Lundi 28 septembre 2015

Transcription

Lundi 28 septembre 2015
Lundi 28 septembre 2015
Tel : 021 37 46 72 /021 37 46
71/021 36 34 09/ 021 36 77
38/021 36 88 85
Le Fax : 021 36 33 35
L’adresse : Villa N°69 ;
Lot said Benhaddadi.
Cheraga Alger.
SOMMAIRE
Synthèse : ............................................................................................................................................................... 3
A la une .................................................................................................................................................................. 4















Tourisme : Des opérateurs accusent l'administration (Le Quotidien d’Oran) ............ 4
FCE EN TOURNÉE NATIONALE : Les patrons se retroussent les manches
(L’Expression) ............................................................................................................ 5
Dans une conjoncture économique difficile : Le FCE se positionne (Le jour
d’Algérie) .................................................................................................................... 7
Lancement d'un nouveau projet touristique d'une capacité de 500.000 lits (APS) ..... 8
La diversification économique, garante d’une croissance durable et équilibrée (El
Moudjahid) ................................................................................................................ 10
Hocine Rizou. Président-directeur général de Naftal : «Des mesures sont nécessaires
pour atténuer le gaspillage du ................................................................................... 11
carburant» (El Watan) ............................................................................................... 11
Chems Eddine Chitour, Directeur du laboratoire de valorisation des énergies fossiles
à l’école Polytechnique d’Alger : « L’Algérie possède tous les atouts pour faire face
à la crise » (El Moudjahid) ........................................................................................ 14
Des augmentations de prix sont annoncées en 2016 : Le pouvoir d’achat des
Algériens sera menacé (Le Soir d’Algérie)............................................................... 15
Avant-projet de loi de finances 2016 : Trésor : suppression de sept comptes spéciaux
(Liberté) .................................................................................................................... 18
Les secteurs de la sidérurgie et du matériel informatique seront protégés : Mesures
de soutien à la production nationale (Liberté) .......................................................... 19
Leur niveau est désormais insupportable : Le gouvernement baisse les dépenses
d’équipement de près de 20% (Liberté) .................................................................... 20
Marché du ciment : Vers une augmentation de production de 4 millions de tonnes
(El Moudjahid) .......................................................................................................... 21
Céréales : Recul de la facture des importations les huit premiers mois (APS) ......... 22
La filiale de l’Italienne Eni a sollicité l’arbitrage de la CCI : Saipem réclame un
milliard d’euros à Sonatrach (El Watan)................................................................... 24
Finance/Banque/bourse ...................................................................................................................................... 25
Commerce ............................................................................................................................................................ 26

Pourquoi le pain manque à Alger .............................................................................. 26
Coopération ......................................................................................................................................................... 26


Examen des obstacles entravant les échanges commerciaux algéro-tunisiens (APS)
................................................................................................................................... 26
Park Sang-jin, Ambassadeur de la République de Corée en Algérie : « La Corée est
prête à aider l’Algérie pour l’après-pétrole» (L’Econews) ....................................... 27
Veille ..................................................................................................................................................................... 31
2
Synthèse :
Les médias continuent à travaiter de la crise qui survient suite à la baisse
des prix du pétrole. Ainsi, les experts plaident pour la diversification de
l’économie nationale, le PDG de Naftal estime que des mesures sont
nécessaires pour atténurer la gaspillage du carburant et la loi de finances
2016 prévoit plusieurs mesures telles que la hausse de la taxe de carburant
et l’éléctricité et la baisse du budget d’équipement.
3
A la une
Tourisme : Des opérateurs accusent l'administration (Le Quotidien
d’Oran)
Au moment où notre pays a besoin de diversifier son économie, face à la
baisse drastique des prix du pétrole, des opérateurs du secteur du tourisme
haussent le ton pour dénoncer l'administration, notamment la DUC et les
APC, en les accusant d'être derrière le blocage des projets d'investissement
dans le secteur. Bien que les indicateurs économiques et financiers soient
au rouge, les pratiques administratives contraignantes qui ont toujours
empêché le secteur du tourisme à s'épanouir sont toujours de vigueur. C'est
ce qu'ont révélé hier certains opérateurs du secteur lors d'un symposium
sur le tourisme, organisé par la commission du tourisme et le Forum des
chefs
d'entreprises
(FCE).
Si certains ont voulu évoquer le tourisme digital et la modernisation du
secteur, d'autres ont axé leur intervention sur la réalité du terrain
décourageante à tous les niveaux. Ils ont évoqué les lenteurs
administratives dans le traitement des dossiers, le blocage des projets
d'investissement par les collectivités locales, en dépit de la validation du
projet par le ministère du Tourisme, sans parler de la pollution et la
dégradation du cadre environnemental autour des infrastructures
hôtelières. « Des APC sont en train de clochardiser nos sites touristiques
par des décharges sauvages et des maisons de fortune à proximité de nos
structures », a dénoncé un investisseur de la wilaya d'Aïn Témouchent. Un
autre intervenant résume tout en s'interrogent « comment peut-on
promouvoir la destination Algérie sans prévoir des toilettes dans les lieux
publics
et
sans
avoir
des
bureaux
de
change
?»
Le PDG de la chaîne Eden et président de la commission du tourisme au
sein du FCE, Karim Cherif, a affirmé que dans l'état actuel des choses,
l'Algérie a tout intérêt à développer le secteur du tourisme qui est encore à
la traîne, et ce depuis l'indépendance. Car, le tourisme constitue une
ressource alternative aux hydrocarbures. Il a rappelé que l'Algérie se classe
en bas de l'échelle dans le secteur du tourisme. Elle occupe, en effet, la
111ème place sur 184 pays, loin derrière la Tunisie qui est 49ème et le
Maroc
à
la
38ème
place.
Il a également souligné que l'industrie du tourisme et du voyage a contribué
à hauteur 8% dans le PIB algérien en 2014. Le comble est que chaque
année 3 millions d'Algériens choisissent des destinations étrangères, avec
en tête de liste la Tunisie. Et de préciser que le parc hôtelier compte 1400
établissements avec une capacité de 100 000 lits, ce qui est insuffisant pour
un
pays
qui
dispose
d'énormes
potentialités.
4
Le directeur de l'aménagement et du territoire au sein du ministère du
Tourisme, M. Abdelhamid Terguini, a indiqué que son département a
octroyé 1081 agréments pour des projets touristiques de 2010 à 2015 et
que « nous comptons actuellement 205 zones d'expansion touristique
(ZET), et 17 wilayas sont dépourvues catégoriquement de telles zones ».
Que faut-il faire pour que les Algériens ne fuient pas leur pays en période
de vacances pour chercher ailleurs du confort et une meilleure qualité de
services ? Que faut-il faire pour attirer des touristes étrangers ? Et comment
booster les investissements en matière d'infrastructures hôtelières pour
élever le niveau de la concurrence (qualité et prix) ? Telles étaient les
interrogations des intervenants au débat. Des questions déjà évoquées et
débattues en long et en large depuis des années, mais a priori sans aucune
suite.
Le président de la commission du tourisme a évoqué certaines dispositions
et une batterie de mesures décidées par l'Etat à la faveur du secteur, « mais
cela reste en deçà des espérances ». Karim Cherif exige le retour à
l'ancienne formule, un taux de l'IBS de 19% au lieu de 23% comme le
stipule la loi de finances 2015. Il a plaidé pour une stratégie consensuelle
et de concertation regroupant les membres du gouvernement avec les
acteurs du secteur, pour concevoir un plan d'action commun. «Il ne faut
pas se limiter à de simples recommandations» afin de donner une nouvelle
impulsion au secteur.
FCE EN TOURNÉE NATIONALE : Les patrons se retroussent les
manches (L’Expression)
Après la région de l'Est, le patron du FCE s'apprête à
structurer la région Ouest
Après une tournée dans les wilayas de l'Est, le FCE effectuera une visite
dans l'Oranie et tiendra son université d'été, durant trois jours, à Tlemcen.
Dans le cadre de son déploiement sur le territoire national, le Forum des
chefs d'entreprises organise, du 30 septembre au 3 octobre 2015, un
déplacement dans les wilayas de l'Ouest en vue de l'ouverture de nouveaux
bureaux de représentation au niveau notamment d'Oran, Aïn Témouchent,
Tlemcen, Mascara et Relizane, indique un communiqué du FCE.
Ce déplacement sera, selon la même source, une occasion pour le président
du FCE, Ali Haddad, et les membres du conseil exécutif qui l'accompagnent,
d'échanger sur la conjoncture économique ainsi que sur les contraintes que
rencontrent
les
chefs
d'entreprise
de
cette
région.
En effet, plusieurs rencontres économiques sont prévues dans le sillage de
5
ce périple pour débattre de la situation économique du pays, des obstacles
et de son redressement ainsi que des moyens pour y parvenir au plus vite.
Par ailleurs, le FCE organise la première édition de son université d'été, sous
le thème «Tous mobilisés», du 30 septembre au 2 octobre 2015, à l'hôtel
Renaissance,
dans
la
wilaya
de
Tlemcen.
Cette virée dans l'Oranie fait suite à une série de visites effectuées déjà
dans les wilayas de l'Est en vue d'ouvrir des représentations du patronat,
engager un débat avec les patrons des autres wilayas afin de cerner les
problèmes qu'ils rencontrent au niveau local et concevoir une stratégie de
déploiement économique à l'échelle locale. Décidément, la présence
récurrente du FCE dans le débat public, sur le terrain et dans les médias ne
laisse pas indifférent et semble même avoir réussi un premier pari:
recentrer le débat sur les questions économiques qui, dans tous les pays de
la planète, représentent la plaque tournante de toutes stratégies de
développement et autre ambition de réforme. En effet, depuis l'élection de
Ali Haddad à la tête du FCE, ce chef d'entreprise plutôt timide, le patronat
s'agite dans tous les sens intervenant sur toutes les questions liées à
l'économie, notamment la promotion de l'entreprise, en se présentant
comme étant la locomotive de toute politique allant dans ce sens. «Dans
mon programme, j'ai retenu six axes principaux. Le premier, concerne la
mise en place d'une connexion pertinente avec les pouvoirs publics en
maintenant le dialogue et la concertation afin d'être au plus près des enjeux
et des préoccupations de l'économie et de l'entreprise. Le deuxième: agir
pour faire du Forum le pôle représentatif de l'entreprise algérienne. Je veux
mettre en place une plus grande proximité entre les membres du FCE.
