EVELINO PIDò, DIRECTION MUSICALE
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EVELINO PIDò, DIRECTION MUSICALE
Evelino Pidò, direction musicale Orchestre et chœurs de l'opéra de Lyon Vincenzo Bellini I puritani (Les Puritains) Opéra en trois actes (1835) Livret de Carlo Pepoli, d’après Têtes rondes et Cavaliers, drame historique de Jacques-François Ancelot et Joseph Xavier Boniface Concert en italien, surtitré en français Direction musicale Evelino Pidò Lord Arturo Talbot Dmitri Kortchak, ténor Elvira Olga Peretyatko, soprano Sir Giorgio Walton Michele Pertusi, basse Sir Riccardo Forth Pietro Spagnoli, baryton Sir Bruno Robertson Rame Lahaj, ténor Enrichetta di Francia Daniela Pini, mezzo-soprano Lord Gualtiero Walton Ugo Guagliardo, basse Orchestre et Chœurs de l'Opéra de Lyon Alan Woodbridge, chef des Chœurs Mardi 13 novembre 2012 à 20 heures Dimanche 18 novembre 2012 à 16 heures En coproduction avec le Théâtre des Champs-Elysées, Paris Entracte après le premier acte 1 argument Acte I Une forteresse des puritains près de Plymouth. Au lever du soleil, les soldats se rassemblent pour prier autour de Sir Bruno Robertson. Le gouverneur de la forteresse, Lord Gualtiero Valton (Walter Walton) a promis la main de sa fille Elvira à Sir Riccardo Forth (Richard Forth), qui est comme lui un partisan de Cromwell. Mais la jeune fille est éprise d’un chevalier qui soutient les Stuart, Lord Arturo Talbo (Arthur Talbot), et son père a finalement accepté ce mariage. Riccardo renonce avec amertume à épouser la fille de son ami, qu’il aime sincèrement, même si c’est sans retour (cavatine « Ah, per sempre io ti perdei »). Dans les appartements d’Elvira, Giorgio Valton (George Walton) vient rassurer sa nièce, qui craint toujours de devoir épouser Riccardo contre sa volonté (duetto « Sai com’arde in petto mio ») ; mais Giorgio lui confirme qu’il a définitivement convaincu son frère de ne pas s’opposer à ses désirs. Une sonnerie de cors au loin annonce d’ailleurs l’arrivée d’Arturo, et Elvira laisse éclater sa joie. Arturo fait son entrée, salué par tous. Il se précipite vers Elvira, tout à son bonheur de la retrouver (ensemble « A te, o cara, amor talora »). Valton lui remet un sauf-conduit pour lui-même et pour sa fiancée, mais annonce qu’il ne pourra pas assister à la noce : il doit escorter jusqu’au parlement de Londres une prisonnière, soupçonnée d’être une espionne à la solde des Stuart. Cette femme est introduite dans la salle du palais. Restée seule avec Arturo, elle lui révèle son identité : elle n’est autre que la reine Enrichetta (Henriette-Marie de France), veuve du roi d’Angleterre Charles Ier Stuart. Resté loyal aux Stuart et la sachant condamnée à mort, Arturo promet de l’aider à s’enfuir. Elvira paraît alors, dans sa robe de mariée ; elle laisse libre cours à sa joie, à l’idée de son mariage imminent (polacca « Son vergin vezzosa »). Afin d’admirer l’effet de son voile, elle en pare Enrichetta, puis quitte la pièce. Arturo profite de l’occasion pour faire sortir la reine discrètement de la forteresse. Sur le chemin, les fugitifs croisent Riccardo, qui provoque son rival en duel. Le voile, cependant, s’est légèrement déplacé. Voyant que la femme dissimulée n’est pas Elvira, il range son épée. Il leur promet de ne pas donner l’alarme tant qu’ils ne seront pas déjà loin. Quand la fuite d’Arturo est découverte, Elvira, se croyant abandonnée, perd la raison. Les invités rassemblés pour la noce maudissent Arturo. Acte II Dans une autre aile de la forteresse. Dames et chevaliers puritains commentent, consternés, la trahison qu’a subie Elvira. Giorgio raconte comment la malheureuse divague, en évoquant sans cesse son bien-aimé (romance « Cinta di fiori e col bel crin disciolto »). Riccardo annonce que le parlement a condamné Arturo à mort. Survient Elvira. Dans sa scène de la folie (« Qui la voce sua soave »), elle croit entendre la voix d’Arturo, au loin. Pris de pitié, son oncle prie Riccardo d’intercéder en faveur du fuyard (duetto « Il rival salvar tu dei ») : la mort du jeune homme achèverait sa nièce. 2 Riccardo commence par refuser, par fidélité à sa patrie. Tous deux décident finalement qu’Arturo périra si on le voit, à l’aube, parmi les assaillants de la forteresse (cabalette « Suoni la tromba, e intrepido »). Acte III Dans un jardin près de chez Elvira. Malgré le danger qu’il encourt, Arturo est à la recherche d’Elvira. Il entend sa bien-aimée chanter une chanson d’amour qu’il lui avait lui-même apprise autrefois (« A una fonte, afflitto e solo »). Il lui répond. Elvira le reconnaît et se jette dans ses bras et il s’ensuit un duo passionné (duetto « Nel mirarti un solo istante … Vieni fra queste braccia »). Au récit de ses aventures, elle semble recouvrer ses sens. Mais un roulement de tambour, annonçant l’arrivée des hommes lancés à la poursuite d’Arturo, fait de nouveau chavirer son esprit. Riccardo, Giorgio et les soldats puritains font irruption. Ils reconnaissent Arturo et lui font part de sa condamnation à mort. A ces mots, Elvira se reprend et déclare qu’elle veut partager le sort de son amant. Tandis que les soldats réclament que la sentence soit exécutée, un héraut apporte un message de Cromwell : les Stuart ont été définitivement défaits et une grâce générale est accordée à tous leurs partisans. Arturo est réuni à Elvira dans l’allégresse générale. 