la rhizomanie
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Institut Technique de la Betterave LA RHIZOMANIE Etude « durabilité » – Situation régionale Situation forte rhizomanie 2011 Pertes = 55 % Mortalité dans le témoin sensible implanté dans les essais ITB forte rhizomanie Phénomène parfois constaté sur des variétés tolérantes 2 Comité Technique 2011 - Sud de Paris Étude du développement du BNYVV dans les sols Protocole pluriannuel avec reconduction du même dispositif à chaque rotation 6 parcelles rhizomanie Britta Python Sophia Les partenaires : ‐ les planteurs expérimentateurs ‐ le service du Pr Bragard (Louvain) ‐ la sucrerie Ouvré (Souppes) la sucrerie Ouvré (Souppes) ‐ le groupe SVI (Toury et Pithiviers) ‐ le groupe Tereos g p ((Artenay) y) 3 Comité Technique 2011 - Sud de Paris 4 parcelles rhizomanie‐nématode Baobab Bison Julietta ‐ 30 parcelles entre 2009 et 2011 p ‐ 2 parcelles très touchées en 2011 ‐ Repérages GPS ‐ Prélèvements de terre et racines Prélèvements de terre et racines ‐ Notations feuilles et racines ‐ Recherches virologiques ‐ Quantifications des populations nématodes Quantifications des populations nématodes LL’étude étude « « durabilité » Rhizomanie et rupture de la résistance Rhizomanie et rupture de la résistance variétale 4 Comité Technique 2011 - Sud de Paris Rhizomanie : Interaction entre un virus, un vecteur et l’hôte l hôte, la betterave sucrière Variabilité virale ? Gène de résistance? (courtesy of T. Tamada) Beet necrotic yellow vein virus (Yann Galein, ITB, 2009) Variabilité du potentiel infectieux ? (Nicolas Desoignies, UCL, 2009) Polymyxa betae 5 Comité Technique 2011 - Sud de Paris Beta vulgaris L’expression et la gravité des y p dépendent p de la symptômes génétique du virus, en interaction avec celle de la plante Virus des nervures jaunes BNYVV ne pénètre dans la plante que via Polymyxa Betae : champignon du sol se déplaçant dans l’eau Génétique du virus ARN 1 et 2 codent pour des éléments essentiels à la réplication, le mouvement, l’activation des gènes ARN 3 code pour des protéines impliqués dans la pathogénécité, détermine le pathotype (selon tétrade de la protéine P25, type A –monde- ou B –France, Allemagne-) ARN 4 code pour des protéines impliqués dans la transmission du vecteur Polymyxa betae. en +,, ARN 5 (en Europe et au Japon) code pour un seul polypeptide et exacerbe la sévérité des symptômes en synergie avec l’ARN 3 (type P ou J selon protéine P26) 6 Comité Technique 2011 - Sud de Paris Distribution géographique des différents types de BNYVV en Europe 4 ((patho)types th )t (patho)type A (patho)type B (patho)type P (Pithiviers) (patho)type J (Japon) 7 Comité Technique 2011 - Sud deBornemann-IWGPVFV Paris modified after Harju et al., 2002; Ratti et al., 2005; Schirmer et al., 2005; Kutluk Yilmaz et al., 2007; Ward et al., 2007 and Koenig et al., 2008 Tétrade-zone hypervariable de l’ARN 3 ARN 3 P 25 P25 Ribosomal readthrough a.a. 67-68-69-70 S Y H G … … … … (13( tétrades virales ≠) Différentes tétrades sont associées à différents (patho)types Tétrades liées à une forte agressivité 8 Type T Type Type T Type A B P J AYHG - A(/J ) type - China, Japan AYFG - A type - Czech republic, Slovakia AFHR - A type - Belgium, France, Netherlands AYHR - A(/P) type - Belgium, France AYHR - Classical B type - Belgium, AHHG - A type - Belgium, France, Turkey France, Germany AFHG - A type - Austria, Spain, Japan AHHR - B type - South Germany, VLHG* - A type - USA