’environnement oblige, l’univers des matériaux de construction et de décoration évolue vers des
produits plus «écologiquement corrects». C’est le cas des
peintures qui, pour se mettre au vert, passent à l’eau…
L’essor des machines à dosettes s’explique par leur facilité d’utilisation et
correspond à nos nouveaux modes de consommer : bon, mais vite ! Les torréfacteurs de café ont dû suivre une tendance qui ne cesse de s’amplifier…
l’avenir DU café se lit Dans la Dosette
Les dosettes sont venues à la rescousse du café dont la consommation mondiale a chuté de 2 à 5 % sur ces dix dernières années. La formidable croissance
du café en dosettes résulte de la volonté de banaliser l’offre en s’appuyant sur
la praticité et l’individualisation de la consommation. Un regain d’espoir pour les
torréfacteurs qui se sont vite mis au diapason : la dosette est au café ce que
les pastilles sont à la lessive en poudre ou les lingettes aux produits ménagers
classiques.
Trois poids-lourds se disputent le double marché des machines et des produits :
Senseo, le pionnier, Tassimo, filiale du géant américain Kraft Foods, et Nespresso qui se positionne sur le café de luxe. Face à ces géants, d’autres marques,
comme Lavazza, tentent de s’imposer sur le marché européen.
a l’assaUt DU marché Des Dosettes
En 2002, la Tivolienne avait déjà modernisé son outil de production en investissant plus d’un million et demi d’euros en machines et installation, dans le but
d’augmenter son volume et sa rentabilité. Aujourd’hui, l’entreprise martiniquaise
investit encore sur l’avenir en présentant une nouvelle offre de café en dosettes,
pouvant s’adapter à deux types de machines : Senseo, que l’on retrouve dans
les foyers et commercialisées en hypermarchés et ESE (easy serving espresso)
pour les machines expresso qui seront vendues par correspondance. Pour cela,
la Tivolienne s’est dotée d’une nouvelle machine conçue pour le conditionnement du café en dosettes : elle devient ainsi la première marque des DOM à
partir à l’assaut de ce nouveau marché.
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Qui, en Martinique, ne connaît pas les peintures SIAPOC, leader sur son marché
depuis de nombreuses années ? Il faut dire que, depuis sa création en 1965,
l’entreprise a développé une gamme de peintures et de vernis particulièrement
adaptés aux conditions climatiques sévères de nos régions. Aujourd’hui, SIAPOC relève un nouveau défi, celui de l’écologie, avec des produits conciliant
efficacité et protection de l’environnement...
Une noUvelle gamme « hYDro »
Ce troisième millénaire met nos sociétés industrialisées devant un défi majeur :
poursuivre l’avancée d’un progrès source de confort, tout en préservant un environnement de plus en plus menacé par la pollution. Toutes les grandes industries
ont donc dû prendre en compte ce nouvel impératif qui se traduit souvent par des
directives réglementaires de plus en plus drastiques. Et l’univers de la peinture
n’y échappe pas.
SIAPOC s’est donc très tôt mobilisé pour répondre à ce double challenge : préserver notre environnement tout en proposant à ses clients des peintures aux
performances toujours plus élevées. C’est ainsi que l’entreprise a d’abord créé
la gamme SIABIO, des peintures sans odeurs ne nécessitant pas l’utilisation
de solvants comme le «white spirit». En 2008, elle poursuit sa démarche d’innovation, de qualité et de respect de l’environnement, avec une toute nouvelle
gamme «Hydro», à base d’eau, ayant un taux de COV (composés organiques
volatils, toxiques pour l’homme et l’environnement) proche de zéro…
L’enjeu concerne les clients, bien sûr, qui auront une offre diversifiée de produits
inoffensifs pour leur santé et pour l’environnement, mais aussi pour les salariés
de l’usine de SIAPOC qui manipuleront moins de produits toxiques.
Cette nouvelle gamme devrait s’étoffer progressivement : «Sialite Hydro» existe
déjà, bientôt rejointe par «Microbois Hydro» et «Batilaque Hydro». Objectif : proposer d’ici la fin de l’année une gamme complète, notamment dans des produits
spécifiques comme les peintures pour sols et les peintures anti-corrosion.
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M. Jean-Michel Pascal
LES GRANDS MouLINS DE LA cARAïbE PRéSENtENt
LES fARINES LocALES
Transformer le blé en farine pour ensuite permettre aux boulangers de réaliser du bon pain : tel est le métier des
Grands Moulins de la Caraïbe. Mais, l’entreprise ne s’en contente pas et investit dans la recherche pour créer des
farines aux goûts nouveaux…
Comment se fabrique la farine ? La matière première en est le blé, une céréale
constituée d’une enveloppe appelée «son» et, en son centre, d’une amande
riche en éléments nutritifs. Le blé est écrasé selon un procédé industriel bien
spécifique, qui permet de faire éclater l’enveloppe et de libérer l’amande qui,
moulue, donnera ensuite la farine. Un système de tamis va ensuite séparer le
son de la farine.
Les farines sont classées par types, en fonction de la pureté de l’amande et
chacune donnera au pain un goût différent. Type 45 : farine très blanche pour
pâtisserie, type 55 : farine blanche pour boulangerie, type 65 à 80 : on parle encore de farine blanche, mais la mie obtenue est crème et le pain plus parfumé,
type supérieur à 80 : ce sont les farines semi-complètes et complètes.
les granDs moUlins De la caraïbe
et patisfrance reçoivent Yves thUriès
Cusinier, pâtissier et chocolatier, Yves Thuriès est une figure emblématique
de la Cuisine et de la Pâtisserie françaises. Pour cette troisième visite en
Martinique, ce personnage étonnant, sacré, à deux reprises «Meilleur Ouvrier
de France», a rencontré les élèves du Centre de Formation des Apprentis de
Rivière-Salée et les professionnels, en particulier les Toques Blanches de la
Martinique.
changer notre regarD sUr le pain
Le pain fait partie de notre alimentation de base. Pourtant, il n’a pas toujours eu
bonne presse, supplanté par d’autres modes de consommation et faussement
accusé d’être un ennemi de notre ligne.
Afin de proposer des produits nouveaux et de faire évoluer les formes de
consommation du pain dans nos régions, les Grands Moulins de la Caraïbe
investissent dans la recherche. Et, cette année encore, l’entreprise innove en
proposant des farines spécifiques, voire des nouvelles farines.
D’abord la « T80 », une farine beaucoup plus riche en fibres et donc plus digeste. Avec elle, on revient un peu au goût du pain d’antan, avec toutes ses
saveurs et le plaisir de dégustation qu’il procure…
Ensuite, les farines locales, une première en Martinique ! Il y a quelques temps,
la «Fournée créole», une farine typiquement martiniquaise pour un pain au
goût innovant et savoureux, débarquait dans nos boulangeries. Cette année,
les Grands Moulins de la Caraïbe étoffent la gamme avec des farines aux saveurs particulièrement prisées des consommateurs antillais : manioc, fruit à
pain, banane, patate douce…
Dotée d’une boulangerie d’essais et d’un laboratoire, les Grands Moulins de
la Caraïbe testent leurs farines afin de les adapter aux attentes des professionnels de la boulangerie et aux goûts des consommateurs. Grâce à son savoir-faire et son outil industriel, l’entreprise peut aujourd’hui tout faire dans la
meilleure qualité : on peut même imaginer une farine pour faire du pain au goût
de piment doux…
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EvoLUTIoNS TECHNIQUES
Caraïb Ediprint
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se modernise
Récemment installée dans de nouveaux locaux, l’imprimerie Caraib Ediprint a investi dans
des machines de dernière génération. Une évolution technologique qui profite directement
aux conditions de travail et à la productivité de l’entreprise…
Comme la plupart des secteurs industriels, l’imprimerie connaît
des mutations technologiques qui lui permettent d’être plus
performante. Soucieuse de garder la confiance de sa clientèle
et d’améliorer sans cesse la qualité de sa fabrication, Caraib
Ediprint a investi des sommes importantes pour moderniser
son outil de travail…
Un service encore plUs performant
De tels investissements dans des machines de pointe étaitil un passage obligé pour une imprimerie dont la réputation
n’est plus à faire en Martinique ? « Oui, répond Gauthier de
Reynal, directeur de l’entreprise. Face à une concurrence de
plus en plus dure, nos industries sont obligées de garder un
excellent niveau technologique. C’est encore plus vrai dans
le domaine de l’imprimerie dont les avancées technologiques
sont très importantes. Nous avons fait le choix de moderniser
notre outil de production afin d’accroître notre productivité et
notre réactivité, en améliorant les conditions de travail de nos
collaborateurs. De nombreuses tâches pénibles ont été ainsi
supprimées et se réalisent automatiquement à partir d’une
commande au pupitre…».
Délais plus courts et travaux sur mesure, Caraib Ediprint
aborde l’année 2008 avec optimisme : « Nous avons investi
dans une machine à imprimer en 5 couleurs et de plus grand
format. Grâce à cela, nous pouvons aujourd’hui élargir notre
gamme et proposer, à des tarifs compétitifs, de nouveaux produits, notamment le packaging. Nous avons aussi misé sur les
technologies de pointe qui permettent de gagner en rapidité.
Par exemple, aujourd’hui, nous possédons un CTP (Computer to Plate) qui permet de graver directement les plaques
d’impression au moyen d’un laser. Cet appareil nous a permis
d’augmenter la qualité en supprimant l’étape des films et leur
copie sur la plaque avec une très grande souplesse. En outre,
en supprimant les films nous avons une démarche écologique, l’emploi de révélateur et de fixateur utilisés auparavant
sont désormais totalement proscrits. »
Caraib Ediprint s’est également dotée de nouvelles machines
de façonnage en remplaçant les machines qui n’étaient plus
aux normes. Il faut préciser qu’avec ces moyens Caraib Ediprint traite l’ensemble de sa production sans faire appel à la
sous-traitance, ce qui est un atout pour la confidentialité des
travaux qui lui sont confiés.
En parallèle, l’entreprise a également investi dans la formation en donnant les moyens à ses opérateurs d’apprendre à
maîtriser parfaitement ces nouveaux outils de travail.
Cet élan de modernisation ne devrait pas s’arrêter là : «Nous
poursuivrons dans cette voie, conclut Gauthier de Reynal,
afin de nous ouvrir de nouveaux marchés sur les trois départements puisque nous travaillons en Martinique, en Guadeloupe et en Guyane. Il faut faire confiance aux entreprises
locales ! Nos industries ont le même niveau de technologie et
de savoir-faire que celles qui évoluent sur le marché national
ou européen. Malheureusement, certains gros donneurs d’ordres sont toujours réticents à nous confier leurs imprimés en
évoquant des raisons de confidentialité. Or, nous respectons
une déontologie professionnelle qui est garante de la confidentialité des informations que nous traitons. Nous allons
même jusqu’à conserver nos déchets dans des bennes fermées et stockées à l’intérieur de nos locaux, jusqu’à ce que
le produit soit divulgué au public ! Nous sommes très vigilants
sur ce point… »
Caraïb Ediprint déménage. Nouvelle adresse : Zone de Bois Quaré – 97232 Le Lamentin
Tel : 0596 502828/ Fax : 0596 507507/ Mail : [email protected]
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Lafarge
Ciments Antilles
fait de la sécurité sa priorité n°1
Filiale du leader mondial des matériaux de construction Lafarge, Lafarge Ciments Antilles
renforce ses règles de sécurité…
nous avons fourni à nos employés des équipements supplémentaires de sécurité (longes, harnais, etc.) et nous leur
avons donné une formation à l’utilisation de ces équipements.
Ici, la sécurité est une valeur qui se partage et se respecte à
tous les niveaux de la hiérarchie, tant par nos salariés que
par toutes les personnes qui sont amenées à travailler sur
notre site. »
leaDership et responsabilisation
Des managers
La sécurité est devenue un critère clé de management de
l’entreprise. Les résultats et l’état d’avancement de la feuille
de route santé et sécurité font partie chaque année des critères de performance de chacun.
M. Christian Agnès
Pour Lafarge, la sécurité de ses collaborateurs et sous-traitants est une priorité absolue. Le Groupe se situe déjà parmi
les entreprises les plus sûres de son secteur, mais Lafarge
s’est fixé l’objectif de rejoindre les meilleurs groupes industriels du monde en matière de sécurité. Pour cela, le Groupe
a mis en place en 2006 une feuille de route ambitieuse, qui
couvre tous les domaines liés à la performance en termes de
santé et sécurité.
création D’Une organisation DéDiée,
rattachée aU plUs haUt niveaU
Un comité santé et sécurité Lafarge Ciments Antilles a été
créé. Les membres sont composés du comité de direction,
du CHSCT et de l’encadrement. Il supervise et coordonne
l’action des responsables santé et sécurité dans les différents
sites .
Développement De stanDarDs groUpe,
DéploYés à travers le monDe
Lafarge a lancé en 2006 une nouvelle politique et des règles
sécurité, sur laquelle chacun des 90 000 collaborateurs s’est
engagé. Les quatre situations les plus à risque dans les métiers du Groupe ont été identifiés : le travail en hauteur, les
opérations d’isolation énergétique, l’accès aux espaces confinés et l’utilisation d’équipements mobiles. Pour chacune de
ces opérations, des standards ont été définis puis déployés
dans l’ensemble des unités à travers le monde, permettant à
chaque site d’assurer l’application des règles de prévention.
« Chez nous, vous ne verrez personne travailler sur une
échelle, insiste Christian Agnès, directeur de l’usine de Martinique. En plus des matériels adaptés au travail en hauteur,
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Des actions De sensibilisation
renforcées aUprès
Des collaborateUrs
Des programmes de formation ont été mis en place au niveau
de chaque site, pour les collaborateurs et les sous-traitants.
Lafarge a également choisi de consacrer chaque année un
« Mois de la Sécurité », qui se déroulera cette année en juin
dans l’ensemble des 3 000 sites du Groupe. Au cours du
mois, chaque site organisera des manifestations, journées
portes ouvertes, séances de sensibilisation et campagnes de
communication autour du thème de la santé et sécurité, visant
les collaborateurs, les sous-traitants et les communautés locales vivant à proximité des sites du Groupe.