3 Vincenzo Bellini I Puritani Si l’Italie du xixe siècle était incontestablement le pays de l’opéra, Paris était la véritable métropole musicale de l’Europe et y triompher était un passage obligé pour tout compositeur désireux d’obtenir la consécration internationale. Rossini, Donizetti, Verdi, Wagner affrontèrent tour à tour le redoutable public parisien. Et, à l’instar de Rossini avec Guillaume Tell (1829), Bellini offrit son dernier ouvrage non pas à l’Italie, mais à la capitale française. Après leur première milanaise (1831), La sonnambula et Norma triomphaient sur les plus grandes scènes d’Europe, et ni l’échec de Beatrice di Tenda (1833) à Venise, ni sa rupture avec Giuditta Turina, ne pouvaient entacher la gloire du compositeur. Il se rendit tout d’abord à Londres, où l’illustre cantatrice espagnole María Malibrán enthousiasma le public de Drury Lane dans La sonnambula et Norma. Puis il fut accueilli en héros à Paris, menant parallèlement des tractations avec le Théâtre Italien et avec l’Opéra à partir d’octobre 1833. C’est avec le premier établissement qu’il conclut un contrat, en février 1834, pour la composition d’un nouvel ouvrage. Elaboration du livret Concernant le livret, Bellini ne pouvait plus compter sur son collaborateur de toujours, Felice Romani. Après une succession de malentendus et l’échec de Beatrice di Tenda, les deux hommes avaient rompu toute relation. Il se tourna donc vers un autre Italien en exil, le comte Carlo Pepoli, un patriote dont il avait fait la connaissance dans les salons de la princesse Cristina Trivulzio di Belgiojoso. Poète honorable qui inspira de brèves pages vocales à Bellini (La ricordanza, La luna) ou à Rossini (La regata veneziana, La serenata, I marinai), Pepoli n’avait aucune expérience en matière de théâtre ; cela serait la cause de nombreux tracas pour le compositeur et de retard. Pepoli proposa plusieurs sujets, et Bellini opta pour un épisode emprunté à l’histoire anglaise, situé à l’époque des luttes entre les puritains, soutenus par Cromwell, et les partisans des Stuart, la famille régnante. Il s’agissait d’un drame historique d’Ancelot et Saintine, Têtes rondes et Cavaliers, créé le 25 septembre précédent, mêlé de musique, au Théâtre national du Vaudeville, à Paris. Cette pièce s’inspirait elle-même d’un roman de Walter Scott, Old Mortality, traduit en français sous le titre des Puritains d’Ecosse (1817) et en italien sous celui de I puritani di Scozia (1825). Dans ces années, l’histoire d’Ecosse – mise à la mode par les romans de Scott – constituait une source inépuisable pour l’opéra italien et, en France, pour le drame historique. Outre le caractère mystérieux du décor, avec ses lacs, ses forêts et ses châteaux gothiques, elle offrait des intrigues complexes et riches en rebondissements. La pièce d’Ancelot et Saintine était d’ailleurs si enchevêtrée que le librettiste de Bellini dut y tailler sans pitié, tout en conservant de puissants ressorts dramatiques : un conflit héroïco-politique, un drame amoureux, une scène de la folie, un orage. Bellini se montra tout à fait enthousiaste. L’action se déroule à Plymouth durant la guerre civile anglaise. Les troupes fidèles au roi Charles Ier avaient été sévèrement battues en 1644 par les puritains, 4 menés par Oliver Cromwell, et le monarque avait été chassé du trône. Il gisait en prison lorsque, en 1648, ses partisans – les chevaliers – tentèrent de se rebeller. Le roi fut exécuté l’année suivante, puis Cromwell instaura la république du Commonwealth. Connu pour ses positions libérales, le comte Pepoli s’appuya largement sur cet arrière-plan politique pour composer son livret. Mais Bellini, pour sa part, s’intéressait davantage aux déboires amoureux d’Elvira et Arturo, poursuivis par un destin contraire. Fait rarissime à l’opéra, cependant, le dénouement est heureux : alors qu’Elvira est sur le point de rejoindre Arturo sur l’échafaud, un héraut annonce la victoire des puritains et l’amnistie générale décrétée par Cromwell, et les deux amants sont enfin réunis. Composition et création En avril 1834, une fois le sujet défini et les artistes engagés, Bellini prit ses quartiers chez un couple d’amis anglais, les Lewis, à Puteaux, qui était encore une banlieue verdoyante de l’ouest parisien. C’est dans ce cadre paisible qu’il se mit à la composition. Mais il se heurta rapidement à l’inexpérience de Pepoli, incapable de fournir les vers concis et percutants qu’exigeait le théâtre musical. Le compositeur se trouva donc dans l’obligation d’intervenir très en détail dans