Emballages de transport
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Emballages de transport
Dossier Emballages de transport Exploiter mieux encore les avancées technologiques Les films étirables sont parmi les plus couramment utilisés. Transporter des palettes de produits de façon optimale implique de choisir le film d’emballage en fonction du produit et de l’étirer au mieux. Des avancées technologiques considérables ont été enregistrées à cet égard, même si le marché n’en profite pas encore pleinement. Trois façons de stabiliser les emballages de transport Divers types d’emballages existent pour stabiliser les produits sur palettes : • Les films plastiques étirables emballent les produits et la palette ensemble. Ils sont étirés afin d’assurer la stabilité du tout par serrage. • Les housses plastiques rétractables se rétractent par chauffage sur les produits emballés. Cette technologie perd toutefois en popularité car elle consomme beaucoup d’énergie. Ces housses sont principalement utilisées pour emballer des colis plus lourds ou des produits spécifiques comme les briques, par exemple. • Les bandes de cerclage tiennent les produits en place et les attachent aux palettes. À la différence des films et des housses, elles ne couvrent pas l’entièreté du produit emballé. bon à retenir “Afin d’optimiser le transport d’un produit, les emballages primaire, secondaire et tertiaire sont à considérer comme un tout”, explique Xavier Maka, Manufacturing and Technical Manager chez Mima Films. “Ainsi, des bouteilles en plastique léger ne doivent pas être soumises à une trop forte pression du film étirable, au risque d’être écrasées. Il faut donc choisir le film en fonction du produit et des autres niveaux d’emballage.” “Pour assurer la stabilité des palettes, il est tout aussi important d’étirer correctement le film d’emballage. Un film mal étiré ne retient pas suffisamment les produits emballés ; un film trop étiré Les films d’emballage doivent être étirés correctement afin d’assurer une stabilité optimale en cours de transport. risque de casser. Il existe un taux d’étirage optimal pour chaque type de film et de produit emballé. Lorsque le film est utilisé avec la bonne étirabilité et la bonne force de maintien (ou élasticité rémanente), on obtient un ‘wall effect’. Le film retient alors les produits tel un mur.” Par ailleurs, des plaques rigides sont parfois placées en haut d’une palette chargée afin de tenir les produits en place en cas de freinage brusque. Dans la pratique, leur apport est très limité. Idem pour les plaques antidérapantes : avec la vitesse du camion, elles ne retiennent pas toujours les produits en cas de freinage brusque. Les films les plus performants atteignent un taux d’étirage de 350 %. Autrement dit, 1 m devient 4,5 m. Peu d’entreprises exploitent ce potentiel. Il est très important que les utilisateurs soient bien informés de l’application correcte des films étirables. Suremballer engendre généralement une moins bonne stabilité qu’un étirage correct du film d’emballage. Parution : Février 2011 • E.R. : J. Goossens • Fost Plus asbl • Rue Martin V 40 • BE-1200 Bruxelles. Imprimé sur papier recyclé • Ne pas jeter sur la voie publique. Un rôle clé en matière de prévention Dossier Emballages de transport Des films étirables de plus en plus performants La performance d’un film étirable est évaluée selon divers critères. Le premier est le taux d’étirage. Ainsi, un film étirable à 100 % peut atteindre deux fois sa longueur initiale sans casser. La résistance du film est également importante. Le film étirable doit résister aux perforations et aux déchirures, car toute interruption dans le processus d’emballage entraîne des coûts substantiels pour le client. Il existe par ailleurs des films de différentes épaisseurs. Si l’épaisseur standard est de 20 microns (80 % du marché), il existe aussi des films de 23, 17, 15, voire 12 microns. “Ces dernières années, des améliorations considérables ont vu le jour dans le domaine des films. Ainsi, il existe à présent des films pouvant être étirés jusqu’à 350 %”, note Xavier Maka. “D’autres avancées technologiques ont abouti aujourd’hui au film préétiré. Celui-ci se pose plus facilement sur la palette. Une fois posé, il se rétracte sans perdre de sa force de maintien afin de mieux serrer le produit emballé.” Contrôle de la tension du film et de la force de dépose lors du banderolage. Les tests démontrent que ce n’est pas la quantité de film étirable qui compte, mais bien son étirage optimal. Un film d’emballage doit être bien appliqué Les films étirables sont appliqués manuellement ou avec une machine. 