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Bigot / Andia BRETAGNE SPÉCIAL IMMOBILER Miser sur les quartiers en mutation l RENNES. Un marché assaini. p.3. l RENNES. Zoom sur quatre quartiers p.4. l bruz. La banlieue, c’est chic. p.8. l BREST. En attendant le tramway. p.9. l LORIENT. Opération stabilisation. p.10. l VANNES maintient le cap. p.12. jerome DELAHAYE – Fotolia BRETAGNE IMMOBILIER Rennes Un marché assaini Touchée par la crise, Rennes redresse la barre tout en douceur et retrouve un certain équilibre. Capitale dynamique du grand Ouest, la ville affiche ses atouts et parie sur l’avenir en lançant d’importants projets. Tour d’horizon d’une ville jeune, compétitive et où le marché de l’immobilier reste actif. PAR valérie Ferrer 2011 aura été une bonne année ». Pour Lau rent Giboire, direc teur des agences Giboire, le constat est clair. Tant en terme de volume que de prix, le marché de l’immobilier rennais s’est plutôt bien main tenu. Alors que les années précédentes avaient enregistré des chutes régulières de prix, 2011 a mis un terme à cette baisse. « Tous les indicateurs montrent que les prix se sont stabilisés, voire même, ont augmenté. Jusqu’à 10 % en fonction des quartiers » poursuit Laurent Giboire. Forte de ses 50 000 étu diants et riche des 6 000 nouveaux habi tants qu’elle capte chaque année, la capitale bretonne a le vent en poupe. Développant des centres de recherche axés sur les hautes technologies informatiques et les télécom munications, Rennes voit son économie prospérer et ses emplois se maintenir. Le projet de LGV la mettant par ailleurs à 1 h 27 de Paris, dope également son avenir. Rassurés par un tel dynamisme, les candidats à la propriété sautent le pas, conscients d’un marché en pleine régulation. Aujourd’hui, selon le Conseil régional des notaires, il leur faudra en moyenne débourser 2 181 €/m2 pour un appartement ancien. Quant au budget moyen pour acquérir une maison, il est faut compter désormais 276 665 €. « Les acheteurs tiennent les cartes en main. On remarque qu’ils ont tendance à bouder les immeubles des années 60 et 70 au profit d’ensembles plus petits ou complètement neufs » souligne Bruno Houssin, président de la Fnaim Bretagne. Un marché du neuf boosté par des projets d’envergure s’inscrivant dans un programme local d’habitat mis en place sur toute l’agglomération et qui affiche un prix au mètre carré de 3675 € pour les appartements juste sortis de terre. n Source : Notaires de France - prix au 31/05/2011 RENNES Commune Quartiers • Centre • Cleunay • Gare - Sainte-Thérèse • Gayeulles • Secteur Sud • Verdun - Saint-Malo • Villejean - Préfecture appartements anciens appartements récents* prix au m2 évol. 1 an prix au m2 évol. 1 an prix de vente 2 208 € 7,0 % 3 698 € 3,3 % 277 525 € 2,6 % 2 527 € 2 258 € 2 100 € 2 145 € 1 697 € 2 270 € 1 704 € 7,3 % 12,3 % 5,0 % 6,4 % 5,9 % 13,3 % -0,6 % 7,9 % 388 933 € 240 385 € 251 371 € 272 583 € 237 357 € 4,3 % -3,0 % -1,2 % 4,0 % 5,1 % 3 890 € 3 657 € 4 112 € maisons anciennes évol. 1 an 24 septembre 2011 - Le figaro magazine • 3 * moins de 5 ans « bretagne IMMOBILIER Rennes Zoom sur quatre quartiers PAR Valérie Ferrer La très prisée rue Lebastard. Stéphanie Priou Le centre ville, une valeur sûre « Lorsque nous avons quitté Paris pour nous installer à Rennes, nous n’avons pas hésité une seconde. Nous voulions le centreville. Pour son dynamisme, ses commerces, la proximité du métro et des bus, notre liberté de