ParisDixSept 63
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PARIS17 N°63 17/10/07 11:33 Page 1 www.mairie17.paris.fr ➫ L’ANIMAL DANS LA VILLE LE NOUVEAU VISAGE DE LA S.P.A. N°63 AU SOMMAIRE 3. PAROLES D’HABITANTS RÉPONSES D’ÉLUS 4.5. RÉTRODIXSEPT 6.7. ACTUDIXSEPT SPA 8.9.11. INFODIXSEPT CANTINE - RENTRÉE SCOLAIRE - RISQUES MAJEURS 12.13. MÉMOIRE RUE AMELOT - GUY MÔQUET 14.15. DOSSIERDIXSEPT J.-J. HENNER 17. ACTUDIXSEPT SDRIF 19. INFODIXSEPT CIMETIÈRE DES BATIGNOLLES 21.22. LAVIELOCALE DÉMOCRATIE LIBRE EXPRESSION 25. AGENDA 27.29. BRÈVESDIXSEPT 30. MAIRIEDIXSEPT M E N S U E L N U M É R O 6 3 - O C T O B R E 2 0 0 7 - G R A T U I T PARIS17 N°63 17/10/07 11:33 Page 3 COURRIERDIXSEPT GRÂCE À CE COURRIER DES LECTEURS, NOUS ENTENDONS RESTER ATTENTIFS À TOUS LES ÉVÉNEMENTS QUOTIDIENS DE L’ARRONDISSEMENT ET DONNER SUITE AUX QUESTIONS IMPORTANTES QUI VOUS PRÉOCCUPENT : L’ÉDUCATION, LA SOLIDARITÉ, LA SÉCURITÉ, LA PROPRETÉ, L’ENVIRONNEMENT ET L’ÉVOLUTION DE NOTRE URBANISME. En raison de la période pré-électorale, l'éditorial de Françoise de Panafieu est suspendu. PAROLES D’HABITANTS REPONSES D’ELUS QUESTION QUESTION SÉCURITÉ AU STADE MAX-ROUSIÉ Mon fils se rend chaque semaine au stade Max-Rousié pour jouer au foot. Depuis la rentrée, il a peur d’y aller. Pouvez vous m’expliquer pourquoi la sécurité dans l’enceinte de ce stade n’est pas assurée ? Paule D. Boulevard Bessières RECHERCHE PARKING J’ai une famille avec trois enfants et une mère âgée. Je ne trouve ni place de stationnement près de chez moi, ni parking à proximité. Le maire de Paris veut-il m’obliger à vendre ma voiture ou à payer des contraventions si, en désespoir de cause, je stationne sur une place interdite ? Qu’allez-vous faire à ce sujet ? Louis L. Rue La Condamine RÉPONSE RÉPONSE Jean-François Divry Adjoint au maire chargé de la Voirie, de la Circulation et de la Sécurité Les stade, gymnase et tennis Max-Rousié sont le théâtre de nombreuses infractions et incivilités qui créent un climat d’insécurité de plus en plus mal ressenti par les usagers et les personnels du site. On observe depuis quelques mois, dans l’enceinte même du stade, une recrudescence des infractions (vols avec effractions, agressions verbales et physiques). Lors de la réunion plénière du Contrat Local de Sécurité et de Prévention de la Délinquance du 17e, en juin, cette situation inadmissible a été à nouveau évoquée. Tous ensemble, le maire du 17e et son équipe avons demandé au maire de Paris qu’une solution urgente soit trouvée pour l’été 2007, avec la mise en place de contrôles d’accès renforcés, une vidéosurveillance adaptée à la configuration du site, et que des agents de la Ville de Paris soient présents, le temps qu’il faudra, afin d’aider le personnel d’accueil à effectuer à un filtrage efficace. L’été est passé... et rien ne s’est passé. Depuis la fin du mois de septembre, nous revivons ce que ressent votre fils : une insécurité générée par des individus qui n’ont rien à faire dans l’enceinte du stade. J’ai donc à nouveau réuni, en urgence, le groupe de travail créé dans le cadre du Contrat Local de Sécurité, afin de mettre en œuvre rapidement des solutions définitives pour résoudre ces problèmes de sécurité. D’ores et déjà, à la suite de notre demande pressante, l’adjoint au maire de Paris chargé des Sports a émis un avis favorable à l’installation d’un système de vidéosurveillance, afin de dissuader les fauteurs de troubles, les voleurs et autres personnes malintentionnées. TOUR DE PASSE-PASSE F. SÉJOURNÉ PH. MURARO RENFORCER LA SURVEILLANCE Laurence Douvin Conseiller de Paris La pénurie de places de stationnement est avérée dans notre arrondissement. La situation déjà sérieuse auparavant a largement empiré ces dernières années avec la suppression de centaines de places en surface au profit des stations pour vélos et deux roues motorisées, des stations Vélib, des transferts de fonds et des nombreux aménagements de voirie comme les couloirs de bus élargis ou les pistes cyclables. Il n’y a eu aucune compensation par la construction de parcs souterrains pour les riverains malgré nos interventions répétées, fondées sur les demandes émises par nos conseils de quartier. Lors du Conseil de Paris des 1er et 2 octobre, je suis à nouveau intervenue sur cette question. La réponse que j’ai obtenue de l’adjoint de Monsieur Delanoë vaut la peine qu’on la mentionne : il n’y est pour rien s’il n’y a pas assez de logements sociaux, étant entendu que la seule ressource à laquelle il veut avoir recours sont les places disponibles sous les immeubles sociaux ! Peu lui importe si ces logements sont situés dans des secteurs à l’autre bout de l’arrondissement. Une telle réponse s’explique non par une méconnaissance des réalités mais par le refus dogmatique de prendre en compte les droits des Parisiens – notamment des familles – à se déplacer en voiture quand cela leur est nécessaire. Cette question devra être discutée au printemps prochain dans un esprit d’ouverture, qui s’attache aussi bien à favoriser l’utilisation des transports collectifs et des modes doux qu’à accorder aux voitures individuelles et à l’installation d’un système de voitures en libre service toute la place qui doit leur revenir dans une capitale comme Paris. N°63 PARISDIXSEPT 3 PARIS17 N°63 17/10/07 11:33 Page 4 RÉTRODIXSEPT LE MOIS DE SEPTEMBRE DANS L’ARRONDISSEMENT A ÉTÉ MARQUÉ PAR LA COUPE DU MONDE DE RUGBY, L’HOMMAGE À CLAIRE MOTTE, À AUNG SAN SUU KYI, À JEAN-LOUIS NICOLINI, LA VISITE DE GABRIELLA MICHETTI, L’ÉCOLE CHIENS GUIDES D’AVEUGLES, LES ANCIENS COMBATTANTS ET LA FÊTE DE L’ÉTÉ. ➫ ANCIENS COMBATTANTS F. SÉJOURNÉ PLAGES DU DÉBARQUEMENT ➫ JEAN-LOUIS NICOLINI DISTINCTION Le 28 juin 2007, en présence de Françoise de Panafieu, de nombreux élus et personnalités, Jean-Pierre Bansard, Officier de la Légion d’Honneur, a remis les insignes d’Officier de la Légion d’Honneur à Jean-Louis Nicolini, proviseur du lycée Carnot. La cérémonie émouvante et solennelle, était empreinte de convivialité. “Que représente, à mes yeux, la distinction qui m’est attribuée ? a interrogé Jean-Louis Nicolini. S’agit-il de symboliser le prestige d’un grand lycée, jadis ma fonction auprès d’un recteur, ou encore une longue mission africaine, enfin les engagements républicains les plus divers ? Je n’en sais rien. Peut être le tout ensemble, mais tout cela est indifférent.” Jean-Louis Nicolini a évoqué les influences qui ont guidé sa vie et sa carrière : Albert Camus et Marc Aurèle. “De leurs propos, de leurs actes, j’ai tiré très modestement trois préceptes, lorsqu’il s’est agi de diriger les hommes : Ne pas nuire ; Rien de trop (Ne Quid Nimis) ; Accomplir chaque action de sa vie, comme si c’était la dernière”. ➫ GABRIELLA MICHETTI PERSONNALITÉ D’AVENIR Laurence Douvin, conseiller de Paris, a reçu l’adjointe au maire de Buenos Aires, Gabriella Michetti, au nom de Françoise de Panafieu, dans le cadre du programme d’“Invitation des personnalités d’avenir” du ministère des Affaires étrangères et européennes français. Cette jeune élue, très populaire en Argentine, a fait le tour des grandes villes de France pour recueillir des bonnes pratiques en matière de gestion urbaine, d’économie d’énergies et de propreté. “Une femme remarquable et d’influence, qui est indiscutablement promise à jouer un grand rôle sur la scène politique de son pays dans les prochaines années”, a déclaré Laurence Douvin. ➫ HOMMAGE À CLAIRE MOTTE 4 PARISDIXSEPT N°63 F. SÉJOURNÉ F. SÉJOURNÉ JARDIN DES HAUTS-DE-MALESHERBES Le public était venu très nombreux assister au dévoilement de la plaque “Claire Motte” apposée sur les grilles du parc qui porte désormais son nom. Françoise de Panafieu, député de Paris, maire du 17e arrondissement, et Claude Bessy, ancienne directrice de l’école de danse de l’Opéra de Paris, ont procédé à son dévoilement, le 15 septembre, en présence du mari de Claire Motte, Mario Bois, et de leurs fils Alexandre et Michaël, de Claude Risac et Fabienne Gasnier, adjoints au maire du 17e, de Brigitte Lefebvre, directrice de la danse à l’Opéra de Paris et de nombreux autres élus de l’arrondissement. Un intermède musical avec le violoncelliste Guillaume Paoletti, un charmant ballet dansé par les enfants de l’école de danse de l’Opéra de Paris, une lecture de poème par Michaël Denard, une exposition de portraits de la danseuse étoile ont prolongé cette cérémonie très émouvante qui a rassemblé de nombreux danseurs et amis du monde de la danse. Dans le cadre de son voyage annuel sur un lieu de mémoire, quarante adhérents des associations du Comité de Liaison des Associations d’Anciens Combattants et de Résistants se sont rendus en Normandie, sur les plages du débarquement, le 23 mai dernier. A Ouistreham, Albert Guyon, adjoint au maire et Francis Yvernès, président du CLAACR du 17e ont déposé une gerbe au Mémorial Kieffer ; à Arromanches, la délégation a visité le musée du débarquement puis à Collevillesur-Mer le cimetière américain. PARIS17 N°63 17/10/07 11:33 Page 5 CE QUI S’EST PASSÉ DANS VOTRE ARRONDISSEMENT ➫ CHIENS GUIDES D’AVEUGLES ➫ L’ÉPOPÉE DE L’OVALIE E XX ANNIVERSAIRE COUPE DU MONDE DE RUGBY A l’occasion de la célébration du vingtième anniversaire de sa création, l’Ecole de chiens guides d’aveugles organisait un rallye dans l’arrondissement, le 9 septembre. Les habitants du 17e ont été nombreux à y participer. A l’issue de la manifestation, Jeannine d’Orlando et Albert Guyon, adjoints au maire, ont reçu les organisateurs à la mairie du 17e. Jeannine d’Orlando est devenue la marraine d’un futur chien guide qui sera remis à une personne déficiente visuelle le moment venu. F. SÉJOURNÉ Depuis le 7 septembre, date du coup d’envoi de la Coupe du Monde de Rugby, le 17e arrondissement vit au rythme de la passion du rugby. Le 6 septembre, Françoise de Panafieu a inauguré l’exposition “Coupe du Monde de Rugby 2007”, éclairant l’histoire et l’évolution des règles de ce sport, organisée en partenariat avec le