L`imagerie en dentisterie : un point de vue clinique
Transcription
L`imagerie en dentisterie : un point de vue clinique
CDF0112_33-38_Levato 26.03.12 17:12 Seite 33 rapport clinique _ l’imagerie I L’imagerie en dentisterie : un point de vue clinique Auteur_ Dr Claudio M. Levato, États-Unis _L’imagerie numérique en odontologie est un champ de possibilités et d’applications en expansion. Dans le contexte plus large de l’imagerie, il y a les applications diagnostiques, cliniques et administratives. Le diagnostic par imagerie peut être radiographique, échographique, à la lumière visible et par fluorescence laser. Les applications cliniques comprennent les microscopes chirurgicaux, les systèmes vidéo amplifiés et les systèmes d’empreinte optique. Les applications administratives concernent la tenue numérique des registres, la simulation informatique, les applications de consultation et de communication. Considérant le nombre et les types d’applications de l’imagerie et le nombre d’entreprises qui les fabriquent et les commercialisent pour la dentisterie, il n’est pas surprenant que de nombreux dentistes soient frustrés et confondus quant à l’efficacité, la mise en œuvre et les implications financières liées à l’intégration de ces technologies. Cet article abordera la perspective clinique de ces technologies, et la façon dont notre cabinet a intégré un grand nombre de ces applications au cours des dernières décennies. _Historique Une brève histoire de notre cabinet est nécessaire pour mettre tout cela en perspective. Notre cabinet privé a 34 ans et a été un cabinet de pointe depuis sa création. Comme beaucoup d’autres avant-gardistes, nos décisions n’ont pas toujours été bien pensées et le retour sur investissement n’a pas toujours été reconnu ou réussi. J’ai utilisé notre environnement comme un laboratoire d’apprentissage, qui a alimenté mes conférences, et mes publications sur les technologies et applications de pointe pendant plus de 20 ans. L’aventure a commencé en 1982 avec notre premier ordinateur, qui faisait la facturation et la comptabilité. De là, nous avons évolué vers un mini ordinateur (Alpha Micro système) avec serveur et postes de travail en 1985. Aujourd’hui, nous avons deux cabinets dans la banlieue de Chicago, reliés par une ligne T1 et un seul logiciel dentaire Eaglesoft (Patterson Dental) dans un environnement totalement sans « papier ». Notre environnement technologique du début n’était pas compliqué jusqu’à ce que nous voulions Fig. 1b Fig. 1a Fig. 1d Fig. 1c ajouter des applications cliniques à notre système. Il y avait de nombreux défis avec l’intégration de la technologie, dont les équipements sur cart utilisés par la plupart des fabricants n’était pas le moindre. Le premier système de caméras intra-orales était analogique, installé sur un cart avec un moniteur et une imprimante vidéo. Lorsque la radiologie numérique a été introduite, elle est aussi venue sur un cart avec un PC, un moniteur et une imprimante thermique ; peu de temps après, vous étiez en mesure de relier la caméra intra-orale au même PC que le système de radiologie numérique. Cette pratique a encore évolué en mettant les PC dans toutes les salles opératoires pour que vous puissiez éliminer les carts pour l’acquisition d’image et faire place pour les lasers et les applications CFAO, qui sont également arrivées sur cart à roulettes. Nous avons travaillé avec de nombreux systèmes numériques de radiologie : Figs. 1a–e_Nos différents sites au fil des ans : 1993 (a), 1998 (b), 2005 (c), 2007 (d) et 2010 (e). Fig. 1e cosmetic dentistry 1 _ 2012 I 33 CDF0112_33-38_Levato 26.03.12 17:12 Seite 34 I rapport clinique _ l’imagerie pour leurs besoins médicaux et dentaires. Ainsi, une présence sur le web devient une composante clé pour attirer et garder vos patients. Une fois que le patient a choisi votre cabinet, toutes ses expériences seront mesurées par ses attentes. Il semble que les gens d’aujourd’hui, en particulier ceux de moins de quarante ans, sont toujours