Mardi 10 Mai 2016
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Mardi 10 Mai 2016 Tel : 021 37 46 72 /021 37 46 71/021 36 34 09/ 021 36 77 38/021 36 88 85 Le Fax : 021 36 33 35 L’adresse : Villa N°69 ; Lot said Benhaddadi. Cheraga Alger. SOMMAIRE A la une............................................................... 4 M. khebri à SIDI BEL-ABBèS : ............................. 4 L’ENIE pionnière des énergies renouvelables(ELMOUDJAHID) .......................... 4 Partenariat énergétique : .................................... 4 L’UE se tourne vers l’Algérie(ELMOUDJAHID) ...... 4 Production de viande rouge : Nouveau dispositif(ELMOUDJAHID) ................................. 6 Pour couvrir ses besoins et exporter : ................ 7 L’Algérie peut capter assez d’énergie solaire(ELMOUDJAHID) .................................... 7 Hydrocarbures : Les Américains raflent de nouveaux contrats(ELwatan) ............................ 8 19e Salon international du bâtiment .................. 9 Satisfaction aujourd’hui, inquiétude pour l’avenir(ELWATAN) .......................................... 9 Les réseaux sociaux ne seront pas bloqués en Algérie) APS) ................................................ 10 Création de 100 grands pôles agricoles intégrés pour promouvoir l’investissement dans le secteur (APS) .......................................................... 11 Impératif développement des Wakfs pour en faire un 3e secteur économique (APS) .................... 12 Signature de 6 accords pour l’exportation de produits à partir du port de Djendjen (APS) ...... 13 Finance/Banque/bourse ....................................14 La douane a arrêté une stratégie susceptible d’accompagner le producteur et l’exportateur (APS) .......................................................... 14 L'idée de création d’une banque algérienne des wakfs pour le soutien d'une l’économie caritative (APS) .......................................................... 15 Commerce ..........................................................16 2 Licences d'importation des véhicules: ................16 le quota réduit à 83.000 unités (APS) .............. 16 Coopération .......................................................17 Echanges commerciaux algéro-tunisiens : .........17 Création d’un marché commun(ELMOUDJAHID) 17 Algérie-Cuba: .....................................................18 Signature d'un accord de coopération dans les ressources en eau (APS) ................................ 18 Droit à la santé: .................................................19 le rapporteur de l'ONU exprime sa satisfaction de sa visite en Algérie (APS) ............................... 19 Veille..................................................................19 Le classement mondial des universités strictement commerciale et publicitaire (APS) .................... 19 3 A la une M. khebri à SIDI BEL-ABBèS : L’ENIE pionnière des énergies renouvelables(ELMOUDJAHID) M. Salah Khebri, ministre de l’Energie a effectué hier une visite d’inspection et de travail dans la wilaya en vue de s’enquérir de la situation du secteur et des réalisations en matière de raccordement au gaz et à l’électricité avec 100% pour le premier chapitre et 98% pour le second, des paramètres qui singularisent cette région qui s’est investie entièrement pour son développement durable. Toutes les communes et quelques centres secondaires sont raccordés au gaz depuis le début de l’année. Hier encore, 5.035 foyers des agglomérations de Ben Badis et de Sidi Ali Boussidi ont été alimentés. Un travail en profondeur est entamé dans cette wilaya qui s’est consacrée admirablement à son équipement et à sa modernisation pour accueillir les investissements productifs créateurs d’emplois à la suite de l’élaboration d’un portefeuille orientant les operateurs potentiels et accompagnant leurs activités. Dans les secteurs de l’Industrie, de l’Agriculture et du Tourisme, autant de créneaux ont été définis. Le second axe a concerné l’inauguration de deux stations autoroutières, le ministre a insisté sur l’aménagement global du paysage et la création de sites touristiques à même d’attirer une clientèle potentielle surtout que les relais se trouvent à quelques dizaines de mètres de monts et de massifs forestiers. Enfin, le troisième axe avait trait à l’inspection des chantiers du projet de réalisation d’une centrale photovoltaïque dans la commune de Dhaya, une zone des Hauts Plateaux et dont la réception est prévue en juin prochain. L’option des énergies renouvelables est une préoccupation et une priorité à la fois qui cadrent avec la configuration de la wilaya. Aussi, il est judicieux de préciser que l’ENIE vient de mettre en service récemment l’unité Solar spécialisée dans la confection des panneaux photovoltaïques. «L’ENIE doit être le pionnier et le fer de lance de cette grande opération de développement et de promotion des énergies renouvelables» a affirmé le ministre, avant de passer en revue le programme national mis en œuvre dans ce contexte et l’encouragement de la production nationale. Partenariat énergétique : L’UE se tourne vers l’Algérie(ELMOUDJAHID) L'Union européenne (UE) souhaite développer davantage son partenariat avec l'Algérie dans le domaine énergétique, a déclaré, hier, l'ambassadeur de l'UE à Alger, M. Marek Skolil. «L’UE et l'Algérie ont un partenariat solide dans le domaine énergétique, mais nous voulons faire beaucoup plus pour l'intérêt des deux parties", a affirmé M. Skolil lors d'une journée d'information organisée, au siège du 4 ministère de l'Energie, en prévision du forum d'affaire algéro-européen sur l'énergie prévu le 24 mai en cours à Alger. Cette rencontre a été co-animée par le directeur général des hydrocarbures auprès du ministère de l'Energie, Mustapha Hanifi, et le président du Conseil de régulation de l'électricité et du gaz (Creg), Abdelalil Badache, en présence également de représentants d'entreprises privées. "Le monde a changé et nous devons nous y adapter en renforçant nos relations", a souligné M. Skolil qui a considéré la tenue du forum d'affaires algéro-européen comme un pas important allant dans ce sens. Il a également salué la participation d'entreprises privées algériennes à cet événement ouvert aussi bien aux grands groupes qu'aux PME. Axé autour du gaz, des énergies renouvelables et de l'efficacité énergétique, ce prochain forum est organisé conjointement