EVELINO PIDò, DIRECTION MUSICALE

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EVELINO PIDò, DIRECTION MUSICALE
Evelino Pidò, direction musicale
Orchestre et chœurs de l'opéra de Lyon
Vincenzo Bellini
I puritani
(Les Puritains)
Opéra en trois actes (1835)
Livret de Carlo Pepoli, d’après Têtes rondes et Cavaliers,
drame historique de Jacques-François Ancelot et Joseph Xavier Boniface
Concert en italien, surtitré en français
Direction musicale
Evelino Pidò
Lord Arturo Talbot
Dmitri Kortchak, ténor
Elvira
Olga Peretyatko, soprano
Sir Giorgio Walton
Michele Pertusi, basse
Sir Riccardo Forth
Pietro Spagnoli, baryton
Sir Bruno Robertson
Rame Lahaj, ténor
Enrichetta di Francia
Daniela Pini, mezzo-soprano
Lord Gualtiero Walton
Ugo Guagliardo, basse
Orchestre et Chœurs de l'Opéra de Lyon
Alan Woodbridge, chef des Chœurs
Mardi 13 novembre 2012 à 20 heures
Dimanche 18 novembre 2012 à 16 heures
En coproduction avec le Théâtre des Champs-Elysées, Paris
Entracte après le premier acte
1
argument
Acte I
Une forteresse des puritains près de Plymouth. Au lever du soleil, les soldats
se rassemblent pour prier autour de Sir Bruno Robertson. Le gouverneur de la
forteresse, Lord Gualtiero Valton (Walter Walton) a promis la main de sa fille
Elvira à Sir Riccardo Forth (Richard Forth), qui est comme lui un partisan
de Cromwell. Mais la jeune fille est éprise d’un chevalier qui soutient les
Stuart, Lord Arturo Talbo (Arthur Talbot), et son père a finalement accepté ce
mariage. Riccardo renonce avec amertume à épouser la fille de son ami, qu’il
aime sincèrement, même si c’est sans retour (cavatine « Ah, per sempre io
ti perdei »). Dans les appartements d’Elvira, Giorgio Valton (George Walton)
vient rassurer sa nièce, qui craint toujours de devoir épouser Riccardo contre
sa volonté (duetto « Sai com’arde in petto mio ») ; mais Giorgio lui confirme
qu’il a définitivement convaincu son frère de ne pas s’opposer à ses désirs.
Une sonnerie de cors au loin annonce d’ailleurs l’arrivée d’Arturo, et Elvira
laisse éclater sa joie. Arturo fait son entrée, salué par tous. Il se précipite
vers Elvira, tout à son bonheur de la retrouver (ensemble « A te, o cara, amor
talora »). Valton lui remet un sauf-conduit pour lui-même et pour sa fiancée,
mais annonce qu’il ne pourra pas assister à la noce : il doit escorter jusqu’au
parlement de Londres une prisonnière, soupçonnée d’être une espionne à la
solde des Stuart. Cette femme est introduite dans la salle du palais. Restée
seule avec Arturo, elle lui révèle son identité : elle n’est autre que la reine
Enrichetta (Henriette-Marie de France), veuve du roi d’Angleterre Charles
Ier Stuart. Resté loyal aux Stuart et la sachant condamnée à mort, Arturo
promet de l’aider à s’enfuir. Elvira paraît alors, dans sa robe de mariée ; elle
laisse libre cours à sa joie, à l’idée de son mariage imminent (polacca « Son
vergin vezzosa »). Afin d’admirer l’effet de son voile, elle en pare Enrichetta,
puis quitte la pièce. Arturo profite de l’occasion pour faire sortir la reine
discrètement de la forteresse. Sur le chemin, les fugitifs croisent Riccardo,
qui provoque son rival en duel. Le voile, cependant, s’est légèrement déplacé.
Voyant que la femme dissimulée n’est pas Elvira, il range son épée. Il leur
promet de ne pas donner l’alarme tant qu’ils ne seront pas déjà loin. Quand la
fuite d’Arturo est découverte, Elvira, se croyant abandonnée, perd la raison.
Les invités rassemblés pour la noce maudissent Arturo.
Acte II
Dans une autre aile de la forteresse. Dames et chevaliers puritains
commentent, consternés, la trahison qu’a subie Elvira. Giorgio raconte
comment la malheureuse divague, en évoquant sans cesse son bien-aimé
(romance « Cinta di fiori e col bel crin disciolto »). Riccardo annonce que le
parlement a condamné Arturo à mort. Survient Elvira. Dans sa scène de la
folie (« Qui la voce sua soave »), elle croit entendre la voix d’Arturo, au loin.
Pris de pitié, son oncle prie Riccardo d’intercéder en faveur du fuyard (duetto
« Il rival salvar tu dei ») : la mort du jeune homme achèverait sa nièce.
2
Riccardo commence par refuser, par fidélité à sa patrie. Tous deux décident
finalement qu’Arturo périra si on le voit, à l’aube, parmi les assaillants de la
forteresse (cabalette « Suoni la tromba, e intrepido »).
Acte III
Dans un jardin près de chez Elvira. Malgré le danger qu’il encourt, Arturo est
à la recherche d’Elvira. Il entend sa bien-aimée chanter une chanson d’amour
qu’il lui avait lui-même apprise autrefois (« A una fonte, afflitto e solo »). Il
lui répond. Elvira le reconnaît et se jette dans ses bras et il s’ensuit un duo
passionné (duetto « Nel mirarti un solo istante … Vieni fra queste braccia »).