comité départemental de rugby et le musée national du Sport, en présence de Roseline Bachelot-Narquin, ministre de la Santé et des Sports et de nombreux élus du 17e. La présentation des œuvres du jeune peintre Franck Lesieur, qui a su capter l’intensité du jeu dans ses toiles, complétait ce panorama de la planète rugby. F. SÉJOURNÉ Le 9 septembre, Albert Guyon, adjoint au maire du 17e chargé des Sports, a inauguré le terrain de rugby rénové du stade Max-Rousié, en présence de Eric Ledas, du ministère de la Jeunesse et des Sports Ile-de-France, Peter Macnaughton, du comité départemental de rugby, de Lionel Busson, président du Scuf rugby et de cinq cents jeunes des écoles de rugby parisiennes. PRIVÉE DE LIBERTÉ DEPUIS 1989 F. SÉJOURNÉ ➫ AUNG SAN SUU KYI ➫ COMMERÇANTS DE LA RUE DE LÉVIS Détenue depuis juillet 1989, Aung San Suu Kyi, prix Nobel de la Paix, opposante à la dictature birmane, est toujours tenue à résidence à Rangoon. Elle est aujourd’hui le symbole de la répression de la junte birmane dont ont été également victimes de nombreux religieux birmans. La photographe Micheline Pelletier l’avait rencontrée dans sa maison familiale dont elle ne peut sortir. Avec tambours et trompettes, l'association des commerçants du Village de Lévis, que préside Gilbert Sarfati, a organisé “La Fête de l'Eté” le 23 juin dernier. Un Jazz Band et un orgue de barbarie ont créé une chaleureuse ambiance musicale dans une rue enfin rendue aux piétons. Parents et enfants ont pu faire plus ample connaissance avec les commerçants qui leur ont proposé pour l’occasion – outre de bonnes affaires – des cadeaux, des ballons, des confiseries et des billets de tombola avec de superbes lots à la clé. Au terme de cet après-midi festif, les applaudissements ont salué la fête et les discours de Hervé Bénessiano, premier adjoint au maire du 17e, Jean-Didier Berthault, conseiller de Paris, et Jacques Tardieu, délégué pour Paris de la Chambre de Commerce et d’Industrie de Paris. F. SÉJOURNÉ LA FÊTE DE L’ÉTÉ M. PELLETIER , N°63 PARISDIXSEPT 5 PARIS17 N°63 17/10/07 11:33 Page 6 ACTUDIXSEPT QUALITÉ DE VIE ➫ L’ANIMAL DANS LA VILLE LA SPA FAIT SA REVOLUTION CULTURELLE LA SOCIÉTÉ PROTECTRICE DES ANIMAUX, SANS DOUTE LA PLUS RESPECTÉE DES INSTITUTIONS ÉTABLIES DANS LE 17E ARRONDISSEMENT, ACCOMPLIT UNE VÉRITABLE MUTATION À L’INITIATIVE DE SA JEUNE PRÉSIDENTE : CAROLINE LANTY. CETTE DYNAMIQUE JURISTE VEUT ASSURER À L’ANIMAL UN STATUT DIGNE DANS NOTRE CIVILISATION CITADINE. “C 6 PARISDIXSEPT N°63 aussi des furets, des rats, des hamsters… Savez-vous qu’il existe de véritables usines à furets en France ?” La “gadgetisation” de l’animal dans une société de l’écran qui se transforme progressivement en “pet shop” entraîne une inflation d’abandons. Le fait même de remettre l’animal dont on s’est lassé à un refuge déculpabilise presque les auteurs de l’abandon. Caroline Lanty s’insurge contre cette indifférence consumériste : “Nous profitons des “Portes Ouvertes” pour faire de la pédagogie et pour mettre en garde les gens contre l’achat impulsif. Nous vérifions d’où vient l’animal Caroline Lanty, présidente de la SPA. et nous assurons qu’il est “clean”. Certains, hélas !, le dissimuler ? Des gens aux sont irrécupérables.” revenus modestes, Rmistes et smicards, sont tentés de produire des portées et de vendre Les élevages clandestins les chiots à trois mois. Ces chiens Les événements récents mettant développent de l’agressivité car en cause des chiens dangereux ils sont trop vieux. On voit même, – et l’intention du ministre de dans les animaleries, des chiots l’Intérieur, Michèle Alliot-Marie, de bradés, à quatre mois, à 30 %, à rendre obligatoire une formation 40 % de leur prix. Nous savons pour leurs propriétaires – ont mis qu’il existe des élevages en exergue un débat complexe. clandestins de pitbulls dans La multiplication des élevages certains départements de la clandestins reste un sujet tabou périphérie parisienne. Malgré que Caroline Lanty aborde sans la loi de 1999, nous avons un mal ambiguïté : “La maltraitance fou à intervenir pour des pitbulls des animaux empire avec la élevés dans des caves. Sur production que font les particuliers tous ces points, je crois que pour améliorer l’ordinaire… Faut-il P. MURARO ’est du sentiment que dépend tout le mouvement extérieur et l’exercice de toutes les forces de l’animal”, écrivait Buffon, dont le tricentenaire de la naissance fut discrètement honoré, cette année. Pour Caroline Lanty, la présidente de la SPA, l’amélioration du sort de nos animaux domestiques – et l’affection légitime qu’on leur porte – dépend aussi du mouvement de renouveau qu’elle souhaite instiller à son institution, établie boulevard Berthier. Cette jeune maman possède deux chiens adoptés et un chat. Avocate de profession, elle a relevé le défi, il y a quelques mois d’insuffler un esprit plus combatif, plus conquérant, à la vénérable Société Protectrice des Animaux, née en 1845. Son objectif : faire passer la SPA à l’ère de l’Internet, des solidarités européennes, de la citoyenneté responsable et du développement durable. Déjà, elle a su se faire entendre sur les questions de l’éducation des chiens réputés dangereux et sur l’interdiction de la corrida aux moins de 16 ans. Les dernières journées “Portes Ouvertes”, dans les 55 refuges de la SPA, les 6 et 7 octobre, furent un authentique succès. “Nous changeons, dit-elle, notre manière de communiquer. Car le contexte évolue. Aujourd’hui, nos refuges recueillent toutes sortes d’animaux : des chiens, des chats, évidemment, mais aussi des équidés, des chèvres, des boucs. A Perpignan, nous avons un centre pour les chevaux. A Gennevilliers, nous recevons PARIS17 N°63 17/10/07 11:33 Page 7 “L’homme se distingue de l’animal en ceci qu’il est doué d’arrière-pensées.” Antoine Blondin Bannir les marchés parallèles La prospérité des marchés parallèles constitue un facteur aggravant de maltraitance. Chaque année, plus d’un million de chats et de chiens sont produits pour le territoire français. 40 % sont “écoulés” par le canal des petites annonces. Achetés entre 50 et 100 euros dans les pays de l’Europe centrale et orientale, ces animaux sont revendus 5 à 10 fois plus cher en France. “Sans contrôle, dans la plus complète anarchie, les particuliers qui font reproduire leurs animaux déposent les “invendus” dans le refuge SPA le plus proche”, ajoute Caroline Lanty qui a rencontré le directeur de cabinet du ministre de l’Agriculture, Michel Barnier, le 7 septembre, pour soulever la problématique récurrente de la limitation des naissances. En attendant des réponses concrètes du ministre, la SPA veut sensibiliser l’opinion publique autour de quatre mesures essentielles : l’accroissement des contrôles, l’initiation aux bonnes pratiques d’initiation canine, l’encouragement à la stérilisation des animaux des particuliers et, surtout, l’interdiction de cession à titre gratuit ou onéreux d’animaux par le biais des petites annonces. Ce droit ne serait réservé qu’aux associations de protection animale et aux éleveurs professionnels. Pour Caroline Lanty, l’homme contemporain n’a pas réfléchi à la place raisonnable qu’il convient d’accorder à l’animal de compagnie dans notre société : “La place de l’animal est mal définie dans nos villes. Cela se traduit par deux phénomènes opposés : soit l’animal est maltraité, soit il est considéré comme le troisième enfant et comble un vide affectif. Des études ont montré que c’est souvent un substitut pour les femmes entre 30 et 40 ans. Les gens sont sollicités par les publicités, par les annonces, par l’Internet. Il y a des animaleries partout. Résultat : dès le 3 janvier, on a le retour, dans les refuges des chiens, des petits Labradors…” Le dernier recours La France compte aujourd’hui 9 millions de chats et 8 millions de chiens. 70 000 abandons sont constatés chaque année et la SPA parvient toutefois à placer 50 000 animaux. C’est une lourde tâche pour cette association reconnue d’utilité publique qui vit grâce au dévouement de ses 550 salariés et 3 000 bénévoles. Les dons et legs représentent 75 % de son budget. Le reste est le produit des adoptions. L’Etat et la Ville de Paris ne versent pas de subventions. Sinon, pour ce qui Dispensaire de la SPA – 5, avenue Stéphane-Mallarmé – 17e. P. MURARO M me Alliot-Marie a compris notre expertise.” Le recours à l’Internet favorise le mercantilisme clandestin, le marché noir animalier. “Il existe, explique Caroline Lanty, des sites de rendez-vous pour les animaux, autrement appelés “Pets Dating”. C’est une foire aux bébés qui touche la France, la Suisse, l’Allemagne et le Canada. On peut même trouver des taureaux de combats pour 4 500 euros !” P. MURARO P. MURARO ACTUDIXSEPT QUALITÉ DE VIE concerne Paris, le remboursement de la mise en fourrière des animaux errants. Ces conventions de fourrière ne dépassent pas 50 000 euros. “Cela n’empêche pas les pouvoirs publics d’avoir recours à nos services, comme premier réflexe, pour retirer les 130 chiens qui survivaient chez un couple, avec un enfant, dans 50 m 2 ou prendre en charge les 250 chats enfermés dans l’appartement d’une vieille dame, déplore Caroline Lanty. Toutes les cinq minutes, en France, on euthanasie un chien ou un chat. La maîtrise des naissances est une urgence.” Friedrich Nietzsche, qui, peu avant sa mort, avait risqué sa vie pour arracher un cheval battu à son tortionnaire, avait écrit : “L’homme est une corde tendue entre l’animal et le Surhomme, une corde au-dessus d’un abîme.” La corde est si fragile… ➫ En savoir plus : www.spa.asso.fr – Tél. : 01 43 80 99 22. N°41 PARISDIXSEPT 7 N°63 PARIS17 N°63 17/10/07 11:33 Page 8 INFODIXSEPT RESTAURATION SCOLAIRE ➫ RESTAURATION SCOLAIRE À STÉPHANE MALLARMÉ CITER LES FAITS ET RETABLIR LA VERITE À L’UNANIMITÉ, LES MEMBRES DU COMITÉ DE GESTION DE LA CAISSE DES ÉCOLES DU 17E - TOUTES TENDANCES CONFONDUES – ONT REFUSÉ QUE CELLE-CI CONTINUE DE SE SUBSTITUER PLUS LONGTEMPS À LA VILLE QUI