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FICHE PAYS Congo Source : «GEOATLAS.com ® 2009 © Graphi-Ogre » Données générales Superficie : 342 000 km2 Capitale politique : Brazzaville Capitale économique : Pointe Noire Monnaie : Francs CFA (XAF) 1 EUR 655,96 XAF (cours fixe) Source : «GEOATLAS.com ® 2009 © Graphi-Ogre » Langues : Français (langue officielle) ; Lingala et le Munukutuba (principales langues locales) Religions : christianisme (90%), islam, animisme Population : 4,36 millions d’habitants en 2012. Croissance démographique de 2,8 % en moyenne. Taux d’urbanisation : 62,1 % (2010) Démographie : Age médian (2012) = 18,6 ans Population de moins de 15 ans = 45,3 % / Population de plus de 64 ans = 2,8 % (données 2012) Espérance de vie à la naissance : 57,8 ans (données 2012) Taux d’alphabétisation des adultes : 84,7 % -1- © 2013 – UBIFRANCE FICHE PAYS Infrastructures de transports Réseau routier : 8 000 km de routes (officiellement répertoriées) dont 15 % sont bitumées. Un projet de réhabilitation des routes est en cours avec pour priorité la route reliant Brazzaville à Pointe Noire. Aéroports : Le Congo dispose de 2 aéroports internationaux situés à Brazzaville et Pointe-Noire. Air France est la seule compagnie aérienne qui assure des vols directs entre Paris - Brazzaville et Paris – Pointe Noire plusieurs fois par semaine. D’autres compagnies desservent également le pays avec escale, notamment Ethiopian Airlines, Kenyan Airways et Royal Air Maroc. Voie ferroviaire : Un axe unique de Pointe Noire à Brazzaville, détenu par les chemins de fer Congo Océan (CFCO), est en mauvais état. Ports : Il existe deux ports : Brazzaville qui est un port fluvial et celui de Pointe Noire qui est un port maritime. Le port autonome de Pointe Noire assure la totalité du transit des marchandises, en provenance et vers l’intérieur du pays. C’est actuellement le plus important port en eaux profondes d’Afrique centrale. Données politiques Type de régime Le Congo est un régime présidentiel. Le Président de la République,Denis SASSOU-NGUESSO, est en place depuis 1997. Il a également présidé le pays entre 1979 et 1992. Sa dernière réélection date de 2009, pour un mandat de 7 ans. Son parti, le PCT (Parti Congolais du Travail), bénéficie d’une large majorité à l’assemblée. Le gouvernement a instauré un programme, « le Chemin d’Avenir », qui vise à industrialiser et moderniser le Congo afin de soutenir son développement économique et social pour un Congo émergent d’ici à l’horizon 2025, tout en luttant contre la pauvreté et la corruption. Les dernières élections législatives ont apporté des modifications à la constitution de l’assemblée nationale. Elle se compose aujourd’hui de 139 députés et est majoritairement représentée par le Parti Congolais du Travail (PCT), le parti du Président. Les principaux partis politiques sont : PCT (Parti Congolais du Travail), l’Union Panafricaine pour la Démocratie Sociale (UPADS), le Mouvement Congolais pour la Démocratie et le Développement Intégral (MCDDI), l’Union pour la Démocratie et la République (UDR Mwinda). Les dernières et prochaines élections Dernières élections législatives : Juillet - Août 2012 Dernières élections présidentielles : 12 juillet 2009 Prochaines élections présidentielles : 2016 -2- © 2013 – UBIFRANCE FICHE PAYS Les principaux dirigeants Président de la République : Denis SASSOU-NGUESSO Ministre de l’Intérieur et de la décentralisation : Raymond ZEPHIRIN MBOULOU (depuis décembre 2007) Ministre des Affaires étrangères et de la coopération : Basile IKOUEBE (depuis mai 2007) Ministre de l'Economie, des Finances, du Plan, du portefeuille public et de l'intégration : Gilbert ONDONGO (depuis septembre 2009) Données économiques en 2012 Principaux indicateurs économiques par pays Indicateurs PIB Dette publique en % du PIB PIB par habitant Taux de croissance Taux d’inflation (2011) Taux de chômage Congo France 14,8 Mds USD 2099,9 Mds EUR (est.) 42,3 % 3 066 USD 5,3 % 1,9 % 16 % 89,9% (3° trim.) 0% 2% 9,9% (3° trim.) Sources : Banque Mondiale, DG Trésor, INSEE . Situation économique et financière Avec un PIB par habitant de 3 066 USD, le Congo est classé comme un pays à revenu intermédiaire de la tranche inférieure par la Banque Mondiale. L’économie congolaise est très peu diversifiée, elle repose largement sur le pétrole. En effet, le pétrole représente 90 % des