connectés et à la recherche de la satisfaction immédiate des besoins et des désirs. La technologie est un outil qui peut faciliter la réponse à ces attentes. Fig. 2b Fig. 2a Fig. 2a_Application Lighthouse PLZ pour iPhone. Fig. 2b_Historique du patient sur l’écran du téléphone, avec Lighthouse PLZ. Schick Technologies, DENTSPLY NI-DX (plus disponible), le capteur Welch Reveal Allyn (plus disponible), Gendex Dental Systems, les capteurs Planmeca, les capteurs DMD (plus disponible) et les capteurs sans fil MyRay X-pod (Cefla Dental Group). Avoir de multiples systèmes de capteurs crée des complications, et il est plus efficace d’utiliser les systèmes de capteurs qui s’intègrent le mieux et de façon transparente avec votre logiciel dentaire. Il est juste de dire que la technologie idéale concentrée dans un cabinet dentaire est en perpétuel changement. Le flux continu de l’évolution des applications rend essentiel que tous les systèmes soient conçus pour être suffisamment flexibles afin de permettre une intégration future avec un minimum de rupture. Nous ne devons pas oublier que nous sommes dans un métier de fourniture de soins buccodentaires, et que la technologie ne devrait être incorporée que si elle nous aide à mieux servir nos patients. _Le World Wide Web Fig. 3a_Série de photographies numériques initiales. Fig. 3b_Série complète de radiographies numériques initiales. Fig. 3a Fig. 3b 34 I cosmetic dentistry Dans l’économie actuelle, nous avons à assumer une perspective plus globale de l’impact de l’imagerie numérique sur votre cabinet. Nous devons réaliser que, même avant que votre patient ait pris son premier rendez-vous, sa décision a probablement été influencée par Internet. De plus en plus de consommateurs dentaires utilisent Internet pour trouver la bonne solution 1_ 2012 _Attirer de nouveaux patients Internet a changé la façon dont nous utilisons les images et l’information. Il y a des années, nous aurions travaillé avec une société de marketing pour produire une brochure pratique avec documents de publipostage. Le processus aurait pris des mois pour être créé et mis en œuvre, l’inconvénient de cette approche est qu’elle est coûteuse et ne se prête pas facilement aux modifications. À l’heure d’Internet, nous pouvons créer un simple site web en quelques heures et faire les changements dès que nous en avons besoin. Il est important de comprendre ce nouveau média car la création d’un site Web qui n’est pas interactif est en certains cas pire que pas de site web du tout. Nous avons seulement quelques secondes pour attirer et garder l’attention de quelqu’un, et si nous n’avons pas quelque chose à répondre à leur demande, il se déplace sur le site suivant. Ainsi, l’optimisation du site est en réalité plus importante que de créer un beau site avec des fonctionnalités d’information et d’animation mais qui n’abordent pas les besoins de vos clients potentiels. Il y a de nombreuses entreprises qui ont aidé les dentistes à naviguer dans ces eaux avec succès. Nous avons utilisé Curtis Marketing Group, Sesame Communications et Connect to Patients, pour la création et l’optimisation de nos sites (Figs. 1a–e). CDF0112_33-38_Levato 26.03.12 17:12 Seite 35 rapport clinique _ l’imagerie Fig. 4a L’accès des patients à l’agenda, les informations sur le compte et le paiement des factures en ligne est fourni par Sesame Communications. Lightouse PLZ est un autre exemple de solutions Web qui travaillent avec votre logiciel de gestion de cabinet existant. Nous utilisons cette application pour gérer notre relance de soins (par SMS, e-mail ou courrier ordinaire), notre bulletin d’information électronique, notre marketing direct, et surveiller les statistiques du cabinet. Ils ont aussi une application smartphone pour vous permettre de vérifier le planning, ou l’historique des patients à partir de votre téléphone (Figs. 2a & b). Fig. 4b L’examen initial est en réalité une rue à double sens où nous, ainsi que le patient, apprenons à nous connaître et