Mardi 10 Mai 2016

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Mardi 10 Mai 2016
Mardi 10 Mai 2016
Tel : 021 37 46 72 /021 37 46
71/021 36 34 09/ 021 36 77
38/021 36 88 85
Le Fax : 021 36 33 35
L’adresse : Villa N°69 ;
Lot said Benhaddadi.
Cheraga Alger.
SOMMAIRE
A la une............................................................... 4
M. khebri à SIDI BEL-ABBèS : ............................. 4
 L’ENIE pionnière des énergies
renouvelables(ELMOUDJAHID) .......................... 4
Partenariat énergétique : .................................... 4
 L’UE se tourne vers l’Algérie(ELMOUDJAHID) ...... 4
 Production de viande rouge : Nouveau
dispositif(ELMOUDJAHID) ................................. 6
Pour couvrir ses besoins et exporter : ................ 7
 L’Algérie peut capter assez d’énergie
solaire(ELMOUDJAHID) .................................... 7
 Hydrocarbures : Les Américains raflent de
nouveaux contrats(ELwatan) ............................ 8
 19e Salon international du bâtiment .................. 9
 Satisfaction aujourd’hui, inquiétude pour
l’avenir(ELWATAN) .......................................... 9
 Les réseaux sociaux ne seront pas bloqués en
Algérie) APS) ................................................ 10
 Création de 100 grands pôles agricoles intégrés
pour promouvoir l’investissement dans le secteur
(APS) .......................................................... 11
 Impératif développement des Wakfs pour en faire
un 3e secteur économique (APS) .................... 12
 Signature de 6 accords pour l’exportation de
produits à partir du port de Djendjen (APS) ...... 13
Finance/Banque/bourse ....................................14
 La douane a arrêté une stratégie susceptible
d’accompagner le producteur et l’exportateur
(APS) .......................................................... 14
 L'idée de création d’une banque algérienne des
wakfs pour le soutien d'une l’économie caritative
(APS) .......................................................... 15
Commerce ..........................................................16
2
Licences d'importation des véhicules: ................16
 le quota réduit à 83.000 unités (APS) .............. 16
Coopération .......................................................17
Echanges commerciaux algéro-tunisiens : .........17
 Création d’un marché commun(ELMOUDJAHID) 17
Algérie-Cuba: .....................................................18
 Signature d'un accord de coopération dans les
ressources en eau (APS) ................................ 18
Droit à la santé: .................................................19
 le rapporteur de l'ONU exprime sa satisfaction de
sa visite en Algérie (APS) ............................... 19
Veille..................................................................19
 Le classement mondial des universités strictement
commerciale et publicitaire (APS) .................... 19
3
A la une
M. khebri à SIDI BEL-ABBèS :
L’ENIE pionnière des énergies
renouvelables(ELMOUDJAHID)
M. Salah Khebri, ministre de l’Energie a effectué hier une visite d’inspection
et de travail dans la wilaya en vue de s’enquérir de la situation du secteur
et des réalisations en matière de raccordement au gaz et à l’électricité avec
100% pour le premier chapitre et 98% pour le second, des paramètres qui
singularisent cette région qui s’est investie entièrement pour son
développement
durable.
Toutes les communes et quelques centres secondaires sont raccordés au
gaz depuis le début de l’année. Hier encore, 5.035 foyers des
agglomérations de Ben Badis et de Sidi Ali Boussidi ont été alimentés. Un
travail en profondeur est entamé dans cette wilaya qui s’est consacrée
admirablement à son équipement et à sa modernisation pour accueillir les
investissements productifs créateurs d’emplois à la suite de l’élaboration
d’un portefeuille orientant les operateurs potentiels et accompagnant leurs
activités. Dans les secteurs de l’Industrie, de l’Agriculture et du Tourisme,
autant de créneaux ont été définis. Le second axe a concerné l’inauguration
de deux stations autoroutières, le ministre a insisté sur l’aménagement
global du paysage et la création de sites touristiques à même d’attirer une
clientèle potentielle surtout que les relais se trouvent à quelques dizaines
de mètres de monts et de massifs forestiers. Enfin, le troisième axe avait
trait à l’inspection des chantiers du projet de réalisation d’une centrale
photovoltaïque dans la commune de Dhaya, une zone des Hauts Plateaux
et
dont
la
réception
est
prévue
en
juin
prochain.
L’option des énergies renouvelables est une préoccupation et une priorité à
la fois qui cadrent avec la configuration de la wilaya. Aussi, il est judicieux
de préciser que l’ENIE vient de mettre en service récemment l’unité Solar
spécialisée dans la confection des panneaux photovoltaïques. «L’ENIE doit
être le pionnier et le fer de lance de cette grande opération de
développement et de promotion des énergies renouvelables» a affirmé le
ministre, avant de passer en revue le programme national mis en œuvre
dans ce contexte et l’encouragement de la production nationale.
Partenariat énergétique :
L’UE se tourne vers l’Algérie(ELMOUDJAHID)
L'Union européenne (UE) souhaite développer davantage son partenariat
avec l'Algérie dans le domaine énergétique, a déclaré, hier, l'ambassadeur
de l'UE à Alger, M. Marek Skolil.
«L’UE et l'Algérie ont un partenariat solide dans le domaine énergétique,
mais nous voulons faire beaucoup plus pour l'intérêt des deux parties", a
affirmé M. Skolil lors d'une journée d'information organisée, au siège du
4
ministère de l'Energie, en prévision du forum d'affaire algéro-européen sur
l'énergie prévu le 24 mai en cours à Alger. Cette rencontre a été co-animée
par le directeur général des hydrocarbures auprès du ministère de
l'Energie, Mustapha Hanifi, et le président du Conseil de régulation de
l'électricité et du gaz (Creg), Abdelalil Badache, en présence également de
représentants d'entreprises privées. "Le monde a changé et nous devons
nous y adapter en renforçant nos relations", a souligné M. Skolil qui a
considéré la tenue du forum d'affaires algéro-européen comme un pas
important allant dans ce sens. Il a également salué la participation
d'entreprises privées algériennes à cet événement ouvert aussi bien aux
grands groupes qu'aux PME.
Axé autour du gaz, des énergies
renouvelables et de l'efficacité énergétique, ce prochain forum est organisé
conjointement par le ministère de l'Energie et la Commission européenne.