40 % des films étirables sont appliqués manuellement en Europe. L’utilisation d’une machine se justifie principalement par le volume de palettes à traiter. Elle permet souvent d’atteindre plus facilement un étirage optimal. De nombreuses entreprises ont encore tendance à suremballer par mesure de “précaution”. Un suremballage n’engendre toutefois pas une meilleure stabilité en cours de transport. “Ce n’est pas la quantité de film étirable qui compte, mais bien son étirage optimal”, précise Xavier Maka.“Si tout le monde en Europe utilisait le film d’emballage en quantités correctes, il y aurait moyen d’en économiser près de la moitié, soit 500 000 tonnes.” De manière similaire, de nombreuses entreprises n’osent pas étirer le film d’emballage haut de gamme au-delà de 150 %. Il reste donc beaucoup de travail à faire au niveau de la formation des usagers afin de parvenir à une utilisation optimale des films. Recyclable pour d’autres applications Les films et housses sont entièrement recyclables. VAL-I-PAC a pour mission de stimuler et de coordonner le recyclage des emballages industriels en général et des films étirables pour palettes en particulier. Ces films sont recyclés dans des tuyaux de décharge en polyéthylène, par exemple, ou comme sacs-poubelle. Pour en savoir plus Mima Films produit des films étirables pour palettes. Elle dispose également d'un centre de test pour ses clients. www.itwmima.eu www.valipac.be Exemple Alpro Témoignage Des chargements plus stables sans emballages superflus En réponse au nouvel Arrêté Royal relatif à la sécurité des chargements, Alpro a optimisé l’emballage de ses palettes ainsi que leur mode de chargement. L’entreprise a recherché un équilibre sain entre faisabilité technique et coût environnemental tout en se conformant aux exigences plus strictes en matière de stabilité. Un incitant pour améliorer emballages et modes de chargement L’AR du 27 avril 2007 relatif à la sécurité des chargements stipule notamment que les chargements de palettes doivent résister à certaines forces de freinage et d’accélération (voir aussi la fiche “Rôle de l’emballage”). Pour se conformer à ces exigences, Alpro a recherché des améliorations. “Bien que nous ayons rarement eu des problèmes avec nos palettes dans le passé, nous avons décidé d’aller plus loin suite à cette nouvelle loi”, explique Katleen Dirickx, Logistics Manager. “Nous visions une double amélioration : rendre les palettes moins déformables encore et pouvoir les charger plus efficacement et de façon plus sûre dans les camions.” Des solutions durables et économiquement réalistes continuer à utiliser nos machines d’emballage existantes, en y apportant quelques adaptations. Nous ne voulions pas non plus recourir à davantage de matériaux d’emballage. Nous avons ainsi trouvé des solutions abordables et respectueuses de l’environnement en adaptant notamment les procédures d’emballage et en utilisant les emballages tertiaires de façon plus efficace.” Vous avez aussi un projet de prévention intéressant ? à retenir Votre entreprise a, elle aussi, réalisé avec succès un projet de prévention des emballages ? Faites-le-nous savoir via www.preventpack.be. Alpro a profité de la nouvelle législation relative à la sécurité des chargements pour optimiser les emballages de ses palettes, ainsi que leur mode de chargement Les solutions ont été testées en fonction de leur compatibilité avec le parc de machines existant et les exigences environnementales Alpro a étroitement collaboré avec les transporteurs afin de trouver des modes de chargement bénéfiques pour l’ensemble des intervenants Parution : Février 2011 • E.R. : J. Goossens • Fost Plus asbl • Rue Martin V 40 • BE-1200 Bruxelles. Imprimé sur papier recyclé • Ne pas jeter sur la voie publique. Dès le départ, il était clair que chaque solution devait dépasser les exigences légales. “Alpro est une entreprise saine qui attache une grande importance au caractère durable de ses activités”, explique Cynthia Linclau, Product Developer Packaging. “Les solutions retenues devaient donc être économiquement réalistes et ne pas engendrer de charge supplémentaire pour l’environnement. C’est pourquoi nous avons préféré Exemple Alpro Témoignage Des chargements plus stables sans emballages superflus Comment Alpro a amélioré la sécurité des chargements Étape 1 : analyse approfondie et travail préparatoire Début 2009, Alpro a pris le temps d’examiner en détail l’impact de la nouvelle législation. Un aspect important de l’AR est ressorti de cette étude : outre le transporteur, le