exportations, soit 2/3 du PIB et ¾ des recettes budgétaires. De manière générale, la croissance congolaise est directement liée aux fluctuations du cours du pétrole. En 2012, l’amélioration de la situation économique du Congo, avec une croissance estimée à 5,3 %, a été tirée par les secteurs hors-pétrole, notamment par : la reprise des activités forestières sous la dynamique de la demande asiatique l’expansion des activités du secteur secondaire (bâtiments, grands travaux publics…) l’augmentation du taux de pénétration de la téléphonie mobile De plus, les secteurs hors pétrole ont atteint une croissance d’environ 9 %, ceci étant le signe d’un effort de diversification de l’économie congolaise. -3- © 2013 – UBIFRANCE FICHE PAYS Politiques fiscale et économique En 2013, le budget d’investissement s’élève à 1 770,70 Mds XAF, en légère baisse par rapport à 2012 (1 962 Mds XAF). La plus grande partie du budget sera allouée aux infrastructures routières, ferroviaires et portuaires. La priorité sera aussi donnée au secteur de l’éducation pour un montant de 200 MDS XAF, aux énergies hydrauliques pour 153 Mds XAF et aux soins de santé avec 82 Mds XAF. L’inflation, de 1,9 % en 2011, est estimée à 3 % en 2012. Cette hausse s’expliquerait notamment par la croissance soutenue de la demande intérieure (augmentation des prestations sociales et de la prise en charge des sinistrés, suite aux explosions de Brazzaville en mars 2012). Le Congo accède à l’initiative « Pays Pauvre Très Endetté » administrée par la Banque Mondiale et le FMI. Le pays bénéficie donc de l’annulation d’une partie de sa dette extérieure. Aujourd’hui, la dette extérieure du Congo est de 3,3 Mds USD alors qu’elle avoisinait les 8,5 Mds USD en 2002. Le Congo peut désormais se construire une économie plus forte dans un contexte politique stable. Accords politiques, juridiques et multilatéraux D’un point de vue international Le Congo est membre de l’ONU (Organisation des Nations Unies) depuis 1960. Il fait également parti des pays ACP (Afrique-Caraïbes-Pacifique) liés à l’UE par des accords de coopération. Il est membre d’institutions économiques et financières comme la Banque Mondiale (depuis 1963), le FMI ou l’OMC (Organisation Mondiale du Commerce). D’un point de vue régional -4- Le Congo est membre de l’Organisation pour l’Harmonisation en Afrique du Droit des Affaires (OHADA), qui vise à unifier le droit des affaires de 16 pays d’influence principalement francophone ainsi que de la Communauté Economique et Monétaire d’Afrique Centrale (CEMAC), qui institue une zone monétaire et de libre-échange avec la Centrafrique, le Gabon, le Cameroun, la Guinée Équatoriale et le Tchad. Les pays de la zone CEMAC partagent tous une monnaie commune, le franc CFA (XAF), qui affiche un taux de change fixe avec l’euro. La politique monétaire est conduite par la Banque des Etats de l’Afrique Centrale (BEAC) dont le siège se trouve à Brazzaville. Le Trésor français assure une garantie de convertibilité externe illimitée. Le Congo est membre de l’Union Africaine (UA) et de la Communauté Economique des États d’Afrique Centrale (CEEAC), qui tend à un développement économique, social et culturel de l’Afrique en vue d’aboutir à un marché commun. Il est également membre fondateur de l’Union Douanière et Economique des Etats de l’Afrique Centrale (UDEAC). Les sièges de l’OMS Afrique (Organisation Mondiale de la Santé) et de l’APPA (Association des Producteurs de Pétrole Africains) sont situés à Brazzaville. © 2013 – UBIFRANCE FICHE PAYS Commerce extérieur Importations en 2011 : 8,8 Mds USD Exportations en 2011 : 2,29 Mds USD Poids de la France dans les importations du Congo : 29,6 % des importations du Congo. Etat des lieux du commerce extérieur En 2011, les échanges du pays se caractérisent par une balance commerciale excédentaire avec un solde de 6,4 Mds de USD, soit 45,7 % du PIB. En 2011, le Congo exporte pour 2,29 Mds USD et importe pour 8,8 Mds USD. Le pétrole, les produits agricoles et le bois représentent les principaux produits d’exportation du Congo. On note une légère baisse des échanges commerciaux du Congo avec le reste du monde ; en 2010 les échanges ont avoisinné les 14 Mds USD alors qu’en 2011 ils sont de 11 Mds USD. Les principaux clients du Congo sont la Chine (53 %), les Etats-Unis à hauteur de 27 % et Taïwan avec 9 %. Commerce bilatéral France - Congo