Jean Christophe NINET
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Jean Christophe NINET
Jean Christophe NINET Conseiller municipal d’opposition, Candidat aux élections municipales de 2008 à Saint-Ismier, Conseiller intercommunal du Grésivaudan, Président de l’association l’Ismérusien, vous fait part des propositions de son équipe pour Saint-Ismier en matière d’impôts et d’intercommunalité. Saint-Ismier •• Où vont nos impôts ? •• Les chiffres du budget. •• Les enjeux et les évolutions de notre fiscalité. •• Les solutions pour la contenir. •• La place croissante de l’intercommunalité. http:// w w w. j e an - ch r i sto ph e -n i n et.f r/ Févr ie r 2 0 1 3 1 Où vont nos impôts ? Répartition entre les différentes collectivités territoriales Les impôts payés par les ménages de Saint-Ismier sont principalement la Taxe Foncière et la Taxe d’Habitation. Les recettes de ces deux taxes sont réparties différemment entre trois collectivités territoriales : département, commune et intercommunalité du Grésivaudan. Répartition de la Taxe sur le Foncier Bâti Répartition de la Taxe d’Habitation Taxe ordures ménagères Intercommunalité 18 % Commune Département 45 % Intercommunalité 46 % Commune 54 % 38 % Les impôts payés par les entreprises ne sont pas destinés à la commune mais financent essentiellement l’intercommunalité du Grésivaudan qui est un Établissement Public de Coopération Intercommunale à fiscalité propre (EPCI). La taxe professionnelle a été remplacée en 2010 par plusieurs nouveaux impôts : CFE, CVAE, TASCOM et IFER. Le VT complète le dispositif. CFE : Contribution Foncière des Entreprises. La CFE est due par les entreprises ou les personnes qui exercent de manière habituelle une activité professionnelle non salariée, quel que soit leur statut juridique, leur activité ou leur régime d’imposition. La CFE est basée uniquement sur les biens soumis à la taxe foncière. CVAE : Contribution sur la Valeur Ajoutée des Entreprises. La CVAE est due uniquement par les entreprises, ou personnes exerçant une activité professionnelle non salariée, qui réalisent plus de 500 000 € de chiffre d’affaires hors taxes, quel que soit leur statut juridique, leur activité ou leur régime d’imposition. TASCOM : Taxe sur les surfaces commerciales dont l’ouverture a eu lieu à partir de 1960, dont le chiffre d’affaires annuel est supérieur à 460 000 € hors taxes et dont la surface de vente dépasse 400 m². IFER : Imposition Forfaitaire sur les Entreprises de Réseaux. Production d’énergie, réseaux de transport et réseaux téléphoniques VT : Versement transport. Les entreprises qui emploient plus de 9 salariés dans un périmètre de transport urbain y sont soumises. 2 Les recettes et les dépenses communales En chiffres L’ensemble des ratios comptables situe Saint-Ismier dans la moyenne des communes de sa taille. Contrairement aux fautes graves commises en termes de développement urbain, la gestion financière ne soulève pas de remarques particulières, si ce n’est un équilibre financier réalisé pour une large part au détriment de l’investissement. D’autres choix permettraient certainement de contenir les dépenses de fonctionnement en privilégiant l’investissement, plus favorable à l’intérêt général. Plus de 60 % de la dette de la commune est à taux variable non capé (taux non plafonné) dans un environnement monétaire instable. Il faut profiter des taux bas actuels pour la sécuriser. En revanche, l’endettement est correct à SaintIsmier. Le ratio dette par habitant est au dessus de la moyenne nationale, mais en accord avec la moyenne des communes de même taille. Le budget général de fonctionnement 2012, en dehors des opérations d’ordre entre sections, évolue vers un montant de dépenses situé autour de 7 000 000 € et un montant de recettes d’à peu près 7 900 000 €. Comme souvent, les dépenses prévues au budget n’ont pas été réalisées intégralement. Elles se répartissent approximativement comme suit : 1 600 000 € de charges à caractère général, 3 200 000 € de charges de personnel, 1 600 000 € de charges de gestion courante et 120 000 € de charges financières. Les recettes proviennent des produits de gestion courante pour à peu près 920 000 €, des impôts et taxes pour 5 200 000 € et des différentes dotations, subventions et participations pour 1 300 000 €. Pour en savoir plus ... La section investissement comprend des dépenses proches de 4 250 000 € et des recettes de 4 600 000 €. Le total des immobilisations est à peu près de 