Evaluation des Licences de l`Université Savoie - Chambéry
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Evaluation des Licences de l`Université Savoie - Chambéry
Section des Formations et des diplômes Evaluation des licences de l’Université Savoie – Chambéry Juin 2010 Section des Formations et des diplômes Evaluation des licences de l’Université Savoie Chambéry Juin 2010 Section des Formations et des diplômes Rapport sur l'offre de formation "licence" de l'Université Savoie Chambéry 2010 Préambule Pluridisciplinaire, de proximité, multisites (Chambéry, Le Bourget du Lac et Annecy) et de création assez récente, l’Université Chambéry – Savoie propose une offre de formation étoffée avec 20 mentions pour près de 6000 étudiants de licence, et en particulier des formations assez spécifiques (telles les licences Tourisme, Hôtellerie, Loisirs ; Sciences et Technologies de l’information et des Communications). Cette offre est équilibrée entre domaines : 6 mentions dans le domaine Droit, économie, gestion (DEG), 3 dans le domaine Arts, lettres, langues (ALL), 3 dans le domaine Sciences humaines et sociales (SHS) et 8 dans le domaine Sciences, technologies, santé (STS), qui intègre la mention Sciences et techniques des activités physiques et sportives (STAPS). De par la diversité de son offre, une présence dans les deux pôles urbains, une assez bonne répartition d’ensemble de ses formations sur les différents sites, l’Université attire les bacheliers des deux départements savoyards. Elle a également su développer des liens avec les deux grands pôles universitaires de Grenoble et de Lyon. 1 Pilotage des licences Avis argumenté et synthèse de l'évaluation (A+, A, B ou C) : A L’Université Chambéry – Savoie entend maintenir une offre de formation diversifiée touchant tous les domaines de formation afin de garantir l’ancrage de ses formations sur le territoire savoyard. Une nette baisse des effectifs de licence a cependant marqué le précédent contrat quadriennal (-9,4% de 2004-2005 à 2006-2007) qui a pu impulser une volonté d’aménager le pilotage des formations. Ce pilotage est largement structuré autour de projets de composantes ou disciplinaires. Une coordination sous l’égide des composantes est réalisée dans les domaines Sciences, technologies, santé (STS) et en Sciences humaines et sociales (SHS), autour d’un double pilotage des composantes et des responsables de formation. Dans le domaine Droit, économie, gestion (DEG) le pilotage présente un caractère plus autonome d’une mention à l’autre. En règle générale, un effort important est réalisé pour valoriser les formations. L’Université a développé un dispositif cohérent de liaison lycées université. Elle a commencé à élaborer des outils de connaissance de la population étudiante, a procédé à une enquête de satisfaction auprès des étudiants. Les outils de suivi de la population étudiante devraient cependant faire l’objet d’une présentation homogène et analytique au niveau de l’établissement pour aider à la décision et renforcer le pilotage des formations. Il semble par ailleurs nécessaire de développer rapidement l’évaluation des enseignements et de mettre en place des outils de diffusion de bonnes pratiques. Positionnée par la décision d’octobre 2009 de son Conseil d’Administration pour une entrée dans le PRES « Grenoble Université », l’Université Chambéry – Savoie n’a pas engagé de réflexion propre et a fortiori coordonnée avec les autres établissements de l’académie sur la question lors de l’élaboration de son offre de formation pour le quadriennal 2011-2014. La concrétisation de l’entrée dans le PRES appellerait une réflexion et un pilotage stratégiques renforcés. Une gouvernance partagée avec les autres établissements savoyards, recueillant l’adhésion des communautés universitaires, est à élaborer : elle pourrait s’inscrire dans une démarche qualité, de coordination des activités pédagogiques, d’élaboration d’outils communs de renforcement mutuel des ressources pédagogiques et de diffusion des bonnes pratiques. Points forts : Equipes pédagogiques structurées et soucieuses d’améliorer le pilotage des formations. Bonne valorisation des formations. Nombreuses filières à effectifs restreints permettant aux équipes pédagogiques de réaliser un suivi personnalisé des étudiants. Points faibles : Logiques de composantes et disciplinaires contrastées. Insuffisant développement de l’utilisation des outils de suivi de la population étudiante. 3 2 Projet pédagogique Avis argumenté et synthèse de l'évaluation (A+, A, B ou C) : A Les formations sont dans leur ensemble caractérisées par des projets pédagogiques clairs et convaincants, justifiés eu égard aux besoins d’acquisition des connaissances et des compétences requises. L’offre de formation est également construite pour aménager de manière progressive ces acquisitions. Les compétences transversales sont correctement délivrées dans la plupart des formations. La proportion de cours dans certaines formations est cependant trop importante vis-à-vis des travaux dirigés. Les règles d’évaluation des connaissances des étudiants apparaissent sérieuses et diversifiées. Malgré l’absence de préparation au CLES, la place occupée par les compétences additionnelles (langues et C2i) est en règle générale correcte dans la plupart des formations. L’Université a développé un bureau virtuel d’information et de communication avec les étudiants ainsi que des supports pédagogiques (diaporamas de cours, accès en ligne aux bibliothèques). D’intéressantes dispositions pédagogiques particulières valorisent certaines formations (module initiative étudiante, forums, journées conférences, de terrain…). Des progrès restent cependant à réaliser, notamment en généralisant l’évaluation des enseignements pour en faire un point d’appui privilégié d’adaptation de l’offre de formation de l’établissement. Points forts : Cohérence et pertinence des projets pédagogiques. Progressivité des acquisitions de connaissances et de compétences. Bonne prise en compte du besoin d’acquisition des compétences transversales et additionnelles. Points faibles : Absence de dispositif d’évaluation des enseignements par filière et UE. Déséquilibres sur certaines formations des volumes d’enseignement de cours et de travaux dirigés. 3 Dispositifs d’aide à la réussite Avis argumenté et synthèse de l'évaluation (A+, A, B ou C) : A Bien qu’enregistrant des résultats qui se situent déjà au dessus de la moyenne nationale en matière de réussite de ses étudiants de licence, l’Université mène de réels efforts pour les améliorer encore davantage. Ces efforts s’expriment à double titre : par des actions menées au niveau de l’établissement et par des dispositifs spécifiques mis en œuvre dans la plupart des formations. En matière d’information sur les formations universitaires, l’établissement conduit diverses actions auprès des lycéens et de leurs enseignants : orientation active, liaison lycée université, articulation second degré université rectorat, journées des professeurs principaux, etc. Il diffuse également l’information auprès de ses étudiants en cours de cursus sous l’égide de ses services communs (semaine des métiers, forums, etc.). Ces dispositifs d’information sont complétés par des équipes pédagogiques qui renseignent sur les passerelles et orientations possibles. En matière d’aide à la réussite, l’implication des équipes pédagogiques est réelle à travers la mise en œuvre du plan pour la réussite en licence. Divers dispositifs ont été adoptés aux contours variables suivant les filières compte tenu des moyens et des besoins propres des étudiants : correction d’examens, travail en petits groupes, mises à niveau, enseignements de soutien, tests de suivi personnalisé, tutorat, enseignants référents… Les opportunités de diffusion des bonnes pratiques n’en restent pas moins réelles. Certains dispositifs semblent par ailleurs perfectibles. L’efficacité du tutorat ne peut-elle pas être améliorée par une plus forte présence aux séances ? La mise en place d’enseignants référents pourrait se généraliser à l’ensemble des formations de l’établissement. Enfin, des enquêtes auprès des étudiants et des indicateurs de suivi sur les dispositifs de réussite en licence pourraient permettre d’en améliorer les impacts. 4 Points forts : Politique active d’établissement pour promouvoir l’information et l’orientation. Implication des équipes pédagogiques dans l’aide à la réussite. Mise en œuvre de dispositifs multiples et variés tenant compte des besoins spécifiques des étudiants. Point faible : Absence d’indicateurs d’impact concernant les dispositifs de réussite en licence. 4 Insertion professionnelle et poursuite d'études choisies Avis argumenté et synthèse de l'évaluation (A+, A, B ou C) : B Dans la plupart des licences, l’articulation avec le master de la mention est cohérente. La mobilité à l’international est encouragée, et très développée dans certaines formations, mais n’est cependant pas possible en licence dans les filières juridiques. Les licences préparent pour certaines d’entre-elles à une entrée en licence professionnelle. Des pré-professionnalisations aux métiers de l’enseignement et des passerelles sont également en place pour permettre à l’étudiant un choix progressif de son parcours. La poursuite d’études, qui concerne une très large majorité des étudiants de licence, semble donc aisée vers les formations de l’établissement, voire vers des masters d'autres universités. Cette analyse, menée à l’examen des dossiers, mériterait cependant d’être confortée et précisée à l’appui de suivis de cohorte systématisés. Il conviendrait de manière générale de développer les outils de suivi de la population sortante. De la même manière, malgré l’absence d’outils de mesure de l’insertion professionnelle, il semble que l’ouverture vers les environnements professionnels fasse l’objet d’efforts dans plusieurs formations. Les contacts avec les milieux professionnels sont réels dans les domaines SHS et DEG et permettent la valorisation des formations ou des échanges fructueux. Les stages obligatoires restent cependant le fait d’une minorité de formations. Point fort : Bonne articulation du cursus licence avec les possibilités de poursuite d’études en master. Points faibles : Connaissance parcellaire du devenir des étudiants à partir des outils d’information disponibles. Assez faible proportion de formations comportant un stage obligatoire. 5 Evaluation des diplômes Licences– Vague A ACADÉMIE : GRENOBLE Établissement : Université de Savoie - Chambéry Demande n° S3110052325 Domaine : Droit, économie, gestion Mention : Droit Présentation de la mention La licence mention Droit de l’Université de Savoie est une licence qui propose une formation progressivement spécialisée en droit public ou en droit privé. Elle délivre ainsi, en 1ère et 2ème années, des enseignements généralistes permettant aux étudiants de se familiariser avec les matières juridiques fondamentales du droit. La 3ème année permet une spécialisation grâce à l’organisation de deux parcours : un parcours Droit public et un parcours Droit privé. Les étudiants inscrits dans un parcours peuvent néanmoins, s’ils le souhaitent, suivre des enseignements de l’autre parcours et conserver ainsi un profil « généraliste ». Cette licence a pour objet d’offrir une poursuite d’études en master de Droit public comme de Droit privé, mais aussi de permettre une insertion professionnelle immédiate. Avis condensé Avis global : La licence mention Droit de l’Université de Savoie est une formation qui a su faire l’effort de structurer son dispositif d’encadrement et mettre en place des instruments d’aide à la réussite pour ses étudiants. Il s’agit là d’aspect sur lesquels elle a une réflexion permanente et de qualité. Elle offre une formation généraliste qui permet incontestablement une poursuite d’études en master 1 et 2. Le contenu et l’organisation des enseignements du parcours Droit public en 3ème année appellent néanmoins des remarques substantielles. Ils n’offrent en effet qu’une spécialisation modeste de l’étudiant en raison du nombre limité de matières relevant effectivement de cette partie du droit. Points forts : Un dispositif d’encadrement de qualité. Une réelle politique d’aide à la réussite. Une formation généraliste. Points faibles : Un parcours Droit public en 3ème année qui mériterait d’être davantage affirmé. Connaissance parcellaire du devenir des étudiants, notamment s’agissant de l’intégration professionnelle. NOTATION GLOBALE (A+, A, B ou C) : A 1 Recommandations pour l’établissement : Il serait souhaitable de : Développer de manière substantielle les enseignements de droit public dans le parcours Droit public de la 3ème année. Mettre en place des instruments permettant une meilleure connaissance du devenir des étudiants, notamment en matière d’insertion professionnelle. Avis détaillé 1 Pilotage de la licence : Le pilotage de la licence est assuré par une équipe pédagogique similaire à celle de la licence AES. Elle est essentiellement constituée de maîtres de conférences (6 professeurs, 22 maîtres de conférences, un professeur associé et un maître de conférences associé, 6 PRAG, 2 ATER, 2 moniteurs) et les enseignants appartiennent majoritairement à la section de droit privé. Elle fonctionne sur la base d’une équipe structurée. L’un des membres de l’équipe est désigné comme responsable de la formation et joue le rôle référent pédagogique pour les étudiants. Il est épaulé par des collègues « responsables d’année » qui organisent la concertation et l’échange au sein de la formation. Les promotions de la licence Droit sont constituées dans d’importantes proportions (plus de 2/3) d’étudiants titulaires d’un bac général. On y trouve également quelques étudiants titulaires d’un bac technologique (15 % environ), mais très peu de titulaires d’un bac professionnel. Ces étudiants sont pour l’essentiel originaires de Savoie ou de Haute-Savoie et ont un âge moyen de 19,5 ans lorsqu’ils s’inscrivent en 1ère année. La formation dispose d’indicateurs concernant le devenir des étudiants, mais le dispositif de suivi, c'est-à-dire les instruments mis en place à cet effet, ne sont pas portés à la connaissance de l’expert. L’information sur leur impact demeure limitée. Il semble toutefois que les indicateurs susmentionnés servent de base à des discussions sur les modalités d’amélioration du fonctionnement et du contenu de la formation. Dans cette formation, l’étudiant en difficulté n’est pas livré à lui-même. Les résultats des évaluations et notamment le constat de difficultés conduit l’équipe pédagogique à entrer en contact avec les étudiants concernés pour les inviter à suivre l’option « méthodologie » proposée au semestre suivant. L’évaluation des enseignements (par les étudiants ou par des enseignants) repose sur plusieurs instruments et ses résultats servent de base à des discussions sur les modalités d’amélioration du fonctionnement et du contenu de la formation. La valorisation du diplôme est réelle. Au-delà de la mise en place d’un site internet spécifique à la Faculté (qui présente de façon détaillée les formations) et de l’implication de la formation dans le cadre de la « semaine des métiers », la formation participe au dispositif « LLU » (Lien Lycée Université) qui permet d’informer les lycéens grâce à des journées d’information dans leurs lycées, mais aussi grâce à l’existence d’enseignants référents en lycée et à l’université qui répondent aux interrogations concernant l’offre de formation par grand domaine. 2 Projet pédagogique : Le projet pédagogique est clair : il s’agit de proposer une formation progressivement spécialisée en droit public ou en droit privé, mais également de ménager la possibilité aux étudiants de conserver un parcours généraliste. Cette articulation est difficile à réaliser et appelle plusieurs remarques importantes. La qualité des enseignements et leur cohérence en première et deuxième années sont globalement satisfaisantes. En revanche, le contenu et l’organisation des enseignements des deux parcours de 3ème année (droit public-droit privé) ne semble que partiellement en adéquation avec les objectifs affichés. Le parcours Droit public de la licence n’offre effectivement à l’étudiant qu’une spécialisation modeste en droit public. Les enseignements sur lesquels il repose demeurent dans des proportions très importantes de droit privé : les enseignements fondamentaux reposent sur 50 % de cours magistraux de droit privé et ce sont en conséquence seulement les TD associés aux matières de droit public qui permettent l’affirmation de ce dernier. De plus, parmi les enseignements de spécialisation, un seul (le droit fiscal) peut être considéré comme contribuant directement à cette spécialisation. 2 En conséquence, la licence offre bien une spécialisation en droit privé. Elle permet également certainement à l’étudiant de conserver un profil généraliste, mais ne permet qu’une spécialisation limitée en droit public. Plusieurs autres aspects du projet pédagogique peuvent également progresser : l’augmentation du volume des enseignements en TD, l’adaptation des enseignements à la formation continue et l’utilisation des technologies de l’information et de la communication pour l’éducation (TICE) qui demeurent embryonnaires. L’acquisition de compétences transversales et additionnelles sont, quant à elles, tout a fait satisfaisantes. L’acquisition de compétences transversales est incontestable eu égard aux exercices proposés et évalués à cette occasion. Elle est accentuée par la possibilité pour l’étudiant de choisir (à chaque semestre) un module « initiative étudiante » qui l’amène à travailler en groupe pour organiser de manière autonome un événement (conférence donnée par un spécialiste, organisation de forums sur les métiers du droit…) en lien avec la formation. Des enseignements de langue sont présents et diversifiés (une 2ème langue est proposée à titre optionnel, un cours d’anglais supplémentaire est accessible en auto-formation). S’y ajoutent des enseignements en informatique allant au-delà de la bureautique et préparant l’obtention du C2i L’évaluation des connaissances des étudiants s’opère sur la base d’un mélange d’écrits, d’oraux de durées très variables et de contrôle continu. Les règles pour l’obtention de la licence sont claires et sérieuses. 3 Dispositifs d’aide à la réussite : Le dispositif d’aide à la réussite fait l’objet d’une attention particulière et d’efforts importants au sein de cette formation. Une procédure d’orientation active a été mise en place et permet aux lycéens d’adresser leur dossier pour examen et avis sur leur orientation vers cette formation. Les informations en cours de cursus reposent essentiellement sur les instruments mis en place par l’Université (semaine des métiers, journées portes ouvertes), mais l’équipe pédagogique informe régulièrement les étudiants de L2 de la possibilité de poursuite en LAP, licence professionnelle ou autres. En 1ère année, un dispositif de tutorat par petits groupes (8 étudiants) assuré par des étudiants de M2 offre un soutien méthodologique. Une option « méthodologie » est proposée parmi les matières aux choix et les étudiants en difficultés sont particulièrement incités à la suivre. Des travaux dirigés de mise à niveau sont prévus en anglais et peuvent être complétés par un cours en auto évaluation. A ceci s’ajoutent une UE obligatoire de méthodologie du travail universitaire et des enseignements obligatoires « d’ouverture » procurant un socle de connaissances générales aux étudiants et facilitant une éventuelle réorientation (en AES par exemple). Enfin, des passerelles existent avec la licence professionnelle « métiers du notariat » et la licence d’Administration publique. 4 Insertion professionnelle et poursuite d’études choisies : La licence mention Droit, quel que soit le parcours envisagé, permet sans conteste la poursuite d’études en master 1 et 2 de l’Université de Savoie et à l’extérieur. Toutefois, la connaissance du devenir des étudiants reste parcellaire : il n’est pas possible de donner d’indication sur le taux d’accès et de réussite en M2 et aucune donnée n’est communiquée sur l’insertion professionnelle. Il apparait néanmoins que peu d’étudiants arrêtent leurs études après la 3ème année. A l’Université de Savoie, la mobilité à l’étranger n’est pas envisagée au niveau de la licence, mais seulement à partir du master. L’étudiant de la licence bénéficiera néanmoins en L3 de la réunion d’information organisée pour toutes les licences de l’université à ce sujet. L’ouverture de la formation sur le monde professionnel existe au travers de plusieurs aspects. L’appartenance d’un professeur et d’un maître de conférences associés à l’équipe pédagogique, des conférences données par des acteurs et analystes de la vie sociale et politique dans la cadre du nouveau cours de vie politique comparée et l’intervention « informelle » de professionnels dans certains cours à l’initiative de l’enseignant titulaire du cours. Elle passe également par la possibilité pour les étudiants de réaliser un stage facultatif pendant les périodes d’interruption pédagogique. La formation par l’apprentissage ou l’alternance n’est en revanche pas actuellement envisagée. 3 Evaluation des diplômes Licences– Vague A ACADÉMIE : GRENOBLE Établissement : Université de Savoie - Chambéry Demande n° S3110052329 Domaine : Droit, économie, gestion Mention : Administration économique et sociale Présentation de la mention La licence mention Administration économique et sociale (AES) de l’Université de Savoie est une formation pluridisciplinaire qui propose aux étudiants l’acquisition des connaissances et compétences de base dans les domaines juridique, économique et de la gestion. Les enseignements sont conçus de manière progressive afin que l’étudiant puisse affiner son projet professionnel au fil du temps. Ce n’est en effet qu’au semestre 6 (dernier semestre de la 3ème année) que l’étudiant opérera un début de spécialisation en choisissant entre deux options : droit public ou économie et gestion. Il est envisagé d’affirmer cette spécialisation en transformant ces 2 options en 2 parcours pour le prochain contrat quadriennal. Cette licence a pour objet d’offrir une poursuite d’études en master, principalement de droit public, d’économie ou de gestion. L’insertion professionnelle directe, plus rare, se fait essentiellement dans les secteurs de la banque, de l’assurance et de l’immobilier. Avis condensé Avis global : La licence mention AES de l’Université de Savoie est une formation qui a su faire l’effort de mettre en place des instruments d’aide à la réussite pour ses étudiants et une démarche d’approche du monde professionnel. Elle offre une formation pluridisciplinaire qui permet une poursuite d’études dans des masters 1 variés. Le contenu et l’organisation des enseignements en 3ème année appellent néanmoins des remarques substantielles. Le parcours Droit public envisagé n’offre pas réellement la spécialisation affichée en raison de l’insuffisance du nombre de matières relevant effectivement de cette partie du droit. Points forts : Une réelle politique d’aide à la réussite. Une formation pluridisciplinaire. Une démarche d’approche du monde professionnel. Points faibles : Un manque de spécialisation en droit public au semestre 6 contrairement à ce qui est affiché. Un déséquilibre entre les cours magistraux et les travaux dirigés en semestre 5. Connaissance parcellaire du devenir des étudiants, notamment s’agissant de l’intégration professionnelle. 