ACCORDS CRÉATIFS
Transcription
LES ACCORDS CRÉATIFS AVRIL 2002 • N°6 • 1 € www.itmparis.com Maquillage : Christella Aggugia Maquillage : Héloïse Santelli © Maquillage : Virginie Miscioscia DÉFILÉ 2002 © © Maquillage : Gwang Hee Lee stylistes et des photographes, avant d’endosser elle-même le rôle de chef de projet. “Je n’imaginais pas à quel point c’est un travail d’équipe. Grâce à cette expérience, des affinités professionnelles se sont nouées, et aujourd’hui, les photographes avec qui j’ai travaillé me rappellent”. Un bon carnet d’adresses en somme, pour cette jeune fille, et une réussite pour ces élèves qui apprennent à se responsabiliser et établir un échange, une d i s cussion, avec des métiers qu’ils côtoieront durant tout leur parcours professionnel. Illustration parfaite de cette collaboration, le premier catalogue retraçant les tendances de l’année écoulée, édité l’Atelier Chardon-Savard, a vu le jour en janvier 2002. Une somme de créativité et de professionnalisme, où les modèles des stylistes, mariés harmonieusement à la beauté des maquillages, prennent enfin vie sous le regard des photographes. C’est pour tous ces élèves l’aboutissement d’un travail studieux, d’une recherche artistique, et de la mise en commun des talents et des connaissances, aujourd’hui à la portée d’un public. Autre point fort de cette collaboration, les séances de photo studio, auxquelles ont participé les élèves de la section “maquillage mode tendance”, au mois de février. Un projet qui a emballé Nolwenn Scouarnec, étudiante en deuxième année. “On nous a laissé carte blanche : choix des produits de maquillage, des vêtements, des mannequins. J’avais déjà une idée de ce que je voulais, et je l’ai fait accepter à mes partenaires de travail”. Son maquillage charbonneux et ses choix artistiques, ont semble-t-il remporté le succès espéré, puisque les photographes mis à sa disposition, ont décidé d’intégrer les clichés dans leur book. L’apprentissage des techniques studio et la mise en place d’un réseau professionnel, c’est davantage ce qu’en a retenu Virginie Miscioscia, qui s’était prêtée de bon cœur aux travaux d’école des Maquillage : Harmony Descamps © S. Eahnstedt - SPEOS © © Maquillage : Karine Gury © Un pôle artistique de formation, c’est un peu ce que sont en train de créer ITM, l’école de photographie SPEOS et l’Atelier Chardon-Savard. Plusieurs projets en commun mettent en évidence la créativité des élèves et le dynamisme des écoles. Photos studio, défilés, catalogues, sont autant d’exercices qui animent la formation des élèves. Styliste, maquilleurs et photographes, une collaboration indispensable sur les défilés de mode… De la mode, il n’y avait que ça ! Des tendances, on a découvert celles de demain. Quant au Rock & Roll, il a laissé sa place à de la musique avant-gardiste et instrumentale. Le salon Who’s Next qui s’est déroulé à la porte de Versailles du 25 au 28 janvier a, une nouvelle fois, fait exploser les références et justifier son nom en découvrant les valeurs de demain. Quatre jours durant lesquels Anne-Christine, Beata, Karine, Virginie, Jérôme et Nathalie ont mouillé leur chemise pour assurer les défilés du salon. Une trentaine de modèles par jour à maquiller, un timing intensif, une ambiance jeune et décontractée, un bureau de style aux commandes… finalement le défi a été relevé par les étudiants d’ITM qui ont su exprimer leur talent et leur créativité. Nathalie Brault, l’une des stagiaires en est ressortie enthousiaste. “C’était comme un jeu ! L’ambiance était super, et on était complètement libre dans nos maquillages”. Les thèmes abordés sont d’ailleurs évocateurs de la liberté de ton et de l’éclectisme du défilé : French Baguette, War Zone, Orange Mécanique… des