C’est ainsi que Lafarge Ciments Antilles Martinique organisera une « Journée de la Sécurité » sur ses sites aux Antilles
(le 27 Juin 2008 en Martinique). A cette occasion, il a été mis
en place un programme d’événements visant à sensibiliser
ses collaborateurs, sous-traitants et les communautés vivant
autour de ses installations sur la sécurité au travail et sur la
route. En particulier, Lafarge Ciments Antilles a organisé un
stand de sensibilisation à la sécurité routière, et des jeux sur
le thème de la sécurité.
Développer le partage
De bonnes pratiqUes
aU sein Des Différentes Unités
Afin de soutenir une dynamique d’encouragement et d’émulation interne, Lafarge Ciments Antilles a fait figurer la sécurité
comme critère d’intéressement.
«Nous travaillons également à la mise en place d’autres standards de sécurité qui nous permettront d’aller bien au-delà de
ce qu’exige la réglementation» souligne Christian Agnès.
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DévELoPPEMENT DURABLE
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Azurel
et l’environnement
une conscience citoyenne
Première marque de peintures des DOM à avoir été certifiée ISO 9001 (norme internationale de système de management de la qualité), AZUREL va encore plus loin dans sa volonté
de s’engager en faveur de l’environnement, en obtenant l’Eco-Label NF Environnement
pour deux de ses produits...
réglementé : « l’industrie des peintures est une activité
«chimie» avec une forte préoccupation environnementale,
souligne Nathalie Shu, et la réglementation est en pleine évolution. Outre les directives sur la diminution des taux de COV
(Composés Organiques Volatils) obligatoires depuis 2007,
notre secteur doit se conformer au nouveau Règlement sur
l’enregistrement, l’évaluation, l’autorisation et les restrictions
des substances chimiques (REACH), entré en vigueur le 1er
juin 2007, qui fait porter à l’industriel la responsabilité d’évaluer et de gérer les risques posés par les produits chimiques
et de fournir des informations de sécurité adéquates à leurs
utilisateurs. La Commission européenne a également retenu
récemment une proposition de mise en œuvre du SGH (Système Global Harmonisé de classification et d’étiquetage des
produits chimiques) qui permet d’identifier de manière homogène les produits chimiques dangereux et d’informer les
utilisateurs de leurs dangers. AZUREL a choisi de se doter
des outils pour anticiper les évolutions réglementaires, non
pas uniquement pour se conformer aux directives, mais surtout pour participer pleinement à ce mouvement collectif en
faveur de la protection de l’environnement et de la santé de
l’homme.»
nf environnement :
Un label écologiqUe
Mme Nathalie Shu
En tant que « Responsable Qualité et Prévention » chez AZUREL, la présence de Nathalie Shu est en soi tout un symbole.
Celui d’une entreprise martiniquaise qui, il y a déjà plusieurs
années, à une époque où cela n’était pas encore d’actualité,
intégrait déjà la dimension environnementale dans sa stratégie de développement. Et les actes ont suivi les intentions :
sous l’impulsion de son dirigeant, Henri-Pierre de Gentile,
AZUREL met en place une démarche Qualité globale qui
aboutit, en 2000, à la certification ISO 9001 et, en fin 2007, à
l’obtention de l’Eco-Label français NF Environnement.
Une forte implantation Urbaine
Avec deux usines de fabrication aux Antilles, dix magasins de
vente, AZUREL est fortement implantée dans les DFA (Départements Français d’Amérique), tant en terme de présence
que de notoriété. En produisant des peintures et des vernis
à l’huile, à l’eau, des teintes, des enduits et des produits
spécialisés, AZUREL évolue dans un secteur sévèrement
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Les Eco-Labels sont des signes officiels de reconnaissance
qui garantissent à la fois la qualité d’usage d’un produit et
ses caractéristiques écologiques. L’Eco-Label «NF Environnement » est une certification écologique française décernée
par l’AFNOR (Agence Française de NORmalisation), qui garantit qu’un produit ne contient pas de composés toxiques et
que sa fabrication est éco-concue.
« Azurfaçade » et « Azursatin » sont les deux premiers produits d’AZUREL à être certifiés NF Environnement.
Nathalie Shu souligne le côté volontariste de cette certification : «C’est l’entreprise qui sollicite l’attribution de L’Eco-Label et qui décide d’investir dans une démarche de certification. Cette dernière prend en compte l’intégralité du cycle de
vie du produit et elle est évolutive : l’Eco-Label n’est attribué
que pour une durée déterminée, les cahiers des charges étant
régulièrement adaptés aux évolutions technologiques. J’insiste aussi sur le fait que l’Eco-Label n’est pas seulement une
marque de certification écologique : elle permet de certifier
également la qualité d’usage du produit labellisé. Et, pour le
consommateur, c’est une garantie importante ! »
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BATIMAT Recyclage
une filière de traitement
des déchets du btP voit le jour
M. Stéphane Abramovici
La problématique de gestion des déchets du BTP vient de faire un grand pas en avant avec la création de Batimat
Recyclage, une nouvelle activité de Batimat Béton. Le point avec son responsable, Stéphane Abramovici.
quels types de déchets seront traités
par batimat recyclage ?
S. A. : Batimat Recyclage pourra traiter tous les déchets du béton issus des
chantiers de BTP, avec ou sans ferraillages. Ces déchets seront ensuite recyclés sous forme de granulats, afin d’être réutilisés sur les chantiers.
pourquoi avoir créé cette nouvelle activité ?
S. A. : Aujourd’hui, le traitement des déchets est une question qui se pose à
tous les secteurs de production et le monde du BTP est lui aussi concerné. On
est aujourd’hui confronté à un problème de filière puisque le centre d’enfouissement actuel de la Trompeuse n’accepte plus les déchets du BTP. En tant que
producteurs de béton, nous avons estimé devoir nous impliquer dans la mise
en œuvre de solutions concrètes, d’abord pour traiter nos propres déchets
émanant de nos filiales. Ensuite, pour répondre à une problématique environnementale de gestion de ces déchets pour éviter les décharges sauvages, tout
en créant une nouvelle source d’approvisionnement pour nos clients.
quels investissements ont été nécessaires pour lancer l’activité ?
S. A. : Nous avons investi plus d’1,5 million d’euros en matériels et engins, parmi lesquels un concasseur spécialement conçu pour traiter les déchets avec du
ferraillage. Après traitement, il en sort des matériaux dépourvus de morceaux
de ferraille, utilisables sur les chantiers : sables, remblais, drains…
comptez-vous poursuivre dans cette voie ?
S. A. : Nous travaillons à l’ouverture d’un centre départemental de tri des déchets issus des chantiers.
Il est bien évident que ces filières ne peuvent bien fonctionner que s’il y a une
réelle prise de conscience sur les chantiers de BTP de l’intérêt de trier leurs
déchets afin qu’ils puissent être recyclés, et certains chantiers pilotes le font
déjà. C’est essentiel.
Comia voit loin…
Première entreprise agroalimentaire à avoir obtenu en 2002 la certification Iso 9001 V 2000,
COMIA poursuit sa démarche Qualité et Sécurité, en investissant à la fois sur le matériel
et la formation des hommes. Vanessa Berenice, responsable Qualité-Sécurité de COMIA,
répond à nos questions.
Mme Vanessa Berenice
quel est votre rôle dans l’entreprise ?
V. B. : Chez COMIA, la qualité et la sécurité sont deux préoccupations permanentes. La première vise à maîtriser au mieux les risques sanitaires inhérents
à notre activité, et la seconde vise à améliorer sans cesse la prévention des
risques professionnels. Mon rôle consiste à veiller au respect des procédures
notamment liées à la certification Iso 9001, à évaluer les résultats obtenus, et
à définir, si besoin, des mesures correctives.
Aujourd’hui, nous maîtrisons déjà fort bien ces deux aspects du management
de l’entreprise, mais nous avons décidé d’aller encore plus loin, avec l’obtention de la norme IFS (International Food Standard).
De quoi s’agit-il ?
V. B. : Il s’agit d’une norme allemande qui propose un référentiel davantage
axé sur le secteur agroalimentaire que la certification Iso 9001 qui est plus
généraliste. L’objectif pour COMIA est d’optimiser sa maîtrise des risques sanitaires. Après une première phase de diagnostic qui nous a permis d’évaluer
les actions de progrès à mettre en place, nous travaillons actuellement avec un
consultant pour définir les mesures à prendre afin de répondre aux exigences
de la norme IFS.
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et en matière de sécurité ?
V. B. : Les deux démarches sont intimement liées et la norme IFS possède
d’ailleurs un volet Sécurité. Dans le cadre de notre Document Unique, nous
avons déjà réalisé de nombreux investissements dans ce domaine, à la fois en
matériel et en formation.
Les investissements en matériel ont pour objectif d’automatiser certaines tâches pénibles comme, par exemple, le filmage qui se fait dorénavant avec une
filmeuse et non plus manuellement. Les investissements en formation ont pour
but de transmettre des connaissances et des compétences nouvelles à notre
personnel afin d’améliorer leurs conditions de travail et de limiter les risques
d’accidents. Tout le monde chez COMIA est très impliqué dans ces deux démarches, Qualité et Sécurité. Les résultats sont déjà très positifs et, même si le
risque zéro n’existe pas, nous comptons bien aller encore plus loin afin de nous
en approcher le plus possible…
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S.F.C : ISO 14001
Les normes sont faites
pour être surpassées…
Première entreprise industrielle des DOM à détenir la Certification Iso 14001, «Les Sablières de Fond Canonville» s’investit largement dans la lutte pour la protection de notre
environnement. Pour preuve, la certification Iso 14001 vient de lui être renouvelée…
La certification Iso 14001 permet de mettre en place, au sein
d’une organisation ou d’une entreprise, un système de management environnemental, définissant des objectifs et des
moyens d’amélioration des nuisances liées à l’activité et, surtout, une évaluation des résultats. Au minimum, il s’agit de se
conformer aux réglementations en matière de préservation de
l’environnement. En réalité, la société SFC est allée plus loin
en se fixant des objectifs plus ambitieux que ceux imposés
par la réglementation......
rien n’est acqUis…
La protection de l’environnement fait partie intégrante et permanente de l’activité de SFC, une carrière où l’on extrait des
matériaux qui sont ensuite traités pour donner naissance à
différents produits servant à la fabrication du béton. C’est
donc dans le cadre d’une politique globale de préservation
de l’environnement que SFC a mis en place des systèmes
efficaces, obtenant des résultats supérieurs à ceux imposés
par la loi.
Il faut dire que SFC s’est donné les moyens de ses ambitions :
remise en état des carrières, bassin de rétention pour éviter
les rejets, récupération des eaux de pluie, gestion informatisée de l’eau, dispositifs pour diminuer la pollution sonore, tri
sélectif des déchets, formation du personnel, sensibilisation
de ses partenaires… Et surtout, SFC a mis en place un système d’évaluation des résultats : par exemple, en deux ans,
elle a réalisé une économie de plus de 30 % sur sa consommation d’eau, elle a considérablement diminué les émissions
de poussières grâce au déploiement de plus de 1200 m de
réseau d’aspertion, elle a efficacement amélioré sa communication avec les riverains…
C’est parce que SFC s’inscrit dans une dynamique d’amélioration constante, avec des objectifs plus élevés d’année en
année, qu’elle s’est vue renouveler sa Certification Iso 14001
suite à un audit effectué par un organisme certificateur extérieur.
Mais, l’entreprise ne compte pas s’arrêter là et s’est fixé,
pour 2008 et les années à venir, des objectifs encore plus
ambitieux, à charge pour elle de se donner les moyens de
les atteindre…
transport maritime :
sUsciter la réflexion
Parmi ces objectifs, SFC travaille sur la création d’une ligne
de transport maritime entre Saint-Pierre et Fort-de-France,
en étroite concertation avec les transporteurs. C’est en janvier dernier qu’elle a mené la première expérimentation sur
une barge qui a transporté 2000 tonnes de sable : parti de
Saint-Pierre un lundi, le chargement est arrivé sans encombres à Fort-de-France le lendemain. Le constat est édifiant :
en terme de nuisances (bruit, rejets polluants, poussières),
cela équivaut à avoir enlevé de nos routes 140 camions ! Cependant, SFC n’occulte pas la problématique sociale liée à
la création d’une ligne maritime, en terme de perte d’activité
pour les transporteurs.
Si cette initiative a prouvé sa faisabilité technique, sa pertinence dans le cadre d’une politique environnementale, ainsi
que sa rentabilité économique et son potentiel en terme de
création d’emplois, elle avait aussi pour but de provoquer la
réflexion : aujourd’hui, l’ensemble des acteurs (et notamment
les politiques) ont décidé de se réunir pour en discuter…
Les Sablières de Fond Canonville
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Question sociale
Les confitures Dormoy intègrent Denel
Depuis le début de l’année, c’est l’usine Denel qui fabrique les confitures Dormoy !
L’entreprise vient en effet d’en reprendre une partie de l’outil industriel ainsi que son
personnel. Le point avec Philippe Vourch, directeur de Denel.
M. Philippe Vourch
comment s’est passée la « reprise » ?
P. V. : Dans les meilleures conditions possibles et en toute transparence ! L’intégration de la marque Dormoy au sein de Denel s’est faite sans souci particulier.
En fait, les deux marques n’évoluaient pas sur le même segment de marché,
Dormoy étant positionné davantage sur les grands formats et les seaux pour
les pâtisseries, tandis que Royal se concentrait plutôt sur les bocaux de 330 g.
et les petits formats. Aujourd’hui, Denel propose deux marques complémentaires, dont chacune préserve son identité et, surtout, ses recettes…
du travail, puisque nous avons pu automatiser la plupart des tâches difficiles
de manutention. Aujourd’hui, nous possédons un outil fonctionnel sans aucune
commune mesure avec ce qui existait auparavant… Aujourd’hui, tout le monde
se sent Denel et les deux marques sont un peu comme une jambe gauche et
une jambe droite pour aller de l’avant…
et pour le personnel ?
P. V. : Six membres du personnel de l’usine Dormoy, affectés à la production
des confitures, nous ont rejoint ici au Gros-Morne. Même si, à titre privé, cela
a entraîné un certain nombre de changements, ils se sont tous rapidement
intégrés à l’équipe de Denel. Il faut dire que l’outil de production sur lequel ils
travaillent actuellement est le fruit de la mise en commun des meilleurs acquis
technologique et industriel des deux usines. Après une évaluation des performances des machines des deux usines, nous avons conservé ce qu’il y avait
de meilleur dans l’une et l’autre pour construire un nouvel outil de production
plus moderne et plus performant, notamment en terme de communication entre les postes de travail. Cela a notamment contribué à diminuer la pénibilité
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Actualité entreprise
chocolat de Martinique
cherche fèves
de Martinique
C’est un peu comme cela que pourrait se résumer la situation ! Le chocolat
Elot tient sa saveur et sa notoriété de sa recette composée pour 30 % de fèves
cultivées en Martinique.
