Carnet de Bord - A Ciel Ouvert
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Carnet de Bord - A Ciel Ouvert
Numéro 2 François Page Facebook Solène “Les fleurs du Vivant” Ecole de Vie et d’Action pour jeunes en quête de sens Léo Delphine Myrtille Formation Tulsi 2015/16 Raphaël Camille Justine Pierre Chatel sur son piton rocheux Laurent ...Et Lucas 20 Novembre 20 Novembre Le spectacle des “Fleurs” au Forum Ca y est, les photos du spectacle sont arrivées ! Et en voici quelques unes. Fabian (da Costa) nous a suivi autour de la scène pendant 1h avec son objectif, pour immortaliser un moment intense que toutes les « Fleurs du Vivant » ont pu vivre ensemble et partager avec le public. Le repas ensemble ; tout un programme ! Car, oui, nous avons eu le privilège de présenter un spectacle durant le Forum, et sur la grande scène, qui plus est ! Comme ça a déjà été le cas pour les « Fleurs » des années précédentes, ce projet nous a permis d’expérimenter l’art du spectacle, et à travers lui, le dépassement de soi et le lâcher-prise. Car sa préparation a fait appel à notre créativité, mais elle nous a aussi demandé de sacrés efforts d’organisation et d’adaptation ! Libraire, cuistot et jardinière parlent de seva... 1 L’enseignant tente d’expliquer les fondements de la spiritualité indienne aux élèves qui ne comprennent pas tout Le spectacle des “Fleurs” au Forum (Suite) Avec le soutien d’Alain Chevillat, mais aussi les remarques avisées et encourageantes de Steven Rudolph entre autres, nous avons écrit, joué et mis en scène un spectacle présentant notre quotidien dans la formation, du lever au coucher, en passant par les différents temps de la journée comme le yoga, le chant, les enseignements, le seva, etc… Nous voulions aussi y exprimer l’évolution intérieure – et extérieure – qui se produit en chacun de nous en tant que « Fleur ». Les danseurs-tagueurs s’inscrivent dans la verticale Des moments d’humour, de danse, des jeux de rôles ont rythmé cette expérience sur scène, un beau moment passé dans la joie de vivre au présent. Et ce moment n’aurait pas été si beau sans l’accompagnement au violon de Jean-Marc Vignoli, qui a accepté spontanément d’improviser tout au long du spectacle. Merci encore Jean-Marc ! Le chant final : “Je suis conscience et amour” “Imparfait mais debout !” Quand chacun s’assume avec ses différences pour mieux avancer sur son chemin. 2 1 Décembre 29 Novembre L’Ayurveda, théorie et pratique Nous avons été quatre « Fleurs » a participer au stage de PanchKarma avec le docteur Keshav Chauhan venu spécialement de l’Inde. Le Panchkarma est une branche de l’Ayurveda, la science de la santé de l’Inde, qui veut mettre en maintenir en harmonie le corps, les sens, l’esprit et l’âme, c’est à dire la globalité de l’être humain. C’est une approche globale qui vise à maintenir en juste fonctionnement tous les rouages de la machine. En cuisine avec le Docteur Keshav Chauhan Yoga Sadhana, une bouffée de pure énergie Il y a clairement deux branches : - le maintien en santé - la restauration de la santé Le maintien de la santé se fait par le style de vie, la discipline, les soins quotidiens. La restauration de la santé se fait notamment par les cures de Panchkarma. Les principes en sont très simples : 1- détoxification 2- revitalisation Et sur la table de massage pour un soin du visage Mais la mise en application est très complexe et repose sur une conception de l’être humain et une philosophie très affinées. Il y a beaucoup de pratiques de massage à l’huile et d’ « oléation » des yeux, des oreilles, de la bouche, du crâne, etc…, mais aussi une importante utilisation d’herbes médicinales, du lait, des épices. Vu de l’extérieur, cela paraît simple, mais en fait, c’est très sophistiqué. C’est logique, fruit d’une science très fine. Le Panchkarma utilise aussi beaucoup les vomissements, purges, lavements, et aussi les saignées, notamment avec nos sangsues des rivières ! Ce stage était une introduction à l’Ayurveda et au Panchkarma, et nous avons eu moitié théorie, moitié pratique. Parmi toutes les pratiques, nous avons surtout fait des massages : de la tête, des pieds, des mains et du corps complet. Mais aussi le Shirodhara, où l’on nous verse doucement de l’huile chaude sur le front. Nous avons vu fabriquer les Pottali, pochons d’herbes et d’épices utilisés pour certains massages, et le « cigare » à base d’épices dont les fumées inhalées renforcent le système nerveux central. Et nous avons fait un peu de cuisine : les parathas, galettes fines fumées à la pomme de terre, à manger avec un « chutney ». Une semaine très intense qui bouscule un peu les idées reçues mais ouvre sur un large horizon. L’ayurveda, c’est en fait un art de vivre, et c’est ce qu’ils veulent mettre en place à Pierre Chatel. Nous, après ce qu’on a vu, on est d’accord. La cuisine devient, peu à peu, à petites touches, ayurvédique. Une salle de massage et sudation est en cours d’aménagement pour un usage très régulier. Et plein de petites choses apparaissent au quotidien : verre de lait chaud avec cannelle et cardamome au coucher, radis noir et graines de cumin en apéritif, huilage du corps tout entier au lever, etc… Début 2016, on va s’offrir à domicile une cure de Panchkarma de 15 jours. Il paraît que le changement est saisissant. Il tient en 2 mots : détoxification et revitalisation. 3 On en reparlera ! Pendant un Saptah dansant Depuis septembre, nous suivons tous la 1ère année de la formation Yoga Sadhana. Nous y rejoignons les élèves qui la font sur 12 rencontres ponctuelles dans l’année. Ils ont une forte motivation et cela nous réjouit de les voir arriver avec leur grand enthousiasme. Certains viennent de loin : 5h, 8h de voiture, 4h de train, mais cela ne les arrête pas. Quand on les accueille, on sent cette grande force qui les a conduits là. Le week-end est intense, de 6h30 le matin, à 22h, avec des pauses de 30 minutes toujours raccourcies par des programmes qui débordent. Mais l’élan est à et tout le monde suit. Le dimanche, de 15h à 16h, c’est la clôture avec un chant dansé. C’est génial. Pendant une heure, chant et danse alternent en se combinant. On touche à l’extase hors du temps, au ressenti de l’ « unité », où l’on sent tous qu’on participe d’une même essence, d’une même réalité. On cherche ça dans la vie quotidienne, dans le groupe, le clan, la famille, le couple. Là, on le ressent avec l’univers, le Tout. Le prochain rendez-vous de Yoga Sadhana, c’est « Shakti », le programme du jour de l’an. Certains d’entre nous y seront, d’autres seront à Sagnol pour « Soif de Vie ». Mais Alain sera avec nous à Sagnol les deux premiers jours, et nous retrouverons, là-bas aussi ces chants extatiques, expression la plus pure de l’amour. Sur l’un ou l’autre site, à bientôt ! 