l`Annuel - Les Fiches du Cinéma
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l’Annuel du Cinéma 2011 Sommaire Éphéméride ................................................................................ p. 6 Les Films qui ont marqué l’année .......................................... p. 8 Carnet de tendances 2010 ...................................................... p. 9 Résultats du Box-Office ........................................................... p. 32 Liste alphabétique des films ................................................... p. 34 Toutes les Fiches des films sortis en 2010 ........................... p. 43 Index des Réalisateurs ............................................................ p. 643 Index des Titres originaux ....................................................... p. 650 Index des Premiers longs métrages (classés par réalisateurs et par nationalités) ................................... p. 654 Index des Nationalités ............................................................. p. 659 Index des Distributeurs ............................................................ p. 665 Index des Interdictions aux mineurs ..................................... p. 670 Index Thématique ..................................................................... p. 671 Index des Genres ...................................................................... p. 688 Festivals Français ..................................................................... p. 691 Festivals Étrangers ................................................................... p. 697 Récompenses et Prix Français ............................................... p. 705 Récompenses et Prix Internationaux .................................... p. 707 Références Bibliographiques ................................................. p. 711 Nécrologie ................................................................................. p. 718 E D I T I O N S Tous les Films 2010 CARNET DE TENDANCES 2010 CARNET DE TENDANCES 2010 Rendez-vous n°8. Libre fusion. Au bout de ce tour d’horizon, de cette promenade autour du cinéma, il nous a semblé que l’idéal serait de conclure sur une proposition ouverte. Elle s’est imposée avec l’arrivée au Centre Georges Pompidou d’une installation conçue par Michel Gondry : L’Usine de films amateurs, un dispositif permettant au public de réaliser un film, en groupe et en 3h, en suivant une procédure réglementée. Avec ce concept, Gondry, cinéaste venu des arts plastiques et du clip, naviguant avec aisance du home-movie à la superproduction, ouvre encore le champ. Au sein de son usine, se mélangent sur un mode ludique la mythologie du cinéma et l’approche interactive du jeu vidéo et d’Internet. Nous l’avons rencontré au moment où l’exposition allait prendre fin. Le jeu collectif Entretien avec Michel Gondry Cinéaste (La Science des rêves, Soyez sympas, rembobinez, L’Épine dans le cœur, The Green Hornet) au niveau technique. Ensuite, il y a la dimension humaine du projet. Et là c’est quelque chose de beaucoup plus simple. Ce qui me plaît, c’est vraiment le plaisir des gens. Voir que les gens s’amusent, savoir que j’y suis pour quelque chose, ça me rend assez fier. Ce qui se passe entre eux au moment de la projection des films - ce mélange de fierté et de sentiment de ridicule partagé (et donc amusant) -, je trouve ça formidable. Là-dedans, je retrouve totalement ce que j’ai pu moi-même ressentir quand je faisais des petits films avec mes potes ; ou quand mon fils en a fait avec les siens en utilisant ma caméra vidéo. Ce que j’aime, c’est ce sentiment que l’on a lorsqu’on peut se dire qu’on a fait quelque chose, qu’on a réussi à aller au bout d’un