Si, par le passé, le cacao de la Martinique était considéré comme le meilleur
du monde et engendrait de gros volumes de production (jusqu’à 1000 tonnes),
aujourd’hui seuls 150 agriculteurs continuent de perpétuer cette tradition qui
remonterait, ici, aux Indiens Tainos…
Mais, le passage de l’ouragan Dean a occasionné une perte de 80 % de leur
récolte. Une catastrophe pour la société Girard qui décide de réagir pour préserver l’avenir et se prémunir d’une pénurie de cacao martiniquais, en encourageant davantage de producteurs, notamment en polyculture, à s’intéresser
au cacao. L’entreprise a besoin, chaque année, d’environ 30 tonnes de fèves
de cacao issus de la terre martiniquaise… Avis aux amateurs !
Ver Alu intègre
le Groupe
Pierre
Marie-Joseph
M. Tony Tirault
C’est en fin d’année dernière que VER’ALU intégrait
le Groupe Pierre Marie-Joseph déjà propriétaire de la
réputée Générale de Menuiserie…
Cela fait deux décennies que les consommateurs martiniquais connaissent
VER’ALU, le spécialiste de la miroiterie, de la vitrerie et de la menuiserie aluminium. Ce qu’ils ne savent peut-être pas c’est que l’entreprise faisait partie
d’un groupe guadeloupéen. Aujourd’hui, VER’ALU prend un nouveau départ
en devenant l’une des sociétés du Groupe martiniquais Pierre Marie-Joseph :
un «mariage» qui devrait donner à l’entreprise un nouvel élan, en lui faisant
bénéficier du savoir-faire, de l’ingénierie et de l’expérience d’un groupe qui
compte dans le paysage industriel de notre département…
VER’ALU continuera de fabriquer de nombreux produits pour l’équipement,
l’aménagement, la protection et la décoration de la maison : menuiseries
aluminium, miroiterie-vitrerie (découpe et façonnage de verre et de miroir)
et découpe de « plexiglas ». Avec une volonté d’innovation et de développement qui se concrétise par la commercialisation de produits adaptés aux
conditions climatiques de nos régions (normes anti-cycloniques) et un élargissement de ses gammes de verres avec une orientation évidente vers la
protection contre le bruit et la maîtrise de l’énergie…
P33
Le projet de loi
programme 2008
un dispositif de zone franche
nettement moins efficace que
le dispositif d’exonération de
charges sociales actuel
DoSSIER
M. Richard Crestor,
Secrétaire Général de l’AMPI
L’analyse présentée ci-après porte sur le projet de texte soumis pour avis aux collectivités locales en mai 2008. Sont évaluées les mesures envisagées par le projet de
loi relatives au nouveau dispositif de zone franche globale d’activité (ZFGA) et aux
nouvelles modalités d’exonération de charges sociales.
On trouvera dans l’encadré page 36 : « les plus et les moins de la loi programme
2008 », la synthèse des autres mesures envisagées par le texte, notamment dans le
domaine du logement.
Zone franche globale D’activite
exonération d’impôt sur les sociétés (i.s)
Le projet de loi programme prévoit (art 1er , II) que pour les
secteurs éligibles, « les bénéfices font l’objet d’un abattement de 50 % (porté à 80 % pour les secteurs prioritaires)
dans la limite de 150 000 €». Le plafonnement à 150 000 €
porterait donc sur le bénéfice imposable, et non sur l’impôt
lui-même. Au taux de 33,1/3 % d’imposition l’économie
d’impôt apportée par la ZFGA ne serait donc jamais supérieure à 50 000 €/an/entreprise.
Le tableau ci-dessous donne des simulations des montants d’I.S à acquitter avec ou sans les avantages de la
ZFGA dans le cas des PME (taux d’imposition à l’I.S de
15 % jusqu’à 38 120 € de bénéfice imposable), selon que
l’on bénéficie du taux d’exonération de 50 % ou du taux
de 80 % de la ZFGA. Ces simulations tiennent compte de
l’abattement du 1/3 (art 217 bis du CGI), les secteurs éligibles à la ZFGA étant sensiblement les mêmes que ceux
éligibles au 217 bis. Exemple : pour une PME réalisant
30 000 € de bénéfice imposable, la ZFGA apporterait
un avantage fiscal de 1 500 € si le taux d’exonération
est de 50 % et de 2 400 € si le taux est à 80 %. Ici, le
« bonus » apporté par le taux de 80 % dans les secteurs
« prioritaires » de la ZFGA est de 900 € , ce qui paraît
peu significatif.
On constate par ailleurs que, compte tenu du plafond de
150 000 € de bénéfice pouvant être exonéré, l’avantage
apporté par le taux de 80 % accordé aux secteurs prioritaires devient nul pour tout résultat imposable supérieur
à 450 000 €. A partir de ce montant en effet c’est le plafond qui limite l’avantage fiscal et non le taux d’imposition :
l’avantage fiscal apporté par la ZFGA est alors identique
(50 000 € ) que l’on soit ou non dans un secteur prioritaire.
En conclusion, le niveau de plafonnement envisagé par le
projet de loi programme 2008 à 150 000 € de bénéfice
imposable limite considérablement la portée du dispositif
de la ZFGA en plafonnant l’économie d’impôt elle-même
à 50 000 €/entreprise/an et en réduisant par ailleurs très
sensiblement l’effet de majoration à 80 % de l’abattement
fiscal souhaité pour les secteurs prioritaires.
Zone franche globale D’activité : exonération D’i.s selon le poUrcentage D’exonération
bénéfice imposable
10 000 €
20 000 €
30 000 €
50 000 €
100 000 €
200 000 €
300 000 €
450 000 €
500 000 €
is
pme - D.o.m
1 000 €
2 000 €
3 000 €
5 000 €
15 234 €
37 456 €
59 678€
93 011 €
104 122 €
is Zfga
exonération à 50%
500 €
1 000 €
1 500 €
2 500 €
5 000 €
15 234 €
26 345 €
43 011 €
54 122 €
is Zfga
exonération à 80%
200 €
400 €
600 €
1 000 €
2 000 €
4 000 €
9 678 €
43 011 €
54 122 €
economie d’impôt
Zfga à 50%
500 €
1 000 €
1 500 €
2 500 €
10 234 €
22 222 €
33 333 €
50 000 €
50 000 €
economie d’impôt
Zfga à 80%
800 €
1 600 €
2 400 €
4 000 €
13 234 €
33 456 €
50 000 €
50 000 €
50 000 €
Différence
exo 80% - exo 50%
300 €
600 €
900 €
1 500 €
3 000 €
11 234 €
16 667 €
- €
- €
Pour les bénefices imposables inférieurs à 30 000 €, l’avantage de l’exonération à 80 % de l’IS (secteurs prioritaires) par rapport à l’exonération à 50 %, est inférieur à 1 000€.
A partir de 450 000 € de bénéfices imposables, il n’y a plus d’avantage à être un «secteur prioritaire», le plafonnement de la base exonérable limitant l’économie d’impôt de la
ZFGA à 50 000 € maximum, quel que soit le taux d’exonération.
P34
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exonération De taxe professionnelle
Même constat que pour l’IS : le plafonnement est de 50 000 € de l’assiette
imposable et non de l’impôt lui-même. Il en résulte que le montant maximum
d’exonération est de 50 000 € multiplié par le taux de taxation à la taxe professionnelle, soit environ 10 000 €, si le taux de TP est voisin de 20 %. Ce
montant maximum d’économie fiscale paraît dérisoire surtout dans les secteurs
à fort investissement et donc à fort montant de taxe professionnelle (Industrie,
Hôtellerie notamment).
exoneration De charges sociales
La principale modification du dispositif d’exonération de charges sociales envisagée par le projet de loi réside en son article 8 paragraphe III qui est ainsi libellé : « Lorsque la rémunération horaire est inférieure à un seuil égal au salaire
comparaison Des exonérations De charges sociales actUelles
et Des exonérations De charges sociales DU projet De loi
multiple
de smic
1,00
1,20
1,40
1,60
2,00
2,60
3,00
3,80
5,00
salaire brut
mensuel
1 308,88 €
1 570,66 €
1 832,43 €
2 094,21 €
2 617,76 €
3 403,09 €
3 926,64 €
4 973,74 €
6 544,40 €
exonération
actuelle (€/mois)
371,72 €
446,07€
520,41 €
520,41 €
520,41 €
520,41 €
520,41 €
520,41 €
520,41 €
exonération
du projet de loi (€/mois)
371,72 €
446,07 €
520,41 €
477,04 €
390,31 €
260,21 €
173,47 €
- €
- €
Exonérations de charges sociales actuelles
600,00 �
500,00 �
400,00 �
300,00 �
200,00 �
100,00 �
- �
Euro/emploi/mois
Dans le dispositif actuel, l’exonération augmente proportionnellement au salaire jusqu’à 1,4 Smic, puis reste
constante quelque soit le salaire au-delà de 1,4 Smic
600,00 �
500,00 �
400,00 �
300,00 �
Exonérations de charges du projet de loi
A
B
200,00 �
100,00 �
- �
DiminUtion Des exonérations De charges sociales
par secteUr inDUstriel (enquête ampi)
secteurs industriels
agro-alimentaire
ameublement, agencement
chimie, plastique
imprimerie
matériaux de construction
travail des métaux
energie
Euro/emploi/mois
Euro/emploi/mois
minimum de croissance majoré de 40 %, le montant de l’exonération est égal
au montant des cotisations à la charge de l’employeur au titre des assurances
sociales et des allocations familiales. A partir de ce seuil, le montant de l’exonération décroît de manière linéaire et devient nul lorsque la rémunération horaire
est égale à 3,8 fois le salaire minimum de croissance » Comparé au dispositif
actuel, le nouveau régime d’exonération vise donc à unifier les seuils d’exonération à 1,4 Smic pour tous les secteurs déjà éligibles de la loi programme
actuelle. Mais surtout, le projet de loi envisage une dégressivité linéaire des
exonérations de 1,4 Smic à 3,8 Smic, puis une annulation pure et simple de
celles-ci pour les salaires supérieurs à 3,8 Smic. Il y aurait donc désormais trois
tranches d’exonération selon le niveau des salaire:
- Tranche A : concerne les salaires compris entre 0 et 1,4 Smic : ici les exonérations augmenteraient proportionnellement aux salaires jusqu’au seuil
de 1,4 Smic, comme c’est le cas actuellement.
- Tranche B : concerne les salaires compris entre 1,4 Smic et 3,8 Smic :
ici les exonérations diminueraient linéairement jusqu’à 3,8 Smic (alors que
dans la loi actuelle, l’exonération reste constante quel que soit le montant
de salaire supérieur à 1,4 Smic).
- Tranche C : concerne les salaires supérieurs à 3,8 Smic : ici les exonérations seraient supprimées totalement.
On voit donc que pour les secteurs d’activité comme l’industrie, où le seuil
d’exonération est déjà actuellement à 1,4 Smic, les modifications apportées par
le projet de loi ne concernent que les salaires de la tranche B pour lesquels les
exonérations deviendraient dégressives, ainsi que les salaires de la tranche C
pour lesquels les exonérations seraient supprimées. Les diminutions d’exonération et donc, corrélativement, les augmentations de charges sociales pour les
entreprises seront, par conséquent, d’autant plus importantes que les salaires
se situeront davantage dans les tranches B et C. Ceci est au désavantage des
entreprises dont l’effectif de personnel d’encadrement est important, ce qui est
bien sûr en totale incohérence avec l’objectif « d’excellence » dont le projet
de loi a fait son titre. L’AMPI a conduit un sondage auprès de ses adhérents
industriels, qui a permis d’évaluer le pourcentage de diminution d’exonération
moyen par secteur exprimé soit en % des exonérations actuelles, soit en %
des salaires bruts.
La synthèse de ces résultats est présentée au tableau ci-dessous
On constate qu’en moyenne sur l’ensemble des secteurs de l’industrie mar-
C
Dans le dispositif du projet de loi, l’exonération augmente proportionnellement au salaire jusqu’à 1,4 Smic (tranche A), puis décroit linéairement jusqu’à 3,8 Smic (tranche B) et s’annule au-delà de 3,8 Smic (tranche C).
L’incidence du projet de loi en termes d’augmentation de charges sociales pour l’entreprise, sera donc d’autant
plus importante que les effectifs seront plus nombreux dans les tranches B et C.
600,00 �
Diminution d’exonération
Diminution d’exonération
en % du salaire brut
en % des exonérations actuelles
-2,57%
-10,73%
-3,71%
-16,82%
-3,66%
-17,01%
-3,75%
-17,75%
-3,65%
-18,46%
-3,01%
-13,52%
-7,66%
Exonérations
de charges du projet -57,68%
de loi
500,00 �
tiniquaise, le 400,00
projet �de loi aboutirait à une diminution des exonérations de
-16,35 % des300,00
exonérations
actuelles, soit une augmentation des coûts sala�
riaux de 3,47 200,00
%. Cependant,
dans le secteur de l’énergie caractérisé par un
�
fort effectif d’encadrement,
la
diminution
des exonérations atteint -57,68 % des
100,00 �
exonérations actuelles,
soit
7,66
%
de
la
masse salariale. Il faut par ailleurs
- �
noter que ces suppressions d’exonérations envisagées par le projet de loi programme s’ajoutent à la suppression de l’exonération de charges patronales
d’accident du travail intervenue en janvier 2008 qui pénalise déjà fortement
certains secteurs d’activité.
la Zfga moins efficace
qUe les exonerations De charges
A la comparaison du dispositif de Zone Franche Globale d’Activité du projet
de loi 2008, par rapport au dispositif d’exonération de charges sociales de la
loi-programme 2003, il apparaît que les économies fiscales susceptibles d’être
apportées par la ZFGA constituent des allègements de charges et donc des
gains de compétitivité nettement inférieurs à ceux apportés actuellement par
les allègements de charges sociales de la Lopom 2003. Par exemple, une entreprise employant 10 salariés et réalisant un bénéfice imposable de 100 000
€ bénéficiera d’une exonération d’IS au titre de la ZFGA, de 10 234 €, alors
qu’elle bénéficie actuellement d’une exonération de charges sociales d’environ
5 500 € par emploi par an, soit au total 55 000 € pour les 10 emplois au titre de
la loi-programme 2003, c’est-à-dire un gain de compétitivité 6 fois supérieur.
