fleur de parole 6 - CF

Transcription

fleur de parole 6 - CF
Fleur de Parole
numéro 6
Octobre 2008
FLEUR DE PAROLE
Association Romande
Pour la communication
Facilitée
Le trésor
Notre vie est un trésor,
Vers notre réalisation.
Il est confirmé,
Que chacun a le sien.
Nous pouvons le partager,
Le faire fructifier,
Afin qu’il donne vie
A d’autres trésors.
Notre vie est précieuse,
Et prend du sens par la rencontre.
Cherche bien au fond de toi.
Soudain tu le verras briller,
Le trésor de ta vie.
Nicolas
SOMMAIRE
- Editorial
- Ethique et Communication Facilitée
- Un autre regard sur le handicap
- CF et la personne âgée avec un handicap mental
- A l'écoute de personnes en situation de handicap mental
parlant de la mort
- Quand la porte s'ouvre vers un ailleurs inconnu
- Paroles de facilités sur le sens de la vie
- Petite chronique des voyages de David
- Vous avez la parole / Agenda / Formation
P.2
P.2
P.4
P.4
P.8
P.10
P.11
P.13
P.14
Comité de rédaction :
Membres : Les facilités d’institutions, Comité "CF Romandie"
Responsable de publication : M-C. Opoczynski
Mise en page : A. Baechler
Impression : La Castalie, atelier D17 "CopyService", 1870 Monthey
1
6
Fleur de Parole
numéro 6
Octobre 2008
EDITORIAL
Par Nicolas,
facilité par Marie-Claire Opoczynski
*****
Nous sommes tous sur terre avec un but.
Le vrai sens de la vie réside dans la façon
de tendre à ce but. Pour les « sans parole »
un peu de ce chemin de vie est d’apprendre
à se faire comprendre et communiquer par
le corps. Pour ceux qui ont la parole c’est
aussi savoir se taire afin de laisser le
monde qui les entoure atteindre leur cœur.
Dans les écrits ce sont les mots paraphés
qui font le chemin de la vie du livre. Un
livre sans lecteur est vide de tout vécu.
C’est pour la joie du partage que nous
donnons un peu de nous dans ce numéro.
Puisse-t-il vous séduire et vous encourager
à le partager afin qu’il vous accompagne
au-delà des différences et du poids des ans.
Ethique et communication facilitée
Article paru dans "Pages Romandes" N°3
Juin 2008
Michel Marcadé, praticien-formateur CF
*****
Tel est le titre d'une conférence suivie d'un
débat donnée le 12 avril 2008 par
Monsieur Jean-François Malherbe, à la
Fondation Perceval (St Prex, VD) sur
invitation de l'association CF-Romandie,
pour un public de parents et professionnels.
Jean-François
Malherbe,
philosophe,
professeur d'éthique (Ecole supérieure en
éducation sociale à Lausanne, Université
de Sherbrooke au Canada, Università degli
Studi di Trento en Italie) est bien connu
dans notre région où il a apporté son
concours dans bon nombre d'institutions.
N'étant pas un spécialiste de la
Communication Facilitée ( CF ci-après), J.F. Malherbe introduit son sujet en nous
rappelant que celle-ci est simplement à
considérer comme un outil approprié dans
certaines relations d'aide et que c'est sous
cet angle qu'il en traitera.
"l'être-qui-connaît" et la connaissance qu'il
détient. Et c'est ainsi qu'on passa du savoir
"ésotérique" au savoir "exotérique"
dispensé aujourd'hui dans nos écoles et
universités.
Selon J.-F. Malherbe, on peut illustrer ce
savoir exotérique en disant qu'aujourd'hui
on peut être professeur de philosophie sans
pour autant être sage. L'implication dans
une auto-transformation n'est plus jugée
nécessaire. En revanche, il admet que
certains dogmatismes ont parfois envahi
les universités, autant publiques que
privées. C'est cette orientation qui
aujourd'hui est appelée rationnelle. À côté
de cette orientation, ce qui est considéré
actuellement
"irrationnel"
est
tout
simplement ce qu'on ne sait pas encore
expliquer.
Concernant la CF, Monsieur Malherbe
constate qu'elle ne fonctionne que si les
personnes qui la pratiquent sont engagées
sur un chemin de travail intérieur, mais il
pense que cela est commun à toutes les
démarches qui impliquent une relation
d'aide.
Rationnel et irrationnel.
Le conférencier nous rappelle que
longtemps en Occident, c'est dans l'Eglise
qu'étaient détenues les hautes formes de
savoir. Puis c'est une réaction anti-cléricale
qui amena la naissance des universités.
C'est alors qu'apparut une distinction entre
2
Fleur de Parole
numéro 6
L'éthique, un travail sur soi, une culture de
la "surprenance".
L'éthique est le travail que je consens à
faire avec d'autres sur le terrain, pour
réduire autant que possible l'inévitable
écart entre mes pratiques affichées et celles
que je voudrais avoir.
