ligue 1 : lyon tient bordeaux à distance

Transcription

ligue 1 : lyon tient bordeaux à distance
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
LIGUE 1 : LYON TIENT
BORDEAUX À DISTANCE
LES FRANÇAIS
TOMBENT DE HAUT
RUGBY
1
Favori du Tournoi des Six Nations, le quinze de France
de Nicolas Brusque (notre photo) s’est incliné (16-20) hier
à Édimbourg, où il n’avait plus perdu depuis dix ans.
(Pages 20 à 22)
Verrouillé en défense, le match au sommet de la Ligue 1 entre le leader et son dauphin
s’est conclu sur un 0-0 logique. L’OM, de son côté, a repris des couleurs à Troyes (1-0).
(Pages 6 à 10)
(Photo Bruno Fablet)
T 00105 - 206 - F: 1,00 E
Lundi 6 février 2006
LE QUOTIDIEN DU SPORT ET DE L’AUTOMOBILE
*
60e ANNÉE - No 18 852 -
1/
3:HIKKLA=ZUVUU\:?k@c@a@q@a;
France
métropolitaine
L’EURO DE LA FORTUNE
L’équipe de France de handball a enlevé son premier titre européen en surclassant l’Espagne (31-23), hier à Zurich. La génération dirigée
par Claude Onesta, fondée sur un collectif intraitable et le génie de Nikola Karabatic, tient sa récompense. (Pages 2 à 5, et notre éditorial)
Les experts de l’info sportive sont sur L’ÉQUIPE TV.
Disponible sur
, le Câble et par ADSL.
L’ÉQUIPE dimanche, lundi : ALLEMAGNE, 2,20 / ; ANTILLES, LA RÉUNION, 1,5 / ; AUTRICHE, 2,3 / ; BELGIQUE, 1,6 / ; ESPAGNE, 2,1 / ; GRÈCE, 2,2 / ; ITALIE, 1,9 / ; LUXEMBOURG, 1,6 / ; PAYS-BAS, 2 / ; PORTUGAL CONT., 2 /.
Bleu
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Jaune
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GÉRARD HOULLIER est l’invité de Vincent Couëffé et de Vincent Duluc.
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Match Retour.
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Ce soir, à 19h00...
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ZURICH. – Toute la joie des Bleus qui savourent en équipe – ici, de gauche à droite, Guillaume Gille, le gardien Thierry Omeyer, Daniel Narcisse, Sébastien Bosquet, Nikola Karabatic, Luc Abalo, Michaël
Guigou et le capitaine Olivier Girault – leur premier titre continental.
(Photo Pierre Lablatinière)
2
L’HUMEUR
Bleu
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HANDBALL CHAMPIONNAT D’EUROPE HOMMES (finale) – FRANCE - ESPAGNE : 31-23
Pour l’amour des siens
La générosité et le sens de la famille guident la quête de Nikola Karabatic,
figure désormais emblématique du nouveau handball français.
ZURICH – (SUI)
de notre envoyé spécial
L’ÉDITO
GROUPÉS
ET PÉNÉTRANTS
SPORT français est une jungle dont les
LauxEhandballeurs,
depuis 1992 et l’aventure des Barjots
Jeux de Barcelone, sont devenus les plus grands
LAURENT MOISSET
ÉQUIPE « ALL STAR » DE L’EURO
Gardien : Omeyer
Ailier gauche : Kokcharov (RUS)
Arrière gauche : Romero (ESP)
Demi-centre : Balic (CRO)
Arrière droit : Stefansson (ISL)
Ailier droit : Stryger (DAN)
Pivot : Urios (ESP).
MEILLEUR JOUEUR
JE VOULAIS TANT être là pour voir
éclore cette équipe. Oui, je n’aurais
manqué pour rien au monde ce
rendez-vous. Sans nostalgie, sans
aigreur parce que l’équipe de France a
gagné sans moi. Il y a un petit moment
que je ne pouvais plus la suivre.
Je n’avais plus les jambes et un peu
moins la flamme. C’est l’âge, n’est-ce
pas ! Je l’ai quittée après avoir préparé
avec soin et précaution mon départ et
elle m’a encore beaucoup donné avec
cette médaille de bronze en Tunisie
pour mon dernier Championnat du
monde. Je ne serai donc jamais champion d’Europe, comme je n’ai jamais été
champion olympique. Est-ce si important que cela ?
Chez moi, à Chambéry, seul dans mon
canapé lors de tous les matches puis,
aujourd’hui, pour la finale dans cette
majestueuse Hallenstadion, j’ai rêvé,
savouré, pris mon pied à voir « Papa »
dans la cage… Avec Thierry Omeyer il
ne pouvait plus rien arriver à l’équipe de
France. Longtemps, parce que
les anciens m’ont éduqué et imprégné
des valeurs qui font la beauté et
la noblesse de ce sport, j’ai attendu que
« Titi » prenne le relais. Sa hargne, sa
Balic (CRO)
ILS ONT DIT
EN DIRECT DE L’ÉQUIPE SUR
HIER, ILS ONT DIT
G Claude ONESTA (handball, entraîneur de l’équipe de France championne
d’Europe) : « On avait la sensation qu’on allait être difficiles à arrêter.
Aujourd’hui, sans faire un match parfait, on met huit buts aux champions du
monde. Ce qui nous a été le plus utile, c’est le coup de pied au c... que nous ont
mis les Espagnols dès le deuxième match. Ensuite, on est devenus plus forts.
Ce que je retiens, c’est une superbe aventure humaine. »
G Rémy MARTIN (rugby, troisième-ligne de l’équipe de France battue en
Ecosse) : « Ça va être embêtant pour la suite. C’est mon premier match comme
titulaire, et j’avais à cœur de bien faire. Mais on est complètement passés à
côté. On a perdu beaucoup trop de ballons. On s’est rattrapés en seconde
mi-temps, mais ça ne suffit pas. On n’a pas mis les ingrédients pour les
dominer. »
G Sébastien GROSJEAN (tennis, après la non-sélection de Fabrice Santoro
en équipe de France) : « On avait oublié le passé. Ses résultats étaient là, il
avait sa place. Il a fait passer une exhibition avant et je trouve ça triste. Il a
longtemps réfléchi, donc il n’a pas à faire la victime. Moi, ma femme est
enceinte, mais je suis là. »
G Guy FORGET (tennis, capitaine de l’équipe de France) : « En arrivant ici,
j’ai été agréablement surpris de voir cinq gars animés par la même passion.
Mais c’est la moindre des choses. Vous imaginez avoir à gérer ce genre
de situation au foot ou au rugby ? Ce qui fait la force d’une équipe, c’est la
solidarité. »
G Antoine DÉNÉRIAZ (ski, après l’annulation de la descente à Chamonix) :
« C’est sûr que j’avais envie de faire cette course. Cette semaine, j’en avais les
capacités. Je sais que je suis au niveau des autres. Je n’ai pas le gros résultat,
mais je sais que je suis bien, que je suis dans le coup. »
I EN DIRECT DE « L’ÉQUIPE » SUR RTL, TOUS LES DIMANCHES DE
19 H 30 À 20 H 30.
LA QUESTION D’HIER
Après leur large victoire contre les Gallois,
les Anglais sont-ils les favoris du Tournoi ?
OUI ............................................................................................. 57 %
NON ........................................................................................... 43 %
(nombre de votants : 47 814)
Selon le résultat de vos votes sur lequipe.fr et par SMS.
MATCH POUR LA TROISIÈME PLACE
« La France
était trop forte »
JAVIER HOMBRADOS, le gardien espagnol,
louait la puissance tricolore.
« VOUS ATTENDIEZ-VOUS à
une telle domination française ?
– Non, évidemment non. Nous étions
prêts, même si l’équipe avait montré certains signes de fatigue. Nous
étions prêts mais nous avons vite peiné
en attaque, et nous n’avons pas
su relever la tête.
– Vous avez mis un peu de temps
à entrer dans la partie après
la blessure de David Barrufet.
– C’est difficile, surtout que la France
dominait son sujet à ce moment
du match. Je me suis rattrapé ensuite, mais la partie était déjà perdue.
– Vos trois principaux atouts
offensifs (Urios, Romero
et Entrerrios) ont failli…
– On a tous été en dedans. Mais
malgré tout, il faut souligner la qualité
défensive de la France. Et la per-
haine de la défaite en font un combattant exemplaire.
Il est difficile de flatter l’un plus que
l’autre après la portée de leur exploit
mais je visualise plein de symboles dans
la performance de Nikola Karabatic. Je
me revois à Radès, en février dernier,
délivrer mon discours de départ. C’est à
lui, le plus jeune du groupe, que je
m’adressais. Je lui remettais les clés.
Comme un autre glorieux ancien, Phi-
lippe Médard, l’avait fait quelques
années auparavant avec moi. À
l’époque, j’étais le cadet des Bleus.
Nikola, on l’a bien vu, possède cette
flamme. Oui, c’est cela l’âme bleue. Ses
buts ne sont rien en comparaison de son
investissement. Peut-être a-t-il compris
le sens de ma démarche il y a un an. Je
l’espère un peu, comme cela il restera
encore une trace de tous les anciens.
L’équipe de France a une longue histoire, elle a flirté avec la gloire longtemps. Elle s’est mariée, aujourd’hui et
définitivement, avec la victoire. Je n’ai
jamais douté de ce groupe et j’ai continué un peu plus longtemps que prévu
avec lui parce que je croyais en son
potentiel et en ses vertus. Je ne me
trompais donc pas : un jour, ces gars-là
devaient devenir les meilleurs, les
plus grands.
Je suis fier d’eux, heureux d’avoir assisté à leur épanouissement. J’ai frappé
dans mes mains, je me suis levé dans la
tribune. Comme un gosse. Bravo et
merci de m’avoir apporté un supplément de rêve. Grâce à vous, à travers
vous, oui, je me sens un petit peu champion d’Europe. Je lève mon verre à votre
avenir.
formance d’Omeyer. Sincèrement,
la France, aujourd’hui, était trop forte.
– Votre parcours demeure
impressionnant avec cette
deuxième finale en un an.
– Ceux qui pensaient que l’Espagne
était l’équipe d’un seul tournoi
peuvent réviser leur jugement. Seule
la Suède est parvenue à enchaîner
Championnat du monde et Championnat d’Europe (1999 et 2000).
Mais nous existons et nous comptons démontrer à l’avenir qu’il faudra
encore compter avec nous.
– Avec la France également...
– C’est une évidence. Quand on
voit cette puissance, cette défense,
quand on voit ce dont est capable Karabatic, on ne peut que considérer la France comme une grande
équipe. » – P. P.
G Olivier GIRAULT (capitaine de l’équipe de France) : « C’était écrit. On est là et
bien là. Tout le monde disait depuis longtemps que l’on avait les meilleurs mais
que l’on n’arrivait pas à les additionner sur le terrain. Faites vos calculs
aujourd’hui. Jamais, en tant que capitaine, je n’ai douté de ce groupe. Il a été
capable de s’assumer dans la difficulté. Avant la finale, je n’avais aucun doute. Ce
titre, c’est comme si on était champions du monde tant un Euro est beaucoup plus
difficile et exigeant qu’un Mondial. C’est le bonheur d’avoir su réunir nos talents
tout en leur donnant une âme. »
G Guillaume GILLE : « On a gagné avec nos principes de jeu et nos valeurs, voilà
pourquoi la sensation est vraiment très forte. Cette défense qui illustre tellement
notre cœur, notre volonté et notre solidarité. Les Espagnols ont pété. Sur chaque
impact, ils ne savaient plus comment réagir. C’est un truc de dingue. Parfois, on se
demande pourquoi faire tant de sacrifices. Pourquoi travailler si dur ? Je
comprends mieux aujourd’hui à quoi sert tout cet investissement. On n’a pas fait
tout cela pour rien. »
PAGE 2
G Thierry OMEYER : « Il n’y a
jamais eu de doute dans cette finale.
Disons qu’au début, on était un peu
dispersés, sûrement parce que l’on
était un peu crispés. Naturellement,
nous avons retrouvé notre sérieux et
notre sérénité. Il a suffi de quelques
regards et quand il y a une telle complicité, pas de danger que l’on puisse
retomber dans certains travers. Je suis
pour la première fois de ma carrière
dans le sept de l’Euro. C’est une fierté.
Mais j’avais dit aussi à mes partenaires
que le jour où j’y figurerais, on ne serait
pas loin d’un titre majeur. »
G Didier DINART : « Cela doit être
terrible pour les Espagnols. Ils nous ont
sortis du trou il y a une semaine, après
nous avoir battus, et nous les enterrons. Depuis ce revers, nous avons réagi et posé nos succès sur la qualité de
notre défense. Vingt-trois buts seulement encaissés devant les champions
olympiques samedi, même tarif
aujourd’hui face aux champions du
monde, c’est fort, très fort. On m’aurait
dit ça il y a huit jours, après la claque
espagnole, je ne l’aurais pas cru. C’est
énorme. Un dernier mot : je dédie cette
victoire au concombre masqué qui a
dit l’année dernière que nous avions
fini de manger notre pain blanc. »
G Christophe KEMPE : « Il n’y a rien
à dire. Depuis le début de la semaine
dernière, on a touché un niveau de jeu
incroyable. Dominer les Croates de six
buts, battre de huit les champions du
monde espagnols en finale peut
paraître invraisemblable. Nous avons
réussi un tournoi de rêve. Moi, je ne
retiens que les images de seize joueurs
qui se tiennent la main. Il y a le plaisir
d’être ensemble depuis un mois. Cela a
été énorme. Enfin, comment ne pas
croire après cette victoire que seule la
solidarité permet à une équipe de
gagner. »
G Michaël GUIGOU : « On n’est ni la
Croatie, une habituée des titres, ni
l’Espagne qui vient de disputer les
deux dernières finales. On ne doit pas
l’oublier et continuer, donc, de montrer beaucoup de respect. Et même si
l’on a réussi deux gros écarts face à ces
grandes nations lors des deux derniers
matches. Maintenant, on a su s’y
prendre en mettant beaucoup d’engagement et d’envie. C’est beau de
gagner comme ça. »
G Luc ABALO : « Hier, je n’arrivais
pas à vous parler. Aujourd’hui, je veux
vous dire que je vous aime. Simplement, hier, je voulais me concentrer
sur la finale et surtout ne pas
m’enflammer. Sur ce genre de match,
parce que je ne connais pas trop, je sais
que je peux être mauvais. Parce que
techniquement, je ne suis pas encore
au top sur ce poste d’ailier. D’ailleurs,
j’ai loupé pas mal de tirs. On me dit que
je suis champion d’Europe mais je ne
réalise pas trop bien. »
G Sébastien BOSQUET : « Je
prends le bonheur qui me tombe sur la
tête. J’ai beaucoup galéré depuis deux
ans. Je n’ai pas été un acteur majeur,
mais un acteur tout de même. Je n’y
pense même pas. Je joue pour le nom
qui est inscrit devant le maillot, pas
pour celui qui est derrière. Ma joie est
donc sincère. Et sans amertume malgré les difficultés que j’ai éprouvé
durant cet Euro. »
G Daniel NARCISSE : « On a explosé tout le monde ce week-end. Grâce à
notre engagement et notre défense,
on a surtout fait reculer tout le monde.
C’était dingue. Les Espagnols
n’avaient même plus envie d’aller au
shoot. Ils étaient écœurés, comme
résignés. On est encore passés par tous
les sentiments avec ces matches couperets dès le troisième jour de
l’épreuve. Mais c’est une médaille qui
pèse lourd. »
DANEMARK - CROATIE : 32-27
DANEMARK - CROATIE : 32-27 (16-9)
11 000 spectateurs environ : Arbitres : MM. Breto et Huelin (ESP).
Évolution du score : 1-1 (2e), 1-5 (7e), 4-5 (12e), 8-8 (20e), 10-9 (22e), 15-9 (28e), 16-10 (31e),
20-10 (36e), 22-13 (40e), 22-18 (43e), 26-21 (48e), 30-23 (53e), 31-25 (57e).
DANEMARK. – Gardiens : Hvidt (cap., 53 min, 14 arrêts dt 1/3 pen.) ; Asmussen (7 min, 2 arrêts dt
0/2 pen.). Buteurs : Madsen (9/10) ; Aagaard ; Ohm (0/5) ; Jorgensen (2/2) ; Jensen (5/9) ; Rasmussen (3/4) ; Christiansen (1/1) ; Boldsen (2/5) ; Spellerberg (1/2) ; Knudsen (2/4) ; Stryger (5/9
dt 1/1 pen.) ; Noddesbo (2/2). Entraîneur : U. Wilbek. 2 min : Ohm (11e) ; Stryger (18e) ; Boldsen
(24e) ; Noddesbo (38e) ; Rasmussen (51e). Passes décisives : 17 (Boldsen, Jensen, 4). Balles perdues : 16.
CROATIE. – Gardiens : Losert (12 min, 0 arrêt) ; Sola (48 min, 10 arrêts dt 0/1 pen.). Buteurs : Sulic
(1/2) ; Balic (1/3) ; Lackovic (6/12) ; Vori (3/6) ; Dominikovic ; Dzomba (cap., 6/8 dt 4/5 pen.) ;
Horvat ; Goluza ; Sprem (0/3) ; Spoljaric (5/7) ; Metlicic (3/5) ; Buntic (2/4). Entraîneur : L. Cervar.
2 min : Sprem (52e) ; Spoljaric (13e, 44e). Passes décisives : 6 (Spoljaric, 2). Balles perdues : 12.
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LUNDI 6 FÉVRIER 2006
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
Rouge
ont su apprécier notre investissement, notre envie de les convertir. Si
l’on a gagné quelques centaines de
supporters, c’est important pour le
handball. Oui, j’espère que l’on a
donné le goût aux gens de venir
nous voir dans les salles. C’est cela,
suivez-nous. »
Prêcheur, Nikola Karabatic sait que
cette équipe-là surprendra encore,
qu’elle s’est ancrée sur la durée à
Zurich. Qu’elle n’est qu’au début de
l’histoire. « On va encore gagner et
convertir du monde. On a le talent,
le cœur pour durer longtemps. »
Pourquoi ne faudrait-il pas suivre
dès maintenant Nikola Karabatic ?
Bleu
Rouge
succès sur l’envie, la solidarité et le
partage. Vous voyez bien que ce
n’était pas un rêve. »
Niko, de Montpellier hier, de Kiel
aujourd’hui, où en six mois seulement il a pris une dimension de
géant, se veut d’abord un Bleu. Un
Français, vainqueur inspiré des
valeurs des anciens avec cette
hargne, ce sens du combat et du
sacrifice qui en font déjà un exemple
à suivre. « Ce maillot apporte un
supplément d’âme. Il faut tout donner à l’équipe de France si tu veux
gagner. Alors, oui, par mon comportement, j’ai envie de l’entraîner dans
mon sillage. »
Ces onze buts en finale sont une
offrande pour les autres, un cadeau
aux Français, à ce sport qu’il chérit
tant et qu’il aimerait tellement que
l’on reconnaisse. « Il est magnifique, probablement même unique
pour toutes les valeurs qu’il développe. La générosité, le don de soi.
J’ai compris ça tout jeune. Et je me
suis toujours énervé parce qu’on ne
le considère pas à sa juste valeur.
Alors, aujourd’hui, j’espère que les
Français, les sponsors, les médias
À votre avenir…
Jaune
Bleu
Jaune
« Suivez-nous… »
Histoire en majuscules et en marche.
Dans les pas de Karabatic, héros
avec Thierry Omeyer de la demie et
de la finale. Leader si tôt. Déjà, il y a
deux ans avec Montpellier… Onze
buts à lui seul lors de l’aller à Pampelune, il avait donné le ton pour
l’exploit français en finale de la
Ligue des champions. Héros. Naturellement quand il dit : « Môme, à
six ou sept ans, je ne rêvais pas
d’être en équipe de France. Je savais
que j’y serais. Dans mon esprit,
c’était comme une obsession mais
dans un seul but : être capable,
comme les Lathoud, Volle, Gardent
ou Richardson que j’ai vus à la télé
remporter le Mondial 1995 en
Islande, de pousser cette équipe, de
la faire gagner. Vous imaginez bien
alors dans quel état je peux être
aujourd’hui (hier). On a construit ce
ZURICH. – Le jeune arrière Nikola Karabatic (21 ans) a plané
sur la finale (11 buts pour 13 tirs) et écœuré les défenseurs
espagnols avec ici au premier plan Ruben Garabaya.
(Photo Pierre Lablatinière)
Noir
Noir
prédateurs, les plus affamés de titres. Bien sûr,
l’accomplissement des footballeurs en 1998, dans le
sport le plus universel qui soit, conserve une aura
incomparable, mais la question n’est pas là.
La France est aujourd’hui le seul pays d’Europe où
l’ensemble des sports collectifs les plus traditionnels,
les plus pratiqués, avance autant de pièces en même
temps sur l’échiquier de l’excellence ; foot donc,
handball, rugby, bien sûr dans un contexte beaucoup
moins mondialisé, basket, depuis la médaille d’argent
des Jeux de Sydney, volley, avec le bronze mondial de
2002. Et encore handballeurs et basketteurs
doublent-ils la mise avec un secteur féminin du genre
conquérant...
Cette abondance de biens, réjouissante, n’existe ni en
Espagne, ni en ex-Yougoslavie, ni en Allemagne,
grands pays de « sports co », mais où le rugby est
epsilon. Pas davantage en Italie, dans les pays
nordiques où le hand prend ses aises. À l’inverse, le
ballon ovale règne au Royaume-Uni où le triptyque
basket-hand-volley peine à s’exprimer. Bref, où que
l’on se tourne, on ne trouve pas de lieu où l’intérêt du
public soit aujourd’hui aussi largement sollicité... avec
les effets induits pour la gestion de l’offre
télévisuelle, casse-tête pour les diffuseurs, mais plus
encore pour les fédérations ainsi soumises à une
concurrence féroce, où le poids des médailles ne
pèse – malheureusement pour les handballeurs – pas
assez face à la loi d’airain du marketing et des
courbes d’audience.
On comprendra que Karabatic et ses amis puissent
trouver tout ça injuste, car les dignes héritiers des
grands anciens drivés par Daniel Costantini « pèsent »,
eux, depuis 2003, deux médailles de bronze
mondiales, et donc ce premier titre européen, au
terme d’un tournoi que Bertrand Gille décrit justement
comme « inhumain » tant il est dense, au double plan
de l’adversité et des efforts requis en continu. Et si
l’on a un temps comparé, jusqu’en interne, les mérites
des coaches – Costantini versus Onesta –, il paraît plus
opportun de relever aujourd’hui que le hand français a
surtout su, depuis 1992, créer, enrichir et transmettre
ses savoir-faire avec une belle régularité.
Qui dit mieux ?
Personne.
ON NE CHANGE RIEN sous le prétexte qu’un titre de champion
d’Europe va, peut-être, venir garnir
la collection et soigner l’image de
marque. On ne change rien quand
on s’appelle Nikola Karabatic,
gamin de Nis, étoile du handball
français programmée pour écrire la
nouvelle histoire. Hier matin, Luka,
son petit frère, dix-sept ans et
apprenti tennisman, l’a appelé, des
mots de champion plein la bouche.
« Niko, vous allez les éclater. C’est
un bon jour pour cela. » Le meneur
de l’équipe de France n’attendait
que ce coup de fil. Au coup de sifflet
final de la retentissante victoire
devant l’Espagne en finale de l’Euro,
il a guetté son père Branko et sa
mère. C’est vers eux qu’il s’est dirigé. D’abord vers Branko, son mentor, l’homme qui l’a fait, l’a endurci à
toutes les épreuves possibles et inimaginables. Branko, sa bouée de
secours, le premier vers lequel il se
penche après chaque match.
« Longtemps, confie-t-il, il m’a dit
que j’étais imparfait, qu’il me manquait ceci ou cela. Je n’ai pas souvenir d’un jour où il s’est senti comblé.
Mais c’est grâce à sa présence permanente, à son exigence que je suis
devenu ce que je suis. »
Alors, cette fois, dans les tribunes,
l’or brillant autour du cou se reflétant dans les yeux, il a attendu les
mots du père. « Aujourd’hui, Branko m’a dit que j’étais le meilleur
joueur du monde. Ma mère pleurait
à ses côtés. Je crois bien que j’ai également versé une larme. Tout cela,
mes onze buts, c’est grâce à eux.
Mes parents et Luka restent dans ma
vie même si je suis loin maintenant à
Kiel. »
Une histoire d’amour. Vraie et si
riche. Son carburant lorsque, sur le
fil du rasoir, un destin cousu d’or
semble lui échapper. Il se souvient
encore de ce match contre l’Espagne
le samedi 27 janvier à Bâle, de cette
défaite du premier tour, de cette
baffe monumentale venant poser
tous les doutes sur l’avenir de cette
équipe de France.
« C’est drôle pourtant. Je n’ai retenu
que les quinze dernières minutes de
la rencontre lorsque nous sommes
revenus tout près au score. On y
avait mis du cœur malgré un début
raté. Ces quinze minutes-là ont tout
déclenché dans nos têtes. Oui, je
crois que l’on est nés ce jour-là. »
3
Bleu
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HANDBALL CHAMPIONNAT D’EUROPE HOMMES (finale)
FRANCE - ESPAGNE : 31-23
La main sur l’Europe
Les Français ont balayé l’Espagne avec maestria pour remporter leur premier titre européen. Objectif atteint.
RÉSULTATS
HIER
Match pour la 3e place
Danemark - Croatie .............. 32-27
Finale
France - Espagne ................ 31-23
Classement final
ZURICH. – Déjà
champion du
monde en
2001, l’arrière
du Barça
Jérôme
Fernandez – ici
à l’attaque en
finale devant le
gardien
espagnol Jose
Javier
Hombrados et
les joueurs de
champ Juan
Garcia, Alberto
Entrerrios et
Ruben
Garabaya, sous
les yeux de
Guillaume Gille
– a été l’un des
fers de lance
d’une sélection
qui a conquis le
premier titre
européen du
handball
français.
(Photo Pierre
Lablatinière)
1. FRANCE
2. Espagne
3. Danemark
4. Croatie ; 5. Allemagne ; 6. Russie ;
7. Islande ; 8. Slovénie ; 9. SerbieMonténégro ; 10. Pologne ; 11. Norvège ; 12. Ukraine ; 13. Hongrie ; 14.
Suisse ; 15. Portugal ; 16. Slovaquie.
Les cinq premiers sont qualifiés pour le
Championnat d’Europe 2008, en Norvège. L’Espagne ayant déjà son billet pour
le Mondial 2007 en tant que tenante du
titre, les trois autres demi-finalistes de
l’Euro ainsi que la Russie sont qualifiés
pour le Mondial 2007 en Allemagne. Cette
dernière est qualifiée d’office en tant
qu’organisatrice.
PALMARÈS DE L’EURO
2006
2004
2002
2000
1998
1996
1994
: France
: Allemagne
: Suède
: Suède
: Suède
: Russie
: Suède
JAMAIS, SANS DOUTE, une
équipe de France n’avait affiché
pareille insolence. Philippe Gardent, barjot illustre, spectateur
ébahi, ne s’embarrasse d’aucune
fioriture : « C’est la plus grande
équipe de France de l’histoire. »
Celle, en tout cas, qui aura su le
mieux marquer son territoire.
L’Espagne hier, pas plus que la
Croatie la veille n’ont résisté à sa
puissance, sa maîtrise, son insouciance même.
Oui, la troupe de Claude Onesta
est championne d’Europe. La
troisième médaille d’or après
celles glanées sous la direction de
Daniel Costantini dans les championnats du monde 1995 et 2001.
Elle est, d’abord et avant tout,
fière d’avoir atteint un objectif
qui lui tenait à cœur à un moment
particulier de son histoire. On
hésitait, en effet, à lui accorder un
crédit total après les départs de
glorieux anciens, celui de Jackson
Richardson notamment. On
s’interrogeait sur son avenir, ses
capacités à exister aux côtés des
meilleurs. La réponse est cinglante. Ce titre est celui de l’habileté, de la virtuosité.
Habileté à user les adversaires,
les harceler, les priver de repères,
voire de certitudes. Iker Romero
n’a pas été à la noce. Rolando
Urios n’a jamais trouvé sa place.
2
68 sélec
Ecarté du Mondial 2005, le Toulousain
a été, cette fois, préféré à Daouda
Karaboué dans les buts. Jamais décevant lorsque l’on a fait appel à lui. Brillant, même, devant la Slovaquie.
12
Longtemps diminué par des douleurs
au dos, le meilleur buteur français en
activité a retrouvé son meilleur niveau.
Doublure de Narcisse à l’entame, il a
achevé le tournoi en titulaire indiscutable.
13
Les champions du monde ressemblaient à des papillons paniqués dans la lumière… « Cette
sensation d’impuissance (de
l’adversaire) est grisante »,
concède Claude Onesta.
Claude Onesta, entraîneur entier
et passionné, parfois contesté
depuis sa prise de fonctions en
2001, mais toujours droit et fidèle
à ses principes. « Je me suis
construit de manière passionnelle avec des gens que j’aime,
dit-il. Les principes auxquels vous
faites allusion sont basés sur le
respect, la confiance, l’intelligence. Pas sur le conflit, la lutte
ou la crise. J’ai obtenu, en écoutant, plus que je n’osais imaginer.
Alors, oui, moi aussi je suis fier de
ce que nous venons d’accomplir. »
Fier d’avoir longtemps vu les
Espagnols interdits, privés
d’accès au but pendant un bon
quart d’heure en seconde
période. « Lorsque l’on croit à la
force de la défense, insiste le
sélectionneur, on ne peut
qu’apprécier une telle
séquence. » Fier, oui, d’avoir non
seulement remporté la compétition, mais d’avoir aussi laissé
dans le Hallenstadion de Zurich
une trace profonde. Si la Yougoslavie de 1986, celle des Vujovic,
Vukovic, Arnautovic ou Cvetkovic, sacrée dans cette même
enceinte, était la plus grande
3
FRANCE
31(17) ESPAGNE
Buts
2
1
2
4
11
2
6
1
2
31
Tirs
2/6
1/2
2/4
4/8
11/14
2/2
5/11
1/4
2/2
30/53
Pen. P.déc. Exc.
1
- 34e,50e(r)
1
15e
1
2
1/2 2
1
0/1 1
51e
1/3 9
4
Fernandez
Dinart
G. Gille
B. Gille
Narcisse
Girault (c)
Karabatic
Kempe
Abati
Abalo
Guigou
Bosquet
TOTAL
Gardiens : Ploquin (4 min, 4 arrêts) ; Omeyer (56
min, 16 arrêts dt 0/3 pen.)
Entraîneur : C. Onesta
Interceptions : 6
Balles Perdues : 8
23(13)
Buts
2
4
4
1
0
0
6
3
2
1
23
Tirs Pen. P.dèc. Exc.
2/8 3
4/5 4/7 17e
1/2 0/1 9e
0/1 6/8 2
1/5 2/3 1
2/4 4
29e
1/3 3
21/44 2/3 13
3
A. Entrerrios
Urios
Rocas
Garabaya
Belaustegui
Fis
Perez
Davis
Garcia
Romero
M. Ortega
Rodriguez
TOTAL
Gardiens : Hombrados (44 min, 17 arrêts dt 1/2 pen.)
; Barrufet (cap., 16 min, 7 arrêts dt 0/1 pen.)
Entraîneur : J.-C. Pastor
Interceptions : 2
Balles Perdues : 12
Evolution du score : 0-2 (3e) ; 1-4 (5e) ; 5-4 (9e) ; 7-7 (14e) ; 11-9 (18e) ; 11-12 (21e) ; 15-12 (25e) ; 18-15 (35e) ; 22-20
(40e) ; 28-20 (54e) ; 30-21 (58e)
Spectateurs : 9 500 Arbitres : MM. Vakula et Ljudovik (UKR)
équipe de tous les temps, la
France de 2006 est sans doute la
plus performante.
La France de Nikola Karabatic, la
France de demain. On la savait
capa ble de rivaliser avec
n’importe quel adversaire. On
n’imaginait pas qu’elle puisse se
révéler aussi intimidante.
Les JO
en point de mire
Hier, elle n’a jamais vraiment
bien joué en attaque. Elle a eu du
mal à entrer dans la partie, du mal
à apprécier le rapport de forces.
Mais elle n’a jamais paniqué. Elle
s’est adaptée, sereine et posée.
Et puis elle a déroulé, toujours
avec sa méthode, sa vigueur
4
défensive. Les Espagnols, décontenancés par la blessure de David
Barrufet – leur assurance tout
risque dans la cage – ont baissé
les yeux. Nikola Karabatic s’en
est aperçu et n’a pas hésité une
seule seconde à poser ses accélérations.
Chacun est unanime. Chacun
loue les mérites de cet ensemble
tricolore taillé pour exister longtemps encore. Les anciens sont
partis, oui, mais ils ne sont jamais
vraiment très loin. Hier, ils étaient
dans les travées, fiers eux aussi. Il
y avait Jackson Richardson, à
l’écart, pour ne créer aucun amalgame. Il y avait Greg Anquetil,
sincèrement ému. Il y avait surtout un groupe heureux du
5
dénouement de cette aventure
humaine entamée en tout début
d’année.
Un groupe qui n’a pas pris le
temps de parler de demain.
Demain, pourtant, devrait exciter
sa curiosité. L’équipe de France a
été championne du monde. Elle
est depuis hier championne
d’Europe. Elle a trop souffert à
Athènes pour ne pas avoir envie
d’exister à Pékin, sous les
anneaux olympiques. Sans doute
est-elle aujourd’hui parvenue à
maturité. Mais, dans deux ans,
Karabatic et Guigou, parmi les
plus impertinents, n’auront que
vingt-trois ans, l’âge d’Abalo…
Dans deux ans, Omeyer aura
juste passé la trentaine, Bertrand
Gille s’en approchera… Jérôme
Fernandez, qui avait été le premier à évoquer ce titre de champion d’Europe, au mois de mai
dernier, a parlé, hier, de l’objectif
olympique. Il faut donc le prendre
au sérieux. Prendre ce groupe au
sérieux.
Oui, il y a une vie après Jackson
Richardson. Les fondations du
handball français sont solides.
Claude Onesta est un grand
entraîneur. Et le spectacle proposé au cours de la quinzaine fut de
toute beauté. Les meilleurs ont
gagné. Sans contestation possible. Les meilleurs ou les plus
malins, les plus intelligents. Les
meilleurs donc.
PHILIPPE PAILHORIES
6
LE MATCH
Toujours la défense
IL Y A D’ABORD EU cette entame
hésitante (1-4, 5e). Un peu de stress,
de fébrilité. Le gardien espagnol,
David Barrufet, qui parade devant
Luc Abalo ou Jérôme Fernandez. Et
l’Espagne qui, comme lors du tour
préliminaire, fait mine de s’envoler.
Mais les Français sont, cette fois,
plus solidaires. Joël Abati fait le
métier en attaque, la défense est placée. Quatre minutes plus tard, les
partenaires de Nikola Karabatic ont
enfin pris la mesure de la défense 6-0
et de Barrufet. Jusqu’à la seizième
minute, les deux équipes semblent
se tenir. Jusqu’à la blessure du portier espagnol, victime d’une déchirure à un mollet. À son relais, Javier
Hombrados n’est pas souverain et,
malgré des imprécisions, les Français
À cinq, on joue aussi…
C’ÉTAIT AUX ALENTOURS de la cinquantième minute. Guillaume Gille
venait d’être expulsé. Michaël Guigou avait été prié de se reposer deux
minutes. À cinq contre sept, et même si l’écart (27-20) était déjà suffisamment
conséquent, la France risquait donc de subir les foudres espagnoles. Au lieu de
quoi, à l’issue de cette double infériorité, le score n’avait pas bougé et les
joueurs de Claude Onesta filaient droit vers le titre…
Encore fallait-il s’organiser pour cela : « C’est de l’intelligence tactique, résumait le sélectionneur. Le principe, à la base, est de tout faire pour amener le
ballon vers les ailes où l’angle de tir reste moins favorable. Mais, dans ce cas
précis, il y avait une équipe en souffrance et une autre sûre de sa force. Le
passage en force d’Iker Romero, le ballon perdu de Chema Rodriguez ne sont
que la conséquence d’un rapport de forces en notre faveur. On les sentait
comme des enfants alors qu’ils sont parmi les meilleurs joueurs du monde. Les
petits peuvent renverser les gros… même si ce n’est plus de la compétence du
technicien. » – P. P.
8
11
ntre
g/ALL
auche
ch/ALL
uche
242 sélections
203 séleections
c
130 sélections
198 sélections
14
L’un des néophytes. Utilisé à une seule
reprise par Claude Onesta, il a profité
de cet Euro pour emmagasiner de
l’expérience dans la foulée d’un excellent début de saison avec Montpellier.
16
En souffrance lors du dernier Mondial,
il avait employé toute son énergie dans
la quête de la médaille de bronze.
Irréprochable depuis l’entame, il a mis
beaucoup de cœur dans son rôle de
meneur de jeu.
18
Opéré il y a à peine plus de deux mois
d’une blessure qui avait entraîné une
instabilité de la cheville, le pivot de
Hambourg n’a pas failli. Intraitable en
défense, il a aussi retrouvé tous ses
repères en attaque.
19
Très à son aise en Bundesliga, l’arrière
de Gummersbach s’est vu confier de
nouvelles responsabilités dans la ligne
d’attaque tricolore. Freiné par une
entorse du poignet, il a néanmoins
assumé son nouveau statut.
21
Arrière//
ailier drroitt
Magdeboourrg/ALL
35 ans
1,90 m
464 butts
77 séle
Ecarté au profit de Yohann Ploquin,
Daouda d’Abidjan, parfait complément de Thierry Omeyer dans la cage à
Montpellier, a fini par être intégré dans
la liste. Sans jamais figurer sur une
feuille de match.
Déjà vénéré à Kiel où il occupe volontiers les postes stratégiques, celui de
meneur de jeu comme celui de défenseur central, il a pris en Allemagne une
dimension nouvelle qu’il a parfaitement confirmée en Suisse.
prennent la tête (15-12, 25e). Ils ne la
quitteront plus…
Au retour du vestiaire, ils augmentent encore leur pression défensive.
Nikola Karabatic entame alors son
festival. Les Français ne sont pas
géniaux en attaque, mais ils compensent par une présence déconcertante dans le secteur défensif. Après
trois quarts d’heure de jeu, ils
signent un 6-0 totalement rédhibitoire. Ils vivent même quatre
minutes en infériorité numérique
sans encaisser de but… Les Espagnols n’ont plus de solution. Iker
Romero, Alberto Entrerrios et Rolando Urios, les trois atouts offensifs,
restent désespéramment muets.
L’Espagne n’inscrit aucun but durant
quinze minutes ! – P. P.
r
al/ESP
Le plus capé, le plus expérimenté. Le
« Roc » de la Mancha disputait en
Suisse sa onzième compétition d’affilée avec l’équipe de France. Poutre de
la défense, il a largement contribué
aux aménagements effectués dans le
domaine en cours de route.
148 sél
Il s’est acquitté avec beaucoup d’application des missions que lui a confiées
Claude Onesta au relais de Bertrand
Gille. Utile par sa capacité à ouvrir de
vraies brèches dans les défenses
adverses.
tions
Le gardien no 1, d’autant plus à l’aise
que sa défense est montée en régime.
Compétiteur dans l’âme, souvent décisif avec Montpellier, il a réalisé un
excellent Euro.
LUNDI 6 FÉVRIER 2006
Le vétéran à l’âme de junior. Ailier ou
arrière, arrière ou ailier, le Martiniquais a lavé, en Suisse, la frustration
d’un début de saison pénible avec
Magdebourg.
Le leader du groupe, l’un des plus
déterminés à lui donner sa propre
identité. Utilisé au relais de Michaël
Guigou ou à la pointe de la 1-5, très
précieux sur le jeu de transition.
23
roit
ue
18 sélec
Qui peut encore croire que le gamin
d’Ivry disputait en Suisse sa première
compétition internationale ? Capable
de toutes les audaces, pourvu d’une
détente étonnante, il a marqué la compétition, contre la Slovénie notamment.
37 sélections
Enfin l’égal du Guigou de Montpellier.
Joueur majeur, doté d’une vitesse et
d’une vision du jeu qui le conduisent de
plus en plus souvent à délaisser son
rôle d’ailier pour celui de meneur de
jeu.
Régénéré par son retour à Dunkerque,
le grand gaucher n’a jamais réussi à se
libérer. Claude Onesta n’a pourtant
jamais cessé de lui accorder sa
confiance. Utile par petites séquences.
PAGE 3
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
Rouge
de notre envoyé spécial
Bleu
1
ZURICH – (SUI)
Jaune
Rouge
Jaune
Après les champions
d’Europe allemands et les
champions olympiques
croates, les Français ont
conclu leur
impressionnante
démonstration en
s’offrant les champions
du monde. Ils décrochent
ainsi un titre continental,
le premier de leur
histoire, que personne ne
se risquera à contester
tant ils ont affiché de
certitudes dans leur jeu
et de sérénité dans leur
tête.
Noir
Bleu
Noir
enf progresser
enfin
ser la marque
ma
espagnnole, la
défense française n’a rien lâché.
4
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
PROLONGATIONS
L’ENTRETIEN DU LUNDI
« C’ETAIT PRESQUE FACILE »
BERTRAND GILLE, encore sous le choc de la finale, peinait à comprendre la domination des Bleus durant l’Euro.
À l’exception du mondial 2005, il a été de
toutes les campagnes internationales
depuis 2000. Pourtant, hier, le cadet des
frères Gille était sonné. Sonné par ce que
venait de réussir l’équipe de France, tout
aussi implacable en finale contre l’Espagne
qu’elle l’avait été la veille face à la Croatie.
Sonné, aussi, par une succession d’efforts
qu’il juge « inhumaine ».
ZURICH –
de notre envoyé spécial
« AVIEZ-VOUS SONGÉ, l’espace
d’un instant seulement, à pouvoir à ce point dominer le weekend final de ce Championnat
d’Europe ?
– Non, sincèrement non. J’étais
même assez circonspect avant d’arriver ici. C’est délicat, j’ai besoin d’un
peu de recul pour comprendre. Notre
domination à Zurich a été écrasante.
Depuis le tour principal, tous les adversaires ont plié, un à un. Sans exception.
C’était presque facile, même si je suis
complètement rincé, preuve qu’il y a
tout de même eu combat.
– A p rè s l a d é mo ns tr a ti on
contre la Croatie en demie, le
scénario de cette finale semblait, lui aussi, écrit…
– Tout s’est déroulé comme nous
l’avions imaginé. Nous avons imposé
un défi physique. Les Espagnols, habi-
''
Je crois que l’équipe de
France, contrairement
à l’Allemagne (… ), est
la meilleure entité
pour générer
de l’engouement
rir, soyons capables d’être un peu
innovants, d’être un peu précurseurs.
– Mais concrètement…
– Que peut-on faire ? Je ne sais pas si
c’est vraiment de ma compétence de
répondre à cette question. Peut-être,
au minimum, avoir une vue à plus long
terme du rôle et du statut de l’international. Combien d’anciens internationaux qui ont fait rêver tous les licenciés, plus que les licenciés même, se
retrouvent aujourd’hui dans des situations précaires parce qu’ils ont tout
donné à ce handball ? On peut le leur
reprocher. Sauf que la Fédération était
bien contente qu’ils donnent tout au
handball. Pourquoi, donc, ne pas
concerner des gens qui ont été des
acteurs principaux des belles victoires
ment à l’Allemagne, où la politique de
clocher est beaucoup plus exacerbée
qu’en France, est la meilleure entité
pour générer de l’engouement. Et qu’il
faut donc réformer son fonctionnement.
– Que reprochez-vous, concrètement, à la Fédération ?
– Mais je ne lui reproche rien ! Je ne
suis pas un donneur de leçons. On voulait juste les alerter sur une problématique qui va devenir de plus en plus
présente avec des clubs qui ne cessent
d’accroître leur pouvoir et une Fédération qui, malgré les résultats, en reste
au même type de fonctionnements. Or,
on va se trouver confronté à un rapport
de forces qui sera complètement déséquilibré en faveur des clubs, où les
joueurs vont être pris entre deux feux
et où la cohabitation sera de plus en
plus pénible.
– Sinon, seriez-vous prêts à
défendre les intérêts de vos
clubs au détriment de ceux de
l’équipe de France ?
''
– Pourquoi les clubs lâcheraient-ils
leurs meilleurs joueurs en sélection en
dehors des périodes prévues à cet
effet ? Le handball a sa propre économie. L’intérêt pour l’équipe de France
est toujours là. Là n’est pas la question.
Le plaisir éprouvé par chacun lorsqu’on porte le maillot bleu-blancrouge n’est pas à démontrer. Le problème est que, tôt ou tard, on va être
confronté à des dilemmes qui ne nous
laisseront plus le choix. À un moment
donné, les présidents de club vont
nous faire signer des contrats avec des
clauses de non-mise à disposition des
sélections en dehors des périodes
autorisées. Voire même nous proposer
une réévaluation de nos contrats
contre l’engagement, d’abandonner,
purement et simplement, notre équipe
nationale.
– Vous y seriez prêt ?
– Tant que j’ai le choix, tant que ma
volonté et mon corps ne m’en privent
pas, je viendrai. Mais je pense sincèrement qu’un jour, le choix, on ne l’aura
plus. Et donc, pour éviter d’avoir à gué-
PAGE 4
donner du poids à vos revendications ?
– Avant d’être initiateurs d’idées,
notre premier job, c’est de jouer au
handball. Il n’y a pas de raison de
mélanger les genres. Maintenant, oui,
cette médaille va nous aider. On n’est
qu’au début des réflexions, pas encore
dans le domaine opérationnel, et le
temps passe vite.
– Comment le handball a-t-il
évolué depuis 1992 et l’avènement barcelonais ?
– Le handball est devenu professionnel, on a tous une grosse conscience
professionnelle de laquelle, d’ailleurs,
on ne peut pas se séparer. Ce serait
rédhibitoire vis-à-vis des impératifs
que nous avons et avec la fréquence
des matches que
l’on nous impose.
Ça, ça a forcément
évolué parce que
les c ontraintes
n’étaient pas les
mêmes il y a quatorze ans. Sinon,
ça va aussi plus
vite, plus haut,
plus fort. Les
athlètes sont
mieux préparés,
physiquement,
tactiquement, techniquement.
– Peut-on vivre, aujourd’hui, du
handball ?
– Oui, on n’est pas à plaindre. On
gagne tous relativement bien notre
vie. Relativement… non, on gagne
bien notre vie. Relativement, ce serait
une insulte aux petites gens, dont je
suis proche. Je ne me permettrai pas
une comparaison avec le monde du
football, car on ne compare que ce qui
est comparable.
– C’est en tout cas mieux qu’en
1992.
– Évidemment. Mais c’est grâce à
tous ces hommes qui ont construit
cette histoire, qui ont fait avancer
notre sport, qui ont fait affluer de
l’argent au travers des clubs. Encore
une fois, l’histoire de l’équipe de
France est très largement retombée
sur les clubs et sur l’attirance des institutions vis-à-vis de notre sport. On a
donc cette chance-là de bien vivre,
Cette équipe- là peut
vivre encore deux ans
sans problème. Elle peut
aller à Pékin, exister à
Pékin. Mais tout ça
réclame quand même
beaucoup de souffrances
françaises, pourquoi ne pas les mettre
en relation avec les institutions, les
nombreux partenaires, afin d’imaginer
un autre plan de carrière que celui
purement “handballistique”.
– Vous évoquez là le statut de
l’international. Le dossier est
également économique.
– La plupart d’entre nous vivent à
l’intérieur de structures professionnelles financées de manière privée. Les
enjeux obligent à travailler avec
l’image perpétuellement. Il faut sans
arrêt innover, promouvoir, trouver de
nouveaux partenaires. J’allais dire :
peu importent les résultats. Les bons
résultats viennent juste accréditer la
démarche. Alors, on s’est dit : est-ce
que tout est fait, est-ce que tout est
bien fait pour stimuler l’image de
l’équipe de France ? Et on pense qu’il y
a des perspectives à explorer.
– Le parcours en Suisse va-t-il
''
mieux que nos aînés. Maintenant, je
me répète, il faut construire pour que
ceux qui viennent ne se retrouvent pas
comme nos aînés, dans la panade
après avoir tant donné. Je trouve ça
assez dérangeant.
– Comment qualifieriez-vous
cette équipe de France 2006 ?
– Elle est complémentaire, techniquement et humainement. Claude Onesta
a trouvé les bons ingrédients, les bons
bonhommes aux bons endroits. Il a
également cette chance d’avoir pléthore de possibilités, mais encore fautil qu’elles s’agencent bien entre elles.
On est aussi heureux d’être ensemble.
Je trouve que c’est important de communiquer la joie de vivre que l’on
éprouve. Même si c’est long, même si
voir les mêmes tronches enfarinées le
matin n’est pas une sinécure, ça procure beaucoup de plaisir. Je vais ressortir la phrase du vieux druide Greg
Anquetil : “Je préfère perdre avec des
amis que gagner avec des cons.” Si on
peut gagner avec des amis, c’est
encore mieux.
– Ces tronches enfarinées, vous
êtres prêts à les supporter
encore deux ans ?
– Cette équipe-là peut vivre encore
deux ans sans problème. Elle peut aller
à Pékin, exister à Pékin. Mais tout ça
réclame quand même beaucoup de
souffrances. Encore une fois, à relativiser, bien sûr, par rapport à une vie à
l’usine. Même si je ne suis pas persuadé que beaucoup d’ouvriers aimeraient en prendre plein la gueule
comme on en prend pendant nos
matches, si beaucoup d’ouvriers
seraient prêts à être évalués à la fin de
chacune des journées travaillées, si
beaucoup d’ouvriers seraient prêts à
ce que leur travail soit observé par des
milliers de gens en même temps et qui
ne se gênent pas pour donner leur avis
sur ce que tu apportes ou n’apportes
pas. C’est quand même un vrai métier,
donc. C’est un sport, on a cette chancelà de faire partie des privilégiés. Mais
ça reste quand même difficile. »
PHILIPPE PAILHORIÈS
REPÈRES
Bertrand GILLE a vingt-sept ans. Il est né le 24 mars 1978 à Valence,
dans la Drôme. Il mesure 1,87 m et pèse 98 kg. Il joue aujourd’hui à
Hambourg, en Allemagne, après avoir défendu les couleurs de Loriol
(1984-1996), puis celles de Chambéry (1996-2002). Loriol, le club
familial, puisque sa mère y était dirigeante et son père, entraîneur.
Philippe Gardent le fait glisser du poste d’arrière à celui de pivot
lorsqu’il décroche en Savoie le titre de champion de France en 2001.
Après avoir également remporté la Coupe de la Ligue en 2002, il choisit,
avec son frère Guillaume, de tenter l’aventure de la Bundesliga à
Hambourg. Son plus jeune frère, Benjamin, continue, lui, d’œuvrer sous
la direction de Philippe Gardent.
Élu meilleur joueur du monde de l’année 2002, Bertrand est par ailleurs
titulaire d’une licence STAPS, ainsi que d’un DESS de management des
activités sportives et de loisirs.
Il démarre sa carrière internationale en novembre 1997, puis se révèle à
l’Euro 2000 (quatrième), en Croatie. La sixième place olympique en 2000
lui laisse, encore aujourd’hui, un goût amer. Même si le titre mondial de
2001 acquis à Paris-Bercy, doublé d’un trophée de meilleur pivot de la
compétition, efface quelque peu la frustration. En 2003, au Portugal, il
décroche le bronze planétaire après avoir loupé sa demi-finale face à
l’Allemagne, déstabilisé par les intimidations du gardien Henning Fritz.
Depuis, il a été de toutes les conquêtes, sauf celle du Mondial 2005
(blessé). En Suisse, il est monté en puissance au fil des matches, livrant
face à la Croatie, en demi-finale, sa meilleure copie.