Switzerland * VCHG*- A type - Spain, USA AYHG - B type China ACHG*- A type - Italy, Spain, Turkey, USA ALHG G - Class Classical cal A type(/P) type( ) - France, a ce, Kazakhstan, a a sta , Italy, Netherlands, USA SYHG - P type - France Comité Technique 2011 - Sud de ParisTYHG - A type - UK* AYRV - A(/J) type - Japan -AFHG - A type - Japan Questions générales P j t : ITB-UnivLouvain-USF-Sucreries Projet ITB U i L i USF S i Quelle est la durabilité du g gène de résistance Rz1? Quelles hypothèses peut-on faire sur l’évolution passée du virus pour prévoir l’évolution l évolution future de la rhizomanie? Quels sont les mécanismes à l’origine des cas de forte rhizomanie : Erosion génétique (perte des gènes mineurs) ou rupture de la résistance Rz1 (le virus arrive à se développer malgré la résistance variétale)? 9 Comité Technique 2011 - Sud de Paris Description des essais P j t : ITB-UnivLouvain-USF-Sucreries Projet ITB U i L i USF S i Essai longue durée (pendant 9 ans, à partir de 2009) 8-10 8 10 localités / an autour de Pithiviers -> 18 parcelles sur 2009 2009-10 10 Parcelle: 3 variétés 4 zones (5-6 (5 6 chevelus racinaires et 1kg de sol) 12 parcelles élémentaires 9 variétés : Julietta, Sophia, Annouchka, Béring, Ludwinia, Adriana, Fiorenza, Python, Bison Plusieurs niveaux de tolérance : Rz1rz1sensible – Rz1rz1 – Rz1rz1Rz2rz2 Au semis et avant récolte contribution de la période de culture ? Recherche du virus BNYVV : RNA-3 (p25), RNA-5 (p26), RNA-2 (CP-RT), d’autres virus : BSBV (RNA-2), BVQ (RNA-1), du vecteur : P. betae 10 Comité Technique 2011 - Sud de Paris Analyses au laboratoire Analyses 2009 – 2010 : Plus de 600 échantillons de racines et 1800 échantillons de sol pour les bio-essais 11 Comité Technique 2011 - Sud de Paris Localisation 2009-10 P j t : ITB-UnivLouvain-USF-Sucreries Projet ITB U i L i USF S i Seine-et-Marne Eure-et-Loir Loiret 12 Comité Technique 2011 - Sud de Paris Quelle infection en début de campagne ? Projet : ITB ITB-UnivLouvain-USF-Sucreries UnivLouvain USF Sucreries MPN viral = nombre de spores virulifères du vecteur capables d’infecter une racine PI = le ratio entre le nombre de spores virulifères et le nombre total de spores du vecteur capables d’infecter une racine de betterave Résultats des analyses de sol par bioessai 13 Comité Technique 2011 - Sud de Paris . Hétérogénéité du PI inter parcelle . Hétérogénéité du PI inter et intra-variété . Potentiels infectieux faibles en général . Potentiel élevé en juin : pas de lien direct avec symptômes Répartition des pathotypes dans les parcelles P j t : ITB-UnivLouvain-USF-Sucreries Projet ITB U i L i USF S i Hétérogénéité du type d’infestation dans les parcelles 2009-2010 7 6 1 parcelle = 3 variétés Nombre d de parcelles 6 5 4 3 3 2 2 3 2 2 1 0 Aucun virus 14 Comité Technique 2011 - Sud de Paris Type B seul Type P Types B Types B Types B, P seul et A et P et A Répartition des pathotypes dans les parcelles P j t : ITB-UnivLouvain-USF-Sucreries Projet ITB U i L i USF S i Hétérogénéité du type d’infestation dans les variétés 1 variété = 6 betteraves Bison, 991DL 2010 0% 20% 40% 60% 80% 100% 0% Feuille Pivot1Sup 20% 40% 60% 80% 100% Rien B BP B‐P Pivot2 P Pivot3 B‐P‐A Pivot4 A Pivot5 Pivot6Inf 15 Julietta, 991DL 2010 Comité Technique 2011 - Sud de Paris B‐A Répartition des pathotypes dans les parcelles P j t : ITB-UnivLouvain-USF-Sucreries Projet ITB U i L i USF S i Hétérogénéité du type d’infestation dans une plante dans une p p variété sur une , parcelle 2010 (Bison 991DL) B1 Feuille Feuille Pivot1Sup Pivot1Sup Pivot2 B‐P‐A Pivot2 Pivot3 B‐P Pivot3 Pivot4 Pivot5 Pi ot6Inf Pivot6Inf B Pivot4 B‐A Pivot5 Comité Technique 2011 - Sud de Paris B2 B3 C1 C2 Pivot6Inf Mélange de BNYVV de différents types dans une seule et même plante (A-B, A-P, B-P) L’ARN3 ’ d de type P plutôt l ô vers le l haut h d du pivot et lles ffeuilles ll mais l’ARN5 (lié au type P) plutôt vers le bas du pivot 16 A1,2,3 C3 ARN5 Influence de la variété sur les types de tétrades ? 