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Guy Castegnaro (CASTEGNARO-Ius
Laboris Luxembourg Cabinet
d’Avocats) : :
FAIRE DU DROIT DU
TRAVAIL UN MÉTIER
GUY CASTEGNARO, FONDATEUR ET PARTNER DU CABINET D’AVOCATS CASTEGNARO-IUS
LABORIS LUXEMBOURG, RÉPOND À NOS QUESTIONS EN MATIÈRE DE DROIT DU TRAVAIL AU
LUXEMBOURG. RENCONTRE.
QUEL EST VOTRE PARCOURS EN QUELQUES
MOTS ?
J’ai fait des études de droit à Paris et en Allemagne
avant de devenir avocat au Luxembourg. Membre
du barreau de Luxembourg depuis environ 20 ans,
je me suis spécialisé en droit du travail. Le cabinet,
composé de 14 avocats et juristes, est dit « de
niche » car nous nous intéressons exclusivement
au droit du travail. Nous nous différencions aussi
des autres cabinets en ne défendant que les
employeurs. Nous sommes membres
luxembourgeois et fondateur d’une alliance
internationale d’avocats spécialisés en droit du
travail : lus Laboris. Je suis aussi président d’une
association européenne : European Employment
Lawyers Association. C’est une association qui
regroupe 1 400 avocats spécialisés en droit du
travail, organisant 2 conférences par an et publiant
une revue de droit du travail européen. Les projets
d’avenir sont d’accueillir de nouveaux avocats et de
nouveaux pays membres de l’UE pour permettre un
plus grand échange entre tous les avocats de
l’association.
QUELLES SONT LES GRANDES TENDANCES
DANS LE MILIEU JURIDIQUE AU
LUXEMBOURG DE NOS JOURS ?
J’identifie trois grandes tendances à Luxembourg.
1. Le rapport entre vie privée et vie professionnelle.
Je pense par exemple à la protection des données
personnelles du salarié ou encore aux croyances et
aux pratiques religieuses sur le lieu de travail. 2. La
négociation collective et le dialogue social. Il y a
actuellement, par exemple, un projet de loi sur la
reforme du dialogue social qui fait couler beaucoup
d’encre. 3. Les absences sur le lieu de travail
causées par la maladie. C’est aussi un domaine
sensible. Les questions sont nombreuses : faut-il
augmenter, ou non, les contrôles pour vérifier si ce
ne sont pas parfois des certificats de complaisance
?
COMMENT LA PROFESSION A-T-ELLE
ÉVOLUÉE CES DERNIÈRES ANNÉES ?
L’avocat luxembourgeois doit s’ouvrir à
l’international car les clients viennent souvent de
l’étranger, il faut être plus flexible. Autrefois, les
clients venaient vers les avocats, aujourd’hui la
concurrence est forte. Les concurrents des avocats
ne sont plus uniquement les confrères mais ce sont
aussi les grandes sociétés fiduciaires. Néanmoins,
contrairement à ces dernières, l’avocat est tenu
d’exercer son activité de conseil dans le respect
des règles déontologiques très strictes. Ainsi, le
client de l’avocat bénéficie de sérieuses garanties.
L’avocat est tenu de fournir un travail de qualité par
le biais d’une connaissance approfondie de son
expertise que nous retrouvons entres autres à
travers les rédactions d’articles et de livres. À titre
d’exemple, les collaborateurs de notre cabinet
donnent des cours à l’université et participent à des
séminaires. Enfin, il faut encore que l’avocat se
manifeste de façon honorable par le biais de
conférences et d’interviews pour communiquer sur
notre profession.