Sa devise : « Un tiens vaut mieux que deux cruches qui vont à l’eau
lorsqu’une peau d’ours est vendue par deux pierres qui roulent ! ! ! » –
P. P.
LUNDI 6 FÉVRIER 2006
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
Rouge
Rouge
cendre bas pour remonter haut ?
– C’est une question difficile. Je me
souviens, quelques années en arrière,
où, en me projetant vers l’avenir, je
voyais une équipe capable de dominer
le handball mondial pendant les dix
prochaines années. Mais, dans les
autres pays, ça ne chôme pas non plus.
Aujourd’hui, j’aurais tendance à tempérer ces propos dans la mesure où ça
se joue sur pas grand-chose, finalement. C’est de l’ordre du détail et je ne
crois pas que l’on ait une culture du
détail exacerbée. Et c’est peut-être
aussi ce qui fait que l’on soit capable
de montrer des visages aussi différents.
– Vous dites que le Championnat de France n’est pas la panacée. Et la Bundesliga ?
– Non. C’est difficile d’idolâtrer
comme ça un championnat. Je pense
tout de même que le niveau général en
Allemagne est supérieur au niveau
français. Quant à l’Espagne, cinq ou six
équipes sont très performantes dans
un Championnat un peu plus terne que
la Bundesliga. Le Championnat allemand est physiquement le plus dur. Je
ne crois pas que ce soit le Championnat dans lequel on joue le mieux au
handball. Même si, à mon avis, les
meilleures équipes allemandes valent
les meilleures équipes espagnoles,
comme les meilleures équipes françaises d’ailleurs. Mais les Allemands
sont capables, tous les week-ends, de
remplir ces salles immenses à travers
une fidélisation du public, à travers un
show qui n’a pas de comparaison.
– C’est un peu le modèle allemand qui a servi de base aux
revendications formulées par les
joueurs de l’équipe de France et
son staff. En résumé, vous souhaitez une meilleure exposition
du produit équipe de France ?
– Mais en étant capable de mieux promouvoir l’équipe de France, c’est
l’ensemble du handball que l’on fait
avancer. Le phénomène de fidélisation, il passe surtout et avant tout par
l’image. Par la qualité de la formation,
on est d’accord. Mais, cette qualité-là,
on en a des preuves quasiment chaque
année. Donc, à un moment donné, je
crois que l’équipe de France, contraire-
Bleu
Bleu
Jaune
''
Jaune
Noir
tués aux initiatives individuelles, ont
fini par être étouffés. La sérénité que
l’on a dégagée est impressionnante.
– En fait, depuis la défaite
contre l’Espagne dans le tour
préliminaire, vous avez enchaîné
les démonstrations…
– (Sourire.) Les raclées même… Nous
étions tous très en forme physiquement, tous présents. Bien sûr, je ne suis
pas dupe. Notre handball d’attaque
est loin d’être exceptionnel. Mais la
solidité défensive, en revanche, est la
clé de nos réussites. Toutes les équipes
de France de l’histoire ont gagné au
travers de cette solidité défensive. On
n’a pas dérogé à la règle.
– Voilà un titre en tout cas symbolique.
– Beaucoup y verront de nombreuses
significations. L’accréditation de la
thèse qu’il existe bien une vie après les
illustres anciens. Moi, je trouve qu’il
est juste la confirmation que l’équipe
de France peut être une très grande
équipe. Mais le symbole le plus fort,
c’est qu’il récompense beaucoup de
sacrifices. Et il a, pour moi qui n’avais
pas participé au Mondial 2005, une
saveur particulière. Avant le match
contre la Croatie, pas mal de réminiscences de la demi-finale 2003 perdue
contre les Allemands avaient resurgi...
– Vous faites allusion au gardien
Henning Fritz, qui avait réussi à
vous déstabiliser ?
– Ce moment m’a fait grandir, évoluer. Dans les mêmes conditions ne se
sont pas produites les mêmes erreurs.
Ça veut dire qu’il y a eu apprentissage.
– La médaille, donc. La première
de l’après-Richardson…
– C’est très “relations médias”, cette
histoire. Les médias, depuis le vide
laissé par Jack (Richardson), Greg
(Anquetil) et Guéric (Kervadec) se
cherchent de nouveaux emblèmes.
Alors, c’est vrai que cette équipe jeune,
en tout cas sans ses anciens, avait
besoin d’une aventure collective forte.
Mais l’histoire de l’équipe de France ne
s’est pas arrêtée avec le départ de ses
anciens. J’ai beaucoup de respect pour
ce qu’ils ont fait, ce qu’ils ont apporté à
l’équipe de France, maintenant, j’étais
quand même persuadé que, malgré
(Photo Pierre Lablatinière)
Noir
leur départ, la performance resterait
au rendez-vous.
– Parce que la force du groupe,
c’est d’abord son état d’esprit ?
– Oui, et parce que nous avons la
chance de disposer d’un vivier de
joueurs que beaucoup de nations doivent nous envier. Lorsqu’on regarde
les Croates, on voit l’arrivée d’une
génération à maturité. Cette maturité
a fait d’eux des joueurs exceptionnels
et uniques. Nous, on a la chance
d’avoir des gens confirmés au meilleur
niveau, et également de voir émerger
des nouvelles têtes qui, malgré leur
jeune âge, n’ont rien à envier aux meilleurs. Donc, on peut dire que la qualité
de la formation en France est optimale.
– Vous parlez de la maturité
croate, mais l’équipe de France,
en Suisse, s’est, elle aussi, distinguée par sa maturité.
– Sans doute, si la maturité conduit à
la performance. Disputer une finale
reste tout de même un moment rare.
Lorsque l’on a
gagné en 2001,
c’ éta it six ans
après Reykjavik et
le premier titre
mondial. Là, ça fait
cinq de plus. Au
bout du compte,
cela ne fait pas
beaucoup de ces
moments qui
apportent cette
extase si particulière.
– Comment appréciez-vous le
fait qu’il s’agisse de la première
médaille à un Euro ?
– Là encore, c’est un pied de nez journalistique. Parce que cette compétition ne nous avait jamais réussi, parce
que, par le passé, on n’avait pas été
capables d’élever notre niveau de jeu
au cours de la compétition comme on
l’a fait ici et puis parce que, tout simplement, cette compétition est inhumaine. Inhumaine et irrespectueuse
au possible des principaux acteurs que
sont les joueurs, au travers de la
cadence des matches. Je ne crois pas
que l’on puisse imposer ce rythme-là à
d’autres sports quand on connaît les
contraintes physiques qu’il implique.
– L’Euro demeure la compétition la plus difficile à gagner ?
– Sans aucun doute. Avec ce petit
bémol-là, les Jeux ont cette espèce de
magie universelle, de pression planétaire que n’a pas l’Euro. Mais ça reste
en Europe que l’on joue le mieux au
handball.
– Claude Onesta a longtemps
été critiqué pour sa gestion de
l’équipe de France. Il prend ici
une belle revanche.
– Je suis content pour lui. Mais je suis
surtout content pour nous. Il a essuyé
des critiques, comme chacun d’entre
nous, je crois. Chaque fois que quelqu’un n’a pas été performant, ses
oreilles ont sifflé, c’est la règle. Maintenant, c’est appréciable d’avoir eu ce
résultat avec cette équipe, cet encadrement.
– La fondation de ce résultat ne
date-t-elle pas du revers de la
première semaine face à
l’Espagne ?
– Peut-être. Mais c’est quand même
difficile de tirer ce genre de conclusions. C’est une déduction facile. Chronologiquement, à partir du moment où
on a pris cette gifle, cette leçon de
handball, on n’a pas cessé de monter
en puissance. Est-ce que l’on avait
besoin de ça ? Je ne sais pas. J’ai du
mal à établir un lien très fort entre
notre progression et cette gifle.
– L’équipe de France vous
semble-t-elle condamnée à des-
5
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
HANDBALL CHAMPIONNAT D’EUROPE HOMMES (finale) – FRANCE-ESPAGNE : 31-23
Onesta, le grand chemin
Parfois contesté et sur la sellette, le sélectionneur de l’équipe de France n’a jamais dérogé à ses principes.
ZURICH – (SUI)
de notre envoyé spécial
QUAND IL PREND la succession de
Daniel Costantini, monarque absolu
pendant seize années, au lendemain
de la victoire française au Mondial
2001, Claude Onesta n’imagine certainement pas l’ampleur de sa mission. Entraîneur de Toulouse, sa
carte de visite n’a évidemment pas le
clinquant et les références d’un Philippe Gardent, également pressenti
à l’époque pour la fonction.
Et la succession est lourde tant la
personnalité de son prédécesseur a
marqué l’histoire du handball français. « On ne balaie pas le passé et
on ne doit pas l’oublier. Malheureusement, il peut être riche mais également encombrant. J’ai l’esprit de
famille, de convivialité et de partage.
Pas question, donc, d’être un
homme-orchestre. Très tôt, j’ai compris qu’on ne réussirait qu’après
avoir installé plusieurs intervenants. »
L’Euro 2002 en Suède, sa première
compétition officielle, le confortera
dans la certitude. La France n’y
obtient qu’une sixième place et la
comparaison, très tôt, l’expose au
fantôme de Costantini. Il est perdu,
dépassé et c’est logique. « Je découvrais le haut niveau et des règles
nouvelles. Il fallait que je me
construise dans le rapport avec les
gens. Les arbitres, les instances
internationales, les délégués. »
En or p
C’est donc dans les yeux de ses
joueurs qu’il va chercher son salut, sa
place et définir, surtout, sa façon
d’être. Un exercice périlleux avec des
joueurs, déjà couronnés et qui, eux
aussi, épient leur nouveau sélectionneur. « Quand un nouveau patron
arrive, ils s’interrogent sur les changements qui vont intervenir. C’est
toute la complexité de la chose.
Comment les bousculer pour les
amener à ta philosophie ? »
Cette fois, il est seul à Hammamet. Il
comprend. « Que l’on évalue la qualité de ton travail aux résultats. Si tu
n’es pas le premier, c’est un échec.
On passe des journées à te raconter
qu’il faut gagner. On est, en fait, dans
un pronostic établi. C’est un piège.
Et, là, vraiment je me suis demandé
comment en sortir. » Seul face à un
destin ébréché. Condamné aussi
par sa propre famille. C’est une
déchirure pour lui. « Une souffrance,
atténue-t-il. Les attaques sont gratuites. Tu te rends compte, enfin, que
l’acceptation de l’échec n’est plus
collective. Je l’ai vécu comme une trahison. C’était cela, en fait : personne
ne veut jamais t’accompagner dans
la tombe. »
Il y aura une victoire devant le Danemark puis une médaille de bronze au
final. Il y aura, surtout, une révélation
pour l’entraîneur. L’affaire l’a endurci
et révélé. C’est le temps de l’affirmation, des prises de position énergiques « parce que, remarque-t-il,
j’avais accepté beaucoup trop de
contraintes. Le temps était venu
d’installer quelque chose qui me corresponde vraiment ».
Avant l’Euro, il entre ouvertement en
conflit avec la Fédération, pose sur la
table un nouveau projet sur le fonctionnement de l’équipe de France.
Claude Onesta est donc attendu au
tournant en Suisse. « Je ne suis pas là
pour me protéger, assène-t-il. Moi
aussi, je passerai et l’équipe de
« J’avais accepté
trop de contraintes »
Et pourquoi s’y risquer quand on doit,
d’abord, se faire un nom ? « J’étais
construit pour être un leader. J’avais,
à Toulouse, été décisif et décisionnaire. Oui, j’ai, de tous temps, aspiré
à diriger l’aventure humaine. » 2002,
2003 et une médaille de bronze au
Mondial du Portugal s’écoulent sans
que le sélectionneur ne soit parvenu
à ancrer son projet. Il se laisse porter,
anesthésié probablement par des
résultats qui maintiennent l’équipe
de France dans le gotha mondial.
2004, sixième place à l’Euro slovène,
cinquième aux Jeux d’Athènes, reste
l’année maudite puisque le potentiel
des Bleus ne s’est pas exporté.
Autour de lui, le climat de confiance
s’étiole. C’est donc en 2005 que sa
lumière s’allume. Sa tête est en jeu
à la veille d’un décisif France-Danemark, dernier match de poule du
Mondial tunisien. S’il perd, il sort
du jeu.
me fois
(L’é
L’ quipe de France depuis les Jeux de Barcelone)
CMM
CE
CMM
C
M
CMM
CE
6e
C
C
CE
CE
CE
DU 1ER FÉVRIER AU 31 MARS
Il fallait bien la changer un jour !
Crédit photographique Renault Communication/DR – K11
Jaune
Rouge
LAURENT MOISSET
ZURICH. – Arrivé à la tête de l’équipe de France après le Mondial 2001, le coach Claude Onesta
(49 ans) a imposé progressivement sa personnalité et sa méthode. Le titre européen est pour
lui une consécration à l’issue d’une finale pleinement maîtrisée.
(Photo Fabrice Coffrini/AFP)
I DIVISION 1 FEMMES (13e journée). –
SAMEDI : Besançon-Bègles, 24-23 ; NîmesMetz, 14-26 ; Mios - Fleury-les-Aubrais,
28-25 ; Angoulême-Dijon, 18-17 ; Yutz-Toulon, 26-22. HIER : Le Havre - Mérignac, 21-29.
Classement : 1. Metz, 34 pts ; 2. Le Havre,
33 ; 3. Mérignac, 31 ; 4. Fleury-les-Aubrais,
27 ; 5. Dijon, 26 ; 6. Besançon, 25 ; 7. Nîmes,
25 ; 8. Bègles, 25 ; 9. Yutz, 24 ; 10. Mios, 23 ;
11. Toulon, 20 ; 12. Angoulême, 19.
PROCHAINE JOURNÉE. – DEMAIN : DijonMérignac (19 h eures). MERCREDI
8 FÉVRIER : Metz-Mios (20 heures). SAMEDI
11 : Toulon-Nîmes ; Fleury-les-Aubrais Besançon (20 h 30) ; Bègles-Angoulême
(20 h 45). DIMANCHE 12 : Le Havre - Yutz
(16 heures).
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Concessionnaires et agents participants
LUNDI 6 FÉVRIER 2006
PAGE 5
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
Rouge
Période Claude Onesta
Pé
I MONDIAL 2007 : TIRAGE AU
SORT. – Le tirage au sort des
play-offs européens de qualification
au Mondial 2007 en Allemagne, a
été effectué hier à Zurich. Le
vainqueur de chacune des rencontres
programmées en juin prochain
rejoindra donc l’Allemagne,
organisatrice, l’Espagne, tenante du
titre, mais également la France, le
Danemark, la Croatie et la Russie,
qualifiés grâce à leur parcours
durant cet Euro 2006.
Les rencontres : SerbieMonténégro - République tchèque ;
Grèce - Pologne ; Portugal - Ukraine ;
Suisse - Russie ; Slovénie - Autriche ;
Suède - Islande ; Roumanie Norvège ; Slovaquie - Hongrie.
Bleu
Périodee Daniel Co
Pé
Costantini
2006
J CHAMPIONNAT DU MONDE 1995
France - Croatie : 23-19
Le groupe. – Gardiens : Christian Gaudin ; Yohan Delattre ; Bruno Martini.
Joueurs de champ : Grégory Anquetil ;
Patrick Cazal ; Philippe Gardent ; Guéric
Kervadec ; Denis Lathoud ; Pascal Mahé ;
Gaël Monthurel ; Laurent Munier ; Thierry
Perreux ; Eric Quintin ; Jackson Richardson ; Stéphane Stoecklin ; Frédéric Volle.
Entraîneur : Daniel Costantini.
J CHAMPIONNAT DU MONDE 2001
France - Suède : 28-25 a.p.
Le groupe. – Gardiens : Christian Gaudin ; Bruno Martini ; Thierry Omeyer.
Joueurs de champ : Jérôme Fernandez ; Didier Dinart ; Guillaume Gille ; Bertrand Gille ; Daniel Narcisse ; Grégory
Anquetil ; Andrej Golic ; Olivier Girault ;
Laurent Puigségur ; Jackson Richardson ;
Joël Abati ; Patrick Cazal ; Stéphane Plantin. Entraîneur : Daniel Costantini.
En italique, les joueurs présents en 2006.
Jaune
2005
DEUX AUTRES FINALES
VICTORIEUSES
Noir
Bleu
Noir
7e
France survivra. Mais pour qu’elle
évolue et qu’elle réponde à ces foutus
résultats qu’on lui demande, elle doit
se moderniser et se mettre au goût
du jour. »
Il est devenu aussi l’incontestable
patron parce qu’il a tissé le fil de son
destin sur la relation avec ses
joueurs. « En 2005, dans la souffrance dont je vous ai parlé, j’ai compris la richesse de notre relation. Il y a
eu rassemblement autour du projet.
On a galéré mais la volonté était forte
de vivre. Il y a eu cette médaille. Dans
la douleur mais dans le plaisir d’émotions partagées entre nous. » Elles
sont toujours là, déterminantes dans
les succès de cet Euro. Une marche
coudes serrés, cœurs palpitants à
l’énergie commune. Claude Onesta
n’en retire aucun laurier. Simplement
heureux que ce « groupe soit devenu
responsable ». Qu’il ait été, également, capable d’adhérer à ses idées
sur le jeu. Cette défense pose, paradoxalement, les fondations du projet. « Ce n’est pas comme l’Italie des
années 60 en football où tout le
monde se met derrière. Non, là tu
dévores ton adversaire en le harcelant. Tu le déstructures doucement
mais sûrement. Ce don de soi crée de
l’émotion et ouvre alors de formidables perspectives sur un jeu encore
plus ouvert en attaque. »
Cinq ans pour aboutir donc et obtenir
le droit au plaisir. « Après le match
contre les Croates, je les ai remerciés.
Il n’y a pas plus grand plaisir pour un
entraîneur de comprendre que ses
idées ont été validées dans les actes
par ses joueurs. J’ai vu les plus beaux
joueurs du monde se décomposer
devant nous. Ils ne voulaient plus y
aller. Même le génie actuel, Balic,
n’avait qu’un souci : se débarrasser
au plus vite du ballon. »
Son premier et seul moment fort, fruit
de son travail et de sa patience. Malgré les sarcasmes, les coups tordus,
cinq ans après, Claude Onesta existe
enfin. « C’est la première compétition, conclut-il, où j’ai eu la sensation
d’être vraiment à la manœuvre.
Maintenant, je sais… »
Il sait, aussi, que l’encombrant passé,
pièce de choix dans le rayon des souvenirs, s’est ouvert sur un avenir aussi glorieux. Cette victoire-là, pour lui,
n’a pas de prix.
6
FOOTBALL LIGUE 1 (25 journée)
e
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
LYON - BORDEAUX : 0-0
Un coup pour rien
Pas de buts dans le sommet de L 1, mais un énorme combat et des duels acharnés.
Les deux meilleures
défenses de Ligue 1
se sont neutralisées,
hier soir à Gerland,
en un sommet pauvre
en occasions, notamment
en seconde période,
mais riche en gros duels.
En conservant neuf
points d’avance sur
les Bordelais et un match
en moins, les Lyonnais
ont maintenu le confort
de leur position en tête
du classement.
tour à la vidéothèque pour récupérer
des cassettes de Paolo Maldini.
Dans ce sommet plus acharné que
réellement fermé, le premier quart
d’heure de Bordeaux aura montré,
seul, tout ce que les Girondins font
de bien, cette saison : défendre haut,
assurer une bonne transformation
du jeu par la qualité de la première
passe (Cheyrou ou Fernando, par
exemple), et chercher des espaces
dans le dos des défenses par la variété des courses de Darcheville. Mais
avec un quart d’heure comme celuilà, les Bordelais ont eu pour seule
occasion un centre dangereux de
Jean-Claude Darcheville devant le
but de Coupet (5e).
Progressivement, comme souvent,
les Lyonnais sont revenus dans le
match en haussant le ton physiquement, et en se créant des occasions
par la qualité des coups francs de
Juninho, pour une déviation de
Malouda (10e) et une autre de Cris,
joliment sauvée par Ramé (17e). Et si
Bordeaux se créa une vraie occasion
par un redoublement de Smicer audelà de Darcheville, le Tchèque
oublia Laslandes en retrait (32e) :
cette action, un peu plus construite
qu’un contre, un peu moins qu’une
attaque placée, fut la dernière appa-
rition sérieuse des Bordelais dans la
région de Coupet, jusqu’au repos.
Ramé sauvé
par la barre
Les Lyonnais, eux, auraient pu marquer, sur un corner de Juninho, le
ballon étant dévié par l’épaule de
Jemmali sur sa barre transversale
avant de rebondir devant la ligne
(34e), ou sur un centre de Malouda
qu’aucun de ses coéquipiers ne vint
couper devant Ramé (41e).
Mais la fin de la première période du
sommet perpétua surtout la malédiction qui s’attache au poste
d’arrière gauche de l’OL, Monsoreau
s’arrêtant net, touché à la cuisse.
Lyon possède neuf défenseurs dans
son effectif, ce qui est déjà rare, et six
d’entre eux sont blessés (Abidal,
Réveillère, Caçapa, Berthod, Monso-
reau) ou absents (Diatta). Gérard
Houllier, qui n’avait pas aligné le
moindre défenseur de la CFA sur le
banc, fit glisser Malouda en défense,
Wiltord entrant en attaque. Dans
quinze jours, à Eindhoven, sur combien de défenseurs valides pourra
compter Lyon ?
Hier soir, les Bordelais les ont
contraints à se concentrer sur
l’actualité brûlante d’une seconde
LYON –
de notre envoyé spécial
VINCENT DULUC
SAMEDI
Paris-SG - Saint-Étienne.. 2-2
AC Ajaccio - Auxerre ........ 1-0
Lens - Strasbourg ............ 2-1
Nice - Lille......................... 2-0
Rennes - Monaco ............. 1-3
Sochaux - Le Mans ........... 0-0
Toulouse - Nantes............ 1-0
HIER
Troyes - Marseille ............ 0-1
Lyon - Bordeaux............... 0-0
La rencontre Metz - Nancy a été
reportée en raison du gel.
LYON - BORDEAUX : 0-0
###$$$
Temps froid. Pelouse moyenne. 39 354 spectateurs. Arbitre : M. Bré.
LE JEU. Un 0-0 logique a sanctionné un match intéressant au plan tactique à défaut d’avoir été riche de grandes envolées.
LYON –
de notre envoyé spécial
BORDEAUX est venu confirmer chez le leader
du Championnat sa forte présence défensive,
animée par une grande solidarité collective et
beaucoup d’à-propos dans son organisation.
Sans se lancer aveuglément à l’assaut, Lyon a
naturellement dominé la rencontre sur le plan
territorial, sans pour autant être excessivement
menaçant, mis à part quelques coups de pied
arrêtés en première période. On aurait pu croire
que les Lyonnais se seraient finalement imposés à l’usure, mais les Bordelais n’ont jamais
baissé la garde et ont fini avec au moins autant
d’allant ce fort combat au cours duquel les deux
équipes se sont montrées dignes des places
qu’elles occupent au sommet.
ORGANISATION DE JEU DE DÉPART : Lyon
en 4-3-3 dans son organisation en zone. Devant
les quatre défenseurs (Müller jouant sur la
gauche dans l’axe, au côté de Cris), un milieu à
trois où Diarra a occupé la position la plus centrale et la plus repliée, avec sur sa droite Tiago
et Juninho sur sa gauche, un cran plus haut. Sur
les côtés, Govou à droite et Malouda à gauche,
restant le plus souvent près de la ligne de
touche, et encadrant Fred, comme attaquant
central.
Bordeaux en 4-2-3-1, également organisé en
zones. Deux milieux défensifs près de la ligne
arrière, Fernando (légèrement à droite) et
Cheyrou (plus à gauche). Sur le côté droit, Faubert. À gauche, Smicer n’a pas été dans une
position symétrique. Il a très souvent quitté
l’aile pour jouer un rôle d’intermédiaire, assez
près finalement de Laslandes. Devant, Darcheville a joué le plus en pointe.
ANIMATION DÉFENSIVE : un match bloc
contre bloc. Toute l’équipe lyonnaise se replie à
MATCHES EN RETARD (24e journée).
– Mercredi, 20 heures : Strasbourg Paris-SG (Foot +) ; Mardi 14 février, 20
heures : Saint-Étienne - Nice (Foot +),
Nantes-Troyes (Foot +). Reste a fixer :
Monaco-Lyon.
PROCHAINE JOURNÉE. – Samedi
11 février, 17 h 15 : Lens-Lyon
(Canal +) ; 20 heures : Auxerre-Metz,
Bordeaux-Rennes, Le Mans - Nice,
Monaco-Troyes, Nancy - Saint-Étienne,
Nantes-Sochaux, Strasbourg - AC Ajaccio
(Ces sept matches sur Foot +) ; dimanche
12 février, 18 heures : Marseille-Toulouse
(Canal + Sport) ; 21 heures
Lille - Paris-SG (Canal +).
la perte du ballon, à l’exception de Fred. Govou
et Malouda reviennent très loin, pour former un
milieu à cinq dans lequel Diarra s’est toujours
trouvé dans la zone de Laslandes sur les premières relances longues des Bordelais. Il fallait
à la fois couper les transmissions centrales (Laslandes-Smicer-Darcheville), veiller à ne pas être
déséquilibrés sur les changements de jeu tentés
par Fernando et Cheyrou, s’opposer aux accélérations de Faubert sur la droite et aux montées
de Marange sur l’aile gauche.
Bordeaux ne se laisse jamais aspirer très loin et
défend avec une énorme conviction collective.
Tout le système s’efforce de ne jamais être pris à
revers. Cela tient notamment à l’attention que
mettent Cheyrou et Fernando à se situer par
rapport à leur ligne défensive ; également aux
replis de Faubert, surtout, de Laslandes et Smicer aussi. À partir d’une base repliée, les Bordelais ont exercé un pressing épisodique sur le
porteur adverse. Ce fut notable de la part de
Fernando sur Juninho.
ANIMATION OFFENSIVE : les Lyonnais n’ont
pas cherché à presser les Bordelais sur le but,
pour éviter de raccourcir encore les espaces.
D’où de très nombreux mouvements d’attente,
où le ballon repasse par le milieu, voire par les
défenseurs, pour tenter de faire sortir le bloc
girondin. Ils ont parfois pris le dessus quand ils
ont pu accélérer les échnges à une touche.
Comme il était difficile de déséquilibrer le système bordelais, Diarra est parfois monté d’un
cran balle au pied, pour apporter un plus et
amener Juninho plus près de Fred. Dans la dernière demi-heure, Cris est monté également
pour amener un surnombre.
Les Bordelais ont été habiles dans leurs sorties
de balle, grâce à la qualité technique de Fernando et de Cheyrou. Sur le premier ballon, Laslandes a souvent été recherché en pivot. Fau-
Monsoreau
non noté
bert a pu aussi jouer sur sa vitesse et sa tonicité
en quelques occasions. Sans que tout cela ait
été vraiment dangereux pour Coupet.
CHANGEMENTS EN COURS DE JEU : la
malédiction des défenseurs continue à Lyon. La
blessure de Monsoreau, avant la mi-temps, a
entraîné l’entrée en jeu de Wiltord et le passage
de Malouda au poste d’arrière gauche. En
début de seconde période, chez les Bordelais,
Chamakh a remplacé Laslandes et occupé une
place plus proche de Darcheville. À la
70e minute, Denilson a remplacé Smicer, poste
pour poste. Peu après, l’entrée d’Alonso à la
place de Darcheville a fait de Chamakh la
pointe bordelaise de la fin de match.
Au même instant, Benzema est entré comme
avant-centre de l’OL à la place de Fred. Puis Clément a supplé Tiago au milieu de terrain.
DIDIER BRAUN
CCoupet
Coupe
6
F. Malouda
5,5
Juninho
cap., 5,5
Müller
6
M. Diarra
5,5
Cris
Tiago
7
6
Clerc
6,5
Fred
5,5
Govou
5
Remplacements. – 44e : Monsoreau par
WILTORD (note : 5) ; 77e : Fred par BENZEMA ; 80e : Tiago par J. CLÉMENT.
Non utilisés : Vercoutre (g.), Pedretti.
Entraîneur : G. Houllier.
Jemmali
Faubert
5,5
6
Fernando
Laslandes
r
6 Henrique
5
6
RRaamé
cap.,
ap., 6
Planus
an
Darcheville
6
5
Br. Cheyrou
6
Smicer
Marange
5,5
4,5
Remplacements. – 46e : Laslandes par CHAMAKH (note : 4,5) ; 70e : Smicer par DENILSON ; 77e : Darcheville par ALONSO.
Non utilisés : Roux (g.), Mavuba.
Entraîneur : Ricardo.
LES CARTONS
3 AVERTISSEMENTS. – Bordeaux : Fernando (35e, croc-en-jambe sur Tiago), Henrique (59e,
contestation), Darcheville (69e, contestation).
Photo prise à l’étranger
La ¬kodaOctavia Combi 4X4, il n’y a rien à faire, elle ne veut pas glisser
(Michel M. spécialiste du curling)
Consommations l/100 km (normes CE 99/100) : en ville 7,7 ; sur route 4,9 ; mixte 5,9
Emissions CO2 (g/km) : 162. Renseignements : 0 805 05 06 07 (appel gratuit) - www.skoda.fr
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PAGE
6
3/02/06 16:02:15
LUNDI 6 FÉVRIER
2006
1
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
Rouge
Bloc contre bloc
Diff.
—
+24
+10
+7
+15
-1
+6
+11
+6
+5
+1
0
-3
+5
-13
0
-7
-9
-15
-17
-25
Bleu
LYON.– Jean-Claude Darcheville (à gauche, à la lutte avec François Clerc) aura peut-être trouvé le temps long à la pointe de l’attaque bordelaise. Il a souvent manqué de
soutien au milieu de la défense lyonnaise. Problème : Fred, de l’autre côté, n’était pas mieux loti…
(Photo Pierre Lahalle)
c.
—
15
12
25
19
27
24
21
19
19
22
19
28
19
38
24
25
30
29
32
39
Jaune
Rouge
Jaune
Classement
Pts J. G. N. P. p.
— — — — — —
1. Lyon
55 24 16 7 1 39
2. Bordeaux 46 25 12 10 3 22
3. Auxerre 42 25 13 3 9 32
4. Lille
40 25 11 7 7 34
5. Marseille 39 25 11 6 8 26
6. Paris-SG 38 24 11 5 8 30
7. Lens
37 25 8 13 4 32
8. Monaco 36 24 10 6 8 25
9. Le Mans 36 25 10 6 9 24
10. Saint-Étienne 34 24 8 10 6 23
11. Nice
33 24 8 9 7 19
12. Toulouse 33 25 9 6 10 25
13. Nancy
32 24 9 5 10 24
14. Rennes 32 25 10 2 13 25
15. Nantes 30 24 8 6 10 24
16. Sochaux 27 25 6 9 10 18
17. Troyes 25 24 6 7 11 21
18. AC Ajaccio 20 25 4 8 13 14
19. Strasbourg 15 24 2 9 13 15
20. Metz
14 24 2 8 14 14
Noir
Bleu
Noir
CHAQUE JOURNÉE qui passe en
maintenant le statuquo rapproche
l’Olympique Lyonnais de son cinquième titre de champion de France
d’affilée. Au lendemain du match nul
(0-0) qu’il a concédé à son dauphin,
Bordeaux, hier soir, à Gerland, Lyon
possède toujours neuf points
d’avance alors qu’il lui reste quatorze matches à disputer, contre
treize à ses poursuivants.
Sans vainqueur ni occasions, ce sommet de la Ligue 1 n’a donc livré aucun
des verdicts spectaculaires qu’il pouvait promettre. Ni la relance du suspense, ni la quasi-officialisation du
cinquième titre de l’OL.
Mais il n’a pas été sans intérêt, et fut
même d’un niveau élevé dans
l’impact physique. Il y en eut un peu
trop parfois, mais c’est une blessure
musculaire qui va priver l’OL d’un
autre de ses défenseurs, Monsoreau,
touché à la cuisse. Comme la majorité des adversaires de Lyon à Gerland,
Bordeaux a su élever son niveau de
jeu face aux Lyonnais, et si les Girondins n’ont pas tiré une seule fois au
but en seconde période, s’ils se sont
montrés incapables d’utiliser la rentrée de Chamakh pour augmenter
leur pression offensive, on leur
reprochera moins, cette fois, la philosophie qui les a conduits à partager
les points.
Les Lyonnais, qui ont présenté trop
de déchet dans l’avant-dernière
passe comme dans la dernière passe,
n’ont créé de moments récurrents de
pression qu’à la faveur des coups de
pied arrêtés de Juninho. Ce n’est pas
la première fois, cet hiver, sur une
pelouse dont la qualité a chuté spectaculairement, que les Lyonnais
éprouvent des difficultés à retrouver
la qualité de leur jeu de passes.
N’ayant pris que cinq points sur
douze possibles à Gerland depuis le
15 décembre, ils connaissent l’axe à
redresser, dans les semaines qui
viennent.
Mais c’est une autre série qui doit les
préoccuper, ce matin. Les blessures
qui touchent sa défense continuent :
avec celle dont Monsoreau a été victime, l’OL n’a plus que trois défenseurs valides sur les neuf qui composent leur effectif. Florent Malouda,
promis à jouer arrière gauche
quelque temps encore, peut faire un
période bien plus féroce que limpide.
Sur une pelouse glissante et lourde,
les deux blocs ont confronté leur
détermination : pressing contre pressing, replacement contre replacement. Il faut aimer l’idée collective
d’une discipline aussi partagée pour
avoir apprécié, alors, un spectacle
pauvre en actions individuelles. Sur
action de jeu, l’OL est passé une fois
seulement, lorsque Wiltord offrit à
Fred l’aumône d’une tête cadrée
(53e). Mais, tandis que Cris, omniprésent, vint reprendre Faubert qui
s’engageait au ras de Malouda dans
la surface (67e), seuls les coups
francs de Juninho établirent une
pression sérieuse sur le but de Ramé.
Mais ni directement (68e, 70e), ni
indirectement, le capitaine lyonnais
n’eut de réussite notable.
Si Bordeaux n’aura perdu ni à l’aller
(1-1), ni au retour (0-0) face à l’OL,
confirmant ainsi la solidité de son
organisation et de son mental, les
Lyonnais pourront contempler une
autre statistique, plus insoupçonnable lorsque l’on regarde de loin
leur domination sur la Ligue 1 : ils ont
remporté un seul de leurs quatre derniers matches à Gerland, et encore,
dans les dernières minutes, face à
l’OM (2-1), pour deux nuls face à
Auxerre (1-1) et Bordeaux (0-0), et
une défaite devant Lille (1-3). Au
cœur de l’hiver, à la maison, ils sont
redevenus des hôtes presque
ordinaires.
7
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
FOOTBALL LIGUE 1 (25 journée) – LYON - BORDEAUX : 0-0
e
Cris, l’homme à tout faire
LES JOUEURS LYONNAIS. – Le Brésilien s’est montré intraitable en défense, et il a hérité de la plus grosse occasion lyonnaise.
LYON –
Mavuba, l’absent
Pour la première fois depuis ses débuts en Ligue 1, le milieu de terrain
bordelais n’a pas du tout participé à un match de Championnat.
LES JOUEURS BORDELAIS. – Face à Lyon, les Girondins ont confirmé
qu’ils formaient la meilleure défense du Championnat.
LYON –
de notre envoyé spécial
RAMÉ (6) : sans être sollicité à longueur de temps, il a sauvé son équipe
en première période en arrêtant, en
deux temps, une déviation de Cris
après un long coup franc de Juninho
(17e). Par la suite, il a fait preuve d’une
grande maîtrise de l’événement et a
parfaitement rassuré sa défense.
JEMMALI (5,5) : un beau raté sur un
centre de Govou (6e) puis une première
période où il fut souvent sur le qui-vive.
En difficulté dès que le jeu s’est accéléré sur le côté gauche. Mais il fut nettement moins timoré par la suite.
HENRIQUE (6) : sa masse athlétique
lui a permis de relever le défi physique
de Fred et de se tirer d’affaire sans faire
de casse ni prendre d’avertissement
pendant 45 minutes. Trop juste dans
son intervention sur Cris qui aurait pu
déboucher sur le premier but lyonnais
(17e) et averti pour contestation (58e),
il n’a pourtant jamais été mis hors de
position.
PLANUS (6) : plutôt inspiré dans ses
interventions et ses anticipations
comme dans son placement. Il a même
essayé de ne pas abuser de relances
trop longues. Un bon match.
MARANGE (4,5) : en difficulté dès la
6e minute sur la première accélération
de Govou, il a été gêné par la vivacité
de son adversaire direct en début de
match. On l’a vu plus à son aise en
seconde période.
Br. CHEYROU (6) : une fois de plus
préféré à Rio Mavuba, il a été très précieux par la qualité de ses gestes
défensifs, ses transversales et surtout
son souci de relancer proprement. L’un
des meilleurs Bordelais, surtout durant
la première période.
FERNANDO (6) : il a eu l’activité
qu’on lui connaît dans l’entrejeu à la
fois pour récupérer, presser et pour
remonter le plus loin possible le ballon.
Ce qui n’était pas évident. Après la
pause, il a perdu un peu plus de ballons.
FAUBERT (6) : au début, il s’est
essoufflé dans des raids solitaires puis
il s’est époumoné à dresser un premier
rideau défensif pour essayer de couper
très tôt les offensives lyonnaises. Il a
été d’une grande utilité dans cette
tâche ingrate de harcèlement dans le
couloir droit, très utile au collectif. Un
joli une-deux avec Darcheville (67e).
SMICER (5,5) : il a retrouvé de la fraîcheur et de l’allant. Il a donc souvent
proposé des solutions intelligentes
sans oublier de venir défendre. Dommage qu’il ait oublié de servir Laslandes après un une-deux avec Darcheville (32e). Il a ensuite baissé de
pied. Remplacé par DENILSON (70e).
Le Brésilien s’est évertué à garder le
ballon sur son côté gauche, ce qui était
visiblement conforme aux consignes
qu’il avait reçues.
LASLANDES (5) : altruiste et disponible comme toujours, il est venu cher-
cher très bas le ballon et mettre la main
à la pâte pour densifier le milieu de terrain et offrir des solutions de relais.
Mais il a perdu un peu plus de ballons
qu’à l’accoutumée. Remplacé à la
pause par CHAMAKH (4,5) par le
souci de Ricardo de revenir à un schéma offensif plus équilibré. L’international marocain a gagné un ou deux
duels aériens sans peser sur le jeu.
risques inconsidérés face à notre
principal adversaire direct. Pour mon
compte personnel j’ai été très heureux de l’accueil extraordinaire du
public (voir ci-dessus) et je remercie
grandement les supporters. »
G RICARDO (entraîneur de Bordeaux) : « C’est une soirée à un
point. Nous en avons pris un ce soir
contre Lyon et nous en prenons un
d’avance supplémentaire sur
Auxerre et Lille qui ont été battus
samedi soir. J’aurais finalement préféré que l’on se partage trois points,
que Bordeaux gagne le match aller et
Lyon le retour. On avait bien entamé
la rencontre mais, par la suite, Lyon
nous a dominés et nous avons perdu
beaucoup de ballons. Mais c’est sans
doute l’organisation lyonnaise qui
nous a obligés à ça. Je suis fier de
l’état d’esprit de mes joueurs. Lyon a
toujours le pouvoir et ce qui nous
préoccupe c’est la deuxième place.
Disons qu’on a retardé l’attribution
du titre. On verra bien si Lyon a un
accident… » – E. C.
G Ulrich RAMÉ (gardien de Bordeaux) au micro de Canal + : « On
DARCHEVILLE (5) : souvent livré à
lui-même, il a beaucoup couru et s’est
démené avec les rares ballons qu’il a
eus. Un bon centre du gauche à la
5e minute. Un peu plus épaulé en 2e
période avec l’arrivée de Chamakh
mais sans avoir de véritable occasion
de but à exploiter. Remplacé par
ALONSO (77e). Le petit milieu argentin n’a pas eu l’occasion d’être décisif
comme il avait pu l’être face à Sochaux
et Auxerre.
ÉRIC CHAMPEL
FRED AVAIT-IL DÉJÀ ÉTÉ
TITULAIRE DANS UN MATCH
AU SOMMET ?
Oui, mais pas souvent. Quasiment
jamais titulaire en Ligue des champions (une fois seulement pour la
réception de l’Olympiakos Le Pirée, le
19 octobre dernier, 2-1), le Brésilien
avait déjà débuté trois rencontres
« importantes » en Championnat
depuis son arrivée à Lyon fin août :
contre Monaco le 10 septembre (2-1, il
avait d’ailleurs marqué les deux buts),
le PSG le 3 décembre (2-0) et Lille le
16 décembre (1-3). Sinon que ce soit
contre Marseille (2-1), Bordeaux à
l’aller (1-1), Saint-Étienne (0-0) ou
Auxerre (1-1), Fred avait débuté sur le
banc. Hier, le Norvégien John Carew,
blessé à un pied, était resté en tribune.
COMMENT SE SONT PASSÉES
LES RETROUVAILLES
DE MÜLLER AVEC GERLAND ?
Bien. Dans les deux virages lyonnais,
une banderole était là pour accueillir le
Suisse. Sur l’une était marqué « Bienvenue à la maison, Patrick », sur
l’autre, « Bienvenue chez toi ». Triple
champion de France de 2002 à 2004,
Müller a été copieusement applaudi
avant le match et son nom a été scandé
par les supporters lyonnais. L’international suisse avait disputé son dernier
match à Gerland, le 23 mai 2004
contre Lille (3-0), pour le compte de la
38e et dernière journée de Championnat. Il n’avait pas eu à l’époque la
même cérémonie d’adieu que Dhorasoo car son départ n’était pas encore
officiel, Müller étant alors en négociation pour prolonger son contrat.
POURQUOI WILTORD A-T-IL
REMPLACÉ UN DÉFENSEUR ?
Parce qu’il n’y avait tout simplement
aucun défenseur de métier sur le banc
lyonnais. Gérard Houllier devait composer avec les absences d’Abidal
(reprise), Réveillère, Caçapa, Berthod
(cuisse) et Diatta (qualifié pour les
demi-finales de la CAN avec le Sénégal). Monsoreau blessé, Gérard Houllier a donc fait entrer Wiltord à la 44e
minute. Et Malouda a reculé d’un cran
pour occuper la place de défenseur
latéral gauche. Par une drôle de coïncidence, la même pénurie a frappé
l’équipe bordelaise. Jurietti blessé
(tendinite aux adducteurs), Afanou
ayant résilié son contrat le 1er février,
Ricardo, l’entraîneur des Girondins, ne
disposait plus que du Portugais Beto,
dont il a finalement fait son 17e
homme.
DEPUIS QUAND MAVUBA
N’AVAIT-IL PAS DISPUTÉ
UN MATCH DE CHAMPIONNAT ?
Ça ne lui était jamais arrivé depuis ses
débuts en professionnel. Depuis sa
première apparition, le 10 janvier 2004
à Montpellier (2-1), il avait disputé
tous les matches des Girondins en
Championnat. Soit quatre-vingt-deux
matches consécutifs depuis plus de
deux ans. Contre Lens (1-0), le weekend dernier, il n’avait pas débuté la
rencontre et était entré à la 68e minute.
Titulaire en Coupe de France contre
l’Entente Sannois-Saint-Gratien (2-1)
mardi, il avait disputé l’intégralité du
match. Ricardo avait laissé entendre
qu’il serait titulaire hier soir. Mais
l’entraîneur girondin a préféré titulariser Bruno Cheyrou. Et faire entrer Chamakh (46e), Denilson (70e) et Alonso
(77e) en cours de match.
L’ARBITRAGE A-T-IL ÉTÉ
AU NIVEAU ?
Oui. Au match aller, l’arbitrage de
M. Derrien avait été très critiqué que ce
soit du côté lyonnais ou bordelais.
Jean-Michel Aulas avait fustigé un
arbitrage « à sens unique » tandis que
les Bordelais, Jemmali en tête, avait
estimé que Lyon était « protégé » , faisant référence aux trois mains dans la
surface (une de Cris, deux de Tiago)
non sanctionnées. Hier, M. Bré a pris
plusieurs bonnes décisions. D’abord
en n’accordant pas le but à la 34e
minute sur une tête de Cris, déviée par
l’épaule de Jemmali, qui heurtait la
barre de Ramé avant de rebondir
devant la ligne bordelaise. Ensuite, à la
53e minute, en ne sifflant pas penalty
pour une main, involontaire, de
Marange dans sa surface sur une tête
de Fred. – V. G.
ILS ONT DIT
Houllier : « Une équipe
difficile à jouer »
G Gérard HOULLIER (entraîneur de Lyon) : « Globalement, on a plus tenté
que Bordeaux. Mais les Bordelais constituent vraiment une équipe difficile à
jouer, très compacte et toujours dangereuse, vu la vitesse de Faubert ou Darcheville. Il est par ailleurs très difficile de mettre le ballon dans le dos des
défenseurs girondins. À l’arrivée, on conserve 9 points d’avance sur Bordeaux.
Et ce match nul est malgré tout un bon résultat, même si on peut être déçus par
rapport aux efforts des joueurs. Disons qu’il nous aurait fallu un peu plus de
fraîcheur en attaque. En revanche, j’ai bien aimé notre jeu défensif. La mauvaise nouvelle de la soirée, c’est évidemment la blessure de Monsoreau. Je
n’aime pas le terme malédiction, mais admettez que nous vivons une
incroyable série. » – C. C.
G Patrick MÜLLER (Lyon) :
« Considérons que c’est un bon
point que nous avons pris ce soir face
à une très bonne équipe de contres.
Ce point est d’autant plus important
qu’il nous permet d’accentuer notre
avance sur Auxerre et Lille. Nous
aurions pu l’emporter notamment
sur des coups de pieds arrêtés, mais il
ne fallait pas prendre non plus de
G Sylvain MONSOREAU (Lyon) :
« Nous avons pris un bon point à
l’issue d’un bon 0-0, certes nous
n’avons pas réussi à franchir la meilleure défense du Championnat,
même si au vu des occasions nous
aurions pu l’emporter. Ce n’est
quand même pas un mauvais résultat qui nous laisse toujours 9 points
d’avance. Sur un plan personnel j’ai
ressenti une pointe à la cuisse,
comme une crampe, c’est la raison
pour laquelle je suis sorti, il n’y a pas
eu de diagnostic de porter ce soir,
mais je ne pense pas que ce sera trop
grave. » – D. B.
LUNDI 6 FÉVRIER 2006
peut être satisfaits de ce match. On a
su contrer les Lyonnais. Prendre un
point, ici, c’est bien pour la confiance
et pour les prochains mois. On
confirme ainsi notre première partie
de saison. Tant que mathématiquement, ce n’est pas fait pour le titre de
champion, il y a de l’espoir. »
I MONSOREAU SAURA
AUJOURD’HUI. – « Dès que j’ai
senti la douleur, j’ai préféré arrêter
tout de suite. » Ce sont les mots de
Sylvain Monsoreau à l’issue du
match, sachant qu’il lui faudra naturellement attendre l’IRM qu’il passera aujourd’hui pour en savoir plus sur
la nature de sa blessure derrière la
cuisse droite. Quant à Tiago, il a dû
quitter le terrain à un quart d’heure
de la fin, à cause d’un coup direct, qui
ne devrait pas avoir trop de
fâcheuses conséquences. – C. C.
Racontez-nous votre premier souvenir
marquant avec L’Équipe et découvrez peut-être
votre témoignage dans L’Équipe du 28 février.
Envoyez vos messages à [email protected]
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Bleu
Rouge
Noir
Jaune
Rouge
La charnière
de Bordeaux
LES QUESTIONS DU MATCH
Bleu
Rouge
LYON. – Impeccable au milieu de sa défense, le Brésilien Cris aura sans doute aussi été « l’attaquant » lyonnais le plus dangereux, notamment sur cette tête qui, déviée par l’épaule de Jemmali,
finira sur la barre transversale de Ramé (à droite).
(Photo Mao)
Jaune
Bleu
Jaune
CLAUDE CHEVALLY
Noir
Noir
de notre envoyé spécial
permanent
COUPET (6) : une fois qu’il eut réglé
quelques petits détails avec sa défense
centrale, il lui a simplement suffi de rester vigilant. Il n’a finalement pas eu un
seul véritable arrêt à effectuer !
CLERC (6,5) : de bonnes jambes, une
assurance grandissante au fil des
minutes, et au-delà, un solide bagage de
contre-attaquant. Bien mieux qu’un
remplaçant décidément.
CRIS (7) : présence, maîtrise, autorité,
pas une faute, et un coup de tête qui a
failli faire mouche sur un coup franc de
son copain Juninho à la 36e minute.
Super Cris est de retour !
MÜLLER (6) : pour ses grandes retrouvailles avec Gerland, Patrick a eu besoin
de quelques réglages que ce soit avec
Cris ou avec Coupet. Mais son sens du
placement et sa vigilance l’ont mis à
l’abri de l’erreur.
MONSOREAU (non noté) : alors qu’il
était plutôt bien parti après avoir su
effectuer quelques ajustements en
début de rencontre, l’ex-Sochalien a été
stoppé net, à la 44e minute, par une douleur musculaire derrière la cuisse droite
sur une accélérationle long de la touche.
Y aurait-il une malédiction sur les latéraux olympiens cette saison ? Numériquement remplacé par WILTORD (5),
c’est Malouda qui lui a succédé à gauche
de la défense lyonnaise. Concernant
Wiltord, il avait visiblement envie
d’apporter son écot, mais dans
l’ensemble, l’international a eu du mal à
gagner ses duels.
M. DIARRA (5,5) : pas toujours très
précis, il a plutôt joué en force qu’en
finesse, sans pouvoir changer de
rythme. Un match assez moyen par rapport à son potentiel.
TIAGO (6): il retrouve la bonne cadence
et n’a pas hésité à tenter sa chance aux
25 mètres. Actif, bien qu’un peu moins en
vue après le repos, il est sorti sur blessure
à la 77e, cédant sa place à CLÉMENT.
JUNINHO (5,5): quelques dribbles de
haut vol, deux ou trois coups francs
directs ou indirects bien sentis, d’autres
un peu moins, « Juni » a finalement eu
du mal à se dépêtrer de la toile tissée par
l’entrejeu bordelais et de la vigueur physique de l’opposition.
GOVOU (5): il avait paru prendre rapidement la mesure de Marange, son
adversaire direct, mais il a eu du mal à
confirmer la tendance, ne faisant pas
forcément toujours les meilleurs choix.
De plus en plus discret au fil du match.
FRED (5,5): vrai combattant – parfois
de l’inutile –, souvent dos au but, il n’a
pas toujours bénéficié du soutien nécessaire. Il ne s’est d’ailleurs pas créé de
véritables occasions. Relayé à la 77e par
BENZEMA, qui n’a pas eu l’opportunité
de prouver son jeune talent.
MALOUDA (5,5): préféré à Wiltord
pour occuper le flanc offensif gauche, il
est en passe de retrouver ce jus et cet
allant qui font sa force. Parfois imprécis,
il a dû reculer bon gré mal gré pour
relayer Monsoreau à deux minutes de la
mi-temps. Au poste de latéral gauche, il
a privilégié la prudence, mais a parfois
souffert devant Faubert.
8
FOOTBALL LIGUE 1 (25 journée)
e
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
TROYES - MARSEILLE : 0-1
Marseille se relance
TROYES - MARSEILLE : 0-1 (0-1)
###$$$
Temps frais. Pelouse lourde et grasse. 18 860 spectateurs. Arbitre : M. Fautrel.
Paisley
4,5
Grâce à cette victoire, l’OM remonte à la cinquième place tandis que Troyes stagne.
de notre envoyé spécial
Beye
6
Grax
5
Remplacements. – 67e : Zitouni par BOSKOVIC.
Non utilisés : Westberg (g.), Tourenne,
Adam, Faivre.