2009-2010 P j t : ITB-UnivLouvain-USF-Sucreries Projet ITB U i L i USF S i Ludwina (Rz1Rz2) : multitude de tétrades, pas toujours de BSBV Impact p des variétés de betterave sucrière sur le type yp viral du BNYVV ((tétrade)) et la quantité de virus (le PI) en fin de campagne ? 17 Comité Technique 2011 - Sud de Paris Influence de la variété sur les types de tétrades ? P j t : ITB-UnivLouvain-USF-Sucreries Projet ITB U i L i USF S i Quantité de virus Variété sensible Variété résistante Les mêmes ou autres variétés résistantes Le virus trouve la clé lé Temps p 18 Encarta Python y Ludwina Python -> Quantifier les différentes tétrades(combinaisons génétiques) dans le même échantillon ! Comité Technique 2011 - Sud de Paris Hypothèses sur l’origine de l’évolution du virus P j t : ITB-UnivLouvain-USF-Sucreries Projet ITB U i L i USF S i Hypothèse 1: Interaction avec d’autres virus ? D D’autres autres virus sont présents • BSBV Beet soil-borne virus : fréquemment détecté • BVQ Beet virus Q : fréquemment détecté • BBSV Beet Black Scorch Virus : non détecté • peu de BSBV dans Ludwina Association double ou triple ? • Hypothèse 2: Potentiel infectieux? • Densité du vecteur forte, - Vecteur Polymyxa betae : détecté à au moins une dilution de sol de 1/78125, • PI hétérogènes inter- intraParcelle et intraVariété Le PI ne serait p pas la cause p première de la g gravité racinaire (p (pas de lien), ), mais un PI élevé, augmente malgré tout la probabilité d’une infection + forte • En augmentation ? gg le PI ? • Présence simultanée de 2 tétrades aggrave • Synergie PI élevé et une tétrade plus agressive ? 19 Comité Technique 2011 - Sud de Paris Hypothèses sur l’origine de l’évolution du virus P j t : ITB-UnivLouvain-USF-Sucreries Projet ITB U i L i USF S i Hypothèse 3 : Augmentation de la dispersion géographique du pathotype-P pathotype P (tétrade SYHG) ? Oui, à l’est: dans l’Aisne en 2008 et 2010, dans l’Oise et l’Aube en 2010 ! AYHG Distribution géographique des tétrades en 2010 77 78 28 45: Loiret 28: Eure-et-Loir 78: Yvelines 91: Essonne 10: Aube AYHR SYHG AYHR AYHR AYHG SYHG AYHG AYHR AYHR 77: Seine-et-Marne SYHG 91 AYHR AFPR SYHG AYHG VCHG SYHG AYHR Pithiviers AYHR AYHR AYHR AYHR AFHG AYHG SYHG X SYHR AYPR AYPR AYHR TYHR AYHG SYHG AYHR SYHG SYHG SYHG SYHG AYHR SYHG AYHR 45 20 Comité Technique 2011 - Sud de Paris SYHG SYHG SYHG AYHR SYHG AFHR AYPR TFPR 10 Hypothèses sur l’origine de l’évolution du virus P j t : ITB-UnivLouvain-USF-Sucreries Projet ITB U i L i USF S i Hypothèse 3 : Augmentation de la dispersion géographique du pathotype-P pathotype P (tétrade SYHG) ? Oui, à l’est: dans l’Aisne en 2008 et 2010, dans l’Oise et l’Aube en 2010 ! Resultats 2008: 71 analyses (02, 28, 45, 77, 91) Zones très fortement atteintes 50 analyses y 6 14% 80% Absence du BNYVV Pathotype A/B Pathotype P Zones peu atteintes - 21 analyses 19% 0% 38% 20% 40% 43% 60% 80% 100% Le pathotype P plus virulent est plus présent que les pathotypes