Examen du budget fédéral 2010
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Examen du budget fédéral 2010
Examen du budget fédéral 2010 le 5 mars 2010 Le 4 mars 2010, le ministre fédéral des Finances, M. James Flaherty, a présenté le budget fédéral de 2010, axé, a-t-il indiqué, sur « l’emploi et la croissance ». Ce budget confirme les mesures de relance du Plan d’action économique de l’an dernier, et vise une réduction progressive du déficit au cours des cinq prochaines années. En matière d’impôt sur le revenu des particuliers, le budget ne prévoit aucune mesure d’importance, ni aucune baisse d’impôt ou hausse de taux. Il contient plutôt quelques mesures ciblées destinées à accroître l’équité fiscale, telles que la limitation des avantages fiscaux associés à l’exercice des options d’achat d’actions par des employés, ainsi que des mesures d’assouplissement pour certaines catégories de contribuables, comme les organismes de bienfaisance et les bénéficiaires de Régimes enregistrés d’épargne-invalidité (REEI). Les principales mesures en matière d’impôt sur le revenu des particuliers sont résumées ci-après. Le lecteur est invité à consulter son conseiller fiscal pour savoir quels en seront les effets sur sa propre situation. Résumé des propositions en matière d’impôt sur le revenu des particuliers Options d’achat d’actions des employés La différence entre la juste valeur marchande du titre au moment où une option d’achat d’actions est exercée et le montant payé par l’employé pour acquérir le titre est généralement assimilée à un avantage imposable relatif à l’emploi. La plupart du temps, l’employé peut déduire la moitié de ce montant de son revenu d’emploi. Lors de l’émission d’actions dans le cadre de l’exercice d’une option d’achat d’actions, l’employeur ne peut en principe pas demander de déduction; toutefois, dans les situations où l’employé renonce à ses droits à l’égard des options d’achat d’actions en contrepartie d’un paiement en espèces, celui-ci est entièrement déductible par l’employeur et l’employé peut également se prévaloir de la déduction de 50 %. Le budget souhaite éliminer ce risque d’asymétrie dans le traitement fiscal des futurs encaissements d’options d’achat d’actions, en empêchant l’employé de se prévaloir de la déduction de 50 % lorsque l’employeur demande lui aussi une déduction à l’égard du paiement en espèces (lorsqu’il n’y a pas d’émission d’actions). Dans le cas des options de sociétés cotées, l’employé est en principe imposé l’année où l’option est exercée. Ainsi, B9 :ciiZYZh[^gbZhYÉ^ckZhi^hhZbZciZca^\cZ dans les cas où les options d’achat d’actions ne sont pas « encaissées », les actions acquises par l’employé dans le cadre de l’exercice de son option peuvent constituer un avantage imposable relatif à l’emploi, sans qu’il y ait eu versement d’un paiement de contrepartie en espèces. Le budget fédéral de 2000 avait donc introduit une mesure permettant à l’employé de choisir de reporter l’imposition de cet avantage jusqu’à ce que les actions acquises dans le cadre de l’exercice de l’option soient vendues (à concurrence de certaines limites). Ce report d’impôt peut certes présenter des avantages, mais il peut également arriver que l’impôt dû par la suite dépasse la valeur du titre si le cours de l’action a baissé entre l’exercice de l’option et le moment où l’employé décide de vendre ses titres. Aux termes de la réglementation fiscale actuelle, il peut en découler une anomalie fiscale dans la mesure où l’avantage relatif à l’emploi reporté ne peut pas être compensé par la perte en capital liée à la baisse du cours survenue après l’exercice de l’option. Le budget propose plusieurs mesures pour s’attaquer à cette situation : (i) abolition immédiate de la possibilité, pour les contribuables, de choisir de reporter l’impôt; (ii) clarification des montants d’impôt sur le revenu que les employeurs doivent retenir à la source et verser au gouvernement sur les avantages imposables relatifs à l’emploi associés à l’émission d’un titre; et (iii) mise en place d’un allègement facultatif pour les contribuables qui se sont prévalus du choix de reporter l’impôt et qui ont par la suite vu la valeur des actions sous-jacentes acquises reculer. Bonification du Régime enregistré d’épargne-invalidité (REEI) Les REEI ont été instaurés en 2008 afin d’aider parents et autres à économiser et à subvenir aux besoins d’un enfant handicapé. Le REEI est un régime à imposition différée dans lequel le revenu fructifie en franchise d’impôt jusqu’à son retrait par le bénéficiaire handicapé. Le budget propose un certain nombre de mesures pour bonifier les REEI : • Élargissement des règles de transfert de REER/FERR qui