P35
Les Plus et les Moins
du projet de la Loi programme 2008
les plUs
1 - Zone franche globale d’activité (art.1)
+
Exonération d’Impôt sur les Sociétés, de Taxe Professionnelle et de Taxe Foncière sur le bâti.
Mais très faible impact de la mesure car :
- le plafonnement à 150 000 € de la base exonérable pour l’IS et à 50 000 €
pour la TP limite l’avantage fiscal à 50 000 € maximum pour l’IS et à environ
10 000 € pour la TP (ceci, que l’on soit dans les secteurs à 50 % d’exonération
ou dans les secteurs prioritaires à 80 %).
- l’obligation de consacrer 15 % (*) du bénéfice exonéré à la formation professionnelle se traduit en fait par l’obligation de réaffecter 45 % de l’avantage fiscal
à ces dépenses de formation.
2 - aide aux intrants (art. 7)
port des matières premières importées et des produits locaux exportés de et
vers l’Europe et les autres DOM.
3 - aide à la rénovation des hôtels
Aide forfaitaire de 5 000 €/chambre.
4 - Défiscalisation du logement social (art. 17)
La nécessité de développer le logement social dans les DOM est un objectif
unanimement partagé. Toutefois, les acteurs de la construction considèrent
que les conditions envisagées pour la défiscalisation à l’IR dans ce secteur
(exonération de 50 % plafonné à 1 200 €/m2) rendent cet objectif utopique,
menacent la rentabilité des projets et donc l’équilibre financier futur des petites
entreprises du bâtiment et risquent de favoriser le retour au travail dissimulé.
C’est une vraie mesure positive du projet de loi : elle vise à compléter la dotation spécifique RUP du Feder permettant de compenser les surcoûts de trans-
les moins
-
1 - Diminution très sensible des exonérations de charges sociales (art. 8)
Le projet de loi prévoit que les exonérations de charges sociales, actuellement
constantes quel que soit le niveau du salaire au-delà de 1,4 Smic, soient désormais linéairement dégressives de 1,4 à 3,8 Smic, puis nulles au-delà de
3,8 Smic.
Ceci constitue très certainement la mesure du projet de loi dont l’impact sera le
plus lourd sur les charges des entreprises puisque les diminutions d’exonération sont évaluées par nous à environ 16 % des exonérations actuelles.
Ceci entraînerait une augmentation des coûts salariaux de 3,5 %, cette augmentation étant d’autant plus élevée que l’entreprise emploie plus de personnel
d’encadrement. Cette mesure qui frapperait donc particulièrement le personnel
d’encadrement serait en contradiction avec la stratégie de « promotion de
l’excellence » souhaitée par le gouvernement.
2 - suppression de la tva npr sur les achats de marchandises (art. 12)
La déduction de TVA exonérée, assimilable à une subvention, bénéficie
aujourd’hui à un certain nombre de produits qui sont soit des matières premières, soit des investissements.
Le projet de loi prévoit de limiter le bénéfice de la déduction aux seuls investissements.
Cette mesure est évaluée par le Gouvernement lui-même à une diminution
de l’avantage pour les entreprises de 100 millions d’€/an.Cette suppression
partielle de la TVA NPR aura des conséquences directes notamment sur le
coût des matériaux de construction et donc sur les coûts du bâtiment et travaux
publics eux-mêmes.
Ceci est également en contradiction avec l’objectif, par ailleurs poursuivi par
le gouvernement, de développer le logement social dans les DOM à un prix
accessible.
3 - Défiscalisation
Le projet de loi (art. 17) prévoit la suppression pure et simple du bénéfice de la
défiscalisation à l’IR (art. 199 undecies A du CGI) :
• pour la construction ou l’acquisition de la résidence principale
du particulier propriétaire (dès la promulgation de la loi)
• pour le logement locatif libre et pour le logement locatif intermédiaire
(en 2011, revenus de 2010).
Ceci constitue très certainement la mesure qui aurait les conséquences les
plus graves dans le domaine de la construction, l’éventuel développement du
logement social étant loin de pouvoir compenser la perte d’activité qui en résulterait pour les autres secteurs du logement.
Seraient concernés directement les entreprises et artisans du BTP, mais aussi
un très grand nombre d’autres secteurs d’activité fournisseurs de matériaux ou
de services pour le bâtiment : industries de matériaux de construction, architectes, bureaux d’études, sociétés immobilières, sociétés d’intérim, etc…
- Diminution de - 70 % à - 50 % du taux d’exonération pour les bateaux de
plaisance (art. 2), ce qui aurait une conséquence directe sur l’activité des petits
chantiers navals locaux.
NoS PRoPoSItIoNS
Dès qu’elle a eu connaissance du contenu du projet de loi présenté en février 2008 au Conseil Economique et Social, l’AMPI s’est associée aux actions communes
menées par l’ensemble des organisations professionnelles des 4 DOM auprès des Ministères et de nos élus, visant à évaluer les incidences économiques réelles
du projet de loi dans les différents secteurs d’activité.
Nous partageons l’idée que ce texte doit être amendé en profondeur, notamment sur les points suivants :
Zfga : augmenter sensiblement le plafond d’assiette exonérée pour l’IS et la TP, intégrer l’agro-transformation en secteur prioritaire conformément au SMDE
charges sociales : diminuer, voire supprimer, la dégressivité des exonérations pour les salaires entre 1,4 Smic et 3,8 Smic.
tva npr : maintenir l’avantage de la déduction pour les matériaux destinés à la construction,
Défiscalisation : rétablir les mesures du 199 undecies A et B du Code Général des Impôts au moins pour les 5 prochaines années, maintenir le taux de 70 %
pour les bateaux de plaisance des chantiers navals locaux.
(*) Le pourcentage des dépenses de formation professionnelle a été ramené de 15 % à 5 % dans le texte soumis en mai 2008 aux collectivités locales.
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Questions
posées
au Président
Marie-Jeanne
RENCoNTRE
M. Alfred Marie Jeanne,
Président de la Région Martinique
smDe et programmes
opérationnels 2007-2013
monsieur le président, lors de la réunion du comité national de suivi du 29 mai dernier, vous
avez insisté sur la cohérence existant entre
certaines priorités du schéma martiniquais de
Développement economique et le programme
opérationnel 2007-2013. pouvez-vous rappeler
ces priorités communes ?
mr alfred marie-jeanne : J’ai d’abord insisté sur les points
suivants :
Premièrement, que les Programmes Opérationnels ne sont
pas que des fonds européens. On ne le dit pas assez, les
Collectivités locales, Conseil Régional et Conseil Général,
contribuent pour beaucoup au cofinancement des projets bénéficiant des subventions européennes. Il faut rappeler qu’il
ne peut y avoir de subventions européennes dans le cadre
des P.O. sans contrepartie financière des collectivités locales
et de l’Etat.
Deuxièmement, que la Martinique vient de dépasser le fameux seuil de 75 % de la moyenne du PIB européen par habitant. S’il faut se satisfaire de ce bon résultat, il faut signaler
néanmoins que cet indicateur ne reflète pas la situation sociale caractérisée par un taux de chômage de 26 % et 18 %
de la population vivant en dessous du seuil de pauvreté. J’ai
donc tenu à sensibiliser nos interlocuteurs sur la nécessité
qu’il y avait à conforter notre politique de l’innovation, tout en
continuant à accorder une importance particulière au bienêtre social de notre peuple.
Troisièmement, j’ai réaffirmé la nécessité que soient mises en
place des vraies politiques adaptées à nos territoires. L’absence de souplesse risque, dans bien des cas, d’aboutir à
des effets inverses à ceux escomptés. J’en veux pour preuve
les A.P.E. (Accords de Partenariat Economique) qui ont été
conclus récemment entre l’Union européenne et les pays de
la Caraïbe, et qui, contrairement à ce qui avait été annoncé,
n’ont pas intégré les intérêts spécifiques de nos régions.
Concernant les P.O. 2007-2013, il faut préciser que le Conseil
Régional apporte une contribution non négligeable (220 M€).
Il s’agissait en effet pour nous de mobiliser des enveloppes
conséquentes sur des thématiques prioritaires identifiées
dans le Schéma Martiniquais de Développement Economique
pour initier les premières actions permettant de construire la
Martinique de demain.
P38
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C’est ainsi que sur la priorité transversale de l’aménagement
du territoire des projets comme le Transport Collectif en Site
Propre, la couverture numérique du territoire ou l’aménagement touristique ont été privilégiés.
Il en est de même pour les priorités sectorielles comme le développement économique, l’innovation et recherche ou la formation des hommes. Sur ces thématiques, nous avons saisi
l’opportunité offerte par la Commission Européenne d’assurer
la gestion en direct des dotations européennes afin d’assurer,
dans un souci de cohérence, la mise en œuvre coordonnée
des projets.
environnement financier
Des entreprises
le conseil régional est également à l’origine
d’un certain nombre d’instruments financiers
en faveur des entreprises. pouvez-vous rappeler lesquels ?
mr alfred marie-jeanne : Nous avons en effet mis en place
dans la période précédente un certain nombre d’outils financiers qui seront renouvelés ou renforcés dans le cadre de ces
nouveaux P.O. L’objectif est d’accompagner financièrement
le développement des entreprises souvent confrontées à un
manque de fonds propres. Ainsi, nous continuerons à intervenir dans le financement du capital investissement à travers
le Fonds de Participation de la Région Martinique et du FIRM
(Fonds d’Investissement de la Région Martinique), mais aussi
par le biais de la Plate-Forme d’Initiative Locale qui, sous
forme de micro-crédits à taux zéro, complète l’apport personnel des créateurs de TPE. Nous voulons également faciliter
l’accès au crédit des entreprises en instaurant un fonds de
garantie des prêts bancaires. Ce fonds de garantie permettra
de pallier la disparition du fonds DOM et de couvrir en grande
partie les besoins de couverture des financements accordés
par les banques tant au niveau de l’exploitation que des investissements dans le respect des orientations retenues dans
le cadre du SMDE.
Enfin, nous contribuerons à abaisser leurs charges financières par un dispositif de bonification des taux d’intérêt leur permettant d’obtenir des taux de prêts inférieurs à ceux pratiqués
habituellement sur le marché. C’est en tout cinq mesures que
le Conseil Régional a ainsi inscrit au P.O. pour l’accompagnement financier des entreprises et qui ont toutes obtenu, non
sans mal, l’agrément de la Commission européenne.
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Les programmes opérationnels
enfin opérationnels ?
Les nouveaux programmes opérationnels qui mettent en œuvre les subventions publiques européennes, nationales et régionales accompagnant les actions de développement économique et social de Martinique pour la période
2007 à 2013 ont été présentés le 29 Mai dernier lors d’une réunion du Comite
National de Suivi (CNS). Cette réunion, co-présidée par le Préfet de Région,
le Président du Conseil Régional et le Président du Conseil Général, en présence de Mr José PALMA ANDRES, Directeur de la Politique Régionale à la
Commission européenne, a également permis de dresser le bilan du Docup
2000-2006.
Le tableau ci après résume les principaux axes d’intervention du P.O 2007-2013
concernant les fonds du Feder, du FSE (Fonds Social Européen), du Feader
po - fep
axe
1
2
3
4
adaptation
de la flotte de pêche
aquaculture,
transformation
et commercialisation
des produits
mesures
d’intérêt commun
assistance technique
et du Fep (Fonds européen pour la pêche). Le détail de ces actions et de leur
financement peut être consulté sur internet à l’adresse suivante:
A noter que l’axe 1 : développement économique, innovation, recherche et en
particulier l’aide aux entreprises, fait l’objet d’une subvention globale attribuée
au Conseil Régional de la Martinique qui sera donc le service instructeur pour
une majorité des demandes de subventions présentées par les entreprises
concernant cet axe. Par contre, pour la mesure «soutien au fret» prévue à l’axe
6 du P.O Feder, le service instructeur auquel les dossiers de demandes seront
présentés est la Préfecture pour les matières premières à transformer ou les
productions locales à exporter et l’Ademe s’il s’agit de transport de déchets.
po - feaDer
total (m €)
U.e (m €)
% U.e
1,2
0,9
75%
axe
1
2
1,2
0,9
75%
6,0
0,2
4,5
0,2
75%
75%
8,6
6,5
75%
3
4
5
compétitivité
des secteurs agricoles
et sylvicoles
amélioration
de l’environnement
et de l’espace rural
qualité de vie en milieu
rural et diversification
approche leaDer
assistance technique
total (m €)
U.e (m €)
% U.e
127,9
69,6
54%
20,7
16,3
79%
7,5
11,6
3,8
4,4
6,9
2,8
59%
59%
74%
171,5
100
58%
po - fse
axe
1
2
3
accompagnement Des travailleUrs et Des entreprises
- mutations économiques
- création d’activités
- Dialogue social
- formation des collectivités et acteurs territoriaux
inclUsion par la formation et par la qUalification
- amélioration accès à l’emploi
- amélioration éducation et compétences (app, mobilité, bourses)
- egalité hommes / femmes
inclUsion Des pUblics en DifficUlté
- inclusion sociale
- Discriminations
- economie sociale et solidaire
po feDer
axe
1
2
3
4
5
6
Développement économiqUe, innovation, recherche
r&D, innovation, compétitivité
aide aux entreprises
accessibilité DU territoire
tscp
Désenclavement numérique du territoire
mise en valeUr Des potentialités locales
tourisme
aménagement urbain
gestion De l’environnement
eau / déchets
energie
eqUipements D’éDUcation et De santé
maison des sports
santé
fonDs rUp :
investissements
fonctionnement (aide au fret)
total (m €)
U.e (m €)
% U.e
41
10,5
5
3,8
15
6
4
2,3
37%
57%
80%
60%
16
47
1,1
6
31
1
37%
66%
91%
44
6,4
2,1
24
3,2
1,8
55%
50%
86%
total (m €)
U.e (m €)
% U.e
68
101
25
42
37%
42%
183
33
62
15
34%
45,5%
130
75
47
26
36%
35%
95
88
26
21
27%
24%
30
40
8
10
21%
25%
148
107
54
54
37%
51%
P39
Nouvel abattoir
de volailles du François
“un outil d’intérêt public”
REPoRTAGE
Il a ouvert ses portes au François en avril dernier : le nouvel abattoir de volailles, sous la
direction de Dominique Dauchy, est un outil moderne avec de grandes ambitions…
P40
L e
4000 m2 contre
350 auparavant : le
nouvel abattoir du
François n’a rien de
comparable avec
l’établissement
de
Saint-Pierre
aujourd’hui fermé.