D'ailleurs, on était 247 membres, mais depuis l'annonce de ma candidature,
nous avons dépassé les 300. L'objectif est d'arriver, pendant mon mandat,
à au moins 1000 ou 1500 membres. Le quatrième axe: offrir une gamme
de services à valeur ajoutée aux adhérents. Le cinquième point consiste à
consolider et développer l'organisation interne du Forum. Sixième axe:
développer nos relations de partenariat à l'international» a déclaré Ali
Haddad lorsqu'il a annoncé sa candidature à la tête du Forum des chefs
d'entreprises.
Une année après son élection, les objectifs proclamés sont exécutés d'une
main de maître à tel point que l'assurance dont il fait preuve dans son
discours comme dans son action le fait passer pour un démiurge auprès de
la gauche, notamment le Parti des travailleurs, dont la secrétaire générale,
Louisa Hanoune, traite Ali Haddad «de chef des oligarques» l'accusant de
«menacer l'intégrité de l'Etat», ainsi que de certains milieux conservateurs
qui, se cachant derrière une hostilité certaine pour la libre entreprise,
reprochent au patron des patrons une proximité exagérée avec les pouvoirs
publics.
Pourtant, Ali Haddad ne s'en cache pas et considère qu'il n'existe aucun mal
à ce que des patrons investissent le terrain, défendent ce qu'ils font et
dialoguent avec les autorités tant que la loi est respectée. «Je n'ai rien à
cacher. Je connais Sellal et Saïd Bouteflika depuis très longtemps. Je suis
proche
d'autres
personnes
aussi,
d'autres ministres, d'autres responsables militaires et civils. En fait, moi je
6
suis proche de tous les Algériens patriotes qui aiment leur pays. Je suis un
Algérien à part entière. Je me fous de la critique. Je fais ce que j'ai envie
de faire. Cela dit, j'ai beaucoup de respect pour les gens. Et je pense que
chaque institution doit fonctionner dans le respect des lois de la République.
Des lois que personne ne doit violer. Je suis un légaliste», a-t-il fait savoir
également au début de son aventure comme patron des patrons.
La démarche très originelle et fort ambitieuse du FCE, conjuguée à un
besoin de plus en plus pressant de mettre l'économie nationale sur les rails
en la soustrayant à la malédiction des hydrocarbures, va sans doute finir
par mettre fin à «la psychose des nationalisations» et au «sentiment
d'illégitimité» qui a longtemps paralysé le potentiel entrepreneurial
national.
Dans une conjoncture économique difficile : Le FCE se
positionne (Le jour d’Algérie)
Le FCE continue sa stratégie de positionnement dans un contexte de
conjoncture économique difficile, après avoir présenté un plan d'urgence au
gouvernement
Sellal
pour
essayer
de
sortir
de
la
crise.
Après l’ouverture des bureaux régionaux à l’est et au centre du pays, le
Forum des chefs d’entreprises continue de se déployer sur le territoire
national. A cet effet, cette association des patrons organisera, du 30
septembre au 3 octobre 2015, un déplacement dans la région ouest en vue
de l’ouverture de bureaux de nouvelles représentations au niveau des
wilayas d’Oran, Aïn Témouchent, Tlemcen, Mascara et Relizane.
Selon un communiqué de ce patronat, ce déplacement sera l’occasion pour
le président du FCE, Ali Haddad, et les membres du Conseil éxécutif qui
l’accompagnent, d’échanger sur la conjoncture économique ainsi que sur
les contraintes que rencontrent les chefs d’entreprises de la région Est. Par
ailleurs, il est annoncé que le FCE organise la première édition de son
université, sous le thème «Tous mobilisés », du 30 septembre au 2 octobre
2015, à l’Hôtel «Renaissance», à Tlemcen. Depuis le début de la crise
économique engendrée par la chute des prix du pétrole, le Forum des chefs
d’entreprises a émergé par des consultations marathoniennes avec
plusieurs ministres, dont ceux de l’Industrie, du Commerce, de l’Agriculture,
de la Santé et depuis trois jours le FCE prépare une opération avec le
ministère de la Solidarité nationale. Le FCE, qui veut se positionner dans ce
contexte de conjoncture économique difficile, avait déjà présenté un plan
Marshall au gouvernement Sellal afin d’essayer de booster la production de
l’économie nationale et sortir de la crise. Le 27 juillet dernier, le Premier
ministre, Abdelmalek Sellal, avait reçu le président du Forum des chefs
d’entreprises (FCE), Ali Haddad, qui lui a remis la contribution de cette
organisation patronale sur l’émergence de l’économie nationale. Dans un
communiqué du Premier ministère, il est indiqué que ce document, qui
traite de l’ensemble de la problématique du développement économique
7
national, «constitue un élément supplémentaire dans le sens du dialogue
constructif entre les partenaires sociaux». La contribution du FCE «s’inscrit
dans la vision du gouvernement quant à la politique de développement de
la production nationale et de la compétitivité», a précisé le communiqué.
Pour sa part, le président du FCE, Ali Haddad, avait indiqué au cours d’une
conférence de presse, que «le temps est venu pour la mobilisation des
capacités nationales, publiques et privées, pour prendre le relais de la
croissance»,indiquant que les propositions du FCE s’articulent sur trois
axes. L’axe des réformes structurelles, tablant sur la réforme de
l’administration économique afin de renforcer le rôle régulateur de l’Etat, la
libération des initiatives et des volontés d’entreprendre avec l’application de
l’article 37 de la Constitution, la refonte du système fiscal, de la gestion du
foncier, de la politique des IDE, ainsi que des subventions. Le second axe
se penche sur des réformes sectorielles, tandis que le dernier axe s’attarde
sur les propositions concernant la réorientation des politiques de subvention
ainsi que la promotion du marché financier. Concernant la question des
subventions, Omar Ramdane, président d’honneur du FCE, avait déclaré
que celles-ci captent plus de 1 700 milliards de dinars par an rien que pour
les produits de première nécessité. Le FCE propose un calendrier d’abandon
des subventions et le retour à la vérité des prix sur 6 à 8 semestres. Cela
sera accompagné de la dotation d’une allocation de solidarité de 4 000 à 10
000 DA, bénéficiant aux 18 millions de personnes les plus défavorisées. Lors
de la table ronde des experts organisée dernièrement par le Conseil
économique et social, les experts avaient recommandé l’abandon des
subventions, soulignant que celles-ci profitent aux riches sachant que le
gouvernement maintient toujours la politique sociale avec l’intégration de
quelques taxes dans le cadre du projet de loi de finances de 2016. Au niveau
institutionnel, le FCE préconise la création d’une caisse de solidarité
nationale pour gérer le dispositif, tandis que le recensement et le fichier
national seront du ressort des APC. Avec ce positionnement, le FCE se fait
déjà des ennemis au niveau des partis politiques.
Lancement d'un nouveau projet touristique d'une capacité de
500.000 lits (APS)
Intervention du ministre de l'Aménagement du territoire, du Tourisme et de
l'Artisanat, Amar Ghoul, lors d'une rencontre organisée à l'occasion de la
Journée mondiale du tourisme.photo-APS
Le ministre de l'Aménagement du territoire, du Tourisme et de l'Artisanat,
Amar Ghoul, a annoncé dimanche à Alger le lancement d'un nouveau projet
touristique à même d'assurer, à moyen terme, 500.000 lits au niveau
national.
"Cet ambitieux projet, qui devrait assurer 500.000 nouveaux lits à moyen
terme, comprend la réalisation d'hôtels, de complexes et villages
touristiques dans les différentes wilayas du pays", a indiqué le ministre lors
d'une rencontre organisée à l'occasion de la Journée mondiale du tourisme.
8
M. Ghoul a insisté dans ce cadre sur la nécessité de "réaliser des projets
touristiques répondant aux attentes des clients et en adéquation avec les
potentialités touristiques de l'Algérie".
Il a également mis l'accent sur "l'appui à la formation hôtelière" soulignant
la nécessité de "diversifier l'offre touristique afin de répondre à la demande,
renforcer les capacités d'accueil et proposer des prix abordables pour
encourager le tourisme intérieur au profit des familles algériennes".
M. Ghoul a en outre insisté sur la "prise en charge de la communauté
algérienne à l'étranger en lui proposant des offres qui répondent à leurs
attentes dans ce domaine, ainsi que sur la promotion des régions du sud
qui recèlent de grands atouts touristiques, historiques, civilisationnels et
culturels à même d'attirer les touristes étrangers".
Le ministre a rappelé, par ailleurs, "la disponibilité du foncier touristique
pour la réalisation de ces projets soulignant l'existence de 205 zones
d'expansion touristique (ZET) d'une superficie totale de plus de 54.000
hectares. Ces zones seront renforcés de 100 nouveaux sites".
En outre, "nous devons réaliser, à moyen terme, 100 stations thermales et
100 complexes et villages touristiques dans la région du sud et 120 espaces
touristiques dans les régions montagneuses", a dit M. Ghoul concernant le
tourisme thermal.
En matière de formation, le secteur prévoit la "formation de 250.000
stagiaires dans les métiers d'hôtellerie", a ajouté le ministre affirmant la
nécessité "d'accorder un intérêt particulier au secteur du tourisme en vue
d'un développement durable hors hydrocarbures et la préservation du
patrimoine culturel et civilisationnel national".
M. Ghoul a rappelé le rôle important de ce secteur dans le développement
économique affirmant que l'Algérie était appelée à atteindre le taux de 10%
du PIB en vigueur dans le monde dans le domaine touristique.