NÉGLIGE, DEPUIS SIX ANS, DE RÉGLER DURABLEMENT – MÊME AU PLAN FINANCIER LA QUESTION DE LA RESTAURATION SCOLAIRE AU COLLÈGE STÉPHANE MALLARMÉ. CHRONOLOGIE DES FAITS QUI ONT CONDUIT À CETTE SITUATION UBUESQUE. eannine d’Orlando, adjoint au maire chargé des Affaires scolaires et de la Petite enfance, avait fait, dans le numéro de juillet de Parisdixsept, une mise au point factuelle sur la question complexe de la restauration scolaire à Mallarmé. Elle avait rappelé les motifs techniques et budgétaires pour lesquels le comité de gestion de la Caisse des Ecoles – à l’unanimité, sans distinction de tendances politiques – avait émis un avis favorable afin que la Caisse des Ecoles du 17e cesse d’assurer, à la place du département de Paris, le service de la restauration du collège Stéphane Mallarmé à compter de la dernière rentrée scolaire. La cause initiale de ce dossier est la nécessité de désamianter la cuisine du collège Stéphane Mallarmé. En septembre 2001, lorsque ce constat fut établi, la Caisse des Ecoles du 17e accepta de dépanner “provisoirement” la Ville et de servir 250 repas quotidiens aux collégiens. Le délai estimé par la Ville pour ce “dépannage”, à l’époque, ne dépassait pas quatre mois. C’est ainsi que fut créé un office pour récupérer les repas chaud préparés par le centre cuiseur Brière. Les collégiens étaient servis dès les repas réceptionnés. Selon la solution d’urgence retenue par le département de Paris, les 17,70 francs de différence entre la participation du collège et le prix de revient des repas étaient payés à la Caisse par le département. A partir de janvier 2002, la Ville de Paris, faute de 8 PARISDIXSEPT N°63 DR J Distribution de fournitures gratuites aux enfants par les commerçants du marché de la rue Lebon. désamiantage, demanda à la Caisse des Ecoles de servir les repas, selon un accord tacite. Cela signifiait, en 2007, 410 à 420 repas par jour. Pour mémoire, la Caisse des Ecoles du 17e sert 9 300 repas par jour, y compris les collèges (Mallarmé – jusqu’en septembre dernier –, Maria Deraismes, Boris Vian, André Malraux). Un engagement non tenu Autre précision de taille : la promesse de compensation financière de six ans d’efforts de la Caisse des Ecole du 17e n’a jamais été tenue par la Ville et le département de Paris… Le provisoire s’étant éternisé sur six années, Jeannine d’Orlando alerta, dès février 2007, le département que la mairie du 17e allait procéder à la restructuration de deux centres cuiseurs : Brière et Bessières. Or, si les travaux à Brière ont commencé, ceux de Bessières – faute d’attribution de marché – ont été reportés au début de l’année prochaine. Il existe également un problème technique au centre cuiseur de Champerret. Devant ces échéances, le comité de gestion de la Caisse des Ecoles a logiquement décidé de suspendre la livraison des repas à Mallarmé, mettant la Ville devant ses responsabilités. Mise au pied du mur, celle-ci a trouvé une solution pour servir les repas, depuis la rentrée scolaire. Le maire de Paris, dans une lettre adressée à Françoise de Panafieu le 10 septembre – 5 jours après la rentrée ! –, fait l’impasse sur le long historique de la situation et la contribution financière de l’arrondissement : “Je regrette, écrit-il, que la caisse des écoles de votre arrondissement ait montré cette année un brutal et incompréhensible désintérêt pour la restauration des collégiens de Mallarmé” (sic). Aux dernières nouvelles, la rénovation définitive du service de restauration du collège ne pourrait intervenir qu’à partir de 2012. Cela s’appelle prendre son mal en patience… PARIS17 N°63 17/10/07 11:33 Page 9 DOSSIERDIXSEPT RENTRÉE SCOLAIRE ➫ RENTRÉE SCOLAIRE EFFECTIFS EN BAISSE EN MATERNELLE ET EN ÉLÉMENTAIRE DEUX FAITS MAJEURS, SELON JEANNINE D’ORLANDO, ADJOINT CHARGÉ DES AFFAIRES SCOLAIRES ET DE LA PETITE ENFANCE, DOMINENT LA RENTRÉE : LA CONFIRMATION DE LA BAISSE DES EFFECTIFS EN MATERNELLE ET EN ÉLÉMENTAIRE AINSI QUE LA MODÉRATION DE LA RÉVISION DES TARIFS DE CANTINE. Comme chaque année, les tarifs de cantine sont révisés par le comité de gestion de la Caisse des Ecoles, au mois de janvier. Depuis 2007, les collectivités fixent les augmentations. “Cette année, souligne Jeannine d’Orlando, notre Caisse a limité ses tarifs à 1,6 % alors que la majorité des caisses ont décidé une hausse plus marquée du fait du passage aux huit tarifs. Le comité de gestion, présidé par Françoise de Panafieu et moi-même, ne procédera pas à une augmentation en janvier prochain. C’est ainsi que nous pouvons proposer un tarif F. SÉJOURNÉ Tarifs de cantine stabilisés compétitif sur l’ensemble de Paris. Avec un tarif maximum de 3,60 € au repas, nous nous situons parmi les arrondissements les moins onéreux.” INITIATIVES prochaines aux enfants.” L’année sera agrémentée de découvertes studieuses et dépaysantes : le château fort en construction de Guédelon, la préhistoire à Samara et les animaux de Thoiry… “En matière d’équipements de petite enfance, tous nos Halte-garderie “Le P'tit Jardin”, rue Brunetière. projets sont menés à terme : ouverture de la crèche La distribution de “Graine de Citoyen” pour les grandes sections Daubigny – 30 berceaux – avant la fin de l’année, début des de maternelle et les CM2, la travaux de la crèche collective – distribution du jeu sur le 17e dans 60 berceaux – de la halte-garderie les CE2, le rallye annuel “Graine de la rue Truffaut pour une de Citoyen” en mai et en juin… ouverture probable en septembre Jeannine d’Orlando salue 2009. Nous avons aussi l’initiative des commerçants de la rue Lebon : “L’an dernier, je me entièrement rénové la haltegarderie AGF17, appelée “Le P’tit suis réjoui de la distribution par Jardin”, avenue Brunetière. Elle a ces commerçants du marché été réouverte fin août.” couvert de fournitures gratuites F. SÉJOURNÉ L ’été, dans les écoles, a été bien occupé. “De nombreux travaux, explique Jeannine d’Orlando, ont été effectués grâce à la section scolaire d’architecture : réfection des sols de cour, des toilettes, changements de fenêtres, peinture de classes, de couloirs et de préaux.” Jeannine d’Orlando, a dû faire preuve d’une grande vigilance pour faire aboutir ces travaux malgré un budget en peau de chagrin depuis le début de la mandature. Le budget total de l’arrondissement en investissement s’élève à un million d’euros pour les 42 écoles et de 200 000 euros pour leur fonctionnement. “Sur le maigre budget dont dispose le maire du 17e, Françoise de Panafieu, pour les écoles de l’arrondissement – 61 880 € pour les maternelles et 75 826 € pour les écoles élémentaires –, nous avons réalisé, depuis un an, de nombreux petits travaux, indique Jeannine d’Orlando. Nous allons notamment sensibiliser la communauté scolaire sur le remplacement des vitres qui ampute largement notre budget.” Globalement, dans l’arrondissement, les effectifs sont en baisse dans les classes maternelles et élémentaires. Soit une baisse de 2 % – effectifs identiques à ceux de la rentrée 2001/2002 – pour les maternelles et, depuis la rentrée 2002/2003, une baisse de 200 élèves. La maternelle des Renaudes, qui a bénéficié d’une ouverture de classe, fait exception à cette diminution des effectifs. En élémentaire, deux classes ont été ouvertes, respectivement à l’école Berthier et à l’école Jouffroy d’Abbans. Les effectifs évoluent d’ailleurs autour de 24 élèves. N°63 PARISDIXSEPT 9 PARIS17 N°63 17/10/07 11:33 Page 11 P. MURARO ACTUDIXSEPT ENSEIGNEMENT ➫ COLLÈGE STÉPHANE MALLARMÉ LES JEUNES ET LES RISQUES MAJEURS A nthony Pires, dans son uniforme de Jeune Sapeur Pompier de Paris, a fière allure. A seize ans, après une semaine de découverte, l’an dernier, à Champerret, l’ancien élève de Mallarmé a choisi cet engagement citoyen. La perte de son grand-père détermina sa décision : “Je l’admirais et je voulais être utile aux autres”. Sélectionné parmi 450 autres candidats, au terme d’épreuves de gymnastique, de résistance, il fut admis parmi les 75 cadets des Pompiers de Paris. Tous les samedis, il s’entraîne quatre heures durant : “L’été, nous consolidons cette formation à la caserne Champerret”. Sa section compte six garçons et cinq jeunes filles. “Des élèves viennent me voir, dit-il, pour faire la même chose.” Dans deux ans, Anthony obtiendra son brevet. Pour Gilles Ferier, principal-adjoint du collège Mallarmé et coordonnateur académique “Risques Majeurs et accidents collectifs”, ce type de parcours est exemplaire. Pendant ses vingt années d’activité bénévole à la Sécurité Civile – en dehors de ses responsabilités scolaires –, Gilles Ferier a vécu des drames, comme la catastrophe de Concorde, l’attentat de la Gare d’Orsay, ou les grands rassemblements populaires, telle la Foire du Trône. La solidarité humaine et le caractère éducatif du bénévolat, les vertus contagieuses du civisme, ont cristallisé sa passion. Dans le cadre de la “Semaine nationale de la Sécurité Civile”, organisée du 8 au 12 octobre, le collège Mallarmé a accueilli le 10 octobre, les équipes de la sécurité civile, de la Croix Rouge et des Sapeurs Pompiers de Paris, en même temps que quatre autres établissements parisiens. A travers la découverte des véhicules de secours et l’initiation aux premiers gestes qui sauvent, trois cents élèves ont été sensibilisés aux missions des acteurs de la sécurité civile. Ces rencontres avec les “acteurs de l’urgence” ont permis, au-delà de l’aspect strictement pédagogique, de montrer les enjeux des risques majeurs mais aussi des accidents plus courants auxquels les enfants et leurs familles peuvent être exposés. Pour Marie-Claude Mézouar, principale du collège, il s’agit d’une opportunité pour mettre en valeur le goût de la responsabilité chez les jeunes : “Regardez comme les élèves de Mme Fatina El Aziz – les seuls Parisiens à faire ce travail en classe de Sciences de la Terre – sont attentifs ! En étudiant les risques majeurs, ils découvrent la géographie, la solidarité internationale et l’histoire. Même leur