La France et le Congo entretiennent des relations denses. En 2011, les échanges commerciaux entre la France et le Congo s’élèvent à 1,42 Md USD. Le Congo est le premier fournisseur et troisième client de la France en Afrique centrale. La France détient environ 29,6 % de part de marché au Congo. Le graphique ci-dessous représente les échanges commerciaux entre la France et le Congo de 2006 à 2011 en M de USD. 1600 1400 Exportations vers le Congo 1200 1000 600 Importations en provenance du Congo 400 Echanges totaux 800 200 Source : SE Brazzaville 0 2006 2007 2008 2009 2010 2011 Les exportations françaises vers le Congo (679 M USD) sont dominées par les biens d’équipement, biens de consommation (produits pharmaceutiques principalement), biens intermédiaires et produits agro-alimentaires. Les importations françaises en provenance du Congo s’élèvent à 747 M USD (en augmentation par rapport à 2010). Les importations sont essentiellement composées d’hydrocarbures (+ 90 %) et de bois (sciés et en grumes brutes). -5- © 2013 – UBIFRANCE FICHE PAYS Les secteurs porteurs et la présence française ème Le secteur pétrolier représente plus de 60 % du PIB et 90 % des exportations. Le Congo est le 4 producteur de pétrole en Afrique Subsaharienne avec environ 300 000 barils par jour (en 2011). Le pays vit en fonction des cours du pétrole qui ont une incidence directe sur la croissance. Le secteur minier est en plein développement. Il contribue à la diversification de l’économie et est susceptible d’accélérer durablement la croissance. Aujoud’hui 8 sociétés sont en phase de pré-production. Les principaux projets regroupent la potasse de Mengo, le fer de Nabemba et de Zanaga ainsi que l’uranium de Hinda. Le Congo s’efforce également de développer ses infrastructures de transports et d’énergies afin de favoriser le secteur minier. ème Le secteur du bois contribue également à la croissance économique mais dans une moindre mesure. Il est aujourd’hui le 2 secteur d’activité en termes de recettes à l’exportation. Le potentiel du bois est immense : 22 millions d’hectares de forêts et seulement 20 % ont été inventoriés. On observe un effort de diversification du secteur qui tend vers le développement de la transformation du bois. Le secteur agricole représente seulement 3,8 % du PIB. Malgré les 10 M d’hectares de terres fertiles, seulement 2 % sont cultivés. La principale culture du Congo est le manioc qui représente presque la totalité de la production alimentaire, suivie par la banane plantain, le maïs et le riz. Les cultures de rentes sont le sucre, le cacao et le café. Les Congolais importent la majorité de leurs denrées agricoles : la volaille provient d’Europe, la viande du Tchad et les légumes de la République Démocratique du Congo ainsi que du Cameroun. La réhabilitation des routes, notamment celle reliant Brazzaville à Pointe Noire, permettra à l’agriculture (actuellement enclavée) de trouver de nombreux débouchés. Les secteurs du BTP, des transports et de l’énergie continuent à contribuer significativement à la croissance du secteur non pétrolier, du fait de la poursuite des programmes d’investissements publics (BEAC). Les investissements Dans le cadre d’une politique économique libérale, le Congo est très ouvert aux investisseurs étrangers et a reçu 407 M EUR d’investissements directs étrangers en provenance de la France en 2011. En effet, la situation économique du Congo suscitent un regain d’intérêt des entreprises françaises. IDE français au Congo IDE congolais en France En millions EUR 2009 2010 2011 226 -26 407 5 23 5 Source : SE Brazzaville Les investissements Plus de 130 filiales et succursales d’entreprises françaises sont présentes au Congo. Elles y emploient environ 12 000 salariés dont un millier d’expatriés et bénéficient de l’antériorité d’une communauté française en croissance. On les retrouve notamment dans les secteurs du pétrole, de la logistique et des transports, de l’agroalimentaire, du BTP, de la banque, de la distribution… -6- © 2013 – UBIFRANCE FICHE PAYS Pétrolier / Services pétroliers : Total E&P Congo (filiale du groupe Total), Friedlander, Geoservices, Maurel & Prom, Perenco, SESI Congo (Fouré Lagadec), Sodexo, Spie Oil&Gas Logistique / Transports / Services aéroportuaires : Aerco (Egis Avia), AGS, Air France, Bolloré Africa Logistics - Congo, SDV (Bolloré), Congo Handling, Congo Terminal, Delmas