projet, qu’on l’a fait ensemble et que chacun, finalement, en récolte les fruits. Mais, au fond, il y a aussi une dimension politique là-dedans, parce que ce que tend à démontrer ce système, c’est que l’on n’a pas besoin d’être guidé pour se distraire : on peut aussi faire son propre chemin. The Ghost Writer Enquête préliminaire sur la décennie 2010 Dans L’Annuel 2010, ce “Carnet de tendances” n’existait pas : nous l’avions fusionné avec un ouvrage à part (Chronique d’une mutation), dressant un bilan de la décennie qui venait de s’écouler à travers dix ans de rencontres et de conversations. Aujourd’hui, quelque chose de nouveau commence, et il nous faut repartir à la découverte... Question : que se passe-t-il ensuite ? Les années 2000 ont été celles des mutations technologiques de l’ère numérique et des mutations économiques de l’ère mondialisée : que se passe-t-il ensuite ? À première vue, la même chose. En plus, en pire, en grand, en différent. À travers le phénomène 3D, notamment, les données technologique et économique fusionnent et progressent main dans la main. Et puis ? Que se passe-t-il ensuite ? L’année ne nous a pas fourni de réponses clé en main. Pourtant, on sait que la décennie qui s’ouvre en 2010 aura forcément une identité, et que ce qui la fera doit être déjà là, en germe, disséminé, mal visible. Alors plutôt que de tenter des prophéties et des paris sur l’avenir, nous avons choisi de partir du doute, et d’aller enquêter au hasard, en suivant différentes directions, pour voir ce qui tomberait, et si des choses n’allaient pas se recouper. Essayer de faire apparaître le visage de ces années 10, c’est comme construire un puzzle. Or, quand on fait un puzzle, on commence toujours par les angles. C’est donc ce que nous avons fait : aller voir des gens qui sont sur les bords du cinéma, positionnés sur des lignes de frontière. De part et d’autres. Certains qui regardent le cinéma depuis un autre territoire (la philosophie, l’art contemporain...), d’autres qui évoluent dans le cinéma mais passent régulièrement un œil, un pied, une main, dans des disciplines frontalières (l’art encore, les jeux vidéo...). Chacun a parlé depuis l’endroit où il était. Et plus que des réponses, chacun nous a amené de nouvelles questions, qui semblaient nous conduire vers un nouvel interlocuteur. Et ainsi de suite. Au bout du compte on en tire, non pas des conclusions claires, mais une impression générale de cohérence. On a, en effet, pu observer des phénomènes d’écho. Par exemple, on a constaté que les uns et les autres avaient spontanément le réflexe de se référer aux origines du cinéma pour parler de ce qu’il est en train de devenir. Comme si le moment était propice aux bilans précédant les nouveaux départs. Et puis on a pu noter des mots, qui revenaient d’un interlocuteur à l’autre ou qui résonnaient entre eux (“collectif ”, “génération”, “virtuel”, “transmedia”, “hybridation”, “jeu”, “interactivité”, etc.) et dont on se dit qu’ils vont compter, mais dont il reste à savoir comment ils vont s’agencer ensemble pour produire du sens. “Que se passe-t-il ensuite ?” : on lance cette question en avant. On la fait ricocher huit fois. À chaque rebond ça soulève des éclats désordonnés, des bribes de réponses. On regarde ce que ça donne... 