Plan Stratégique Liège - Institut Méditerranéen du Liège
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Plan Stratégique Liège pour les Pyrénées-Orientales Institut Méditerranéen du Liège 1 Juillet 2006 2 Sommaire 3 Sommaire p 3 Préambule p 5 Première partie : Etat des lieux - Bilan p 6 La Charte Forestière de Territoire de la Suberaie des Albères et des Aspres Les partenaires de la CFT Le Pays Pyrénées Méditerranée Un patrimoine naturel remarquable Un milieu naturel fragile p 7 p 9 p 10 p 11 p 11 La suberaie des Albères et des Aspres Terrain d’action Localisation, étendue et historique Surface subéricole Les propriétaires forestiers privés possèdent 100% des suberaies Répartition des propriétés par tranche de surface pour les Albères Répartition des propriétés par tranche de surface pour les Aspres La suberaie présente un très fort morcellement p 12 p 12 p 12 p 13 p 13 p 14 p 14 p 14 Etat des lieux-bilan des actions menées dans les Pyrénées-Orientales Une forêt encore trop mal connue Des récoltes difficiles à valoriser dans leur intégralité Une main d’œuvre spécialisée pour l’écorçage Une industrie en partie délocalisée qui s’est éloignée de la production locale Un enjeu DFCI plus que jamais d’actualité Des terrains à conquérir Des actions d’information et de vulgarisation à poursuivre L’écocertification forestière : une étape incontournable Une situation phytosanitaire préoccupante Une reconnaissance nationale et internationale grandissante Conclusion Données complémentaires p 15 p 16 p 17 p 19 p 20 p 23 p 23 p 24 p 24 p 25 p 25 p 27 p 28 Deuxième partie : Le Projet Les enjeux stratégiques de développement Economie Protection contre les risques naturels Aménagement concerté et « multi-fonctionnalité » Environnement et paysage Culture Recherche et développement Troisième partie : Le plan d’action Les mesures retenues Les Fiches actions opérationnelles Annexes Composition du Comité de Pilotage et de la Cellule Technique de la Charte Composition du Comité Technique du Plan Stratégique Liège 4 p 33 p 36 p 37 p 39 p 40 p 42 p 44 p 45 p 46 p 47 p 48 p 72 p 73 p 74 Lexique des abréviations p 75 Préambule Ce document est le fruit d’un important travail de consultation et de synthèse qui fut mené en plusieurs temps. La rédaction et la mise en œuvre de la Charte Forestière de Territoire de la Suberaie des Albères et des Aspres (voir présentation pages suivantes) a constitué la première étape de ce travail. Les études réalisées en amont de la Charte, combinées aux comités de pilotage organisés avec la participation de l’ensemble des acteurs du territoire du Pays Pyrénées Méditerranée, ont permis de faire un premier bilan objectif de la situation de la suberaie des Pyrénées-Orientales et des structures en place, à tout point de vue : économique, environnemental, paysager, culturel… Associé à ce bilan, un plan d’action (décliné en plusieurs mesures) a été proposé, validé par les services de l’Etat lors de la signature de la Charte en 2003. Suite à quoi les différents appels à projets qui ont suivi ont permis de financer des opérations faisant référence aux fiches action identifiées dans la charte, en mobilisant des financements de l’Europe, de l’Etat, de la Région et du Département. La deuxième étape de la rédaction de ce document fait suite à une rencontre organisée le 29 juin 2005 dans les locaux de l’Institut Méditerranéen du Liège, à Vivès, entre des acteurs de la filière liège locale (structures professionnelles, industriels, propriétaires) et les services forestiers de l’Etat (DRAF et DDAF) et de la Région Languedoc-Roussillon. Il est ressorti de cette réunion qu’il manquait aux financeurs un bilan chiffré et cartographié des travaux, aménagements et études réalisées en suberaie ces dernières années, duquel devait découler des propositions clairement identifiées sur les actions à mener prioritairement en faveur de la filière pour le années à venir, le tout devant être défini en concertation avec les acteurs locaux ; ce travail a été confié à L’Institut Méditerranéen du Liège. L’IML a ainsi présenté le 19 décembre 2005, dans les locaux de la Région LanguedocRoussillon, un document faisant un état des lieux de la filière liège des PyrénéesOrientales – additionné de pistes d’actions – et répertoriant notamment les différents secteurs d’intervention ayant bénéficié de fonds publics, ainsi qu’un historique des subventions perçues par l’IML depuis sa création. Par la suite, au cours des différentes réunions de consultation, il fut décidé de s’appuyer logiquement sur le travail déjà réalisé en préambule de la Charte Forestière de Territoire de la Suberaie des Albères et des Aspres – véritable schéma de cohérence – et de l’enrichir par le document cité précédemment, afin d’actualiser les différentes fiches actions et de les classer par priorité. Voici donc le résultat de ce travail, qui nous l’espérons vivement, débouchera sur de véritables concrétisations, et légitimera les actions qui sont menées au quotidien depuis maintenant de nombreuses années par les gestionnaires, les associations et les structures professionnelles en faveur de la suberaie des Pyrénées-Orientales, qui plus que toute autre forêt méditerranéenne est la croisée des enjeux de la forêt de demain. 5 Première partie : Etat des lieux – Bilan 6 La Charte Forestière de Territoire de la suberaie des Albères et des Aspres Lancées par le Ministère de l’Agriculture et de la Pêche, en prévision de la loi forestière 10 Chartes Forestières de Territoires (CFT) ont été retenues à titre expérimental en France dont un site sur le département des Pyrénées-Orientales : La suberaie des Albères et des Aspres. Dans le cadre d’une gestion durable multi-fonctionnelle de la forêt, la Direction de l’Espace Rural et de la Forêt du Ministère veut, à travers les CFT, initier des démarches contractuelles. Elles visent à permettre la rencontre entre les offreurs de biens et services que sont les propriétaires forestiers et des demandeurs responsables, motivés par un ou plusieurs de ces biens et services, voire par l’avenir global d’un territoire forestier. La Charte répond ainsi à plusieurs des objectifs suivants : ¾ Garantir les satisfactions des demandes environnementales ou sociales particulières concernant la gestion des forêts et des espaces naturels ; ¾ Contribuer à l’emploi et à l’agencement rural, notamment par le renforcement des liens entre les agglomérations urbaines et les massifs forestiers ; ¾ Renforcer la compétitivité des filières de production ; ¾ Favoriser le regroupement des propriétaires forestiers sur le plan technique et économique ; ¾ Contribuer à la gestion durable. Site pilote, les massifs des Aspres et des Albères représentent la spécificité de la forêt méditerranéenne. C’est à l’initiative du Député Henri SICRE, Président du Conseil de Développement du Pays Pyrénées Méditerranée, de la DDAF des Pyrénées-Orientales et des organismes de la forêt privée du département, que les deux massifs ont fait l’objet d’une réflexion globale prenant en compte l’ensemble des fonctions de la forêt. Les objectifs de la Charte s’attachent à la Défense des Forêts Contre les Incendies mais aussi au développement de la filière liège, du plan Bois Energie, et à la prise en compte des enjeux sociaux et culturels tels que le paysage, l’accueil du public, la chasse, … La Charte Forestière de Territoire résulte bien d’une initiative locale. Elle doit conclure non seulement à un document d’orientation mais surtout à la signature de conventions d’application avec plusieurs collectivités locales pour une meilleure mobilisation des aides aux investissements forestiers et aux projets d’aménagements. Quatre pôles d’activités ont plus particulièrement été développés et ont fait l’objet d’études spécifiques ci-annexées, en complément des actions déjà engagées depuis plusieurs années, à savoir : Ö le pôle paysager ; Ö le pôle environnemental ; Ö le pôle économique ; Ö le regroupement foncier. 7 La Charte Forestière de Territoire qui constitue le cadre de référence de ce document est le fruit d’un long travail de concertation entre les élus, les acteurs économiques et les différentes associations pour construire un projet de développement à moyen terme dans le cadre d’un territoire et d’axes stratégiques susceptibles de répondre aux enjeux du futur. Elle s’intègre dans la suite logique de tous les efforts entrepris sur le plan communal et intercommunal afin de trouver des réponses collectives pour améliorer la compétitivité de la filière liège et sa gestion durable. Par ailleurs, le Pays Pyrénées Méditerranée se caractérise par la présence significative de structures institutionnelles nombreuses qui témoignent d’une organisation territoriale forte et d’une animation soutenue de leur programme. Son périmètre respecte l’intégrité des Etablissements Publics de Coopération Intercommunale (EPCI) à fiscalité propre : les quatre Communautés de Communes des Albères, des Aspres, de la Côte Vermeille et du Vallespir. Enfin, on notera la présence de longue date de deux syndicats de protection de massif contre les risques d’incendie – le SIVU des Albères et le SIP des Aspres, ainsi que l’existence d’un Institut Méditerranéen du Liège, organisme associatif créé à l’initiative de la forêt privée et de la DDAF des Pyrénées-Orientales. Le Pays n’a pas vocation première à être maître d’ouvrage des actions proposées dans cette Charte ni à se substituer aux E.P.C.I. existants ni à imposer des transferts de compétence. Il est un lieu permanent de réflexion, de mise en réseau, de coordination et d’animation pour la réalisation d’un projet global et durable de développement du territoire, au travers de son futur contrat de pays. 8 Les partenaires de la CFT 9 Le Pays Pyrénées Méditerranée Le Pays Pyrénées-Méditerranée, avec des diversités internes, présente une forte cohérence qui s’appuie sur la géographie : massifs des Albères et des Aspres, vallée du Tech et son ouverture sur le littoral ; sur l’histoire et la communauté de culture catalane ; sur l’existence d’une entité économique et fonctionnelle qui, de tous temps, a associé la montagne, les piémonts et le littoral. Le projet de territoire approuvé par l ‘ensemble des communes et de leurs groupements du périmètre, reconnu par arrêté préfectoral le 30 mars 2004, vient dans la suite logique d’une dynamique de développement local centrée sur une alternative à l’attraction de Perpignan. Ainsi l’enjeu du développement réside dans la structuration d’une entité autonome et non dans celle d’un territoire périphérique . Thuir Argelès sur Mer Céret Port-Vendres Arles sur Tech Prats de Mollo 6 cantons z 57 communes z 84 766 habitants Argelès-sur-Mer Arles-sur-Tech Céret Côte Vermeille Prats-de-Mollo Thuir 8 communes 8 communes 14 communes 4 communes 6 communes 17 communes 22.634 habitants 6.973 habitants 19.602 habitants 14.663 habitants 2.714 habitants 18.096 habitants Dans cette configuration, le territoire du Pays regroupe une population de 84.766 habitants au recensement de 1999 et comprend les 57 communes suivantes : Albère (L’), Amélie-les-Bains-Palalda, Argelès-sur-Mer, Arles-sur-Tech, Banyuls-delsAspres, Banyuls-sur-Mer, Bastide (La), Boulou (Le), Brouilla, Caixas, Calmeilles, Camélas, Castelnou, Cerbère, Céret, Cluses (Les), Collioure, Corsavy, Coustouges, Fourques, Lamanère, Laroque-des-Albères, Llauro, Llupia, Maureillas-las-Illas, Montauriol, Montbolo, Montesquieu, Montferrer, Oms, Palau-del-Vidre, Passa, Perthus (Le), Ponteilla, PortVendres, Prats-de-Mollo-la-Preste, Reynès, Saint-André, Saint-Génis-des-Fontaines, Saint-Jean-Lasseille, Saint-Jean-Pla-de-Corts, Saint-Laurent-de-Cerdans, Saint-Marsal, Sainte-Colombe-de-la-Commanderie, Serralongue, Sorède, Taillet, Taulis, Tech (Le), Terrats, Thuir, Tordère, Tresserre, Trouillas, Villelongue-dels-Monts, Villemolaque, Vivès. 10 Un patrimoine naturel remarquable Le territoire du Pays Pyrénées Méditerranée bénéficie d’un patrimoine naturel et paysager remarquable qui résulte de la contiguïté forte entre les espaces maritimes et montagnards. Très peu de zones en France peuvent se prévaloir de la possibilité en moins de 50 km d’une variation d’altitude et d’un étagement de végétation aussi considérables puisqu’on passe du niveau de la mer jusqu’au sommet du Canigou à 2 700 m. La valeur de ces milieux marins et terrestres est attestée par l’existence de plusieurs réserves naturelles (le Mas Larrieu, les réserves de La Massane et de Prats-de-Mollo, le site classé du Canigou, la réserve naturelle marine de Banyuls-sur-Mer). Le patrimoine forestier est un atout d’importance qui dégage encore une ressource significative en volume et qualité de bois. Dans les Albères et dans les Aspres, les essences naturelles dominantes sont le chêne vert, le chêne-liège, le micocoulier et le hêtre ; les forêts du Vallespir résultent plus de l’action humaine et sont constituées de plantations de châtaigniers et de reboisements en résineux réalisés dans le cadre de la restauration des terrains en montagne, boisements qui demandent aujourd’hui à être diversifiés. Par ailleurs, la diversité des paysages, encore largement préservée y compris sur les côtes sableuses et rocheuses, est un élément attractif très fort. Elle contribue à la variété des formes de tourisme : balnéaire, culturel, de « pleine nature » (y compris dans l’attrait des fonds marins). A côté des loisirs de masse, il y a donc place pour un autre type d’usage de ces espaces dont les enjeux sont capitaux pour le territoire (structuration de randonnées, clubs de plongée, nautisme…). Un milieu naturel fragile La sensibilité du milieu méditerranéen aux facteurs climatiques se décline essentiellement autour des risques d’incendie et d’inondation. Le risque d’incendie, généralisé sur l’ensemble du territoire, est aggravé sur les secteurs de piémont par la discontinuité de l’entretien des zones boisées et par le recul de l’agriculture dans certains sites. La prévention s’appuie en premier lieu sur la mise en place de pare-feux, à caractère parfois transfrontalier. Ces opérations nécessitent pour le Syndicat à vocation unique des Albères et le Syndicat intercommunal pour la protection des Aspres une importante logistique avec des moyens techniques accrus. Elles demandent à être élargies notamment sur les déprises foncières (friches) laissées par les arrachages de vignes ou sur celles consécutives à l’achat de résidences secondaires ou à l’exode rural, et surtout à être mieux intégrées dans le paysage. Dans le même registre des risques naturels, l’existence de bassins versants nombreux et à pente très prononcée (vecteur de la puissance de l’eau) est la cause majeure des crues torrentielles et inondations sur les zones de piémont. Les cours d’eau présents sur le territoire (Baillaury, Massane, La Rome, Tech, Riuferrer, Réart, Canterrane…) ont un régime très irrégulier et torrentiel, calqué sur les aléas climatiques propres aux climats méditerranéen et montagnard caractéristique de cette zone. Ces risques, qui ne sont pas totalement maîtrisés, doivent être gérés à l’échelle du Pays dans l’optique de la préservation de l’environnement et de la maîtrise d’une urbanisation en expansion. 