par le ministère de l'Energie et la Commission européenne. Lors de son intervention, M. Hanifi a indiqué qu'une centaine d'entreprises européennes avaient déjà confirmé leur participation et qu'elles seraient quasiment représentées au niveau de leurs PDG respectifs. Il a relevé, par contre, le nombre réduit des inscriptions de participation des entreprises privées algériennes à ce forum algéro-européen. Selon lui, seulement une dizaine d'entreprises privées algériennes ont fait part de leur participation jusqu'à l'heure actuelle alors qu'un tel forum est susceptible de nouer des partenariats pour des projets d'investissements. A ce propos, M. Badache a expliqué que ce forum était ouvert aux opérateurs privés qui interviennent sur toute la chaîne de fabrication d'équipements liés aux domaines des énergies renouvelables et de l'efficacité énergétique, y compris les plus petits équipements. D'ailleurs, at-il observé, la participation des entreprises privées algériennes est d'autant plus importante que les sociétés européennes connaissent déjà les grandes entreprises publiques algériennes et n'ont pas besoin d'un tel forum pour les rencontrer. A rappeler que le forum algéro-européen s'inscrit dans le cadre du mémorandum d'entente sur l'établissement d'un partenariat stratégique dans le domaine de l'énergie entre l'Algérie et l'UE, conclu en juillet 2013 à Alger. La partie algérienne sera représentée par des responsables de différents ministères (Energie, Finances, Industrie...) et d'organismes spécialisés. Outre les sociétés nationales publiques, des entreprises privées ainsi que des porteurs de projets innovants dans le secteur de l'énergie y sont attendus. L'ordre du jour du forum d'affaire algéro-européen comprendra, entre autres, une table ronde sur le thème "la relance des investissements dans le secteur de l'énergie en Algérie" et deux sessions thématiques dont l'une portera sur "les énergies renouvelables, l'efficacité énergétique et l'intégration nationale", alors que l'autre sera consacrée à "l'industrie gazière en Algérie". En outre, des rencontres bilatérales sont prévues entre opérateurs nationaux publics et privés et leurs homologues européens pour explorer les opportunités de partenariat dans les différents segments relatifs à l'industrie gazière, l'électricité, les énergies renouvelables et l'efficacité énergétique. Une exposition d'équipements et des solutions énergétiques sont également prévues lors de cette rencontre d'une journée. Près de 70% 5 des exportations gazières algériennes sont destinées à l'Europe, alors qu'un tiers des compagnies étrangères opérant dans l'amont gazier est européen, rappelle-t-on. Production de viande rouge : Nouveau dispositif(ELMOUDJAHID) Les pouvoirs publics et les professionnels de la filière viandes rouges ont convenu ensemble d'un nouveau dispositif en vue d'assurer l'autosuffisance du pays en ce produit alimentaire et d'en réduire les importations, a appris l'APS auprès du ministère de l'Agriculture, du Développement rural et de la Pêche. La modernisation et la relance de la filière viandes rouges, dans l'objectif de réduire les importations et de développer les capacités d'approvisionnement du marché national à partir de la production locale, ont été au centre de plusieurs rencontres entre ce ministère et les professionnels de cette filière stratégique. L'Algérie, gros importateur de viandes rouges, notamment bovines, avec près de 48.000 tonnes/an, veut améliorer ses performances locales en vue d'arriver à zéro importation d'ici 2019, avance-t-on. La production nationale de viandes rouges est estimée actuellement à 500.000 tonnes/an toutes espèces confondues (bovine, ovine, caprine et camélidé), dont 155.000 tonnes de viande bovine en 2015, soit 31% de la globalité. Le cheptel bovin est estimé à 2,1 millions de têtes dont un million de vaches laitières, tandis que celui de l'ovin compte 25 millions de têtes. Pour conforter les capacités de production, les professionnels et les pouvoirs publics se sont entendus sur plusieurs mesures d'accompagnement de cette filière sur les court et moyen termes. Il s'agit de faciliter la mise en œuvre des investissements des opérateurs activant dans ce créneau pour la création d'exploitations intégrées d’élevage, c'est-à-dire incluant la production fourragère et l'aliment de bétail. L'Etat s'engage, dans ce contexte, à attribuer des concessions dans le cadre de la mise en valeur des terres au niveau des Hauts Plateaux et du Sud pour créer des centres d'élevage et d'engraissement. Même les importateurs ont été appelés à s'associer à ce dispositif en réduisant les importations mais tout en investissant dans les centres d'engraissement. Partenariat entre l’Algérienne de viande rouge et les éleveurs Pour approvisionner le marché local en quantités suffisantes et avec la qualité requise et à des prix acceptables, le ministère en charge du secteur a donné instruction à l'entreprise publique de production et de commercialisation de viandes rouges (Algérienne des viandes rouges, Alviar) à conclure des partenariats avec les éleveurs. Ceci pour permettre à ces derniers d'écouler une partie de leur cheptel dans trois complexes d'abattage de cette société publique. Ces trois abattoirs, basés à Hassi Bahbah (Djelfa), Bougtob (El Bayadh) et à Aïn M'lila (Oum Bouaghi, non encore opérationnel), ont une capacité de production totale de 40.800 tonnes, soit 1,5 million têtes d'ovins et 60.000 têtes de bovins annuellement. Celui de Hassi Bahbah, opérationnel depuis 2015, peut traiter 600.000 ovins et 24.000 bovins/an. Installés dans les régions 6 steppiques autour de zones d'élevage, ces complexes sont dotés de systèmes modernes d'abattage et de tunnels de congélation. A travers des contrats avec Alviar, les éleveurs pourront écouler leur production sur le marché national sans passer par des intermédiaires. Ces abattoirs ont aussi la vocation de valoriser la production des viandes rouges dont l'excédent pourrait être orienté vers l'exportation notamment pour la viande ovine. Par ailleurs, le ministère de l'Agriculture et les professionnels de la filière ont décidé d'élargir les capacités de production nationale en croisant les races bovines locales avec celles importées, grâce à la mobilisation des capacités scientifiques et techniques existantes en matière de la génétique dans les instituts et universités. C'est dans ce sens que