Ici encore, nous devons revenir sur un lieu
commun: On nous a appris à l'école à ne
pas être trop subjectifs, mais nous sommes,
de fait, des sujets.
Et le travail qui me revient est en réalité
d'assumer ma propre subjectivité, en ne
l'imposant pas comme norme universelle.
Il y a, bien sûr, toujours un écart, plus ou
moins grand, entre ce que nous voudrions
être, pouvoir, savoir et ce qui se passe
effectivement dans nos pratiques et notre
vécu. Cet écart est lié à notre condition
humaine, mais nous pouvons travailler à le
réduire. C'est en cela que consiste l'éthique
et c'est ce travail sur nous-même qui donne
naissance à un sujet.
En quoi consiste un sujet, interroge le
conférencier ? Le sujet est un surprenant
créateur d'harmonie. Et il explique: Nous
héritons en naissant de certaines
conditions, mais qui dit "je", quand je
parle ?
Il évoque les liens avec les générations
passées (Constellations Familiales). Mais
ne s'agit-il pas plutôt de ce que d'autres
nomment le karma ?
De même, à travers les rêves, les
cauchemars, les lapsus, etc., comme l'a
démontré K.G. Jung, je peux rencontrer
"qui je suis" dans ma nature intérieure.
Mais nous constatons toujours un écart
entre ce que nous souhaitons être et ce que
nous sommes et il nous faut travailler à
rétrécir l'angle de cet écart, pour entrer en
harmonie avec soi-même. Comment ? Les
pratiques de méditation sont l'outil pour
cela. On pourrait définir la spiritualité
comme le rapport que le sujet s'autorise à
une certaine "surprenance".
Avec chaque mauvaise nouvelle qui arrive,
il y a une bonne nouvelle. Si on reconnaît
cela, nous dit maître Eckart, cité par le
conférencier, les choses ne nous dictent pas
ce que nous devons être.
Octobre 2008
La Communication Facilitée comme
relation d'aide.
La relation d'aide met en relation deux
sujets: un qui est censé avoir besoin d'aide
et un qui est censé lui apporter cette aide.
Or, nous dit Platon, le vrai dialogue n'est
possible qu'entre experts. Et l'expert, selon
celui-ci, est celui qui sait tracer la frontière
entre ce qu'on sait et ce qu'on ne sait pas.
La relation d'aide a pour but: aider l'autre à
devenir soi. Mais sait-on qui est cet autre ?
Pour accomplir une telle aide, il faut être
sans attente, sinon je vais induire chez
l'autre le désir de se conformer à ce que
j'attends de lui.
Paraphrasant des propos de maître Eckart,
on pourrait dire qu'il s'agit de "voir l'autre
tout nu dans son vestiaire", avant que
l'aidant ne le revête de tout ce dont il
souhaite le voir revêtu.
Il s'agit d'éviter toute violence, car est
violence tout acte, non-acte, attitude, etc.
qui vise à obtenir autre chose d'un sujet
que ce que celui-ci n'aurait pas fait
spontanément.
On admet toutefois des violences
"constructives" en pédagogie notamment,
mais on sait aussi que le cadre peut parfois
en être excessif.
Or, comme toute forme de relation d'aide,
la communication facilitée est un risque
d'extrême violence. On peut, par exemple,
induire quelque chose qui ne correspond
pas au désir profond de l'autre. Mais, bien
heureusement, le contraire est aussi
possible.
Etre sans attente pour percevoir l'autre.
La "violence éducative" veut accompagner
le développement de l'autre; mais il y a
toujours un risque que passe de la violence
destructrice, à travers notre comportement.
Une possibilité existe cependant de
résoudre le problème: être "sans attente",
en se faisant disponible ou sur le chemin
de la disponibilité.
Maître Eckart formule cela ainsi: "Moins
j'ai d'attente et plus je peux percevoir
l'autre."
On pourrait voir l'éthique comme l'art de
transmuter de la violence destructrice en
violence constructrice. C'est un chemin de
3
Fleur de Parole
numéro 6
Octobre 2008
Cette conclusion ne pouvait que satisfaire
les praticiens en CF qui ont inscrit ces
exigences clairement dans leur charte
éthique et leurs programmes de formation.
non-violence et, pour le réaliser, trois
conditions sont indispensables: formation
permanente, supervision et intervision, être
sur un chemin de "surprenance".
Un autre regard sur le handicap
Pour moi qui ai déjà appris les bienfaits de l’intériorité, il est plus facile d’accepter les limites
de mon corps. Par ces limites, je permets à l’autre de grandir dans l’aide qu’il m’apporte. Je
semble être la plus démunie mais c’est moi qui mène le bal. Je permets à l’autre de découvrir
sa propre richesse dans la relation d’aide à l’autre. Dans nos corps déficients, nous sommes
des révélateurs pour le bien portant, c’est pourquoi nous serons toujours là, comme une armée
de penseurs. Nous sommes les guerriers de la révélation, la révélation de ses richesses
intérieures.
Quel est l’emblème de ces guerriers ?