Lors de son intervention, M. Hanifi a indiqué qu'une centaine d'entreprises
européennes avaient déjà confirmé leur participation et qu'elles seraient
quasiment représentées au niveau de leurs PDG respectifs. Il a relevé, par
contre, le nombre réduit des inscriptions de participation des entreprises
privées algériennes à ce forum algéro-européen. Selon lui, seulement une
dizaine d'entreprises privées algériennes ont fait part de leur participation
jusqu'à l'heure actuelle alors qu'un tel forum est susceptible de nouer des
partenariats
pour
des
projets
d'investissements.
A ce propos, M. Badache a expliqué que ce forum était ouvert aux
opérateurs privés qui interviennent sur toute la chaîne de fabrication
d'équipements liés aux domaines des énergies renouvelables et de
l'efficacité énergétique, y compris les plus petits équipements. D'ailleurs, at-il observé, la participation des entreprises privées algériennes est d'autant
plus importante que les sociétés européennes connaissent déjà les grandes
entreprises publiques algériennes et n'ont pas besoin d'un tel forum pour
les rencontrer. A rappeler que le forum algéro-européen s'inscrit dans le
cadre du mémorandum d'entente sur l'établissement d'un partenariat
stratégique dans le domaine de l'énergie entre l'Algérie et l'UE, conclu en
juillet 2013 à Alger. La partie algérienne sera représentée par des
responsables de différents ministères (Energie, Finances, Industrie...) et
d'organismes
spécialisés.
Outre les sociétés nationales publiques, des entreprises privées ainsi que
des porteurs de projets innovants dans le secteur de l'énergie y sont
attendus. L'ordre du jour du forum d'affaire algéro-européen comprendra,
entre autres, une table ronde sur le thème "la relance des investissements
dans le secteur de l'énergie en Algérie" et deux sessions thématiques dont
l'une portera sur "les énergies renouvelables, l'efficacité énergétique et
l'intégration nationale", alors que l'autre sera consacrée à "l'industrie
gazière
en
Algérie".
En outre, des rencontres bilatérales sont prévues entre opérateurs
nationaux publics et privés et leurs homologues européens pour explorer
les opportunités de partenariat dans les différents segments relatifs à
l'industrie gazière, l'électricité, les énergies renouvelables et l'efficacité
énergétique. Une exposition d'équipements et des solutions énergétiques
sont également prévues lors de cette rencontre d'une journée. Près de 70%
5
des exportations gazières algériennes sont destinées à l'Europe, alors qu'un
tiers des compagnies étrangères opérant dans l'amont gazier est européen,
rappelle-t-on.
Production de viande rouge : Nouveau
dispositif(ELMOUDJAHID)
Les pouvoirs publics et les professionnels de la filière viandes rouges ont
convenu ensemble d'un nouveau dispositif en vue d'assurer l'autosuffisance
du pays en ce produit alimentaire et d'en réduire les importations, a appris
l'APS auprès du ministère de l'Agriculture, du Développement rural et de la
Pêche. La modernisation et la relance de la filière viandes rouges, dans
l'objectif de réduire les importations et de développer les capacités
d'approvisionnement du marché national à partir de la production locale,
ont été au centre de plusieurs rencontres entre ce ministère et les
professionnels de cette filière stratégique. L'Algérie, gros importateur de
viandes rouges, notamment bovines, avec près de 48.000 tonnes/an, veut
améliorer ses performances locales en vue d'arriver à zéro importation d'ici
2019, avance-t-on. La production nationale de viandes rouges est estimée
actuellement à 500.000 tonnes/an toutes espèces confondues (bovine,
ovine, caprine et camélidé), dont 155.000 tonnes de viande bovine en 2015,
soit 31% de la globalité. Le cheptel bovin est estimé à 2,1 millions de têtes
dont un million de vaches laitières, tandis que celui de l'ovin compte 25
millions de têtes. Pour conforter les capacités de production, les
professionnels et les pouvoirs publics se sont entendus sur plusieurs
mesures d'accompagnement de cette filière sur les court et moyen termes.
Il s'agit de faciliter la mise en œuvre des investissements des opérateurs
activant dans ce créneau pour la création d'exploitations intégrées
d’élevage, c'est-à-dire incluant la production fourragère et l'aliment de
bétail. L'Etat s'engage, dans ce contexte, à attribuer des concessions dans
le cadre de la mise en valeur des terres au niveau des Hauts Plateaux et du
Sud pour créer des centres d'élevage et d'engraissement. Même les
importateurs ont été appelés à s'associer à ce dispositif en réduisant les
importations mais tout en investissant dans les centres d'engraissement.
Partenariat
entre
l’Algérienne
de
viande
rouge
et
les
éleveurs
Pour approvisionner le marché local en quantités suffisantes et avec la
qualité requise et à des prix acceptables, le ministère en charge du secteur
a donné instruction à l'entreprise publique de production et de
commercialisation de viandes rouges (Algérienne des viandes rouges,
Alviar) à conclure des partenariats avec les éleveurs. Ceci pour permettre à
ces derniers d'écouler une partie de leur cheptel dans trois complexes
d'abattage de cette société publique. Ces trois abattoirs, basés à Hassi
Bahbah (Djelfa), Bougtob (El Bayadh) et à Aïn M'lila (Oum Bouaghi, non
encore opérationnel), ont une capacité de production totale de 40.800
tonnes, soit 1,5 million têtes d'ovins et 60.000 têtes de bovins
annuellement. Celui de Hassi Bahbah, opérationnel depuis 2015, peut
traiter 600.000 ovins et 24.000 bovins/an. Installés dans les régions
6
steppiques autour de zones d'élevage, ces complexes sont dotés de
systèmes modernes d'abattage et de tunnels de congélation. A travers des
contrats avec Alviar, les éleveurs pourront écouler leur production sur le
marché national sans passer par des intermédiaires. Ces abattoirs ont aussi
la vocation de valoriser la production des viandes rouges dont l'excédent
pourrait être orienté vers l'exportation notamment pour la viande ovine. Par
ailleurs, le ministère de l'Agriculture et les professionnels de la filière ont
décidé d'élargir les capacités de production nationale en croisant les races
bovines locales avec celles importées, grâce à la mobilisation des capacités
scientifiques et techniques existantes en matière de la génétique dans les
instituts et universités. C'est dans ce sens que certaines universités
collaborent avec des éleveurs au niveau des pôles de production de viandes
rouges comme celui de Sétif, dans l'objectif d'améliorer le système
d'élevage.