4 5 Décembre 7 Décembre Avec André Stern, l’homme qui n’a jamais été à l’école L’Eveil spirituel, avec Swami Atmananda Le week-end dernier, plusieurs d’entre nous ont pu participer à une retraite avec Swami Atmananda. Belge d’origine, Swamiji a reçu l’initiation dans la tradition indienne et depuis 2003, coordonne un ashram interreligieux sur les bords du Gange, en Inde. Pendant ces deux jours, il a abordé le thème de l’Eveil spirituel en faisant le lien entre christianisme et non-dualité, au travers du cheminement intérieur - et si particulier - du père Henri Le Saux. La présence accueillante et bienveillante de Swami Atmananda, incite à l’introspection et favorise l’écoute attentive de ce qui est dit. Ainsi, nous avons été indirectement invités à nous positionner face à nous-même, avec sincérité. Ce qui n’est pas toujours évident. Car, dit-il, on se définit toujours selon notre corps ou notre mental. Mais en devenant observateur de nos pensées, on éloigne notre identification au mental et on entre peu à peu en contact avec une nouvelle forme de conscience, la Conscience pure. En cela, ce recul permet de préparer son esprit à l’Eveil. Ces pensées, illustrées par le vécu de Henri Le Saux, Swami Atmananda nous invite, par son sourire aimant et son regard profond, à les contempler plus qu’à les saisir intellectuellement. Et c’est d’ailleurs la qualité du silence, intense et serein, partagé souvent par Swamiji, que l’on retiendra, peut-être plus même que les mots. On comprend alors que son maître, Chandra Swami Udasin, entré en silence depuis plus de 20 ans, considère ce dernier comme le meilleur des enseignements. L’une des « Fleurs » dira : « Ce témoignage de vie (celle de H. Le Saux) et la clarté du discours de swamiji m’ont permis de ressentir la passion du chercheur d’Eveil. Un bel exemple pour moi, qui suis toujours dans la quête du bonheur ! » André Stern au Forum Avant de conclure : « Une retraite forte en énergie ! » Swami Atmananda reviendra à Pierre Chatel en mai. Nous y serons ! Alain nous a programmé pour un week-end avec André Stern. On l’a vu au Forum. Loin d’être inéduqué parce qu’il n’a pas été à l’école, il est brillant et talentueux dans de multiples domaines. C’est étonnant et provoquant. Surtout qu’il est toujours joyeux, et que son fils de 6 ans, qu’il éduque comme il l’a été lui-même, est adorable de vivacité, de curiosité, de concentration. Que faut-il en conclure ? Pour beaucoup d’entre nous qui n’avons pas été heureux à l’école, il y a matière à réflexion pour une juste compréhension de ce que nous avons vécu, de ce que nous aimons et n’aimons pas. Si vous vous sentez concerné(e)s, rendez-vous le 23-24 janvier, avec nous, à Pierre Chatel. 5 L’ensemble du groupe - Cherchez les Fleurs ! 6 23 Décembre 23 Décembre Voyage en Inde Premier voyage en Inde pour Delphine. parathas du matin Delphine a pu accompagner une petite équipe de 3 personnes partie en Inde pour tourner des documentaires au Jiva Institute de Faridabad, près de Delhi. C’est naturellement qu’elle qui fut choisie pour assister Alain dans son projet de film au cœur du Jiva institute car l’Ayurveda est pour elle, un point essentiel dans sa formation des Fleurs. Ce furent 15 jours très intenses et riches en émotion car l’équipe travailla tour à tour avec chacun des dirigeants de cette entreprise de 1100 employées, structurée en trois branches : - la sagesse avec Satya Narayan Das installé à Vrindavan, Préparation du Panchakarma avec le Dr Keshav - l’éducation avec Rishi Chauhan qui dirige une école de 1700 élèves formés aux valeurs traditionnelles à côté du cursus scolaire classique, et Steven Rudolph qui se consacre actuellement à faire connaître les « Natures Multiples » au niveau international. - l’Ayurveda, art de la santé et de la longévité, avec le Docteur Partap Chauhan connu dans toute l’Inde par ses émissions quotidiennes qui passent sur 5 chaînes TV. 7 Atelier cuisine avec Steven Rudolph Interview de Rishi Chauhan Voyage en Inde (Suite) Le Docteur Partap Chauhan est secondé par son neveu le Docteur Keshav Chauhan, merveilleux jeune médecin de 25 ans, qui nous a accompagné au quotidien dans le tournage du film consacré au Panchkarma. Avant le petit déjeuner, vers 7h, nous faisions une excursion dans le quartier jusqu'à la gare pour y boire 1, 2 tchaï (ou peut être 3), et manger un paratha ! Ce qui était pour nous l’occasion d’une ballade en rickshaw et pour Delphine d’observer la vie… et elle fut fascinée par la distribution du lait qui se fait dans les bouilles à lait! Accueil par Steven L’après midi quand le travail fut accompli, nous avons eu plusieurs fois l’occasion de fréquenter les marchés et faire du shopping dans les grands « mall ». Nous avons été reçu par nos hôtes-partenaires chez eux et nous avons même été invités à une « kirtan-party » de la haute société de Faridabad. Delphine a pu ainsi découvrir de l’intérieur de multiples facettes de l’Inde, fréquentant beaucoup les coulisses du Jiva Institute, approchant les responsables, tout en jouant merveilleusement sa propre partition d’assistante. “Alors, quel sari je vais bien pouvoir choisir?” Mais l’intensité du séjour, associée aux multiples aspects très déconcertante de l’Inde, ont fait qu’après 15 jours elle était heureuse de retrouver son pays natal! Soin du visage pour Delphine Distribution du lait à l’indienne, dans les bouilles 8 7 janvier 2016 7 janvier Une grande “Soif de Vie”... ... pour la Nouvelle Année ! Le Domaine de Sagnol “Alors, comment donc va-t-on faire ce film ?” Après un Noël que la plupart des Fleurs ont passé en famille, nous avons organisé la semaine dernière un séjour « Soif de vie », pour les jeunes et par les jeunes, afin de bien conclure l’année passée et d’accueillir celle à venir en pleine présence. Solène et les Natures Multiples Lucas et Steven en préparation technique 9 Une semaine en autogestion très étoffée, où un ciel plus que clément nous a offert de pouvoir profiter du cadre naturel fantastique de Sagnol (dans la Drôme) pour nous promener régulièrement, tous ensemble ou en solitaires, dans les montagnes et leurs belles forêts. Certains, dont c’était le « seva » (service) ont même pu aller s’enfoncer dans les bois du domaine, sécateurs en mains, pour y ouvrir un nouveau sentier vers les hauteurs. Mais si la nature était une des grandes richesses du séjour, la musique en était indéniablement une autre, car en effet, la semaine s’est très vite glissée sous le signe de la « grâce » et de la « mélodie ». Avec Alain, qui dès le premier jour, après avoir témoigné de son parcours, nous a fait chanter et danser, et surtout avec Steven Rudolph, inventeur des Natures Multiples (cf post du 13 sept. 2015) et insatiable amoureux de musique, qui nous a accompagné toute la semaine, dégainant sa guitare à la moindre occasion, vite suivi par les participants, vers des jam-sessions débridées. C’est donc tout naturellement que Steven nous a proposé un atelier expérimental de mise en pratique de son modèle des Natures Multiples, où chacun allait pouvoir s’investir selon ses intelligences et ses natures propres : nous allions réaliser un clip musical ! Depuis l’écriture des paroles et de la musique, jusqu’au montage vidéo, en passant par la création des décors, la mise en scène et bien entendu, le tournage avec les acteurs… Le tout en 3 jours… entre les promenades, le défrichage, la cuisine et les partages en groupe. Impossible, dites-vous ? Le mot a traversé nos esprits une seconde avant de se dissoudre dans l’enthousiasme général : le défi était trop séduisant pour des jeunes en « soif de vie » ! 