1 NOTATION GLOBALE (A+, A, B ou C) : B Recommandations pour l’établissement : Il serait souhaitable de : Développer de manière substantielle les enseignements de droit public dans le futur parcours Droit public de la 3ème année ou de revoir son intitulé. Cette 2ème solution semblerait plus raisonnable pour éviter de faire « doublon » avec la licence d’Administration publique. Mettre en place des instruments permettant une meilleure connaissance du devenir des étudiants, notamment en matière d’insertion professionnelle. Avis détaillé 1 Pilotage de la licence : Le pilotage de la licence est assuré par une équipe pédagogique similaire à celle de la licence Droit de l’établissement. Elle est essentiellement constituée de maîtres de conférences (6 professeurs, 22 maîtres de conférences, un professeur associé et un maître de conférences associé, 6 PRAG, 2 ATER, 2 moniteurs) et les enseignants appartiennent majoritairement à la section de droit privé. L’un des membres de l’équipe est désigné comme responsable de la formation. Il est épaulé depuis la rentrée 2009 par des collègues jouant le rôle « d’enseignants-référents ». Les promotions de la licence AES sont constituées dans d’importantes proportions (plus de 2/3) d’étudiants titulaires d’un bac général. On y trouve également quelques étudiants titulaires d’un bac technologique (15 % environ) mais très peu de titulaires d’un bac professionnel. Ces étudiants sont pour l’essentiel originaires de Savoie ou de Haute-Savoie et ont un âge moyen de 19,5 ans lorsqu’ils s’inscrivent en 1ère année. La formation dispose d’indicateurs concernant le devenir des étudiants, mais le dispositif de suivi, c'est-à-dire les instruments mis en place à cet effet, n’est pas porté à la connaissance de l’expert. L’information sur leur impact demeure limitée. Il semble toutefois que les indicateurs susmentionnés servent de base à la modification des maquettes et qu’ils soient à l’origine de la mise en place du tutorat et du cours de méthodologie en 2ème année. Dans cette formation, l’étudiant en difficulté n’est pas livré à lui-même. Les résultats des évaluations et notamment le constat de difficultés conduit l’équipe pédagogique à entrer en contact avec les étudiants concernés pour les inciter à participer au tutorat et au cours de soutien entre les 2 sessions, les inviter à suivre le cours de méthodologie en 2ème année. L’évaluation des enseignements (par les étudiants ou par des enseignants) repose sur plusieurs instruments (commissions pédagogiques semestrielles, questionnaire d’évaluation diffusé par l’Université) et leurs résultats servent de base à des discussions sur les modalités d’amélioration du fonctionnement et du contenu de la formation. La valorisation du diplôme est réelle. Au-delà de la mise en place d’un site internet spécifique à la Faculté (qui présente de façon détaillée les formations) et de l’implication de la formation dans le cadre de la « semaine des métiers », la formation participe au dispositif « LLU » (Lien Lycée Université) qui permet d’informer les lycéens grâce à des journées d’information dans leurs lycées, mais aussi grâce à l’existence d’enseignants référents en Lycée et à l’Université qui répondent aux interrogations concernant l’offre de formation par grand domaine. Qui plus est, le bureau des stages entretien des relations pérennes (grâce à l’envoie d’un mailing annuel) avec les structures qui ont accueilli dans le passé des étudiants d’AES. 2 Projet pédagogique : Le contenu et l’organisation des deux premières années la licence mention AES de l’Université de Savoie sont en adéquation avec sa vocation pluridisciplinaire et la volonté affichée de proposer aux étudiants l’acquisition des connaissances et compétences de base dans les domaines juridique, économique et, dans une certaine mesure, dans 2 le domaine de la gestion. Les enseignements sont conçus de manière progressive afin que l’étudiant puisse affiner son projet professionnel au fil du temps. En revanche, le projet d’affirmer une spécialisation en 3ème année appelle quelques réserves : le parcours Droit public projeté ne donne pas lieu à de nouveaux enseignements de droit public, mais de droit privé et d’économie. Le parcours sera donc, certes, un peu plus juridique, mais ne peut tendre à une spécialisation accrue en droit public. Plusieurs autres aspects du projet pédagogique méritent de progresser. Tout d’abord, le déséquilibre entre les cours magistraux et les travaux dirigés du semestre 5 mériterait d’être corrigé. Un seul des enseignements disciplinaires (qui plus est optionnel) fait l’objet de travaux dirigés, ce qui est insuffisant. Ensuite, l’adaptation des enseignements à la formation continue et l’utilisation des technologies de l’information et de la communication pour l’éducation (TICE) demeurent embryonnaires et leur développement doit être envisagé. L’acquisition de compétences transversales et additionnelles sont, quant à elles, tout a fait satisfaisantes. L’acquisition de compétences transversales est incontestable eu égard aux exercices proposés et évalués à cette occasion. Elle est accentuée par la possibilité pour l’étudiant de choisir (à chaque semestre) un module « initiative étudiante » qui l’amène à travailler en groupe pour organiser de manière autonome un événement (conférence donnée par un spécialiste, organisation de forums sur les métiers du droit…) en lien avec la formation. Des enseignements de langue sont présents et diversifiés (une 2ème langue est proposée à titre optionnel, un cours d’anglais supplémentaire est accessible en auto-formation). S’y ajoutent des enseignements en informatique allant au-delà de la bureautique et préparant l’obtention du C2i. Les règles pour l’obtention de la licence sont claires et sérieuses. L’évaluation des connaissances des étudiants s’opère essentiellement sur la base d’épreuves écrites et du contrôle continu. Toutefois, la durée des épreuves (courtes le plus souvent) comme la sous représentation des oraux ne correspondent pas à l’objectif affiché par la formation de préparer aux concours administratifs. 3 Dispositifs d’aide à la réussite : Le dispositif d’aide à la réussite fait l’objet d’une attention particulière et d’efforts importants au sein de cette formation. Une procédure d’orientation active a été mise en place et permet aux lycéens d’adresser leur dossier pour examen et avis sur leur orientation vers cette formation. Les informations en cours de cursus reposent essentiellement sur les instruments mis en place par l’Université (semaine des métiers, journées portes ouvertes), sur l’organisation d’une semaine de l’emploi (en octobre 2009) et sur l’équipe pédagogique qui informe régulièrement les étudiants de L2 de la possibilité de poursuite en LAP, licence professionnelle ou autres. En 1ère année, un dispositif de tutorat par petits groupes (8 étudiants) assuré par des étudiants de M2 offre un soutien méthodologique. Une option « méthodologie » est également proposée parmi les matières aux choix en 2ème année et les étudiants en difficulté sont particulièrement incités à la suivre. Des travaux dirigés de mise à niveau sont prévus en anglais et peuvent être complétés par un cours en autoévaluation. A ceci s’ajoutent une UE obligatoire de méthodologie du travail universitaire et des enseignements obligatoires « d’ouverture » procurant un socle de connaissances générales aux étudiants et facilitant une éventuelle réorientation (en Droit par exemple). Enfin des passerelles existent avec la licence professionnelle Métiers du notariat, la licence d’Administration publique et la licence d’Economie-Gestion de l’IMUS. 4 Insertion professionnelle et poursuite d’études choisies : La licence mention AES permet la poursuite d’études dans des masters 1 variés à orientation juridique, économique ou de gestion. La connaissance du devenir des étudiants reste toutefois parcellaire. Il n’est pas possible de donner d’indication sur le taux d’accès et de réussite en M2 et aucune donnée n’est communiquée sur l’insertion professionnelle. Il apparaît néanmoins que peu d’étudiants arrêtent leurs études après la 3ème année. A l’Université de Savoie, la mobilité à l’étranger n’est pas envisagée au niveau de la licence, mais seulement à partir du master. L’étudiant de la licence bénéficiera néanmoins en L3 de la réunion d’information organisée pour toutes les licences de l’Université à ce sujet. L’ouverture de la formation sur le monde professionnel existe au travers de plusieurs aspects et mérite d’être soulignée. On note ainsi l’appartenance d’un professeur et d’un maître de conférences associés à l’équipe pédagogique, et des professionnels intervenant sur certains cours. Elle passe également par l’existence d’un cours de 3 recherche d’emploi, l’obligation de réaliser un stage de 4 à 6 semaines (pendant l’été) en fin de 2ème année et la possibilité pour les étudiants de renouveler cette expérience, de manière facultative cette fois, en 3ème année. La formation par l’apprentissage ou l’alternance n’est en revanche pas actuellement envisagée. 4 Evaluation des diplômes Licences– Vague A ACADÉMIE : GRENOBLE Établissement : Université de Savoie - Chambéry Demande n° S3110052613 Domaine : Droit, économie, gestion Mention : Administration publique Présentation de la mention La licence d’Administration publique est une licence réduite à la L3 qui propose une formation pluridisciplinaire centrée sur le droit, l’économie, et la culture générale. Elle a pour objet d’offrir une préparation aux concours de la fonction publique aux étudiants de l’Université de Savoie, mais également aux professionnels. Elle propose dans cette optique deux types d’enseignements appropriés aux épreuves des concours : d’une part, des enseignements permettant l’acquisition des connaissances nécessaires, et, d’autre part, des enseignements permettant l’acquisition d’outils d’analyse, de synthèse et de méthodes de travail. Si le débouché principal de la licence d’Administration publique est l’accès par la voie du concours à la fonction publique, les étudiants qui ont obtenu leur licence peuvent, en fonction de leurs résultats, avoir accès à un master de Droit public. Avis condensé Avis global : La licence d’Administration publique de l’Université de Savoie est une formation qui offre des conditions de travail et d’encadrement des étudiants personnalisés qui conduisent à de bons taux de réussite. Elle peut permettre également, en fonction des résultats de l’étudiant, une poursuite d’études en master de Droit public. Toutefois, un certain nombre d’améliorations mériteraient d’être apportées sur plusieurs aspects. D’une part, en matière de pilotage de la licence, la valorisation du diplôme pourrait être largement accentuée. D’autre part, bien que le projet pédagogique soit cohérent, un certain nombre de réflexions (dont plusieurs sont amorcées) doivent être menées sur les matières enseignées ou non, la place des travaux dirigés et la nature des épreuves organisées. L’utilisation des technologies de l’information et de la communication pour l’éducation (TICE) doit être érigée en priorité. Enfin, la connaissance du devenir des étudiants doit être approfondie et affinée et le dispositif d’auto-évaluation amélioré. Points forts : Un bon taux de réussite. Un suivi personnalisé qui permet aux étudiants, dont le cursus antérieur est très diversifié, de s’inscrire dans une dynamique de progression. De bonnes conditions de travail en raison des effectifs. Points faibles : Des enseignements qui font défaut pour permettre la préparation de certains concours (droit de la protection sociale, droit de la santé par exemple). 1 Des volumes horaires dans certaines matières, importantes dans le programme de nombreux concours, qui demeurent modestes (finances publiques, culture générale). Un contrôle des connaissances qui repose essentiellement sur des épreuves écrites. NOTATION GLOBALE (A+, A, B ou C) : B Recommandations pour l’établissement : Il serait souhaitable de : Développer les épreuves orales afin de mieux préparer cette dimension des concours. Développer certaines disciplines existantes et compléter l’éventail de matières enseignées pour mieux prendre en compte le programme de certains concours. Avis détaillé 1 Pilotage de la licence : Le pilotage de la licence est assuré par une équipe pédagogique essentiellement constituée de maîtres de conférences. L’un de ses membres est désigné comme responsable de la formation et joue un rôle pivot. Il joue en effet le rôle d’enseignant référent pour les étudiants, il coordonne l’équipe pédagogique et organise la concertation et l’échange au sein de la formation. Les promotions sont constituées en général d’une quinzaine d’étudiants aux profils très variés (droit, AES, langue, sociologie, etc.), mais aussi de professionnels en formation. Le devenir des étudiants et l’impact sur le pilotage de la licence sont à ce jour encore mal connus. Les effectifs avec lesquels fonctionne cette formation constituent un véritable atout pour l’adaptation des enseignements en fonction des résultats des étudiants. L’évaluation des enseignements (par les étudiants ou par des enseignants) demeure en revanche peu lisible et mériterait donc d’être améliorée. La valorisation du diplôme doit être largement accentuée. En effet, l’information aux lycéens comme aux étudiants en général n’est pas « institutionnalisée » contrairement à ce que l’on peut trouver au sein d’autres formations de l’Université de Savoie. De plus, il n’existe pas de véritable dispositif de valorisation de la formation auprès des structures académiques et des administrations même si, eu égard à l’objet de la formation, cet aspect n’est pas chose aisée. 2 Projet pédagogique : Le projet pédagogique est clair : la préparation d’étudiants aux profils variés aux concours administratifs. A cet égard, la qualité des enseignements et leur cohérence sont globalement satisfaisantes mais des réserves, sur plusieurs points, peuvent être néanmoins formulées. Le volume horaire dédié à certains enseignements demeure modeste (finances publiques et culture générale) alors que le droit administratif tient une place prépondérante. Plusieurs matières dont la place se développe dans le programme de certains concours font défaut (droit de la protection sociale et de la santé par exemple). La place des travaux dirigés dans la répartition des enseignements (33% d’enseignements en TD) mériterait d’être accentuée afin de multiplier les exercices d’entraînement. On peut également regretter l’absence d’adaptation des enseignements à la formation continue alors qu’elle accueille des professionnels et l’insuffisance d’utilisation des technologies de l’information et de la communication pour l’éducation (TICE). 2 L’acquisition de compétences transversales est incontestable et inhérente à l’objet de la licence. Elle est évaluée en permanence dans le cadre des exercices proposés dans une telle formation. L’acquisition de compétences additionnelles est envisagée en langue, mais demeure insuffisante en informatique. L’évaluation des connaissances des étudiants s’opère sur la base d’un mélange d’écrits, d’oraux et de contrôle continu. Dans cet ensemble, la place accordée aux épreuves orales mérite d’être accentuée en raison de l’importance de cet aspect dans les épreuves de concours. 3 Dispositifs d’aide à la réussite : Outre la participation aux instruments mis en place par l’Université (semaine des métiers, journées portes ouvertes), les dispositifs d’aide à la réussite et l’aide à l’élaboration du projet professionnel apparaissent assez peu « formalisés ». Ils reposent essentiellement sur les échanges de toute nature entre les étudiants, l’équipe pédagogique et son responsable. Dans le cas d’espèce, cet aspect n’est pas forcément négatif, car les effectifs de la formation permettent une individualisation de l’accompagnement. 4 Insertion professionnelle et poursuite d’études choisies : La licence d’Administration publique a pour objet principal l’accès aux postes de la fonction publique par la voie du concours et la poursuite d’études est en conséquence limitée. Elle reste envisageable et fructueuse, essentiellement en master de Droit public (entre 1/3 et 1/5ème des étudiants), en fonction des résultats de l’étudiant dans les matières estimées fondamentales. A l’Université de Savoie, la mobilité à l’étranger n’est pas envisagée au niveau de la licence, mais seulement à partir du master. L’étudiant de la licence bénéficiera néanmoins en L3 de la réunion d’information organisée pour toutes les licences de l’Université à ce sujet. L’ouverture de la formation sur le monde professionnel reste limitée. Elle passe, tout d’abord, par les contacts que les étudiants peuvent établir avec les quelques intervenants professionnels extérieurs à la formation qui participent à des exercices d’entraînement. Elle passe également par la possibilité pour les étudiants de réaliser un stage facultatif pendant les périodes d’interruptions pédagogiques. La formation par l’apprentissage ou l’alternance n’est en revanche pas actuellement envisagée. La connaissance du devenir des étudiant reste parcellaire. Il n’est pas possible de donner d’indication sur le taux de réussite aux concours ou d’accès aux M2. 3 Evaluation des diplômes Licences– Vague A ACADÉMIE : GRENOBLE Établissement : Université de Savoie - Chambéry Demande n° S3110052618 Domaine : Droit, économie, gestion Mention : Economie-Gestion Présentation de la mention La mention Economie-Gestion de l'Université de Savoie se propose de former les étudiants aux disciplines de l'économie et de la gestion et à leur permettre d'accéder aux masters existants dans ces disciplines, dans le cadre de l'Institut de Management de l'Université de Savoie (IMUS). A l'issue des deux premières années communes de la formation, quatre parcours sont proposés aux étudiants, délivrés sur l'un ou l'autre des sites de Chambéry et d'Annecy, et accessibles à des étudiants issus d'autres formations. Ces parcours portent sur le Commerce et le management international, l'Economie et les sciences de gestion, les Systèmes d'information et les Sciences de gestion. Ce dernier parcours est délivré en formation continue et en partenariat avec la section des Hautes Etudes Commerciales de l'Université de Genève (HEC Genève). Avis condensé Avis global : L'appréciation qui peut être donnée sur la formation est bonne dans l'ensemble : les quatre premiers semestres sont conçus pour donner à l'étudiant la maîtrise des outils de l'analyse économique et une première approche des techniques de gestion, avec un accompagnement significatif passant par des enseignements de soutien. L'ensemble des cours permet d'ouvrir les étudiants aux parcours offerts aux cinquième et sixième semestres, tandis que des enseignements de mise à niveau sont proposés aux étudiants venant d'autres formations (IUT, BTS). Les quatre parcours de L3 sont fortement différenciés, à visée généraliste (Economie et Sciences de gestion) ou plus directement professionnelle (Commerce et management international, Systèmes d'information, Sciences de Gestion). L'équilibre de la formation repose sur sa capacité à capter un public issu d'autres formations à bac +2 , auquel il faut ajouter les étudiants en formation continue, ce qui aboutit à une hypertrophie du niveau L3 qui présente des effectifs supérieurs aux deux premières années cumulées. Points forts : Fort ancrage local et bonne attractivité. Dispositifs de soutien. Ouverture à la formation continue et à l'international. Points faibles : Choix d'options limité en L1 et L2 et enseignements placés de manière incongrue en ouverture (Informatique ou économie de l'innovation en S3…). Grande disparité des publics et des enseignements en L3 qui devrait imposer la mise en œuvre de dispositifs particuliers adaptés. 1 NOTATION GLOBALE (A+, A, B ou C) : A Recommandations pour l’établissement : Il serait souhaitable de : Veiller à proposer des choix d'options plus larges notamment en S2 et S3 . Veiller à la mutualisation de certains cours entre les différents parcours en L3. Avis détaillé 1 Pilotage de la licence : La licence est pilotée par un responsable de mention et des responsables d'année (L1, L2) et de parcours en L3. L'équipe pédagogique présente un bon équilibre entre enseignants et enseignants-chercheurs, même si elle semble notoirement en sous-effectif par rapport à la charge de travail demandée, notamment dans les parcours professionnalisés de la L3. Cette équipe se réunit régulièrement pour assurer le suivi de l'année universitaire et évoquer les problèmes rencontrés lors de Commissions pédagogiques comprenant des étudiants. Il n'est pas fait mention de l'existence d'un Comité de pilotage de la mention, à l'exception du parcours franco-suisse de formation continue en Sciences de gestion qui dispose d'un Comité Scientifique se réunissant une fois par an. Toutefois l'IMUS dispose d'un ensemble d'instances (Conseil, Comités de Direction et d'Orientation stratégique, Conseil de perfectionnement) qui devraient être garants de la cohérence du pilotage de son offre de formation. 