professeur de latin leur fait étudier Pompéi. C’est une extraordinaire ouverture sur P. MURARO LES ÉLÈVES DU COLLÈGE MALLARMÉ ONT PARTICIPÉ, LE 10 OCTOBRE, À LA SEMAINE INTERNATIONALE DE LA SÉCURITÉ CIVILE. CETTE SENSIBILISATION AUX RISQUES MAJEURS ET AUX RISQUES DOMESTIQUES A MOBILISÉ PRÈS DE LA MOITIÉ DES CLASSES. le monde.” Fatima El Aziz, dans son cours, aborde les risques majeurs – glissements de terrain ou accidents de chauffage urbain – sans négliger l’univers familier des enfants : “Nous menons un travail de mémoire sur la tempête de 1999. Les élèves vont interviewer les habitants du quartier témoins de cette catastrophe”. L’initiation à la sécurité civile contribue également à prévenir les accidents domestiques. Les risques de la vie courante sont la cause, en France, de 100 000 blessés et 20 000 décès chaque année. A lui seul, ce bilan justifie l’action persévérante de Gilles Ferier, qui reçut, en qualité de coordonnateur académique, le trophée de la Défense Civile, le 31 mai dernier, au Sénat. “Il nous semble pertinent, assure Gilles Ferier, de travailler sur les risques qui concernent les élèves et leurs familles dans leur cadre de vie. Les jeunes s’impliquent davantage à partir du quotidien.” N°63 PARISDIXSEPT 11 PARIS17 N°63 17/10/07 11:33 Page 12 ACTUDIXSEPT MÉMOIRE ➫ MÉMOIRE DES TEMPS DE DOULEUR SE SOUVENIR DE LA RUE AMELOT L’EXPOSITION CONSACRÉE AUX HÉROS DE LA RUE AMELOT EST UN HOMMAGE À L’ACTION MÉCONNUE D’UN RÉSEAU JUIF CLANDESTIN QUI, DÉFIANT LES ALLEMANDS DÈS LE 14 JUIN 1940, S’ORGANISA POUR FABRIQUER DES FAUX PAPIERS, NOURRIR LES PLUS DÉSHÉRITÉS, SAUVER LES ENFANTS DES RAFLES ET LES CACHER DANS DES VILLAGES DE PROVINCE. Amelot – baptisé ainsi par ses initiateurs car il s’était établi au 36 de cette rue du 11e arrondissement – fédéra les sept organisations dans lesquelles se reconnaissaient les 150 000 Juifs étrangers vivant à Paris. Dans les mois qui suivirent l’armistice, l’étau se resserra sur cette population mise à l’index aussitôt par l’occupant et l’administration raciste de l’Etat français : recensement des Juifs, le 27 septembre 1940, loi française “portant statut des Juifs”, le 3 octobre, internement des “étrangers de race juive” dans des camps spéciaux, le 4 octobre, 2e ordonnance allemande imposant le recensement des entreprises juives, le 18 octobre. DR Résister D ans l’abomination de la Shoah, il n’y a pas d’échelle de la douleur. La traque méthodique, programmée par les nazis, de la population juive avec la complicité active, la complaisance criminelle du régime de Vichy, reste, dans l’histoire de Paris, une faute inexpiable. Les membres du réseau Amelot, dès les premières heures de l’occupation, ont fait preuve d’un courage inouï pour organiser l’assistance aux familles juives, pour résister à la stratégie d’humiliation, entérinée par les autorités de la collaboration, qui devait s’achever en “solution finale” dans les camps d’extermination. Fondé le 15 juin 1940, le lendemain du défilé des troupes allemandes sur les Champs Elysées, le réseau 12 PARISDIXSEPT N°63 C’est dans ces circonstances tragiques que se mit en place, à la Colonie scolaire de la rue Amelot, sous couvert d’une œuvre philanthropique, un mouvement de résistance regroupant les Juifs immigrés. En 1941, après la création du Commissariat aux actions juives, les rafles de 3 700 Juifs étrangers dirigés vers les camps de Pithiviers et Beaunela-Rolande, l’emprisonnement de 4 232 Juifs étrangers à Drancy, les expositions racistes au palais Berlitz et les attentats des nervis de l’extrême droite contre les synagogues, l’Union générale des Israélites de France fut créée, sur l’injonction des Allemands, par le gouvernement de Vichy. En juin 1942, quelques semaines après le retour de Laval auprès de Pétain, toutes les personnes recensées comme juives devaient porter “l’étoile”, inspirée de la “rouelle” du Moyen-Âge. On pouvait ainsi lire dans “Le Petit Parisien” du 8 juin 1942 ces lignes édifiantes : “L’étoile de David, qui n’est nullement un signe de dérision, mais un symbole racial, doit être portée découpée et cousue solidement, de façon apparente, sous peine de sanctions graves.” C’est dans ce climat de terreur que les héros de la rue Amelot – Jules Jacoubovitch, Léo Glaeser, David Rapoport – organisèrent l’aide aux familles, les aidèrent à émigrer et, surtout, lorsque les arrestations se multiplièrent, cachèrent les enfants chez des nourrices en province, dans des familles d’accueil. Une exposition émouvante, qui se déroulera dans le hall d’accueil de la mairie du 17e, du 29 octobre au 10 novembre, où les sourires des familles et des enfants confiants dans les engagements de la patrie des droits de l’homme semblent toujours scruter notre conscience collective, éclaire la diversité de la résistance juive à Paris. Ceux et celles qui ont survécu à ce drame témoignent de la force du bien dans les temps les plus cruels. “On m’a envoyée à Donzy, petit bourg de la Nièvre, où je suis restée cachée chez une famille chaleureuse mais je devais absolument taire mon appartenance juive, écrit Hélène Jelilikopb. C’est seulement récemment, en faisant des recherches au CDJC, que j’ai appris que c’était “rue Amelot” qui m’avait sauvé la vie.” ➫ Du 29 octobre au 10 novembre – Hall d’accueil de la mairie du 17e. PARIS17 N°63 17/10/07 11:33 Page 13 ACTUDIXSEPT MÉMOIRE ➫ LYCÉE CARNOT, LE 22 SEPTEMBRE HOMMAGE À GUY MÔQUET DR A L’INITIATIVE DU PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE, NICOLAS SARKOZY, ET DE XAVIER DARCOS, MINISTRE DE L’EDUCATION NATIONALE, TOUS LES LYCÉENS DE FRANCE POURRONT LIRE, AU MATIN DU 22 OCTOBRE, LA LETTRE DE GUY MÔQUET, FUSILLÉ À L’ÂGE DE 17 ANS, AVEC 26 AUTRES OTAGES, PAR LES ALLEMANDS, AU CAMP DE CHOISEL, À CHATEAUBRIANT, IL Y A 56 ANS… UNE CÉRÉMONIE PARTICULIÈREMENT ÉMOUVANTE SE TIENDRA AU LYCÉE CARNOT, L’ÉTABLISSEMENT DU JEUNE MARTYR. ne plaque de marbre, au 34 rue Baron, près du marché Navier, sur la façade d’un immeuble en briques : “Au jeune héros national Guy Môquet, le Comité Local de Libération”. Dans sa simplicité lapidaire, ce rappel de la tragédie de l’Occupation évoque le souvenir d’un jeune homme, encore adolescent, courant aux aurores pour rejoindre, avec ses camarades des Batignolles et de l’avenue de Clichy, le lycée Carnot où ses brillantes études le promettaient à un destin exceptionnel. Il manifestait déjà, au lycée, une énergie exemplaire. L’éditeur André Balland, décédé en 2001, avait décrit, dans ses mémoires, le caractère enjoué de Guy Môquet, l’esprit de camaraderie qui inspirait tous ses élans. Elevé dans une famille engagée – son père, Prosper, était un syndicaliste cheminot et député communiste du 17e arrondissement de Paris –, Guy Môquet avait déjà vécu, comme une injustice, la dissolution du Parti Communiste Français, en septembre 1939, à la suite de la signature du pacte germano-soviétique. Lorsque son père avait été envoyé en Algérie par le gouvernement français, il avait adhéré aux Jeunesses communistes et écrit au président U de l’Assemblée nationale, Edouard Herriot : “Je suis jeune Français, et j’aime ma patrie / J’ai un cœur de Français, qui demande et supplie / Qu’on lui rende son père, lui qui a combattu / Pour notre belle France avec tant de vertu”. Ses tracts témoignaient de son goût précoce du combat politique : “De l’ouvrier de la zone, avenue de Saint-Ouen, à l’employé du quartier de l’Etoile, en passant par le fonctionnaire des Batignolles, les jeunes, les vieux, les veuves sont tous d’accord pour lutter contre la misère”. Le 15 octobre 1940, Guy Môquet est arrêté par trois policiers français au métro gare de l’Est pour propagande communiste. Emprisonné à Fresnes et à Clairvaux, il est transféré, en dépit de son acquittement, au camp de Châteaubriant, en Loire-Atlantique, avec d’autres militants. Le 20 octobre 1941, un an après, en représailles à l’exécution du commandant allemand Karl Hotz, Pucheu, le ministre de l’Intérieur de Vichy livre la liste de cinquante personnes incarcérées à Nantes, Chateaubriant et Paris. Les vingtsept otages de Chateaubriant, dont Charles Michels, refusent le bandeau avant d’être fusillés. Guy Môquet est le plus jeune. A 16 heures, il tombe sous les balles allemandes. Dans sa dernière lettre, il écrit à sa mère : “17 ans et demi, ma vie a été courte, je n’ai aucun regret si ce n’est de vous quitter tous”. Et il ajoute : “Vous tous qui restez, soyez dignes de nous, les 27 qui allons mourir !” ➫UN TIMBRE, LE 22 OCTOBRE Un timbre honorant la mémoire de Guy Môquet sera émis, le 22 octobre, avec une oblitération spéciale “Premier Jour”. Le graveur de ce timbre, Yves Beaujard, dédicacera son œuvre, de 14 h à 16 h. ➫ La Poste – 44, boulevard de Vaugirard – 75015 Paris, de 10 h à 18 h. ➫UNE EXPOSITION À LA STATION “GUY-MÔQUET” SUR LA LIGNE 13 DU MÉTRO A l’occasion de la journée consacrée à Guy Môquet et aux martyrs de la résistance, la RATP mettra à l’honneur la station Guy-Môquet, sur la ligne 13 du métro, en organisant une exposition, en lisant la lettre qu’il laissa à ses parents avant d’être fusillé et à la projection d’un film consacré à sa vie. Au cours de l’inauguration par Pierre Mongin, président de la RATP, et Dominique Bussereau, secrétaire d’Etat aux Transports, le 22 novembre à 10 h, en présence de Françoise de Panafieu, le président de la RATP annoncera la création d’un espace dédié à Guy Môquet et la rénovation de la station au cours de l’année 2008. N°41 PARISDIXSEPT 13 N°63 PARIS17 N°63 17/10/07 11:34 Page 14 DOSSIERDIXSEPT PATRIMOINE ➫ RÉSURRECTION D’UN MAÎTRE DR JEAN-JACQUES HENNER, DISCIPLE DE LEONARD La femme qui lit dite La Liseuse. JEAN-JACQUES HENNER, DONT LE MUSÉE, AVENUE DE VILLIERS, EST EN COURS DE RESTAURATION, SORT ENFIN DU PURGATOIRE GRÂCE À LA BELLE ET RICHE EXPOSITION DU MUSÉE DE LA VIE ROMANTIQUE. IL FAUT DÉCOUVRIR CET HÉRITIER DE RAPHAËL ET DE LÉONARD. Le musée Jean-Jacques Henner de l’avenue de Villiers, actuellement en cours de