Entraîneur : J.-M. Furlan.
Remplacements. – 73e : Bonnissel par
CANTAREIL ; 82e : Maoulida par GIMENEZ ;
85e : Pagis par DELFIM.
Non utilisés : Carrasso (g.), André Luis.
Entraîneur : J. Fernandez.
LES BUTS
0-1 : LAMOUCHI (7e). – Percée côté gauche de Maoulida dans la surface troyenne. Son centre
est détourné par Boucansaud puis par Ib. Faye, et arrive dans les pieds de Lamouchi qui reprend
de l’intérieur du droit et marque.
LES CARTONS
5 AVERTISSEMENTS. – Troyes : Ib. Faye (16e, tacle irrégulier sur Beye), Matuidi (69e, charge
irrégulière sur Bonnissel) ; Marseille : Maoulida (17e, antijeu), César (62e, semelle sur Grax), Pagis
(65e, coup volontaire sur Boucansaud).
Pagis était partout
TROYES. – Décidément, Troyes et Florian Boucansaud réussissent à Sabri Lamouchi. Buteur décisif à l’aller (2-1), l’ex-international a remis ça
hier, d’entrée de match.
(Photo Jean-Louis Fel)
Pagis dont la frappe directe sur une
remise en jeu de Ferreira, d’une trentaine de mètres, était repoussée d’une
superbe claquette du gardien troyen.
Barthez veille
DAMIEN DEGORRE
Rouge
Jaune
CARRIERES
A P P E L S
A
M E T I E R S
C A N D I D A T U R E S
AVIS DE MISE EN CONCURRENCE
AVIS D'APPEL PUBLIC A LA CONCURRENCE
1 : Identification de l'organisme qui passe le marché :
DEPARTEMENT DES HAUTS-DE-SEINE
Direction des Actions Sportives
Adresse : 2 à 16, boulevard Soufflot
Code postal : 92 015
Ville : NANTERRE CEDEX
Téléphone : 01.41 37 13 53
Télécopie : 01.41.37.13 55
LA FEDERATION FRANCAISE DE RUGBY LANCE
UNE PROCEDURE DE MISE EN CONCURRENCE
EN VUE DE DESIGNER UN/DES PRESTATAIRE(S)
POUR L’ORGANISATION TECHNIQUE ET LOGISTIQUE DES DEPLACEMENTS DE SES MEMBRES
POUR LES TROIS PROCHAINES SAISONS.
2 : Procédure de passation :
Marché à procédure adaptée passé en application de l'article 28 du Code des Marchés Publics
Le Comité Directeur de la Fédération Française de Rugby
(FFR) initie une procédure de mise en concurrence en vue
de désigner pour les prochaines saisons 2006-2007 /
2007-2008 / 2008-2009 un/des prestataire(s) pour
l’organisation :
3 : Objet du marché :
Organisation d'un voyage en Allemagne à l'occasion de la coupe du monde de football 2006
4 : Modalités de retrait du dossier de consultation, de dépôts des offres et autres renseignements :
voir l'annonce publiée sur notre plate-forme de dématérialisation à l'adresse suivante :
http://marches-publics.hauts-de-seine.net
5 : Date limite de réception des offres :
Lundi 27 février 2006 à 17h00
A T T R I B U T I O N
AV I S D ' AT T R I B U T I O N
COLLECTIVITE DELEGANTE
ATTRIBUTAIRE
Ville de Bobigny - 31, avenue du Président
Salvador-Allende - 93009 BOBIGNY
Tél. : 01.41.60.93.93 Fax : 01.41.60.93.00
La SEMECO, société d’économie mixte pour
l’étude et l’exploitation d’équipements collectifs 25/27, rue des Marais, 93000 BOBIGNY
OBJET
DATE D'ENVOI DE L'AVIS
Délégation de Service Public par
voie de régie intéressée du Centre Nautique
Jacques BREL.
Le 8 mars 2006,
la FFR informera tous
les candidats de
sa décision de les
présélectionner ou
non sur le fondement
des critères précités
et communiquera à
ceux qui auront été
présélectionnés,
le Règlement de
consultation sur la
base duquel ils
devront élaborer
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Française de
Rugby avant le
jeudi 4 mai
2006, 12 heures.
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membres de la FFR dans le cadre des tournées et des tests
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01.69.31.50.60 et/ou par E-mail aux adresses suivantes :
[email protected]
[email protected]
Merci d’adresser votre candidature à Monsieur le
Député-Maire de Palaiseau, Direction des Ressources
Humaines, 91 rue de Paris, B.P. n°6, 91125 Palaiseau
Cedex.
Tout candidat intéressé par la présente procédure de
mise en concurrence est invité à adresser à la FFR, une
déclaration de candidature dans laquelle il décrira :
en premier lieu, son expérience dans l’organisation des
déplacements de membres de Fédérations de sport
collectifs (individus, équipes) et supporters ;
F O R M A T I O N
en deuxième lieu, s’il souhaite proposer une offre
conjointe pour les 2 lots précités ou, à l’inverse, pour un
seul de ces 2 lots, en précisant lequel, sachant que la FFR :
- privilégiera les offres portant sur les 2 lots,
- tout en se réservant la possibilité in fine de choisir la
meilleure offre dans chacun de ces 2 lots,
en troisième lieu, son chiffre d’affaires au cours de ces
3 dernières années, le nombre de salariés qui seraient
dédiés à la réalisation des prestations souhaitées par la
FFR et les documents administratifs suivants : n° de licence,
n° d’agréments IATA, éventuellement n° d’adhésion SNAV,
ainsi qu’enfin les attestations de l’URSSAF, des Services
fiscaux, de non condamnation et d’assurance.
La FFR présélectionnera les candidats sur le fondement des
points énumérés ci-dessus.
Cette déclaration de candidature devra être impérativement reçue à la
FFR avant le 20 février 2006 soit par courrier recommandé AR, soit par
une remise en main propre contre décharge, avant 12 heures ce jour
là, auprès de :
Fédération Française de Rugby - Service juridique Mise en concurrence
Voyagistes - Ne pas ouvrir - 9, rue de Liège - 75009 PARIS
Centre d’Expertise de la Performance de Dijon
DIPLOME UNIVERSITAIRE
de Préparateur Physique
organisé par Gilles Cometti
sous forme de 5 stages de 2 jours (vitesse, musculation,
pliométrie, endurance, planification)
et un stage de 5 jours.
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Renseignements : Jean Claude Poidevin - Tél. : 01 40 10 53 27
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LUNDI 6 FÉVRIER 2006
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
Rouge
G Jean-Marc FURLAN (entraîneur de Troyes) : « Les garçons ont donné le
maximum en fonction des moyens du moment. Il est simplement dommage
d’avoir pris un but aussi rapidement. Ce but, dans une rencontre classique,
influencerait déjà beaucoup le scénario, alors face à l’OM qui a besoin de
points, ça devient très compliqué. Ce début d’année est difficile pour nous car
on affronte des équipes de gros calibre. Le Championnat est encore long, la
messe loin d’être dite. Mais je ne suis pas inquiet. L’ESTAC sera en L 1 la saison
prochaine. »
G Jean FERNANDEZ (entraîneur de Marseille) : « On mérite de gagner. On a
fait une très bonne première période au cours de laquelle on a eu beaucoup de
situations pour marquer un deuxième but. On a ensuite été un peu plus en
difficulté après la pause, et on a subi en fin de match et un peu plus souffert.
J’espère que ce match va nous donner de la confiance pour la suite. » – D. D.
Bleu
DOMINIQUE ROUSSEAU
ILS ONT DIT
MARSEILLE
BARTHEZ (7) : vigilant et rassurant pour
sa défense. Sauve son équipe sur la tête de
Nivet (83e).
FERREIRA (6) : a bien bloqué son côté et
délivré un centre qui aurait pu être décisif
(40e). Moins offensif après la pause.
BEYE (6) : ses bons placements lui ont permis de couper les attaques troyennes.
DÉHU (6) : impérial dans les airs, il a joué
dans les pieds de ses partenaires.
CÉSAR (5,5) : de bonnes interceptions,
comme celle à l’origine du but (7e), et
rugueux sur l’homme.
BONNISSEL (5) : solide mais a rendu trop
de ballons à l’adversaire. Remplacé par
CANTAREIL (73e) après avoir reçu un
coup au ventre.
CANA (6) : a ratissé large et efficacement.
LAMOUCHI (6,5) : opportuniste sur le but
(7e) et présent dans l’entrejeu.
RIBÉRY (5,5) : ses dribles ont été déroutants, mais aurait gagné à faire des choix
plus rapides.
MAOULIDA (4) : un festival de maladresse, de la tête (20e, 40e) comme du pied
(48e, 74e), même s’il est à l’origine du but.
Remplacé par GIMENEZ (82e).
PAGIS (7) : a sans cesse demandé le ballon. Derrière pour lancer les attaques,
devant pour les conclure, comme sur cette
frappe de 30 mètres excentrée (44e). Un
volume de jeu énorme.
Jaune
da (74e), le thème était devenu celui
de la préservation du résultat. Interrogé sur le manque de réalisme de son
équipe, qui l’avait empêché d’améliorer une différence de buts toujours
négative (– 1), Jean Fernandez préférait positiver : « Si on m’avait dit que
nous prendrions trois points à Troyes,
j’aurais signé tout de suite après notre
mois de janvier difficile. C’est ce que je
retiens d’abord, c’est notre bonne
opération au classement. Il nous reste
à la prolonger dimanche contre Toulouse. »
TROYES
LE CROM (6) : n’a rien pu faire sur
le but avant de détourner deux tirs
puissants de Pagis (44e, 59e).
DUJEUX (4) : a beaucoup souffert
face à Ribéry.
BOUCANSAUD (5) : a sauvé
quelques coups mais ses relances
furent imprécises.
Ib. FAYE (4,5) : trop agressif, a
récolté un avertissement pour un
tacle sévère sur Beye (16e). Pas
vraiment à l’aise.
PAISLEY (4,5) : sans adversaire
direct, il n’a pas profité des
espaces offerts pour monter.
AMZINE (5) : un manque de
spontanéité et de vitesse a souvent ruiné ses tentatives.
MATUIDI (6,5) : très actif, il a
balayé le milieu de terrain, récupérant un grand nombre de ballons.
ENZA YAMISSI (6) : a essayé de
jouer le plus possible vers l’avant.
NIVET (6,5) : habile techniquement, il a eu l’égalisation au bout
de la tête (83e).
GRAX (5) : a passé davantage de
temps à presser la défense adverse
qu’à se trouver au cœur de situations dangereuses.
ZITOUNI (4) : un brin personnel
dans ses initiatives et peu efficace.
Remplacé par BOSKOVIC (67e).
Noir
Bleu
Noir
La seconde période était plus partagée, avec un rush final de Troyes qui
manquait de peu d’égaliser sur son
troisième tir cadré de la soirée, une
reprise de la tête de Nivet de près sur
un centre de Dujeux (83e), mais Barthez veillait près de son poteau. Face à
la menace permanente des contres
marseillais, les Troyens répliquaient
par une recherche permanente de la
vitesse dans les échanges, n’hésitant
pas non plus à quelques arguments
frappants dans la récupération dont
Beye, Lamouchi, Ribéry et Bonnissel
étaient victimes. Mais les joueurs de
Furlan confondaient vitesse et précipitation, ne parvenant pas à concrétiser dans un assaut final dans les dix
dernières minutes. De son côté, Marseille était moins percutant devant le
but, Pagis et Ribéry perdaient de leur
précision dans les échanges. Si l’OM
se créait encore quelques occasions
par Pagis (59e), Beye (60e) et Maouli-
TOUS LES LUNDIS
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Ferreira
6
Le Cro
Le
Crom
Barthhez
ez
Matuidi Nivet
Maoulida Pagis Cana Déhu Barthe
6
cap., 7
6
6,5 cap., 6,5
6
4
7
Boucansaud
Zitouni
Cesar
5
4
5,5
Amzine
Ribéry
5
5,5
Bonnissel
Dujeux
5
4
TROYES –
AVEC CES TROIS POINTS, Marseille grimpe à la cinquième place (son
meilleur rang de la saison) et lorgne de
nouveau vers la Ligue des champions
avec la complicité de ses voisins.
Après un mois de janvier calamiteux
(cinq points en cinq journées), l’OM
s’est offert hier soir un coin de ciel
bleu.
En perdant, Troyes n’a pas augmenté
l’épaisseur de son matelas de points
(5) sur le premier relégable (Ajaccio).
L’histoire de cette rencontre ? Elle est
résumée ainsi par Grégory Paisley,
arrivé à Troyes au mercato : « Marseille a ouvert le score très tôt. Après
avoir subi en première période, nous
avons fait jeu égal avec eux ensuite,
mais en manquant de réalisme face à
une équipe marseillaise très bien
organisée. »
Le manque de réalisme aura effectivement été le thème de la soirée. Marseille en a fait preuve une seule fois,
après sept minutes de jeu. Suite à un
ballon récupéré par Cesar, Maoulida
se lançait dans une série de crochets,
le ballon étant repoussé par Ib. Faye
sur Lamouchi lequel marquait de près.
À la mi-temps, l’OM s’était octroyé
sept occasions tandis que le compteur
troyen restait bloqué à un tir cadré,
celui d’Enza Yamissi (10e), avec une
seule autre opportunité par Grax (43e)
dont la frappe passait à côté des buts
de Barthez. L’emprise marseillaise
avait été quasiment totale pendant
les 45 premières minutes, à partir
d’une défense à cinq reconstituée,
Cana évoluant en seul récupérateur,
derrière une ligne de trois LamouchiPagis-Ribéry en soutien de Maoulida
devant. Commentaire de Jean Fernandez : « La défense à cinq nous offre
plus de sécurité défensive. »
Troyes offrait beaucoup d’espaces et
Marseille en profitait pour tisser sa
toile, expédiant Maoulida vers le but
de Le Crom, mais l’attaquant marseillais aura beaucoup gâché avec au
total six occasions non transformées
entre la 22e et la 74e. Avec deux spectaculaires ratés, une reprise de la tête
seul aux six mètres sur centre de Ferreira et un tir du gauche à côté sur
passe de Cantareil. Au chapitre des
grosses opportunités, Marseille y
ajoutait celle de Cesar, expédiant une
reprise de la tête sur la transversale de
Le Crom (43e) et un coup de génie de
Enza Yamissi
6
Ib. FFaye
4,5
Lamouchi
6,5
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
Rouge
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Bleu
Rouge
LUNDI 6 FÉVRIER 2006
Jaune
Bleu
Jaune
Fiers d’avoir cru en vous
Noir
Noir
w w w. a r t i s a n a t . i n f o
Photo : Sportissimo - Stéphane Pillaud.
9
10
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
FOOTBALL LIGUE 1
Des
dauphins
qui flippent
PARC DES
PRINCES. –
Une sorte
de gag…
Jérôme Alonzo
repousse
de la main
un ballon qu’il
pousse au fond
de ses filets
avec sa propre
jambe. Ce
week-end
semblait
pourtant idéal
pour que
les Parisiens
reprennent
du terrain
à leurs
adversaires.
(Photo
Philippe Vacher/
AFP)
Auxerre, Lille et le PSG ont tous les trois raté l’occasion
de se rapprocher de Lyon et Bordeaux ce week-end.
trois déplacements en 2006, chez des équipes qui pointent
toutes au-delà de la 10e place (Troyes, 0-1, Toulouse, 0-0, et
Nice, 0-2) et à chaque fois sans marquer un seul but.
Quant au PSG (38 pts), qui tentera d’aller chercher mercredi
à Strasbourg, lors de son match en retard, son premier point
à l’extérieur depuis le remplacement de Laurent Fournier par
Guy Lacombe, il a mis fin, face aux Verts, à sa bonne habitude de s’imposer au Parc des Princes, ce qu’il avait toujours
fait en 2006. Rarement brillants dans le jeu, voire fébriles,
ces trois-là cherchent un nouvel élan. Et permettent à la
meute, derrière, de rêver. – T. M.
Paris se force à y croire
Auxerre s’en veut
À condition de savoir en profiter. On
peut ainsi se demander pourquoi
l’entraîneur de l’AJA, Jacques Santini,
n’a fait entrer Luyindula et Lachuer que
dans les toutes dernières minutes, alors
qu’ils ne semblent pas spécialement
« cuits », Mathis et Poyet s’étant montrés décevants. Comme le fait remarquer le défenseur Jean-Pascal Mignot :
« Lorsqu’on a des ambitions, on se doit
de ramener quelque chose de chez le
dix-huitième. On a bêtement raté
l’occasion de consolider notre troisième place. Avec désormais la seule
L 1 à jouer, nous n’aurons pas
d’excuses si on ne tourne pas au maximum de nos possibilités. » Auxerre, qui
bénéficie tout de même de la défaite de
Lille à Nice (0-2) et du nul concédé par
le Paris-SG face à Saint-Étienne (2-2),
se met la pression…
« CE WEEK-END, Paris a raté une belle opportunité de se relancer au classement…
– Oui, on pouvait mieux faire. Saint-Étienne restait sur
deux défaites (à Sochaux, 0-4, et contre Toulouse, 1-3).
On a perdu beaucoup de duels en première mi-temps. Il va
falloir arriver à réaliser deux bonnes mi-temps dans un
match.
– Comment avez-vous vécu le fait d’être remplacé à la mi-temps par Stéphane Pichot ?
– Je suis déçu de mon match. J’ai beaucoup gambergé
samedi soir. J’ai mal dormi. Je me suis refait le match dans
ma tête et je sais que j’ai fait trop de passes approximatives. Le premier but stéphanois part d’une de mes
relances et, sur le deuxième, je suis sur Helder Postiga,
mais il parvient à centrer. J’ai donc ma part de responsabi-
2-2
e
SAINT-ÉTIENNE
e
Pauleta (31 )
Pancrate (83e)
Piquionne (17 )
Alonzo (34e c.s.c.)
AC AJACCIO
1-0
AUXERRE
2-1
STRASBOURG
L’équipe typ
(Marseille)
(M
ill )
Mou. N'Diaye (82 )
Gameiro (51e)
1-0
NANTES
Arribagé (57e)
NICE
2-0
(
(Toulo
use))
6,5
D. Perez
(Monaco)
LILLE
1-3
METZ
MONACO
Vieri (57e, 68e)
Veigneau (90e+1)
0-0
remis
LE MANS
NANCY
HIER
TROYES
0-1
MARSEILLE
Lamouchi (7e)
LYON
0-0
BORDEAUX
Metz-Nancy (1-1) a été reporté en
raison du gel.
Entre parenthèses, le score du match
aller (7e journée).
BUTEURS
1. Pauleta(+ 1) (Paris-SG), 15 buts.
2. Luyindula (Auxerre) ; Cousin (+ 1)
(Lens), 9 buts. 4. Pieroni (Auxerre) ; Wiltord (Lyon), 8 buts. 6. De Melo (Le Mans),
7 buts. 7. Odemwingie (Lille) ; Fred
(Lyon) ; Pagis (Strasbourg,4 ; puis Marseille, 2) ; M. Diallo (Nantes) ; Ilan
(Sochaux) ; D. Moreira (Toulouse) ; Grax
(Troyes), 6 buts...
PASSEURS
1. Kahlenberg (Auxerre), 7 passes.
2. Matsui (Le Mans) ; Dernis (Lille) ; Monterrubio (+ 1) (Rennes), 6 passes. 5. Jussiê (Lens) ; J. Leroy (Lens, parti au Beitar
Jérusalem, ISR) ; Kalou (Paris-SG),
5 passes...
43 026
39 354
30 922
25 955
18 860
Total cette saison
Moyenne par match
5 222 456
21 316
Total l’an passé
Moyenne l’an passé
0
Sur coups de pied arrêtés
2
Suite à un corner
Sur corner direct
1
0
1. Coupet (Lyon), 6,19 ; 2. Bracigliano
(Nancy), 5,89 ; 3. Y. Pelé (Le Mans), 5,84 ;
4. Sylva (Lille), 5,83 ; 5. Landreau
(Nantes), 5,80 ; 6. Ramé (Bordeaux),
Janot (Saint-Étienne), 5,77 ; 8. Itandje
(Lens), 5,76 ; 9. Revault (Toulouse), 5,75 ;
10. Le Crom (Troyes), 5,71 ; 11. Cool
(Auxerre), 5,70 ; 12. Wimbée (Metz),
5,67 ; 13. Warmuz (Monaco), 5,60 ; 14.
Letizi (Paris-SG), 5,58 ; 15. Richert
(Sochaux), 5,54...
LES JOUEURS DE CHAMP
15 204
9 884
9 701
3 203
remis
Toulouse - Nantes
Sochaux - Le Mans
Nice - Lille
AC Ajaccio - Auxerre
Metz - Nancy
Accordés cette saison 35
Réussis cette saison 28
Accordés l’an passé 54
0
0
1
(Toulouse)
7
Vieri (Monaco)
Les penalties
16
Total cette saison 486
Moyenne par match 1,98
Total l’an passé
523
Sur penalty
Sur coup franc direct
Sur coup franc indirect
Mathieu
Total 196 109
Paris-SG - Saint-Étienne
Lyon - Bordeaux
Lens - Strasbourg
Rennes - Monaco
Troyes - Marseille
Les buts
7
(Nice)
Meriem (Monaco)
7
((Auxeerre))
Roudet
6,5
Les affluences
Mvuemba (25e)
SOCHAUX
6,5
Pagis (Marseille)
Vahirua (20e)
Roudet (40e)
RENNES
Mi not
Mig
(Lyon)
6,5
Mou. N’Diaye
(AC Ajaccio)
6,5
CCris
i
Arribaag
agé
agé
Cousin (78e)
Khiter (83e)
TOULOUSE
7
7,5
e
LENS
7
Barthez
LES GARDIENS
5 289 863
21 159
Avertissements
33
Total cette saison 976
Moyenne par match 3,98
Total l’an passé 1 029
Expulsions
2
Total cette saison
Total l’an passé
60
60
350
1
Philippe Violeau, trente-cinq
ans, a atteint le cap des
350 matches en Première Division. Il en a joué 165 avec
Auxerre (1993-1997 et
2003-2006) et 185 avec Lyon
(1997-2003). Le capitaine
d’Auxerre a aussi joué
99 matches de D 2 et 29 de D 3
avec Niort entre 1988 et 1993. Il
a inscrit 13 buts en L 1.
Plusieurs joueurs ont débuté en L 1 ce weekend : Nicolas Douchez (Toulouse), Szilard
Nemeth (Strasbourg), Ali Zitouni (Troyes), Grafite (Le Mans) et Edgar Gnoleba Loué (Strasbourg). Les deux premiers sont entrés en cours
de match. Arnold Mvuemba (Rennes), Kevin
Gameiro (Strasbourg), Olivier Veigneau
(Monaco) et Seïd Khiter (Lens) ont marqué leur
premier but à ce niveau.
1. Makoun (Lille), 6,03 ; 2. Juninho (Lyon),
5,97 ; 3. Pauleta (Paris-SG), 5,96 ; 4. Toulalan (Nantes), 5,94 ; 5. Hognon (SaintÉtienne), 5,93 ; 6. F. Thomas (Le Mans),
5,90 ; 7. Cheyrou (Auxerre), 5,83 ; 8. Se.
Keita (Lens), 5,82 ; 9. Kalou (Paris-SG),
5,81 ; 10. Cris (Lyon), Ribéry (Marseille),
Yepes (Paris-SG), 5,80 ; 13. Cousin (Lens),
Hautcœur (Le Mans), 5,78 ; 15. Bérenguer
(Nancy), 5,76 ; 16. Fernando (Bordeaux),
5,75 ; 17. Ma. Diarra (Lyon), 5,72 ; 18.
Zokora (Saint-Étienne), Balmont (Nice),
5,69 ; 20. É. Didot (Rennes), 5,68 ; 21.
Govou (Lyon), 5,67 ; 22. Cetto (Nantes),
5,66 ; 23. Caçapa (Lyon), Schmitz (Lille),
Biancalani (Nancy), 5,64 ; 26. Rozehnal
(Paris-SG), 5,63...
LES MEILLEURS PAR ÉQUIPES
AC AJACCIO : Laurenti, 5,47 ;
AUXERRE : Be. Cheyrou, 5,83 ;
BORDEAUX : Ramé, 5,77 ;
LE MANS : F. Thomas, 5,90 ;
LENS : Se. Keita, 5,82 ;
LILLE : Makoun, 6,03 ;
LYON : Coupet, 6,19 ;
MARSEILLE : Ribéry, 5,80 ;
METZ : Wimbée, 5,67 ;
MONACO : Givet, 5,61 ;
NANCY : Bracigliano, 5,89 ;
NANTES : Toulalan, 5,94 ;
NICE : Balmont, 5,69 ;
PARIS-SG : Pauleta, 5,96 ;
RENNES : É. Didot, 5,68 ;
SAINT-ÉTIENNE : Hognon, 5,93 ;
SOCHAUX : Richert, 5,54 ;
STRASBOURG : Kanté, 5,47 ;
TOULOUSE : Revault, 5,75 ;
TROYES : Le Crom, 5,71 ;
lité sur ces deux buts et je l’assume. Il faut maintenant
que j’essaie d’oublier. Mais ça va être dur. L’expérience
va m’aider à surmonter cette déception. Je sais qu’il peut
arriver à un pro de passer à travers et d’être sorti à la mitemps. Le coach a fait ses choix et ils étaient justifiés. Ils
nous ont permis d’arracher le nul.
– La deuxième place du Championnat vous
semble-t-elle encore accessible ?
– Oui. On possède quand même la meilleure attaque à
domicile (25 buts inscrits, contre 5 à l’extérieur, où le PSG
possède la plus mauvaise attaque avec Le Mans et Ajaccio). Mais il est clair que le match à Lille, dimanche prochain, sera un vrai tournant dans la course à la Ligue des
champions. » – J. T.
Classement
Pts J. G. N. P. p.
— — — — — —
1. Lyon
55 24 16 7 1 39
2. Bordeaux 46 25 12 10 3 22
3. Auxerre 42 25 13 3 9 32
4. Lille
40 25 11 7 7 34
5. Marseille 39 25 11 6 8 26
6. Paris-SG 38 24 11 5 8 30
7. Lens
37 25 8 13 4 32
8. Monaco 36 24 10 6 8 25
9. Le Mans 36 25 10 6 9 24
10. Saint-Étienne 34 24 8 10 6 23
11. Nice
33 24 8 9 7 19
12. Toulouse 33 25 9 6 10 25
13. Nancy
32 24 9 5 10 24
14. Rennes 32 25 10 2 13 25
15. Nantes 30 24 8 6 10 24
16. Sochaux 27 25 6 9 10 18
17. Troyes 25 24 6 7 11 21
18. AC Ajaccio 20 25 4 8 13 14
19. Strasbourg 15 24 2 9 13 15
20. Metz
14 24 2 8 14 14
NICE –
de notre envoyé spécial
« OUI EFFECTIVEMENT, on aurait
pu prendre la troisième place du classement et distancer Paris. Mais on ne
va pas à chaque fois s’occuper des
résultats des autres équipes », s’agace
gentiment Grégory Malicki, le gardien
du LOSC, qui préfère, à choisir, s’attarder sur le comportement de son
équipe, étrangement absente samedi
soir à Nice et logiquement battue
(0-2). Le score aurait d’ailleurs pu être
bien plus sévère si les Niçois étaient
allés au bout de leurs intentions offensives. Mais cette défaite n’est finalement pas surprenante si on se réfère au
niveau du LOSC en 2006. Un niveau
très moyen. À domicile, ça ne s’est
guère vu puisque les joueurs de Claude
Puel ont vaincu Ajaccio (2-0), Sochaux
(3-0) et Metz (3-1), trois équipes qui
vivent depuis le début de la saison
dans les profondeurs du classement et
qui ont commis de grosses bourdes
individuelles au Stadium Nord, facilitant le travail des Nordistes. En
revanche, à l’extérieur, ils ne règnent
absolument pas. Ils ont perdu à Troyes
(0-1), ramené un petit point de Tou-
louse (0-0) et sont tombés à Nice. S’ils
veulent terminer sur le podium du
Championnat, ils devront changer de
comportement quand ils se déplacent.
Ne pas oublier qu’une rencontre commence en première période…
Samedi soir, comme à Troyes et Toulouse, les Lillois furent invisibles
durant les quarante-cinq premières
minutes. La pause permet généralement à Claude Puel de réveiller tout le
monde mais ce week-end, ses mots
n’ont eu aucun impact. « Ça fait du
bien parfois de prendre une bonne
gifle », reconnaît Malicki, persuadé
que ses partenaires afficheront une
autre attitude, en adéquation avec leur
actuel classement. La composition de
l’équipe devrait également évoluer.
Stéphane Dumont et Mathieu Debuchy ne souffrent plus du genou. Nicolas Fauvergue a joué hier avec la
réserve. Et Jean II Makoun, éliminé
avec le Cameroun à la CAN, est attendu avec impatience par le staff technique qui pourra remettre la pression
sur certains joueurs un peu endormis.
Car après la réception des Parisiens, il y
aura deux déplacements, à SaintÉtienne et Monaco…
GUILLAUME DUFY
COUPE DE LA LIGUE (demi-finales, demain) – MONACO-NICE
c.
—
15
12
25
19
27
24
21
19
19
22
19
28
19
38
24
25
30
29
32
39
Diff.
—
+24
+10
+7
+15
-1
+6
+11
+6
+5
+1
0
-3
+5
-13
0
-7
-9
-15
-17
-25
Avec Bernardi
LES MONÉGASQUES ont procédé hier à un décrassage à
huis clos, au lendemain d’une victoire à Rennes (3-1) qui a
détendu l’atmosphère. Les esprits se sont vite tournés vers
Nice, une demi-finale mais aussi un derby dont Guidolin
dit « avoir compris l’esprit ». Côté infirmerie, aucun nouveau blessé à déplorer. Bernardi revient dans le groupe
après une alerte aux adducteurs. Après une semaine
d’entraînement collectif, Chevanton a joué une mi-temps
en CFA pour tester son genou droit. Il sera sans doute trop
court pour intégrer le groupe. L’équipe de départ de Guidolin ne devrait pas être très différente de celle qui a fini le
match à Rennes. Squillaci pourrait être titularisé, de même
que Meriem derrière le duo Di Vaio - Vieri. À noter que
Roma a suivi hier une séance spécifique avec ballon, sur la
voie d’un retour programmé courant février. – S. K.
L’équipe probable : Warmuz – Maicon, Squillaci, Givet,
Dos Santos – Bernardi, Zikos ou D. Pérez, Plasil – Meriem –
Di Vaio, Vieri.
PROCHAINES JOURNÉES
MATCHES EN RETARD
(24e journée)
MERCREDI
20 HEURES
Strasbourg - Paris-SG (Foot +)
MARDI 14 FÉVRIER
20 HEURES
Saint-Étienne - Nice (Foot +)
Nantes - Troyes (Foot +)
18 HEURES
Marseille - Toulouse (Canal + Sport)
21 HEURES
Lille - Paris-SG (Canal +)
27e JOURNÉE
VENDREDI 17 FÉVRIER
20 H 45
Lyon - Nantes (Canal +)
RESTE À FIXER
SAMEDI 18 FÉVRIER
Monaco - Lyon
17 H 15
26e JOURNÉE
SAMEDI 11 FÉVRIER
17 H 15
Lens - Lyon (Canal +)
20 HEURES
Auxerre - Metz
Bordeaux - Rennes
Le Mans - Nice
Monaco - Troyes
Nancy - Saint-Étienne
Nantes - Sochaux
Strasbourg - AC Ajaccio
(ces sept matches sur Foot +)
Antonetti
espère Varrault
BEAUCOUP DE SUPPORTERS niçois ont pris leur mardi
après-midi pour ne pas arriver en retard au stade Louis-II.
Ils n’ont pas envie de rater le match de l’année… Tout
comme Cédric Varrault d’ailleurs, le capitaine de l’OGC Nice.
Victime d’une entorse de la cheville samedi soir, il va tout
faire pour jouer. Dans le cas contraire, Frédéric Antonetti
pourrait titulariser Florian Jarjat, à moins qu’il ne fasse
confiance à Anther Yahia, ou à Bill Tchato. L’entraîneur est
en revanche bien plus pessimiste pour Bagayoko, touché à la
cuisse gauche contre Lille. Sammy Traoré, suspendu contre
Lille, effectuera son retour. Dans les buts, Hugo Lloris, titulaire en Coupe de la Ligue, devrait remplacer Damien Grégorini. Les Niçois s’entraîneront une dernière fois ce
matin. – G. D.
L’équipe probable : Lloris – Fanni, Traoré, Abardonado,
Varrault ou Jarjat – Balmont, Echouafni, Rool – Vahirua – Bellion, Roudet.
EN DIRECT DE LA LIGUE 1
DIMANCHE 12 FÉVRIER
Nice - Monaco (Canal +)
20 HEURES
AC Ajaccio - Bordeaux
Paris-SG - Le Mans
Rennes - Lens
Saint-Étienne - Lille
Sochaux - Auxerre
Toulouse - Strasbourg
Troyes - Nancy
(ces sept matches sur Foot +)
DIMANCHE 19 FÉVRIER
18 HEURES
Metz - Marseille (Canal + Sport)
TOULOUSE
Au moins six semaines pour Revault
Sorti à la 43e minute de Toulouse-Nantes (1-0) après s’être blessé en dégageant un
ballon, Revault sera indisponible au moins six semaines. Selon le médecin du TFC,
le docteur Bichon, « il n’y a pas de problèmes au niveau de l’articulation du genou,
mais juste au-dessus, c’est un gros accident musculaire ». Le gardien toulousain
doit passer une IRM aujourd’hui. Par ailleurs, Taïder, remplacé dès la 13e minute
samedi, souffre d’une déchirure au mollet droit, tandis qu’Aubey se plaint des
adducteurs. Ces deux joueurs passeront une échographie aujourd’hui. – N. S.
AC AJACCIO
Porato, sorti à la mi-temps du match
contre Auxerre (1-0), a pris une béquille
sur le genou gauche. Le ligament interne
pourrait être touché. Des examens complémentaires seront pratiqués aujourd’hui. – D. F.
LILLE
Fauvergue, remis d’un hématome à une
cuisse, a joué avec la réserve hier. Dumont
et Debuchy (genou) ont repris l’entraînement. – M. Bo.
PARIS-SG
Rothen sera forfait à Strasbourg mercredi.
Le milieu gauche, qui a couru hier avec les
joueurs non utilisés contre Saint-Étienne
(2-2), reprendra l’entraînement collectif
cet après-midi et figurera dans le groupe
qui se déplacera à Lille dimanche. Hier,
Lacombe a annoncé qu’Alonzo resterait
titulaire à Strasbourg. – J. T.
SAINT-ÉTIENNE
Postiga se plaint d’une béquille à une
cuisse. Hognon souffre d’une entorse à
une cheville. Il passera des examens médicaux en ce début de semaine pour
connaître la gravité de la lésion. – J.-Y. D.
STRASBOURG
Cassard, sorti blessé samedi à Lens (1-2),
est indisponible de trois à quatre
semaines après avoir été opéré à une paupière. Opéré à Lens, Cassard souffre en
outre d’une fracture à un plateau orbital. Il
ne devrait souffrir d’aucune séquelle en
terme de vision. Gameiro, victime d’une
entorse à une cheville, est forfait pour une
semaine.
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LUNDI 6 FÉVRIER 2006
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
Rouge
Rouge
Jaune
PARIS-SG
25e journée
jours les mêmes erreurs de concentration. Mais ça, je le répète depuis le
début de la saison… » Avant une
semaine capitale, qui verra le PSG se
déplacer à Strasbourg (mercredi) et à
Lille (dimanche), le capitaine a planté le décor : « Si on ne prend pas
trois, voire quatre points contre ces
deux adversaires, ce sera très difficile de se rapprocher de la deuxième
place… » – J. T.
Mendy : « J’ai mal dormi »
LES CHIFFRES DE LA 25e JOURNÉE
SAMEDI
xième période, j’ai vu chez eux une
rage de vaincre comme rarement, je
ne leur ai parlé ce matin (hier) que de
leur entame de match. Pourquoi
n’ont-ils pas joué d’entrée ? C’est
une question que tout le monde se
pose ici, à commencer par les joueurs
(…) Pour le moment, on n’est pas
dans une période faste. »
Pauleta, lui, a parlé, hier,
d’« urgence » et laissé poindre une
forme de lassitude. « On fait tou-
Bleu
LUC HAGÈGE
I L’AJA DANS LES ANNALES. – Jusqu’ici, dans toute l’histoire du Championnat de France professionnel, aucune
équipe n’avait pointé à la troisième place
en comptant neuf défaites après vingtcinq journées. Le « record », partagé par
de nombreuses équipes, s’arrêtait à huit
revers. Cependant, Bordeaux, lors de la
saison 1967-1968, avait fait mieux
qu’Auxerre : les Girondins étaient en effet
deuxièmes au même stade de l’épreuve
avec treize victoires, trois nuls et… neuf
défaites.
beaucoup améliorer notre jeu. Les
résultats suivront quand la machine
sera lancée. Le sera-t-elle avant la fin
de la saison ? (Silence.) Tant que,
mathématiquement, il y a de
l’espoir… »
Mais, face à l’horizon C 1, l’espoir de
Lacombe, hier, ne dépassait pas le
cadre des spéculations arithmétiques. Le coach a qualifié de « ridicule » la première mi-temps du PSG
face aux Verts. « Même si, en deu-
Jaune
ET SI PARIS était le grand perdant
de cette 25e journée ? Alors que ses
principaux rivaux du moment – Bordeaux, Auxerre et Lille – étaient en
déplacement ce week-end, le PSG a
failli au Parc des Princes, là où il avait
glané 28 points sur 36 possibles
avant la venue de Saint-Étienne
(2-2). Hier matin, les Parisiens
n’avaient qu’une assurance : leur
écart de points sur Bordeaux, le deuxième, resterait au minimum de sept
points après le match des Girondins
à Lyon, hier soir.
« À force de rater des opportunités,
de se dire qu’on a encore le temps de
recoller, on risque de passer à côté de
l’objectif », soufflait un joueur,
après le décrassage. Clairement
réaffirmé par Pierre Blayau pendant
la trêve, cet objectif, la deuxième
place, Guy Lacombe se refuse à
l’évoquer ouvertement depuis sa
nomination au poste d’entraîneur,
le 28 décembre.
« À Toulouse (0-1, le 12 janvier),
expliquait-il hier, j’ai compris que la
possibilité de s’emparer concrètement de la deuxième place ne faisait
pas avancer ce groupe. Il faut encore
Noir
Bleu
Noir
L’AJA VIENT d’en faire l’éclatante
démonstration : la notion de calendrier
favorable ou défavorable n’a pas de
grande signification. Alors qu’en janvier, le club bourguignon a battu
Monaco (2-1) et Lens (1-0) et a ramené
un point de Lyon (1-1), il s’est incliné
samedi à Ajaccio, premier relégable
(0-1). Avant de recevoir Metz (20e),
Toulouse (12e) puis Nice (11e), et d’aller
à Sochaux (16e), ainsi qu’à Troyes (17e),
lors des prochaines journées, Auxerre a
donc toutes les raisons de se méfier.
« Contre des équipes qui jouent leur
va-tout, avec des joueurs à fond dans
les duels, de surcroît sur des pelouses
très difficiles, les rencontres se révèlent
extrêmement âpres et il faut batailler
dur pour arracher des points », note le
défenseur central icaunais, Stéphane
Grichting, frustré par la tournure des
événements la semaine dernière : « À
Ajaccio comme à Paris, mercredi (0-1
en 16es de finale de la Coupe de
France), on manque une occasion
énorme avant de prendre un but malheureux, qui fait très mal au moral.
Maintenant, nous n’avons plus que le
Championnat à jouer. Même si cela me
fait un peu “bizarre” de n’avoir plus
que treize matches à jouer d’ici la fin de
saison, cela peut quand même être un
avantage, sur le plan physique, par rapport à nos concurrents directs. »
À Lille,
l’extérieur nuit
Leo Burnett.
BATTUS À AJACCIO (0-1), à Nice (0-2) et tenus en échec
sur son terrain par Saint-Étienne (2-2), Auxerre (3e), Lille (4e)
et le PSG (5e) piétinent et doutent. Les Bourguignons (42
points), déjà battus au Parc cette semaine en Coupe de
France (0-1), ont ainsi lâché du lest dans la course à la deuxième place, qualificative pour la Ligue des champions, et
raté l’opportunité de mettre la pression sur Bordeaux. Les
hommes de Jacques Santini ont déjà perdus neuf fois cette
saison en L 1, un record pour un 3e à ce stade du Championnat (voir encadré).
Plus inquiétant, Lille (40 pts) n’a ramené qu’un point de ces
11
FOOTBALL ESPAGNE (22 journée)
e
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
FC BARCELONE - ATLETICO MADRID : 1-3
Le Barça privé de record
Après quatorze victoires consécutives en Championnat, Barcelone a cédé. Et n’égalera pas le Real de 1961.
FC BARCELONE - ATLETICO MADRID : 1-3 (0-1)
Temps doux. Pelouse passable. 78 000 spectateurs environ. Arbitre : M. Lizond
Cortes. Buts. – BARCELONE : Larsson (65e) ; ATLETICO MADRID : Fernando Torres
(32e, 76e), Maxi (47e). Avertissements. – Barcelone : Puyol (58e, tacle dangereux sur
Fernando Torres), Marquez (69e, tacle par-derrière sur Pablo), Gabri (70e, jeu dur) ;
Atletico Madrid : A. Lopez (42e, faute sur Messi), Molinero (61e, jeu dur sur Larsson).
FC BARCELONE : Valdes – Gabri, Oleguer, Puyol (cap.), Sylvinho – Van Bommel
(Ezquerro, 46e), Marquez (Van Bronckhorst, 58e), Iniesta – Messi (Giuly, 46e), Larsson, Deco. Entraîneur : F. Rijkaard.
ATLETICO MADRID : Leo Franco – Molinero, Pablo, Perea, A. Lopez (Garcia Calvo,
89e) – Galletti, Ibagazza (Colsa, 86e), Luccin, Petrov – Fernando Torres (cap.), Maxi.
Entraîneur : P. Murcia.
BARCELONE –
de notre correspondant
ACCIDENT DE PARCOURS ? Ou
bien début de fléchissement de la
nouvelle « dream team » ? Trois
jours après la décevante élimination
face à Saragosse (2-4, 2-1) en Coupe
du Roi, qui prive les Catalans d’une
demi-finale contre le Real Madrid, le
FC Barcelone n’a pas réussi à inscrire
son nom dans la Liga espagnole.
La désillusion des 78 000 spectateurs présents (seconde meilleure
entrée de la saison) était palpable.
Car les hommes de Frank Rijkaard
ont échoué dans leur tentative
d’égaler le record historique de
quinze victoires consécutives en
Championnat, détenu par le Real
Madrid de Di Stefano et vieux de
quarante-cinq ans (saison
1960-1961) !
Après trente-huit buts marqués et six
encaissés en quatorze victoires, les
Catalans, invaincus depuis cinq
mois, sont tombés sur un os. Celui de
toujours et le même qu’au match
aller : l’Atletico Madrid, seule équipe
à avoir battu, deux fois désormais, le
Barça cette saison en Championnat.
Et la dernière formation qui avait
gagné au Camp Nou, la saison passée, en février 2005... grâce à deux
buts de Fernando Torres, déjà !
Le Barça était privé hier, et pour la
première fois simultanément, de sa
star Ronaldinho (suspendu) et de son
buteur Samuel Eto’o, qui rentrera
mardi de la CAN. À eux deux, ils totalisent 55,7 % des buts inscrits par le
Barça en championnat. Ajoutez à
cela les absences de l’ex-Lyonnais
Edmilson (suspendu), de Xavi, Motta, Belletti (blessés)... Cela faisait
beaucoup d’imprévus. C’était donc
un Barça inédit qui était chargé, hier,
de l’exploit historique. Mais le nouvel entraîneur madrilène Pepe Murcia (remplaçant de Carlos Bianchi,
destitué en début d’année) n’était
pas venu pour faire de la figuration.
Les coéquipiers de Peter Luccin
allaient même surprendre dès le premier quart d’heure, avec Fernando
Torres qui ouvrait la marque. Mais il
ANGLETERRE (25e journée)
voyait son but annulé pour un horsjeu douteux (14e).
De son côté, le Barça peinait à
s’approcher des buts de Leo Franco,
malgré un slalom entre trois défenseurs de Larsson, qui tirait au-dessus
(20e), ou une frappe de loin de Messi
(31e). Mais c’est Fernando Torres qui
réapparaissait encore. L’attaquant
profitait d’une déviation du dos dans
la surface de son adversaire Gabri,
pour fusiller Valdes et ouvrir la
marque pour de bon (33e).
Giuly sur le poteau
Immédiatement, Rijkaard envoyait
Giuly s’échauffer et faisait sortir
Messi, au repos. Une décision sifflée
par le Camp Nou. Mais le jeune
Argentin a visiblement été victime
d’une élongation. Son absence pèsera car, dès la reprise, l’international
bulgare Petrov, tel un Stoichkov des
temps modernes, débordait côté
gauche et centrait en retrait pour
Maxi, qui battait Valdes pour la
seconde fois dans un silence glacial
(47e). Silence encore, sur la frappe de
Petrov, qui touchait la transversale
(60e). La joie revenait avec Larsson,
qui réduisait la marque sur un centre
d’Iniesta (65e). Pour rien ! Car dix
minutes plus tard, Fernando Torres,
encore lui, anéantissait les espoirs
locaux en inscrivant son second but,
le troisième de l’Atletico (76e).
Ludovic Giuly touchait le poteau sur
une nouvelle déviation… du dos
(78e) et le Barça rentrait au vestiaire
battu pour la première fois à domicile depuis un an. Une défaite qui
risque de laisser des traces.
REAL SOCIEDAD
GETAFE
SANTANDER
CADIX
Medina (2e)
4-3
BETIS SÉVILLE
Dani (24e, 50e, 61e)
2-1
MAJORQUE
Pisculichi (34e)
2-2
Pernia (4e s.p.)
Güiza (90e+2)
ALAVÉS
Aloisi (12e)
Bodipo (75e)
0-1
CELTA VIGO
Jesus Perera (89e)
FC BARCELONE
1-3
H. Larsson (65e)
FC SÉVILLE
ATL. MADRID
F. Torres (32e, 76e)
Maxi Rodriguez (47e)
0-1
OSASUNA
Milosevic (61e)
Classement
Pts J. G. N. P. p. c. Diff.
1. FC Barcelone ... 52 22 16 4 2 53 19 +34
2. Valence CF ....... 43 22 12 7 3 33 19 +14
3. Real Madrid ..... 42 22 13 3 6 42 23 +19
4. Osasuna ............ 42 22 13 3 6 28 23 +5
5. Celta Vigo ......... 36 22 11 3 8 24 24 0
6. FC Séville ......... 35 22 10 5 7 27 21 +6
7. Villarreal ............ 35 22 9 8 5 28 21 +7
8. La Corogne ....... 33 22 9 6 7 30 25 +5
9. Saragosse ......... 31 22 7 10 5 31 30 +1
10. Getafe ................ 29 22 8 5 9 31 28 +3
11. Atl. Madrid ....... 29 22 7 8 7 26 23 +3
12. Real Sociedad . 25 22 7 4 11 32 43 -11
13. Santander ......... 24 22 5 9 8 19 26 -7
14. Esp. Barcelone . 24 22 6 6 10 20 33 -13
15. Cadix ................. 22 22 5 7 10 17 26 -9
16. Betis Séville ...... 22 22 5 7 10 20 31 -11
17. Malaga ............ 20 22 5 5 12 26 34 -8
18. Alavés .............. 19 22 4 7 11 21 34 -13
19. Athl. Bilbao .... 19 22 4 7 11 25 32 -7
20. Majorque ........ 18 22 4 6 12 21 39 -18
Rijkaard : « J’assume »
G Frank RIJKAARD (entraîneur du FC Barcelone) : « Ce n’était pas notre
soirée, mais cette défaite est avant tout un accident. Nous avons manqué de
fraîcheur. Nous n’avons pas été à la hauteur, c’est vrai. Mais j’assume ma
responsabilité (dans cette défaite). Quand vous perdez, c’est que quelque
chose n’a pas fonctionné. Nous devons réagir et trouver la manière de transmettre à nouveau du positif. »
G Carles PUYOL (capitaine du FC Barcelone) : « On ne doit pas chercher
d’excuses dans les absences. Nous avons d’autres joueurs tout à fait capables
de couvrir tous les postes avec qualité. Si Deco a joué comme attaquant, c’est
parce qu’il en avait les moyens. Ne pas égaler le record du Real Madrid, ce
n’est pas ça la plus grosse déception, c’est la défaite. »
G Henrik LARSSON (FC Barcelone) : « Il fallait bien que l’on perde un jour.
Mais ce n’est pas dramatique. C’est le moment où nous devons être le plus
calme possible. Sans tranquillité, on ne peut rien gagner. Nos deux défaites en
dix jours (Saragosse, 2-4, en Coupe du Roi) sont un accident. » – F. Tr.
En cas d’égalité de points, les équipes sont
départagées par la différence de buts particulière.
nitivement propulsé Chelsea vers son
deuxième titre d’affilée…
Son but a débridé une partie jusque-là
totalement bloquée. Rafael Benitez
soulignait les « occasions de (son)
équipe » avant le but de Gallas (ah
bon, lesquelles ?), mais c’est bien Steven Gerrard qui, d’une splendide demivolée, cadra le premier tir de Liverpool,
obligeant Petr Cech à intervenir brillamment, alors qu’on jouait déjà la
51e minute…
Pour le reste, les Reds ont montré leur
visage le plus austère, solide et bien
organisé, mais sans inspiration, et, à la
fin, il échappa de peu à bien plus dur
affront. L’expulsion de José Reina symbolisa sa fébrilité et son impuissance
contre une équipe où Claude Makelele
fut encore une fois essentiel.
Il y a une autre mauvaise nouvelle pour
Barcelone qui sera ici dans quinze jours
en Ligue des champions : on imagine,
en effet, déjà la tête de Ronaldinho et
de tous les artistes catalans à la découverte de la « pelouse » (?) de Stamford
Bridge. Car les milliardaires de Fulham
Road jouent désormais sur une surface
à peine digne d’un Championnat de
district…
JEAN-MICHEL ROUET
Qu’arrive-t-il à Sol Campbell ?
Le défenseur d’Arsenal, dont on était sans nouvelles depuis cinq jours,
devrait reprendre l’entraînement cette semaine.
L’AFFAIRE A FAIT pendant tout le week-end la une de tous
les cahiers sportifs des quotidiens anglais : Sol Campbell
avait disparu depuis mercredi et la mi-temps du match perdu
par Arsenal à Highbury contre West Ham (2-3). Responsable
sur les deux premiers buts des Hammers, il s’était enfermé au
repos avec Arsène Wenger pour lui demander d’être remplacé. L’Alsacien accéda à sa requête et Campbell, totalement
déstabilisé émotionnellement, quitta aussitôt le stade pour
une destination inconnue. Il ne donna aucune nouvelle jusqu’à samedi. Les supputations allaient bon train : on
l’annonçait à Los Angeles ou New York en train de soigner
son mal-être…
Seul international anglais à avoir disputé toutes les minutes
de tous les matches des deux dernières Coupes du monde et
des deux derniers Euros, Sol Campbell n’est plus le même
joueur depuis l’été 2004. Gâchée par les blessures, sa saison
2004-2005 ne fut déjà pas fameuse et Arsène Wenger ne
1-1
Skoubo (13e)
Mark Gonzalez (84e)
ILS ONT DIT
« POUR COMMENCER, racontez-nous votre but…
– C’est quelque chose qu’on travaille beaucoup à l’entraînement. Sur les coups de
pied arrêtés, et notamment les corners, il doit y avoir toujours quelqu’un dans les
six mètres pour profiter du deuxième ballon. En général, c’est Ricardo Carvalho ou
moi. J’avais marqué exactement le même but lors de notre victoire sur Fulham
(3-2) cette saison.