Un cœur d’or ouvert sur l’espace ou le ciel. L’oiseau, qui peut être un aigle ou un albatros, est
l’emblème, ou plutôt le symbole, de l’Etre libéré de ses entraves terrestres. Nous volons
comme les oiseaux et sommes plus libres que vous, entravés dans votre corps qui se meut par
lui-même mais qui vous empêche d’expérimenter la joie de découvrir d’autres plans, sauf
pour ceux qui s’éveillent par un retour, une reconnaissance de leur intériorité.
Caroline
Facilitée par Line, sa maman
CF et la personne âgée avec un
handicap mental
Catherine Donnet, art-thérapeute
et facilitante
*****
Au cours de mes années de pratique les
demandes pour des séances de CF et de PF
(peinture facilitée) se sont plus souvent
tournées vers les enfants ou les jeunes
adultes. Cependant quelques unes ont aussi
concerné les personnes âgées. Cela fut
pour moi l’occasion de rencontrer
nouvellement le troisième et quatrième âge
en institution, de recevoir de la part de ces
personnes leurs confidences et de pouvoir
ainsi les accompagner dans cette étape
importante de leur vie.
Si pour tout être humain il est difficile de
vieillir, de sentir ses forces corporelles
décliner inexorablement, qu’en est-il du
vécu des personnes qui portent en plus, et
quotidiennement un handicap mental ? Y
a-t-il pour elles possibilité d’accueillir ce
moment et d’en tirer sagesse et grandeur ?
Les textes, que je désire ici partager, sont
le fruit d’un travail de plusieurs années, les
séances n’étant pas toujours régulières vu
les problèmes de santé qui jalonnent cette
période de la vie. J’ai pu constater que ces
4
Fleur de Parole
numéro 6
Octobre 2008
- « Suivre des sédentaires comme nous
c’est glisser dans des abîmes sans fond. »
personnes passent par trois étapes qui
parfois se chevauchent :
- la souffrance de la vieillesse au présent
- le retour sur le passé
- préparer l’avenir
Si autrefois ces personnes étaient capables
de se mouvoir plus facilement, si certaines
étaient même expertes en fugues en
déjouant la vigilance des éducateurs, elles
ne peuvent souvent aujourd’hui se déplacer
qu’avec de l’aide, parfois avec une canne
ou en chaise roulante.
C’est donc inévitablement vers un autre
monde qu’elles se tournent. C’est dans ce
voyage intérieur fait d’expériences et de
souvenirs que nous pouvons les
accompagner pour ne pas les laisser glisser
vers des abîmes sans fond où elles risquent
de perdre contact avec la vie qui les
entoure, avec "notre réalité".
Souvent dans les premières rencontres la
souffrance
s’exprime,
décrivant
la
difficulté physique ou psychique
au
quotidien :
- « Usée de partout, oppressée jusqu’au
cœur. »
- « Je me durcis d’habitudes, butant sur ma
détresse. Cachot de murs durables, hideuse
vie menottée. »
- « Fatiguée ne veut pas dire dormir plus
mais jonchée de regrets. Je suis bonne à
rien. »
- « Dur de vivre sans passion. Solitude
forcée. Le bonheur impossible fuit. »
- « Ici, désespoir, faiblesse, fatigue. Avec toi j’aimerais dessiner cassure de vie. »
- « Je t’attends avec joie. Je suis trop seule,
J’ai pu remarquer que la peinture et ses
c’est dur. Vie des handicapées nettoyée par
couleurs d’arc-en-ciel ont participé pour
joyeuses couleurs. »
certaines personnes à "l’échelle de survie",
- « Je jouis de ce cours de peinture contre
leur offrant dans ce moment difficile, un
la ruine de mon corps. Mon âme se laisse
bel accompagnement non seulement pour
perfectionner. Tout s’apprend même le
descendre en soi mais aussi remonter vers
grand art, idiot de ne chercher que ce qu’on
le monde extérieur et renouer avec le
quotidien.
5
Fleur de Parole
numéro 6
Octobre 2008
- Moi, quand j’étais jeune, ignorante du
handicap, turbulente du matin au soir.
Souvenir très ensoleillé, maman me prenait
contre son cœur.
Les hommages viennent toujours trop
tard. »
Plusieurs autres séances se dérouleront sur
le thème de la famille, des parents, de la
séparation en institution, jusqu’à ce qu’une
nouvelle compréhension s’installe et que
l’apaisement pénètre l’âme. Ce travail qui
mène parfois jusqu’au pardon, unifie avec
bonheur la personne âgée. La santé, le
moral, les relations s’améliorent.
connaît. Irascibles sont les vieux, grande
docilité avec moi !»
- « Combien de destruction, combien de
peur… Moi je grave la paix. »
Puis comme dans toute biographie, le tapis
des souvenirs se déroule et nombreux sont
ceux qui résonnent avec l’enfance. Je suis
alors étonnée de voir combien les
souvenirs de la petite enfance reprennent
vie. En tant que facilitante, je deviens
témoin d’une histoire très ancienne qui
peut se panser aujourd’hui. A titre
d'exemple, voici l'expérience qui suit.