1 600 000 € et les remboursements d’emprunts représentent 500 000 €. En termes de recettes, l’ensemble des subventions, participations peut être quantifié à 665 000 € et les dotations augmentées des excédents de fonctionnement à 1 650 000 €. NB : tous les chiffres présentés sont arrondis 3 Les enjeux communaux Comment contenir nos impôts ? Contrôler les dépenses de la commune en gérant les projets avec des méthodes professionnelles. La majorité actuelle nous promet, une nouvelle fois, qu’Isiparc se développera en 2013. Engagés comme nous le sommes, nous ne pouvons que le souhaiter, mais rappelons qu’en 2012, il était prévu 2 500 000 € de ventes de terrains et que l’année s’est terminée sans aucune recette. Il faut donc intégrer des méthodes plus strictes de gestion des projets, prenant en compte les notions de faisabilité et de gestion des écarts. Envoyer par exemple de nombreuses personnes au congrès des Maires n’a pas beaucoup d’intérêt pour la commune. En revanche notre environnement urbain mérite plus d’ investissements. Privilégier l’investissement en maîtrisant nos coûts de fonctionnement. Investir après concertation et mûre réflexion. Acheter et faire installer des ralentisseurs sur toute la commune a un coût. Les enlever ensuite parce que la décision apparaît mauvaise a un autre coût. Ces dépenses inutiles grèvent notre budget pour rien. Certaines décisions coûtent très cher. Laisser un promoteur faire déboucher les portes d’entrée de son programme sur une route à grande circulation oblige la mairie à sécuriser la zone. L’autoriser à ne pas faire les parkings nécessaires contraint la municipalité à se substituer à lui en mettant en place un réaménagement de voirie de 2 400 000 € de budget prévisionnel. C’est le projet Urbanica programmé sous l’Agora. D’autres choix géographiques et architecturaux auraient probablement permis de faire une opération de refonte de ce quartier beaucoup plus réduite et plus économique. - 4 Les enjeux communaux Quelles orientations budgétaires ? Investir dans l’entretien de nos voiries Certaines voiries comme la route de Pageonnière sont dangereuses. De nombreuses chaussées sont à refaire. Les trottoirs sont mal entretenus et il en manque dans certaines zones. Planter des arbres par endroit apporterait du charme et de la fraîcheur. Investir pour le long terme Crèche, commerces spécifiques, parkings, transports intra-urbain, service à la personne, solidarité intergénérationnelle, développement durable. Les chantiers sont très nombreux. Nous avons des projets pour notre commune. Nous y reviendrons prochainement. Créer une vraie dynamique en développant les infrastructures et les services, en élargissant la zone de chalandise des commerces locaux grâce à des investissements adaptés. 5 Les enjeux intercommunaux Que finance l’intercommunalité ? Nous faisons partie de l’Intercommunalité du Grésivaudan qui réunit 49 communes. Les compétences de cette intercommunalité sont désormais très larges. Allevard-les-Bains - Barraux - Bernin - Biviers - Chamrousse - Chapareillan - Crolles - Froges - Goncelin - Hurtières - La Buissière - La Chapelle du Bard La Combe de Lancey - La Ferrière - La Flachère - La Pierre - La Terrasse - Laval - Le Champ-près-Froges - Le Cheylas - Le Moutaret - Le Touvet - Le Versoud - Les Adrets - Lumbin - Montbonnot St Martin - Morêtel-de-Mailles - Pinsot - Pontcharra - Revel - Saint Bernard du Touvet - St Hilaire du Touvet - Saint Ismier - Saint Jean-le-Vieux - Saint Martin d’Uriage - Saint Maximin - Saint Mury Monteymond - Saint Nazaire les Eymes - Saint Pancrasse - Saint Pierre d’Allevard - Saint Vincent de Mercuze - Sainte-Agnès - Sainte Marie d’Alloix - Sainte Marie du Mont - Tencin - Theys - Villard-Bonnot. La capacité de cette intercommunalité à lever l’impôt des entreprises lui permet de financer de nombreux projets. A Saint-Ismier par exemple, le futur demi-échangeur de la Batie va être financé à 75 % par l’Intercommunalité du Grésivaudan, à 20 % par le conseil général et à 5 % par AREA. Notre commune ne participe donc pas à son financement. L’aire de séjour des gens du voyages et la nouvelle déchetterie sont intercommunales. Tous les investissements du Stade François Régis Bériot sont financés par le SIZOV, Syndicat intercommunal de la zone verte. Elles sont totalement gérées par l’intercommunalité du Grésivaudan Le SIZOV qui regroupe Montbonnot, Saint-Ismier, Biviers et Saint Nazaire les Eymes, va prochainement engager des fonds pour l’aménagement en synthétique de certains terrains de football de Saint-Ismier. 