Pour sa part, la ministre déléguée chargé de l'Artisanat, Aicha Tagabou a
affirmé que l'artisanat constituait un élément important dans le soutien du
tourisme, la diversification de l'économie nationale et la création de postes
d'emploi.
La ministre a insisté sur "la qualité" des produits artisanaux appelant les
"porteurs de projets touristiques à accorder la priorité aux artisans algériens
pour la décoration des hôtels et la restauration des sites historiques".
Outre le classement de 10 hôtels et la distinction d'un nombre d'acteurs
touristiques, Mme Tagabou a accordé des crédits à 10 investisseurs et à 10
agences touristiques.
9
La diversification économique, garante d’une croissance durable et
équilibrée (El Moudjahid)
D.R
Les chiffres émanant des services douaniers sont édifiants, mais aussi
préoccupants, à plus d’un titre. Et pour cause, les données du Cnis
ressortent un déficit de l’ordre de 9,06 milliards de dollars de la balance
commerciale, durant les huit premiers mois de l’année, contre un excédent
de 4,32 milliards de dollars à la même période de 2014. Les mêmes
statistiques indiquent que les hydrocarbures ont constitué 94,51% du
volume global exporté s’établissant à 24,91 milliards de dollars contre 42,29
Mds de dollars, à la même période de 2014, les exportations totales ayant
atteint 26,36 milliards de dollars contre 43,69 milliards à la même période
de 2014. Néanmoins, l’élément à retenir réside dans le fait que la structure
des exportations hors hydrocarbures n’a toujours pas opéré la mue
escomptée étant demeurée faible et marginale, avec près de 5,5% des
exportations totales du pays, soit près de 1,45 milliard de dollars. Des
écarts qui ne doivent pas être négligés, autant la tendance est appelée à se
maintenir encore, dans un contexte qui, est loin d’être favorable à l’Algérie,
dont le modèle économique demeure fragilisé par ce déséquilibre devenu
structurel. Aussi paradoxal soit-il, le constat révèle un grand potentiel à
l’export hors hydrocarbures, et ce, au moment où seules quelque 400
entreprises sont engagées dans ce segment, sur un peu plus de 1.000
opérateurs disposant de capacités à ce niveau. Une situation préoccupante,
la diversification économique qui constitue le garant d’une croissance
durable et équilibrée, n’étant toujours pas amorcée, au moment où le
secteur des hydrocarbures marque une baisse d’activité continue depuis
2006. Certaines conclusions émises, notamment lors de la conférence
nationale sur le commerce extérieur, ont carrément évoqué l’absence d’une
politique nationale de promotion des exportations hors hydrocarbures.
Constat qui ne contredit d’ailleurs pas les aveux officiels. Aujourd’hui, il
s’agit de recadrer la politique nationale pour la diversification des
exportations, l’Algérie demeurant « un acteur marginal du commerce
international» pour les raisons évoquées. En conséquence, la relance des
activités productives, la constitution d’une offre exportable diversifiée et de
qualité, la réorganisation et le renforcement des institutions d’encadrement
et des instruments de promotion et d’appui aux exportations hors
hydrocarbures, des actions retenues lors de la conférence en question,
doivent impérativement trouver un terrain de concrétisation. Dans cette
optique, les experts plaident pour « un système de gouvernance
économique rénové » qui soit fondée sur la dynamisation des activités
productives, dans les secteurs à potentialités prouvées, et à valeur ajoutée,
à l’instar de l’industrie et de l’agriculture. Pour ce faire, il convient d’assurer,
en priorité, « la cohérence des stratégies sectorielles et d’en favoriser la
10
synergie à même de remédier, à terme, aux insuffisances de l’économie
algérienne
».
Dans cette optique, la diversification des exportations constitue, plus
que jamais, une nécessité pressante pour l’économie algérienne, les besoins
de financement requis par le développement du pays durant les prochaines
années ne devant plus dépendre des seules recettes d’hydrocarbures. Un
réel défi qui reste toutefois tributaire du redéploiement de l’entreprise
nationale sur l’échiquier économique national et sur une réhabilitation de la
ressource humaine.
Hocine Rizou. Président-directeur général de Naftal : «Des
mesures sont nécessaires pour atténuer le gaspillage du
carburant» (El Watan)
Le tout nouveau patron de Naftal affiche des ambitions pour l’entreprise.
Hocine Rizou prend les rênes de Naftal avec un plan de réhabilitation et de
modernisation de l’entreprise de distribution des produits pétroliers.
Objectif : mettre en place un système d’information susceptible de cerner
la consommation des automobilistes. Prémices à la mise en place d’un
système de plafonnement de la consommation ? M. Rizou se refusera à tout
commentaire, il en est de même en ce qui concerne les prix. Il estime
cependant que des mesures doivent être prises pour rationnaliser la
consommation et juguler le manque à gagner induit par la contrebande.
- Vous avez récemment annoncé un programme d’investissements de 200
milliards de dinars pour la modernisation des stations-service. De quoi
s’agit-il exactement ? Qu’entendez-vous par modernisation ?
C’est un programme de développement quinquennal à moyen terme 20152019 de près de 200 milliards de dinars. Celui-ci n’est pas consacré aux
seules stations-service. C’est tout un programme de développement
axé essentiellement sur l’augmentation des capacités de stockage des
dépôts carburants existants et la réalisation de nouveaux dépôts. Il s’agit
aussi du développement du réseau de canalisations pour le transport de
carburants et des GPL, ainsi que de l’augmentation des capacités de
stockage des GPL à travers notamment la réalisation de nouveaux centres
emplisseurs dans les régions du Sud, du Centre et de l’Est.
Nous prévoyons aussi la mise à niveau et la modernisation
des infrastructures de stockage et de distribution, notamment dans leur
volet HSE. La sécurité est au centre de nos préoccupations du fait
qu’il s’agit de sites classés. Il faut toujours se mettre au diapason des
normes de sécurité requises à l’échelle internationale. Cette
11
action concerne aussi les infrastructures vieillissantes qu’il faut également
mettre à niveau.
S’agissant du réseau de stations-service, nous sommes très bien avancés
sur le programme de l’autoroute Est-Ouest, où nous avons déjà réceptionné
26 stations-service, avec comme perspective de réceptionner 7 autres
stations d’ici la fin de l’année. Nous avons également mis en place un
programme de rénovation et de modernisation de plus de 700 stationsservice au niveau national, qui permettront une gestion moderne et
automatisée ainsi qu’une augmentation substantielle des capacités de
stockage. Nous prévoyons également la réalisation de 80 méga stationsservice. Les études sont en phase très avancée et nous avons arrêté les
assiettes foncières devant abriter ces méga stations, qui permettront aussi
d’augmenter les capacités de stockage de plus de 40%.
Nous sommes en contact permanent avec les autorités locales et le projet
avance très bien. Par ailleurs, ces méga stations qui seront implantées à la
sortie des grandes agglomérations permettront d’absorber les flux et la
demande croissante en carburants. Outre l’augmentation des capacités de
stockage, il sera question également d’amélioration de la qualité des
services, en les rehaussant aux standards internationaux requis, à travers
notamment l’introduction de l’automatisation de leur gestion.
Il est prévu également, dans le cadre de ce programme de développement,
le renforcement du réseau de transport par canalisations qui représente
aujourd’hui 30% seulement des volumes des carburants transportés, le
reste se fait par réseau routier. Il s’agit là d’inverser la tendance pour
réduire les coûts, éviter les accidents de la route et assurer une meilleure
protection de l’environnement. Nous nous attelons à augmenter le niveau
de transport par canalisations pour le porter à 70% à l’horizon 2020. Nous
sommes aussi en train de travailler sur la modernisation des
systèmes d’information qui nous permettra de mieux appréhender les
besoins de chaque automobiliste.
- Qu’en est-il du programme de réalisation des stations le long de
l’autoroute Est-Ouest ? Les contraintes, notamment en matière de foncier,
ont-elles été levées ?
Comme je vous le disais, sur les 42 stations prévues sur l’axe autoroutier,
21 stations sont déjà en exploitation, 7 autres seront réceptionnées au
cours du dernier trimestre 2015, par contre 11 sites ont enregistré des
retards en raison de nombreuses contraintes. Nous avons eu beaucoup
de difficultés par rapport aux assiettes de terrain qui connaissent des
problèmes d’expropriation, en plus des problèmes techniques qui ont révélé
des difficultés de faisabilité des projets. J’insiste cependant sur le problème
des expropriations, car malgré l’obtention des autorisations, il faut se battre
tous les jours pour aller au bout du projet.
- On évoque souvent le problème d’approvisionnement. Quelle stratégie
entend entreprendre Naftal pour enrayer ces problèmes ?
Il nous arrive de faire face à des difficultés mais qui ne perturbent
aucunement l’approvisionnement, il s’agit en fait d’un glissement du
programme d’approvisionnement induit par des facteurs exogènes, à
l’instar du phénomène parfois récurrent des consignations des ports.
12
Cependant, nous rassurons que nous disposons de réserves stratégiques
nécessaires pour faire face à la demande et qui nous permettent d’assurer
pleinement l’approvisionnement du marché national en produits pétroliers.
Il faut néanmoins prendre en considération le fait que Naftal transporte
le produit sur tout le territoire national, y compris dans le sud du pays.
Cela représente un effort considérable. Globalement, nous assurons
pleinement notre mission. Cependant, nous devons nous adapter avec le
GAP qui existe entre la capacité installée et la demande qui évolue.
Les infrastructures de stockage actuelles disposent aujourd’hui
d’une
autonomie moyenne d’une dizaine de jours.
Les projets de
développement lancés par Naftal vont permettre d’améliorer sensiblement
cette autonomie. Je me dois de vous dire que Naftal transporte 96% de la
quantité de carburants sur le territoire national, ce qui est un vrai
challenge. Nous avons assuré le transport de plus 14 millions de tonnes de
carburants en 2014, contre 7 seulement, il y a une dizaine d’années.
- Justement, le plan de réalisation de nouvelles infrastructures de stockage
est-il compatible avec les prévisions de hausse de la demande, qui plus est,
avec la réception de nouvelles stations-service ?