3 jours, où, par le biais d’un projet concret, nous allions apprendre de chacun et sur nous-mêmes, sous l’œil bienveillant de Steven qui, l’air de rien, infusait des conseils essentiels. Le résultat s’intitule « Le conte de Grâce et Mélodie », il parle du bonheur de faire ce pour quoi on est fait. A voir ici : https://vimeo.com/150533223 Et c’est au milieu de tout cela que les années se sont passé le relais, avec les jeunes autour d’un feu de joie, avec nos voix pour chanter et nos instruments pour jouer. Sans doute un signe que 2016 sera portée par le Feu, dans la joie et le jeu, et qu’on y trouvera chacun notre voix ! Sébastien, le compositeur/musicien/mixeur au travail Justine, attendant de passer devant l’objectif 10 8 Janvier 19 Janvier L’éducation scolaire remise en question ?! La vie continue Tous les matins, 1h de yoga suivi de ½ heure de chant et méditation, puis seva, puis temps libre. Après le déjeuner, à nouveau seva, temps libre, puis satsang (enseignement et partage avec Alain). Après le repas, soirée, libre ou organisée. L’équipe “cuisine” en plein rush Même en Inde, la question se pose... Un week-end de réflexion approfondie avec André Stern, qui n’a jamais été à l’école – ni n’a connu l’école à la maison – et qui ne met pas son enfant à l’école. Mise en place de la salle à manger Du vrai sang neuf dans la compréhension des processus éducatifs !! Tous détails ici : 11 Et régulièrement on est en stage plus spécialisé. Le weekend dernier trois d’entre nous ont suivi le stage de cuisine ayurvédique, cette semaine c’est la continuation de sa formation en ayurvéda pour Delphine, et ce weekend nous serons tous avec André Stern venu partager son « éducation » atypique, et réfléchir avec nous à ce qu’on pourrait faire pour améliorer les systèmes éducatifs. Regardez l’interview qu’a fait Alain avec lui, et qui est sur le site acielouvert.org, c’est très instructif. Les débats risquent d’être passionnants. La neige est tombée ces derniers jours, et dehors c’est tout blanc. C’est très beau. Les 23 et 24 janvier 2016 à Pierre Chatel (01) http://www.association-a-ciel-ouvert.org/…/-ecolog…/135.aspx Le mercredi nous avons « danse » avec Sora, et nous commençons à préparer un spectacle pour la fête de fin de la formation. Le jeudi, François vient nous entraîner à parler anglais, le vendredi matin c’est Odile qui vient superviser notre avancée en Yoga, le samedi c’est piscine avec Delphine. Et au bureau, avec Garima J’arrête là, car c’est l’heure d’aller chanter ! 12 20 Janvier 28 Janvier Éthique et Management Nadine Deswasière Le Centre Védantique Ramakrishna de Gretz La semaine dernière, nous sommes tous allés passer 3 jours au Centre Védantique Ramakrishna, à Gretz, en Seine et Marne. Pour Alain, l’objectif était double : -Nous faire suivre un séminaire intensif sur « Éthique et Management » avec Nadine Deswasière, qui enseigne sur ce thème dans les grandes écoles parisiennes, et est consultante dans ce domaine au sein de EthiConseil. - Nous faire découvrir le quotidien d’un ashram indien, celui de Gretz étant l’un des plus classiques et authentiques en France. Méditation et chants de 6h à 7h30 le matin, et aussi en fin d’après midi, repas en silence, film sur le Ramayana en soirée. L’ashram est dans un très beau parc, étonnant en région parisienne, avec des vaches dont le lait devient yaourt ou beurre sur les tables. Tout est impeccablement propre et soigné, ambiance paisible. Le lieu est dirigé par Swami Veetamohananda, présent aux programmes et aux repas, qui infuse dans le lieu une énergie douce et chaleureuse. Pratiquement aucun d’entre nous n’a encore travaillé en entreprise, et le séminaire de Nadine visait à nous y faire entrer par la belle porte de l’éthique ! Apparemment ce n’est pas facile. La porte du profit est semble-t-il plus encombrée ! Ce fut une analyse très fine – et intense – en trois parties : - éthique de soi - éthique dans l’entreprise - éthique de l’entreprise – la fameuse RSE- responsabilité sociétale de l’entreprise. Ce fut la découverte d’un monde qui nous a laissé songeur : a-t-on envie de rentrer dans ce monde là ? Mais comment faire autrement ? Les questions qui se posent après un tel séminaire sont au cœur de la problématique des jeunes d'aujourd’hui. Comment vivre si l’on ne court pas après l’argent et qu’on ne veut pas rentrer dans le cycle infernal du consumérisme ? Comment vivre aujourd’hui avec de vraies valeurs ? Est ce possible ? Merci Nadine, pour tout le temps et l’énergie que tu nous a donnés. Tu as semé de belles graines dans nos esprits. 13 Ecologie de l’Enfance Un week-end avec André Stern André Stern au Forum 2015 « Toutes les générations d’êtres humains ont vécu, à différents niveaux, la violence éducative pendant leur enfance. La majeure partie de nos maux s’est développée à partir de notre enfance. » Nous en avions beaucoup entendu parler, puis nous l’avons rencontré au Forum. A l’unanimité, il nous avait fait grande impression. Lui qui semblait si exceptionnel et différent de nous, sa présence et son partage nous avait fait comprendre que nous étions Imparfait, mais Debout! Quelques mois ont passé depuis, nous l’avons retrouvé ce week-end, à Pierre-Châtel. André Stern n’est jamais allé à l’école. Il a vécu son enfance à explorer le vaste monde, à son rythme au gré de ses envies. Aujourd’hui, il est pédagogue, luthier, musicien, aux multiples passions et talents. L’enfant est une bombe à potentiels ! Laissons les se développer librement, et nous en ferons une personne heureuse, talentueuse, intelligente et épanouie. L’enfant est loyal envers nous. Il l’est tellement qu’il fera tout pour nous ressembler, pour que nous l’aimions. En tant que « personne de référence primaire », nos comportements, bons au mauvais, seront ses exemples de construction identitaire. Nous sommes tous des enfants. « Soyez Enfantins, pas Infantiles » disait un célèbre sage indien. » Le regard que nous portons sur nos enfants est celui que nous avons sur notre monde. Regardons nos enfants, leurs attentions, leurs sagesses, leurs dévotions, leurs solidarités, leurs présences. Ils sont l’avenir de l’humanité. Ce week-end a été riche en émotions et en compréhensions. Son expérience d’éducation et ses travaux sur la question nous ont permis de réaliser les enjeux tournés autour de l’enfance, si précieuse. Plus qu’un enseignement, il nous a permit de nous questionner sur notre propre enfance, mais aussi sur nos positionnements éducatifs futurs, personnels ou professionnels. « Pour stopper la guerre des Hommes, faisons la paix avec l’Enfance ! » 14 25 Janvier 7 Février “Les Gunas” Un Film, des Fleurs Une semaine sur le ton du Bhajan Lors d’un cours qu’Alain nous donnait sur les Gunas nous avions beaucoup ri lorsqu’il avait demandé à certains d’entre nous de les illustrer par du mime. A la fin il s’était écrié « C’est trop beau, il faut en faire un film !» Sitôt dit, sitôt presque fait : il nous donna 7 jours. Faire le scénario, écrire les textes, faire les prises de vue, faire le montage, choisir les musiques, faire le mixage fut, dans un temps si court – surtout pour Lucas, le réalisateur – une sacrée aventure, qui s’est prolongée plusieurs fois jusqu’à 2h du matin. Mais pari gagné, le film est là ! Kakoli Sengupta Cette semaine, une chanteuse traditionnelle indienne, Kakoli Sengupta, est venue nous apprendre des chants dévotionnels indiens appelés « Bhajans ». Nous avons pu à cette occasion découvrir le système d’écriture musicale indien qui est très différent de celui employé dans le monde occidental. En effet, les indiens n’utilisent pas les notes « Do Ré Mi Fa Sol La Si Do », mais « Sa Ré Ga Pa Ma Pa Dha Ni Sa », « Gamme flottante ». Les compositions sont faites selon le système des « Ragas », qui sont des enchaînements d’un choix de notes destiné à donner une saveur musicale particulière, une «couleur». Certains Ragas ne sont composés que de 4 notes, d’autres 6… Sur ces Ragas les chanteurs composent des poèmes, des mélodies, et le Bhajan prend forme. Il existe de très nombreux Ragas différents, et chacun correspond à un moment précis de la journée, un sentiment, un rituel… Il ne faut pas chanter les Ragas n’importe quand, ni dans n’importe quelle situation. Kakoli nous a entrainé intensément aux vocalises, à la diction, au placement de la voix, à l’improvisation, et nous avons appris un répertoire de 6 Bhajans, pour terminer la semaine en beauté avec une soirée concert des élèves. Nous sommes maintenant prêts pour chanter à tue-tête dans le désert ! Sattva... Action... ça tourne ! Ah, mais peut être vous ne savez pas ce que sont les « Gunas » ? Alors, le film va tout vous expliquer, regardez… https://vimeo.com/153259299 15 Très concentrés sur les Bhajans ! 