11 Quel était votre objectif initial en créant L’Usine de films amateurs ? L’idée de départ, c’est la volonté de développer un système qui s’autosuffise. Le mot “système” s’entend généralement comme un terme négatif. Par ce mot-là, on désigne le plus souvent des entités abstraites qui gouvernent le monde et qui nous contrôlent. Mais si on en regarde la définition, on s’aperçoit que, dans son sens premier, le système est ce qui permet de diviser les fonctions de telle manière que l’addition de ces fonctions profite au tout. Et ça, ça m’intéresse beaucoup. Parce que, quand on a un but comme celui de gravir une montagne, ou bien de faire un film, si on est obsédé par le résultat final il va y avoir, à un moment donné, un découragement qui risque de rendre chaque étape infranchissable. Alors que si on trouve un système qui permette de ne se concentrer que sur le pas qu’on fait au moment où on doit le faire, ça permet de ne mobiliser son énergie que sur un objectif accessible. Et quand on additionne toutes ces étapes, on obtient un résultat global qui est cohérent, grâce au système. C’est ce qui m’intéressait 29 Il serait donc dommage que l’expérience s’arrête là... Elle ne va pas s’arrêter. D’une part le dispositif, tel qu’il est conçu pour être présenté en galerie ou en musée, va (après New York, São Paulo et Paris) partir à Los Angeles, à Toronto et peut-être en Russie. Et d’autre part, avec Safia Hefzdy et Jamel Debbouze, nous avons créé une association dans le but de monter une usine permanente. Nous sommes en pourparlers avec le maire d’Aubervilliers qui mettrait à notre disposition une ancienne fabrique d’allumettes pour nous y installer pendant cinq ans. On pourrait démarrer les travaux en septembre. Dans ce cadre-là, on pourra imaginer des variantes. On pourra par exemple prévoir que des gens viennent de façon régulière. Est-ce que cela signifie qu’à terme l’usine pourrait devenir un endroit où se produisent des vrais films ? Je ne sais pas. Je suis prudent par rapport au fait de parler de cinéma. Si l’on prenait les films qui ont été réalisés dans le cadre de l’Usine et qu’on les présentait dans des festivals de courts métrages, les gens verraient 300 films avec les mêmes décors et il est probable qu’ils les trouveraient très mauvais. Parce qu’il ne faut pas les sortir de leur contexte. Et moi, je ne veux surtout pas qu’on se moque. Or c’est un peu ce qui s’est passé à New York, où des critiques d’art ont jugé The Social Network (The Social Network) Index des Réalisateurs Récit biographique de David Fincher Adultes / Adolescents Avec Jesse Eisenberg (Mark Zuckerberg), Justin Timberlake (Sean Parker), Andrew Garfield (Eduardo Saverin), Rooney Mara (Erica Albright), Armie Hammer (Cameron & Tyler Winklevoss), Max Minghella (Divya Narendra), Patrick Mapel (Chris Hughes), Rashida Jones (Marylin Delpy), Brenda Song (Christy), Joseph Mazzello (Dustin Moskovitz), Wallace Langham (Peter Thiel), David Selby (Gage), John Hayden (Howard Winklevoss), Denise Grayson (Gretchen), Steve Sires (Bill Gates), Shelby Young (K.C.), Henry Roosevelt (Henry), Malese Jow, Victor Z. Isaac, Abhi Sinha, Mark Saul, Inger Tudor, Dakota Johnson, Cedric Sanders, Emma Fitzpatrick, Aaron Sorkin, Scott Lawrence, Mariah Bonner, Mark Saul, Douglas Urbanski, Jeffrey Thomas Border, James Shanklin. Équipe technique Scénario : Aaron Sorkin, d’après l’ouvrage La Revanche d’un solitaire de Ben Mezrich (2009) Images : Jeff Cronenweth Montage : Kirk Baxter et Angus Wall 1er assistant réal. : Bob Wagner Musique : Trent Reznor et Atticus Ross Son : Ronald G. Roumas et Mark Weingarten Décors : Donald Graham Burt Claude Lelouch Casting : Laray Mayfield Production : Scott Rudin Prod., Michael De Luca Prod. et Trigger Street Prod. pour Columbia Pictures Coproduction : Relativity Media Producteurs : Scott Rudin, Michael De Luca, Dana Brunetti et Ceán Chaffin Producteurs exécutifs : Aaron Sorkin et Kevin Spacey Distributeur : Sony Pictures. Luc Moullet 120 minutes. États-Unis, 2010. Sortie France : 13 octobre 2010. Visa d’exploitation : 127310. Format : Scope - Couleur - Son : Dolby SR SRD DTS SDDS. 