l’élaboration du livret, réclamant sans cesse au poète de revoir sa copie. Le résultat final pâtit de cette gestation laborieuse et, malgré les efforts de Bellini, comporte encore des incohérences et des vers médiocres. Le livret parut sous le titre de I puritani e i cavalieri, opera seria en deux actes. La division en trois actes (ou plus exactement trois parties) ne fut décidée qu’au dernier moment, juste avant les premières répétitions. La création de l’ouvrage constituait l’un des événements phares de la saison artistique. Elle eut lieu le 24 janvier 1835, en présence du tout Paris, sous le titre de I puritani e i cavalieri – plus tard, l’opéra fut désigné plus simplement sous celui de I puritani. Le succès fut considérable, et cinq jours plus tard Bellini était décoré de la Légion d’honneur. Le compositeur devait une bonne part de cette réussite aux solistes, quatre artistes de tout premier ordre : la soprano Giulia Grisi (Elvira), le ténor Giovanni Battista Rubini (Arturo), le baryton Antonio Tamburini (Riccardo) et la basse Luigi Lablache (Giorgio). Ce fabuleux carré d’as resta dans les annales sous le nom de « quatuor des Puritains ». Par ailleurs, en alliant ces quatre registres, Bellini avait trouvé une sorte de « formule magique » vocale et dramatique ; Verdi l’adopterait à son tour dans Ernani, Attila, I masnadieri, Les Vêpres siciliennes et Simon Boccanegra. Un triomphe européen Aussitôt après les représentations parisiennes, la troupe embarqua pour Londres, où I puritani triompha au King’s Theatre le 21 mai 1835. Trois jours auparavant, pour les soixante ans de la reine Victoria, le quatuor de solistes en avait présenté les principaux morceaux lors d’un concert privé donné au palais de Kensington, 5 et la souveraine devait garder le souvenir ému de cette soirée jusqu’à la fin de sa vie. A en croire la critique, la capitale anglaise fut gagnée par une véritable « fièvre des Puritani »… Après ce succès, l’opéra se répandit rapidement dans toute l’Europe, avec un bonheur égal. La Scala l’accueillit en décembre 1835, vraisemblablement dans une version non autorisée, orchestrée par Cesare Pugni. Dans le reste de la Péninsule, I puritani se heurta parfois à la censure ; son titre fut changé en Elvira e Arturo à Palerme (1835) et en Elvira Walton l’année suivante à Rome, où la polacca (polonaise) d’Elvira « Son vergin vezzosa » (Je suis une vierge gracieuse) devint « Donzella vezzosa » (Demoiselle gracieuse) – la censure romaine perdura jusqu’en 1880. A la Fenice, en 1836, le rôle d’Elvira était tenu par Giuseppina Strepponi, qui deviendrait la seconde épouse de Verdi. Au San Carlo de Naples, en 1837, il fut incarné par Caterina Barilli-Patti, la mère de l’illustre Adelina Patti – laquelle s’y illustrerait admirablement dans les années 1870. C’est l’un de ses morceaux les plus martiaux qui, à l’époque de la création, fit la gloire des Puritani : la cabalette du duetto entre Giorgio et Riccardo, « Suoni la tromba » (Que résonne la trompette), par laquelle s’achève l’acte II. Ce finale électrisa le public italien, qui y voyait l’expression des idéaux du Risorgimento, comme ce fut le cas quelques années plus tard avec les premiers ouvrages de Verdi. Sous le titre de Marche des Puritains, ce duo fit l’objet d’un thème et variations pour six pianistes, l’Hexameron, composé par les virtuoses les plus en vue du moment (Liszt, Thalberg, Pixis, Herz, Czerny et Chopin) et créé à Paris, en 1837, lors d’un concert de charité donné chez la princesse Belgiojoso. La partition « Inscrivez dans votre esprit, en lettres de bronze : un opéra doit arracher les larmes, causer l’horreur, apporter la mort au moyen du chant » : tel est le mot d’ordre que Bellini envoya, dans une lettre de 1834, à son librettiste. Et, comme dans les ouvrages précédents, nombreuses sont les phrases des Puritani qui se gravent dans les esprits. La cantilène bellinienne atteint de somptueux sommets dans l’air de la folie d’Elvira (acte II), « Qui la voce sua soave mi chiamava » (Sa douce voix m’appelait), couronnée par la cabalette « Vien, diletto » (Viens, bien-aimé) dont les vocalises figurent l’esprit de l’héroïne qui s’égare. Le procédé évoque bien entendu une autre scène de la folie illustre, celle de Lucia di Lammermoor (créé quelques mois plus tard, le 26 septembre 1835, au Teatro San Carlo de Naples) ; on remarquera cependant qu’Elvira est loin d’atteindre l’extravagance de l’héroïne donizettienne : son chant reste empreint de pudeur et de tristesse, et jamais Bellini ne renonce à la plastique de la ligne vocale. Le même phénomène s’observe dans la polacca de l’acte I, « Son vergin vezzosa » : tout en réclamant de la chanteuse un brio sans faille, cet air plus léger réussit à préserver le cantabile quelle que soit la virtuosité des vocalises. Pour ce qui est des longues lignes élégiaques, le ténor Arturo n’est pas en reste, avec notamment sa cavatine « A te, o cara » (A toi, ma chérie), à