Le moment est important. Henriette qui,
souvent nerveuse pousse le pinceau d’un
geste brusque, se penche avec une douceur
inconnue sur sa peinture. Elle peint un petit
enfant habillé de jaune, traversant un jardin
en fleurs.
- « Qui est-ce ?
Si l’un des mouvements de l’âme humaine
est de se tourner vers son passé pour
remettre de l’ordre dans la vie écoulée,
l’autre mouvement est de regarder
courageusement vers l’avenir proche pour
préparer le dernier passage.
trop nerveux. Par la peinture, j’apprends la
délivrance de mes peurs. »
Il est essentiel que l’angoisse puisse être
déposée et écoutée avec attention pour
pouvoir se tourner ensuite vers de
nouveaux horizons.
La mort de ceux qui les entourent, parfois
la mort d’un membre de leur famille
rappelle inexorablement leur propre mort
- « Effrayé j’attends la mort. Usé je m’en
vais. Jamais avec un éducateur, seulement
moi. Perte du peu que j’ai. Il ne reste plus
rien. »
Celle qui me disait quelques mois plus tôt :
- « J’apprends la délivrance de ma peur.
Mes peurs sont organisées depuis
longtemps au fond de moi.
- Quelle peur ?
- « Catherine, je manque le train du mourir.
- Le train ?
- Oui le train du grand sommeil. Jamais je
ne me couche facilement la nuit. Je suis
6
Fleur de Parole
numéro 6
Octobre 2008
- Manque d’ossature, je suis sans famille. »
partage en CF, à la suite de ce travail, ces
mots si rassurants :
- « Mon père attend aussi de l’autre côté de
l’océan de la nuit. La vie est une.
Croire que ma famille est avec moi. »
Devant une telle transformation de la
conscience, comment ne pas être
émerveillé ?
- « Quand le moment est proche, la lampe
s’éteint. Pour les hommes, ce n’est pas
dur, ils laissent faire. »
Cette conviction de savoir que quelqu’un
les aime et les attend, apparaît chez chacun
au cours des conversations.
- « Mon frère est mort. Vie meilleure pour
lui.
- Il est mort et il est toujours en vie ?
- Bien sûr, la traversée noue les deux côtés
de la vie. Noblesse de le graver dans notre
cœur. La vie est unique. »
Comme la précieuse graine, contenant en
son germe la future plante, accepte de
s’adonner au vent d’automne pour naître
sur une nouvelle terre, ainsi la personne
âgée handicapée nous montre le chemin du
lâcher-prise… conduisant naturellement
au grand but de la Vie!
Débarrassée de tout le mental qui nous
angoisse, il se pourrait qu’elle passe la
dernière épreuve plus aisément que nous !
- « J’attends ma maman. Dans le ciel ma
famille se trouve. »
- « La mort, don de notre Dieu puissant,
L’or du pouvoir dans les mains des
hommes est mal compris.
Je suis sans pouvoir mais je victoire moimême !
Jugeotte faible mais finalement bien plus
de joie ! »
- « A moi d’oser apprivoiser la mort. J’ai le
sentiment d’ouvrir des nouveaux chemins.
Moi j’ai besoin de savoir. Dernier retour. »
- « Paysages ouverts au ciel
La mer pour rêver
La mort est le retour dans l’océan de Vie. »
7
Fleur de Parole
numéro 6
Octobre 2008
A l’écoute de personnes en situation
de handicap mental parlant de
la mort
Marc Berney, MSP
*****
Lors de mon travail de fin d’études de
Maître Socioprofessionnel (MSP) à l’école
d’études sociales et pédagogiques de
Lausanne (éésp), j’ai effectué une
recherche traitant de la compréhension de
la mort qu’ont les adultes en situation de
handicap mental. Ce mémoire* décrit une
recherche-action
menée
avec
des
personnes résidant au Centre Social et
Curatif “Le Château” CH - 1040 StBarthélemy (C.S.C.).
J’ai choisi ce thème suite à des discussions
périodiques au sujet de la mort apportées
par les travailleurs de l’atelier jardin où
j’exerce l’activité de MSP et après une
réflexion qui m’a amené à penser que le
handicap vécu par ces personnes pouvait
les
empêcher
d’élaborer
des
représentations de la mort propres à apaiser
les questions soulevées par ce sujet. Ce
questionnement m’a amené à poser
l’hypothèse suivante: “Les croyances au
sujet de la mort élaborées par les
personnes en situation de handicap mental
sont semblables à celles que partage la
majorité de la population de notre
société.”
représentations de la mort que chacun
avait.
Les participants à l’organisation ont choisi
de créer des panneaux sous la forme de
photo-langage. J’ai comparé les croyances
qu’ils y avaient exprimées avec celles
décrites dans le référent théorique que
j’avais choisi*.