Mais, l’évolution
ne se mesure pas
seulement en superficie : 6 millions
d’euros d’investissements ont été
nécessaires pour
Mme Bérangère Bonnetête
doter la Martinique
d’un abattoir digne de ce nom, porteur de développement annoncé pour tout un pan de notre économie.
La visite du nouvel abattoir du François nous mène au long
d’une chaîne de transformation dotée des dernières technologies dans le domaine, garantissant ainsi un niveau de qualité
et de traçabilité optimal. C’est là que sont désormais fabriqués
tous les produits de la marque « Bokaïl »…
la technologie aU service
De la qUalité
La chaîne de production de ce nouvel abattoir de volailles est
moderne et totalement en conformité avec les nouvelles normes, aussi bien sur le plan de l’hygiène alimentaire que sur le
plan du bien-être animal.
m a g a z i n e
d e
Ainsi, les volailles sont anesthésiées avant d’être saignées.
Elles passent ensuite dans un échaudoir à 52° avant de traverser trois séries de plumeuses pour les débarrasser du plus
petit duvet.
L’éviscération est une étape délicate. Dans ce nouvel outil,
elle est en partie automatisée pour assurer un retrait parfait de
la grappe abdominale et ainsi empêcher toute contamination
de la viande.
Une fois les volailles bridées et calibrées, il est primordial de
faire descendre la température à cœur des volailles à 4°C en
4 heures, donc très vite. Pour ce faire, le nouvel abattoir est
doté de deux salles de ressuage dans lesquelles un air pulsé
à 2-3°C permet d’assurer cette étape qui est vraiment déterminante pour la qualité alimentaire.
Enfin, les volailles sont découpées pour certaines, mises en
barquettes et filmées pour être livrées dès le lendemain aux
différentes surfaces de distribution.
Si la modernité de la structure est impressionnante, le souci
de qualité constant l’est tout autant. Pour sa directrice commerciale, Bérangère Bonnetête, la qualité est à la base du
développement de l’activité : « Il est bien évident que si l’on
veut développer notre production locale, cela se passe avant
tout par la qualité, d’abord au niveau des élevages professionnels, ensuite au niveau du processus de transformation qui se
doit d’éliminer de manière optimale le risque de contamination bactérienne. Nous effectuons beaucoup d’auto-contrôles
à toutes les étapes de la production, en plus de ceux qui sont
effectués, souvent de manière inopinée, par les Services vétérinaires. »
l ’ i n d u s t r i e
m a r t i n i q u a i s e
Un oUtil « D’intérêt pUblic »
C’est en ces termes que Bérangère Bonnetête qualifie le nouvel abattoir du
François : « cette unité agroalimentaire, la seule de cette envergure aux Antilles, est un outil de développement exceptionnel et de valorisation de la filière
Volaille de la Martinique. Nous évoluons, en effet, sur un marché porteur qui
bénéficie du fort engouement des consommateurs martiniquais pour la viande
de volaille. Alors que nous produisions 1000 tonnes par an, nous avons pour
objectif de tripler ce chiffre à l’horizon 2015. Mais, cela ne se fera pas seulement par notre volonté, aussi forte soit-elle. Ces ambitions doivent être partagées par tous ceux qui veulent participer au développement de ce secteur
d’activité économique.»
A commencer par les éleveurs dont les exploitations se modernisent afin d’accroître leur capacité de production et d’améliorer la qualité des élevages. Ensuite, par les politiques, en particulier les collectivités (cantines, hôpitaux…) qui
sont encore trop peu nombreuses à favoriser la production locale. Enfin, par les
autorités de tutelle qui tardent à prendre réellement en considération les écueils
quasi insurmontables qui freinent encore son développement : « Les Antilles
Françaises, souligne Bérangère Bonnetête, sont encore trop souvent considérées comme des territoires d’exportation par la France et l’Europe, et non pas
comme des régions de production. Dans notre secteur, 93 % des besoins du
marché martiniquais sont encore couverts par l’importation ! Il n’est pas exagéré de dire que nous sommes confrontés à une concurrence déloyale de certains produits importés, en particulier les volailles congelées dont le niveau de
qualité et de sécurité sanitaire est loin d’être à la hauteur de nos produits. »
Si ce nouvel outil devrait permettre à la marque Bokaïl d’accroître son volume
de production, il devrait aussi favoriser la diversification de sa gamme de produits déjà très présente sur le marché de la volaille entière ou découpée. Les
équipes travaillent déjà sur le développement d’une gamme de brochettes de
dinde, ainsi que sur des produits cuisinés, conditionnés pour passer au microondes...
P41
Maître des chais
MéTIER
l’orfèvre du rhum
L’industrie compte des centaines de métiers très intéressants. Mais, il en est un qui se nourrit essentiellement de passion : maître des chais. Témoignage de Robert Peronet, Maître
des chais de la Maison Clément.
D’abord, qu’est-ce qu’un chai ?
et pour les rhums vieux ?
R. P. : Le chai désigne l’endroit où sont entreposés les fûts
de chêne, ainsi que les cuves en bois et en inox contenant
le rhum. Ce sont donc des bâtiments qui servent à la fois au
stockage, au vieillissement et à la préparation des rhums.
R.P. : Les rhums sont enfermés dans des tonneaux en bois :
là, se produit un échange entre l’alcool et le bois qui va donner au rhum cette belle couleur ambrée. Les rhums sont sortis
de fûts au bout d’une période minimale de trois ans, puis sont
stockés dans des foudres en bois de chêne, à l’intérieur du
chai. Ils y vieillissent et subissent plusieurs phases de préparation.
Nous utilisons différents types de fûts, en fonction de la personnalité que nous voulons donner au rhum : par exemple,
les fûts neufs vont exacerber des arômes comme la vanille
et la cannelle, d’autres plus anciens vont lui conférer des
arômes de fruits mûrs… C’est ensuite de l’assemblage des
rhums, réalisé par le maître des chais, que va naître la typicité
et la personnalité d’un rhum vieux.
Nos rhums sont ensuite présentés à un jury d’agrément composé d’experts dégustateurs qui décident de l’attribution de
l’Appellation d’Origine Contrôlée.
quel est le rôle d’un maître des chais?
R. P. : Mon rôle consiste à gérer le chai et à assurer tout le
suivi de la fabrication des rhums blancs et des rhums vieux,
depuis la sélection des rhums jusqu’à leur mise en bouteille,
en passant par toutes les étapes de la préparation et le suivi
du vieillissement…
quelles sont ces étapes ?
R.P. : Une fois sortis de l’usine du Simon, les rhums distillés
sont sélectionnés par un jury interne : certains seront destinés à vieillir et d’autres seront destinés à être consommés
blancs.
Le rhum se repose entre six mois et un an, afin que ses arômes se développent et que le produit soit moins agressif, puis
nous procédons à la phase de réduction qui dure entre 3 et 4
mois : nous abaissons progressivement le degré d’alcool de
cinq en cinq. Pendant la phase de préparation, nous procédons à l’ajout d’eau déminéralisée et au brassage doux à l’air.
L’objectif est de permettre aux arômes de se développer, tout
en gardant un bel équilibre entre le nez et la bouche, sans
agressivité. À chaque étape, de nombreuses dégustations et
analyses sont réalisées afin de contrôler la qualité de notre
production.
quel est le moment que vous préférez dans ce
processus de fabrication ?
R. P. : La finition du produit ! Elle est à la base de la qualité
d’un grand rhum. J’observe l’évolution des arômes au fil du
vieillissement, je procède à des assemblages avec des apports de différents types de fûts…
J’aime cet aspect véritablement minutieux et créatif de mon
travail. Ensuite, c’est une grande fierté lorsque le résultat final
est à la hauteur de mes espérances…
Si pour toi le rhum est un produit d’excellence qui mérite un travail d’expert, alors
laisses-toi tenter par le métier de maître des chais.
MétIER
w Gérer le processus de vieillissement du rhum et de
sa préparation par des dégustations régulières, par des
analyses en laboratoire et des soutirages
w Coordonner ensuite la mise en bouteilles
w Faire appliquer les normes d’hygiène et de sécurité,
assurer le contrôle qualitatif et sanitaire des fûts
quALItéS REquISES
w Maîtriser l’ensemble des techniques d’élevage du rhum
w Soin, rigueur et souci permanent de l’hygiène
w Disponiblilité et esprit d’initiative
foRMAtIoN
w Formation en œnologie
L’apprentissage sur le terrain est essentiel pour maîtriser les procédés de fabrication propres à la canne et au rhum.
P42
L e
m a g a z i n e
d e
M. Robert Peronet
« […] J’ai appris mon métier sur le tas car ce domaine
me passionnait. […] Toutefois, de nos jours, si je rencontrais un jeune voulant exercer ce métier, je lui conseillerais de suivre une formation d’œnologie. De plus, c’est
un métier qui demande beaucoup d’expérience et de
concentration. […]»
Robert, Maître des chais - Rhums Clément (47 salariés)
l ’ i n d u s t r i e
m a r t i n i q u a i s e
P43
ESPACE EMPLoIS
Curriculum Vitae
P44
L e
contact : Direction régionale anpe martinique
Tél : 0596.42.72.72/0596.42.73.24
e-mail : [email protected]
Jean-Marie FARDINI
Administrateur Réseaux
Jacques-Olivier de LEPINE
Responsable Commercial
ExPéRIENcES
w Webmaster intranet - 1 an
w Administrateur Réseaux - Hotliner Plateforme de service Informatique Antilles-Guyane2 ans
w Technicien Informatique - société de distribution de matériel informatique - 1 an
ExPéRIENcES
w Directeur commercial adjoint - 1 an
w Chef des ventes - 4 ans
w Autres : manager de rayon, commercial
et chef de produit (GMS / CHR) – 5 ans
foRMAtIoN
w Licence Informatique - Option Réseaux
d’entreprise - Diplôme Européen d’Etudes
Supérieures Informatique
w Webmaster
w BTS Informatique de Gestion - Option
réseaux d’entreprise
w Formation Certification CISCO et Microsoft
LoISIRS
Sports nautiques
foRMAtIoN
w DESS négociation commerciale
internationale
LoISIRS
Chasse sous marine - sports nautiques
Houda POGNON
Responsable commercial junior
Trilingue Russe, Anglais, Arabe
Esther GERMANY
Responsable Logistique
ExPéRIENcES
w Responsable logistique (5 ans d’expérience en France et aux Etats-Unis)
foRMAtIoN
w Diplôme de Responsable Opérationnel
d’Unité Logistique (bac +4)
BTS transport
ExPéRIENcES
w Responsable de secteur (7 mois)
w Responsable de magasin
Grande Distribution
w Chargé de clientèle (3 ans)
foRMAtIoN
w Master en Marketing - Paris Dauphine
et St-Pertersbourg
w Diplôme de Technicien Supérieur
en Gestion et Commerce
w Manager d’Univers Marchand
LoISIRS
Natation, cuisine, voyages
LoISIRS
Athlétisme - Moto
m a g a z i n e
d e
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m a r t i n i q u a i s e
Offres d’emplois
CHAUFFEUR PoIDS LoURDS
l’entreprise : E.N.T.P est spécialisée dans la production et la commercialisation de cubiroc, panier gabion pré-rempli.
Dans le cadre de notre développement, nous recherchons un chauffeur poids lourds.
le poste : De manière autonome, vous serez chargé du transport de marchandises dans le respect des procédures et des délais imposés par la direction.
la mission comporte le transport, le chargement et le déchargement de marchandises.
le profil
Titulaire des permis poids lourds FIMO et FCOS, justifiant d’au moins 3 ans d’expérience dans le transport de matériaux de carrière et d’utilisation de grue sur
camion. Motivé, réactif et volontaire
contact canDiDatUres : Envoyer CV + lettre de motivation à Nicolas ETILE
ENTP : Lot Gros Raisins Villa A14 - 97228 Sainte Luce
[email protected]
DIRECTEUR TECHNIQUE ADJoINT H/F
l’entreprise : Les Sablières de Canonville : Filiale d’un groupe de tout premier plan implanté sur les départements
d’Outre-Mer (1,3 milliard de chiffre d’affaires, 5000 personnes), spécialisée dans la production et l’acheminement d’agrégats
de construction, recherche son directeur technique adjoint afin d’étoffer son équipe d’encadrement sur son site de Saint-Pierre (10 ME de CA, 30 personnes).
le poste : Véritable bras droit du Directeur Technique, vous assurez au quotidien le suivi de la production des agrégats en quantité, qualité et délais, supervisez les ventes, coordonez les opérations d’acquisitions et de maintenance des équipements et matériels, et relayez l’animation de l’ensemble des équipes
affectées sur le site. Vous établissez les ratios d’exploitation et en assurez l’analyse et les mesures correctives.
le profil : Ce poste très formateur et autonome s’adresse à des candidats diplômés d’une école d’ingénieur, idéalement orientée production, carrières ou
mines (ENSAM, Mines, ESTP…). Vous êtes débutant ou justifiez d’une première expérience. Organisé, attiré par le travail de terrain et sensible à la technique,
vous faites preuve d’initiative et êtes apte au management d’équipe.