certaines universités collaborent avec des éleveurs au niveau des pôles de production de viandes rouges comme celui de Sétif, dans l'objectif d'améliorer le système d'élevage. Pour couvrir ses besoins et exporter : L’Algérie peut capter assez d’énergie solaire(ELMOUDJAHID) L’Algérie peut capter assez d’énergie solaire pour répondre aux besoins énergétiques notamment pour son développement durable, l’agriculture et l’exportation vers l’Europe a indiqué à Madrid, le professeur algérien Samir Flazi. "Une attention particulière est accordée au Sahara algérien en termes de potentiel solaire devant permettre de capturer assez d’énergie solaire afin de répondre aux besoins énergétiques de son développement durable à l’agriculture et la repopulation du Sahara, outre l’exportation vers l’Europe en utilisant des systèmes solaires à grande échelle", a dit ce conférencier lors de la conférence internationale des énergies renouvelables et la qualité de l’énergie. Ce professeur à l’université d’Oran (USTO-MB) a souligné dans sa communication intitulée "analyse de la production d’énergie et son transport depuis les systèmes de grande échelle" que "l’Algérie en plus de ses deux valeurs bien connues, la surface et le potentiel solaire, son désert du Sahara a une troisième valeur qu’est la production d’énergie et la possibilité de son exportation". Il a souligné dans ce sens que "l’Algérie peut ainsi devenir un modèle pour d’autres pays". De son côté, le professeur Amine Boudghène Stambouli a indiqué lors de son intervention que l’Algérie a consommé en 2012 environ 50,9 millions tonnes équivalent pétrole d'énergie et le scénario actuel qui extrapole les politiques actuelles indique que la consommation d’énergie dans le pays reste principalement basée sur les combustibles fossiles qui représentent environ 80% de la demande en 2030. S’agissant de la demande en électricité, le conférencier a indiqué qu’au cours des 20 dernières années la consommation d’électricité a plus que triplé dépassant de loin la croissance économique et démographique. Abordant tous les scénarios relatifs à la consommation de l’électricité le chercheur tout en énumérant les différents projets de Sonelgaz, a souligné qu’additivement au parc classique, il est prévu la réalisation d’un parc d’énergie renouvelable 7 de 5.539 MW qui peuvent être effectuées avec la SBB (Sahara solaire breeder-élevage des stations solaires). Le programme SSB mené au titre de la coopération algéro-japonaise a abouti à l’élaboration d’une étude de faisabilité d’un projet d’envergure de production électrique à partir du Sahara en vue de son acheminement vers le nord du pays via les câbles supraconducteurs, a-t-il souligné. Les communications présentées par les professeurs algériens ont reçu un intérêt particulier de la part des participants car, a souligné le professeur Amine Boudghène Stambouli, "nos recherches inscrites dans le projet (SSB) en collaboration avec l’université de Tokyo (Japon) consacrent entre autres, une grande partie à la supraconductivité qui est une technologie futuriste permettant de réduire à zéro, les pertes de transport d’électricité d’un point vers un autre", a-t-il expliqué. D’autres enseignants algériens de l’USTHB d’Alger ont également présenté durant ces trois jours de cette rencontre scientifique et technique, des posters sur des travaux effectués par leurs doctorants autour de thèmes liés aux énergies renouvelables, et notamment autour des diagnostics des défauts de machines électriques, sur le polissage chimique par une solution contenant des oxydants et autres. Hydrocarbures : Les Américains raflent de nouveaux contrats(ELwatan) Les sociétés de services pétroliers américaines ont le vent en poupe en Algérie. La compagnie publique d’hydrocarbures Sonatrach vient d’attribuer à quatre entreprises de fourniture de services pétroliers, dont trois d’origine américaine, des contrats totalisant 180 millions de dollars, selon un document officiel de la compagnie Sonatrach consulté par l’agence britannique Reuters. Il s’agit de contrats de cimentation de puits pétroliers et de pompage d’huile. Spécialisée dans la fourniture d’équipements pétroliers, la société américaine Schlumberger a obtenu un contrat de 75 millions de dollars. Basé au Texas, le groupe parapétrolier Baker Hughes a signé un contrat de 50 millions de dollars par le biais de sa filiale algérienne BJSP dans laquelle Sonatrach détient 51% de participations. Weatherford, l’une des principales multinationales de services pétroliers, a bénéficié, quant à elle, d’un contrat de 11 millions de dollars. Le quatrième contrat, de 44 millions de dollars, a été attribué à la firme émiratie NPS, a précisé la même source. Suite à la chute des prix du pétrole qui a affecté les revenus de l’Algérie, troisième producteur dans le continent africain, le pays multiplie ces derniers mois les contrats de services pétroliers afin d’aider à la relance de la production de pétrole et de gaz, jugée stagnante, pour soutenir les exportations et satisfaire la demande locale en croissance. C’est dans ce contexte que Sonatrach a attribué récemment des contrats (70 millions de dollars) à deux sociétés américaines de services pétroliers. Schlumberger a obtenu un contrat de 25 millions de dollars pour l’assistance technique, alors que le groupe américain National Oilwell Varco a remporté un contrat de 45 millions de dollars après avoir été présélectionné en 2015 par la division forage de Sonatrach. 8 En mars dernier, la compagnie pétrolière nationale a attribué des contrats de fourniture de tubes de forage à quatre entreprises étrangères, pour un montant global de 880 millions de dollars. Les entreprises américaines restent cependant fortement concurrencées sur le marché local des services énergétiques, estimé à 2 milliards de dollars, par les entreprises chinoises Sinopec et CNPC, devenues plus actives en Algérie ces dernières années. En dépit de la chute des prix du pétrole, le groupe énergétique algérien envisage de maintenir son plan d’investissement 2015-2019 estimé à 90 milliards de dollars. Ce plan prévoit principalement le développement des gisements de pétrole et de gaz, le renforcement des capacités de transport des hydrocarbures, de l’activité pétrochimique et du raffinage. Les nombreux investissements en cours devraient permettre d’atteindre les prévisions officielles de production de 224 millions de tonnes équivalent pétrole (tep) à l’horizon 2019, soit une augmentation de 13%. 