bouger… Bien sûr les prix sont plus élevés qu’en périphérie mais nous ne prenons plus la voiture et ça c’est à la fois un réel gain de temps et d’argent ! » Comme de plus en plus de personnes, Jérôme et Véronique ont fait le choix du plein centre. Pour les restaurants, les boutiques, l’ambiance… Leur appartement ? Un 163 m2 dans un immeuble du 18e acheté 475 000 €. Pour eux, l’atmosphère procurée par le cœur de la ville valait bien de mettre le prix. « Nous avons cherché trois mois pour trouver notre bonheur. Il nous a fallu visiter pas mal de biens dont beaucoup avaient de gros défauts » poursuivent-ils. « C’est là le souci du centre de Rennes. Pas mal d’immeubles ont été mal entretenus. En fonction de l’état de chacun, les prix peuvent faire le grand écart » précise Bruno Houssin, président de la Fnaïm. En moyenne, si l’immeuble est de qualité, il faut compter 2 527 €/m2, soit 7,3 % de plus que l’année passé. « La municipalité et Rennes Métropole, se sont lancés dans une grande démarche de requalification de ce secteur. L’opération devrait redonner le sourire à ce vieux quartier chargé d’histoire et aux rues Saint-Georges, Saint-Michel, Saint-Malo, la cathédrale… » explique Christian Le Petit, directeur général de l’aménagement urbain de Rennes et Rennes Métropole. n Sainte-Thérèse – Sacré Cœur, chic et choc Situés de l’autre côté de la Vilaine et des voies ferrées, ces deux secteurs ont su séduire une population familiale, voire « bobo ». Dans ces quartiers chics et commerçants, on trouve des maisons des années 30 avec garage et sous-sol joliment rénovées qui partent en moyenne entre 3 000 et 3 500 €/m2. « Mon épouse Sylvie a tout de suite été séduite par cette maison avec jardin 4 • Le figaro magazine - 24 septembre 2011 Stéphanie Priou DR L’ancien côtoie le rénové à Sainte-Thérèse. pleine de charme située à Sacré Cœur, à laquelle nous avons donné un côté loft. La présence de crèches a également pesé dans la balance. Moi, c’est la proximité de la gare qui m’a plu. Je peux y aller à pied et cela facilite mes déplacements en Bretagne mais aussi vers Paris » explique Thierry, responsable commercial. À noter également, quelques appartements situés dans des petits ensembles des années 50 ou 70 pouvant séduire les budgets moins aisés mais qui une fois retapés, peuvent offrir de belles possibilités. Un 60 m 2 vient de s’y vendre en effet 132 000 €. La présence du métro, les profondes restructurations de la rue de l’Alma qui séparent les deux zones ainsi que la construction de logements neufs renforcent les atouts de ce secteur. Selon les chiffres des notaires, les ventes d’appartements neufs se portent bien. Leurs prix ont même enregistré une augmentation de 7,9 % pour atteindre aujourd’hui un prix au mètre carré à Sainte-Thérèse de 3 657 €. n ••• BRETAGNE IMMOBILIER Stéphanie Priou Le quartier Quineleu va profiter des aménagements autour de la gare. Gare, l’avenir est en marche « C’est le quartier à surveiller de près ». Pour Laurent Giboire, directeur des agences Giboire, le quartier de la gare ou plutôt des gares est parmi ceux qui sont promis à un bel avenir. Parce qu’ici sera accueillie la LGV et que du coup un nouveau quartier est en train d’émerger. Un nouveau quartier mixte mêlant 150 000 m2 de bureaux, 1 000 logements neufs et des commerces, le tout agrémenté d’un aménagement paysager réfléchi. Tous les microquartiers voisins tels que Quineleu, Trigone ou encore Solférino sont Saint-Jacques