Les perspectives d’évolution sont réelles et concrètes pour un candidat de valeur.
contact canDiDatUres
Envoyez lettre, CV, photo et prétentions sous la référence MA 020/08/YP
à ALIZES RH, 8 Lotissement Plateau Acajou, 97232 le Lamentin Martinique
ou par Email à [email protected]
RESPoNSABLE DE FABRICATIoN
l’entreprise : Chocolat Elot, nous recherchons un responsable de fabrication pour l’élaboration de notre chocolat Elot Poudre.
le poste
Rattaché au Maître Chocolatier Elot, vous êtes responsable de la fabrication et du suivi des procédures Qualité (production, inventaires, maintenance, hygiène
et sécurité …). Vous ordonnancez vos productions en fonction des stocks de produits finis.
le profil
De formation supérieure (électrotechnique ou agro-industrie), vous possédez une expérience acquise en IAA (industries agroalimentaires)
Votre implication et votre autonomie seront la clef de votre réussite.
contact canDiDatUres
Envoyer CV + lettre de motivation à Girard SAS
ZI de la Lézarde - 97232 Le Lamentin
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HISToIRE
Antilles Glaces au pont Damas (1956)
La naissance
d’Antilles Glaces
Alain HUYGHUES DESPOINTES, 82 ans,
raconte une vie consacrée à l’industrie agroalimentaire
aux Antilles-Guyane
Dans l’impossibilité matérielle de poursuivre mes études, j’ai
dû quitter le collège à la fin de la classe de seconde en 1943.
Je me suis trouvé en formation sur l’habitation Génipa à Rivière-Salée, afin d’apprendre le métier d’agriculteur dans la
canne à sucre. J’ai travaillé au sein d’un atelier de sarclage
de cannes à sucre et d’épandage d’engrais. J’étais en quelque sorte stagiaire.
econome a leYritZ
Au début de ma 18ème année, j’ai été embauché à l’Habitation Leyritz à Basse-Pointe comme économe. Cela a été
vraiment le début de ma carrière, j’avais certaines responsabilités et en plus de la traditionnelle culture de la canne à
sucre, j’ai participé à l’approvisionnement de l’île en cultures
maraîchères.
La population de la Martinique ayant subi une sévère pénurie alimentaire pendant les années de guerre, une partie des
P46
L e
m a g a z i n e
d e
l ’ i n d u s t r i e
terres cultivables devait obligatoirement être réservée à ces
cultures. Ces produits étaient acheminés avec l’aide de l’Armée, vers les points de distribution.
gestionnaire
De l’habitation pecoUl
En 1944, suite au décès du gestionnaire de l’Habitation Pécoul à Basse-Pointe, la famille propriétaire, les d’ORIGNY,
ne pouvant se rendre à la Martinique à cause du blocus de
l’Atlantique Nord, propose la gérance de l’exploitation à mon
père Jules H. Despointes.
Mon père accepte « à condition qu’il puisse être secondé
dans cette tâche par son fils Alain. »
Je connaissais déjà suffisamment la culture de la canne à
sucre pour pouvoir gérer l’Habitation. Mais le vrai changement, c’est que je vais aborder un nouveau métier : celui
de distillateur, car il me faudra également faire tourner les
m a r t i n i q u a i s e
Témoignage
provoquer la colère, quelquefois excessive, des salariés agricoles. J’en ai tiré
des enseignements et par la suite, j’ai toujours privilégié le dialogue social dans
mes entreprises.
Dans une Martinique très pauvre par rapport à celle d’aujourd’hui, le niveau
des salaires des ouvriers agricoles était bas. En 1948, cette poussée sociale
commence à être légitimée par la montée en puissance du syndicalisme aidé
sur un plan politique par le communisme en France, qui atteint son apogée
cette année-là.
le foUDrage et l’exportation
Des rhUms saint james
J’ai quitté Pécoul en janvier 1949 pour m’associer avec mes oncles de JAHAM
dans une activité d’exportation de rhum dénommée « Alain H. DESPOINTES &
de JAHAM frères ». Cette activité était basée aux Entrepôts du Pont de Chaînes à Fort de France. Ces entrepôts très modernes étaient équipés de foudres
à rhum : ils avaient pour fonction le stockage et la préparation des rhums provenant des quatre distilleries SAINT-JAMES de cette époque. Ces rhums étaient
exportés vers la France. Ce fut un travail intéressant notamment sur le plan des
contacts avec les services des contributions indirectes à Fort de France et le
suivi des certificats de contingent pour les rhums.
le Depart vers l’inDUstrie agroalimentaire
Aux alentours des années 60, la plupart des usines à sucre fermeront, certaines
employaient plus de 500 personnes et autant avec les activités transversales.
Ces fermetures ont créé une situation de chômage : ce fut l’exode rural massif
vers Fort-de-France et le départ des Martiniquais vers la France Métropolitaine,
les « années Bumidom ».
M. Alain Huyghues Despointes
moulins de la Distillerie des RHUMS PECOUL.
Il a fallu remettre en fonctionnement le matériel de la distillerie qui était en
très mauvais état : la chaudière, les moulins, la cuverie, tout était à refaire !
Mon père, ingénieur, diplômé à Lille en 1909, qui avait déjà installé plusieurs
distilleries à la Martinique, m’a initié à ce métier en me guidant de ses précieux
conseils dans les travaux à entreprendre. Je lui suis très reconnaissant de cette
véritable « formation sur le tas ».
ma passion D’inDUstriel était née
En 1945, je faisais redémarrer la Distillerie PECOUL, mais il fallait apprendre aussi d’autres aspects de la direction d’une exploitation : la gestion du
personnel, la comptabilité et l’administratif, les relations avec les banques, les
budgets à établir et les rapports d’activité à adresser aux propriétaires résidents
en France. Le contact avec les courtiers pour négocier la vente des rhums
fut aussi une expérience enrichissante. Cette période fût pour moi un vrai
« parcours du combattant » car il faut se rappeler qu’en cette dernière année
de guerre les communications entre la Martinique et la France Métropolitaine
étaient pratiquement inexistantes, engendrant une situation économique très
difficile dans l’île où l’on manquait de tout…
Au décès de mon père, en novembre 1947, je me suis retrouvé à 21 ans en
charge de la gestion totale de l’Habitation Pécoul : une distillerie de rhum et une
exploitation agricole de 160 ha.
Les années passées à Pécoul, de 1944 à 1949, furent des années de turbulence sociale. Les premières grèves et revendications datent de cette période
et particulièrement sur la région de Basse-Pointe. L’attitude trop rigide de certains patrons, la répression trop violente et maladroite des autorités allaient
Il fallait innover et trouver d’autres activités industrielles pour la Martinique.
Une industrie agroalimentaire, transformation des produits de l’agriculture en
aliments emballés et prêts à la consommation, serait une activité plus moderne
répondant aux besoins du consommateur moderne. Elle pourrait redonner de
l’emploi à une population martiniquaise très touchée par la fermeture des usines à sucre.
J’ai trouvé là le fil conducteur qui allait me mener à développer un nouveau
domaine d’activités.
Une bonne opportUnite s’offre a moi :
l’acqUisition D’Une fabriqUe De cremes
glacees
En 1956, je rachète une unité artisanale de production de crèmes glacées et
de « Frozens » (bâtonnets glacés) située au Pont Damas, en plein Fort de
France.
Cette fabrique, fondée en 1948, a d’abord été appelée FRIGICREME, et sera
rebaptisée ANTILLES GLACES vers 1960, à la demande de la marque nationale FRIGECREME.
Effectif : 6 salariés. Les seules productions sont alors les fameux « Frozens
rouges, verts et Super Coco » qui ont fait depuis la renommée de la société.
Les cocos secs étaient cassés et pressés pour obtenir du bon lait de coco
frais, base de la fabrication. Les « Frozens » étaient démoulés à la main et
leur vente se faisait par charrettes à bras et triporteurs à travers les rues de
Fort -de-France.
Voici donc les débuts bien « folkloriques » d’ANTILLES GLACES !
La place la plus animée de la ville se trouvait à quelques centaines de mètres
du Pont Damas, c’était la Croix Mission, où stationnaient à cette époque les
tombés-levés (autobus) et autres moyens de locomotion qui reliaient Fort-de-
P47
Les véhicules de livraison en 1960
France aux communes de l’île. La charrette à bras faisait donc des allers-retours plusieurs fois par jour…
les annees 60
L’électrification de l’île vers les années 60 permet une innovation qui sera couronnée de succès. Il s’agit de l’installation gratuite de congélateurs chez les
commerçants. Le premier circuit de livraison en froid négatif de la Martinique
venait d’être créé.
La fabrication à Pont Damas fonctionne jour et nuit avec trois équipes car « la
petite fabrique » ne parvient plus à répondre à la demande, sans cesse croissante. Le terrain et les locaux sont trop exigus pour supporter une extension
sur place.
installation Dans la noUvelle
Zone inDUstrielle De la leZarDe aU lamentin
En 1966, la Chambre de Commerce et d’Industrie de la Martinique achève
l’aménagement de la première zone industrielle de la Martinique à la Lézarde
au Lamentin. J’achète un des premiers lots.
Certains ont critiqué cette initiative car toute l’économie de l’île était centralisée
à Fort-de-France. L’autoroute n’était pas encore en service. Le Lamentin dirigé
par Georges Gratiant n’était qu’une bourgade qui n’avait pas de commerce
moderne, pas de restaurant et où l’on ne faisait que passer pour aller dans le
Sud, le Nord Atlantique et à l’aéroport qui se développait.
Sur ce terrain de la zone de la Lézarde, sera construite la première usine agroalimentaire de mon Groupe.
L’investissement a été considérable pour ma petite entreprise et j’ai dû emprunter et m’endetter pour plusieurs années.
le pari De l’inDUstrie locale
Alors que de nombreux grossistes et négociants importateurs, puissantes entreprises de la place, continuent à développer l’importation de produits fabriqués en Europe, Antilles Glaces met sur le marché des produits dont le goût est
adapté à la population locale. Ce sont aussi des produits fraîchement fabriqués
qui sont distribués plusieurs fois par semaine dans les magasins d’alimentation
les plus importants de Fort de France et au moins une fois par semaine dans
les communes. Antilles Glaces fabrique et distribue. Antilles Glaces est proche
P2
P48
L e
m a g a z i n e
d e
de ses clients. Je me déplaçais moi-même et visitais les détaillants de l’île qui
m’ont assuré tout de suite de leur confiance et de leur soutien. Ces commerçants martiniquais ont misé instinctivement sur l’industrie locale qui allait créer
des richesses dans l’île.
la premiere franchise en martiniqUe
En 1973, j’éprouve la nécessité de demander l’assistance technique d’un
« grand » du métier qui nous permettrait de passer de simple glacier artisanal
à une activité industrielle garantissant les normes de qualité pour fabriquer des
produits pouvant rivaliser avec les grandes marques nationales. Un accord de
franchise est alors signé avec la marque MIKO, marque appartenant à une famille d’immigrants espagnols, les ORTIZ, qui ont conquis le marché français en
une vingtaine d’années. Le succès rencontré grâce à cet accord a généré par
la suite plusieurs autres franchises dont COCA COLA, YOPLAIT et ORANGINA
pour le seul Groupe Alain H. Despointes.
la naissance DU premier groUpe
agroalimentaire Des antilles gUYane
Après les débuts difficiles, la franchise MIKO apporte un nouveau souffle à Antilles Glaces qui prend une position de leader sur son marché. Son savoir-faire
industriel est reconnu par les acteurs économiques locaux.
Il s’agit d’être excellent dans certains « domaines clés ». D’abord, l’équipement
industriel doit toujours être issu de la technologie la plus récente. Dans le domaine alimentaire, la chaîne de fabrication est l’élément fondamental garantissant la qualité des produits. Ensuite, un marketing innovant devra présenter les
produits attendus par les consommateurs. Puis, une équipe commerciale et un
service de livraison devront être attentifs aux clients.
Tout cela passe aussi par des relations de confiance avec tous les interlocuteurs, un sérieux au niveau du respect des engagements financiers.
A partir de 1983, cette petite entreprise artisanale qui est devenue Antilles
Glaces, se donne les moyens de prendre le contrôle de différentes sociétés
agro-alimentaires.
La plupart de ces sociétés était en difficulté. Le Groupe Antilles Glaces / Alain
Huyghues Despointes va les restructurer, les rendre compétitives.
l ’ i n d u s t r i e
m a r t i n i q u a i s e
Témoignage
Aujourd’hui, ce Groupe emploie 550 salariés et compte 8 sociétés principales
dans 4 domaines principaux d’activités :
1- Fabrication et distribution de crèmes glacées
et sorbets. C’est l’activité de départ.
2- Fabrication et distribution de yaourts
et produits laitiers frais.
3- Fabrication et distribution de jus de fruits frais
et jus de fruits longue conservation.
4- Fabrication et distribution de boissons gazeuses.
Ces activités sont actuellement présentes sur les trois Départements Français
d’Amérique : Martinique, Guadeloupe et Guyane Française.
Certaines de nos marques sont de renommée mondiale et nous sommes très
fiers de les fabriquer localement en franchise : COCA COLA, ORANGINA,
MIKO et YOPLAIT.
Mais une des priorités de ces entreprises locales est de maintenir sur les marchés martiniquais, guadeloupéens et guyanais, des produits faisant quasiment
partie de notre « patrimoine » : ROYAL SODA, L’ORDINAIRE, PARADIS GLACES, FLOUP, YAOURT LITTEE, CARESSE ANTILLAISE, les jus MONT PELE
et ROYAL et les confitures ROYAL et DORMOY.
le management
Autour de moi, dans les locaux de notre siège au Lareinty, j’ai la chance d’être
en contact en permanence avec une véritable fourmilière de compétences dans
de nombreux domaines : Finance, Contrôle de gestion, Informatique, Achats,
Marketing et Commercial, Merchandising, Ressources humaines. C’est ce qui
fait aujourd’hui la force de notre Groupe. Cette équipe est très motivée, certains d’entre eux m’accompagnent depuis plusieurs dizaines d’années.
le respect De l’iDentite locale
A une époque où la mondialisation amène une standardisation de la consommation, notre Groupe apporte une continuité des traditions en mettant en avant
des goûts spécifiques à notre terroir. Par exemple, la goyave, la prune de cythère, l’ananas et la noix de coco cultivées localement se retrouvent dans la
fabrication des glaces, des jus, des yaourts et des confitures.
C’est une véritable chaîne qui est ainsi créée entre culture, transformation et
distribution d’un produit local.
conclUsions
J’aime relever les défis et aller jusqu’au bout des projets que j’initie.
L’industrie agro-alimentaire est un véritable « sacerdoce » dans la mesure où
rien n’est jamais acquis : il faut en permanence créer de nouveaux produits et
par conséquent, faire chaque année de nouveaux investissements.
