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Université Aix-Marseille 2014–2015 Parcours PEIP - Introduction à l’analyse Corrigé du devoir surveillé no 1 Exercice 1. Pour que f soit définie en x ∈ R, il faut que la fonction racine soit définie en 1 − |x − 1|, c’est-à-dire que 1 − |x − 1| ≥ 0 ⇔ |x − 1| ≤ 1 ⇔ −1 ≤ x − 1 ≤ 1 ⇔ 0 ≤ x ≤ 2 La fonction f est donc définie sur [0, 2]. Pour que g soit définie en x ∈ R, il faut que 1. la fonction racine soit définie en 3 − x, c’est-à-dire 3−x≥0⇔x≤3 ; √ 2. la fonction logarithme soit définie en x − 3 − x, c’est-à-dire √ √ x − 3 − x > 0 ⇔ x > 3 − x ⇔ x2 > 3 − x et x > 0 ⇔ x2 + x − 3 > 0 et x > 0 On reconnait un polynôme du second degré de discrimant égal à ∆ = 1+12 = 13. De plus le coefficient √ dominant est positif, le polynôme n’est donc négatif qu’entre ses deux racines, à savoir −1−2 13 < 0 √ √ . et −1+2 13 > 0. La condition devient donc x > 13−1 2 i√ i √ √ √ 13−1 13 16 13−1 On a 2 < 2 < 2 = 2 < 3. La fonction g est donc définie sur , 3 . 2 Pour que h soit définie en x ∈ R, il faut que 1. la fonction racine soit définie en x, c’est-à-dire que x ≥ 0 ; √ √ 2. la fonction tangente soit définie en cos( x), c’est-à-dire que cos( x) 6= π2 + 2kπ pour tout k ∈ Z. Or √ comme cos( x) ∈ [−1, 1] et comme π2 > 32 > 1, ceci est toujours le cas ; √ 3. la fonction inverse soit définie en tan (cos( x)), c’est-à-dire √ √ tan cos( x) 6= 0 ⇔ cos( x) 6= kπ pour tout k ∈ Z √ √ ⇔ cos( x) 6= 0 car cos( x) ∈ [−1, 1] √ π ⇔ x 6= + kπ pour tout k ∈ Z 2 √ √ π ⇔ x 6= + kπ pour tout k ∈ N car x ≥ 0 2 π 2 ⇔ x 6= + kπ pour tout k ∈ N. n o 22 π La fonction h est donc définie sur [0, +∞[\ 2 + kπ k ∈ N . Exercice 2. 1. Pour tout x ∈ R, on a cos(3x) = = cos(x) cos(2x) − sin(x) sin(2x) cos(x) cos (x) − sin2 (x) − 2 sin2 (x) cos(x) = cos3 (x) − 3 sin2 (x) cos(x) = cos3 (x) − 3 1 − cos2 (x) cos(x) = 4 cos3 (x) − 3 cos(x). = cos x + 2x 2 2 2. On a √ cos 3x = 4 3 cos2 x − 6 cos x ⇔ ⇔ ⇔ √ 4 cos3 (x) − 3 cos(x) = 4 3 cos2 x − 6 cos x √ 4 cos2 (x) − 4 3 cos(x) + 3 cos(x) = 0 cos(x) = 0 ou √ 2 4 cos (x) − 4 3 cos(x) + 3 = 0 On reconnait une équation polynomiale du √second√ degré de discriminant ∆ = 42 .3−42 .3 = 0 possédant donc une unique racine (double) égale à 42.43 = 23 . √ L’équation est donc vérifiée ssi cos(x) = 0 ou 23 . L’ensemble des solutions est donc nπ o [ nπ o[n π o − + 2kπ k ∈ Z . + kπ k ∈ Z + 2kπ k ∈ Z 2 6 6 Exercice 3. Soit (x, y) un couple solution de l’équation. En multipliant la seconde équation par −2 en en l’ajoutant à la première, on obtient 8x − 2x+1 = 0, c’est-à-dire 23x = 2x+1 . Or la fonction (x 7→ 2x ) est strictement croissante donc injective. On obtient alors 3x = x + 1, c’est-à-dire x = 12 . La deuxième équation √ 1 du système de départ donne alors y = 22 5 = 2 5 . √ √ 1 2 8 2 = 2 2 = 10 5 √ L’unique solution du système est donc 12 , 52 . Réciproquement, on a bien et 1 22 = √ √ 2=5 2 . 