342 copies (vo / vf). Werner Herzog La création de Facebook et les litiges légaux qui s’ensuivirent, racontés par le scénariste Aaron Sorkin et regardés par David Fincher. Un film à l’intensité rentrée, à la virtuosité non-spectaculaire, qui, malgré son air de ne pas vous toucher, se révèle marquant. Commentaire © Sony Résumé Harvard, 2003. Après avoir été plaqué par sa petite amie, Erica, Mark Zuckerberg regagne sa chambre. Saoul et en rage, il s’épanche sur son blog et, dans la foulée, pirate les trombinoscopes de l’université et monte un site invitant les étudiants du campus à voter pour la fille la plus canon. Le taux de connexions est tel qu’il fait planter le serveur. Suite à cette affaire, Mark est repéré par les jumeaux Winklevoss, deux brillants sujets qui veulent monter, avec leur ami Divya, un site permettant une communication entre les étudiants d’Harvard. Mark accepte de les aider, mais il a vite une autre idée de réseau social. Avec l’aide financière de son ami Eduardo, il se consacre nuit et jour à la création de son propre site : TheFacebook. Dénouement Le succès est immédiat. Le réseau s’étend à d’autres universités. Eduardo veut que le site rapporte grâce à de la publicité. Mark n’est pas d’accord. Sean Parker, le créateur de Napster, bien décidé à entrer dans l’affaire, contacte Mark, le convainc de s’installer en Californie, lui fait rencontrer des investisseurs et évince progressivement Eduardo. Facebook s’étend au monde et acquiert une valeur énorme. Les Winklevoss et Divya se décident à attaquer Zuckerberg en justice, considérant qu’il leur a volé leur idée. Eduardo, dépossédé de la copaternité du site, engage également un procès. Sean est exclu de l’entreprise suite à une affaire de drogue. Mark dédommage les Winklevoss et Divya, puis Eduardo. Seul, il envoie sur Facebook une demande d’amitié à Erica. Toujours prêt à enregistrer les convulsions de son époque (le délire angoissé de la fin de siècle, puis l’absurdité hébétée du début de millénaire), Fincher oriente aujourd’hui sa caméra vers un symptôme majeur : le phénomène Facebook. Bien qu’étant le récit d’une réussite foudroyante, énorme et inattendue, The Social Network réussit le tour de force d’éviter le lyrisme dont le cinéma enrobe d’ordinaire les success story pour les transformer en mythes sociaux. En énumérant juste des faits, avec une rigueur assez glaciale (le film est entièrement “parlé” sur fond de décors ternes), et presque sans recours à la psychologie ou à la sociologie, il fait entrevoir la dimension monstrueuse de cette aventure : la transformation, en l’espace de quelques mois, d’un canular étudiant en un réseau mondial, et d’un “geek” de 19 ans en un milliardaire. Il présente aussi cette glorieuse histoire comme sous-tendue par un climat de frustration, d’agressivité latente et d’affrontement perpétuel. Le scénario d’Aaron Sorkin (créateur de la série À la Maison Blanche) s’efforce d’être “juste” avec tous les personnages, et présente les faits dans toute leur complexité. En revanche, il est assez évident que Fincher, lui, prend parti pour Zuckerberg, dont il fait un personnage de cinéma original et plutôt fascinant, autour duquel ne gravitent que des pantins bien coiffés, auxquels il n’accorde qu’un intérêt très relatif. Il résulte de tout cela un film “à froid”, sous tension, parfois distant, souvent brillant dans sa façon de transformer la parole en images et en actions. Un film lisse et coupant comme un miroir. N.M. 540 © les Fiches du Cinéma 2011 Raoul Ruiz Martin Scorsese Apichatpong Weerasethakul A Abranches, Aluizio Ade, Maren Affleck, Ben Aguëro, Pablo Åhlin, Per (avec Jaworski, Araki, Gregg Arcady, Alexandre Archibugi, Francesca