La chrono nutrition - Eki-Lib
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La chrononutrition Entreprendre un régime peut paraître simple. À la portée de tous. Alors, pourquoi tant d’échecs ? La phase critique, la stabilisation du poids, ne résiste pas à l’arrêt du régime. Les comportements alimentaires n’ont pas été modifiés modifiés en profondeur. La chrono nutrition, nutrition, méthode élaborée par le docteur Alain Delabos, propose une solution simple et originale pour ne plus jamais reprendre les kilos perdus : apprendre à écouter son rythme biologique. Toutes les enquêtes menées sur les régimes aboutissent à la même conclusion : sur cent personnes au régime, 96 arrivent à perdre au moins cinq kilos au bout de 6 mois. Sur ces 96, 44 reprennent leur poids initial (ou le dépassent) au bout d’un an. Seulement cinq personnes réussissent à maigrir durablement. Et, c’est assez logique. Sous-alimenté durant la période de régime, l’organisme puise dans ses réserves pour subsister : on maigrit. Mais, lorsque la vie normale reprend son cours, le corps rattrape le temps perdu et accumule à nouveau les kilos superflus. On recommence à suivre un régime – moins efficace – et on entre dans une spirale infernale de privations qui ne produisent guère le résultat souhaité. Le docteur Alain Delabos, nutritionniste, n’a pas élaboré un nouveau régime pour remédier à ces fluctuations. Il a plutôt cherché à remédier à mettre en application un principe facile à suivre : s’alimenter en fonction de l’heure de la journée. UN CORPS À L’HEURE Notre corps, en effet, ne sécrète pas les mêmes hormones et les mêmes enzymes tout au long de la journée. Il n’a pas toujours les mêmes besoins. Et, c’est cela qui a attiré l’attention du nutritionniste qui déclare : « Faisant fi de toute programmation naturelle, nous ne nous alimentons plus en fonction de nos activités et de nos sécrétions d’hormones et d’enzymes ». Nous mangeons trop certes. Mais, surtout, nous mangeons aux mauvais moments. C’est ainsi, qu’à la grande surprise des personnes souffrant de surpoids, la chrononutrition ne leur interdit aucun aliment. On peut même manger des frites ou du chocolat - en petite quantités. Tout dépend de l’heure à laquelle on ingurgite les « mauvais » aliments. Alors, après des années d’anathèmes jetés sur le gras et le sucré, responsables de tous nos maux, nous devrions oublier la restriction ? Certes non. Il ne s’agit pas de jeter aux oubliettes les légumes verts et les bonnes résolutions mais d’apprendre à gérer ses désirs. La méthode Delabos peut sembler révolutionnaire. En réalité, elle s’inspire de principes assez anciens. Souvenons-nous de l’adage populaire « Le matin, déjeuner de roi. À midi, déjeuner du prince. Le soir, dîner du pauvre ». La chrononutrition respecte cette règle. En privilégiant le petit déjeuner et le déjeuner, on conserve toute son énergie pour affronter une journée de travail. En allégeant le dîner, on ne stocke pas de calories inutiles pour plonger dans le sommeil. Alors, pour devenir mince – et le rester – écoutons notre corps : il sait parfaitement ce dont il a besoin. LA « GRASSE » MATINÉE Le matin, notre organisme sécrète surtout des lipases, charmantes petites enzymes qui possèdent un talent fou. Ces lipases sont de redoutables prédatrices qui dévorent les lipides. Le corps a besoin de 30 grammes de lipides purs par jours. La majeure partie de ces lipides devra être absorbée au petit déjeuner. Attention, il ne s’agit pas de boire de l’huile d’arachide à la bouteille! Le meilleur aliment pour des matins foudroyants est sans conteste le fromage. Cet habituel banni des régimes minceurs retrouve ainsi une place de choix. Et, il ne s’agit pas d’avaler tristement d’insipides crèmes de gruyères à 0% de matières grasses. Brie, Camembert, Fourme d’Ambert ou Beaufort… On n’a que l’embarras du choix. Bien sur, pour les