16 8 Février 10 Février Le projet “ruches” est lancé ! De l’expression orale Après le chant des Bhajans de Kakoli Sengupta et avant le clown avec Sabine Michelin-Pigeon, c’est Marie-Hélène Petit qui, dans ce marathon de l’expression, nous a embarqués, ce week-end, pour 2 jours d’exploration du parler. Mais pourquoi parle-t-on ? Nous a-t-elle demandé. L’idée nous était venue à la rentrée. Un jour, Delphine entra en relation sur un stand du marché de Belley avec Laurent, apiculteur biologique :« Cela vous intéresserait-il de nous aider à mettre en place un rucher dans le parc de mon école ? » Cette rencontre, il y a quelques mois maintenant, nous a permis ce vendredi, de rencontrer tous ensemble, Laurent, venu pour commencer cette aventure : installer des ruches à Pierre-Châtel. La première étape a été de trouver un site d’implantation pour les futures abeilles. Grâce à la mutualisation de nos compétences, nous avons identifié plusieurs lieus qui pourraient convenir à leur installation, en prenant en compte de multiples paramètres géographiques et météorologiques. La deuxième étape, plus pratique, a été d’entreposer au sec les futures ruches que Laurent nous a apportées. C’est une grande chance pour nous d’en obtenir ainsi. Avec tout le groupe, nous allons les restaurer pour leur donner une nouvelle vie, en espérant qu’elles satisferont nos futures voisines. La troisième étape, essentiellement théorique, nous a permis de mieux connaître la vie des abeilles et le métier d’apiculteur. Avec un montage diapos, Laurent a pu nous montrer les multiples aspects de la vie des abeilles et nous partager son travail d’apiculteur professionnel. Dans ce partenariat avec Laurent, nous allons explorer le monde de l’apiculture avec une vision spirituelle, dans le respect des abeilles, et avec tout ce que cela implique. Pour ce faire, nous rencontrerons Laurent une fois par mois, et accueillerons les abeilles au printemps. Nous vous tiendrons au courant de nos avancements. 17 Les ruches arrivent... ...L‘équipe se réjouit Pour transmettre, informer, défendre ou accuser, Pour répondre, demander, ou simplement exister. Il s’agit donc d’être entendu, nous l’avons vu, Mais il s’agit beaucoup aussi d’être compris ! On s’adresse aux oreilles de celui qui les tend, Mais aussi tout autant, à celui demeure entre elles. C’est donc d’une voix puissante qu’il nous fallût parler, Une phrase après l’autre savamment ponctuée, Chaque syllabe luisante, toute bien articulée, Le tout qu’on agrémente d’intonations variées. Et y a-t-il des fautes (car l’exercice est dur), Nous répétons la note jusqu’à ce qu’elle soit pure. « Etire les mâchoires, ouvre cette mandibule, C’n’est pourtant pas la gloire - c’est même ridicule De parler sans savoir le peu qu’on articule ! …C’est nul ! Plus fort, je n’entends pas, j’ai pourtant bonne ouïe. Envoie-moi cette voix, que je pleure et que je rie; Car c’est là son pouvoir : transmettre et émouvoir. …C’est rare ! » Et toi, ami lecteur, exerce donc ta bouche A lire à voix bien haute et sans une retouche, Ces presqu’alexandrins, que tu as sous la main Comme s’ils avaient chacun les 12 pieds escomptés. Des silences à poser, des nuances à jouer, Surtout respire bien, et prends bien du plaisir, La langue est un moyen dont il faut se saisir Pour répondre, demander, ou simplement exister. Articulation et modulation autour de Rodrigue et Chimène Coach Marie-Hélène : Mais pourquoi parle-t-on ? Entretien d’embauche : 2 Dj pour une boîte de nuit Exercice : parler sous le regard de l’autre Interview de l’homme qui a marché sur un fil entre 2 avions 18 12 Février 12 Février Le Clown... ce Veilleur avec Sabine Michelin Pigeon Le Clown... Ce Veilleur (Suite) Pour quatre d’entre nous, la semaine s’est arrimée au nez rouge, pour le plus grand bien des zygomatiques et de l’ensemble des muscles faciaux – pour ne parler que de ceux-là – qui ont été très largement sollicités. Yeux ronds ou plissés, front lisse ou ratatiné, cheveux en pétard ou même bien tirés, et la bouche qui a pu explorer tous les potentiels de son amplitude et toutes les amplitudes de son potentiel. Bref, la découverte ! …ou la redécouverte ! Mais trêve d’images capilo-tractées, coupons le cheveu en quatre : le clown n’est pas qu’histoires de poilade ! Bien sûr que non !! Il peut être de mauvais poil, faire dresser les poils sur la tête, il peut même se faire des cheveux blancs, mais ce qui est sûr, c’est qu’il reprend toujours du poil de la bête et qu’il est rare d’en trouver un qui n’ait un long poil dans la main ! En tout cas, il tombe toujours pile poil parce que « qu’on ne s’y trompe pas, il s’agit de rire, mais il s’agit surtout d’amour », comme le dit si bien Catherine Dolto ! « Il faut être gorgé d’amour pour assumer son clown, pour aller le chercher au fond de soi, le sortir, l’exposer, pour rester seul avec lui ensuite. » …bref, pour se mettre à poil ! Bon, vous l’aurez compris, le clown est universel… et pourtant, il en est de tout poil ! 19 “Victoire!!! ; Hihiiiiii... ; Clown Sabine aux commandes “Hmmm... Oui... Oui, oui, c’est un gros, çui-là !” Nous avons donc sillonné le territoire du nez rouge, à tâtonner dans une très riche garde-robe, jour après jour, pour trouver les frusques qui le mettraient mieux en valeur, à varier les voix (certains avaient d’ailleurs un sacré cheveu sur la langue !), à modifier et assortir les attitudes, à vivre les émotions. Une véritable recherche intérieure à laquelle nous a conviés Sabine Michelin-Pigeon, dont la présence rieuse et encourageante a véritablement porté le groupe tout au long de ces 5 jours intenses. (Pour tout dire, même lors des nombreux recadrages nécessaires quand il nous arrivait de devenir rasant, jamais on n’a senti Sabine nous prendre à rebrousse-poil.) Un festival d’improvisations, où la réflexion préalable n’était pas invitée car il s’agissait de s’abandonner à la spontanéité, de s’offrir aux émotions qui se profilaient naturellement, de s’ouvrir à soi et à l’autre, pour soi et pour l’autre. Et de voir les lèvres des copains s’étirer dans la hauteur en un sourire gigantesque d’enfant. Un bonheur. Merci Sabine. “Houlalaaaa, il a l’air de mauvais poil, hein!” Ouéééyyh ; Moué, s’il le dit...” “Hihi, elle a un s’veu sur la langue.. Hihihi!” Maitre Eckhart (pas n’importe qui !) a écrit : Le rire engendre le plaisir, Et le plaisir engendre la joie, Et la joie engendre l’amour, Et l’amour engendre la personne. Tadaaaaaaaam !!!! 