de La Lande, un nouveau quartier « À force de s’étendre, Rennes s’approprie de nouveaux territoires. Il en va ainsi de Saint-Jacques de La Lande que l’on peut aujourd’hui considérer comme un nouveau quartier de la ville ». Pour Corinne Rimasson, déléguée à la communication auprès de la Chambre des notaires d’Ille et Vilaine, voilà un secteur porteur qui mérite toute l’attention des futurs acquéreurs. Pourquoi ? Parce que depuis une quinzaine d’années, il évolue et fait preuve d’un réel dynamisme. Ses atouts ? Être desservi par le bus et les rocades, bénéficier prochainement de la deuxième ligne de métro, avoir su maîtriser son urbanisme et être à proximité de l’aéroport. « Ce nouveau quartier offre beaucoup d’avantages mais l’un des principaux est d’afficher des prix encore abordables. En moyenne 2 000 €/m 2 lorsqu’il s’agit d’un bien ancien. Dans le neuf, les prix sont beaucoup plus élevés. Entre 3 500 et 4 000 €/m 2 » précise Laurent Giboire. Tourné vers l’avenir, ce quartier construit. Un seul exemple, la Courrouze, un quartier dans le quartier. Conçue sur une ancienne friche militaire, dans un esprit de développement durable et de mixité 6 • Le figaro magazine - 24 septembre 2011 sociale, la Courrouze offre aujourd’hui des commerces, des bureaux et des immeubles à 4 000 €/m2 en moyenne. Autre secteur intéressant, La Morinais. Avec son école, sa bibliothèque, son parc et son centre culturel, c’est un coin apprécié des familles. C’est d’ailleurs le cas de Sandrine et Alain, 36 et 38 ans. L’an passé, ils ont quitté le centre ville pour acheter ici un 85 m2 qu’ils ont payé 150 000 €. « Les prix sont moins chers et les équipements de qualité. En plus grâce aux bus et métro, nous sommes en quelques minutes dans le cœur de ville ». n Le quartier de la Courrouze. Stéphanie Priou ••• associés au projet et devraient d’ici quelques années pouvoir mesurer l’impact de la gare sur leur marché immobilier. « D’ici 2014, EuroRennes va profondément changer le visage de la ville et l’ouvrir vers le sud. Le bâtiment de la gare lui-même va être repensé pour être mieux intégré » précise Christian Le Petit, directeur général de l’aménagement urbain de Rennes et Rennes Métropole. « Depuis deux ou trois ans, nous constatons plus de demandes sur ce coin-là de Rennes. Bien desservie par la ligne A du métro, la prochaine ligne B et le réseau de bus, la gare a conquis une nouvelle réputation. Les familles s’y intéressent trouvant-là des écoles mais aussi des commerces. On y déniche des appartements à rénover dans l’ancien à 1 500 €/m2 qui peuvent grimper à 3 000 €/m2 et plus lorsque ceux-ci sont en parfait état » explique Bruno Houssin, président de la Fnaim Bretagne. n BRETAGNE IMMOBILIER BRETAGNE IMMOBILIER Le quartier de Recouvrance à Brest bénéficie d’un plan de réhabilitation. PAR Valérie Ferrer S ituée à 14 km au sud de Rennes, Bruz est une de ces communes qui sédui sent les familles en mal d’espace. À 20 minutes de la capitale bre tonne, desservie par une 4 voies rapide, reliée par les bus et le train qui la mettent à 10 minutes de la gare de Rennes, cette com mune a connu ces dernières années un développement important et vu sa population augmenter pour atteindre les 17 000 habitants. « Nous avons Le centre ville de Bruz, autour place Dr Joly. tout de suite été séduits par le vieux Bruz, la place, ses commerces, son église. Il y a de bonnes écoles allant de la maternelle au lycée. En plus mon mari est