Au récit de ses aventures, elle semble recouvrer ses sens. Mais un roulement
de tambour, annonçant l’arrivée des hommes lancés à la poursuite d’Arturo,
fait de nouveau chavirer son esprit. Riccardo, Giorgio et les soldats puritains
font irruption. Ils reconnaissent Arturo et lui font part de sa condamnation à
mort. A ces mots, Elvira se reprend et déclare qu’elle veut partager le sort de
son amant. Tandis que les soldats réclament que la sentence soit exécutée,
un héraut apporte un message de Cromwell : les Stuart ont été définitivement
défaits et une grâce générale est accordée à tous leurs partisans. Arturo est
réuni à Elvira dans l’allégresse générale.
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Vincenzo Bellini
I Puritani
Si l’Italie du xixe siècle était incontestablement le pays de l’opéra, Paris était la
véritable métropole musicale de l’Europe et y triompher était un passage obligé
pour tout compositeur désireux d’obtenir la consécration internationale. Rossini,
Donizetti, Verdi, Wagner affrontèrent tour à tour le redoutable public parisien. Et,
à l’instar de Rossini avec Guillaume Tell (1829), Bellini offrit son dernier ouvrage
non pas à l’Italie, mais à la capitale française. Après leur première milanaise
(1831), La sonnambula et Norma triomphaient sur les plus grandes scènes
d’Europe, et ni l’échec de Beatrice di Tenda (1833) à Venise, ni sa rupture avec
Giuditta Turina, ne pouvaient entacher la gloire du compositeur. Il se rendit tout
d’abord à Londres, où l’illustre cantatrice espagnole María Malibrán enthousiasma
le public de Drury Lane dans La sonnambula et Norma. Puis il fut accueilli en
héros à Paris, menant parallèlement des tractations avec le Théâtre Italien et avec
l’Opéra à partir d’octobre 1833. C’est avec le premier établissement qu’il conclut
un contrat, en février 1834, pour la composition d’un nouvel ouvrage.
Elaboration du livret
Concernant le livret, Bellini ne pouvait plus compter sur son collaborateur de
toujours, Felice Romani. Après une succession de malentendus et l’échec de
Beatrice di Tenda, les deux hommes avaient rompu toute relation. Il se tourna
donc vers un autre Italien en exil, le comte Carlo Pepoli, un patriote dont il
avait fait la connaissance dans les salons de la princesse Cristina Trivulzio di
Belgiojoso. Poète honorable qui inspira de brèves pages vocales à Bellini (La
ricordanza, La luna) ou à Rossini (La regata veneziana, La serenata, I marinai),
Pepoli n’avait aucune expérience en matière de théâtre ; cela serait la cause de
nombreux tracas pour le compositeur et de retard.
Pepoli proposa plusieurs sujets, et Bellini opta pour un épisode emprunté à l’histoire
anglaise, situé à l’époque des luttes entre les puritains, soutenus par Cromwell,
et les partisans des Stuart, la famille régnante. Il s’agissait d’un drame historique
d’Ancelot et Saintine, Têtes rondes et Cavaliers, créé le 25 septembre précédent,
mêlé de musique, au Théâtre national du Vaudeville, à Paris. Cette pièce s’inspirait
elle-même d’un roman de Walter Scott, Old Mortality, traduit en français sous le
titre des Puritains d’Ecosse (1817) et en italien sous celui de I puritani di Scozia
(1825). Dans ces années, l’histoire d’Ecosse – mise à la mode par les romans
de Scott – constituait une source inépuisable pour l’opéra italien et, en France,
pour le drame historique. Outre le caractère mystérieux du décor, avec ses lacs,
ses forêts et ses châteaux gothiques, elle offrait des intrigues complexes et riches
en rebondissements. La pièce d’Ancelot et Saintine était d’ailleurs si enchevêtrée
que le librettiste de Bellini dut y tailler sans pitié, tout en conservant de puissants
ressorts dramatiques : un conflit héroïco-politique, un drame amoureux, une scène
de la folie, un orage. Bellini se montra tout à fait enthousiaste.
L’action se déroule à Plymouth durant la guerre civile anglaise. Les troupes
fidèles au roi Charles Ier avaient été sévèrement battues en 1644 par les puritains,
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menés par Oliver Cromwell, et le monarque avait été chassé du trône. Il gisait en
prison lorsque, en 1648, ses partisans – les chevaliers – tentèrent de se rebeller.
Le roi fut exécuté l’année suivante, puis Cromwell instaura la république du
Commonwealth. Connu pour ses positions libérales, le comte Pepoli s’appuya
largement sur cet arrière-plan politique pour composer son livret. Mais Bellini,
pour sa part, s’intéressait davantage aux déboires amoureux d’Elvira et Arturo,
poursuivis par un destin contraire. Fait rarissime à l’opéra, cependant, le
dénouement est heureux : alors qu’Elvira est sur le point de rejoindre Arturo
sur l’échafaud, un héraut annonce la victoire des puritains et l’amnistie générale
décrétée par Cromwell, et les deux amants sont enfin réunis.
Composition et création
En avril 1834, une fois le sujet défini et les artistes engagés, Bellini prit ses
quartiers chez un couple d’amis anglais, les Lewis, à Puteaux, qui était encore
une banlieue verdoyante de l’ouest parisien. C’est dans ce cadre paisible qu’il
se mit à la composition. Mais il se heurta rapidement à l’inexpérience de Pepoli,
incapable de fournir les vers concis et percutants qu’exigeait le théâtre musical.
Le compositeur se trouva donc dans l’obligation d’intervenir très en détail
dans l’élaboration du livret, réclamant sans cesse au poète de revoir sa copie.
Le résultat final pâtit de cette gestation laborieuse et, malgré les efforts de Bellini,
comporte encore des incohérences et des vers médiocres. Le livret parut sous le
titre de I puritani e i cavalieri, opera seria en deux actes. La division en trois actes
(ou plus exactement trois parties) ne fut décidée qu’au dernier moment, juste
avant les premières répétitions.
