les femmes planètes
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les femmes planètes
f e m m e s William St-Hilaire L e s p l a n è t e s Marc de Grandmont est le numéro deux de la plus importante boîte de production multimédia au pays. À cinquante-deux ans, il s’est volontairement placé dans un coma sensuel profond, il a WIL L IAM ST-HIL AIRE verrouillé ses sens, s’est enfui loin de ses émotions en plongeant dans le travail, bien encadré par sa secrétaire et son BlackBerry. LES FEMMES PLANÈTES Marc constate cependant que l’absence de douleur n’est pas pour autant synonyme de bonheur. Aussi est-il facilement pris au piège lorsqu’il commence à observer de drôles d’intrusions dans sa vie quotidienne. Un livre rose, d’abord, débarque sur son bureau, La vice-présidente, Pépites de chocolat. Puis une jolie boîte de cupcakes accompagnée d’une étrange lettre d’amour. Commence une longue suite de missives et de boîtes à surprise dans l’univers bien réglé de Marc, un mystérieux jeu de piste qui déclenche en lui des souvenirs, des réflexions et… des émotions ! L’histoire de cette « renaissance » d’un homme d’affaires désabusé donne un roman Originaire de Québec et mère de deux enfants, William St-Hilaire est une professionnelle des communications. Elle a fait sa marque dans le milieu littéraire en 2002 avec son premier recueil de nouvelles érotiques, Banquette, placard, comptoir et autres lieux. Elle a depuis publié Les femmes en font trop !, L’agenda de la femme très, très, très occupée !, Métro, boulot, libido et Totale. ROMAN Photo © Hugo-Sébastien Aubert délicieux, à savourer même quand on a le cafard… LES FEMMES PLANÈTES ISBN 978-2-89649-085-1 Les femmes plane tes_final.indd 1 12/18/09 11:00:37 AM Les femmes planètes de William St-Hilaire est le neuf cent treizième ouvrage publié chez vlb éditeur. La collection « Roman » est dirigée par Jean-Yves Soucy. 34601 pp.001-128.indd 1 12/22/09 2:40:01 PM Je tiens à remercier les personnes sans qui ma vie serait un chaos… et celles qui m’ont inspiré ce projet : Justine et Matisse, mes filles, Guy, mon amoureux, ma mère Denise, ma cousine Marie qui a tenu tête au cancer et Hélène qui a résisté jusqu’au bout mais qui nous a quittés au moment où je terminais ce livre. Un grand merci à mes éditeurs, Marie-Pierre Barathon pour ses judicieux conseils et Jean-Yves Soucy pour sa confiance. VLB éditeur bénéficie du soutien de la Société de développement des entreprises culturelles du Québec (SODEC) pour son programme d’édition. Gouvernement du Québec – Programme de crédit d’impôt pour l’édition de livres – Gestion SODEC. Nous reconnaissons l’aide financière du gouvernement du Canada par l’entremise du Programme d’aide au développement de l’industrie de l’édition (PADIÉ) pour nos activités d’édition. Nous remercions le Conseil des Arts du Canada de l’aide accordée à notre programme de publication. 34601 pp.001-128.indd 2 12/22/09 2:40:01 PM LES FEMMES PLANÈTES 34601 pp.001-128.indd 3 12/22/09 2:40:01 PM William St-Hilaire LES FEMMES PLANÈTES roman 34601 pp.001-128.indd 5 12/22/09 2:40:01 PM VLB ÉDITEUR Groupe Ville-Marie Littérature inc. Une compagnie de Quebecor Media 1010, rue de La Gauchetière Est Montréal (Québec) H2L 2N5 Tél. : 514 523-1182 Téléc. : 514 282-7530 Courriel : [email protected] Montage photographique et mise en page de la couverture : Martin Roux Photographie : iStock. © Shmel Catalogage avant publication de Bibliothèque et Archives nationales du Québec et Bibliothèque et Archives Canada St-Hilaire, William Les femmes planètes : roman (Roman) ISBN 978-2-89649-085-1 I. Titre. PS8587.A307F45 2010 C843’.6 C2009-942515-7 PS9587.A307F45 2010 Pour en savoir davantage sur nos publications, visitez