– Mais celui-là est encore plus important car il vous offre pratiquement le titre…
– Quand j’ai vu la balle au fond, j’ai explosé de joie. Les copains m’ont même dit
qu’ils ne m’avaient jamais vu dans un tel état. En ce moment, je m’éclate. Je prends
un plaisir fou sur le terrain, où que le coach me mette, même à droite ou à
gauche…
– Vraiment, vous qui ne vouliez plus jouer qu’en défense centrale ?
– Oui. J’ai poussé un coup de gueule en novembre, mais c’est fini. Maintenant, je
positive. Ma force est de pouvoir jouer partout, alors va pour la polyvalence… À
Chelsea ou en équipe de France, je suis sans doute le seul à être ainsi capable de
passer à tous les postes de la défense, et mes entraîneurs m’apprécient aussi pour
cela. Alors, je vis des moments formidables et maintenant, j’ai décidé d’en profiter
complètement… » – J.-M. R.
G Rafael BENITEZ (entraîneur de Liverpool) : « Reina a fait une faute sur son
expulsion. Mais (très ironique), je vais allez voir tout de suite Robben à l’hôpital
car, à voir comment il s’est écroulé à terre, il doit être gravement blessé. Pour parler
du match, on le contrôlait complètement jusqu’au premier but. Je ne regrette rien
sur la tactique employée, mais c’est vrai que mes attaquants ne marquent pas
assez. »
G José MOURINHO (entraîneur de Chelsea) : « Je ne veux pas entrer dans la
polémique avec Rafa… Surtout le jour où nous avons fait un très grand match, un
match d’abord serré jusqu’au but de Gallas mais que nous aurions pu ensuite
gagner 3-0 ou 4-0. On a vu aujourd’hui pourquoi Chelsea est champion d’Angleterre et pourquoi il va sans doute le rester. »
de notre envoyé spécial
Villa (22e)
HIER
D. Milito (11e, 23e)
Oscar (13e)
Sergio Garcia (16e)
FRÉDÉRIC TRAINI
BUTEURS. – 1. Eto’o (FC Barcelone),
18 buts ; 2. Villa (Valence CF), 14 buts ;
3. Ronaldinho (FC Barcelone) ; D. Milito
(Saragosse), 11 buts ; 5. Tristan
(La Corogne) ; Ronaldo (Real Madrid),
10 buts ; 7. Riquelme (Villarreal),
9 buts ; 8. Güiza (Getafe) ; Ewerthon
(Saragosse), 8 buts ; etc.
SAMEDI
BIRMINGHAM
l’avait d’ailleurs pas retenu pour la finale de la Cup victorieuse contre Manchester United (0-0, 5-4 aux t.a.b.).
Selon les tabloïds anglais, qui ont exposé sa vie privée à longueur de pages, il se serait progressivement détaché de sa
passion du football pour se laisser griser par la jet-set londonienne, par les interminables « parties » nocturnes avec ses
nouveaux amis, et par sa volonté de devenir acteur. On lui
prête de multiples conquêtes féminines – Martina Hingis en
particulier –, de nombreuses liaisons et des ruptures qu’il
aurait du mal à assumer.
« Nous sommes solidaires de Sol qui a certainement besoin
d’aide, mais, pour aider quelqu’un, il faut lui parler », disait
Wenger vendredi soir. Le manager d’Arsenal a finalement eu
des nouvelles de son joueur le lendemain. « Il sera de retour
parmi nous la semaine prochaine (cette semaine, donc) »,
a-t-il même affirmé après la victoire à Birmingham (2-0).
Wenger pense également que « Sol peut parfaitement redevenir le grand joueur qu’il est ».
Cela reste quand même à voir… – J.-M. R.
ARSENAL
0-2
Adebayor (21e)
Henry (63e)
BOLTON
WIGAN
1-1
Giannakopoulos (63e)
EVERTON
Johansson (77e)
MANCHESTER C.
1-0
BARCELONE. – Luciano Galletti et l’Atletico Madrid auront battu deux fois le Barça cette saison. Le tacle du Barcelonais Deco (à terre), curieux attaquant de pointe d’un soir, n’y pourra
rien.
(Photo Luis Gene/AFP)
PROCHAINE JOURNÉE. – Samedi
11 février : Cadix - FC Séville, Osasuna - Saragosse, Athl. Bilbao - Real
Madrid ; dimanche 12 février : Betis
Séville - La Corogne, Celta Vigo - Villarreal, Esp. Barcelone - Santander, Alavés - Malaga, Majorque - Getafe, Atl.
Madrid - Real S oc ie dad, Val en ce
CF - FC Barcelone.
Weir (8e)
MIDDELSBROUGH
ASTON VILLA
0-4
L. Moore (18e, 62e, 64e)
Phillips (24e)
NEWCASTLE
2-0
PORTSMOUTH
WEST BROMWICH 2-0
BLACKBURN
N’Zogbia (41e)
Shearer (64e)
K. Campbell (6e)
Greening (32e)
WEST HAM
2-0
SUNDERLAND
Ashton (81e)
Konchesky (87e)
MANCHESTER U.
4-2
Park (6e)
C. Ronaldo (14e, 87e)
Saha (23e)
FULHAM
McBride (22e)
Helguson (37e)
HIER
TOTTENHAM
3-1
Defoe (14e, 46e)
Jenas (41e)
CHELSEA
CHARLTON
Thomas (70e)
2-0
LIVERPOOL
Gallas (35e)
Crespo (68e)
Gallas : « Je m’éclate… »
LONDRES –
VALENCE CF
Rouge
Chelsea et Liverpool forment un vieux
couple qui se connaît trop bien. Ils se
rencontraient hier pour la neuvième
fois en quinze mois. À chaque fois, ils
se regardent interminablement dans
les yeux et c’est d’un ennui terrible jus-
0-1
Bleu
Un Liverpool
trop austère
LA COROGNE
Jaune
Rouge
Jaune
L’ANGLETERRE COMMENÇAIT à
raconter que Chelsea allait moins bien,
qu’après trois nuls de suite, la « crise »
n’était peut-être pas loin, et que, finalement, son deuxième titre d’affilée
n’était pas dans la poche, si Liverpool
parvenait à s’imposer hier à Londres…
Mais Stamford Bridge est le terrain où
les Reds ont le plus souvent perdu
depuis vingt ans, et si Chelsea n’arrive
jamais à les battre en Ligue des champions (0-0, 0-1 la saison passée en
demi-finale, deux fois 0-0 à l’automne
dernier en poule), chaque match de
Premier League contre les Blues est
désormais pour eux un cauchemar.
Après la punition de l’aller (4-1, soit la
plus sévère défaite de Liverpool à
Anfield en trois décennies), le champion d’Europe n’a encore pas su comment s’y prendre contre le champion
d’Angleterre. Ainsi, sur ses quinze buts
seulement encaissés depuis août en
Championnat, plus du tiers (6) lui aura
été infligé par Chelsea…
En tous les cas, avec cette 50e victoire
(sur 63 matches) de José Mourinho en
Premier League depuis un an et demi,
voilà l’affaire pliée. À treize journées
de l’arrivée, Manchester United (2e)
est à quinze points et Liverpool (3e)
à… vingt et un, avec certes deux rencontres en retard. « Je crois qu’on a
mis un point final au Championnat »,
souriait Hernan Crespo, auteur du deuxième but sur un long ballon de Del
Horno (68e), qui reste un formidable
prédateur et s’est de surcroît transformé en féroce combattant depuis son
retour en Angleterre…
ESP. BARCELONE
Noir
Bleu
Noir
de notre envoyé spécial
qu’au moment – quand il arrive – où
l’un fait une erreur. Ce fut encore Liverpool et encore sur coup de pied arrêté,
sa grande faiblesse. Sur un corner de
Frank Lampard, Ricardo Carvalho prit
le meilleur de la tête sur Gerrard et,
dans les six mètres, William Gallas prolongea le ballon hors de portée de Reina pour le onzième but de sa carrière
londonienne (1-0, 35e), son deuxième
de la saison.
On ne soulignera jamais assez la
dimension qu’a prise l’international
français à Chelsea où, selon le site
Internet officiel du club, il est « le meilleur joueur de la saison », jamais suspendu, quasiment jamais à la faute. Et,
hier, c’est en avant-centre qu’il a défi-
4-0
Guti (14e)
Zidane (43e, 51e)
Ronaldo (45e + 2)
SARAGOSSE
Un but de l’international français a fait plier Liverpool. Pour Chelsea, le titre
est (presque) dans la poche.
LONDRES –
REAL MADRID
ATHL. BILBAO
Aduritz (40e)
Calleja (62e)
Gallas plie l’affaire
Tempsfrais.Terrainen trèsmauvaisétat.42 316spectateurs.Arbitre:M. Wiley.Buts:
Gallas (35e), Crespo (68e). Avertissements. – Chelsea : Essien (46e, coup de coude sur
Riise) ;Liverpool:Luis Garcia(63e,tacle dangereuxsurGallas) ; XabiAlonso(90e + 4,
contestation). Expulsion. – Liverpool : Reina (83e, faute en dehors de sa surface sur
Gudjohnsen puis geste d’humeur sur Robben).
CHELSEA : Cech – Gallas, Ricardo Carvalho, Terry (cap.), Del Horno – Essien,
Makelele (L. Diarra, 84e), Lampard – J. Cole (Duff, 75e ; Gudjohnsen, 80e), Crespo,
Robben. Entraîneur : J. Mourinho.
LIVERPOOL : Reina – Finnan, Carragher, Hyppiä, Warnock – Gerrard (cap.), Sissoko
(D. Cissé, 75e), Xabi Alonso, Riise (Luis Garcia, 63e ; Dudek, 84e) – Kewell – Crouch.
Entraîneur : R. Benitez.
2-1
Litos (31e)
Salva (73e)
VILLARREAL
CHELSEA - LIVERPOOL : 2-0
CHELSEA - LIVERPOOL : 2-0 (1-0)
SAMEDI
MALAGA
1.
2.
3.
4.
5.
6.
7.
8.
9.
10.
11.
12.
13.
14.
15.
16.
17.
18.
19.
20.
Classement
Pts J. G. N. P. p. c. Diff.
Chelsea ............ 66 25 21 3 1 52 13 +39
Manchester U. 51 25 15 6 4 49 26 +23
Liverpool .......... 45 23 13 6 4 30 15 +15
Tottenham ....... 44 25 12 8 5 34 21 +13
Arsenal ............. 40 24 12 4 8 38 19 +19
Wigan ............... 39 25 12 3 10 30 31 -1
Bolton ............... 38 23 10 8 5 29 22 +7
West Ham ....... 38 25 11 5 9 36 34 +2
Blackburn ........ 37 24 11 4 9 31 30 +1
Manchester C. . 34 25 10 4 11 33 28 +5
Everton ............. 33 25 10 3 12 18 32 -14
Aston Villa ....... 30 25 7 9 9 31 33 -2
Charlton ........... 30 23 9 3 11 28 34 -6
Fulham ............. 29 25 8 5 12 30 36 -6
Newcastle ........ 29 24 8 5 11 22 28 -6
West Bromwich .... 26 25 7 5 13 23 32 -9
M i d d l e sbrough ............ 25 24 6 7 11 30 44 -14
Birmingham .. 20 24 5 5 14 21 34 -13
Portsmouth ... 18 25 4 6 15 17 42 -25
Sunderland .... 9 24 2 3 19 17 45 -28
VOUS TROUVEZ
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BUTEURS.– 1. Van Nistelrooy (Manchester U.), 18 buts ; 2. Henry (Arsenal),
15 buts ; 3. Lampard (Chelsea),
13 buts ; 4. Yakubu Ayegbeni (Middlesbrough), 12 buts ; 5. D. Bent (Charlton),
11 buts ; 6. Rooney (Manchester U.) ;
Harewood (West Ham), 10 buts ; 8. Crespo (Chelsea) ; McBride (Fulham) ; An.
Cole (Manchester C.) ; Mido (Tottenham),
9 buts ; 12. H. Camara (Wigan), 8 buts ;
13. L. Moore (Aston Villa) ; M.G. Pedersen
(Blackburn) ; Drogba (Chelsea) ; Gerrard
(Liverpool) ; Vassell (Manchester C.) ;
Owen (Newcastle) ; Defoe, Rob. Keane
(Tottenham) ; Roberts (Wigan), 7 buts ;
22. Giannakopoulos (Bolton) ; J. Cole
(Chelsea) ; Beattie (Everton), Zamora
(West Ham), 6 buts ; etc.
MATCHES EN RETARD.– Mercredi :
Charlton - Liverpool (3e journée) ; mardi
14 février : Liverpool - Arsenal (4e journée) ; mercredi 15 février: Blackburn Sunderland (19e journée) ; mercredi 22
février : Newcastle - Charlton (19e journée). Restent à fixer : Birmingham Bolton (13e journée) ; Bolton - Middlesbrough (19e journée).
PROCHAINE JOURNÉE. – Samedi 11
février : Arsenal - Bolton, Aston Villa Newcastle, Everton - Blackburn, Fulham - West Bromwich, Middlesbrough Chelsea, Portsmouth - Manchester U.,
Wigan - Liverpool ; dimanche 12
février : Sunderlan - Tottenham, Manchester C. - Charlton : lundi 13 février :
West Ham - Birmingham.
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Bleu
Rouge
Noir
Jaune
12
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
FOOTBALL
LIGUE 2 (24e journée)
VA marque
le pas
VALENCIENNES LE HAVRE : 0-1
VALENCIENNES - LE HAVRE : 0-1
(0-0)
Temps froid et brumeux. Pelouse très
grasse. 7 547 spectateurs. Arbitre :
M. Buquet. But : Davidas (88e). Avertissements. – Valenciennes : Silvestri
(37e, tacle dangereux sur Baca) ;
Le Havre : Baca (64e, coup de pied
volontaire sur Dufresne), Digard
(72e, antijeu sur Bourgeois).
VALENCIENNES : Klein – Mater,
Flachez, Chelle, Silvestri – Dossevi
(Bourgeois, 69e), Burle (Heitzmann,
69e), Saez, Doumeng – Dufresne
(cap.), Savidan (Liron, 80e). Entraîneur : A. Kombouaré.
LE HAVRE : Mandada – Baca, Gauvin, Ducrocq (cap.), Medaci – Martot, Aït Ben Idir, Digard (Deveaux,
84e), Davidas – K. Traoré (Seck, 77e),
Lesage. Entraîneur : T. Uvenard.
BATTU À BASTIA lors de la dernière journée (0-1), Valenciennesa de nouveau chuté face au Havre, qui s’est d’ailleurs offert
les plus belles occasions en première mitemps. Kandia Traoré trouvait ainsi Klein
sur sa route pour dévier son tir cadré en
corner (36e), puis c’était au tour de Chelle
de le priver de ballon au moment d’armer
son tir au point de penalty (45e). Entre
temps, Lesage avait également eu une
occasion de briller sur une demi volée qui
frôlait le montant (40e).
En seconde période, le jeu s’embruma
comme le temps. Le milieu valenciennois
peinait dans la relance, jusqu’à ce que
Mater dépose un centre au deuxième
poteau que Silvestri manquait d’un cheveu (85e). Et contre toute attente, Davidas, héritant d’un service raccourci de
Lesage, décochait le jackpot (88e). – H. D.
G Antoine KOMBOUARÉ (entraîneur
de Valenciennes) : « On est passés à côté
de notre match, on a trop reculé, alors que
Le Havre affirmait sa mainmise. C’est frustrant de s’incliner à deux minutes de la fin
du temps officiel, mais le résultat n’en
reste pas moins logique. »
G Thierry UVENARD (entraîneur du
Havre) : « Nous avons fait beaucoup
d’aussi bons matches sans en retirer les
fruits. Ce soir, le plaisir en est d’autant
plus évident. On va maintenant gérer la
suite avec un peu plus de sérénité. »
NATIONAL (22e journée)
VENDREDI
VENDREDI
Amiens - Gueugnon .................... 0-0
Clermont - Brest .......................... 0-1
Créteil- Châteauroux ................. 1-1
Laval - Montpellier ...................... 0-2
Sedan- Dijon ............................... 0-2
Sète - Grenoble ........................... 1-3
Guingamp- Caen ........................ 0-0
HIER
Romorantin- GFCO Ajaccio ............ 1-0
SAMEDI
Valenciennes - Le Havre .............. 0-1
AUJOURD’HUI
20 H 30
Istres - Lorient (Eurosport)
Reims-Bastia a été reporté en raison
du gel.
1. Sedan
2. Bastia
3. Lorient
4. Valenciennes
5. Dijon
6. Créteil
7. Grenoble
8. Montpellier
9. Caen
10. Châteauroux
11. Le Havre
12. Reims
13. Gueugnon
14. Amiens
15. Brest
16. Guingamp
17. Istres
18. Laval
19. Clermont
20. Sète
Classement
Pts J. G. N. P. p.
— — — — — —
45 24 12 9 3 33
43 23 12 7 4 33
42 23 11 9 3 30
41 24 11 8 5 31
36 24 9 9 6 27
34 24 8 10 6 32
32 24 8 8 8 23
32 24 8 8 8 23
31 24 7 10 7 29
31 24 7 10 7 30
31 24 7 10 7 29
30 23 6 12 5 20
30 24 6 12 6 16
29 24 6 11 7 24
29 24 7 8 9 23
26 24 5 11 8 17
24 23 5 9 9 20
22 24 6 4 14 20
22 24 5 7 12 18
14 24 2 8 14 19
c.
—
20
17
14
21
23
20
25
26
25
29
28
14
23
25
26
19
31
33
40
38
Diff.
—
+13
+16
+16
+10
+4
+12
-2
-3
+4
+1
+1
+6
-7
-1
-3
-2
-11
-13
-22
-19
BUTEURS. – 1. Lesage (Le Havre),
12 buts ; 2. A. M’Bodji (+ 1) (Créteil) ; K. Traoré (Le Havre), 11 buts ;
4. Savidan (Valenciennes), 10 buts ;
5. Heitzmann (Reims), 9 buts ; 6.
Meslin (Bastia) ; Buengo (Clermont) ;
Bourhani (Lorient) ; Boutabout
(Sedan), 8 buts etc.
PROCHAINE JOURNÉE. – Jeudi
9 février, 20 h 30 : Montpellier Valenciennes (Eurosport) ; Vendredi 10 février, 20 h 30 : Bastia Laval, Brest - Créteil, Caen - Sète,
Châteauroux - Amiens, Dijon Istres, Grenoble - Sedan, Gueugnon - Guingamp, Le Havre - Reims,
Lorient - Clermont.
ISTRES - LORIENT
AUJOURD’HUI, 20 H 30, STADE PARSEMAIN (Eurosport)
J LIBOURNE-SAINT-SEURIN CHERBOURG : 4-0 (1-0)
1 712 spectateurs. Arbitre : M. Marty.
Buts : Dohin (16e), Kébé (53e, 83e), Belhow
(65e). Avertissements. - Cherbourg : Castets (57e), Perrigault (67e).
LIBOURNE-SAINT-SEURIN : Potel Berkouch, Douence (Astier, 82e), Kouassi,
Rambier - M. Ligoule, Delchié - Valbuena
(Ngoma, 73e), Dohin - Kébé, Descamps
(Behlow, 63e). Entraîneur : D. Tholot.
CHERBOURG : Deneuve - Bleusez, Castets, Barré, Boche - Tanguy, Binet, Gambillon (Carlos-Miranda, 56e), Haguy (Diafutua, 88e) - Moukouri (Perrigault, 61e),
Cissé. Entraîneur : H. Renard.
J CHÂTELLERAULT BOULOGNE-SUR-MER : 2-3 (1-2)
1 015 spectateurs. Arbitre : M. Gasquet.
Buts. - CHÂTELLERAULT : Adnane
(33e s.p., 53e) ; BOULOGNE-SUR-MER: ElHajri (21e, 37e), Lambert (55e). Avertissements.- Châtellerault: Dubois (48e) ; Boulogne-sur-Mer : Busin (33e), Lecointe
Classement
Pts J. G. N. P.
— — — — —
1. Libourne-St-Seurin.. 40 22 11 7 4
2. Boulogne-s.-Mer .... 39 22 11 6 5
3. Niort .............. 37 21 10 7 4
4. Tours............. 33 22 8 9 5
5. Vannes.......... 33 22 8 9 5
6. Toulon........... 33 22 8 9 5
7. Nîmes............ 32 22 9 5 8
8. Cannes.......... 31 22 8 7 7
9. Louhans-Cuiseaux . 30 22 9 3 10
10. Entente SSG. 30 22 7 9 6
11. Raon-l'Étape. 29 22 7 8 7
12. Cherbourg.... 29 22 6 11 5
13. Croix-de-Savoie ... 27 22 6 9 7
14. Bayonne ....... 26 22 6 8 8
15. Romorantin.. 26 22 6 8 8
16. Angers .......... 24 22 6 6 10
17. Châtellerault. 24 22 5 9 8
18. Pau ................ 20 22 4 8 10
19. GFCO Ajaccio .... 20 22 4 8 10
20. Moulins......... 19 21 5 4 12
p.
—
31
36
28
24
26
20
26
29
27
25
26
24
17
24
18
24
24
19
17
23
c. Diff.
— —
16 +15
25 +11
16 +12
20 +4
27 -1
16 +4
22 +4
29 0
31 -4
21 +4
24 +2
26 -2
21 -4
25 -1
24 -6
27 -3
28 -4
26 -7
27 -10
37 -14
En cas d’égalité de points, les équipes
sont départagées par la différence de
buts particulière.
(58e). Expulsion. - Châtellerault : Dubois
(89e).
CHÂTELLERAULT : Colard - Dubois,
Chauveau, Champaux - Freitas, Pallier
(Fresnel, 78e), Treguer, Duhamel (Ouattara, 61e), Devin - Yenga, Adnane. Entraîneur : P.-Y. David.
BOULOGNE-SUR-MER : Menetrier Louiron, Busin, Tambouret, Lecointe Poinçon (Puig, 74e), Lambert (Liri, 67e),
Diers, Labbe - Thil, El-Hajri. Entraîneur :
P. Montanier.
J PAU - TOURS : 0-0
1 200 spectateurs environ. Arbitre :
M. Falcone. Avertissements. - Pau :
Bikoyoï (70e) ; Tours : Fleurival (15e), Himmer (43e). Expulsions. - Pau : Di Bartolomeo (50e) ; Tours : Fleurival (82e).
PAU : Leglib - Labat, Bikoyoï, Di Bartolomeo, Gardan - Delaneuville, Costa (Bantsimba, 82e), N’Zif, Boulila (Faget, 55e) Gignac, Darchy (Aernoudt, 69e). Entraîneur : M. Lévy.
TOURS : Raimbault - Rodriguez, Lupede,
Mareval, Himmer - Fleurival, Gondoin,
Collet (Mionnet, 80e), Boutal - Mandanne
(Stephan, 62e), Gimbert (Bertranne, 50e).
Entraîneur : A. Falette.
J VANNES - CANNES : 2-1 (1-1)
1 502 spectateurs. Arbitre : M. Desiage.
Buts. - VANNES : Garin (43e), Le Roux
(76e) ; CANNES : Ghilas (38e s.p.). Avertissement. - Cannes : Cerelio (31e).
VANNES : Revel - Barru, Garin, Bamba,
Poder (Guyader, 46e) - Auvray (Potier,
87e), Hervé, Le Roux, Besnard - Coquerel,
Do Marcolino (Rjillo, 75e). Entraîneur :
S. Le Mignan.
CANNES : Carrat - Cerelio, Carteron, Salzé, Gnaleko - Braizat, Louvion, Bouabdallah (Kabra, 79e) - Saci (Pote, 81e), Blayac,
Ghilas. Entraîneur : M. Troin.
J TOULON - ENTENTE SSG : 0-0
4 000 spectateurs environ. Arbitre :
M. Grelier. Avertissements. - Toulon :
Noto (39e), Gimenez (44e), N’Dri (67e),
Ettori (76e) ; Entente SSG : Carlier (39e).
TOULON : Pansier - Gimenez, Fall,
Konate, Soulas - Ettori, Lemoigne, Arroub
(Mara, 77e), Gaffour (Poggi, 83e) - N’Dri,
Noto (Rambo, 64e). Entraîneur : J.-L. Garcia.
ENTENTE SSG: Mate - Outrebon, Behary
(Raboteur, 85e), Carlier, Bertrand - Maïa,
Mahamat, Stephan, Gragnic (Planus, 62e)
- Quintin, Aristouy (Lempereur, 75e).
Entraîneur : L. Croci.
J NÎMES - BAYONNE : 5-1 (3-1)
4 660 spectateurs. Arbitre : M. Djouzi.
Buts. - NÎMES : Kandé (12e), Petitjean
(18e), Collorédo (35e, 80e), Beyrac (72e) ;
BAYONNE : Vaz (15e). Avertissements. Nîmes : Fédèle (28e), Benhamou (42e),
Pasqualetti (45e + 3) ; Bayonne : Talmont
(30e, 90e+ 3), Sergent (37e), Da Rocha
(82e). Expulsion. - Bayonne : Talmont
(90e+ 3).
NÎMES : Duchesne - Benhamou, Kandé,
Pasqualetti, Rabuel - Chavas (Dahou,
76e), Rouvière, Fédèle, Petitjean (Faivre,
40e) - Beyrac (Horjak, 73e), Collorédo.
Entraîneur : R. Brouard.
BAYONNE : Ruffier - Lestage, Sergent,
Degoul, Talmont - Vaz (Ipharraguerre,
66e), Chakir, Choplin, Louit - Vareilles,
Ech-Chergui (Da Rocha, 52e). Entraîneur :
H. Olazcoaga.
J ANGERS LOUHANS-CUISEAUX : 1-2 (0-0)
5 027 spectateurs. Arbitre : M. Cotrel.
Buts. - ANGERS : Obbadi (70e) ; LOUHANS-CUISEAUX : Mocquet (63e), Bocandé (79e). Avertissements. - Angers : Clavier (38e) ; Louhans-Cuiseaux : Mocquet
(7e), Mangane (13e). Expulsions. - Angers :
Clavier (59e) ; Louhans-Cuiseaux : Mangane (47e).
ANGERS : Cappone - Kipré, Clavier, Sourice, Djellabi - El Hajjam, Stassin (Inkango,
73e), Sonnerat - Obbadi, Théréau, Vaugeois (G’Bizié, 34 e ). Entraîneur :
J.-P. Beaufreton.
LOUHANS-CUISEAUX : Perez - Guillou,
Frossard, Cherfa, Mangane, Genot Bocandé, Roux (Brenner, 64e), Chaveriat
(Sylva, 90e+ 3) - Mocquet (Diallo, 88e),
Mangara. Entraîneur : D. Garzitto.
J CROIX-DE-SAVOIE RAON-L’ÉTAPE : 0-0
256 spectateurs. Arbitre : M. Rémy. Avertissements. - Croix-de-Savoie : Chevalme
(40e), Sergi (72e) ; Raon-l’Étape : Billoir
(45e+ 2).
CROIX-DE-SAVOIE : Durand - Lemasson, Adam, Leblanc, Sergi - Valente (Peslier, 38e), Martello, Camacho, Gomes Chevalme (Brahim Salem, 78e), Chapdaniel (Chevailler, 87 e ). Entraîneur :
P. Dupraz.
RAON-L’ÉTAPE : Grelier - Da Rocha,
Kebe, Deplanche, Billoir, Michon Adjaoud, Guerriero (Voinson, 90e), Elie Bottelin (Robinet, 73e), Hamdani (H. Benkajjane, 53e). Entraîneur : R. Touileb.
J ROMORANTIN GFCO AJACCIO : 1-0 (1-0)
800 spectateurs environ. Arbitre :
M. Khendek. But : Fabien (32e). Avertissements. - Romorantin : Souchard (65e),
Arbaud (87e) ; GFCO Ajaccio : Haaby
(90e+ 3). Expulsion. - GFCO Ajaccio :
Cavaglia (56e).
ROMORANTIN : Ardeois - Ravaux, Baudouin, Durpes, Souchard - Bouvier,
Lavoyer, Llorente, Rudison (Saboureau,
82e) - Arbaud (Hadjeres, 90e), Fabien.
Entraîneur : L. Lidon.
GFCO AJACCIO : Sekli (Lombard, 78e) Saladini, Jaureguiberry, Haaby, Cavaglia Colinet, Cissé, Cristofari, Lux (Carmignani, 60e) - Beneforti, Pastorelli (Cicut, 65e).
Entraîneur : P. Léonetti.
CHAMPIONNAT DE FRANCE AMATEURS (18e journée)
GROUPE A
GROUPE B
GROUPE C
GROUPE D
HIER
AuxerreB - Dunkerque ........................ 2-1
LensB - Lille B ..................................... 3-1
Schiltigheim - Beauvais, Épinal - Lesquin,
Nancy B - Calais et Strasbourg B - Feignies
ont été reportés en raison du gel.
Classement : 1. Auxerre B, 51 pts ;
2. Beauvais, 49 ; 3. Nancy B, 49 ; 4. Mulhouse, 47 ; 5. Compiègne, 44 ; 6. Roye,
43 ; 7. Lens B, 43 ; 8. Dunkerque, 43 ;
9. Épinal, 42 ; 10. Strasbourg B, 40 ;
11. Lille B, 40 ; 12. Lesquin, 40 ; 13. Calais,
39 ; 14. Metz B, 39 ; 15. Feignies, 32 ;
16. Vauban-Strasbourg, 32 ; 17. Schiltigheim, 28 ; 18. Wasquehal, 26.
Monaco B - Martigues ........................ 0-0
Agde - Bourg-Peronnas ...................... 2-0
Racing CF 92 - Jura-Sud, Lyon-la-Duchère
- Gap et Sochaux B - Fréjus ont été reportés en raison du gel.
Classement : 1. Saint-Priest, 53 pts ;
2. Lyon B, 52 ; 3. Le Pontet, 49 ; 4. Nice B,
47 ; 5. Martigues, 47 ; 6. Cassis-Carnoux,
46 ; 7. Jura-Sud, 42 ; 8. Fréjus, 41 ;
9. Agde, 41 ; 10. Monaco B, 38 ; 11. Montpellier B, 38 ; 12. Gap, 37 ; 13. Besançon,
36 ; 14. Lyon-l a-Duc hère, 34 ;
15. Endoume, 32 ; 16. Bourg-Péronnas,
31 ; 17. Sochaux B, 27 ; 18. Racing CF 92,
25.
ToulouseB - Montluçon ...................... 0-1
Luzenac - Bordeaux B, Andrézieux-Brive
et Saint-Étienne B - Poitiers ont été reportés en raison du gel.
Classement : 1. Yzeure, 58 pts ;
2. Nantes B, 50 ; 3. Rodez, 50 ; 4. Toulouse
B, 49 ; 5. Le Mans B, 45 ; 6. Orléans, 45 ;
7. Albi, 43 ; 8. Saint-Étienne B, 41 ; 9. Bordeaux B, 40 ; Luzenac, 40 ; 11. Aurillac,
38 ; 12. Brive, 36 ; 13. Balma, 36 ;
14. Montluçon, 35 ; 15. Poitiers, 34 ;
16. Anglet, 34 ; 17. Blois, 34 ; 18. Andrézieux, 32.
Rennes B - Noisy-le-Sec ...................... 3-0
Quevilly - Pacy-sur-Eure, Sainte-Geneviève-des-Bois - Guingamp B et Bois-Guillaume - Rouen ont été reportés en raison
du gel.
Classement : 1. Rennes B, 48 pts ;
2. Paris FC, 48 ; 3. Guingamp B, 47 ; 4. Villemomble, 47 ; 5. Rouen, 46 ; 6. Pontivy,
45 ; 7. Bois-Guillaume, 42 ; 8. AS Vitré,
42 ; 9. Sénart-Moissy, 42 ; 10. Poissy, 40 ;
11. Dieppe, 39 ; 12. Paris-SG B, 39 ;
13. Pacy-sur-Eure, 39 ; 14. Noisy-le-Sec,
38 ; 15. Quevilly, 38 ; 16. Mantes, 36 ;
17. Sainte-Geneviève-des-Bois, 30 ;
18. Mondeville, 30.
Rouge
Jaune
GROUPE E
HIER
Rouen B - Saint-Quentin ..................... 1-1
Red Star - Cambrai et Armentières-Abbeville ont été reportés en raison du gel.
Classement : 1. Le Havre B, 49 pts ;
2. Red Star, 45 ; 3. Entente SSG B, 41 ;
4. Saint-Quentin, 41 ; 5. Saint-Omer, 40 ;
6. Amiens B, 39 ; 7. Valenciennes B, 39 ;
8. Oissel, 38 ; 9. Évreux, 35 ; 10. Avion,
34 ; 11. Rouen B, 34 ; 12. Arras, 32 ;
13. Cambrai, 32 ; 14. Abbeville, 31 ;
15. Chantilly, 30 ; 16. Armentières, 28.
Menton- Hyères ................................. 3-1
Cagnes- Castelnau-LeCrès ............... 0-0
Classement : 1. Manosque, 49 pts ;
2. CA Bastia, 45 ; 3. Hyères, 43 ; 4. Draguignan, 40 ; 5. Marseille B, 38 ; 6. Menton,
38 ; 7. Marignane, 37 ; 8. Carcassonne,
36 ; 9. Fos-sur-Mer, 36 ; 10. Corte, 35 ;
11. Saint-Raphaël, 35 ; 12. Lunel, 33 ; 13.
Castelnau-Le Crès, 33 ; 14. L’Île-Rousse,
31 ; 15. Cagnes, 30 ; 16. Borgo, 30.
GROUPE F
HIER
HIER
Taissy- Ivry .......................................... 1-1
Levallois- Sedan B .............................. 0-1
Blénod-Haguenau a été reporté en raison
du gel.
Classement: 1. Reims B, 46 pts ; 2. Épernay, 44 ; 3. Amnéville, 43 ; 4. Les Lilas,
42 ; 5. Sedan B, 42 ; 6. Haguenau, 41 ;
7. Levallois, 41 ; 8. Créteil B, 40 ; 9. Sens,
39 ; 10. Jarville, 37 ; 11. Taissy, 35 ;
12. Viry-Châtillon, 34 ; 13. Ivry, 33 ;
14. Forbach, 30 ; 15. Châlons-en-Champagne, 24 ; 16. Blénod, 23.
Brive B - La Rochelle ............................ 1-1
Classement : 1. Stade Bordelais, 49 pts ;
2. La Roche-sur-Yon, 48 ; 3. FC Bassin
Arcachon, 45 ; 4. Luçon, 43 ; 5. Cugnaux,
43 ; 6. Libourne-Saint-Seurin B, 42 ;
7. La Rochelle, 42 ; 8. Blagnac, 39 ;
9. Thouars, 38 ; 10. Toulouse Fontaines,
36 ; 11. Mont-de-Marsan, 35 ; 12. Marmande, 35 ; 13. Les Sables-d’Olonne, 32 ;
14. Limoges, 31 ; 15. Brive B, 27 ; 16. Biscarrosse, 24.
GROUPE G
HIER
GROUPE C
HIER
Stade Auxerrois - Selongey remis
Montceau - Dole-Tavaux, Colmar Auxerre C, Belfort - Besançon B et Pontarlier - Villefranche-sur-Saôneont été reportés en raison du gel.
Classement : 1. Vesoul, 50 pts ;
2. Troyes B, 45 ; 3. Colmar, 43 ; 4. Auxerre
C, 43 ; 5. Dijon B, 42 ; 6. Imphy-Décize,
40 ; 7. Villefranche-sur-Saône, 37 ;
8. Montceau, 33 ; 9. Pontarlier, 32 ;
10. La Chapelle-Saint-Luc, 31 ; 11. Selongey, 30 ; 12. Belfort, 29 ; 13. Dole-Tavaux,
29 ; 14. Besançon B, 27 ; 15. Lons-le-Saunier, 24 ; 16. Stade Auxerrois, 15.
Châteauroux B- Angers B .................... 3-0
Écommoy- Chartres ........................... 0-0
Dreux - Fontenay-le-Comte a été reporté
en raison du gel.
Classement : 1. Les Herbiers, 55 pts ;
2. Châteauroux B, 48 ; 3. Saint-Hilaire,
43 ; 4. Vierzon, 41 ; 5. Châteaubriant, 40 ;
6. Angers B, 39 ; 7. Dreux, 36 ;
8. Mayenne, 36 ; 9. Niort B, 35 ;
10. La Flèche, 33 ; 11. Carquefou, 31 ;
12. Avoine-Beaumont, 31 ; 13. Chartres,
30 ; 14. Écommoy, 30 ; 15. Laval B, 29 ;
16. Fontenay-le-Comte, 28.
DIVISION 1 FEMMES (15e journée)
SAMEDI
Toulouse - Soyaux ............................. 1-0
HIER
Juvisy - CNFE Clairefontaine ............. 3-1
Hénin-Beaumont - Saint-Memmie .... 2-1
Montpellier - Compiègne .................. 5-1
Lyon - La Roche-sur-Yon et Vendenheim Paris-SG ont été reportés.
Classement : 1. Juvisy, 56 pts ; 2. Toulouse, 42 ; 3. Montpellier, 38 ; 4. CNFE
Clairefontaine, 36 ; 5. Lyon, 35 ; 6. HéninBeaumont, 35 ; 7. Soyaux, 33 ; 8. ParisSG, 33 ; 9. Compiègne, 31 ; 10. La Rochesur-Yon, 24 ; 11. Saint-Memmie, 20 ;
12. Vendenheim, 19.
Nouvelles rassurantes
pour Sagnol
Blessé à un pied à la 88e minute contre
Leverkusen (1-0) samedi, Willy Sagnol ne s'est pas
entraîné hier matin et s'est contenté de soins au
centre d'entraînement du Bayern Munich. « Willy
est incertain pour le match de mardi (demain) à
Berlin », a fait savoir Félix Magath, l’entraîneur du
leader de la Bundesliga. Une décision sera prise
aujourd’hui à l’issue de la séance d'entraînement.
Si l’international français devait faire l'impasse sur
le déplacement au stade olympique de Berlin,
match comptant pour la 20e journée, il devrait en
revanche être de la partie dimanche à domicile
face à Nuremberg. – A. Me.
I FIN DE SAISON POUR FADIGA. – Khalilou
Fadiga a été victime d’une rupture des ligaments
croisés d’un genou samedi contre Wigan (1-1).
L’attaquant sénégalais de Bolton, qui affrontera
Marseille en seizièmes de finale de la Coupe de
l’UEFA, sera, indisponible jusqu’à la fin de la
saison.
PAGE 12
SIENNE
SCHALKE 04
0-0
BOR. DORTMUND
EINTR. FRANCFORT 1-1
HERTHA BERLIN
J. Jones (59e)
K. Boateng (20e)
DUISBURG
KAISERSLAUTERN
2-2
(40e)
Kurth
Tararache (62e s.p.)
Halfar
(79e,
82e)
FC COLOGNE
0-0
VfB STUTTGART
WERDER BRÊME
4-2
MAYENCE
Valdez (39e, 70e)
Micoud (45e + 3)
Klasnic (45e + 4)
HAMBOURG
Zidan (1re)
Weiland (13e)
BIELEFELD
2-1
Trochowski (51e)
Barbarez (73e)
Boakye (26e)
HIER
WOLFSBURG
PARME
NUREMBERG
1-1
Stajner (74e)
Vittek (56e)
JUVENTUS TURIN
1-0
BUTEURS. – 1. Klose (Werder Brême),
16 buts ; 2. Hal. Altintop (Kaiserslautern), 13 buts ; 3. Smolarek (Bor. Dortmund), 12 buts ; 4. Klimowicz (Wolfsburg), 11 buts ; 5. Makaay (Bayern
Munich), 10 buts ; 6. Klasnic (Werder
Brême), 9 buts ; 7. Ballack (Bayern
Munich) ; Brdaric (Hanovre), 8 buts ;
9. C. Pizarro (Bayern Munich) ; Barbarez
(Hambourg) ; Marcelinho (Hertha Berlin) ; Thurk (Mayence) ; Neuville (M’Gladbach) ; Kiessling (Nuremberg) ; Kuranyi
(Schalke 04) ; Borowski (Werder Brême),
7 buts ; etc.
PROCHAINE JOURNÉE. – Demain :
Kaiserslautern - Cologne, Borussia Dortmund - Duisburg, Hertha Berlin - Bayern
Munich, Mayence - Bielefeld ; Mercredi : M’Gladbach - Schalke 04,
Hanovre - Hambourg, Leverkusen Wolfsburg, VfB Stuttgart - Werder Brême,
Nuremberg - Eintracht Francfort.
PAYS-BAS (22e journée)
PSV Eindhoven- Roda JC ..................... 3-2
NAC Breda- Sparta Rotterdam ........... 0-0
AZAlkmaar - Vitesse Arnhem ............ 1-1
Groningue- HeraclesAlmelo ............. 0-0
HIER
Feyenoord - Ajax Amsterdam ............. 3-2
Waalwijk- NEC Nimègue .................... 1-3
Twente- Utrecht ................................ 3-0
Heerenveen- ADO La Haye ................ 3-0
Classement : 1. PSV Eindhoven, 54 pts ;
2. Feyenoord, 51 ; 3. AZ Alkmaar, 49 ;
4. NEC Nimègue, 38 ; 5. Groningue, 37 ;
6. Heerenveen, 36 ; 7. Utrecht, 36 ; 8. Ajax
Amsterdam, 34 ; 9. Vitesse Arnhem, 33 ;
10. Waalwijk, 31 ; 11. Roda JC, 26 ;
12. Heracles Almelo, 26 ; 13. Twente, 25 ;
14. Sparta Rotterdam,21 ; 15. NAC Breda,
21 ; 16. ADO La Haye, 18 ; 17. Willem II,
14 ; 18. RBC Roosendaal, 5.
BELGIQUE
(21e
journée)
VENDREDI
FC Bruges- Lierse ............................... 3-1
SAMEDI
Anderlecht - Genk .............................. 4-1
La Gantoise- GB Anvers ...................... 2-1
Beveren - Saint-Trond ......................... 1-1
Charleroi- FC Brussels ........................ 1-0
Lokeren- Roulers ................................ 2-2
Westerlo- Mouscron .......................... 0-5
Waregem- Cercle Bruges .................... 3-1
Standard de Liège - La Louvière, prévu
hier, a été reporté.
Classement : 1. FC Bruges, 42 pts ;
2. Anderlecht, 40 ; 3. Standard de Liège,
39 ; 4. Waregem, 37 ; 5. Genk, 34 ; 6. La
Gantoise, 34 ; 7. Westerlo, 32 ; 8. Lokeren, 32 ; 9. Charleroi, 30 ; 10. FC Brussels,
29 ; 11. Roulers, 26 ; 12. GB Anvers, 24 ;
13. Mouscron, 23 ; 14. Cercle Bruges, 22 ;
15. Beveren, 21 ; 16. La Louvière, 19 ;
17. Saint-Trond, 18 ; 18. Lierse, 13.
I ÉCOSSE (Coupe, 8es de finale). –
SAMEDI : Glasgow Rangers - HIBERNIAN, 0-3 ; Airdrie United (D 2) - Dundee
FC (D 2), 1-1 (*) ; Clyde (D 2) - Gretna
(D 3), 0-0 (*) ; Falkirk - Ross County (D 2),
1-1 (*) ; HEART OF MIDLOTHIAN - Aberdeen, 3-0 ; Inverness - Partick Thistle
(D 3), 2-2 (*) ; Hamilton (D 2) - Alloa
(D 3), 0-0 (*). HIER : Spartans (am.) Saint-Mirren (D 2), 0-0 (*).
(*) Ces matches seront rejoués sur le terrain de l’équipe qui s’est déplacée ce
week-end. Les quarts de finale auront lieu
samedi 25 et dimanche 26 février.
I ARSENAL : DIABY, HOMME DU MATCH. –
Arrivé d’Auxerre il y a trois semaines, Abou Diaby
(19 ans) a été élu homme du match par la plupart
des journaux anglais à l’issue de
Birmingham-Arsenal (0-2). Le Sunday Times a
défini Diaby comme « un jeune Vieira » tandis que
The Observer s’étonnait : « Diaby est une
formidable révélation. Comment un tel talent a-t-il
pu n’être retenu que dix fois pour jouer avec
Auxerre ? » – J.-M. R.
I SCOLARI SE VOIT SÉLECTIONNEUR DE
l’ANGLETERRE. – L’actuel sélectionneur du
Portugal, Luiz Felipe Scolari, dont le contrat se
termine après la Coupe du monde, s’est positionné
pour reprendre le poste de sélectionneur de
l’équipe d’Angleterre après le départ annoncé de
Sven-Göran Eriksson cet été.
I LA COPA AMÉRICA AU VENEZUELA EN 2007.
– Le comité exécutif de la Confédération
sud-américaine a annoncé que la prochaine Copa
América aura lieu du 26 juin au 15 juillet 2007 au
Venezuela.
UDINESE
Del Piero (70e)
CAGLIARI
4-1
Abeijon (2e)
Esposito (19e, 61e)
Suazo (37e)
FIORENTINA
EMPOLI
Tavano (60e)
1-0
LECCE
1-0
CHIEVO VÉRONE
Toni (37e)
INTER MILAN
Cruz (7e)
2-2
C. Lucarelli (54e, 68e)
2-2
De Rosa (45e+4)
Paredes (90e + 2)
SAMPDORIA
LAZIO ROME
MESSINE
Di Napoli (80e s.p., 90e +6 s.p.)
PALERME
Barone (42e)
Caracciolo (79e)
1-1
Kutuzov (30e)
Classement
Pts J. G. N. P. p. c. Diff.
Bayern Munich . 50 19 16 2 1 39 13 +26
Werder Brême . 42 19 13 3 3 51 23 +28
Hambourg ......... 41 19 12 5 2 31 12 +19
Schalke 04 ....... 35 19 9 8 2 22 12 +10
Hertha Berlin .... 28 19 7 7 5 29 26 +3
VfB Stuttgart .... 26 19 5 11 3 21 18 +3
Borussia Dortmund . 25 19 6 7 6 26 26 0
M'Gladbach ... 25 19 6 7 6 25 26 -1
Hanovre .......... 23 19 4 11 4 28 25 +3
Leverkusen .... 22 19 5 7 7 26 28 -2
Eintracht Francfort 22 19 6 4 9 26 30 -4
Wolfsburg ...... 21 19 5 6 8 21 32 -11
Bielefeld ......... 20 19 5 5 9 22 28 -6
Mayence ........ 19 19 5 4 10 30 32 -2
Nuremberg .... 18 19 4 6 9 21 32 -11
Duisburg ........ 16 19 3 7 9 18 33 -15
FC Cologne ... 13 19 3 4 12 26 43 -17
Kaiserslautern .. 13 19 3 4 12 25 48 -23
AS ROME
0-3
HIER
REGGINA
HANOVRE
Comotto (39e)
Mancini (47e, 72e)
Perrotta (77e)
LIVOURNE
M’GLADBACH
2-0
Klimowicz (41e)
Hanke (64e)
1.
2.
3.
4.
5.
6.
7.
8.
9.
10.
11.
12.
13.
14.
15.
16.
17.
18.
ASCOLI
1-1
Bogdani (50e)
Willem II - Roosendaal ........................ 3-1
SAMEDI
HIER
GROUPE B
Ballack (36e)
VENDREDI
CFA 2 (16e journée)
GROUPE A
SAMEDI
LEVERKUSEN
1-0
TRÉVISE
Araujo (63e)
0-0
AC MILAN
Classement
Pts J. G. N. P. p. c. Diff.
- - - - - - - 1. Juventus Turin . 62 23 20 2 1 48 13 +35
2. Inter Milan ....... 54 23 17 3 3 46 16 +30
3. AC Milan ........... 48 23 15 3 5 48 23 +25
4. Fiorentina ......... 47 23 14 5 4 39 22 +17
5. AS Rome ........... 42 23 12 6 5 42 22 +20
6. Livourne ............ 38 23 10 8 5 26 25 +1
7. Chievo ............... 34 23 9 7 7 30 26 +4
8. Lazio Rome ...... 34 23 8 10 5 29 26 +3
9. Sampdoria ........ 33 23 9 6 8 36 30 +6
10. Palerme ............ 27 23 6 9 8 32 37 -5
11. Udinese ............. 26 23 7 5 11 23 33 -10
12. Sienne ............... 25 23 6 7 10 29 38 -9
13. Ascoli ................. 24 23 5 9 9 24 30 -6
14. Reggina ............. 23 23 6 5 12 23 38 -15
15. Messine ............. 22 23 4 10 9 21 31 -10
16. Cagliari .............. 22 23 5 7 11 24 35 -11
17. Parme ................ 21 23 5 6 12 26 42 -16
18. Empoli ............... 19 23 5 4 14 25 43 -18
19. Trévise ............... 14 23 2 8 13 14 31 -17
20. Lecce ................. 13 23 3 4 16 15 39 -24
BUTEURS. – 1. Toni (Fiorentina),
22 buts ; 2. Trezeguet(Juventus Turin),
18 buts ; 3. Totti (AS Rome), 13 buts ;
4. Tavano (Empoli) ; Adriano (Inter
Milan) ; C. Lucarelli (Livourne) ; Chevtchenko, Gilardino (AC Milan), 12 buts ;
9. Suazo (Cagliari), 11 buts ; 10. Chiesa
(Sienne), 10 buts ; 11. Pellissier (Chievo
Vérone) ; Di Napoli (Messine) ; Bonazzoli
(Sampdoria), 9 buts ; 14. Cruz (Inter
Milan) ; T. Rocchi (Lazio Rome), 8 buts ;
16. Del Piero (Juventus Turin) ; Kakà
(AC Milan) ; Caracciolo (Palerme) ; Cozza
(Reggina) ; Mancini (AS Rome) ; Flachi
(Sampdoria) ; Bogdani (Sienne), 7 buts ;
23. Martins (Inter Milan) ; Corradi
(Parme) ; Diana (Sampdoria) ; Locatelli
(Sienne), 6 buts.
PROCHAINE JOURNÉE. – Mercredi :
Ascoli - Livourne, Chievo Vérone - Sampdoria, Fiorentina - Inter Milan, Juventus
Turin - Parme, Lecce - Empoli, Messine Sienne, AC Milan - Trévise, Palerme Lazio Rome, AS Rome - Cagliari, Udinese - Reggina.
LE WEEK-END EUROPÉEN
ITALIE
J INTER MILAN - CHIEVO VÉRONE :
1-0 (1-0)
But : Cruz (7e). Avertissements. - Inter
Milan : I. Cordoba (10e), Burdisso (61e) ;
Chievo Vérone : D’Anna (7e).
INTER MILAN : Julio César - J. Zanetti
(cap.),I. Cordoba, Samuel, Burdisso - Figo,
Veron, Stankovic, Kily Gonzalez (Cambiasso, 76e) - Cruz, Adriano. Entraîneur :
R. Mancini.
J JUVENTUS TURIN - UDINESE : 1-0
(0-0)
But : Del Piero (70e). Avertissements. Juventus Turin : Giannichedda (80e) ; Udinese : Muntari (35e et 36e), Vidigal (39e).
Expulsion. - Udinese : Muntari (36e).
JUVENTUS TURIN : Buffon - Zambrotta,Thuram (cap.), F. Cannavaro, Balzaretti - Nedved, Camoranesi (Del Piero,
57e), Emerson, Mutu (Giannichedda,
76e) - Trezeguet, Ibrahimovic. Entraîneur : F. Capello.
J LAZIO ROME - AC MILAN : 0-0
Avertissements. – Lazio Rome : Oddo
(57e) ; AC Milan : Kaladze (33e).