11 LA SUBERAIE DES ALBERES ET DES ASPRES – SITE PILOTE Terrain d’action IML La suberaie catalane compte une aire potentielle de 16 000 hectares dans le département des Pyrénées-Orientales. Localisation, étendue et historique Le chêne-liège (Quercus suber) est une essence forestière naturellement présente dans les Pyrénées-Orientales, mais que l’on retrouve également en France dans le Var, en Corse, et dans le grand Sud-Ouest. Il est exploité depuis des siècles pour son écorce subéreuse extraordinairement développée, qui a la capacité singulière de se renouveler après avoir été enlevée. De plus, la haute valeur écologique des suberaies lui ont valu d’être reconnu comme habitat d’intérêt communautaire par la directive européenne Natura 20001. L’aire du chêne-liège est relativement restreinte. Ceci s’explique par les exigences propres de cette essence : température moyenne de 13 à 16°C, précipitations annuelles moyennes de 600 à 1 200 mm, sols non calcaires, humidité atmosphérique importante en saison sèche. 1 VIVEXPO, Actes du colloque Vivexpo 2002 : « Biodiversité et paysage », Vivès, 2002. 12 De ce fait, la grande majorité des suberaies des Pyrénées-Orientales est localisée dans une zone allant de 30 à 500 mètres d’altitude et ne s’écarte pas de la mer à plus de 40 km. La totalité des boisements purs ou en mélange avec d’autres essences couvre environ 16 000 ha, répartis en deux unités distinctes : la forêt des Aspres et la forêt des Albères. Ces forêts se sont étendues sur des surfaces variables. Spontané dans la flore méditerranéenne, l’arbre a reculé dès l’époque romaine devant l’expansion du vignoble. Les documents d’archives nous apprennent qu’au cours du Moyen-Age, le chêne-liège n’a pu subsister dans les Aspres et les Albères que parce que certaines forêts constituaient localement des réserves de chasse seigneuriales. Par la suite et malgré la régression du vignoble, la pression pastorale et l’usage du feu qui lui était lié, l’empêchèrent de reconquérir sa zone d’influence. C’est surtout avec l’apparition de la bouteille de verre en 1650 qu’il devint une matière première recherchée. Il a toutefois fallu attendre la fin du XVIIIième siècle pour voir le chêne-liège se développer dans les Pyrénées-Orientales sous forme d’une culture importée de la Catalogne Espagnole. La spécificité du liège catalan repose sur les caractéristiques environnementales locales qui lui confèrent des qualités recherchées par les bouchonniers (forte densité…). A la fin du XIXième siècle, la crise phylloxérique et des subventions des gouvernements de l’époque ont encouragé les propriétaires forestiers à entretenir et à conduire rationnellement leur suberaie. Si le rendement à l’hectare restait faible (de 85 à 175 kg par ha et par an), la bonne qualité des lièges autorisait des prix fort élevés. Surface subéricole Les résultats de l’IFN de 1990 lors de son troisième passage donnaient : - en peuplement pur de chêne-liège 6 000 ha - en peuplement mélangé de chêne vert 10 000 ha Soit un total de 16 000 hectares environ. Futaie de chêne-liège pur (en ha) Plaine du Roussillon Aspres Albères Vallespir Total 52 2 838 3 529 100 6 519 Les propriétaires forestiers privés possèdent 100% des suberaies La structure de la propriété est très hétérogène. Les surfaces des forêts sont de quelques ares, à près de 400 hectares pour la plus grande. 13 Répartition des propriétés forestières par tranche de surface pour les Albères Moins de 4 ha De 4 à 10 ha De 10 à 25 ha De 25 à 100 ha Plus de 100 ha Total Nombre 2 462 113 71 33 11 2 690 Répartition des propriétés forestières par tranche de surface pour les Aspres Moins de 4 ha De 4 à 10 ha De 10 à 25 ha De 25 à 100 ha Plus de 100 ha Total Nombre 1 854 181 119 81 6 2 241 La suberaie présente un très fort morcellement Abandonnées partiellement depuis 2 générations, incendiées, les suberaies des PyrénéesOrientales sont depuis une quinzaine d’années au cœur d’une vraie politique d’aménagement du territoire. Des actions importantes de protection ont été entreprises dans les Albères et dans les Aspres et permettent aujourd’hui une réhabilitation économique de la suberaie au profit des propriétaires forestiers et d’une filière économique importante pour le Pays. 14 Etat des lieux-bilan des actions menées dans les Pyrénées-Orientales Le paragraphe suivante s’appuie sur le travail de consultation mené par l’Institut Méditerranéen du Liège au cours du deuxième semestre 2005, auprès des acteurs locaux, à la demande des services forestiers de l’Etat et de la Région Languedoc-Roussillon. Ce travail vient ainsi compléter et préciser le diagnostic déjà établi dans la présente Charte Forestière de Territoire. L’ objectif est de présenter un bilan des actions financées dans le passé en faveur de la suberaie et de mettre en avant les priorités actuelles de la filière. Ont participé aux réunions préliminaires à la rédaction de ce bilan : Institut Méditerranéen du Liège ; Pays Pyrénées-Méditerranée ; CRPF Languedoc-Roussillon ; Syndicat des Propriétaires Forestiers Sylviculteurs des Pyrénées-Orientales ; DDAF des Pyrénées-Orientales ; ASL GF de la Suberaie Catalane ; AEF (Bureau d’étude – Expert Forestier) ; Société Bouchons Abel ; Conseil Général des Pyrénées-Orientales. Depuis la signature de la présente CFT de suberaie des Albères et des Aspres, 3 appels à projet DATAR ont permis de financer des actions en faveur de la suberaie : Appel à projets n°1 (octobre 2004) Pilotage : Comité de pilotage de la CFT Maître d’ouvrage : Conseil de Développement du PPM Coût prévisionnel : 40 000 € Partenariat financier : - Leader + (UE) : 19 500 € - Etat : 12 000 € - Autofinancement : 8 500 € Partenariat technique : CRPF, IML, ASLGF de la Suberaie Catalane, organismes professionnels de la Forêt Privée des Pyrénées-Orientales, collectivités locales et territoriales, DDAF 66. Opérations techniques : 1/ Animation pour la valorisation des friches du Piémont des Albères t en cours Maître d’œuvre : Chambre d’Agriculture des Pyrénées-Orientales ; Coût de la mission : 17 104 € Participation PPM : 13 683 € - Autofinancement : 3 421 € 2/ Réalisation du catalogue de vente de liège sur pied 2005 t réalisé Maître d’œuvre : SFPPO Coût de la mission : 7 525 € Participation PPM : 3 010 € - Autofinancement : 4 515 € 3/ Opération de regroupement de propriétés dans le but d’optimiser la gestion des suberaies t en cours 15 Maître d’œuvre : ASLGF de la Suberaie Catalane Coût de la mission : 15 580 € Participation PPM : 6 232 € (soit 40 %DATAR) 4/ Extension de l’AFA du Mas Pardes t en cours Maître d’œuvre : SAFER Coût de la mission : 7 800 € Participation PPM : 6 240 € - Autofinancement : 1 560 € 5/ Coordination et suivi des actions t en cours Maître d’œuvre : CRPF PO Coût de la mission : 2 918 € Participation PPM : 2 335 € - Autofinancement : 583 € Appel à projets n°2 (mai 2005) Contenu de l’opération : t en cours Travaux collectifs de réhabilitation de la suberaie : - Actions d’investissement pour la réhabilitation de 11 ha de suberaie : objectifs de production, de protection, d’aménagement sylvopastoral et de développement touristique ; - 3 propriétaires adhérents à l’ASLGF de la Suberaie Catalane. Pilotage : Comité de pilotage de la CFT Maître d’ouvrage : ASLGF de la Suberaie Catalane Coût prévisionnel : 40 644 € Partenariat financier : - Etat : 16 268 € - Conseil Régional LR : 12 193 € - Autofinancement : 12 193 € Partenariat technique : CDPPM, CRPF, IML, organismes professionnels de la Forêt Privée des Pyrénées-Orientales, collectivités locales et territoriales, DDAF 66. Appel à projets n°3 (septembre 2005) Contenu de l’opération : t en cours Acquisition d’un matériel d’estimation de la qualité du liège sur pied. Maître d’ouvrage : IML Coût prévisionnel : 10 715,80 € Partenariat financier : - Etat : 4 286,32 € - Conseil Régional LR : 4 286,32 € - Autofinancement : 2 143,16 € Partenariat technique : CDPPM, CRPF, ASLGF de la Suberaie Catalane, organismes professionnels de la Forêt Privée des Pyrénées-Orientales. Une forêt encore trop mal connue Depuis une dizaine d’années, de nombreux outils techniques ont été développés afin de mieux appréhender la gestion forestière des suberaies et de mieux en identifier leurs potentialités. Nous pouvons citer : - Le Guide de Subériculture des P-O, IML/BRL (Financement : UE, Etat, Région L-R) ; - La Typologie des peuplements de chênes-lièges des P-O, IML/BRL (Financement : UE, Etat, Région L-R) ; 16 - Les Guides des Stations Forestières des Albères et des Aspres, CRPF L-R (Financement : UE, Région L-R) ; - Le Guide Pathologique de la Suberaie en France, IML (Financement : Région L-R) ; - La fiche « liège » du Guide technique du forestier méditerranéen français, CEMAGREF/IML ; - Le Guide technique et de vulgarisation « La levée du liège », IML (Financement : UE, Conseil Général des P-O) ; - L’étude sur l’amélioration des techniques de production hors-sol du chêne-liège, IML/CEMAGREF (Financement : Etat, Région PACA) ; - Suivi des placettes expérimentales de boisement en chênes-lièges [résultats en cours d’exploitation, partenariat IML/CRPF L-R ; (Financement : Etat)]. Ajoutons à cela les journées de formation organisées annuellement par l’IML, le CRPF Languedoc-Roussillon et les organismes de la Forêt Privée (cf. liste des thèmes abordés en annexe), ainsi que le FOGEFOR liège, dont le déroulement en 2003 a permis de former 19 propriétaires à la gestion de leur suberaie. Nous voyons que les outils existent, mais leur mise en œuvre a été encore trop ponctuelle pour nous permettre d’avoir une vision précise des potentialités subéricoles du département. Ainsi, certains secteurs a priori défavorables ne le sont en fait que parce qu’ils ont été abandonnés. Il conviendrait donc d’engager un inventaire exhaustif de la suberaie des Pyrénées-Orientales. De même, les nouveaux outils technologiques apparus dernièrement en faveur de la subériculture doivent être mis en avant auprès des propriétaires et des gestionnaires, et testés sur notre territoire : citons pour exemple les deux prototypes de machines à écorcer, ou encore l’appareil permettant d’estimer la qualité du liège sur pied. Des récoltes difficiles à valoriser dans leur intégralité Dans la plupart des parcelles, le liège récolté est un mélange de liège femelle de qualité (3 à 4 cm d’épaisseur, donc bouchonnable), de liège mâle (jeunes arbres jamais écorcés), de liège surépais (non récolté depuis plus de 20 ans) et parfois de liège brûlé. Liège mâle Liège femelle Le premier écorçage (démasclage) permet de récolter le liège « mâle », difficilement valorisable car cassant et fortement crevassé, alors que les récoltes suivantes (levées) espacées de 12 à 15 ans permettent d’obtenir du liège « femelle », lisse et homogène, 17 permettant notamment de fabriquer des bouchons. Les revenus que laissaient entrevoir la vente du liège, couplé à la destruction de nombreuses vignes par le phylloxéra, ont fait du chêne-liège une essence de reboisement massivement utilisée au cours du XIXème siècle, ce qui explique sa présence actuelle bien au-delà de son aire de répartition naturelle. L’un des obstacles majeurs reste l’écoulement des lièges de rebuts (liège mâle, brûlé ou surépais) : les ventes de liège sur pied organisées depuis 5 ans ont montré les difficultés de leur mise en marché. En effet, la récolte de ces types de lièges est indispensable à la remise en production des suberaies, mais ils sont actuellement sans débouchés localement. Les industries les plus proches susceptibles de les utiliser sont situées en Catalogne Sud, dans le secteur de Figueras et de Gérone. Sans aide financière, le coût actuel de la main d’œuvre combiné au manque de débouché font que ces lièges sont au mieux laissés sur place lorsqu’il sont levés, au pire pas levés du tout : on se contente donc trop souvent de récolter l’existant sans mettre en production les tiges d’avenir. De même, la hausse qui vise à augmenter la production future de l’arbre en augmentant à chaque récolte la hauteur d’écorçage, est de plus en plus rarement pratiquée car le liège ainsi récolté est du liège mâle, donc sans valeur. Des aides doivent donc soutenir ces opérations indispensables à la rénovation de la suberaie catalane. La première vente de liège sur pied a eu lieu en 2000, sous l’impulsion des organismes de la Forêt Privée des Pyrénées-Orientales, et portée par la COFOPYR. Ces ventes ont permis de lancer une dynamique auprès des propriétaires forestiers en leur faisant prendre conscience de la valeur économique de leur suberaie ; depuis 2000, ce sont ainsi environ 150 tonnes de liège qui ont été vendues. Elles se heurtent désormais aux coûts de réalisation du catalogue de vente (important travail d’inventaire), et au faible nombre de soumissionnaires constaté. Ventes de liège des P-O : bilan 2000-06 1,00 € 100 0,92 € 90 0,83 € 80 0,80 € 0,70 € 60 60 51 45 50 55 0,52 € 0,60 € 0,50 € 0,40 € 40 30 0,90 € 0,80 € 0,80 € 70 Tonnes 0,85 € 27 21 20 0,30 € 20 Prix moyen (€/kg) 0,90 € Ventes COFOPYR Ventes ASLGF Prix moyen du liège femelle sur pied 0,20 € 14 0,10 € 10 0,00 € 0 2000 2001 2002 2003 Année 2004 2005 2006 Afin d’améliorer la mise en marché du liège, sa traçabilité et la réalisation de travaux, des propriétaires forestiers subériculteurs des Pyrénées-Orientales ont créé en 2002 l’ASLGF de la Suberaie Catalane sur le modèle de celle déjà existante dans le Var. L’ASLGF (Association Syndicale Libre de Gestion Forestière) avait été identifiée auparavant comme étant une des formes de regroupement des propriétaires les plus adaptées au contexte de 18 la suberaie du département2. Après 3 ans d’existence, elle regroupe désormais 27 propriétaires, pour un total de 1 100 ha ; la première vente de liège de l’ASLGF a eu lieu quant à elle en 2004. Le développement d’un tel outil de gestion, dont l’action cible spécifiquement la suberaie, nécessite une animation en vue d’inciter les propriétaires subériculteurs à y adhérer, afin de constituer des unités de gestion suffisamment importantes permettant d’assurer une production annuelle constante de liège, en quantité et en qualité, et ainsi de maîtriser au mieux les coûts de la récolte et les prix de ventes. L’objectif de l’association serait dans un premier temps de parvenir à vendre une cinquantaine de tonnes de liège par an, sous réserve de stabilité des cours du liège (en 2005, les propriétaires membres de l’ASLGF de la Suberaie Catalane ont préféré ne pas vendre leur liège car les prix proposés alors par l’industriel étaient considérés comme trop bas). Le tonnage mis en vente pourra augmenter à cour terme au fur et à mesure de l’adhésion de nouveaux propriétaires, et à moyen terme lorsque les travaux de réhabilitation réalisés récemment (éclaircies, sélections de tiges d’avenir, démasclage et levée de liège brûlé) auront porté leurs fruits (soit dans une douzaine d’années). Une main d’œuvre spécialisé pour l’écorçage La récolte du liège – ou levée – est une opération délicate qui se réalise aujourd’hui encore grâce à une hachette particulière, au tranchant effilé et au manche taillé en biseau à son extrémité. Elle requiert une main d’œuvre spécialisée, de plus en plus rare, qui sacrifie parfois la qualité du travail et le respect des règles de subériculture au profit du rendement, avec des résultat parfois catastrophiques (arbres irrémédiablement blessés, dépassement de limites de parcelles, levée de liège trop jeune…) De plus, devant la méconnaissance des propriétaires quant à la valeur de leur récolte, certains exploitants peu scrupuleux ont acquis des lots à des prix bien en dessous du marché. Les campagnes d’information menées depuis maintenant un quinzaine d’années par les organismes de la forêt privées des P-O ont entre autre visé à mettre en garde les propriétaires vis-à-vis de ces pratiques, mais des cas similaires sont encore trop nombreux. Arbre blessé suite à un écorçage mal réalisé. On compterait aujourd’hui dans les P-O 6 à 7 entreprises de travaux forestier qui revendiquent un savoir-faire concernant la récolte du liège, plus ou moins justifié. Ils travaillent soit en petite équipe avec de la main d’œuvre locale pour des petits chantiers – de 2 à 5 personnes – soit font appel à des écorceurs étrangers (Espagne, Maghreb) lorsque se présentent des chantiers plus importants (nécessitant une équipe de 10 personnes). Il se récolterait ainsi environ 700 tonnes de liège annuellement dans les P-O3, représentant une valeur rendu usine d’environ 1 000 000 €, qui partent en quasi-totalité en Espagne dans les usines de transformation de la région de Gérone. 2 LOUVET J., Restructuration foncière de la suberaie catalane, étude préliminaire réalisée dans le cadre de la réalisation de la Charte Forestière de Territoire de la suberaie des Albères et des Aspres. 3 ROUSSE A., Minute du rapport sur la filière liège en France, Languedoc-Roussillon Management, Bézier, 1998. 19 Outre la spécialisation qui est demandée aux écorceurs, l’autre principal problème est la saisonnalité de l’activité (de juin à août) qui rend difficile la formation des ouvriers. On considère en effet qu’il faut entre 2 et 3 saisons de pratique pour qu’un leveur de liège soit rentable et qu’il puisse récolter environ 400 à 500 kg de liège par jour de travail. Les formations organisées dans les années 1990 par le CFPPA de Rivesaltes ont montré leurs limites, car les personnes alors formées n’ont pas poursuivi d’activité dans cette filière, à quelques rares exceptions près. En dehors de la saison de récolte, les ouvriers se consacrent à des travaux forestiers classiques : débroussaillement, bûcheronnage… Dans les Pyrénées-Orientales comme dans les autres régions françaises productrices de liège, la nécessité d’une accréditation des équipes de leveurs se faite cruellement sentir. Celle-ci pourrait être délivrée par la DRAF ou la DDAF, et constituerait pour le propriétaire forestier une garantie quant à la qualification du personnel qui exploite sa forêt, et au respect de la législation en matière de droit du travail. La mise en place d’une écocertification du liège pourrait également être un pas dans ce sens (voir plus bas). L’utilisation des nouvelles méthodes de récolte (machine à lever le liège STIHL) est une solution à ne pas négliger, puisque ce type de matériel récemment mis sur le marché a fait ses preuves tant au point de vue de la rentabilité que de la fiabilité (cf. photo). Son coût (environ 3 000 €) reste un obstacle pour un propriétaire seul. Une industrie en partie délocalisée qui s’est éloignée de la production locale Actuellement, un seul industriel local achète encore du liège sur pied dans les PyrénéesOrientales : il s’agit de la société Bouchons Abel (Le Boulou), qui achète ainsi une centaine de tonnes de liège brut par an dans le département. Le reste de la production départementale passe par l’intermédiaire d’exploitants forestiers, qui vendent ensuite leur récolte à des industriels de Catalogne Espagnole. De façon plus générale, les industriels encore en place dans les Pyrénées-Orientales ne réalisent plus que les étapes de finition de la fabrication du bouchon : ils importent directement des ébauches de bouchons sous la forme de cylindres de liège bruts. Soit ces ébauches sont achetées à des grossistes, auquel cas l’industriel devient plus un négociant de bouchons qu’un réel bouchonnier, soit le liège est acheté sur pied ou sur parc, après quoi il est transformé à l’étranger (Portugal et Espagne principalement) avant de revenir sous forme d’ébauches. Cylindres de liège brut : ces bouchons « semifinis » doivent encore être triés, lavés, séchés, éventuellement colmatés, à nouveau triés, marqués et enfin subir un traitement de surface avant de pouvoir être conditionnés et expédiés vers le client. C’est sous cette forme que les bouchons sont réceptionnés chez la quasi totalité des industriels bouchonniers français. 20 L’entreprise Oeneo Bouchages (ex-Sabaté), basée à Céret, fabrique des bouchons dits « technologiques », à base de farine de liège traitée selon différents procédés (dont un au C02 supercritique) visant à le débarrasser de toute déviance organoleptique. Elle utilise pour cela principalement les restes de la fabrication des bouchons en liège naturel, ainsi que du liège en planche qui n’est pas forcément de qualité bouchonnable. Tout le liège est transformé en farine dans leur usine d’Estrémadure (Espagne), les bouchons sont quant à eux moulés en partie sur le site de Céret. Il existe néanmoins un demande en lièges « fermes », c’est à dire ayant eu une croissance lente, ce qui est le cas du liège catalan en général vis à vis des lièges dits « de plaine » que l’on trouve dans le sud-ouest de la péninsule ibérique. Ces lièges fermes sont utilisés pour le bouchage des vins de garde, ce qui leur confère une forte valeur ajoutée. Mais malgré leur meilleure qualité technologique, les liège catalans sont parfois boudés par les industriels car ils ont une proportion de déchets plus importante : avec 100 kg de liège portugais, on peut obtenir jusqu’à 30 kg de bouchons, contre à peine 10 kg avec du liège catalan. Nous avons donc un liège potentiellement de meilleure qualité, mais au rendement plus faible. Entreprise Volume commercialisé Origine des approvisionnement en liège Ville Activité Travet Liège Rivesaltes Fabrication et négoce de bouchons pour vins tranquilles Bouchons : 35 M/an Portugal : 100 % (900 T liège brut/an) SOCALI Le Boulou Fabrication de bouchons pour vins tranquilles Bouchons : 55 M/an Le Boulou Fabrication et vente de bouchons en liège pour vins tranquilles Bouchons : 40 M/an Le Boulou Fabrication de bouchons liège pour vins tranquilles Céret Fabrication de bouchons techniques Bouchons Abel té Oeneo bouchage Lièges Suberaies SNIC-SMT Nombres d’emplois 2 M€ 11 Espagne : 50 % Portugal : 50 % (env. 1 800 T liège brut) 5,3 M€ 10 P-O : 100 T/an Catalogne : 175 T/an Bouchons : Portugal : 30 M/an (soit env. 1 000 T liège brut) 5,2 M€ 21 Bouchons : 150-200 M/an Bouchons (2005) : Espagne : 28 M (900 T) Portugal : 134 M (4 400 T) Italie : 5 M (150 T) 29,7 M€ 35 Bouchons : 850 M/an (dont 95% de bouchons technologiques) Utilise les chutes issues de la fabrication des bouchons en liège naturel Espagne, Portugal, Catalogne 5 000 T/an 61 M€ 109 Céret Produits divers liège (isolant, décoration, artisanat) Démarrage d’activité P-O (pour le liège brut) Espagne, Portugal (pour les produits manufacturés) ? 1 Le Boulou Aggloméré expansé noir, granulés, aggloméré blanc Aggloméré : 3 1 500 m Granulés : 20 T Portugal (100 %) ? 5 elle S N des Bouchons Trescases Chiffre d’Affaire Observations Préparation et fabrication au Portugal par Raymoncork Cortiças, finition en France Certifié Systecode Préparation et fabrication par SOCALI Portugal (48 salariés), finition en France Préparation et fabrication en Espagne et au Portugal, finition en France Certifié ISO 9002, Systecode et Geisenheim Préparation et fabrication au Portugal par Coelho, finition en France Certifié ISO 9002 et Systecode Unité de transformation en Espagne (Corcho de Merida : 121 employés) Certifié ISO 9002, Systecode et BRC Activité complémentaire à celle de travaux forestiers (dont écorçage) S’approvisionne directement auprès d’entreprises portugaises. En complément de l’activité de fret Entreprises utilisatrices et/ou distributrices de liège dans les Pyrénées-Orientales (sources : Guide 2005 du savoir faire industriel – CCI 66 ; enquête Institut Méditerranéen du Liège) 21 Les raisons quant à ce faible rendement sont multiples : - L’abandon des suberaies pendant plusieurs décennies a considérablement dégradé la qualité moyenne du liège, qui n’a pas été récolté à temps (liège surépais) et qui a subi les passages du feu ; - La présence assez importante dans certains secteurs de Coroebus undatus, insecte dépréciateur du liège, qui creuse des galeries entre le liège et la mère (assise subéro-phellodermique), galeries qui se retrouvent ensuite incluses dans l’épaisseur du liège ; - La qualité de la récolte s’est elle même dégradée : la levée du liège est en effet une étape primordiale qui doit être effectuée selon les règles de l’art par du personnel qualifié, sous peine de porter atteinte à la vie de l’arbre et à la qualité des récoltes qui suivront ; - Les meilleures qualités de liège sont observées dans les partie hautes du fût4, notamment en ce qui concerne la porosité ; or dans les Pyrénées-Orientales, la valeur observée du coefficient de démasclage5 est en moyenne de 1, alors qu’il est communément admis qu’il peut aller jusqu’à 2 sans pour autant porter préjudice à l’arbre ; lever insuffisamment les arbres occasionne donc un perte à la fois qualitative et quantitative au niveau de la production de liège. 3 tonnes de liège mâle donnent 1 tonne de liège expansé noir (isolant) aggloméré ou en granulés ; 100 kg de liège femelle brut donnent : ¾ 10 kg de bouchons (soit environ 3000 bouchons) ; ¾ 22 kg de granulés de liège blanc agglomérés ou non (bouchons agglomérés, panneaux d’affichage, élastomère, objets divers…) ¾ 50 kg de liège expansé noir ; ¾ 18 kg de chutes (poussière de liège pour le colmatage des bouchons, substrat de culture…) Quelques chiffres sur les utilisations du liège6 Afin d’amener les industriels à s’intéresser à nouveau au liège local, nous devons poursuivre les efforts engagés pour la remise en état de nos suberaies, en étant particulièrement vigilants sur l’étape primordiale que constitue la levée du liège, et qui conditionne la qualité des récoltes futures. Il faut pour cela regrouper l’offre, mieux identifier les qualités, et respecter (ou faire respecter) les règles de la subériculture, notamment le délais séparant deux écorçages (12 à 15 ans). 4 NATIVIDADE VIEIRA, Subériculture, Nancy, ENGREF, 1956, p. 125. Coefficient qui multiplié à la circonférence de l’arbre permet d’obtenir la hauteur sur laquelle il peut être écorcé. Exemple : si un arbre de 1 m de circonférence est écorcé sur 2 m de haut, son coefficient est égal à 2. 6 YESSAD S.A., Le chêne-liège et le liège dans les pays de la Méditerranée Occidentale, ASBL Forêt Wallonne, 2001. 