Il faut savoir que le programme d’augmentation des capacités de stockage
et la réalisation de nouvelles infrastructures carburant ont été établis sur
la base d’une étude effectuée par Naftal, sur l’évolution de la demande
nationale en carburants à l’horizon 2030. On a également tenu compte de
l’évolution du parc automobile et de la croissance économique, ainsi que du
développement des énergies propres. Ce programme d’investissement
permettra d’améliorer l’autonomie de stockage pour atteindre 30 jours à
l’horizon 2020, contre10 en moyenne, aujourd’hui. Les nouvelles stations
autoroutières
disposeront
d’une
autonomie
supplémentaire,
afin d’améliorer davantage la distribution à travers notamment une
autonomie de stockage plus importante.
- Ce programme est-il suffisant lorsqu’on sait les problèmes liés à la
surconsommation et à la contrebande ?
Nous avons établi notre programme sur la base de l’étude de l’évolution
de la demande sur les 20 dernières années, en tenant compte de
l’évolution du parc automobile qui compte plus de 5 millions de véhicules
aujourd’hui, de la croissance économique et du développement des
carburants propres, tels que le GPL carburant (Sirghaz) et le GNC carburant.
A ce propos, je voudrais signaler qu’un programme ambitieux a été mis au
point pour la réalisation de points de vente GPL carburant sur tout le réseau
Naftal. Cela concerne principalement les stations-service sur les zones
frontalières. Il faut savoir aussi
qu’au niveau des frontières, la
consommation du carburant est plafonnée pour atténuer le phénomène de
la contrebande afin d’éviter les déperditions. Naftal travaille en étroite
collaboration avec les autorités concernées pour la mise en place et le suivi
de ce dispositif.
Comme souligné plus haut, nous sommes en train de travailler sur un
système d’information qui permet d’avoir une image fidèle de la
consommation réelle. Ce système vise la modernisation de notre système
de gestion de la consommation, notamment dans les zones frontalières,
13
où l’objectif assigné est de connaître les consommations réelles dans ces
régions à forte présence de contrebande. Nous avons effectué un
Benchmark avec des pays qui ont expérimenté ce système et qui a
révélé que la consommation de carburants a connu une baisse de 20%.
La mise en place de ce système d’information est prévue dans le plan de
développement des stations-service, lequel permettra de profiler
la consommation des automobilistes et à terme la rationaliser… Il est de
notoriété publique que le prix des carburants en Algérie est très bas, nous
estimons que des mesures sont nécessaires pour atténuer les phénomènes
du gaspillage et de déperdition occasionnée par la contrebande dans les
régions frontalières, qui se font ressentir de plus en plus et qui deviennent
des charges pour le Trésor public.
Chems Eddine Chitour, Directeur du laboratoire de valorisation des
énergies fossiles à l’école Polytechnique d’Alger : « L’Algérie
possède tous les atouts pour faire face à la crise » (El Moudjahid)
D.R
‘‘L’Algérie possède tous les atouts lui permettant de sortir de la crise,
provoquée par la chute des prix du pétrole sur les cours internationaux’’, à
la condition tempère-t-il, qu’‘‘il soit mis un terme à la dualité entre pouvoir
et opposition et que des décisions politiques courageuses soient mises en
branle’’.
C’est ce que propose le directeur du laboratoire de valorisation des énergies
fossiles à l’Ecole polytechnique d’Alger, le professeur Chems Eddine Chitour,
qui intervenait hier sur les ondes de la Chaîne III de la Radio nationale.
Entre autres propositions dans le combat à mener pour réussir la sortie de
crise, il appelle à un élan impliquant l’ensemble des Algériens, « qui doivent
tous se sentir concernés », la jeunesse en particulier, à laquelle, dit-il, il
faut expliquer les enjeux « du vivre ensemble. Aujourd’hui, nous avons
besoin d’unité ». Le professeur Chitour met, par ailleurs, en garde contre
les menaces que fait peser une conjoncture internationale « très
déstabilisante », dont ont eu à pâtir des pays tels que le Soudan auquel a
été enlevé un million de mètres carrés de son territoire, ou de la Libye, du
Yémen, de la Syrie et de l’Irak, présentement confrontés au chaos. Appelant
à mener une lutte sans merci contre l’« énorme » gaspillage observé dans
différents secteurs, l’invité de la rédaction de la Chaîne 3 estime impératif
14
d’avoir une perception nouvelle des richesses énergétiques et hydriques du
pays. « L’énergie a un coût, l’eau a un coût, et il en est de même de tout
ce que nous importons », rappelle-t-il. Mettant en avant quelques chiffres,
il signale par exemple, que la non-fermeture d’un robinet occasionne la
perte
de
40.000
litres
d’eau/an.
« Nous consommons, ajoute-t-il, 1,5 million de tonnes de plastique chaque
année qui ne demandent qu’à être recyclés », dans le cadre d’une
dynamique de développement durable, à laquelle adhéreraient ce qu’il
appelle les éco-citoyens. Autre chiffre avancé par le professeur Chitour,
Alger compte 2 millions de véhicules dont 1/4 est en circulation
permanente, « une heure d’embouteillage entraîne une perte en carburant
de 500.000 dollars, ceci faute de n’avoir pas développé les transports en
commun
».
Le gaspillage, M. Chitour en fait également mention pour ce qui concerne
les ressources humaines : « Nous avons, s’insurge-t-il, un gisement de
connaissances et de savoir qui peut encore donner et qui a été admis à la
retraite, ou bien marginalisé ». Pointant du doigt ce phénomène, il considère
qu’il est urgent d’un mettre un terme sinon, prévient-il, « dans trois années
nous seront à sec ».
Des augmentations de prix sont annoncées en 2016 : Le pouvoir
d’achat des Algériens sera menacé (Le Soir d’Algérie)
D’importantes augmentations de prix, notamment pour les carburants et
l’électricité, sont annoncées pour l’année prochaine. Une taxation
davantage élevée qui, couplée à l’inflation galopante, ne rendra le pouvoir
d’achat des Algériens que fortement menacé, laminé.
Augmentations. Révisions à la hausse. Des termes qui marqueront
fortement le discours des pouvoirs publics, et donc, des citoyens, durant
les prochains mois. En effet, des augmentations de prix, de tarifs sont
annoncées pour l’année prochaine.
Des hausses qui concerneront principalement les prix des carburants et les
tarifs de l’électricité. Selon le projet de loi de finances pour 2016, adopté
par le gouvernement début septembre dernier et dont une copie a été
rendue publique, les prix des carburants (essences et gasoil)
augmenteront sensiblement.
Hausse de la taxation des carburants
En effet, ce projet prévoit la révision à la hausse des tarifs de la taxe sur
les produits pétroliers (TPP), dans le but de générer de nouvelles recettes
fiscales et permettre de compenser le déficit budgétaire. Fixée
actuellement à 1 dinar le litre pour l’ensemble des carburants, la TPP
augmenterait ainsi à 2,91 dinars le litre pour les essences (normale, super
et sans plomb) et à 2,91 dinars pour le diesel.
Outre la TPP, la hausse concernera également la Taxe sur la valeur
ajoutée (TVA) qui devrait augmenter à 17% pour le gasoil. Ce qui, couplé
à la hausse de la TPP, induirait un prix à la pompe de l’ordre de 17,75
15
dinars pour le diesel. Dans le cas où la TVA serait maintenue à 7% pour ce
carburant, le prix augmenterait un peu moins, à hauteur de 15 dinars le
litre.
La carburation au diesel sera également plus chère. En effet, le projet de
loi de finances pour 2016 prévoirait une taxe d’assurance pour les
véhicules diesel d’une valeur de 1 000 dinars jusqu’à une puissance de 5
CV et de 2 000 dinars pour les puissances supérieures.
Le portefeuille des conducteurs fortement sollicité
Or, dans la mesure où une partie importante du parc automobile, même
renouvelé, carbure au gasoil, et que la carburation essence sera
également affectée par le réajustement, l’augmentation des prix
impactera donc, et fortement le portefeuille des Algériens. Ceci, outre le
fait que les distributeurs et prestataires de services solliciteront encore
l’amélioration de leur marge bénéficiaire.
Ainsi, les conducteurs devront dépenser plus pour pouvoir carburer, ce qui
grèvera le budget d’un couple, voire de toute la famille. Une augmentation
des prix des carburants qui se traduira directement par l’augmentation
des tarifs de transport urbain, les conducteurs devant répercuter la hausse
des charges qui sera induite. Et ce, sans omettre les répercussions sur les
autres moyens de transport.
Vers davantage d’inflation
Autre impact, la hausse attendue, voire la flambée des prix des produits
de consommation, notamment agricoles, en raison de l’augmentation des
charges pour les transporteurs, les distributeurs, les perturbations de la
chaîne d’approvisionnement… Certes, les prix des produits alimentaires
subventionnés devraient rester tels quels, l’exécutif ne semblant pas
vouloir remettre en cause l’actuelle politique sociale (transferts sociaux,
soutien et subventions de prix) malgré son coût élevé et son inefficacité
avérée.
Cependant la hausse des charges de transport, et donc celle des coûts de
revient et de production représentera une contrainte difficilement
surmontable pour l’exécutif et qu’il devra chercher à résorber. Ce qui
impactera d’une manière ou d’une autre le pouvoir d’achat des Algériens.
L’électricité sera aussi chère
Et un pouvoir d’achat qui subira le contrecoup d’une autre révision à la
hausse, celles de la TVA pour l’électricité. Certes, l’exécutif n’évoque
nullement la modification des tarifs de l’électricité, appliqués depuis 2006
et inchangés au détriment des équilibres financiers du principal opérateur
énergétique (Sonelgaz).