La création de l’ouvrage constituait l’un des événements phares de la saison
artistique. Elle eut lieu le 24 janvier 1835, en présence du tout Paris, sous le titre
de I puritani e i cavalieri – plus tard, l’opéra fut désigné plus simplement sous
celui de I puritani. Le succès fut considérable, et cinq jours plus tard Bellini était
décoré de la Légion d’honneur. Le compositeur devait une bonne part de cette
réussite aux solistes, quatre artistes de tout premier ordre : la soprano Giulia Grisi
(Elvira), le ténor Giovanni Battista Rubini (Arturo), le baryton Antonio Tamburini
(Riccardo) et la basse Luigi Lablache (Giorgio). Ce fabuleux carré d’as resta dans
les annales sous le nom de « quatuor des Puritains ». Par ailleurs, en alliant ces
quatre registres, Bellini avait trouvé une sorte de « formule magique » vocale
et dramatique ; Verdi l’adopterait à son tour dans Ernani, Attila, I masnadieri,
Les Vêpres siciliennes et Simon Boccanegra.
Un triomphe européen
Aussitôt après les représentations parisiennes, la troupe embarqua pour Londres,
où I puritani triompha au King’s Theatre le 21 mai 1835. Trois jours auparavant,
pour les soixante ans de la reine Victoria, le quatuor de solistes en avait présenté
les principaux morceaux lors d’un concert privé donné au palais de Kensington,
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et la souveraine devait garder le souvenir ému de cette soirée jusqu’à la fin de
sa vie. A en croire la critique, la capitale anglaise fut gagnée par une véritable
« fièvre des Puritani »… Après ce succès, l’opéra se répandit rapidement dans
toute l’Europe, avec un bonheur égal. La Scala l’accueillit en décembre 1835,
vraisemblablement dans une version non autorisée, orchestrée par Cesare Pugni.
Dans le reste de la Péninsule, I puritani se heurta parfois à la censure ; son
titre fut changé en Elvira e Arturo à Palerme (1835) et en Elvira Walton l’année
suivante à Rome, où la polacca (polonaise) d’Elvira « Son vergin vezzosa » (Je
suis une vierge gracieuse) devint « Donzella vezzosa » (Demoiselle gracieuse) –
la censure romaine perdura jusqu’en 1880. A la Fenice, en 1836, le rôle d’Elvira
était tenu par Giuseppina Strepponi, qui deviendrait la seconde épouse de Verdi.
Au San Carlo de Naples, en 1837, il fut incarné par Caterina Barilli-Patti, la
mère de l’illustre Adelina Patti – laquelle s’y illustrerait admirablement dans les
années 1870.
C’est l’un de ses morceaux les plus martiaux qui, à l’époque de la création, fit
la gloire des Puritani : la cabalette du duetto entre Giorgio et Riccardo, « Suoni
la tromba » (Que résonne la trompette), par laquelle s’achève l’acte II. Ce finale
électrisa le public italien, qui y voyait l’expression des idéaux du Risorgimento,
comme ce fut le cas quelques années plus tard avec les premiers ouvrages de
Verdi. Sous le titre de Marche des Puritains, ce duo fit l’objet d’un thème et
variations pour six pianistes, l’Hexameron, composé par les virtuoses les plus en
vue du moment (Liszt, Thalberg, Pixis, Herz, Czerny et Chopin) et créé à Paris, en
1837, lors d’un concert de charité donné chez la princesse Belgiojoso.
La partition
« Inscrivez dans votre esprit, en lettres de bronze : un opéra doit arracher les
larmes, causer l’horreur, apporter la mort au moyen du chant » : tel est le mot
d’ordre que Bellini envoya, dans une lettre de 1834, à son librettiste. Et, comme
dans les ouvrages précédents, nombreuses sont les phrases des Puritani qui se
gravent dans les esprits. La cantilène bellinienne atteint de somptueux sommets
dans l’air de la folie d’Elvira (acte II), « Qui la voce sua soave mi chiamava »
(Sa douce voix m’appelait), couronnée par la cabalette « Vien, diletto » (Viens,
bien-aimé) dont les vocalises figurent l’esprit de l’héroïne qui s’égare. Le procédé
évoque bien entendu une autre scène de la folie illustre, celle de Lucia di
Lammermoor (créé quelques mois plus tard, le 26 septembre 1835, au Teatro
San Carlo de Naples) ; on remarquera cependant qu’Elvira est loin d’atteindre
l’extravagance de l’héroïne donizettienne : son chant reste empreint de pudeur
et de tristesse, et jamais Bellini ne renonce à la plastique de la ligne vocale.
Le même phénomène s’observe dans la polacca de l’acte I, « Son vergin vezzosa » :
tout en réclamant de la chanteuse un brio sans faille, cet air plus léger réussit à
préserver le cantabile quelle que soit la virtuosité des vocalises.
Pour ce qui est des longues lignes élégiaques, le ténor Arturo n’est pas en reste,
avec notamment sa cavatine « A te, o cara » (A toi, ma chérie), à l’acte I (en fait un
numéro hybride, à mi-chemin entre l’aria et l’ensemble concertant), et l’ensemble
« Credeasi misera » (Elle se croyait malheureuse), à l’acte III.
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Quelques morceaux font contraste avec ce cantabile typiquement bellinien : la
cabalette du duo Elvira/Giorgio, dans laquelle elle laisse éclater sa joie, « A quel
nome, al mio contento » (A ce nom, à mon bonheur, à mon cœur je crois à peine) ;
le duo plein de colère entre Riccardo et Arturo, dans le finale de l’acte I, « Ferma,
invan rapir pretendi » (Arrête ! c’est en vain que tu entends dérober tous les biens
que j’ai sur cette terre) ; ou encore, bien sûr, la cabalette « Suoni la tromba »,
déjà mentionnée. Pour autant, l’impression générale laissée par l’opéra est bien
celle de cet art extraordinaire de la mélodie que Chopin et Wagner devaient tant
admirer.