20 29 Février 29 Février Méharée au Désert Méharée au Désert (Suite) La vie rare devient saillante et sacrée, on la perçoit avec une plus grande acuité. La cérémonie du thé (que Solène nous préparait régulièrement avec Ali, notre compagnon de route), la préparation du « pain de sable » qui cuit dans le sable chaud, la recherche du bois pour le feu ou encore le choix de l’emplacement des tapis qui établiront notre camp ; autant d’ « évènements » qui se déroulent au désert avec une plus grande présence. Caravane ou “le long serpent opiniâtre” Moment de ressourcement entre ciel et Terre 21 “El Leon” let the sunshine in ! Et le silence encore en fait l’éloge si on l’écoute. C’est pourquoi Alain nous a proposé 6 jours de silence au cœur du séjour. Une occasion pas si évidente de se confronter profondément à soi-même, et qui a été vécue différemment selon les sensibilités de chacun ou les moments de la journée. Aussi, l’exercice du silence s’est transformé peu à peu en jeu de balancier entre introspection et convivialité. La danse de sable des dunes sous les vents, les plaines impassibles clouées de caillasses sans nombre, les falaises rocheuses qui se dressent soudain, les lacs desséchés en attente des prochaines pluies. Et, qui sillonne entre ces paysages tel un long serpent opiniâtre, une caravane isolée, animation inattendue dans toute cette immensité. Douze dromadaires bien lestés, six chameliers à leurs côtés et une vingtaine d’explorateurs sous chèche. Parmi eux, mélangés à leurs confrères Yoga-Sadhana, sept Fleurs du Vivant aux yeux grands ouverts. Nous voilà donc au désert ! C’est le Maroc qui nous accueille pour 13 jours d’immersion dans une de ses contrées reculées du sud. Une aventure initiatique attendue depuis longtemps car elle promettait d’être d’une grande force et déterminante dans notre formation. Et de fait, le désert se mérite. Il nous l’a bien fait comprendre dès la première nuit par une tempête de sable qui aura battu nos sacs de couchages sans relâche jusqu’au matin et au-delà. Une véritable mise à l’épreuve préliminaire, de laquelle nous sortions pleins de courage, car le reste du séjour ne pourrait être que plus facile… Alors, retrouvons nos affaires enfouies, buvons le thé en riant de nos têtes ensablées, et yalla ! En avant, pour la marche, accompagnée souvent des rires de nos hôtes marocains que Raphaël ne manquait jamais de provoquer. Ici, les dimensions changent, et elles changent naturellement les nôtres. L’espace s’ouvre, les distances s’allongent, le temps qui passe obéit à d’autres lois, l’immensité dessine de nouvelles perspectives, et la stérilité apparente fait jaillir la vie par contraste ; chaque occasion en devient une célébration : des empreintes dans le sable, un coquillage, un scarabée entre nos pieds, un buisson, un acacia au loin devant, un corbeau au-dessus de nos têtes, un homme, une femme à nos côtés… Soi-même, ici. Solène et Ali préparent le thé Mais pour beaucoup d’entre nous, la méharée aura été particulièrement marquée par le chant et la musique très présents tout au long du chemin : pendant la préparation de la salade, avec notamment Léo à l’harmonium, Camille aux tablas, François et Laurent à la voix, pour ne parler que des fleurs, ou après le déjeuner, avec la voix de Camille qui berçait nos siestes de bhajans, ou bien pendant les kirtans du soir qui vibraient souvent d’une rare grâce, durant cette nuit de pleine lune aussi, où, heure après heure et jusqu’au petit matin, on se relayait pour chanter des mantras pendant que les autres dormaient (ou essayaient de dormir…), ou encore le dernier soir, quand, avec nos chameliers, nous avons dansé et chanté au rythme des bidons d’eau vidés !!! Au final, pour chaque Fleur l’expérience du désert a été distincte, mais pour chacun d’entre nous, elle a été riche et significative, extraordinaire et positive, induisant de grands mouvements intérieurs et aboutissant parfois à des prises de décisions déterminantes. Le thé est presque servi, tout le monde se réjouit Tout en chèches et nez rouges, la belle équipée finit sa méharée 22 11 Mars 22 Mars Après le Désert, d’autres Horizons Cultiver la Présence Le désert est un théâtre d’évolution, de changements. Il invite à envisager les choses sous de nouvelles perspectives, à revoir sous un autre angle certaines des scènes qui font nos vies, et à prendre acte de ce qu’on apprend de ce regard nouveau. Et la vie de « Fleur du Vivant » est une comédie à rebondissements. Parmi eux cette semaine, le départ de Pierre Chatel de 4 des protagonistes, chacun pour des raisons différentes. Nous sommes tristes de voir s’en aller Solène, François, Léo et Laurent, et à la fois heureux de savoir que, profitant de leur expérience de Fleurs, ils ont pu clarifier un peu leurs objectifs de vie, et prendre les décisions qui s’imposaient à eux pour tendre vers leur « étoile ». Pour parler comme Steven Rudolph (et son modèle des Natures Multiples), on pourrait dire de nos 4 personnages qui quittent la scène que : Solène a répondu à ses natures protectrice et guérisseuse, et à son intelligence naturaliste en partant en Inde pour resserrer son lien avec la terre et la nature. Elle avait déjà annoncé depuis plusieurs semaines son projet de rejoindre le centre Navdanya, créé par Vandana Shiva. François attendait l’initiation du désert pour décider comment il mènerait les prochains mois. Et après avoir approfondi, entre autres, sa nature serviable à Pierre Chatel, il a choisi de se tourner vers sa nature aventurière à l’extérieur. Léo, lui, a tenu à développer son intelligence intra-personnelle de manière autonome – peut-être dans les immensités des montagnes ou sur le chemin de Compostelle – pour faire le point sur ses natures éducative ou animatrice, entre autres… On le retrouvera sans doute à Pierre Chatel pour un stage ou une retraite. Quant à Laurent et sa grande intelligence intra-personnelle, il est allé assouvir pleinement son besoin d’indépendance, à la recherche, peut-être, de ses natures. Tous les 4 sont partis reconnaissants pour ces 6 mois passés en tant que « Fleurs », constatant combien la formation leur avait apporté. Mais le temps était venu, selon eux, de passer à l’acte suivant pour bien jouer leur rôle dans de nouveaux décors. Nous comprenons tous ça, mais malgré tout, les amis, vous allez nous manquer ! Quant à nous, les 6 qui poursuivons notre aventure floristique, on s’adapte et on se prépare déjà pour les prochaines expériences. Vous aurez de nos nouvelles !! Thierry Thouvenot dans la simplicité comme le confirme son livre pour les méditants débutants Méditations selon le Shivaïsme du Cachemire Deux jours de reconnexion avec l’environnement qui nous entoure. Deux jours pour redéfinir notre rapport aux sens par l’observation de nos perceptions, de nos pensées, de nos émotions. Deux jours dédiés à la présence au Soi et au sentiment d’infini. Deux jours de méditation(s) selon le shivaïsme du Cachemire. Deux jours inspirés par le Vijnana Bhairava Tantra (Tantra de la Connaissance Suprême), texte ancestral de cette tradition, que Thierry Thouvenot, disciple de Daniel Odier, a su rendre vivant en nous. Deux jours… C’est court ! Et pourtant, par le biais du mouvement spontané du corps (Tandava), de la fixation du regard sur un point précis (Tratak), de promenades en conscience avec parfois l’observation et l’intégration de la surprise, notamment avec le yoga de l’arrêt, par le biais aussi de la présence au souffle ou de l’évocation d’images simples en méditation guidée, comme avec le yoga du rêve (Yoga Nidra), Thierry Thouvenot nous a aidé à reprendre contact avec cette paix intérieure, vaste et joyeuse, dont l’accès est si simple qu’on le manque souvent. The show must go on ! Une paix qui s’est prolongée encore bien au-delà de ces deux jours parmi les stagiaires enthousiasmés. Solène 23 Léo Laurent François Deux jours, donc, d’éternité ! 