transbordeur et l’emballeur peuvent également être tenus responsables du transport. Par conséquent, Alpro a décidé d’initier un projet impliquant les départements en charge des emballages et de la logistique. Étape 2 : tester la compatibilité des emballages alternatifs avec le parc de machines Le département responsable des emballages a examiné plusieurs pistes pour les diverses palettes : modes d’empilage différents, nouvelles procédures d’emballage pour les films étirables, remplacement des plaques de carton ondulé par des feuilles de papier antidérapantes, roping, etc. La faisabilité de chaque solution a d’abord été évaluée. À quel investissement recourir pour adapter les machines ? Qu’en est-il de l’impact environnemental du nouvel emballage par rapport au système existant ? Les propositions les plus intéressantes ont ensuite été testées d’un point de vue technique, conformément aux critères de l’AR. Étape 3 : optimiser les modes de chargement avec les transporteurs Alpro a également recherché des procédures de chargement plus efficaces. Celles-ci se devaient d’assurer un chargement sûr et indéformable, tout en minimisant l’utilisation de sangles, matériaux de calage et autres auxiliaires à l’intérieur des camions. À cet effet, la société a mené des entretiens poussés avec quelques sociétés de transport importantes. Tous les participants ont été encouragés à trouver des solutions avantageuses. Les modes de chargement ont été testés dans la pratique sur le site d’Alpro à Wevelgem. À terme, ces améliorations seront également introduites sur les sites d’Alpro à l’étranger. Alpro et l’environnement Cynthia Linclau, Product Developer Packaging chez Alpro : “Nous avons trouvé des solutions abordables et respectueuses de l’environnement, notamment par le biais de procédures d’emballage adaptées et d’une utilisation plus efficace des emballages tertiaires.” Alpro est le pionnier européen du développement de produits alimentaires et de boissons à base de soja. En matière de développement durable, l’entreprise se focalise sur quatre domaines-clés : Food, People, Planet et Communities. Quelques réalisations : • Grâce à des projets d’économie d’énergie, de récupération de chaleur et d’électricité verte, les émissions de CO2 des sites de production ont diminué de 65 % entre 2006 et 2010. • Sur ses sites, Alpro place des conteneurs à déchets de différentes tailles et les marque clairement. Ainsi, les divers types de déchets (papier et carton, polyéthylène, polystyrène, cartons à boissons, métaux, déchets hautement calorifiques et déchets résiduels) sont triés de façon consistante dès leur production. Polyvalence des emballages L’emballage de transport maintient les chargements en place Éviter le gaspillage en sécurisant les marchandises Pour assurer un transport sûr et fiable, il convient d’attacher les marchandises avec suffisamment d’emballage tertiaire. Suite aux normes de plus en plus strictes, la stabilité de chargement gagne en importance. Compte tenu des impératifs économiques et écologiques, il faut par ailleurs limiter la quantité d’emballage. C’est pourquoi l’on recherche une efficacité toujours plus grande des diverses formes d’emballage tertiaire. D’autre part, bien que les chargements sur palettes à usage unique soient généralement suffisamment robustes, il est toutefois important, dans le cadre de la prévention, de considérer l’option des palettes réutilisables. Un chargement bien attaché pour un transport sûr La plupart des marchandises sont transportées sur des palettes chargées et déchargées par des chariots élévateurs. En cours de transport, les emballages empilés ne doivent ni basculer ni bouger, au risque de déstabiliser l’ensemble du chargement qui pourrait même tomber du camion. Il en résulterait d’énormes coûts économiques et écologiques : accidents, perte de produits, embouteillages, livraisons retardées, réclamations de dommages et intérêts, voire même lésions corporelles. Afin d’éviter cela, les palettes sont entourées de film étirable, de bandes ou de housses (voir la fiche “Dossier” pour une description des divers emballages tertiaires). L’on obtient ainsi un ensemble indéformable. Tout le défi consiste alors à rendre le chargement suffisamment solide tout en minimisant la quantité d’emballage. bon à retenir Les emballages tertiaires n’ont pas uniquement pour objet d’éviter les pertes de marchandise, ils doivent également veiller à ce qu’un chargement arrive à destination en parfait état. En effet, lorsque des boîtes ou des sacs sont visiblement endommagés, le chargement entier est