5 22 Un enjeu DFCI plus que jamais d’actualité Historiquement, le chêne-liège a été confiné aux terres les plus incultes, qui n’étaient utilisées ni pour la vigne, ni pour l’agriculture. De plus, les caractéristiques autécologiques du chêne-liège lui font naturellement occuper les secteurs les plus exposés aux feux de forêts (le développement de son écorce liégeuse peut être vu comme une adaptation aux incendies). Le sylvopastoralisme a pendant longtemps protégé ces massifs situés en piémont contre le feu, en limitant le développement du maquis. L’abandon progressifs de ces forêts a eu pour conséquence le développement d’incendies dévastateurs, tel celui ayant traversé le massif des Aspres en 1976. La prise de conscience qui s’en est suivi a débouché sur la constitution de structures telles que le SIP des Aspres ou le SIVU des Albères, dont le but est de mener des opérations en faveur de la DFCI. Depuis, les programmes d’investissement en suberaie (cf. cartographie en annexe) ont toujours ciblé des secteurs en cohésion avec le Schéma Départemental et les Plans d’Aménagement des Forêts contre les Incendies (PAFI), en appui des grandes coupures de combustibles (Aspres, piémont des Albères). Secteur géographique Albères Aspres Fenouillèdes Boisement chêne-liège (ha) Réhabilitation de suberaies (ha) Aménagements DFCI (ha) Total (ha) 14 32 17 148 47 0 39 15 0 201 94 17 UE Financement des opérations Etat Région Département 263 492 € 700 166 € 495 478 € 30 245 € 432 851 € 1 922 232 € Bilan des investissements en suberaies ; période 1991-2004 (sources : DDAF 66) Ces travaux, souvent couplés à un entretien sylvopastoral, ont fait leurs preuves en terme d’efficacité dans la lutte préventive contre les incendies de forêts, ainsi qu’en faveur de l’aménagement rural ; ils doivent être poursuivis en tenant compte du fait qu’un réseau de pistes efficace et entretenu est intéressant nous seulement pour l’exploitation forestière, mais aussi pour la DFCI. AF Des terrains à conquérir Aujourd’hui, l’aléa feu de forêt se déplace de ces zones traditionnellement forestières vers des secteurs de plaine jadis protégés par l’agriculture, l’arboriculture ou la viticulture. Les terrains laissés à l’abandon suite à la déprise agricole actuelle (5 000 ha de vignes arrachés en 2 ans) sont rapidement conquis par une végétation hautement inflammable (ajoncs, genêts, bruyères, cistes…) : des solutions doivent être proposées aux propriétaires de ces terrains, parmi lesquelles la revalorisation en terrain forestier. Le chêne-liège, grâce à la protection que lui confère son écorce liégeuse, est la seule essence forestière capable de reverdir après le passage du feu, et ainsi recréer une ambiance forestière en quelques années. Son intérêt en terme paysager n’est plus à démontrer, notamment pour les collectivités. L’IML suit ainsi depuis une dizaine d’année un 23 réseau de placettes expérimentales en partenariat avec le CRPF Languedoc-Roussillon, pouvant servir de démonstration au boisement de terrains agricoles. Motiver des collectivités locales et des propriétaires privés à boiser leurs terrains nécessite un important travail d’animation et de suivi, accompagné de propositions concrètes en terme de travaux et de financements, le tout couplé à une réflexion de fond sur le foncier. Des secteurs ciblés (une ou plusieurs communes identifiées comme sensibles, notamment celles du piémont des Albères) pourraient faire l’objet d’une animation en ce sens. Des actions d’information et de vulgarisation à poursuivre Le liège – matériau naturel et renouvelable – et le chêne-liège – arbre original par ses caractéristiques et son écologie – sont tous deux méconnus du grand public. Devant les difficultés économiques que rencontre actuellement la filière, les actions de vulgarisation en faveur de l’utilisation du liège sous toutes ses formes, mais aussi de la sensibilisation du public aux enjeux forestiers en zone méditerranéenne, doivent être encouragées. En Catalogne, un texte du Gouvernement autonome rend désormais obligatoire l’utilisation du bouchon de liège comme procédé de bouchage des vins de Dénomination d’Origine Contrôlée. Une démarche de communication sur ce thème devrait être engagée dans les Pyrénées-Orientales, en partenariat avec le Conseil Général. Toujours sur le thème de la vulgarisation et de la diffusion d’information, un outil tels que le site internet de l’IML (www.institutduliege.com) est essentiel pour faire le lien entre les différents acteurs du monde du liège et le grand public ; il est régulièrement enrichi, que ce soit en documentation technique ou au niveau de son annuaire-liège. Citons enfin le Musée du liège de Maureillas-las-Illas, qui doit être associé aux différents projets touristiques développés sur le territoire. L’écocertification forestière : un étape incontournable Il est aujourd’hui possible de faire certifier la gestion durable de sa suberaie par l’adhésion au système PEFC, comme pour tout autre peuplement forestier. Mais en revanche, le liège provenant de ces forêts ne peut pas encore être commercialisé sous le label PEFC, car l’ensemble de la chaîne de production n’est pas encore certifiée (récolte et transformation). Pour faire face à ce problème, l’Observatoire de la Forêt Méditerranéenne a lancé un projet de coopération France-Maroc, auquel l’IML a été associé, dans le cadre de l’appel à propositions 2005 lancé par l’UE sur la ligne budgétaire « forêt-environnement dans les pays en développement » (Appel à proposition n°EuropeAid/121998/C/G), afin de réaliser un cahier des charges propre à l’industrie du liège, de la récolte au bouchon. Les bouchonniers recherchent un liège de qualité, de provenance connue, ayant un traçabilité optimale. Les gestionnaires veulent des garanties sur la qualité des travaux effectués dans les suberaies, notamment concernant la levée du liège. Les consommateurs se montrent quant à eux de plus en plus sensibles aux questions environnementales. La certification du produit liège sera un pas vers la conciliation de ces objectifs. 24 Déjà, certains clients anglo-saxons du groupe portugais Amorim, n°1 de l’industrie du liège, ont demandés à être approvisionnés à 100 % en liège certifié à l’horizon 2010. En réponse à cela, le FSC et la WWF ont commencé à engager des démarches en faveur de la certification des suberaies selon leur standards, principalement en Afrique du nord, mais aussi au Portugal, en Espagne et en Italie. Nous devons nous montrer réactifs vis à vis de ces démarches, faute de quoi nos lièges pourraient à moyen terme se retrouver exclus de ces marchés, qui sont de plus en plus de grands consommateurs de vins. Une situation phytosanitaire préoccupante L’état de santé des suberaies est par endroit particulièrement préoccupant. Les études récemment menées dans le massif des Maures (Var) par le CRPF PACA et l’Université d’Aix-Marseille ont constaté un état phytosanitaire de la suberaie globalement mauvais, principalement lié à la présence de xylomycétophages tels que Platypus cylindrus (scolytidé) ou Xyleborus monographus (scolyte), dont la fréquence des attaques est multipliée par 4 après la levée du liège7. La situation est telle que les organismes gestionnaires de la suberaie des Maures (privés et publics) ont fait une saisine auprès du Préfet du Var afin de faire interdire toute récolte de liège pendant 2 ans, le temps d’étudier ces phénomènes et de proposer des méthodes préventives et/ou curatives efficaces. Dans les Pyrénées-Orientales, des foyers d’attaques ont également été observés (communes de Maureillas, Collioure, Tresserre, Boule d’Amont) et ont fait l’objet d’un échantillonnage en 2005. D’autres pathogènes menacent la suberaie, parmi lesquels Diplodia mutila, champignon très présent en Catalogne-sud qui s’installe juste après la levée et contre lequel un traitement préventif (fourni gratuitement par la Generalitat) a été rendu obligatoire, ou bien encore Biscogniauxia mediterranea, champignon responsable du « charbon de la mère », qui est plutôt un parasite de faiblesse mettant en exergue l’état phytosanitaire déplorable de certains massifs (Aspres notamment), aggravé par les passages répétés des incendies et les récoltes de liège « sauvages » mal réalisées. Afin de mieux identifier ces problèmes, il convient de mettre en place un réseau d’observation et de suivi de la santé des suberaies, coordonné avec les actions en cours dans le Var et dans le reste de la suberaie française, qui pourrait être encadré par le comité scientifique et technique de l’IML et par le DSF. Une reconnaissance nationale et internationale grandissante Depuis sa création il y a maintenant plus de dix ans, l’IML s’est affirmé comme partenaire privilégié des organismes étrangers pour toutes les questions relatives au liège et à la suberaie française8. Pour cela, il faut souligner le rôle primordial que joue Vivexpo, colloque international bisannuel qui a grandement fait pour la renommée de l’IML et de la suberaie des Pyrénées-Orientales. 7 AMANDIER L., Saisine de M. le Préfet du département du Var, CRPF-PACA, nov. 2005. Confédération Européenne du Liège (Portugal), IPROCOR (Espagne), Stazione Sperimentale del Sughero (Italie), INRGREF (Tunisie), Direction Générale des Forêts (Maroc),… 8 25 L’IML entretien ainsi des contacts et des partenariats étroits avec plusieurs organismes étrangers, dans le cadre de programmes de coopération : - Fair 1 (1996-99) : Action concertée européenne sur la génétique du chêne-liège. Projet coordonnée par Mme Maria Carolina VARELA, Ingénieur Forestier à l’Estação Florestal Nacional (EFN, Portugal). Objectif : Effectuer des plantations comparatives et conservatoires de provenances de chênes-lièges de l’ensemble de son aire de répartition (Portugal, Espagne, France, Italie, Tunisie, Algérie, Maroc). - Corkassess (1998-2000) : Projet coordonné par Mme Helena PEREIRA, Professeur au Departamento de Engenharia Florestal de l’Instituto Superior de Agronomia de Lisbonne (ISA-DEF, Portugal)). Objectif : Développer des instruments techniques et scientifiques pour l’amélioration et la rationalisation de la production, de la commercialisation et de la transformation du liège, en mettant au point des méthodes appropriées d’échantillonnage du liège sur le terrain et pour l’évaluation quantitative et qualitative de la production. - Interreg III A Gestion Forestière Transfrontalière (2002-07) : Projet coordonné par le Consorci de les Gavarres (Espagne), le Consorci de l’Alta Garrotxa (Espagne), et le Pays Pyrénées Méditerranée (France). Objectif : Développer un modèle d’aménagement commun du territoire qui intègre la gestion du patrimoine naturel et qui permette de garantir sa conservation à travers des stratégies de mise en valeur, de gestion durable et de coopération. - Interreg III B Suber-med (2004-06) : Projet coordonné par la Diputación Provincial de Huelva (Espagne). Objectif : Etablir une dynamique de coopération dans le secteur subéricole de la Méditerranée occidentale, qui puisse faciliter l’intégration économique nécessaire pour profiter des opportunités qu’offrira la zone de libre échange prévue en 2010 dans le cadre du processus de Barcelone. Il faut ajouter à cela d’autres échanges, plus ponctuels : - 1996 : Participation au Séminaire méditerranéen sur la régénération des forêts de chênes-lièges, organisé par l’INRGREF à Tabarka (Tunisie) ; - 2000 : participation au Congresso mondial do Sobreiro e da Cortiça (Congrès mondial de la suberaie et du liège) à Lisbonne (Portugal) ; - 2004 : participation à la rédaction du Code International des Pratiques Subéricoles (IPROCOR/Direcção Geral dos Recursos Florestaís) ; - 2004 : participation au IVème meeting de l’Organisation Internationale de Lutte Biologique sur la protection intégrée des forêts de chênes à Hammamet (Tunisie) ; - 2005 : présentation des résultats de l’étude sur les alternatives subéricoles et la récolte du liège après le passage d’un incendie lors d’une journée technique organisée à Mérida (Espagne) par IPROCOR, dans la cadre du projet Subernova ; - 2005 : participation à un atelier de travail sur la gestion durable des suberaies organisé par le WWF à Tabarka (Tunisie) ; - 2005 : participation à la VIème Feira do Montado (Foire de la Suberaie) de Portel (Portugal), et intronisation de M. Jacques ARNAUDIES, Président de l’IML et VicePrésident du Syndicat des Propriétaires Forestiers Sylviculteurs de Pyrénées-Orientales, 26 comme membre fondateur de la Confraria do Sobreiro e da Cortiça (Confrérie du Chêneliège et du Liège). Au cours des différentes interventions que l’IML a été amené à effectuer à l’étranger en 2004-2005, il était souvent le seul représentant français. Ce rôle de référent-liège, pour lequel l’IML a entre-autre été créé, s’est ainsi vu renforcé et doit être poursuivi. Au niveau national, les liens que l’IML a tissé avec les autres régions productrices de liège se sont matérialisés par l’ouverture de son Conseil d’Administration et de son comité scientifique et technique à d’autres structures (CRPF PACA, ONF, Association du Liège Gascon, ASLGF de la Suberaie Varoise, Centre de Productivité et d’action Forestière d’Aquitaine, Observatoire de la Forêt Méditerranéenne…) ; l’IML développe par ailleurs de nouveaux partenariats, avec le Muséum National d’Histoire Naturelle (Paris), l’ONF Aquitaine ou le CRPF Corse. Conclusion La suberaie est un écosystème suffisamment rare et original au niveau mondial pour qu’il mérite une politique ambitieuse de développement dans notre département. Les actions menées depuis plus de 15 ans dans les Pyrénées-Orientales ont été le moteur de nombreuses initiatives développées par la suite dans le reste de la suberaie française (réalisation des Typologies des peuplements du Var et de Corse-du-Sud, réalisation de ventes de liège groupées par l’ASLGF de la Suberaie Varoise, réalisation d’une Charte Forestière de Territoire des Maures, relance de la subériculture en Aquitaine avec inventaire de la ressources…). C’est grâce à nos efforts communs que ces démarches ont pu être menées à bien. Aujourd’hui, la filière liège – et la filière forêt en général – doit faire face à une conjoncture économique particulièrement difficile, avec des coûts de production en hausse et des prix en baisse. Nous, organismes gestionnaires de la suberaie, sommes tributaires des restrictions budgétaires qui affectent les services de l’Etat et des collectivités. Si une stratégie commune est nécessaire à l’accomplissement des objectifs que nous nous fixerons, ceux-ci ne pourrons pas être atteints sans moyens humains suffisants à notre disposition. Il s’agit là du véritable enjeu des années à venir. 