19e Salon international du bâtiment Satisfaction aujourd’hui, inquiétude pour l’avenir(ELWATAN) Le dix-neuvième Salon international du bâtiment, des matériaux de construction et des travaux publics (Batimatec), qui s’est tenu du 3 au 7 mai 2016 au palais des Expositions des Pins maritimes, a fermé ses portes ce samedi sur un sentiment de satisfaction général perceptible aussi bien chez les exposants que chez les organisateurs. Les premiers nous ont affirmé avoir atteint leurs buts en matière de marketing et de résultats commerciaux, tandis que les seconds ne sont pas du tout mécontents du nouveau record de participation atteint (plus de 1200 exposants parmi lesquels 620 étrangers en provenance de 25 pays) et de l’intérêt grandissant accordé aux journées techniques par les acteurs de la construction, nombreux à y avoir participé. Mais cette 19e édition du Batimatec a surtout permis de constater que le secteur du BTP n’a pas perdu de son attractivité, même si les grands projets se font effectivement plus rares. Les programmews d’habitat, d’équipements sociaux, de routes restent en effet très importants et en mesure d’offrir du travail à des centaines de petites et moyennes entreprises du BTP et des débouchés aux producteurs de matériaux de construction et autres concessionnaires d’engins de travaux publics. Des signes précurseurs de crise commencent toutefois à poindre à travers les créances qui s’accumulent au détriment des fragiles entreprises de construction, au point de mettre en péril l’existence de bon nombre d’entre elles. Des entrepreneurs de diverses filières du BTP et certains industriels nous ont également fait part de la flambée des prix des matériaux de construction, de l’outillage, des carburants et de la main-d’œuvre qu’ils ne peuvent malheureusement pas répercuter sur leurs clients étatiques (OPGI, wilayas, communes) qui leur imposent souvent des contrats fermes et non 9 révisables. Ils se plaignent en outre de l’indisponibilité des travailleurs qualifiés, de leur instabilité et de leurs très faibles rendements. L’apprentissage des nouvelles techniques et technologies de la construction n’étant pas assuré par nos centres de formation professionnelle, les entreprises de BTP et les producteurs de matériaux stagnent dans un archaïsme qui plombe dangereusement leurs performances productives et compromet souvent la qualité des constructions. «Attendez-vous à ce que de très nombreuses entreprises de bâtiment fassent bientôt faillite», nous avertit un responsable de l’Union des entrepreneurs du bâtiment (UNEB) visiblement inquiet de la situation qui prévaut dans son secteur. Les entreprises étrangères étaient également satisfaites des résultats engrangés pour certaines dès les premiers jours du Salon. Les exposants français, turcs, espagnols et chinois que nous avons interrogés étaient contents d’avoir vendu des produits et de sérieuses promesses de commandes et dans certains cas des intentions de partenariats à concrétiser. A noter la très nette amélioration de la qualité des matériaux de construction ainsi que la diversification des produits sous l’impulsion, nous dit-on, de partenariats avec les plus grands producteurs mondiaux de faïence, robinetterie, appareils d’éclairage, sanitaires, menuiseries, plaques de plâtre et autres. La quantité n’y est malheureusement pas encore, le pays étant contraint d’importer aujourd’hui encore au minimum 40% des matériaux de construction nécessaires à la réalisation des programmes d’habitat et des équipements sociaux. Les journées techniques qui ont brassé cette année un très large éventail de thèmes (infrastructures hôtelières et touristiques, la formation professionnelle au profit du BTP, la sécurité des chantiers, la promotion de la construction en terre cuite, l’éco-construction, etc.) ont exercé un inégal attrait sur le public, venu plus nombreux aux conférences consacrées au secteur du tourisme et à l’éco-construction qu’aux autres rencontres pourtant très instructives. La présence de hauts cadres de ministères (Tourisme, Habitat, Formation professionnelle) et de grandes figures de l’architecture comme Larbi Marhoum, Akli Amrouche, Mohamed Yahiaoui et Ahmed Babaammi, à l’évidence, considérablement relevé le niveau intellectuel de ces conférences suivies de débats, qui se sont déroulées en marge du salon. Les réseaux sociaux ne seront pas bloqués en Algérie) APS) Les réseaux sociaux, comme Facebook, Viber et Skype, ne seront pas bloqués en Algérie, a affirmé lundi à Alger la ministre de la Poste et des Technologies de l'information et de la communication, Imane-Houda Faraoun. "Le gouvernement algérien n'a jamais eu l'intention d'interdire les réseaux sociaux, car l'Algérie est un pays démocratique", a indiqué Mme Faraoun 10 qui présentait un exposé sur son secteur devant la Commission des finances et du budget de l'Assemblée populaire nationale (APN) dans le cadre de la loi sur le règlement budgétaire de 2013. Interrogé sur le fait que ces réseaux sociaux engrangent des milliards de dollars sans contrepartie pour l'Algérie, elle a expliqué que Facebook, Viber ou Skype vivent de la publicité, appelant les jeunes algériens à faire de même en créant des réseaux sociaux locaux. "La seule solution pour contrer ce type de réseaux est d'investir sur le patriotisme des jeunes algériens et leur dire de créer un forum national ou un Facebook algérien", a-t-elle ajouté. Sur la décision algérienne de lancer la téléphonie mobile 4G cette année, Mme Faraoun a indiqué que cette technologie est un passage obligé, et que le fait de passer de la 3G à la 4G "n'est pas un grand investissement en soi". "C'est un petit investissement qui sera rapidement rentabilisé", a-t-elle estimé, relevant que "les opérateurs offriront certainement la 4G avec un prix un petit peu plus élevé que la 3G". Revenant sur la convention signée entre l'opérateur public de la téléphonie mobile Mobilis et l'opérateur français Orange activant dans le secteur des TIC, elle a indiqué qu'"à aucun moment le ministère n'a été impliqué dans la décision". "Moi-même, je l'ai appris par la presse. L'exécutif de Mobilis a toute latitude à gérer les questions commerciales. Ce n'est pas des questions sur lesquelles le ministère peut intervenir ni même l'Autorité de régulation de la poste et des télécommunications (ARPT)", a-t-elle