Arteta, Miguel Aselton, Matt Assayas, Olivier Atef, Emily Avizanda, Francisco Aziza, Myriam Azzola, Attilio Jamais sans toi Everyone Else Town (The) Salamandra Laban et Labolina A., Nilsson, K. et Persson, L.) Aja, Alexandre Akin, Fatih Alberny, Nicolas Piranha 3D Soul Kitchen 8th Wonderland (avec Mach, J.) Alfredson, Daniel Alidi, Shahram Allen, Penny Allen, Woody Allouache, Merzak Amalric, Mathieu Amari, Raja Amenábar, Alejandro Améris, Jean-Pierre Amiel, Jon Anderson, Paul W.S. Anderson, Wes Andò, Roberto Andoni, Raed Anspach, Solveig Antal, Nimród Antin, Steve Apted, Michael Millénium 2 Millénium 3 Murmures du vent (Les) Soldier’s Tale (The) Vous allez rencontrer un bel et sombre inconnu Harragas Tournée Secrets (Les) Agora Émotifs anonymes (Les) Création Resident Evil : Afterlife Fantastic Mr. Fox Voyage secret Fix ME Louise Michel, la rebelle Blindés Predators Burlesque Monde de Narnia : L’Odyssée du Passeur d’Aurore (Le) Kaboom Comme les 5 doigts de la main Questione di cuore Be Bad ! Gigantic Carlos, le film Étranger en moi (L’) On verra demain Robe du soir (La) Cahier intime B Bailey, Lucy Mugabe et l’Africain blanc (avec Thompson, L.) Baillargeon, Julien Balagué, Carles Ballerini, Mattia Balmès, Thomas Banksy Barco, Olias Barougier, Pierre Opération 118 318 Arropiero Recon Bébés Faites le mur ! Kill Me Please Ce n’est qu’un début (avec Pozzi, J-P.) Baroux, Olivier Barrat, Marc Barret, Renaud Italien (L’) Orpailleur Benda Bilili ! (avec de La Tullaye, F.) Barrymore, Drew Bartas, Sharunas Barthes, Sophie Baumbach, Noah Bayer, Samuel 643 Bliss Indigène d’Eurasie Âmes en stock Greenberg Freddy, les griffes de la nuit Récompenses et prix français Index Thématique Michael Lonsdale et Sabrina Ouazani dans Des hommes et des dieux Film Socialisme 36e César (2011) Abandon Nowhere Boy Octubre La Pivellina Toy Story 3 Une vie toute neuve Absurde Rubber Accident A Serious Man Acteurs / Actrices Al’lèèssi... Âmes en stock Les Barons Cahier intime Chicas City Island Homme au bain Maniquerville Le Mariage à trois Ne change rien Les Petits mouchoirs Petit tailleur Tatarak Adaptation de bande dessinée Adèle et la Bête (J. Tardi) : Les Aventures extraordinaires d’Adèle Blanc-Sec Allez raconte (J. Parrondo & L. Trondheim) : Allez, raconte ! Iron Man (S. Lee, L. Lieber, D. Heck & J. Kirby) : Iron Man 2 Kick-Ass (M. Millar & J.S. Romita Jr) : Kick-Ass Momies en folie (J. Tardi) : Les Aventures extraordinaires d’Adèle Blanc-Sec Les Petits ruisseaux (P. Rabaté) : Les Petits ruisseaux Philosophical Discourse, The Pneumatic Figure of a Girl (G. Yoshiie) : Air Doll RED (W. Ellis & C. Hammer) : RED Scott Pilgrim (B.L. O’Malley) : Scott Pilgrim Tamara Drewe (P. Simmonds) : Tamara Drewe Adaptation de jeux vidéo Prince of Persia Resident Evil : Afterlife Adaptation littéraire G. Anand, The Cure : How a Father Raised $100 Million - and Bucked the Medical Establishment in a Quest to Save His Children : Mesures exceptionnelles S. Anderson, Le Triage : Eyes of War C. d’Antonio, Le Caméléon, l’invraisemblable histoire de Frédéric Bourdin : Le Caméléon J. Baird, Imagine This : Nowhere Boy L. Barber : Une éducation J.T. Bengtsson : Submarino L. Besson, Arthur et la guerre des deux mondes : Arthur 3 J.L. Borges, 25 Août 1983 : Double Take C. Branco : Mystères de Lisbonne C. Brand : Nanny McPhee & le Big Bang C. Bushnell, Sex and the City : Sex and the City 2 S. Butler, East to the Dawn : Amelia Á.N. Cabeza de Vaca, Naugrafes [Relation de voyage] : Cabeza de Vaca J. Carlin, Playing the Enemy : Invictus L. Carroll : Alice au Pays des Merveilles L. Carroll, De l’autre côté du miroir : Alice au Pays des Merveilles C. Castelo Branco : Mystères de Lisbonne M. de