noms qui cachent un maquillage rétro, guerrier, zazou, féerique ou sanguinolent. Tout un programme que l’on aimerait retrouver l’année prochaine. Maquillage : Nolwenn Scouarnec © © S. Gahnstedt - SPEOS © MODE, TENDANCE & ROCK & ROLL Autre grand rendezvous annuel, le défilé. Cette année, il réunit le 10 avril 2002 au Cirque d’Hiver, à Paris, environ 200 mannequins qui portent les différents modèles imaginés par les jeunes stylistes de l’Atelier Chardon-Savart. Les créations des maquillages sont, une fois de plus, réalisées par les étudiants d’ITM, en collaboration avec les maquilleurs professionnels de M.A.C. Cosmetics. Le reportage photo est confié au talent à l’équipe cosmopolite des étudiants de SPÉOS. ITM : © C. Sliva - SPEOS LA STRATÉGIE DU PARTENARIAT La politique de stages d’ITM s’intensifie et se diversifie. Pour offrir aux élèves les meilleures conditions de travail et une plus large connaissance de l’environnement professionnel, de nouveaux accords sont conclus dans des secteurs aussi divers que la télévision, l’opéra ou le théâtre. Démonstration avec TPS Star, l’Opéra de Paris et le Théâtre de la Tempête. © C. Sliva - SPEOS SUR LES TRACES DE VALÉRIE BIMBOCCI © C. Sliva - SPEOS Valérie Bimbocci, ancienne d’ITM, maquille Emmanuelle Gaume, pour son émission “Star Mag”, réalisée par 3ème Œil Productions. Dans les loges, Laëtitia Chatelain, étudiante en deuxième année à ITM, assiste la chef maquilleuse. TPS Star est la dernière née du bouquet satellite de TPS. Aujourd’hui présente sur le câble, cette chaîne télé a pour ambition de suivre les traces de Canal +, avec des programmes jeunes et urbains, axés sur le sport et le cinéma. C’est dans les studios du village de la communication à Saint-Ouen que sont enregistrées les émissions de la chaîne, et c’est là qu’ITM News a rencontré Valérie Bimbocci, chef maquilleuse et ancienne élève de l’Institut Technique du Maquillage. Au programme, ce matin, l’enregistrement de Star Mag, l’émission d’Emmanuelle Gaume, avec pour invité Gérard Jugnot de passage pour la promotion de son film “Monsieur Batignole”. Appliquées et discrètes, Valérie et sa stagiaire Laëtitia Chatelain, élève à l’ITM, sont aux pinceaux. Elles enchaîneront les séances de maquillage durant toute la journée. Cinq tournages sont au programme et elles doivent s’employer à préparer chaque invité, en plus de l’animatrice et des chroniqueurs, avant leur entrée sur le plateau. “Le maquillage télé nécessite de la rapidité, de la disponibilité et une certaine discrétion. On est amené à intervenir à tout moment”. Et Valérie sait de quoi elle parle. En 1987, une fois le cursus d’ITM terminé, elle travaille pour le court métrage et le théâtre. Puis suivront quatre années où elle pigera pour la télé à Paris Première. C’est au cours de l’une de ces émissions “Rive droite, Rive gauche” qu’elle fait une rencontre déterminante dans son parcours professionnel. Emmanuelle Gaume y anime une rubrique. Elle apprécie le travail de Valérie et s’en souviendra au moment de présenter l’émission “Exclusif” sur TF1 : l’animatrice l’imposera chez Case Production. Fidèles, les deux jeunes femmes le sont restées, lorsqu’il a été question de s’aventurer sur le câble. “Ce n’est pas vraiment du copinage. Nous nous sommes bien entendues, c’est vrai et c’est d’ailleurs essentiel, mais je crois qu’Emmanuelle a surtout aimé mon travail, et c’est pourquoi elle m’a choisie”. Pour l’avoir elle-même fréquentée, Valérie connaît bien la formation de l’ITM, et c’est tout naturellement qu’elle s’est adressée à son ancienne école pour recruter des assistantes. Laëtitia est la troisième élève à travailler avec elle. “On n’a pas le droit à l’erreur, c’est pourquoi je lui demande de maquiller