5 Exercice 4. 1. Une application f : A → B est dite surjective ssi ∀y ∈ B, ∃x ∈ A, f (x) = y. 2. Soit f : A → B une application. Si f est bijective, alors on définit son application réciproque f −1 : B → A par, pour tout x ∈ B, f −1 (x) =l’unique antécédent de x dans A par f. 3. L’application f1 est surjective car pour tout x0 ∈ [0, +∞[, on a f1 − x20 = x0 . Elle n’est par contre pas injective car elle est constante égale à 0 sur tous les réels positifs ou nuls. L’application f2 n’est pas surjective car −2 ∈ R n’a pas d’antécédent. En effet f2 (x) = −2 ⇔ 3 + 2x = −2 ⇔ 3 + 2x = 2x − 4 ⇔ 3 = −4 2−x ce qui n’a pas de solution. Elle est par contre injective car, pour tous x, y ∈ R \ {2}, on a f2 (x) = f2 (y) ⇔ ⇔ 3 + 2x 3 + 2y = ⇔ (3 + 2x)(2 − y) = (2 − x)(3 + 2y) 2−x 2−y 6 + 4x − 3y − 2xy = 6 + 4y − 3x − 2yx ⇔ 7x = 7y ⇔ x = y. L’application f3 est surjective car, pour tout x0 ∈ R, on a f3 (0, x0 ) = x0 . Elle n’est par contre pas injective car f3 (0, 0) = 0 = f3 (1, −2). 3 L’application f4 est bijective. En effet, pour tout y0 ∈]1, +∞[, on a f (x) = y0 ⇔ ex + 1 = y0 ex − 1 ⇔ ex + 1 = y0 (ex − 1) y0 + 1 car y0 6= 1 ⇔ (y0 − 1)ex = y0 + 1 ⇔ ex = y0 − 1 y0 + 1 y0 + 1 ⇔ x = ln car > 0 puisque y0 > 1. y0 − 1 y0 − 1 Cela montre que tout élément de ]1, +∞[ un unique antécédent. Cela montre de plus que, possède x+1 pour tout x ∈]1, +∞[, on a f4−1 (x) = ln x−1 . L’application f5 n’est pas surjective car les seules solutions dans R de l’équation f5 (x) = mais qu’aucune n’est dans N. Elle est par contre injective car, pour tous x, y ∈ N, on a f5 (x) = f5 (y) ⇔ 1 1 = 1 + x2 1 + y2 ⇔ x2 = y 2 ⇔ x = ±y ⇔ 1 3 √ sont ± 2, x = y car x, y ≥ 0. Exercice 5. 1. L’application f est définie sur R et g va dans [0, +∞[⊂ R,f ◦ g est donc bien définie. L’application g est définie sur 0, π2 et f va dans [0, 1[⊂ 0, π2 , g ◦ f est donc bien définie. L’application h est définie sur [0, 1] et g va dans [0, +∞[6⊂ [0, 1],h ◦ g n’est donc pas définie. L’application h est définie sur [0, 1] et k va dans [0, 1[⊂ [0, 1], h ◦ k est donc bien définie. 2. Les applications f ◦ g et h ◦ k sont toutes les deux définies sur 0, π2 et vont dans [0, 1]. Elles ont donc bien les même espaces de départ et d’arrivée. De plus, pour tout x ∈ 0, π2 , on a (f ◦ g)(x) = f g(x) = = 1 = tan2 (x) 1 + tan2 (x) sin2 (x) cos2 (x) sin2 (x) + cos 2 (x) 2 sin (x) = sin2 (x) = h k(x) = (h ◦ k)(x). cos2 (x) + sin2 (x) Les applications f ◦ g et h ◦ k sont donc égales.