2 Projet pédagogique : Le projet pédagogique des deux premières années et du parcours Economie et sciences de gestion est clair et bien défini, avec des enseignements en L3 ouvrant les étudiants aux différents masters et professions de l'économie et de la gestion. On observe sur les quatre premiers semestres un bon équilibre entre les disciplines économiques et de gestion, entre ces enseignements et les techniques quantitatives, et avec les enseignements ouvrant les étudiants au monde contemporain et professionnel. La possibilité de faire un stage en L2 et son obligation en L3, et la présence d'un module de projet professionnel en L3 contribuent aussi à cette ouverture. Même s'ils sont ouverts pour les deux premiers aux étudiants issus des deux premières années de la licence, les parcours Systèmes d'information, Commerce et management international et Sciences de gestion, héritage d'une ancienne structure d'IUP, apparaissent en grande partie comme plaqués sur la formation, avec un certain nombre de cours de mise à niveau pour leurs différents publics. Toutefois, ils sont en cohérence avec l'offre en master de l'IMUS. 3 Dispositifs d’aide à la réussite : Le dispositif principal d'aide à la réussite réside dans l'existence d'enseignements de soutien en économie et mathématiques au premier et au troisième semestre (en économie seulement pour ce dernier) qui sont proposés à l'issue d'un test de niveau. Des enseignements de soutien sont aussi donnés entre les deux sessions d'examen. De même, un tutorat d'accompagnement est assuré par des étudiants d'années supérieures. En revanche, il n'existe pas de système d'enseignant référent du fait du sous-encadrement de la licence. Enfin, des enseignements de mise à niveau sont assurés en L2 et L3 à destination des étudiants provenant des autres formations à Bac +2 (IUT, BTS notamment). L'ensemble de ce dispositif, associé à l'ancrage local fort de la formation et à des conditions de travail considérées comme bonnes par les étudiants, semble satisfaisant. Néanmoins, il est délicat d'en évaluer l'efficacité à partir des taux de réussite des étudiants, du fait des fluctuations importantes des effectifs qui ont connu une forte hausse en L1 et une profonde reconfiguration en L2/L3 sur les années récentes, avec l'intégration des anciens IUP au sein de l'IMUS. 2 4 Insertion professionnelle et poursuite d’études choisies : Chacun des parcours a été conçu pour pouvoir aboutir à une sortie directe sur le marché du travail. Des possibilités d'accès aux licences professionnelles locales à l'issue des deux premières années de la licence existent aussi. Dans les deux cas ces sorties doivent rester marginales par rapport aux poursuites d'études dans les masters de l'MUS, dont l'offre est cohérente avec les parcours de la licence. En revanche, on ne dispose pas de données sur ces poursuites d'études locales. 3 Evaluation des diplômes Licences– Vague A ACADÉMIE : GRENOBLE Établissement : Université de Savoie - Chambéry Demande n° S3110052650 Domaine : Droit, économie, gestion Mention : Tourisme, hôtellerie, loisirs Présentation de la mention La mention Tourisme, hôtellerie, loisirs est portée par le département du même nom (THL), qui propose aussi les masters de même dénomination. Ce département fait partie de l’Institut de Management de l’Université de Savoie (IMUS). Il s’agit d’une formation plus professionalisante que généraliste, en demande de renouvellement, qui ne comprend qu’une année, la troisième (L3), car elle est issue d’un ancien I.U.P. (label qu’elle possède toujours). Elle propose les 3 parcours correspondant à son intitulé, dont les cours sont dispensés sur le site de Jacob-Bellecombette ainsi qu’un parcours Tourisme en formation continue en collaboration avec l’Ecole du Tourisme de Sierre pour lesquels des enseignements sont ainsi dispensés en Suisse et d’autres sur divers sites des Pays de Savoie. Cette formation peut être intégrée à la suite d’un BTS, de DUT, de licences généralistes à la condition d’avoir un bon niveau dans deux langues, et de préférence, en gestion/économie ou dans un domaine de spécialisation professionnelle. Avis condensé Avis global : Le dossier est complet, bien construit et bien renseigné, à l’exception du détail des contenus précis des enseignements et du devenir précis des étudiants (liste d’emplois). Grâce notamment à une expérience très ancienne, cette formation, créée en 1974, répond parfaitement aux objectifs qu’elle affiche : les étudiants peuvent acquérir une solide culture générale internationale dans le secteur THL et assez de compétences professionnelles pour intégrer directement le monde du travail à la sortie. Une excellente ouverture à l’international (second semestre à l’étranger obligatoire dans le parcours hôtellerie et vivement conseillé dans les deux autres) ainsi que d’importantes relations avec les entreprises (réseau de plusieurs centaines d’établissements) le permettent facilement. La poursuite en master dans le même département est néanmoins la voie choisie par une majorité d’étudiants, car en articulation logique avec la licence et la demande du secteur. Points forts : L’offre de formation est solide, cohérente et diversifiée et permet soit d’intégrer les masters Tourisme, hôtellerie et loisirs de l’Institut pour une majorité d’étudiants, soit d’intégrer efficacement le monde du travail dès la sortie de la licence pour des postes d’assistants. Le partenariat avec le monde professionnel est développé à un très haut niveau pour une licence universitaire : intégration du dynamique Club des Entreprises, réseau de 500 entreprises dont une centaine à l’étranger qui facilite la possibilité de faire un stage hors de France et de trouver un emploi. La formation possède une véritable dimension internationale : possibilité (voire obligation) de faire le second semestre à l’étranger (Erasmus, échange avec 40 universités), accueil de nombreux étudiants étrangers, pratique et niveau de langue élevés. 1 Le taux de réussite est très bon, ainsi que l’insertion dans le secteur professionnel pour ceux qui ne poursuivent pas en master. Il existe un véritable parcours Tourisme spécifique en formation continue. Points faibles : L’hétérogénéité des publics conduit à une insatisfaction des étudiants vis-à-vis de certains enseignements redondants suivant leur profil. Cette troisième année de licence est « classique », mais comme son recrutement se fait sur dossier, ce qui conduit plus de la moitié des candidats à être refusés, elle déroge quelque peu à l’organisation habituelle d’une licence. NOTATION GLOBALE (A+, A, B ou C) : A Recommandations pour l’établissement : Bien qu’un certain nombre de modifications aient déjà été portées pour résoudre le problème de redondance de certains cours suivant le profil des étudiants, il doit encore être possible d’améliorer le dispositif de personnalisation, en constituant des groupes de niveau dans certains enseignements. L’effectif total relativement important devrait le faciliter, si les moyens financiers suffisants peuvent être dégagés. L’ouverture d’une licence professionnelle pourrait permettre de compléter l’offre de formation d’une part, et en outre d’assurer des ressources financière complémentaires qui font défaut actuellement au département Tourisme, hôtellerie, loisirs. De plus grandes relations pourraient être développées avec le Centre Interdisciplinaire des Sciences de la Montagne, bien qu’éloigné sur l’autre site de l’Université, notamment avec les géographes, car le secteur du tourisme concerne particulièrement les espaces montagnards en Pays de Savoie. Avis détaillé 1 Pilotage de la licence : L’équipe pédagogique est solide et bien structurée, la responsabilité de chaque parcours étant assurée par un couple maître de conférence – professeur associé professionnel du secteur. La licence étant portée par le département de gestion, c’est une majorité de gestionnaires qui assurent les enseignements : en l’absence du détail des contenus et des intervenants, l’hypothèse peut être émise que le recours à certaines disciplines pourrait être augmentée (notamment géographie ou histoire). Il est à noter par ailleurs une très bonne valorisation du diplôme auprès des professionnels grâce à l’existence du Club des Entreprises qui met directement en relation les étudiants avec le secteur. L’analyse des évaluations des étudiants et de la formation est utilisée systématiquement par l’équipe pour faire évoluer la formation. 2 Projet pédagogique : Les objectifs sont clairement définis : il s’agit à la fois de donner une culture internationale dans le secteur et de préparer soit à une intégration directement dans le monde professionnel soit à une poursuite d’études en master. Le contenu et l’organisation des enseignements répondent parfaitement à ces objectifs. L’acquisition de compétences additionnelles est notable en ce qui concerne les langues, dont la pratique (2 à 3 langues) et le niveau sont élevés. L’utilisation de l’outil est informatique semble pouvoir encore se développer (il n’est pas mentionné d’enseignement de type GDS ou logiciel de réservation hôtelière) 2 Il est curieux que le stage, pourtant de 2 ou 3 mois et souvent à l’étranger, ne soit pris en compte que de manière marginale dans l’évaluation (2 crédits européens !). Cela mériterait, a minima, une justification. 3 Dispositifs d’aide à la réussite : S’agissant d’une troisième année de licence, les dispositifs d’aide à la réussite type tutorat d’accompagnement par des étudiants qu’on trouve habituellement en première année, n’ont pas été développés. Le suivi des étudiants semble néanmoins important (notamment grâce aux PAST). Par ailleurs, la progressivité du parcours dans l’année (les 3 spécialités étant obligatoires au premier semestre) et l’encadrement pour le projet professionnel sont des atouts supplémentaires. 4 Insertion professionnelle et poursuite d’études choisies : La préparation à l’orientation (information sur la poursuite d’études en master) ou la mise en contact avec les professionnels pour ceux qui veulent intégrer le monde du travail, est très satisfaisante. L’ouverture sur le monde professionnel, grâce au Club des Entreprises et au réseau de l’école est excellente, tant au niveau régional qu’international. Le devenir des étudiants ne semble donc pas poser de problème : il aurait donc été souhaitable de fournir en annexe une liste des emplois occupés par les anciens (suivi de cohortes) pour avoir des informations plus précises. 3 Evaluation des diplômes Licences– Vague A ACADÉMIE : GRENOBLE Établissement : Université de Savoie - Chambéry Demande n° S3110052654 Domaine : Droit, économie, gestion Mention : Information et communication Présentation de la mention La licence Information et communication a été créée en septembre 2002 au sein de l’Institut du Management de l’Université de Savoie (IMUS). Elle a connu une forte croissance de ses effectifs pour atteindre presque 400 inscrits en 2009, dont 50 % issus de Haute-Savoie, ce qui s’explique par sa localisation à Annecy. Les trois quarts des étudiants inscrits en 1ère année (L1) sont issus de filières générales. Le taux de réussite en trois ans varie de 50 à 68 %, ce qui est supérieur à la moyenne de l’Université de Savoie (UDS). La mention a choisi une orientation générale tournée en trois ans vers la communication multimédia et hypermédia, ce qui induit une présence forte de cours tournés vers l’étude du texte et de l’image dans toutes ses dimensions, de cours dédiés aux logiciels professionnels dédiés aux web et de cours de culture générale permettant une approche ouverte et dynamique de ce type de communication. Les liens avec le milieu professionnel sont mis en avant via les stages (en France ou à l’étranger), l’intervention de nombreux professionnels et une grande variété de dispositifs de relation avec le terrain. L’UDS propose un master Hypermédia et communication dans le prolongement de cette licence. D’autres poursuites d’études sont possibles. Avis condensé Avis global : La licence Information et communication se présente comme une formation cohérente dans son projet autour de la communication et du multimédia/hypermédia et en lien avec les dynamiques locales. Sa progressivité semble logique, même s’il manque des indications sur les contenus des cours qui permettraient de mieux apprécier cette progressivité. Contrepartie de ce choix fort, la dimension « information » n’est quasiment pas abordée, ce qui ne facilite pas l’accès à des formations de master, voire à des postes, pour lesquels elle serait centrale. L’organisation de la licence respecte globalement les règles en vigueur à l’UDS et montre une volonté d’accompagner les étudiants dans leur progression malgré des faiblesses en termes d’encadrement, qui sont reconnues par l’équipe. Les conditions matérielles de travail sont appréciées. Points forts : Un positionnement fort du projet pédagogique sur le multimédia, les arts, l’image, en lien avec les dynamiques locales. Des stages possibles (L1) ou obligatoires (L2 et L3) sur les trois années. 1 Une maquette des enseignements permettant globalement un développement culturel propre à enrichir une démarche de communication. Points faibles : Un accompagnement des étudiants qui reste encore limité. Une faible lisibilité de la formation en termes d’acquisition de compétences, notamment de compétences transversales. Une place accordée aux langues peu lisible. NOTATION GLOBALE (A+, A, B ou C) : B Recommandations pour l’établissement : Le projet de la formation est solide. Un renforcement des évaluations à tous les niveaux (poursuite d’études, insertion…) et leur intégration dans le pilotage général de la formation permettrait d’en confirmer dans le temps la pertinence. Avis détaillé 1 Pilotage de la licence : Si les différentes fonctions nécessaires sont attribuées, les éléments présentés dans le dossier donnent le sentiment que le taux d’encadrement est insuffisant pour aller plus loin dans le pilotage. La prise en compte de l’évaluation dans le dispositif de suivi, l’impact des évaluations sur le pilotage et la valorisation de la formation ne sont pas clairement établis dans le dossier. Un renforcement de l’encadrement devrait permettre d’y remédier. 2 Projet pédagogique : Le projet est solide dans son ensemble. L’équilibre CM/TD est bon. La fiche RNCP est complète, même si l’on a du mal à penser qu’un poste de chargé de communication peut être tenu avec la formation suivie, qui n’aborde que peu la dimension « information ». Il reste des points de progression possibles. Ainsi : - Il serait utile de préciser la manière dont l’anglais est intégré dans la formation, car seuls deux cours d’anglais apparaissent explicitement dans la maquette (au S1 et S3). Il serait utile de préciser que les enseignements dont les intitulés sont en anglais sont effectivement dispensés dans cette langue et que le tout constitue le dispositif de formation à l’anglais. Dans son projet global, l’UDS recommande 27 heures au moins pour les cours de langues ; il serait judicieux de respecter cette consigne. - Les compétences transversales et leurs modes d’évaluation gagneraient à être mieux explicités. En l’état, ce sont davantage des compétences liées à l’orientation de la formation qui sont mises en avant. - On s’étonne que le sport, présent sur un semestre seulement, soit assuré sous forme d’un cours magistral (une précision sur les contenus aurait été utile pour évaluer la pertinence de ce choix). 3 Dispositifs d’aide à la réussite : Le dispositif d’aide à la réussite pourrait être amélioré. Les enseignements de mise à niveau lors de l’entrée en L3 se limitent à un cours. Etant donnée l’orientation très marquée des deux premières années dans le domaine de la communication visuelle, ces enseignements pourraient être renforcés, car il est peu probable qu’un nouvel entrant à ce niveau conjugue vraiment les compétences acquises en L1 et L2. 2 De même, si le programme des deux premières années comporte des enseignements dits « d’ouverture et découverte », il n’est pas possible de construire son parcours par des choix plus personnels. La possibilité d’accéder à d’autres cours dans un ensemble de matières ouvertes au choix serait un moyen d’y parvenir. Le relatif isolement de la formation sur le site d’Annecy semble jouer négativement sur ce plan. 4 Insertion professionnelle et poursuite d’études choisies : Le dossier manque sérieusement d’informations sur le devenir des étudiants, même si l’insertion directe n’est pas la première priorité à ce niveau de formation. Seul le nombre de poursuites dans le master de l’UDS est connu. Il serait sans doute utile de renforcer le suivi du devenir des étudiants, passés par la licence, par une étude à n+1 et n+2 qui donnerait à l’équipe une meilleure approche de la poursuite et de la réussite en master, voire de la réussite en licence professionnelle pour ceux qui choisissent l’orientation après la L2. De même, pour la proportion qui trouve un emploi, ces informations permettraient de confirmer les orientations métiers données dans la fiche RNCP. 3 Evaluation des diplômes Licences– Vague A ACADÉMIE : GRENOBLE Établissement : Université de Savoie - Chambéry Demande n° S3110052675 Domaine : Arts, lettres, langues Mention : Lettres modernes Présentation de la mention La licence Lettres modernes de l’Université de Savoie propose aux étudiants en 1ère année de licence (L1) un tronc commun d’enseignements « disciplinaires » (littérature, langue française, méthodologie disciplinaire) et une unité d’enseignement en langue vivante, latin (débutant, intermédiaire ou avancé), en méthodologie du travail universitaire et en informatique (avec préparation du C2i), ainsi qu’un enseignement en histoire et dans une discipline « d’ouverture » (avec large choix laissé aux étudiants). Après une première année vouée, au niveau pédagogique, à la consolidation des acquis en langue française et à un travail sur la méthodologie disciplinaire, la spécialisation des étudiants va croissant dès la deuxième année. A partir de la L2, outre la poursuite des enseignements disiciplinaires, la formation s’ouvre en effet sur quatre parcours que l’on retrouve en L3 : parcours PE (Professeur des écoles), parcours FLE (Français langue étrangère), parcours Communication et arts de l’image, et parcours Transculturel et PLC (Professorat des lycées et collèges, principalement pour les étudiants souhaitant devenir professeurs de lettres). Le choix du parcours est une étape essentielle dans le choix de la voie professionnelle par les étudiants puisque les quatre parcours aboutissent, de par leur contenu, à des profils professionnels distincts. Le choix, opéré dès la L2, peut toutefois être revu en L3 (en cas de changement du projet professionnel). Avis condensé Avis global : La licence Lettres modernes de l’Université de Savoie garantit, sur les six semestres qui la composent, une formation solide dans les « fondamentaux » (littérature et langue française essentiellement), et décline, à partir de la L2, la volonté d’offrir des perspectives professionnelles, outre dans les domaines plutôt traditionnels de la recherche et de l’enseignement (primaire, secondaire ou FLE), en matière de communication et d’image. La spécialisation dès la L2 ménage néanmoins la possibilité de changer de voie : un système de passerelles permet encore en L2 une réorientation, en interne (vers d’autres parcours de Lettres comme vers d’autres domaines de LLSH) comme vers d’autres formations du type licence professionnelle. Les choix des étudiants sont encadrés par une équipe d’enseignants qui, au delà de la seule transmission pédagogique, semble largement ouverte à un travail de suivi avec les étudiants, notamment sur les questions d’orientation comme sur les notions de « compétences » dont l’importance pour l’intégration professionnelle est maintenant bien prise en compte. Il faudra suivre l’impact de mesures significatives dans ce sens (qui sont expérimentées – ou le seront dès 2011) : par exemple, la fiche individuelle de suivi, le portefeuille de compétences. 1 Points forts : Une formation culturelle solide, basée sur une progression et une spécialisation des acquisitions tout au long des trois années de licence. Une équipe pédagogique à l’écoute des étudiants et dont l’implication au sein de l’UFR se traduit par une fructueuse interaction avec d’autres domaines de LLSH (langues, histoire par exemple), voire de l’Université de Savoie (IMUS). Une formation qui, à un repli sur la notion étroite de transmission de connaissances, préfère inscrire l’acquisition de connaissances disciplinaires solides dans une démarche plus large d’acquisition de compétences disciplinaires et transversales valorisant les étudiants sur le marché du travail. Points faibles : Un déséquilibre patent entre CM et TD tout au long de la formation : en S1, 70 % de CM, en S2, plus de 68 % de CM (et même, pour toute la L1, 100 % de CM pour les enseignements disciplinaires !), en S3, 67 % de CM et en S4, 60 % (mais quasiment 100 % pour le disciplinaire) ; en S5, 69 % de CM et en S6, 66 % de CM (avec 100 % pour le disciplinaire). Ce déséquilibre pose la question de la réalisation, dans de bonnes conditions, des actions de suivi, notamment à destination des étudiants de L1. Flou quant aux liens avec les milieux professionnels visés autre que l’enseignement (parcours Communication et arts de l’image) : les professionnels de la communication et de l’image pourraient participer à la formation : est-ce le cas ? Qui assure les enseignements de la spécialité ? Beaucoup d’interrogations quant au devenir des étudiants sortants (pas même d’indication quant au taux de réussite au CAPES), diplômés ou non. NOTATION GLOBALE (A+, A, B ou C) : B Recommandations pour l’établissement : Compte tenu de la volonté marquée par l’équipe pédagogique de renforcer tant le suivi que les compétences professionnelles des étudiants comme des points faibles relevés, il pourra se révéler pertinent d’une part, de profiter au mieux des possibilités offertes par le plan réussite licence, en les déclinant notamment en tout premier lieu pour la licence Lettres modernes de sorte à dégager un volume horaire conséquent et systématique – et non plus seulement aléatoire, car basé sur le seul volontariat des enseignants – consacré aux devoirs et aux corrections dans le cadre du contrôle continu, et d’autre part, d’ouvrir plus largement la formation sur le monde professionnel (par exemple via l’intervention de professionnels dans l’ensemble des parcours de la licence). Enfin, l’amélioration du suivi des étudiants après la licence, qu’ils soient diplômés ou non, dépasse la seule équipe de Lettres, mais il serait bon qu’une analyse de l’insertion professionnelle des étudiants mobilise les ressources administratives de l’UFR, voire de l’Université. Avis détaillé 1 Pilotage de la licence : La volonté de suivre les étudiants au mieux, en cherchant à les connaître individuellement, depuis leurs origines jusqu’à leur projet professionnel, en passant par leurs difficultés au cours du cursus, est manifeste. Le réajustement du contenu de la formation ne manque pas suite aux actions d’évaluation tant de la formation que des étudiants. Il serait toutefois intéressant de cerner les raisons du fort taux d’abandons en L1. 