Cervantes, Don Quichotte de la Mancha : Les Aventures de Don Quichotte L. Chalumeau, Maurice le siffleur : Le Siffleur R. Chandrasekaran, Dans la Zone Verte : les Américains à Bagdad : Green Zone T. Cobb : Crazy Heart J.M. Coetze : Disgrace U. Contarello, Una questione di cuore : Questione di cuore J. Cowell, Comment dresser votre dragon ? : Dragons S. Cross, Derby Girl : Bliss C. Currie, Neon Angel : A Memoir of a Runaway : Les Runaways R. Dahl : Fantastic Mr. Fox T. De Rosnay : Elle s’appelait Sarah W. Dirie : Fleur du désert M. Dugain : 671 Une exécution ordinaire J. Eugenides, Baster : Une famille très moderne C. Exbrayat, Ne vous fâchez pas, Imogène ! : Imogène McCarthery F.P. Gandul : Cellule 211 E. Garcia, The Repossession Mambo : Repo Men F-O. Giesbert : L’Immortel E. Gilbert : Mange, prie, aime J. Grimm (avec W. Grimm), Contes de l’enfance et du foyer : Raiponce W. Grimm (avec J. Grimm), Contes de l’enfance et du foyer : Raiponce M. Haddon, Une situation légèrement délicate : Une petite zone de turbulences R. Harris, L’Homme de l’ombre : The Ghost Writer J. Hart, The Reconstructionist : Voyage secret L. Henriksen, Bare mjuke pakker under treet : Home for Christmas C. Hogan, Le Prince des braqueurs : The Town C. Isherwood, Un homme au singulier : A Single Man J. Iwaszkiewicz : Tatarak R. Jebreal : Miral O. Jeffers : Perdu ? Retrouvé ! R. Jönsson : Vic le Viking P. Karra : Divorce à la finlandaise D. Kennedy : L’Homme qui voulait vivre sa vie R. Keynes, Annie’s Box : Création 12e Étoiles de la Presse (2010) • Meilleur Film : Des hommes et des dieux de Xavier Beauvois • Meilleur Réalisateur : Roman Polanki pour The Ghost Writer • Meilleur Premier Rôle Féminin : Sara Forestier dans Le Nom des gens de Michel Leclerc • Meilleur Premier Rôle Masculin : Éric Elmosnino dans Gainsbourg (vie héroïque) de Joann Sfar • Meilleur Second Rôle Féminin : Anne Alvaro dans Le Bruit des glaçons de Bertrand Blier • Meilleur Second Rôle Masculin : Michael Lonsdale dans Des hommes et des dieux • Meilleur Espoir Féminin : Leïla Bekhti dans Tout ce qui brille de Géraldine Nakache et Hervé Mimran • Meilleur Espoir Masculin : Édgar Ramírez dans Carlos, le film de Olivier Assayas • Meilleur Scénario original : Baya Kasmi et Michel Leclerc pour Le Nom des gens • Meilleur Scénario adapté : Robert Harris et Roman Polanski pour The Ghost Writer • Meilleur Film Étranger : The Social Network de David Fincher (États-Unis) • Meilleur Premier Film : Gainsbourg (vie héroïque) • Meilleur Documentaire : Océans de Jacques Perrin et Jacques Cluzaud • Meilleur Film d’Animation : L’Illusionniste de Sylvain Chomet • Meilleure Musique : Alexandre Desplat pour The Ghost Writer • Meilleure Photo : Caroline Champetier pour Des hommes et des dieux • Meilleurs Décors : Hugues Tissandier pour Les Aventures extraordinaires d’Adèle Blanc-Sec de Luc Besson • Meilleur Son : Daniel Sobrino, Jean Goudier et Cyril Holtz pour Gainsbourg (vie héroïque) • Meilleur Montage : Hervé De Luze pour The Ghost Writer • Meilleurs Costumes : Caroline de Vivaise pour La Princesse de Montpensier de Bertrand Tavernier • Meilleur Court Métrage : Logorama de H5 (François Alaux, Hervé de Crécy et Ludovic Houplain) • César d’Honneur : Quentin Tarantino • Étoile d’Or du Film : Des hommes et des dieux de Xavier Beauvois • Étoile d’Or du Réalisateur : Roman Polanski pour The Ghost Writer • Étoile d’Or du Scénario : Bertrand Blier pour Le Bruit des glaçons • Étoile d’Or du Premier Rôle Féminin : Sara Forestier dans Le Nom des gens de Michel Leclerc • Étoile d’Or du Premier Rôle Masculin : Éric Elmosnino dans Gainsbourg (vie héroïque) de Joann Sfar • Étoile d’Or de la Révélation Féminine : Leïla Bekhti dans Tout