notre site : www.edvlb.com Autres sites à visiter : www.edhexagone.com • www.edtypo.com • www.edjour.com • www.edhomme.com • www.edutilis.com © VLB ÉDITEUR et William St-Hilaire, 2010 Dépôt légal : 1er trimestre 2010 Bibliothèque et Archives nationales du Québec, 2009 Bibliothèque et Archives Canada Tous droits réservés pour tous pays ISBN 978-2-89649-085-1 34601 pp.001-128.indd 6 DISTRIBUTEURS EXCLUSIFS : Pour le Canada et les États-Unis : MESSAGERIES ADP* 2315, rue de la Province Longueuil, Québec J4G 1G4 Tél. : 450 640-1237 Télécopieur : 450 674-6237 * filiale du Groupe Sogides inc., filiale du Groupe Livre Quebecor Media inc. Pour la France et les autres pays : INTERFORUM editis Immeuble Paryseine, 3, Allée de la Seine 94854 Ivry CEDEX Tél. : 33 (0) 4 49 59 11 56/91 Télécopieur : 33 (0) 1 49 59 11 33 Service commandes France Métropolitaine Tél. : 33 (0) 2 38 32 71 00 Télécopieur : 33 (0) 2 38 32 71 28 Internet : www.interforum.fr Service commandes Export – DOM-TOM Télécopieur : 33 (0) 2 38 32 78 86 Internet : www.interforum.fr Courriel : [email protected] Pour la Suisse : INTERFORUM editis SUISSE Case postale 69 – CH 1701 Fribourg – Suisse Tél. : 41 (0) 26 460 80 60 Télécopieur : 41 (0) 26 460 80 68 Internet : www.interforumsuisse.ch Courriel : [email protected] Distributeur : OLF S.A. ZI. 3, Corminboeuf Case postale 1061 – CH 1701 Fribourg – Suisse Commandes : Tél. : 41 (0) 26 467 53 33 Télécopieur : 41 (0) 26 467 54 66 Internet : www.olf.ch Courriel : [email protected] Pour la Belgique et le Luxembourg : Interforum Benelux S.A. Fond Jean-Pâques, 6 B-1348 Louvain-La-Neuve Tél. : 00 32 10 42 03 20 Télécopieur : 00 32 10 41 20 24 Internet : www.interforum.be Courriel : [email protected] 12/22/09 2:40:01 PM À M… 34601 pp.001-128.indd 7 12/22/09 2:40:02 PM Les femmes qui écrivent vivent dangereusement… C’est le titre d’un excellent livre de Laure Adler et Stefan Bollmann qu’on m’a offert un jour. Il m’est revenu en tête à la mort de Nelly Arcan que j’avais croisée à une certaine époque. Comme ce titre est profondément vrai, malheureusement… 34601 pp.001-128.indd 9 12/22/09 2:40:02 PM Amélie Touron Marc s’était volontairement placé dans un coma sensuel profond. Il avait placardé les fenêtres de son corps, verrouillé ses sens et s’était enfui bien loin de ses émotions. Un autre boat people de l’amour… Il avait trouvé refuge dans sa tête, dans sa superbe cérébralité. Marc habitait, depuis quelques années maintenant, une merveilleuse planète où les sens ne dominent plus. Aucun besoin ne venait remuer le bas de son corps… pas de palpitations, pas de sueurs froides ni chaudes. Aucune variation de pouls. Un contrôle absolu sur le manque. Une gestion parfaite du vide, de la nécessité et de l’absence. Marc était enfin à l’abri dans un corps momifié, où le rationnel avait remplacé le sang chaud, rouge, vivant et surtout dangereux. Les pulsions avaient cessé de mener une guerre de tous les instants où la chair s’agite et réclame. Marc avait donc fini par faire plus que maîtriser cette fougueuse monture… il l’avait plus ou moins abattue, condamnée au sommeil éternel. À cinquante-deux ans, Marc vivait maintenant à temps plein dans son cerveau. Il avait parfaitement réduit au silence les muscles de ses cuisses, qui se crispaient de douleur lorsqu’un sexe de femme les frôlait de trop près, et muselé son propre sexe. Une belle épée d’acier trempé remise sagement dans son fourreau. Du métal en fusion qui jadis coulait brutalement dans le ventre de ses partenaires, il ne restait plus qu’un froid silence. 