golfeur et lorsque je lui ai dit qu’il y avait un 18 trous sur la commune, il a signé tout de suite ! » se souvient Angèle, propriétaire d’un pavillon de puis deux ans. Pour répondre à une demande constante, Bruz s’est lancé dans plusieurs pro gram-mes d’urbanisation, la ZAC du Vert Buisson en cours d’achèvement et une autre du côté de la gare. Plusieurs cen taines de logements ont été et continuent d’être construits. Des logements pensés selon les dernières normes environne mentales BBC et tournés vers la nature et la coulée verte qu’ont Brest : Samuel Bigot / Andia Bruz fait le buz imaginé les urbanistes comme une respiration. Respectueuse de son environnement, Bruz a souhaité que son urbanisation s’accompagne d’espaces verts. Pour cela, elle a apporté un soin tout particulier au Bois du Vert Buisson, un poumon vert en même temps qu’un symbole. Le symbole d’une ville nouvelle fondée sur le retour à des valeurs et des matériaux plus naturels mais conçue également pour faciliter les échanges entre voisins. Les prix ? Le neuf s’af fiche entre 2 000 - 3 000 € / m2. Ainsi un 79 m 2 s’est vendu récemment 178 000 €. Du côté des maisons individuelles, il faut compter 173 000 € en moyenne pour une maison de 91 m2. n En attendant le tramway Campée face à l’océan, Brest reprend pied. Après avoir bu la tasse lorsque la vague de la crise est passée par là, voilà que la ville retrouve un certain équilibre. Valérie Ferrer « L es acheteurs ont pris la main » souligne d’emblée Bruno Hous sin, président de la Fnaim Bretagne. « Les négociations sont plus tendues et peuvent atteindre 10 à 15 % du prix affiché » ren chérit Erwan Le Martret, responsable de l’agence Le Martret Immobilier. Les prix du coup restent raisonnables. En un an, les appartements anciens du centre ont par exemple augmenté de 2,8 % à 5,5 % selon que l’on soit, rive droite ou rive gauche. D’un côté, ils sont à 1 347 €/m2 et de l’autre à 1 455 €/m 2 selon le Conseil régional des notaires de la Cour d’Appel de Rennes. Une moyenne qui ne doit pas occulter quelques disparités entre le type de biens et les diffé rents quartiers. Ainsi si le prix moyen pour les appartements anciens du centre recons truit de Brest est de 1 643 €/m2, il faut savoir que du côté de la place de Strasbourg et de Dourjacq, ils partent à 1 195 €/m2 et enregis La ZAC de Vert Buisson à Bruz, autour du Square de Belle Ile. trent une baisse de 2,2 %. « Tout dépend également de la qualité de la construction. Nous souffrons à Brest d’un problème de mérule, un champignon qui attaque les planchers en bois. Aussi, les vieux appartements sont-ils parfois délaissés au profit d’immeubles avec dalle en béton » précise Frédéric Capitaine, respon sable de l’agence Avis Immobilier. Un souci qui vient mettre l’accent sur l’état du parc immobilier de la ville et auquel les primoaccédants semblent accorder de plus en plus d’importance. Le prêt à taux zéro pouvant leur être accordé est en effet soumis au résultat du diagnostique énergé tique. Parmi les valeurs sûres de Brest, le cœur de ville reste séduisant. Avec l’aug mentation du prix du pétrole, les acqué reurs entendent limiter les déplacements et profiter d’un centre réaménagé, embelli. Un seul exemple la rue de Siam qui après un beau lifting voit ses enseignes se renouveler. Idem du côté de Saint-Marc. Avec ses jolies Source : Notaires de France - prix au 31/05/2011 8 • Le figaro magazine - 24 septembre 2011 * moins de 5 ans Samuel Bigot / Andia BREST Commune Quartiers • Bellevue • Cavale Blanche - St.