restauration, est sans doute l’un des lieux culturels les plus singuliers de l’arrondissement. L’ancien atelier de Dubufe, devenu musée Henner après le décès de ce personnage discret en 1905, abrite les toiles et les dessins d’un artiste subtil, mélancolique, trop tôt occulté par le conformisme des historiens d’art, prompts à excommunier tout ce qui était suspect d’académisme. La remarquable exposition du musée de la Vie romantique, situé dans l’Hôtel Scheffer-Renan, 16, rue Chaptal, révèle un Jean-Jacques Henner libéré – si l’on peut dire – de l’hypothèque régionaliste, alsacienne pour être précis. Plus d’une centaine d’œuvres sont 14 PARISDIXSEPT N°63 exposées rue Chaptal, venues du musée Henner, du Petit Palais, du musée d’Orsay, de l’Ecole des Beaux-Arts, des musées de Colmar, Mulhouse, Amiens et de la Maison de Victor Hugo. C’est la première fois, depuis un siècle, qu’une telle rétrospective est organisée à Paris. Ami et contemporain des Impressionnistes, habitué du café Guerbois, Henner avait été encouragé, dès 1868, par Degas et Manet – et sans doute Zola ! – à aborder les nus sans se plier aux règles des Beaux-Arts. Raillé par les tenants de l’académisme, il détruisit son tableau jugé trop réaliste et feignit de rentrer dans le rang. Mais, à bien examiner quelques-unes de ses œuvres – ses superbes figures féminines telles que “La Liseuse”, “Hérodiade” ou “La femme au divan noir” –, il est plus proche de Gustave Moreau, d’Eugène Carrière, de Redon et de Lévy-Dürmer que de Gervex. Est-ce un hasard s’il s’était installé 11, place Pigalle dans le même immeuble que Puvis de Chavannes et Boldini, ses voisins de palier ? Après la Commune, le Café de la Nouvelle Athènes, sous les fenêtres de l’atelier du peintre, devint le nouveau rendez-vous des artistes. C’est dans cette compagnie ambitieuse et conquérante, entre Maupassant, Cézanne, Huysmans, Mallarmé, Chabrier, Sisley, Van Gogh et Toulouse-Lautrec, que JeanJacques Henner noua des amitiés fidèles. Il recevait souvent Degas, son voisin de la rue Blanche, dans son atelier. En 1874, ils reçurent commande, tous les deux, du portrait de Mme Jeantaud. Le fameux tableau “L’Alsace, elle attend”, qui le crédita d’une certaine notoriété, avait été offert à Gambetta, le chef de file des Républicains. Au-delà de ces commandes, qui le firent accéder au cénacle des peintres estimés par les notables de la IIIe République naissante, Henner aimait peindre les nus. Ainsi, il avait fait poser, dans son atelier, Suzanne Valadon dont il appréciait l’abondante chevelure rousse. Dreyfusard A l’opposé de l’intolérance et du fanatisme de Degas, Jean-Jacques Henner, en 1898, s’engagea aux côtés des dreyfusards, Bernard Lazare, Zola, Halévy et Péguy notamment, pour la révision du procès du capitaine Dreyfus. Le courage du peintre à se dresser contre une opinion publique chauffée à blanc par les nationalistes antisémites se manifesta dans deux toiles qui furent, si l’on veut, ses “J’accuse” : “Lévite d’Ephraïm et sa femme PARIS17 N°63 17/10/07 11:34 Page 15 DR DOSSIERDIXSEPT PATRIMOINE Saint Sébastien. “Que m’importe le sujet dans un tableau, avait-il confié à Jules Claretie, Qu’y-a-t-il ? Deux taches blanches qui sont des femmes, sur une tache verte et une tache bleue, qui forment un fond d’arbres et un ciel. Où est le sujet ? On n’en sait rien.” “Pour travailler, Henner reprenait sa composition sur un calque incisé, utilisé comme poncif, puis l’agrandissait jusqu’à atteindre la taille du tableau ➫ 22E JOURNÉE DU LIVRE, LE 9 DÉCEMBRE DES HISTOIRES ET DE L’HISTOIRE Il était naturel, dans l’arrondissement d’Alexandre Dumas père, de célébrer l’Histoire sous toutes ses facettes : l’Histoire factuelle, l’Histoire analysée par les historiens, l’Histoire scrutée sur la longue durée, l’Histoire ressuscitée par ses témoins directs et l’Histoire, enfin, réincarnée par les romanciers, de “La Dame de Monsoreau” à “L’allée du Roi”. Biographes, historiens, romanciers – parfois les deux – se donnent rendez-vous, le 9 décembre, à la mairie du 17e, pour participer à la 22e Journée du Livre. Cette rencontre privilégiée, avec d’éminents auteurs et, quelquefois, les acteurs mêmes des événements contemporains est une DR morte” et “La vérité”. A sa mort, en 1905, on découvrit, dans son atelier deux grandes toiles inachevées, “Atala” et “La Rêverie”, hommages à Chateaubriand et à Girodet. Jamais, cet ancien prix de Rome ne s’était guéri de la nostalgie romantique. Dans un nouveau siècle tout occupé à se griser de techniques, à s’étourdir de fêtes bruyantes et de fortunes clinquantes, il incarnait avec stoïcisme le crépuscule du rêve romantique esquissé par l’auteur du “Génie du Christianisme”. Jean-Jacques Henner avait fait son chemin dans la fidélité aux maîtres qu’il vénérait : Léonard de Vinci, Raphaël, Corrège et Titien. Mais il ne souffrait pas les préjugés, les querelles d’école. Il avait défendu, en 1879, une toile de Renoir décriée par la critique : “Portrait de Mme Charpentier et de ses enfants”. A rebours des académiques, il n’aimait pas les grandes compositions ; loin des Impressionnistes, plus proche de Puvis de Chavannes, il perpétuait l’école du “sfumato” que Léonard avait développé dans l’arrière-plan de la Joconde. Le “sfumato”, c’est à la fois la notion d’évanescence et celle de fumée… Comme une brume vaporeuse d’où se détache le portrait. Léonard de Vinci le décrivait “sans lignes ni contours, à la façon de la fumée et au-delà du plan focal”. Ainsi, l’effet de profondeur est dû au fait que la vision des détails et des contrastes s’éloigne avec la distance. Jean-Jacques Henner se défiait aussi d’une interprétation “intellectuelle” de ses tableaux. final grâce à la mise au carreau, explique Claire Bessède dans le catalogue de l’exposition. Il reportait ensuite, sans doute au fusain, son dessin sur le support et repassait les contours d’un trait noir à l’huile ou à l’encre.” Aujourd’hui, on ignore encore que Jean-Jacques Henner fut l’un des premiers artistes français à entrer de son vivant dans les collections américaines. Sa proximité des préraphaélites, des symbolistes, n’est pas étrangère à cet engouement. L’exposition du musée de la Vie romantique est un préalable indispensable à la découverte du musée Henner qui, selon toute vraisemblance, doit ouvrir ses portes à l’automne 2008. ➫ Musée de la Vie romantique 16, rue Chaptal – 9e. Tél. : 01 55 31 95 63 opportunité unique pour faire un cadeau de Noël – agrémenté d’une dédicace ! – au profit de l’association “Le Rire Médecin”. Cette association, qui travaille dans les hôpitaux depuis 18 ans, fait intervenir dans les services pédiatriques ce qu’elle appelle les “hôpiclowns”. Chaque année, soixante “hôpiclowns”, répartis dans 12 hôpitaux, offrent plus de 50 000 spectacles aux enfants hospitalisés et à leurs parents. Une importante tombola sera dédiée à cette association valeureuse. ➫ En savoir plus : www.leriremedecin.asso.fr N°63 PARISDIXSEPT 15 PARIS17 N°63 17/10/07 11:34 Page 17 ACTUDIXSEPT QUALITÉ DE VIE ➫ PROJET DE SCHÉMA DIRECTEUR POUR LA RÉGION ILE-DE-FRANCE /SDRIF UNE CONSULTATION JUSQU’AU 8 DECEMBRE 2007 L’ENQUÊTE PUBLIQUE SUR LE PROJET DE SCHÉMA DIRECTEUR POUR LA RÉGION ILE DE FRANCE (SDRIF) EST UNE ÉTAPE IMPORTANTE DANS LES CHOIX DE LA RÉGION, EN TERMES D’ENVIRONNEMENT, DE TRANSPORT ET DE LOGEMENT. TOUS LES CITOYENS SONT INVITÉS À DONNER LEUR OPINION SUR LES OPTIONS DÉFINIES PAR CE DOCUMENT. “Ternes” et “Champerret” du périphérique, • la création d’une coulée verte et d’aménagements de surface, prise en compte du tronçon Villiers, • la requalification de l’avenue de Clichy. Le 17e, l’une des portes de Paris débouchant sur deux départements, doit être présent dans ce débat. ➫ Mairie du 17e – Consultation des documents au rez-de-chaussée. Permanences Le commissaire-enquêteur se tiendra à la mairie du 17e à la disposition du public afin de recueillir ses observations les : > samedi 27 octobre, de 9 h à 12 h ; > samedi 8 décembre, de 9 h à 12 h. ➫ Salle des mariages au 1er étage. ➫ 9E FORUM DE L’EMPLOI, le 14 novembre Services à la personne Le secteur des services à la personne s’étend de l’assistance aux personnes âgées ou malades au soutien scolaire, de la garde d’enfants au soutien informatique. Cette économie “quaternaire” s’est développée grâce au plan Borloo de 2005 et au chèque emploi serviceuniversel. La mairie du 17e organise, le mercredi 14 novembre prochain de 11 h à 17 h, une rencontre avec les professionnels du secteur. N’hésitez pas à proposer vos compétences professionnelles aux entreprises qui recrutent. Une cinquantaine de postes sont à pourvoir : gardes d’enfants, aides ménagères, auxiliaires de vie, femmes de ménage, repassage. Munissezvous aussi de plusieurs exemplaires de votre CV. Ce forum sera aussi l’occasion pour les habitants du 17e arrondissement de rencontrer les professionnels du secteur. DR L e Schéma Directeur de la Région Ile-de-France (SDRIF) constitue un enjeu capital pour l’avenir de Paris. Il engage pour un quart de siècle le destin collectif des Franciliens en définissant des objectifs chiffrés en matière de logement, d’espaces verts, de qualité de l’air, de transports en commun, de liaisons routières, d’emploi, de localisation des universités et des pôles de compétitivité. C’est dire s’il est important que chaque citoyen apporte sa contribution à cette esquisse du futur schéma directeur. L’enquête publique sur le projet de SDRIF, consultable à la mairie du 17e, déterminera l’aspect du “Grand Paris” de nos enfants et de nos petits-enfants. Le président de la République, Nicolas Sarkozy, a clairement mis en doute la validité, sur le long terme, de la démarche de la présidence de la région Ilede-France. Françoise de Panafieu, le 17 juillet dernier, avait critiqué la frilosité du SDRIF qui oscille entre la “volonté de consensus de la Région” et le “malthusianisme” : “Pour le SDRIF, Paris est considéré comme un trou noir, comme ce phénomène qu’on observe