AC MILAN : Dida – Stam (Cafu, 79e),
Nesta, Kaladze, Serginho – Gattuso, Pirlo,
Seedorf (Jankulovski,83e) – Kaka – Chevtchenko (cap.), Gilardino. Entraîneur :
C. Ancelotti.
I SUISSE (Coupe, quarts de finale).
– SAMEDI : Locarno (D 2) - SION (D 2),
0-1 ; HIER : Aarau - FC ZURICH, 1-1 (2-3
aux t.a.b.) ; Lugano (D 2) - YOUNG BOYS
BERNE, 1-2 ; Servette Genève (D 3) - WINTERTHUR (D 2), 1-3 a.p. Les demi-finales
auront lieu jeudi 9 et jeudi 17 mars, la
finale lundi 17 avril.
I ADEBAYOR DE RETOUR À MONACO ! – Buteur
pour son premier match avec Arsenal samedi à
Birmingham (2-0), Emmanuel Adebayor était de
passage hier après-midi à La Turbie, sous le regard
pour le moins interloqué de Jean-Luc Ettori, le
directeur sportif de l’ASM, pas du tout au courant de
cette visite surprise. Parti en très mauvais termes
avec les dirigeants monégasques et Francesco
Guidolin, le Togolais était venu « récupérer quelques
affaires » et saluer ses anciens coéquipiers. « Je
souhaite le meilleur à Monaco », a-t-il indiqué avant
de s’éclipser. – S. K.
I COLMAR : MONACO S’INTERROGE. – Le report
du match de CFA 2 Colmar-Auxerre C, prévu samedi
pour cause de gel, n’a bien sûr pas échappé à l’AS
Monaco, qui a été éliminé sur la pelouse gelée du
club alsacien mercredi en Coupe de France (0-1 a.p.).
« C’est difficilement compréhensible, notait hier
Jean-Luc Ettori, le directeur sportif de l’ASM. On peut
jouer en Coupe et pas en Championnat trois jours
plus tard ? C’est une vraie mascarade. » Francesco
Guidolin, l’entraîneur monégasque, extrêmement
remonté par cette élimination qu’il vit comme une
« injustice », a préféré ne pas s’exprimer hier. – S. K.
LUNDI 6 FÉVRIER 2006
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
Rouge
HIER
SAMEDI
BAYERN MUNICH
Bleu
HIER
ITALIE (23e journée)
Jaune
HIER
ALLEMAGNE (19e journée)
Noir
Bleu
Noir
ISTRES : Riou – S. Pérez, Bilica, Savry ou Gnohéré, Dumolin (cap.) – Maurel, Bakour,
Cavalli, M’Futi ou L. Malouda – Bochu, Viale. Remplaçants : Legrand (g.), L. Malouda
ou M’Futi, Mohellebi, Gnohéré ou Savry, Leugueun ou Hamed ou Cid. Entraîneur :
J.-L. Gasset.
LORIENT : Audard (cap.) – Boutruche, Marchal, Genton, Morel – Ziani, Ewolo, Guel,
Pedron – Bourhani, Audel. Remplaçants : Salin (g.), Recorbet, Marveaux, Moullec,
N’Guema. Entraîneur : C. Gourcuff.
Arbitre : M. Grégoire.
Croix-de-Savoie- Raon-l’Étape ...... 0-0
Toulon- EntenteSSG ....................... 0-0
Châtellerault- Boulogne-sur-Mer .. 2-3
Vannes- Cannes ............................. 2-1
Pau - Tours ...................................... 0-0
Angers- Louhans-Cuiseaux ........... 1-2
Nîmes- Bayonne ............................. 5-1
Libourne-St-Seurin- Cherbourg ..... 4-0
Moulins-Niorta été reporté en raison du
gel.
PROCHAINE JOURNÉE. – Vendredi
10 février, 20 heures : GFCO Ajaccio - Châtellerault, Cannes-Nîmes ;
Samedi 11 février, 18 heures :
Raon-l’Étape - Libourne-Saint-Seurin,
Entente SSG - Angers ; 19 h 30 :
Bayonne-Toulon ; 20 heures : Boulogne-sur-Mer - Moulins, Niort - Croixde-Savoie, Tours-Romorantin, Louhans-Cuiseaux - Pau, CherbourgVannes.
ÉTRANGER
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Bleu
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FOOTBALL COUPE D’AFRIQUE DES NATIONS
Une victoire et un déclic ?
Les Ivoiriens estiment que leur qualification contre le Cameroun va finir de les décomplexer.
LE CAIRE –
de notre envoyé spécial
LA NUIT EST DÉJÀ TOMBÉE sur Le
Caire depuis une éternité. Aruna
Dindane et Kolo Touré, les quasi
frères, causent dans un coin de leur
hôtel longtemps après la qualification
de la Côte d’Ivoire contre le Cameroun
(1-1, 12-11 aux t.a.b.). Jean-Jacques
Tizié fait et refait cette invraisemblable épreuve de tirs au but. Il parle
de sa blessure à une cuisse qui l’empêcha souvent de se lancer, de cet arbitre
tatillon prêt à le réprimander au
moindre mouvement et du premier
but de sa carrière. Son énorme sourire
teinté de timidité surpasse la force de
ses mots, sa sérénité rejaillit. Abdoulaye Meïte, Cyril Domoraud ou Bonaventure Kalou, tous remplaçants
dimanche, prolongent ce sentiment
de plénitude dans des discussions
amicales.
Henri Michel, le sélectionneur,
savoure plus encore ces instants-là, il
apostrophe les journalistes avec ses
phrases à lui, souvent rudes, peut-être
blessantes, jamais, au fond, vraiment
méchantes. Il y a derrière ces saillies
comme une volonté d’exister dans son
propre pays, oublieux à ses yeux de
son apport, d’en finir avec des commentaires qu’il juge immérités,
presque désobligeants en France.
« J’ai tellement entendu de choses
après la défaite contre le Cameroun à
Abidjan (2-3). Et puis, depuis le début,
vous ne parlez que de savoir si j’allais
être viré ou non. Est-ce que c’est normal ? » Son comportement dit surtout
un profond soulagement. Michel sera
logiquement en Allemagne en juin
avec un groupe qui a peut-être réussi
contre le Cameroun à s’enlever du
poids d’un complexe.
Battus deux fois en éliminatoires par
les Lions indomptables (0-2, 2-3), les
Éléphants jouaient gros dans ce faceà-face aux allures de thérapie. Sou-
vent considérés comme friables
défensivement et mentalement, les
Ivoiriens ont su gérer ces paramètres.
Une première victoire sur eux-mêmes.
Tizié :
« C’était important
pour le pays »
« Ce match, c’est comme une passation de pouvoir, explique ainsi Meïte.
Les gens ont beaucoup parlé sur nous,
on avait à cœur de prouver que nous
méritions de vaincre, d’aller en Allemagne. C’était comme une bête noire.
On a été costauds défensivement.
Pour moi, c’était à peu près une
finale. » Tizié pense même qu’une
tendance s’est inversée : « Ça commençait à devenir comme un complexe. Les Camerounais prenaient le
dessus sur nous tout le temps et c’était
difficile à digérer. Mentalement, ça va
être le déclic. Depuis le début, on
attendait ça. On a montré que nous
avions une grande force morale. Nous
aurons une assurance totale pour la
suite. On va voir la véritable équipe de
Côte d’Ivoire. Et c’était important pour
le pays car les gens n’ont que le foot
là-bas en ce moment. »
Ce raisonnement parsème le discours
ambiant. De ce succès pourrait naître
une autre Côte d’Ivoire, plus joueuse,
plus sûre d’elle. Kolo Touré : « Ça va
nous faire vachement de bien mentalement. Même si le match n’a pas été
d’une grande qualité, c’est bon pour le
moral. On a bien travaillé, car on
savait ce qu’on avait à faire. Mais on
sait qu’on n’a franchi qu’une étape. »
Michel leur a très vite rappelé dans un
vestiaire surchauffé les réalités de la
compétition. La Coupe d’Afrique ne
s’arrête pas au duel avec le Cameroun.
Elle ne fait peut-être que débuter pour
le dernier représentant africain en
Coupe du monde encore en course en
Égypte…
HERVÉ PENOT
I ARUNA EST RENTRÉ DÉFINITIVEMENT EN FRANCE. – L’attaquant ivoirien Aruna Dindane a quitté définitivement ses coéquipiers hier matin malgré la
qualification de son pays pour les demi-finales de la CAN. Le Lensois, blessé à un
mollet, est rentré en France, deux jours seulement après avoir rejoint sa sélection,
qu’il avait déjà dû quitter une première fois en raison du décès de sa petite fille.
« Ç’aurait été trop dur de rester avec mes coéquipiers sans pouvoir jouer, a expliqué Aruna, et je ne pouvais pas prendre de risques. J’ai donc préféré rentrer. » – H. P.
AGENDA
DEMAIN
LES DEMI-FINALES
DEMAIN
15 HEURES (14 HEURES, HEURE FRANÇAISE)
Côte d’Ivoire - Nigeria
à Alexandrie, stade Haras el-Hedood (Eurosport)
19 HEURES (18 HEURES, HEURE FRANÇAISE)
21 HEURES
Monaco - Nice (France 2)
MERCREDI 8 FÉVRIER
I LIGUE 1 (26e journée,
matches décalés)
Voir page 10.
I COUPE DE FRANCE
11 H 30
Tirage au sort des huitièmes de finale
(mardi 21 et mercredi 22 mars) dans
l’émission Téléfoot sur TF1, effectué par
Bernard Laporte.
Rouge
Jaune
LUNDI 6 FÉVRIER 2006
PAGE 13
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
Rouge
16 HEURES
Nancy - Le Mans (France 3)
JEUDI 9 FÉVRIER
I LIGUE 2 (25e journée,
match avancé)
Voir page 12.
VENDREDI 10 FÉVRIER
I LIGUE 1 (26e journée)
Voir page 10.
I NATIONAL (23e journée, suite)
Voir page 12.
I COUPE DE FRANCE (16es de finale,
matches en retard)
15 HEURES
Sainte-Geneviève (CFA) - Calais (CFA)
18 HEURES
AS Vitré (CFA) - Longuenesse (PH)
DIMANCHE 12 FÉVRIER
Bleu
I LIGUE 1 (24e journée,
match en retard)
Voir page 10.
I COUPE DE LA LIGUE (demi-finale)
I LIGUE 2 (25e journée, suite)
Voir page 12.
I NATIONAL (23e journée,
matches avancés)
Voir page 12.
SAMEDI 11 FÉVRIER
Jaune
BUTEURS.– 1. Eto’o (Cameroun) ; Feindouno (Guinée), Santos (Tunisie), 4 buts ; 4. Flavio Amado (Angola) ; Ahmed Hassan, Moteb (Égypte), 3 buts ; 7. Meyong (Cameroun) ;
Drogba (Côte d’Ivoire) ; Abo Treka (Égypte) ; O. Bangoura, K. Diawara (Guinée) ; Martins
(Nigeria) ; H. Camara (Sénégal), 2 buts, etc.
I COUPE DE LA LIGUE (demi-finale)
I CHAMPIONNAT D’EUROPE
ESPOIRS 2006
12 HEURES
(13 HEURES, HEURE FRANÇAISE)
À Porto, tirage au sort de la phase finale,
au Portugal (23 mai - 4 juin), avec
la France.
APRÈS PLUSIEURS décennies pastégée par le gardien devenu nain,
sées à suivre du football, on peut, je
succède la sensation que le but rapesuppose, avouer parfois quelque lastisse à mesure que le tireur s’en
situde. Pour peu que l’on n’ait jamais
approche. Hormis ces deux-là, tous
eu une âme de supporter, que l’on se
les autres sont spectateurs. Pas seupassionne modérément pour les
lement ceux dont c’est le statut habirumeurs de transferts, que l’on soit
tuel, mais aussi les équipiers et les
rarement captivé par les discours des
hommes du banc, plus désarmés et
vedettes et qu’on trouve souvent
exclus que jamais. Réunis dans le
attristantes les us du milieu, reste
rond central où passent et se
heureusement l’attachement au jeu,
confrontent tous les sentiments, les
lequel ne se sort pas si mal de la
compagnons du tireur rejoignent
modernité. Il en faut pourtant plus
leurs supporters tétanisés dans les
pour entretenir la flamme, d’un
travées, les téléspectateurs vissés
match à l’autre.
dans leur fauteuil dans le rôle subalterne et essentiel de témoins.
Il faut croire qu’il existe quelque
Cette épreuve est une affaire de
chose de plus fort auquel on ne
regards. Comme les duels entre un
désespère jamais d’assister lors du
bon, une brute, un truand. On scrute
match d’après, une péripétie, une
l’expression des visages, enfermés
extravagance, une rareté propre à
dans une quête de conviction intime,
redonner aussitôt confiance dans
ou perdus dans une vaste tempête
l’avenir du jeu. C’est cet imprévisible
d’émotions. Des yeux se plantent
miracle qui fait le prix de l’attente.
dans le ciel ou plongent dans le creux
Samedi, en sautant d’Eurosport
de mains jointes. Le verdict sera ausà Canal en un aller-retour Paris si religieux que technique et tous les
Le Caire, on a pu vivre quelques-uns
signes sont bons à prendre qui perde ces instants revivifiants, allant
suadent qu’on a
crescendo dans
Dieu dans son
l’émotion : une
CHRONIQUE
camp. Regards
série de tirs au but
d’hommes se
entre Nigeria et
sachant regardés, aussi, par pluTunisie, un dernier quart d’heure
sieurs millions de spectateurs scrucomme le Parc n’en a pas connu
tant un battement de cils, épiant une
depuis longtemps, enfin, le magnicontraction nerveuse de maxillaires,
fique épilogue de Côte d’Ivoire pronostiquant la réussite ou l’échec
Cameroun.
du tir à venir à partir d’un signe de
Les tirs au but, ce n’est plus tout à fait
tête ou d’une démarche jugée hésidu foot, mais ils sont un concentré de
tante ou assurée.
toutes les émotions, l’incertitude
On finit par prendre le parti d’un des
étant portée au paroxysme. Ce n’est
deux camps, pour la bonne mine de
plus un jeu collectif mais un face à
celui-ci ou contre l’arrogance de
face individuel qui va conditionner le
celui-là. Mais, au spectacle de cette
destin de deux équipes. C’est une
remarquable leçon de maîtrise de la
suite de duels, à la vie, à la mort,
technique et des émotions, on vouentre adversaires qui ne disposent
drait qu’il n’y ait pas de vaincu, tout
pas des mêmes armes. Comme au
en sachant qu’il en faudra un.
cirque antique où l’épée et le bouPourquoi faut-il que ce soit Eto’o qui
clier du mirmillon s’opposaient au
déchire ce moment de perfection ?
trident et au filet du rétiaire, s’affronPourquoi est-ce si souvent le joueur
tent le tireur qui décide de tout, de la
majeur, l’emblème, le meneur qui
force, de la puissance et de la direcrate le point décisif, en envoyant le
tion du ballon, et le gardien qui n’a
ballon dans les étoiles ? Ce sont ausque ses mains, son œil, ses réflexes
si des questions sans réponse
et – peut-être – un mystérieux sens
comme celle-ci qui font qu’on regarsupplémentaire.
dera, une fois de plus, le prochain
L’apparente disparité des forces et
match. En espérant cependant que
des moyens puis le renversement de
ces miracles inoubliables ne soient
cette sensation d’inégalité en faveur
pas trop fréquents, pour conserver le
de la victime désignée accentuent
prix de la rareté.
l’intensité du drame. À l’impression
DIDIER BRAUN
d’immensité que donne la cage pro-
Noir
Bleu
Noir
Égypte - Sénégal
au Caire, stade international (Eurosport)
LE CAIRE. – Didier Drogba prend le dessus sur le capitaine
camerounais, Rigobert Song, sous les yeux de Saidou
Alioum et Baky Koné (à droite) : comme le symbole d’un
quart de finale qui fera date dans l’histoire du foot ivoirien.
(Photo Michel Deschamps)
Le prix
de la rareté
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Bleu
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TENNIS OPEN GAZ DE FRANCE (WTA Tour, indoor)
En attendant Mauresmo
La championne d’Australie se fait une joie de retrouver son public alors que Pierce et les autres Françaises ne demandent qu’à briller.
DEPUIS QU’ELLE est rentrée d’Australie, Amélie Mauresmo a enchaîné les
réceptions, soit intime avec ses
proches, soit amicale en partageant
une coupe de champagne avec les
membres de son club, le TC Paris, soit
officielle comme samedi soir lors du
dîner de gala organisé par la Fédération
française de tennis dont les dirigeants
étaient réunis en assemblée générale.
Et puis hier, sur le coup de midi et demi,
Mauresmo était cette fois au stade
Pierre-de-Coubertin, entourée de Mary
Pierce, Nathalie Dechy, Tatiana Golovin et Nadia Petrova, pour participer au
tirage au sort du tableau de l’Open Gaz
de France qui débute aujourd’hui. Au
cours de cette semaine agitée, la numéro 2 mondiale a tout de même trouvé
un peu de temps pour taper dans la
balle. « J’y vais tout doux, disait-elle
vendredi soir au TCP. Je suis encore
dans le potage, même si j’ai dormi
douze heures la nuit dernière, mais ça
ira mieux dans quelques jours. »
Ses petits soucis de récupération mis à
part, Mauresmo se fait une joie de
retrouver le public de Coubertin qu’elle
adore et qui l’adore. Les retrouvailles
promettent d’être explosives dans ce
stade de modestes dimensions où les
chœurs résonnent sous la verrière et
qui présente l’avantage pour les spectateurs de se trouver collés au court,
tout proches de l’action. Tête de
série no 1, Mauresmo est exempte du
premier tour comme les trois joueuses
qui la suivent : Mary Pierce (no 2),
Nadia Petrova (no 3) et Patty Schnyder
(no 4). Cela signifie que sa première
apparition ne sera pas programmée
avant mercredi ou jeudi. Mais d’ici là, il
y aura de l’action, grâce à la présence
de toutes les meilleures Françaises,
ainsi que de Elena Dementieva qui
vient de gagner à Tokyo, Dinara Safina,
la tenante du titre, Flavia Pennetta,
l’Italienne en gros progrès, ou l’excellente joueuse indienne, véritable star
dans son pays, Sania Mirza. Ces deux
dernières joueuses se rencontreront
d’ailleurs au premier tour.
Mais le match qui devrait d’entrée faire
le plus d’étincelles est celui qui opposera Nathalie Dechy à Marion Bartoli. Il y
a un an, Dechy débarquait d’Australie
auréolée d’une place de demi-finaliste
du premier tournoi du Grand Chelem
de la saison, mais elle était tombée à
Paris au deuxième tour sur une Bartoli
particulièrement incisive. Cette année,
le début de saison de Dechy a été nettement moins brillant à cause d’une tendinite au genou. La semaine dernière,
elle s’est fait éliminer par Martina Hingis à Tokyo à l’issue d’un match acharné qui lui a permis de reprendre
confiance. « Je n’ai plus du tout mal au
genou et j’ai retiré plein de choses positives de mon match contre Martina,
assurait Dechy. J’espère donc que je
serai en mesure de prendre ma
revanche sur Marion que je n’ai pas
rencontrée depuis un an. Pour l’instant,
je ne me fais pas de soucis sur mon
début d’année difficile car la saison est
très longue et il peut se passer beaucoup de choses. »
Autre joueuse en quête de victoires,
Tatiana Golovin espère réussir aussi
bien à l’Open Gaz de France 2006 qu’en
2004 et 2005 (demi-finaliste) pour effa-
SIM
SI
MPLE
P FEM
MM
M
MEESS
cer ses deux défaites en deux tournois,
à Melbourne et Tokyo. « Mon début de
saison a été plutôt frustrant. À Paris, je
n’ai que de bons souvenirs, alors
j’espère profiter de ce tournoi pour
retrouver le vrai rythme de la compétition », déclarait-elle.
Marion Bartoli, de son côté, a vite trouvé le rythme et la confiance en remportant son premier tournoi sur le circuit
WTA, début janvier, à Auckland. « Je
pense avoir joué à mon meilleur niveau
ces dernières semaines, j’espère que ça
va continuer. » Enfin, après avoir évoqué les retrouvailles de Mauresmo avec
le public parisien, il faut aussi parler de
ceux de Mary Pierce, qui revient à Coubertin avec le dossard de tête de série
no 2. Personne n’a oublié ses remarquables performances de l’année dernière avec une finale à Roland-Garros,
une autre à l’US Open et une troisième
au Masters. Aujourd’hui sixième mondiale après avoir occupé la cinquième
place en fin de saison dernière, Pierce
compte bien continuer sur le chemin
qui peut la mener à la première place
mondiale d’ici à Roland-Garros et faire
oublier sa défaite devant Amélie Mauresmo au deuxième tour de l’Open Gaz
de France 2005.
PROGRAMME
A u j o u r d ’ h u i , à p a r t ir d e
12 heures. – Tour qualificatif :
Parmentier-Pironkova (BUL) ; PinLisjak (CRO) ; Brémond-Arvidsson
(SUE).
Pas avant 17 heures. – Premier
tour : Foretz-Grönefeld (ALL) ;
Loit-Vinvi (ITA) ; Safina (RUS) - Chakvetadze (RUS).
Après avoir fêté sa victoire
à l’Open d’Australie,
Amélie Mauresmo a repris
la raquette jeudi dernier
afin de soigner ses
retrouvailles avec le public
parisien à l’Open Gaz
de France dont elle est tête
de série no 1.
(Photo Nicolas Luttiau)
TOKYO (WTA Tour, indoor)
Hingis dépassée
ALAIN DEFLASSIEUX
1/8
1 MAURES
M
MAURESM
M O (22)
7
3
6
5
4
8
2
- Byyee
: MAURESMO
QQuuualifié
alifiée
- Doouuchevinaa ((RUS, 50)
5
:
Razzano
Ra
azzano ((442
42)
- Peeschke (RT
RTTC,
TC, 37)
:
SAFINA (RUS,
RUS 17)
- Chakvetadze
dzee ((RUS
(RUS,, 35)) :
PETROVA (RUS, 7)
- Bye
: PETROVA
Smashnova (ISR, 48)
- Qualifiée
:
Golovin (24)
- Domachowska (POL, 63) :
PENNETTA (ITA, 16)
- Mirza (IND, 34)
:
DEMENTIEVA (RUS, 9) - Qualifiée
:
Bartoli (27)
- Dechy (21)
:
Safarova (RTC, 33)
- Qualifiée
:
SCHNYDER (SUI, 8, w.c.) - Bye
: SCHNYDER
GRÖNEFELD (ALL, 19)
- Foretz (90, w.c.)
:
Vinci (ITA, 40)
- Loit (69, w.c.)
:
Medina Garrigues (ESP, 25) - Qualifiée
:
PIERCE (6)
- Bye
: PIERCE
(entre parenthèses, la nationalité et le classement WTA ; w.c. : wild-card)
COUPE DAVIS
- © Médiathèque Gaz de France / Corinne Dubreuil - Gaz de France SA au capital de 983 871 988 € - 542 107 651 RCS Paris
Nadal du bon pied
Le « nouveau
Nadal »
TARBES –
L’édition 2006 des Petits As n’a
rajeuni personne puisque les
entraîneurs de deux des finalistes
sont d’anciens participants… Chez
les filles, la grande Canadienne
Gabriela Dabrowski (13 ans, déjà
1,70 m) a laissé parler son sens du
jeu supérieur, s’imposant sous le
regard de celle qui l’entraîne à
Ottawa, mais seulement six heures
par semaine (!), Sonya Jeyaseelan.
Cette joueuse de vingt-neuf ans,
demi-finaliste des Petits As 1990
contre Lindsay Davenport.
Stéphane Huet, huitième-finaliste à
Tarbes en 1985, travaille à
l’Académie Mouratoglou où il
entraîne notamment Sebastian Lavie.
Ce Néo-Zélandais de treize ans a
surpris à Tarbes en atteignant la
finale. Il a fini par tomber hier
devant Carlos Boluda, le prometteur
Espagnol de douze ans, annoncé
comme le « nouveau Nadal » .
– J. Re.
FINALES. – Filles : Dabrowski (CAN)
b. Marenko (RUS), 6-3, 6-4.
Garçons : Boluda (ESP) b. Lavie
(NZL), 7-6 (7-3), 6-3.
I TAUZIAT ENTRAÎNEUR. – Alors
que l’équipe de France de Coupe
Davis s’entraînait avant-hier à
Roland-Garros, on vit Nathalie
Tauziat remonter des courts couverts
du CNE en présence de Stéphanie
Cohen-Aloro. Renseignement pris,
l’ancienne finaliste de Wimbledon
(1998), qui a pris sa retraite en
2002, va bien s’occuper désormais
de la joueuse parisienne. Tombée à
la 122e place du classement WTA,
cette dernière se voit offrir un appui
prestigieux. À trente-huit ans,
Nathalie Tauziat entame sa première
expérience de coaching sur le circuit.
– P. Co.
I GAUDIO DANS LE DOUTE. –
Gaston Gaudio devrait déclarer
forfait pour le match
Argentine-Suède de Coupe Davis. Le
« chat » a en effet rapporté de sa
défaite au second tour du tournoi de
Viña del Mar une tendinite à l’épaule
droite. Selon son entraîneur, Franco
Davin, cela fait longtemps que
Gaston a mal à l’épaule. En Australie
déjà, la douleur s’était diffusée
jusqu’au cou. Sa participation à la
Coupe Davis semble compromise.
Pour le remplacer, Alberto Mancini,
le capitaine argentin, hésiterait
entre deux noms : José Acasuso et
Guillermo Coria. – A. J.
de notre envoyé spécial
TROIS MOIS ET DEMI sans compétition, c’est à peu près insupportable
pour Rafael Nadal. Le vorace numéro 2
mondial n’a plus disputé de match officiel depuis la finale qu’il avait remportée au Masters Series de Madrid le
23 octobre dernier contre Ivan Ljubicic.
À l’époque, sa tendinite au genou
l’empêcha de mener à terme sa formidable saison 2005 (onze titres, dont
Roland-Garros), le privant de ParisBercy et du Masters.
Samedi soir, Nadal, dix-neuf ans, a disputé un match-exhibition avec Fabrice
Santoro à Tarbes (un set partout, victoire au super tie-break). Le Majorquin
n’ira pas au Bélarus pour la Coupe
Davis le week-end prochain, mais il
s’estime apte à reprendre la compétition dès la semaine suivante, au tournoi de Marseille.
L’essentiel est là : il a réglé ses problèmes de pied. Car, après le genou, ce
fut le pied gauche qui le fit souffrir. Ce
pied, qu’il cassa au tournoi d’Estoril
2004 en jouant contre Richard Gasquet et qui, depuis, le gêne. Seule solution : modifier ses appuis, surtout sur
ses frappes en coup droit. Nadal et son
oncle de coach Toni s’y attellent donc
depuis la reprise de l’entraînement,
mais cela crée des douleurs. Il a fallu
trouver les chaussures et, surtout, les
semelles adaptées à ses pieds. Nadal a
même fait l’aller-retour aux États-Unis
pendant l’Open d’Australie pour permettre une étude biomécanique par
les techniciens de Nike, son équipementier.
À Tarbes, le dauphin de Federer s’est
dit heureux de ses souliers, rassuré et
pressé de renouer avec les matches à
enjeu. « Ça fait à peu près trois
semaines que je m’entraîne normalement, expliqua-t-il. Je serai sans doute
encore un peu court à Marseille.
J’espère retrouver mon niveau à
Dubaï, afin de bien me lancer vers la
tournée américaine (Indian Wells,
Miami). »
Ce retard à l’allumage rend l’Espagnol
prudent sur ses objectifs : « Déjà avant
d’être blessé, j’avais prévenu qu’il
serait compliqué de rééditer en 2006
mon exceptionnelle saison 2005. »
Le bonhomme a déjà suffisamment
surpris son monde pour qu’il faille
s’attendre à le retrouver rapidement
dans les fins de tournoi… – J. Re.
AGENDA
I COUPE DAVIS (10-12 février). – Premier tour : Allemagne-France, à Halle
(Rebound Ace indoor) ; Autriche-Croatie, à Graz (terre battue indoor) ; Argentine-Suède,
à Buenos Aires (terre battue) ; Biélorussie-Espagne,à Minsk (indoor) ; Suisse-Australie,à
Genève (terre battue indoor) ; Pays-Bas - Russie, à Amsterdam (indoor) ; États-Unis Roumanie, à La Jolla (dur) ; Chili-Slovaquie, à Rancagua (terre battue).
I OPEN GAZ DE FRANCE
(voir ci-dessus)
I PATTAYA (THA, WTA Tour, dur, 170 000 $, 5-12 février). – Zvonareva (1) ;
Asagoe (2) ; Castaño (3) ; Peer (4) ; Llagostera Vives (5) ; Zheng Jie (6) ; Nakamura (7) ;
Santangelo (8). Tenante du titre : Martinez (ESP).
RÉSULTATS
I ZAGREB (CRO, ATP, indoor, 302 000 /, 30 janvier-5 février). – Finale : Ljubicic (CRO) b.
Koubek (AUT), 6-3, 6-4.
I DELRAY BEACH (USA, ATP, dur, 380 000 $, 30 janvier-5 février). – Demi-finales : Malisse
(BEL) b. Garcia-Lopez (ESP), 7-6 (7-4), 6-1 ; Haas (ALL) b. Spadea (USA), 6-3, 6-2. Finale :
Haas (ALL) b. Malisse (BEL), 6-3, 3-6, 7-6 (7-5)
I VIÑA DEL MAR (CHL, ATP, terre battue, 380 000 $, 30 janvier-5 février). – Demi-finales :
Acasuso (ARG) b. Ramirez Hidalgo (ESP), 6-2, 6-4 ; Massu (CHL) b. Gonzalez (CHL), 3-6, 7-6
(7-3), 6-4.
I ANDRÉZIEUX (ATP Challenger, indoor, 85 000 /, 30 janvier-5 février). – Finale : Elseneer
(BEL) b. Simon, 4-6, 6-1, 6-4.
I FLORIANOPOLIS (BRE, ATP Challenger, terre battue, 25 000 $, 30 janvier-5 février). – Demifinale : Junqueira (ARG) b. Devilder, 6-2, 4-6, 6-4.
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LUNDI 6 FÉVRIER 2006
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
Rouge
halluciné par ce que je lis dans la
presse. J’affirme que pas un de nous
n’aurait réagi comme Fabrice dans des
conditions similaires. »
« Ma femme est enceinte et doit
accoucher à la fin du mois, sûr que
j’aurais aimé passer le week-end avec
elle », renchérit Sébastien Grosjean.
« J’ai cinq mecs nickel. Je ne pouvais
pas faire une exception pour Fabrice »,
reprenait le capitaine qui ajoutait : « Ils
disent ce qu’ils pensent. Je ne leur ai
rien soufflé. » Le vent de la sincérité
semblait en effet souffler dans les
rangs.
Dans son style dépouillé, c’est Michaël
Llodra qui trouva le mot de la fin : « Je
suis peut-être celui qui est le plus
proche de Fabrice. On a vécu des trucs
extras sur le plan sportif. Mais là, il a
déconné. Et s’il y en a un qui n’a pas le
droit de déconner, c’est lui. » C’est
peut-être là, le nœud du problème.
Santoro a une ardoise en équipe de
France. Il n’a plus le droit de bouger
une oreille. – P.Co.
Bleu
Rouge
EN RÉPONSE aux déclarations de
Fabrice Santoro sur sa non sélection à
la rencontre Allemagne-France de
Coupe Davis la semaine prochaine, la
FFT avait organisé, hier, une conférence de presse à Roland-Garros.
Entouré de ses cinq joueurs (Paul-Henri Mathieu, Arnaud Clément, Michaël
Llodra, Sébastien Grosjean et Richard
Gasquet) le capitaine Guy Forget
exprima en préambule sa surprise sur
les développements de l’affaire.
« Finalement mon seul tort, c’est de lui
avoir tendu la main », dit-il. J’ai essayé
de lui faire comprendre les valeurs qui
sont les nôtres depuis huit ans. Au bout
d’un certain temps, j’ai compris qu’on
n’était pas sur la même longueur
d’ondes. »
Puis Arnaud Clément, le premier, vint à
la rescousse : « Je ne comprends pas
pourquoi Guy doit se justifier. Si
Fabrice avait tant envie de revenir en
équipe de France, pourquoi avait-il pris
cet engagement la semaine précédant
la rencontre de Coupe Davis ? Je suis
Jaune
Bleu
Jaune
“ MON PLUS BEAU DOUBLE,
JE LE JOUE DEPUIS 9 ANS AUX CÔTÉS
DE GAZ DE FRANCE. ”
Soudés avec Forget
Noir
Noir
Partenaire historique du tennis féminin depuis 14 ans, Gaz de France organise l'Open Gaz de France du 4 au
12 février au Stade Coubertin. Ce tournoi, qui a largement contribué au formidable essor du tennis féminin,
accueille tous les ans les meilleures joueuses mondiales. Cette année encore, Gaz de France est fier de partager
ces grands moments d’émotion avec un public toujours plus nombreux et passionné. www.opengazdefrance.com
MARTINA HINGIS n’a pas pesé bien
lourd hier en finale. Laminée par Elena
Dementieva 6-2, 6-0, l’ancienne
numéro 1 mondiale a pris cette claque
avec philosophie : « Il faut croire
qu’Elena était la Russe de trop. Autrefois je devais affronter les deux sœurs
Williams et Davenport. Maintenant il y
a toute une armée de Russes sur votre
route. » Pourtant la veille, elle avait
décapité l’armée rouge en éliminant
sèchement Maria Sharapova en demifinale (6-3, 6-1). Le scénario fut tout
autre contre Dementieva qui la breaka
d’emblée et remporta les neuf derniers
jeux du match, marquant deux fois
plus de points dans la deuxième
manche. « Pas d’excuse, avouait la
perdante. J’ai essayé pas mal de trucs,
mais elle a eu à chaque fois une meilleure réponse. S’il elle joue comme ça
tout le temps, elle devrait gagner des
Grands Chelems. » « Je crois que j’ai
pu utiliser tout mon potentiel, reconnaissait l’intéressée. J’ai pris ma
chance dans l’échange et j’ai également très bien servi. » Cette victoire lui
permet d’obtenir un bilan positif vis-àvis de la prestigieuse joueuse suisse
qu’elle a battue lors de leurs trois dernières rencontres après avoir perdu les
deux premières. Son précédent succès
remontait au tournoi de Filderstadt
(Allemagne) à l’automne 2002, pour
ce qui allait s’avérer le dernier match
d’Hingis avant sa première retraite.
Elena Dementieva décroche aussi dans
l’affaire le premier « Tier 1 » de sa carrière. Car la belle Russe, deux fois finaliste en Grand Chelem (Roland-Garros
et Flushing Meadows en 2004) n’avait
jamais pu s’imposer dans un tournoi
d’un rang supérieur à « Tier 2 » .
La perdante avait aussi le sourire après
une semaine qui l’a vue plus que
jamais se réinstaller dans le circuit. Sa
finale va lui permettre de se hisser à la
52e place mondiale. Pas mal pour une
joueuse non classée au 1er janvier.P.Co.
Dotation : 1 340 000 $
Finale : Dementieva (RUS) b. Hingis (SUI), 6-2,
6-0.
15
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
SKI DE FOND COUPE DU MONDE – 15KM CLASSIQUE
« Je suis surpris »
VINCENT VITTOZ, 3e du 15 km classique de Davos, s’est offert hier le premier podium de sa carrière dans ce style. Inattendu !
Une semaine après être descendu d’un stage en altitude, Vincent Vittoz, 30 ans, a réussi hier un exploit inespéré en classique, style où jusque-là il n’avait jamais fait mieux qu’une
4e place (le 26 novembre dernier en Finlande). Mais à six jours
de son entrée sur les pistes olympiques de Pragelato, avec la
poursuite, le « Cluse » ne veut pas s’emballer. Seulement se
concentrer pour réussir ses trois objectifs, deux en individuel et
le relais par équipes.
« ÊTES-VOUS SURPRIS de cette
3e place en style classique ?
– Oui, surtout que la piste de Davos
n’est pas forcément une piste que
j’affectionne en classique. Certes,
j’avais déjà terminé quatrième dans ce
style, à Kuusamo, mais, pour moi, une
perf’ autour de la 10e place est déjà
super en classique. Je suis surpris car
une semaine après un stage en altitude, c’est toujours très difficile de se
situer.
– Justement, ne craignez-vous
pas d’être prêt trop tôt pour les
qué d’un peu de fraîcheur aux Jeux.
Cette fois, je suis sur ma ligne de
conduite. J’espère que cela paiera.
– Pour vous, le roi du skating,
que signifie un podium en classique ?
– Je n’imaginais pas forcément, un
jour, faire quelque chose comme ça. Ça
me paraissait un peu inaccessible. Ou
alors, c’était peut-être un objectif de
fin de carrière… Maintenant, c’est fait
et c’est bien (il rigole).
– Où s’est jouée la course, selon
vous ?
– Les conditions me correspondaient
bien. La neige était dure, comme je
l’aime, avec un appui assez franc. C’est
vraiment ce qu’il faut pour que j’arrive
à développer mon rendement maximum en classique.
« Hâte d’y être »
– Que peut changer cette performance à l’égard de vos ambitions olympiques ?
– Aux Jeux, j’ai trois objectifs, deux
courses individuelles, le 50 km départ
JO qui débutent, pour vous,
dimanche prochain avec la poursuite ?
– C’est un peu le risque… On verra.
Pour moi, le but c’est de conserver
cette forme pendant trois semaines,
jusqu’aux 50 km (le 26 février). C’est
en tout cas rassurant de savoir que je
suis en forme en vue de la poursuite.
J’ai essayé de ne pas finir trop fatigué
le stage de Montgenèvre car c’était
l’erreur que j’avais commise avant les
JO de Salt Lake en 2002. J’avais voulu
trop en faire en stage et j’avais man-
LES COURSES
PIERRE-MICHEL BONNOT
DUBAÏ DESERT CLASSIC ([EAU], Emirates Golf Club, circuit européen hommes, 1 958 693 /,
2-5 février). – Classement final (par 288) : 1. Woods (USA), 269 (67 + 66 + 67 + 69), vainqueur au 1er trou de play-off ; 2. Els (AFS), 269 (68 + 66 + 68 + 67) ; 3. Green (AUS), 270
(64 + 69 + 69 + 68) ; 4. Hansen (DAN), 271 (68 + 63 + 69 + 71) et Jimenez (ESP), 271
(69 + 67 + 66 + 69) ; 6. Goosen (AFS), 272 (64 + 67 + 70 + 71) ; 7. Clarke (ILN), 273
(68 + 68 + 70 + 67) et Stenson (SUE), 273 (67 + 70 + 68 + 68) ; 9. Canonica (ITA), 274
(69 + 68 + 71 + 66) et Dougherty (ANG), 274 (67 + 66 + 70 + 71) ;... 11. Jacquelin, 275
(68 + 71 + 68 + 68) ; 55. Cévaër, 285 (72 + 71 + 72 + 70).
VOLLEY-BALL PRO A
de notre envoyé spécial
FREDERIK WILLEMS n’a pas à
regretter d’avoir bien flairé le coup
mercredi dernier à Luminy, aux portes
de Marseille. Vainqueur de la première
étape, le Belge de la formation Continental Pro Chocolat Jacques, vingt-six
ans, aura finalement passé quatre
jours plutôt tranquilles, au cours desquels, en compagnie de ses coéquipiers, il s’est contenté de gérer les
débats pour s’offrir, hier, sous le soleil
blafard de Bessèges, sa première
grande victoire au niveau international.
Il faut le savoir : celui qui gagne dès le
premier jour (comme Halgand en
1997, Lefèvre en 1999, Eeckhout en
2001, McEwen en 2002, Baldato en
2003 ou encore Bichot l’an dernier) a
désormais peu de chances de se faire
surprendre par la suite. Willems a donc
tenu, mais ce n’est pas non plus une
surprise. Car, en dépit d’une bonne
volonté générale, notamment de la
part de quelques Français dont Éric
Leblacher ou Stéphane Pétilleau, tous
les deux vainqueurs d’étape, personne
n’a été en mesure de mettre en place
une opération d’envergure pour
mettre à mal la stratégie des Chocolat
Jacques. « L’équipe a parfaitement
sont indispensables pour faire
avancer les choses au niveau des
consciences », a confié De Kergret.
– B. B.
I PÉROUSE CALE AVANT DE
DÉFIER CANNES. – Adversaire de
l’AS Cannes demain au premier tour
aller des play-offs de la Ligue des
champions hommes, Pérouse s’est
incliné hier face à Trente (1-3 :
29-27, 21-25, 24-26, 25-27) lors de
la 18e journée de Serie A 1 italienne.
Le duel européen aura lieu demain à
20 h 30 au palais des Victoires.
L’autre représentant français, Tours,
tenant du titre, se rendra mercredi à
Roeselare, en Belgique (20 h 30).
I GERRANS ET DEIGNAN OPÉRÉS.
– Blessés lors de chutes au Grand
Prix d’Ouverture mardi dernier,
Simon Gerrans et Philip Deignan,
tous deux victimes de fractures de la
clavicule, ont été opérés avec
succès. Les deux coureurs d’AG2R
Prévoyance ont l’espoir de recourir
dans un délai d’un mois à six
semaines. Gerrans, toujours
hospitalisé à Nice, espère être remis
pour honorer sa sélection dans
l’équipe d’Australie aux prochains
PRIVÉ des derniers matches en raison d’un problème de cartilage à un genou,
Stéphane Sapinart, dont la saison est terminée, a opté pour l’opération, qui aura
lieu prochainement à Bordeaux. À l’issue de l’intervention, le capitaine de
Toulouse, actuel sixième de Pro A, sera arrêté pendant six mois, dont deux où il
devra s’abstenir de tout appui sur sa jambe opérée. Le central devrait pouvoir
reprendre le chemin des terrains au début du mois d’août et être opérationnel pour
la saison 2006/2007. Toulouse n’envisage pas pour l’instant de recourir à un joker
médical. Après l’essai non concluant la semaine passée d’un joueur bulgare,
l’équipe dirigée par le Tchèque Josef Smolka va plutôt privilégier la solution
interne en s’appuyant sur la polyvalence de certains joueurs. – C. A.
I DE KERGRET ŒUVRE POUR LES
RESTOS DU CŒUR. – Alors que
Tours, net vainqueur de Montpellier
samedi soir, poursuit son sans-faute
en tête de la Pro A (17 victoires en
17 matches), son capitaine, Loïc De
Kergret, fait aussi parler de lui pour
son action en faveur des Restos du
Cœur. Le passeur du TVB a été
l’initiateur de deux opérations qui
ont rapporté 6 350 euros : une
soupe populaire proposée au public
du match Tours-Paris du 21 janvier
(1 700 euros), suivie en semaine
d’une vente aux enchères
(4 650 euros) à l’occasion d’une
réunion plénière du TVB-Entreprises.
« Des opérations comme celles-là
Vainqueur le premier jour, le Belge de Chocolat Jacques a tenu jusqu’au bout.
Hier, Kirsipuu a remporté sa deuxième étape.
BESSÈGES –
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CHAMBÉRY
GRENOBLE
Clavière (ITA)
30 km
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ATHLÉTISME
ÉTOILE DE BESSÈGES
Willems se fait un nom
I ARMSTRONG-CROW, C’EST FINI.
– Lance Armstrong et la chanteuse
Sheryl Crow ont annoncé
officiellement leur séparation, à
l’issue de deux ans de liaison et cinq
mois de fiançailles. « Après avoir
beaucoup réfléchi, nous avons pris la
très difficile décision de nous
séparer. Nous éprouvons tous deux
un profond amour et respect l’un
pour l’autre et nous demandons que
notre intimité soit respectée
pendant cette période très
difficile », ont-ils indiqué dans un
communiqué. Le couple avait
annoncé ses fiançailles en
septembre, deux mois après que le
Texan avait mis fin à sa carrière sur
une septième victoire dans le Tour
de France. Un mariage en avril avait
même été annoncé.
Sapinart bientôt opéré
LA TORCHE SACRÉE, qui arrivera à
Turin le 9 février, passera tout ce lundi
en France, éclairant notamment Briançon, Grenoble, Chambéry, Albertville
et Chamonix. Ainsi donc, les trois villes
qui ont accueilli en France les JO
d’hiver seront visitées. Une dizaine de
médaillés olympiques français porteront la flamme. Edgar Grospiron, Florence Masnada, Franck Piccard le
feront à Grenoble (voir infographie).
Dans cette cité qui organisa les JO en
1968, Marielle Goitschel allumera la
vasque olympique à 12 h 33. « J’en
suis extrêmement fière. C’est un honneur de porter la flamme. » Ensuite,
Fabrice Guy, champion olympique en
1992 de combiné nordique, tiendra le
flambeau à Chambéry. « Cette flamme
ne peut laisser indifférent. Mon grandpère et mon père l’ont portée lors des
JO 1968. » À Albertville, Gwendal Peizerat, Marina Anissina et Jean-Luc Cretier seront de service. Et Jean-Claude
Killy y allumera la vasque. La journée
s’achèvera à Chamonix, théâtre des
premiers JO d’hiver en 1924. Guy Périllat et Karine Ruby seront les derniers
porteurs de cette flamme, qui retrouvera l’Italie (Courmayeur) demain
matin. – Y. Ri.
répondu durant la semaine, se réjouissait hier le grand Willems. Même
aujourd’hui, lorsque j’ai crevé à
20 kilomètres de l’arrivée, je n’ai
jamais paniqué. »
Voisin d’Éric De Vlaeminck, le multiple
champion du monde cyclo-cross, vainqueur il y a quelques années sous le
maillot du GS 3 de l’équipe Mapei du
Grand Prix Guillaume-Tell et d’une
étape du Triptyque des Monts et Châteaux, deux épreuves de la Coupe du
monde Espoirs, le lauréat de cette
36e édition de l’Étoile de Bessèges était
aux anges. Surtout ému que tout cela
puisse être le début d’une belle aventure. « Il n’y a pas de petits succès,
disait-il. J’ai toujours été un coureur
régulier, mais il me manquait une
grande victoire chez les pros. » Voilà
donc Willems rassuré sur son sort et
prêt, comme il l’avouait, « à tenter
quelque chose au Het Volk »,
la prochaine course inscrite à son
programme.
Kirsipuu engrange
Hier, le Flamand était tout aussi ravi
que Jaan Kirsipuu qui, après sa victoire
d’étape à Saint-Ambroix, s’est de nouveau imposé sans trembler. « Pourtant, je ne tiens pas la grande forme en
ce moment, nuançait l’Estonien du
Crédit Agricole. Je ressens encore
beaucoup de difficultés à suivre le
peloton dans les bosses. Heureusement que l’équipe a fait un gros travail
pour me faire rallier l’arrivée aux
avant-postes. Après, c’était à moi de
faire le travail. » Un ouvrage ronde-
CLASSEMENTS
ÉTOILE DE BESSÈGES (2-1, 1er-5 février). – 5e et dernière étape, Gagnières-Bessèges : 1.
Kirsipuu (EST, Crédit Agricole), les 148,5 km en 3 h 17’48’’ (moy. : 45,046 km/h) ; 2. Bonsergent
(Bretagne-Jean Floc’h) ; 3. Casper (Cofidis) ; 4. Usov (BLR, AG2R Prévoyance) ; 5. Gavazzi (ITA,
Team LPR) ;… 8. Geslin (Bouygues Telecom) ; 23. Willems (BEL, Chocolat Jacques) et tout le
peloton dans le même temps sauf : 100. S. Portal (Crédit Agricole), à 20’’ ; 102. Duret (Bjf), à
1’8’’ ; 104. Charteau (CA), à 2’33’’107. E-B. Bergès (Auber 93), à 3’49’’ ; 109. Marino (CA), m.t.
- 110 classés. Non partant : Cooke (AUS, Unibet.com). Principal abandon : Calzati (AG2r).
Classement final : 1. Willems (BEL, Chocolat Jacques) en 17 h 46’12’’ ; 2. Van Hecke (BEL, Davitamon-Lotto), à 26’’ ; 3. Voeckler (Bouygues Telecom), m.t. ; 4. Blaudzun (DAN, CSC), à 32’’; 5.
Turpin (AG2R Prévoyance) à 36’’ ; 6. Kaggestad (NOR, Crédit Agricole), m.t. ; 7. Vandborg (DAN,
CSC), à 43’’ ; 8. Méderel (Auber 93), à 2’30’’ ; 9. Patour (CA), à 4’6’’ ; 10. Dalibard (BretagneJean Floc’h), à 4’11’’ ;… 21. Syl. Chavanel (Cofidis), à 6’57’’ ; 38. Fédrigo (Btl), à 10’12’’.
Jeux du Commonwealth
(15-26 mars).
I COLOMBO BIENTÔT RETRAITÉ. –
l’Italien Gabriele Colombo,
trente-trois ans, devrait mettre un
terme à sa carrière après Milan-San
Remo (18 mars). « Cette course, c’est
toute ma carrière, explique le
lauréat de la Primavera 1996. Depuis
tout petit, je rêvais de la gagner. »
Présent au Tour du Qatar, le coureur
de Naturino-Sapore di Mare
enchaînera, avant Milan-San Remo,
avec le Tour Méditerranéen et
Tirreno-Adriatico. Il deviendra
ensuite directeur sportif au sein de
sa petite équipe italienne.
I O’GRADY REMOTIVÉ. – Parti de
RÉSULTATS
I TOUR DE LANGKAWI (2 HC [MYS], 3-12 février).– 3e étape, Lumut-Cameron Highlands :
1. Raisin (USA, Crédit Agricole), les 150 km en 4 h 3’55’’ ; 2. George (AFS, équipe nationale),
m.t. ; 3. Lill (AFS), à 17’’ ; 4. McCann (IRL, Giant Asia Racing Team), à 32’’; 5. Missaglia (ITA,
Selle Italia), à 37’’; 6. Lefèvre (Bouygues Telecom), à 2’16’’… 11. Le Boulanger (Btl), à 2’18’’ ;
13.Poilvet (CA), à 2’22’’
Classement général : 1. George (AFS, équipe nationale), en 9 h 47’6’’ ; 2. Missaglia (ITA, Selle
Italia), à 40’’ ; 3. Grajales (COL, Navigators), à 2’22’’ ; 4. Bellotti (ITA, Crédit Agricole) ; 5. Pedraza
(COL, clm) ; 6. Lefèvre (Bouygues Telecom), t.m.t. ; 7. Poilvet (CA), à 2’27’’… 14. Raisin (USA,
CA), à 7’22’’.
AUJOURD’HUI. - 4e étape : Tapah-Kuala Selangor (144,5 km).
I TROPHÉE DE MAJORQUE (1.1, [ESP], 5 février).– 1. Galvez (ESP, Caisse d’Epargne-Iles
Baléares), les 100 km en 2 h 9’17’’ ; 2. Elmiger (SUI, Phonak) ; 3. Haussler (ALL, Gerolsteiner) ; 4.
Benitez (ESP, Grupo Nicolas Mateos) ; 5. K. Fernandez (ESP, Euskaltel)… 9. Bettini (QuickStep) ; 10. Paolini (ITA, Liquigas) ; 19. Mondory (AG2r Prévoyance), t.m.t.
AUJOURD’HUI. – Trophée Alcudia (159 km).
I CYCLO-CROSS-SUPERPRESTIGE (7e manche, Hoogstraten [BEL], 5 février). – 1. Nijs (BEL),
en 1 h 43’’ ; 2. Vervecken (BEL), à 24’’ ; 3. Vanthourenhout (BEL) ; 4. Vannoppen (BEL) ; 5. De
Knegt (HOL), t.m.t.… 17 Gadret, à 2’12’’ ; 24. Bonnand, à 2’54’’ ; 25. Derepas, à 3’4’’.
Classement général (après 7 manches). – 1. Nijs (BEL), 101 points ; 2. De Knegt (HOL), 87 ; 3.