Toutefois, l’augmentation prévue de la TVA à 17% pour toute
consommation d’électricité dépassant les 125 kilowattheure (kWh), le
projet de loi maintenant le taux réduit de 7% pour la consommation
inférieure à 125 kWh, traduit de manière implicite le réajustement des
tarifs gelés durant une décade (fixés à 4,37 dinars le kWh). Ce qui sera
perceptible dans la facture trimestrielle, en notant que celle-ci atteint en
16
moyenne les 2 500 à 4 000 dinars pour une famille moyenne et à
consommation modérée. Une dépense qui est néanmoins aggravée par la
forte consommation d’énergie due à l’utilisation de climatiseurs en période
caniculaire et de chaudières électriques. Et ce, dans le contexte où le parc
immobilier est en voie de renouvellement même si l’utilisation de modes
écologiques et rationnels pour l’éclairage et le chauffage reste encore
faible.
Or, en taxant davantage un niveau de consommation énergétique auquel
les Algériens ne sont pas tous étrangers, les promoteurs de la LF 2016
omettent néanmoins l’impact qui en résultera sur les coûts de production
et de revient.
D’autres augmentations sont attendues
Des coûts de revient qui seront appelés certainement à augmenter et qui
impliqueront que les prix de vente des produits de consommation
notamment augmenteront. Soit une charge plus lourde pour le budget des
Algériens, tant citoyens qu’opérateurs économiques.
D’autres augmentations sont également prévues, s’agissant des taxes
d’habitation et autres mais aussi concernant les vignettes automobiles
(des hausses allant de 500 dinars à 18 000 dinars selon le type, la
cylindrée et l’âge des véhicules), la taxe intérieure de consommation (TIC)
imposée sur les achats et les importations de plusieurs produits,
notamment les tabacs et allumettes, ainsi que l’accès à l’internet mobile,
la téléphonie mobile et l’acquisition d’équipements informatiques…
Des risques pour la paix sociale
En somme, l’année 2016 sera marquée par des augmentations assez
sensibles, certes induites par la chute des revenus du pays et la nécessité
de trouver des palliatifs au manque d’imagination des pouvoirs publics,
mais cependant contraignantes pour le pouvoir d’achat des Algériens.
Des augmentations qui entreront en vigueur malgré les velléités de
certains parlementaires à réagir et à proposer des amendements au projet
de LF et en dépit de leur impact négatif sur le plan de la cohésion, de la
paix sociale.
Encore insuffisant, malgré certaines revalorisations salariales concédées
durant la décade écoulée mais rendues inopérantes par l’inflation, le
pouvoir d’achat des Algériens, au moins celui de la grande majorité, sera
encore affaibli.
Il sera en effet laminé par cette taxation élevée, une inflation assez
galopante et difficilement maîtrisable dans le contexte de dépréciation du
dinar et de ses répercussions directes sur les coûts à l’importation.
17
Avant-projet de loi de finances 2016 : Trésor : suppression de sept
comptes spéciaux (Liberté)
La chute des prix du pétrole a contraint le gouvernement à aller puiser
l’argent dans des niches oubliées jusque-là : les comptes d’affectation
spéciale.
L’avant-projet de loi de finances pour 2016 prévoit la clôture de sept
comptes d’affection spéciale et le versement de leurs soldes aux comptes
de résultats du Trésor. Il prévoit également le jumelage de quatre comptes
en deux, la précision des actions mises à la charge d’un compte et la
réduction des ressources d’un autre. Ainsi, “le Fonds de compensation des
frais de transport, le Fonds d’indemnisation au titre des biens affectés au
Fonds national de la révolution agraire, le Fonds pour les urgences et les
activités des soins médicaux, le Fonds du patrimoine public minier, le Fonds
national du patrimoine culturel, le Fonds d’appropriation des usages et du
développement des technologies de l’information et de la communication et
le Fonds national de préparation et d’organisation de la manifestation,
Tlemcen capitale de la culture islamique” seront supprimés.
Si les actions inscrites dans le cadre de la manifestation “Tlemcen, capitale
de la culture islamique” sont achevées et les dépenses du Fonds pour les
urgences et les soins médicaux, créé dans la décennie 1990, période durant
laquelle l’État devait faire face au terrorisme, et que les dépenses de ce
compte peuvent être présentement prises en charge dans le cadre du
budget général de l’État, les autres fonds seront supprimés parce qu’ils
n’ont pas eu le succès escompté. “Les actions mises à la charge de ces
comptes n’ont pas connu un rythme régulier de réalisation et n’ont
enregistré qu’un très faible taux de consommation”, suivant la formule
consacrée dans l’avant-projet de loi de finances. Il est donc proposé de les
prendre en charge dans le cadre du budget général de l’État. Dans le même
sillage, l’avant-projet de loi de finances pour 2016 prévoit la clôture du
Fonds national du développement de la pêche et de l’aquaculture et le
versement de son solde dans celui du développement de l’agriculture. Idem
pour le Fonds national de gestion intégrée des ressources en eau dont le
solde sera versé dans le Fonds national de l’eau. Par ailleurs, le texte
suggère la réduction des ressources du Fonds spécial pour la promotion des
exportations qui bénéficiait depuis 2007 d’une quote-part de 10% du
produit de la Taxe intérieure de consommation (TIC) prélevée sur les bières,
les tabacs, les fruits exotiques et les grosses cylindrées. Elle devrait être
divisée par deux pour revenir à son niveau d’avant 2007, soit 5%. Quant
au Fonds national pour la maîtrise de l’énergie et pour les énergies
renouvelables et de la cogénération, il est question d’introduire deux lignes
18
au niveau des recettes et des dépenses, une ligne dédiée à la promotion
des énergies renouvelables et une ligne à la maîtrise de l’énergie, et ce,
pour
séparer
les
dotations
selon
leur
destination.
Il convient enfin de rappeler qu’il existe près d’une centaine de fonds
spéciaux créés pour financer des opérations en dehors du budget général
de l’État et placés sous différentes autorités pour leur gestion : ministères,
agences, offices, etc. La Cour des comptes avait critiqué, dans un rapport
rendu public fin 2013, le recours abusif du gouvernement à l’ouverture des
comptes d’affectation spéciale dont le nombre dépassait 70 en 2011. Une
opération d’assainissement de ces comptes a été ainsi lancée, elle semble
s’accélérer à cause de la baisse des recettes budgétaires due à la chute des
prix du pétrole.
Les secteurs de la sidérurgie et du matériel informatique seront
protégés : Mesures de soutien à la production nationale (Liberté)
Deux secteurs d’activité ont particulièrement retenu l’attention du
gouvernement et ont eu droit à une protection en vertu de l’avant-projet de
loi de finances pour 2016, à savoir la sidérurgie et le matériel informatique.
Le texte institue des barrières douanières pour les protéger contre la
concurrence des importations. Il propose, en effet, de soumettre à un droit
de douanes de 30% les importations de produits sidérurgiques suivant :
billettes, ronds à béton, tubes en acier, fil machine et pylônes et tours. Des
produits dont l’industrie nationale connaît des difficultés depuis plusieurs
années. Idem pour les ordinateurs, les PC portables et les serveurs tour et
rack. Cette industrie naissante fait face à une concurrence féroce de la part
des produits chinois notamment. Dans le même sillage, l’avant-projet de loi
de finances pour 2016 propose de réduire à 5% les droits de douanes sur
les composants et sous-ensembles destinés aux collections CKD/SKD, tels
que les cartes mères, les cartes d’alimentation, les dalles pour écrans, les
câbles d’alimentation, les ventilateurs, les nappes et les étiquettes
atoxiques. En plus de soutenir les fabricants locaux, le gouvernement
entend aussi attirer des fabricants mondiaux dans ce domaine pour venir
investir en Algérie. D’autres mesures visant à encourager l’investissement,
notamment pour les étrangers, ont été, par ailleurs, suggérées dans le
même texte. On peut énumérer : la suppression de l’obligation de
réinvestissement des avantages accordés dans le cadre du développement
des investissements ; la permission accordée aux non-résidents d’entrer en
Bourse lors de la cession de leurs participations dans les entreprises
algériennes sans la présentation de l’attestation de renonciation à l’exercice
du droit de préemption qu’exercent l’État et ses démembrements ;
l’institution d’une possibilité de recours aux financements extérieurs
notamment pour les grands projets ; l’assouplissement de la règle du 51/49
en ce qui concerne les entreprises publiques privatisables ; la possibilité de
conversion en cession de la concession octroyée pour la réalisation de
projets à caractère touristique ; et l’élargissement au secteur privé la
possibilité d’aménagement et de gestion des zones industrielles et
d’activités. La réduction de l’amende instituée récemment à l’encontre des
19
bénéficiaires de terrains à vocation industrielle non exploités de 3 à 0,3%
de leur valeur vénale suscite néanmoins des interrogations sur la pertinence
de la démarche du gouvernement à partir du moment où il propose
l’extension de l’amende aux bénéficiaires de terrains domaniaux et non
domaniaux destinés à la construction d’habitation, et qui demeurent sans
début de construction, fixée, elle, à 1% de la valeur d’acquisition.
Leur niveau est désormais insupportable : Le gouvernement baisse
les dépenses d’équipement de près de 20% (Liberté)
L’avant-projet de loi de finances pour 2016 vient confirmer les intentions
du gouvernement à baisser graduellement les dépenses publiques qui ont
atteint en 2015 un niveau désormais insupportable à cause de la chute des
prix du pétrole. Et les coupes touchent aussi bien les dépenses de
fonctionnement
que
celles
d’équipement.
En effet, le gouvernement prévoit des dépenses de l’ordre de 7 985 milliards
de dinars en 2016, soit une baisse de 873,5 milliards de dinars
comparativement à 2015 (8 858 milliards de dinars), soit une baisse de
9,9%. Si le budget de fonctionnement (4 807,3 milliards de dinars) a été
dégraissé de 165 milliards de dinars (1,6 milliard USD) comparativement à
2015 où il était de 4 972,3 milliards de dinars, soit -4%, le budget
d’équipement (3 176,8 milliards de dinars) s’est vu opérer des coupes
atteignant 709 milliards de dinars (7 milliards USD), soit -19%
comparativement à 2015 où il était de 3 885,3 milliards de dinars. La chute
des prix du pétrole a contraint le gouvernement à revoir le train de vie de
l’État jusque-là dépensier à outrance et à augmenter des taxes pour boucler
le budget. Ainsi, la vignette automobile a été relevée de 20% pour les
véhicules utilitaires et 30% pour les véhicules de tourisme.