les hommes pour qui il existe moins de risque, avant d’opérer sur des femmes, plus exigeantes”. Aujourd’hui chef maquilleuse, elle estime être de son rôle de consacrer du temps au tutorat des jeunes. “Être initié par quelqu’un qui connaît déjà le milieu et qui pourra prodiguer ses conseils, c’est également important pour prendre confiance en soi”. C’est aussi l’avis de Laëtitia pour qui le réseau des anciens élèves est une bonne formule : “la façon de maquiller d’une école à une autre est toujours différente. Travailler avec une professionnelle qui a fait le même centre de formation, c’est aussi ne pas perdre ses repères, tout en continuant à apprendre. C’est avoir une expérience commune, et des souvenirs à partager dans un métier où le relationnel est très important”. Une expérience qui la mènera peut-être à suivre les traces de son aînée. LES ANCIENS D’ITM : ILS INTÈGRENT LA PROFESSION Moins connues du grand public, les carrières artistiques, et plus particulièrement celles de maquilleur, méritent d’être présentées. Voici quelques parcours récents d’étudiants (garçon et filles) sortis de l’Institut Technique du Maquillage. Ils illustrent la diversité du métier et des situations professionnelles. Nom : Gwendaline Quimerc’h Age : 22 ans Promotion : 2000 Parcours : Gwendaline travaille depuis février 2001 sur tous les extérieurs de l’émission “On a tout essayé”. En plus du maquillage, les postiches et prothèses internes sont devenus nécessaires pour rendre méconnaissable Dan Bollander. Elle participe également à des photos de mode chez PinUp Studio et dans une agence du Bourget appelée Itis. Elle aura auparavant croisé le chemin du cinéma pour un court métrage, et pour un pilote produit par Léo Prod. Point de vue : “C’est un métier où on n’a pas le temps de s’ennuyer. C’est différent d’un jour à l’autre. Je suis toujours en déplacement”. Nom : Sofia Kouddane Age : 25 ans Promotion : 1999 Parcours : Après un stage sur la chaîne Comédie, Sofia suit “Les Robins des Bois”, dont elle devient la maquilleuse attitrée, lors des émissions de “Nulle Part Ailleurs” sur Canal +. Rodée aux plateaux de télévision, elle s’essaye avec succès au tournage télé : elle entre dans l’équipe de “Un gars, une fille”, où elle maquille les acteurs, depuis maintenant un an et demi. Ce contrat à plein temps, lui laisse malgré tout, lors de coupure estivale, le loisir d’expérimenter d’autres genres, tel qu’un long métrage produit par Arte, pour lequel elle a travaillé l’été dernier. Point de vue : “Tentée par la mode, c’est finalement à la télévision que je m’épanouis. Le parcours professionnel d’une maquilleuse est, en fin de compte, modelé par le hasard et les rencontres que l’on provoque ”. Nom : Caroline Lesgourgues Age : 26 ans Promotion : 2000 Parcours : Après un stage à Paris Première sur l’émission “Rive droite, Rive gauche”, Caroline rejoint la production de Thierry Ardisson ”Tout sur l’écran”. Elle est aujourd’hui de toutes les émissions de “Tout le monde en parle” et de “On a tout essayé” avec Laurent Ruquier. Elle travaille également sur l’émission de Paul Amar “On aura tout lu”, et fait des remplacements à “Star Mag”, sur TPS Star. En plus de son parcours à la télévision, Caroline travaille régulièrement avec un photographe pour des photos de studio. Point de vue : “Mon métier, c’est 50 % de maquillage et 50 % de relationnel, avec une bonne dose de diplomatie et de discrétion”. Nom : Isabelle Maréchal Age : 22 ans Promotion : 2001 Parcours : Très vite introduite dans la télévision, Isabelle maquille dans le cadre des plateaux de iTélévision, la chaîne info de Canal +. Elle assure également le maquillage sur les tournages de MediaVideoSon, spécialisé dans la promotion médicale, et effectue des déplacements en Province pour le compte du Groupe Sebastian, des professionnels du maquillage qui la sollicitent pour la promotion de leur gamme Truco, auprès des salons d’esthétique et de coiffure. Le secteur artistique n’échappe pas aux compétences d’Isabelle qui suit depuis un an et demi, le chanteur Tancrede sur les scènes parisiennes et franciliennes. Point de vue : “Aimer son travail et bien le faire, c’est le b.a.