La porte de mon bureau est toujours restée ouverte et c’est en partie pour cela
que des liens de confiance se sont créés entre le personnel de mes sociétés
et moi-même.
Tout au long de ma vie professionnelle, j’ai été guidé par la « fibre industrielle »
acquise dès vingt et un ans.
J’ai toujours eu la passion de mon métier.
Pour que mon bonheur soit complet, il faudrait que les jeunes générations prennent la relève !
Cette relève, je la vois déjà présente !
Je vous ai raconté volontiers cette histoire pour que d’autres se lancent aussi
dans l’aventure…
Antilles Glaces aujourd’hui
P49
SDGA et AMPI
6 ans de partenariat
M. Alain Coridon, Président du SDGA
La «Charte de Bonne Conduite», signée en 2002 par le Syndicat de la Distribution et des
Grossistes Alimentaires (SDGA) et l’AMPI, entamait une nouvelle ère de partenariat entre
les industriels locaux et la grande distribution. Alain Coridon, Président du SDGA, fait un
bilan positif des six années écoulées…
pourquoi une «charte de bonne conduite» entre les distribu- 2008 et de préparer celle de 2009 à laquelle nous voulons donner une ampleur
nouvelle.
teurs et les producteurs locaux ?
A. C. : Pendant longtemps, la grande distribution a été affublée d’une mauvaise
image, se voyant reprocher de favoriser les produits importés au détriment des
produits fabriqués localement. Or, il existe une évidente complémentarité entre
la grande distribution et la production locale. D’une part, les magasins représentent le débouché principal et incontournable des producteurs. D’autre part,
la présence des Produits de l’Industrie Locale dans les rayons des magasins
répond à une demande de la clientèle martiniquaise de plus en plus attachée
aux produits locaux.
En signant cette Charte, le SDGA et l’AMPI ont affirmé leur volonté de favoriser
la production, la commercialisation et la modernisation des Produits de l’Industrie Locale, contribuant ainsi à la sauvegarde de l’outil de travail martiniquais,
à la pérennisation des entreprises et à la création de nouveaux emplois. Cet
accord est très important puisqu’il a notamment été inspiré par la loi sur les
Nouvelles Régulations Economiques, servant de guide pour construire des
relations durables et favorables au développement économique et social de
la Martinique.
concrètement, comment s’est traduit
cet accord ?
A. C. : En tant que distributeur, nous avons pour obligation de fournir aux
consommateurs des produits diversifiés, de qualité, avec des prix qui puissent
convenir au porte-feuille de chacun.
Le SDGA souhaite, en accord avec l’AMPI, associer la Chambre d’Agriculture,
avec laquelle nous avons aussi signé une Charte en 2003, à la campagne
PIL 2009. Cette Charte Interprofessionnelle de la Filière Viande Martinique a
pour but de proposer aux consommateurs martiniquais des produits de qualité,
issus des élevages professionnels martiniquais dans l’ensemble des grandes
et moyennes surfaces de l’île.
Les distributeurs ont pleinement conscience du rôle important qu’ils ont à jouer
dans ce domaine et nous travaillons d’ailleurs en étroite collaboration avec
l’AMIV. Je rappelle aussi que la grande distribution contribue largement au
développement de ce secteur, en versant chaque année une contribution importante en complément des fonds européens d’aide à la filière Viande et Lait
de la Martinique. L’an dernier, cette contribution s’est élevée à 670.000 euros !
Nous avons également largement contribué à l’amélioration de la qualité de
fabrication des produits issus de la filière Viande et lait en soutenant la création
de plusieurs unités de transformation.
Enfin, puisque nous parlons d’avenir, je pense que, globalement, il serait nécessaire de clarifier la notion même de «produit de l’industrie locale» et d’aller,
pourquoi pas, vers la création d’une labellisation…
les relations Distributeurs/producteurs sont-elles aujourd’hui
au beau fixe ?
A.C. : Il y a une dizaine d’années, aucune des parties en présence n’avait compris que leurs préoccupations étaient interdépendantes. Depuis, distributeurs et
producteurs ont pris conscience que leur devenir respectif étaient étroitement
liés : la grande distribution est un débouché capital pour les producteurs et la
pérennité des entreprises appartenant à la grande distribution est indissociable
de celle des industries locales et de leurs emplois. Cela passe par le dialogue
permanent, le travail et la concertation. Nous sommes déterminés à poursuivre
dans cette voie…
GMBC
A.C. : Le rapprochement de l’industrie et de la distribution s’est tout d’abord
opéré autour d’actions de communication visant à promotionner les produits de
l’industrie locale dans les magasins. Ainsi, chaque année, durant les mois de
juillet et août, les principales enseignes mettent en place des opérations commerciales PIL, contribuant ainsi à valoriser les produits fabriqués localement.
Depuis 2002, les distributeurs ont plus largement favorisé le référencement des
produits PIL dans leurs magasins et leurs linéaires avec, même, une signalétique particulière.
Les industriels martiniquais, quant à eux, ont fait de gros efforts pour moderniser leurs équipements et leurs procédés de fabrication afin de se maintenir
à niveau avec les produits concurrents importés, notamment en terme de respect des normes européennes de sécurité, de qualité et d’environnement. Il
existe également une Commission «Grande distribution» au sein de l’AMPI
qui traite de nombreux sujets et prépare les opérations promotionnelles autour
des produits PIL. Nous sommes actuellement en train de finaliser la campagne
laquelle ?
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L e
m a g a z i n e
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GMBC
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Liste adhérents AMPI
RAISoN SoCIALE
AMEUBLEMENT
Textiles
FABRICOM STORES
Matelas
ABADIE SA
Meubles et Agencement
BOSS GROUPE (CUISINES TROPICALES)
EBENISTERIE 3D CARAIBES
GENERALE DE MENUISERIE
INOVMAG CARAIBES
M3P MARTINIQUE
A G R o - A L I M E N TA I R E
Boissons
BRASSERIE LORRAINE
SEEMD FONTAINE DIDIER
SNEMBG
SOMES
Cafés
SODIVIC
TIVOLIENNE (LA)
Industrie des viandes et poissons
ABATTOIR BOKAIL
ANTILLES PROCESSING
CARIBEENNE DE VIANDES
COMIA
DELICES LOCALES
KINI
MARTINIQUE AVICULTURE
MAN’ NICOL (SARL)
SIMBI
SOTRADEV
Industrie des céréales
BOULANGERIE PATISSERIE GALAP
BRIOCHE BIG IN
CHIPSO
COLIBRI CHIPS
DELI-EXPRESS
ETS EMILE MUSSARD
GRANDS MOULINS DE LA CARAIBE
MARTINIQUE NUTRITION ANIMALE
MOULIN (LE)
SMPA
SOCARIZ
Industrie des fruits et légumes
DELICES ET TRADITION
DENEL
SOCOPGEL
Industrie du cacao
CHOCOLAT ELOT
Produits laitiers
SAPY
SNYL
SOPROGLACES
Punch et liqueurs
SOCARA
Rhums
DISTILLERIE DILLON
DISTILLERIE DU SIMON
DISTILLERIE LA FAVORITE
DISTILLERIE NEISSON
HERITIERS JM
HERITIERS H. CLEMENT SA
HSE (RHUM ST ETIENNE)
BBS LA MAUNY
DISTILLERIE ST JAMES
TROIS RIVIERES
Sucrerie
SAEM
T R AvA I L D E S M E TA U x
Armatures et tôles
ARMATURES DES ANTILLES
ARMATURES MARTINIQUAISES
ARMÉTAL
BIOMETAL
FABRIPRESS
PROFILAGE DE MARTINIQUE
STAB
Construction Métallique
ENTREPRISE NOUVELLE ANTILLAISE
GEFAM SN
SOCACOM
SAVE INDUSTRIE
Gouttières
CARAIBES GOUTTIERES
Menuiseries métalliques
ALU CONCEPT
ALUGWA
RESPoNSABLE
ADRESSE
C.P. vILLE
TEL
FAx
M. ASSELIN BARTHELEMY
IMM. SCIC - PTE DES CARRIERES
97200 FORT DE FRANCE
50 78 17
50 65 12
M. JANIQUE DE WAUBERT J.B
ZAC RIVIERE ROCHE
97200 FORT DE FRANCE
50 37 47
50 45 32
M. BOSSE LEO
MME DELAROZIERE REGINE
M. MARIE-JOSEPH PIERRE
M. JACQUIER FABRICE
MME DELAROZIERE REGINE
43 RUE LEOPOLD BISSOL
ZA SEMAIR - BAT A - LOCAL N° 4
ZA DE L’ESPERANCE
ZI PETITE COCOTTE - CHAMPIGNY
ZA SEMAIR - BAT A - LOT N° 5
97232
97231
97215
97224
97231
LAMENTIN
ROBERT
RIVIERE SALEE
DUCOS
ROBERT
51 07 09
65 58 21
68 14 15
56 08 74
65 68 06
51 19 77
65 58 63
68 18 42
56 23 10
65 68 07
M. KRUIJTZER MAARTEN
M. GARCIN PATRICE
M. WINSBACK JEAN-MARC
M. CLERC BERTRAND
QUARTIER UNION
9 KM RTE DE DIDIER
ZI LEZARDE - BP 253
QUARTIER CHAMPFLORE
97232
97200
97285
97260
LAMENTIN
FORT DE FRANCE
LAMENTIN CDX
MORNE ROUGE
51 19 55
64 07 88
51 14 35
52 52 52
57 15 42
64 01 69
51 40 99
52 30 55
M. EVIN PIERRE-PHILIPPE
M. TOUSSAY HERVE
QUARTIER LOURDES
20 RUE HENRI STEHLE - TIVOLI
97224 DUCOS
97200 FORT DE FRANCE
56 13 82
64 05 93
56 07 80
64 91 04
M. DAUCHY DOMINIQUE
M. SEVESTRE PASCAL
M. BALLY OLIVIER
M. BILAS ALEX
MME EDMOND BEATRICE
M. MARQUET FABRICE
M. DAUCHY DOMINIQUE
MME WALTER N. - M. GABRIEL J-M.
M. THEVENET JEAN-PAUL
M. ANEXIME JEAN-FELIX
CHEMIN GABOURIN - BP 69
ZI SEMAIR - BP 132
1 AV. DU FLAMBOYANT - PTE SAVANE
PLACE D’ARMES - BP 266
20 LOT. DILLON STADE - RUE E. EUCHARIS
PARC DE LA SEMAIR
HABITATION BONNAIRE
SITE DE L’ABATTOIR - PLACE D’ARMES
ZI PETITE COCOTTE
ZI PLACE D’ARMES
97240
97231
97231
97232
97200
97231
97240
97232
97224
97232
FRANCOIS
ROBERT
ROBERT
LAMENTIN
FORT DE FRANCE
ROBERT
FRANCOIS
LAMENTIN
DUCOS
LAMENTIN
54 35 61
65 55 83
38 25 90
66 61 62
71 56 43
54 35 61
54 35 61
51 23 70
56 03 03
51 70 09
54 77 70
65 55 82
51 47 80
51 40 21
63 44 74
54 77 70
54 77 70
51 23 05
56 02 04
51 20 28
M. GALAP CLAUDE
M. BALLY GUILLAUME
MME LACHESNEZ-HEUDE LOIZA
M. CLERC BERTRAND
M. AUDINAY ELIE
M. MUSSARD EMILE
M. PASCAL JEAN-MICHEL
M. LABAYE MARC
M. DE POMPIGNAN PATRICK
M. URSULET EMMANUEL
M. LEVALOIS OLIVIER
189 RTE DE RAVINE VILAINE
ZI PLACE D’ARMES
ZA SEMAIR - LOT 3
QUARTIER CHAMPFLORE
ANC. USINE DE PETIT BOURG
ZI LEZARDE
PTE DES CARRIERES - BP 627
ZI LEZARDE
PARC DE LA SEMAIR
ZI PLACE D’ARMES
PARC DE LA SEMAIR
97200
97232
97231
97260
97215