Cependant, le compositeur s’y engage également sur des voies nouvelles. Désireux
de plaire au public parisien et habilement conseillé en ce sens par son ami Rossini,
il plie son langage à certains usages du grand opéra à la française. Outre le choix
du sujet historique, pour la première fois dans sa carrière, il offre à l’orchestre une
véritable fonction expressive, développe l’éventail des alliages de timbres et des
enchaînements harmoniques, recourt à des thèmes récurrents, ménage de grandes
scènes de foule et fait jouer et chanter des interprètes en coulisse, de manière à
créer une sensation d’espace sonore. La scène la plus réussie, de ce point de vue,
est certainement l’Introduzione, complexe échafaudage où se mêlent le chœur des
guerriers, sur scène, aux appels des sentinelles et à la prière matinale, montant
du château, avant que la foule ne sorte de la bâtisse pour chanter les louanges
d’Elvira. I puritani présente également la particularité d’annoncer ce que Verdi
appellerait la tinta, c’est-à-dire la couleur, le caractère particulier de chacun de
ses opéras. Bellini y définit en effet un colorito, qui serait « fondamentalement
dans l’esprit de La sonnambula et de la Nina de Paisiello, avec une touche de
robustesse militaire et quelque chose de la sévérité puritaine ».
Huit mois après le triomphe des Puritani, le 23 septembre 1835, Bellini fut
emporté par une dysenterie à l’âge de trente-trois ans. Sa mort mit en émoi le
monde musical, en premier lieu Donizetti, Rossini et Cherubini. Aux Invalides, le
2 octobre, Habeneck dirigea 350 chanteurs venus lui rendre le dernier hommage.
Les solistes étaient Rubini, Ivanov, Tamburini et Lablache.
« C’est un préjugé de croire que le génie doit mourir de bonne heure », fait dire à
Maximilien, dans les Nuits florentines, Heinrich Heine, qui était devenu l’un des
plus proches amis de Bellini à Paris. « Que de fois j’ai plaisanté et taquiné à ce
sujet le pauvre Bellini, en lui prédisant qu’en sa qualité de génie, il devait mourir
bientôt, parce qu’il atteignait l’âge critique ! Chose étrange ! malgré notre ton de
gaîté, cette prophétie lui faisait éprouver un trouble involontaire : il m’appelait
son jettatore et ne manquait jamais de faire le signe conjurateur… Il avait tant
envie de vivre ! Le mot de mort excitait en lui un délire d’aversion : il ne voulait
pas entendre parler de mourir ; il en avait peur comme un enfant qui craint de
dormir dans l’obscurité… C’était un bon et aimable enfant, un peu suffisant
parfois ; mais on n’avait qu’à le menacer de sa mort prochaine pour lui rendre
une voix modeste et suppliante, et lui faire faire, avec deux doigts élevés, le signe
conjurateur du jettatore…Pauvre Bellini ! »
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BIOGRAPHIES
Evelino Pidò
Après des études musicales au Conservatoire de Turin, Evelino Pidò achève
sa formation de chef d’orchestre à l’Académie de musique de Vienne.
Sa carrière prend un réel essor international lors de l’inauguration du Festival
des Trois Mondes à Melbourne. En Australie, il sera invité pendant cinq
saisons consécutives, entre autres à l’Opéra de Sydney et pour une longue
tournée avec les Orchestres symphoniques ABC.
En 1993, il fait ses débuts américains au Festival de Santa Fé, où l’invitation
est renouvelée pour les quatre saisons suivantes, ainsi qu’à l’Opéra de Los
Angeles. La même année, il fait ses débuts à l’Opéra royal de Covent Garden,
à Londres. En 1995, il dirige au Festival d’Aix-en-Provence et à l’OpéraBastille à Paris. Au pupitre des plus importantes maisons d’opéra italiennes,
Evelino Pidò a dirigé également aux Chorégies d’Orange, au Metropolitan
Opera de New York, au Châtelet et au Théâtre des Champs-Elysées à Paris.
En décembre 2003, il est réinvité à Covent Garden, théâtre avec lequel il
noue un lien qui continuera dans les saisons suivantes. Il entretient également
une relation régulière avec l’Opéra de Lyon, l’Opéra-Bastille et le Grand
Théâtre de Genève. En 2008, il fait ses débuts au Teatro Real de Madrid dans La Gioconda et il dirige au Metropolitan Opera une nouvelle production
de La sonnambula. En 2011, il fait ses débuts à la Staatsoper de Vienne
dans une nouvelle production d’Anna Bolena avec Anna Netrebko. La même
année, il dirige Faust à Covent Garden avec Angela Gheorghiu.
Evelino Pidò se consacre en outre au répertoire symphonique : il a dirigé
les plus importants orchestres italiens, ainsi que, notamment, le Royal
Philharmonic Orchestra de Londres, l’Orchestre philharmonique de Radio
France ou l’Orchestre de la Suisse romande.
Son catalogue discographique comprend L’Elixir d’amour de Donizetti avec
l’Orchestre et le Chœur de l’Opéra de Lyon chez Decca ; un CD d’ouvertures
de Rossini avec le Royal Philhamonic Orchestra ; chez EMI/Virgin deux CD
avec Roberto Alagna et Angela Gheorghiu, un CD avec Natalie Dessay et
Concerto Köln et La sonnambula, toujours avec Natalie Dessay (Diapason
d’or).
Evelino Pidò vient de recevoir, à Catane, le prestigieux prix Bellini d’or pour
sa contribution déterminante à la connaissance et à la diffusion de l’art du
compositeur sicilien.