L’avant-projet de loi de finances pour 2016 prévoit aussi l’institution d’une
taxe sur le gasoil applicable lors de l’acquittement de la police assurance
des
véhicules
de
tourisme
roulant
au
diesel.
Une taxe de 1 000 DA pour les véhicules de 5 CV et moins et de 2 000 DA
pour ceux de 6 CV et plus. Il prévoit, également, la révision à la hausse de
la taxe sur les produits pétroliers pour l’essence et le gasoil qui devrait
passer d’un dinar par hectolitre à 2,5 DA par litre. Ce qui se traduirait à la
pompe par une hausse de 2,91 DA pour l’essence (normal, super et sans
plomb) et de 4,05 DA pour le gasoil dont le taux de la TVA devrait
augmenter de 7 à 17% comme proposé dans ce même avant-projet de loi
de finances. En se basant sur les quantités consommées en 2014,
l’incidence financière approximative attendue pour les mesures relatives au
seul gasoil est estimée à un peu plus de 30 milliards de dinars (300 millions
USD), 13,9 milliards de dinars uniquement pour le relèvement du taux de
la TVA. En plus de garantir des ressources supplémentaires à l’État, ces
mesures relatives aux gasoil, qui est un produit importé, visent, par ailleurs,
à encourager la consommation des carburants disponibles sur le marché
national comme le gaz naturel carburant, dont le présent avant-projet de
loi de finances exempt les véhicules qui roulent avec du paiement de la
20
vignette automobile, et réduire la facture des importations. Toujours en
matière de consommation énergétique, le gouvernement entend
“encourager” ses concitoyens à consommer moins d’électricité en limitant
le taux réduit de la TVA à 7% à la seule tranche de consommation allant
jusqu’à 125 KWh, les autres tranches devront être soumises au taux normal
de 17%. Last but not least, l’avant-projet de loi de finances pour 2016 taxe
les fruits exotiques, le saumon, les grosses cylindrées et les médicaments
de confort. Si les médicaments ont été exempts de TVA, ceux dits de
“confort”, et dont la liste sera arrêtée conjointement par le ministre chargé
de la Santé et celui chargé de la Sécurité sociale, seront soumis au taux
normal de 17%.
Marché du ciment : Vers une augmentation de production de 4
millions de tonnes (El Moudjahid)
D.R
Un plan de développement très ambitieux a été tracé par le Groupe
industriel public des ciments d’Algérie (GICA) pour pallier le marché
déficitaire en ciment. Un marché dont les importations sont estimées
actuellement à 3,5 millions de tonnes. Selon le directeur général de ce
groupe, M. Rabah Guessoum, d’ici à 2016, ce marché deviendra « mature
». Une étape qui, une fois atteinte, permettra d’« absorber » le déficit
chronique que connaît ce matériau. Il a fait savoir que le groupe (GICA) à
lui seul, va rajouter 4 millions de tonnes à la fin de 2016 avec l’extension
des capacités de production des cimenteries de Chlef et de Aïn Kebira
(Sétif), dont les travaux ont déjà été lancés, lesquels vont permettre au
groupe d’atteindre une production globale de 15,5 millions de tonnes (MT)
par an à fin 2016, soit une augmentation de 4 millions de tonnes. Ainsi, la
production de la cimenterie d’Aïn Kebira triplera ainsi pour passer d’1 MT de
ciment actuellement à 3 MT à la fin 2016, tandis que celle de Chlef devra
doubler en passant de 2 à 4 MT annuellement, précise le premier
responsable de GICA. Il nous a précisé également en marge de la cérémonie
de signature d’une convention de collaboration scientifique et technologique
entre la Direction générale de la recherche scientifique et du développement
technologique (DGRSDT) et le Groupe industriel des ciments d’Algérie
(GICA), que les opérateurs privés auront également leurs parts et
contribueront à booster la production nationale en ciment en mettant sur
21
le marché 3 millions de tonnes de ciment. « La priorité est de satisfaire le
marché national en qualité et en quantité mais compte tenu du
positionnement de l’Algérie, l’objectif est également de se positionner à
l’exportation à moyen terme », explique M. Guessoum, en ajoutant
toutefois : « On essaye chaque jour de ramener une quantité
supplémentaire sur le marché national pour absorber le déficit, vu que
l’orientation politique va vers la diversification des produits tout en mettant
un frein à la dépendance des hydrocarbures. Le travail qu’on est en train de
faire va donner ses fruits à moyen terme », précise-t-il. Dans ce sillage, le
même responsable a souligné que le GICA va investir 154 milliards de dinars
pour porter sa production de ciment à 18,5 millions de tonnes à fin 2017,
contre 11,5 MT actuellement, soit une augmentation de 38%. Ces
investissements portent sur l’extension des capacités de production de deux
cimenteries existantes et la réalisation prochaine de deux nouvelles usines.
Ces dernières seront installées à Béchar et à Oum El Bouaghi et leur entrée
en production est prévue pour fin 2017. Le groupe GICA est en phase de
réception des offres des soumissionnaires pour la réalisation de ces deux
cimenteries dans un délai fixé à 36 mois. La future usine d’Oum El Bouaghi,
qui produira 2 MT par an, sera détenue en partenariat avec le groupe public
du BTPH Cosider, conformément aux orientations des pouvoirs publics
visant à encourager le partenariat public-public. Concernant la future
cimenterie de Béchar, qui sera dotée d’une capacité de production d’un
million de tonnes de ciment par an, celle-ci aura des capitaux qui seront
détenus uniquement par le groupe GICA. En outre, un projet de construction
d’une autre cimenterie à El Bayadh qui devra produire un autre million de
tonnes de ciment par an est en phase de négociation avec un partenaire
étranger, avance M. Guessoum. Sachant qu’actuellement, l’Algérie dispose
de 14 cimenteries publiques et privées d’une capacité de production globale
de près de 19,5 millions de tonnes par an, alors que la demande est de 24,5
MT annuellement, soit un déficit, difficilement résorbable, de cinq millions
de tonnes.
Céréales : Recul de la facture des importations les huit premiers
mois (APS)
D.R
Les importations des céréales (blés, maïs, orge) ont atteint 2,33 milliards
de dollars ) durant les huit premiers mois de 2015, contre près de 2,45 md
usd à la même période de 2014, en baisse de 4,56%, en dépit d'une hausse
des quantités importées, a appris l'APS auprès des Douanes algériennes. La
baisse en valeur des importations des céréales s'explique essentiellement
par une baisse des prix sur le marché mondial en raison de l'abondance de
l'offre, ainsi que par le recul des importations algériennes de l'orge et de
maïs. En effet, les quantités importées ont été estimées à 8,84 millions de
tonnes les huit premiers mois 2015 contre 8,22 millions de tonnes à la
même période de l'année d'avant (+7,6%), précise le Centre national de
l'information
et
des
statistiques
des
douanes
(Cnis).
A l'exception des blés (tendre et dur) qui ont connu une hausse de plus de
22
2%, les autres catégories des céréales, notamment l'orge et le maïs ont
reculé respectivement de 2,4% et de 20,45%, selon les Douanes. Pour le
blé, la facture des importations s'est chiffrée à 1,66 md usd contre près de
1,63 md usd (+2,03%), tandis que les quantités importées ont augmenté
en passant à 5,61 millions de tonnes contre 4,96 millions de tonnes (+13,10
%). Par catégorie de blés, les importations de blé tendre ont connu une
stagnation en termes de valeur est une légère augmentation en quantité.
En effet, elles se sont établies à 1,10 milliard usd pour une quantité de 4,41
millions de tonnes durant les 8 mois 2015 contre 3,62 millions de tonnes à
la même période de 2014 (+22%). La facture du blé tendre a, ainsi,
représenté plus de 47% de la totalité des importations des céréales ente
janvier et août 2015. Pour les importations de blé dur, la facture a
augmenté à 557,56 millions usd (1,196 millions de tonnes) contre 526,86
millions usd (1,347 million de tonnes), en hausse de 5,83% en valeur alors
que les quantités ont diminué de près de 11,2%. Les importations de blé
dur correspondent à près de 24% de la facture globale des céréales. Pour
le maïs (semence et autres), les importations se sont chiffrées à 550,72
millions usd (2,70 millions de tonnes) contre 692,34 millions usd (2,76
million de tonnes), en baisse de 20,45% en valeur et de plus de 2,5% en
quantité.
La baisse des cours mondiaux a pesé sur la facture en août
Après des hausses relevées durant les premiers mois de cette année, les
importations des céréales ont enregistré une "importante" baisse en valeur
de prés de 39% durant le mois d'août 2015, ce qui a eu un impact direct
sur les importations des huit premiers mois de cette année. Les
importations des céréales ont atteint le mois d'août dernier près de 229,6
millions usd (1,052 million de tonnes) contre 375,17 millions usd (1,364
million de tonnes) à la même période en 2014, reculant ainsi de 38,81%,
selon le Cnis. Toutes les importations des céréales (blés, maïs, orge) ont
reculé en août dernier par rapport au même mois en 2014. Cette baisse en
valeur est due essentiellement à un "important recul" des prix mondiaux
durant le mois d'août dernier. En août 2015, les importation des blés
(tendre et dur) ont atteint 161,2 millions usd (703.137 tonnes) contre 178
millions usd (542.557 tonnes), en baisse de 9,44%. Concernant l'orge,
l'Algérie a importé pour 20,69 millions usd (104.920 tonnes) contre 45,76
millions usd (185.226 tonnes), en baisse de près de 54,8% en valeur. Les
importations de maïs ont totalisé 47,70 millions usd (244.076 tonnes) en
août dernier contre 151,40 millions usd (636.510 tonnes) en baisse en
valeur de près de 68,5%. Cette baisse s'explique essentiellement par le
recul des prix agricoles mondiaux, en raison de l'abondance de l'offre et
d'une moindre demande chinoise, selon l'Indice mensuel (août 2015) des
prix alimentaires de l'Organisation des Nations unies pour l'agriculture et
l'alimentation (FAO). Les prix agricoles mondiaux ont enregistré en août
leur plus forte baisse en sept ans et atteignent pour certains produits dont
les céréales leur plus bas niveau principalement en raison de l'abondance
de l'offre et d'une moindre demande chinoise, selon la FAO Les céréales ont
23
connu durant le seul mois d'août dernier une baisse de 7% par rapport à
juillet 2015, atteignant ainsi leur plus bas niveau depuis mars 2009. Ce
recul des prix a encouragé l'Office algérien interprofessionnel des céréales
(Oaic) à effectuer des achats afin de reconstituer les stocks stratégiques de
céréales notamment les blés et en anticipant la période hivernale,
caractérisée généralement par une baisse de l'offre. Les perspectives de
récoltes mondiales établies par la FAO se chiffrent à 2,54 milliards de tonnes
soit 13,8 millions de tonnes supplémentaires par rapport à 2014, une année
d'abondance. En 2014, la facture des importations des céréales s'était
établie à 3,54 milliards de dollars, en hausse de 12% par rapport à 2013.