nous évaluer l’un et l’autre. Tout ce qui facilitera la communication et fournira des options et des solutions pour le patient ira dans le sens la construction d’une relation de confiance. La technologie est une épée à double tranchant ; si elle est utilisée pour impressionner ou mettre la pression sur un patient pour l’acceptation des soins, l’expérience peut devenir très négative, tandis que si elle est utilisée comme un véhicule pour répondre à ses préoccupations et l’aider à co-diagnostiquer son état, le patient ira plus probablement vers l’acception des soins. I Fig. 4c Fig. 4a_ProMax 3D (Planmeca) : petit scan importé dans InVivo5. Fig. 4b_MyRay Skyview (Cefla Dental Group) : scan moyen importé dans InVivo5. Fig. 4c_i-CAT (Imaging Sciences International) : scan large importé dans InVivo5. _Première visite Lors de la visite initiale, nous passons en revue l’historique médical que le patient remplit sur papier, que nous scannons dans son dossier numérique, ou que nous lui faisons remplir sur une tablette PC, qui peut être signée directement. Nous avons aussi des tablettes pour signature connectées à tous les postes administratifs de notre cabinet. Après que le dentiste ait rencontré le patient et passé en revue ses préoccupations, nous demandons à notre assistante de prendre les photographies et les images radiographiques nécessaires. Nous utilisons un appareil photo numérique pour prendre une série de photographies, qui servira de documentation sur l’état initial des dents et pour les dossiers Invisalign, si nécessaire, pour l’imagerie cosmétique ou pour la communication aux correspondants (Figs. 3a & b). Selon les préoccupations du patient et son état initial, l’imagerie radiographique peut être un ensemble de radiographies numériques intra-orales, une radio panoramique, des bite-wings numériques, un scan cône beam (tomodensitométrie volumétrique à faisceau conique) pour l’évaluation et la planification du traitement implantaire. Après l’acquisition des images radiographiques et photographiques, l’examen clinique commence par une vidéo intra-orale de la bouche, où le patient est capable de visualiser avec le dentiste les zones à problèmes, ainsi que les zones saines, qui apparaissent dans cet exercice de co-découverte ou de co-diagnostic. De nombreux cabinets ont également incorporé des applications autonomes, telles que VELscope (LED dentaire, Inc.) et le 3000 Identafi (Trimira Remicalm), pour l’aide au dépistage du cancer buccal en utilisant des sources à haute énergie lumineuse afin de visualiser la fluorescence des tissus. Donner au patient l’occasion de voir ce que nous voyons est un outil très puissant pour les aider à voir leur propre état dentaire tout en nous permettant de plaider en faveur des soins. _Le cône beam Le CBCT est disponible depuis 2000; le but de cette technologie étant le traitement implantaire. Le coût de cette technologie a baissé un peu avec l’introduction de nouvelles technologies et une concurrence accrue. Il existe actuellement au moins 20 scanners CBCT disponibles aux États-Unis, plus ceux qui subissent le processus d’approbation de la FDA. Fig. 5_XCPT Outil 2-D de consultation et de planification implantaire. Toutes les unités fournissent des informations 3-D, mais chaque fabricant approche le sujet différemment, concernant les choix de positionnement du patient, les paramètres d’analyse et de visualisation du logiciel. Les unités sont le plus Fig. 5 cosmetic dentistry 1 _ 2012 I 35 CDF0112_33-38_Levato 26.03.12 17:12 Seite 36 I rapport clinique _ l’imagerie Fig. 6a Fig. 6c Fig. 6b Fig. 6a_Scan CBCT pré-op avec guide radiographique. Fig. 6b_Plan de chirurgie guidée NobelGuide. Fig. 6c_Implants posés avec guide chirurgical avant pose des provisoires au laboratoire. Fig. 6d_Scan CBCT post-op avec implants et prothèse provisoire immédiate. Fig. 6d souvent classées par leur système de détection radiographique, détecteur intensificateur d’image (II) ou détecteur à panneau plat (FP). Les intensificateurs