A ou B 43-38% dans les zones avec un faible niveau de rhizomanie beaucoup plus présent : 80-14 % dans les foyers de « forte rhizomanie » Le pathotype P n n’est est pas présent partout -> il n’est n est pas le seul responsable 21 Comité Technique 2011 - Sud de Paris Hypothèses sur l’origine de l’évolution du virus P j t : ITB-UnivLouvain-USF-Sucreries Projet ITB U i L i USF S i Hypothèse 4 : Emergence d’une tétrade plus agressive? Sélection d’une tétrade plus agressive (Valine) ? Non large diversité avec en majorité du type B puis du type P et qq type A Non, 49 % AYHR (B), 28 % SYHG (P), 15 % AYPR (A) +AYHS, AYHT, AYHG, ASHR, TYHR +VCHG (Ludwina, (Ludwina bet potagère) Mélange de pathotypes / réassortiment et/ou recombinaison ? Mélange de différents types (A (A-B, B, A A-P P ou B B-P) P) de BNYVV intra plante Hypothèse 5: Erosion génétique ou rupture de la résistance ? Besoin de nouvelles études (analyse de 7000/9000 séquences /échantillon) pour une meilleure compréhension de la problématique 22 Comité Technique 2011 - Sud de Paris Conclusions P j t : ITB-UnivLouvain-USF-Sucreries Projet ITB U i L i USF S i Une diversité génétique très importante, beaucoup d’hétérogénéités De très nombreuses questions Impact des variétés ? Impact des autres virus et de leur association ? Influence de la quantité de virus et de son évolution ? Influence et dispersion p du p pathotype yp P ? Influence de la nature du virus et d’une association entre virus? et très peu de réponses aujourd aujourd’hui hui -> > ll’étude étude se poursuit Des perspectives de meilleures compréhensions avec le développement de nouvelles méthodes d’analyses d analyses 23 Comité Technique 2011 - Sud de Paris La situation régionale La situation régionale 24 Comité Technique 2011 - Sud de Paris La situation Les zones historiques de détection de la maladie sont les plus concernées souvent couplées à une problématique nématode En Septembre la rhizomanie reste une réalité à l En Septembre la rhizomanie reste une réalité à l’impact impact non négligeable non négligeable sur le sur le rendement pour les planteurs concernés Estimations des surfaces concernées : Estimations des surfaces concernées : 25 Comité Technique 2011 - Sud de Paris % Évolution depuis 2008 Rhizomanie 4700 12,2 % + 2,4 % Nématode 2450 6,4 % + 2 % 20 011 1977 i it 5 usines soit 38564 ha Surface Surface 2011 La situation L’ impact reste limité sur la région mais demeure inquiétant : La gravité des attaques sur des variétés éprouvées liée à la résistance contournée La dispersion régionale observée depuis 2008 LL’incompréhension incompréhension par rapport à l par rapport à l’historique historique betterave de certaines parcelles en 2011 26 Comité Technique 2011 - Sud de Paris La situation La rhizomanie, un impact non négligeable sur le rendement Janville le 8 septembre 2011 le 8 septembre 2011 Janville ‐ Pertes = 55 % comparable au témoin sensible implanté dans les essais ITB forte rhizomanie 27 Comité Technique 2011 - Sud de Paris Étude du développement du BNYVV dans les sols Double objectif bl b f Évaluer la durabilité des différentes génétiques en rotation Mesurer l’influence des différentes génétiques sur l’évolution du virus Avec BRITTA et ANNIKA KWS des solutions innovantes sont disponibles mais il faut préparer le futur. 28 Comité Technique 2011 - Sud de Paris Merci de votre attention … 29 Comité Technique 2011 - Sud de Paris
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