27 Données complémentaires Journée annuelle « liège » (CRPF/IML) : thèmes abordés - Présentation du guide de subériculture des Pyrénées-Orientales ; Présentation des guides simplifiés des catalogues des types de stations forestières des Aspres et des Albères ; Synthèse des placettes expérimentales chênes-lièges en zone agricole portée par l’IML ; Présentation du Guide Pathologique de la Suberaie en France ; Journée d’information sur le bombyx disparate ; sur la certification forestière ; Journée d’information sur l’arrachage des chênes-lièges ; Présentation de la CFT de la suberaie des Albères et des Aspres ; Démonstration d’un matériel technologique d’estimation de la qualité du liège. Financement : UE/Région Languedoc-Roussillon/Conseil Général des Pyrénées-Orientales FOGEFOR « le liège : sa valorisation, sa production » (2003) : thèmes abordés - La levée du liège ; La génétique du chêne-liège ; Les outils d’aménagement DFCI ; La transformation du liège (bouchon) ; Le sylvopastoralisme ; Les aides forestières et leurs utilisations ; Natura 2000 ; - Les fonctions de la forêt ; Pathologie de la suberaie ; Les documents de gestion ; La truffe ; Voyage d’étude en Espagne : visite d’un industriel et d’un chantier d’exploitation forestière. Financement : Région Languedoc-Roussillon (4 167,50 €) Listes des études préliminaires à la CFT de la Suberaie des Albères et des Aspres - PETIAU J-M. (bureau d’études ECOSYS), Charte Territoriale Forestière, le paysage de la suberaie, 2001 ; CHEVALLIER H. (ingénieur-consultante), La suberaie : approche environnementale, 2002 ; LOUVET J. (bureau d’études AEF), Restructuration foncière de la suberaie catalane, 2002 ; CHAUDRON F. (association IF), Enquête à caractère sociologique sur la fréquentation de la suberaie des Albères et perception des aménagements de DFCI, 2002 ; Bois Energie 66, Les possibilités d’intervention de BE66 pour la valorisation du produit liège, 2002. Financement : Etat (30 000 €) Pages suivantes : Cartographie des investissements forestiers sous suberaie 1991-2004 (source : DDAF 66). 28 29 30 31 32 Deuxième partie : Le Projet 33 L’article L12 du Code Forestier apporte une innovation à la politique forestière en prévoyant la mise en œuvre de chartes forestières de territoire, élaborées à l’initiative des acteurs locaux, notamment des élus. Cette démarche contractuelle vise à permettre la rencontre entre les propriétaires forestiers, publics ou privés, qui offrent des services, et des demandeurs motivés par un ou plusieurs de ces services, voire même par l’avenir global d’un territoire forestier. Les problématiques forestières rencontrées sur la suberaie des Albères et des Aspres sont très diverses. Elles relèvent, à titre principal, de nombreux domaines (aménagement rural et développement local, tourisme et loisirs, économie, environnement…). Une gestion durable des forêts doit répondre aux attentes actuelles et futures de la société. Elle ne peut se concrétiser territorialement que par une concertation entre les partenaires légitimement concernés par les porteurs des attentes et les propriétaires susceptibles de les satisfaire. Compte tenu de la diversité des problématiques et des solutions locales, la charte est un concept souple, qui a conduit à l’introduction d’un volet forestier dans le programme d’action du Pays Pyrénées Méditerranée. La charte n’est pas un outil juridique en concurrence avec d’autres outils existants. Sans préjudice des prérogatives réglementaires de l’Etat, les acteurs locaux peuvent élaborer dans la concertation des chartes forestières de territoire, portant sur un territoire identifié à priori pertinent vis-à-vis d’une ou plusieurs problématiques selon la logique suivante : une problématique, des acteurs, un territoire. Une charte peut donner lieu à des conventions ayant des incidences financières, rémunérant, par exemple, des services supplémentaires rendus par la forêt ou des investissements forestiers spécifiques : accueil du public, préservation de la qualité de l’eau, préservation de la biodiversité, protections contre les risques naturels… 34 DES OBJECTIFS A ATTEINDRE EN MATIERE DE : Développement. Faire progresser la suberaie dans tous les domaines : économique, culturel, touristique,… Qualité. Offrir à la population une qualité environnementale. Conduire notre production vers le haut niveau. Certification de la filière liège. Équilibre. Favoriser une croissance cohérente, réfléchie, née d’une dynamique collective. Quotidien. Animer notre territoire tous les jours en organisant l’avenir et en suscitant une dynamique durable. Ouverture et rayonnement. Se tourner vers l’extérieur pour approfondir, échanger, enrichir nos connaissances. Faire exister la suberaie à l’extérieur de ses frontières. Communication. Une image, une offre, un avenir. Connaissance. Chercher la meilleure valorisation des produits « liège », collaborer dans des programmes de recherche européens, compléter les connaissances techniques. Former les acteurs locaux. 35 LES ENJEUX STRATEGIQUES DE DEVELOPPEMENT Afin d’envisager le développement durable de la suberaie il convient de traiter l’ensemble des problématiques qu’elle génère : sa valorisation est conditionnée aux moyens qui seront consacrés à sa préservation mais également à la prise en compte de sa multi-activité et par là-même à une gestion concertée et durable. Après concertation auprès des divers usagers, 6 enjeux ont été identifiés : 36 Économie Protection contre les risques naturels Aménagement et « multi-fonctionnalités » Environnement et paysage Culture Recherche et développement ECONOMIE Une conjoncture favorable Aujourd’hui la filière économique liège favorise l’emploi, la formation et pèse sur le tissu macro et micro économique de la vallée. Aider les filières d’amont en aval est une nécessité pour maintenir et favoriser le développement économique et social du territoire. Au niveau forestier et des producteurs : Nos forces Une culture forestière et subéricole toujours présente. Des qualités technologiques du liège catalan universellement reconnues. Des structures professionnelles propres au liège et au territoire. Des outils scientifiques et techniques disponibles. Une demande de gestion, de valorisation économique de la part des propriétaires forestiers. Une dynamique locale engagée depuis plusieurs années et qui fait école au niveau national et international. Nos faiblesses Une sous-exploitation de la suberaie due à l’abandon, aux incendies, au morcellement foncier et aux changements de propriétaires, aux surcoûts de production. Un manque de main d’œuvre qualifiée pour la levée (récolte) du liège. Une fluctuation du marché. Une offre regroupée trop restreinte. Des difficultés à commercialiser les lièges de rebuts. Un manque de connaissance des potentialités subéricoles par massif. Au niveau industriel : Nos forces Des industries locales fortes en emplois (jusqu’à 200). Des bouchonniers engagés dans des démarches de qualité. Un important bassin industriel de transformation du liège en Catalogne Espagnole. Un positionnement géographique privilégié, bien desservie par les grands axes d’échanges (autoroute, future ligne TGV). Une filière économique et un produit d’avenir, naturel et renouvelable. Un produit (le liège) intégré dans le programme construction-bois locaux du Pays Pyrénées Méditerranée. Nos faiblesses Une industrie partiellement délocalisée qui s’est éloignée de la matière première locale. Une absence d’organisation de la filière. Des acheteurs potentiels mal identifiés. Une méconnaissance des marchés notamment pour le liège mâle et brûlé. Des campagnes de dénigrement du liège infondées de la part des industriels du plastique. Un manque de moyens pour faire de la communication sur les produits liège. 37 Les pistes d’actions Regrouper l’offre et la demande Regrouper les propriétaires, connaître les potentialités de leurs parcelles, les conseiller pour une gestion sylvicole efficace. Réaliser des documents de gestion durables (PSG, RTG, CBPS). Mettre en marché des lots de liège en fonction des destinataires. Unir nos forces Inciter et regrouper les différents maillons de la filière au sein d’une interprofession. Un système permettant en conséquence de révéler des besoins communs, créer et consolider toute la filière. Mener des actions de communication en faveur du matériau liège. Formation Emploi La formation est précieuse pour répondre aux exigences qualitatives du marché. Une organisation des méthodes de travail, faciliter les regroupement d’entreprises, évaluer des besoins communs, créer et consolider des emplois sont des pistes fortes pour nos suberaies. Produire du liège de qualité Identifier les peuplements aux meilleures potentialités subéricoles par l’utilisation des outils existants et/ou le développement de nouveaux. Faire appliquer les bonnes règles de gestion par la mise en place et l’application d’un cahier des charges strict destiné aux leveurs de liège. Mettre en place des méthodes d’estimation quantitative et qualitative du liège. Nouveaux débouchés Dans le secteur de la construction, de l’emballage, de la décoration des actions d’information et de formation vers les prescripteurs peuvent être entreprises. Anticiper les exigences des industriels en terme de traçabilité par la mise en place d’une certification forestière de la filière liège (PEFC Languedoc-Roussillon). 38 PROTECTION CONTRE LES RISQUES NATURELS Une nécessité pour agir La préservation de nos suberaies contre les risques naturels est au cœur des aménagements réalisés ou à réaliser. La protection contre les risques d’incendie est un enjeu majeur pour les massifs des Aspres et des Albères. La capacité du chêne-liège à réagir après le passage d’un feu en fait un arbre remarquable mais aussi pour la fixation des sols, son rôle dans les régulations des écoulements d’eau, et la limitation de l’érosion des versants. Les suberaies présentées garantissent ainsi les objectifs de production et de stabilité écologique d’intérêt public. Nos forces Des massifs aménagés en matière d’équipements de protection : piste, point d’eau, pare feu, … Des maîtres d’ouvrage collectifs sous forme de syndicat intercommunaux. Des plans d’aménagement par massif (PAFI) validés, véritables schémas de cohérence. Une prévention active durant les saisons critiques. Une concertation de tous les acteurs pour atteindre l’objectif de protection. Nos faiblesses Des secteurs non encore aménagés. Des équipements à pérenniser dans le temps pour une bonne efficacité. Des financements insuffisants par rapport à la demande des maîtres d’ouvrage. Une structure foncière privée et très morcelée. Lourdeur de l’animation préalable, indispensable à tous les investissements. Des connaissances incomplètes sur le fonctionnement des feux et leurs impacts sur les milieux. Les pistes d’actions Prévenir et aménager Dans les secteurs protégés, remise en valeur des suberaies par des débroussaillements, des levées de liège mâle ou brûlé. Renforcer les sensibilisation et l’animation par secteur pour regrouper les propriétaires afin de réaliser les aménagements nécessaires. Dans les secteurs non protégés : continuer les investissements nécessaires pour une meilleure protection. Concertation avec tous les acteurs locaux pour la pérennisation des équipements, le développement d’aménagement mixte durable. Favoriser la prévention par des patrouilles, des surveillances, la communication. Pour les générations futures Intervention auprès des écoles pour les sensibiliser sur la protection des milieux naturels. Animation, sorties accompagnement sur de sites écoles. Comprendre et échanger Compléter les connaissances techniques, participer à des programmes de recherche. Participer à une réflexion transfrontalière en matière de lutte et de prévention. 39 AMENAGEMENT ET MULTI-FONCTIONNALITES Pour un territoire équilibré Aménager un territoire, c’est mettre en cohérence des politiques de développement territorial spécifiques, c’est réfléchir en termes d’enjeux économiques, environnementaux, sociaux,…. Pour ce faire il semble indispensable de développer la concertation auprès de l’ensemble des acteurs du territoire, mais aussi valoriser les parcelles agricoles à l’abandon, gérer durablement l’espace, conforter et créer de l’emploi. Nos forces Des aménagements réalisés référencés efficaces servant de vitrines. Des initiations sur des méthodes de travail entre les différents partenaires locaux. Une bonne connaissance du terrain et des objectifs à atteindre avec des itinéraires techniques connus. Des réflexions collectives récentes dans le cadre du contrat de Pays Pyrénées Méditerranée : charte de développement validée et contrat de Pays en cours de négociation. Des actions de partenariat sur les aménagements sylvo-pastoraux sous suberaies avec les éleveurs MAE/CTE/CAD... Une politique nationale orientée vers les chartes forestières de territoire relayée par une politique des collectivités locales pour l’aménagement du territoire. Nos faiblesses Difficulté à programmer les actions dans le temps et à mobiliser les moyens humains et financiers pour les réaliser. Un territoire à l’abandon sur certains secteurs : une déprise agricole forte avec un foncier très morcelé. Un espace non géré, déséquilibré qui engendre des problématiques sanitaires, paysagères, de protection, d’urbanisation. Le manque de main d’œuvre spécialisée. Manque d’une véritable image de la filière. Désintéressement des propriétaires fonciers aux aménagements collectifs proposés. Les pistes d’actions Pour un territoire vivant Lutter contre la déprise agricole, gérer les friches par une réflexion collective par secteur identifié mise en place d’une cellule technique opérationnelle, pluridisciplinaire. Proposer sur les zones ciblées des plantations de chêne-liège ou associé à des cultures, créer des coupures vertes périurbaines. Animer, regrouper les propriétaires sous forme associative ou dans des structures existantes, créer des Associations Syndicales Libre de Gestion Forestières (ASLGF). Établir un véritable programme d’actions concertées et trouver les financements adéquats. Créer un observatoire du liège au sein du Pays Pyrénées Méditerranée. Participer à l’élaboration et au suivi de contrats d’ouverture des forêts au public. Améliorer la prise en compte de la gestion forestière dans l’aménagement urbain et rural. Participer à l’élaboration et à l’animation des projets territoriaux. Des outils performants Créer des outils de communication pour les différents partenaires pour organiser l’information et sa diffusion. Permettre le suivi et l’évaluation des actions par des outils informatiques : S.I.G…. 