Pour couvrir ses besoins et exporter :
L’Algérie peut capter assez d’énergie
solaire(ELMOUDJAHID)
L’Algérie peut capter assez d’énergie solaire pour répondre aux besoins
énergétiques notamment pour son développement durable, l’agriculture et
l’exportation vers l’Europe a indiqué à Madrid, le professeur algérien Samir
Flazi. "Une attention particulière est accordée au Sahara algérien en termes
de potentiel solaire devant permettre de capturer assez d’énergie solaire
afin de répondre aux besoins énergétiques de son développement durable
à l’agriculture et la repopulation du Sahara, outre l’exportation vers l’Europe
en utilisant des systèmes solaires à grande échelle", a dit ce conférencier
lors de la conférence internationale des énergies renouvelables et la qualité
de
l’énergie.
Ce professeur à l’université d’Oran (USTO-MB) a souligné dans sa
communication intitulée "analyse de la production d’énergie et son
transport depuis les systèmes de grande échelle" que "l’Algérie en plus de
ses deux valeurs bien connues, la surface et le potentiel solaire, son désert
du Sahara a une troisième valeur qu’est la production d’énergie et la
possibilité
de
son
exportation".
Il a souligné dans ce sens que "l’Algérie peut ainsi devenir un modèle pour
d’autres pays". De son côté, le professeur Amine Boudghène Stambouli a
indiqué lors de son intervention que l’Algérie a consommé en 2012 environ
50,9 millions tonnes équivalent pétrole d'énergie et le scénario actuel qui
extrapole les politiques actuelles indique que la consommation d’énergie
dans le pays reste principalement basée sur les combustibles fossiles qui
représentent environ 80% de la demande en 2030. S’agissant de la
demande en électricité, le conférencier a indiqué qu’au cours des 20
dernières années la consommation d’électricité a plus que triplé dépassant
de loin la croissance économique et démographique. Abordant tous les
scénarios relatifs à la consommation de l’électricité le chercheur tout en
énumérant les différents projets de Sonelgaz, a souligné qu’additivement
au parc classique, il est prévu la réalisation d’un parc d’énergie renouvelable
7
de 5.539 MW qui peuvent être effectuées avec la SBB (Sahara solaire
breeder-élevage des stations solaires). Le programme SSB mené au titre
de la coopération algéro-japonaise a abouti à l’élaboration d’une étude de
faisabilité d’un projet d’envergure de production électrique à partir du
Sahara en vue de son acheminement vers le nord du pays via les câbles
supraconducteurs,
a-t-il
souligné.
Les communications présentées par les professeurs algériens ont reçu un
intérêt particulier de la part des participants car, a souligné le professeur
Amine Boudghène Stambouli, "nos recherches inscrites dans le projet (SSB)
en collaboration avec l’université de Tokyo (Japon) consacrent entre autres,
une grande partie à la supraconductivité qui est une technologie futuriste
permettant de réduire à zéro, les pertes de transport d’électricité d’un point
vers un autre", a-t-il expliqué. D’autres enseignants algériens de l’USTHB
d’Alger ont également présenté durant ces trois jours de cette rencontre
scientifique et technique, des posters sur des travaux effectués par leurs
doctorants autour de thèmes liés aux énergies renouvelables, et
notamment autour des diagnostics des défauts de machines électriques, sur
le polissage chimique par une solution contenant des oxydants et autres.
Hydrocarbures : Les Américains raflent de nouveaux
contrats(ELwatan)
Les sociétés de services pétroliers américaines ont le vent en poupe en
Algérie. La compagnie publique d’hydrocarbures Sonatrach vient d’attribuer
à quatre entreprises de fourniture de services pétroliers, dont trois d’origine
américaine, des contrats totalisant 180 millions de dollars, selon un
document officiel de la compagnie Sonatrach consulté par l’agence
britannique Reuters.
Il s’agit de contrats de cimentation de puits pétroliers et de pompage
d’huile. Spécialisée dans la fourniture d’équipements pétroliers, la société
américaine Schlumberger a obtenu un contrat de 75 millions de dollars.
Basé au Texas, le groupe parapétrolier Baker Hughes a signé un contrat de
50 millions de dollars par le biais de sa filiale algérienne BJSP dans laquelle
Sonatrach détient 51% de participations. Weatherford, l’une des principales
multinationales de services pétroliers, a bénéficié, quant à elle, d’un contrat
de 11 millions de dollars. Le quatrième contrat, de 44 millions de dollars, a
été attribué à la firme émiratie NPS, a précisé la même source.
Suite à la chute des prix du pétrole qui a affecté les revenus de l’Algérie,
troisième producteur dans le continent africain, le pays multiplie ces
derniers mois les contrats de services pétroliers afin d’aider à la relance de
la production de pétrole et de gaz, jugée stagnante, pour soutenir les
exportations et satisfaire la demande locale en croissance.
C’est dans ce contexte que Sonatrach a attribué récemment des contrats
(70 millions de dollars) à deux sociétés américaines de services pétroliers.
Schlumberger a obtenu un contrat de 25 millions de dollars pour l’assistance
technique, alors que le groupe américain National Oilwell Varco a remporté
un contrat de 45 millions de dollars après avoir été présélectionné en 2015
par
la
division
forage
de
Sonatrach.
8
En mars dernier, la compagnie pétrolière nationale a attribué des contrats
de fourniture de tubes de forage à quatre entreprises étrangères, pour un
montant global de 880 millions de dollars.
Les entreprises américaines restent cependant fortement concurrencées sur
le marché local des services énergétiques, estimé à 2 milliards de dollars,
par les entreprises chinoises Sinopec et CNPC, devenues plus actives en
Algérie ces dernières années. En dépit de la chute des prix du pétrole, le
groupe énergétique algérien envisage de maintenir son plan
d’investissement 2015-2019 estimé à 90 milliards de dollars.
Ce plan prévoit principalement le développement des gisements de pétrole
et de gaz, le renforcement des capacités de transport des hydrocarbures,
de l’activité pétrochimique et du raffinage. Les nombreux investissements
en cours devraient permettre d’atteindre les prévisions officielles de
production de 224 millions de tonnes équivalent pétrole (tep) à l’horizon
2019, soit une augmentation de 13%.