-ba d’un métier, où il me sera toujours possible de progresser dans les dix prochaines années de ma vie ”. Nom : Mélanie Gerbeaux Age : 25 ans Promotion : 2000 Parcours : À l’issue d’un stage, Mélanie entre à l’Opéra Bastille pendant plusieurs mois durant lesquels, on l’intègre aux ateliers de perruques, de postiches et de coiffure. Un travail qui lui ouvre les portes du Musée Grévin où elle apprend le métier de restauratrice de mannequins de cire. Maquillage, implantation de cheveux, peinture à l’huile, font partie de son quotidien et offre une triple spécialisation, maquillage - perruque postiche qui intéresse le cinéma friand d’effets spéciaux. MACBETH © E. Mahoudeau ITM et l’Opéra de Paris ont conclu un accord de partenariat en décembre 2001. Désormais, sur chaque spectacle présenté à l’Opéra, un stagiaire d’ITM assiste l’équipe de maquillage. Il participe à chacune des représentations. MÉDÉA Jérôme Guyot a ainsi suivi le spectacle “Médéa” des premières réunions de préparation à l’ensemble des représentations. Il a ensuite laissé la place à Marjorie Labille sur “Macbeth”. Prochain rendez-vous : “Le Chevalier à la Rose” et “Le Barbier de Séville”. © E. Mahoudeau © E. Mahoudeau Macbeth remporte un immense succès sur la scène de l’Opéra Bastille. Effets spéciaux, cascades, lumières, orchestration, accessoires, c’est depuis les coulisses que l’on mesure la quantité de travail effectué, afin que chaque artiste puisse donner libre cours à son interprétation. Et dans cette composition de métiers, Marjorie Labille, en deuxième année d’ITM, est venue renforcer l’équipe maquillage de la production. Un travail pour lequel il ne faut pas ménager ses efforts, et où les pauses sont de courte durée. Ce sont, en effet, pas moins de 75 choristes qui se pressent dans les loges de maquillage, offrant leur visage aux mains appliquées et attentives des cinq maquilleuses en service. Une ruche dans laquelle la jeune fille, à l’instar de ses aînées, est considérée comme une professionnelle à part entière, avec ses comédiens attitrés qui reviennent depuis le premier jour s’abandonner à ses pinceaux. “Cela s’est fait tout naturellement. Une confiance s’est installée, et comme une chose acquise, ceux que j’avais maquillés le premier jour sont revenus le lendemain, et les jours suivants”. Tout au long de la soirée, les changements de costumes et de maquillages vont s’enchaîner dans les loges et derrière les décors de l’Opéra. À eux seuls, les choristes revêtiront trois rôles distincts, avant de recevoir les applaudissements nourris qui récompensent, non seulement les artistes sur scène, mais aussi ceux et celles travaillant en coulisses… ces fantômes que le public ne voit jamais. © E. Mahoudeau LES FANTÔMES DE L’OPÉRA Jeanne-Michèle Charbonnet dans le rôle de Médéa LE Nom : Frédéric Balmer Age : 28 ans Promotion : 2000 Parcours : Grâce à la connexion d’un intervenant professionnel à ITM, Thierry Lecuyer, Frédéric entre directement dans le circuit du cinéma, d’abord par le court métrage, puis dans le long métrage “La chambre des officiers” de François Dupeyron, en collaborant avec l’un des grands spécialistes français des effets spéciaux, Dominique Colladant. Depuis, il se partage entre théâtre et cinéma. À son palmarès, la pièce de Daniel Mesguich “Esther”, et de mai à juillet 2001, “Visage de feu”, au Théâtre de la Colline et en tournée. Côté cinéma, il réalise des prothèses entières pour le film “Bloody Mallory”. Un travail qui passionne cet ancien étudiant des Beaux-Arts, féru de mise en scène. Point de vue : “Travailler sur des effets spéciaux au cinéma, c’est aussi prendre connaissance du métier des autres techniciens de plateau, afin de pouvoir s’y adapter ”. Légende Légende Légende Légende © C. Pichard En septembre 2001, elle travaille sur le long métrage “Bloody Mallory”, puis enchaîne sur le tournage de “Maléfique” en février 2002. Parallèlement, elle collabore au théâtre avec la Compagnie du Fresnes, et récemment sur la pièce de Bob Wilson “Woyzeck” au Théâtre de l’Odéon. Point de vue : “Pour ce métier, il faut savoir s’adapter et être polyvalente. C’est pourquoi, il est bon de multiplier les expériences, car chacune d’entre elles nous enrichit un peu plus professionnellement. Pour “La Marmite”, Caroline Surier a dû réaliser quelques maquillages outranciers et même transformer les comédiens en femmes comme le veut la tradition du théâtre antique. © C. Pichard La jubilation provocante de la comédie romaine antique a trouvé des accents champêtres à la Cartoucherie de Vincennes. “La Marmite” de Plaute s’est jouée jusqu’au 17 février dernier sur les planches du Théâtre de la Tempête, un lieu dans lequel de nombreux étudiants d’ITM se sont initiés au maquillage théâtral. Il y a eu récemment “Le Roi Lear” de Shakespeare, “Monsieur Farce ou des oh et des ah”, et depuis le 12 mars “Le Nom” de Jon Fosse, avec des mises en scène comme la Cartoucherie aime à en programmer : dépouillées ou extravagantes, mais toujours pleines de créativité. Et que dire de cette “Marmite” dirigée par Brigitte Jaques-Wajeman. Dans un décor moderne minimaliste, la force des costumes et du maquillage donne tout le relief aux personnages de la pièce. Céline Bourbon et Caroline Surier, étudiantes à ITM, ont dû faire preuve de culot pour coiffer et grimer outrageusement les comédiens. Une talentueuse bouffonnerie qui convient parfaitement au théâtre antique et ses carnavalesques histoires, crûment formulées. Et peut-être le maquillage, en cela, protège l’impudeur des mots et des situations en les fardant d’une clownesque drôlerie. Tout un art qui ramène les jeunes stagiaires d’ITM aux origines de leur métier. © C. Pichard RETOUR SUR LA MARMITE Au Théâtre de la Tempête, la variété des créations proposées permet aux stagiaires de collaborer à la création de maquillages très divers mais leur donne aussi la possibilité de confectionner des coiffures. Tel est le cas pour ces filles du Roi Lear auxquelles Marine, Audrey, Vivika et Aline ont apporté tout leur savoir-faire et leur créativité. © C. Pichard © F. Cuif © J. Ley THÉÂTRE DE LA TEMPÊTE : Vu su r GARE AUX NEWS Comme chaque année, lampions, fanfares et bals musettes vont s’installer sur les bords de la Marne pour faire revivre à la ville de Joinville et ses habitants, les heures glorieuses où ses guinguettes réunissaient chaque week-end, artistes, bourgeois et ouvriers, dans un même esprit de détente. Et comme chaque année, ITM posera ses ateliers au fil de l’eau pour redonner des couleurs aux trombines enjouées des petits bambins et parfois des plus grands. Rendez-vous pris ce printemps, au mois de juin. La créatrice de mode Emita Churlaud a exposé sa collection printemps - été 2002. Dans son catalogue de présentation, le maquillage d’Harmony Descamps et la coiffure de Nathalie Brault, toutes deux étudiantes d’ITM, se fondent avec les créations rock, tango ou classique de la styliste. Une partition bariolée qui finit comme il se doit par la blancheur virginale de la mariée. © UNE