2 Projet pédagogique : La licence de Lettres est une valeur éprouvée dans ses composants plutôt traditionnels que sont la préparation au concours de professeurs de lettres et la formation en FLE. La pluridisciplinarité renforcée dans le parcours PE est par ailleurs un facteur d’attractivité de cette licence. Reste à préciser l’aspect effectivement « professionnalisant » du parcours Communication et arts de l’image, difficile à cerner dans le dossier. 2 3 Dispositifs d’aide à la réussite : L’équipe pédagogique mise principalement sur sa disponibilité et son sens de l’écoute. Les dispositifs mis en place par l’UDS pourraient trouver plus d’écho en Lettres : valorisation du tutorat, utilisation systématique du volant d’heures mis à la disposition pour favoriser le contrôle continu par exemple. 4 Insertion professionnelle et poursuite d’études choisies : On note des efforts indéniables pour que les étudiants ne se retrouvent pas en licence comme dans une sorte de voie sans issue (beaucoup d’efforts pour permettre aux étudiants de passer vers d’autres formations, licences professionnelles par exemple). Les parcours ouvrent en outre vers des masters clairement identifiés. Toutefois, la réalité de l’insertion professionnelle doit être encore analysée pour savoir si les dispositifs existants sont efficaces. 3 Evaluation des diplômes Licences– Vague A ACADÉMIE : GRENOBLE Établissement : Université de Savoie - Chambéry Demande n° S3110052681 Domaine : Arts, lettres, langues Mention : Langues, littératures et civilisations étrangères Présentation de la mention La licence Langues, littératures et civilisations étrangères (LLCE) propose un cursus pour étudiants en langue(s) – anglais, espagnol et italien. Les objectifs de la formation sont les suivants : dispenser une formation en langue(s) incluant une bonne maîtrise de la/ des langue(s), une bonne connaissance de la littérature et de la civilisation des pays dont la/ les langue(s) sont étudiée(s), l’acquisition d’une solide culture générale et la mise en place progressive d’un projet professionnel à travers notamment la spécialisation dans l’un des parcours accessibles à partir de la L2 (2ème année de licence). Le choix d’offrir plusieurs parcours est de fait l’expression de la volonté d’offrir aux étudiants d’autres perspectives professionnelles que les traditionnels concours d’enseignement. Les parcours proposés en LLCE à l’Université de Savoie sont dès la L2 : 1) Transculturel, 2) PE (Professeur des écoles), 3) Tourisme et activités internationales, 4) bi-langue (anglais + italien ou espagnol), 5) FLE (Français langue étrangère). A ces parcours accessibles en 2ème année s’ajoute un pacours bi-national franco-italien (en L3). Avis condensé Avis global : Le document principal présentant la licence LLCE de l’Université de Savoie a ceci de particulier que consulter le seul dossier ne permet pas de dégager une vue complète sur la formation. De très nombreux points ne sont abordés que dans la fiche d’auto-évaluation alors qu’ils constitueraient, intégrés au dossier, une information de valeur pour les étudiants ou futurs étudiants. Les choix opérés au niveau pédagogique depuis plusieurs années ont pour objectif de diversifier les applications professionnelles de la licence LLCE, sans pour autant renoncer à une forte identité disciplinaire. Ces choix pâtissent toutefois de ne pas être assez confortés par la mise en œuvre d’une démarche visant à identifier clairement le tissu socio-professionnel (en dehors des métiers de l’enseignement) pouvant accueillir les diplômés, et à créer des interactions – encore inexistantes – avec ce tissu. La licence LLCE, telle qu’elle est présentée, est dès lors plutôt conforme au modèle traditionnel avec lequel elle voulait, au moins en partie, rompre. Points forts : Solide formation en langue(s), ouverte sur une approche pluridisciplinaire et interculturelle. Parcours profilés dans l’optique d’une multiplication des perspectives professionnelles. 1 Points faibles : Caractère effectivement professionnalisant de l’ensemble des parcours (et pas seulement des parcours plus traditionnels liés à l’enseignement) insuffisamment mis en évidence (justification du parcours Tourisme et activités internationales à côté de LEA par exemple ?). En dehors d’intervention de collègues de l’IUFM, pas d’intervention de professionnels. Stage professionnel qui serait « optionnel » encore à l’étude. Insuffisance des données chiffrées quant au flux d’étudiants dans le cadre des échanges interuniversitaires comme de l’assistanat, qui permettraient d’évaluer l’ouverture internationale effective de cette formation pour étudiants en langues étrangères. Incertitudes quant à l’insertion professionnelle des étudiants sortants (seule indication : taux de réussite au CAPES d’anglais), diplômés ou non. NOTATION GLOBALE (A+, A, B ou C) : B Recommandations pour l’établissement : Compte tenu de l’indéniable implication de l’équipe pédagogique et de son souci d’améliorer le suivi et les perspectives professionnelles des étudiants, et en regard des points faibles relevés, il apparaît nécessaire d’étudier comment exploiter davantage les dispositifs mis en place au sein de l’Université de Savoie dans le cadre du plan réussite licence (en veillant par exemple à dégager un volume horaire conséquent et systématique pour le contrôle continu). Par ailleurs, il conviendra de réaliser dans les faits l’ambition d’ouvrir la formation sur le monde professionnel et de valoriser les expériences à l’international. Enfin, l’amélioration du suivi des étudiants sortants dépassant les compétences de la seule équipe de LLCE, il serait bon qu’une analyse de l’insertion professionnelle des étudiants mobilise les ressources administratives de l’UFR voire de l’Université. Avis détaillé 1 Pilotage de la licence : L’équipe pédagogique est impliquée dans son ensemble. Toutefois, on note un décalage existant entre la préoccupation affirmée de répondre aux besoins et aux inquiétudes des étudiants, telle qu’elle est affirmée dans le dossier, et la mise en œuvre pratique : par exemple, les étudiants ont clairement fait part de leur malaise devant les modalités de contrôle (contrôle terminal) sans que l’équipe ait pu clairement imposer le contrôle continu dans ses évaluations. Des actions de remise à niveau, tant en français qu’en langues, sont en place suite aux constatations d’une évolution du public étudiant. 2 Projet pédagogique : Il s’agit d’une formation en langue(s) solide, appuyée sur l’acquisition d’une bonne culture générale. Le travail en petits groupes et en TD est privilégié. Il est toutefois regrettable que les informations soient rares en ce qui concerne la spécificité des parcours bi-langue et Tourisme et activités internationales, principalement au niveau des attendus professionnels. 3 Dispositifs d’aide à la réussite : La mise en place des dispositifs est quelque peu aléatoire : enseignants référents convoquant les absents, des enseignants dits « disponibles », tuteurs dont l’inefficacité est relevée, et utilisation de dispositifs comme les heures disponibles pour mettre en place des devoirs sur table et des séances de correction au gré des enseignants. 2 4 Insertion professionnelle et poursuite d’études choisies : Il est indéniable que la réflexion menée autour de l’habilitation du diplôme pour 2011-2014 a conduit à une prise de conscience au sein de l’équipe concernant le défi que la formation a encore à relever en matière d’insertion professionnelle. La question du devenir des étudiants au delà de la licence n’est pas éludée, sans que l’on puisse déterminer le devenir des étudiants choisissant de poursuivre en master. De même, la réalité de l’insertion professionnelle doit être encore analysée. 3 Evaluation des diplômes Licences– Vague A ACADÉMIE : GRENOBLE Établissement : Université de Savoie - Chambéry Demande n° S3110052689 Domaine : Arts, lettres, langues Mention : Langues étrangères appliquées Présentation de la mention La mention LEA (Langues étrangères appliquées), Affaires et commerce international de l’Université de Savoie est une formation en deux langues étrangères minimum, ainsi qu’en des « matières d’application » relevant de l’économie, de la gestion et du commerce. Les combinaisons de langues possibles sont : anglais-allemand, anglaisitalien, anglais-espagnol, et, spécialité créée à la rentrée 2011 à destination d’étudiants dont le français n’est pas la langue maternelle, anglais-français pour étrangers. Cette formation pluridisciplinaire vise à l’acquisition de connaissances et de compétences en langues étrangères dans un champ d’application professionnel. Outre l’enseignement en présentiel, la formation comporte au moins un stage professionnel obligatoire en L3 (troisième année de licence), et permet à l’étudiant qui le désire d’effectuer et de valoriser d’autres stages effectués à la sortie de L1 comme de L2. Avis condensé Avis global : La mention LEA, telle qu’elle est présentée par l’équipe pédagogique en vue du quadriennal 2011-2014, ne manque pas d’atouts. L’un de ces premiers atouts réside sans aucun en l’implication perceptible de l’équipe dans une démarche volontariste visant à développer de nouveaux dispositifs en vue du renforcement des compétences tant linguistiques que professionnelles des étudiants et diplômés. Le plan réussite licence est ainsi décliné en LEA à travers plusieurs initiatives innovantes - dont il conviendra d’ailleurs dans une phase ultérieure de dresser un bilan. La part faite par ailleurs à l’aspect professionnel de la formation est par ailleurs renforcée, ce qui devrait conduire à remédier au déficit de connaissance du milieu professionnel déploré par l’équipe. Un tel encadrement pédagogique est rendu possible par le fait que l’équipe pédagogique est qualitativement et quantitativement à même de l’assurer puisqu’elle compte pas moins de 14 maîtres de conférences et 11 PRAG/ PRCE, auxquels s’ajoutent des lecteurs de langue étrangère et des vacataires. Points forts : Affirmation du caractère professionnalisant de la formation par des dispositifs concrets, outre les enseignements dispensés : stages encouragés et valorisés dès la fin de L1, participation de professionnels à la formation notamment. Un réseau d’échanges avec les milieux professionnels (réseau d’entreprises ayant accueilli des stagiaires) entretenu. Des pratiques pédagogiques innovantes dans le cadre du plan réussite licence (notamment tests diagnostiques avec accompagnement et remise à niveau linguistique en L1), utilisation des TICE en langues et management. 1 Points faibles : Une évaluation des enseignements qui demande à être formalisée et systématisée. Une difficulté surprenante (compte tenu de la dimension professionnelle présentée de la formation) des étudiants à définir un projet professionnel. Absence de données chiffrées quant aux conditions dans lesquelles les diplômés s’insèrent dans la vie professionnelle. NOTATION GLOBALE (A+, A, B ou C) : A Recommandations pour l’établissement : Il semble que l’équipe pédagogique de LEA ait pleinement pris conscience des enjeux liés au devenir professionnel des étudiants et ait saisi les instruments mis à sa disposition, notamment dans le cadre du plan réussite licence, pour améliorer la formation et par conséquent les chances des étudiants. Toutefois, l’amélioration du suivi des étudiants sortants, qu’ils soient diplômés ou non, dépasse les compétences de cette équipe, et il serait bon qu’une analyse de l’insertion professionnelle des étudiants mobilise à l’avenir les ressources administratives de l’UFR voire de l’Université, de façon à évaluer l’impact des mesures mises en oeuvre. Avis détaillé 1 Pilotage de la licence : Les éléments d’évaluation, pour autant informels qu’ils aient pu être, ont tout de même abouti à des modifications substantielles de la licence (renforcement du contrôle continu, remise en question des pratiques pédagogiques, mise en place de petits groupes, voire de très petits groupes en L1 avec 8 à 10 étudiants pour certains TD). 2 Projet pédagogique : Le projet pédagogique mis en œuvre semble en adéquation avec les objectifs de la licence LEA : former des étudiants compétents en deux langues, et disposant de connaissances de base dans les domaines de l’économie, de la gestion et du management. La polyvalence à laquelle aboutit la licence LEA est gage de compétences larges et appréciables en situations professionnelles. 3 Dispositifs d’aide à la réussite : Le plan réussite licence est décliné en LEA de diverses manières : renforcement du contrôle continu ; mise en place de « répétiteurs » en langues ; travail en petits groupes ; une action, propre à LEA, et particulièrement innovante : mise en place d’un suivi personnalisé des étudiants suite à des tests diagnostiques. 4 Insertion professionnelle et poursuite d’études choisies : La licence LEA met en œuvre de nombreuses ressources afin que les étudiants puissent constituer un bagage solide en connaissances, compétences et pratique professionnelle. Elle ouvre vers des formations de master nettement identifiées et même vers des activités professionnelles pour lesquelles il manque toutefois les données chiffrées permettant d’apprécier la qualité (en terme d’insertion professionnelle). Le devenir des étudiants doit encore être analysé pour apprécier la pertinence des dispositifs existants. 2 Evaluation des diplômes Licences– Vague A ACADÉMIE : GRENOBLE Établissement : Université de Savoie - Chambéry Demande n° S3110052690 Domaine : Sciences humaines et sociales Mention : Histoire Présentation de la mention La mention Histoire de la licence Sciences humaines et sociales (SHS) propose une formation qui se spécialise progressivement en trois parcours : 1/ Patrimoine régional ; 2/ Histoire-Géographie (destiné à préparer aux métiers de l’enseignement en lycées et collèges) ; 3/ Préparation au professorat des écoles, qui inclut un enseignement obligatoire de géographie. Avis condensé Avis global : Cette licence SHS mention Histoire avec ses trois parcours est une formation solide et de qualité et son dossier (très riche en informations) a été renseigné avec soin et sérieux. Le pilotage de cette mention est très satisfaisant. Le projet pédagogique est très riche dans sa structure et ambitieux, mais une attention particulière doit être apportée aux dispositifs d’aide à la réussite des étudiants et d’aide à l’insertion professionnelle. Points forts : Grand avantage d’une université de taille humaine dans laquelle les enseignants arrivent à bien connaître leurs étudiants et donc à les suivre du L1 au M2 et/ou aux concours. Grande disponibilité de l’équipe pédagogique, ce qui permet une relation de proximité avec les étudiants. Solide préparation aux métiers de l’enseignement, qui se traduit par un taux de réussite très bon aux concours de PE, au CAPES et même à l’agrégation. Bonne insertion de la formation dans le contexte régional (enseignements de patrimoine). Points faibles : Tutorat insuffisamment développé. Un recours insuffisant au contrôle continu. NOTATION GLOBALE (A+, A, B ou C) : A Recommandations pour l’établissement : Il convient de maintenir le côté « familial » de cette formation, ce caractère permettant une bonne intégration des étudiants « primo-entrants » particulièrement nécessaire dans le contexte d’une université de proximité. Ce 1 contexte rend d’autant plus nécessaire d’améliorer le suivi du devenir des étudiants après la licence, ou qui partent en cours de cursus. Ce suivi peut passer par le développement d’un observatoire à l’échelle de l’Université soit du PRES. Avis détaillé 1 Pilotage de la licence : Cette mention Histoire de la licence SHS est à « taille humaine » ce qui constitue un « plus » indéniable et elle est pilotée par une équipe engagée, resserrée, comprenant des enseignants responsables d’année et des enseignants référents disponibles pour répondre aux questions des étudiants. Les dispositifs de connaissance et de suivi de la population étudiante, d’évaluation et de retour d’expérience pour améliorer le pilotage, de valorisation du diplôme, et d’informations aux lycéens sont très intéressants. 2 Projet pédagogique : Les objectifs du projet pédagogique sont clairs et bien définis. Les contenus des enseignements sont sérieux et ambitieux. L’équilibre entre CM et TD est correct, mais le poids des CM est encore trop important dans les deux premières années. La formation a été pensée en termes de compétences et de compétences transversales. La pratique de l’évaluation des enseignements est bonne. 3 Dispositifs d’aide à la réussite : Un effort a été mené par l’équipe pédagogique dans ce domaine, mais il reste encore des points à améliorer : notamment en ce qui concerne le tutorat d’accompagnement, les dispositifs de passerelle et de réorientation. Un effort soutenu doit être fait dans l’aide à l’élaboration du projet professionnel. 4 Insertion professionnelle et poursuite d’études choisies : Si l’ouverture de la licence sur les masters et les métiers de l’enseignement est clairement précisée, il n’en demeure pas moins qu’il faudrait améliorer l’orientation des étudiants, encourager leur mobilité et ouvrir davantage leurs parcours sur le monde professionnel. Le devenir des étudiants après cette licence devrait à l’avenir également être mieux connu de l’équipe. 2 Evaluation des diplômes Licences– Vague A ACADÉMIE : GRENOBLE Établissement : Université de Savoie - Chambéry Demande n° S310052691 Domaine : Sciences humaines et sociales Mention : Géographie Présentation de la mention La mention Géographie est portée par l’UFR CISM (Centre Interdisciplinaire des Sciences de la Montagne, qui comprend entre autres, les Sciences de la Vie et de la Terre), située sur le site de Savoie Technolac, au Bourget-duLac. Elle est néanmoins rattachée au domaine Sciences humaines et sociales. Il s’agit d’une formation en demande de renouvellement à la fois générale et professionnalisante, à travers le choix de 2 parcours en 3ème année (L3), Aménagement ou Métiers de l’enseignement, ainsi que, sur dossier, à l’initiation aux métiers de la montagne. Certains cours du parcours enseignement peuvent avoir lieu sur le site de Jacob Bellecombette. Avis condensé Avis global : Le dossier est complet et bien renseigné, à l’exception du détail des contenus précis des enseignements et du devenir des étudiants. L’offre de formation est cohérente, progressive, diversifiée et s’appuie sur une équipe pédagogique solide. L’encadrement est excellent. Le prolongement dans les différents masters au sein du département de géographie est en adéquation avec la licence, et l’ensemble avec la dynamique économique régionale (importance des métiers de la montagne) : l’articulation entre les deux niveaux de formation est tout à fait cohérente. La diversité des modalités d’évaluation, et les activités pédagogiques particulières (journées sur le terrain, voyages d’études) voire extra universitaires (mais parfois obligatoires : conférences, rencontres avec des professionnels, activités de l’Association des Géographes de Savoie, etc.) ainsi que le stage, qui doit être systématisé en troisième année, complètent de façon exceptionnelle l’offre de formation. Le renforcement des dispositifs d’évaluation des enseignements et du tutorat devrait faciliter l’analyse de l’acquisition des compétences apportées par cette formation de grande qualité. Les débouchés professionnels, très diversifiés, sont bien identifiés, mais auraient mérité d’être analysés plus précisément, en particulier par le truchement d’une enquête systématique sur le devenir des étudiants. Points forts : Taux de réussite élevé. Solide intégration à la dynamique territoriale régionale (espace montagnard), porteuse d’emplois. Diversité et complémentarité des enseignements théoriques, techniques (outils), disciplinaires et transversaux. Grande proximité entre les étudiants des différentes années entre eux, ainsi qu’avec les enseignants. Excellente information sur la science géographique à destination des lycéens et du grand public. Grande disponibilité de la majorité des enseignants-chercheurs. 1 Points faibles : Le dispositif d’évaluation du tutorat ainsi que celui des enseignements par les étudiants n’est pas optimal. Absence de données précises sur le devenir des étudiants (il manque un document pourtant mentionné). NOTATION GLOBALE (A+, A, B ou C) : A Recommandations pour l’établissement : La réussite pourrait être renforcée par une meilleure concrétisation de la définition du projet professionnel des étudiants dès la L1. Le pilotage pourrait encore gagner en efficacité par l’évaluation du tutorat, pratique ancienne récemment généralisée, et une analyse plus poussée de l’évaluation des enseignements par les étudiants. L’existence avérée de passerelles mériterait d’être affichée de façon plus nette. La mobilité au niveau national pourrait être éventuellement plus développée, notamment vers certaines licences professionnelles. La professionnalisation, en particulier pour le parcours Aménagement, sera améliorée avec l’obligation du stage, mais gagnerait à s’appuyer sur des partenariats identifiés. Avis détaillé 1 Pilotage de la licence : Le pilotage de la licence est solide grâce à une équipe très bien structurée et en adéquation avec l’offre de formation. Les responsabilités sont nombreuses (directeur adjoint, responsable informatique, du tutorat, de la préparation aux concours, des moniteurs) et bien identifiées. La disponibilité de la majorité des enseignantschercheurs est très grande, en particulier pour ce qui est de l’ouverture et de la communication au niveau régional (vers les lycéens, vers le grand public et dans une moindre mesure vers les professionnels). L’évaluation des enseignements reste à parfaire ainsi que celle du tutorat. 