d’image ont une technologie plus ancienne et moins chère qui aboutit généralement à plus de bruit que les FP et ils doivent être prétraités pour réduire les distorsions géométriques inhérentes à la configuration du détecteur. Le faisceau de rayonnement est de forme 3D et est similaire à l’énergie des photons utilisés en radiologie dentaire numérique ou conventionnelle. Before After Fig. 7a Fig. 7a_Simulation de prothèse en utilisant le Dental GPS. Fig. 7b_Modèles waxup au laboratoire dentaire en utilisant le Dental GPS. Fig. 7c_Restaurations dentaires provisoires terminées en utilisant le Dental GPS. Fig. 7d_Reconstructions provisoires terminées. Fig. 7b Le récepteur capte des images 2D, soit directement par le FP, qui absorbe les photons qui sont convertis en charge électrique, elle même mesurée par l’ordinateur, ou, avec le II, qui capture les photons et les convertit en électrons qui rencontrent un écran fluorescent qui émet une lumière captée par une caméra à transfert de charge. Le logiciel reconstitue alors la somme des expositions à l’aide d’algorithmes propriétaires du fabricant jusqu’à 512 coupes axiales. Fig. 7c 36 I cosmetic dentistry 1_ 2012 Fig. 7d Beaucoup d’Unités CBCT ont une profondeur de champ variable (FOV) qui permet au clinicien de limiter l’exposition au rayonnement à la région intéressée. Le facteur limitant est la taille du détecteur d’image, présenté en un certain nombre de tailles selon le fabricant mais, pour des raisons de simplicité, nous allons les classer en champs de vision de petite taille (< 15 cm), moyenne (15 cm), large (23 cm) et extra-large (30 cm). L’image maximale d’un petit FOV peut généralement contenir la plupart des dentures adultes. Les FOV moyens et maximaux peuvent supporter toutes les dentures adultes s’étendant jusqu’aux condyles et au sinus. Le FOV maximum englobe l’anatomie maxillofaciale, y compris les condyles et une grande part des orbites. Enfin, le FOV extra-large peut accueillir le crâne entier dans la plupart des cas. Indépendamment de la capacité du volume de l’unité, il est important de restreindre le champ à la région intéressée, ce qui a un effet significatif sur la quantité de rayonnement absorbée. Les images au format DICOM sont une norme pour le traitement, le stockage, l’impression et la transmission des informations de l’imagerie médicale, y compris celles en CBCT. En imagerie 3-D, cela devient un atout majeur dans l’exportation de cet ensemble de données à des logiciels tiers qui faciliteront les rendus d’image, la planification implantaire et la fabrication des guides chirurgicaux destinés à la pose des l’implants (Figs. 4a–c). _Consultation et planification du traitement Une fois l’examen et les éléments de diagnostic recueillis, le processus d’interprétation, de diagnostic, de planification de traitement et de consultation entre en jeu, avec une myriade d’applications pour faciliter ces processus. Les systèmes actuels sont basés sur des applications 3-D, mais ce sont des systèmes, même pour ceux qui CDF0112_33-38_Levato 26.03.12 17:12 Seite 37 rapport clinique _ l’imagerie ont été les plus conservateurs dans les applications technologiques. Avec un minimum d’investissement dans un ordinateur portable, un appareil photo numérique, et un logiciel, un dentiste peut incorporer la planification du traitement numérique et la consultation interactive en utilisant XCPT (XCPT, LLC). XCPT offre des visuels du traitement proposé, comme les couronnes, bridges et implants sur les radios du patient, ses scans CT, ou ses photographies. Le logiciel économise du temps, réduit la paperasserie, rationalise le flux des patients dans le cabinet et permet aux patients de saisir des concepts de traitement rapidement et intuitivement (Fig. 5). Quand il s’agit de travailler en 3-D, il y a un certain nombre d’applications logicielles qui importent les fichiers DICOM depuis n’importe quelle unité CT ou CBCT, puis vous laissent planifier votre cas avec plus de précision et beaucoup de