dans certaines galaxies : tout se concentre autour et rien n’en sort !” Laurence Douvin et Brigitte Kuster, conseillers de Paris, ont exprimé les mêmes réserves sur les insuffisances en matière de transports, de liaisons routières, de logement et d’emploi. Autres motifs sérieux, pour les habitantsdu 17e, de s’engager dans ce débat : • la saturation chronique de la ligne 13, • l’aménagement Batignolles/Clichy /Cardinet, • la couverture du boulevard Pereire et de la rue de Rome, • la couverture des deux tronçons Programme > De 11 h à 17 h : 30 stands des professionnels et associations, salle des fêtes de la mairie ; > À partir de 14 h : conférences dans la salle des mariages ; - 14 h : métiers et témoignages des employeurs par Patrick Martin, chargé de mission à l’Agence Nationale pour les Services à la Personne ; témoignages de recruteurs ; - 15 h 30 : présentation des formations par Géraldine Lagarde, conseiller RMI ANPE de l'Espace Insertion ; validation des Acquis d’Expérience (VAE) par Isabelle Bouy, de l’Antenne d’Information Conseil en Validation des Acquis de l’Expérience Ile-de-France. N°63 PARISDIXSEPT 17 PARIS17 N°63 17/10/07 11:34 Page 19 INFODIXSEPT PATRIMOINE ➫ CIMETIÈRE DES BATIGNOLLES F. SÉJOURNÉ L’EMPREINTE DE DEUX SIECLES LE CIMETIÈRE DES BATIGNOLLES PORTE L’EMPREINTE, À L’ÉCART DES ALLÉES CAVALIÈRES DE L’HISTOIRE, DES BOULEVERSEMENTS DES XIXE ET XXE SIÈCLES. U ne nécropole est un roman vierge qui reste à écrire selon l’itinéraire que l’on choisit. La tombe de Joseph Péladan, prophète sulfureux écouté par Debussy et Satie, située à quelques mètres de celles de deux grandes interprètes lyriques de Wagner et de Saint-Saëns – Jeanne Margyl et Lucienne Bréval – montre l’influence du monde musical sur la vie intellectuelle parisienne au seuil des années folles. D’autres tombeaux illustrent la complexité d’une époque comme la présence de l’aède insouciant de l’avant-guerre – Ray Ventura – à quelques pas de Geneviève Tabouis, Cassandre de la Troisième République. Encore plus étrange : le pacte de fidélité, dans la mort, d’André Breton et de Benjamin Péret, les deux frères prêcheurs du surréalisme. La chapelle funéraire de Gaston Calmette, coincée sous le grondement du périphérique qui résonne comme le fracas d’un canon, résume la tragédie de 1914. La femme de Joseph Caillaux, soupçonné de pacifisme par Poincaré et Barthou, avait, en tuant le diffamateur – le directeur du Figaro, Gaston Calmette –, ruiné les calculs politiques du ministre radical hostile à une déclaration de la guerre contre l’Allemagne. Les femmes et les hommes enterrés là, célébrités tombées dans l’oubli ou puissants retournés à l’anonymat, nous parlent encore si nous restituons leur espérance. Vaine ou lumineuse parfois… ➫ En savoir plus : rendez-vous à l’entrée du cimetière, rue SaintJust (Métro Porte de Clichy). Durée : deux heures environ, les 7 novembre et 5 décembre, à partir de 13 h 30. Réservation : Lucien Maillard : [email protected] – Tél. : 06 19 24 41 33. VISITES GUIDÉES Cimetière et jardins > Le cimetière des Batignolles : de Verlaine à Ray Ventura, 25 octobre à 14 h 30 - Rendezvous à l'entrée du cimetière, rue Saint-Just, (Métro Porte de Clichy) ; > Le Square des Batignolles et le nouveau parc Clichy-Batignolles, 28 octobre à 15 h ; rendez-vous à l'entrée du square des Batignolles, face à la rue Brochant (Métro Brochant). SALON PHILATÉLIQUE D’AUTOMNE ➫ du 8 au 11 novembre Le Prix Wepler-Fondation La Poste ➫ LE 12 NOVEMBRE PROCHAIN Dans la course aux prix, une récompense au moins mérite l’épithète “littéraire” : le Prix Wepler-Fondation La Poste. Créé à l’initiative de la Librairie des Abbesses, avec le soutien de la Fondation La Poste et de la Brasserie Wepler, place de Clichy, ce prix doté de 10 000 € boude délibérément les stratégies marketing des éditeurs et distingue depuis dix ans un véritable écrivain. Les noms des derniers lauréats montrent l’excellence de cette démarche : Pavel Hak en 2006, François Bon en 2004 et, parmi de nombreux autres valeureux écrivains, l’immense Marcel Moreau qui trouve là, enfin, une reconnaissance publique. En recevant le prix, en 2002, il avait défini la vocation du prix : “L’affaiblissement du Verbe, sa frivolité, sa cristallisation en slogans, en facteurs de conditionnement, son usage à des fins purement mercantiles, voilà, à mes yeux, l’ennemi, voilà la névrose”. Ce grand salon philatélique réunit à l’Espace Champerret, hall A, 75 stands de négociations français et étrangers, 10 postes européennes, les postes de Polynésie Française, de Nouvelle Calédonie, de Saint-Pierre et Miquelon et TAAF. L’invité d’honneur du salon est le Groenland. A cette occasion, vous pourrez rencontrerles créateurs et bénéficier des oblitérations spéciales. ➫ Espace Champerret – Métro Porte de Champerret – Entrée gratuite. N°63 PARISDIXSEPT 19 PARIS17 N°63 17/10/07 11:34 Page 21 LAVIELOCALE DÉMOCRATIE ➫ COMMERCES, PORTE POUCHET,KIOSQUE-THÉÂTRE, ASSOCIATIONS LE CONSEIL D’ARRONDISSEMENT DU 2 JUILLET 2007, EN BREF… LA REVITALISATION COMMERCIALE DES QUARTIERS, LA CRÉATION D’UN KIOSQUE-THÉÂTRE, LES SUBVENTIONS AUX ASSOCIATIONS, LA RÉALISATION D’UNE ZAC À LA PORTE POUCHET ONT ÉTÉ AU CŒUR DES DÉBATS. ASSOCIATIONS LES REDYNAMISER POLITIQUE DE LA VILLE Hervé Bénessiano, premier adjoint au maire, fait remarquer que depuis le début de la mandature de Françoise de Panafieu, la mairie du 17e s’est attachée à soutenir le développement du commerce dans les quartiers, en étroite collaboration avec la Chambre de Commerce et d’Industrie de Paris, et en concertation avec les associations de commerçants. Une opération d’aménagement visant à redynamiser la fonction commerciale et à lutter contre la monoactivité dans le secteur Jonquière-Epinettes, dans le prolongement de la ZAC ClichyBatignolles et de l’opération d’amélioration de l’habitat (OPAH) à la Porte Pouchet sera prochainement engagée. L’opération concourra ainsi au maintien de la diversité commerciale de proximité de ce quartier. En préambule, Hervé Bénessiano, conseiller de Paris, félicite les associations pour la qualité de leur travail dans le cadre de la politique de la ville sur le quartier Porte de Clichy-Porte de Saint-Ouen. En revanche, il déplore la différence de traitement entre ces associations et demande à la Ville de Paris une clarification dans l’attribution des subventions. Afin d’atteindre une vraie transparence en matière de subventions, Françoise de Panafieu souhaite la création d’un observatoire paritaire qui déciderait de ce qui doit être fait en direction des associations. En effet, nombre d’entre elles sont subventionnées par différents réseaux : la Région, l’Etat, la Ville. Or, il s’agit de l’utilisation de fonds public et il est aujourd’hui impossible de savoir si elles bénéficient de plusieurs subventions. CULTURE KIOSQUE-THÉÂTRE L’implantation prochaine d’un kiosque-théâtre, place des Ternes, permettra, comme les précédents initiés par Françoise de Panafieu en 1984, d’effectuer la vente de billets pour les théâtres parisiens à prix réduit pour les spectacles du jour. Catherine Dumas, conseiller de Paris, rappelle que ce projet a été lancé lors d’une visite de terrain avec le maire du 17e, en liaison avec les conseils de quartier CourcellesWagram et Ternes. Elle précise que cette initiative permettra de soutenir le théâtre d’un point de vue financier et de favoriser son attractivité et sa convivialité auprès du public. ZAC PORTE POUCHET EN PHASE DE RÉALISATION Jérôme Dubus, adjoint au maire chargé de l’Urbanisme et du Logement, se félicite que les discussions avec la Ville de Paris sur le programme de la Porte Pouchet aient abouti à une diversification en matière d’habitat dans ce quartier, comme l’avait demandé la mairie du 17e, à savoir : 40 logements en accession libre et 50 logements confiés à la Foncière logement qui reviendront, au bout de vingt ans, dans le secteur privé. Plusieurs points restent toutefois à améliorer a fait remarquer l’élu. En qui concerne le stationnement, la mairie du 17e a souhaité la création F. SÉJOURNÉ COMMERCES DE PROXIMITÉ d’un parc de stationnement réservé aux riverains, vœu rejeté par la Ville de Paris. “Il faut se projeter dans huit ans, a précisé Jérôme Dubus, lorsque la totalité des logements et des bureaux auront vu le jour. Si aucun parc résidentiel n’est inscrit rapidement dans le programme des équipements publics, à terme, il y aura un déficit de stationnement”. En matière d’environnement, le projet prévoit “que la pollution du périphérique à proximité des bureaux sera prise en compte”, sans autre explication. L’élu souhaite qu’une enquête soit effectuée par Airparif sur ce sujet. ➫ Comptes-rendus sur www.mairie17.paris.fr ➫ AGENDA ➫ 22 octobre à 19 h Réunion plénière du conseil de quartier Courcelles-Wagram, présidé par Catherine Dumas, Conseiller de Paris, sur : “Propreté : tri sélection et recyclage” à l’école élémentaire, 12 bis, rue Fourcroy. ➫ 24 octobre à 19 h Réunion plénière du conseil de quartier Ternes-Maillot, présidé par Laurence Douvin, Conseiller de Paris, sur : “Mieux vivre notre quartier : circulation, propreté, environnement, animation et démocratie locale” à l’école élémentaire, 16, rue du Colonel-Moll. N°63 PARISDIXSEPT 21 PARIS17 N°63 17/10/07 11:34 Page 23 LAVIELOCALE LIBRE EXPRESSION ➫ LA PAROLE AUX ASSOCIATIONS UNE PLACE POUR CHACUN LES 10 000 ASSOCIATIONS RÉPERTORIÉES DANS LE 17E ARRONDISSEMENT, DONT 350 TRÈS ACTIVES, OFFRENT À CHACUN LA POSSIBILITÉ DE TROUVER SA PLACE ET RESTITUENT LE DIALOGUE ENTRE LES GÉNÉRATIONS. LE SUCCÈS DU DERNIER FORUM DE LA VIE ASSOCIATIVE ET DES ACTIVITÉS DE LOISIRS, ORGANISÉE PAR HÉLÈNE JACQUEMONT, ADJOINT AU MAIRE CHARGÉ DE LA VIE ASSOCIATIVE, EN A ÉTÉ LA PARFAITE ILLUSTRATION. ENTRAIDE & SOCIAL Jaccede.com, le guide interactif gratuit des lieux sympas et accessibles aux personnes à mobilité réduite. Sortir peut vite devenir un cauchemar lorsqu’on se déplace difficilement. La solution ? Jaccede.com, premier site Internet collectant et répertoriant les lieux de sorties accessibles à tous. À la fois, guide interactif, répertoire de bonnes adresses, réseau militant pour l’accessibilité… Jaccede.com est un véritable espace d’expression gratuit et ouvert à tous. Bars, expos, cinés, restos… En quelques clics, l’internaute trouve les infos et les conseils des membres et il peut inscrire à son tour ses lieux préférés partout en France et à l’étranger. L’association Jaccede.com organise aussi “les journées de l’accessibilité” : elles ont pour but de recenser les établissements accessibles d’une ville et de sensibiliser les commerçants aux bienfaits de l’accessibilité pour tous. ➫ En savoir plus, www.jaccede.com ou : [email protected] ASSOCIATION DE SOLIDARITÉ SOCIALE ET D’INTÉGRATION (A S I) Neuf jeunes garçons et filles de la région Ile-de-France sont partis en décembre dernier, encadrés par l’ASI pour effectuer des échanges interculturels entre jeunes du Nord et du Sud et s’engager dans la réalisation d’un chantier DR JACCEDE.COM de solidarité international au Sénégal, afin d’effectuer la rénovation d’un dispensaire dans le village de Tivaoune Peulh, situé à 30 km de Dakar. Une fois sur place, et à la demande de la population du village qui compte 8 000 habitants, ces jeunes se sont impliqués dans la construction d’une maternité. C’est ainsi qu’un bâtiment de six pièces a été construit dans l’enceinte du dispensaire. Grâce à cette initiative qui a réuni qualités humaines et efforts formidables de tous autour d’un même projet, six pièces ont vu le jour qui serviront en tant que salle d’attente, de soins et de préparation à l’accouchement, de repos, de pouponnière pour les nouveaux-nés, de toilette pour les mamans et leurs bébés et une buanderie. A leur retour, ASI et son équipe de jeunes “bâtisseurs de l’avenir” ont organisé à Paris une journée de restitution en juillet 2007. Si vous souhaitez participer à l’un des prochains chantiers et devenir un des “bâtisseur de l’avenir”, contacter l’association au 01 46 31 83 30 (le matin) ou 01 46 20 31 43 (de 14 h 30 à 18 h 30). ASI recherche des bénévoles afin de mettre en place des opérations ponctuelles pour soutenir ses actions. ➫ 5, rue Lebon – 75017 Paris Tél. 01 45 74 77 66 Email : [email protected] Site : www.asi-France.org CULTURE & LOISIRS ESPACE SAINT-FRANÇOIS DE SALES L’Espace Saint-François de Sales propose depuis septembre 2007 un accueil de loisirs aux enfants de 6 à 11 ans. Ouvert tous les mercredis, en période scolaire, de 8 h 30 à 18 h, il offre de multiples activités d’intérieur et d’extérieur (jeux, théâtre, activités manuelles) ou sorties (ludiques ou culturelles) sous la responsabilité d’animateurs diplômés dans un cadre convivial. Il est possible de s’inscrire toute la journée ou à la demi-journée. ➫ Maison des Jeunes Espace Saint-François de Sales 28 rue Daubigny – 75017 Paris Tél. 01 46 22 35 14. E-mail : [email protected] N°63 PARISDIXSEPT 23 PARIS17 N°63 17/10/07 11:34 Page 25 BRÈVESDIXSEPT ➫ EXPOSITIONS, THÉÂTRE, DANSE, JEUNE PUBLIC L’AGENDA MUNICIPAL ET CULTUREL… EN BREF marchandisation grignotent. Cette pièce dépeint d’une écriture claire la perte des illusions et la défaite des idéaux. ➫ Jusqu’au 10 novembre, à 10 h – Atelier OdéonBerthier – Angle rue André-Suarès et bd Berthier – Tél. 01 44 85 40 40. EXPOSITION - SALON BARBARA, D’UNE RIVE À L’AUTRE COMÉDIES MUSICALES BEATLES STORY The Rock Opera. L’histoire musicale du plus grand groupe pop du monde à travers le spectacle, sur scène, des chansons les DR Il y a dix ans déjà ! Le spectacle rend hommage à la dame en noir, un cœur à cœur inédit composé des chansons de Barbara entre-mêlées de ballets. Des émotions, une nostalgie, une magie dansés sur sa voix. ➫ Du 6 novembre au 30 décembre, à 20 h, dimanche à 17 h. Le Méry. THÉÂTRE HOMME SANS BUT Trente ans durant dans une ville de rêve, un homme établit avec ses proches des rapports strictement marchands. Le réel glisse vers l’artificialité, la virtualité et la DR DR LIVRE ET PAPIERS ANCIENS Véritable pèlerinage des collectionneurs de “vieux papiers”, ce salon propose des tonnes et des siècles d’archives : livres anciens, presse, cartes postales, manuscrits, estampes, actions et obligations, réclames, affiches, chromos écrits. A l’honneur cette année : la Tour Eiffel. ➫ Du 26 octobre au 4 novembre – Espace Champerret – Place de la Porte de Champerret – Tél. 01 56 53 93 93. LA FILLE DE 18 H 32 LE SPECTACLE DE LÉON ET BARNABÉ Duo de voix et de guitares. Bienvenue sur la planète de Léon et Barnabé, de deux drôles de personnages opposés et complices à la fois ! Les voici partis dans l’aventure en sketches et en chansons. A partir de deux ans. Un soir de pluie, l’autocar s’arrête devant la petite épicerie bar des époux Berthier, un lieu désolé en pleine campagne. Une jeune femme vient proposer ses services pour répondre à une annonce. Mais que veut-elle au juste cette fille ? ➫ Du 8 novembre au 1er décembre – L’Etoile du Nord – 16, rue Georgette-Agutte – Tél. 01 42 26 47 47. DANSE J’EMBRASSE PAS Duo d’histoires à huis clos. Cette pièce chorégraphique oscille entre passages écrits et moments improvisés. Deux hommes se rencontrent et se racontent. Tissage de mots, de gestes, de comportements et d’états. ➫ Du 24 au 26 octobre, du mercredi au vendredi à 20 h 30 – L’Etoile du Nord. JEUNE PUBLIC VOISINS VOISINES DR Nouvelles créations de Steven Harkin, dessins, gravures et photographies de mains les unes réalisées par des artistes célèbres (Foujita, Lacombe), les autres par des contemporains. ➫ Jusqu’au 25 novembre, du dimanche au jeudi, de 13 h 30 à 19 h, vendredi sur rendez-vous – Espace Art Mode Saphir Monceau – 69, avenue de Villiers – Tél. 01 44 40 26 84. plus marquantes interprétées en live. Un superbe hommage au groupe mythique. ➫ A partir du 24 octobre, tous les soirs à 21 h 30, dimanche 17 h. Le Méry – 7, place de Clichy – Tél. 01 45 22 03 06. DR DR DR LA MAIN DANS LE SAC optimiste et tendre. Qu’il soit choisi ou imposé, mon voisin porte en lui tout un monde. Un univers à portée de main, une aventure imminente. Embarquement immédiat ! ➫ Du 23 au 26 octobre – L’Etoile du Nord - 16, rue Georgette-Agutte. ➫ 31 octobre, 2, 5 et 7 novembre, à 10 h 30 – Théâtre de La Jonquière – 88, rue de la Jonquière – Tél. 01 42 78 53 04. SUR LA CORDE RAIDE Une aventure poétique sur les chemins de la vie. Tous les ans, à la toute fin de l’été, Esmé vient séjourner chez sa Mamie et son Papy. Certaines choses demeurent pareilles, d’autres changent. Et cette année, cette année… ➫ 31 octobre, 2, 5, 6, 7 novembre, à 15 h – Théâtre de La Jonquière. À partir de 5 ans. Une aventure dansée, enjouée, N°63 PARISDIXSEPT 25 PARIS17 N°63 17/10/07 11:34 Page 27 BRÈVESDIXSEPT BIEN DANS MON ASSIETTE ! ZOOM SUR LA CHINE CONFÉRENCE-DÉBAT AMNESTY INTERNATIONAL DR A l’occasion des fêtes de fin d’année, le groupe Batignolles d’Amnesty International organise la Fête de l’Automne, samedi 17 novembre, de 10 h à 18 h. Les amateurs de brocante, d’artisanat, de livres et de fripes trouveront une foule d’idées cadeaux pour Noël. Les gourmands et les gourmets feront leurs délices d’une belle sélection de produits du terroir : foie gras, confitures, miel. Lors de cette rencontre avec les habitants du 17e, Amnesty International fera un zoom sur la Chine. Elle rappellera qu’en prévision des Jeux olympiques à Beijing, le célèbre mouvement international pour la défense des droits de l’homme fait campagne auprès des autorités chinoises en revendiquant des améliorations sur quatre thèmes principaux : liberté d’expression, abolition de la peine de mort, procès inéquitables, protection des défenseurs des droits humains. ➫ 44, boulevard des Batignolles – Métro Rome. Calories vides et calories pleines, le sel et la santé, comment composer une assiette, le choix des bonnes huiles, inventer de nouveaux “gestes santé”, seront les thèmes abordés par la conférence-débat “Je me sens bien dans mon assiette”, organisée par la Fondation PiLeje, en partenariat avec la mairie du 17e, le 25 octobre, à 19 h 30. Cette conférence sur “L’alimentation Santé”, sera animée par Olivier Coudron, médecin nutritionniste, président de la Fondation PiLeJe et Marie-France Venteclef, spécialiste en diététique et micronutrition. La rencontre sera suivie d’un buffet-dégustation. ➫ 25 octobre à 19 h 30. Salle des fêtes de la mairie du 17e - 16/20, rue des Batignolles. SOUS LES APPARENCES Au-delà des considérations d’ordre technique et esthétique, Christiane Peugeot invite les visiteurs à interroger la suBréalité – ce qui se cache sous les apparences – des œuvres exposées de quinze artistes – peintres, sculpteurs, plasticiens, photographes, graphistes, vidéastes, holographes, qui s’inscrivent dans ce courant d’idées. ➫ Jusqu’au 24 octobre – Atelier Z – 62, avenue de la Grande-Armée – Tél. 01 45 74 32 53. IDÉES CADEAUX CLUB SAUSSURE Les seniors du club Saussure ont réalisé une collection d’objets cadeaux pour les fêtes de fin d’année : bijoux, foulards, coussins, porcelaines peintes à la main, bougies, sujets de Noël, cartes postales, broderies, tricots. Une vente ouverte à tous aura lieu les 7 et 8 novembre, de 13 h 30 à 17 h 30. Le salon de thé proposera des gâteaux maison. ➫ Club Saussure – 129, rue de Saussure – Tél. 01 42 27 84 88. DR EXPOSITION SUBRÉALISTE AGENDAMUNICIPALETCULTUREL 24 ET 25 OCTOBRE DU 25 AU 31 OCTOBRE À 20 H À 20 H LES PRÉSIDENTES GUSTAVE ET ANTOINE FEMMES, CORPS ET ÂME Trois femmes recherchant un bonheur hypothétique affrontent leurs fantasmes afin d’oublier le vide de leur existence. C’est à travers le portrait de ces femmes grotesques, inquiétantes que W. Schwab dénonce le “bien-pensant”. Théâtre de La Jonquière – 88, rue de la Jonquière – Tél. 06 86 44 40 01. DR 19 ET 20 OCTOBRE Conte surréaliste qui traite, sur un ton à la fois comique et cruel, de la difficulté de grandir dans nos sociétés occidentales. Un jeune garçon, Antoine, décide de troquer