97232
97200
97232
97231
97232
97231
FORT DE FRANCE
LAMENTIN
ROBERT
MORNE ROUGE
RIVIERE SALEE
LAMENTIN
FORT DE FRANCE
LAMENTIN
ROBERT
LAMENTIN
ROBERT
79 61 81
66 67 07
51 61 65
52 56 60
77 37 47
51 18 20
73 00 68
51 07 38
38 15 75
30 00 14
65 46 56
79 58 49
66 67 24
51 61 75
52 56 65
77 80 52
57 01 18
71 35 08
51 48 99
38 15 85
51 70 43
65 46 65
M. CHEMIR CHARLIE
M. VOURCH PHILIPPE
M. MARIGNAN GEORGES
QUARTIER CHOPOTTE
USINE DENEL
ZI PLACE D’ARMES
97240 FRANCOIS
97213 GROS MORNE
97232 LAMENTIN
54 82 81
67 51 23
51 07 47
54 82 81
67 67 56
51 84 25
M. LARCHER CHARLES
ZI LEZARDE
97232 LAMENTIN
66 60 60
51 15 11
M. TOUIN FRANCIS
M. CAMPAGNE JEAN-GUY
M. GALLET DE SAINT AURIN
FONDS NICOLAS
HABITATION DIRECTOIRE - VERT PRE
ZI LEZARDE
97231 ROBERT
97231 ROBERT
97232 LAMENTIN
65 20 60
65 91 09
51 23 24
65 39 27
65 99 77
51 51 00
M. CHABROL NICOLAS
AV. DES ARAWAKS - BP 560
97242 FORT DE FCE CDX
75 04 04
75 04 76
M. PASCAL RENARD
M. SIMON ROLAND
M. DORMOY PAUL
MME VERNANT CLAUDINE
M. DUCHAMP HUGUES
M. LARCHER CHARLES
M. HAYOT JOSÉ
M. DE LAVIGNE FRANCOIS
M. BENOIT JEAN-CLAUDE
M. DE LAVIGNE FRANCOIS
9 RTE CHATEAUBOEUF - BP 212
USINE DU SIMON
RTE DU LAMENTIN - BP 459
LE COIN
FOND PREVILLE
DOMAINE DE L’ACAJOU - BP 22
HABITATION ST ETIENNE
GENIPA - BP 35
USINE - BP 37
GENIPA - BP 35
97257
97240
97205
97221
97218
97240
97213
97224
97230
97224
75 20 20
54 92 55
50 47 32
78 03 70
78 53 40
54 62 07
57 62 68
56 82 82
69 30 02
77 80 80
75 30 33
54 90 79
50 49 84
78 03 95
78 58 38
54 63 50
57 54 11
56 82 83
69 29 60
77 82 82
M. PADERNA JEAN-CLAUDE
USINE DU GALION
97220 TRINITE
58 20 65
58 42 43
M. BERRUET PASCAL
M. PORRY ALAIN
M. BLONDEL JEAN-NOEL
M. BELLEMARE MICHEL
M. MONROUX MICHEL
M. USUNIER PHILIPPE
M. NONDIER ERIC
PARC D’ACTIVITES DU ROBERT
ZI PETITE COCOTTE
ZI LEZARDE VOIE 1 - BP 232
USINE DU ROBERT
BOIS ROUGE
ZI POINTE DES GRIVES
QUARTIER BOIS ROUGE
97231
97224
97284
97231
97232
97200
97224
ROBERT
DUCOS
LAMENTIN CDX
ROBERT
LAMENTIN
FORT DE FRANCE
DUCOS
65 39 79
56 46 58
66 60 30
65 14 44
42 01 01
60 60 00
42 01 01
65 39 60
56 47 93
51 82 82
65 10 01
42 01 10
63 31 19
42 01 10
M. GOMEZ GERARD
M. LEFEVRE JEAN-PHILIPPE
M. H.DESPOINTES RAYMOND
M. REBILLOUT ALAIN
BASSIN DE RADOUB - BP 463
ZI CHAMPIGNY - BAT A1
BOIS ROUGE
1,2 KM RTE DU VERT PRE/CH. BOIS QUARRE
97205
97224
97232
97232
FORT DE FCE CDX
DUCOS
LAMENTIN
LAMENTIN
72 64 64
56 15 18
42 03 50
57 28 47
60 61 02
56 16 66
51 46 88
39 29 03
M. STRHOMENGER ERIC
ZI PETITE COCOTTE
97224 DUCOS
56 48 13
56 49 09
M. WAN-AJOUHU GILLES
M. WAN-AJOUHU GILLES
C/O SERVIMAR - ZI JAMBETTE
C/O SERVIMAR - ZI JAMBETTE
97232 LAMENTIN
97232 LAMENTIN
42 05 42
42 05 42
42 95 02
42 95 02
FORT DE FCE CDX
FRANCOIS
FORT DE FCE CDX
CARBET
MACOUBA
FRANCOIS
GROS MORNE
DUCOS
SAINTE MARIE
DUCOS
P53
Liste adhérents AMPI
ALUMASTER
ANTILLE MIROITERIE
FACE
MAVM
SAMIR
SOCOMI
VER ALU
Recyclage des métaux
SN METAL DOM
ENERGIE
Production et distribution d’électricité
COMPAGNIE DE COGENERATION DU GALION
EDF MARTINIQUE
MARTINIQUAISE DE VALORISATION (LA)
Produits pétroliers
ANTILLES GAZ
SARA
CoNSTRUCTIoN
Produits béton
BATIMAT BETON
BETONORD
BETON PLUS
CENTRALE DES BETONS (LA)
ENTP
FRANCE BETON
LAFARGE CIMENTS ANTILLES
MACOBE INDUSTRIE
MARTINIQUE BETON
SAPEB
SDPI
Carrières
BLANCHARD SA
CARRIERES GOUYER SA
GRAVILLONORD
SABLIERES FOND CANONVILLE
SABLIERES MODERNES
Briqueterie
POTERIE DES 3 ILETS
Charpentes en bois
SAS GPE LE VILLAIN MQUE
CHIMIE
Peintures et vernis
AZUREL
SEIGNEURIE MARTINIQUE (LA)
SIAPOC
Cosmétiques
CARAIBES COSMETIQUES
Bougies
CLARTE DIVINE
Recyclage
E-COMPAGNIE
MARTINIQUE RECYCLAGE
Matières plastiques
CABEX INDUSTRIE
MATIÈRES PLASTIQUES MARTINIQUAISES
POLYFORMS
PROCAP
SACHERIE CAPRON
SACHERIE CLERY
SAGIP MARTINIQUE
SIMOP CARAIBES
TUBEX
Engrais
OUTRE-MER FERTILISANTS
HOLDEX ENVIRONNEMENT
SCIC MARTINIQUE SAS
Gaz industriel
SOMAL
Détergents
PROCHIMIE INDUSTRIE
PA P I E R B o I S
Imprimerie
BERGER BELLEPAGE IMPRIMERIE
CARAIBES ROTO DIFFUSION
CARAIBSCANN
COULEURS D’ILES
FRANCE ANTILLES MARTINIQUE
IMPRIMERIE ABSALON
IMPRIMERIE ANTILLAISE - CARAIB EDIPRINT
ÉTIK ANTILLES
MULTIPRINT
SIMA
Travail du bois
MATBOIS
SCIERIE PIVETEAU
SOCAPAL
A C C E S S o I R E S A U To & B AT E A U x
Construction de bateaux
FUSION
MULTICAP CARAIBES
Rechapage de pneus
NOUVELLE SOMAREC
P54
L e
M. MASLIN THIERRY
M. PLISSONNEAU DENIS
M. RICHARD GERARD
M. AUBÉRY ANTOINE
M. DORMOY ALEX
M. PARFAIT ROBERT
M. MARIE-JOSEPH PIERRE
ZI LES MANGLES - ACAJOU
ZI LEZARDE
ZI LEZARDE - VOIE N° 1 - IMM. SOCOMAL
8 PARC DE LA CARAIBE
PALMISTE - BP 233
ZI PLACE D’ARMES
ZI LAUGIER - BP 45
97232
97232
97232
97231
97284
97232
97215
LAMENTIN
LAMENTIN
LAMENTIN
ROBERT
LAMENTIN CDX 2
LAMENTIN
RIVIERE SALEE
50 43 43
51 48 73
66 66 00
65 55 50
50 00 22
51 56 55
68 13 99
50 52 25
51 09 64
51 46 75
65 55 53
50 68 16
51 62 08
68 23 97
M. MONPLAISIR LIONEL
ZIP POINTE DES GRIVES
97200 FORT DE FRANCE
60 44 04
60 58 08
M. HERVE HEBRARD
M. KIENER ANDRE
M. FAGOUR JEAN-CLAUDE
USINE DU GALION
PTE DES CARRIERES - BP 573
MORNE DILLON SUD
97220 TRINITE
97242 FORT DE FCE CDX
97200 FORT DE FRANCE
78 40 30
59 20 12
42 75 80
63 09 15
60 29 76
42 75 82
M. ROBLES JEAN-PAUL
M. CHARTON MICHEL
CALIFORNIE
CALIFORNIE - BP 436
97232 LAMENTIN
97292 LAMENTIN CDX
50 33 30
50 18 94
50 20 11
50 00 15
M. BRICHANT JEAN-JACQUES
M. GOUYER BRUNO
M. MORIN LOUIS
M. DE CHASTAIGNE THIERRY
M. ETILE NICOLAS
M. MORIN LOUIS
M. AGNES CHRISTIAN
M. CORDOBA SEBASTIEN
M. BRICHANT JEAN-JACQUES
M. TURBET-DELOF PAUL
M. SAINTE-ROSE PHILIBERT
CARRIERE MORNE DORE - BP 269
CARRIERE DU PHARE - PTE DES NEGRES
HABITATION MAREUIL
LONG PRE / BP 255
VILLA A14 - LOT. GROS RAISINS
ZAC DE RIVIERE ROCHE
PTE DES CARRIERES - BP 863
ZI PETITE COCOTTE
CROISEE LES COTEAUX - MONESIE
CARRIERE MORNE DORE - BP 269
ZI LEZARDE
97285
97200
97215
97285
97228
97200
97208
97224
97228
97285
97232
LAMENTIN CDX 2
FORT DE FRANCE
RIVIERE SALEE
LAMENTIN CDX 2
SAINTE LUCE
FORT DE FRANCE
FORT DE FCE CDX
DUCOS
SAINTE LUCE
LAMENTIN CDX 2
LAMENTIN
66 92 00
61 60 11
68 24 10
50 17 38
0696 34 65 88
42 71 90
72 84 84
56 15 10
62 56 65
51 35 63
51 22 33
51 50 48
61 64 31
68 13 03
50 54 45
58 39 27
50 26 37
60 01 01
56 18 71
62 30 57
51 72 74
51 23 33
M. LESNARD FRANCOIS
M. GOUYER PIERRE-JEAN
M. GOUYER CHRISTOPHE
M. ABRAMOVICI STEPHANE
M. MIRANDE JOSE
CARRIERE DE CROIX-RIVAIL
LA GALERE
CARRIERE DU PETIT GALION
RTE DU PRECHEUR
QUARTIER DU FORT - BP 41
97224
97250
97231
97250
97250
DUCOS
SAINT PIERRE
ROBERT
SAINT PIERRE
SAINT PIERRE
51 20 10
78 20 60
65 01 94
52 92 59
78 32 32
51 09 07
78 18 14
65 17 33
52 96 62
78 30 31
M. MARIE JEAN-CLAUDE
VILLAGE DE LA POTERIE
97229 TROIS ILETS
68 03 44
68 19 27
M. AIROLA MICHEL
PARC DE LA SEMAIR
97231 ROBERT
65 01 69
65 63 99
M. DE GENTILE HENRI-PIERRE
M. RENNER DOMINIQUE
M. MENCÉ BRUNO
CENTRE DELGRES - DILLON
ZAC RIVIERE ROCHE - BP 123
ZONE DE CALIFORNIE - ACAJOU
97200 FORT DE FRANCE
97252 FORT DE FCE CDX
97232 LAMENTIN
59 05 50
50 56 20
50 54 14
70 42 14
50 28 39
50 09 11
M. BELLEAU JOEL
ZA LE TRIANON
97240 FRANCOIS
54 27 32
54 38 34
M. SAINT-CYR JOSEPH
ZA DEVILLE - BP 18
97228 SAINTE LUCE
62 55 02
62 44 01
M. EDOUARD SYLVAIN
MME BEYER AGNES
IMM. SEEN - ZI LEZARDE
IMM. SOFAM / ZI COCOTTE CANAL
97232 LAMENTIN
97224 DUCOS
30 04 03
56 37 93
51 39 48
56 47 59
M. LANES PATRICK
M. TORRES CHRISTIAN
M. DESCAS GERMAIN
M. LANES PATRICK
MME CAPRON JOSIANE
MME CLERY HELENE
MME CHERBONNEL FLORENCE
M. FEREY GUILLAUME
M. LANES PATRICK
ZI PELLETIER
ZI CHAMPIGNY
USINE SOUDON - RTE DU VERT PRE
ZA PELLETIER
ZA DILLON
ZI JAMBETTE
ZI CALIFORNIE
HABITATION RIVIERE LA MANCHE
ZA PELLETIER
97232
97224
97232
97232
97200
97232
97232
97224
97232
57 10 23
77 13 20
42 39 44
57 10 23
75 10 43
50 09 77
50 23 23
56 31 56
57 10 23
51 53 07
77 13 28
42 39 70
51 53 07
75 24 01
50 40 07
50 09 98
56 31 46
51 53 07
M. DE REYNAL PATRICE
M. BERNUS MIKE
M. DE LAGUARIGUE NICOLAS
ZI JAMBETTE
LIEUDIT LE SIMON - ALLEE PERRIOLAT
PTE DES CARRIERES - BP 1089
97232 LAMENTIN
97240 FRANCOIS
97209 FORT DE FCE CDX
39 30 40
73 48 83
0696 34 49 22
60 51 11
60 93 52
M. CHRISTOPHE PHILIPPE
CALIFORNIE - BP 278
97285 LAMENTIN CDX 2
50 05 96
50 59 59
M. DORMOY ALEX
PALMISTE - BP 233
97284 LAMENTIN CDX 2
50 32 82
50 22 48
M. DES GROTTES FRANCOIS-XAVIER
M. COMMEROT HUGUES
MME HENNEVILLE MARIE
M. MARRY NICOLAS
M. AUBURTIN MARC
M. ABSALON ALBERT
M. DE REYNAL GAUTHIER
MME NOGIG SYLVIE
M. DE JAHAM ROGER
M. UDINO PIERRE
ZA DILLON - BP 297
IMM. F.D.C. - ZI JAMBETTE
IMM. F.D.C. - ZI JAMBETTE
ZI HAUTS DE CALIFORNIE
PLACE F. MITTERRAND - BP 577
2,5 KM RTE SCHOELCHER
ZONE CALIFORNIE - ACAJOU
ZI COCOTTE CANAL
ZI LES MANGLES - BP 281
PARC DE LA SEMAIR - BP 129
97203
97232
97232
97232
97207
97233
97232
97224
97286
97231
75 14 15
42 78 46
42 52 82
42 09 79
72 88 00
61 42 38
50 28 28
56 28 49
50 49 99
65 50 55
75 09 58
42 78 51
42 52 83
39 28 59
71 50 64
61 75 24
50 75 07
56 24 27
42 80 19
65 18 83
M. GONZAGA LUCIEN
M. LAFON AUDRY
M. CATTIAUX MARTIAL
USINE LAREINTY
PAYS NOYE
USINE SOUDON - RTE DU VERT PRE
97232 LAMENTIN
97224 DUCOS
97232 LAMENTIN
30 03 00
77 09 94
51 89 60
51 67 47
77 09 75
51 89 57
M. CASSIUS DE LINVAL JEAN-YVES
M. HERNANDEZ CHRISTIAN
ZAC LES COTEAUX
QUAI OUEST - BP 898
97228 SAINTE-LUCE
97245 FORT DE FCE CDX
68 15 13
71 41 81
48 19 78
71 41 83
M. DE REYNAL TRISTAN
AEROPORT
97232 LAMENTIN
42 44 24
51 11 46
m a g a z i n e
d e
l ’ i n d u s t r i e
LAMENTIN
DUCOS
LAMENTIN
LAMENTIN
FORT DE FRANCE
LAMENTIN
LAMENTIN
DUCOS
LAMENTIN
FORT DE FCE CDX
LAMENTIN
LAMENTIN
LAMENTIN
FORT DE FCE CDX
SCHOELCHER
LAMENTIN
DUCOS
LAMENTIN CDX 2
ROBERT
m a r t i n i q u a i s e
P55