19e Salon international du bâtiment
Satisfaction aujourd’hui, inquiétude pour
l’avenir(ELWATAN)
Le dix-neuvième Salon international du bâtiment, des matériaux de
construction et des travaux publics (Batimatec), qui s’est tenu du 3 au 7
mai 2016 au palais des Expositions des Pins maritimes, a fermé ses portes
ce samedi sur un sentiment de satisfaction général perceptible aussi bien
chez les exposants que chez les organisateurs.
Les premiers nous ont affirmé avoir atteint leurs buts en matière de
marketing et de résultats commerciaux, tandis que les seconds ne sont pas
du tout mécontents du nouveau record de participation atteint (plus de
1200 exposants parmi lesquels 620 étrangers en provenance de 25 pays)
et de l’intérêt grandissant accordé aux journées techniques par les acteurs
de la construction, nombreux à y avoir participé.
Mais cette 19e édition du Batimatec a surtout permis de constater que le
secteur du BTP n’a pas perdu de son attractivité, même si les grands projets
se font effectivement plus rares. Les programmews d’habitat,
d’équipements sociaux, de routes restent en effet très importants et en
mesure d’offrir du travail à des centaines de petites et moyennes
entreprises du BTP et des débouchés aux producteurs de matériaux de
construction et autres concessionnaires d’engins de travaux publics.
Des signes précurseurs de crise commencent toutefois à poindre à travers
les créances qui s’accumulent au détriment des fragiles entreprises de
construction, au point de mettre en péril l’existence de bon nombre d’entre
elles.
Des entrepreneurs de diverses filières du BTP et certains industriels nous
ont également fait part de la flambée des prix des matériaux de
construction, de l’outillage, des carburants et de la main-d’œuvre qu’ils ne
peuvent malheureusement pas répercuter sur leurs clients étatiques (OPGI,
wilayas, communes) qui leur imposent souvent des contrats fermes et non
9
révisables. Ils se plaignent en outre de l’indisponibilité des travailleurs
qualifiés, de leur instabilité et de leurs très faibles rendements.
L’apprentissage des nouvelles techniques et technologies de la construction
n’étant pas assuré par nos centres de formation professionnelle, les
entreprises de BTP et les producteurs de matériaux stagnent dans un
archaïsme qui plombe dangereusement leurs performances productives et
compromet souvent la qualité des constructions. «Attendez-vous à ce que
de très nombreuses entreprises de bâtiment fassent bientôt faillite», nous
avertit un responsable de l’Union des entrepreneurs du bâtiment (UNEB)
visiblement inquiet de la situation qui prévaut dans son secteur.
Les entreprises étrangères étaient également satisfaites des résultats
engrangés pour certaines dès les premiers jours du Salon. Les exposants
français, turcs, espagnols et chinois que nous avons interrogés étaient
contents d’avoir vendu des produits et de sérieuses promesses de
commandes et dans certains cas des intentions de partenariats à
concrétiser.
A noter la très nette amélioration de la qualité des matériaux de
construction ainsi que la diversification des produits sous l’impulsion, nous
dit-on, de partenariats avec les plus grands producteurs mondiaux de
faïence, robinetterie, appareils d’éclairage, sanitaires, menuiseries, plaques
de plâtre et autres. La quantité n’y est malheureusement pas encore, le
pays étant contraint d’importer aujourd’hui encore au minimum 40% des
matériaux de construction nécessaires à la réalisation des programmes
d’habitat et des équipements sociaux.
Les journées techniques qui ont brassé cette année un très large éventail
de thèmes (infrastructures hôtelières et touristiques, la formation
professionnelle au profit du BTP, la sécurité des chantiers, la promotion de
la construction en terre cuite, l’éco-construction, etc.) ont exercé un inégal
attrait sur le public, venu plus nombreux aux conférences consacrées au
secteur du tourisme et à l’éco-construction qu’aux autres rencontres
pourtant très instructives.
La présence de hauts cadres de ministères (Tourisme, Habitat, Formation
professionnelle) et de grandes figures de l’architecture comme Larbi
Marhoum, Akli Amrouche, Mohamed Yahiaoui et Ahmed Babaammi, à
l’évidence, considérablement relevé le niveau intellectuel de ces
conférences suivies de débats, qui se sont déroulées en marge du salon.
Les réseaux sociaux ne seront pas bloqués en Algérie)
APS)
Les réseaux sociaux, comme Facebook, Viber et Skype, ne seront pas
bloqués en Algérie, a affirmé lundi à Alger la ministre de la Poste et des
Technologies de l'information et de la communication, Imane-Houda
Faraoun.
"Le gouvernement algérien n'a jamais eu l'intention d'interdire les réseaux
sociaux, car l'Algérie est un pays démocratique", a indiqué Mme Faraoun
10
qui présentait un exposé sur son secteur devant la Commission des finances
et du budget de l'Assemblée populaire nationale (APN) dans le cadre de la
loi sur le règlement budgétaire de 2013.
Interrogé sur le fait que ces réseaux sociaux engrangent des milliards de
dollars sans contrepartie pour l'Algérie, elle a expliqué que Facebook, Viber
ou Skype vivent de la publicité, appelant les jeunes algériens à faire de
même en créant des réseaux sociaux locaux.
"La seule solution pour contrer ce type de réseaux est d'investir sur le
patriotisme des jeunes algériens et leur dire de créer un forum national ou
un Facebook algérien", a-t-elle ajouté.
Sur la décision algérienne de lancer la téléphonie mobile 4G cette année,
Mme Faraoun a indiqué que cette technologie est un passage obligé, et que
le fait de passer de la 3G à la 4G "n'est pas un grand investissement en
soi".
"C'est un petit investissement qui sera rapidement rentabilisé", a-t-elle
estimé, relevant que "les opérateurs offriront certainement la 4G avec un
prix un petit peu plus élevé que la 3G".
Revenant sur la convention signée entre l'opérateur public de la téléphonie
mobile Mobilis et l'opérateur français Orange activant dans le secteur des
TIC, elle a indiqué qu'"à aucun moment le ministère n'a été impliqué dans
la décision".
"Moi-même, je l'ai appris par la presse. L'exécutif de Mobilis a toute latitude
à gérer les questions commerciales. Ce n'est pas des questions sur
lesquelles le ministère peut intervenir ni même l'Autorité de régulation de
la poste et des télécommunications (ARPT)", a-t-elle dit.