habitués du plateau du fromage nocturne, un tel bouleversement risque de n’être pas évident. Pour réadapter son corps en douceur, il est conseillé de commencer par des fromages à pâte dure, type Edam ou Emmenthal, au goût relativement neutre. Un fromage corsé particulièrement odorant risquerait de décourager les meilleures volontés. En outre, le petit déjeuner n’a pas oublié le meilleur allié du fromage : le pain. Une lichette de beurre est même autorisée. Pour déguster ce véritable petit repas matinal, il faut se lever tôt, boire un grand verre d’eau et prendre tout son temps. On évite ainsi les coups de pompe et autres fringales fatales à la suite d’un régime. Le thé ou le café sont bien évidemment conviés au menu. Mais sans lait ni sucre. Car le seul bémol de ces agapes réside dans l’absence de produits qui contiennent du lactose. Le fromage blanc, le yaourt et le lait contiennent du lactose, c’est-à-dire du sucre, et sont donc proscrits. En effet, contrairement à ce que miels et confitures tentent de nous faire croire depuis des siècles, nous n’avons pas besoin de tant de sucre le matin. Mais gageons qu’après une petite tartine de PontL’évêque, la plus savoureuse ddes gelées de groseilles nous laissera de marbre ! MIDI, UN VRAI DÉJEUNER Après les délices fromagers du matin, l’estomac ne devrait pas se manifester avant l’heure du déjeuner. Si malgré tout tel était le cas, on boit deux grands verres d’eau pour tromper l’ennemi. Mais l’organisme peut se rassurer. Ses besoins ne vont pas tarder à être comblés. À midi, on a droit à un véritable déjeuner. Alors, on évite les fast-foods et autres sandwicheries qui combleront un creux vite fait mais apporteront à l’organisme un surplus de lipides dont il se passe très bien. À l’heure du déjeuner, les lipases ne tiennent plus le devant de la scène. Elles sont éclipsées par d’autres enzymes dont c’est l’heure de gloire. Ce sont les protéases, dévoreuses de protéines, et les amylases, mangeuses d’amidon et de sucre. Écoutons alors notre corps qui nous envoie des signaux : nous avons besoin de viande et de féculents. Mais attention aux proportions. Il faut surtout forcer sur les protéines et les accompagner d’un peu de féculents. Ainsi, pour la viande, on peut manger jusqu’à 100 g de plus que sa taille en centimètres. Par exemple, une femme de 1,60 m pourra déguster une pièce de viande de 260 g. En ce qui concerne les féculents (riz, pâtes, lentilles, blé concassé), il ne faut pas dépasser deux cuillerées à soupe. En revanche, on fait l’impasse totale sur l’entrée, le pain, la salade et le fromage. La viande peut-être aisément remplacée par trois ou quatre œufs ou du poisson. Si jamais la faim vous tenaille, vous pouvez manger davantage de protéines. Évidemment, on ne noie pas les pommes de terre avec du beurre ou de la crème fraîche et on a la main légère avec le parmesan sur les pâtes. L’eau plate ou pétillante est fortement conseillée pour arroser votre festin. Mais rien ne vous empêche de siroter un petit thé au jasmin en grignotant un plat chinois, car, pour la réussite de cette diète, il est nécessaire d’oublier que l’on suit un régime. Le déjeuner doit être un véritable instant de détente. Alors, si la vision d’un filet de poisson pâlichon évoque pour vous la restriction, foncez plutôt vers une belle bavette grillée. Et, même, une fois de temps en temps, vous pourrez picorer quelques frites si ce plat traditionnel vous procure un vrai bonheur. En effet, ce régime est avant tout un nouveau mode d’alimentation. Il faut garder à l’esprit que, s’il existait un « avant » ce régime, il n’existera pas « d’après ». La chrononutrition propose une manière définitive de s’alimenter pour conserver un poids équilibré. L’ENFANCE RETROUVÉE Le goûter est la clé de ce régime. Il ne faut donc surtout pas l’oublier sous prétexte de maigrir plus vite. À l’instar des enfants qui