Cet exercice m’a fait saisir que certains
participants n’avaient pas totalement
élaboré leurs représentations de la mort,
notamment l’un d’eux qui m’affirmait qu’il
ne mourrait pas, même s’il savait que tous
les
autres
humains
décèdent
obligatoirement un jour ou l’autre.
Cette affirmation implique qu’il est
possible
de
ne
pas
comprendre
l’universalité de la mort. L’analyse de cet
aspect dynamique des informations
récoltées nécessitait une nouvelle trame
permettant la lecture du cheminement de
chaque participant au cours du processus
de compréhension de ce qu’est la mort. J’ai
donc extrait les différentes phases de ce
parcours dans un tableau que j’ai intitulé:
“Processus de Thanatodokimatie”.
PROCESSUS DE
“THANATODOKIMATIE”
Le C.S.C. fête régulièrement les
manifestations religieuses et autres jours
fériés dans le but d’apporter aux résidents
des repères facilement identifiables dans
l’écoulement du temps. La fête de la
Toussaint y est elle aussi fêtée. Elle m’a
paru un excellent moyen d’aborder un
travail traitant de la mort avec les résidents
puisqu’elle concerne le sujet sans être
quelque chose de nouveau pour eux.
Un groupe de volontaires constitué de cinq
personnes de l’atelier jardin a donc
organisé cette manifestation. Comme cette
fête sert à se souvenir des personnes
décédées, j’ai proposé à ce groupe de
montrer à leurs co-pensionnaires où ces
personnes pouvaient être et ce qu’elles
pouvaient faire maintenant selon les
Suite à la réflexion exprimée plus haut qui
m’a amené à penser que le handicap vécu
par les travailleurs de l’atelier jardin
pouvait les empêcher d’élaborer des
représentations de la mort, j’ai compris
qu’une croyance est issue d’un processus
partant du vécu de chacun par rapport à la
confrontation à la mort. C’est une
projection de soi sur la situation de la
personne décédée qui permet la
compréhension de ce qu’est la mort et
anime la conception de croyance qui
s’ensuit.
Le référent théorique choisi a servi à
observer et analyser ces croyances à partir
8
Fleur de Parole
numéro 6
« Moi, je ne meurs pas » même si toute la
démarche de compréhension n’avait pas
été menée à terme. Suite à une observation
approfondie, il est possible de définir
quelle position occupe la personne
concernée dans ce processus représenté par
le schéma ci – dessous :
des différentes manières d’appréhender la
mort qui y sont décrites. J’ai toutefois
observé que les personnes qui ont de la
difficulté à appréhender les étapes de
réflexion permettant la construction de
représentations de la mort pouvaient
contourner ces dernières pour élaborer et
vivre une croyance en disant par exemple :
Vivre
sa
vie.
Se
confronter
à la mort.
Octobre 2008
Comprendre
et concevoir
ce qu’est
la mort.
Elaborer une
croyance pour
contrer
l’angoisse
qui serait issue
de cette
compréhension.
Vivre avec
sa croyance.
Il est intéressant de savoir que cette
recherche – action a été effectuée entre
août et novembre 2006, car je constate
maintenant en 2008 une évolution par
rapport au parcours du processus de
Thanatodokimatie chez la personne qui
affirme qu’elle ne mourra pas. Ses paroles
et
ses
questionnements
montrent
clairement
qu’elle
poursuit
son
cheminement par rapport à la mort. Le fait
d’avoir approché la compréhension de
cette personne dans un travail de groupe
me permet de percevoir le sens de ses dires
par rapport au thème concerné et de
l’accompagner dans ses interrogations au
jour le jour.
Afin de concrétiser le processus que j’ai
identifié et dans le but de le reconnaître
facilement dans le texte de mon mémoire,
j’ai nommé cette manière d’appréhender le
processus de formation d’une croyance:
“Thanatodokimatie” (du grec: “Thanatos”:
mort et “dokimadzo”: discerner, éprouver,
examiner, sonder, essayer, apprécier,
approuver). Le processus dont il est
question se compose, comme on le voit, de
différentes étapes. Mon observation s’est
portée sur la manière dont ces étapes sont
vécues par les participants à ma recherche.
La
confrontation
des
informations
récoltées au travers des deux moyens
d’analyse choisis m’a permis de constater
que les personnes qui avaient parcouru le
processus jusqu’au bout élaboraient des
croyances semblables à la majorité de la
population de notre société. Celles qui ne
semblaient pas être interpellées par notre
travail traitant de la compréhension de la
mort ne paraissaient pas avoir abordé une
réflexion par rapport au processus de
Thanatodokimatie. Et celles qui n’avaient
parcouru que partiellement ce processus
ont utilisé une rocade pour contourner la
compréhension de l’universalité de la mort.
•
•
9
Berney, M. (2008). A l’écoute de
personnes en situation de handicap
mental parlant de la mort. Lausanne :
éésp.
Dastur, F. (1998). Comment vivre
avec la mort.
St-Sébastien-sur-Loire : Pleins Feux.