24 30 Mars 30 Mars La Chevalerie Initiatique avec Pierre-Yves Albrecht A la nuit tombée, la salle se remplit peu à peu, un grand cercle se forme, une quarantaine de personnes prennent place en silence dans une atmosphère marquée par une grande présence. L’heure de rendez-vous est passée, tout le monde n’est pas encore là. Quand le cercle sera finalement comblé, Pierre-Yves Albrecht dira ces premiers mots du séjour : « On a perdu la bataille ! » On comprendra très vite qu’il ne mâche pas ses mots. On a perdu la bataille, oui, car il s’agit d’être là, tous, unis et vigilants, capables de prendre et respecter ses engagements, même si ce n’est qu’en se donnant les moyens d’arriver à l’heure à un rendez-vous. Chacun va maintenant se présenter très brièvement par quelques mots, quelques phrases choisies, Essentielles. Le ton est donné. La chevalerie spirituelle dont parle Pierre-Yves est fondée sur la contemplation et l’action. Et les rituels d’initiation qu’elle intègre sont primordiaux, nous dit-il, dans la quête de sens auquel chacun aspire. La société moderne les a abandonnés avec le temps, perdant parfois de même la visée d’élévation sur laquelle devrait se baser l’éducation. Pierre-Yves Albrecht et son franc parlé Ainsi, ces 3 jours de Pâques seront porteurs d’une grande diversité, où la symbolique sera omniprésente et dont chaque module sera focalisé sur un même point (Essentiel !) : « connais-toi toi-même ! ». Le rituel de l’archer commence la journée, un premier moment d’action et de contemplation. L’archer, soutenu par l’assemblée autour de lui, se place face à la cible. « En ce qu’il est possible ici et maintenant, as-tu la tempérance du paysan, la virtus du chevalier, la vision du mage, la justice du roi ? », lui est-il demandé. « Oui ! ». Bientôt l’archer tire ; S’il atteint la cible, l’harmonie règnera en ce jour ; s’il la manque, c’est l’énergie du chaos qui s’instillera. Jamais la cible ne sera manquée au cours du séjour, l’Archer blanc nous a accompagné tout le long. Kata de karaté dans le cloître de Pierre Chatel 25 La contemplation se poursuit à travers les mythes. Navigant avec les archétypes, les Le rituel du “choeur” où ceux qui le souhaitent peuvent partager ce qui les traverse sur le chemin du “connais-toi toi-même” La Chevalerie Initiatique (Suite) mythèmes -ces principes fondamentaux d’un récit mythique-, Pierre-Yves et ses compagnons de l’Académie Aurore nous aideront à « connaître l’univers et les Dieux » (pour compléter la fameuse phrase de Socrate). Pour bien saisir la portée des archétypes dans nos histoires personnelles, Etienne Van der Belen (qui viendra animer un stage avec ACO en juillet) nous racontera merveilleusement le conte de Jean de Fer. On pourra approfondir au cours du rituel du « Chœur », où chacun sera libre de partager son vécu actuel au travers d’un récit imaginal, révélant souvent des mythèmes concernant la personne. Camille, Lucas et Justine ont pu faire l’expérience de se mettre ainsi à nu, chacun à sa manière bien propre ! Déjà une petite initiation : se confronter à l’autre. L’action passera par le karaté. Tous en blanc à reproduire un kata dans le cloître ou l’ancienne église. Une image incongrue ! Il s’agit ici de s’établir fermement en soi, présent, vigilant, capable de ne pas se laisser déstabiliser, d’esquiver et de prendre les devants. On s’installe dans une énergie créatrice plutôt que destructrice. Le chant, aussi prendra une grande place au cours de ces journées. Menés par Carole, du groupe T’zigales (qu’on a pu entendre au dernier forum d’Aix-les-bains et dont 4 membres nous ont offerts le privilège d’un petit concert plein de beauté et de bonne humeur), nous avons pu lier nos voix pour des moments de grâce, chacun s’affirmant peu à peu, prenant mieux sa place. Pierre-Yves se prépare pour la cérémonie d’adoubement Enfin, le séjour était d’autant plus particulier que ce dimanche de Pâques avait été choisi pour célébrer la cérémonie d’adoubement de 2 chevaliers de la voie initiatique proposée par Pierre-Yves. Un honneur pour les Fleurs de pouvoir assister à pareil événement, en toute solennité. Une consécration émouvante pour les deux hommes concernés, mais aussi pour l’assistance, qui a surmonté le froid de l’église sans broncher. Pâques, cette année, fut significative. Les époques se sont entrechoquées, les traditions aussi. Peut-être une véritable résurrection, qui sait ? Carole fait jaillir nos voix Et le choeur de chant où se mêlent les voix et les coeurs 26 5 Avril 7 Avril Du côté de Montpellier Des Fleurs et des Abeilles La semaine dernière, le temps de quelques jours, la formation des fleurs s’est offert une petite virée du côté de Montpellier, au sein de la famille de Fleur Raphaël ? Une expérience forte pour lui car, outre le fait de sortir peu de Pierre Chatel, il s’agissait de faire le lien entre sa « vie d’avant » et sa vie « A Ciel Ouvert », ce qui suscite nécessairement des comparaisons, des nostalgies peut-être, mais constitue aussi un indicateur du chemin parcouru. Accueillis formidablement par Daniel et Florence, les parents de Fleur Raph’, et compte tenu que tout est prétexte à enseignement, nous avons eu le privilège d’entendre leurs témoignages, ainsi que celui de Nicolas G., sur leur parcours de vie, à la fois professionnel et spirituel. Autant d’expériences dont nous pourrons éventuellement nous inspirer et qui nous donnent, en tout cas, des pistes de compréhension sur notre propre chemin. Ce fut aussi L’occasion de monter à cheval dans le domaine, où, sous l’œil expert de Fleur Raph’, Fleur Camille et Fleur Myrtille se sont illustrées, de même qu’Alain, qui a pu constater la disparition de son attachement à la bête hippique… L’occasion encore de visiter les vignes du sud, et même de déguster en conscience le bon vin bio du château Calvière, les yeux sous sa robe, le nez dans son parfum, et les oreilles à l’écoute de la passion de Greg, l’œnologue, qui nous parlait de l’art du raisin pressé avec l’amour et la poésie de l’artisan comblé. Ça donnerait presque envie de s’y remettre, tiens… Evidemment, nous avons succombé à l’appel de la Méditerranée, un peu sous la grisaille, mais avec un mistral fantastique qui nous a bien régénérés. Mais Fleur Camille avait besoin de plus : l’appel était trop fort, il fallait y plonger toute. Et toute, elle s’est mouillée dans une eau bien… régénérante, donc, et agitée. Tout cela entre 2 kirtans ou méditations, et agrémenté entre autres d’un magnifique couscous végétarien et d’un partage de thé marocain préparés par Momo et sa famille, qui ont réveillé pour certains de bons souvenirs du désert. Et le tableau ne serait pas complet sans les mélodies au piano qui ont baigné ces quelques jours, celles que s’offraient les Fleurs en mal de touches. Un petit séjour important pour nous, car c’était aussi une manière de renforcer un groupe encore fraichement diminué depuis le départ de 4 fleurs, et qui trouve peu à peu sa nouvelle dynamique. 