dit. "Néanmoins, une fois l'annonce faite, nous avons demandé à l'ex PDG de Mobilis des explications sur l'opportunité de cette convention. Ce qui est dommage, c'est qu'en aucun cas il n'a négocié des communications gratuites pour le client algérien alors que le groupe français a obtenu une gratuité totale des appels vers l'Algérie", a-t-elle regretté. "J'ai des données chiffrées que je communiquerai prochainement à la Commission des finances de l'APN", a-t-elle encore ajouté. La ministre a indiqué que "la convention, effective depuis octobre 2015, prévoit neuf mois de test", ajoutant qu'"au bout de ces neuf mois, nous déciderons de la maintenir ou non". Création de 100 grands pôles agricoles intégrés pour promouvoir l’investissement dans le secteur (APS) Cent (100) grands pôles agricoles intégrés adaptés aux spécificités de chaque région ont été créés à travers le pays en vue de promouvoir l’investissement agricole, a affirmé lundi à Sétif le Secrétaire général du ministère de l’Agriculture, du développement rural et de la pêche, Kamel Chadi. Ces pôles, inscrits dans le cadre de la stratégie nationale de développement du secteur agricole à l’horizon 2019, valorisent l’ensemble des éléments de la chaîne de production agricole pour un territoire donné, a assuré ce 11 responsable lors d’une journée de sensibilisation sur l’investissement agricole, organisée au pôle universitaire El Bez. La wilaya de Sétif accueillera le premier pôle spécialisé de la filière lait ainsi que de la filière de céréaliculture, a affirmé M. Chadi qui a indiqué que l’objectif pour ces deux filières est de parvenir d’ici 2019 à assurer l’autosuffisance nationale en matière de poudre de lait et de blé dur. La surface agricole irriguée estimée actuellement à 1,2 million hectares sera portée à deux (2) millions d’ hectares dont 600.000 hectares pour la céréaliculture, a ajouté le Secrétaire général du ministère de l’Agriculture qui a souligné que les priorités du secteur sont ‘‘le renforcement de la sécurité alimentaire, la valorisation des efforts des producteurs et investisseurs, le développement des exportations des produits agricoles et la valorisation des ressources forestières, halieutiques et aquacoles’’. Dans cette perspective, une commission a été installée au ministère pour étudier dans un délai de dix (10) jours les dossiers d’investissement et œuvrer à améliorer le climat d’investissement dans ce secteur stratégique, a encore assuré M. Chadi. 239 projets d’investissement en agroalimentaire et deux (2) autres projets en aquaculture ont été agréés à Sétif et devront générer 12.000 emplois, a indiqué à l’occasion le wali Mohamed Bouderbali. Employant 25 % de la population active du pays et générant un chiffre d’affaires annuel de 35 milliards dollars, le secteur agricole est appelé au titre du plan 2015-2019 à porter la production annuelle de céréales à 67 millions quintaux/an, celle du lait à 2,8 milliards litres et celle des légumes secs à 57 millions quintaux, a soutenu de son côté Chérif Amari, conseiller du ministre de l’Agriculture, du Développement Rural et de la Pêche. La rencontre a donné lieu à la présentation de plusieurs communications sur les programmes d’appui aux producteurs, le cadre juridique des pôles agricoles intégrés et les avantages de ces pôles pour les investisseurs. Une exposition des produits agricoles et halieutiques a été organisée à l’occasion par la direction locale des services agricoles (DSA) qui a estimé à 83,9 milliards DA la valeur de la production agricole de la wilaya de Sétif, soit 2,9 % de la production nationale annuelle. Impératif développement des Wakfs pour en faire un 3e secteur économique (APS) Le directeur des Wakfs, de la zakat, du hadj et de la Omra auprès du ministère des Affaires religieuses et des Wakfs a mis l'accent, lors d'une rencontre lundi à Blida, sur l'impératif d’oeuvrer au développement des wakfs et leur exploitation pour en faire un 3ème secteur économique en appui aux secteurs public et privé. Intervenant à l’ouverture d’une journée d’études sur les "Wakfs et leur rôle dans le développement socioéconomique", Abdelwahab Benretima a soutenu que les "biens wakfs peuvent constituer un important investissement s’ils sont bien exploités", appelant à "leur promotion 12 impérative en vue d’en faire un 3ème secteur économique en appui aux secteurs public et privé". Les Wakfs constituent un secteur économique d’importance englobant des domaines aussi divers que diversifiés (agriculture, industrie, commerce, logements, santé, enseignement), et dont la contribution est certaine dans les domaines caritatif, social et industriel, a ajouté le même responsable, soulignant la nécessité de faire la prospection d’autres sources d’investissement, à l’instar des biens Wakfs en vue de faire face à la crise économique mondiale à laquelle est confrontée l’Algérie suite à la chute des cours du pétrole. Le portefeuille des biens Wakfs en Algérie a été estimé, à la fin du premier trimestre 2016, à plus de 10.104 biens divers, répartis entre logements, locaux et terres agricoles inexploitées, a révélé M. Benretima, précisant qu’un taux de 40% de ces biens est représenté par des logements affectés aux imams et autres catégories au service du culte, alors que 30 % sont des biens inexploités. C’est pourquoi, a-t-il dit, le ministère de tutelle œuvre, actuellement, à mettre au point une carte nationale des biens Wakfs qui sera destiné à l’exploitation privée dans un cadre légal préalablement fixé à l’avance et dont le financement se fera par le biais du Fond national des Wakfs, ou à travers un financement mixte ou individuel. M. Benretima a, également, fait état de la création, dans le cadre de la mise en œuvre du programme 2012 des investissements Wakfs, de plus de 68 projets dans 30 wilayas ayant généré plus de 31.000 emplois, au moment ou quatre (4) complexe Wakfs sont attendus à la création à Blida, Annaba, Ouargla et Bechar. Pour le directeur de wilaya des affaires religieuses et des Wakfs, Kamel Belaâssel, les "wakfs peuvent constituer un substitut économique susceptible d’être développé et apte à générer un bénéfice pour la société et le trésor public". Cette journée d’études est un prélude à une rencontre nationale prévue "prochainement" à Blida, sur les "moyens, pour la nation, de tirer bénéfice des Wakfs et de le faire contribuer dans la relance économique". Outre des experts