Fleur de Parole
numéro 6
Octobre 2008
Quand la porte s'ouvre vers un
ailleurs inconnu
Michel Marcadé, praticien-formateur CF
*****
Madame N. ne parle plus. Elle a passé les
80 ans. Parfois un mot, une courte phrase
sortent de ses lèvres entrouvertes. Les yeux
sont le plus souvent clos. Le corps ne
bouge plus ou très peu. Les déplacements
se font en fauteuil roulant. Elle est atteinte
du syndrome d'Alzheimer.
Dans l'établissement pour personnes âgées
où elle termine son séjour sur terre, la
chambre de Madame N. est imprégnée
d'une ambiance particulière. Musique
classique en fond sonore quasi permanent,
l'oiseau dans la cage, les fleurs. Malgré le
lieu institutionnel, tout baigne dans le
calme et la paix.
Le mari de Madame N., arrivé avec elle
deux mois plus tôt, n'est plus là.
C'est dans ce contexte que je prends la
main de Madame N. au-dessus de mon
clavier.
Elle n'ouvrira pas les yeux durant les vingt
minutes que dure la séance.
oui toujours les fleurs m'ont accompagné
dans ma vie
je dois faire dans mon voyage le jardin des
fleurs
- Quel voyage ?
faire voyage avec les fleurs après la vie je
voudrais
- Souhaitez-vous que je revienne ?
oui je peux vous dire des choses il faut dire
des choses
très bien tout à fait d'accord pour dire avec
vous les choses que j'oublie
oui faire les autres fois
- Puis-je partager avec d'autres ce
que vous avez écrit ?
faites avec prudence je veux garder des
choses pour moi
- Aujourd'hui, il y a des choses que
je peux dire ?
oui pour les fleurs je veux bien"
Lors de la 3ème séance, Madame N.
m'attendait, les yeux ouverts. Elle les garda
ouverts toute la séance.
Il s'écrit:
"Je suis pas très bien et je suis avec mon
mari toujours
être pas très bien avec lui parti
sans lui faire mourir moi dans l'oubli je
veux
il disait: pourquoi il faut mourir de
vieillesse
il disait souvent: je veux partir très tôt avec
mon esprit clair
je dois faire avec la vie
- Vous avez le sentiment que ce
n'est plus vous qui faites la vie ?
(léger sourire)
faire la vie je ne peux plus
- Vous capitulez ?
je ne capitule pas je subis
- Parlez-moi de votre plus beau
souvenir ?
faire mon damier de fleurs dans mon jardin
oui j'ai toujours aimé les fleurs moi et sans
elles je vais mourir
grand malheur de vivre sans les fleurs
il faut les fleurs pour vivre
Elle exprima par écrit des souhaits précis
concernant son inhumation et put répondre
aux questions d'une soignante au sujet de
sa santé et de son alimentation. Elle
souhaitait que je revienne.
La semaine suivante, Madame N. se plaint
de ne pas pouvoir parler pour remercier les
personnes qui s'occupent d'elle, alors
qu'elle le faisait toujours autrefois.
Lors de la 5ème séance, elle évoque son
mari, dit qu'elle le voit.
"il est là avec moi je ne peux pas parler
avec lui mais je le vois
il me sourit et je l'entends il est très
heureux parce que j'écris et il me parle
je vois ses lèvres bouger et je couds les
miennes pour voir plus dans son âme
10
Fleur de Parole
numéro 6
Octobre 2008
Alors s'écrit: "merci" et Madame N. qui a
les yeux clos et n'a pas ouvert la bouche
depuis le début, entrouvre les lèvres pour
laisser échapper un merci furtif.
je crois qu'il est dans ma chambre près de
vous et il est vraiment content de me voir
écrire
je dois écrire pour garder un fil avec la vie
il faut partir mais je ne suis pas prête"
Arrive la 7ème séance. Comme d'habitude,
je salue Madame N. clairement en entrant.
À ma grande surprise, j'entends sa réponse
claire: "Bonjour Monsieur", puis plus rien.
Et il s'écrit sur le clavier:
"je vous remercie pour tout avec mon
sentiment de perdre la vie je peux mourir
maintenant je suis prête"
Puis elle conclut la séance ainsi:
"faire voir à vous mes images me réjouit et
je cache ma faiblesse de mourir
tout est dit
oui tout est dit"
La semaine suivante, a lieu la 6ème séance.
Le soleil entre par la fenêtre de la chambre
et Madame N. s'en réjouit. Puis elle évoque
sa situation de fin de vie.
Elle répond ensuite par écrit à quelques
questions posées par les infirmières
concernant ses problèmes de digestion.
Puis:
"je devrais faire confiance mais je
m'accroche à la vie
il y a une porte à ouvrir
nouvelle vie devant moi me fait peur"
"je peux partir je veux devenir papillon"
Le lendemain matin à 4h, Madame N.
cessait de respirer.
Me vient l'image de la chenille qui se
transforme en papillon et je la propose
oralement à Madame N.
Textes de personnes facilitées sur le thème « le sens de la vie »
Venir cabossée sur la terre relèvera plein de défis.
A savoir :
- S’accepter dans ce corps sans voix.