Wellens (BEL), 81 ; 4. Vanthourenhout (BEL), 69 ; 5. Vervecken (BEL), 69… 15. Gadret, 19.
Dernière manche : Vorselaar (BEL), le 18 février.
LUNDI 6 FÉVRIER 2006
ment mené par celui qui a enregistré
en la circonstance la cent vingt-troisième victoire de sa carrière, sa treizième sur cette course et la… septième dans les rues de Bessèges. « Je
ne compte plus, soufflait-il. Je suis simplement très heureux que ma saison
débute ainsi. Ça me fait un peu oublier
2005. J’ai maintenant envie que ça
dure. »
Le succès belge et le doublé estonien
n’ont pas totalement éclipsé la prestation des coureurs français tout au long
de la semaine. Éric Leblacher a remporté de belle manière une étape aux
Salles-du-Gardon, alors que Stéphane
Pétilleau, le coureur de Jean Floc’h,
s’est illustré aux Fumades. Deux belles
victoires auxquelles on peut ajouter la
bonne tenue d’ensemble de jeunes
coureurs, tels que Jean-Luc Delpech,
Sébastien Duret (Jean Floc’h), Mathieu
Drujon, Julien Mazet, (Auber) ou
encore Hubert Dupont (AG2R Prévoyance). Sans oublier la troisième
place sur le podium de Thomas Voeckler, l’ancien Maillot Jaune du Tour.
« J’ai été un peu déçu le premier jour,
disait le coureur de Bouygues Telecom.
Mais, finalement, je ne suis pas
mécontent d’avoir terminé si proche
du premier. »
MANUEL MARTINEZ
Cofidis pour rejoindre la nouvelle
équipe de Giancarlo Ferretti, dont le
projet n’a finalement pas abouti,
Stuart O’Grady a rebondi chez CSC.
« Je suis très motivé. 2004 a été une
année très remplie (vainqueur de la
HEW Cyclassics, de deux étapes au
Dauphiné Libéré et d’une sur le Tour,
champion olympique de l’américaine
avec Brown), au cours de laquelle
j’ai presque réalisé tous mes rêves.
Même si j’ai continué de bien
m’entraîner, c’était dur de me
remotiver et 2005 a été une saison
frustrante », déclare l’Australien,
présélectionné pour le Tour de
France par Bjarne Riis. « Ça a été
une bonne surprise pour moi. Mon
rôle va changer. J’ai déjà disputé
neuf Tours, je peux apporter mon
expérience à l’équipe. Il faudra
rouler pour Ivan Basso, mais je suis
prêt à sacrifier la course au maillot
vert pour être dans l’équipe qui
gagne le Tour. »
I PAS DE GIRO POUR MAZZOLENI.
– Auteur d’un bon Tour d’Italie l’an
dernier sous les couleurs de Lampre,
Eddy Mazzoleni, qui a rejoint la
T-Mobile, ne sera pas au départ
cette fois-ci. L’Italien a accepté ce
sacrifice pour se consacrer à la quête
du Tour de France pour son leader
Jan Ullrich.
« Une décision dure
à prendre »
MURIEL HURTIS, blessée au genou, disputera
vendredi à Eaubonne sa dernière compétition
en salle de l’hiver.
Le 7 janvier à Nice, Muriel Hurtis avait repris la compétition sur 50 m après une
interruption de seize mois due à sa maternité. La championne d’Europe 2002 du
200 m souhaitait alors accomplir une saison en salle complète sur 60 m et gagner
sa place pour les Mondiaux de Moscou (10-12 mars). Le 13 janvier, une douleur au
genou droit l’obligeait à lever le pied à l’entraînement. Le 22 janvier, à Eaubonne,
lors des Championnats d’Île-de-France, elle enchaînait deux 60 m (7’’48 en séries,
7’’47 en finale) qui la laissaient sur sa faim. Vendredi, après le meeting d’Eaubonne, où elle affrontera notamment Christine Arron et Eunice Barber sur 60 m,
Hurtis mettra un terme à son hiver.
« DE QUOI SOUFFREZ-VOUS
exactement ?
– D’après l’échographie de mon
genou droit, le cartilage de la rotule
n’est pas touché. Il pourrait y avoir
quelque chose au niveau du condyle
interne du fémur. Mais sans doute faudra-t-il des examens complémentaires.
– Savez-vous d’où vient cette
blessure ?
– On a des hypothèses, mais aucune
certitude. Le choc contre le tapis à
l’arrivée de ma série du 50 m à Nice a
provoqué des déplacements au niveau
de ma chaîne articulaire. Dans les jours
qui ont suivi, j’ai eu très mal à la cheville et au bas du dos. Il y a peut-être eu
un phénomène de compensation. On a
aussi pensé que c’était peut-être le travail de musculation. À moins que cela
vienne des départs, une phase sur
laquelle on a insisté ces dernières
semaines et où mon genou a peut-être
été trop mis en tension.
– Est-ce la première alerte de ce
type ?
– Non, il y a trois ans, alors que j’étais
en stage à la Guadeloupe, j’avais eu la
même douleur au même genou. J’avais
arrêté de courir car je boitais, et la douleur avait disparu au bout d’une quinzaine de jours en prenant des antiinflammatoires.
– La douleur est-elle permanente ?
– Non. En revanche, j’ai comme une
décharge électrique parfois quand je
me lève, quand je monte un escalier ou
lorsque je fais un faux mouvement.
Lors de mon dernier footing en forêt, je
l’ai sentie dans les côtes ou sur la
réception de l’appui dès que j’allongeais ma foulée. Mais depuis, cela
semble se tasser.
– Le 60 m vous a demandé un
gros travail sur le départ. Si le
200 m avait été au programme
des Mondiaux, l’auriez-vous
privilégié ?
– Oui, sans hésitation.
– Êtes-vous frustrée de stopper
si tôt votre hiver ?
– Complètement. Pour ma reprise, je
voulais me prouver que j’étais capable
d’aller au bout de cette saison hivernale. Cela a été une décision dure à
prendre. Je commençais à faire des
trucs très intéressants à l’entraînement, j’étais mieux au niveau de mes
départs, tout allait bien. Maintenant,
je ne sais pas non plus ce que j’aurais
fait avec tous mes moyens.
– Pourquoi voulez-vous absolument courir à Eaubonne ?
– Je n’ai pas envie de m’arrêter sur ces
7’’47. Mais peut-être que je me lance
dans un mur, car je peux aussi refaire la
même performance. C’est un risque
que je prends. Mais je veux aussi
essayer, pour moi. Je ne veux pas laisser tomber et me dire que j’ai abandonné à la première difficulté.
– D’un point de vue médical, y at-il un risque de courir ?
– Je ne me mets pas en danger. Rien
ne va lâcher, seule la douleur pourrait
augmenter.
– Qu’allez-vous faire pendant
vos trois ou quatre semaines de
repos ?
– Je vais partir au soleil aux Antilles
pour profiter de la famille et me reposer. Car, depuis que j’ai repris l’entraînement fin mai, je n’ai jamais coupé.
De toute façon, j’avais l’intention de
lever le pied après la salle. En fait,
j’avance cette période de repos. Je
reprendrai début mars. Ensuite, avec
Jacques Piasenta, nous partirons en
stage dans les Landes. Et je débuterai
sans doute ma saison estivale un peu
plus tôt. »
HERVÉ GARCIA
RÉSULTATS
I SÉLECTIONS AUSTRALIENNES (Sydney, 2-5 février). – HOMMES. 200 m (v.d. : 1,5 m/s) : 1.
Johnson, 20’’49. 5 000 m : 1. Mottram, 13’47’’54. Perche : 1. Burgess, 5,80 m ; 2. Hooker,
5,75 m ; 3. Markov, 5,70 m. Longueur : 1. Lapierre, 8,12 m (v.f. : 1,7 m/s).
FEMMES. 5 000 m : 1. Wellings, 15’28’’72 ; 2. O’Sullivan, 15’44’’24. Marteau : 1. Billett, 70,72 m.
Tous australiens.
I SEMI-MARATHON DE GRANOLLERS (ESP, 5 février). – HOMMES : 1. Gebreselassie (ETH),
1 h 0’7’’ ; 2. F. Kiprop (KEN), 1 h 0’50’’ ; 3. Chemitei (KEN), 1 h 3’10’’.
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TIGER WOODS n’a rien perdu de sa
soif de vaincre. Vainqueur la semaine
dernière à Torrey Pines, dans la banlieue de San Diego, le grand maître a
traversé le monde d’un coup de jet privé pour doubler la mise hier, au premier trou de play-off, dans les faubourgs de Dubaï, face à Ernie Els. Voila
le numéro un mondial replacé dans
une logique de domination qui n’est
pas sans rappeler sa suprématie du
virage de l’an 2000.
Le plus inquiétant pour la concurrence,
c’est que le Tigre n’a même pas eu
besoin de produire son meilleur jeu
pour exploser Anders Hansen et
Richard Green un moment leaders à
– 19, rendormir Retief Goosen et impatienter Ernie Els.
« Je peux dire que j’ai eu de la chance,
tempéra l’Américain, car, tout au long
de la journée, j’ai arrosé des deux cotés
du fairway. Heureusement que mon
petit jeu ne m’a pas lâché. » Mais la
marque des grands compétiteurs est
de retrouver leur sérénité et l’essence
de leur savoir-faire à l’instant critique.
Par deux fois au départ du 18, il arracha le birdie pour d’abord rejoindre
Ernie Els en play-off, puis dompter
définitivement le « Big Easy ». Encore
assez loin de sa meilleure forme de son
propre aveu, Ernie Els se sera bien battu pour maintenir Woods sous pression, sans parvenir toutefois à garder
assez d’énergie pour décrocher, une
deuxième fois de rang en play-off, la
timbale géante offerte au vainqueur
du Desert Classic.
« Je ne sais pas si j’ai manqué d’énergie sur la fin, mais je ne peux pas me
plaindre. Après tous les problèmes que
j’ai eus avec mon genou (opéré en août
dernier), passer tout près de remporter
le plus gros tournoi de ce début de saison, ça n’est pas si mal. » Il faudra faire
autrement plus pour inquiéter le Tigre
ainsi remonté.
RÉSULTATS
J COUPE DU MONDE HOMMES (Davos [SUI], 05 février). – 15 km classique : 1. Svartedal
(NOR), 37’54’’90 ; 2. Tauber (AUT), à 20’’9 ; 3. Vittoz, à 23’’6 ; 4. Hjelmeset (NOR), à 24’’3 ; 5. M.
Fredriksson (SUE), à 29’’1 ; 6. Angerer (ALL), à 32’’2 ; 7. Estil (NOR), à 34’’9 ; 8. Novikov (RUS), à
35’’9 ; 9. Veerpalu (EST), à 38’’6 ; 10. Bauer (RTC), à 49’’3 ; … 13. Teichmann (ALL), à 53’’4 ;
14. Gaillard, à 54’’4 ; 17. Rousselet, à 1’1’’3 ; 20. Perrillat, à 1’8’’5 ; 32. Sommerfeldt (ALL),
à 1’30’’4.
Coupe du monde 2006 (après 17 épreuves) : 1. Angerer (ALL), 725 pts ; 2. Hetland (NOR), 499 ;
3. Lind (SUE), 463 ; 4. Vittoz, 442 ; … 23. Jonnier, 149 ; 29. Rousselet, 130 ; 52. Darragon,
82 ; 57. Perrillat, 68 ; 60. Gaillard, 65.
J COUPE DU MONDE FEMMES (Davos [SUI], 05 février). – 10 km classique : 1. Kuitunen
(FIN), 27’58’’80 ; 2. Renner (CAN), à 31’’8 ; 3. Majdic (SLV), à 36’’1 ; 4. Scott (CAN), à 43’’1 ; 5.
Shevchenko (UKR), à 46’’5 ; 6. Pedersen (NOR), à 52’’6 ; 7. Tchepalova (RUS), à 1’11’’9 ; 8. Kurkina (RUS), à 1’19’’9 ; 9. Bauer (ALL), à 1’22’’ ; 10. Saarinen (FIN), à 1’25’’1 ; … 26. Bourgeois-Pin, à 2’21’’6 ; 29. Philippot, à 2’30’’6.
Coupe du monde 2006 (après 17 épreuves) : 1. Bjoergen (NOR), 645 pts ; 2. Tchepalova (RUS),
616 ; 3. Scott (CAN), 600 ; … 25. Philippot, 172 ; 40. Perrillat, 98 ; 68. Vina, 18.
Bleu
de notre envoyé spécial
ANNE LADOUCE
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Tiger prince du désert
DUBAÏ –
DAVOS. – À moins d’une semaine de son entrée en lice aux JO avec l’épreuve de poursuite,
Vincent Vittoz apparaît dans une forme olympique.
(Photo Peter Klaunzer/AFP)
CYCLISME
DUBAÏ DESERT CLASSIC (circuit européen hommes)
– Je suis à Davos jusqu’à mercredi
puis direction Pragelato. Je reste à la
même altitude que celle du site olympique pour être bien acclimaté pour
dimanche prochain.
– Êtes-vous impatient d’entrer
en piste ?
– Oui j’ai hâte d’y être et c’est bon
signe ! C’est important d’avoir envie
d’être sur les skis et de courir. Je sais
que la forme est là. Mais il faut savoir
occuper cette semaine du mieux possible. Rester concentré et vigilant. »
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GOLF
– Quel est votre programme
d’ici les JO ?
La France s’enflamme
Chez les hommes comme chez les femmes,
tous les Français au départ hier en Suisse
sont rentrés dans les points.
surtout l’occasion d’effectuer un dernier effort intensif avant les JO. « On
ne savait pas où on en était physiquement par rapport à notre récupération
du stage en altitude, avouait même
Jean-Pierre Burdet, le patron du fond
national. Mais, avec l’expérience, on
commence à savoir la quantité exacte
de travail à effectuer. »
Hier, tous les Français ont été
d’attaque d’entrée, à l’image de leur
chef de file, Vincent Vittoz, déjà 4e au
2e kilomètre. De toute manière, pour
s’offrir son podium en classique,
« Toz » ne devait absolument pas
lâcher les favoris. Un poil moins rapide
que certains en descente, il s’appliqua
à regagner du temps sur les parties de
relance. Malgré cet excellent tir groupé, l’entraîneur des fondeurs, Roberto
Gal, préférait conserver sa ligne de
conduite, digne d’un Guy Roux du
fond : « Aujourd’hui, c’était une belle
journée et on verra bien ce qui se passera dimanche prochain. » – A. La.
marquer certains esprits… On verra !
JEUX OLYMPIQUES
Un magnifique
tir groupé
CELA N’EST PAS encore une habitude, mais les week-ends semblent de
plus en plus souvent historiques pour
la France du ski de fond. Hier, à Davos
pour l’ultime épreuve avant la poursuite des Jeux Olympiques, dimanche
13 février à Pragelato en Italie, quatre
Tricolores (Vittoz, 3e ; Gaillard, 14e ;
Rousselet, 17e et Perrillat, 20e) se sont
glissés dans les 20 premiers du 15 km
classique remporté par le Norvégien
Svartedal. Cette première est d’autant
plus impressionnante qu’elle a été réalisée dans un style qui, voilà peu,
n’était pas le fort français et en présence de tous les ténors du circuit à
l’exception du Russe Rotchev. Les
Françaises complètent ce dimanche en
fanfare puisque, sur 10 km classique,
Élodie Bourgeois-Pin (26e) et Karine
Philippot (29e), terminent également
dans les points.
Une semaine seulement après la fin de
leur stage en altitude à Montgenèvre,
les Bleus n’étaient pas attendus à
pareil honneur. Ce rendez-vous était
en ligne et la poursuite – que j’aborde
toutes les deux avec la même envie
d’être devant –, et le relais. Maintenant, il y a aussi de fortes chances que
je cours le 15 km classique. Ce résultat
d’aujourd’hui (hier) peut être intéressant pour la poursuite. Si j’arrive à plus
m’économiser en classique, j’aurais
peut-être davantage de force sur le
final pour m’exprimer en skating. C’est
la clef de la course. Mais chaque
épreuve est différente et je ne connais
pas encore les conditions de neige.
J’espère seulement qu’elles seront
identiques à celles d’aujourd’hui…
– Pensez-vous, grâce à ce résultat avoir pris un avantage psychologique sur vos adversaires ?
– Forcément, on va m’attendre
encore un peu plus. Mais je ne suis pas
focalisé sur les autres. Ma préoccupation c’est d’arriver en pleine forme et
de gérer cela au mieux. Il faut que je
sois concentré sur ce que j’ai à faire et
que je ne m’occupe pas des autres.
Mais c’est sûr que cela va peut-être
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SKI ALPIN COUPE DU MONDE – SLALOM FEMMES
Kostelic, l’or en tête
JANICA KOSTELIC skiait, hier,
avec 38 oC de fièvre.
La Croate gagne son premier slalom de la saison et fait le plein à la dernière station avant les Jeux.
ON L’ANNONÇAIT chancelante,
grippée, fiévreuse, pas en état de
rivaliser. Ses deux géants minuscules, vendredi (14e) et samedi (non
qualifiée pour la 2e manche), semblaient confirmer le pronostic. Mais
hier, Janica Kostelic est ressuscitée,
comme tant de fois dans le passé.
Elle en a administré la preuve, dans
un slalom conduit à sa main, sur la
pente facile d’Ofterschwang. Où,
après un premier parcours de qualité
et à l’aveugle, dossard no 1, elle a
écrasé le second de tout le poids de
sa classe. « Je préfère ne pas être en
tête à la mi-temps, aime à rappeler la
blonde de Zagreb. J’adore être en
position de chasseuse, on n’a pas la
tentation de calculer, on doit y aller à
fond ! »
Janica a donc vraiment dévalé pied
au plancher sur un tracé final piqué
assez rythmé par l’entraîneur suédois. En s’autorisant des risques
extrêmes mais pas inconsidérés,
compte tenu de sa maîtrise technique, elle qui a sécurisé son slalom à
si haut niveau que ça affole les statistiques : sur les 24 derniers départs
qu’elle a pris en Coupe du monde
depuis le 20 janvier 2002, elle n’a
abandonné que quatre fois et,
surtout, est montée à chaque coup
sur le podium lors des vingt courses
qu’elle a terminées (huit victoires).
Sans oublier qu’au passage elle a
remporté le slalom des Jeux de Salt
Lake et ceux des Mondiaux 2003
puis 2005 ! Pourtant, « miss Slalom » n’avait pas encore gagné dans
la discipline cet hiver, toujours barrée in extremis. Mais là, avec près
d’une seconde et demie d’avance sur
les meilleures du classement provisoire, elle pouvait attendre sereinement au soleil, facétieuse devant les
caméras. Zettel, sans doute parce
qu’elle voulait effacer les doutes de
ses récentes sorties de piste, restait à
distance respectueuse. Et Paerson
ensuite, elle aussi terriblement à
l’attaque, trop, enfourchait en haut
du mur d’arrivée. La géante de Tarnaby enfouissait son visage dans ses
moufles et c’est sa vieille rivale qui,
après avoir posé pour les photographes, se penchait vers elle pour la
consoler. Les deux inséparables, qui
seront tour à tour passées par toutes
les émotions en ce week-end préolympique, avaient une douce
manière de se fixer un terrible rendez-vous dans le Piémont.
OFTERSCHWANG – (ALL)
correspondance spéciale
Pequegnot solide
À moins d’une semaine de la cérémonie d’ouverture des JO 2006 (vendredi), la star des jeux de 2002
(quatre médailles dont trois d’or) a
rappelé à toutes ses rivales, épatées,
que ce n’est pas un simple rhume qui
peut affecter ses performances.
Après avoir remporté, depuis le
retour d’une tournée nord-américaine où elle s’était contentée de
monter très doucement en puissance, un géant en Tchéquie, un
super-G et une descente en Autriche,
un super-combiné en Suisse, voici
donc la fille d’Ante qui rejoint celle
d’Anders sur la plus haute marche de
chaque spécialité à la veille des
échéances majeures. Ce sera bel et
bien le duel à grande échelle annoncé.
Dans la perspective olympique, si
elle ne peut pas lorgner dans les
mêmes longues vues, Laure Pequegnot a, à son étage, engrangé des
sensations et des informations.
N’ayant pas su profiter du petit dossard (le 2) marquant son retour dans
le premier groupe, pour être restée
« en dedans », comme constatait
son entraîneur, Philippe Martin, la
jolie Iséroise n’en a pas moins tiré
« une bonne leçon » : « J’ai été un
peu gentille, j’ai eu du mal à être
« Au-delà
de moi-même ! »
OFTERSCHWANG. – Troisième à l’issue du premier parcours, Janica Kostelic a survolé la seconde manche et
remporté sa première victoire dans la discipline cet hiver.
(Photo Stéphane Mantey)
agressive sur un tracé large où il fallait s’envoyer, mais ensuite, j’ai su
faire la méchante », rigolait la fille
de l’Oisans, pas si mécontente de
son troisième chrono dans l’ultime
parcours. « Maintenant, je n’ai plus
le choix, je dois passer la vitesse
supérieure ! » Ce que Martin traduisait par : « Le discours est clair : Laurette ne va pas aux Jeux pour faire
quatrième ! »
Pequegnot peut s’appuyer sur un
double avantage : elle n’a plus la
pression de la médaille, avec l’argent
déjà conquis en 2002, et sa forme,
reconstruite sur des bases solides,
est ascendante.
Mais, à voir Kostelic faire le clown
sur les marches de la gloire, elle n’est
pas la seule.
PATRICK LAFAYETTE
Coupe du monde
Femmes
2005-2006
- GGéénéral -
(après 27 / 36)
MANUELE LANG
RÉSULTATS
COUPE DU MONDE FEMMES (Ofterschwang [ALL], 05 février). Slalom : 1. Kostelic (CRO),
1’42’’22 ; 2. Zettel (AUT), 1’43’’55 ; 3. Marl. Schild (AUT), 1’43’’67 ; 4. Kirchgasser (AUT),
1’43’’88 ; 5. A. Gerg (ALL), 1’44’’11 ; 6. Poutiainen (FIN), 1’44’’29 ; 7. Ottosson (SUE), 1’44’’40 ;
8. Pequegnot, 1’44’’41 ; 9. Costazza (ITA), 1’44’’59 ; 10. Ceresa (ITA), 1’44’’63 ; 11. Kildow
(USA), 1’44’’77 ; 12. Borssen (SUE), 1’44’’99 ; 13. Stiegler (USA), 1’45’’15 ; 14. Zahrobska (RTC),
1’45’’18 ; 15. Fleiss (CRO), 1’45’’41 ; 16. Chmelar (ALL), 1’45’’43 ; 17. Fischbacher (AUT),
1’45’’54 ; 18. De Leymarie, 1’45’’66 ; 19. Schleper (USA), 1’45’’77 ; 20. Hiroi (JAP), 1’46’’06 ;
21. Jelusic (CRO), 1’46’’08 ; 22. Zuzulova (SLQ), 1’46’’09 ; 23. Bergmann (ALL), 1’46’’19 ; 24.
Raita (FIN), 1’47’’79. – Vingt-quatre classées.
Abandons : Dautherives ; Ertl (ALL) ; Görgl (AUT) ; Mölgg (ITA) ; 1re manche ; Hosp (AUT),
Paerson (SUE), Pietilae-Holmner (SUE), 2e manche. Disqualifiées : Berntsen (NOR), RognmoBakke (NOR) 1re manche ; Hölzl (ALL), 2e manche. Forfaits : Drev (SLV), Ferk (SLV) 1re manche.
1re manche : 1. Paerson, 49’’88 ; 2. Zettel, 49’’99 ; 3. Kostelic, 50’’04 ; 4. Hosp, 50’’19 ; 5.
A. Gerg, 50’’38 ; 6. Marl. Schild, 50’’51 ; 7. Ottosson, 50’’52 ; 8. Poutiainen, 50’’58 ; 9. Kirchgasser, 50’’81 ; 10. Pietilae-Holmner, 51’’16 ; 11. Fleiss, 51’’19 ; 12. Pequegnot, 51’’35 ; 13. Kildow,
51’’36 ; 14. Fischbacher, 51’’39 ; 15. Grand, 51’’41 ; 16. Schleper, 51’’42 ; 17. Chmelar et Costazza, 51’’48 ; 19. Borssen, 51’’50 ; 20. Zuzulova, 51’’63 ; 21. Stiegler, 51’’65 ; 22. Ceresa, 51’’66 ;
23. De Leymarie, 51’’68 ; … 31. Vidal, 52’’33 ; … 44. Vidoni, 53’’04 ; … 47. Aubert, 53’’19 ;
… 55. Mancuso, 1’08’’27.
2e manche : 1. Kostelic, 52’’18 ; 2. Ceresa, 52’’97 ; 3. Pequegnot, 53’’06 ; 4. Kirchgasser,
53’’07 ; 5. Costazza, 53’’11 ; 6. Marl. Schild, 53’’16 ; 7. Zahrobska, 53’’32 ; 8. Kildow, 53’’41 ; 9.
Borssen, 53’’49 ; 10. Stiegler, 53’’50 ; … 16. De Leymarie, 53’’98. Températures : – 6 oC au
départ ; – 6 oC à l’arrivée. Temps ensoleillé. Neige dure.
NATATION
COUPE DU MONDE (petit bassin)
Bousquet, chef du bref
Dans la piscine où il avait subtilisé le record du monde il y a
deux ans, le sprinteur français a régné, hier à New York, sur le 50 m.
C’EST SON TRUC, sa branche de compétence. C’est
aussi son endroit fétiche, celui où il ressent des ondes
positives. Nager un 50 mètres dans la piscine de New
York, celle où il avait, voilà deux ans, capturé le record du
monde, ne sera jamais un moment anodin dans l’esprit de
Frédérick Bousquet. « On m’en a beaucoup parlé dès que
je suis arrivé là-bas, appréciait-il avec son délicieux
accent oncle Sam. Et plein de bons souvenirs sont
revenus. » Mais ça n’a pas duré bien longtemps. Quelconque sur 100 m avant-hier (49’’41, dernier de la finale),
le sprinteur de Marseille n’en finissait plus de maudire sa
stratégie ratée. « Vu le boulot que je fournis en ce
moment, grosses doses de muscu et pas mal de
kilomètres, je m’attendais à une première journée difficile. Mais je m’en veux d’avoir été si frileux. J’aurais dû
m’en tenir à mon idée de faire une course “suicide”, à
fond dès le départ. Comme j’avais peur de ne pas aller
vite, je me suis retenu et quand j’ai voulu accélérer, que
dalle, c’était trop tard. Ça m’a énervé parce que faire un
100 m en 49’’41, ça ne sert à rien. »
Vexé de ce ratage, l’étudiant expatrié a remis les horloges
à la bonne heure, hier, en dominant la course des bolides
sur 50 m en 21’’61, à cinq dixièmes de son scratch
référence. Vice-champion d’Europe de la spécialité en
décembre dernier à Trieste, l’universitaire d’Auburn a
d’un coup retrouvé la bonne humeur. « Ouais, là, c’était
chouette, rigole-t-il. C’était intense, j’ai bien répondu et
je suis même agréablement surpris d’avoir autant de
RÉSULTATS
COUPE DU MONDE (petit bassin, New York,
4-5 février). – Finales.
HOMMES. 50 m : 1. Bousquet, 21’’61 ; 2.
Walker (USA), 21’’69 ; … 6. Sicot, 22’’26.
200 m : 1. Phelps (USA), 1’42’’78 ; 2. Magnini
(ITA), 1’42’’94 ; 3. Rosolino (ITA), 1’44’’11.
1 500 m : 1. Margalis (USA), 14’56’’94. 50 m
dos : 1. Marshall (USA), 23’’39 ; 2. Bal (USA),
23’’51. 200 m dos : 1. Bal (USA), 1’50’’96 ; 2.
Vyatchanin (RUS), 1’52’’07. 100 m brasse :
1. Lisogor (UKR), 58’’49 ; 2. Hansen (USA),
58’’54. 100 m papillon : 1. Serdinov (UKR),
52’’28. 200 m 4 nages : 1. Phelps (USA),
1’55’’28 ; 2. Pereira (BRE), 1’55’’78.
FEMMES. 100 m : 1. Veldhuis (HOL), 53’’59 ;
2. Lillhage (SUE), 54’’52. 400 m : 1. Ziegler
(USA), 4’3’’19. 100 m dos : 1. Hoelzer (USA),
59’’46. 50 m brasse : 1. Kirk (USA), 30’’58 ;
2. Jendrick (USA), 30’’66 ; 3. Baker (NZL),
30’’92. 200 m brasse : 1. Kirk (USA),
2’20’’84 ; 2. Jendrick (USA), 2’24’’93. 50 m
papillon : 1. Alshammar (SUE), 25’’78. 100 m
4 nages : 1. Karpeeva (RUS), 1’2’’08. 400 m
4 nages : 1. Kukors (USA), 4’34’’48.
vitesse en cette période. » Entre le paquet d’examens à la
fac qu’il a sur le feu – « C’est le binz parce que j’ai vachement de cours à rattraper depuis que je suis retourné en
Europe en fin d’année dernière » –, et la charge de travail
que lui réclame ses maîtres nageurs, Bousquet espère
entretenir sa pointe de vitesse jusqu’aux Mondiaux petit
bassin à Shanghai, début avril. D’ici là, il se réservera,
sans doute, une sortie test à l’occasion des Championnats
américains en petit bain, en mars, à Austin.
Il y croiserait alors la route de Michael Phelps. Sans être
bouillant, le sextuple champion olympique, qui porte un
amour très relatif aux baignades en piscine riquiqui, a
donné à New York quelques signes flagrants de son
appétit du moment. Après s’être emparé du record national du 400 m 4 nages samedi (4’3’’99), le sextuple champion olympique a récidivé, hier, en agrippant celui du
200 m (1’42’’78). Pour un caïd de sa trempe, ce n’est bien
sûr pas le Pérou, mais la qualité de la concurrence – il a
devancé les Italiens Filippo Magnini et Massimiliano
Rosolino – relève un peu plus sa perf. « Je savais que
nager une finale avec Filippo et Massi sous-entendait que
vous devez aller très vite pour les battre. J’étais prêt à
ça », assura Phelps. À l’issue de ce week-end de remise à
l’eau, après un semestre de sevrage, la balance penche
tranquillement du bon côté : quatre épreuves nagées,
quatre victoires, deux records nationaux.
FRÉDÉRIC BERNES
Fondateur : Jacques GODDET
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Commission paritaire no 1207I82523 ISSN 0153-1069.
LU
Tirage du dimanche 5 février 2006: 452 408 exemplaires
PAGE 16
LUNDI 6 FÉVRIER 2006
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
Rouge
1. KOSTELIC (CRO), 460 ; 2. Marl. SCHILD
(AUT), 420 ; 3. Zettel (AUT), 310 ; 4. Hosp
(AUT), 247 ; 5. Paerson (SUE), 245 ; 6.
Poutiainen (FIN), 189 ; 7. Pequegnot, 187 ;
… 26. De Leymarie, 42.
Septième et huitième slaloms :
vendredi 10 et samedi 11mars, à Levi (FIN).
qui me séparait de mes quelques
jours de vacances. C’était trop bon !
Je vais passer par la maison, puis
aller prendre le soleil avec mon frère
Ivica sur la côte croate, où j’ai mes
habitudes avant les grands événements.
– Vous ne pensiez pas à la
course ?
– Si, un peu ! C’était un plaisir de
skier la deuxième manche, enfin un
tracé avec de « vrais » virages de
slalom ! Je savais que les filles
avaient des problèmes sur le bas,
qu’il y avait un coup à jouer. J’ai skié
comme je voulais, avec juste
quelques petites fautes logiques.
– Les Jeux ?
– Je me sens bien, très relax… Je
commence juste à y penser. Pas aux
médailles, juste à faire de mon
mieux ! »
Bleu
Rouge
(après 6 / 9)
Le nombre de skieurs, hommes
et femmes,
femmes à avoir gagné dans toutes
les disciplines lors d’une même
saison depuis l’apparition du super-G
au programme de la Coupe du monde.
Marc GIRARDELLI (LUX), 1988-1989 ;
Petra KRONBERGER (ALL), 1990-1991 ;
Bode MILLER (USA), 2004-2005 ;
Anja PAERSON (SUE), 2004-2005
et 2005-2006 ;
Janica KOSTELIC (CRO), 2005-2006.
N.B. : Girardelli (2), Kronberger (1)
et Kostelic (1) ont également remporté
combinés ou super-combiné dans la
saison considérée.
Jaune
Bleu
Jaune
- Slalom -
5
Noir
Noir
1 382
1.
1 121
2. Paerson (SUE)
1 062
3. Dorfmeister (AUT)
729
4. Marl. Schild (AUT)
712
5. Meissnitzer (AUT)
707
6. Hosp (AUT)
707
7. Kildow (USA)
650
8. Zettel (AUT)
615
9. Mancuso (USA)
451
10. Mazé (SLV)
… 25. Jacquemod, 242 ; 30. Montillet,
191 ; 32. Pequegnot, 187.
Prochaine ététape : du vendredi 3 au dimanche
5 mars, à Lillehammer-Hafjell (NOR),
un super-G, un super-combiné et un géant.
« AVEC CETTE VICTOIRE, vous
entrez encore dans l’histoire
(voir infographie)…
– Je voulais vraiment réussir un gros
truc et ce succès en slalom est important parce qu’il me fait entrer dans le
club des « happy few » de la Coupe
du monde… (Elle rit.) Je plaisante !
Je n’y pensais même pas ! Ce sont les
journalistes croates qui m’en ont
parlé à l’arrivée…
– Gagner après deux mauvaises journées en géant, comment est-ce possible ?
– La première manche du deuxième
géant, la veille, avait été vraiment
pénible avec, en plus, des problèmes
de skis. Quand je ne suis pas capable
d’entrer dans les trente premières, ça
veut dire quelque chose ! Cela ne
m’est pas arrivé souvent, c’était la
sixième fois de ma carrière. Ces deux
jours avaient un peu entamé ma
confiance…
– Passer du fond de son lit, mal
fichue, à la piste de slalom n’a
pas dû être chose facile ?
– Samedi, je me suis reposée
comme jamais. J’avais vraiment
besoin de reprendre des forces. Je
n’ai plus d’énergie et je me sens vraiment faible. Il me fallait des heures
de sommeil supplémentaires pour
pouvoir skier avec 38 oC de fièvre.
J’ai encore été capable d’aller audelà de moi-même !
– Comment parvenez-vous à
gérer ces contrariétés physiques ?
– Lorsque j’attendais le départ de la
deuxième manche, je n’avais plus
qu’une chose en tête : cette minute
17
BASKET PRO A (19 journée)
e
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
STRASBOURG - NANCY : 70-62
Champion de la défense 90,5,
LA STAT
Brest ne doit pas chercher bien loin les raisons de sa dernière place au
classement. Avecc 90,5 points encaissés par match, l’Étendard, plus
mauvaise défensee de Pro A (très loin devant les 82,9 pts de Roanne),
affiche
ffi h de
d grosses lacunes. Sur 19 matches joués, les Brestois ont ainsi concédé plus
de 90 points à 11 reprises et pluus de 100 en 4 occasions. Depuis dix ans, seules deux
équipes ont affiché de pires mooyennes sur une saison : Roanne en 2002-2003 avec
91,2 points concédés par match et Besançon en 1995-1996 avec 93,5 points.
Strasbourg a présenté de sérieux arguments défensifs pour dominer la meilleure attaque de Pro A.
STRASBOURG –
de notre envoyé spécial
Paris BR - Chalon.............. 64-76
SAMEDI
Min Pts Tirs 3pts Lf Ro-Rd Pd
Wesson
26 6 3/8 - - 8-7 1
E. Mendy
1 - - - - - R. Greer
31 17 6/12 0/1 5/6 1-3 4
J. Greer
37 12 5/11 2/6 - 0-3 2
Jeanneau
26 8 4/9 0/2 0/1 2-1 3
Giffa
24 11 4/11 3/6 - 1-3 2
S. Jackson
16 3 1/3 1/3 - 1-1 2
Mccord
27 4 2/7 - - 3-1 1
Starosta
12 9 4/5 - 1/2 1-2 TOTAL
200 70 29/66 6/18 6/9 17-21 15
Min Pts Tirs 3pts Lf Ro-Rd Pd
Bailey
28 8 3/10 1/3 1/4 1-1 3
Green
20 2 1/8 0/1 - - 3
Mcclintock
7 1 0/3 - 1/2 1-0 Julian
38 17 6/8 - 5/7 7-10 1
Zianveni
28 9 3/10 0/4 3/6 1-3 2
M. Badiane
8 2 0/1 - 2/4 1-1 Boyette
38 19 8/14 3/5 - 3-1 3
Hayes
33 4 1/4 0/3 2/2 1-3 TOTAL
200 62 22/58 4/16 14/25 15-19 12
70-62 (25-16, 21-16, 16-18, 8-12)
Écarts. - STR : + 15 (28e et 29e)
Spect. : 4 600. Arb. : Gasperin, Vauthier et Bardera
ARNAUD LECOMTE
LE FAIT DU JOUR
Dallas ne perd plus et caracole solidement en tête de la
Division Ouest, au même rythme que ses voisins champions
NBA, les San Antonio Spurs. Les Mavericks (37 v. - 10 d.)
ont remporté samedi leur onzième victoire d’affilée en se jouant des Sonics
et pour la quatrième fois d’affilée, Josh Howard a terminé meilleur marqueur
de son équipe avec 23 points. Dirk Nowitzki, arme offensive no 1 du club avec
25,6 points de moyenne, regardant les dernières minutes sur le banc d’une
équipe plus ambitieuse que jamais. « Nous avons un vrai banc et beaucoup de
joueurs capables mettre la balle dans le panier, résumait le meneur Jason Terry. Dirk est toujours notre numéro 1, mais s’il ne marque pas, d’autres en sont
capables. » Dallas enchaîne de plus face à Seattle, la deuxième plus prolifique
attaque de la Ligue, son onzième match de rang sans encaisser 100 points, soit
le nouveau record du club. Une performance défensive prometteuse, qui doit
tout à la nouvelle philosophie instaurée par Avery Johnson, l’ancien meneur
des Spurs brillamment reconverti coach à Dallas et élu trois fois entraîneur du
mois en… quatre mois de carrière.
Classement
Pts J. G.
— — —
1. Pau-Orthez ........... 34 19 15
2. ASVEL ..................... 33 19 14
Le Mans ................ 33 19 14
4. Bourg ..................... 32 19 13
Strasbourg ............ 32 19 13
6. Gravelines ............. 31 19 12
Nancy ..................... 31 19 12
8. Chalon .................... 29 19 10
Le Havre ............... 29 19 10
10. Paris ....................... 28 19 10
11. Hyères-Toulon ..... 28 19 9
12. Cholet ..................... 27 19 8
Roanne ................... 27 19 8
14. Clermont ............... 26 19 7
15. Dijon ....................... 25 19 6
16. Reims ..................... 23 19 4
17. Brest ....................... 22 19 3
Rouen ..................... 22 19 3
P.
—
4
5
5
6
6
7
7
9
9
9
10
11
11
12
13
15
16
16
p.
—
1417
1494
1486
1432
1407
1484
1553
1457
1481
1291
1497
1434
1529
1350
1419
1422
1494
1331
c.
—
1236
1335
1332
1376
1295
1456
1468
1391
1462
1310
1539
1421
1575
1451
1516
1569
1719
1527
Cyril JULIAN (Nancy) : 17 points (6/8 aux tirs ; 5/7 aux l.f.) ;
17 rebonds; 1 passe ; 2 int
intercceptions et 4 fautes en 38 minutes.
LES POINTS
1. Rowe (Hyères-Toulon), 19,5 ; 2. HHarpper (Roanne), 17,6 ; 3. L. Wilson (Cholet), 17,2 ; 4.
Baxter (Dijon), 17 ; 5. Stanley (Le
( Havre), 16,8 ; 6. Samnick (Paris), 16,7 ; 7.
Nancy) et Wheeler (Gravelines), 15,8 ; 10. Turner
(Pau-Orthez), 30.
LES REBONDS
ncy), 9,2 ; 3. Lockhart (Hyères-Toulon), 8,2 ; 4.
ines), 7,8 ; 6. Bauer (Roanne) et Gaines (ASVEL),
sök (Le Mans), 7,4 ; 10. K. Johnson (Gravelines),
t Wesson (Strasbourg), 7,3 etc.
(Nancy), 17.
LES PASSES
n (Nancy), 6,5 ; 3. Wheeler (Gravelines), 6,2 ;
terson (Brest) et Cooper (Pau-Orthez), 5,6 ;
nehan (Paris), 4,6 ; 9. Sangaré (ASVEL), 4,2 ;
Les quatre premiers à la fin de la saison régulière sont qualifiés pour les
quarts de finale. Les équipes classées
de 5 à 12 disputent des barrages-huitièmes de finale. Les deux derniers
(17e et 18e) sont relégués en Pro B.
Le meilleur de la journée : B. Cissé (Le Havre), 10.
Français
PROCHAINE JOURNÉE. – VENDREDI 10 FÉVRIER (20 HEURES) :
Nancy - Clermont. SAMEDI 11
(20 HEURES) : Brest - Cholet ;
ASVEL - Hyères-Toulon ; Pau Bourg ; Le Havre - Roanne ; Chalon - Reims ; Dijon - Le Mans.
DIMANCHE 12 (15 HEURES) : Gravelines - Paris, (TPS Star).
17 HEURES : Rouen - Strasbourg.
Étrangers
Adjiwanou
(Reims)
Feaster
(Reims)
Brun
(ASVEL)
A. Sy
(ASVEL)
Mahinmi
(Le Havre)
Darrigand
(Clermont)
Savovic
(Bourg)
Cooper
(Pau-Orthez)
Gregory
(Le Mans)
Cox
(Chalon)
DIJON
Brown et « Vato » à la rescousse ?
DIJON –
de notre correspondant
STRASBOURG. – La puissance de l’ailier strasbourgeois Ricardo Greer a fait des dégâts dans la
défense lorraine, avec ici à terre Moussa Badiane.
(Photo Pierre Misandeau/Stadium)
PENDANT QUE le palais des sports
de Dijon s’habille de neuf avant de
recevoir la Semaine des As, du 16 au
19 février, le pensionnaire des lieux,
la JDA, invitée pour la fête parmi les
meilleures équipes françaises du
moment, se morfond en queue de
classement de Pro A (15 e , 6
victoires-13 défaites). Elle s’enfonce
même dans le marasme après sa
défaite à Clermont (73-77), un quatrième revers d’affilée alors que Le
Mans sera samedi en Bourgogne.
Le coach Jacques Monclar, épaulé
par son plus fidèle lieutenant Lau-
rent Sciarra, arrivé tardivement, a
tiré la sonnette d’alarme et ne se
résigne pas. L’ailier-fort Yakhouba
Diawara est pour le moment la seule
vraie satisfaction (16,4 pts, 5,7 rbds)
mais le jeu dijonnais manque de
fixation à l’intérieur, Mario Bennett
n’étant pas un grand spécialiste dos
au panier. Alors Dijon cherche à
densifier sa raquette (Perica est sur
la sellette) mais aussi son jeu extérieur (Marigney voire Baxter sont
menacés).
C’est pourquoi la JDA attend
aujourd’hui Tony Brown, arrière
(1,91 m ; 26 ans) sorti d’Arkansas
State en 2003 qui faisait sa deu-
xième saison en Suisse à Pully. Libéré à sa demande pour tenter sa
chance en France, ce scoreur
tournait cette année à 28,6 points
(avec 3,3 p.d., 2,4 rbds en 37 min de
moyenne sur 13 matches). La JDA
accueille aussi Vakhtang Natsvlishvili, dit « Vato », qui passera des
tests. Le Géorgien, écarté l’an passé
par un pneumothorax, a manifesté
le désir de rejouer. « S’il peut
nous d on n er d ix o u qui nz e
minutes », dit Jacques Monclar.
« Vato » et Tony Brown joueront-ils
les As ? On en saura plus demain
soir après un match d’entraînement
à Chalon. – B. Gr.
LES RÉSULTATS
LES NEWS
New Jersey - Miami, 105-92 ; Washington-Atlanta, 98-85 ;
Orlando-Boston, 100-91 ; Cleveland-Philadelphie, 95-100 ;
Indiana-Detroit, 93-85 ; New Orleans/Oklahoma City - LA
Lakers, 106-90 ; Dallas-Seattle, 110-91 ; Milwaukee-Memphis, 88-78 ; Phoenix-Chicago, 118-101 ; Denver-Portland, 105-104 ; Golden State - Minnesota, 109-77.
LES FRANÇAIS
JOHAN PETRO a été discret face aux Mavericks (2 pts à 1/1, 2 rbds, 2
ctres en 10 min). En retard sur le développement de son jeune compère
Robert Swift (12 pts, 9 rbds, 3 ctres en 31 min), le Français a obtenu son
plus petit temps de jeu depuis la nomination de Bob Hill à la tête des
Sonics il y a un mois.BORIS DIAW a de nouveau frôlé le triple double face à Chicago avec
11 points à 5/10, 12 rbds, 7 p.d., 1 ctre, 1 int. et 4 b.p. en 42 minutes. MICKAËL PIETRUS
était toujours dans le cinq de départ malgré le retour de Jason Richardson. La blessure à la
cheville de Baron Davis brouillant les cartes, alors que l’entraîneur Mike Montgomery
envisage de remplacer Mike Dunleavy par Pietrus au poste d’ailier titulaire. MP en a
profité pour se mettre en valeur face à Minnesota (17 pts à 5/10, 6 rbds, 2 p.d., 2 int. et 1
b.p. en 34 min) et s’affiche à 14,4 points et 5,2 rebonds sur les cinq derniers matches dans
le cinq de départ. Chris Mihm souffre d’une entorse à l’épaule droite et Phil Jackson
envisage d’activer RONNY TURIAF pour le match des Lakers à Dallas mardi.
Les Indiana
Pacers (6e de l’Est
avec 23 v. - 22 d.)
n’ont pas fait une
croix sur la saison. Même après
le désastreux feuilleton Ron
Artest, suivi de son échange
contre Peja Stojakovic, la longue
blessure de Jermaine O’Neal,
indisponible jusqu’à l’aube des
play-offs avec une déchirure à
l’aine et une série de six défaites
de rang. Ils l’ont rappelé à tous en
faisant tomber une équipe de
Detroit certes fatiguée par quatre
matches en cinq jours, derrière les
20 points de Stephen Jackson et
l’énergie contagieuse du rookie
Danny Granger (11 pts-9 rbds
en 19 minutes).
Les regrets de Naples
MALGRÉ LES DÉFAITES de Sienne (à Biella) et Trévise
(à Avellino), Naples n’en a pas profité pour prendre seul la
tête de la Lega. Bien lancés dans la partie et menant à la
mi-temps, les Napolitains ont craqué dans le quatrième
quart-temps (24-34). Michel MORANDAIS est à créditer de 13 points et 6 rebonds mais avec une réussite irrégulière (6/13 aux tirs dont 1/6 à 3 points et 0/3 aux l.f.). À
l’issue de cette 19e journée, quatre équipes sont donc en
tête : Naples, Trévise, la Fortitudo Bologne et Sienne.
Défaite également ce week-end pour Thierry ZIG (1 rbd)
et Reggio Calabria face à Varèse (68-74).
En Espagne, bonne opération pour Malaga qui, grâce à
son succès dans la salle de Valence (62-87), rejoint Vitoria
(battu à Gérone) à la deuxième place du classement. Florent PIETRUS n’a pas marqué mais a pris 7 rebonds pour
les Malaguenos. En revanche, la ligne de statistiques de
Stéphane RISACHER est restée vierge.
Succès tranquille pour les Madrilènes, neuvièmes, à Valladolid (90-72). Quatre Français étaient présents sur le
parquet. Du côté du Real, Mous SONKO a été bien discret (2 rbds et 3 p.d.), Mickaël GELABALE peu utilisé
(7 pts, 2 rbds et 1 p.d. en 14 min). Dans les rangs de Valladolid, les deux meneurs, Joseph GOMIS (7 pts et 1 p.d.)
et Paccelis MORLENDE (7 pts, 4 rbds et 1 p.d.), ont correctement fait leur travail. Avec un Frédéric WEIS
moins performant que d’habitude (2 pts et 6 rbds), Bilbao
a subi la loi de Grenade (66-73). Dans un duel de mal-classés, Alicante a pris une grosse claque à Séville (62-93)
avec un Alain DIGBEU timoré (3 pts, 1 rbd et 3 p.d.).
En Belgique, malgré un bon Cyril AKPOMEDAH (12 pts
et 13 rbds), Charleroi s’est une nouvelle fois incliné, à
domicile face à Mons-Hainaut (77-84). Même punition
pour Liège et Karim SOUCHU (12 pts et 4 rbds) à Leuven
(81-90). – N. R.
LA SÉLECTION DE « L’ÉQUIPE »
BASKET
FOOTBALL
TENNIS
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SAUT À SKIS
AUTO
Sport + 105 min
Rediff. demain à 7 h 30
21.25
L’Équipe TV 26 min
D 1 Portugal. 21 e journée.
FC Porto - Sporting Braga.
Canal + Sport 50 min
Enduropale.
Au Touquet.
ENDURO
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MAGAZINE
22.30
« Le Magazine olympique » Au sommaire :
« Danse sur glace : histoire olympique de la discipline »
RALLYE
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BASKET
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Phoenix Suns - Minnesota Timberwolves.
Motors TV 85 min
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20.10
À voir.
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Championnat du monde des rallyes.
Retour sur le Rallye de Suède.
20.00
France 3 8 min
DOCUMENTAIRE
21.00
FOOTBALL
Rediff. vendredi à 17 h
NBA + 120 min
Rediff. demain à 7 h 30
ZAP
Intéressant.
20.15
« Étoiles des glaces. Un objectif en or »,
de Maria Hemmleb.
Cinecinema Famiz 99 min
FOOTBALL
Eurosport 2 55 min
Passé recomposé
20.45
D1 Argentine. Tournoi de clôture. 3 e journée.
Newell’s Old Boys - River Plate.
20.00
Motors TV 60 min
TPS Foot 120 min
FILM
Eurosport 30 min
Trophée Andros. Finale.
À Super-Besse.
TOUT LE SPORT
« La Dernière Passe »
de Roger Spottiswoode. Voir article.
19.45
Canal + Sport 115 min
ABSENT DES LUCARNES, le karaté
s’offre une petite place sur Sport +, qui
propose ce soir un résumé de l’Open de
Paris des 14 et 15 janvier. Ce rendezvous est l’occasion d’entendre une
petite nouvelle au micro : Laurence
Fischer. Stagiaire à la communication
de Canal + dans le cadre de ses études,
la championne du monde 1998 (dont
le CV déborde aussi de dix titres nationaux depuis 1995) effectue une pige
pour commenter la compétition. Dans
un tournoi où les Français se sont dis-
20.40
Eurosport 60 min
19.40
Coupe du monde. HS 145.
À Willingen (ALL).
Canal + Sport 55 min
Championnat d’Angleterre D2.
Sheffield United - Watford.
19.00
Arte 25 min
20.15
Eurosport 135 min
À ne pas rater.
Les cases vertes
correspondent aux
retransmissions
en direct.
Le karaté à petits pas
SPORT +. 20 h 30. Karaté. Open de Paris. 26’.
20.30
Sport + 105 min
Eurosport 45 min
« Ligue 2 Mag »
Rediff. à 0 h 30
FOOTBALL
19.00
« Jour de sport »
Invité : J.-C. Darcheville.
Sport + 26 min
MAGAZINE
Rediff. jeudi à 9 h 30
« Match retour »
MAGAZINE
« Les Spécialistes »
12.30
« Eurogoals »
MAGAZINE
Eurosport 60 min
12.00
Tournoi des Petits As.
À Tarbes.
MAGAZINE
Rediff. à 13 h
11.30
Euro H 2006.
Finale.
20.30
Open international de Paris.
Voir article.
NBA + 120 min
Coupe d’Afrique des nations. Quart de finale.