économiques, imams et professeurs de Chariâa islamique, des directeurs des affaires religieuses des wilayas d’Ain Defla, Médéa, Boumerdès, Tipasa et Alger ont été invités à cette journée d’études. Signature de 6 accords pour l’exportation de produits à partir du port de Djendjen (APS) Six (6) accords de partenariat ont été signés lundi à Jijel pour le placement de produits agricoles et de matériaux de construction dans le cadre de l’exportation hors-hydrocarbures, en marge d’une journée d’étude sur la promotion des exportations hors hydrocarbures. Ces accords, signés en présence du ministre des Transports, Boudjemaa Talai, sont entre l’Entreprise portuaire de Djendjen (EPJ) et des opérateurs économiques en vue de l’exportation d’importantes quantités de dattes, pomme de terre, fraise, cuir, liège, fruits et légumes et matériaux de 13 construction vers la Tunisie, Turquie, Libye, Italie, Belgique, France et la Russie, a-t-on indiqué. L’exportation des matériaux de construction concerne essentiellement le clinker (un des constituants du ciment artificiel), a indiqué un représentant de la société Larfarge-Algérie, soulignant que l’ objectif est d’atteindre une exportation de un (1) million de tonnes par an de ce produit. Au cours de cette journée sur la promotion de l’exportation hors hydrocarbures, le ministre des Transports a mis en exergue l’importance accordée par le gouvernement à ce volet, qui, selon lui, doit être "une préoccupation et un souci" de tous les opérateurs économiques. M. Talai, rappelant qu’une cellule ad-hoc a été créée par le gouvernement, a évoqué les mesures d’assouplissement, de facilitation et d’accompagnement pour la réussite des opérations d’exportation à partir des ports et aéroports du pays. Dans le même contexte, le ministre qui a évoqué la mise en place récemment de la 1ère zone de fret à El Oued, a estimé que "l’acte d’exporter devient banal" chez les opérateurs algériens, d’autant que les produits du pays "sont de bonne qualité". De son côté, le directeur régional des Douanes, Lamine Halimi, a indiqué que les services de la Douane ont mis en place des brigades pour l’exportation des produits hors-hydrocarbures, ainsi que des couloirs verts en plus des facilités à même de favoriser l’acte d’exporter. Le wali, Larbi Merzoug, a, pour sa part, souligné que le port de Djendjen appelé à devenir "un trait d’union entre l’Europe et l’Afrique", énumérant les grands projets liés à cette infrastructure (pénétrante autoroutière, complexe sidérurgique de Bellara, méga-centrale électrique, à) en cours de réalisation dans la région. La wilaya de Jijel, avec ses atouts, doit devenir "une locomotive en matière d’exportations", a encore estimé ce responsable. Après une visite de deux projets en cours de réalisation au port de Djendjen (terminal à conteneur et dédoublement de la voie ferrée avec jonction jusqu’au site industriel de Bellara sur 48,6 km), le ministre a animé, au siège de l’EPJ, un point de presse au cours duquel il a évoqué les réformes engagées dans le système bancaire pour promouvoir les exportations. M. Talai, en réponse à une question relative aux grèves signalées dans le secteur des Transports, a indiqué que certaines revendications sont "légitimes" et que certains mouvements de débrayage dans le secteur étaient "anarchiques". Finance/Banque/bourse La douane a arrêté une stratégie susceptible d’accompagner le producteur et l’exportateur (APS) 14 L’administration douanière a arrêté une stratégie susceptible d’accompagner le producteur et l’exportateur, a affirmé, lundi à El-Oued, le Directeur général des Douanes algériennes, Kaddour Bentahar. L’administration douanière a arrêté une stratégie s’étalant sur quatre années (2016-2019), susceptible d’appuyer et d’accompagner le producteur et l’exportateur, a indiqué le DG des douanes lors d’une rencontre avec les opérateurs économiques des wilayas de Biskra et El-Oued, au terme de sa visite de travail d’une journée à cette dernière. Ce plan, qui est entré dans sa phase d’exécution au début de l’année en cours, vise à renforcer l’économie nationale, à travers la création de richesses alternatives aux hydrocarbures, notamment dans le domaine de l’industrie, en encourageant les opérateurs économiques par le biais de facilitations douanières, a expliqué M. Bentahar. Dans le cadre de cette approche, il a été procédé à la mise en place du statut de l’opérateur économique agréé, qui regroupe une batterie de mesures douanières allant dans le sens de l’encouragement de la production locale et de l’investissement productif, qu’il soit de nature industrielle ou agricole, a-t-il poursuivi. M. Bentahar a fait état, en outre, d’un programme de création de postes de contrôle douanier avancés, afin de dynamiser les mécanismes de contrôle et de lutte contre la criminalité transfrontalière, à l’effet de protéger l’économie nationale. Lors de sa visite de travail dans la wilaya d’El-Oued, le directeur général des douanes a inauguré le nouveau siège de l’inspection divisionnaire des douanes au chef-lieu de wilaya, où il a mis l’accent sur l’importance accordée par l’administration douanière à l’équipement de ses inspections divisionnaires dans les wilayas du Sud, notamment les wilayas frontalières. Le DG Des douanes a également rencontré, au niveau du poste frontalier Taleb-Larbi (84 km à l’Est d’El-Oued), son homologue tunisien, Adel Benhassen. Les deux responsables se sont enquis de l’avancement (95 pourcent) du projet de réalisation du poste frontalier algérien, aux normes techniques et standards appelés à lui permettre de s’ériger en véritable plateforme d’échanges commerciaux, selon les informations fournies à la délégation. Une présentation a été également faite à la délégation sur le projet de réalisation du siège de la Police des frontières algérienne dans la commune de Taleb-Larbi, avant de visiter le projet de réalisation et d’extension du poste frontalier tunisien. L'idée de création d’une banque algérienne des wakfs pour le soutien d'une l’économie caritative (APS) L'idée de création d’une banque algérienne des wakfs pour le soutien d'une économie caritative et l’orientation des biens wakfs en tous genres a été exposée lundi à Blida lors d'une journée d’études sur les "Wakfs et leur rôle dans le développement socioéconomique". Dans sa communication, l’économiste et ancien ministre Bachir Messitfa a émis la "possibilité, pour