- Etre toujours guidée.
- Fermer ses yeux du regard de l’autre.
- Etre avec des contraintes de vie sans choix en institution.
Moi, la vie d’handicapé est difficilement acceptable par le fait que ma liberté est très effacée.
Le sens de la vie serait pour accepter et rechercher la bonté des gens.
Je freine les rencontres, je m’isole, le sens de ma vie devrait être l’accueil de l’autre et
pourtant je fuis.
Vivre avec l’autre cela devrait être joyeux
Michèle
11
Fleur de Parole
numéro 6
Octobre 2008
Dans la vie les échecs se transforment si l’on sait être ouvert du cœur et victorieux dans la
pensée.
Moi, le début de ma vie a été l’abandon et j’arrive en fin de vie pour connaître la souffrance
de mère de m’avoir confiée aux autres.
Moi, je suis heureuse de retrouver mon cœur d’être vivante. Moi, je suis éclose avec les
nouvelles de ma famille anciennement disparue.
Le retour de ma famille a donné sens dans ma vie d’attente.
Hélène
Le plus important dans la vie est de trouver sa place et de comprendre pourquoi on est là.
Moi j’ai mis de nombreuses années pour trouver le sens de la mienne. J’ai été coupé de ma
famille quand j’étais très petit et je me sentais perdu et inutile. Mais ma sœur m’a retrouvé et
je l’ai vue.
Nous sommes chacun comme la moitié de l’autre. Le ciel de ma vie s’est éclairé quand j’ai vu
mon reflet dans ses yeux. Je sais maintenant que je suis là pour elle et que je suis important
pour elle. Ma vie s’est transformée et je suis heureux
Bruno
La vie est un précieux cadeau,
Dont nous devons préserver le côté mystérieux.
L’emballage est très important et à ouvrir avec précaution,
Lentement et avec application.
Petit à petit le contenu se révèle et prend forme devant nos yeux.
Il se crée au fur et à mesure de notre vie,
Et se relie à tous ceux qui nous entourent.
Le sens de la vie se fait jour et illumine notre passé.
Il est l’aboutissement et retrouve sa place,
Par la valeur que nous y mettons.
Sophie
12
Fleur de Parole
numéro 6
Octobre 2008
Petite chronique des voyages de David
Facilité par sa maman, Catherine
*****
David est un jeune homme de 26
ans polyhandicapé et de ce fait réduit à
une immobilité forcée qui s'est révélée au
gré de ses déplacements moins forcée que
prévu et pour ainsi dire transcendée par
les voyages entrepris pour lui par sa
famille; dans cette petite " chronique " il
lui tient à cœur de raconter quelques
épisodes qui ont émaillé ses expériences de
voyageur depuis maintenant plus de 20
ans.
Je vois encore ses yeux très bleus
hypnotisés par notre équipage. Moi dans
mon fauteuil je sens maman gagnée par
une interrogation muette qui va bientôt
tourner en vrai malaise, elle cherche papa
des yeux et le repère dans la file qui
conduit aux chicken nuggets, quand elle se
retourne le camionneur se tient là devant
nous, intense et sans hésitation.
« Il a de la chance, dit-il sans me regarder
mais nous savons tous qu’il parle de moi.
Moi mon papa est parti quand j’avais
quatre ans alors ma maman m’a pris et m’a
déposé sur le paillasson des voisins comme
elle l’aurait fait du sac poubelle, sans un
mot elle m’a laissé là. »
Il a répété « un sac poubelle » et j’ai bien
vu le bleu troublé de ses yeux dire le choc
intact de ce double abandon sur le palier
des voisins avant « toutes les autres
familles d’accueil qui allaient suivre ». Il
semblait si fragile
et cette fois me
regardait en murmurant au bord des larmes
« Il a de bons parents, God bless you ».
Cette bénédiction de sa part dans ce lieu de
transit avait des allures clandestines,
comme moi au fond, je me sens assez
passager clandestin de
l’existence, en
transit aussi à apprivoiser l’incertitude des
jours. Ce n’est pas la première fois qu’on
m’envie, ce n’est pas non plus la moindre
des surprises que recèle le voyage.
Petite chronique de mes voyages « extrapossibles », comme on dit de certaines
choses qu’elles sont « extra-ordinaires ».
C’est là, au centre de l’extrême limitation
que s’exprime parfois un espace inattendu
de liberté.
Et donc moi je voyage et j’aime ça, surtout
quand ça devient loufoque, ou extravagant,
ou sublime, souvent les trois à la fois.
LE BLUES DU CAMIONNEUR
Sur l’autoroute qui relie New York à
Philadelphie les aires de repos avec
stations-essence et restoroutes s’égrènent
comme les gués dans l’eau du torrent. Je
connais bien le lieu pour m’être arrêté
souvent lors de multiples trajets
précédents : on mange, on boit, on s’assied
un moment ; à la table en face de nous, un
camionneur bien costaud se fige devant
son assiette et nous regarde fixement.