40 Engager des réflexions sur l’accueil du public en forêt et le tourisme dans les massifs proches du littoral : des études thématiques comme par exemple les activités cynégétiques sous suberaies… 41 ENVIRONNEMENT ET PAYSAGE Parce que nos enfants seront fiers de nous La suberaie méditerranéenne possède une grande notoriété. Son écosystème particulièrement riche mérite une préservation et une gestion raisonnée et durable. L’essentiel de nos suberaies figure comme "habitat d’intérêt communautaire" dans la Directive Habitat (réseau Natura 2000). Les massifs subéricoles présentent une biodiversité extraordinaire. La suberaie est également un élément essentiel du paysage méditerranéen de notre territoire. Bien que souvent banalisés, ces paysages sont particuliers et originaux. C’est aussi un patrimoine culturel et écologique qui mérite d’être conservé pour les générations futures. Nos forces Des suberaies méditerranéennes ayant un rôle écologique d’intérêt universel figurant comme habitat d’intérêt communautaire. Une diversité des milieux abritant une faune et une flore particulières. Des opérations de gestion favorables à la biodiversité, à son maintien, à son développement. Une prise en compte des enjeux paysagers dans les aménagements réalisés jusqu’à présent. Un paysage préservé malgré les risques d’incendies. Une démarche régionale sur la certification (PEFC). Une réflexion engagée en faveur d’un développement durable de la suberaie. Nos faiblesses Une connaissance encore limitée de ces écosytèmes. Le morcellement de la suberaie et la multiplicité de petits propriétaires. L’absence de prise en compte des enjeux paysagers. Manque de formation et d’information et de connaissances ciblées. Des contraintes techniques et financières qui engendrent des propriétaires. surcoûts aux Les pistes d’actions Travailler à partir des chartes forestières de territoires sur les enjeux environnementaux, paysagers et sociaux. Susciter l’adhésion du public aux enjeux environnementaux de la suberaie. Informer au mieux les propriétaires, vulgariser, former, regrouper pour mieux agir. Trouver des moyens financiers adéquats pour aider aux investissements ou à la prise en charge des surcoûts.. Participer activement au document d’objectif Natura 2000 des Albères et le vulgariser. Réfléchir à un guide de recommandations paysagères. Améliorer les connaissances environnementales afin de mieux les prendre en compte dans la gestion forestière durable. Réaliser des études ou inventaires patrimoniaux. Mettre en œuvre des actions du DOCOB. Adapter les documents techniques pour les rendre plus compréhensibles et lisibles (ils doivent être pédagogiques, simples, descriptifs et inclure un rappel des objectifs des actions, des échelles du temps). 42 Conforter la filière bois énergie en étudiant les potentialités d’utilisation des produits d’exploitation des suberaies. 43 CULTURE Partager l’ouverture au plaisir Nos suberaies sont un merveilleux livre culturel. Découvrir cette culture, la comprendre, la faire vivre est une dimension essentielle de notre avenir. Parce que la culture est la source de la créativité, de l’épanouissement individuel et de la compréhension de l’évaluation de nos suberaies nous devons la mettre à la portée de tous. Il faut partager l’ouverture au plaisir, permettre l’accession à la culture et aux loisirs. De bonnes bases existent, des initiatives se mettent en place, mais il faut organiser, créer encore, pour développer un territoire culturel dynamique. Nos forces La suberaie constitue un patrimoine culturel riche et varié : l’histoire du liège à travers le temps, le savoir-faire, le liège et le vin… Des structures culturelles existent et parfois même au-delà des frontières : musée du liège à Maureillas, à Palafrugell (Espagne). Une matière première sur place adaptée à un développement culturel pour une demande forte dans le tourisme. Le chêne-liège est fortement associé à la culture catalane. Il représente une forte identité. Le liège est un produit naturel, authentique recherché. L’existence d’associations pouvant conforter le développement culturel : IF, IML, Vivexpo… De forts liens avec des partenaires internationaux (Espagne, Italie, Maghreb) Une candidature au patrimoine mondial de l’UNESCO (les Albères, rivages méditerranéens des Pyrénées) qui prend en compte la CFT de la Suberaie des Albères et des Aspres. Nos faiblesses Perte de savoir-faire. Manque de communication forte liée à notre territoire. Connaissance et communication insuffisantes. Sensibilisation trop ponctuelle auprès des jeunes. L’artisanat autour du liège est peu développé. Le coût des manifestations culturelles parfois élevé freine les initiatives. Peu de lien avec les régions voisines de Catalogne. Les pistes d’actions Développer une dynamique culturelle autour du liège à l’échelle du territoire pouvant rassembler l’ensemble des acteurs locaux et divers publics (associations, professionnels, public scolaire … ) dans un réseau d’initiatives territoriales. Exemples : - Vivexpo : colloque bisannuel sur la suberaie, le chêne-liège et le liège ; - Route des vins et du liège, en cohérence avec le schéma touristique du PPM ; - Route transfrontalière du liège ; Ouvrir espaces et modes nouveaux de diffusion en se dotant ou en renforçant les liens de diffusion performants, adaptés aux besoins … et en accédant aux nouvelles technologies de communication. Valoriser et renforcer le patrimoine liège (Patrimoine bâti, sorties découvertes, sentiers culturels, musées, objets, personnages… ) Développer la culture de proximité, favoriser les échanges avec l’extérieur. Favoriser l’art à travers des expositions, des manifestations, … Développer la coopération internationale avec d’autres territoires structurés. 44 RECHERCHE ET DEVELOPPEMENT Des pistes à explorer La conservation des suberaies nécessite la compréhension de leur mécanisme de fonctionnement. La suberaie se trouve actuellement à la croisée de nombreux enjeux : environnementaux, phytosanitaires… Nos forces Un centre de recherche et de développement spécialisé : l’Institut Méditerranée du Liège. Une implication technique des organismes professionnels locaux (Syndicat des Forestiers Privés, CRPF, BE 66) et de l’administration (DRAF, DDAF). La présence d’un réseau de correspondants paysagers et « santé des forêts ». Des actions menées en liaison avec les centres de recherches régionaux et nationaux (INRA, CNRS, CEMAGREF, IDF). Des liens étroits avec les autres régions productrices de liège (Aquitaine, Var, Corse). Un solide réseau de partenaires internationaux (Espagne, Italie, Portugal, Maghreb). Des thèmes à traiter prioritairement : certification, pathologie, qualité du liège. Des actions déjà concrétisées : génétique du chêne-liège, guides pathologique et de subériculture, valorisation du liège brûlé, essais de plantation… Nos faiblesses Certains massifs forestiers à l’état phytosanitaire préoccupant. Une importante documentation scientifique rassemblée depuis plus de 10 ans mais difficilement consultable par le public. Un manque de moyens (financiers et humains) pour mener à bien des projets ambitieux. Un suivi phytosanitaire de la suberaie par le réseau de placettes européen interrompu. Des pistes de valorisation des suberaies pas assez explorées : mycorhization, truffe. Les pistes d’action Améliorer la connaissance sur les aspects phytosanitaires des suberaies : dépérissements du chêne-liège en relation avec l’opération de levée du liège, suivi des populations de pathogènes (platype, xylébore, bombyx disparate...). Poursuivre les recherches sur la génétique du chêne-liège afin de mieux identifier les potentialités, notamment en terme de qualité du liège et de résistance à la sécheresse. Poursuivre le suivi des placettes expérimentales installées dans les Pyrénées-Orientales. Explorer de nouvelles pistes : production de champignons comestibles sous suberaie, amélioration de la qualité des plants par mycorhization… Inventorier et aménager un centre de documentation de référence spécialisé sur le liège basé à l’IML. 45 Troisième partie : Le Plan d’Action 46 Tableau synoptique des fiches actions 1 Culture Mise en œuvre 2 3 4 7 6 Mesures Priorité Mesure 1.1 A Maîtriser le foncier par le regroupement des propriétaires Mesure 1.2 A Produire et mettre en marché du liège de qualité Mesure 1.3 A Mener une étude de marché pour le liège des P-O Mesure 1.4 A Mener une campagne de communication en faveur du liège et de ses utilisations Mesure 1.5 A Mise en place d’un observatoire foncier local Mesure 1.6 A Encourager les démarches de gestion durable et de qualité Mesure 1.7 A Création d’un observatoire du liège au sein du Pays Pyrénées Méditerranée Mesure 1.8 B Réaliser des ventes de liège collectives Mesure 1.9 C Créer une interprofession liège – soutenir les structures professionnelles Mesure 1.10 C Assurer une formation spécifique axée sur le liège Mesure 2.1 A Réhabiliter les zones en friches par la plantation de chêne-liège Mesure 2.2 A Maintenir et développer les équipements de protection de la suberaie contre les risques d’incendies Mesure 2.3 A Réaliser des travaux de réhabilitation de la suberaie dans une perspective DFCI Mesure 3.1 A conforter la filière bois-énergie du département Mesure 3.2 B Réaliser des travaux de réhabilitation dans une perspective "découverte" pour valoriser le patrimoine forestier et promouvoir un développement équilibré du tourisme Mesure 3.3 B Encourager la multi-fonctionnalité de la suberaie Mesure 4.1 A Education et sensibilisation des populations Mesure 4.2 B Développer les connaissances de l'écosystème suberaie et utiliser la connaissance pour la gestion des peuplements Mesure 4.3 C Elaborer et mettre en œuvre une charte paysagère Mesure 5.1 A Organiser la découverte du patrimoine du liège Mesure 6.1 A Suivi phytosanitaire des suberaies Mesure 6.2 B Amélioration génétique du chêne-liège Mesure 6.3 B Truffe et mycorhization Mesure 7.1 A Animer, coordonner, suivre et évaluer les actions issues du plan stratégique liège Recherche et Développement 5 Environnement et paysage Aménagement et multifonctionnalité Protection contre les risques naturels Economie Enjeux Intitulé des actions 47 MESURE 1 PRIORITE ECONOMIE ACTION 1 A Maîtriser le foncier par le regroupement des propriétaires ZONE CONCERNEE Pyrénées-Orientales - Inciter les propriétaires forestiers à se regrouper par des actions collectives au sein de : Öla coopérative forestière (OGEC) DESCRIPTION DU PROJET Öl’Association syndicale libre de gestion forestière de la suberaie catalane - Animation des propriétaires, appui administratif et technique aux structures - Suivi des opérations MAITRE D’OUVRAGE BENEFICIAIRES DE L’OPERATION Pays Pyrénées Méditerranée et/ou partenaires Structures professionnelles et de regroupement - DDAF PO - CRPF PO - SFP PO PARTENAIRES - IML - CG 66 - SAFER COUT Ingénierie PREVISIONNEL 60 000 €/ an Europe PARTENARIAT FINANCIER CPER Etat-région Département - Mise en œuvre des procédures ECIF issues de la loi forestière 2001 LIEES OU - Formation des propriétaires concernés COMPLEMENTAIRES - Journées d’information - Bourse foncière et suivi des procédures - Mise en place d’un observatoire foncier local (PPM) Personnes contactées Nombre d’adhérents supplémentaires Projets induits ACTIONS CRITERES D’EVALUATION 48 MESURE 1 PRIORITE ECONOMIE ACTION 2 A Produire et mettre en marché du liège de qualité ZONE CONCERNEE Pyrénées-Orientales Optimiser la connaissance de la ressource et sa mise en valeur : A - Utiliser et diffuser les nouveaux moyens technologiques DESCRIPTION DU PROJET B - Identifier les zones à fort potentiel subéricole C - Mettre en place une méthode de cubage du liège sur pied MAITRE D’OUVRAGE IML – Structures professionnelles BENEFICIAIRES COFOGAR – ASLGF de la Suberaie catalane – Structures DE professionnelles – Propriétaires forestiers – Industriels L’OPERATION DDAF PO SFP PO PARTENAIRES CRPF PO Industriels COUT Ingénierie PREVISIONNEL B : 30 000 € / an C : 20 000 € Etat PARTENARIAT FINANCIER Région Département - ACTIONS méditerranéenne LIEES OU COMPLEMENTAIRES Mise en place d’une certification du liège de la zone - Formation des propriétaires - Réalisation de documents de gestion (PSG) 49 MESURE 1 PRIORITE ECONOMIE ACTION 3 A Mener une étude de marché pour le liège des P-O ZONE CONCERNEE Pyrénées-Orientales - Identifier la capacité de production du département - Recenser les utilisateurs et acheteurs potentiels (français et étrangers) DESCRIPTION DU PROJET - Evaluer la capacité de récolte des exploitants forestiers du