ce qui brille de Géraldine Nakache et Hervé Mimran • Étoile d’Or de la Révélation Masculine : Éric Elmosnino dans Gainsbourg (vie héroïque) • Étoile d’Or du Premier Film : Tout ce qui brille • Étoile d’Or du Documentaire : Benda Bilili ! de Renaud Barret et Florent de La Tullaye • Étoile d’Or de la Musique Originale : Alexandre Desplat pour The Ghost Writer • Étoile d’Or du Producteur : Pascal Caucheteux (Why Not Productions) • Étoile d’Or du Distributeur ex æquo : Mars Distribution (Stéphane Célerier) et Wild Bunch Distribution 5e Globes de Cristal “Art et Culture” (2010) • Globe de Cristal du Meilleur Film : L’Arnacœur de Pascal Chaumeil • Globe de Cristal d’Interprétation Féminine : Kristin Scott Thomas dans Elle s’appelait Sarah de Gilles Paquet-Brenner • Globe de Cristal d’Interprétation Masculine : Michael Lonsdale dans Des hommes et des dieux de Xavier Beauvois 7e Prix Jacques Deray du Film Policier Français (2011) À bout portant de Fred Cavayé 705 Cinéma l’Annuel Nécrologie du 2011 Toute une année de cinéma 600 films 600 fiches Chaque fiche comprend : un générique complet un résumé intégral un commentaire une photo 1973 : Amore e ginnastica (L.F. D’Amico) ; 1974 : Amore amaro (F. Vancini) ; Violence et passion (L. Visconti) ; 1975 : Prete, fai un miracolo (M. Chiari) ; 1976 : Dimmi che fai tutto per me (P. Festa Campanile) ; L’Innocent (L. Visconti) ; Caro Michele (M. Monicelli) ; 1977 : Jésus de Nazareth (F. Zeffirelli) ; 1983 : Les Mots pour le dire (J. Pinheiro) ; 1984 : Bertoldo, Bertoldino e... Cacasenno (M. Monicelli) ; Cuore (L. Comencini) ; 1985 : Le Due vite di Mattia Pascal (M. Monicelli) ; 1986 : Caravaggio (D. Jarman) [non créditée]; Pourvu que ce soit une fille (M. Monicelli) ; 1987 : Le Pigeon vingt ans après (A. Todini) ; Les Yeux noirs (N. Mikhalkov) ; Ti presento un’amica (F. Massaro) ; 1988 : I Picari (M. Monicelli) ; 1989 : Stradivari (G. Battiato) ; 1990 : Il Male oscuro de (M. Monicelli) ; 1991 : Rossini ! Rossini ! (M. Monicelli) ; 1992 : Une famille formidable (M. Monicelli) ; 1993 : La Fine è nota (C. Comencini) ; 1994 : Cari fottutissimi amici (M. Monicelli) ; 1995 : Facciamo paradiso (M. Monicelli) ; 1998 : La Stanza dello scirocco (M. Sciarra) ; Der Letzte Sommer - Wenn Du nicht willst (M. Pucitta) ; 1999 : Panni sporchi (M. Monicelli) ; Un Amico magico : il maestro Nino Rota (M. Monicelli) (doc.) ; Mon voyage en Italie (M. Scorsese) (doc.) ; 2000 : Il Cielo cade (A. & A. Frazzi) ; 2005 : Raul - Diritto di uccidere (A. Bolognini) ; 2006 : Le Rose del deserto (M. Monicelli). Claude CHABROL Réalisateur, scénariste, dialoguiste, acteur et producteur français, né le 24 juin 1930 à Paris, mort à Paris le 12 septembre 2010. Sans conteste, une des figures majeures de l’histoire du cinéma français. Au sein de la Nouvelle Vague, bande hétéroclite qui investit au milieu des années 1950 Les Cahiers du Cinéma et qui n’a jamais existé, en tant qu’école, ailleurs que dans l’imaginaire de quelques journalistes ou chroniqueurs, C. Chabrol détonna très vite par son ironie goguenarde, son humour corrosif et son hédonisme profond, le tout dominé par un amour aussi immense que gourmand du cinéma. Il fut d’abord le coauteur d’un Hitchcock souvent cité, signé avec son exact contraire É. Rohmer, et d’articles souvent subtils : voir la recension qu’en propose l’ami Joël Magny dans son nécessaire Claude Chabrol, édité par Les Cahiers du Cinéma, où on lira celui qu’il publia dans les Cahiers d’octobre 1959 sur “Les petits sujets”, à méditer... Réalisateur prolifique, il tourna presque sans interruption entre 1958-59 (ses débuts fracassants avec Le Beau Serge) et 2009 (l’injustement sous-estimé Bellamy): 53 longs métrages en 