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Dmitri Kortchak
Après des études musicales à Moscou, Dmitri Kortchak gagne le Concours
international Francisco-Viñas de Barcelone et remporte deux prix au
concours de chant Operalia de Los Angeles en 2004. Récemment, il a chanté
La sonnambula à Rome, à Séville et en version de concert au Carnegie Hall
de New York, La Flûte enchantée à Macerata, Zurich et Bruxelles, La Pie
voleuse et le Stabat Mater de Rossini à Pesaro, à Tokyo (avec Riccardo Muti)
et à la Scala de Milan (avec Riccardo Chailly), Dom Sébastien au Carnegie
Hall, L’Enfant et les Sortilèges (avec Lorin Maazel), La Cenerentola et Don
Giovanni à Valence, Falstaff à Naples, L’Elixir d’amour à l'Opéra national
de Paris et à Covent Garden (Londres), Le Barbier de Séville à la Staatsoper
de Berlin (avec Daniel Barenboim), Rigoletto à Cologne, Les Pêcheurs de
perles à l'Opéra-Comique, Mozart et Salieri au Festival de Salzbourg. On a
pu l'entendre précédemment dans La Veuve joyeuse et Il viaggio a Reims à
la Scala, L’Elixir d’amour à Vienne, Amsterdam et Munich, Don Giovanni en
Israël et à Vienne, Demofoonte à Salzbourg, Ravenne et Paris, La Favorite en
concert à Dresde, Le Barbier de Séville à Los Angeles, Palerme et Toulouse,
L’Arbore di Diana à Madrid, La Betulia liberata avec Riccardo Muti à
Salzbourg et Ravenne, La Fille du régiment à Hambourg, Eugène Onéguine à
Valence, Così fan tutte à Tokyo, Mosè in Egitto à Pesaro, Otello en concert à
Lyon et Paris. Il a en projet Don Giovanni au Metropolitan Opera de New York,
Eugène Onéguine (avec Anna Netrebko) et La Cenerentola à la Staatsoper de
Vienne, Les Pêcheurs de perle au Theater an der Wien (Vienne), Les Puritains
à l'Opéra national de Paris et à Santiago-du-Chili.
Olga Peretyatko
Originaire de Saint-Pétersbourg, Olga Peretyatko commence sa carrière musicale
à quinze ans, au sein du chœur d’enfants du Théâtre Mariinski. Elle étudie ensuite
le chant à Berlin et remporte de nombreux concours internationaux. Membre
de l’Opéra-Studio de l’Opéra de Hambourg de 2005 à 2007, elle est ensuite
engagée sur les plus grandes scènes internationales. Parmi les productions les
plus marquantes de sa carrière, citons Le Rossignol et autres fables de Stravinsky
mis en scène par Robert Lepage à Toronto (2009), au Festival d’Aix-en-Provence
(2010), à l’Opéra de Lyon et à la Brooklyn Academy of Music New York (2011)
et pour ses débuts à Amsterdam (2012), L’Elixir d’amour (Adina) à Lille et
Baden-Baden, Lucia di Lammermoor au Teatro Massimo de Palerme et à la
Deutsche Oper de Berlin, Rigoletto (Gilda) à la Fenice de Venise, I Capuleti e i
Montecchi (Giulietta) à Lyon et à Paris, Alcina (rôle titre) à Lausanne, Le Turc en
Italie (Fiorilla) à Amsterdam. Elle a en projet Lucio Silla (Giunia) au Festival de
Salzbourg, Rigoletto à la Staatsoper de Vienne, L’Elixir d’amour et Ariane à Naxos
(Zerbinetta) à Hambourg, La Fiancée du tsar (Marfa) à la Staatsoper de Berlin et
à la Scala de Milan, Le Turc en Italie à Aix-en-Provence, Arabella (Fiakermilli),
Un bal masqué (Oscar) et Rigoletto au Metropolitan Opera de New York et
La Traviata à Lausanne et à Baden-Baden. A l’Opéra de Lyon, elle a également
chanté La Chauve-Souris et Moscou, quartier des cerises.
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Michele Pertusi
Originaire de Parme, lauréat de nombreux concours internationaux, Michele
Pertusi se produit sur toutes les grandes scènes internationales. Parmi les temps
forts de ces dernières saisons, citons Lucrèce Borgia, Le Barbier de Séville,
La sonnambula et L’Italienne à Alger à la Staatsoper de Vienne, Guillaume Tell
à l’Opéra de Zurich et au Royal Albert Hall de Londres, L’Italienne à Alger à
Bilbao, à Bologne et à la Scala de Milan, Le Comte Ory au Metropolitan Opera
de New York, Il viaggio a Reims au Mai musical florentin, Faust au Liceu
de Barcelone, La sonnambula à l’Opéra royal de Covent Garden (Londres),
Oberto, conte di San Bonifacio au Théâtre des Champs-Elysées, L’Elixir
d’amour, Guillaume Tell, Carmen et Mosè in Egitto à Zurich, Don Giovanni à
Catane et Attila à la Scala. Il a collaboré avec des chefs aussi renommés que
Daniel Barenboim, Semyon Bychkov, Riccardo Chailly, Myung-Whun Chung,
Colin Davis, Daniele Gatti, Vladimir Jurowski, James Levine, Zubin Mehta
et Riccardo Muti. Il a en projet, notamment, Don Pasquale et Oberto à la
Scala, Le Barbier de Séville, Nabucco, La Cenerentola, Simon Boccanegra et
Don Pasquale à la Staatsoper de Vienne, La Damnation de Faust à Anvers,
Les Puritains à l’Opéra national de Paris, Lucia di Lammermoor à la Monnaie
de Bruxelles, Maria Stuarda, La sonnambula et Nabucco au Liceu, Attila à
Liège, La sonnambula et Les Puritains au Metropolitan Opera de New York,
ainsi que le rôle titre de Falstaff à Covent Garden. Sa discographie abondante
témoigne de la richesse de sa carrière. Il a obtenu un Grammy Award pour
le meilleur enregistrement d’opéra dans le rôle titre de Falstaff de Verdi avec
London Symphony Orchestra dirigé par Colin Davis (LSO Live, 2005).