Cameroun - Côte d’Ivoire.
HANDBALL
KARATÉ
06.00
NBA.
New York Knicks - Houston Rockets.
FOOTBALL
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LES BLEUS DE L’ÉTRANGER
Onzième de suite pour Dallas
Ligue 2. 24 e journée.
Istres-Lorient.
L’ÉVALUATION
Strasbourg - Nancy ......... 70-62
NBA EXPRESS
TÉLÉVISION
27
Ce soir 18: 30
INFORMATION
> LA GRANDE ÉDITION
Retour sur le parcours de l’équipe de France au Championnat d’Europe
> HANDBALL
LUNDI 6 FÉVRIER 2006
tingués avec pas moins de huit victoires, priorité est donnée aux finales,
dont celle d’une certaine… Laurence
Fischer, vainqueur des + 60 kg.
« C’était exceptionnel car les jeunes
Afghanes que je parraine étaient présentes dans les tribunes pour me soutenir, explique l’ambassadrice de
l’association Sport sans frontières.
Mais c’est dur de commenter sa propre
finale. » Pour éviter la cata, la consultante d’un soir s’est appuyée sur les
conseils du journaliste Jean-Paul Mail-
CINÉCINÉMAS FAMIZ. 20 h 45. Film.
La Dernière Passe (1986). 99’.
DEPUIS le 15 novembre 1972, à 21 h 22 pour être précis, Jack Dundee (Robin
Williams) est « l’homme qui a raté le ballon ». Un surnom dont il se serait bien
passé. Il l’a gagné en laissant filer entre ses doigts la passe de 65 yards de son
quarterback Reno Hightower (Kurt Russell) et le touchdown qui aurait offert sa
toute première victoire à l’équipe universitaire de Taft dans le derby annuel qui
l’oppose à la fac de Bakersfield. Un succès après lequel Taft court depuis 1911 ! Si
la honte s’est abattue sur « Calamity Jack », Reno, lui, est entré dans la légende
pour avoir vu son genou et sa carrière simultanément broyés par le violent plaquage qu’il encaissa sur cette action. Depuis, Jack rumine sa boulette qu’il ressasse et se repasse en boucle, tandis que Reno roule sa bosse dans un garage
miteux, claudiquant au milieu d’épaves couvertes de ses poussières de gloire. Jusqu’au jour où Jack a l’idée saugrenue de rejouer ce maudit match pour enfin digérer ce passé qui, décidément, ne passe pas… Malgré un scénario prévisible, cette
comédie enlevée de Roger Spottiswoode se regarde comme un honnête passetemps, notamment le match final qui dégénère en gigantesque bain de boue apocalyptique. L’adaptation française se permet même d’apporter sa patte facétieuse, illustrée par cette ultime passe verbale entre Reno et son épouse. Elle : « Ça
va, tes jambes ? » Lui : « J’ai plus de genoux, c’est le pied ! » – J. L.
let qui l’accompagne au commentaire.
L’aspect pédagogique n’est pas négligé : « Une équipe m’a suivie pour montrer la préparation d’avant combat : le
travail, l’attente… » Une leçon utile
avant les Championnats de France en
mars, puis les Mondiaux en octobre, en
Finlande. Pour ce qui sera sa dernière
compétition, Laurence espère que
Sport + fera le déplacement : « Ce
serait terminer en apothéose ! »
JOCELYN LERMUSIEAUX
L’ÉQUIPE TV
6. Édition du matin. 10. Édition de la journée. 18.30 La Grande Édition (rediff.
toutes les heures jusqu’à 21.30).
19. Match retour (rediff. toutes les heures
jusqu’à22., et à 0.15). 22.30 Édition de la
nuit.
INFOSPORT
6. La Matinale Sport. Invité : Jean-François Lamour. 10. Le Journal en continu.
18. La Grande Heure.
LE COIN DES RADIOS
Toute la journée. France Info. À 8 et 38 de
chaque heure, chronique sportive. 6.40 et
7.40 France Inter. 6.45 RTL. Le Journal
des sports. 7.40 Europe 1. Sports. 16.
RMC. DKP (rediff à 21.). 18. Sud Radio.
Rugby & Compagnie. 18. RMC. Luis
attaque. 18.53 RTL Mégasport. 19.30
RMC. Global Sport. 20. RTL. On refait le
match. 20. RMC. Coach Courbis. 20.
Europe 1. Europe Sport (avec à 20.10,
Europe Foot). 22. RMC. Tony Parker
Show.
PAGE 17
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
Rouge
subi la domination physique adverse
dès les premiers échanges, ce qui
offrit à Ricardo Greer et Sacha Giffa
des boulevards pour mettre la SIG sur
les rails (21-11, 9e).
Dominant le rebond, Strasbourg sut
maintenir son intensité jusqu’au
bout, malgré quelques moments de
faiblesse et un réveil défensif nancéien en deuxième mi-temps
(24 points concédés après la pause).
« On a toujours cherché notre jeu et
manqué de discipline offensive »,
concédait Max Zianveni, pointant les
tirs peu scrupuleux dont le SLUC, privé du jeu rapide, dont il fait habituellement son miel, s’était exagérément
gavé. « On devait couper leurs
passes en lob qui est un de leurs
points forts. Oui, on a été très
constants en défense sur quarante
minutes », appréciait Aymeric Jeanneau, le capitaine strasbourgeois.
Une activité qui échappe aux Lorrains
depuis quelques semaines, selon
Cyril Julian. « Au fil des matches,
notre défense s’étiolait. Nous avons
remporté nos matches surtout en
attaque », constatait l’intérieur
bronzé des Bleus, pas fâché de ne pas
perdre le point-average (+ 14 pour
Nancy à l’aller) qui, pourtant, a longtemps vacillé (62-50, 30e) avant que
ses épaules de catcheur et une SIG
sûrement un peu lasse ne relancent
Nancy sous la barre des dix points en
fin de partie (66-59, 37e).
Mais un tir manqué de Deron Hayes
juste derrière scellait un duel qui
n’avait aucune raison objective de
changer de mains, tant Nancy a déçu.
« Ce n’est pas honteux de perdre
chez le champion, même si on a
gagné la consolante (la deuxième mitemps) », commentait Jean-Luc
Monschau, qui va devoir serrer
quelques boulons.
Roanne - Bourg................ 70-77
Hyères-Toulon - Pau ........ 78-91
Cholet - ASVEL ................. 74-84
Clermont - Dijon .............. 77-73
Le Mans - Gravelines ....... 94-72
Reims - Brest .................... 98-83
Le Havre - Rouen.............. 89-78
HIER
Freiné samedi au Havre (78-89) après deux victoires consécutives (sur Dijon
et Roanne), Rouen le doit en grande partie à un nombre très dodu de balles
perdues. Avec 27 « offrandes » à l’adversaire, les Rouennais ont rendu le
pplus mauvais bilan depuis le ddéébbut
ut de la saison. Le SPO détrône ainsi l’autre promu,
l’ÉÉtendard de Brest (26 balles perdues coontre Paris lors de la 2e j.). En moyenne, depuis le
début de l’exercice, c’est Nancy qui est lee plus mauvais élève (17 par match, soit son total
lors de la défaite hier à Strasbourg), Roueen pointant à la troisième place (15,4).
Bleu
Rouge
Jaune
L’attaque nancéienne, qui prolongeait le feu d’artifice depuis le réveillon du Nouvel An (4 succès en
4 matches, tous avec 84 points marqués au minimum), a perdu ses couleurs et ses vitamines en Alsace, à
l’image de son trio de fantassins
Green-Bailey-Boyette, réduit à la
médiocrité, à l’exception du dernier
nommé, nouvel arrivant et scoreur
plein de flair (21,7 pts de moyenne en
trois matches).
Les rase-mottes lorrains ont en effet
VENDREDI
Jaune
Domination physique
LE RECORD
70
62
Noir
Bleu
Noir
ÉRIC GIRARD, l’entraîneur de
l’équipe alsacienne, le martèle
chaque semaine : Strasbourg est bien
vivant. Au cœur de l’hiver, le champion paraît en tout cas aussi solide
que ses concurrents et promet de
défendre chèrement son trophée.
La fin de parcours difficile en Euroligue, la victoire sur tapis vert face à
Paris, dont la validation n’est d’ailleurs pas encore définitive, et les
quelques sorties de route concédées
en Championnat avaient, aux yeux
de certains, peut-être troublé la lecture d’une saison qui présentait bien
des pièges.
Hier au Rhénus, la SIG a surtout présenté sa défense, assaillant la meilleure attaque de Pro A dès le coup
d’envoi pour la laisser exsangue, à
62 points, plus faible total du SLUC
égalé. Le tout dans le meilleur des
ét at s d ’ e s p r it, té moin c e tte
« trappe » de K’Zell Wesson à trente
secondes de la fin, alors que le succès
était acquis, sur le petit meneur Maurice Bailey qui lâcha un ultime ballon
aussi inutile que symbolique.
« J’ai même vu certains joueurs nancéiens plus fatigués que nous alors
que nous sortions d’un vrai match
contre Kaunas jeudi soir », se félicitait Girard, au-delà d’une victoire (la
6e en 7 matches en Pro A) qui permet
aux champions de France de rester au
contact du trio de tête, surtout si le
recours du PBR auprès du CNOSF
n’était pas favorable aux Parisiens.
« Il fallait redonner physiquement et
on a fait preuve d’une belle discipline, notamment défensive. Remporter ce match nous permet aussi de
ne pas laisser le doute s’installer ici »,
insistait-il, comme pour couper court
aux critiques qui sourdaient depuis
quelques temps dans l’environnement du club, notamment après la
gifle reçue des mains de Chalon au
Rhénus (55-68).
Moins de deux semaines avant le
prochain « classique de l’Est » prévu
le 17 février à Dijon en quarts de
finale de la Semaine des As, les
doutes ont maintenant peut-être
gagné Nancy, qui sera en Bourgogne
pour défendre le titre conquis l’an
passé.
STRASBOURG
NANCY
18
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
AUTOMOBILE RALLYE DE SUÈDE
Le numéro de Grönholm
Intraitable en Suède, le Finlandais a signé hier sa 20e victoire mondiale, la deuxième de la saison, et s’échappe au Championnat.
KARLSTAD –
de notre envoyé spécial
COUP DE THÉÂTRE dans le premier
passage de Malta (l’ES 16) avant le
parc d’Hagfors. Le leader perd neuf
secondes dans cette spéciale longue
d’un peu plus de 11 kilomètres. Lorsqu’elle se présente à l’assistance, la
Focus pisse de l’huile de partout. Au
volant, Marcus Grönholm est dans un
état de stress indescriptible. « On est
tombé en panne d’hydraulique et le
différentiel central ne marchait plus,
vocifère-t-il. C’est terrible ! J’ai dû terminer la spéciale en changeant les rapports au levier, car les palettes automatiques au volant ne fonctionnaient
plus. J’ai essayé de rejoindre l’arrivée
sans trop perdre de temps. J’espère
que c’est réparable, mais je n’en suis
pas sûr. »
Premiers à s’être précipités sous le
capot, Christian Loriaux et Mathias
Aubespin, son ingénieur, rassurent
l’équipage. « Ce n’est rien, diagnostique le directeur technique de
M-Sport. Ça semble être la pompe ou
le filtre. On va réparer ça sans problème et dans les temps… » La panne
est récurrente. D’ailleurs, lors des
séances d’essais, le filtre de la pompe
hydraulique est régulièrement ôté
pour éviter tout problème. Les deux
Finlandais dérident aussitôt leur
masque d’angoisse.
pour sa Xsara, un choix opposé à celui
de son rival qui restait fidèle à son
équipement originel : des petits crampons de 5,5 mm.
« Pour tenter de faire la différence, je
n’avais pas d’autre solution que de
prendre Marcus à contre-pied, analy-
sait Loeb. Soit j’avais juste et ça passait, soit je terminais à trente secondes
de lui au lieu de quinze et ça ne changeait rien au résultat. » Il termina à
30’’9. Malgré sa pénalisation de dix
secondes lors de la première étape et
quelques imperfections concernant les
choix de pneus, Seb n’avait cependant
rien à regretter : lorsqu’il roulait avec le
même équipement que son adversaire,
Grönholm a toujours gardé un léger
avantage.
Acquise de haute lutte, sa quatrième
victoire dans son rallye de prédilection
replace le Finlandais à égalité avec le
double champion du monde français
puisqu’il s’agit de sa 20e en Championnat du monde obtenue le jour de ses
trente-huit ans. « Bon, finalement, ça
se termine bien, soupirait le grand
Marcus. L’anniversaire, ce n’est pas
important. Ce qui compte c’est que ça
fait deux victoires en deux rallyes ! On
ne pouvait pas mieux commencer…
On y est arrivé et, contrairement au
Monte-Carlo, on l’a fait en attaquant,
en prenant des risques et en se faisant
une belle frayeur sur la fin. Après les
tests hivernaux, je savais qu’on serait
dans le coup, mais la voiture étant
toute nouvelle, je n’aurais pas imaginé
une seconde un tel début de saison.
C’est bon signe pour la suite. »
Une suite qui s’annonce passionnante
avec un match sûrement très indécis
pour le titre mondial entre ces deux
pilotes car, déjà, Petter Solberg paraît
d’ores et déjà réduit à un rôle d’arbitre.
Après deux rallyes en effet, le score du
Norvégien est toujours nul. On voit mal
comment il pourra refaire son lourd
handicap de 20 et 16 points sur ses
deux compères, sauf en accumulant
les victoires en comptant sur d’improbables loupés à répétition de ses
rivaux. « C’est bien simple, dans ce rallye, rien n’a fonctionné. En tout et pour
tout, je n’ai pu faire que deux spéciales
dans des conditions correctes », expliquait le pilote Subaru, exclu après un
départ aussi laborieux que litigieux
dans l’avant-dernier chrono (lire par
ailleurs).
Au contraire, et un peu comme en
Principauté où le Finlandais Toni
Gardemeister avait hissé sa Peugeot
307 de location sur le podium, sachant
que ce résultat était sans lendemain,
faute de disposer du budget pour récidiver, Daniel Carlsson était hier le plus
heureux des hommes. « Pour moi,
cette troisième place a la saveur d’une
victoire », jubilait le Suédois, vainqueur d’un magnifique duel avec
l’autre Mitsubishi Lancer de l’Italien
« Gigi » Galli, ralenti par un problème
de boîte de vitesses en toute fin de
parcours.
La deuxième empoignade entre
Mattias Ekstöm (Skoda Fabia) et Janne
Tuohino (Citroën Xsara), pour l’attribution de la cinquième place, a, quant
à elle, tourné court. Le Suédois a été
éliminé sur sortie de route dès la
reprise (Lesjöfors, l’ES 14). Le Finlandais, lui, a été trahi par son moteur
dans l’avant-dernier virage de la
dernière spéciale, offrant ainsi l’ouverture à Thomas Radström (Subaru
Impreza).
JEAN-PAUL RENVOIZÉ
Loeb : « Marcus était
le plus fort »
KARLSTAD –
de notre envoyé spécial
Solberg
toujours à zéro
N’empêche. Après son troisième
temps scratch de la matinée, Sébastien
Loeb était revenu à seulement 14’’4 et
l’improbable retournement de situation devenait dès lors arithmétiquement envisageable. La victoire allait
donc se décider sur les 45 kilomètres
de l’ultime enchaînement. « Si j’avais
imaginé cela, j’aurais peut-être pris un
peu plus de risques ce matin », concédait le pilote Kronos-Citroën en se
décidant pour un panachage de clous
de 6,5 et 7 mm entre l’avant et l’arrière
1. GRÖNHOLM (FIN)
2. Loeb
3. Gardemeister (FIN)
4. Carlsson (SUE)
5. Stohl (AUT)
6. Galli (ITA)
7. Sarrazin
8. Radstrom (SUE)
9. Atkinson (AUS)
10. Katamajaki (FIN)
11. Hirvonen (FIN)
12. Pons (ESP)
13. Sordo (ESP)
14. Solberg (NOR)
Monte-Carlo (20-22 janvier)
Suède (3-5 février)
Mexique (3-5 mars)
Catalogne (24-26 mars)
Tour de Corse (7-9 avril)
Argentine (28-30 avril)
Italie-Sardaigne (19-21 mai)
Grèce (2-4 juin)
Allemagne (11-13 août)
Finlande (18-20 août)
Japon (1er-3 septembre)
Chypre (22-24 septembre)
Turquie (13-15 octobre)
Australie (27-29 octobre)
Nouvelle-Zélande (17-19 novembre)
Grande-Bretagne (1er-3 décembre)
TOTAL
Pilotes
20 10 10 - - 16 8 8 - - 6 6 - - - 6 - 6 - - 5 5 0 - - 5 0 5 - - 4 4 - - - 4 - 4 - - 3 3 0 - - 3 - 3 - - 2 2 0 - - 2 0 2 - - 1 1 0 - - 1 0 1 - - -
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
Constructeurs
1. Ford, 26 points ; 2. Kronos-Citroën, 24 ; 3. Bozian-Peugeot, 10 ; 4. Subaru, 8 ; 5. Stobart-Ford, 7 ;
6. Red Bull Skoda, 3.
N.B. : seules les deux voitures officiellement engagées par un constructeur ou un team
peuvent marquer des points à chaque rallye.
CLASSEMENTS
BFGoodrich et Ford, Vainqueurs du Rallye de Suède 2006.
Les pneus BFGoodrich ont encore une fois prouvé leur
maîtrise du terrain. La compétition sera rude cette année,
mais nos pneus permettront de garder le contrôle.
PAGE 18
RALLYE DE SUÈDE (Karlstad, 3-5 février,
deuxième épreuve du Championnat du monde
des rallyes 2006). – Classement final :
1. Grönholm-Rautiainen (FIN, Ford Focus WRC
RS06), les 349,02 km en 3 h 9’1’’9 ; 2. LoebElena (MCO, Kronos-Citroën Xsara WRC), à
30’’9 ; 3. Carlsson-Holmstrand (SUE, Mitsubishi Lancer WRC05), à 2’56’’8 ; 4. Galli-Bernacchini (ITA, Mitsubishi Lancer WRC05), à
3’3’’8 ; 5. Radström-Skallman (SUE, Subaru
Impreza WRC), à 5’53’’3 ; 6. KatajamakiAlanne (FIN, Ford Focus WRC RS04), à
7’34’’8 ; 7. Pons-Del Barrio (ESP, KronosCitroën Xsara WRC), à 8’35’’6 ; 8. H. SolbergMenkerud (NOR, Bozian-Peugeot 307 WRC), à
9’1’’5… 10. Tuohino-Pietilainen (FIN, Citroën
Xsara WRC), à 9’43’’ ; 11. Atkinson-MacNeall
(AUS, Subaru Impreza WRC 2006), à
11’33’’5 ; 12. Hirvonen-Lehtinen (FIN, Ford
Focus WRC RS06), à 11’57’’4… 14. WilsonOrr (GBR, Stobart Ford Focus WRC RS04), à
12’19’’3… 16. Sordo-Marti (ESP, Citroën Xsara WRC), 15’17’’7… 18. Stohl-Minor (AUT,
Bozian-Peugeot 307 WRC), à 20’2’’3 ; etc.
Vainqueurs des spéciales : Grönholm, 10 ;
Loeb, 8 ; Galli, 1.
Leader : Grönholm, ES 1 à ES 19.
Principaux abandons : K. Solberg-Lindström
(FIN, Subaru Impreza WRC), moteur (après ES
13) ; Ekström-Bergmann (SUE, Skoda Fabia
WRC05), sortie de route (ES 14) ; SolbergMills (NOR-GBR, Subaru Impreza WRC06),
exclusion (après ES 19).
LE FILM DES SPÉCIALES
J ES 14 - Lesjöfors 1 (10,49 km) : 1. Loeb,
5’56’’3 (moy. : 106,09 km/h) ; 2. Grönholm, à
0’’2 ; 3. Hirvonen, à 0’’6 ; 4. Carlsson, à 3’’5 ;
5. Galli, à 4’’ ; 6. H. Solberg, à 4’’7… 8. P.
Solberg, à 6’’2 ; etc.
Sur une couche de neige fraîche de 5 cm, sortie de route éliminatoire de Mattias Ekström
dans un virage où Grönholm frise lui aussi la
faute. Tuohino hérite de la cinquième place.
J ES 15 - Rämmen 1 (23,35 km) : 1. Loeb,
11’49’’3 (118,51 km/h) ; 2. Grönholm, à 1’’5 ;
3. P. Solberg, à 3’’4 ; 4. Hirvonen, à 6’’3 ; 5.
Galli, à 7’’ ; 6. Carlsson, à 9’’5 ; etc.
Galli reprend l’avantage sur Carlsson dans la
course à la troisième place. L’Italien possède
1’’7 d’avance sur le Suédois. Henning Solberg
casse une jante et doit s’arrêter pour changer
de roue.
J ES 16 - Malta 1 (11,25 km) : 1. Loeb,
5’47’’7 (moy. : 116,48 km/h) ; 2. H. Solberg, à
2’’9 ; 3. Carlsson, à 3’’2 ; 4. Galli, à 5’’6 ;
5. Hirvonen, à 6’’4 ; 6. Radström, à 6’’7…
8. P. Solberg, à 8’’9 ; 9. Grönholm, à 9’’ ; etc.
Panne d’hydraulique pour Grönholm en début
de spéciale. Privé de différentiel central et du
passage de vitesses électronique, il voit Loeb
revenir à 14’’4. Nouveau chassé-croisé entre
les deux Mitsubishi : Carlsson repasse devant
Galli pour sept dixièmes. Tête-à-queue de Petter Solberg. Abandon de la Skoda d’Aigner sur
problème moteur.
J ES 17 - Lesjöfors 2 (10,49 km) :
1. Grönholm, 5’47’’7 (moy. : 108,61 km/h) ;
2. Loeb, à 3’’7 ; 3. Galli, à 5’’9 ; 4. Carlsson, à
7’’3 ; 5. H. Solberg, à 8’’9 ; 6. P. Solberg, à
10’’9 ; etc.
La panne d’hydraulique sur la Ford de Grönholm est résolue à l’assistance. Loeb repart
avec des clous longs alors que Grönholm, qui
n’a plus ce pneu dans son paquetage, part
avec des clous plus courts. L’avantage est au
Finlandais dans cette spéciale. Galli reprend
l’avantage sur Carlsson, pour 0’’7.
J ES 18 - Rämmen 2 (23,35 km) : 1. Grönholm, 11’50’’3 (moy. : 118,34 km/h) ; 2. Loeb,
à 3’’2 ; 3. Hirvonen, à 10’’2 ; 4. Carlsson, à
10’’3 ; 5. Galli, à 11’’2 ; 6. H. Solberg, à
12’’8… 54. P. Solberg, à 8’41’’2.
Carlsson repasse devant Galli : il y a 0’’2 entre
les deux Mitsubishi avant la dernière spéciale.
Petter Solberg cale sur la ligne de départ et
son moteur refuse de redémarrer avant plusieurs minutes. La voiture ayant mis plus de
vingt secondes pour quitter la zone de départ,
Solberg est exclu après la dernière spéciale.
J ES 19 - Malta 2 (11,25 km) : 1. Grönholm, 5’48’’ (moy. : 116,38 km/h) ; 2. Carlsson, à 1’’ ; 3. Galli, à 7’’8 ; 4. H. Solberg, à
8’’1 ; 5. Atkinson, à 9’’4 ; 6. P. Solberg &
Loeb, à 9’’6 ; etc.
Carlsson a le dernier mot face à Galli, qui
connaît un souci de boîte de vitesses. Abandon
de Tuohino, alors cinquième, à 500 m de la
ligne d’arrivée suite à une panne moteur.
Prochaine épreuve : Rallye du Mexique
(3-5 mars).
I MONTAGNY A ROULE EN
CHAMPCAR. – Pilote d’essais
Renault F 1 l’an passé, Franck
Montagny était convié la semaine
dernière à Sebring pour un test en
ChampCar avec l’équipe PKV. Le
Français semble avoir apprécié : « Je
suis là parce que je veux être ici. Je
ne pense plus à la F 1. J’ai fait tout
ce que je pouvais faire et ils ne
m’ont pas donné une chance ! J’ai
discuté avec Justin Wilson et
Sébastien Bourdais et ils m’ont dit
que c’était un très bon Championnat
et mes essais l’ont prouvé. Il y a
beaucoup à faire ici et je veux en
faire partie. » Jim McGee, le
responsable de PKV, qui avait déjà
offert un essai à Ryan Briscoe,
Giorgio Pantano, Katherine Legge et
Ryan Dalziel, avouait : « Franck a fait
un travail très intéressant, c’est un
vrai professionnel. Il a beaucoup
d’expérience et il l’a montré. Mais
tous ceux qui ont roulé pour nous
durant l’intersaison sont des pilotes
très compétents. » Deux baquets
sont à prendre chez PKV pour 2006.
I GP 2 : GOMMENDY CHEZ
iSPORT. – Après Pla, Prémat,
Lapierre et Péréra, il y aura cinq
Français au départ de la saison de
GP 2 le 8 avril prochain à Valence
avec la signature hier de Tristan
Gommendy chez iSport, l’écurie de
Scott Speed troisième du
Championnat 2005 et pilote Toro
Rosso en F 1 cette année. « Je suis
ravi de signer pour cette équipe et
mon objectif est clair : me battre
pour le titre », déclarait Gommendy
qui a fini 4e l’an dernier des World
Series by Renault.
LUNDI 6 FÉVRIER 2006
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
Rouge
Barème des points :
10 au 1er ; 8 au 2e ;
6 au 3e ; 5 au 4e ;
4 au 5e ; 3 au 6e ;
2 au 7e ; 1 au 8e.
I LA BELLE HISTOIRE DE CARLSSON. – C’est finalement la Mitsubishi
de Carlsson qui a eu le dernier mot sur
celle de Galli pour la troisième place du
podium. L’écart entre les deux
hommes était de 0’’2 avant le dernier
chrono, dans lequel l’Italien, en proie à
des soucis de boîte de vitesses, lâchait
prise. « C’est fabuleux ! se réjouissait
le Suédois, qui signe son meilleur
résultat en Mondial. Finir troisième
derrière Grönholm et Loeb, ça équivaut à une victoire. Il y a une semaine,
je ne savais pas si j’allais pouvoir faire
le rallye. Après les reconnaissances, je
passais encore des coups de fils pour
boucler le budget. Espérons que ce
résultat va attirer quelques partenaires. » L’ancien pilote Peugeot est
en effet sans volant pour le reste de la
saison, comme Galli. Mais il semblerait
que ce dernier puisse louer la Mitsubishi sur quelques autres épreuves avec
un coup de pouce de l’usine.
I PETTER SOLBERG EXCLU DU
RALLYE. – Début de saison à oublier
pour le Norvégien, qui n’a marqué
aucun point en deux rallyes. Après
d’innombrables galères, le pilote
Subaru pensait vivre un dimanche
tranquille. Ce ne fut pas le cas. Moteur
calé puis en panne au départ de la dixhuitième spéciale, Solberg tenta de
pousser sa voiture hors de la zone de
départ dans le délai de vingt secondes
imparti. En vain. Son exclusion du rallye lui fut notifié après la dernière spéciale. « Nous avons clairement beaucoup de travail à faire pour que les
choses reviennent à la normale »,
commentait Solberg.
Bleu
Championnat du monde 2006
(après 2 rallyes)
Jaune
Rouge
Jaune
Ê/'4#..;'Ê/'8+%61+4'
Noir
Bleu
Noir
KARLSTAD. – Hier, Marcus
Grönholm a fêté ses 38 ans
et son 20e succès
en Championnat du monde
des rallyes. Le pilote Ford
conforte ainsi sa position
de leader au général.
(Photo Pascal Huit/Presse Sports)
« VOUS TERMINEZ DEUXIÈME, comme au Monte-Carlo. Pas trop difficile de ne plus gagner ?
– Non, finir 2e en Suède, derrière Marcus qui plus est, ça va… Mais il ne faudrait
pas trop que ça dure !
– Grönholm était-il intouchable ce week-end ?
– Honnêtement, oui. Il est très rapide ici et il l’a prouvé tout le week-end. Nous
avons perdu du temps le premier jour à cause de la pénalité de dix secondes, nous
avons tenté de refaire notre retard et nous y sommes parvenus par moments mais
Marcus était la plupart du temps plus rapide que nous. J’ai fait de mon mieux. Dans
les trois dernières spéciales, je savais ce que Marcus prenait comme pneus et j’ai
fait un choix différent du sien. J’ai opté pour une monte qui me paraissait un peu
folle mais je n’avais rien à perdre. Je savais qu’avec les mêmes pneus que lui je
n’avais aucune chance de le battre à la régulière alors j’ai tenté un dernier coup.
Soit c’était un coup de génie et je gagnais soit je finissais à 30’’ au lieu de 15’’, ce
qui m’importait peu. Ça n’a pas marché mais au moins je n’ai pas de regret. Nous
avons tout tenté mais il faut reconnaître que Marcus était le plus fort ce week-end.
– Deuxième du Championnat à 4 points de Grönholm et avec
16 points d’avance sur Solberg, c’est plutôt positif non ?
– Oui, c’est vrai que pour l’instant nous sommes en bonne position. En meilleure
position que l’an dernier en tout cas (après deux rallyes l’an dernier, Loeb était 3e
du championnat avec 10 points). Ça va être une belle bagarre. C’est clair que le
scénario sera différent de la saison passée et que la concurrence sera plus forte.
C’est pour ça qu’il ne faut pas qu’on refasse des bêtises comme celle de vendredi,
lorsque Daniel a oublié de fermer le capot. Nous n’avons pas la marge de
manœuvre de l’année dernière. Marcus et la Ford vont bien et il ne faut pas oublier
Solberg. Moi aussi j’ai connu un début de saison difficile l’an passé et nous
sommes revenus ensuite. Alors ne l’enterrons pas trop vite… » – J. B.
19
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
SKI FREESTYLE
TENNIS DE TABLE
Boll triple la mise
DÉJÀ VICTORIEUX du Top 12 Europe en 2002 et 2003, l’Allemand Timo Boll,
numéro 3 mondial, a de nouveau remporté ce prestigieux trophée hier à Copenhague. Il succède au Russe Smirnov, vainqueur l’an dernier à Rennes. Tombeur du
Bélarusse Samsonov (no 3), samedi en quart de finale, l’Allemand avait réalisé le
plus dur et n’a guère tremblé ensuite pour disposer en finale de l’Autrichien Schlager, champion du monde 2003, à Paris-Bercy. Dans le tournoi féminin, la Croate
Tamara Boros (no 9), meilleure européenne depuis plusieurs années, a pour sa part
privé l’Autrichienne Liu Jia d’un doublé et remporte son deuxième succès après
celui de 2002.
TOP 12 EUROPE (Copenhague, 4-5 février). – HOMMES. Demi-finales : Boll (ALL, no 2) - Primorac
(CRO, no 21), 4-1 ; Schlager (AUT, no 19) - Maze (DAN, no 18), 4-2. Finale : Boll - Schlager, 4-0
(11-8, 11-3, 11-8, 11-6). FEMMES. Demi-finales : Boros (CRO, no 9) - Steff (ROU, no 16), 4-3
(12-10 à la belle) ; Liu Jia (AUT, no 21) - Li Jiao (HOL, no 24), 4-3 (11-9 à la belle). Finale : Boros - Liu
Jia, 4-1 (11-9, 4-11, 11-6, 11-7, 11-8).
ÉQUITATION
I CSIO DE BORDEAUX : FLORIAN ANGOT PAS LOIN. – Sur un cheval français Loro Pina Albin III, une monte de dix-huit ans, l’Italien Garcia, cavalier d’origine colombienne, s’est adjugé l’étape de Coupe du monde de Bordeaux, samedi
soir. Il s’agit de la première victoire italienne en Coupe du monde. Meilleur Français, Florian Angot n’est pas passé loin avec une cinquième place malgré le meilleur chrono. « First de Launay a anticipé le virage sur un obstacle et il est monté en
cloche et n’a pas fini le saut », explique-t-il.
Laoura secoue les bosses
Sandra Laoura, troisième, a redonné de l’espoir à une discipline décimée par les blessures cet hiver.
LE SOURIRE semble revenir dans le
clan français. Victime d’une hécatombe cet hiver avec la fracture du
trochiter (épaule) de Sandra Laoura,
la fracture de la mâchoire de Guilbaut Colas, la double-fracture du
bras gauche de Pierre Ochs et la blessure à une hanche de Laurent Niol, le
freestyle tricolore reprend des couleurs à une semaine des JO de Turin
(10-26 février). Samedi, la troisième
place de Laoura, le troisième podium
dans la carrière de la skieuse de La
Plagne, âgée de vingt-cinq ans, lors
de l’épreuve de bosses de Spindleruv
Mlyn (République tchèque) est le
plus beau symbole de ce renouveau.
« Tout s’est bien passé malgré les
conditions météo qui se dégradaient, raconte Laoura. J’ai réussi un
bon 360 en haut sur mon premier
saut. Mon back flip jambes tendues a
été en revanche un peu moins bon
mais ça allait bien au niveau des
reprises de saut et du ski. »
Un retour tonitruant donc après un
hiver complètement gâché par cette
blessure à l’épaule. « Ça fait du bien
de remettre un dossard, lâche-t-elle.
Juste après m’être blessée, j’avais un
peu peur pour la suite. Mais on m’a
convaincue que ça allait bien se passer si je respectais bien toute la rééducation. J’ai désormais fait une
croix sur la Coupe du monde pour
vivre un peu au jour le jour avec
encore plus la rage de courir. Il faut
que j’essaie de rester dans cet état
d’esprit et dans cette dynamique jusqu’aux Jeux. »
« On risque d’être
un peu juste »
« Sandra avait beaucoup bossé cet
été et cet automne, explique Rémi
Sella, le patron de la discipline. Son
Gabelou des Ores, 4, 73’’76 ; 18. Nicolas,
Modesto, 4, 74’’25 ; 22. Hécart, Itot du Château, 5, 78’’38 ; 23. Rozier, Héritière
d’Adriers, 8, 71’’41 ; 29. Jobertie, Triomphe
de Muze, 12, 77’’26.
Coupe du monde 2006 (après 9 épreuves) :
1. Schröder (ALL), 61 pts ; 2. Mändli (SUI),
56 ; 3. Garcia (ITA) et Ehning (ALL), 48 ; 5.
Smith (GBR), 47 ; … 12. Léoni, 31 ; 25.
Nicolas, 21 ; 44. F. Angot, 12 ; 68. Bourdy,
5 ; 69. Broucqsault, 4.
Prochaine étape : Vigo (ESP), le 12 février.
COUPE DU MONDE – SAUT D’OBSTACLES
(Bordeaux, 4 février). Grand Prix : 1. Garcia
(ITA), Loro Piana Albin III, 0 pt, 36’’20 ; 2.
Oberson (SUI), Gazelle Beauval, 0, 37’’99 ; 3.
Lundbäck (SUE), Madick, 0, 38’’03 ; 4. Kurten
(IRL), Quibell, 0, 38’’85 ; 5. F. Angot, First de
Launay HN, 4, 35’’10 ; 6. Michaels-Beerbaum
(ALL), Shutterfly, 4, 35’’98 ; 7. Beletsky
(RUS), Rezonanz, 4, 42’’23 ; 8. Schröder
(ALL), Milano, 8, 46’’57. Avant barrage : 12.
Bourdy, Eve des Etisses, 4 pts, 70’’87 ; 13.
Léoni, Cyrenaika, 4, 71’’74 ; 17. Lafouge,
SPINDLERUV
MLYN. –
Sandra
Laoura, la
skieuse de La
Plagne s’est
bien remise
de sa fracture
à une épaule
et sa
troisième
place de
samedi est un
vrai
soulagement.
(Photo Petr Davis
Josek/AP)
I HERELIUS QUITTE GERMAIN.– Champion de France des lourds, l’invaincu
Steve Herelius a quitté son entraîneur Joseph Germain. « Pour des raisons, souligne Herelius, que je ne souhaite pas révéler. »
Par ailleurs, le titre de champion de France des super-légers, abandonné par Stéphane Benito, sera disputé entre Ismaël el-Massoudi et Tarik Amrous, le 24 février
à Clermont-Ferrand.
course. Il était quatrième des qualifications ce qui est de bon augure. Il se
sent libéré. D’une façon générale, le
travail avait été bien fait avant les
blessures, mais on risque d’être un
peu juste quand même. »
PASCAL GRÉGOIRE-BOUTREAU
COUPE DU MONDE HOMMES (Spindleruv
Mlyn [RTC], 4-5 février). – Saut : 1. Dashinski
(BLR), 251,77 pts ; 2. Han Xiaopeng (CHN),
244,44 ; 3. Rak (BLR), 224,80 ; … 5. Thépaut,
220,13 ; 14. Lohrer, 192,14.
Coupe du monde 2006 (après 9 épreuves). –
Saut : 1. Nissen (CAN), 485 pts ; 2. Dashinski
(BLR), 440 ; 3. Shouldice (CAN), 391 ; … 21.
Lohrer, 124 ; 24. Thépaut, 106 ; 36. Méda,
44.
Prochaine épreuve de saut : Davos (SUI), le
3 mars.
COUPE DU MONDE FEMMES (Spindleruv
Mlyn [RTC], 4-5 février). – Saut : 1. Li Nina
(CHN), 199,33 pts ; 2. Tsuper (BLR), 177,35 ; 3.
Müller (SUI), 174,31.
Coupe du monde 2006 (après 9 épreuves). –
Saut : 1. Li Nina (CHN), 436 pts ; 2. Leu (SUI),
414 ; 3. Müller (SUI), 406.
Prochaine épreuve de saut : Davos (SUI), le
3 mars.
LUTTE
I PI ET MAUNOURY COURONNÉS. – Lors des finales des Championnats de France, hier à Castelnaudary,
Hongyan Pi a renouvelé son titre en
simple en battant Weny Rahmawati
(11-2, 11-1). Dans le double mixte, Pi
et Svetoslav Stoyanov ont dominé Élodie Eymard-Baptiste Careme (15-11,
15-2). Totalement inédite, la finale
hommes a vu Simon Maunoury
s’imposer face à Erwin Kehlhoffner
(15-11, 15-8). Kehlhoffner, avec Thomas Quéré, a en revanche conservé
son titre en double hommes en battant
la paire composée de Svetoslav Stoyanov et Mihail Popov (13-15, 15-11,
15-12), pourtant tête de série no 1.
Enfin, en double dames, Weny Rahmawaty et Élodie Eymard, victorieuses fin
2005 de l’Open de France, ont également réussi la passe de deux aux
dépens de Perrine Lebuhanic et Elisa
Chanteur (15-12, 15-10).
RUGBY À XIII
COUPE DU MONDE PAR ÉQUIPES – ÉPÉE FEMMES
Si près du but
Les Françaises se sont inclinées à la mort subite (30-29) face aux Hongroises.
SUR LE FIL DU RASOIR. Ou plus
précisément de l’épée. La finale de
l’épreuve par équipes de Saint-Maur
s’est jouée à rien. À la mort subite.
30-29, une simple touche que la
Française Hajnalka Kiraly concéda à
la Hongroise Revesz. « Je voulais
absolument la mettre, regrettait hier
Kiraly. J’attaque pour la toucher
mais il m’aurait peut-être fallu
attendre plus longtemps… » Une
parade-riposte réussie pour la Hongroise, réplique de celle que Kiraly
avait placée dans la matinée face à la
Polonaise Stroka en quart de finale
(36-35), là aussi à la mort subite.
« Mais plus que cette dernière
touche ratée face à Revesz, commentait Kiraly, je regrette de n’avoir
pas su conserver les 2 points
d’avance que j’avais dans la dernière
minute. »
Des regrets en mode mineur toutefois. À titre personnel, d’abord, car
Kiraly avait entamé son dernier relais
avec 2 points de retard. Elle sut
remonter ce handicap face à une
sélection magyare qui compta jus-
MOTO
qu’à 6 points d’avance au milieu du
match. À titre collectif, ensuite, car
l’équipe tricolore alignée hier ne
comptait que deux des quatre filles
sacrées championnes du monde en
octobre dernier à Leipzig. Relevant
de blessures, Laura Flessel et Sarah
Daninthe avaient été laissées au
repos.
Une équipe amoindrie
mais solidaire
Aux côtés de Kiraly et de Maureen
Nisima, l’entraîneur national JeanFrançois Di Martino avait donc titularisé Audrey Descouts et Jeanne
Colignon. Deux « Marie-Louise »
qui ne l’étaient pas tant que ça.
« J’étais remplaçante l’an dernier
pour les Mondiaux en Allemagne et
on s’entraîne tout le temps
ensemble », relativisait Descouts.
« Ça fait un moment qu’on tourne
ensemble, on se connaît, on s’apprécie », ajoutait Colignon.
N’empêche, il n’était pas évident de
prévoir que cette équipe arriverait en
finale. Les Françaises y sont donc
parvenues mais à chaque fois dans la
douleur : 35-30 contre le Japon qui
résista jusqu’à 31-29, et 1 point
d’avance seulement sur la Pologne
et la Russie (36-35 dans les deux
cas). Mais l’amalgame a pris. « C’est
une bonne équipe qui a su s’entraider, se félicitait, tout sourire, JeanFrançois di Martino. C’est vrai que,
sans Laura (Flessel), on était amoindri, mais ça fait du bien de voir que,
même sans une championne comme
ça, l’équipe a fonctionné. Je suis fier
du comportement de Maureen et de
Hajnalka qui ont assumé leurs responsabilités de leader. Derrière, les
filles ont suivi et pris leur chance. »
Tout au long de la journée, Di Martino fit ainsi tourner Colignon et Descouts. Certes cela fut insuffisant
pour battre les Hongroises qui alignaient leur meilleure équipe du
moment : Hormay, Revesz, Szasz et
Toth. Soient les mêmes que les tricolores avaient dominées en finale
mondiale à Leipzig (45-31). D’ici les
Mondiaux de Turin (29 septembre 7 octobre), les Bleues auront encore
bien du temps pour s’améliorer et
retrouver Laura Flessel. Même si les
Hongroises, elles, devraient également récupérer leur championne
olympique Timea Nagy...
MARC VENTOUILLAC
RÉSULTATS
COUPE DU MONDE FEMMES (Saint-Maur, 3-5 février). – Épée par équipes. Huitièmes de
finale : France (Colignon, Descouts, Kiraly, Nisima) - Japon, 35-30. Quarts de finale : ChineAllemagne, 42-37 ; Hongrie-Ukraine, 45-29 ; Russie-Canada, 38-29 ; France (Colignon, Kiraly,
Nisima) - Pologne, 36-35. Demi-finales : Hongrie-Chine, 45-35 ; France (Colignon, Descouts,
Kiraly, Nisima) - Russie, 36-35. Match pour la 3e place : Chine-Russie, 45-37. Finale : HongrieFrance, 30-29.
Évolution du score : Revesz-Nisima, 1-3 ; Szasz-Kiraly, 4-3 ; Hormay-Colignon, 7-3 ;
Szasz-Nisima,9-3 ; Revesz-Colignon, 13-8 ; Hormay-Kiraly, 16-14 ; Szasz-Descouts,19-15 ;
Hormay-Nisima, 20-18 ; Revesz-Kiraly, 30-29.
ENDURO
Double première
En tête de bout en bout, le jeune Timoteï Potisek, vingt-deux ans, a remporté son premier
Enduro du Touquet, dans sa nouvelle version, l’Enduropale.
LE TOUQUET –
de notre envoyée spéciale
IL EST JEUNE, fringant et provocateur. En apprenant, à une demi-heure
de l’arrivée, que son rival Arnaud
Demeester (Yamaha) était arrêté suite
à un problème d’embrayage, Timoteï
Potisek, à fond dans la ligne droite
opposée, a salué la nouvelle d’une
cabriole sur sa moto. Deuxième de
l’Enduro du Touquet en 2004 et 2005,
le pilote Honda est enfin parvenu à
monter sur la plus haute marche du
podium. Allégé de 5 litres d’essence
par rapport à ses principaux concurrents, en tête dès le premier tour de
course, Timoteï a tracé son chemin
entre les « chicanes mobiles », comme
on appelle ces amateurs ensablés dans
les chicanes et les dunes artificielles.
« J’ai décidé d’imprimer un gros
rythme pour atomiser la concurrence,
expliquait-il à l’arrivée, détendu et
serein. Je suis resté concentré pour ne
pas chuter et j’ai géré ma course. »
Intrépide et facétieux, le plus jeune de
la fratrie Potisek avait souvent, par le
passé, péché par excès d’orgueil.
« C’est vrai qu’avant, je passais plus
de temps à regarder les autres qu’à
faire ma course », concède-t-il. Cette
année encore, il se disait nullement
impressionné par Demeester, qui visait
une sixième victoire au Touquet,
record absolu, et qui venait de s’imposer sur le sable de Grayan. « C’est à
mon tour de gagner ici », fanfaronnait-il aux vérifications techniques, la
veille du départ. Bernard Rigoni, son
directeur sportif, abondait dans le
même sens, arguant que son protégé
était « plus mature, moins fougueux
qu’auparavant ».
Seul favori à adopter une stratégie à
deux ravitaillements, Potisek a
d’abord été sous la pression de JeanClaude Moussé (KTM), avant que
celui-ci ne chute et ne perde, plus tard,
quelques secondes précieuses dans un
arrêt au stand prolongé. La menace est
alors venue de Demeester, à l’attaque
après une heure de course. Revenu à
moins d’une minute de Potisek, il fut
stoppé net par un premier problème
d’embrayage. L’écart se creusa audelà des quatre minutes. Demeester
parvint pourtant à recoller à une
minute de Timoteï dans la dernière
heure. Mais, toujours aux prises avec
son embrayage, il s’arrêta sur la piste,
avant d’abandonner dans le dernier
tour et de céder la troisième place à
Pierrick Paget (Yamaha).
Avec sept pilotes dans la même boucle
à une heure de l’arrivée, cette première
édition de l’Enduropale a nivelé les
performances, resserré les écarts et
relancé le suspense de la course. Plus
rapide de deux secondes au tour en
moyenne que les années précédentes,
elle a pourtant paru plus fade sur le
plan technique, du fait de la disparition
du passage dans les dunes et de la dilution des bouchons qu’il provoquait.
Coorganisateur de l’épreuve avec la
ville du Touquet, la Fédération française de motocyclisme s’est engagée à
recueillir les impressions des motards
dans les semaines à venir et à réfléchir
à un tracé plus sinueux l’an prochain.
GAËTANE MORIN
RÉSULTATS
1. T. Potisek (Honda), les 15 tours en
3 h 13’20’’380 ; 2. Moussé (KTM), à
1’15’’348 ; 3. Paget (Yamaha), à 1 tour ;
4. Béthys (Honda), à 1 tr ; 5. Limbourg
(Yamaha), à 1 tr ; 6. Cambier (KTM), à 1 tr ;
7. Hauquier (Yamaha), à 1 tr ; 8. Lambert
(Yamaha), à 1 tr ; 9. Duflou (Yamaha), à 1 tr ;
10. Curvalle (Kawasaki), à 1 tr, etc. (865 classés).
I DESPRES SIGNE LE MEILLEUR DÉPART. – Comme l’an passé, Cyril
Despres, au guidon de sa KTM du Dakar, a empoché la prime du « holeshot »
(meilleur départ) avant de se retirer de la course. Il reversera cet argent à l’école
sénégalaise soutenue par Fabrizio Meoni avant son décès lors du Dakar 2005.
LUNDI 6 FÉVRIER 2006
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Bleu
Rouge
Noir
Jaune
Rouge
I ÉLITE (12e journée). - HIER : Carpentras-UTC, 14-78 ; Pia-Carcassonne, 54-14 ;
Limoux - Villefranche-de-Rouergue-Cahors,
40-8 ; Villeneuve-sur-Lot - Toulouse, 22-34.
Matches reportés : Lyon-Villeurbanne Lézignan ; Saint-Gaudens - Marseille.
Cla ss emen t : 1. L i mo ux, 31 pt s
(11 matches) ; 2. Pia, 31 (11 m.) ; 3. Toulouse, 29 (11 m.) ; 4. UTC, 28 (11 m.) ;
5. Carcassonne, 24 (11 m.) ; 6. Saint-Gaudens, 22 (10 m.) ; 7. Villeneuve-sur-Lot, 21
(11 m.) ; 8. Lyon-Villeurbanne, 17 (10 m.) ;
9. Villefranche-de-Rouergue-Cahors, 15
(11 m.) ; 10. Lézignan, 13 (10 m.) ; 11. Marseille, 11 (9 m.) ; 12. Carpentras, 10 (10 m.).
Bleu
Rouge
I LES FRANÇAISES QUATRIÈMES. – Avant-hier à Colorado Springs, trois
Françaises ont terminé quatrièmes du Tournoi du Colorado, Anna Gomis (55 kg)
ayant livré cinq matches, Anne-Catherine Deluntsch (48 kg) quatre et Audrey Prieto (63 kg) trois. « Nous avons fait beaucoup trop de fautes dans la gestion du
score, dans les moments où nous avions pris l’ascendant sur l’adversaire, souligne
l’entraîneur Gérard Santoro. Sur les plans physique et technique, il reste quelques
petits réglages à opérer, mais l’objectif premier a été atteint, à savoir enchaîner les
matches en vue de l’Euro en avril prochain à Moscou. » Les Françaises, qui s’installent dès aujourd’hui à l’INSEP, disputeront le week-end prochain le Tournoi de
Tourcoing. Néanmoins, Prieto, souffrant des côtes, passe aujourd’hui une
radio. – A.-A. F.
TOURNOI DU COLORADO (Colorado Springs, 3-4 février). – FEMMES. 48 kg. Quart de finale :
Deluntsch b. Holthaus (USA), 7-0, 6-0. Demi-finale : Mott (CAN) b. Deluntsch 1-4, 4-1, 2-1.
Repêchage : Deluntsch b. Rushton (CAN), tombée. Troisième place : Kelly (USA) b. Deluntsch
2-0, 2-0. Finale : Murata (USA) b. Mott (CAN) 6-0, 5-4. 55 kg. Premier tour : Gomis b. Da Silva
(BRE) 6-0, 6-0. Quart de finale : Gomis b. Darrow (USA) 4-0, 6-0. Demi-finale : Van Dusen (USA) b.
Gomis 7-4, 1-1. Repêchage : Gomis b. Malyshko (UKR), tombée. Troisième place : Jacobson
(USA) b. Gomis, tombée. Finale : Verbeek (CAN) b. Van Dusen (USA) 6-0, 3-3, 2-0. 63 kg. Demifinale : Pirozhkov (USA) b. Prieto 1-0, 0-6, 2-2. Repêchage : Prieto b. Zyklova (RTC) 3-0, 4-0.
Troisième place : Tomeo (USA) b. Prieto, tombée. Finale : Berube (USA) b. Pirozhkov (USA),
tombée. 72 kg. Demi-finale : Hristova (BUL) b. Marianna Kolic 6-0, 6-0. Repêchage : Conceicao
(BRE) b. Kolic 4-0, 3-1. Finale : Hristova (BUL) b. Wilson (CAN), tombée. HOMMES. 55 kg. Quart
de finale : Hyo-Sub Kim (CDS) b. Hamza Fatah 7-0, 7-0.
BADMINTON
Jaune
Bleu
Jaune
(6x3) : Affif Belghecham b. Djamel Atoui, arrêt
de l’arbitre sur blessure au 5e round. Quart de
finale du Critérium des super-moyens
(4x3) : Anthony Prunier b. Medhi Kherbach
par forfait de poids.
I RÉUNION DE CORMEILLE-EN-PARISI
(4 février). - Demi-finale du Tournoi de
France des légers (6x3) : Samir Hamani b.
Mounir Mehrough aux points. Mi-lourds
(4x3) : Simon Bakalak b. Medhi Cheribet aux
points.