Congo (groupe CMA CGM), Getma, Saga Congo (Bolloré), Servair Congo (Air France), Socotrans Electricité et Eau : Sade, Véolia Agroalimentaire : Brasseries du Congo (CFAO - groupe PPR), Casino, Groupe Castel Bois : Mokabi (Rougier) Pharmaceutique : Laborex (Eurapharm - CFAO - groupe PPR), SEP/Mavré BTP : Bouygues, Colas, ETDE, Norma, SGE-C Congo (Vinci), Socofran, Unicon Congo Ingénierie / Études / Contrôle technique : Bureau Veritas Congo, Cete Apave, Egis International, Louis Berger Banque / Assurance : Allianz, Ascoma (courtier en assurances), BCI (Natixis - Banque Populaire), Gras Savoye, Mucodec (Crédit Mutuel), Prévoyance (courtier assurance), SGC (Société Générale Congo) Cabinet d’avocat : Cabinet Me Brudey, Cabinet Me Carle, Cabinet Me Devilliers Expertise juridique-comptable-fiscale : Deloitte & Touch, Cabinet Duval, Cabinet Le Mitouard, Maysounabe, Cabinet Sutter & Pearce L’environnement des affaires Selon le rapport Doing Business 2013, le Congo est classé 183 sur deux aspects : ème sur 185 pays. Les principaux points faibles du pays reposent Le niveau des taxes et procédures administratives La difficulté pour importer/exporter des biens en raison des tarifs douaniers élevés et à des formalités complexes Afin d’améliorer l’environnement des affaires au Congo, le gouvernement va investir plus de 5 Mds XAF (7,6 M€) pour la construction de la maison de l'entreprise ainsi que d’une Agence pour la Promotion des Investissements. La maison de l’entreprise va permettre de développer la promotion des investissements et de faciliter la création de structures privées. Environnement des affaires et conseils pratiques Les usages du pays Formalités d’entrée dans le pays Le passeport en cours de validité (6 mois minimum) est obligatoire pour l’entrée au Congo. Le visa est exigé pour les ressortissants français. Le coût du visa varie selon la durée du séjour, on compte entre 55 EUR et 110 EUR (36 000 XAF et 72 000 XAF environ). -7- © 2013 – UBIFRANCE FICHE PAYS Le carnet de vaccination doit être à jour. Il peut vous être demandé lors de votre entrée dans le pays. La fièvre jaune est la seule vaccination obligatoire. Par contre, d’autres maladies comme le choléra, l’hépatite B, la fièvre typhoïde et la méningite sont à prendre en considération. Le Congo étant une zone paludéenne, un traitement préventif est fortement recommandé. Informations téléphoniques du pays Pour appeler le Congo de la France, il suffit de composer l’indicatif « 00 242 » et ensuite de composer le numéro du contact. Le marché des télécommunications est en voie de maturation au Congo : Trois opérateurs mobiles sont présents : Airtel (ex Zain et Celtel), MTN et Warid Telecom. Un opérateur fixe : SOTELCO (Société des Télécommunications du Congo) Pratiques des affaires Comme pour tous les pays, il est primordial de faire une étude approfondie du marché congolais. Afin de se faire une idée du monde des affaires et de le comprendre, il est recommandé de se rendre directement sur place. N’hésitez pas à faire appel à un partenaire local bien introduit dans les affaires ou à un cabinet de conseil. Pour les rendez-vous pris, n'hésitez pas à relancer de préférence par téléphone vos interlocuteurs, surtout les administrations publiques où les rendez-vous - même fermes - peuvent être décalés, voire annulés à la dernière minute. Soyez ponctuel pour les rendez-vous d’affaires, mais attendez-vous à ce que vos interlocuteurs locaux ne soient pas toujours à l’heure. Concernant la tenue vestimentaire, un certain formalisme est de rigueur et le costume léger est conseillé. L’usage des cartes de visite est courant, pour ne pas dire obligatoire. Les pratiques commerciales du pays Mode de règlement Le paiement des transactions commerciales internationales se fait en général en Euro. Pour payer les importations, on retrouve plusieurs modes de paiements : Crédit documentaire irrévocable et confirmé Encaissement documentaire Virement bancaire (au moyen d’un chèque émis par une banque de la place) Transfert d’argent (Western Union) L'utilisation de cartes bancaires est à proscrire (les distributeurs sont rares et présents seulement à Brazzaville et Pointe Noire). Les paiements se font encore largement en liquide. Règlementations des importations A titre personnel, les marchandises non frappées de prohibition (à usage personnel et en quantité non