6 Les enjeux intercommunaux Enimpôts chiffres? Comment contenir nos S’opposer à une fusion avec la METRO, intercommunalité grenobloise endettée au delà du raisonnable, pour échapper à l’instauration d’une taxe additionnelle sur le foncier bâti qui impacterait directement les ménages de Saint-Ismier. La METRO a déjà tenté par le passé d’absorber le canton de Saint-Ismier pour élargir sa zone de compétence. Si la création d’une grande communauté d’agglomération a du sens, sa réalisation nous conduirait à supporter des dettes que nous n’avons pas créées. Citons pour exemple les 84 millions du stade de football de Grenoble désormais vide et les sommes faramineuses engagées dans le ligne E du tramway grenoblois, alors que le projet de transport en site propre en direction du Grésivaudan est reporté sine die par la METRO et le SMTC. Etre fort politiquement au sein de l’intercommunalité du Grésivaudan pour en limiter les dépenses. Saint-Ismier fait partie des quatre communes les plus importantes de la vallée. Elus, nous pèserons de tout notre poids au sein de l’intercommunalité afin de combattre tout excès de dépenses. Pour en savoir plus ... Malgré certains dérapages, le budget de l’intercommunalité du Grésivaudan est pour l’instant relativement bien contrôlé. Elle s’est toutefois endettée dès sa naissance pour financer d’importantes subventions destinées à l’entreprise de Crolles, ST Microelectronics. Les recettes évoluent à plus de 70 millions €, mais sont conformes à l’importance de la population des 49 communes de la vallée. La redistribution aux communes, qui se fait sous forme d’attributions de compensation et de dotations de solidarité, représente un montant qui devrait se situer autour de 38 millions €. Le remboursement de la dette et le fonds de péréquation intercommunal qui réduit les disparités de ressources entre les communes sont, ensemble, inférieurs à 3 millions €. En termes de dépenses, le fonctionnement devrait dépasser 40 millions € et l’investissement 17 millions €. On peut constater que les chiffres intercommunaux sont très conséquents et bien supérieurs à ceux de Saint-Ismier. Les orientations budgétaires de la vallée sont donc désormais aussi essentielles, pour nous ismérusiens, que celles de notre propre commune. ommission élargie Spéciale PLU du 26/09/2011 - 7 Apporter le changement Responsabiliser les acteurs du monde politique Les enjeux intercommunaux sont fondamentaux pour l’avenir de Saint-Ismier. Le transfert de compétences des communes vers l’intercommunalité est une tendance irréversible. Il réduira le périmètre d’action des Maires et confiera de plus en plus de décisions autrefois communales à l’assemblée intercommunale du Grésivaudan. réponse que cela avait peu d’importance, car ces études étaient subventionnées en grande partie par le Conseil Général. Le projet n’a pas été retenu et ce n’est pas moins de 220 000 € qui ont été dépensés en pure perte. Pouvons-nous nous satisfaire de ce transfert de charges qui sera, au final, payé par nous, contribuables, via la part départementale de la taxe sur le foncier bâti ? Cette déresponsabilisation d’un étage politique pour un autre ne peut que contribuer à une augmentation de notre fiscalité locale et aggraver les effets de notre économie suradministrée. Beaucoup d’élus municipaux sont aussi des élus intercommunaux. Leur voix doit donc peser pour maîtriser les coûts du Grésivaudan. N’a-t-on pas dépensé beaucoup d’argent pour des études préliminaires sur la création d’un transport par câble traversant l’Isère entre Brignoud et Crolles ? J’ai été le seul élu à interpeler Jean Christophe NINET le Président François Brottes en Conseil Intercommunal sur le montant de ces dépenses. Il m’a été donné pour unique C e b u l l e t i n e s t r é a l i s é s u r p a p i e r é c o l o g i q u e. I l e s t f i n a n c é p a r n o t r e é q u i p e. Impression sur papier écologique recyclé - Encres végétales - Atelier du Grésivaudan Si vous partagez notre vision et souhaitez participer à notre action dans la perspective des élections municipales de 2014, vous pouvez nous écrire à : [email protected] Vous pouvez également nous rejoindre sur Facebook en demandant de faire partie de la liste des amis de Jean Christophe NINET. Vous pouvez enfin aller sur notre blog : http://www.jean-christophe-ninet.fr/blog/
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