2 Projet pédagogique : Le projet est clairement défini ; il conviendrait seulement à l’avenir de mieux renseigner le dossier sur le contenu détaillé des unités d’enseignement (UE). Dans l’ensemble, la formation présente un contenu pédagogique très diversifié tant du point de vue théorique que pratique, disciplinaire et transversale. Elle est bien dotée en termes de compétences disciplinaires, en particulier en géographie physique, mais aussi transversales (UE de méthodologie, diversité des modes d’évaluation dans les différents enseignements) et additionnelles (certification C2i obligatoire, choix possible de seconde langue, UE libres). La progression d’une première année plus généraliste qui permet facilement des réorientations vers une troisième année spécialisée et préprofessionnalisante est très bien structurée, même si la cohérence de semestre est de fait favorisée au détriment de la cohérence par UE. L’importance des modalités pédagogiques particulières, notamment les nombreuses journées sur le terrain, les voyages d’études, les multiples conférences, l’intervention d’enseignants extérieurs lors de journées-conférences, est à souligner, car elle aboutit à une formation d’une vraie richesse. En revanche, l’évaluation de cette formation, notamment à travers l’analyse du retour de questionnaires systématisés ou de l’analyse du tutorat auprès des étudiants, est encore perfectible. 3 Dispositifs d’aide à la réussite : Le taux de réussite est très élevé, y compris à l’issue de la première année où le taux d’abandon (6 à 8 %) est faible. La progressivité des parcours mis en place, les possibilités de réorientations sont bien réelles ; ces dernières 2 gagneraient à être médiatisées. L’accompagnement des étudiants, grâce à la proximité des enseignants et celle des étudiants des différentes années entre eux, et grâce à l’encadrement extra-universitaire (Importance de l’Association des Géographes de Savoie, des sorties semi-pédagogiques, etc.) est remarquable et concourt très certainement à créer un climat bénéfique. Le dispositif d’aide à la réussite combine les directives mises en place au niveau de l’Université (SCUIO, service communication) et au niveau de l’UFR CISM. Il devrait être efficace pour le faible nombre d’étudiants en échec. L’efficacité du tutorat semble encore être perfectible. 4 Insertion professionnelle et poursuite d’études choisies : Le contenu professionnel et transversal de certains enseignements, notamment en L3, ne compense pas totalement un certain manque, notamment lié à la difficulté d’intégrer le stage, récemment rendu obligatoire. La préparation à l’orientation est bien développée, si ce n’est les possibilités d’ouverture sur les licences professionnelles absentes dans ce domaine à l’Université de Savoie et une mobilité nationale qui pourrait être plus forte (mais un environnement régional de qualité rend cela moins évident). L’ouverture sur le monde professionnel est correcte du point de vue de l’adéquation avec la dynamique régionale (orientation vers les métiers de la montagne), mais demande une amélioration, en particulier au niveau du stage ; toutefois des efforts sont développés sur ce point. Le devenir des étudiants en poursuite d’études, en particulier au sein du CISM, est correct. En revanche, il manque des informations dans le dossier pour ce qui est de leur intégration professionnelle, si ce n’est qu’elle est variable tant du point de vue du poste que du temps de recherche d’emploi. Quant aux quelques étudiants sortant non diplômés, ils accèdent à des postes peu qualifiés. 3 Evaluation des diplômes Licences– Vague A ACADÉMIE : GRENOBLE Établissement : Université de Savoie - Chambéry Demande n° S3110052692 Domaine : Sciences humaines et sociales Mention : Sociologie Présentation de la mention La licence mention Sociologie est une des mentions proposées par l’Université de Savoie dans le domaine Sciences humaines et sociales. Elle s’intègre dans un schéma de formation mis en place avec les mentions Histoire, Géographie et Psychologie de la composante. Cette mention propose une spécialisation progressive en sociologie permettant des réorientations en cours de licence vers d’autres mentions du domaine. A partir de la deuxième année (L2), outre les enseignements disciplinaires propres à la sociologie (dans la perspective d’une poursuite d’études en master), sont mis en place des éléments de préprofessionnalisation en direction des métiers de l’enseignement (Professeur des écoles) du social et les métiers de « l’enquête et des études ». Avis condensé Avis global : Cette licence souffre actuellement d’une baisse d’effectif significative. Cette réalité, si elle permet à l’équipe pédagogique d’améliorer la qualité de l’encadrement des étudiants inscrits, est aussi l’occasion d’une réflexion approfondie sur les causes et les moyens d’y remédier. La question centrale posée est celle de la lisibilité des débouchés, la discipline étant davantage perçue comme un outil de réflexion que dans une perspective réellement professionnalisante. Les responsables et enseignants ont intégré cette analyse dans la construction d’un schéma de formation qui identifie plus clairement les métiers potentiellement concernés. Ils se sont dotés d’un outil particulièrement innovant (le pôle enquête) qui semble offrir à la fois un ancrage direct avec le monde de l’entreprise et des institutions publiques, et la possibilité pour les étudiants de modifier leur représentation de la discipline. Cet outil devrait aider à réduire le taux d’abandon en L1 qui reste élevé. On note également la cohérence globale de l’organisation de l’offre de formation licence qui fournit à la mention Sociologie, comme aux autres, un cadre pertinent. Points forts : Organisation générale pertinente de la licence SHS. Lien fort avec la réalité sociale avec la mise en place du « Pôle enquête ». 3 parcours en L2 et L3 clairement identifiés. Points faibles : Baisse des effectifs. Lisibilité insuffisante des débouchés. Manque d’informations sur le devenir des étudiants après la licence. 1 NOTATION GLOBALE (A+, A, B ou C) : A Recommandations pour l’établissement : Un suivi des étudiants plus systématique pendant et après la licence donnerait certainement une vision plus précise du devenir des étudiants sur le plan professionnel, un meilleur ajustement de la formation aux besoins identifiés dans le cadre professionnel et une lisibilité plus grande des opportunités réellement offertes par le monde du travail. Dans un contexte national difficile de baisse d’effectif, le soutien de l’établissement à l’équipe pédagogique devrait se poursuivre activement. Avis détaillé 1 Pilotage de la licence : Le pilotage de cette mention s’articule avec le pilotage général des mentions du domaine Sciences humaines et sociales. Les structures permettant ce pilotage sont en place et les éléments apportés font état d’une réflexion importante et de pistes d’améliorations concrètes pour résoudre les problèmes soulevés. 2 Projet pédagogique : Le projet pédagogique est clair : donner une lisibilité plus grande à une discipline qui souffre d’une représentation partielle en particulier dans sa dimension professionnalisante. On peut cependant s’interroger sur l’absence de liens explicites avec la mention Psychologie, surtout vis-à-vis du parcours Métiers du social qui propose des unités d’enseignement en L2 et L3. Une collaboration avec la psychologie sociale en particulier serait une éventuelle piste à explorer. 3 Dispositifs d’aide à la réussite : Ces dispositifs sont facilités par la cohérence de l’organisation générale des licences au niveau de l’établissement. Au niveau de la mention, la faiblesse des effectifs permet sur la base de l’implication de l’équipe pédagogique une prise en compte individualisée des difficultés rencontrées pare les étudiants. La nature de ces difficultés demanderait cependant à être explicitée plus précisément. 4 Insertion professionnelle et poursuite d’études choisies : La licence offre une seule possibilité de poursuite d’études en master au niveau local. Il n’existe pas d’information sur d’éventuelles perspectives vers des licences professionnelles. En termes d’insertion professionnelle, une fois encore le pôle enquête semble le point central essentiel de la structure de cette formation. 2 Evaluation des diplômes Licences– Vague A ACADÉMIE : GRENOBLE Établissement : Université de Savoie - Chambéry Demande n° S3110052694 Domaine : Sciences, technologies, santé Mention : Mathématiques Présentation de la mention L’Université de Savoie – Chambéry propose sept mentions de licence générale dans le domaine Sciences, technologies, santé (STS). Le premier semestre est structuré en trois portails correspondant à des groupements thématiques. Il comporte un tronc commun de mathématiques, physique et chimie et permet l’accès aux différentes mentions du domaine STS. La mention Mathématiques propose un seul parcours autour d’un socle fondamental de connaissances. Elle intègre dans sa nouvelle architecture une part significative de compétences complémentaires. Les enseignements d’ouverture aux disciplines de l’informatique, de la physique et de l’économie, offerts au choix, permettent des réorientations vers des mentions partenaires jusqu’à la fin de la deuxième année. La signature de conventions de partenariat avec des universités à l’étranger (Canada et Europe) devrait favoriser la mobilité internationale des étudiants. Les adaptations de la précédente offre proposées par l’équipe de pilotage de la formation sont judicieuses. Elles sont basées sur des indicateurs reconnus et une analyse chiffrée du bilan de fonctionnement. Afin de favoriser la réussite des étudiants, plusieurs actions sont proposées allant de l’information des lycéens et de leurs enseignants jusqu’aux dispositifs d’accompagnement et d’aide à l’insertion professionnelle. En plus de la préparation aux concours de l’enseignement, quatre spécialités de masters du même site ainsi que le réseau Polytech de formation d’ingénieurs sont susceptibles d’accueillir les étudiants issus de cette mention. Avis condensé Avis global : La licence mention Mathématiques comporte un seul parcours resserré autour d’un socle de base garantissant des connaissances fondamentales. L’ouverture thématique est assurée par un premier semestre commun à plusieurs mentions. L’orientation est progressive et n’est définitive qu’à l’issue du quatrième semestre. Cependant, un positionnement plus explicite par rapport à la mention Mathématiques appliquées et sciences sociales apporterait plus de lisibilité. L’ouverture à l’international est encouragée par la signature de conventions même si la mobilité constatée reste faible. La validation obligatoire tout au long du cursus d’unités d’enseignement de langues (anglais), des technologies de l’information, de méthodologie de travail universitaire, de communication, etc. est favorable à l’acquisition de compétences complémentaires et à l’élaboration des projets professionnels. Les étudiants qui souhaitent s’orienter vers les métiers de l’enseignement ont la possibilité de réaliser un stage en fin de troisième année et sont encouragés à participer au dispositif de tutorat. L’articulation avec les spécialités de master est cohérente. Excepté une présentation pendant l’année de l’offre de master, l’implication des représentants du master dans la gestion de la mention n’est pas explicitée et l’équipe pédagogique du niveau licence semble restreinte. La rédaction du dossier est d’une très grande qualité et reflète une exploitation réfléchie des dispositifs pédagogiques mis à disposition. L’analyse chiffrée du bilan de fonctionnement et de son exploitation dans l’élaboration de la nouvelle offre mérite d’être soulignée. 1 Points forts : Orientation progressive et réorientation possible après le semestre 3. Offre élaborée sur la base d’une analyse critique du bilan de la maquette précédente. Nombreux dispositifs à l’attention des lycéens et de leurs enseignants. Intégration des compétences additionnelles et complémentaires dans des UE obligatoires. Pilotage pluridisciplinaire. Evaluation semestrielle des UE avec réunion générale de restitution. Point faible : Suivi chiffré des effectifs sortants. NOTATION GLOBALE (A+, A, B ou C) : A+ Recommandations pour l’établissement : La lettre de cadrage qui donne un aperçu général de l’offre de formation et des dispositifs d’aide à la réussite mis à disposition a permis d’apprécier la capacité de l’équipe de formation à s’approprier les actions les mieux adaptées. Il conviendrait cependant qu’un volet de type « excellence » apparaisse clairement dans ces dispositifs. Avis détaillé 1 Pilotage de la licence : Deux équipes de pilotage, l’une au niveau de l’UFR et présidée par le directeur de l’UFR, l’autre propre à la mention, gèrent les formations et coordonnent les actions communes aux sept mentions du domaine. Un rééquilibrage au profit de la deuxième équipe est proposé pour une meilleure efficacité qui tiendrait compte de la spécificité de chaque discipline. Cependant, un pilotage mono-disciplinaire et une implication moins forte des représentants de l’UFR n’est pas sans risque et pourrait conduire à un cloisonnement thématique ou à un affaiblissement de la portée de certaines actions communes telles que l’auto-évaluation avec réunion de restitution ou les actions d’information au profit des lycéens. Par ailleurs, une plus grande implication des représentants des étudiants et des services de la scolarité ou d’orientation pourrait constituer un moyen d’enrichir le pilotage de la mention. 2 Projet pédagogique : La structuration en un parcours et le resserrement sur des exigences de base sont bien argumentés. Les compétences annoncées sont cohérentes avec le cursus conçu. Les équilibres semestriels et des types d’enseignement sont respectés à l’exception des UE d’économie. La part des langues (anglais) et des compétences additionnelles est significative tout au long de la formation. Les compétences transversales nécessaires à la préparation des concours (enseignement ou ingéniorat) ou à la poursuite en master sont bien intégrées. 3 Dispositifs d’aide à la réussite : L’éventail des dispositifs d’aide à la réussite est relativement large et se décompose en deux familles. La première vise l’information des élèves des lycées et de leurs enseignants : orientation active, Liaison Lycée Université, Articulation Second degré Université Rectorat, Journées des professeurs principaux, etc. La deuxième a pour objectif d’améliorer l’accompagnement des étudiants au sein de l’Université notamment dans le cadre du plan réussite en licence : enseignant référent, cours de soutien pour les étudiants en difficulté, tutorat étudiant, information sur les débouchés et les poursuites d’études. Des dispositifs, expérimentés avec succès dans d’autres universités françaises, ne sont pas évoqués : cours-TD en L1, cours de mise à niveau… ou encore les dispositifs dits d’excellence. 2 4 Insertion professionnelle et poursuite d’études choisies : La poursuite d’études en master, la préparation aux concours de l’enseignement ou encore la récente intégration du réseau Polytech sont les principaux débouchés de la présente mention. Des UE de communication ou sous forme de stage sont proposées dans le cursus. L’analyse des parcours des étudiants semble montrer que les étudiants définiraient leur orientation en deuxième année. Ainsi, au moins une fois par année, des réunions d’informations au profit des étudiants des deuxième et de troisième années sur les débouchées et les passerelles sont organisées au niveau de l’Université. Cependant, aucun dispositif d’information ou de réorientation vers des cycles courts ou professionnels ne semble prévu. 3 Evaluation des diplômes Licences– Vague A ACADÉMIE : GRENOBLE Établissement : Université de Savoie - Chambéry Demande n° S3110052728 Domaine : Sciences, technologies, santé Mention : Physique-Chimie Présentation de la mention La mention Physique-Chimie est intégrée dans l’offre de formation Sciences, technologies, santé de l’Université de Savoie-Chambéry. Elle se décline en trois parcours : Physique, Chimie et Sciences physiques. Les deux premiers parcours constituent une première étape vers un cursus de master et de doctorat. Le dernier prédestine aux métiers de l’enseignement. Les parcours sont conçus en semestre, avec cinq types d’unités d’enseignement : les disciplinaires fondamentales, les disciplinaires complémentaires, celles d’ouverture, celles de compétences additionnelles et celles d’insertion professionnelle. Des passerelles sont organisées avec les Classes Préparatoires aux Grandes Ecoles, certains DUT, et d’autres mentions de licence de l’offre de formation de l’Université de Savoie. La formation propose en amont un dispositif d’orientation active à destination des lycéens de Terminale (journées portes ouvertes, conseils personnalisés, procédures d’admission post-bac). Pour les étudiants inscrits dans la filière, des conférences sur les poursuites d’études et débouchés sont organisées du semestre 1 jusqu’au semestre 4 ; des enseignants référents ou responsables de mention sont également disponibles tout au long de l'année pour des informations ponctuelles et personnalisées en vue de la construction du projet professionnel. L’aide à la réussite au cours du cursus s’inscrit dans la cadre du plan licence ; un effort particulier est consenti sur l’enseignement tutoré. Avis condensé Avis global : La demande de renouvellement est pleinement justifiée, tant d’un point de vue du contenu de la formation que des perspectives offertes aux étudiants, de l’aide à la réussite ou du pilotage. La formation est suffisamment pluridisciplinaire et flexible, particulièrement en L1 avec un premier semestre entièrement commun au domaine de formation, pour permettre à l’étudiant de chercher sa voie tout en lui assurant un éventail raisonnable de débouchés. L’arsenal qui est mis en œuvre pour lui permettre de réussir son cursus et sa future insertion professionnelle est très satisfaisant (informations en cours de cursus, conseils personnalisés). Le taux de réussite à trois ans est de 89 %. Ceci semble indiquer que les étudiants de la filière sont particulièrement encadrés et que donc le plan réussite en licence commence à faire sentir ses premiers effets. Gageons que la prochaine habilitation permette encore d’étendre et d’optimiser ce dispositif. Cependant, comme toute chose est perfectible, l’évaluation des enseignements transversaux devrait clairement être optimisée. De même, il faudrait veiller à développer le suivi de cohortes. Points forts : Bonne évaluation des enseignements. Proximité de trois grands laboratoires de recherche. Bonne articulation avec les masters. 1 Point faible : Absence de suivi de cohortes. NOTATION GLOBALE (A+, A, B ou C) : A Recommandations pour l’établissement : L’Université de Savoie se doit de pérenniser cette formation d’excellence, qui plus est bien adossée sur les 3 grands laboratoires universitaires que sont les laboratoire d'Annecy-le-Vieux de physique des particules (LAPP), laboratoire d'Annecy-le-Vieux de physique théorique (LAPTH) et laboratoire de chimie moléculaire et environnement (LCME). Cette formation est en très bonne articulation avec les masters qui sont les voies principales de débouchés de la filière. La politique d’évaluation et d’amélioration des diplômes, en l’occurrence celle de la mention expertisée, est à encourager et amplifier. Peut-être serait-il souhaitable de développer davantage le suivi de cohortes ainsi que de développer des outils pour évaluer les compétences transversales. Avis détaillé 1 Pilotage de la licence : Le pilotage de la licence mention Physique-Chimie est convaincant. Peut-être aurait-il été utile de préciser davantage les fonctions au sein de l’équipe pédagogique dans le dossier proposé à expertise. A la vue du document, le partenariat disciplinaire semble cependant satisfaisant. Il est prévu une montée en puissance des outils de connaissance et de suivi de la population étudiante que l’on pourrait qualifier actuellement de standard, de même que d’évaluation des enseignements par les étudiants et par les enseignants. Le lien avec le secondaire semble très satisfaisant avec le dispositif Liaison Lycée-Université (présentations des formations dans les lycées) dans le cadre du projet ASUR (Articulation Second degré Université Rectorat). 2 Projet pédagogique : Le projet pédagogique est en tout point convaincant. Il est parfaitement ancré et justifié dans le contexte local et national, avec des débouchés tant généralistes (poursuite en master) que professionnels (un peu moins au niveau L). L’équilibre semestriel des modules est respecté garantissant ainsi un confort d’apprentissage pour les étudiants concernés. L’utilisation des technologies de l’information et de la communication est satisfaisante (bureau virtuel : livret des études, emplois du temps, informations utiles, liens vers des sites d’information sur les options, sport, BU, comptes-rendus de TP ou devoirs directement sur des sites conçus par les enseignants, contact avec les étudiants par messagerie électronique, mise à disposition de contenus de cours et corrigés de TD et de devoirs). La place actuelle des compétences additionnelles (anglais plate-forme LANSAD et C2i) est satisfaisante. Les règles de compensation sont quant à elles claires et pertinentes, et ont été modifiées par rapport à la présente maquette. L’évaluation des enseignements par les étudiants se fait de façon standard UE par UE, et les étudiants participent également très régulièrement aux commissions pédagogiques. La formation est évaluée de façon globale. 3 Dispositifs d’aide à la réussite : L’accompagnement proposé aux étudiants est conséquent et le dispositif forme un ensemble cohérent : mise en place d’une évaluation initiale, i.e. une sorte ‘d’état des lieux’, dispositif de mise à niveau, système d’enseignants référents, tutorat utilisé massivement, aménagements proposés aux sportifs et musiciens de haut niveau. La manière dont sont gérés les étudiants bacheliers hors série S n’est cependant pas très claire dans le dossier. La progressivité et le nombre de parcours sont tout aussi satisfaisants. Au nombre de trois, ils couvrent l’ensemble de l’item PhysiqueChimie, Sciences physiques sans chevauchement dommageable pour l’offre de formation. L’aide à l’élaboration du projet professionnel est satisfaisante avec un Bureau d’Aide à l’Insertion Professionnelle des Etudiants. En outre, un 2 stage ouvrier est prévu entre le S2 et le S3 (un second stage est possible entre le S4 et le S5) et, au cours du cursus, des modules de connaissance de l'entreprise, connaissance des métiers de l'enseignement sont également proposés. En revanche, la méthodologie du travail universitaire serait indubitablement à optimiser. 