l’acte I (en fait un numéro hybride, à mi-chemin entre l’aria et l’ensemble concertant), et l’ensemble « Credeasi misera » (Elle se croyait malheureuse), à l’acte III. 6 Quelques morceaux font contraste avec ce cantabile typiquement bellinien : la cabalette du duo Elvira/Giorgio, dans laquelle elle laisse éclater sa joie, « A quel nome, al mio contento » (A ce nom, à mon bonheur, à mon cœur je crois à peine) ; le duo plein de colère entre Riccardo et Arturo, dans le finale de l’acte I, « Ferma, invan rapir pretendi » (Arrête ! c’est en vain que tu entends dérober tous les biens que j’ai sur cette terre) ; ou encore, bien sûr, la cabalette « Suoni la tromba », déjà mentionnée. Pour autant, l’impression générale laissée par l’opéra est bien celle de cet art extraordinaire de la mélodie que Chopin et Wagner devaient tant admirer. Cependant, le compositeur s’y engage également sur des voies nouvelles. Désireux de plaire au public parisien et habilement conseillé en ce sens par son ami Rossini, il plie son langage à certains usages du grand opéra à la française. Outre le choix du sujet historique, pour la première fois dans sa carrière, il offre à l’orchestre une véritable fonction expressive, développe l’éventail des alliages de timbres et des enchaînements harmoniques, recourt à des thèmes récurrents, ménage de grandes scènes de foule et fait jouer et chanter des interprètes en coulisse, de manière à créer une sensation d’espace sonore. La scène la plus réussie, de ce point de vue, est certainement l’Introduzione, complexe échafaudage où se mêlent le chœur des guerriers, sur scène, aux appels des sentinelles et à la prière matinale, montant du château, avant que la foule ne sorte de la bâtisse pour chanter les louanges d’Elvira. I puritani présente également la particularité d’annoncer ce que Verdi appellerait la tinta, c’est-à-dire la couleur, le caractère particulier de chacun de ses opéras. Bellini y définit en effet un colorito, qui serait « fondamentalement dans l’esprit de La sonnambula et de la Nina de Paisiello, avec une touche de robustesse militaire et quelque chose de la sévérité puritaine ». Huit mois après le triomphe des Puritani, le 23 septembre 1835, Bellini fut emporté par une dysenterie à l’âge de trente-trois ans. Sa mort mit en émoi le monde musical, en premier lieu Donizetti, Rossini et Cherubini. Aux Invalides, le 2 octobre, Habeneck dirigea 350 chanteurs venus lui rendre le dernier hommage. Les solistes étaient Rubini, Ivanov, Tamburini et Lablache. « C’est un préjugé de croire que le génie doit mourir de bonne heure », fait dire à Maximilien, dans les Nuits florentines, Heinrich Heine, qui était devenu l’un des plus proches amis de Bellini à Paris. « Que de fois j’ai plaisanté et taquiné à ce sujet le pauvre Bellini, en lui prédisant qu’en sa qualité de génie, il devait mourir bientôt, parce qu’il atteignait l’âge critique ! Chose étrange ! malgré notre ton de gaîté, cette prophétie lui faisait éprouver un trouble involontaire : il m’appelait son jettatore et ne manquait jamais de faire le signe conjurateur… Il avait tant envie de vivre ! Le mot de mort excitait en lui un délire d’aversion : il ne voulait pas entendre parler de mourir ; il en avait peur comme un enfant qui craint de dormir dans l’obscurité… C’était un bon et aimable enfant, un peu suffisant parfois ; mais on n’avait qu’à le menacer de sa mort prochaine pour lui rendre une voix modeste et suppliante, et lui faire faire, avec deux doigts élevés, le signe conjurateur du jettatore…Pauvre Bellini ! » 7 BIOGRAPHIES Evelino Pidò Après des études musicales au Conservatoire de Turin, Evelino Pidò achève sa formation de chef d’orchestre à l’Académie de musique de Vienne. Sa carrière prend un réel essor international lors de l’inauguration du Festival des Trois Mondes à Melbourne. En Australie, il sera invité pendant cinq saisons consécutives, entre autres à l’Opéra de Sydney et pour une longue tournée avec les Orchestres symphoniques ABC. En 1993, il fait ses débuts américains au Festival de Santa Fé, où l’invitation est renouvelée pour les quatre saisons suivantes, ainsi qu’à l’Opéra de Los Angeles. La même année, il fait ses débuts à l’Opéra royal de Covent Garden, à Londres. En 1995, il dirige au Festival d’Aix-en-Provence et à l’OpéraBastille à Paris. Au pupitre des plus importantes maisons d’opéra italiennes, Evelino Pidò a dirigé également aux Chorégies d’Orange, au Metropolitan Opera de New York, au Châtelet et au Théâtre des Champs-Elysées à Paris. En décembre 2003, il est réinvité à Covent Garden, théâtre avec lequel il noue un lien qui continuera dans les saisons suivantes. Il entretient également une relation régulière avec l’Opéra de Lyon, l’Opéra-Bastille et le Grand Théâtre de Genève. En 2008, il fait ses débuts au Teatro Real de Madrid dans La Gioconda et il dirige au Metropolitan Opera une nouvelle production de La sonnambula. En 2011, il fait ses débuts à la Staatsoper de