son identité contre celle de Gustave, un chien abandonné. Théâtre de La Jonquière – 88, rue de la Jonquière – Tél. 06 17 86 53 25. Exposition collective sur une idée du photographe de Jean-François Maigre, avec J. Cavero, D. Fuchs, H. Ulysse, G. Lerat, P. Wecksteen, D. Maignan, M. Pigeon, P. Lagenie et H. Czeka. Atelier Z – 62, avenue de la GrandeArmée – Tél. 01 45 74 32 53. N°63 PARISDIXSEPT 27 PARIS17 N°63 17/10/07 11:34 Page 29 BRÈVESDIXSEPT PÉROU PACHA SLAM LIGNE 13 DR FESTIVAL DU CINÉMA PÉRUVIEN SCÈNE OUVERTE L’association des commerçants et artisans de la rue de la Jonquière (ACAJA) et plusieurs autres associations militent contre les mauvaises conditions de transport des voyageurs qui utilisent la ligne 13 du métro. Un grave incident survenu le 29 juillet sur la ligne a mobilisé de nombreux slameurs parisiens et les habitants des quartiers Epinettes et Batignolles qui se sont manifestés à leur manière, à l’initiative du président de l’ACAJA, Jean-Claude Janan. Le 24 octobre, à partir de 19 h 15, trois sets sont programmés au cours desquels les slameurs, les voyageurs qui empruntent la ligne 13, les associations et les élus pourront s’exprimer en SLAM. Performance a cappella, liberté d’expression seront la règle. On vient dire, lire, scander, jouer des textes de sa création sur le thème de la ligne 13. Temps de parole de 3 à 5 minutes. Entrée gratuite. Un SLAM dit, un verre offert. Enfin un cahier de doléances – bien justifié – en chansons. ➫ 24 octobre à partir de 19 h 15. Discothèque L’Astros – 104, avenue de Clichy – Inscription : [email protected] Le 4e Festival du Cinéma péruvien et des Peuples indigènes, qui se déroulera du 15 au 20 novembre, consacrera un volet spécial au travail audiovisuel des peuples indigènes d’Amérique latine (Pérou, Brésil, Bolivie, Équateur, Mexique et Guatemala) réalisé depuis quinze ans. Pérou Pacha a obtenu le soutien officiel de l’ancien secrétaire de l’ONU, Javier Pérez de Cuellar et le parrainage du comédien Pierre Richard. Le festival mettra en compétition des films inédits : fictions, documentaires, courts métrages. Au programme également : exposition du peintre péruvien, Sébastien Lecca et sculptures de l’artiste péruvienne, Giannina Lanata, dans le hall du Cinéma des Cinéastes, du 14 au 30 novembre ; concert latino de musiques équatorienne, brésilienne, péruvienne, bolivienne et mexicaine, tous les soirs, de 18 h à 20 h. ➫ Cinéma des Cinéastes – 7, avenue de Clichy – Email : [email protected] Site : www.peroupacha.com FRISSONS NOUVELLES POLICIÈRES De Roald Dahl à Tonino Benacquista, d’Un véritable Ami au Coup de Gigot, du plus noir des destins au dénouement inattendu, la bibliothèque des Batignolles invitent les lecteurs à venir frissonner à l’écoute de ces quelques textes présentés le 8 novembre, grâce à la lecture de la compagnie L’Antre aux Livres (activité commune à La compagnie Simagine et Spectacles). Une (re)découverte de quelques nouvelles policières qui permettra aux lecteurs d’apprécier la richesse du fond disponible de la bibliothèque des Batignolles. ➫ Jeudi 8 novembre, à 18 h – Bibliothèque des Batignolles – 18, rue des Batignolles. POÉSIE, SLAM DR Tous les premiers mardis du mois, à partir de 20 heures, Mike Sylla qui a lancé le mouvement “diversitaire”, organise au salon de thé Thérenga des soirées de slam animées par Murder. Un haut lieu de rencontre des slameurs où Grand Corps Malade s’est produit à ses débuts. Entrée libre. ➫ Thérenga – 20, rue des Dames – Tél. 06 60 68 89 54 – Email : [email protected]/[email protected] DR SLAM’VENER AGENDAMUNICIPALETCULTUREL JUSQU’AU 8 NOVEMBRE 26 ET 27 OCTOBRE 28 OCTOBRE 22 H 30 et 0 H 30 à 14 H 30 et 19 H 30 C’EST UN VOYAGE ROLLING DOMINO CONCERT La joyeuse bande des Rolling CLASSIQUE Domino nous livre ses DR Exposition de peinture. Des visages, des corps, des attitudes inachevées. Le regard d’Albert Miguez est resté suspendu au XVIe siècle. Enfant, l’œuvre de Dürer avait fortement marqué son imagination : “Chaque ligne venait me frapper intimement”. Galerie de La Jonquière – 88, rue de la Jonquière – Tél. 01 42 29 78 79. interprétations de la musique de Fats Domino. Rhythm’n’blues, swing, New Orleans, un formidable enthousiasme et un plaisir de jouer communicatif. Tous les ingrédients pour de belles soirées. Jazz Club Lionel Hampton – 81, bd Gouvion Saint-Cyr – Tél. 01 40 68 30 42. Les frères Wizmane – Jean-Philippe, violon et Samuel, piano – proposent deux concerts. Au programme : Beethoven, Schubert, Liszt, Franck, Achron. Théâtre Adyar 4, square Rapp – Paris – Tél. 0 892 68 36 22. Contact : [email protected] N°63 PARISDIXSEPT 29 PARIS17 N°63 17/10/07 11:34 Page 30 MAIRIEDIXSEPT SERVICES ADMINISTRATIFS 18, RUE DES BATIGNOLLES – 75840 PARIS CEDEX 17 TÉL. : 01 44 69 17 17 Métro : Rome ou Place Clichy Autobus • 66 (Opéra – Clichy Victor Hugo) arrêt “Mairie du 17e” • 30 (Gare de l’Est – Trocadéro) arrêt “Turin-Batignolles” • 31 (Gare de l’Est – Etoile) arrêt “Batignolles-Marchandises”. SNCF : Gare “Pont Cardinet”. Horaires d’ouverture ➫ EMPLOI 17 Reçoit les lundi et mardi, sur rendezvous au 01 44 69 17 00. Offres des entreprises : 01 44 69 18 18. ➫ EGEE Aide à la création d’entreprise et conseils aux entrepreneurs, reçoit les 2e et 3e jeudis du mois, à partir de 14h. Sur rendez-vous au 01 44 69 17 00. • Lundi, mardi, mercredi, vendredi de 8h30 à 17 h sans interruption • Jeudi de 8h30 à 19h30 • Samedi de 9 h à 12h30 (perm. d’état civil pour célébration des mariages, déclarations de naissance et décès). ➫ LOGEMENT ET HABITAT Accueil du public Du lundi au vendredi, de 9 h à 12 h 15 et de 14 h à 17 h. - Tél. : 01 44 69 13 28. • Rez-de-chaussée, hall d’accueil Tél. : 01 44 69 17 00 • 1er étage – escalier B (Consultation du Journal Officiel et du Bulletin Municipal Officiel). ➫ ANTENNE DE POLICE Ascenseur C – 4e ét. - Tél. : 01 44 69 19 88. Horaires : de 8 h 30 à 17 h du lundi au vendredi inclus ; jeudi de 17 h à 19 h ; samedi de 9 h à 12 h (uniquement pour les dépôts de dossiers carte d’identité et passeport). En cas d’affluence, fermeture des portes à 15 h. Inscription au fichier des demandeurs de la Ville de Paris : se munir des pièces nécessaires – Tél. : 01 44 69 17 54 ou 55. ➫ PLATE-FORME HANDICAP ➫ ÉCRIVAINS PUBLICS PARISDIXSEPT MENSUEL D’INFORMATION DE LA MAIRIE DU 17E ARRONDISSEMENT DIRECTEUR DE LA PUBLICATION PATRICE MÉRINIAN RÉDACTION JOËLLE RACARY - LUCIEN MAILLARD PUBLICITÉ & ÉDITION CITHÉA COMMUNICATION 178, QUAI LOUIS-BLÉRIOT - 75016 PARIS TÉL. : 01 53 92 09 00 PARISDIXSEPT EST UNE PUBLICATION CONÇUE ET RÉALISÉE PAR QUENTIN DESIGN 13, RUE DE SEINE - 75006 PARIS TÉL. : 01 55 42 60 42 Accueil des Villes Françaises (AVF), tous les mardis, sauf vacances scolaires, de 14 h à 16 h ; les lundi et mecredi sur rendez-vous au 01 44 69 17 00. PHOTO DE COUVERTURE : MURARO ➫ POINT INFO FAMILLE DÉPÔT LÉGAL 4e TRIMESTRE 2007 PERMANENCES DES ÉLUS MAJORITÉ MUNICIPALE (SUR RENDEZ-VOUS) (Ternes-Monceau) 3, avenue Gourgaud Tél. : 01 44 15 83 10 PREMIER ADJOINT AU MAIRE ➫ COMMISSARIAT CENTRAL CONSEILLERS DE PARIS 19/21, rue Truffaut. Tél. : 01 44 90 37 17 ➫ CAISSE DES ÉCOLES DU 17e Reçoit de 8 h à 15 h. Escalier C – 3e étage. Tél. : 01 43 87 31 09 ➫ CENTRE D’ACTION SOCIALE (17e section). Accueil: 3e étage Escalier B – Tél. : 01 44 69 19 50 ➫ BIBLIOTHÈQUE MUNICIPALE Escalier B – 3e étage – porte 312 Tél. : 01 44 69 18 30 TIRAGE : 80 000 EXEMPLAIRES La rédaction décline toute responsabilité pour les documents qui lui ont été remis 5e étage – Bureau 505 Tél. : 01 44 69 13 33. ➫ UNITÉ DE POLICE DE QUARTIER IMPRESSION : IMPRIMERIE DULAC ➫ HERVÉ BÉNESSIANO ✆ 01 44 69 13 17 ➫ LAURENCE DOUVIN YVES GALLAND CATHERINE DUMAS RICHARD STEIN BRIGITTE MARIANI JEAN-DIDIER BERTHAULT PHILIPPE LAFAY ✆ 01 44 69 13 17 BRIGITTE KUSTER www.b-kuster.com ✆ 01 44 69 13 08 ADJOINTS AU MAIRE ➫ CLAUDE RISAC FABIENNE GASNIER ALBERT GUYON ✆01 44 69 17 10 ➫ FRANCIS COURCELLE HÉLÈNE RONZEJACQUEMONT ATANASE PERIFAN ✆01 44 69 16 93 ➫ JÉRÔME DUBUS OPPOSITION MUNICIPALE ➫ CLÉMENTINE AUTAIN SAMEDI DE 9 h À 12 h (DERNIER SAMEDI DU MOIS) DEMANDE DE RENDEZ-VOUS PAR COURRIER UNIQUEMENT. SUIVI DES DEMANDES DE LOGEMENT AU 01 44 69 17 72 ➫ JEANNINE D’ORLANDO ✆ 01 44 69 17 13 / 17 25 ➫ DENISE ERHARD JEAN-FRANÇOIS DIVRY ✆ 01 44 69 17 86 ➫ OLIVIER MOUSSON ANNIE PINHAS JEAN-FRANÇOIS REMOND ✆ 01 44 69 17 05 ➫ ELISABETH LARRIEU SAMEDI DE 10h À 12h ➫ XAVIER KNOWLES MERCREDI DE 17h À 19h ➫ JEAN-LUC GONNEAU SAMEDI DE 10h À 12h 2 SEMAINE SUR RENDEZ-VOUS ✆ 01 42 76 66 64 E ➫ XAVIER LAUGAUDIN 1 SAMEDI DU MOIS, DE 9h À 12h ER ➫ CAMILLE CABRAL LUNDI DE 16h À 17h 30 AGENDAMUNICIPALETCULTUREL 30 ET 31 OCTOBRE, 1ER NOVEMBRE 7 NOVEMBRE 12 NOVEMBRE 12 NOVEMBRE À 20 H À 10 H PUIS 11 H À 20 H 30 22 H 30 et 0 H 30 LA FACE CACHÉE ARMISTICE DE 1918 DAVID LAFORE FRES WESLEY A l’image du “God Father of Soul”, James Brown, qu’il a accompagné pendant une dizaine d’années, le tromboniste Fred Wesley fait partie des monstres sacrés de la soul et du funk. Trois superbes soirées à ne pas manquer. Club Lionel Hampton – 81, bd Gouvion Saint-Cyr – Tél. 01 40 68 30 42. 30 PARISDIXSEPT N°63 Conférence dirigée par Gen Berger, journaliste et écrivain et Jean-Jacques Barloy, journaliste et scientifique sur le thème “La Face cachée des Monnaies parallèles”. Atelier Z – Centre culturel Christiane Peugeot – 62, avenue de la GrandeArmée – Tél. 01 45 72 30 73. Une messe sera célébrée en l’église Sainte-Marie des Batignolles, puis une cérémonie au monument au morts de la mairie du 17e pour commémorer le 89e anniversaire de l’Armistice de 1918, à l’initiative du CLAACR du 17e. Place du Docteur FélixLobligeois puis 16, rue des Batignolles. David Lafore est présenté comme un descendant de Dutronc, aquoiboniste et classieux des années 60’s, un héritier du Gainsbourg blafard de l’ère pré-yéyé. Le concert de ce clown chic n’est à manquer sous aucun prétexte. L’Européen – 5, rue Biot – Tél. 01 43 87 97 13.
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