-Pierre • Centre ancien - Rive droite • Centre ancien - Rive gauche • Centre reconstruit • Kerbonne - Le Landais • Keredern-Bergot • Lambezellec • Landerec-Kerinou • St.-Marc - Guelmeur - Stangalac’h • Strasbourg - Dourjacq appartements anciens appartements récents* prix au m2 évol. 1 an prix au m2 évol. 1 an prix de vente 1 363 € 2,0 % 2 892 € 12,1 % 171 470 € 6,5 % 1 145 € 1 301 € 1 347 € 1 455 € 1 643 € 1 309 € 1 332 € 2,1 % 1,5 % 2,8 % 5,5 % 2,6 % 6,2 % -2,3 % 182 308 € 8,3 % 1 327 € 1 573 € 1 195 € 9,8 % 9,3 % -2,2 % 2 785 € 2 854 € maisons anciennes évol. 1 an 191 649 € 190 060 € 147 180 € 12,3 % maisons individuelles des années 30 et 50 et ses commerces de proximité, ce secteur-là prend des allures de village. Les familles aiment s’y installer. Face à une demande continue, les prix ont enregistré une aug mentation de 12,3 % pour les maisons et de 9,3 % pour les appartements anciens. À Kerbonne où l’on trouve également des maisons des années 30 et 50 mais aussi des appartements anciens, ces derniers ont progressé de 6,2 % et s’affichent aujourd’hui à 1 309 €/m2. Dynamique, étudiante, Brest possède des atouts indéniables. L’un de ses principaux réside dans sa ligne de tramway opérationnelle en principe au printemps 2012. Plusieurs quartiers vont prendre de la valeur. Ce sera le cas de la rue Jean-Jaurès mais aussi de Recouvrance. Situé de l’autre côté du pont, ce secteur bénéficie par ailleurs d’un plan de réhabilitation. Des opérations de ravalement et de réfection totale, la création de parkings, l’ouverture de banques et la présence de commerces en font un coin porteur d’espoirs. « On y trouve encore des appartements dans l’ancien à 1 000 €/m2. Dès que les immeubles possèdent des dalles béton, les prix grimpent. J’ai vendu un T3 de 54 m2 sans ascenseur où le mètre carré était de 1 370 € » explique Frédéric Capitaine. Ce quartier de vrait également séduire les investisseurs car on y trouve des petites surfaces qu’ils pourront par la suite louer avec un taux de rentabilité de l’ordre de 6 %. À suivre donc d’ici quelques mois à peine. n 24 septembre 2011 - Le figaro magazine • 9 Jean Michel Roignant La banlieue c’est chic… BRETAGNE IMMOBILIER Bigot / Andia.fr Quartier remodelé par l’architecte Roland Castro à Lorient. Lorient opération stabilisation L PAR Valérie Ferrer a ville bouge. Depuis quelques années, Lorient se laisse inspirer par le vent du grand large. Celle qui fut lourdement meurtrie par la seconde guerre mondiale et dont l’économie est longtemps restée basée sur l’activité militaire et navale, s’est reconstruite et a parié sur le nau tisme. Pour preuve, la cité de la voile Éric Tabarly maillon fort du réaménagement de la base sous-marine de Kéroman. Dopée par une belle énergie, Lorient est donc de ces villes qui misent sur l’avenir. Avec l’aéroport de Lann-Bihoué, la construction d’un CHR, le grand centre commercial Espace Nayel et une vie étudiante pleine de vitalité, la ville multi plie les bons points qui sont autant d’atouts séduisant les candidats à l’acces sion à la propriété. « Des candidats qui bénéficient d’un marché de l’immobilier relativement stable. Après une baisse des prix régulière de 20 % environ depuis 2008, ceuxci aujourd’hui ont tendance à stagner. Il faut aujourd’hui compter en moyenne 2 500 €/m2 dans le centre » constate Bruno Houssin, président de la Fnaim Bretagne. « Nous constatons