ces programmes vous permettront également d’avoir un guide chirurgical pour la chirurgie implantaire guidée et la restauration prothétique immédiate. Des programmes tels que InVivo (Anatomage, Inc.), Dolphin Imaging and Management Solutions, NobelGuide (Nobel Biocare) et SimPlant (Materialise Dental, Inc.) vont tous vous aider à analyser votre scanner CT ou CBCT et à planifier vos traitements implantaires, mais la construction de votre guide chirurgical peut être influencée par le système d’implants avec lequel vous choisissez de travailler. Si vous travaillez principalement avec des implants Nobel Biocare, NobelGuide, leur logiciel propriétaire vous permettra de formater un fichier de données DICOM depuis n’importe quelle unité CT ou CBCT, de concevoir le cas et de commander directement le guide chirurgical avec tous les implants chirurgicaux, et le matériel prothétique nécessaire pour gérer le cas. En travaillant avec un laboratoire qui a le logiciel NobelGuide, votre prothèse provisoire peut également être construite à partir de l’ensemble des données CT ou CBCT (Figs. 6a–d). Il y a une tendance croissante vers la chirurgie implantaire guidée. Le bénéfice pour le patient est que la pose d’implants et l’insertion de la prothèse peuvent être faites pendant la même séance. C’est plus coûteux, mais il y a toujours un surcoût pour le confort. Le challenge est qu’il n’y a aucune place à l’erreur, de sorte que le dentiste doit être préparé avec un plan B, s’il devait y avoir des complications pendant la chirurgie. _Imagerie cosmétique L’imagerie cosmétique a été créée il y a plus de 20 ans, mais récemment une entreprise a porté cette applica- tion au niveau supérieur. Dental GPS (Dental GPS, Inc.) peut simuler n’importe quoi, du blanchiment jusqu’à la reconstruction de la bouche entière, avec la subtile modification qui peut modifier les dents au sein des tissus mous existants. Cela signifie qu’il peut faciliter la prévisibilité de votre prothèse provisoire et définitive à partir de la simulation photographique. En utilisant le Système d’analyse dento-faciale Kois (Panadent) avec arc facial, la simulation peut donner au laboratoire un guide afin de réaliser un waxup du cas pour les provisoires (Figs. 7a–d). I Fig. 8 Fig. 8_Multiples fenêtres ouvertes des différents types de fichiers dans Transnet. _Imagerie de communication Un des avantages les plus significatifs de l’imagerie numérique est la capacité à partager des images avec des collègues pour un avis de correspondant ou un second avis. Elle facilite les soins interdisciplinaires Fig. 9b Fig. 9a et peut faire gagner du temps et de l’argent aux patients de façon significative. Dans la société à rythme rapide d’aujourd’hui, le temps devient une denrée très limitée. Une fois que vous avez examiné le patient et avez considéré que cela nécessite d’autres données, vous pouvez télécharger tout type de fichier numérique et l’envoyer à n’importe quel collègue. Nous avons utilisé une application appelée Transnet (Transcend) depuis 2000, qui a considérablement réduit la nécessité de consultation de spécialiste préalable au traitement. Figs. 9 a & b_Exemple de radiographies et d’images renvoyées par le radiologue. Nous avons utilisé le même réseau de spécialistes pendant des années et connaissons les informations dont ils ont besoin pour rendre un avis et déterminer les coûts d’une procédure. Ils répondent à notre communication et nous informons le patient du traitement et des frais. Puis, le patient se contente d’appeler et prend le rendez-vous pour les soins. Cela fonctionne très bien pour les références de routine, mais les cas complexes justifient toujours des examens cliniques spécialisés distincts (Fig. 8). cosmetic dentistry 1 _ 2012 I 37 CDF0112_33-38_Levato 27.03.12 15:16 Seite 38 I rapport clinique _ l’imagerie Fig. 10a Fig. 10b Fig. 10a_Un assistant dans une de nos cliniques prenant des empreintes optiques avec iTero. Fig. 10b_Modèle fraisé à partir d’une analyse iTero envoyée au