La production céréalière nationale a atteint 40 millions de quintaux durant
la campagne moissons-battage 2014-2015, contre 35 millions de quintaux
lors de la saison précédente (+14,3%), selon l'Oaic.
La filiale de l’Italienne Eni a sollicité l’arbitrage de la CCI : Saipem
réclame un milliard d’euros à Sonatrach (El Watan)
Saipem Contracting Algeria SPA et l’entreprise mère Saipem SPA ont déposé
contre Sonatrach trois demandes d’arbitrage auprès de la CCI, dont le siège
est à Paris.
L’une de ces requêtes remonte au 15 mai 2015 pour réclamer à Sonatrach
7 339 038 euros et 605 447 169 dinars plus les intérêts cumulés. Le
partenaire italien estime «illégale» la pénalité de retard qui lui a été infligée
à cause de la prolongation du délai de finalisation du projet de construction
du gazoduc reliant Hassi R’mel à Arzew, connu sous le nom de LZ2.
Le marché relatif au gazoduc Hassi R’mel-Arzew avait été conclu entre les
deux groupes le 5 novembre 2007. L’autre demande d’arbitrage, qui voit
Saipem réclamer au groupe pétrolier algérien 580 millions d’euros,
concerne le contrat signé le 22 mars 2009 entre Sonatrach, First Calgary
Petroleum LP et Saipem pour la construction d’une unité de traitement du
gaz dans le champ MLE. En tout, Saipem réclame à Sonatrach et à First
Calgary Petroleum 898,5 millions d’euros.
La troisième requête présentée par Saipem à la CCI concerne la réalisation
d’une usine pour l’extraction des liquides des gaz associés à Hassi Messaoud
et de séparation d’huile (projet LPG), projet signé le 12 novembre
2008 entre Sonatrach et Saipem, qui réclame à présent à son partenaire
algérien 171,1 millions d’euros pour, entre autres, la majoration des coûts
de réalisation et le retard de paiement des factures.
Les audiences pour trancher cette affaire se tiendront en octobre 2016. La
société italienne de services pétroliers est dans une très mauvaise passe et
cet argent serait une bouffée d’oxygène pour sa caisse en difficulté,
24
puisqu’elle a enregistré des pertes évaluées à 920 millions d’euros durant
le premier semestre de l’année en cours. Saipem a annoncé récemment le
licenciement de 8800 employés d’ici 2017.
Même si ses dirigeants se cachent derrière le prétexte de la baisse du prix
du pétrole, les soucis de Saipem ont véritablement commencé au lendemain
du scandale des pots-de-vin versés aux responsables algériens. C’est
pourquoi le service juridique de la compagnie a eu carte blanche pour
récupérer des fonds partout dans le monde où cela lui serait possible. Et il
semble que Sonatrach, ayant prêté le flanc par une application pas très
blindée de la clause des pénalités de retard et n’ayant pas négocié
rigoureusement les possibles majorations des coûts des projets, sera la
première victime.
Une vache à traire qui, après avoir concédé, dans des conditions douteuses,
plus de 11 milliards d’euros de marchés en trois ans (entre 2007 et 2011)
pour un total de huit projets à la société italienne, n’a pas fini de payer les
conséquences d’une gestion improvisée et désastreuse de ce dossier.
Obligée de nommer des avocats de dimension internationale pour faire face
à ceux de Saipem, Sonatrach avait jusqu’au 7 et au 14 septembre pour
déposer sa réplique auprès de la CCI concernant deux demandes de
Saipem.
Et si l’entreprise italienne joue la transparence après les scandales qui l’ont
éclaboussée et ont fait chuter son titre en Bourse (l’action est passée de 40
à 9 euros en quelques mois), le groupe algérien continue à pratiquer la
politique de l’autruche. Ainsi, Saipem, dans son rapport relatif au bilan
2014, fait état à ses actionnaires de sa situation financière en Algérie et cite
deux comptes bancaires bloqués totalisant 87 millions d’euros liés à la
gestion des projets GK3 et ML2, ainsi qu’un crédit commercial arrivé à
échéance d’un montant de 52 millions.
Par contre, la valeur des projets en exécution s’élève à 154 millions d’euros
et celle des garanties sur les projets en cours de réalisation est estimée à
546 millions d’euros. Tout cela ferait partie des 800 millions d’euros que
Saipem promet de récupérer à travers le monde. Inutile d’ajouter que la
bagatelle de presque un milliard d’euros que Saipem compte arracher à
Sonatrach serait une bénédiction du ciel. L’Etat italien (principal actionnaire
de ce groupe), très inquiet du futur de Saipem, compte renforcer son capital
à travers le Fonds stratégique italien pour la sauver de la banqueroute.
Finance/Banque/bourse
25
Commerce
Pourquoi le pain manque à Alger
©TSA
Deux jours après l’Aïd el-Adha, le pain manque toujours à Alger. Ce
dimanche matin, de longues files étaient visibles devant les boulangeries
du centre-ville de la capitale. Pour satisfaire tous leurs clients, certains
gérants de boulangeries ont décidé de rationner les quantités de pain.
« Pour satisfaire nos clients nous avons augmenté notre panification. Nous
avons produit plus de 12 000 baguettes pendant les deux jours de l’Aïd,
nous avons également plafonné à dix la quantité de baguettes pour chaque
client. Cependant, nous n’arrivons toujours pas à satisfaire la demande de
nos clients. Cette situation est due au manque de boulangeries, et à la forte
demande des consommateurs, qui deviennent boulimiques pendant l’Aïd »,
explique un gérant d’une boulangerie de la rue Ahmed Chaib (ex. rue
Tanger).
Déficit en boulangeries
Contacté, le président de la Fédération nationale des boulangers, Youcef
Kalafa, explique les tensions sur le pain au manque d’une culture de
consommation et le nombre insuffisant de boulangeries, notamment au
niveau d’Alger Centre. « Alger dispose de 910 boulangeries, ce qui est
insuffisant pour satisfaire la demande des consommateurs. L’idéal c’est
d’avoir au minimum 1 500 boulangeries, pour satisfaire la demande »,
explique-t-il.
Coopération
Examen des obstacles entravant les échanges commerciaux
algéro-tunisiens (APS)
Le ministre du Commerce Bakhti Belaib a insisté dimanche à Alger avec le
ministre tunisien de l'Industrie, de l'énergie et des mines Zakaria Hamad,
sur l'importance d'arriver à des solutions aux obstacles entravant les
échanges commerciaux entre les deux pays.
Selon un communiqué du ministère, lors d'une audience entre les deux
ministres, ils ont mis l'accent sur la "nécessité de lever l'ensemble des
obstacles et entraves aux échanges commerciaux entre les deux parties à
travers des propositions de solutions adéquates".
26
Ils ont aussi abordé à cette occasion les opportunités de développement des
échanges économiques et commerciaux entre les deux pays, a indiqué cette
source.
Le ministre du Commerce et son hôte ont également insisté sur le rôle
"primordial" que doivent jouer les opérateurs économiques afin d'asseoir un
"véritable partenariat" économique et commercial.
Pour cela, il a été convenu de réunir le Comité de suivi sectoriel afin
d'examiner toutes les questions qui restent en suspens depuis la dernière
rencontre.
L'Algérie est le premier partenaire commercial de la Tunisie au niveau du
monde Arabe et en Afrique avec des échanges estimés à 1,7 milliard de
dollars en 2013 en hausse de 19% par rapport à 2012.
Les deux pays sont liés depuis mars 2014 par un accord commercial
préférentiel.
Park Sang-jin, Ambassadeur de la République de Corée en Algérie :
« La Corée est prête à aider l’Algérie pour l’après-pétrole»
(L’Econews)
"L’Algérie
est
le
seul
partenaire
stratégique de la Corée en Afrique"
Etablissant leurs relations bilatérales très récemment (1990) l’Algérie et la
Corée du Sud ont tissé des liens forts et toujours en croissance. Dans cette
interview, son excellence Park Sang-jin, Ambassadeur de la République de
Corée en Algérie, affirme que les entreprises de son pays envisagent
davantage d'investissements directs en Algérie afin de partager leur savoirfaire et expérience avec les Algériens tout en considérant un environnement
d'affaires plus favorable.
L’Eco : Pouvez-vous expliquer brièvement les relations bilatérales
générales entre l'Algérie et la Corée ?