depuis cet été une baisse de l’offre. Or la demande est toujours là. Le budget Source : Notaires de France - prix au 31/05/2011 * moins de 5 ans LORIENT Commune Quartiers • Centre - Merville - Nlle ville • Kerentrech • Kerforn - Bois du Château • Kervenaneck - Lanveur appartements anciens appartements récents* prix au m2 évol. 1 an prix au m2 1 617 € 1 710 € 1 524 € 1 444 € 1 625 € 10 • Le figaro magazine - 24 septembre 2011 évol. 1 an maisons anciennes prix de vente évol. 1 an 3,6 % 204 919 € 2,7 % 2,4 % 8,9 % 2,4 % 11,1 % 249 455 € 186 857 € 192 255 € 198 111 € -4,4 % moyen pour une maison est de 200 000 € et de 100 000 € pour un appartement » précise Alain Vincent, responsable de l’agence de Keryado. Des budgets qui contraignent les acheteurs à s’éloigner du centre et des secteurs prisés tels que Merville et Nou velle Ville où les prix pour les apparte ments anciens selon les chiffres du Conseil régional des notaires de la Cour d’Appel de Rennes s’affichent à 1 710 €/m2 soit une augmentation de 2,4 % en un an. Calmes, familiaux et aérés, ces deux quartiers offrent leurs rues bordées de maisons des années 50 et de petits ensembles typés années 60/70. Une maison récente de 160 m 2 s’y est vendue 330 000 €. Très recherché égale ment en raison de sa proximité du centreville, sa desserte de bus et son bord de plage, Larmor Plage. Là, les prix dépassent allègrement les 500 000 € voir 1 000 000 € lorsque le bien bénéficie d’une vue mer. n BRETAGNE IMMOBILIER Castelli / Andia Les belles maisons à colombages du centre ville de Vannes sont toujours très prisées. Vannes maintient le cap PAR Valérie Ferrer Au cœur de la Bretagne Sud et face au golfe du Morbihan, Vannes voit son marché de l’immobilier ralentir. Après une chute des prix de l’ordre de 15 % depuis 2007 et le retour à un équilibre puis à une reprise de l’activité en 2010, l’année 2011 affiche à nouveau un ralentissement des transactions et un allonge ment des délais de vente. Selon les chiffres de la Chambre des notaires de l’Ouest, le marché de la maison ancienne dans le Pays de Vannes aurait même baissé de 0,6 %. « Acquéreurs comme vendeurs semblent inquiets et restent dans l’attentisme » remarque Carole Bénéat, responsable du l’agence Bénéat-Chauvel. À proximité de Rennes et de Nantes, à 1 h 15 de l’aéroport de Nantes, les atouts de la ville sont pourtant 12 • Le figaro magazine - 24 septembre 2011 indéniables. « Les secteurs porteurs, ceux qui sont toujours autant prisés restent le centre-ville où l’on trouve de belles maisons à colombages du côté des places Henri IV et Cathédrale mais aussi le quartier réaménagé du port. Dans le centre, nous avons d’ailleurs récemment vendu 175 000 € un appartement de 75 m 2 rénové en duplex. Une maison de caractère des années 30 sur un terrain de 400 m2 est partie elle à 440 000 €. Du côté du port, un T4 de standing de 100 m 2 avec terrasse a trouvé acquéreur à 320 000 € » précise Carole Bénéat. Les budgets plus serrés doivent eux accep ter de s’éloigner du centre et filer vers Baden, Larmor Baden, Monterblanc ou encore Meucon. Une maison moderne de 4 chambres sur une par celle de 800 m2 s’est vendue 370 000 € à Baden. n BRETAGNE ESSAI AUTOMOBILE BRETAGNE ESSAI AUTOMOBILE Evoque, la beauté sans équivoque Depuis son apparition dans la concession rennaise, le nouveau Range Rover Evoque attire le regard... et attise les convoitises. En route. Pascal Auclair 14 • Le figaro magazine - 24 septembre 2011 I