11 34601 pp.001-128.indd 11 12/22/09 2:40:02 PM Marc avait trouvé la paix. En quittant le monde des sens pour celui de la logique, il ne s’était jamais retourné. Aucun regret. Il savait pourtant que l’absence de douleur ne signifie pas pour autant le bonheur, et que l’absence de vide n’est pas non plus la plénitude. Ce que Marc ne savait pas cependant et n’aurait jamais pu prévoir, c’est qu’il était sur le point de faire une rencontre non seulement étrange mais marquante… La vice-présidente Pépites de chocolat. La vice-présidente Pépites de chocolat est le titre d’un tout petit roman, tout au plus soixante-dix pages, qui s’est rendu jusqu’à lui par miracle. Car il faut comprendre que Marc est un homme très puissant. C’est le patron d’une des plus importantes chaînes de télévision au pays. Une armée de cadres intermédiaires n’a pour fonction que de protéger Marc contre les auteurs ratés, les mauvais scénarios et surtout contre la perte de temps. Ce texte lui est donc parvenu, ce qui en partant ne devait pas arriver. Il se trouve sur son bureau. Il détonne. Il n’a rien à voir avec le reste de ses affaires. Que vient faire cette vice-présidente en bonbons dans un monde rigoureux, dicté et modulé par les cotes d’écoute ? Comment ose-t-elle décrire si bien le chaos corporatif, les jeux de pouvoir internes, les crocs-en-jambe institutionnels qui balisent le travail de Marc en utilisant des métaphores de sucre en poudre ? Et cette vice-présidente chocolatée n’est que la première d’une longue suite de personnages et de missives, de boîtes à surprise, de souvenirs étranges semblant s’être enfuis d’un monde parfois imaginaire, parfois trop réel. 34601 pp.001-128.indd 12 12/22/09 2:40:02 PM La fée de l’immeuble Marc reçoit une boîte. Il est 9 h 25 et c’est précisément à cette heure qu’il commence sa journée. Hier matin, un livre, aujourd’hui une boîte. Deux objets incongrus, deux objets roses. On a titré le livre avec une typo imitant l’écriture des enfants avec des spaghettis de pâte d’amande. Là une boîte rose givrée avec du sucre vanillé. Des objets interdits dans un monde rationnel, efficace, performant, numérisé, optimisé. Un monde où la créativité est la base du succès mais demeure emprisonnée dans les étages de production ; pas de direction. Alors comment expliquer l’intrusion de deux morceaux de rose, de cette magie complètement imprévue ? Marc est perplexe. C’est une boîte toute simple avec six gâteaux miniatures. Chacun finement décoré. Des cupcakes en format de poche pour le plaisir des yeux avant tout. Petites bouchées de bonheur, de joie, de gloussements de satisfaction et de rires de bébé qu’on chatouille. Des roses, des jaunes, des blancs, avec des paillettes en sucre, des perles d’or, des copeaux de chocolat, du coulis de fraises. Qui attendent patiemment d’être dévorés à pleine bouche. Une lettre toute rose est pliée délicatement. Une jolie écriture s’étire dès que Marc défroisse la missive qui semble dater du xixe siècle… Je passerais des heures à décrire tes yeux, mais je vais d’abord me concentrer sur ta bouche. Dans un écrin de barbe blanche, 13 34601 pp.001-128.indd 13 12/22/09 2:40:02 PM plus longue autour des lèvres et plus finement taillée sur les joues, bien au milieu de cette dentelle de poil, se retrouve une bouche très belle. Des lèvres douces, de belles dents. Une langue qu’on soupçonne tendre et généreuse. La bouche est le centre de l’univers. La bouche est le centre de l’homme. La bouche et la gorge, temples de toutes les émotions. Parce que c’est par la bouche que les émotions existent et meurent. La gorge se noue. Les lèvres s’écartent pour laisser exploser des cascades de rires. Les mots et les sons traversent d’abord la bouche pour prendre forme dans les oreilles de l’autre et devenir des idées, des concepts, des reproches ou des louanges. L’essentiel passage des