se ruent vers la cuisine quand ils rentrent de l’école, accordez-vous une véritable pause vers 16 heures, ou 17 heures si vous avez déjeuné tardivement. Le milieu de l’après-midi est l’instant idéal pour donner de l’énergie à un organisme fatigué. C’est l’heure du sucre. Ne puisez pas pour autant dans la réserve de gâteaux de vos enfants. Trop riches, ils ruineraient vos efforts. En revanche, ce goûter vous plongera dans la nostalgie de vos jeunes années où quelques bonbons suffisaient à apaiser la douleur d’une mauvaise note. Le chocolat, considéré comme la bête noire des accros de la minceur, est la star de l’aprèsmidi. Hors de question cependant d’engloutir une quelconque barre chocolatée truffée de sucre ou de se jeter sur une tablette entière. Le chocolat devra être apprécié dans toute sa noblesse. Trente grammes de chocolat noir à forte teneur en cacao. Il viendra à point pour alimenter le pic glycémique du milieu d’après-midi. Sans pour autant engourdir vos neurones, ces quelques grammes de chocolat suffiront à calmer votre faim pour arriver, serein, au dîner. On peut associer du gras végétal au chocolat. Un ou deux fruits frais, un petit bol de fruits secs ou une compote maison. Si vous craignez d’avoir trop faim au dîner, vous pouvez garder les fruits pour plus tard. UNE SOIRÉE AÉRIENNE En fin de journée, il n’y a pratiquement plus de sécrétions digestives, ce qui ralentit l’assimilation des aliments. C’est le moment de la journée où il faut être vigilant. Les calories ne pardonnent pas. Le dîner doit donc être vraiment léger. Or, et c’est la difficulté de ce régime, le soir est souvent synonyme de détente et de convivialité. On a envie d’oublier les soucis accumulés et, traditionnellement, c’est autour d’une table bien garnie que l’on retrouve les siens. Notre organisme est en contradiction avec nos coutumes. Après dix-huit heures, il n’est plus du tout prêt à festoyer. Nous, si. Et pourtant, notre corps a raison. Lorsque l’on mange léger, on est en meilleure forme, notre cerveau fonctionne mieux et l’on peut même avoir des activités enrichissantes à une heure où l’on est d’habitude réduit à une somnolence digestive devant la télévision. En prime, on dort mieux car une digestion difficile occasionne un sommeil agité. Évidemment, les débuts seront difficiles. Que faire lorsque les joyeux convives s’attablent devant un somptueux cassoulet, que le Madiran coule à flots vermeils et qu’ils vous invitent à partager leur bonheur ? Se draper dans sa dignité et stoïquement mâcher ses courgettes bouillies ? Il faut être lucide, on ne résistera pas toujours. La chrononutrition autorise un dîner et un déjeuner libre par semaine. Le week-end. Profitons de ces instants pour oublier les privations. Les autres soirs de la semaine seront réservés au poisson ou à une viande maigre (150 g au maximum) et à quelques légumes (pas plus d’un petit bol). On peut aussi s’octroyer un plateau de fruits de mer (sans pain, sans beurre, sans mayonnaise et sans vin blanc évidemment). Si vous invitez des amis à dîner, rien ne vous empêche de servir une belle daurade sur un lit de tomates. À part, vous pouvez servir un plat de riz blanc auquel vous ne toucherez pas. Évidemment, vous ferez l’impasse sur le fromage – assassin à cette heure de la journée – et vous pourrez déguster en toute quiétude les fraises du dessert si vous n’en avez pas mangées au goûter. Si, malgré tout, vous restez sur votre faim, vous pouvez toujours boire une tisane aux arômes délicieusement fruités. Apaisante, son odeur devrait suffire à satisfaire vos envies de sucré avant de sombrer, mince et heureux, dans les bras de Morphée. Morgane Bréard
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N°1 : La Chrono-‐Nutrition du Dr DELABOS
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:
c’est
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Equilibre.