"Néanmoins, une fois l'annonce faite, nous avons demandé à l'ex PDG de
Mobilis des explications sur l'opportunité de cette convention. Ce qui est
dommage, c'est qu'en aucun cas il n'a négocié des communications
gratuites pour le client algérien alors que le groupe français a obtenu une
gratuité totale des appels vers l'Algérie", a-t-elle regretté.
"J'ai des données chiffrées que je communiquerai prochainement à la
Commission des finances de l'APN", a-t-elle encore ajouté.
La ministre a indiqué que "la convention, effective depuis octobre 2015,
prévoit neuf mois de test", ajoutant qu'"au bout de ces neuf mois, nous
déciderons de la maintenir ou non".
Création de 100 grands pôles agricoles intégrés pour
promouvoir l’investissement dans le secteur (APS)
Cent (100) grands pôles agricoles intégrés adaptés aux spécificités de
chaque région ont été créés à travers le pays en vue de promouvoir
l’investissement agricole, a affirmé lundi à Sétif le Secrétaire général du
ministère de l’Agriculture, du développement rural et de la pêche, Kamel
Chadi.
Ces pôles, inscrits dans le cadre de la stratégie nationale de développement
du secteur agricole à l’horizon 2019, valorisent l’ensemble des éléments de
la chaîne de production agricole pour un territoire donné, a assuré ce
11
responsable lors d’une journée de sensibilisation sur l’investissement
agricole, organisée au pôle universitaire El Bez.
La wilaya de Sétif accueillera le premier pôle spécialisé de la filière lait ainsi
que de la filière de céréaliculture, a affirmé M. Chadi qui a indiqué que
l’objectif pour ces deux filières est de parvenir d’ici 2019 à assurer
l’autosuffisance nationale en matière de poudre de lait et de blé dur.
La surface agricole irriguée estimée actuellement à 1,2 million hectares sera
portée à deux (2) millions d’ hectares dont 600.000 hectares pour la
céréaliculture, a ajouté le Secrétaire général du ministère de l’Agriculture
qui a souligné que les priorités du secteur sont ‘‘le renforcement de la
sécurité alimentaire, la valorisation des efforts des producteurs et
investisseurs, le développement des exportations des produits agricoles et
la valorisation des ressources forestières, halieutiques et aquacoles’’.
Dans cette perspective, une commission a été installée au ministère pour
étudier dans un délai de dix (10) jours les dossiers d’investissement et
œuvrer à améliorer le climat d’investissement dans ce secteur stratégique,
a encore assuré M. Chadi.
239 projets d’investissement en agroalimentaire et deux (2) autres projets
en aquaculture ont été agréés à Sétif et devront générer 12.000 emplois, a
indiqué à l’occasion le wali Mohamed Bouderbali.
Employant 25 % de la population active du pays et générant un chiffre
d’affaires annuel de 35 milliards dollars, le secteur agricole est appelé au
titre du plan 2015-2019 à porter la production annuelle de céréales à 67
millions quintaux/an, celle du lait à 2,8 milliards litres et celle des légumes
secs à 57 millions quintaux, a soutenu de son côté Chérif Amari, conseiller
du ministre de l’Agriculture, du Développement Rural et de la Pêche.
La rencontre a donné lieu à la présentation de plusieurs communications
sur les programmes d’appui aux producteurs, le cadre juridique des pôles
agricoles intégrés et les avantages de ces pôles pour les investisseurs.
Une exposition des produits agricoles et halieutiques a été organisée à
l’occasion par la direction locale des services agricoles (DSA) qui a estimé
à 83,9 milliards DA la valeur de la production agricole de la wilaya de Sétif,
soit 2,9 % de la production nationale annuelle.
Impératif développement des Wakfs pour en faire un 3e
secteur économique (APS)
Le directeur des Wakfs, de la zakat, du hadj et de la Omra auprès du
ministère des Affaires religieuses et des Wakfs a mis l'accent, lors d'une
rencontre lundi à Blida, sur l'impératif d’oeuvrer au développement des
wakfs et leur exploitation pour en faire un 3ème secteur économique en
appui aux secteurs public et privé.
Intervenant à l’ouverture d’une journée d’études sur les "Wakfs et leur rôle
dans le développement socioéconomique", Abdelwahab Benretima a
soutenu que les "biens wakfs peuvent constituer un important
investissement s’ils sont bien exploités", appelant à "leur promotion
12
impérative en vue d’en faire un 3ème secteur économique en appui aux
secteurs public et privé".
Les Wakfs constituent un secteur économique d’importance englobant des
domaines aussi divers que diversifiés (agriculture, industrie, commerce,
logements, santé, enseignement), et dont la contribution est certaine dans
les domaines caritatif, social et industriel, a ajouté le même responsable,
soulignant la nécessité de faire la prospection d’autres sources
d’investissement, à l’instar des biens Wakfs en vue de faire face à la crise
économique mondiale à laquelle est confrontée l’Algérie suite à la chute des
cours du pétrole.
Le portefeuille des biens Wakfs en Algérie a été estimé, à la fin du premier
trimestre 2016, à plus de 10.104 biens divers, répartis entre logements,
locaux et terres agricoles inexploitées, a révélé M. Benretima, précisant
qu’un taux de 40% de ces biens est représenté par des logements affectés
aux imams et autres catégories au service du culte, alors que 30 % sont
des biens inexploités.
C’est pourquoi, a-t-il dit, le ministère de tutelle œuvre, actuellement, à
mettre au point une carte nationale des biens Wakfs qui sera destiné à
l’exploitation privée dans un cadre légal préalablement fixé à l’avance et
dont le financement se fera par le biais du Fond national des Wakfs, ou à
travers un financement mixte ou individuel.
M. Benretima a, également, fait état de la création, dans le cadre de la mise
en œuvre du programme 2012 des investissements Wakfs, de plus de 68
projets dans 30 wilayas ayant généré plus de 31.000 emplois, au moment
ou quatre (4) complexe Wakfs sont attendus à la création à Blida, Annaba,
Ouargla et Bechar.
Pour le directeur de wilaya des affaires religieuses et des Wakfs, Kamel
Belaâssel, les "wakfs peuvent constituer un substitut économique
susceptible d’être développé et apte à générer un bénéfice pour la société
et le trésor public".
Cette journée d’études est un prélude à une rencontre nationale prévue
"prochainement" à Blida, sur les "moyens, pour la nation, de tirer bénéfice
des Wakfs et de le faire contribuer dans la relance économique".