les responsables du ministère de tutelle, de créer 15 une banque algérienne des wakfs en une année", laquelle banque, a-t-il expliqué, sera "complémentaire au système financier et aux banques algériennes, grâce à l’orientation des revenus des biens wakfs vers elle", at-il expliqué. Le conférencier, explicitant l'idée de création d'une banque wakfs, a mis l'accent, à ce propos, sur la "possibilité d’investir les revenus de l’économie caritative dans des projets plus pertinents", ceci d’autant plus, a-t-il ajouté, "qu’il existe déjà une assise nationale des wakfs, dans et en dehors du pays (dinars et devises), qui nous permettra d’augmenter la rente nationale". Selon l’économiste Messitfa, "l’Algérie n’a pas d’expérience en matière d’investissement dans les biens wakfs. Elle se contente seulement de les distribuer", a-t-il estimé, soulignant l’impératif pour le pays de "changer de politique en matière de finances et de crédit afin de s’orienter vers des sources d’investissement plus rentables." Il a soutenu que l'idée de création d’une banque algérienne des wakfs "va contribuer à la construction d’une troisième économie", qu'il a dénommé "l’économie caritative". Une économie qui sera, a-t-il considéré, "rentable", contrairement à l’"économie sociale, appliquée actuellement en Algérie, car s’appuyant sur les revenus de l’Etat (la rente pétrolière), et qui est limitée en termes d’impôts et de fiscalité, au même titre que l’économie institutionnelle". L’économiste a également déploré l’inexistence, en Algérie, de statistiques exactes sur les wakfs, en l’absence d’un système national de recensement, appelant à l’organisation du secteur et "son exploitation de la manière la plus appropriée pour en tirer profit". Commerce Licences d'importation des véhicules: le quota réduit à 83.000 unités (APS) Le contingent quantitatif d'importation des véhicules a été, finalement, réduit à 83.000 unités pour l'année 2016 dans le cadre des licences d'importation, a fait savoir, lundi à Alger, le ministre du Commerce, Bakhti Belaïb. "83.000 c'est moins que le contingent annoncé (initialement). Nous avions annoncé un contingent de 152.000 unités que nous avons réduit à 83.000 unités. Et nous verrons l'évolution et l'impact des mesures qui ont été prises. Par la suite, on peut éventuellement reprendre le contingent", a précisé le ministre à l'APS. Le ministre, qui s'exprimait en marge des travaux de la commission mixte de suivi des échanges commerciaux avec la Tunisie, a fait savoir que le Comité interministériel chargé de l'examen des demandes de ces licences a réparti ce quota des 83.000 véhicules entre les concessionnaires retenus, et dont la facture d'importation ne dépassera pas un (1) milliard de dollars pour l'année en cours contre plus de trois (3) milliards de dollars en 2015. 16 "Nous avons fait l'effort de réduction du fait qu'il faudrait rationaliser nos importations et qu'on n'importe plus de véhicules pour les stocker. Et qu'on importe essentiellement les véhicules dont les acheteurs sont déjà connus puisqu'ils paient des avances avant de recevoir leur véhicule", a-t-il ajouté. A travers le dispositif des licences d'importation, a poursuivi le ministre, "nous avons exigé un certain nombre d'engagements d'investissements dans le domaine des véhicules, qu'il s'agisse de production de pièces détachées ou de participation à la production de ces véhicules sur notre marché". M. Belaïb avait signé, dimanche dernier, les licences d'importation de véhicules pour 40 concessionnaires retenus sur les 80 postulants. Coopération Echanges commerciaux algéro-tunisiens : Création d’un marché commun(ELMOUDJAHID) Le ministre du Commerce, Bakhti Belaïb, et son homologue tunisien, Mohsen Hassan, ont convenu, hier à Alger, de mettre en place un marché commun pour promouvoir les produits des deux pays à l’étranger, notamment sur le marché africain, dans le cadre de partenariats économiques. Les deux parties s’emploieront à promouvoir les relations commerciales et économiques, qui ne reflètent pas le niveau des relations politiques (entre les deux pays), par la mise en place de partenariats pour investir le marché africain, a précisé M. Belaïb lors des travaux de la 4e session de la commission algéro-tunisienne de suivi des échanges commerciaux. L’Algérie s’attelle à accélérer la création d’une zone de libreéchange en Afrique, laquelle permettra de renforcer la coopération entre l’Algérie et la Tunisie et de faire la promotion de leurs produits, a-t-il dit. Après avoir souligné la profondeur des relations politiques et le développement de la coordination sécuritaire entre l’Algérie et la Tunisie pour la lutte antiterroriste, le ministre tunisien du Commerce a déploré qu’il n’en soit pas de même pour les relations économiques. « Nous voulons un véritable partenariat avec l’Algérie pour développer les investissements mutuels et investir les marchés extérieurs, notamment africains », a-t-il affirmé. Pour le ministre tunisien, cela passe par la coordination au niveau de la diplomatie économique pour rejoindre les grands ensembles économiques africains et rapprocher les vues entre les deux pays. Lors des travaux qui ont été sanctionnés par la signature du procès-verbal de la rencontre, les deux ministres ont évoqué les entraves qui freinent le développement des échanges commerciaux entre les deux pays. 17 Examen de la coopération dans le secteur industriel Le ministre de l’Industrie et des Mines, Abdessalem Bouchouareb, s’est entretenu hier avec Mohsen Hassan, ministre tunisien du Commerce, sur le renforcement de la coopération bilatérale, notamment dans le domaine industriel, selon un communiqué du ministère. Lors de cette audience à laquelle a pris part l’ambassadeur de la Tunisie à Alger, les deux ministres « ont mis en exergue les possibilités qu’offrent les économies des deux pays pour le développement de projets de partenariat industriel, notamment, à travers des projets de coproduction et les rencontres entre les institutions et opérateurs économiques des deux pays », précise le communiqué. Ces projets de coproduction devraient permettre, outre la satisfaction des besoins des marchés nationaux, l’exportation en direction des marchés régionaux, africain en particulier, a-t-on souligné. A cette occasion, les deux parties ont passé en revue l’état de la coopération entre les deux pays dans le domaine de l’industrie et des mines et