51 ans, auxquels il faut ajouter un remarquable documentaire sur les actualités vues par les Français sous Vichy, trois participations à des films à sketches, et des téléfilms (il adorait la télévision autant qu’il la détestait), notamment pour les séries Histoires insolites, Fantômas et Chez Maupassant) dont la qualité justifie qu’ils soient ici recensés. Petit à petit, avec la discrétion d’un vieux chat, tout en restant profondément marqué par l’esthétique (car Chabrol était un esthète) des réalisateurs américains qu’il chérissait, il renoua avec la grande tradition du cinéma français que nombre de ses “amis” avaient hargneusement pourfendue. Chez lui, dans ses meilleurs films en tout cas (car il y en eut aussi de fort médiocres), le scénario et les dialogues sont ciselés, les comédiens mis en valeur avec délectation, les seconds rôles savoureux, comme jadis chez Duvivier et chez beaucoup de “petits maîtres” qu’on redécouvre peu à peu : Chabrol, qui adorait lui-même “faire” l’acteur, fut un des rares cinéastes de sa génération à s’entourer d’une véritable troupe (S. Audran, B. Lafont, I. Huppert, M. Bouquet, M. Duchaussoy, J. Yanne, J. Carmet, J-C. Brialy, M. Ronet, J. Poiret, F. Maistre, P. Santini, Y. Attal et D. Zardi, J. Dacqmine, M. David, F. Cluzet...). Il fut, rappela Huppert à sa mort (Le Monde, 14/09/2010) “un grand cinéaste de la neutralité, un observateur des mécanismes qui transforment en monstres”. Grâce surtout aux rediffusions télévisées de ses films, même si quinze dépassèrent le million d’entrées (le meilleur score, un peu plus de deux millions, étant atteint par... l’un de ses ratages, Docteur Popaul), Chabrol, qui cherchait avant tout à “ne pas emmerder le public”, était devenu un réalisateur populaire. Les récompenses le boudèrent, ce qui ne sembla guère l’affecter : un prix Jean Vigo et un Ours d’Or berlinois à ses débuts respectivement pour Le Beau Serge et Les Cousins, et, à l’autre bout de sa carrière, le prix Delluc pour Merci pour le chocolat ainsi qu’un certain nombre de distinctions honorifiques. FILMOGRAPHIE : Comme réalisateur (cinéma) : 1959 : Le Beau Serge ; Les Cousins ; À double tour ; 1960 : Les Bonnes Femmes ; 1961 : Les Godelureaux ; 1962 : Les 7 péchés capitaux (sketch L’Avarice) ; L’Œil du Malin ; Ophelia ; 1963 : Landru ; 1964 : Les Plus belles escroqueries du monde (sketch L’ Homme qui vendit la Tour Eiffel) ; Le Tigre aime la chair fraîche ; 1965 : Paris vu par... (sketch La Muette) ; Marie-Chantal contre le docteur Kha ; Le Tigre se parfume à la dynamite ; 1966 : La Ligne de démarcation ; 1967 : Le Scandale ; La Route de Corinthe ; 1968 : Les Biches ; 1969 : La Femme infidèle ; Que la bête meure ; 1970 : Le Boucher ; La Rupture ; 1971 : Juste avant la nuit ; La Décade prodigieuse ; 1972 : Docteur Popaul ; 1973 : Les Noces rouges ; 1974 : Nada ; 1975 : Une partie de plaisir ; Les Innocents aux mains sales ; 1976 : Folies bourgeoises ; 1977 : Alice ou la dernière fugue ; 1978 : Les Liens du sang ; Violette Nozière ; L’Annuel du Cinéma, c’est aussi une somme d’informations extrêmement complète : • un Éphéméride • les Films qui ont marqué l’année • un Carnet de tendances, composé d’interviews de personnalités, invitées à faire le point sur les différentes mutations que connaît actuellement le cinéma • le Box-Office • les Étoiles de la rédaction • des Index (Réalisateurs, Titres originaux, Premiers longs métrages, Nationalités, Distributeurs, Genres) • un Thématique • le Palmarès (festivals français et étrangers, récompenses et prix nationaux et internationaux) • une Bibliographie • la Nécrologie des artistes disparus durant l’année 752 pages 9 782902 516193 722 ISBN : 978-2-902-51619-3 39,90 €