mots entre les dents démontre que la bouche est le quartier général de la communication et, d’une certaine façon, de l’âme. C’est par la bouche que sort le trop-plein, l’amertume, le vomi. On dit ou on crache ses drames. C’est par la bouche que le corps vit, en buvant, en mangeant. C’est aussi par la bouche que se font les premiers contacts avec la sensualité. Le sein chaud de la mère, le lait tiède qui assure la vie. Et c’est par la bouche qu’on reprend goût au monde des vivants, au sexe, au grand dérangement… Mes yeux quittent les tiens par trop d’intensité, je me trouble. Mais ce n’est que pour mieux entrer dans ta bouche. Couvrir tes lèvres de mon regard, me faufiler entre tes dents, rebondir sur ta langue, descendre dans ta gorge et plonger au centre de toi. À cet endroit inaccessible, je te rejoins, je te complète enfin… La lettre n’est pas signée. Une lettre et des gâteaux. Une fée habiterait donc cet immeuble froid et gris ? Est-ce qu’elle serait aussi l’auteure de ce conte où une « haut gradée » a finalement obtenu le poste tant convoité de vice-présidente 14 34601 pp.001-128.indd 14 12/22/09 2:40:02 PM exécutive du secteur des pépites de chocolat ? Marc hésite, replie la page rose. Retourne dans sa tête. 9 h 55. Un appel conférence ordonne le retrait des troupes. Les gâteaux sèchent et se tordent douloureusement comme s’ils avaient compris leur petitesse. Minuscules éclats de poésie dans un univers de messages textes… Marc de Grandmont ressort furieux de ce premier rendezvous du matin. Une autre perte de temps au royaume du brassage de plumes de paons. Les femmes-paons sont les pires. Elles tentent toutes de se tailler une place au soleil mais, comme Icare, leurs ailes ne peuvent pas supporter une trop grande proximité avec l’astre céleste… Alors que pour M. de Grandmont, se maintenir au firmament des stars, depuis des années, n’a rien de bien difficile ni de dangereux et, depuis quelque temps, rien d’enivrant non plus. Il retourne d’un pas sec à son bureau. Salue Élise sans porter attention à son regard fasciné. Ferme sa porte. Tripote le BlackBerry une fois de plus. Un nouveau message en provenance des vieux pays… Bonne fête, mon vieux papa d’amour ! Que puis-je te souhaiter que tu n’as pas encore ? Une vie ? Je t’embrasse des millions de fois et te confirme que Paris sera toujours Paris ! Emma XX Marc reconnaît l’esprit hérité de la délicieuse et terrifiante Évelyne Dubé. Il lui arrive souvent de regretter sa première épouse, la mère d’Emmanuelle. Mais il vaut mieux survivre tranquille que de vivre en extase avec Évelyne… « Emmanuelle est la digne fille de sa mère », pense le très occupé M. de Grandmont qui se promet d’envoyer un courriel à sa fille demain. 15 34601 pp.001-128.indd 15 12/22/09 2:40:02 PM Prochain rendez-vous : dans vingt minutes. Le petit livre rose, d’un format et d’une couleur non conventionnels, s’est à l’évidence taillé une place de choix dans la vie de l’homme De Grandmont. Il semble le suivre comme un chien de poche. Il se faufile dans son attaché-case, prend le pont avec lui, attend sagement au feu rouge et rentre gentiment à la maison, suivant Marc au pas jusque dans l’entrée de sa spacieuse maison de banlieue. Puis, le lendemain, profitant du fait que Marc est sous la douche, le livre rose retrouve son chemin jusqu’à l’attaché-case et reprend ainsi sa place sur le siège arrière de la voiture jusqu’à la grande tour grise. Il grimpe ensuite au vingt-sixième étage, empruntant l’ascenseur en catimini, et se replace bien en vue sur la tablette de la fenêtre… Voilà que Marc l’aperçoit et s’adresse à lui carrément à voix haute : − Mais tu es partout ! À la maison, au bureau, au Starbucks, tu me colles vraiment