Outre des experts économiques, imams et professeurs de Chariâa
islamique, des directeurs des affaires religieuses des wilayas d’Ain Defla,
Médéa, Boumerdès, Tipasa et Alger ont été invités à cette journée d’études.
Signature de 6 accords pour l’exportation de produits à
partir du port de Djendjen (APS)
Six (6) accords de partenariat ont été signés lundi à Jijel pour le placement
de produits agricoles et de matériaux de construction dans le cadre de
l’exportation hors-hydrocarbures, en marge d’une journée d’étude sur la
promotion des exportations hors hydrocarbures.
Ces accords, signés en présence du ministre des Transports, Boudjemaa
Talai, sont entre l’Entreprise portuaire de Djendjen (EPJ) et des opérateurs
économiques en vue de l’exportation d’importantes quantités de dattes,
pomme de terre, fraise, cuir, liège, fruits et légumes et matériaux de
13
construction vers la Tunisie, Turquie, Libye, Italie, Belgique, France et la
Russie, a-t-on indiqué.
L’exportation des matériaux de construction concerne essentiellement le
clinker (un des constituants du ciment artificiel), a indiqué un représentant
de la société Larfarge-Algérie, soulignant que l’ objectif est d’atteindre une
exportation de un (1) million de tonnes par an de ce produit.
Au cours de cette journée sur la promotion de l’exportation hors
hydrocarbures, le ministre des Transports a mis en exergue l’importance
accordée par le gouvernement à ce volet, qui, selon lui, doit être "une
préoccupation et un souci" de tous les opérateurs économiques.
M. Talai, rappelant qu’une cellule ad-hoc a été créée par le gouvernement,
a
évoqué
les
mesures
d’assouplissement,
de
facilitation
et
d’accompagnement pour la réussite des opérations d’exportation à partir
des ports et aéroports du pays.
Dans le même contexte, le ministre qui a évoqué la mise en place
récemment de la 1ère zone de fret à El Oued, a estimé que "l’acte d’exporter
devient banal" chez les opérateurs algériens, d’autant que les produits du
pays "sont de bonne qualité".
De son côté, le directeur régional des Douanes, Lamine Halimi, a indiqué
que les services de la Douane ont mis en place des brigades pour
l’exportation des produits hors-hydrocarbures, ainsi que des couloirs verts
en plus des facilités à même de favoriser l’acte d’exporter.
Le wali, Larbi Merzoug, a, pour sa part, souligné que le port de Djendjen
appelé à devenir "un trait d’union entre l’Europe et l’Afrique", énumérant
les grands projets liés à cette infrastructure (pénétrante autoroutière,
complexe sidérurgique de Bellara, méga-centrale électrique, à) en cours de
réalisation dans la région.
La wilaya de Jijel, avec ses atouts, doit devenir "une locomotive en matière
d’exportations", a encore estimé ce responsable.
Après une visite de deux projets en cours de réalisation au port de Djendjen
(terminal à conteneur et dédoublement de la voie ferrée avec jonction
jusqu’au site industriel de Bellara sur 48,6 km), le ministre a animé, au
siège de l’EPJ, un point de presse au cours duquel il a évoqué les réformes
engagées dans le système bancaire pour promouvoir les exportations.
M. Talai, en réponse à une question relative aux grèves signalées dans le
secteur des Transports, a indiqué que certaines revendications sont
"légitimes" et que certains mouvements de débrayage dans le secteur
étaient "anarchiques".
Finance/Banque/bourse
La douane a arrêté une stratégie susceptible
d’accompagner le producteur et l’exportateur (APS)
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L’administration
douanière
a
arrêté
une
stratégie
susceptible
d’accompagner le producteur et l’exportateur, a affirmé, lundi à El-Oued, le
Directeur général des Douanes algériennes, Kaddour Bentahar.
L’administration douanière a arrêté une stratégie s’étalant sur quatre
années (2016-2019), susceptible d’appuyer et d’accompagner le producteur
et l’exportateur, a indiqué le DG des douanes lors d’une rencontre avec les
opérateurs économiques des wilayas de Biskra et El-Oued, au terme de sa
visite de travail d’une journée à cette dernière.
Ce plan, qui est entré dans sa phase d’exécution au début de l’année en
cours, vise à renforcer l’économie nationale, à travers la création de
richesses alternatives aux hydrocarbures, notamment dans le domaine de
l’industrie, en encourageant les opérateurs économiques par le biais de
facilitations douanières, a expliqué M. Bentahar.
Dans le cadre de cette approche, il a été procédé à la mise en place du
statut de l’opérateur économique agréé, qui regroupe une batterie de
mesures douanières allant dans le sens de l’encouragement de la production
locale et de l’investissement productif, qu’il soit de nature industrielle ou
agricole, a-t-il poursuivi.
M. Bentahar a fait état, en outre, d’un programme de création de postes de
contrôle douanier avancés, afin de dynamiser les mécanismes de contrôle
et de lutte contre la criminalité transfrontalière, à l’effet de protéger
l’économie nationale.
Lors de sa visite de travail dans la wilaya d’El-Oued, le directeur général
des douanes a inauguré le nouveau siège de l’inspection divisionnaire des
douanes au chef-lieu de wilaya, où il a mis l’accent sur l’importance
accordée par l’administration douanière à l’équipement de ses inspections
divisionnaires dans les wilayas du Sud, notamment les wilayas frontalières.
Le DG Des douanes a également rencontré, au niveau du poste frontalier
Taleb-Larbi (84 km à l’Est d’El-Oued), son homologue tunisien, Adel
Benhassen.
Les deux responsables se sont enquis de l’avancement (95 pourcent) du
projet de réalisation du poste frontalier algérien, aux normes techniques et
standards appelés à lui permettre de s’ériger en véritable plateforme
d’échanges commerciaux, selon les informations fournies à la délégation.
Une présentation a été également faite à la délégation sur le projet de
réalisation du siège de la Police des frontières algérienne dans la commune
de Taleb-Larbi, avant de visiter le projet de réalisation et d’extension du
poste frontalier tunisien.
L'idée de création d’une banque algérienne des wakfs
pour le soutien d'une l’économie caritative (APS)
L'idée de création d’une banque algérienne des wakfs pour le soutien d'une
économie caritative et l’orientation des biens wakfs en tous genres a été
exposée lundi à Blida lors d'une journée d’études sur les "Wakfs et leur rôle
dans le développement socioéconomique".