13
Fleur de Parole
numéro 6
Octobre 2008
Vous avez la parole
Votre avis et vos questions, vos textes nous intéressent.
N’hésitez pas à nous écrire.
Prochaine parution de FLEUR DE PAROLE : avril 2009
Prochain thème d’écriture en CF :
« La nature retrouve ses couleurs »
Vos textes sont à envoyer avant le 01 mars 2009 à :
Marie-Claire Opoczynski, 3 imp. des Noisetiers, F-25370 LES HOPITAUX-NEUFS
Courriel : [email protected]
Adresse du secrétariat CF Romandie
Christiane Doll
CF-Romandie, CP 12, 1162 St-Prex
Courriel : [email protected]
Sites Internet
CF-Romandie :
Michel Marcadé :
TMPP :
http://www.cf-romandie.ch
http://www.effeta.org
http://www.tmpp.net/
Agenda
Table Ronde pour les directeurs, médecins et facilitants d’institutions
où la CF est pratiquée : 08 novembre 2008 de 9h30 à 12h
Au CSC « Le Château » 1040 St-Barthélemy
Assemblée générale : 21 février 2009
à l'institution La Branche à Savigny
Table ronde avec les facilités : 09 mai 2009
Journée pour les facilitants : 14 juin 2009 à Paris
Thème "Accompagner les facilitants"
Assemblée générale TMPP, le 15 mars à Paris
Thème : "Accompagner des personnes en fin de vie"
14
Fleur de Parole
numéro 6
Octobre 2008
Formations
CF1 27-28 nov. 2008
30-31 janv. 2009
05-06 mars 2009
23-24 mars 2009
16-17 oct. 2009
CF2 20-21 nov. 2008
28-29 mars 2009
06-07 avril 2009
15-16 mai 2009
01-02 oct. 2009
20-21 nov. 2009
CF3 25-26 mai 2009
03-04 juin 2009
03-04 oct. 2009
CF4 09-10 oct. 2009
09-10 oct. 2009
CF5 22-23 nov. 2008
17-18 sept 2009
Lausanne/Morges
Nantes
Lausanne/Morges
Paris
Paris
Paris
Toulouse
Paris
Nantes
Lausanne/Morges
Paris
Paris
Lausanne/Morges
Toulouse
Nantes
Paris
Lyon
Lausanne/Morges
Michel Marcadé
Michel Marcadé
Michel Marcadé
Patrice Le Roux
Patrice Le Roux
Michel Marcadé
EFFETA
FRAPP
EFFETA
TMPP
TMPP
TMPP
SESAME
TMPP
FRAPP
EFFETA
TMPP
TMPP
EFFETA
SESAME
FRAPP
TMPP
T4FEUILLES
EFFETA
EFFETA, M. Marcadé, 5 Ch. de la Bergère, CH-1188 GIMEL
0041(0)21 828 21 51 [email protected] http://www.effeta.org
FRAPP, Patrice Le Roux, 3 rue de Chateaubriand, F-44000 NANTES
0033(0)2 51 88 96 22 [email protected]
TREFLE A QUATRE FEUILLES, Andrée Studlé, 7 Rue de la Compassion,
F-69530 BRIGNAIS
0033(0)4 72 31 04 47 [email protected]
Association SÉSAME, Dominique BIAU, 2520 route de l'Amanarre, F-83400 HYERES
0033(0)4 94 63 18 00 [email protected]
TMPP, Janine Lioret, 6, Villa Carman, F-92160 ANTONY (PARIS)
0033 (0)1 47 70 35 46 [email protected] http://www.tmpp.net
Ateliers d’entraînement à la CF
Lieu : Fondation Perceval, Cafétéria la Passerelle, CH-1162 ST-PREX
Dates et heures : 22 nov. 08, 13 déc. 08, 17 janv. 09, 07 fév. 09, 14 mars 09, 25 avril 09,
16 mai 09, 20 juin 09, 04 juillet 09, de 9h30 à 12h00
Isabelle Courrier :
Impasse au Loup, CH-1147 MONTRICHER
Tel : 021 801 50 83 Courriel : [email protected]
Catherine Donnet :
Epondaz 7, CH-1162 ST-PREX,
Tel : 021 806 46 42 Courriel : [email protected]
15
Fleur de Parole
numéro 6
Octobre 2008
Intervision pour les facilitants dès le niveau CF 3
Lieu : Fondation Perceval, 1162 ST-PREX, VD
Date et heure : 24 janvier, de 9h30 à 17h
Responsable : Catherine Donnet, Rue Epondaz 7, 1162 ST-PREX,
Tel 021 806 46 42
Courriel : [email protected]
Lieu : Centre social et curatif Le Château, 1040 ST-BARTHELEMY, VD
Dates et heures : Les samedis 21 mars 2009 et 26 septembre 2009, de 9h30 à 16h00
Responsable : Marie-Claire Opoczynski, 3 Imp. des Noisetiers, 25370 Les HOPITAUXNEUFS, France
Tel : 0033 381 49 05 34
Courriel : [email protected]
16