4 Insertion professionnelle et poursuite d’études choisies : La préparation active à l’orientation est satisfaisante et l’articulation entre licence et master est cohérente. L’ouverture sur le monde professionnel paraît vouloir être amplifiée, avec un stage obligatoire d'au moins 3 semaines entre les L1 et L2, validé par un mémoire et une soutenance en S3 (possibilité de faire un second stage optionnel entre le S4 et le S5). La poursuite d’études en master après cette mention de licence représente un pourcentage très respectable, mais il est regrettable que l’accent ne soit pas davantage mis sur l’insertion professionnelle qui est peu renseignée dans le dossier ainsi que sur le devenir des sortants non-diplômés. Il faudrait peut-être renforcer le suivi systèmatique des cohortes étudiantes même si l’on sait que ce n’est pas toujours chose aisée. 3 Evaluation des diplômes Licences– Vague A ACADÉMIE : GRENOBLE Établissement : Université de Savoie - Chambéry Demande n° S3110052730 Domaine : Sciences, technologies, santé Mention : Sciences et technologies de l’information et des communications Présentation de la mention L’offre de formation licence générale de l’Université de Savoie propose sept mentions dans le domaine Sciences, technologies, santé (STS). Trois portails structurent l’accès aux différentes mentions. Le premier semestre propose un tronc commun. Les trois semestres suivants permettent de dessiner progressivement les contours de chaque mention. La troisième année, propre à chaque mention, voire à chaque parcours, permet de donner une coloration différenciée à la formation. La mention Sciences et technologies de l’information et des communications regroupe les disciplines de l’informatique, de l’électronique et des télécommunications. Elle est structurée en trois parcours : Informatique, Electronique et technologie des télécommunications, et Télécommunications et réseaux correspondant à l’offre de master en local. Des réorientations sont possibles jusqu’à la fin de la deuxième année. Afin de favoriser l’insertion professionnelle, notamment dans le cadre des masters proposés, une formation technologique est privilégiée ainsi que des enseignements d’aide à l’acquisition de connaissances et de compétences complémentaires. La signature de conventions de partenariat avec des universités à l’étranger (Canada et Europe) devrait favoriser la mobilité internationale des étudiants. Afin de favoriser la réussite des étudiants, des dispositifs d’information et d’accompagnement des étudiants sont proposés. En complément de cette formation gérée au sein de l’UFR STS, l’IUT propose des formations courtes dans les mêmes disciplines avec des passerelles aménagées pour faciliter les réorientations en cours de cycle. Avis condensé Avis global : La licence mention Sciences et technologies de l’information et des communications comporte trois parcours autour de l’informatique, des réseaux, des télécommunications et de l’électronique. L’orientation est progressive à partir du deuxième semestre et n’est définitive qu’à l’issue du quatrième semestre. L’absence des thématiques de cette mention du tronc commun obligatoire du premier semestre, ainsi que son nom « savant » pourraient expliquer son manque de visibilité auprès des jeunes étudiants. L’équipe de formation propose des aménagements en troisième année afin de mieux tenir compte de l’apport intéressant, voire essentiel pour le parcours Electronique et télécommnication, des flux extérieurs en provenance de l’IUT. La signature de conventions de doubles diplômes avec des établissements à l’étranger est favorable à la mobilité internationale des étudiants et contribuera sans doute à améliorer la visibilité de la formation. L’acquisition de compétences complémentaires, telles que les langues étrangères, les techniques de communication et d’expression orale et écrite, l’élaboration de projets professionnels, etc. se fait au travers d’enseignements proposés tout au long du cursus. L’articulation avec les spécialités de master est cohérente. La qualité de la rédaction du dossier est remarquable. L’analyse du bilan de fonctionnement et des indicateurs est bien fournie. Le projet pédagogique élaboré propose des adaptations qui répondent aux problèmes indentifiés. 1 Points forts : Orientation progressive et réorientation possible jusqu’au semestre 3. Nombreux dispositifs à l’attention des lycéens et de leurs enseignants. Offre élaborée sur la base d’une analyse critique du bilan de la maquette précédente. Intégration des compétences additionnelles et complémentaires dans des UE obligatoires. Pilotage pluridisciplinaire. Evaluation semestrielle des UE. Passerelles avec l’IUT. Points faibles : Visibilité locale insuffisante au niveau L en contraste avec le niveau M. Positionnement insuffisant par rapport aux formations d’ingénieurs comparativement à d’autres mentions. L’intitulé ne semble pas pertinent pour un public non averti au vu des disciplines que recouvre la mention, en particulier l’électronique ou l’informatique dans une moindre mesure. NOTATION GLOBALE (A+, A, B ou C) : A Recommandations pour l’établissement : La lettre de cadrage donne un aperçu général de l’offre de formation et des dispositifs mis à disposition. En particulier, elle a permis d’apprécier la capacité de l’équipe de formation à s’approprier les actions les mieux adaptées. Comme les mentions à fort caractère technologique peuvent souffrir de la concurrence des filières courtes, il conviendrait d’améliorer leur visibilité pour mieux les valoriser, notamment auprès des jeunes publics. Avis détaillé 1 Pilotage de la licence : Jusqu’en 2009, le pilotage a été assuré essentiellement par une équipe de formation commune à l’ensemble des mentions du domaine Sciences et technologies. Depuis la rentrée 2009, les compétences des responsables de mentions et de leurs équipes ont été élargies pour un pilotage tenant davantage compte de la spécificité des disciplines. Les actions communes, notamment celles du plan réussite en licence, continueront quant à elles à être gérées de manière centrale à l’UFR. Le mode d’implication des représentants des étudiants ou des masters, ou encore des services d’orientation dans l’équipe pédagogique de la mention à compétences étendues (qui de ce fait s’apparente désormais à une équipe de formation) n’est pas indiqué. 2 Projet pédagogique : La structuration en trois parcours correspond aux disciplines couvertes par la mention. La coloration technologique de la formation est assumée ; elle est justifiée par un souci d’articulation avec l’offre très attractive des masters partenaires. Les compétences annoncées sont cohérentes avec le cursus conçu. Les équilibres semestriels et des types d’enseignement sont respectés. La part des langues étrangères et des compétences additionnelles est significative tout au long de la formation. Les compétences transversales d’aide à l’élaboration d’un projet professionnel sont également intégrées. 2 3 Dispositifs d’aide à la réussite : Elaboré au niveau de l’université et de l’UFR, le dispositif comporte deux volets. Le premier concerne l’information aux lycéens et à leurs enseignants à travers des actions organisées aux lycées et à l’université : conférences plénières, Lycée Université, Articulation Second degré Université Rectorat, Journées des professeurs principaux, orientation active, etc. Le second volet concerne des actions envers les étudiants au sein de l’université : semaine d’accueil, enseignant référent, cours de soutien pour les étudiants en difficulté, information sur les débouchés et les poursuites d’études. Cependant, aucune référence n’est faite aux dispositifs dits « d’excellence ». 4 Insertion professionnelle et poursuite d’études choisies : Statistiquement, la poursuite d’études en master est le principal débouché observé pour la présente mention. Un stage optionnel (une part non négligeable des effectifs du L3 provient d’un DUT où ils ont déjà effectué un stage) ou un projet d’envergure avec réalisation technique et conceptuelle sont proposés pour sensibiliser les étudiants aux exigences d’un environnement professionnel. Des UE de techniques de communication et d’expression orale et écrite sont proposées dans le cursus. Une fois par année, une réunion d’information au profit des étudiants de deuxième et de troisième années sur les débouchés et les passerelles est organisée au niveau de l’université. Les flux annoncés manifestent un déplacement dominant conduisant du cycle court au cycle long. 3 Evaluation des diplômes Licences– Vague A ACADÉMIE : GRENOBLE Établissement : Université de Savoie - Chambéry Demande n° S3110052732 Domaine : Sciences, technologies, santé Mention : Mathématiques appliquées et sciences sociales Présentation de la mention L’offre de formation licence de l’Université de Savoie comporte sept mentions dans le domaine Sciences, technologies, santé (STS). Le tronc commun pluridisciplinaire du premier semestre permet une orientation progressive. Les enseignements optionnels permettent une ouverture disciplinaire et facilitent la réorientation vers d’autres mentions en cours de cursus, entre le milieu de la première année et la fin de la deuxième année. La mention Mathématiques appliquées et sciences sociales (MASS) propose trois parcours, Géographie, Psychologie et Economie, en partenariat entre les UFR « Sciences Fondamentales et Appliquées », « Centre Interdisciplinaire Scientifique de la Montagne », « Lettres, Langues et Sciences Humaines » et « l’institut de Management de l’Université de Savoie ». Le socle fondamental est composé principalement d’enseignements de mathématiques. La poursuite dans l’un des trois parcours se fait grâce à des enseignements communs avec la mention de la discipline partenaire. Ainsi, le spectre des masters pouvant accueillir les étudiants issus de cette mention est relativement large. La mise en place d’enseignements pour l’acquisition de compétences complémentaires et la multidisciplinarité par excellence de cette formation sont favorables à une insertion professionnelle notamment en lien avec les métiers de l’enseignement. La part des langues étrangères et la signature de conventions de partenariat avec des universités à l’étranger (Canada et Europe) devraient favoriser la mobilité internationale des étudiants. Plusieurs dispositifs d’information auprès des lycéens et d’accompagnement des étudiants sont intégrés dans le cadre du plan de réussite en licence. Avis condensé Avis global : La licence mention MASS comporte trois parcours Géographie, Psychologie et Economie avec un socle de base en mathématiques représentant un peu plus du tiers des crédits européens (CE). La part des enseignements des disciplines en lien avec les parcours correspond à moins d’un quart des CE, ce qui soulève la question de la réelle articulation annoncée avec les masters disciplinaires. L’équation ne semble pas évidente à résoudre : garantir une véritable pluridisciplinarité ouverte sur les autres mentions et maîtriser la charge horaire spécifique en mutualisant les enseignements. Ainsi, le choix du parcours s’opère dès le deuxième semestre et les passerelles proposées en deuxième année semblent correspondre davantage à des réorientations. La cohérence entre les connaissances, les compétences et les objectifs mériterait d’être mieux argumentée. La professionnalisation de la formation est affichée avec force grâce notamment à l’intégration d’enseignements dédiés. Cependant, la part équivalente à 5 % des CE et la place non explicitée accordée au stage risquent de relativiser la portée de cette dimension. L’ouverture à l’international est encouragée par la signature de conventions même si le flux semble être exclusivement sortant. Les dispositifs d’information, notamment auprès des lycéens de la série ES, semblent concluants même si l’effectif global semble faible au vue du nombre de parcours proposés. Le dossier est globalement bien rédigé. Cependant, certaines données statistiques auraient pu être accompagnées de commentaires pour un meilleur éclairage et une meilleure mise en perspective de l’architecture adoptée pour la mention. 1 Points forts : Mention fortement pluridisciplinaire. Nombreux dispositifs d’information à l’attention des lycéens. Intégration des compétences additionnelles et complémentaires dans des UE obligatoires. Evaluation semestrielle des UE. Points faibles : Un positionnement mieux argumenté par rapport aux cursus courts serait utile. L’analyse du bilan chiffré n’est pas suffisamment critique. L’adéquation semble difficile entre les connaissances et les compétences annoncées, rendant peu évidentes les orientations affichées. NOTATION GLOBALE (A+, A, B ou C) : B Recommandations pour l’établissement : La lettre de cadrage donne un aperçu général de l’offre de formation et des dispositifs mis à disposition. En particulier, elle a permis d’apprécier la capacité de l’équipe de formation à s’approprier les actions les mieux adaptées. Dans le cadre d’une mention à forte pluridisciplinarité, la mutualisation permet de rationaliser les moyens ; en contrepartie, il conviendrait de conduire une politique spécifique pour tirer pleinement profit de la richesse de tels cursus et leur permettre d’atteindre l’objectif affiché de la compétence multiple. Avis détaillé 1 Pilotage de la licence : La mention implique quatre composantes de l’Université et au moins deux sites. Ainsi, plusieurs niveaux de pilotages existent : semestre, parcours, mention, inter-mentions, inter-composantes… La difficulté majeure réside dans la coordination des enseignements mutualisés et la gestion des emplois de temps qui doivent tenir compte des délais de déplacement des étudiants entre deux sites. Un rééquilibrage du pilotage au profit de l’équipe de formation de la mention, donc une gestion moins centralisée, est adopté depuis la rentrée 2009 pour une meilleure efficacité qui tiendrait compte de la spécificité de la mention. Cependant, la nouvelle composition n’est pas indiquée, excepté la présence d’un représentant de la scolarité. Les actions communes telles que l’auto-évaluation, l’information au profit des lycéens, l’accueil et l’accompagnement des étudiants seraient toujours gérées de manière coordonnée. 2 Projet pédagogique : La mention MASS est structurée en trois parcours ; chacun correspondant à une spécialisation thématique : Economie, Géographie et Psychologie. Ils partagent tous un socle en mathématiques complété par des enseignements en informatique. La formation proposée en mathématiques appliquées est complète sauf peut-être concernant la « modélisation ». Les débouchés visés et les compétences acquises semblent parfois peu réalistes telles que la poursuite en master d’Informatique générale. D’ailleurs, une information chiffrée sur le devenir des étudiants (les masters intégrés ou les concours de l’enseignement etc.) aurait été utile. La réorientation vers les mentions partenaires des parcours est possible grâce notamment à la mutualisation des enseignements. Les chiffres sur le recours des étudiants à de tels dispositifs auraient pu être donnés pour appuyer leur intérêt. 2 3 Dispositifs d’aide à la réussite : L’Université et les composantes proposent plusieurs dispositifs d’aide à la réussite. A l’attention des futurs étudiants, des enseignants des lycées et également des parents d’élèves, on trouve : l’orientation active, des conférences annuelles, etc. A l’attention des étudiants au sein de l’Université , on trouve : la semaine d’accueil, l’accompagnement par des enseignants référents, les cours de soutien en petits groupes, une information sur les débouchés et les poursuites d’études. Bien que le plan de réussite en licence ait été lancé depuis deux ans, aucune information indicative sur l’impact des actions menées n’est fournie. 4 Insertion professionnelle et poursuite d’études choisies : La poursuite d’études dans le master Ingénierie des données en sciences sociales et économie est le débouché clairement mis en avant. L’articulation semble cohérente. Toutefois, une meilleure explication de l’adéquation avec la poursuite dans les autres masters serait très utile. La préparation aux concours de l’enseignement est présentée également comme principal débouché professionnel direct. La cohérence serait renforcée en expliquant davantage la place accordée au stage en fin de cursus en complément des UE dédiées à l’aide à l’insertion professionnelle (5 % des CE) proposées : techniques de communication et d’expression orale et écrite, connaissance de l’entreprise… Au moins une fois par année, des réunions d’informations au profit des étudiants de deuxième et de troisième années sur les débouchées et les passerelles sont organisées au niveau de l’Université. Cependant, aucun dispositif d’information ou de réorientation vers des cycles courts ou professionnels ne semble prévu. 3 Evaluation des diplômes Licences– Vague A ACADÉMIE : GRENOBLE Établissement : Université de Savoie - Chambéry Demande n° S3110052734 Domaine : Sciences, technologies, santé Mention : Sciences de la Terre et environnement Présentation de la mention La mention Sciences de la Terre et environnement de ce diplôme de licence est intégrée dans l’offre de formation Sciences, technologies, santé de l’Université de Savoie-Chambéry. Elle se décline en trois parcours : Géosciences fondamentales et appliquées, Initiation aux milieux de montagne, et Métiers de l’enseignement. Les deux premiers parcours constituent une première étape vers un cursus de master et de doctorat. Le dernier prédestine aux métiers de l’enseignement. Les parcours sont conçus en semestre, avec cinq types d’unités d’enseignement : les disciplinaires fondamentales, les disciplinaires complémentaires, celles d’ouverture, celles de compétences additionnelles et celles d’insertion professionnelle. Des passerelles sont organisées avec la licence de Sciences de la vie. La formation propose en amont un dispositif d’orientation active à destination des lycéens (en Terminale mais aussi en Première avec des journées portes ouvertes), mais également à destination de leurs parents avec une soirée de présentation de l’établissement. Une aide à la réussite est organisée pour les étudiants déjà dans la filière, avec réunions de prérentrée, séances de correction d’examen entre les deux sessions dans le cadre du plan licence, enseignements de méthodologie et soutien disciplinaire en petits effectifs. Un système d’enseignants référents est également effectif depuis cette année. Avis condensé Avis global : Il apparaît, tant d’un point de vue du contenu de la formation, des perspectives offertes aux étudiants (professionnelles et/ou poursuites d’études), d’aide à la réussite que du pilotage, que la demande de renouvellement est pleinement justifiée. La formation est suffisamment pluridisciplinaire et flexible, particulièrement en première année, pour permettre à l’étudiant de trouver sa vocation. En outre, un panel raisonnable de débouchés lui est offert à l’issue du cursus de licence. L’aide à la réussite et à l’insertion professionnelle est satisfaisante avec des informations en cours de cursus et un plan licence adapté. Un fait remarquable dans la mention existante est le très faible taux d’abandon. Le fort taux de réussite à trois ans, très supérieur à la moyenne des licences de l’Université de Savoie, semble indiquer que les étudiants de la filière sont particulièrement encadrés. Cependant, comme toute chose est perfectible, la part des enseignements transversaux devrait clairement être développée. Points forts : Bonne articulation avec les masters. Très faible taux d’abandon. Mise en place d’une politique d’évaluation et d’amélioration du diplôme. 1 Point faible : Enseignements transversaux pas assez développés. NOTATION GLOBALE (A+, A, B ou C) : A Recommandations pour l’établissement : L’Université de Savoie se doit très clairement de pérenniser cette formation d’excellence, bien adossée au tissu socio-économique (domaine géologique et environnemental). Cette mention est –en outre- très bien articulée avec les masters qui constituent les principaux débouchés dans le domaine. La politique d’évaluation et d’amélioration des diplômes est à encourager et amplifier. Peut-être serait-il souhaitable de développer davantage le suivi de cohortes, les enseignements transversaux ainsi que les passerelles. Avis détaillé 1 Pilotage de la licence : Le pilotage de la licence mention Sciences de la Terre et environnement est adéquat. Les fonctions précises au sein de l’équipe pédagogique sont bien assignées dans le dossier fourni à expertise, et la composition de l’équipe pédagogique garantit un fort partenariat disciplinaire. La nouvelle maquette de mention prévoit une montée en puissance des outils de connaissance et de suivi de la population étudiante (principalement constituée de primobacheliers), de même que d’évaluation des enseignements par les étudiants et par les enseignants. 2 Projet pédagogique : Le projet pédagogique est parfaitement convaincant, étant parfaitement ancré et justifié dans le contexte local et national ; la mention offre des débouchés tant généralistes (poursuite en master) que professionnels. L’équilibre semestriel des modules est respecté assurant un confort d’apprentissage aux étudiants. Des modifications substantielles ont été apportées par rapport à la présente habilitation ; il est désormais impossible d’obtenir la licence avec 5 semestres par compensation des 6 semestres. Plusieurs bémols concerneraient cependant l’utilisation des technologies de l’information et de la communication qui mériterait certainement d’être davantage développée, la place actuelle des compétences additionnelles (anglais et C2i) ainsi que les compétences transversales qui sont certes présentes, mais pas encore assez développées ou explicitement évaluées. Les règles de compensation sont claires et semblent pertinentes. Les étudiants évaluent les enseignements UE par UE de façon standard, et participent également très régulièrement aux commissions pédagogiques. Enfin, la formation est également évaluée dans sa globalité. 