Dans sa communication, l’économiste et ancien ministre Bachir Messitfa a
émis la "possibilité, pour les responsables du ministère de tutelle, de créer
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une banque algérienne des wakfs en une année", laquelle banque, a-t-il
expliqué, sera "complémentaire au système financier et aux banques
algériennes, grâce à l’orientation des revenus des biens wakfs vers elle", at-il expliqué.
Le conférencier, explicitant l'idée de création d'une banque wakfs, a mis
l'accent, à ce propos, sur la "possibilité d’investir les revenus de l’économie
caritative dans des projets plus pertinents", ceci d’autant plus, a-t-il ajouté,
"qu’il existe déjà une assise nationale des wakfs, dans et en dehors du pays
(dinars et devises), qui nous permettra d’augmenter la rente nationale".
Selon l’économiste Messitfa, "l’Algérie n’a pas d’expérience en matière
d’investissement dans les biens wakfs. Elle se contente seulement de les
distribuer", a-t-il estimé, soulignant l’impératif pour le pays de "changer de
politique en matière de finances et de crédit afin de s’orienter vers des
sources d’investissement plus rentables."
Il a soutenu que l'idée de création d’une banque algérienne des wakfs "va
contribuer à la construction d’une troisième économie", qu'il a dénommé
"l’économie caritative". Une économie qui sera, a-t-il considéré, "rentable",
contrairement à l’"économie sociale, appliquée actuellement en Algérie, car
s’appuyant sur les revenus de l’Etat (la rente pétrolière), et qui est limitée
en termes d’impôts et de fiscalité, au même titre que l’économie
institutionnelle".
L’économiste a également déploré l’inexistence, en Algérie, de statistiques
exactes sur les wakfs, en l’absence d’un système national de recensement,
appelant à l’organisation du secteur et "son exploitation de la manière la
plus appropriée pour en tirer profit".
Commerce
Licences d'importation des véhicules:
le quota réduit à 83.000 unités (APS)
Le contingent quantitatif d'importation des véhicules a été, finalement,
réduit à 83.000 unités pour l'année 2016 dans le cadre des licences
d'importation, a fait savoir, lundi à Alger, le ministre du Commerce, Bakhti
Belaïb.
"83.000 c'est moins que le contingent annoncé (initialement). Nous avions
annoncé un contingent de 152.000 unités que nous avons réduit à 83.000
unités. Et nous verrons l'évolution et l'impact des mesures qui ont été
prises. Par la suite, on peut éventuellement reprendre le contingent", a
précisé le ministre à l'APS.
Le ministre, qui s'exprimait en marge des travaux de la commission mixte
de suivi des échanges commerciaux avec la Tunisie, a fait savoir que le
Comité interministériel chargé de l'examen des demandes de ces licences a
réparti ce quota des 83.000 véhicules entre les concessionnaires retenus,
et dont la facture d'importation ne dépassera pas un (1) milliard de dollars
pour l'année en cours contre plus de trois (3) milliards de dollars en 2015.
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"Nous avons fait l'effort de réduction du fait qu'il faudrait rationaliser nos
importations et qu'on n'importe plus de véhicules pour les stocker. Et qu'on
importe essentiellement les véhicules dont les acheteurs sont déjà connus
puisqu'ils paient des avances avant de recevoir leur véhicule", a-t-il ajouté.
A travers le dispositif des licences d'importation, a poursuivi le ministre,
"nous avons exigé un certain nombre d'engagements d'investissements
dans le domaine des véhicules, qu'il s'agisse de production de pièces
détachées ou de participation à la production de ces véhicules sur notre
marché".
M. Belaïb avait signé, dimanche dernier, les licences d'importation de
véhicules pour 40 concessionnaires retenus sur les 80 postulants.
Coopération
Echanges commerciaux algéro-tunisiens :
Création d’un marché commun(ELMOUDJAHID)
Le ministre du Commerce, Bakhti Belaïb, et son homologue tunisien,
Mohsen Hassan, ont convenu, hier à Alger, de mettre en place un marché
commun pour promouvoir les produits des deux pays à l’étranger,
notamment sur le marché africain, dans le cadre de partenariats
économiques.
Les deux parties s’emploieront à promouvoir les relations commerciales et
économiques, qui ne reflètent pas le niveau des relations politiques
(entre les deux pays), par la mise en place de partenariats pour investir le
marché africain, a précisé M. Belaïb lors des travaux de la 4e session de la
commission
algéro-tunisienne
de
suivi
des
échanges
commerciaux. L’Algérie s’attelle à accélérer la création d’une zone de libreéchange en Afrique, laquelle permettra de renforcer la coopération entre
l’Algérie et la Tunisie et de faire la promotion de leurs produits, a-t-il dit.
Après avoir souligné la profondeur des relations politiques et le
développement de la coordination sécuritaire entre l’Algérie et la Tunisie
pour la lutte antiterroriste, le ministre tunisien du Commerce a déploré qu’il
n’en soit pas de même pour les relations économiques. « Nous voulons un
véritable partenariat avec l’Algérie pour développer les investissements
mutuels et investir les marchés extérieurs, notamment africains », a-t-il
affirmé.
Pour le ministre tunisien, cela passe par la coordination au niveau de la
diplomatie économique pour rejoindre les grands ensembles économiques
africains
et
rapprocher
les
vues
entre
les
deux
pays.
Lors des travaux qui ont été sanctionnés par la signature du procès-verbal
de la rencontre, les deux ministres ont évoqué les entraves qui freinent
le développement des échanges commerciaux entre les deux pays.
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Examen
de
la
coopération
dans
le
secteur
industriel
Le ministre de l’Industrie et des Mines, Abdessalem Bouchouareb, s’est
entretenu hier avec Mohsen Hassan, ministre tunisien du Commerce, sur le
renforcement de la coopération bilatérale, notamment dans le domaine
industriel,
selon
un
communiqué
du
ministère.
Lors de cette audience à laquelle a pris part l’ambassadeur de la Tunisie à
Alger, les deux ministres « ont mis en exergue les possibilités qu’offrent
les économies des deux pays pour le développement de projets de
partenariat industriel, notamment, à travers des projets de coproduction et
les rencontres entre les institutions et opérateurs économiques des deux
pays
»,
précise
le
communiqué.
Ces projets de coproduction devraient permettre, outre la satisfaction des
besoins des marchés nationaux, l’exportation en direction des marchés
régionaux,
africain
en
particulier,
a-t-on
souligné.