Vienne dans une nouvelle production d’Anna Bolena avec Anna Netrebko. La même année, il dirige Faust à Covent Garden avec Angela Gheorghiu. Evelino Pidò se consacre en outre au répertoire symphonique : il a dirigé les plus importants orchestres italiens, ainsi que, notamment, le Royal Philharmonic Orchestra de Londres, l’Orchestre philharmonique de Radio France ou l’Orchestre de la Suisse romande. Son catalogue discographique comprend L’Elixir d’amour de Donizetti avec l’Orchestre et le Chœur de l’Opéra de Lyon chez Decca ; un CD d’ouvertures de Rossini avec le Royal Philhamonic Orchestra ; chez EMI/Virgin deux CD avec Roberto Alagna et Angela Gheorghiu, un CD avec Natalie Dessay et Concerto Köln et La sonnambula, toujours avec Natalie Dessay (Diapason d’or). Evelino Pidò vient de recevoir, à Catane, le prestigieux prix Bellini d’or pour sa contribution déterminante à la connaissance et à la diffusion de l’art du compositeur sicilien. 8 Dmitri Kortchak Après des études musicales à Moscou, Dmitri Kortchak gagne le Concours international Francisco-Viñas de Barcelone et remporte deux prix au concours de chant Operalia de Los Angeles en 2004. Récemment, il a chanté La sonnambula à Rome, à Séville et en version de concert au Carnegie Hall de New York, La Flûte enchantée à Macerata, Zurich et Bruxelles, La Pie voleuse et le Stabat Mater de Rossini à Pesaro, à Tokyo (avec Riccardo Muti) et à la Scala de Milan (avec Riccardo Chailly), Dom Sébastien au Carnegie Hall, L’Enfant et les Sortilèges (avec Lorin Maazel), La Cenerentola et Don Giovanni à Valence, Falstaff à Naples, L’Elixir d’amour à l'Opéra national de Paris et à Covent Garden (Londres), Le Barbier de Séville à la Staatsoper de Berlin (avec Daniel Barenboim), Rigoletto à Cologne, Les Pêcheurs de perles à l'Opéra-Comique, Mozart et Salieri au Festival de Salzbourg. On a pu l'entendre précédemment dans La Veuve joyeuse et Il viaggio a Reims à la Scala, L’Elixir d’amour à Vienne, Amsterdam et Munich, Don Giovanni en Israël et à Vienne, Demofoonte à Salzbourg, Ravenne et Paris, La Favorite en concert à Dresde, Le Barbier de Séville à Los Angeles, Palerme et Toulouse, L’Arbore di Diana à Madrid, La Betulia liberata avec Riccardo Muti à Salzbourg et Ravenne, La Fille du régiment à Hambourg, Eugène Onéguine à Valence, Così fan tutte à Tokyo, Mosè in Egitto à Pesaro, Otello en concert à Lyon et Paris. Il a en projet Don Giovanni au Metropolitan Opera de New York, Eugène Onéguine (avec Anna Netrebko) et La Cenerentola à la Staatsoper de Vienne, Les Pêcheurs de perle au Theater an der Wien (Vienne), Les Puritains à l'Opéra national de Paris et à Santiago-du-Chili. Olga Peretyatko Originaire de Saint-Pétersbourg, Olga Peretyatko commence sa carrière musicale à quinze ans, au sein du chœur d’enfants du Théâtre Mariinski. Elle étudie ensuite le chant à Berlin et remporte de nombreux concours internationaux. Membre de l’Opéra-Studio de l’Opéra de Hambourg de 2005 à 2007, elle est ensuite engagée sur les plus grandes scènes internationales. Parmi les productions les plus marquantes de sa carrière, citons Le Rossignol et autres fables de Stravinsky mis en scène par Robert Lepage à Toronto (2009), au Festival d’Aix-en-Provence (2010), à l’Opéra de Lyon et à la Brooklyn Academy of Music New York (2011) et pour ses débuts à Amsterdam (2012), L’Elixir d’amour (Adina) à Lille et Baden-Baden, Lucia di Lammermoor au Teatro Massimo de Palerme et à la Deutsche Oper de Berlin, Rigoletto (Gilda) à la Fenice de Venise, I Capuleti e i Montecchi (Giulietta) à Lyon et à Paris, Alcina (rôle titre) à Lausanne, Le Turc en Italie (Fiorilla) à Amsterdam. Elle a en projet Lucio Silla (Giunia) au Festival de Salzbourg, Rigoletto à la Staatsoper de Vienne, L’Elixir d’amour et Ariane à Naxos (Zerbinetta) à Hambourg, La Fiancée du tsar (Marfa) à la Staatsoper de Berlin et à la Scala de Milan, Le Turc en Italie à Aix-en-Provence, Arabella (Fiakermilli), Un bal masqué (Oscar) et Rigoletto au Metropolitan Opera de New York et La Traviata à Lausanne et à Baden-Baden. A l’Opéra de Lyon, elle a également chanté La Chauve-Souris et Moscou, quartier des cerises. 9 Michele Pertusi Originaire de Parme, lauréat de nombreux concours internationaux, Michele Pertusi se produit sur toutes les grandes scènes internationales. Parmi les temps forts de ces dernières saisons, citons Lucrèce Borgia, Le Barbier de Séville, La sonnambula et L’Italienne à Alger à la Staatsoper de Vienne, Guillaume Tell à l’Opéra de Zurich et au Royal Albert Hall de Londres, L’Italienne à Alger à Bilbao, à Bologne et à la Scala de Milan, Le Comte Ory au Metropolitan Opera de New York, Il viaggio a Reims au Mai musical florentin, Faust au Liceu de Barcelone, La sonnambula à l’Opéra royal de Covent Garden (Londres), Oberto, conte di San Bonifacio au Théâtre des Champs-Elysées, L’Elixir d’amour, Guillaume Tell, Carmen et Mosè in Egitto à Zurich, Don Giovanni à Catane et Attila à la Scala. Il a