Pietro Spagnoli
A l’âge de huit ans, Pietro Spagnoli est admis au sein de la Chapelle musicale
pontificale (« Chapelle sixtine »), où il chante jusqu’à l’âge de quinze ans. En
1987, il remporte le Concours national Pergolèse de Rome. Peu après cela,
il a fait ses débuts scéniques au Festival de la vallée d’Itria, dans Le Pirate
de Bellini. La même année, il incarne Tracollo dans Livietta e Tracollo de
Pergolèse au Teatro Comunale de Florence. Il s’affirme bientôt comme un des
meilleurs interprètes de Mozart, Rossini et Donizetti. Parmi ses rôles fétiches,
citons Don Giovanni et Leporello dans Don Giovanni, Figaro dans Le Barbier
de Séville, Figaro et le Comte Almaviva dans Les Noces de Figaro, Dandini
dans La Cenerentola, Don Alfonso et Guglielmo dans Così fan tutte, Belcore
et Dulcamara dans L’Elixir d’amour, Malatesta dans Don Pasquale. Il a aussi
chanté Orfeo de Monteverdi, la Messe en si mineur de Bach, La serva padrona
de Pergolèse, La Création de Haydn, Le Mariage secret (Comte), La pietra
del paragone (Asdrubale et Macrobio), Le Barbier de Séville de Paisiello
(Figaro) et Le Voyage d’hiver de Schubert. Il a également incarné Marcello
et Schaunard dans La Bohème, notamment dans la production marquant le
centenaire de l’œuvre au Teatro Regio de Turin en 1996 avec Mirella Freni
et Luciano Pavarotti. Il s’est produit dans de nombreux festivals et opéras
prestigieux à travers le monde, a travaillé avec de nombreux metteurs en
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scène et a enregistré chez Erato, Harmonia Mundi, Ricordi, Astrae, Opera
Rara, Nuova Era, Tactus, Bongiovanni, Claves, Novalis, Naxos. Il vient de
chanter le Comte Almaviva à la Staatsoper de Vienne (octobre 2012).
Ugo Guagliardo
Né à Palerme, Ugo Guagliardo est diplômé en philosophie de l’université
de cette ville, où il a également étudié le piano et le chant au Conservatoire
Vincenzo-Bellini. Lauréat de plusieurs concours nationaux et internationaux,
il s’est perfectionné auprès de Magda Olivero, Gabriella Tucci, William
Matteuzzi, Romolo Gazzani, Enzo Dara, Katia Ricciarelli, Renato Bruson et
Alberto Zedda à l’Académie Rossini de Pesaro. Il est spécialiste de Rossini
et du belcanto. Il a chanté notamment Assur dans Semiramide à l’Opéra de
Rome, Don Basilio dans Le Barbier de Séville au Grand Théâtre de Genève,
Don Profondo et Lord Sidney dans Il viaggio a Reims et le Stabat Mater au
Festival Rossini de Pesaro, la Petite Messe solennelle au Teatro di San Carlo à
Naples, Alidoro dans La Cenerentola à la Monnaie de Bruxelles. Il a chanté
en outre de nombreux rôles mozartiens, notamment Don Alfonso dans Così fan
tutte au Teatro Massimo de Palerme, Masetto dans Don Giovanni au Théâtre
Bunkamura de Tokyo et à la Monnaie de Bruxelles, Publio dans La Clémence
de Titus au Teatro Regio de Turin. Il a interprété également Samuel dans
Un bal masqué au Teatro Massimo, Le Pirate à Ancône et Marseille, Colline
dans La Bohème à Jesi, Raimondo dans Lucia di Lammermoor à Palerme.
Ses engagements récents et futurs incluent Maria Stuarda à Palerme, Achilla
dans Giulio Cesare et Blanzac dans L’Echelle de soie sous la direction de
Jean-Claude Malgoire, Ferrando dans Le Trouvère à la Fenice de Venise et
à Avignon, le rôle titre des Noces de Figaro au Teatro Bellini de Catane et
Le Retour d’Ulysse dans sa patrie avec Emmanuelle Haïm au Théâtre des
Champs-Elysées et à Baden-Baden.
Daniela Pini
Diplômée en histoire de la musique de l’université de Bologne, Daniela Pini a
étudié auprès d’Angelo Bertacchi à Modène. Interprète privilégiée de Mozart
et Rossini, elle chante également le répertoire français, la musique baroque
et la musique du xxe siècle. Récemment, elle a chanté La Cenerentola
(rôle titre) au Teatro Comunale de Bologne, à Trieste, Sassari et Francfort,
Le Barbier de Séville (Rosina) au Teatro Filarmonico de Vérone et au
Stadttheater de Stuttgart, Tancredi (Roggiero) à Trieste, Osaka et Tokyo,
La pietra del paragone au Teatro Regio de Parme (Baronne Aspasia) et au
Teatro Verdi de Sassari (Clarice), Faust de Gounod (Siebel) au Teatro Regio
de Parme et au Teatro Verdi de Trieste, Il viaggio a Reims (Melibea) à la
Monnaie de Bruxelles, Ariodante (Polinesso) à Francfort, L’Italienne à Alger
(Isabella) à Bologne, Les Noces de Figaro (Cherubino) à Viterbe et Tokyo,
L’Orlando furioso à Francfort (Alcina) et Edimbourg (Medoro), La Clémence
de Titus (Annio) au Teatro Regio de Turin et Candide de Bernstein au Teatro
Carlo Felice de Gênes. Elle chante également un large répertoire sacré.
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Parmi ses engagements récents, citons Così fan tutte au Teatro Regio de Turin.