A cette occasion, les deux parties ont passé en revue l’état de
la coopération entre les deux pays dans le domaine de l’industrie et des
mines et examiné les voies et moyens de dynamiser davantage cette
coopération de manière à la hisser au niveau de l’excellence des relations
entre les deux pays.
Algérie-Cuba:
Signature d'un accord de coopération dans les
ressources en eau (APS)
L'Algérie et Cuba ont signé lundi à Alger un accord de coopération technique
dans le secteur des ressources en eau touchant notamment aux domaines
des barrages, des transferts et de la mobilisation des ressources hydriques.
L'accord a été signé par le directeur général de l'Agence nationale des
barrages et transferts (ANBT), Arezki Barraki, et le directeur de Cuba
Hydraulica, Manuel Jorge Font Garcia, à l'issue d'une audience entre le
ministre des Ressources en eau, Abdelouahab Nouri, et le ministre cubain
du Commerce extérieur et de l'Investissement étranger Rodrigo Malmierca
Diaz.
Cet accord prévoit, entre autres, l'envoi prochain par l'organisme cubain de
huit experts pour la formation de cadres de l'ANBT dans les domaines de la
gestion des barrages et des transferts, la mobilisation des ressources
hydriques et l'assainissement, a précisé M. Nouri en marge de la cérémonie
de signature.
Le ministre a souligné que cet accord vient renforcer la coopération algérocubaine dans le secteur des ressources en eau, rappelant de la signature en
décembre 2015 à La Havane d'un mémorandum d'entente bilatérale dans
ce domaine.
De son côté, M. Diaz, s'est félicité de la conclusion de cet accord, se disant
"persuadé" de la volonté des deux pays d'élargir leurs relations de
coopérations dans divers secteurs dont la santé, l'énergie et l'hydraulique.
Le ministre cubain, en visite de trois jours à Alger du 8 au 10 mai, a coprésidé avec le ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme
18
hospitalière, Abdelmalek Boudiaf, les travaux de la 20ème session de la
commission mixte intergouvernementale algéro-cubaine de coopération
économique, commerciale, scientifique, technique et culturelle tenue
dimanche, rappelle-t-on.
Droit à la santé:
le rapporteur de l'ONU exprime sa satisfaction de sa
visite en Algérie (APS)
Le rapporteur spécial des Nations unies sur le Droit à la santé, Dainius
Puras, a exprimé lundi à Alger, sa satisfaction de sa visite en Algérie dans
le cadre de la préparation du rapport relatif au droit à la santé dans le pays.
Dans une déclaration à la presse à l'issue d'un entretien avec le ministre de
la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, Abdelmalek
Boudiaf, M. Puras a indiqué que "le programme de sa visite de deux
semaines était très riche en enseignements", saluant le gouvernement
algérien d'avoir fourni les moyens nécessaires à son équipe pour accomplir
sa mission dans les meilleures conditions.
Le rapporteur onusien a ajouté que "les conclusions de cette visite seront
présentées mardi lors d'une conférence de presse", précisant que "le
rapport sera rendu public ultérieurement", souhaitant qu'il "permettra à
l'Algérie de se développer davantage dans le domaine de la santé".
Au début de sa visite, le rapporteur de l'ONU avait relevé l'attention
"particulière" accordée par le gouvernement algérien au secteur de la santé
qu'il prend "très au sérieux", avait-il souligné.
M. Puras avait noté, en outre, qu'il y avait eu "beaucoup de réalisations en
Algérie", comme la gratuité des soins, ajoutant, dans ce cadre, qu'il était
"très important" d'avoir une bonne législation et des moyens de sa mise en
œuvre pour qu'elle soit "efficace".
Il avait précisé, par la même occasion, que dans le cadre de son mandat,
sa mission consistait "à apporter une aide en matière de santé, vu que ce
secteur représente un défi pour tous les pays du monde".
La visite du rapporteur onusien, la première du genre d'un expert
indépendant du Conseil des droits de l'Homme, devait lui permettre
d'examiner avec les responsables algériens les questions relatives à la
"jouissance du droit à la santé, en incluant la disponibilité, l'accessibilité et
la qualité des services de santé", avait indiqué l'Organisation mondiale de
la santé (OMS).
Veille
Le classement mondial des universités strictement
commerciale et publicitaire (APS)
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Le classement d'universités au premier rang mondial, par certaines agences
internationales, a des fins "strictement" commerciales et publicitaires, a
affirmé lundi à Tipasa le directeur général de la recherche
scientifique et du développement technologique au ministère de
l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Abdelhafid
Aourag.
"De nombreux organes d'information tombent dans le piège d'agences de
publicité faisant la promotion d'universités privées, en vue d'attirer les
riches de ce monde pour y inscrire leur enfants, au détriment d'universités
publiques", a soutenu le Pr. Aourag dans une déclaration, en marge de
portes ouvertes sur le Centre de recherche scientifique et technique en
analyses physico-chimiques (CRAPC) de Bou Ismail.
Il s'est étonné du fait que "90% des premières places mondiales sont
accordées à des universités privées".
S'exprimant sur le classement des universités algériennes, M. Aourag l'a
qualifié d'"illogique et irrationnel", car le seul critère devant être pris en
compte en la matière "est la qualité de la formation dispensée", citant pour
preuve la "forte demande exprimée sur les compétences algériennes par les
grandes sociétés mondiales de différents pays développés".
Partant de là, il a invité les organes de presse à "mettre en lumière les
succès et réalisations des diplômés de l'université algérienne, à l'étranger",
tout en évoquant la fuite des cerveaux et le nombre considérable de
chercheurs algériens à l'étranger.
Les services du ministère de tutelle sont "totalement ouverts à toutes les
initiatives et propositions profitables, de la part des Algériens qui ont prouvé
leur valeur, à travers le monde", a-t-il ajouté, relevant l'existence d'un
"important déficit" dans le nombre de chercheurs permanents en Algérie.
"Nous disposons de 3000 chercheurs permanents seulement, un nombre
jugé très faible comparativement au nombre d'habitants et aux défis qui
attendent l'Algérie en matière de construction d'une économie forte et
diversifiée", a-t-il soutenu.
Il a appelé à l'encouragement des centres de recherche, rappelant que le
rôle du chercheur à l'université était un "rôle académique de premier rang,
avant de devenir un chercheur permanent et innovateur de projets
d'applications susceptibles d’être concrétisés sur le terrain, a-t-il relevé.
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