collaboré avec des chefs aussi renommés que Daniel Barenboim, Semyon Bychkov, Riccardo Chailly, Myung-Whun Chung, Colin Davis, Daniele Gatti, Vladimir Jurowski, James Levine, Zubin Mehta et Riccardo Muti. Il a en projet, notamment, Don Pasquale et Oberto à la Scala, Le Barbier de Séville, Nabucco, La Cenerentola, Simon Boccanegra et Don Pasquale à la Staatsoper de Vienne, La Damnation de Faust à Anvers, Les Puritains à l’Opéra national de Paris, Lucia di Lammermoor à la Monnaie de Bruxelles, Maria Stuarda, La sonnambula et Nabucco au Liceu, Attila à Liège, La sonnambula et Les Puritains au Metropolitan Opera de New York, ainsi que le rôle titre de Falstaff à Covent Garden. Sa discographie abondante témoigne de la richesse de sa carrière. Il a obtenu un Grammy Award pour le meilleur enregistrement d’opéra dans le rôle titre de Falstaff de Verdi avec London Symphony Orchestra dirigé par Colin Davis (LSO Live, 2005). Pietro Spagnoli A l’âge de huit ans, Pietro Spagnoli est admis au sein de la Chapelle musicale pontificale (« Chapelle sixtine »), où il chante jusqu’à l’âge de quinze ans. En 1987, il remporte le Concours national Pergolèse de Rome. Peu après cela, il a fait ses débuts scéniques au Festival de la vallée d’Itria, dans Le Pirate de Bellini. La même année, il incarne Tracollo dans Livietta e Tracollo de Pergolèse au Teatro Comunale de Florence. Il s’affirme bientôt comme un des meilleurs interprètes de Mozart, Rossini et Donizetti. Parmi ses rôles fétiches, citons Don Giovanni et Leporello dans Don Giovanni, Figaro dans Le Barbier de Séville, Figaro et le Comte Almaviva dans Les Noces de Figaro, Dandini dans La Cenerentola, Don Alfonso et Guglielmo dans Così fan tutte, Belcore et Dulcamara dans L’Elixir d’amour, Malatesta dans Don Pasquale. Il a aussi chanté Orfeo de Monteverdi, la Messe en si mineur de Bach, La serva padrona de Pergolèse, La Création de Haydn, Le Mariage secret (Comte), La pietra del paragone (Asdrubale et Macrobio), Le Barbier de Séville de Paisiello (Figaro) et Le Voyage d’hiver de Schubert. Il a également incarné Marcello et Schaunard dans La Bohème, notamment dans la production marquant le centenaire de l’œuvre au Teatro Regio de Turin en 1996 avec Mirella Freni et Luciano Pavarotti. Il s’est produit dans de nombreux festivals et opéras prestigieux à travers le monde, a travaillé avec de nombreux metteurs en 10 scène et a enregistré chez Erato, Harmonia Mundi, Ricordi, Astrae, Opera Rara, Nuova Era, Tactus, Bongiovanni, Claves, Novalis, Naxos. Il vient de chanter le Comte Almaviva à la Staatsoper de Vienne (octobre 2012). Ugo Guagliardo Né à Palerme, Ugo Guagliardo est diplômé en philosophie de l’université de cette ville, où il a également étudié le piano et le chant au Conservatoire Vincenzo-Bellini. Lauréat de plusieurs concours nationaux et internationaux, il s’est perfectionné auprès de Magda Olivero, Gabriella Tucci, William Matteuzzi, Romolo Gazzani, Enzo Dara, Katia Ricciarelli, Renato Bruson et Alberto Zedda à l’Académie Rossini de Pesaro. Il est spécialiste de Rossini et du belcanto. Il a chanté notamment Assur dans Semiramide à l’Opéra de Rome, Don Basilio dans Le Barbier de Séville au Grand Théâtre de Genève, Don Profondo et Lord Sidney dans Il viaggio a Reims et le Stabat Mater au Festival Rossini de Pesaro, la Petite Messe solennelle au Teatro di San Carlo à Naples, Alidoro dans La Cenerentola à la Monnaie de Bruxelles. Il a chanté en outre de nombreux rôles mozartiens, notamment Don Alfonso dans Così fan tutte au Teatro Massimo de Palerme, Masetto dans Don Giovanni au Théâtre Bunkamura de Tokyo et à la Monnaie de Bruxelles, Publio dans La Clémence de Titus au Teatro Regio de Turin. Il a interprété également Samuel dans Un bal masqué au Teatro Massimo, Le Pirate à Ancône et Marseille, Colline dans La Bohème à Jesi, Raimondo dans Lucia di Lammermoor à Palerme. Ses engagements récents et futurs incluent Maria Stuarda à Palerme, Achilla dans Giulio Cesare et Blanzac dans L’Echelle de soie sous la direction de Jean-Claude Malgoire, Ferrando dans Le Trouvère à la Fenice de Venise et à Avignon, le rôle titre des Noces de Figaro au Teatro Bellini de Catane et Le Retour d’Ulysse dans sa patrie avec Emmanuelle Haïm au Théâtre des Champs-Elysées et à Baden-Baden. Daniela Pini Diplômée en histoire de la musique de l’université de Bologne, Daniela Pini a étudié auprès d’Angelo Bertacchi à Modène. Interprète privilégiée de Mozart et Rossini, elle chante également le répertoire français, la musique baroque et la musique du xxe siècle. Récemment, elle a chanté La Cenerentola (rôle titre) au Teatro Comunale de Bologne, à Trieste, Sassari et Francfort, Le Barbier de Séville (Rosina) au Teatro Filarmonico de Vérone et au Stadttheater de Stuttgart, Tancredi (Roggiero) à Trieste, Osaka et Tokyo, La pietra del paragone au Teatro Regio de Parme (Baronne Aspasia) et au Teatro Verdi de Sassari (Clarice), Faust de Gounod (Siebel) au Teatro Regio de Parme et au Teatro Verdi de Trieste, Il viaggio a Reims (Melibea) à la Monnaie de Bruxelles, Ariodante (Polinesso) à Francfort, L’Italienne à Alger (Isabella) à Bologne, Les Noces de Figaro (Cherubino) à Viterbe et Tokyo, L’Orlando furioso à Francfort (Alcina) et Edimbourg (Medoro), La Clémence de Titus (Annio) au Teatro Regio de Turin et Candide de Bernstein au Teatro Carlo Felice de Gênes. Elle chante également un large répertoire sacré. 