examiné les voies et moyens de dynamiser davantage cette coopération de manière à la hisser au niveau de l’excellence des relations entre les deux pays. Algérie-Cuba: Signature d'un accord de coopération dans les ressources en eau (APS) L'Algérie et Cuba ont signé lundi à Alger un accord de coopération technique dans le secteur des ressources en eau touchant notamment aux domaines des barrages, des transferts et de la mobilisation des ressources hydriques. L'accord a été signé par le directeur général de l'Agence nationale des barrages et transferts (ANBT), Arezki Barraki, et le directeur de Cuba Hydraulica, Manuel Jorge Font Garcia, à l'issue d'une audience entre le ministre des Ressources en eau, Abdelouahab Nouri, et le ministre cubain du Commerce extérieur et de l'Investissement étranger Rodrigo Malmierca Diaz. Cet accord prévoit, entre autres, l'envoi prochain par l'organisme cubain de huit experts pour la formation de cadres de l'ANBT dans les domaines de la gestion des barrages et des transferts, la mobilisation des ressources hydriques et l'assainissement, a précisé M. Nouri en marge de la cérémonie de signature. Le ministre a souligné que cet accord vient renforcer la coopération algérocubaine dans le secteur des ressources en eau, rappelant de la signature en décembre 2015 à La Havane d'un mémorandum d'entente bilatérale dans ce domaine. De son côté, M. Diaz, s'est félicité de la conclusion de cet accord, se disant "persuadé" de la volonté des deux pays d'élargir leurs relations de coopérations dans divers secteurs dont la santé, l'énergie et l'hydraulique. Le ministre cubain, en visite de trois jours à Alger du 8 au 10 mai, a coprésidé avec le ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme 18 hospitalière, Abdelmalek Boudiaf, les travaux de la 20ème session de la commission mixte intergouvernementale algéro-cubaine de coopération économique, commerciale, scientifique, technique et culturelle tenue dimanche, rappelle-t-on. Droit à la santé: le rapporteur de l'ONU exprime sa satisfaction de sa visite en Algérie (APS) Le rapporteur spécial des Nations unies sur le Droit à la santé, Dainius Puras, a exprimé lundi à Alger, sa satisfaction de sa visite en Algérie dans le cadre de la préparation du rapport relatif au droit à la santé dans le pays. Dans une déclaration à la presse à l'issue d'un entretien avec le ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, Abdelmalek Boudiaf, M. Puras a indiqué que "le programme de sa visite de deux semaines était très riche en enseignements", saluant le gouvernement algérien d'avoir fourni les moyens nécessaires à son équipe pour accomplir sa mission dans les meilleures conditions. Le rapporteur onusien a ajouté que "les conclusions de cette visite seront présentées mardi lors d'une conférence de presse", précisant que "le rapport sera rendu public ultérieurement", souhaitant qu'il "permettra à l'Algérie de se développer davantage dans le domaine de la santé". Au début de sa visite, le rapporteur de l'ONU avait relevé l'attention "particulière" accordée par le gouvernement algérien au secteur de la santé qu'il prend "très au sérieux", avait-il souligné. M. Puras avait noté, en outre, qu'il y avait eu "beaucoup de réalisations en Algérie", comme la gratuité des soins, ajoutant, dans ce cadre, qu'il était "très important" d'avoir une bonne législation et des moyens de sa mise en œuvre pour qu'elle soit "efficace". Il avait précisé, par la même occasion, que dans le cadre de son mandat, sa mission consistait "à apporter une aide en matière de santé, vu que ce secteur représente un défi pour tous les pays du monde". La visite du rapporteur onusien, la première du genre d'un expert indépendant du Conseil des droits de l'Homme, devait lui permettre d'examiner avec les responsables algériens les questions relatives à la "jouissance du droit à la santé, en incluant la disponibilité, l'accessibilité et la qualité des services de santé", avait indiqué l'Organisation mondiale de la santé (OMS). Veille Le classement mondial des universités strictement commerciale et publicitaire (APS) 19 Le classement d'universités au premier rang mondial, par certaines agences internationales, a des fins "strictement" commerciales et publicitaires, a affirmé lundi à Tipasa le directeur général de la recherche scientifique et du développement technologique au ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Abdelhafid Aourag. "De nombreux organes d'information tombent dans le piège d'agences de publicité faisant la promotion d'universités privées, en vue d'attirer les riches de ce monde pour y inscrire leur enfants, au détriment d'universités publiques", a soutenu le Pr. Aourag dans une déclaration, en marge de portes ouvertes sur le Centre de recherche scientifique et technique en analyses physico-chimiques (CRAPC) de Bou Ismail. Il s'est étonné du fait que "90% des premières places mondiales sont accordées à des universités privées". S'exprimant sur le classement des universités algériennes, M. Aourag l'a qualifié d'"illogique et irrationnel", car le seul critère devant être pris en compte en la matière "est la qualité de la formation dispensée", citant pour preuve la "forte demande exprimée sur les compétences algériennes par les grandes sociétés mondiales de différents pays développés". Partant de là, il a invité les organes de presse à "mettre en lumière les succès et réalisations des diplômés de l'université algérienne, à l'étranger", tout en évoquant la fuite des cerveaux et le nombre considérable de chercheurs algériens à l'étranger. Les services du ministère de tutelle sont "totalement ouverts à toutes les initiatives et propositions profitables, de la part des Algériens qui ont prouvé leur valeur, à travers le monde", a-t-il ajouté, relevant l'existence d'un "important déficit" dans le nombre de chercheurs permanents en Algérie. "Nous disposons de 3000 chercheurs permanents seulement, un nombre jugé très faible comparativement au nombre d'habitants et aux défis qui attendent l'Algérie en matière de construction d'une économie forte et diversifiée", a-t-il soutenu. Il a appelé à l'encouragement des centres de recherche, rappelant que le rôle du chercheur à l'université était un "rôle académique de premier rang, avant de devenir un chercheur permanent et innovateur de projets d'applications susceptibles d’être concrétisés sur le terrain, a-t-il relevé. 20