Elle a en projet le Requiem de Mozart et I Capuleti e i Montecchi (Romeo)
au Teatro Filarmonico de Vérone, La Cenerentola (rôle titre) à Seattle et
L’Italienne à Alger (Isabella) au Teatro Regio de Turin.
Rame Lahaj
Rame Lahaj est né au Kosovo en 1983. Il a étudié à l’Académie des arts de
Tirana, en Albanie. Encore étudiant, il a fait partie des chœurs et s’est produit
comme soliste à l’Opéra de Tirana. Il a donné de nombreux concerts en
Albanie, au Kosovo, au Monténégro, en Italie, en Allemagne, en Autriche et à
New York, avec notamment l’Orchestre de l’Académie de Tirana, l’Orchestre
de la Radio-Télévision albanaise et l’Orchestre philharmonique du Kosovo.
Il s’est également produit dans de nombreux festivals et sur les ondes de la
télévision en Albanie. Lauréat de plusieurs prix en Albanie et au Kosovo,
il a remporté en 2010 le deuxième prix au Festival international RiccardoZandonai de Riva del Garda (Italie) et deux premiers prix au Festival
international Ritorna Vincitor de Naples (chanson napolitaine et opéra).
La même année, il s’est taillé un beau succès à Eutin (Allemagne) dans le
rôle d’Alfredo (La Traviata). En mars 2011, Rame Lahaj a fait des débuts
remarqués à l’Opéra d’Etat hongrois à Budapest en Macduff (Macbeth). En
novembre 2011, il a participé à un concert de charité à Munich aux côtés
d’Ermonela Jaho. Au cours de la saison 2011/2012, il a chanté en outre
Alfredo au Théâtre de Lübeck et Rodolfo (La Bohème) à Dortmund et pour
ses débuts à la Semperoper de Dresde. Cette saison, il reprend ce rôle à
Montpellier.
L’Orchestre de l’opéra de Lyon
Créé en 1983, l’Orchestre de l’Opéra de Lyon a comme premier directeur
musical John Eliot Gardiner. Kent Nagano, Louis Langrée et Iván Fischer
lui succèdent jusqu’en 2003. Depuis lors, il a été dirigé par des chefs tels
que William Christie, Leopold Hager, Emmanuel Krivine, Kirill Petrenko,
Lothar Koenigs, Gerard Korsten, Evelino Pidò, Bernhard Kontarsky ou
encore Sebastian Weigle. En septembre 2008, Kazushi Ono en devient chef
permanent. Parmi les 70 enregistrements à son actif, citons, récemment, les
concertos pour violon de Dutilleux et de Rafaël D’Haene avec Iossif Ivanov
sous la direction de Kazushi Ono, Divo, Diva – un disque d’airs interprétés
par Joyce DiDonato sous la direction de Kazushi Ono – et, en DVD,
La Veuve joyeuse de Lehár et La Vie parisienne d’Offenbach. De nombreux
enregistrement ont été salués par des distinctions de la presse musicale et
couronnés de prix nationaux et internationaux, notamment La Somnambule
de Bellini sous la direction d’Evelino Pidò, avec Natalie Dessay. L’Orchestre
participe également à l’enregistrement de musiques de films, notamment celle
composée par Gabriel Yared pour Azur et Asmar de Michel Ocelot en 2006.
Il est régulièrement invité en France et à l’étranger : Festival d’Edimbourg,
Festival d’Athènes, Festival d’Aix-en-Provence (Le Rossignol et autres fables
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de Stravinsky et Le Nez de Chostakovitch), Amsterdam (Emilie, création de
Kaija Saariaho), Théâtre des Champs-Elysées, Opéra-Comique et en tournée
au Japon avec Kazushi Ono. On l’a retrouvé aux Nuits de Fourvière en
2009 puis, tout récemment, en juillet 2012 pour un concert avec Antony
and the Johnsons. En 2009, il était au festival Jazz à Vienne aux côtés du
pianiste Martial Solal. Récemment, il s’est produit notamment dans Parsifal
de Wagner avec Kazushi Ono, L’Enfant et les sortilèges de Ravel, Le Nain
de Zemlinsky et Carmen de Bizet sous la direction de Stefano Montanari.
La saison 2012-2013 a débuté, pour l’Orchestre de l’Opéra de Lyon, par une
nouvelle production de Macbeth de Verdi dirigée par Kazushi Ono en octobre
2012.
Les chœurs de l’Opéra de Lyon
Dirigés depuis 1995 par Alan Woodbridge, les Chœurs de l’Opéra de Lyon
sont composés de 34 chanteurs titulaires. Ils sont régulièrement invités
en France et à l’étranger : au Théâtre des Champs-Elysées, au Théâtre
du Châtelet, au Festival d’Aix-en-Provence, à Edimbourg, Ravenne, San
Francisco, Athènes, Baden-Baden, Francfort... Ils se produisent également
en formation de musique de chambre, dans un répertoire très varié. Ils
participent à l’histoire discographique de l’Opéra de Lyon, avec des
enregistrements audio et vidéo comme Les Contes d’Hoffmann d’Offenbach,
The Rake’s Progress de Stravinsky et Doktor Faust de Busoni sous la direction
de Kent Nagano, L’Elixir d’amour et Lucie de Lammermoor de Donizetti sous
la direction d’Evelino Pidò, Orphée aux Enfers d’Offenbach sous la direction
de Marc Minkowski ou encore Divo, Diva, le récital de Joyce Di Donato
sous la direction de Kazushi Ono. Ils reçoivent de nombreuses distinctions,
notamment pour La Somnambule de Bellini, en 2007, avec Natalie Dessay.
Parmi ces enregistrements figurent également des premières mondiales :
Rodrigue et Chimène de Debussy, Médée de Michèle Reverdy ou Le Premier
Cercle de Gilbert Amy.
En 2012-2013, ils chanteront notamment dans Le Messie de Haendel et dans
un concert a capella.