11 Parmi ses engagements récents, citons Così fan tutte au Teatro Regio de Turin. Elle a en projet le Requiem de Mozart et I Capuleti e i Montecchi (Romeo) au Teatro Filarmonico de Vérone, La Cenerentola (rôle titre) à Seattle et L’Italienne à Alger (Isabella) au Teatro Regio de Turin. Rame Lahaj Rame Lahaj est né au Kosovo en 1983. Il a étudié à l’Académie des arts de Tirana, en Albanie. Encore étudiant, il a fait partie des chœurs et s’est produit comme soliste à l’Opéra de Tirana. Il a donné de nombreux concerts en Albanie, au Kosovo, au Monténégro, en Italie, en Allemagne, en Autriche et à New York, avec notamment l’Orchestre de l’Académie de Tirana, l’Orchestre de la Radio-Télévision albanaise et l’Orchestre philharmonique du Kosovo. Il s’est également produit dans de nombreux festivals et sur les ondes de la télévision en Albanie. Lauréat de plusieurs prix en Albanie et au Kosovo, il a remporté en 2010 le deuxième prix au Festival international RiccardoZandonai de Riva del Garda (Italie) et deux premiers prix au Festival international Ritorna Vincitor de Naples (chanson napolitaine et opéra). La même année, il s’est taillé un beau succès à Eutin (Allemagne) dans le rôle d’Alfredo (La Traviata). En mars 2011, Rame Lahaj a fait des débuts remarqués à l’Opéra d’Etat hongrois à Budapest en Macduff (Macbeth). En novembre 2011, il a participé à un concert de charité à Munich aux côtés d’Ermonela Jaho. Au cours de la saison 2011/2012, il a chanté en outre Alfredo au Théâtre de Lübeck et Rodolfo (La Bohème) à Dortmund et pour ses débuts à la Semperoper de Dresde. Cette saison, il reprend ce rôle à Montpellier. L’Orchestre de l’opéra de Lyon Créé en 1983, l’Orchestre de l’Opéra de Lyon a comme premier directeur musical John Eliot Gardiner. Kent Nagano, Louis Langrée et Iván Fischer lui succèdent jusqu’en 2003. Depuis lors, il a été dirigé par des chefs tels que William Christie, Leopold Hager, Emmanuel Krivine, Kirill Petrenko, Lothar Koenigs, Gerard Korsten, Evelino Pidò, Bernhard Kontarsky ou encore Sebastian Weigle. En septembre 2008, Kazushi Ono en devient chef permanent. Parmi les 70 enregistrements à son actif, citons, récemment, les concertos pour violon de Dutilleux et de Rafaël D’Haene avec Iossif Ivanov sous la direction de Kazushi Ono, Divo, Diva – un disque d’airs interprétés par Joyce DiDonato sous la direction de Kazushi Ono – et, en DVD, La Veuve joyeuse de Lehár et La Vie parisienne d’Offenbach. De nombreux enregistrement ont été salués par des distinctions de la presse musicale et couronnés de prix nationaux et internationaux, notamment La Somnambule de Bellini sous la direction d’Evelino Pidò, avec Natalie Dessay. L’Orchestre participe également à l’enregistrement de musiques de films, notamment celle composée par Gabriel Yared pour Azur et Asmar de Michel Ocelot en 2006. Il est régulièrement invité en France et à l’étranger : Festival d’Edimbourg, Festival d’Athènes, Festival d’Aix-en-Provence (Le Rossignol et autres fables 12 de Stravinsky et Le Nez de Chostakovitch), Amsterdam (Emilie, création de Kaija Saariaho), Théâtre des Champs-Elysées, Opéra-Comique et en tournée au Japon avec Kazushi Ono. On l’a retrouvé aux Nuits de Fourvière en 2009 puis, tout récemment, en juillet 2012 pour un concert avec Antony and the Johnsons. En 2009, il était au festival Jazz à Vienne aux côtés du pianiste Martial Solal. Récemment, il s’est produit notamment dans Parsifal de Wagner avec Kazushi Ono, L’Enfant et les sortilèges de Ravel, Le Nain de Zemlinsky et Carmen de Bizet sous la direction de Stefano Montanari. La saison 2012-2013 a débuté, pour l’Orchestre de l’Opéra de Lyon, par une nouvelle production de Macbeth de Verdi dirigée par Kazushi Ono en octobre 2012. Les chœurs de l’Opéra de Lyon Dirigés depuis 1995 par Alan Woodbridge, les Chœurs de l’Opéra de Lyon sont composés de 34 chanteurs titulaires. Ils sont régulièrement invités en France et à l’étranger : au Théâtre des Champs-Elysées, au Théâtre du Châtelet, au Festival d’Aix-en-Provence, à Edimbourg, Ravenne, San Francisco, Athènes, Baden-Baden, Francfort... Ils se produisent également en formation de musique de chambre, dans un répertoire très varié. Ils participent à l’histoire discographique de l’Opéra de Lyon, avec des enregistrements audio et vidéo comme Les Contes d’Hoffmann d’Offenbach, The Rake’s Progress de Stravinsky et Doktor Faust de Busoni sous la direction de Kent Nagano, L’Elixir d’amour et Lucie de Lammermoor de Donizetti sous la direction d’Evelino