27 Des Apinautes à Pierre Chatel Un p’tit jus d’orange en famille Daniel, entre la marine, l’aviation et le vin De retour sur la planète Bzzz ! Dégustation avec Greg au chateau de Calvière La mer, le mistral et le sourire 28 16 Avril 8 Avril Escapade au Taj Mahal Parfois, il suffit de pas grand chose pour trouver un peu d'exotisme. L'inde est au cœur de nos esprits depuis plusieurs mois, il fallait approfondir encore la question. Alors quoi mieux que le Taj Mahal pour explorer la grandeur de ce pays ? Indiennes, oui, ne vous y trompez pas ! En un voyage éclair, mercredi, accompagnés de Sadhat, notre ami indien et guide, nous avons pu goûter l'Inde des yeux et des papilles. Accueillis par deux jeunes éléphants très dociles, dans des décors joliment travaillés, rassasiés de nan, palak paneer ou alou palak, et pakoras avec juste ce qu'il faut de pickles, l'excursion fut mémorable. Nous avons même eu la chance qu'Edwina et Sora, notre fameuse prof de danse, aient pu nous y rejoindre. “Ahimsa”, le Film ! Voilà enfin arrivée notre dernière vidéo. ...Et première de la série des "Yamas". Mais qu'est-ce qu'un Yama ? pensez-vous. C'est une "observance morale" telle que décrite par Patanjali, grand sage indien qui aurait vécu, à la louche, il y a 2000 ans, et est à l'origine des "Yoga Sutra", texte qui définit le "Raja Yoga" ou "Ashtanga Yoga". L'Ashtanga Yoga est composé de 8 membres, dont le premier, les "Yamas" recense 5 observances morales que nous allons vous présenter au fil des vidéos. La première : AHIMSA, la Non-violence! Bon Film! Et il nous a suffit d'aller dans un restaurant d'Aix-les-bains!!! Peut-être un jour serons-nous éblouis par le véritable Taj Mahal. Selfie avec Sadhat Gandhi (Léo, juste une heure avant qu’il s’en aille de Pierre Chatel), une icône de la non-violence PS: Merci encore à François et Eloïse qui ont bien voulu se prêter au jeu... Et surtout, merci à Timo qui a vécu dans la peau d'un loup le temps d'un soir!! A voir sur : http://www.acielouvert.org/actualites/ahimsa/171.aspx Le Taj Mahal dans nos assiettes, c’est pas mal, d’après les têtes... 29 30 29 Avril 30 Avril Fin de Repas après 15 Jours à Sagnol... Alain et Raphaël, de retour dans le désert Grand sourire, même après 12 heures de circuit De retour dans le désert pour quelques jours, notre petite équipe a l’ambition de relancer les voyages de groupes régulier d’ici 2017 dans le sud Marocain. Bénéficiaire d’une longue expérience entre 1994 à 2005, et étant le précurseur de ce type de voyages dans le désert, Alain est parti avec Raphaël, très motivé par cette aventure, avec pour objectif de créer un camp fixe pour l’année prochaine. Le voyage fut court et intense ! Ils ont parcouru tous les recoins du désert dès leur arrivée, mais pas à dos de chameau cette fois, plutôt 12 heures de 4x4 dans les pistes, agrémentées de temps à autre par quelques petits égarements. Et oui, pas de GPS dans le désert ! Le repos du guerrier avant le dessert Discussion entre chefs avec Lahrsen Tizliouine Après avoir repris contact avec son fidèle partenaire « La Fibule », ils ont conclu en buvant un thé berbère en se disant à l’année prochaine, Inch’ Allah. Ayant été touché lors de premier voyage il a 1 mois environ, Raphaël se sent ici comme un poisson dans l’eau, prêt à transmettre cette douceur infinie comme l’avait fait Alain à l’époque. D’ailleurs l’agence s’appellera « Infinitude ». Equipe de repérage de choc (avec Bouchra et Youssef) 31 A très vite pour plus de détails, mais retenez les dates et préparez vos duvets du 4 février au 30 avril 2017 ! 32 1er Mai 8 Mai Le projet “Ruches” butine ! Ouvrir une ruche est un moment particulier ! Ça y est, depuis quelques semaines, nous rentrons dans le vif du sujet apicole, avec l’arrivée de nos premières abeilles. Laurent, notre tuteur en apiculture qui nous a permis de mettre le projet des ruches en œuvre, fournissant expertise et matériel, est donc passé au stade supérieur en nous amenant 3 de ses essaims. Un grand moment d’excitation, car après des semaines à réparer et nettoyer les ruches et ruchettes, nous avons pu rendre le projet vivant, bourdonnant et vrombissant. Nous avons pu nous glisser pour la première fois dans nos tenues d’apiculteur pour aller au plus près de nos nouvelles hôtes, et quelle émotion au moment d’ouvrir les ruches et d’observer les abeilles s’affairer déjà à construire les cellules, à les remplir de pollen, de miel ou de couvains! Nous voilà piqués très fort par la passion de l’apiculteur… Les nouvelles aventures de Léo Notre ami Léo qui nous a quittés il y a quelque temps vient de passer plusieurs semaines dans les Pyrénées en woofing dans un élevage de chèvres et vaches. Il nous a donné de ses nouvelles, en voici quelques témoignages par l’image. Nous serons heureux de le retrouver le week-end de Pentecôte où il vient revoir et écouter Swami Atmananda. Il s’agit maintenant de veiller au bien-être de nos nouvelles amies, leur procurant de nouveaux « cadres » où elles pourront agencer leurs rayons, ou ajoutant à leurs ruches des « hausses » (sorte d’étages supérieurs) si elles viennent à se trouver un peu à l’étroit. Certaines Fleurs profitent même de la musique butineuse des abeilles pour rythmer leur méditation. A voir si ça les aide à devenir fruits. Encore merci beaucoup Laurent. On te doit presque tout de cette nouvelle aventure ! Merci pour ton temps, ta patience et tout le reste (qui est énorme!). Un cadre bien rempli peut peser 4 kg ! Pour faire du bon fromage, il faut : de l’amour bien pur, ... Maintenant, Work in Progress, comme on dit. On vous tiendra au courant. Onctueusement vôtres. ...des aliments bien frais, ... 33 Merci Laurent ! C’est vraiment une belle expérience que tu nous offres ... et du lait bien chaud ! 34 10 Mai 10 Mai Grandmothers Healing Haka Grandmothers Healing Haka (suite) Pour Delphine, Justine, Lucas - et même de temps à autre pour Sora, notre chère cuisinière-danseuse - comme pour les autres stagiaires, ce grand week-end de l’Ascension aux sonorités maoris s’est ainsi entamé sous le signe de la réunion. Réunion de soi et de l’autre en un groupe soudé, réunion du principe masculin et du principe féminin, réunion en notre centre du corps et de l’esprit, de la Mère Terre et du Père Ciel. Ojasvin et Waimaania incarnent parfaitement cet équilibre par leur complémentarité en tant que couple d’intervenants. Le Haka qu’ils proposent est une expérience puissante qui se conte comme un récit à grandir, se joue comme une musique à guérir. Dans la présence affirmée du corps et de la voix, mouvements et mots s’enchaînent avec un sens profond en creusant notre ancrage à la Terre et en amplifiant notre élan vers les cieux. Chacun a pu au moins effleurer l’expérience du « pilier de lumière, rayon de diamant » qui nous traverse et dont parlent les Davis : l’essence d’un soi relié et imperturbable. Le Grandmothers Healing Haka nous a initié à son pouvoir de guérison et d’ouverture, parfois de manière bouleversante, parfois avec subtilité, toujours avec force. Nos « Fleurs » se sont mises à l’écoute de cet art, vers leur épanouissement, comprenant bien cependant que le Haka ne leur avait pas livré tous ses secrets, loin de là. C’est donc tout naturellement que certains ont décidé d’approfondir encore l’expérience. D’ici-là, Aroha nui. L’apprentissage par la démonstration ; ancrés à la Terre et reliés aux Cieux Au premier abord, en jetant un œil au programme d’A Ciel Ouvert, quand on arrive à la rubrique Haka, on peut être tenté de se demander ce que le rugby vient bien faire là… Bonne question ! Mais bien que les All-Blacks, l’équipe nationale de rugby néo-zélandaise, aient rendu cet art visible à travers le monde, n’oublions pas que le Haka est une pratique traditionnelle maori, intimement liée au spirituel… Et bien plus ancienne que le rugby lui-même ! Pas de ballon ovale ici, mais l’activité est bien physique malgré tout ! Nous sommes donc allés à la découverte d’une culture de l’autre bout du monde, littéralement, poursuivant ainsi notre exploration de nous-mêmes… Un voyage qui appelle à être prolongé ! Souvent, les premiers moments d’un séminaire donnent le « La » sur lequel reposera la musique des jours à suivre. Avec Ojasvin et Waimaania Davis en chefs d’orchestre, c’est par une cérémonie d’accueil traditionnelle maori qu’on trouve le ton dès le premier soir. L’un et l’autre dévoilent les grands mouvements de la partition au groupe hôte ou au groupe invité initialement séparés, laissant aux différents interprètes l’espace de l’improvisation. Puis les deux groupes se rejoignent et la cérémonie proprement dite s’engage dans une ouverture polyphonique profondément intense. L’accueil, ici, c’est à la fois l’affirmation de soi et l’intégration de l’autre. Et à la fin de la cérémonie, nous formons tous une grande famille. 