Alan Woodbridge
Alan Woodbridge est chef des Chœurs à l’Opéra de Lyon depuis 1995.
Né à Londres, il commence sa formation musicale comme choriste à la
cathédrale de Hereford. Il entre au Trinity College de l’Université de
Cambridge puis complète sa formation musicale – et plus particulièrement
dans le domaine de l’opéra – à l’Opera School du Royal College of Music de
Londres. Il y dirige La Fille du Régiment (Donizetti) et La Bohème (Puccini).
Directeur du chœur de l’Ecole de musique de Wells, il enregistre des œuvres
pour la BBC lors de ses collaborations avec le London Opera Group, le British
Youth Opera, l’English National Opera, l’Opera North et le Scottish Opera.
Chef des Chœurs à l’Opéra de Lyon, il modernise résolument l’ensemble.
Son travail est particulièrement apprécié pour sa musicalité et ses prestations
de haut niveau et reçoit d'excellentes critiques. En 2002, Alan Woodbridge
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reçoit un Grammy Awards pour sa contribution, en tant qu’organiste et chef
de chœur, à l’enregistrement de Doktor Faust de Busoni avec Kent Nagano
(Erato). Dernièrement, il a participé à l'enregistrement de Divo, Diva, un
disque de Joyce Di Donato sous la direction de Kazushi Ono. Ce disque a
reçu un Diapason d'Or.
Alan Woodbridge a travaillé avec le chœur de Radio France pour A Child
of out time (Tippett), et avec l’Opéra d’Amsterdam en septembre pour Der
Schatzgräber (Schreker). Il sera en Japon avec Kazushi Ono en 2013 pour le
War Requiem (Britten), et dirige Curlew River pour Opéra de Lyon en 2014.
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formations
Orchestre de l'Opéra de Lyon
Violons
Kazimierz Olechowski
Laurence Ketels-Dufour
Camille Bereau
Lia Snitkovski
Maria Estournet
Fabien Brunon
Calin Chis
Dominique Delbart
Florence Carret
Charles Castellon
Karol Miczka
Frédéric Bardon
Frédérique Lonca
Anne Vaysse
Magdalena Mioduszewska
Sophie Moissette-Kuentz
Vassil Deltchev
Emma Durville
Altos
Natalia Tolstaia
Donald O'Neil
Henrik Kring
Ayako Oya
Pascal Prévost
Nagamasa Takami
Marie Lebre
Violoncelles
Ewa Miecznikowska
Tomomi Hirano
Lydia Shelley
Henri Martinot
Jean-Marc Weibel
François-Jean Robin
Contrebasses
Jorgen Skadhauge
Richard Lasnet
François Montmayeur
Benjamin Hebert
Flûtes
Milena Lipovsek
Catherine Puertolas
Hautbois
Frédéric Tardy
Patrick Roger
Clarinettes
Jean-Michel Bertelli
Sandrine Pastor
Bassons
Carlo Colombo
Nicolas Cardoze
Cors
Jean-Philippe Cochenet
Thierry Cassard
Julie Moreau
Pierre-Alain Gauthier
Trompettes
Pascal Savignon
Laurent Dupere
Trombones
Eric Le Chartier
Gilles Lallement
Thomas Bousquie
Timbales
Olivier Ducatel
Percussions
Christophe Roldan
Sylvain Bertrand
Jean-Marie Paraire
Harpe
Sophie Bellanger
Orgue
Alan Woodbridge
Musique de scène
Bertrand Dubos, cor
Jean-Baptiste Humbert,
cor
Anne Boussard, cor
Alessandro Viotti, cor
Anne Briset, percussions
Marion Frétigny, percussions
Sophie Bellanger, harpe
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chœurs de l'Opéra de Lyon
Sopranos
Sharona Applebaum
Marie Cognard
Marie-Eve Gouin
Marie-Pierre Jury
Sophie Lou
Pascale Obrecht
Aurélie Paul-Béjat
Véronique Thiébaut
Anne Tsitrone
Pei Min Yu
Mezzo-sopranos
Sophie Calmel-Elcourt
Françoise Courbarien
Anne Crabbe
Joanna Curelaru Kata
Alexandra Guérinot
Raphaëlle Hazard
Sabine Hwang
Sylvie Malardenti
Celia Roussel-Barber
Assistant à la direction musicale
Stefano Rabaglia
Chef de chants
Reginald Le Reun
Angela White
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Ténors
Jérôme Avenas
Sébastien Beaulaigue
Yannick Berne
Gérard Bourgoin
Brian Bruce
Eric Chorier
Fabrice Constans
Gilles Hanrion
Vincent Laloy
Philippe Maury
Hidefumi Narita
Julien Picard
Jean-Noël Poggiali
Didier Roussel
Barytons-basses
Dominique Beneforti
Christophe Bernard
Christophe De Biase
Jean-Richard Fleurençois
Marc Fournier
Jean-François Gay
Kwang Soun Kim
Guy Lathuraz
Marc Malardenti
Jean-Sébastien Nicolas
Charles Saillofest
Alain Sobieski
Paolo Stupenengo
L'Opéra national de Lyon remercie, pour leur généreux soutien,
les entreprises mécènes et partenaires
Les jeunes à l’Opéra,
Mécène fondateur
Mécène de création
Mécène du projet
L'Opéra à l'école 2011-2014
Mécène de la Fabrique Opéra
Membre fondateur
du Cercle Kazushi Ono
Mécène de la Journée
Portes Ouvertes
Mécènes de la vidéotransmission
Partenaires Médias
Rédaction Sophie Gretzel
Opéra national de Lyon Place de la Comédie 69001 Lyon
Directeur général : Serge Dorny
L’Opéra national de Lyon est conventionné par le ministère de la Culture et de la Communication, la Ville
de Lyon, le conseil régional Rhône-Alpes et le conseil général du Rhône.