département - Identifier les besoins des industriels - Explorer de nouveaux marchés (artisanat) MAITRE D’OUVRAGE IML – ARFOBOIS BENEFICIAIRES ASLGF de la Suberaie catalane – Structures professionnelles – DE Propriétaires forestiers – Industriels - Artisans L’OPERATION IML PARTENAIRES ARFOBOIS Industriels COUT Ingénierie PREVISIONNEL Etat PARTENARIAT FINANCIER Région Département ACTIONS LIEES OU - Produire et mettre en marché du liège de qualité COMPLEMENTAIRES - Certification du liège 50 MESURE 1 PRIORITE ECONOMIE ACTION 4 A Mener une campagne de communication en faveur du liège et de ZONE CONCERNEE ses utilisations (bouchon, bâtiment, décoration…) Pyrénées-Orientales – France - International Communiquer sur les atouts du produit liège au niveau national/international : DESCRIPTION DU PROJET - Matériaux naturel et renouvelable - Impact direct sur l’économie locale - Enjeux environnementaux et de DFCI qui y sont liés Information auprès des touristes et des caves Aboutir à un label « Liège Catalan » MAITRE D’OUVRAGE BENEFICIAIRES DE L’OPERATION Pays Pyrénées Méditerranée Industriels – Propriétaires – Exploitants forestiers IML CG 66 DDAF PO SFP PO CRPF PO ASLGF de la Suberaie Catalane Industriels PARTENAIRES Leveurs Musée du Liège de Maureillas CIVR (Comité Interprofessionnel des Vins du Roussillon) Offices de Tourisme Chambre d’Agriculture Presse/Media Partenaires étrangers (Portugal, Espagne, Italie) COUT PREVISIONNEL Ingénierie 40 000 € Communication 20 000 € Etat PARTENARIAT FINANCIER Région Département - ACTIONS méditerranéenne LIEES OU COMPLEMENTAIRES Mise en place d’une certification du liège de la zone - Schéma touristique et culturel du PPM - Produire du liège de qualité 51 MESURE 1 PRIORITE ECONOMIE ACTION 5 A Mise en place d’un observatoire foncier local ZONE CONCERNEE Territoire du Pays Pyrénées Méditerranée : 57 communes - Surveillance du marché à partir du logiciel VISOCAD : anticiper les mutations foncières (lutter contre la spéculation). Favoriser les projets structurants des DESCRIPTION communes ou collectivités. DU PROJET - Observatoire du marché foncier : caractéristiques du marché foncier, mise à jour, prospectives et rétrospectives… MAITRE D’OUVRAGE BENEFICIAIRES DE L’OPERATION Pays Pyrénées Méditerranée Communes, intercommunalités, Pays Pyrénées Méditerranée SAFER Chambre d’Agriculture PARTENAIRES Chambres Consulaires Ingénierie COUT Formation PREVISIONNEL Investissement PARTENARIAT FINANCIER CRITERES D’EVALUATION CALENDRIER ACTIONS LIEES OU COMPLEMENTAIRES 52 Europe 10 040 € Région 6 024 € Maître d’Ouvrage 4 016 € - Nombre de notifications transmises et nombre de communes associées - Nombre de projets structurants ayant bénéficié de l’outil 2006 : installation - Maîtriser le propriétaires foncier par le regroupement des MESURE 1 PRIORITE ECONOMIE ACTION 6 A Encourager les démarches de gestion durable et de qualité ZONE CONCERNEE Pyrénées-Orientales – Bassin Méditerranéen A - Inciter les propriétaires forestiers de suberaie à réaliser un document de gestion forestière : plan simple de gestion, code de bonnes pratiques sylvicoles, règlement type de gestion… B - Accompagnement et participation à la certification (adhésion DESCRIPTION DU PROJET à PEFC Languedoc-Roussillon) C - Mettre en place un cahier des charges spécifique au liège D - Organisation de journées de vulgarisation par secteur ciblé E - Réalisation de diagnostics individuels MAITRE D’OUVRAGE BENEFICIAIRES DE L’OPERATION - Appui technique et suivi de la démarche - Encourager les propriétaires à adhérer à PEFC Pays Pyrénées Méditerranée et/ou partenaires Propriétaires forestiers (quelle que soit la surface) - DDAF PO - CRPF PO - SFP PO PARTENAIRES - IML - PEFC Languedoc-Roussillon - OFME (Observatoire de la Forêt Méditerranéenne) C : 40 000 €, en complément du COUT Ingénierie PREVISIONNEL projet présenté par l’OFME. D : en complément du programme départemental Etat PARTENARIAT FINANCIER Région Département - Suivi sous SIG du Pays Pyrénées Méditerranée des forêts aménagées ACTIONS LIEES OU COMPLEMENTAIRES - Plan de gestion par massif - Participation au projet de mise en place d’un processus partagé de certification de la gestion durable des suberaies nord et sud-méditerranéennes présenté par l’OFME auprès de l’UE 53 MESURE 1 PRIORITE ECONOMIE ACTION 7 A Création d’un observatoire du liège au sein du Pays Pyrénées ZONE CONCERNEE Méditerranée Massifs des Albères et des Aspres Mise en place d’un observatoire du liège au sein du Pays Pyrénées Méditerranée (SIG) et mise en ligne (site internet du Pays) : Ö Présentation de la filière à l’échelle départementale et supra-départementale Ö Charte forestière de territoire DESCRIPTION DU PROJET Ö Mise en réseau des organismes et des industriels Ö Mercuriale des prix par an Ö Mise en ligne des études réalisées et des ventes Ö Identification des études à mener (exemple : recherche de débouchés pour le liège mâle ou brûlé) Ö Suivi des actions engagées Ö Veille informative – appels à projets… MAITRE D’OUVRAGE BENEFICIAIRES DE L’OPERATION PARTENAIRES COUT CDPPM – IML Tous publics – Structures professionnelles Tous les acteurs de la filière PREVISIONNEL Ingénierie 5 000 €/an (suivi + actualisation) Investissement 10 000 € pour la mise en place Europe (PIC Leader +) PARTENARIAT FINANCIER Etat Région Département ACTIONS LIEES OU - Cartographie des activités COMPLEMENTAIRES - Plan de communication 54 MESURE 1 PRIORITE ECONOMIE ACTION 8 B Réaliser des ventes de liège collectives* ZONE CONCERNEE Suberaie Albères – Aspres Elaboration d’un catalogue annuel de vente de liège sur pied ou bord de route : - Identification des parcelles à lever DESCRIPTION DU PROJET - Identification des propriétaires, contacts individuels - Réalisation d’une fiche technique par parcelle - Edition d’un catalogue de vente et appel d’offres - Suivi des levées - Création d’un observatoire des prix du liège MAITRE D’OUVRAGE CDPPM et/ou partenaires BENEFICIAIRES COFOGAR – ASLGF de la Suberaie catalane – Structures DE professionnelles L’OPERATION IML DDAF PO PARTENAIRES SFP PO CRPF PO COUT Ingénierie PREVISIONNEL 20 000 € / an Etat PARTENARIAT FINANCIER Région Département - Certification (adhésion à PEFC LR) LIEES OU - Formation des propriétaires concernés COMPLEMENTAIRES - Suivi des parcelles au travers des documents de gestion - Echanges transfrontaliers ACTIONS * action engagée depuis 2000 55 MESURE 1 PRIORITE ECONOMIE ACTION 9 C Créer une interprofession liège – soutenir les structures ZONE CONCERNEE DESCRIPTION professionnelles Pyrénées-Orientales - Soutien à l’Institut Méditerranéen du Liège - Réunir au sein de cette structure les industriels, les entreprises, DU PROJET les propriétaires et les organismes compétents en matière subéricole - Mise en œuvre d’une politique « liège » à partir des objectifs du plan stratégique liège MAITRE D’OUVRAGE IML et/ou partenaires BENEFICIAIRES Tous les acteurs de la filière, depuis le propriétaire jusqu’au DE transformateur L’OPERATION - DDAF PO - PPM - CG 66 - Organismes de la forêt privée PARTENAIRES - EPCI - Industriels - Exploitants forestiers COUT Ingénierie PREVISIONNEL 20 000 €/an UE PARTENARIAT FINANCIER Etat Région Département - Mise en réseau avec ARFOBOIS Languedoc-Roussillon LIEES OU - Programme d’investissement COMPLEMENTAIRES - Certification - Observatoire du liège ACTIONS 56 MESURE 1 PRIORITE ECONOMIE ACTION 10 C Assurer une formation spécifique axée sur le liège ZONE CONCERNEE Massifs des Albères et des Aspres - Sensibilisation au métier de leveur de liège auprès des populations locales DESCRIPTION DU PROJET MAITRE D’OUVRAGE BENEFICIAIRES DE L’OPERATION - Formation d’ouvriers qualifiés à la subériculture - Suivi des stagiaires sur la période post formation - Intégration dans les entreprises locales CDPPM et/ou partenaires Professionnels, salariés, demandeurs d’emploi DDTEFP CG 66 CR LR PARTENAIRES IML EPCI Ingénierie COUT Formation PREVISIONNEL investissement Etat PARTENARIAT FINANCIER AGEFOS CR LR CG 66 ACTIONS LIEES OU COMPLEMENTAIRES Chantiers école et de réinsertion 57 MESURE 2 PRIORITE ACTION 1 A ZONE CONCERNEE PROTECTION CONTRE LES RISQUES NATURELS Réhabiliter les zones en friches par la plantation de chêne-liège Pyrénées-Orientales Plantation paysagère ou de production - Recensement des friches existantes et de leurs propriétaires DESCRIPTION DU PROJET - Définition des zones prioritaires d’intervention - Identification des travaux à réaliser - Mobilisation des maîtres d’ouvrage - Réalisation des travaux identifiés - Animation et suivi des travaux - Production de plants de chêne-liège de provenance identifiée MAITRE D’OUVRAGE Pays Pyrénées Méditerranée BENEFICIAIRES EPCI - ASLGF de la Suberaie Catalane – Coopérative - DE Propriétaires fonciers L’OPERATION DRAF LR - DDAF PO CRPF PO SFP PO IML PARTENAIRES EPCI SDIS Chambre d’Agriculture Pépinières COUT Ingénierie PREVISIONNEL 25 000 € / an Investissement 3 000 €/an Europe Etat PARTENARIAT FINANCIER Région Département Mise à disposition de la pépinière départementale - Etudes paysagères - Regroupement du foncier - Aménagement sylvopastoral LIEES OU - Suivi par SIG COMPLEMENTAIRES - Schéma touristique et culturel - Programme départemental de la CA sur la valorisation ACTIONS des friches et programme de valorisation des friches du PPM 58 MESURE 2 PRIORITE ACTION 2 A ZONE CONCERNEE PROTECTION CONTRE LES RISQUES NATURELS Maintenir et Développer les équipements de protection de la suberaie contre les risques d’incendies Massif des Albères et des Aspres - Assurer l’entretien des coupures stratégiques mises en œuvre depuis 15 ans, ainsi que les équipements pastoraux (pistes, clôtures, points d’eau…) DESCRIPTION DU PROJET Maintenir les contrats d’entretien avec les éleveurs et prendre en compte les adaptations techniques nouvelles - Favoriser la création de nouvelles coupures - Développer une gestion concertée de ces zones et une implication des EPCI ou syndicats de protection - Etablir un programme pluriannuel d’actions et un contrat de sylviculture durable MAITRE D’OUVRAGE CDPPM et/ou partenaires SIVU des Albères BENEFICIAIRES DE L’OPERATION SIP des Aspres Communautés de Communes District Côte Vermeille DDAF PO Collectivités PARTENAIRES Propriétaires et leurs groupements Structures de la forêt privée COUT Ingénierie PREVISIONNEL investissement Europe PARTENARIAT FINANCIER Etat Région Département ACTIONS LIEES OU - Réhabilitation des suberaies COMPLEMENTAIRES - Vente de lièges 59 MESURE 2 PRIORITE ACTION 3 A ZONE CONCERNEE DESCRIPTION DU PROJET MAITRE D’OUVRAGE BENEFICIAIRES DE L’OPERATION PROTECTION CONTRE LES RISQUES NATURELS Réaliser des travaux de réhabilitation de la suberaie dans une perspective DFCI Secteurs stratégiques (voir PAFI) - Eclaircies dans les peuplements - Ecorçage du liège mâle ou brûlé - Débroussaillement dans les zones stratégiques DFCI - Aménagement sylvo-pastoral : dessouchage, clôtures… - Traitement des lisières - Aménagement des zones touristiques - Gestion des chemins de découverte - Aménagements cynégétiques - Valorisation des sous-produits forestiers Syndicats intercommunaux, Coopérative, associations propriétaires Propriétaires fonciers DDAF PO SDIS CG 66 PARTENAIRES EPCI IML SFP PO COUT investissement PREVISIONNEL 3 000 € / ha Europe PARTENARIAT FINANCIER Etat Région Département ACTIONS LIEES OU COMPLEMENTAIRES 60 semis, - Charte paysagère - Charte environnementale - Formation des propriétaires - Réalisation de documents techniques - Plan bois énergie de MESURE 3 PRIORITE ACTION 1 A ZONE CONCERNEE AMENAGEMENT ET MULTI-FONCTIONNALITE Conforter la filière Bois – Energie du département Massifs des Albères et des Aspres - Etude pour l’utilisation des lièges (bois et écorce) issus des opérations sylvicoles (débroussaillement, éclaircies, rebut des lièges) dans les chaudières à plaquettes forestières DESCRIPTION DU PROJET - Etat des gisements existants, des déchets, … - Conditions d’utilisation - Etude de faisabilité pour la création d’une plate-forme de production de plaquettes par massif - MAITRE D’OUVRAGE BENEFICIAIRES DE L’OPERATION Test en chaufferie – Etude prospective CDPPM et/ou partenaires Association bois énergie 66 BE 66 IML DDAF PARTENAIRES Propriétaires forestiers EPCI COUT PREVISIONNEL Ingénierie 25 000 € / an investissement 10 000 € / an UE PARTENARIAT FINANCIER Etat Région Département ACTIONS LIEES OU COMPLEMENTAIRES Programme de sensibilisation au Bois Energie du Pays Pyrénées Méditerranée Réaliser des travaux de réhabilitation 61 MESURE 3 AMENAGEMENT PRIORITE MULTI-FONCTIONNALITE Réaliser des travaux de réhabilitation dans une perspective B ACTION 2 ET « découverte » pour valoriser le patrimoine forestier et promouvoir un développement équilibré du tourisme ZONE CONCERNEE Pyrénées-Orientales - Travaux de débroussaillement, d’aménagement et d’éclaircies dans les peuplements des zones touristiques - Gestion des chemins de découverte (signalétique/balisage) - Réalisation d’outils pédagogiques : topo-guides… - Mise en œuvre d’un schéma concerté d’aménagement et de développement touristique cohérent par massif : Ö sentiers de randonnées DESCRIPTION Ö hébergement DU PROJET Ö balisage des sentiers Ö accompagnement par des professionnels - Soutenir les propriétaires initiateurs de projets en faveur de l’accueil - Compléter l’offre des produits agricoles et forestiers - Développer les circuits touristiques pluridisciplinaires et thématiques (route des vins et du liège, voie verte…) MAITRE D’OUVRAGE BENEFICIAIRES DE L’OPERATION Collectivités, associations Tous publics DDAF PO CG 66 Organismes de la forêt privée IML PARTENAIRES IF Offices du tourisme Pays Pyrénées Méditerranée Musée du Liège de Maureillas COUT PREVISIONNEL Ingénierie 10 000 €/an investissement 50 000 €/an UE PARTENARIAT FINANCIER Etat Région Département ACTIONS LIEES OU COMPLEMENTAIRES 62 Schéma d’aménagement et de développement touristique