mpossible de rester insensible à la sil houette de la belle Anglaise dans les rues de Rennes. Depuis son apparition dans le hall d’exposition de la conces sion Land Rover / Jaguar de Cesson - Sévigné, le nouveau joyau de la couronne ne laisse personne insensible. « De la mère de famille au chef d’entre- prise, du propriétaire d’un gros 4x4 à la conductrice d’une Mini, tous les publics tombent sous le charme », confie Laurent Pasquet, le directeur commer cial de Mail Automobile. Il est v r a i q u ’ a v e c s o n « b a b y Range », le constructeur bri tannique, racheté par l’Indien Ratan Tata, est parvenu à trouver le juste équilibre entre les amateurs de SUV com pacts et les inconditionnels de modèles de grand standing. Déclinaison du concept-car LRX présenté en 2008 au salon de Détroit, le plus petit, le plus léger et le plus écolo gique de la gamme Range Rover se démarque d’abord par son look. Un avant trapu et agressif, des optiques effi lées, des jantes larges... Une «gueule d’enfer», un esthé tisme de nature à démarquer l’Evoque de la concurrence, notamment allemande. « C’est vrai que son design extérieur attire le regard et ne laisse personne insensible », confie Laurent Pasquet qui, dans la foulée, insiste aussi sur l’attention portée par la firme angloindienne en matière d’équipe ments intérieurs. « On est vraiment dans l’univers Range Rover, avec une finition haut de gamme, des sièges en cuir surpiqués, de l’aluminium brossé, des placages de bois verni. Rien n’a été laissé au hasard... ». Outre cet univers so british, l’Evoque se caractérise enfin par une large gamme, avec le choix entre trois motorisa tions : deux turbo diesels de 150 et 190 chevaux et un turbo essence quatre cylindres d éveloppant 240 chevaux à injection directe. Cerise sur le gâteau, l’Evoque offre à ses heureux acquéreurs de mul tiples options, avec une large palette de coloris et le choix entre une carrosserie trois, quatre ou cinq portes. « Autant d’arguments qui expliquent l’engouement suscité par la sortie de l’Evoque. On a déjà signé près d’une trentaine de commandes fermes », conclut Laurent Pasquet. Le prix de ce « baby Range » est à la hauteur de ses prestations avec un ticket de 32 900 euros en entrée de gamme pour une version cinq portes diesel, deux roues motrices, dotée d’une boîte mécanique, livrée à partir de début 2012. Comptez 34 700 euros minimum pour Laurent Pasquet, directeur commercial de Mail Automobile. Evoque turbo diesel la même motorisation en ver sion 4x4 avec boîte mécanique livrable début octobre. Le prix du luxe, du raffinement et de l’innovation. n Moteur : 150 chevaux Cylindrée : 2.2 l 4 cylindres injection directe Boîte : mécanique 6 rapports Poids à vide : 1 625 kilos Réservoir : 60 litres Volume coffre : 575/1 445 litres Vitesse maximum : 180 km/h De 0 à 100 km/h : 11,2 secondes CO2 : 133 grammes Prix : 32 900 euros n Pages régionales réalisées par Objectif Une n ÉDITEUR DÉLÉGUÉE : Amélie Baghdiguian n ASSISTANTE : Frédérique Roche (Tél. 04 72 83 96 91) n RédactRICE en chef DÉLEGUÉE : Catherine Foulsham n ont collaboré à ce numéro : Valérie Ferrer et Pascal Auclair n Mise en page : Presso (www.presso.fr) n Publicité : Régie Partenaire, 2 bis, rue Paul Painlevé -BP 90803 - 44008 Nantes Cedex 01 n Contact : Nathalie Bourgeois, Jérôme Leclair (Tél. : 02 40 14 31 22) - www.partenaire.fr 24 septembre 2011 - Le figaro magazine • 15
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