MODE TEINTÉE DE MUSIQUE Mais qu’est-il donc arrivé à Sabine Quindou, animatrice de l’émission “C’est pas sorcier” sur France 3 ? On la retrouve dans les programmes du 21 et du 24 avril, transformée en une créature répugnante, dont même le monstre de Frankenstein ne voudrait pas pour fiancée. Opération esthétique ratée ? Hormones défectueuses ? L’équipe de tournage de “C’est pas sorcier” Absorption de substances illicites ? Ou tout filme Brice à ITM, pendant le prise d’empreinte simplement réveil “très” difficile ? Rien de sur l’animatrice, Sabine Quindou tout cela. L’auteur de cette tragédie, temporaire bienheureusement, n’est autre que Brice Vergoni, étudiant en deuxième année à ITM, à qui la production de l’émission “C’est pas sorcier” a demandé de défigurer la jolie Sabine pour illustrer une émission consacrée aux effets spéciaux. Et comme son sadisme n’a d’égal que son talent, il leur a livré les secrets d’une recette “made of ITM”. Une formule qui n’a rien de magique, mais qui aura nécessité 22 heures de travail pour réaliser, poser et raccorder une prothèse plus vraie que nature. Et si pour ceux qui ont fait la curieuse expérience de croiser cette “créature”, l’effroi a laissé place au sourire, rassurés de n’avoir pas été la victime d’une rencontre du troisième type, pour Brice la satisfaction est ailleurs : celle de pouvoir encore et toujours surprendre, avec une mousse de latex et du maquillage. Des produits qu’il apprivoise et qui sont la matière première d’un métier auquel il se destine, et que d’aucuns qualifieraient de monstrueux ! DE L’ART DE LA SÉDUCTION MÉDIAS @ Retrouvez l’actualité et les programmes d’enseignement de l’Institut Technique du Maquillage sur Internet : CRÉALLOWEEN 3 Pour la troisième année consécutive, un ancien élève d’ITM a été primé au Concours National des Effets Spéciaux qui s’est déroulé le 27 octobre dernier. Annabelle Petit s’est classée Première dans la catégorie maquillage direct sans prothèse. © Après “La Folle de Chaillot” qui a pris fin le 15 février, et dont les maquillages ont été assurés par Marjorie Labille et Aurélia Boullen, étudiantes d’ITM, c’est au tour de “Dom Juan”, pièce mise en scène par Daniel Mesguich, de triompher sur les planches de l’Athénée à Paris. Un spectacle où, jusqu’au 13 avril, quatre étudiants d’ITM assistent Chantal Durpoix, la chef maquilleuse et coiffeuse du spectacle, pour que soient visibles depuis la salle, les atours des dames, et les charmes du héros. Un jeu de la séduction, dans lequel Molière savait le public juge et acteur depuis son fauteuil de spectateur. Conseil : pensez à bien regarder les statues. © LES GUINGUETTES SONT DE RETOUR © EFFETS SPÉCIAUX ! Annabelle Petit , ancienne étudiante d’ITM, parallèlement FINALE CASTING MANNEQUINS 2002 magazine com Le 11 février 2002, un jury de professionnels du spectacle, réuni sous la présidence d’Adriana Karembeu, a choisi les deux gagnants, fille et garçon, du concours Casting Mannequins. La finale a rassemblé un public nombreux à l’Espace Pierre Cardin à Paris. Les vingt mannequins finalistes ont pu rivaliser de beauté, grâce au travail de Julie Girault et Virginie Miscioscia, toutes deux étudiantes en deuxième année à ITM. Mannequins et maquillages à découvrir dans le numéro de Casting magazine de mars 2002. JON FOSSE AU THÉÂTRE DE LA BASTILLE Jacques Lassalle met en scène une pièce de théâtre de Jon Fosse “Un jour en été” au Théâtre de la Bastille, à Paris, du 6 mars au 13 avril 2002. Matthias Dugué et Aline Bourles, respectivement en première et deuxième année à ITM réalisent les maquillages des différents personnages, notamment de la comédienne, Marianne Basler et Jean-Damien Harbin. www.itmparis.com. Le site est consultable en