laboratoire. Fig. 10c_Restaurations terminées sur le modèle iTero. Avec les conséquences drastiques du CBCT sur l’imagerie diagnostique, les transferts de données sur Internet sont de plus en plus importants. La plupart des dentistes sont encore peu familiers avec la lecture des images radiographiques en 3-D et aux États-Unis de nombreux dentistes utilisent les services de radiologues oraux et maxillo-faciaux pour interpréter ces images dans l’hypothèse d’écarter d’éventuelles pathologies. Ces fichiers d’images sont très volumineux et ont donc plus souvent besoin d’être téléchargés sur un serveur FTP (Figs. 9a & b). Une autre technologie 3-D en expansion qui a d’abord été introduite il y a 25 ans était l’original CFAO Cerec (Sirona), un système d’empreinte optique 3-D. Il y a plusieurs grandes entreprises qui utilisent différentes technologies d’imagerie avec des résultats similaires qui dépassent la précision de l’empreinte avec des matériaux traditionnels. 3M Lava COS utilise le streaming vidéo, iTero (Cadent, Inc.) utilise le laser optique, CEREC AC (Sirona) utilise la Bluecam et il y a des entreprises prêtes à introduire la technologie d’empreinte numérique confocale (Figs. 10 a–c). _Conclusion Espérons que cet article a dressé un portrait réaliste de ce qui est réellement possible dans une pratique clinique. Le Dr Omer Reed, un dentiste visionnaire de Phoenix, Arizona, a déclaré il y a 40 ans : « Si quelque chose a été fait, c’est probablement possible. » Il y a des dentistes partout dans le monde cherchant la résolution des problèmes cliniques pour leurs patients en développant des applications technologiques existantes, de façon unique et différente, en repoussant les limites de la science et de l’art au-delà de l’intention et de la capacité d’origine. La technologie ne devrait pas être le centre d’intérêt de la pratique dentaire, mais elle devrait être transparente et utilisée quand elle fournit des solutions pour les préoccupations de vos patients. Le but de la technologie est de nous permettre d’offrir des services meilleurs et plus rentables. Comme le Dr Gordon Christensen, fondateur de Clinical Research, l’a dit pendant des décennies : « Meilleur, plus rapide et moins coûteux est le ‹ mantra › pour justifier les frais d’investissement pour l’intégration de la technologie. » 38 I cosmetic dentistry 1_ 2012 Fig. 10c Il est donc évident que l’imagerie en dentisterie est devenue une partie intégrante de chaque étape de la dentisterie. Malheureusement, à cette époque, il n’y a pas de source unique qui fournisse toutes ces applications dans un package bien étudié. Ainsi, le défi de l’intégration transparente totale reste insaisissable et ne peut jamais être pleinement réalisé. Si j’ai appris quelque chose de mon trajet personnel dans la mise en œuvre de la technologie, c’est que dès que j’ai intégré une nouvelle application, il y aura sans aucun doute des limites avec de nouvelles et différentes solutions au coin de la rue. « La seule constante est le changement, le changement continu, changement inévitable qui est le facteur dominant dans la société d’aujourd’hui. Aucune décision sensée ne peut être prise sans prendre en compte non seulement le monde tel qu’il est, mais le monde tel qu’il sera. » – Isaac Asimov _l’auteur cosmetic dentistry Le Dr Claudio M. Levato a un cabinet privé qui a fortement investi dans les technologies de pointe pendant plus de 30 ans, qui s’étend sur cinq systèmes d’ordinateurs et différents systèmes d’exploitation de transition pour créer un enregistrement numérique tout intégré des patients, réparti en deux endroits. Le Dr Levato est un auteur et conférencier sur les technologies de pointe et siège à plusieurs conseils consultatifs cliniques de radiologie et de sociétés dentaires restauratrices. Il peut être contacté à : Comprehensive Dentistry, Ltd. 183 S. Bloomingdale Road, Suite 200 Bloomingdale, IL 60108 USA Tel.: +1 630 529 2522 Fax: +1 630 529 2270 [email protected] www.comprehensivedentistry.com