3 Dispositifs d’aide à la réussite : L’accompagnement à la réussite qui est proposé aux étudiants de l’Université de Savoie est complet et cohérent : politique des ‘petits groupes’ pour les étudiants en difficulté, mise en place d’une évaluation initiale, i.e. une sorte ‘d’état des lieux’, préparations des contrôles de connaissances par des séances de corrections d’examens et un système d’enseignants référents. Le dossier n’est pas très clair quant à la façon dont sont gérés les étudiants bacheliers hors série S et quant à d’éventuelles mesures spécifiques pour les étudiants handicapés ou les sportifs de haut niveau. La progressivité et le nombre de parcours apparaissent satisfaisants. Au nombre de trois, ils couvrent l’ensemble de l’item Sciences de la Terre et environnement sans chevauchement dommageable pour l’offre de formation. L’aspect international du parcours n’est pas non plus négligé, avec des bourses de mobilité de la région Rhône-Alpes pour aller étudier à l’étranger, mais mériterait d’être développé encore davantage. A optimiser également, les réorientations et passerelles qui ne sont pas –en l’état- pléthoriques… 2 4 Insertion professionnelle et poursuite d’études choisies : La préparation active à l’orientation est satisfaisante, de même que l’articulation entre licence et master. Le dossier d’habilitation fait état d’une ouverture accrue sur le monde professionnel, avec interventions plus systématiques de professionnels extérieurs à la formation. La poursuite d’études en master après cette mention de licence représente un taux moyen très respectable de 75 %. Il est peut-être à regretter qu’un accent ne soit pas davantage mis sur l’insertion professionnelle, peu renseignée dans le dossier, ainsi que sur le devenir des étudiants sortants, mais non-diplômés. Il faudrait enfin veiller à renforcer le suivi systèmatique des cohortes étudiantes. 3 Evaluation des diplômes Licences– Vague A ACADÉMIE : GRENOBLE Établissement : Université de Savoie - Chambéry Demande n° S3110052735 Domaine : Sciences, technologies, santé Mention : Sciences de la vie Présentation de la mention La licence mention Sciences de la vie de l’Université de Savoie (UdS) est une formation post-bac en 3 ans dans le domaine Sciences, technologie, santé. Elle se décline, en troisième année (L3) en trois orientations spécifiques, appelées parcours, ayant un tronc commun important, plus un parcours partagé avec d’autres mentions de licence. Les première et deuxième années (L1 et L2) ont un tronc commun avec les L1 et L2 d’autres licences et des enseignements spécifiques définissant différents parcours intermédiaires. Les trois orientations de la L3 sont le parcours Biologie-Ecologie (BE), le parcours Métiers de l’enseignement (ME), commun à la licence Sciences de la Terre et de l’environnement, et le parcours Sciences de l’environnement (SE). Le quatrième parcours commun à diverses licences est le parcours Initiation aux métiers de la montagne (IMM). - Le parcours BE permet d’acquérir de bonnes connaissances en biologie des populations notamment. - Le parcours ME permet d’acquérir des connaissances générales en biologie et sciences de la Terre, ainsi que des techniques de communication en vue du professorat des écoles ou en collège et lycée. - Le parcours SE permet d’acquérir des connaissances en biologie, sciences du sol, chimie de l’environnement. - Le parcours IMM prépare à une poursuite d’étude dans le master EPGM (Equipement, Protection et Gestion des milieux de Montagne). Comme toute licence dite générale, la licence Sciences de la vie de l’UdS permet d’acquérir un niveau de technicien supérieur pour entrer dans la vie active, mais surtout mène à une poursuite d’études logique en master et/ou formation des enseignants. De nombreuses possibilités de réorientations entre les parcours et/ou les mentions existent, dont des licences professionnelles après la L2. Avis condensé Avis global : La licence Sciences de la vie de l’UdS offre une bonne formation, avec des UE (unité d’enseignement) professionnalisantes et un stage conseillé. Les parcours la composant en L1 et L2, partiellement communs avec les autres licences, rendent l’offre de formation assez floue ou du moins manquant de lisibilité dans sa présentation. L’important tronc commun à plusieurs mentions de licence en L1 et L2 est un point très positif. Il n’en est que plus dommage que la présentation de l’offre globale de formation dans le dossier soit si succincte, ne permettant pas de l’évaluer à sa juste valeur pour ces deux premières années. A priori, ce tronc commun permet à l’étudiant de construire aisément son parcours. En L3, l’élaboration des parcours est logique, mais le flux d’étudiants, assez faible, peut conduire à s’interroger sur la pertinence de leur maintien. Cependant, avec un tronc commun de 2/3 environ, 1 leur maintien peut sembler raisonnable, mais il est d’autant plus regrettable qu’aucun chiffre de flux par parcours ne soit fourni. Les règles de progression dans le cursus sont bonnes. Les modalités de contrôle des connaissances ne font pas assez appel au contrôle continu, surtout en L1 et L2. Les régles de compensation sont bonnes en général, mais la comptabilisation du stage facultatif est floue. La part importante de l’enseignement obligatoire de l’anglais dans la mention est un point très positif. Le volume d’enseignement dévolu aux enseignements transversaux et au projet profesionnel paraît suffisant a priori, mais les UE professionnaliantes ne ressortent pas. Points forts : Tronc commun pluridisciplinaire important. Parcours à spécificité régionale (IMM). Importance donnée à la maîtrise de l’anglais. Possibilités de passerelles. Points faibles : Offre de formation peu lisible en L1 et L2 (ou mal présentée ?). Place insuffisante du contrôle continu. Absence de stage obligatoire. La présence d’UE professionnalisantes n’est perceptible que dans le parcours ME. Absence de données sur les effectifs par parcours. NOTATION GLOBALE (A+, A, B ou C) : B Recommandations pour l’établissement : L’établissement devrait clarifier son offre de formation en L1 et L2, et accorder son offre globale aux flux si ceux-ci ne remontent pas à l’avenir. L’établissement se doit de continuer à s’engager dans l’accompagnement pédagogique en développant les contrôles continus notamment et de développer le plan réussite en licence en L1 et L2. A l’avenir il conviendrait de fournir un document plus complet et renseigné, notamment sur le contenu des enseignements non disciplinaires, les flux par parcours et le devenir des étudiants en général. Avis détaillé 1 Pilotage de la licence : Les informations fournies par l’établissement sont partielles. Les mesures prises dans le cadre du plan réussite en licence ne sont pas assez développées. L’équipe pédagogique est trop restreinte, mais l’existence d’une commission pédagogique est un dispositif intéressant. Le dispositif de suivi de cohorte doit être développé (très peu d’information dans le dossier). 2 Projet pédagogique : L’établissement devrait mieux présenter le contenu de son offre de formation. Les tableaux fournis sans « mode d’emploi » ne sont pas très explicites et parfois contradictoires selon le document source. Les volumes 2 horaires totaux semestre par semestre ne sont pas fournis et ne sont pas calculables précisément à partir des éléments du dossier. Certains documents annexes mentionnés ne sont pas fournis (évaluation des enseignements par les étudiants…). La mention a sa place dans l’offre de formation régionale et le parcours IMM est une spécificité régionale intéressante dont il conviendrait de fournir les flux. Le contenu des enseignements de la mention est cohérent avec ses objectifs et a priori prépare bien aux poursuites d’études. La répartition cours magistraux, travaux dirigés et travaux pratiques est adaptée. L’incitation au stage entre la L2 et la L3 est une bonne idée, mais le mode d’évaluation donnant droit à un crédit n’est pas fourni. L’enseignement des compétences transversales est bon pour l’anglais, mais semble insuffisant pour l’informatique (comment prépare-t-on au C2i ?) et très peu précisé pour le reste. 3 Dispositifs d’aide à la réussite : L’information des lycéens en amont des études universitaires semble bien faite, ainsi que durant le cursus. Les actions dans le cadre du plan réussite en licence ne sont pas très nombreuses et devraient être développées. Le nombre de parcours est raisonnable en L3, sous réserve d’un flux suffisant. En L1 et L2, la présentation des parcours est plus complexe et ne les justifie pas nécessairement tous. De nombreuses passerelles sont prévues, ce qui est positif. 4 Insertion professionnelle et poursuite d’études choisies : Le taux de poursuite d’études au sein de l’établissement est relativement faible, mais s’explique par une offre de formation master plus limitée que celles voisines de l’Université Joseph Fourier Grenoble 1 et de l’Université Claude Bernard Lyon 1 notamment. Néanmoins, a priori la poursuite d’études en master est globalement très bonne. A ce sujet, comme remarqué dans le dossier, il serait intéressant d’avoir un suivi de cohortes sur les poursuites d’études et l’insertion professionnelle des étudiants. Les résultats pourraient permettre de mieux faire ressortir la qualité des enseignements de l’UdS. La mobilité est encouragée (passerelles vers les licences professionnelles, système ERASMUS…), mais l’ouverture sur le monde professionnel, hormis le parcours ME, n’est pas flagrante dans le dossier. 3 Evaluation des diplômes Licences– Vague A ACADÉMIE : GRENOBLE Établissement : Université de Savoie - Chambéry Demande n° S3110052736 Domaine : Sciences, technologies, santé Mention : Sciences et techniques des activités physiques et sportives Présentation de la mention La mention Sciences et techniques des activités physiques et sportives (STAPS) de l’Université de SavoieChambéry propose aux étudiants une formation fondée sur une spécialisation progressive en deux parcours : Ergonomie et performance motrice (EPM) d’une part, et Education et motricité (EM) d’autre part. La première année est généraliste et entièrement commune afin que chaque étudiant puisse acquérir une solide base de connaissances. En deuxième année, un début de spécialisation s’esquisse au moyen d’une ouverture aux différents champs professionnels visés par la formation (milieux de l’entrainement, de l’entreprise ou de l’éducation). La troisième année articule un tronc commun et des d’unités d’enseignement de spécialisation par parcours. Le parcours Ergonomie du matériel sportif, l’intervention ergonomique en industrie constitue l’originalité de l’offre de formation de STAPS à l’Université de Savoie-Chambéry au regard de l’offre affichée dans les grandes métropoles universitaires voisines à Grenoble ou Lyon et même au niveau national. Située sur le site de Chambéry, cette formation bénéficie d’un contexte favorable à son développement puisque près de 80 % des PME ayant comme objet l’activité motrice sont basées dans la Région Rhône Alpes. Pour sa part, le parcours Education et motricité constitue traditionnellement l’offre de base de STAPS débouchant sur les métiers de l'enseignement ; il est conçu à Chambéry comme un lieu de professionnalisation centré sur l’intervention auprès de différents publics accueillis en milieu scolaire (primaire et secondaire), en milieu adapté (handicap physique ou mental) et en milieu sportif (clubs, comités, ligues, pôles d’entrainement). Ces parcours sont mis en cohérence avec les spécialités de la mention de master STAPS : Ergonomie des APS, Ingénierie et conception de produits – Exercice, Sport, Santé, Handicap. Avis condensé Avis global : L’organigramme des équipes pédagogique et de direction, l’organisation interne des responsabilités de chacun, le fonctionnement collégial de cette équipe, la volonté de développer un pilotage de la mention par appropriation des retours d’information (notamment en matière de connaissances des publics et des résultats aux examens) sont des gages d’un accompagnement et d’un suivi des étudiants au cours de leur cursus. Même si les dispositifs ne donnent pas lieu encore à une formalisation poussée et si l’évaluation des formations n’est pas optimale (dispositifs et analyse qualitative et quantitative des données sont à renforcer), les efforts sont manifestes. L’équipe devra être attentive à l’attractivité du parcours Education et motricité notamment dans le cadre de la mise en place de spécialités de master enseignement. La composition de l’équipe pédagogique est un indicateur de la qualité de la formation tant au niveau de la formation académique que de la formation professionnalisante. Un effort important est consenti par cette équipe dans le domaine des dipositifs d’accompagnement à la réussite des étudiants. Elle devrait à l’avenir, avec l’aide des services de l’établissement, porter son attention sur les méthodes d’évaluation des compétences. 1 Points forts : La licence de STAPS est construite sur le principe de la progressivité des choix de parcours à l’intérieur de la mention ce qui permet des réorientations internes jusqu’à l’entrée de L3. La fonctionnalité de l’architecture de pilotage de la mention et la bonne complémentarité de composition de l’équipe pédagogique (PU, MCF et second degré permanents et professionnels) qui pallient pour partie une taille modeste. La délivrance systématique du supplément au diplôme. Le parcours Ergonomie du matériel sportif, l’intervention ergonomique en industrie constitue l’originalité de l’offre de formation de STAPS à l’Université de Savoie-Chambéry au regard de l’offre affichée aux niveaux régional et national. Points faibles : Méconnaissance de l'insertion des non diplômés et des diplômés après la licence. Des modalités et méthodes d’évaluation des compétences à définir. Une évaluation des formations par les étudiants à dynamiser, notamment en termes de pilotage des formations. NOTATION GLOBALE (A+, A, B ou C) : A Recommandations pour l’établissement : Des données sont produites par les services centraux, elles devraient être affinées et un accompagnement de leur utilisation systématique est nécessaire par les composantes afin de préciser les poursuites d'études par parcours de mention, l’insertion des diplômés en sortie de licence (suivi de cohorte) ou des sortants non diplômés (suivi des étudiants décrocheurs) et ce, par parcours. L’usage du numérique est insuffisamment mis en valeur et systématisé tant au niveau du fonctionnement des composantes que de la formation des étudiants (tableau interactif, mise en ligne des enseignements, élaboration de ressources numériques, enseignement à distance, etc.). Une information plus précise concernant l’évaluation des compétences transversales serait souhaitable pour éclairer leur impact dans la réussite du parcours universitaire, dans la poursuite d’études ou en termes d’aide à la professionnalisation. Une attention accrue à la mobilité internationale des étudiants pourrait être apportée, soutenue notamment par une forte articulation entre les services centraux et la composante au vu de la taille modeste de l’équipe. Avis détaillé 1 Pilotage de la licence : L’architecture de pilotage de la mention est pertinent avec une lisibilité des responsabilités verticales (au niveau de la licence, de chaque parcours, de chacune des trois années d’étude) ; toutefois, un renforcement de sa lisibilité transversale semblerait utile (l’évaluation des formations, l'orientation et le suivi de l'insertion professionnelle, les Relations Internationales, par exemple). L’équipe pédagogique dispose de retours d’informations relatifs à la connaissance des publics étudiants et de leurs résultats aux examens (analyse des enquêtes, conseils des études avec les délégués étudiants, etc.) et développe une attitude réflexive et prospective pour améliorer le fonctionnement de la mention (évolution des dispositifs de suivi et d’accompagnement, clarification des parcours et débouchés professionnels, adaptation des contenus d’enseignement et leur médiation pédagogique, adaptation des formes d’évaluation, etc.). Néanmoins, il serait utile de développer le secteur de l’évaluation des formations et de veiller à ce que ces données soient différenciées par parcours de formation. 2 2 Projet pédagogique : Le parcours Ergonomie et performance motrice (EPM) vise la formation de professionnels capables de mettre en relation le concepteur de matériels et son utilisateur, de participer à la conception de produits innovants. Les compétences construites permettent à ces professionnels, de formuler des diagnostics et, à partir d’eux, d’analyser les besoins et les demandes du public ou d’une clientèle, de participer au développement du produit, de mettre en œuvre un protocole de test, de conseiller des concepteurs de matériels sportifs. Les compétences associées au parcours EPM regroupent principalement des compétences techniques, technologiques et l’apprentissage du milieu des entreprises. Le parcours Education et motricité (EM) vise la formation de professionnels capables de participer à la conception d'un projet pédagogique utilisant la pratique des APSA dans un but éducatif. Les compétences construites permettent à ces professionnels, de formuler des diagnostics et à partir d’eux de concevoir, d’évaluer et de conduire, en face à face pédagogique direct, des dispositifs d’intervention adaptés à différents publics et à différents niveaux de pratique. Les compétences associées au parcours EM regroupent principalement des compétences didactiques et pédagogiques et une expérience forte dans l’intervention en milieu scolaire, en milieu adapté ou en milieu sportif ou associatif. Le projet pédagogique est cohérent et de qualité au plan de la formation académique et la composition de l’équipe pédagogique est un gage de qualité de la formation. Le projet professionnel de l’étudiant est un souci constant de l’équipe et de la politique de l’établissement, l’adossement aux fiches RNCP des licences EM et Ergonomie devrait permettre aux diplômés issus de ces deux parcours d’envisager une insertion professionnelle directe au sortir de la licence. Parallèlement, les possibilités de poursuite d’études vers les spécialités de master STAPS, Ergonomie des activités physiques, ingénierie et conception de produits et Exercice, sport, santé, handicap, sont des éléments d’attractivité supplémentaires à cette licence en organisant des possibilités d’insertion professionnelle après une poursuite d’études. 3 Dispositifs d’aide à la réussite : Des dispositifs d’aide à la réussite des études universitaires sont proposés, notamment en L1, où ils donnent lieu à une prise en charge différenciée des étudiants selon leur profil dans le champ des compétences transversales comme dans celui des connaissances disciplinaires ou complémentaires. Le projet de mettre en œuvre une évaluation diagnostique à l’issue des deux premiers mois de formation devrait rendre plus optimal cet accompagnement personnalisé. Il serait intéressant de développer ces dispositifs plus systématiquement en L1, mais également en L2 en menant une réflexion sur la charge de travail et l’emploi du temps des étudiants et de porter dans cette perspective une attention accrue aux étudiants salariés. Il serait également utile de développer une analyse de leur impact sur l’évolution du taux d’étudiants sortants non diplômés et d’obtention de la licence en 3 ans. 4 Insertion professionnelle et poursuite d’études choisies : De manière générale, les perspectives d’insertion professionnelle des étudiants issus de la mention devraient à terme être satisfaisantes compte tenu de l’adossement de la formation aux exigences des fiches RNCP des licences STAPS Education et motricité et Ergonomie et performance motrice et de la délivrance systématique de l’annexe descriptive au diplôme. Il serait utile toutefois que soient mis en œuvre les outils et méthodes d’analyse de l’insertion professionnelle au sortir de la licence parcours par parcours : soit en vue d’une insertion immédiate, soit dans le cadre d’une poursuite d’études. 3 Evaluation des diplômes Licences– Vague A ACADÉMIE : GRENOBLE Établissement : Université de Savoie - Chambéry Demande n° S3110054859 Domaine : Sciences humaines et sociales Mention : Psychologie Présentation de la mention La licence mention Psychologie est l’une des quatre mentions proposées par l’Université de Savoie dans le domaine Sciences humaines et Sociales. Les trois autres mentions concernent la Sociologie, l’Histoire et la Géographie. Cette mention propose une spécialisation progressive en psychologie. La première année (L1) permet une découverte très large du champ de la psychologie permettant une éventuelle réorientation vers d’autres disciplines des sciences humaines et sociales. Les unités d’enseignement de deuxième année (L2) permettent de poursuivre une formation en troisième année de psychologie ou d’envisager l’intégration dans une licence professionnelle centrée sur la psychologie de la santé. L’obtention de la licence après la troisième année (L3) offre des perspectives de professionnalisation principalement vers les métiers de l’enseignement, de la prévention, du travail social ou des ressources humaines. Elle ouvre naturellement la voie vers les masters de Psychologie. Avis condensé Avis global : La mention Psychologie de la licence Sciences humaines et sociales se caractérise actuellement par une baisse sensible des effectifs de première année. Si ce constat est général au niveau national, il a incité cependant les responsables de cette mention à accentuer leur réflexion dans le sens d’une meilleure lisibilité de leur offre de formation et à améliorer la qualité de l’encadrement des étudiants. L’organisation des enseignements se fait dans une double perspective : d’une part offrir progressivement aux étudiants les contenus nécessaires à la poursuite d’études dans le cadre des masters existant à l’Université de Savoie ; d’autre part donner à la licence une valeur préprofessionnalisante en direction des métiers de l’enseignement de la communication ou du travail social par exemple. Les enseignements de L2 puis de L3 intègrent cette double logique. Il sera intéressant d’intégrer dans les réflexions futures une analyse de l’impact de ce dispositif d’accompagnement des étudiants vers une diversité importante de métiers potentiels, sur l’évolution de la proportion d’étudiants choisissant la poursuite d’études en master. L’articulation avec l’offre globale de formation licence a été particulièrement travaillée et donne à la mention une place pertinente et cohérente dans le paysage universitaire local. Points forts : L’organisation générale pertinente de la licence SHS. Le souci de professionnalisation. La bonne valorisation des compétences transversales. Une progression bien conduite des contenus disciplinaires sur plusieurs semestres. 