souvent refusé et renvoyé par le client. Cette avarie est quasiment aussi catastrophique qu’une perte de chargement totale. Une bonne stabilisation de chargement constitue une mesure de prévention essentielle. Elle permet une livraison correcte et sans dégâts des marchandises. De plus, il convient d’éviter que les palettes ne penchent, car elles ne pourraient alors pas être déchargées par chariot élévateur. Dans ce cas, le transporteur devrait les décharger manuellement, ce qui représenterait un coût supplémentaire important, pour autant que le chargement entier ne soit pas complètement refusé. Une bonne sécurité de chargement constitue donc une mesure de prévention essentielle. La nouvelle norme belge en matière de stabilité des chargements favorise la recherche relative au comportement réel des chargements lors d’un transport par camion. Des études indiquent que les palettes sont encore trop souvent emballées de façon inefficace. Parution : Février 2011 • E.R. : J. Goossens • Fost Plus asbl • Rue Martin V 40 • BE-1200 Bruxelles. Imprimé sur papier recyclé • Ne pas jeter sur la voie publique. Chargement adéquat = livraison correcte = gaspillage évité Polyvalence des emballages L’emballage de transport maintient les chargements en place Les tests effectués sur la machine d’accélération renseignent quant à la stabilité et permettent de mieux comprendre la cause de défaillances éventuelles La nouvelle norme appelle des directives et des tests concrets L’Arrêté Royal du 27 avril 2007 (paru le 7 mai 2007) contenant la nouvelle réglementation en matière de sécurité des chargements est entré en vigueur le 10 septembre 2009. Cette réglementation s’applique à tous les camions d’un poids autorisé maximum supérieur à 3,5 tonnes. L’Arrêté stipule notamment à quelles forces g (force intervenant lors des freinages et dans les virages) un chargement doit pouvoir résister. Dans la pratique, toutefois, cet AR n’est pas facile à mettre en œuvre, comme l’explique Marc Juwet, ingénieur à la KaHo Sint-Lieven : “Les dispositions relatives aux forces g sont bonnes, mais il n’existe pas de test standardisé pour contrôler les chargements à ce niveau. En outre, l’AR n’est pas suffisamment explicite et se contente de renvoyer aux European Best Practice Guidelines. Ce texte de base de 200 pages est utile en raison des directives et méthodes de calcul qu’il comporte, mais il ne permet pas aux transporteurs et chargeurs de camions de garantir une bonne sécurité de chargement. Le secteur a besoin de directives et de tests plus concrets.” Développer la recherche sur la sécurité des chargements et la prévention La nouvelle norme a accéléré la recherche sur le comportement réel des chargements dans les camions. Marc Juwet a fait construire une machine d’accélération au KaHo Sint-Lieven afin de tester les palettes et de mieux comprendre les paramètres influençant la stabilité prescrite par l’AR. Par ailleurs, cet outil permet une meilleure compréhension du comportement réel des palettes dans les camions. “Ces tests nous enseignent énormément de choses”, explique Marc Juwet. “Nous observons notamment comment une palette réagit aux forces g : certains chargements se déplacent d’un bloc, d’autres par couches. Parfois, l’emballage secondaire s’affaisse ou le film se déchire. Il s’agit de trouver une solution spécifique pour l’emballage des palettes en fonction de chaque type de produit.” Sur base de cette compréhension, il est également possible de faire des économies d’emballage tertiaire. Marc Juwet donne quelques exemples : “Par mesure de précaution, on utilise souvent trop de film étirable. De plus, ce film n’est pas toujours étiré à sa pleine capacité. Ceci est doublement néfaste dans la mesure où l’on utilise plus de matériau et où le film risque de s’étirer davantage lorsqu’il est soumis à des forces g. Par ailleurs, les palettes sont fréquemment renforcées par le haut alors que ce n’est pas nécessaire. Parfois, une plaque rigide est apposée au-dessus d’une palette ou des tapis antidérapants sont placés entre les couches, mais leur utilité est parfois très limitée. Autant d’occasions pour les entreprises d’économiser du temps et de l’argent.” “Une meilleure compréhension du comportement des palettes dans un camion permet de réaliser des économies substantielles sur l’emballage tertiaire.” Pour en savoir plus La KaHo Sint-Lieven a établi un manuel relatif à la sécurité des chargements. Celui-ci contient des directives pratiques pour le secteur du transport. Vous trouverez plus d’informations sur http://ladingzekering.wtbk.org et www.estl.be