Pidò, Orphée aux Enfers d’Offenbach sous la direction de Marc Minkowski ou encore Divo, Diva, le récital de Joyce Di Donato sous la direction de Kazushi Ono. Ils reçoivent de nombreuses distinctions, notamment pour La Somnambule de Bellini, en 2007, avec Natalie Dessay. Parmi ces enregistrements figurent également des premières mondiales : Rodrigue et Chimène de Debussy, Médée de Michèle Reverdy ou Le Premier Cercle de Gilbert Amy. En 2012-2013, ils chanteront notamment dans Le Messie de Haendel et dans un concert a capella. Alan Woodbridge Alan Woodbridge est chef des Chœurs à l’Opéra de Lyon depuis 1995. Né à Londres, il commence sa formation musicale comme choriste à la cathédrale de Hereford. Il entre au Trinity College de l’Université de Cambridge puis complète sa formation musicale – et plus particulièrement dans le domaine de l’opéra – à l’Opera School du Royal College of Music de Londres. Il y dirige La Fille du Régiment (Donizetti) et La Bohème (Puccini). Directeur du chœur de l’Ecole de musique de Wells, il enregistre des œuvres pour la BBC lors de ses collaborations avec le London Opera Group, le British Youth Opera, l’English National Opera, l’Opera North et le Scottish Opera. Chef des Chœurs à l’Opéra de Lyon, il modernise résolument l’ensemble. Son travail est particulièrement apprécié pour sa musicalité et ses prestations de haut niveau et reçoit d'excellentes critiques. En 2002, Alan Woodbridge 13 reçoit un Grammy Awards pour sa contribution, en tant qu’organiste et chef de chœur, à l’enregistrement de Doktor Faust de Busoni avec Kent Nagano (Erato). Dernièrement, il a participé à l'enregistrement de Divo, Diva, un disque de Joyce Di Donato sous la direction de Kazushi Ono. Ce disque a reçu un Diapason d'Or. Alan Woodbridge a travaillé avec le chœur de Radio France pour A Child of out time (Tippett), et avec l’Opéra d’Amsterdam en septembre pour Der Schatzgräber (Schreker). Il sera en Japon avec Kazushi Ono en 2013 pour le War Requiem (Britten), et dirige Curlew River pour Opéra de Lyon en 2014. 14 formations Orchestre de l'Opéra de Lyon Violons Kazimierz Olechowski Laurence Ketels-Dufour Camille Bereau Lia Snitkovski Maria Estournet Fabien Brunon Calin Chis Dominique Delbart Florence Carret Charles Castellon Karol Miczka Frédéric Bardon Frédérique Lonca Anne Vaysse Magdalena Mioduszewska Sophie Moissette-Kuentz Vassil Deltchev Emma Durville Altos Natalia Tolstaia Donald O'Neil Henrik Kring Ayako Oya Pascal Prévost Nagamasa Takami Marie Lebre Violoncelles Ewa Miecznikowska Tomomi Hirano Lydia Shelley Henri Martinot Jean-Marc Weibel François-Jean Robin Contrebasses Jorgen Skadhauge Richard Lasnet François Montmayeur Benjamin Hebert Flûtes Milena Lipovsek Catherine Puertolas Hautbois Frédéric Tardy Patrick Roger Clarinettes Jean-Michel Bertelli Sandrine Pastor Bassons Carlo Colombo Nicolas Cardoze Cors Jean-Philippe Cochenet Thierry Cassard Julie Moreau Pierre-Alain Gauthier Trompettes Pascal Savignon Laurent Dupere Trombones Eric Le Chartier Gilles Lallement Thomas Bousquie Timbales Olivier Ducatel Percussions Christophe Roldan Sylvain Bertrand Jean-Marie Paraire Harpe Sophie Bellanger Orgue Alan Woodbridge Musique de scène Bertrand Dubos, cor Jean-Baptiste Humbert, cor Anne Boussard, cor Alessandro Viotti, cor Anne Briset, percussions Marion Frétigny, percussions Sophie Bellanger, harpe 15 chœurs de l'Opéra de Lyon Sopranos Sharona Applebaum Marie Cognard Marie-Eve Gouin Marie-Pierre Jury Sophie Lou Pascale Obrecht Aurélie Paul-Béjat Véronique Thiébaut Anne Tsitrone Pei Min Yu Mezzo-sopranos Sophie Calmel-Elcourt Françoise Courbarien Anne Crabbe Joanna Curelaru Kata Alexandra Guérinot Raphaëlle Hazard Sabine Hwang Sylvie Malardenti Celia Roussel-Barber Assistant à la direction musicale Stefano Rabaglia Chef de chants Reginald Le Reun Angela White 16 Ténors Jérôme Avenas Sébastien Beaulaigue Yannick Berne Gérard Bourgoin Brian Bruce Eric Chorier Fabrice Constans Gilles Hanrion Vincent Laloy Philippe Maury Hidefumi Narita Julien Picard Jean-Noël Poggiali Didier Roussel Barytons-basses Dominique Beneforti Christophe Bernard Christophe De Biase Jean-Richard Fleurençois Marc Fournier Jean-François Gay Kwang Soun Kim Guy Lathuraz Marc Malardenti Jean-Sébastien Nicolas Charles Saillofest Alain Sobieski Paolo Stupenengo L'Opéra national de Lyon remercie, pour leur généreux soutien, les entreprises mécènes et partenaires Les jeunes à l’Opéra, Mécène fondateur Mécène de création Mécène du projet L'Opéra à l'école 2011-2014 Mécène de la Fabrique Opéra Membre fondateur du Cercle Kazushi Ono Mécène de la Journée Portes Ouvertes Mécènes de la vidéotransmission Partenaires Médias Rédaction Sophie Gretzel Opéra national de Lyon Place de la Comédie 69001 Lyon Directeur général : Serge Dorny L’Opéra national de Lyon est conventionné par le ministère de la Culture et de la Communication, la Ville de Lyon, le conseil régional Rhône-Alpes et le conseil général du Rhône.