1 Points faibles : Prise en compte insuffisante des éléments d’évaluation. Manque d’informations sur le devenir des étudiants. Manque d’informations sur le bassin d’emploi local. NOTATION GLOBALE (A+, A, B ou C) : A Recommandations pour l’établissement : Il semblerait utile, par rapport à l’objectif explicite d’améliorer la visibilité de la formation, d’avoir des informations plus précises sur le devenir des étudiants après la licence, et sur les perspectives d’emploi au niveau local. Avis détaillé 1 Pilotage de la licence : Le pilotage de la mention s’articule avec le pilotage général des mentions du domaine Sciences humaines et sociales. Les structures permettant ce pilotage sont en place. Cependant, l’impact de l’évaluation des étudiants sur le pilotage reste peu explicite. Une analyse plus détaillée de la nature des difficultés rencontrées par les étudiants aiderait à mieux comprendre les choix réalisés par l’équipe pédagogique. 2 Projet pédagogique : Le projet pédagogique est très clair : une première année qui encourage une ouverture des étudiants vers une large représentation du champ de la psychologie, puis, en L2 et L3, une continuité des enseignements disciplinaires dans la perspective des masters et des parcours adaptés à diverses insertions professionnelles. 3 Dispositifs d’aide à la réussite : L’ensemble du projet dans sa philosophie et son organisation générale cherche à prévenir l’échec des étudiants. Il pourrait cependant être sensiblement amélioré en développant un encadrement plus personnalisé tout au long des trois années et, en fonction des moyens disponibles, une aide à l’élaboration du projet professionnel des étudiants. 4 Insertion professionnelle et poursuite d’études choisies : Cette licence est adaptée aux évolutions possibles après la deuxième année vers les licences professionnelles. Elle répond également en troisième année à la double perspective déjà évoquée : insertion professionnelle (concours, recherche d’emploi) et poursuite d’études au niveau master. 2 Observations du président Evaluation des licences – Observations en retour Concernant le rapport sur l’offre de formation « licence » : 1. L’offre de formation « licence » proposée comporte 20 mentions dont 4 relevant du domaine « Sciences Humaines et Sociales » et 7 relevant du domaine « Sciences, Technologies, Santé » et non pas 3 et 8 comme indiqué dans le « Préambule ». 2. Dans la partie « 2. Projet pédagogique », l’absence de dispositif d’évaluation des enseignements par filière et UE est mentionnée comme point faible. Nous partageons cette position. Cependant, il convient de préciser que le développement d’un tel dispositif est en cours à l’université de Savoie et qu’il s’inscrit dans le cadre de la mise en place d’une démarche « qualité des enseignements » au niveau de l’établissement. 3. Dans la partie « 4. Insertion professionnelle et poursuites d’études choisies », deux points faibles sont relevés. a. « Connaissance parcellaire du devenir des étudiants à partir des outils d’information disponibles » Sur ce point, il convient de préciser que l’université de Savoie s’est dotée en 2007 d’un observatoire, en charge notamment des enquêtes sur le devenir des diplômés (poursuites d’études, insertion professionnelle). Les diplômés de master, de licence professionnelle et de DUT sont enquêtés 6 mois et 30 mois après l’obtention de leur diplôme. L’établissement est pleinement conscient qu’il doit progresser dans la mise en forme et la diffusion des résultats de ces enquêtes en vue d’une meilleure prise en compte dans le pilotage des formations. Ce travail a commencé. L’intégration au dispositif des diplômés de licence est prévue pour 2011. b. « Assez faible proportion de formations comportant un stage obligatoire » Sur ce point, il convient de préciser que l’université de Savoie a validé son schéma directeur d’aide à l’insertion professionnelle au début de l’année 2009 et qu’elle entend le mettre en place progressivement au niveau des licences généralistes dès le début du contrat quadriennal 2011-2014, en s’appuyant notamment sur son « Bureau d’Aide à l’Insertion Professionnelle » (BAIP). Des activités spécifiques sont envisagées dans les 6 semestres parmi lesquelles la construction du projet personnel et professionnel, la connaissance du marché de l’emploi, les méthodologies de la recherche de stage et d’emploi, la réalisation d’un projet ou d’un stage. Observations sur l’évaluation de la formation Licence de l’Université de Savoie 1/7 Concernant les rapports sur les mentions, nous formulons ci-dessous des remarques sur 6 des 7 mentions dont la notation globale est B : 1. Domaine « Sciences, Technologies, Santé », appliquées et sciences sociales » (S3110052732) mention « Mathématiques La licence MASS propose trois parcours : géographie, psychologie et économie. Conscients du dernier point faible souligné dans l’évaluation de l’AERES (l’adéquation semble difficile entre les connaissances et les compétences annoncées, rendant peu évidentes les orientations affichées), nous proposons dès la rentrée 2010 une clarification des orientations affichées en ciblant mieux le parcours économie vers les masters tertiaires de l’Institut de Management de l’Université de Savoie (IMUS), notamment Banque-finances, dans le cadre d’une collaboration formalisée entre composantes. Les parcours géographie et psychologie seront parfaitement adaptés par leur pluridisciplinarité aux étudiants ayant pour objectif d’intégrer le master « Métiers de l’enseignement scolaire » en vue de se présenter au concours du professorat des écoles, mais permettront néanmoins des réorientations vers les masters de géographie et de psychologie. La licence MASS est une formation avant tout scientifique apportant une formation en mathématique solide et la maîtrise des outils informatiques utiles aux disciplines des sciences sociales ainsi qu’une réelle pluridisciplinarité. C’est de ce point de vue une licence généraliste originale qui n’a pas de cursus court équivalent. 2. Domaine « Sciences, Technologies, Santé », mention « Sciences de la vie » (S3110052735) Les remarques formulées dans le compte-rendu d’évaluation appellent les observations suivantes : Offre de formation peu lisible en L1 et L2 (ou mal présentée ?) Cette formation est intégralement une licence de sciences de la vie, du L1 au L3. Le dossier était visiblement mal présenté puisque cette licence ne partage avec les autres licences du domaine « Sciences, technologies, santé » que le premier semestre. Au cours des semestres suivants, seules quelques UE mutualisées avec des licences proches (notamment STE et chimie) ou transversales (sport, culture scientifique…) sont proposées aux étudiants de la licence de sciences de la vie. Place insuffisante du contrôle continu Le contrôle continu représente 30 % des ECTS pour chacun des semestres 2 à 6, ainsi que pour le semestre 1 dont les modalités de contrôle des connaissances sont communes aux licences du domaine « Sciences, technologies, santé ». Absence de stage obligatoire Cette licence n’incluait pas de stage dans l’habilitation 2007-2010. Soucieux d’améliorer ce point, nous avons introduit un stage optionnel, à titre exploratoire pour la période 2011-2014. Il sera obligatoire pour la campagne d’habilitation suivante, si la plus-value pédagogique s’avère probante pour la totalité des étudiants. La présence d’UE professionnalisantes n’est perceptible que dans le parcours ME Chaque semestre contient au moins une UE professionnalisante, quelque soit le parcours. Observations sur l’évaluation de la formation Licence de l’Université de Savoie 2/7 Sont ainsi proposées les UE « Méthodologie », « C2I », « Insertion professionnelle– BAIP », « Monde de l’entreprise », « Techniques de communication ». Absence de données sur les effectifs par parcours En moyenne, les effectifs annuels en L3 pour chacun des parcours sont de : BiologieEcologie 30, Métiers de l’Enseignement 10, Sciences de l’Environnement 10, Initiation aux Métiers de la Montagne 10. Pour mémoire, les effectifs sont d’environ 100 en L1 et 60 en L2. 3. Domaine « Droit, Economie, Gestion », mention « Administration économique et sociale » (S3110052329) Le dossier de la mention prend déjà en compte certaines recommandations faites dans l’évaluation, mais d’une manière qui n’est pas suffisamment explicite. Il convient donc d’apporter les précisions suivantes. Spécialisation « droit public » Il est vrai que seulement un cours est offert en option selon le parcours choisi (« préparation aux métiers de la fonction publique » ou « économie-gestion ») en semestre 5 (droit et institutions décentralisées ou indices économiques), la spécialisation s’accentuant en semestre 6. Nous précisons qu’ont déjà été dispensés, dans les semestres antérieurs, de gros volumes de droit public (36h cours et 14h TD de droit administratif en semestres 3 et 4, 36h de finances publiques en semestre 4, 30h cours et 18h TD de droit constitutionnel en semestres 1 et 2). La coexistence de ce parcours « préparation aux métiers de la fonction publique » et de la Licence d’Administration Publique (LAP) est justifiée par l’intégration en LAP d’étudiants issus d’autres filières (histoire, sociologie,...) désireux de préparer des concours. Une remise à niveau en économie et droit leur est indispensable et nécessite des cours différents de ceux dispensés en licence AES. Déséquilibre des travaux dirigés entre semestres 5 et 6 Effectivement, la maquette comporte peu de travaux dirigés en semestre 5. Compte tenu des effectifs réduits en licence 3 (entre 25 et 30 étudiants), la distinction entre cours et travaux dirigés est moins nécessaire et, en même temps, moins rigide puisque l’enseignant se retrouve face à un public réduit. La réalisation de cas pratiques, même si elle n’apparaît pas en tant que telle dans la maquette, reste possible dans un cours. Les enseignants usent de cette faculté. Notons par exemple que le cours de Techniques de recherche d’emploi consiste à travailler le CV, faire des simulations d’entretiens d’embauche et de présentation de personnes, exercices constituant de véritables travaux dirigés. Utilisation des TICE Les étudiants sont sensibilisés à l’utilisation des TICE par les enseignants : mise à disposition des documents nécessaires à la préparation des TD sur le bureau virtuel, accès à certains cours et conseils bibliographiques déposés sur le bureau virtuel par des enseignants, contrôles continus sous la forme d’exposés présentés par les étudiants en utilisant un logiciel de PAO, documentation électronique. Par ailleurs, les TD d’anglais sont complétés par 12h d’auto-formation obligatoire sur une plate-forme d’enseignement à distance. Observations sur l’évaluation de la formation Licence de l’Université de Savoie 3/7 4. Domaine « Droit, Economie, Gestion », mention « Administration publique » (S3110052613) Le dossier de la mention prend déjà en compte certaines recommandations faites dans l’évaluation, mais d’une manière qui n’est pas suffisamment explicite. Il convient donc d’apporter les précisions suivantes : - La reconnaissance de l’importance des épreuves orales dans une perspective de préparation aux concours et la nécessité de les développer ont été parmi les principales préoccupations de l’équipe pédagogique mais elles n’ont pas été soulignées effectivement dans le dossier. A cet égard, il faut préciser que des examens terminaux oraux sont prévus dans 7 matières. Dans les autres matières où des travaux dirigés sont organisés, le contrôle continu s’exerce sous la forme d’écrits mais aussi obligatoirement sous la forme d’oraux. Il faut également ajouter que des «grands oraux » sont déjà organisés et que, bien entendu, ils seront maintenus. - Le volume des enseignements de droit administratif peut apparaître comme excessif (30 h à chacun des deux semestres). Cela tient à ce que, dans la perspective des concours de la fonction publique territoriale, des développements plus importants que ceux d’un cours classique sont consacrés à des questions essentielles telles que, notamment, les marchés publics et la gestion des services publics locaux. - Le cours de finances publiques est dispensé sur les 2 semestres (20 h + 20 h soit 40 h). - La culture générale est, en fait, enseignée sur les 2 semestres (40 h de cours et 20 h de TD soit 60 h). En effet, sous l’intitulé de Techniques d’expression écrites, ce sont des enseignements de culture générale qui sont en réalité dispensés, l’accent étant mis sur l’utilisation des connaissances par les étudiants et comprenant des entraînements dans les conditions des concours. - L’éventail des matières enseignées a été élargi avec l’introduction d’enseignements de droit pénal. Un tel élargissement répond aux demandes formulées par les étudiants des précédentes promotions. Un cours de droit de la protection sociale pourrait également être introduit en ne nécessitant qu’un ajustement de la maquette. Concernant l’utilisation des TICE, les précisions suivantes peuvent être apportées. Des travaux dirigés d’informatique sont obligatoires (20 h). L’effectif permet aux étudiants de recevoir un enseignement adapté à leurs compétences. Ils sont sensibilisés à l’utilisation des TICE non seulement par l’enseignant ayant en charge les enseignements d’informatique, mais aussi par l’ensemble de l’équipe pédagogique. A cet égard, il convient de préciser que les étudiants de la licence d’administration publique, comme tous les étudiants de l’université de Savoie, ont une adresse e-mail, avec identifiant et mot de passe leur permettant d’accéder au portail de l’université de Savoie. Les étudiants de la licence d’administration publique ont ainsi à leur disposition les outils, les ressources et les services qu’offrent les TICE. Pratiquement, tous les enseignants mettent des documents en ligne. Depuis deux ans, tous les documents nécessaires à la préparation des travaux dirigés sont directement accessibles sur le bureau virtuel. Des enseignants déposent également des documents de cours. Les étudiants ont un accès libre et direct à la documentation numérique (revues électroniques, bases de données) par le Service Commun de la Documentation de l’université. Ceux qui ont suivi leur cursus antérieur à la Faculté de Droit et d’Economie de l’université ont été initiés, dès la première année, à l’utilisation des ressources documentaires en ligne. Les autres reçoivent une aide auprès du SCD. Observations sur l’évaluation de la formation Licence de l’Université de Savoie 4/7 De plus, les travaux dirigés d’anglais sont complétés par 12 heures d’auto-formation sur une plate–forme d’enseignement à distance. Ce système permet aux étudiants de s’auto-évaluer. Enfin, il convient de préciser que le nombre réduit d’étudiants fait que les cours ne se différencient pas fondamentalement des travaux dirigés. Il faut ajouter qu’un véritable contrôle continu des connaissances a été mis en place reposant, dans les matières à travaux dirigés, sur des « entraînements » aux différents types d’épreuves (QRC, dissertations, exposés oraux). Il est de tradition, à Chambéry, que ces « entraînements » se déroulent en dehors des heures d’enseignements. 5. Domaine « Droit, Economie, Gestion », mention « Information et communication » (S3110052654) En introduction, l’équipe pédagogique souhaite souligner qu’elle considère bien l’information comme le matériau nécessaire à tout processus de communication. Il ne nous semblait donc pas nécessaire d’insister à la fois sur ces deux termes, pour favoriser leur association avec d’autres disciplines. Par exemple, dans le module Économie et Culture, ce sont bien les flux d’informations qui, mis à l’épreuve d’une économie mondialisée et a fortiori de l’économie de la culture, produisent des systèmes cross-médias entre l’art et le marketing. Nous apportons ci-dessous des compléments afin d’expliciter quelques points soulevés par les experts. La place accordée aux langues La licence Information et Communication bénéficie d’une attention toute particulière accordée à l’enseignement des langues car celles-ci nous semblent indispensables à une gestion dynamique, inventive et contemporaine de la communication. Non seulement en S1 et S3, comme il a été souligné, un module d’anglais peut être associé immédiatement à l’enseignement de la langue anglaise mais un cours sur « l’Actualité de la culture et de l'art dans le monde anglo-saxon » : World-wide artistic scene est effectivement dispensé en anglais en S2 (A) puis (B) en S4 comme par ailleurs les deux autres modules Arts, body and communication, Companies (A & B) ou Communication and Culture (A & B) respectivement en S5 et S6, associés à chacune des deux options Production d’un évènement interactif (ou mission pédagogique) et Innovations interactives. De plus, s’ajoute à ce dispositif pluridisciplinaire dès le semestre 5 un autre module : Techniques d'expression et de communication (toujours en anglais) spécialement mis en place pour accompagner nos étudiants dans leur recherche de stages à l’étranger, les préparer à leur entrée dans différents masters, voire à leur insertion professionnelle. Enfin, sur les semestres 2, 4, 5 et 6, une seconde langue est depuis toujours obligatoire ; les étudiants pouvant choisir entre l’allemand, l’espagnol ou encore l’italien. L’acquisition des compétences Sur les trois années de licence, l’acquisition des compétences est pensée volontairement de manière progressive. Tout d’abord, chaque année est associée à un terme : monomédias en L1, multimédias en L2, hypermédias en L3. Ainsi, il nous semble important d’acquérir un certain nombre de fondamentaux en L1 et L2, au niveau de l’acquisition des concepts et de la pratique effective des outils, avant de développer des stratégies hypermédias complexes en L3. Ainsi les semestres 1 et 2 ciblent une découverte et une compréhension des différents médias (cinéma, presse, art, architecture, critique…). Les semestres 3 et 4 sont liés à des productions et à leur analyse, étayées par des références. Dans cette idée, la plupart des modules qui ont le même nom ont été volontairement numérotés pour permettre une progression des contenus et des compétences sur les six semestres. Observations sur l’évaluation de la formation Licence de l’Université de Savoie 5/7 Par exemple, l’Histoire des Cinémas (1, 2, 3, 4) « Cinéma narratif et de fiction » que nous commençons dès le S1 est prolongée par un module sur « le pré-cinéma et le cinéma expérimental » en S2, ensuite par « le cinéma documentaire » en S4 et enfin en S5 par « le cinéma d’animation » en lien chaque année avec l’historique et l’actualité du Festival International du Film d’Animation d’Annecy. Cette progression des compétences est le plus souvent possible mise en pratique - entre les semestres comme sur de nombreux modules - autant ceux liés à l’acquisition des logiciels professionnels (de 1 à 8) que par exemple sur le Statut des Images (partie 1) « publicité / art / presse : analyse de documents », où nous complétons les connaissances qui devront être acquises en L1 par un second module en S2 et en mettant en relation celui-ci avec un autre module de L2 : Stratégies de Communication. Les compétences transversales sont développées lors des nombreuses mises en situations (cf paragraphe suivant) ; elles participent de façon importante à la réussite des étudiants. Le dispositif d’aide à la réussite et le devenir des étudiants S’il est encore un peu tôt pour juger efficacement d’une intégration réussie dans les milieux professionnels malgré de nombreux cas spectaculaires (même si nous ne sommes pas une licence professionnelle, cinq L3 par exemple ont trouvé directement du travail dans la foulée de leur stage l’année dernière), les étudiants que nous retrouvons via les réseaux sociaux ou qui restent en contact avec nous soulignent que c’est grâce aux différentes actions liées aux entreprises ou les missions transdisciplinaires (stages, programme de conférences et visioconférences i>Médias, Semaine de l’Art Contemporain, Battle Flash, Sorbets Interactifs, Animage…) mises en place dans le cursus pédagogique qu’ils ont pu s’adapter à des changements de postes ou des réorientations parfois difficiles. Pour juger de la pertinence de ce cursus une commission pour l’évaluation des enseignements est d’ailleurs en préparation. Elle sera effectivement mise en place dès septembre 2010. Commune à l’ensemble de l’IMUS, cette évaluation par module est pilotée par un représentant de chaque département qui assure la cohérence du projet. Tous les documents nécessaires viennent d’être finalisés et seront traités via le logiciel EVASYS. Grâce à ce projet, des statistiques module par module concernant l’évaluation des enseignements seront bientôt disponibles et nous permettront d’affiner l’ensemble de ce dispositif pédagogique. Mais, déjà cette année, d’autres dispositifs sont en action. Un module spécifique Projet Personnel et Professionnel (à l’image des IUT) a été mis en place avec succès en L2 (S4) pour – entre autre - favoriser une réorientation active des étudiants vers des cursus universitaires mieux adaptés à leurs attentes (par exemple via le choix et le suivi des stages engagés) : des licences professionnelles ou d’autres filières universitaires. 6. Domaine « Arts, Lettres, Langues », mention « Lettres modernes » (S3110052675) Le département de Lettres modernes de l’université de Savoie prend acte des points faibles soulignés par l’évaluation de l’AERES. Concernant le déséquilibre entre CM et TD, nous souhaitons d’abord rappeler que compte tenu des effectifs restreints (une quarantaine d’étudiants en L1, une vingtaine en L2, ainsi qu’en L3), les enseignements dispensés en CM gardent toujours dans les faits une dimension interactive assez forte. Néanmoins, ce point va être pris en compte pour une amélioration conséquente des maquettes, au niveau notamment des enseignements disciplinaires. Observations sur l’évaluation de la formation Licence de l’Université de Savoie 6/7 Concernant le parcours Communication et arts de l’image (parcours entièrement nouveau et pour lequel nous ne disposions pas encore de la totalité des données au moment de la rédaction du dossier), nous sommes désormais en mesure de préciser les contacts pris avec une agence de publicité annécienne. Nous solliciterons officiellement au sein de cette entreprise un formateur PAO, qui est également directeur de création, chef de studio et de projet web, dès que nous aurons obtenu l’habilitation. –––––––––––––––––––––––––––– Observations sur l’évaluation de la formation Licence de l’Université de Savoie 7/7