au cul, madame la viceprésidente exécutive. « Ce livre crée une dépendance », se dit Marc qui devrait être en train de revoir les dernières études sur la consommation médias des 12-17 ans, une tranche d’âge ingrate qui ne semble fidèle à personne, ni à ses petits amis, ni à ses vrais amis, surtout pas aux produits de consommation et assurément pas aux médias. Mais à quoi bon ? Des experts chevronnés sont payés pour ça et viendront bientôt ennuyer la galerie avec des débordements statistiques à n’en plus finir. Marc empoigne sa vice-présidente chocolatée, avec cette fois un appétit plus affirmé… Petit livre rose, page 12 Me Chausson vient de recevoir une autre mise en demeure. En fait, ce n’est pas une simple mise en demeure. 16 34601 pp.001-128.indd 16 12/22/09 2:40:02 PM Une mère angoissée qui aurait repéré un atome de beurre d’arachide dans un biscuit pourtant identifié comme pouvant avoir eu, dans une vie antérieure, des fréquentations douteuses. Non, ce n’est pas le coup de la mère angoissée. Cette fois, c’est du sérieux. Un recours collectif international initié par Me Adam Carrier, au nom de la corporation Prince-bouche.com, le plus important consortium au monde d’entreprises œuvrant pour la défense des dents, gencives et papilles. On parle ici d’un regroupement de plus de 3 600 grandes entreprises, fabricants de dentifrices, brosses à dents, soie dentaire et autres outils de protection du patrimoine buccal. Une industrie qui emploie plus de 2 345 000 employés. Tout le monde sait que Me Carrier est un homme qui a du mordant. Certains de ses collègues le surnomment « le Vergès de la gencive »… Chausson a le moral à plat. On réclame à Sucré inc. plus de 20 M $ en dommages collatéraux pour tous les enfants victimes d’obturation ainsi qu’une somme colossale, qui devra être déterminée par la cour supérieure, en guise de dommages punitifs pour l’industrie du bonbon et du biscuit qui se comporte sans moralité depuis trop longtemps, fraudant enfants, parents et professeurs… Me Paul Chausson craint la réaction de son grand patron, Von Kanell. L’homme en pain d’épices a le cœur fragile, ayant subi, l’an dernier, un quadruple pontage. Bref, une réunion urgente du conseil exécutif s’impose. Chausson dévale les corridors à la recherche de Mme Amélie Touron. Marc dépose le petit livre. Le range sagement sous quelque colonne de chiffres mornes. La présentation du département statistique doit avoir commencé. Marc s’engouffre dans le corridor, bouscule quelques adjointes en s’excusant tout 17 34601 pp.001-128.indd 17 12/22/09 2:40:02 PM bas, grogne et fait une entrée remarquée dans la salle de conférence. Le PowerPoint démarre avec des effets de jeux vidéo : Les 12-17 ans : stratégie de rétention d’une clientèle insaisissable/modèles de mobilité média. 34601 pp.001-128.indd 18 12/22/09 2:40:02 PM Table Amélie Touron . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . La fée de l’immeuble . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Élise . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . L’inconnue du texto . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . La lectrice du Starbucks. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Emmanuelle de Grandmont . . . . . . . . . . . . . . . . . Natacha . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . La femme-fleurs . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Jeanne . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . La belle qui s’offre . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Évelyne Dubé . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Louise . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Mélissa . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . La délicieuse Maude Richelieu . . . . . . . . . . . . . . Geneviève . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . La louve . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Soho . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . La femme aux fourneaux . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . La petite Rafaëlle . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Les femmes planètes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 34601 pp.001-128.indd 119 13 15 21 27 33 37 43 49 55 61 65 69 73 77 83 91 97 103 111 115 12/22/09 2:40:06 PM Il y a quelques années, William St-Hilaire a lancé en rafale trois ouvrages érotiques qui ont connu un grand succès au Québec. Aujourd’hui, c’est le Japon, où vient de paraître son premier livre, Banquette, placard, comptoir et autres lieux, qui découvre à son tour la prose de William St-Hilaire. Nous avons cru bon de publier en un seul volume l’ensemble de ses œuvres érotiques, auxquelles elle a ajouté plusieurs nouveaux textes pour le plaisir de ses lecteurs. Dans Totale, on découvre ou on retrouve avec bonheur une littérature libertine qui va bien au-delà du sexe torride. En fait, on est d’abord frappé par la profondeur de la réflexion sur l’âme humaine, ses excès, ses contradictions, ses quêtes. Les relations amoureuses, les rapports de force, les passions dévorantes et la dépendance affective sont au cœur d’un texte puissant qui pourra en choquer certains, il est vrai, mais en ravir plusieurs. William St-Hilaire a publié huit ouvrages à ce jour. Musicienne de formation, elle quitte le Conservatoire à dix-neuf ans pour devenir agent d’artiste. Elle travaille ensuite pendant plusieurs années dans la gestion d’organismes culturels, puis poursuit sa carrière dans les communications. 34601 pp.001-128.indd 121 12/22/09 2:40:06 PM Cet ouvrage composé en Garamond corps 13 a été achevé d’imprimer au Québec le sept janvier deux mille dix sur papier Enviro 100 % recyclé pour le compte de VLB éditeur. 100% 34601 pp.001-128.indd 128 12/22/09 2:40:07 PM f e m m e s William St-Hilaire L e s p l a n è t e s Marc de Grandmont est le numéro deux de la plus importante boîte de production multimédia au pays. À cinquante-deux ans, il s’est volontairement placé dans un coma sensuel profond, il a WIL L IAM ST-HIL AIRE verrouillé ses sens, s’est enfui loin de ses émotions en plongeant dans le travail, bien encadré par sa secrétaire et son BlackBerry. LES FEMMES PLANÈTES Marc constate cependant que l’absence de douleur n’est pas pour autant synonyme de bonheur. Aussi est-il facilement pris au piège lorsqu’il commence à observer de drôles d’intrusions dans sa vie quotidienne. Un livre rose, d’abord, débarque sur son bureau, La vice-présidente, Pépites de chocolat. Puis une jolie boîte de cupcakes accompagnée d’une étrange lettre d’amour. Commence une longue suite de missives et de boîtes à surprise dans l’univers bien réglé de Marc, un mystérieux jeu de piste qui déclenche en lui des souvenirs, des réflexions et… des émotions ! L’histoire de cette « renaissance » d’un homme d’affaires désabusé donne un roman Originaire de Québec et mère de deux enfants, William St-Hilaire est une professionnelle des communications. Elle a fait sa marque dans le milieu littéraire en 2002 avec son premier recueil de nouvelles érotiques, Banquette, placard, comptoir et autres lieux. Elle a depuis publié Les femmes en font trop !, L’agenda de la femme très, très, très occupée !, Métro, boulot, libido et Totale. ROMAN Photo © Hugo-Sébastien Aubert délicieux, à savourer même quand on a le cafard… LES FEMMES PLANÈTES ISBN 978-2-89649-085-1 Les femmes plane tes_final.indd 1 12/18/09 11:00:37 AM