du Pays Pyrénées Méditerranée – Schéma de randonnées Concertation avec les offices du tourisme MESURE 3 PRIORITE ACTION 3 B ZONE CONCERNEE AMENAGEMENT ET MULTI-FONCTIONNALITE Encourager la multifonctionnalité de la suberaie Massifs des Albères et des Aspres - Faciliter la concertation entre les propriétaires et les usagers : éleveurs, chasseurs, randonneurs… DESCRIPTION actions concertées DU PROJET MAITRE D’OUVRAGE BENEFICIAIRES DE L’OPERATION Répondre aux attentes des usagers et développer des - Organiser par des contrats ces activités - Médiation entre les différents usagers de la forêt - Gérer les sites remarquables identifiés dans les massifs - Gestion des « points noirs » : parking, dépôt d’ordures… Pays Pyrénées Méditerranée Tous usagers de la forêt et propriétaires DDAF PO EPCI CG 66 PARTENAIRES Organismes de la forêt privée Associations locales (chasse, randonnées…) IF COUT PREVISIONNEL Ingénierie 50 000 €/an (un animateur) investissement Soutien juridique (10 000 €/an) UE PARTENARIAT FINANCIER Etat Région Département ACTIONS LIEES OU COMPLEMENTAIRES Animation de la CFT 63 MESURE 4 PRIORITE ACTION 1 A ZONE CONCERNEE ENVIRONNEMENT ET PAYSAGE Education et sensibilisation des populations Pyrénées-Orientales - Mise en œuvre et poursuite des actions d’éducation à l’environnement créées sur le liège (actions ciblées vers le public scolaire) Publics visés : DESCRIPTION DU PROJET • écoles primaires, collèges, lycées • public saisonnier : touristes, curistes… - Mise en place de circuits de découverte, d’interprétation, topoguides - Création d’une mallette pédagogique - Intégration aux autres projets d’éducation à l’environnement MAITRE D’OUVRAGE BENEFICIAIRES DE L’OPERATION CDPPM et/ou autres partenaires Tous publics Education Nationale DDAF PO PARTENAIRES IF Associations locales COUT PREVISIONNEL Ingénierie 15 000 € / an investissement 50 000 € / an UE PARTENARIAT FINANCIER Etat Région Département - Mise en ligne des modules de formation (site du Pays Pyrénées Méditerranée) ACTIONS LIEES OU - gestion durable à l’attention des différents publics (élus, COMPLEMENTAIRES 64 Elaboration de modules de formation à la forêt et sa propriétaires…) - Echanges transfrontaliers - Observatoire du liège MESURE 4 PRIORITE ACTION 2 B ZONE CONCERNEE ENVIRONNEMENT ET PAYSAGE Développer les connaissances de l’écosystème suberaie et utiliser la connaissance pour la gestion des peuplements Massifs des Albères et des Aspres - Participation au futur site Natura 2000 concernant la suberaie des Albères DESCRIPTION - Elaboration du document d’objectifs - Information auprès des gestionnaires et propriétaires forestiers DU PROJET - Mise en œuvre des actions et des contrats du DOCOB - Approfondissement des connaissances sur les espèces de la directive Habitat - MAITRE D’OUVRAGE BENEFICIAIRES DE L’OPERATION Suivi scientifiques et étude des contrats PPM et/ou partenaires Propriétaires forestiers DDAF PO DIREN LR PARTENAIRES Organismes de la forêt privée Association naturalistes Ingénierie COUT Formation PREVISIONNEL investissement PARTENARIAT ACTIONS FINANCIER LIEES OU - Document de gestion COMPLEMENTAIRES - Travaux de réhabilitation 65 MESURE 4 PRIORITE ACTION 3 C ZONE CONCERNEE ENVIRONNEMENT ET PAYSAGE Elaborer et mettre en œuvre une charte paysagère Massifs des Aspres et des Albères - Etablir un cahier de recommandations paysagères liées aux travaux à réaliser dans la suberaie DESCRIPTION DU PROJET MAITRE D’OUVRAGE BENEFICIAIRES DE L’OPERATION - Rédaction d’un manuel, de fiches techniques - Formation des gestionnaires - Vulgarisation de la charte paysagère - Mise en œuvre d’actions démonstratives CDPPM et/ou partenaires Propriétaires forestiers, collectivités DDAF PO DIREN LR Organismes de la forêt privée PARTENAIRES Association naturalistes CAUE COUT Ingénierie PREVISIONNEL investissement UE PARTENARIAT FINANCIER Etat Région Département ACTIONS LIEES OU COMPLEMENTAIRES 66 50 000 € MESURE 5 PRIORITE CULTURE ACTION 1 A Organiser la découverte du patrimoine du liège ZONE CONCERNEE Pyrénées-Orientales – National - International - Organisation de manifestation en faveur de la suberaie et du liège : Vivexpo DESCRIPTION - DU PROJET Echanges internationaux avec les différents pays producteurs de liège - MAITRE D’OUVRAGE BENEFICIAIRES DE L’OPERATION Soutien au Musée du liège de Maureillas Partenaires Tous publics DDAF PO IML Organismes de la Forêt Privée Association Vivexpo PARTENAIRES Industriels du liège Musée du liège de Maureillas Pays Pyrénées Méditerranée Offices du tourisme Partenaires étrangers (Espagne, Italie, Portugal, Maghreb) COUT Colloque (Vivexpo) PREVISIONNEL ingénierie UE PARTENARIAT ACTIONS FINANCIER LIEES OU COMPLEMENTAIRES 39 000 € Projets européens (Suber-med) Etat 8 000 € Région 12 000 € département 10 000 € - Encourager la multifonctionnalité de la suberaie - Education et sensibilisation des populations - Mener une campagne de communication en faveur du liège 67 MESURE 6 PRIORITE ACTION 1 A ZONE CONCERNEE RECHERCHE ET DEVELOPPEMENT Suivi phytosanitaire des suberaies Pyrénées-Orientales - France - Assurer le suivi des placettes liège complémentaires au réseau européen du DSF DESCRIPTION Mettre en place un système d’évaluation des populations de pathogènes (platype, xylébore), en concertation avec DU PROJET les autres régions affectées (Var notamment) - Trouver des solutions techniques et administratives aux problèmes de dépérissement du chêne-liège MAITRE D’OUVRAGE BENEFICIAIRES DE L’OPERATION IML Tous les acteurs de la filière – Tous publics CRPF PO SFP PO DSF PARTENAIRES CRPF PACA ASLGF de la Suberaie Varoise Organismes scientifiques COUT Ingénierie PREVISIONNEL 10 000 € / an UE PARTENARIAT FINANCIER Etat Région ACTIONS LIEES OU COMPLEMENTAIRES 68 - Protection contre les risques naturels - Produire du liège de qualité - Améliorer les connaissances environnementales MESURE 6 PRIORITE ACTION 2 B ZONE CONCERNEE DESCRIPTION RECHERCHE ET DEVELOPPEMENT Amélioration génétique du chêne-liège Pyrénées-Orientales - Sélectionner les plus beaux peuplements - Identifier les provenances les plus adaptées à notre territoire DU PROJET - Avancer dans la compréhension des échanges génétiques entre le chêne-liège et les autres chênes- méditerranéens MAITRE D’OUVRAGE BENEFICIAIRES DE L’OPERATION Propriétaires forestiers IML CRPF PO PARTENAIRES SFP PO CNRS Organismes scientifiques COUT Ingénierie PREVISIONNEL UE PARTENARIAT FINANCIER Etat Région - Protection contre les risques naturels LIEES OU - Produire du liège de qualité COMPLEMENTAIRES - Améliorer les connaissances environnementales - Production de plants en pépinière départementale ACTIONS 69 MESURE 6 PRIORITE ACTION 3 B ZONE CONCERNEE RECHERCHE ET DEVELOPPEMENT Truffe et mycorhization Pyrénées-Orientales - Production de champignons sylvestres comestibles sous suberaie (oronges, truffes…) DESCRIPTION DU PROJET MAITRE D’OUVRAGE BENEFICIAIRES DE L’OPERATION - Favoriser la qualité des plants par la mycorhization - Mise en place de sites pilotes Partenaires – Propriétaires forestiers Propriétaires forestiers IML CRPF PO SFP PO PARTENAIRES INRA Fédération Nationale des Trufficulteurs Organismes scientifiques COUT Ingénierie PREVISIONNEL UE PARTENARIAT FINANCIER Etat Région - Protection contre les risques naturels LIEES OU - Produire du liège de qualité COMPLEMENTAIRES - Améliorer les connaissances environnementales - Production de plants en pépinière départementale ACTIONS 70 MESURE 7 PRIORITE ACTION 1 A ZONE CONCERNEE MISE EN ŒUVRE DU PLAN STRATEGIQUE LIEGE Animer, coordonner, suivre et évaluer les actions issues du plan stratégique liège Toutes les zones - assurer la concrétisation des objectifs du Plan Stratégique Liège - articulation du Plan Stratégique Liège avec la Charte Forestière de Territoire de la Suberaie des Albères et DESCRIPTION des Aspres DU PROJET MAITRE D’OUVRAGE BENEFICIAIRES DE L’OPERATION - Suivi et évaluation des actions - Animation du comité de pilotage - Evaluation de l’impact des actions sur le territoire - Animation de la filière liège IML Tous les acteurs de la filière – Tous publics DDAF PO CRPF PO SFP PO ASLGF de la Suberaie Catalane Pays Pyrénées Méditerranée PARTENAIRES Industriels du liège CG 66 CR LR EPCI COUT Ingénierie PREVISIONNEL 50 000 € / an UE PARTENARIAT FINANCIER Etat Région ACTIONS LIEES OU COMPLEMENTAIRES 71 Annexes 72 CHARTE FORESTIERE COMPOSITION DU COMITE DE DE TERRITOIRE DE LA SUBERAIE DES ALBERES ET DES ASPRES PILOTAGE : Président : Henri SICRE, Député des Pyrénées-Orientales, Président du Conseil de Développement du Pays Pyrénées Méditerranée Monsieur le Sous-Préfet de l’arrondissement de Céret Mesdames et Messieurs les élus des massifs des Aspres et des Albères Monsieur le Président du Conseil régional Languedoc-Roussillon Monsieur le Président du Conseil Général des Pyrénées-Orientales Mesdames et Messieurs les représentants de : - Direction Régionale de l’Agriculture et de la Forêt (DRAF) - Direction Régionale de l’Environnement (DIREN) - Direction Départementale de l’Agriculture et de la Forêt (DDAF) - Direction Départementale Jeunesse et Sports (DDJS) - Syndicat Intercommunal de Protection du Massif des Aspres (SIP) - Syndicat Intercommunal à Vocation Unique des Albères (SIVU) - Syndicat de Gestion et d’Aménagement du Tech - Fédération Nationale des transformateurs du liège - Chambre d’Agriculture des Pyrénées-Orientales - Chambre de Commerce et d’Industrie des Pyrénées-Orientales - Chambre de Métiers des Pyrénées-Orientales - Comité Départemental du Tourisme des PO - Centre Régional de la Propriété Forestière du Languedoc-Roussillon - Syndicat des Propriétaires Forestiers et Sylviculteurs des Pyrénées-Orientales - Coopérative Forestière Pyrénées Roussillon - Institut Méditerranéen du Liège - Office National des Forêts - Service départemental d’Incendies et de secours - Association Initiation à la Forêt - Association Bois Energie 66 - Fédération Départementale de Chasse - Association « Albera Viva » - Association « Charles Flahaut » COMPOSITION DE LA CELLULE TECHNIQUE : - Conseil de Développement du Pays Pyrénées Méditerranée - Centre Régional de la Propriété Forestière – Antenne des Pyrénées-Orientales - Direction Départemental de l’Agriculture et de la Forêt - Institut Méditerranéen du Liège - Syndicat des Propriétaires Forestiers et Sylviculteurs des Pyrénées-Orientales - Syndicat de Gestion et d’Aménagement du Tech Animateurs de la Charte : Sylvia Pena (Chef de projet CDPPM) Bruno Mariton (Technicien Forestier CRPF L-R) 73 PLAN STRATEGIQUE LIEGE COMPOSITION DU POUR LES PYRENEES-ORIENTALES COMITE TECHNIQUE : - Institut Méditerranéen du Liège - Pays Pyrénées-Méditerranée - CRPF Languedoc-Roussillon - Syndicat des Forestiers Privés des Pyrénées-Orientales - DDAF des Pyrénées-Orientales - ASL GF de la Suberaie Catalane - AEF (Bureau d’étude – Expert Forestier) - Association Bois-Energie 66 - Société Bouchons Abel (Le Boulou) - Société Oeneo bouchage (Céret) - Entreprise Lièges Suberaies (Céret) - Entreprise Le Bois des Albères (Le Boulou) - Conseil Général des Pyrénées-Orientales Réalisation du document : Renaud Piazzetta (IML) 74 LEXIQUE DES ABREVIATIONS ARFOBOIS : Association Régionale de la Forêt et du Bois ASLGF : Association Syndicale Libre de Gestion Forestière BE66 : Bois Energie 66 BRL : Bas Rhône Languedoc CA : Chambre d’Agriculture CAUE : Conseil d’Architecture d’Urbanisme et de l’Environnement CBPS : Code des Bonnes Pratiques Sylvicoles CDPPM : Conseil de Développement du Pays Pyrénées Méditerranée CEMAGREF : Centre National du Machinisme Agricole, du Génie Rural et des Eaux et Forêts CFT : Charte Forestière de Territoire CFPPA : Centre de Formation Professionnelle et de Promotion Agricoles CG 66 : Conseil Général des Pyrénées-Orientales CNRS : Centre National de la Recherche Scientifique COFOGAR : Coopérative Forestière Garonnaise COFOPYR : Coopérative Forestière des Pyrénées-Roussillon CPER : Contrat de Plan Etat-Région CRPF : Centre Régional de la Propriété Forestière CR LR : Conseil Régional Languedoc-Roussillon DDAF PO : Direction Départementale de l’Agriculture et de la Forêt des Pyrénées-Orientales DDTEFP : Direction Départementale du Travail de l’Emploi et de la Formation Professionnelle DFCI : Défense des Forêts Contre les Incendies DIREN : Direction Régionale de l’Environnement DOCOB : Document d’Objectifs DRAF LR : Direction Régional de l’Agriculture et de la Forêt de Languedoc-Roussillon DSF : Département Santé de Forêts EPCI : Etablissement Public de Coopération Intercommunale ECIF : Echange et Cession d’Immeubles Forestiers EFN : Estação Florestal Nacional (Portugal) FOGEFOR : Formation à la Gestion Forestière FSC : Forest Stewardship Council IF : Initiation à la Forêt 75 IFN : Inventaire Forestier National IML : Institut Méditerranéen du Liège INRA : Institut National de Recherche Agronomique INRGREF : Institut National de Recherche en Génie Rural Eaux et Forêts (Tunisie) IPROCOR : Instituto para la Promoción del Corcho, la Madera y el Carbón Vegetal (Espagne) ISA-DEF : Instituto Superior de Agronomia – Departamento de Engenharia Florestal (Portugal) OFME : Observatoire de la Forêt Méditerranéenne OGEC : Organisme de Gestion et d’Exploitation forestière en Commun ONF : Office National des Forêts PAFI : Plan d’Aménagement des Forêts contre l’Incendie PEFC : Programme de Reconnaissance des Certifications Forestières PPM : Pays Pyrénées Méditerranée PSG : Plan Simple de Gestion RTG : Règlement Type de Gestion SAFER : Société d’Aménagement Foncier et d’Etablissement Rural SDIS : Syndicat Départemental d’Incendie et de Secours SIG : Système d’Information Géographique SIP : Secteur d’Intervention Prioritaire SIVU : Syndicat Intercommunal à Vocation Unique SPF PO : Syndicat des Forestiers Privés des Pyrénées-Orientales UE : Union Européenne WWF : World Wildlife Fund (Organisation mondiale de protection de la nature) 76