commercialisables) peuvent être importées au Congo sans encourir de droits de douane. La règlementation des marchandises importées et exportées est harmonisée dans le cadre de la CEMAC et de la CEEAC. L'importation et l'exportation des produits animaux et végétaux sont assujetties à des autorisations préalables et à des certificats sanitaires et phytosanitaires. Les marchandises importées faisant l'objet de restrictions sont les armes à feu et les munitions. -8- © 2013 – UBIFRANCE FICHE PAYS Relation commerciale Les relations commerciales se nouent assez facilement au Congo, avec un comportement des affaires qui est très proche de celui des occidentaux. En revanche, les affaires au Congo nécessitent beaucoup de patience, du fait notamment de la lenteur de l’administration congolaise. Dans les rapports contractuels (commerciaux, ressources humaines), il est important de rester vigilant et de ne pas se fier aux apparences car une affaire qui semble acquise peut tout aussi bien ne pas aboutir. Soyez courtois et attentif. Gardez-vous d'aborder, durant les entretiens, des sujets d'ordre politiques et abstenez-vous de toute critique du pouvoir en place. Bonnes pratiques dans la prévention de la corruption En matière de commerce international, le paiement de « faveurs » peut s’avérer une pratique courante afin de favoriser la conclusion d’une affaire. Une quelconque facilité (matérielle ou pécuniaire) peut être attendue en échange de services fournis par l’administration, ou par d’autres entreprises. Ainsi, certaines entreprises qui travaillent régulièrement à l’international peuvent être invitées à payer des pots-de-vin en vue de gagner des contrats, ou des « pourboires » afin d’obtenir un traitement prioritaire de leur dossier au sein des administrations. L’entreprise doit cependant être consciente que pratiquer la corruption peut être dangereux d’une part parce que certains pays la condamnent fortement au travers de mesures anti-corruption, d’autre part parce que la corruption peut avoir des implications directes sur la gestion de l’entreprise. Le manager international doit être très attentif à tracer une ligne distincte entre « la voie raisonnable » pour faire du commerce international, et des pratiques relevant directement de la corruption. Les pots-de-vin ouvrent la voie à une performance de mauvaise qualité et à la perte de repères moraux parmi le personnel de l’entreprise. La corruption mène à la propagation de pratiques commerciales contraires à l’éthique. C’est pourquoi l’OCDE a adopté une convention, en décembre 1997, sur la lutte contre la corruption qui établit des normes juridiquement contraignantes tendant à faire de la corruption d’agents publics étrangers dans les transactions commerciales internationales une infraction pénale et prévoit un certain nombre de mesures visant à mettre en œuvre efficacement cette infraction. Notre Agence souscrit aux principes de cette convention et invite l’ensemble de ses clients à prendre connaissance du décret n° 2000-948 du 28 septembre 2000 portant publication de cette convention et à en mesurer les enjeux dans le cadre de leurs pratiques professionnelles. -9- © 2013 – UBIFRANCE FICHE PAYS UBIFRANCE vous propose quatre gammes complètes de produits et services d’accompagnement pour vous aider à identifier les opportunités des marchés et à concrétiser vos projets de développement international. • Gamme Conseil : pour obtenir la bonne information sur les marchés étrangers et bénéficier de l’expertise des spécialistes d’UBIFRANCE. • Gamme Contact : pour identifier vos contacts d’affaires et vous faire bénéficier de centaines d’actions de promotion à travers le monde. • Gamme Communication : pour communiquer à l’étranger sur votre entreprise, vos produits et votre actualité. • Volontariat International en Entreprise (VIE) : pour optimiser votre budget ressources humaines à l’international Retrouver le détail de nos produits sur : www.ubifrance.fr © 2013 – Ubifrance Toute reproduction, représentation ou diffusion, intégrale ou partielle, par quelque procédé que ce soit, sur quelque support que ce soit, papier ou électronique, effectuée sans l’autorisation écrite expresse d’Ubifrance, est interdite et constitue un délit de contrefaçon sanctionné par les articles L.335-2 et L.335-3 du code de la propriété intellectuelle. 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