permettent de transférer le produit du REER/FERR d’une personne décédée dans le REEI d’un enfant ou d’un petit-enfant handicapé dont le titulaire du REER/ FERR avait la charge. Le montant transférable ne peut pas dépasser les droits de cotisation REEI disponibles Examen du budget fédéral 2010 du bénéficiaire, lesquels font l’objet d’un plafond viager de 200 000 $. Le bénéficiaire sera imposé sur le montant du transfert lorsque l’argent sera retiré du REEI. Cette mesure s’appliquera pour les décès survenus à compter du 4 mars 2010, mais des règles transitoires peuvent s’appliquer pour les décès survenus plus tôt. • À partir de 2011, possibilité de report prospectif sur 10 ans des droits à la Subvention canadienne pour l’épargne-invalidité (SCEI) et au système de bons canadiens pour l’épargne-invalidité (BCEI). Les paiements de SCEI peuvent aller jusqu’à 3 500 $ par an et les familles à faibles revenus peuvent obtenir jusqu’à 1 000 $ de BCEI selon leurs revenus. Cette possibilité de report de droits donnera plus de souplesse aux particuliers pour cotiser à leur REEI lorsqu’ils en auront les moyens. Prestations de sécurité sociale américaines Pour les résidents canadiens qui reçoivent des prestations de sécurité sociale américaines depuis une date antérieure à 1996 (et pour les conjoints qui reçoivent des prestations au survivant), le budget rétablit le taux d’inclusion d’avant 1996 pour le ramener à 50 % (contre 85 %) pour les prestations reçues après 2009. Crédit d’impôt pour exploration minière Le budget propose de prolonger d’une année l’admissibilité au crédit d’impôt pour exploration minière (offert aux particuliers qui investissent dans des actions accréditives, égal à 15 % des dépenses d’exploration minière déterminées effectuées au Canada, et qui devait expirer en mars 2010) de manière à inclure les conventions d’émission d’actions accréditives conclues avant le 1er avril 2011. Autres mesures Organismes de bienfaisance : réforme du contingent des versements Le contingent des versements vise à garantir que les organismes de bienfaisance consacrent une partie importante de leurs ressources à des fins de bienfaisance. Les propositions contenues dans le budget entraîneront une réforme en profondeur du mode de calcul du contingent des versements, en supprimant notamment la règle obligeant les organismes de bienfaisance à consacrer chaque année au moins 80 % des dons assortis d’un reçu d’impôt de l’année précédente (plus d’autres montants) à des activités de bienfaisance. Entités de placement étrangères et fiducies nonrésidentes Il y a plusieurs années, le gouvernement avait avancé des propositions visant à renforcer la réglementation fiscale anti-évitement relative aux placements étrangers. Ces propositions relatives à la notion « d’entités de placement étrangères » sont restées au stade de projet en raison de l’ampleur et de la complexité de ces questions. Comme nous l’avions signalé dans notre sommaire budgétaire de l’an dernier, le gouvernement avait proposé de réexaminer ces règles et a depuis remplacé ses précédentes propositions par des projets de renforcement plus modestes de la réglementation existante. Des projets de resserrement de la réglementation fiscale destinés à assujettir les fiducies non résidentes à l’impôt canadien avaient également fait l’objet d’un nouvel examen à la suite du budget fédéral de 2009. Dans son nouveau budget, le gouvernement révise ces ambitieuses propositions afin de simplifier et de mieux cibler le champ d’application de ces amendements. Le gouvernement a également indiqué que ces propositions révisées feraient l’objet d’une consultation publique avant d’être soumises au parlement. Opérations d’évitement fiscal Le gouvernement a par ailleurs annoncé dans le cadre du budget qu’il formulerait des propositions destinées à améliorer l’équité du régime fiscal canadien en rendant la déclaration des stratégies de planification fiscale sophistiquées obligatoire. Ces propositions feront elles aussi l’objet d’une consultation publique. Si vous avez des questions à propos de ces propositions budgétaires, veuillez consulter votre conseiller fiscal. Les articles du présent bulletin constituent une source générale d’information. Ils ne visent pas à fournir des conseils juridiques ou fiscaux ni des conseils de placement ou de comptabilité et ils ne sauraient être consultés à ces fins. Pour tout conseil juridique ou de placement ou pour toute aide professionnelle, veuillez vous adresser à des professionnels compétents. Le contenu de ce bulletin provient de sources que nous croyons fiables; nous ne pouvons toutefois pas garantir son exactitude. 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