Park Sang-jin: L'histoire des relations bilatérales entre la Corée et l'Algérie
est relativement courte par rapport aux partenaires traditionnels de
l'Algérie, tenant compte que la relation diplomatique entre nos deux nations
a été tardivement établie en 1990 après l’effondrement du système de la
guerre froide. Cependant, nos liens sont réputés être forts et toujours
croissants. Ainsi, permettez-moi de citer quelques exemples. L’Algérie est
27
le seul partenaire stratégique de la Corée en Afrique ; ce partenariat a été
établi en 2006 lors de la visite d’Etat du président Coréen Roh Moo-hyun en
Algérie, faisant suite à celle du président Bouteflika en Corée en 2003. Nos
deux gouvernements et les deux peuples s’acheminent continuellement
vers nos objectifs communs envisagés dans le cadre du partenariat
stratégique. 1 100 hommes d'affaires coréens représentant 23 entreprises
privées sont présents en Algérie, le volume des échanges commerciaux
dans les deux sens s’élevait à 3,3 milliards de dollars en 2014. Comme l'a
mentionné le ministre Lamamra, nos deux pays ont développé des liens
étroits de coopération sur une courte période de 25 ans, ce qui aurait pris
des siècles pour d'autres pays.
Cependant, si nous faisons une rétrospective des dix dernières années, je
serai honnête en soulignant que notre coopération substantielle aurait dû
être davantage hissée à la hauteur de notre partenariat stratégique en tirant
profit de la plupart de nos grands potentiels offerts. Cette année marque le
25ème anniversaire des relations diplomatiques entre la Corée et l'Algérie
et je crois que cela est une occasion supplémentaire pour élargir et
intensifier encore davantage notre partenariat mutuellement bénéfique.
Dans cette perspective et durant ma mission, j’inscrirai à mon agenda trois
priorités: accroître les échanges de visites des hauts fonctionnaires; booster
le commerce et l'investissement dans les deux pays; augmenter les
échanges culturels et entre les peuples, dans les deux sens. Afin d’atteindre
les objectifs précédemment cités, je compte sur l’intérêt et l’appui continu
du gouvernement et peuple algériens pour l’évolution des relations
bilatérales entre nos deux pays.
La République de Corée est l'un des principaux partenaires
commerciaux de l'Algérie. Quelle est votre appréciation sur les
relations économiques actuelles entre les deux pays ?
L’Algérie est le seul pays du continent africain avec lequel la Corée a établi
un partenariat stratégique. La coopération bilatérale dans le secteur
économique en est la plus remarquable. En 2014, le volume du commerce
entre les deux nations s’élevait à 3,3 milliards de dollars. Le volume des
échanges commerciaux bilatéraux n’a cessé d’augmenter depuis 2011
enregistrant, en 2014, une hausse de 57% par rapport à l'année d’avant.
La Corée se classe 9ème plus grand importateur pour l’Algérie. La Corée,
avec ses faibles ressources naturelles, importe de l'étranger 97% de sa
demande en énergie. L'Algérie est l'un des principaux fournisseurs
d'énergie. En 2014, la Corée a importé de l’Algérie des hydrocarbures, tels
que le naphta, le gaz naturel et le pétrole brut pour 1,8 milliard de dollars.
D'autre part, l'Algérie importe de chez nous, les voitures, la machinerie et
les appareils électroménagers. D’ailleurs, je suis très heureux de constater
que les Algériens sont satisfaits des produits coréens tels que Samsung, LG
Electronics et Hyundai Motors. Beaucoup d'entre eux sont maintenant
fabriqués en Algérie, et non en Corée, par le biais de joint-ventures. Cela
traduit le fait que l’Algérie n’est pas seulement un marché de vente mais
bien bel et bien, un partenaire clé avec lequel ils peuvent parcourir, main
dans la main, un long chemin ensemble pour un avenir meilleur.
28
En outre, les sociétés coréennes sont aussi présentes dans les
infrastructures, tels que les centrales à cycle combiné, les projets des
nouvelles villes, la réhabilitation de Oued El Harrach, la modernisation des
ports tout en prouvant leur expertise, haute qualité, la ponctualité dans le
travail et le respect des échéances. Le plus important encore, les entreprises
coréennes envisagent davantage d'investissements directs en Algérie afin
de partager leur savoir-faire et expérience avec les Algériens considérant
un environnement d'affaires plus favorable, et en tenant compte des
avantages stratégiques de l'Algérie en tant que passerelle vers l'Europe,
l'Afrique et le Moyen-Orient.
En examinant les balances commerciales entre les deux pays,
l'Algérie enregistre un déficit commercial vis-à-vis de la Corée. Y at-il un moyen d'équilibrer cette tendance dans les années à venir ?
Étonnamment, selon les statistiques officielles de la Corée de l'année
dernière, l'Algérie a enregistré un excédent commercial de l’ordre de 500
millions de dollars avec la Corée. Mais, comme vous l'avez souligné, il est
vrai que la Corée était en permanence excédentaire en termes de commerce
avec l'Algérie jusqu'en 2013. Je suis entièrement d'accord avec l'idée que
les échanges commerciaux équilibrés sont plus durables que ceux marqués
par un déséquilibre. Dans ce sens, la tendance actuelle entre nos deux
nations semble être très prometteuse. Les exportations de l'Algérie vers la
Corée sont en forte croissance depuis 2011, passant de 130 millions de
dollars en 2011 à 1,9 milliard de dollars en 2014. Enfin, l'année dernière,
l'Algérie a enregistré pour la première fois un excédent commercial avec la
Corée. Je suis absolument convaincu qu’à mesure que les liens économiques
de l’Algérie avec la Corée s’approfondissent et que son économie se
diversifie, les exportations de l'Algérie vers la Corée s’élargiront et se
diversifieront.
La Corée est un pays qui possède des technologies avancées.
Comment l'Algérie peut- elle bénéficier des connaissances de la
Corée ? Y a-t-il des discussions en cours entre les deux
gouvernements à ce sujet ?
La Corée est maintenant devenue la 13ème plus grande économie au
monde. Forte de ce succès sans précédent, la Corée est entièrement
disposée à partager son savoir-faire et ses expériences avec tous les pays
qui en expriment le besoin. En particulier, elle est prête à contribuer à la
diversification et la modernisation des industries algériennes dans la
perspective de l'après-pétrole. Dans ce contexte, le ministère coréen de la
Stratégie et des Finances a lancé en 2004, le dénommé « programme de
partage des connaissances (KSP) » dont l'Algérie a été un partenaire clé
dans la région. En outre, l'Agence coréenne de coopération internationale
(KOICA), principale organisation non gouvernementale d'aide au
développement, a étroitement coopéré avec les autorités algériennes dans
divers domaines, y compris l'agriculture, la pêche, l'aquaculture, les
énergies renouvelables, les programmes de bourses d'études et les TIC. Il
est très rare que l’Algérie n’ait pas bénéficié des opportunités des
29
technologies et les expériences de la Corée. Parmi ces opportunités, je
souhaite attirer votre attention en particulier sur le projet de CATICTA «
Centre Africain des Technologies de l'Information et la Communication et
des Technologies Avancées », dont la création en Algérie a été convenue
entre les deux gouvernements en 2007. Les détails du projet devraient être
discutés plus en détails. Une fois achevé tel que prévu, CATICTA sera non
seulement un projet phare entre nos deux pays mais rayonnera sur le
continent africain en tant qu’institution d'excellence pour l'enseignement
supérieur, la recherche et le développement technologique dans le secteur
des TIC avec pour mission d’enseigner la technologie et le savoir-faire de
pointe et la délivrance de diplômes universitaires.
Le Ministre Coréen des Affaires Etrangères de la Corée, Yun Byungse, a effectué, récemment, une visite en Algérie durant laquelle il a
mentionné la nécessité de renforcer la coopération économique
entre les deux pays. Existe-t-il des accords signés durant cette
visite ?
Pour la première fois au cours des quatre dernières années, Son Excellence
Monsieur Yun Byung-se, Ministre des Affaires étrangères, a effectué une
visite officielle en Algérie. Durant les deux jours de la visite, le ministre Yun
a eu un programme très chargé mais néanmoins fructueux grâce à
l'hospitalité et au plein soutien du gouvernement algérien. Dans le cadre de
tels efforts, les deux ministres ont également convenu d’asseoir les bases
juridiques pour achever, dès que possible, les procédures internes
algériennes pour l'entrée en vigueur de l’Accord d’Assistance mutuelle en
matière douanière, signé par les deux autorités en 2013; continuer à
négocier la conclusion d'un accord de sécurité sociale et considérer la
conclusion d’un accord sur l'exemption de visa pour les titulaires de
passeports ordinaires afin de faciliter les échanges entre les peuples. Nos
deux gouvernements ne ménageront aucun effort pour mettre en œuvre les
mesures relatives aux points évoqués par le ministre Yun avec les hauts
responsables algériens. Nous espérons que la visite du ministre Lamamra
en Corée, vers la fin de cette année, puisse se concrétiser. Si tel sera le cas,
elle apportera certainement un nouvel élan important pour des réalisations
concrètes visant à renforcer la coopération politique et économique
bilatérale.
Dans le contexte politique et sécuritaire, l'Algérie fait face à des
défis majeurs, tout en se confrontant à la détérioration de la
situation dans le Sahel et le Maghreb. Comment percevez-vous cette
situation ?
La Corée ainsi que la communauté internationale apprécient le leadership
de l'Algérie dans la promotion de la paix et de la stabilité dans le Sahel et
les régions du Maghreb. Il convient particulièrement de souligner le rôle
essentiel que l’Algérie joue dans la résolution de diverses questions
régionales, telles que le processus de paix au Mali et le dialogue politique
en Libye. Plus récemment, l’Algérie a abrité la conférence internationale sur
la dé-radicalisation afin d’aborder les principales menaces auxquelles les
30
puissances régionales sont actuellement confrontées. La Corée est
également engagée dans la lutte contre le terrorisme et l'extrémisme en
participant activement aux efforts internationaux visant à éradiquer ces
crimes odieux. Compte tenu de la tendance mondiale de l'interdépendance
et de la connectivité, la Corée et l'Algérie peuvent être les meilleurs
partenaires en coopérant sur de nombreuses questions à caractère régional
et international. Sur la base d’une vision commune et des normes
internationales que nos deux pays partagent, la Corée continuera de
travailler en étroite collaboration avec l'Algérie pour assurer la paix et la
stabilité internationales
Veille
31