français, anglais, espagnol et polonais. LA BOUTIQUE DU MAQUILLAGE PROFESSIONNEL ENTRE ORIENT ET URBAN STYLE Le 18 novembre dernier, la deuxième édition de Urban Cabaret s’est tenue au Parc de la Villette à Paris. Dans le décor féerique du Cabaret Sauvage, ITM s’est joint au spectacle pour maquiller à l’orientale les danseuses de la troupe Gazelles, et embellir les mannequins du défilé Tati. Une belle fusion des genres ! MOTEUR & ACTION ! Organisé par MK2 et sa filiale Nada Production, le Prix Kieslowski récompense les scénarii originaux. Les lauréats français, belge et luxembourgeois voient leur court métrage se réaliser sous la direction d’une des plus prestigieuses écoles cinématographiques, l’École Louis Lumière. Toute la partie maquillage est, quant à elle, prise en charge par des étudiants d’ITM, un pour chaque film. Tournage prévu entre le 13 et le 26 avril 2002, et à la clé une diffusion dans les salles MK2 et à la télévision sur CinéCinéma et La Cinquième. vous propose : • 30 marques de maquillage et accessoires disponibles sur stock : Ben Nye, Bobbi Brown, Clinique, Estée Lauder, Fardel, GM.Foam, Il Makiage, Kryolan, Mehron, Naimies, Numeric Proof, Temptu, RCMA, Screenface, Sebastian, Make-up International, Dinair, Comodynes, valises, pinceaux et livres de maquillage…, • des informations sur les nouveaux produits français et étrangers. Liste des produits et tarifs sur le site internet www.pleinfard.com Publication d’EFFE-ITM ; Sarl capital de 8 000 € ; Directeur de la publication et de la rédaction : Jean-Robert Mouillet ; Rédaction en chef : Florence CAPEL ; Mise en page : Framboise Communication ; Impression : Edimpra ; 10000/1 ; Perigord c.mat/115 ; CD18. 9, rue des Arènes de Lutèce 75005 PARIS 01 44 08 11 44 AVRIL 2002 • N°6 • 1 € Demande d’information Je souhaite recevoir : ❑ Une documentation gratuite sur ITM ❑ Les 10 cartes postales éditées par ITM (je joins un chèque de 2 € ou, de préférence, une enveloppe timbrée à 2 € et libellée à mes nom et adresse (correspondant aux frais d’envoi et de port) ❑ La cassette vidéo de présentation d’ITM et je joins un chèque de 6 € correspondant aux frais d’envoi et de port ✁ “Conformément à la loi “Informatique et libertés”, vous disposez d’un droit d’accès et de rectification aux informations vous concernant. Sauf refus de votre part, ces informations pourront être utilisées par des tiers”. NEIØ42 Niveau d’études ❑ Secondaire ❑ Terminale ❑ Supérieur ❑ M. ❑ Mlle Nom Filière suivie ______________ __________________________ Adresse à renvoyer à : ITM - Institut Technique du Maquillage Prénom Code Postal Ville Enseignement supérieur technique privé 7, rue de Courcelles 75008 Paris Tél. : 33 (0)1 42 56 34 28 9, rue des Arènes de Lutèce - 75005 PARIS Année de naissance Tél.
Documents pareils
Les Demoiselles de Rochefort Pour partir en beauté
huit ans, je voulais déjà être
maquilleuse». Ravie par le
stage qu’elle effectue, Hermia
souligne l’esprit qui règne
dans les coulisses : «le théâtre,
c’est un travail d’équipe. Une
horlogerie où c...
Journal ITM News N°8 (Page 2)
a célèbre maison de
couture Léonard a présenté sa nouvelle collection le 25 janvier
dernier. Pour la Presse et ses
meilleurs clients, les mannequins devaient être aux couleurs de la nouvelle ligne ...
Journal ITM News N°8 (Page 2)
10com. Les 10com c'est déjà
COMEDIE ! en verlan. Ce
sont aussi les 10 commandements d'une bonne émission.
Un talk-show complet, à
l'américaine, avec : un animateur (Pierre Mathieu), un
invité, une ...
Journal ITM News N°8 (Page 1)
3h30 de préparation. Au programme : fabrication de fauxsourcils en vinyle, adhésifs
prédécoupés à coller sur les
visages, masques, etc. «Sur les
4 jours de défilé, j’ai fait en
sorte que les maquil...