La SCPC immobilière
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La SCPC immobilière
6 Immobilier 24 heures | Mercredi 17 août 2016 L’avis de l’expert La SCPC immobilière Olivier Klunge Associé chez PYTHON Avocats, membre de COPTIS E n matière de titrisation immobilière, à côté des traditionnels fonds de placement contractuels, s’est développée depuis 2007 une nouvelle forme de placements collectifs: la Société en commandite de placements collectifs (SCPC). La SCPC immobilière, contrairement aux fonds de placement, ne détient pas un portefeuille d’immeubles géré en vue de générer un rendement régulier. La SCPC est uniquement active dans le développement et la construction de projets immobiliers. Typiquement, la SCPC va acquérir un terrain non bâti ou une friche industrielle pour y développer un projet de construction, puis éventuellement construire les immeubles, avant de céder ce bien immobilier à des tiers. L’intérêt pour l’investisseur est de profiter de la plus-value liée à l’aug- Source: Realitim Management SA, mentation de valeur entre un terrain inoccupé et un immeuble construit, avec un processus géré par une équipe de professionnels connaissant non seulement les procédures et ses acteurs, mais aussi les attentes du marché, permettant ainsi d’optimiser la durée de la procédure d’autorisation de construire et le type d’appartements et locaux construits. A cet égard, rappelons que les démarches pour l’obtention de droits à bâtir (préparation du dossier avec des urbanistes et architectes, procédure d’aménagement du territoire et de permis de construire, traitement des oppositions et recours) sont beaucoup plus longues (une à plusieurs années) que la phase de construction (entre six et vingt-quatre mois). L’intérêt pour les propriétaires de terrains est de pouvoir céder leur bien sans devoir gérer eux-mêmes et prendre le risque des complexes démarches de développement immobilier avec le canton, la commune, les mandataires, les associations de défense d’intérêts et les voisins. La SCPC étant un fonds d’investissement, elle dispose tout de suite des fonds propres pour l’acquisition du terrain, alors qu’un promoteur privé demandera généralement de ne payer qu’à l’aboutissement du projet. L’intérêt pour les collectivités publiques est de disposer d’un parte- Chronique Par Marjorie Seewer, membre du comité de l’ARCID* Le métier de gérant d’immeubles Selon des études récentes, le déménagement serait l’une des situations les plus stressantes de la vie privée, en troisième position après le deuil et le licenciement. Sachant que la Suisse comporte plus de 60% de locataires, la gestion de cette situation et les réponses à y apporter sont le lot quotidien des employés des gérances immobilières. La pénurie de logements contribue à augmenter le stress des candidats. En dépit des situations parfois dramatiques auxquelles ils sont confrontés, l’employé(e) ou le propriétaire ne doivent sélectionner qu’un seul dossier par logement. Pour cela, ils doivent notamment s’assurer que les intéressés, malgré l’urgence éventuelle de leur situation, visitent l’appartement et soient bien renseignés sur les conditions locatives (loyer, durée du bail, objets annexes) avant de s’inscrire, pour ainsi éviter toute mauvaise surprise pouvant entraîner une détérioration de leur situation. Il en va de même pour un lot en propriété par étages (PPE), où le futur acquéreur se doit de connaître la situation financière de la PPE, l’état général de l’immeuble et les travaux envisagés voire déjà commandés. Si le stress du changement de domicile disparaît généralement pour les preneurs une fois leur bien obtenu, cette tension accompagne quotidiennement les employés du secteur de l’immobilier, qui jonglent avec les domaines comptable, juridique et technique. Une profession complexe, variée et passionnante qui nécessite avant tout un minimum de bon sens. L’employé(e) commence sa carrière, de manière générale, par l’obtention d’un CFC. Après quelques années passées au sein d’une régie immobilière, il est possible d’obtenir un ou plusieurs brevets fédéraux dans les secteurs de la gérance, du courtage et de l’expertise en estimations immobilières. Pour celles et ceux qui ambitionnent de devenir patron, le diplôme supérieur d’administrateur de biens immobiliers leur tend les bras! www.arcid.ch * Chambre suisse des professionnels de l’immobilier naire professionnel dans le processus d’autorisation de construire et qui développera des immeubles répondant aux attentes de la population, grâce à une analyse détaillée du marché local. Dans la SCPC, les investisseurs souscrivent des commandites qui ont une valeur nominale (généralement faible), auxquelles est attaché l’engagement de verser un certain montant de fonds propres supplémentaires. Ainsi, la SCPC peut lever ses fonds propres de manière progressive au gré des opportunités d’investissement, sans immobiliser inutilement les liquidités de ses investisseurs. La SCPC a une durée de vie déterminée. Usuellement, elle ne réinvestit pas ses fonds à la liquidation d’un placement. Ainsi, les investisseurs reçoivent progressivement le remboursement de leurs fonds et le versement des bénéfices. La SCPC est un véhicule de niche permettant, tant pour les investisseurs que pour les propriétaires fonciers et les collectivités, une gestion dynamique du développement immobilier. www.coptis.org Immobilier Supplément paraissant le mercredi Editeur Tamedia Publications romandes SA Rédacteur en chef responsable Thierry Meyer Rédaction Laurent Buschini, tél. 021 349 43 82 [email protected] Courriel [email protected] Annonces immobilières Mélanie Cornaz, tél. 021 349 50 54 [email protected] Marché immobilier Didier Schütz, tél. 021 349 50 65 PUBLICITÉ Supplément Vous avez raté un numéro? Retrouvez tous les Immobilier dans l’espace abonnés du site 24heures.ch