35 Répétition en groupe sous le soleil de Sagnol 36 15 Mai 20 Mai Vocalises et Frémissements Soif de Vie, ou bien Soif de Sens ? “Au Coeur du Chant de l’Etre” Le mois dernier, l'équipe des "Fleurs" qui s'occupait de Sagnol est partie en voyage dans les profondeurs, celles de la vibration. Embarqués sur les ondes avec quelques autres matelots, nous avons suivi le capitaine, Edith Martens, vers des péripéties inattendues. Avec Edith, « il nous est proposé » beaucoup d’expériences inédites et spontanées au cœur de l’être, avec pour véhicule privilégié : la voix ! Une exploration vibratoire de notre intimité, de notre corps, de notre âme, seul ou avec l’autre, et en reliance avec ce « mystère » plus grand que nous-même. Au fil de ces expériences, le temps se dilate, s’égare et laisse toute sa place à une présence totale dans le chant. Car il s’agit moins de chanter juste que de chanter vrai. On frémit, on vrombit, on résonne, on se laisse percer par des lances cristallines ou bercer par des vagues profondes. Il arrive que l’harmonie jaillisse avec la grâce de ces instants inattendus où chaque chose est à sa place, dissolue dans l’Un. Il arrive aussi que la dissonance se laisse éprouver, accueillir, explorer. Et c’est bien ! La voix se fait entendre, mais elle parle surtout d’écoute ; et, à l’image de comment Edith laisse la semaine se dérouler d’elle-même, on apprend, réapprend et on savoure l’ouverture à ce qui se présente. Des explorations vocales, donc, et puis aussi des petits chants, sans limite de culture ou de langue, et que l’on chante et rechante inlassablement. En somme, une semaine riche et belle (encore une fois), tout en douceur et alliance des cœurs – ceux-là même qui ont donné le tempo de tous ces frémissements, vrombissements, résonances et chants. Merci à toi Edith ! Une partie du domaine de Sagnol Le dernier séjour “Soif de Vie”, qui a eu lieu à Sagnol en avril, rassemblait les intervenants Pierre Montel (engagé dans la spiritualité de l’Inde), Marc Sokol (engagé dans la voie du Tao), Thérèse et Thierry Buffel (enseignants “mindfulness”), Sora (danses africaine et orientale) et Alain Chevillat (que l’on connait bien!). Et après un "Soif de Vie", les jeunes repartent souvent avec de nouvelles perspectives, les yeux, les oreilles et l'esprit encore pleins de nouvelles découvertes. Parmi eux, Flavie, qui partage aujourd'hui avec nous son expérience : "Qu’est ce qui nous amène à ce regroupement? Est-ce la soif, ou est-ce la vie ? Car dès les premières rencontres, la vie se fait soif et la soif se fait vie. Les intervenants nous content leur chemin, les uns après les autres, et à chaque résonance avec notre propre quête, nous oscillons entre éclats de rires et frissons libérateurs. Les compréhensions surprennent, les réponses se font évidences soudaines. Captivés par la lumière de ces partages d’expériences, la séparation entre les parcours s’efface. Qui sommes nous, nous qui sommes? La sensation d’être différent devient absurde. Les concepts se mélangent : taoisme, hindouisme, mindfulnisme, shaktimontelisme… mais quelle que soit la voie, les pratiques nous ramènent à une seule chose : la Présence ! Ou comment incarner chaque instant la conscience qui circule en nous. Les voix suspendues aux cordes de la guitare 37 Des portes s’ouvrent, d’autres se referment. Et ainsi nous repartons, avec plus de questions qu’en arrivant ! Vers l’ouverture nous cheminons, entre apprentissage et desapprentissage nous tissons… " 38 2 Juin 20 Juin L’Avenir se dessine pour Raphaël Bientôt, la Quête du Graal... Etienne van der Belen Un des responsbles de l’Académie Aurore de P-Y. Albrecht en Belgique C'est le 17 juillet que commencera le stage de Etienne Van Der Belen "Sur le chemin du Graal", qui s'inscrit dans le cadre de la pédagogie initiatique de Pierre Yves Albrecht. Raphaël, droit devant ! Nous allons bientôt entrer dans la troisième partie de la formation, et la plupart des jeunes commencent à y voir plus clair sur l’orientation. de leur avenir C’est aujourd’hui fortement le cas pour Raphaël qui s’oriente avec détermination vers la direction d’un Centre résidentiel et la direction d’une agence de voyages spécialisés. Il a déjà acquis une certaine expérience dans beaucoup de tâches de ces deux métiers, et aborde une phase où il y aura davantage d’autonomie, d’initiatives, de responsabilités. Il se prépare aujourd’hui à diriger le site de Sagnol en Juillet/Août, et à coordonner sur place l’Université du désert, de février à avril 2017. Il accompagnera également, sans doute, tous les groupes en Inde en 2017, pour se former aux côtés d’un autre accompagnateur spécialiste de l’Inde. Etienne est comédien et metteur en scène, et le théâtre y aura une grande place, mais il y aura aussi des randonnées, du tir à l'arc, du chant, etc. C'est un stage réservé aux 18/26 ans, et si vous en faites partie, ne manquez pas cette opportunité. Le stage coûte 180 euros tout compris les 5 jours (stage + pension). C'est un prix calibré pour les jeunes. Il est en auto-gestion entre jeunes, encadré par les Fleurs du Vivant, et se déroulera à Sagnol, en pleine nature. Tous renseignements et inscriptions à : http://www.acielouvert.org/detail-programme.aspx… En attendant, il continue sa formation à Pierre Châtel, et s’active dans la mise en place logistique de l’association de voyages « Infinitude » qu’il est destiné à diriger le moment venu. C’est un travail complexe, multifacettes, dans le quel il doit finir par baigner comme un poisson dans l’eau. Que la belle énergie qui l’anime aujourd’hui, et que l’arbre en croissance donne de beaux fruits. 39 Atelier Tir à l’arc Randonnée nature 40 1er Juillet Les Saveurs dans l’Ayurveda Préparation du Paneer, le fromage indien Le Kichadi (riz, lentilles, épices), LE plat ayurvédique La semaine dernière s’est déroulé un stage autour de la cuisine ayurvédique avec le Dr Garima Khajanchi. Nous avons pu apprendre les mets de base de la cuisine indienne, mais aussi comment s’applique la philosophie de l’Ayurveda dans la préparation d’un repas, les mélanges d’épices, et même la manière de manger ! En effet, l’Ayurvéda étant une médecine qui prend en compte l’aspect physique, sensoriel,, intellectuel et spirituel du monde, rien n’est laissé au hasard. Ce stage était aussi l’occasion pour Camille de s’exercer à la traduction en simultané, après avoir montré son enthousiasme quelques semaines plus tôt lors traduction de Steven Rudolph. Avec l’aide de Anne Perrot, animatrice de cures ayurvédiques à Pierre Châtel et traductrice des médecins ayurvédiques, Camille réussit ce défi avec brio. Bon appétit ! 41 Pour plus d’informations Préparation du Sabji (légumes) L’équipe au grand complet : après l’effort en cuisine, le réconfort à table ! www.acielouvert.org www.sources-vivre-relie.org Page facebook : Les Fleurs du Vivant Contact : [email protected] Tel : 04 79 81 90 78
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