I RÉUNION DE TALENCE (4 février). Demi-finale du Critérium des légers
(4x3) : Nicolas Fargette b. Nabil Kourad aux
points. Super-coq (6x3) : Mohamed Bouleghcha b. Mohamed Nouairi, abandon à
l’appel du 5e round. Légers (4x3) : Adel
Yahmdi et Farid Chebabha nul.
I RÉUNION DE JŒUF (5 février). - Demifinale du Critérium des lourds-légers
(4x3) : Rachid el-Hadak b. Julien Perriaux aux
points.
I NATIONAUX AMATEURS (Charleville,
4 février). - Quarts de finales. HOMMES.
Lourds : Ouatah b. Khamouch, arrêt au 2e
round (+20). Super-lourds : Samoudi b.
Lecacheur, arrêt au 3e round (+20).
I COUPE DU MONDE (4-5 février). – HS 145 : 1. Kofler (AUT), 273,5 pts (143 m ; 138,5 m) ;
2. Morgenstern (AUT), 270,4 (135,5 ; 145) ; 3. Küttel (SUI), 257,2 (135,5 ; 138,5) ; 4. Ito (JAP),
252,3 (136 ; 135) ; 5. Pettersen (NOR), 249,7 (129 ; 142,5) ; 6. Ahonen (FIN), 246,5 (130 ; 140) ;
7. Koch (AUT), 244,1 (130 ; 139,5) ; 8. Janda (RTC), 241 (125 ; 140). HS 145 par équipes : 1.
Finlande (Kiuru, Happonen, Hautamaeki, Ahonen), 973,4 pts ; 2. Autriche (Kofler, Widhölzl, Koch,
Morgenstern), 953,5 ; 3. Norvège (Romören, Bystöl, Pettersen, Ljökelsöy), 950,5 ; 4. Allemagne
(Neumayer, Späth, Herr, Uhrmann), 926,1 ; 5. Japon (Ito, Ichinohe, Kasai, Okabe), 879,2.
Coupe du monde 2006 (après 17 épreuves): 1. Janda (RTC), 978 pts ; 2. Ahonen (FIN), 935 ; 3.
Küttel (SUI), 689 ; 4. Ljökelsöy (NOR), 679 ; 5. Uhrmann (ALL), 535 ; … 59. Lazzaroni, 14.
Prochaine étape : Kuopio (FIN), le 5 mars.
I MONDIAUX JUNIORS : LE
RELAIS HOMMES EN OR. – Et de
huit ! Comme un symbole, les Championnats du monde juniors qui se disputaient à Presque Isle (États-Unis) se
sont achevés sur la victoire du relais
masculin français. Alexis Bœuf,
Damien Géhin, Arnaud Langel et Vincent Jay se sont imposés de neuf
secondes devant les Russes, l’Allemagne complétant le podium. Ce titre
porte à huit le nombre de médailles
françaises (dont quatre pour la seule
Marion Blondeau). « Le bilan est super
positif, s’est réjouit Christian Dumont
responsable du biathlon français. Tous
les athlètes reviennent avec une
médaille ! C’est une nouvelle moisson
de médailles pour Marion Blondeau,
jeune vraiment surprenante, avenante
et exemplaire dans la préparation de
ses objectifs. À retenir également un
très bon Vincent Jay qui, sur les skis,
a signé de très bons chronos, il doit
encore travailler la qualité de tir…
Il est bon de voir les collectifs juniors
qui donnent un vrai avenir dans une
perspective de 2010. »
Noir
Noir
I RÉUNION DE CHATEAUROUX (3
février). - Demi-finale du Tournoi de
France des lourds-légers (6x3) : Andrei
Zaitsev b. Julien Brival, K.-O. au 6eround.
Demi-finale de la Coupe de la Ligue des
super-welters (8x3) : Hamlet Petrosyan b.
Michel Mothmora aux points.
I RÉUNION DE NICE (3 février). - Quart de
finale du Championnat de France des milourds (8x3) : Doulyassad Joubij b. Christopher Robert aux points (79-74, 79-74, 77-76).
Demi-finale de la Coupe de la Ligue
(8x3) : Rachid Drilzane b. Nizar Boubaker aux
points.Moyens (6x3) : Denis Saioni b. Otto
Merlin (HON), disqualification au 2e round.
Super-légers (6x3) : Stéphane Benito b.
Tibor Rafael (SLQ), arrêt de l’arbitre au 2e
round, Christophe Delsahut b. Igor Krbusik
(SLQ), arrêt de l’arbitre au 5e round. Supermoyens (4x3) : José Tavares b. Matteo
Sciacca (ITA) aux points.
I RÉUNION DE DINAN (4 février). –Quart
de finale de la Coupe de la Ligue des
légers (8x3) : Anthony Mezaache b. Samir
Ferhat aux points. Demi-finale de la Coupe
de la Ligue des mi-lourds (8x3) : Gyslain
Ebouaba b. Ramdane Serdjane aux points.
Quart de finale du Tournoi de France
ski en novembre était vraiment bon
mais sa fracture l’a empêchée
d’exploiter tout ça. Le protocole
médical a été bien mis en place et lui
a même permis de revenir un peu
plus tôt que prévu. On sent encore
une petite réticence au moment de
lever les bras sur les sauts même si
son épaule est consolidée. Mais elle
s’est libérée sur son ski. Ce podium
est un gros soulagement. On verra
désormais selon la configuration de
la piste olympique. Mais c’est évident que l’on va là-bas pour un
podium. »
Les ambitions sont donc de retour
avec semble-t-il l’enterrement de la
scoumoune. « C’était quand même
carrément incroyable, soupire Sella.
Nous avions trois présélectionnés
olympiques et Laurent Niol dont on
savait qu’il pouvait se qualifier. Eh
bien, les quatre se sont retrouvés à
l’infirmerie… On a seulement maintenant l’impression de sortir du tunnel. Guilbaut s’est fait enlever sa prothèse de la mâchoire samedi pour la
SAUT À SKIS
BOXE
ESCRIME
BIATHLON
COUPE DU MONDE
20
RUGBY TOURNOI DES SIX NATIONS (1
re
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
journée) – ÉCOSSE-FRANCE : 20-16
Friture sur la ligne
Orphelins de Jauzion, fébriles et conduits par une charnière décevante, les trois-quarts bleus ont bafouillé leur rugby.
ÉDIMBOURG –
de notre envoyé spécial
YANNICK JAUZION était hier à Murrayfield. Mais pas sur la pelouse, et
c’est là toute la différence. Victime
d’une fracture au petit orteil du pied
droit, contraint de renoncer quarantehuit heures avant le match, le Tarnais
de naissance, assis en tribune officielle, a cruellement fait défaut à ses
partenaires de la ligne d’attaque.
Unique par son pouvoir de pénétration, sa capacité à assurer la continuité
du jeu et faire vivre le ballon en restant
debout, le centre toulousain aux
trente-deux sélections a laissé les
Bleus orphelins en milieu de terrain. Là
où la bataille pour le gain de la ligne
d’avantage est cruciale à ce niveau de
compétition.
Hier, les Bleus ont bafouillé leur rugby,
comme si l’ombre de Jauzion avait
obscurci leurs rêves de brillance.
L’équipe de France était venue pour
reculé et ça nous a fait mal à la tête et
aux jambes. »
Passe Christophe Dominici, quarantehuit sélections au compteur. Interrogé
sur l’influence manquante de Jauzion,
le Parisien livre sa pensée. Différente
des autres. « Oui, on a vu que c’est
important d’avoir un centre pénétrant
du style de Yannick, Damien (Traille)
ou Brian (Liebenberg). » Le visage
impassible, Frédéric Michalak aussi
revient sur la piètre prestation du
quinze de France. Il n’a pas été transcendant, n’a pas influé sur le jeu
comme il l’a si souvent fait. Il le sait.
« On l’a eue dur. Ça manquait de cohésion, de rythme, d’intelligence. C’était
mieux en deuxième mi-temps, mais
globalement c’était difficile physiquement pour tout le monde. » Cerné, le
numéro 10 des Bleus n’a pas été non
plus très régulier et performant dans le
jeu au pied.
gagner, elle a rapidement déchanté.
Fragilisée par ses nombreux ballons
perdus à l’impact, dans la transmission
entre joueurs, ses choix douteux, sa
réflexion troublée, et l’incroyable
fébrilité personnifiée par Nicolas
Brusque et Ludovic Valbon. S’il y a au
moins un domaine dans lequel les
Bleus ont joué une partition parfaite
hier, c’est d’ailleurs au sujet du Briviste, épargné par ses partenaires.
« Ludo a largement rempli sa tâche »,
souffle ainsi Jean-Baptiste Élissalde,
lequel ne veut pas s’arrêter plus longtemps sur les conséquences de
l’absence de Jauzion. « Il ne faut pas se
retrancher derrière les absences. La
vérité, c’est que l’on a perdu trop de
ballons, qu’il y a eu trop d’erreurs. »
Loin de son niveau de l’automne, le
demi de mêlée toulousain n’a pas non
plus évolué derrière un pack dominateur physiquement. « Je n’ai jamais vu
quelqu’un marcher à reculons dans la
rue. Parce que c’est dur. Et nous, on a
Michalak
ne se sentait pas
handicapé
« Je suis nul ! »
En deuxième période, le jeu commandait effectivement de ne pas taper, de
conserver le ballon. Mais quelqu’un lui
reparle de sa blessure à l’adducteur
droit qui le handicape depuis deux
mois, l’empêche de s’entraîner régulièrement et convenablement. De
jouer trop souvent au pied aussi. Il
aborde le sujet une énième fois. Oui, il
pouvait jouer. Non, il n’était pas handicapé. « À ce niveau-là, je suis assez
content même. Je n’ai pas eu trop mal,
pas de douleur. C’est encourageant
pour la suite. »
Il reste que collectivement, la courte
semaine qui se présente avant FranceIrlande nécessitera beaucoup de travail de précision pour les Bleus. « À
13-0, on a peut-être paniqué, on a fait
tout et n’importe quoi, reconnaît Florian Fritz, l’une des rares satisfactions
individuelles de la journée. Il y a eu de
la précipitation. Il faut se remettre en
cause. Quand on se fait une passe dans
les chaussettes, qu’on échappe le ballon sans pression, ce n’est pas une histoire d’absence ou de chance. Les ballons, on les a eus. Mais, on n’en a rien
fait ou on les a rendus. »
LUDOVIC VALBON, le centre de l’équipe de France,
s’est livré hier à une violente autocritique.
ÉDIMBOURG –
de notre envoyé spécial
IL EST ARRIVÉ l’avant-dernier en conférence de presse, juste avant Christophe
Dominici. Ludovic Valbon s’est assis et il a parlé. La voix du Briviste était basse, le
ton monocorde mais le contenu exceptionnellement violent. Envers lui-même. Sa
troisième sélection restera un très mauvais souvenir : « J’ai fait des boulettes,
comme tout le monde, mais ce que je retiens, ce sont les miennes, des erreurs de
cadet. Pourtant, en entrant sur le terrain, j’étais bien, je ne m’étais pas mis la
pression. Mais ce qui s’est passé aujourd’hui montre que je suis loin du niveau
moyen international. Ou niveau bas même, je ne sais pas… Je suis vraiment très
amer, parce que faire des en-avant sur des premiers temps de jeu, cela me ramène
huit ou dix ans en arrière et ça me fait mal parce que j’ai beaucoup bossé pour
avancer. Des fautes comme cela, c’est de la nullité. Je suis nul ! Quand tu fais un
en-avant et qu’il n’y a pas de réelle pression, c’est… À ce jeu, quand on te fait une
passe, il faut savoir attraper le ballon. Et quand la passe est amorcée, il faut savoir
arriver moins vite, contrôler ta course, être concentré. Au moins, ça me remet les
pieds sur terre. Peut-être que je me voyais trop beau, trop fort… On était venus
pour gagner et on a perdu. Et de quatre points seulement. Or, sur une défaite aussi
courte, les petites erreurs comme les miennes comptent cent fois, mille fois plus.
Le rugby est un sport collectif mais c’est aussi une somme d’individualités. Je pars
du principe que si je suis performant, j’aide l’équipe. Si je suis médiocre, je la tire
vers le bas. Et quand on me donne le ballon et que je le perds, je prive l’équipe de
France de munitions. Et à quatre points d’écart au final, les munitions valent
cher. » – H. I.
HAMID IMAKHOUKHENE
« CE SOIR, je ressens une immense fierté. » Joie
contenue, Frank Hadden a les yeux qui brillent.
L’entraîneur écossais sait à quel point le succès
que ses joueurs viennent d’obtenir face à la
France va compter dans leur avenir proche.
L’Écosse n’avait plus battu une nation majeure
depuis 2002 (Afrique du Sud, 21-6) et elle sortait
de deux saisons traumatisantes sous l’ère Matt
Williams, l’entraîneur australien écarté en juin
dernier. « Ce qu’ont réalisé les joueurs est
incroyable, poursuit Hadden. Il n’y a rien de plus
fort que cette impression d’avoir accompli
quelque chose de grand pour votre pays. Le rugby
écossais en avait besoin. »
À ses côtés, le capitaine Jason White défait
consciencieusement une banane avant de l’avaler en deux bouchées. Imperturbable. Il fait face à
des médias qui, dans leur grande majorité,
n’avaient donné aucune chance à son équipe. Il
savoure intérieurement son bonheur, mais il sait
que cette victoire n’aura aucune signification si
l’Écosse ne confirme pas ce renouveau. « On sait
d’où l’on vient, dit-il. On sait surtout qu’un tel
résultat se joue sur des détails. Mais c’est sur ces
détails que nous avons fait la différence
aujourd’hui. Car Frank (Hadden) a su nous redonner confiance, nous persuader que cette victoire
était possible. Avec un nouveau plan de jeu, une
autre approche, des idées nouvelles, il a relancé
l’équipe. On lui doit beaucoup. »
« Exploiter
cette confiance »
Modeste, Hadden met en avant la performance
des joueurs. « Leur détermination, la façon dont
ils ont joué ont été exceptionnelles. Si l’on doit
évoquer l’évolution de cette équipe par rapport à
la saison dernière, je la résumerai en un seul mot :
plaisir. Une notion qu’il ne faut pas sous-estimer
dans le rugby pro. Il faut ressentir du plaisir quand
on va s’entraîner si l’on veut avancer. C’est làdessus que l’on a insisté ces derniers mois. Redonner du plaisir et de la confiance aux joueurs. Et si
le manque de résultats de nos trois équipes pros
(Édimbourg, Glasgow, Borders) a pu laisser penser que le rugby écossais n’avait pas redressé la
barre, c’était une fausse impression. Car ces
résultats ont été meilleurs que les saisons passées
et c’est à travers ces équipes que les joueurs ont
retrouvé la flamme. »
« C’est incroyable ce qui nous arrive, affirme de
son côté Sean Lamont, l’un des héros du jour,
auteur de deux essais. Frank est tellement positif
que l’on se dit que tout est possible, même si l’on
ne pouvait imaginer de débuter le Tournoi de
cette façon. C’est un rêve. »
« Il faut exploiter maintenant cette confiance,
poursuit Hadden. Ne pas s’arrêter là. La victoire
est essentielle. Elle valide tout ce qu’on fait pendant la semaine et tout ce qu’on s’est dit. J’avais
dit notamment que j’étais sûr qu’on allait bien
jouer. Mais bien jouer ne suffit pas toujours pour
l’emporter. Et la confiance n’est pas une garantie
de résultat pour le prochain match, mais elle est
une base incontournable. Que les joueurs continuent à s’exprimer de cette façon, c’est tout ce
que je peux souhaiter à notre équipe. » Car le
déplacement au Pays de Galles se profile déjà. Et
le vainqueur du dernier Tournoi qui vient de
prendre une dérouillée à Twickenham (13-47) se
doit de réagir.
« On va y aller avec une énorme confiance,
affirme Chris Paterson, l’un des anciens de la
sélection écossaise. Parce que l’on croit en ce que
l’on fait. On est décidé à ne plus subir. Faire en
sorte que les choses arrivent sur le terrain,
prendre son destin en main… l’équipe est dans
une nouvelle dynamique. Cardiff, c’est une autre
opportunité de faire un grand match, on va y aller
pour ça. »
2
22
0///22
0
p
(
)
le 8 mars 2003. Dans l’intervalle, ils avaient
seulement battu l’Italie (deux fois), le Japon
(deux fois), les Samoa (deux fois),
les États-Unis, les Fidji et la Roumanie.
(*) Angleterre, France, Irlande, Galles,
Nouvelle-Zélande, Australie, Afrique du Sud,
Argentine.
JULIEN SCHRAMM
L’Irlande dans l’attente
CANAL+
TROPHÉE
TROPHÉE
L’ÉQUIPE
PROVALE
DU JOUEUR DU MOIS DU TOP14
1
3
2
BIDABÉ
BOYET
DUSAUTOIR
(Biarritz)
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BRIAN O’DRISCOLL, le capitaine du quinze d’Irlande, et le
numéro 8 Denis Leamy pourraient être cités aujourd’hui par le
commissaire écossais du match remporté par l’Irlande, samedi,
face à l’Italie (26-16), à Dublin. Interpellé par les Italiens et
notamment Pierre Berbizier sur les « stamping » répétés de
joueurs irlandais, l’Écossais Rob Flockhart s’est engagé à
regarder de près les images de la rencontre et il devra donner
une réponse aujourd’hui avant 15 h 30 (soit 50 heures après
l’heure du coup d’envoi). Si O’Driscoll et Leamy sont reconnus
coupables d’avoir piétiné des adversaires, ils pourraient être
cités à comparaître devant une commission de discipline, vraisemblablement mercredi. Soit trois jours seulement avant le
match contre l’équipe de France à Saint-Denis. Regroupés dès
hier au Castle Hotel de Killiney, dans le sud de Dublin, les Irlandais se disaient confiants sur l’issue de cette affaire, répétant
que Brian O’Driscoll ou Denis Leamy n’avaient fait qu’effectuer
AGENDA
VENDREDI 10 FÉVRIER
I ANGLETERRE
journée). –
Gloucester-Leicester, Leeds-Bristol.
I SUPER 14 (1re journée). – Auckland
Blues (NZL) - Wellington Hurricanes
(NZL) ; Western Force (AUS) - ACT Brumbies (AUS) ; Free State Cheetahs (AUS) Northern Bulls (AFS).
SAMEDI 11 FÉVRIER
(14e
I TOURNOI DES SIX NATIONS. –
France-Irlande (14 h 30, en direct sur
France 2) ; Italie-Angleterre (17 heures).
I TOP 14 (15e journée, match en
retard). – Brive-Agen (18 h 30).
I ANGLETERRE (14e journée). –
Worcester-Sale.
I SUPER 14 (1re journée). – Canterbury Crusaders (NZL) - Otago Highlanders
(NZL) ; Queensland Reds (AUS) - New
South Wales Waratahs (AUS) ; Golden
Cats (AFS) - Western Stormers (AFS) ;
Coastal Sharks (AFS) - Waikato Chiefs
(NZL).
DIMANCHE 12 FÉVRIER
I TOURNOI DES SIX NATIONS. – Pays
de Galles - Écosse (16 heures, en direct sur
France 2).
I ANGLETERRE (14e journée). – London Irish - Newcastle, Wasps-Northampton, Saracens-Bath.
I PRO D 2 (18e journée, matches en
retard). – Béziers - Pays d’Aix
(15 heures). Auch-Albi (15 h 30).
des rucks sur des joueurs italiens qui se mettaient volontairement à la faute. Déçu surtout par la performancede son équipe,
l’entraîneur Eddie O’Sullivan affirmait, hier encore, qu’il n’y
avait rien d’autre à faire qu’attendre le verdict du commissaire
et se concentrer sur la préparation du match face aux Français.
Les Irlandais entameront cette semaine d’entraînement ce
matin par une séance sur le terrain de Blackorck College. – J. S.
I ITALIE : CASTROGIOVANNI DANS LE COLLIMATEUR. –
En marge des citations possibles de Brian O’Driscoll et Denis
Leamy, le pilier italien Castrogiovanni fera l’objet d’une attention
particulièredu commissaire Rob Flockhart. Rentré en seconde mitemps, il est accusé par les Irlandais d’avoir mordu le bras du
troisième-ligne Simon Easterby. Il risque une très lourde sanction.
Mais il faudra prouver la faute. Le quotidien The Irish Times va
publier une photo de l’incident qui ne démontre pas l’évidence de
la morsure. Pas sûr que la vidéo fasse mieux. – J. S.
HOCKEY SUR GLACE
Le sommet pour Rouen
LIGUE MAGNUS. - 23e journée. - SAMEDI : Angers - Caen, 1-2 a.p. (0-0, 1-0, 0-1, 0-1) ; Amiens
- Rouen, 3-4 a.p. (0-0, 0-3, 3-0, 0-1) ; Gap - Dijon, 3-5 (2-4, 0-0, 1-1) ; Chamonix - Épinal, 2-5
(1-2, 1-1, 0-2) ; Briançon - Morzine-Avoriaz, 2-1 (1-0, 0-0, 1-1) ; Villard-de-Lans - Anglet, 2-1
(0-1, 2-0, 0-0) ; Mont-Blanc - Grenoble, 1-6 (1-2, 0-4, 0-0). Classement : 1. Rouen (– 1 m.),
43 pts ; 2. Amiens, 34 ; 3. Briançon, 31 ; 4. Grenoble (– 1 m.), 30 ; 5. Dijon, 29 ; 6. Villard-deLans, 27 ; 7. ; Angers, 25 ; 8. Morzine-Avoriaz (– 2 m.), 24 ; 9. Anglet, 23 ; 10. Épinal, 21 ;
11. Mont-Blanc, 18 ; 12. Caen, 16 ; 13. Chamonix (– 2 m.), 11 ; 14. Gap (– 2 m.), 6.
AMIENS - ROUEN : 3-4 a.p. (0-0 ; 0-3 ; 3-0 ; 0-1)
3 300 spectateurs environ. Arbitre : M. Durand.
Pénalités. – AMIENS : 24’ (12 × 2’). ROUEN : 30’ (15 × 2’). Buts. – AMIENS : 48’46’’ F. Rozenthal
(J. Marcos, Bachet) ; 57’25’’ Roussel (Petigny, Gras) ; 58’03’’ Zwikel (Bachet, Mortas). ROUEN :
21’43’’ Thinel (Mallette, Fortier) ; 25’20’’ Desrosiers (Besch) ; 27’51’’ Thinel (Fortier) ; 61’25’’
Carlsson inf. num., cage vide.
ANGERS - CAEN : 1-2 a.p. (0-0 ; 1-0 ; 0-1 ; 0-1)
862 spectateurs. Arbitre : M. Bergamelli.
Pénalités. – ANGERS : 26’ (8 × 2’ + 10’). CAEN : 22’ (6 x 2’ + 10’). Buts. – ANGERS : 34’49’’ Choinière (Borzik, Hovora) sup. num. CAEN : 57’32’’ Raux (Gavalda, Brodin) ; 60’32’’ Maatta (Janil, Jelen).
BRIANÇON - MORZINE-AVORIAZ : 2-1 (1-0 ; 0-0 ; 1-1)
1 500 spectateurs. Arbitre : M. Bocquet.
Pénalités. – BRIANçON : 10’ (5 × 2’). MORZINE-AVORIAZ : 4’ (2 × 2’). Buts. – BRIANÇON : 12’58’’
Dahlin (Lyness, Maillot) ; 42’50’’ Filip. MORZINE-AVORIAZ : 56’30’’ Halttunen (Miettinen, Holm).
CHAMONIX - ÉPINAL : 2-5 (1-2 ; 1-1 ; 0-2)
500 spectateurs environ. Arbitre : M. Bachelet.
Pénalités. – CHAMONIX : 41’ (8 × 2’ + 5’ + 20’). ÉPINAL : 69’ (7 × 2’ + 5’ + 10’ + 2 x 20’).
Buts. – CHAMONIX : 3’42’’ Prokop (Charlet, Torgersson) ; 28’08’’ Böhme (Masson, Margerit).
ROUEN : 1’32’’ Plch (Mazerolle) ; 11’49’’ Trebaticky ; 21’55’’ Trebaticky (Simko) ; 45’38’’ Haapasaari (Plch, Mazerolle) ; 56’50’’ Mazerolle (Haapasaari, Ablad).
PAGE 20
GAP - DIJON : 3-5 (2-4 ; 0-0 ; 1-1)
412 spectateurs. Arbitre : M. Avavian.
Pénalités. – GAP : 44’ (7 x 2’ + 10’ + 20’). DIJON : 38’ (9 × 2’ + 2 x 10’). Buts. – GAP : 2’48’’
Mihalik (Ravoire, Moussier) sup. num. ; 18’16’’ Moussier (Ravoire) ; 58’59’’ Arnaud (Jernstrom,
Rambousek) sup. num. DIJON : 9’03’’ Rousselien (Drotar) ; 10’59’’ Gillet (K. Dugas, Thomas) ;
12’02’’ Kristin (Bochna, Rousselin) inf. num. ; 18’08’’ Gueguen (Palov) ; 54’44’’ Gueguen (Palov,
Gillet) sup. num.
MONT-BLANC - GRENOBLE, 1-6 (1-2 ; 0-4 ; 0-0)
1 167 spectateurs. Arbitre : M. Mendlowictz.
Pénalités. – MONT-BLANC : 12’ (6 × 2’). GRENOBLE : 16’ (8 x 2’). Buts. – MONT-BLANC : 12’28’’
Lahtinen (Carry, Pollari) sup. num. GRENOBLE : 3’33’’ Hecquefeuille (Draney) sup. num. ; 14’25’’
Papa (Draney) ; 30’12’’ Wallin (Draney) ; 32’45’’ Y. Sadoun (Hecquefeuille) ; 36’46 » Draney ;
38’46 Draney sup. num.
VILLARD-DE-LANS - ANGLET : 2-1 (0-1 ; 2-0 ; 0-0)
800 spectateurs environ. Arbitre : M. Bourreau.
Pénalités. – VILLARD-DE-LANS : 6’ (3 x 2’). ANGLET : 10’ (5 × 2’). Buts. – VILLARD-DE-LANS :
26’43’’ Lepers (Billieras, M. Rozenthal) ; 31’21’’ Goncalves (Barin). ANGLET : 13’13’’ Lassalle (Karrer).
PROCHAINE JOURNÉE. – Samedi 11 février, à 20 h 15 : Épinal - Mont-Blanc. Samedi
18 février, à 20 heures : Grenoble - Briançon ; Dijon - Amiens ; Rouen - Villard-de-Lans ;
Caen - Gap. À 20 h 30 : Chamonix - Anglet ; Morzine-Avoriaz - Gap.
MATCH EN RETARD DE LA 18e JOURNÉE. – Samedi 11 février, à 20 h 30 : Chamonix - Gap.
I NHL. – HUET MARQUE DES POINTS. – Le gardien français du Canadien de Montréal, Cristobal Huet, a frappé un grand coup samedi lors de la venue des Bruins de Boston. Battus deux jours
plus tôt par cette même équipe, les Québécois ont pris une belle revanche en s’imposant 2-0 avec
un Huet en grande forme. – Y. Mai.
SAMEDI : Saint Louis - Dallas, 4-3 a.p. ; Montréal-Boston, 2-0 ; Colorado-Detroit, 0-3 ; Pittsburgh - NY Islanders, 4-5 t.a.b. ; Philadelphie - NY Rangers, 3-4 a.p. ; Atlanta-Florida, 6-4 ; Toronto - New Jersey, 4-2 ; Tampa Bay - Washington, 5-0 ; Nashville-Chicago, 6-0 ; Buffalo-Ottawa,
2-1 t.a.b. ; Phoenix-Minnesota, 4-6 ; Edmonton-Vancouver, 3-1 ; San Jose - Anaheim, 0-2.
LUNDI 6 FÉVRIER 2006
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
Rouge
de notre envoyé spécial
session de ses moyens. Il n’a pas pu créer
du danger comme il en a l’habitude. Derrière, les courses des trois-quarts ont été
beaucoup trop latérales, seul Florian
Fritz a donné l’impression de pouvoir
franchir la ligne d’avantage. Un match
international, cela se gagne en minimisant le nombre d’erreurs. En rendant
26 ballons – ce qui est énorme – aux
Écossaissur des en-avant ou des « turnover », les Français se sont condamnés. Et
pourtant, ils meurent à quatre points. Ce
qui relativise aussi la qualité d’une
équipe d’Écosse généreuse, efficace
dans les déblayages, mais loin du très
haut niveau. Attention,
l’équipe de France n’est
pas devenue mauvaise
en un après-midi mais sa
contre-performance est
intéressante à analyser à
la lumière de ce qu’ont
réussi les Anglais la
veille. Face à des Gallois
fidèles à leur rugby
débridé, les hommes
d’Andy Robinson ont
réalisé un très bon
match. Avec beaucoup
de volume de jeu, beaucoup d’intensité dans
l’engagement physique,
de la patience aussi.
Après cinquante
minutes, les vainqueurs
du Grand Chelem 2005, châtiés, ont
explosé comme du pop-corn. L’Angleterre est de retour, et l’Irlande, notre prochain adversaire, a montré ses limites du
moment face à une équipe d’Italie qui
porte déjà la marque de Berbizier. Belle
organisation en conquête, en touche
notamment, défense inversée qui mit
sous pression permanente O’Driscoll et
D’Arcy, les deux centres irlandais : l’Italie, sans des erreurs d’arbitrage, aurait
mérité mieux. Essayons de nous réjouir.
Le Tournoi 2006 nous réservera peutêtre de meilleures surprises que celle
d’hier après-midi.
Bleu
Rouge
ÉDIMBOURG –
LES FRANÇAIS étaient les grands favoris de ce Tournoi. Les bookmakers se sont
trompés. Le constat est douloureux pour
les Bleus qui se sont pris en pleine figure
dix ans de frustration écossaise. Mais,
lorsqu’on a ce statut de favori à assumer,
il ne faut surtout pas donner à son adversaire la possibilité d’exister, d’espérer, et
l’équipe de France s’est trompée sur la
stratégie à employer. Les Écossais voulaient amener les Français dans un jeu
débridé. Ils sont tombés dans le piège,
tête baissée, sans parvenir durant
presque toute la première mi-temps à
mettre en place un rugby bien structuré,
avec du jeu au pied pour
occuper le terrain, des
courses directes pour
aller défier un demi
d’ouverture, Parks, qui
n’est pas un gros défenseur. La seule fois où
l’attaque française a pu
prendre le milieu du terrain grâce à Florian Fritz,
Julien Bonnaire a marqué. De manière trop
systématique, l’alignement français a privilég ié l e s dé v ia t i o n s
rapides en touche pour
aller jouer au large plutôt que de resserrer
préalablement la
défense écossaise. Il a
fallu attendre la soixantième minute
pour voir Fabien Pelous et ses avants
réussir enfin un bon groupé-pénétrant.
Un comble quand on sait que cette arme
est une marque de fabrique du rugby
français. Un comble lorsqu’on voit les
Écossais faire basculer la rencontre en
début de seconde période, sur un groupé-pénétrant parfaitement exécuté. On
n’a pas reconnu cette équipe de France,
tellement séduisante en novembre
contre l’Australie et l’Afrique du Sud, par
son organisation collective, sa fraîcheur
et sa mobilité. L’absence de Yannick Jauzion a certainement pesé. Frédéric
Michalak n’a pas semblé en pleine pos-
Jaune
Bleu
Jaune
AVEC LES ÉCOSSAIS. – L’entraîneur du quinze d’Écosse a su persuader ses joueurs
qu’ils étaient capables d’un exploit.
Les Bleus se sont trompés
Noir
Noir
Seul Hadden y croyait
EDIMBOURG. –
Frédéric Michalak (10),
plaqué par Simon Taylor,
sous les yeux de Pieter De
Villiers (à gauche), Alastair
Kellock (casqué) et Bruce
Douglas, n’a eu que
rarement ses aises hier.
Mais il estime ne pas avoir
été gêné par sa blessure
à l’adducteur droit.
(Photo Bruno Fablet)
21
RUGBY TOURNOI DES SIX NATIONS (1
re
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
journée) – ÉCOSSE - FRANCE : 20-16
« On n’est pas les Blacks »
BERNARD LAPORTE, l’entraîneur des Bleus, mesure, après la défaite face aux Écossais, la distance séparant encore Français et Néo-Zélandais.
Stade de France (16-9). Donc nous les
attendions performants. Mais je crois
que l’on a fait un meilleur match
aujourd’hui que l’an passé, où nous
avions gagné. Et, je le répète, sans ces
dix points lâchés en début de match,
nous l’aurions emporté.
– Cette défaite va-t-elle vous
amener à procéder à des changements pour affronter l’Irlande ?
– On a cinq centres (Jauzion, Traille,
Baby, Marty, Liebenberg) et deux
arrières (Castaignède, Laharrague)
blessés, alors il va surtout falloir
composer avec les joueurs valides. Et
puis il est hors de question de mettre
cette défaite sur le dos de Ludovic (Valbon) ou Nicolas (Brusque). Donc, si
l’on fait des changements, ce sera
d’une manière logique, mais ils ne
seront pas punitifs.
– Vous aviez l’ambition de
gagner le Tournoi. L’objectif
semble désormais difficile à
atteindre…
– Nous avons perdu aujourd’hui 50 %
de chances de gagner le Tournoi. »
L’entraîneur de l’équipe de France a croisé son homologue
écossais, Frank Hadden, en arrivant en conférence de
presse. Poignée de main fugace et un : « Congratulations »,
lâché les mâchoires serrées. Bernard Laporte a ensuite commenté, aux côtés de Fabien Pelous et Jo Maso, la défaite de
l’équipe de France. Une défaite dont il a souligné combien
elle montrait que le quinze de France n’était pas encore une
grande équipe.
ÉDIMBOURG –
de notre envoyé spécial
« COMMENT ANALYSEZ-VOUS
cette défaite ?
– Le sentiment que j’ai, c’est que nous
avons fait la meilleure deuxième mitemps depuis que nous sommes
ensemble. Mais lorsqu’on donne dix
points en première mi-temps comme
nous l’avons fait et que l’on rend
autant de ballons à l’impact, on ne
peut pas gagner. Mais la force d’une
grande équipe est justement de ne pas
prendre des points quand il n’y a pas la
place.
– Comment expliquer le
manque de pénétration des
joueurs français ?
– On a manqué de vivacité. Notamment sur les points de rendez-vous où
ils nous ont arraché beaucoup de
ballons. Nous avions beaucoup moins
de rythme que lors des matches du
mois de novembre. Je ne crois pas que
ce soit une question de physique. On a
surtout manqué la plupart de nos
duels. Quand on regarde jouer les
Blacks, eux, ils gagnent toujours leurs
duels. Nous, on n’est pas les Blacks. On
en est encore loin.
– Il y a eu aussi beaucoup de
ballons tombés…
– Oui, nous avons été fébriles. Le fait
d’être très vite menés au score nous a
obligés à jouer pour aller marquer.
Nous n’avons donc pas occupé le terrain comme on aurait dû le faire.
– L’absence de Jauzion s’est fait
cruellement ressentir…
– Ludovic (Valbon), c’est vrai, ne nous
a pas apporté l’aisance de Yannick.
Mais il ne faut pas l’accabler. Au
contraire, il faut le protéger. Il
découvre le Tournoi. Et c’était bien de
le faire jouer.
– Pensez-vous que Frédéric
Michalak a joué à cent pour cent
de ses moyens. Notamment sur
ses coups de pied ?
– Peut-être pas dans ses frappes, mais
ça fait deux mois qu’il joue comme ça.
Il a alterné le bon et le moins bon. Mais
ce n’est pas lui qui nous fait perdre le
match.
– Avez-vous été surpris par le
niveau des Écossais ?
– Non. Nous avons vu le match qu’ils
ont fait contre les Blacks en novembre
(défaite 29-10), et puis, l’an passé, on
avait gagné difficilement contre eux au
JEAN-CHRISTOPHE COLLIN
ÉDIMBOURG. – Florian
Fritz, soutenu par Nicolas
Brusque, peine ici à
s’extraire de la pression
défensive d’Andrew
Henderson et de Dan
Parks (no 10). Une image
trop fréquente hier à
Murrayfield, où les Bleus
ont souvent été
impuissants.
(Photo Bruno Fablet)
LA QUESTION DU JOUR
Bernard Laporte a-t-il eu raison d’aligner
Frédéric Michalak diminué
face à l’Écosse ?
Brusque forfait
pour l’Irlande
Pour voter, connectez-vous sur www.lequipe.fr entre
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6 heures et 22 heures (0,34 euro + coût d’un SMS).
ÉDIMBOURG –
de notre envoyé spécial
PEPITO ELHORGA, sélectionné avec France A pour le
match contre Irlande A, vendredi à Limoges (20 h 30),
pourrait être le seul changement apporté au sein du
groupe des vingt-deux joueurs retenus pour FranceIrlande et qui sera dévoilé ce matin à 9 h 30 (10 h 30 heure
française). En raison de la blessure de Nicolas Brusque,
les sélectionneurs sont en effet contraints d’appeler au
moins un joueur supplémentaire. Pour le reste, hormis
l’Agenais, qui serait dans ce cas-là promis à une place
d’arrière, y aura-t-il d’autres modifications ? Le cas de
Aurélien Rougerie pourrait être évoqué. Blessé au poignet gauche le 23 décembre dernier contre Bayonne,
l’ailier clermontois n’a toujours pas rejoué depuis. Il
devait le faire le 28 janvier dernier, à Montpellier, mais le
match a été remis en raison des intempéries. « On va
revoir le match tranquillement entre nous et reparler de
tout cela », a répondu hier soir Jo Maso.
De son côté, interrogé sur un éventuel remplacement de
Ludovic Valbon, voire sa sortie du groupe, Bernard
Laporte s’est fendu d’une réponse qui laisse davantage
entrevoir des changements dans l’équipe de départ que
dans la liste des vingt-deux. « On composera l’équipe
avec les joueurs qu’il y a. Rien qu’au centre, on a quand
même cinq blessés avec Jauzion, Traille, Liebenberg,
Marty et Baby ! Et on ne va pas mettre tous nos malheurs
sur le compte de "Nico" (Brusque) et de "Ludo" (Valbon). »
Quant à la composition du quinze de départ contre
l’Irlande, elle sera connue mardi à 11 h45. Dans le pack,
Szarzewski semble menacé par Bruno, tandis que Milloud
devrait revenir au nom de la rotation habituelle chez les
piliers. Derrière, Boussès pourrait connaître sa première
titularisation au centre. – H. I.
G Sylvain MARCONNET (pilier du
quinze de France) : « C’est une grosse
désillusion. On a eu tendance à subir.
Dans les un contre un, on a vu des
choses que l’on n’avait plus vues
depuis un moment. »
G Jérôme THION (deuxième ligne
du quinze de France) : « On voulait
pérenniser ce qu’on avait fait en
novembre. Et là, tout tombe à l’eau. On
a fait un non match. »
G Frédéric MICHALAK (demi
d’ouverture du quinze de France) :
« Les Écossais nous ont imposé du
rythme tout de suite et nous avons
été à l’agonie. On a manqué de fraîcheur, notamment par rapport aux
matches de novembre. Mais cela
n’explique pas tous les ballons tombés. En tout cas, nous n’avons pas
sous-estimé les Écossais. »
G Fabien PELOUS (deuxième-ligne et capitaine du quinze de France) : « On a
toujours du mal à commencer notre Tournoi. Mais jusqu’au bout on pensait qu’on
pouvait gagner. On n’a pas senti que l’on était hyper dominés en conquête, sauf
sur les ballons portés. Comme on faisait beaucoup de fautes en attaque, des fautes
de mains notamment, on s’est dit qu’à un moment ça allait finir par passer. Et la
petite part de chance qu’on avait eue l’an dernier contre l’Écosse (16-9), on ne l’a
pas eue cette année. Les Écossais ont été hyper performants sur les ballons portés
et la capacité à prendre la largeur du terrain et y être bien, offensivement comme
défensivement. »
Fritz à son niveau
Les chiffres du match
Écosse
LES JOUEURS FRANÇAIS. – Le Toulousain fut l’un des rares
à franchir la défense écossaise.
ÉDIMBOURG –
de notre envoyé spécial
BRUSQUE (4) : il est souvent intervenu avec ses trois-quarts, pas toujours dans le bon timing. Il a fait tomber des ballons et ne fut pas à son
aise sur les chandelles. Blessé et
remplacé par BOUSSÈS (74e), qui
entra au centre, Valbon passant à
l’aile et Dominici à l’arrière.
DOMINICI (6) : à son débit, un
retard sur une relance de Valbon.
Pour le reste, il fut l’un des seuls qui
chercha à avancer et qui chatouilla la
défense écossaise.
FRITZ (6,5) : à son niveau, mais il lui
manqua un régulateur pour le faire
jouer dans les espaces et forcer la
décision. Puissant, rapide, il négocia
de belles occasions de marquer mais
oublia Heymans sur sa gauche pour
un décalage gagnant en première
mi-temps.
VALBON (3,5) : hormis une récupération au sol, une interception et une
relance, il fut bien effacé. Il n’apporta pas le complément attendu aux
côtés de Fritz.
HEYMANS (5,5) : toujours entreprenant et actif, que ce soit pour initier du mouvement, le poursuivre ou
récupérer des ballons. Il a cherché à
mettre du rythme, à pénétrer.
MICHALAK (4) : un plaquage manqué – pris à contre-pied – sur
Lamont, qui coûte le premier essai
(11e), des coups de pied de renvoi
approximatifs, du jeu au pied pas
toujours judicieux. Son animation à
la main est toujours bonne, mais la
maîtrise tactique imprécise.
ÉLISSALDE (4,5) : son animation
ne fut pas toujours pertinente. Il a
fait jouer avec trop d’insistance ses
partenaires un peu trop près du premier rideau défensif adverse. Il n’a
pas assez alterné, pas assez privilégié l’occupation du terrain. Il doit
davantage s’imposer comme patron
tactique. Remplacé par YACHVILI
(80e).
BONNAIRE (6) : un essai à son actif
(50e), et 7 ballons en touche dont 2
L’Écosse avait du Blair
LES JOUEURS ÉCOSSAIS. – Le demi de mêlée, habituelle doublure
de Cusiter, a été excellent, comme le deuxième-ligne Murray.
SOUTHWELL (6) : match solide et propre pour l’arrière qui
s’affirme de match en match.
PATERSON (6,5) : vif-argent, l’ailier droit s’est montré très
disponible dans le jeu en intervenant partout sur le terrain.
Buteur fiable avec quatre réussites sur cinq tentatives.
DI ROLLO : un petit taureau qui ne connaît qu’un chemin,
tout droit. Rapidement remplacé par WEBSTER (28e) qui a
amené plus d’incertitude par la qualité de ses courses et de
ses appuis.
HENDERSON (6,5) : perforant, à l’aise dans le jeu, n’hésitant pas à venir défier la défense française, le centre de Glasgow a enfin joué au niveau qui doit être le sien.
S. LAMONT (6) : ne lui demandez pas de faire des passes ni
de jouer au pied. Très rustre techniquement, c’est surtout par
sa puissance qu’il se distingue. Auteur des deux essais de
son équipe (11e, 46e).
PARKS (5) : il avait une revanche à prendre par rapport au
public de Murrayfield. Un match honnête. Sans plus.
BLAIR (7,5) : dynamique, très présent physiquement, collant au ballon, créant des brèches dans la défense française,
toujours bien placé en repli, son activité a été incessante jusqu’à sa sortie à la 56e minute. Remplacé par CUSITER,
l’ancien titulaire du poste sélectionné avec les Lions l’été
dernier lors de la tournée en Nouvelle-Zélande.
TAYLOR (6) : il n’a pas été le plus en vue de cette troisième
ligne écossaise de décathloniens. Le numéro 8 a été absorbé
par l’affrontement.
HOGG (7) : de l’abattage, énormément de présence dans
tous les secteurs de jeu. Un match plein et réussi.
WHITE (7) : capitaine exemplaire, ses plaquages ont été
déterminants et sa présence au combat d’une rare rudesse.
Remplacé par PETRIE (74e).
MURRAY (7,5) : élu homme du match, le deuxième-ligne a
livré une grande performance, rayonnant dans l’alignement
en touche, intraitable dans le combat rapproché, très mobile
et agressif sur les points de rencontre. Symbole d’un pack
écossais qui a retrouvé une âme et une identité.
KELLOCK (6) : a fait son boulot en touche et contribué à la
bonne performance du match écossais. Il suffisait pour lui de
suivre Murray. Remplacé par MacLEOD (75e).
DOUGLAS (5) : sort curieusement à la 41e minute après
avoir rempli sa principale mission : tenir le choc en mêlée.
Exactement ce qui a été demandé à son remplaçant SMITH
(5).
HALL (5) : quelques mauvais lancers, mais beaucoup de
combativité. Remplacé par LAWSON (64e), moins rude physiquement mais meilleur lanceur.
KERR (5,5) : le plus en vue de la première ligne écossaise,
davantage par sa disponibilité que par sa solidité en mêlée. –
J. S.
France
FRANCIS DELTÉRAL
LUNDI 6 FÉVRIER 2006
20’24”
17’57”
Mêlées gagnées
* s r introd ction ad erse
Touches gagnées
* sur lancer adverse
Pénalités concédées
En-avant / Turnover
Plaquages
80
78
Les plus pénalisés
2
G Dimitri SZARZEWSKI (talonneur
du quinze de France) : « On sortait
d’une bonne tournée en novembre,
cette défaite est donc frustrante. Mais
l’objectif demeure de remporter la
Coupe du monde. On ne lâchera pas. »
– J-C. C.
G Florian FRITZ (trois-quarts
centre du quinze de France) :
« Lorsque nous étions menés 13-0,
on s’est un peu affolés, alors qu’il n’y
avait pas lieu. On n’aurait pas dû
paniquer et aller jouer chez eux. Car
au bout d’un moment, on se disait
bien qu’on ne leur mettrait pas un
essai en partant de nos 22 mètres. »
G Yannick NYANGA (troisièmeligne du quinze de France) : « On est
tombés dans le panneau. Régulièrement, quand nous avions le ballon,
nous commettions une faute, on perdait la balle et ils contre-attaquaient.
À la mi-temps, sur l’échelle de Richter, la remontée de bretelles s’est
située à 6. Maintenant, c’est à chacun de nous de rectifier le tir. »
Sans pied ni tête
LE JEU. – Faute d’avoir trouvé les solutions tactiques
et techniques, les Français sont tombés de haut.
Possession du ballon
en contre. Une partie sans faille,
notamment en défense, mais sans
éclair particulier. Remplacé par
Th. LIÈVREMONT (71e), qui a
remarquablement ménagé un essai
à Bruno (77e).
MARTIN (4,5) : il fut en dessous de
ses productions de l’automne. Il a
semblé un peu rouillé. Il a couru en
vain et n’a pas eu le rendement
attendu sur les impacts.
NYANGA (6,5) : il a sauté, combattu, plaqué dur au plus près et au
large. Il a eu plusieurs plaquages
récupérateurs. Il a surtout beaucoup
couru, mais ne fut pas toujours suivi
dans le bon tempo.
THION (5) : dans une première
période où l’on porta systématiquement le ballon sur les ailes sans profit, il ne fut pas exploité. Rien à faire
dans le défi au ras et dans l’axe. Juste
des plaquages et du nettoyage.
PELOUS (5) : un match plus tourné
d’entrée sur le combat dans l’axe lui
aurait mieux convenu. Comme
Thion, il fut sous-exploité. Tous les
deux subirent sur les groupés-pénétrants des Écossais.
DE VILLIERS (5,5) : en mêlée et
dans le jeu déployé, il fut à son aise.
Mais il ne fut pas utilisé dans le jeu en
pénétration loin des bases. Remplacé par MILLOUD (63e), qui fit une
rentrée satisfaisante dans le combat
au près.
SZARZEWSKI (4) : un plaquage
destructeur sur White qui évita un
essai tout fait. Pour le reste, il fut inégal, approximatif, faisant tomber
des ballons. Un peu moins frais physiquement. Remplacé par BRUNO
(65e), qui marqua un essai (77e).
MARCONNET (5,5) : parfois utilisé
à contre-emploi dans un jeu trop
tourné vers la course aux ailes. Et pas
sollicité, donc, sur le jeu dans l’axe.
Dominateur en mêlée.
G Jean-Baptiste ÉLISSALDE (demi
de mêlée du quinze de France) : « La
différence avec les matches de
novembre, c’est qu’à cette période
nous jouions en avançant, tandis que
là, nous avons joué en reculant. Nous
avons été mis sous pression. Pour ma
part, j’aurais dû changer mon fusil
d’épaule. Alors que nous privilégiions
le jeu vers les extérieurs, cela aurait été
mon job de resserrer le jeu dans le petit
périmètre. Enfin, j’ai manqué deux
passes, ce qui est impardonnable. »
2
LES GRANDS FAVORIS du Tournoi
sont tombés au premier crochepattes. On aimerait écrire qu’ils ont
été victimes d’une fabuleuse équipe
d’Écosse, mais ce n’est pas le cas.
Certes, cette dernière a réussi son
meilleur match dans l’engagement
et l’intelligence tactique depuis des
années. Mais elle a su aussi profiter
de la faiblesse tactique et technique
du jour de Français bien en peine de
trouver des solutions. Faute d’alternance, les Bleus ne se trouvèrent
jamais sur de longues périodes en
position territoriale favorable pour
imposer leur jeu et leur puissance.
Ne semblant s’appuyer que sur un
seul registre, celui qui consiste à faire
voyager le ballon d’une ligne de
touche à l’autre, ils furent pénalisés
dans leurs entreprises par d’innombrables fautes de main et une incapacité à prendre le milieu de terrain
(Jauzion n’apparaissant jamais aussi
indispensable que lorsqu’il ne joue
pas). Pire, ils subirent la vexation
suprême d’encaisser un essai sur un
maul de touche enclenché sur
20 mètres par leurs adversaires.
Cette défaite pose beaucoup plus de
questions tactiques et techniques
que physiques. C’est bien entendu le
plus ennuyeux.
STRATÉGIE OFFENSIVE : Les
Écossais avaient choisi la carte du
dynamisme et de la course. Leur pack
est plus taillé pour cela que pour le
combat au près. Ils eurent le mérite
de convertir leurs deux occasions
d’essais. Les Français, peut être grisés par une entame de match, où leur
premier mouvement dura 1’51, privilégièrent aussi le jeu à la main. Mais
attaquer, c’est avancer, pas se faire
des passes. Avec 211 passes contre
134 aux Écossais, les Bleus ont fait
plus voyager le ballon. Mais le plus
souvent devant la défense, avec des
transmissions latérales sur lesquelles le receveur n’arrivait pas lancé. Des pertes de balle au contact,
notamment en première période,
incitant chaque individu à passer la
balle plus qu’à tenter de pénétrer, où
à aller au sol très vite pour conserver.
Faute d’un jeu au pied de qualité, les
Français ne parvinrent pas non plus à
occuper les 30 mètres adverses,
s’obligeant à partir de très loin, de
trop loin, ne parvenant pas à imposer
une épreuve de force aux avants
adverses. Certes, les deux essais de
Bonnaire et Bruno (en position
d’ailiers) les récompensèrent. Mais
ce fut bien trop peu.
DÉFENSE : Les Écossais adoptèrent
une intelligente défense en miroir. La
qualité de leurs plaquages, obligeant les Français à passer par le sol,
permit à leur ligne de se recomposer
sans trop de problèmes, et même de
se retrouver en surnombre défensif
sur les ailes. Ils ne furent pas testés
sur le jeu au pied, ni vraiment au ras
des regroupements. La France sera
mortifiée d’avoir eu autant de mal à
défendre sur le jeu groupé des Écossais. Pour le reste, elle ne fut pas vraiment en danger, même si elle eut
bien du mal à remonter les ballons
expédiés dans le champ profond au
pied par son adversaire.
DISCIPLINE : Avec 14 pénalités au
total (8 pour l’Écosse, 6 pour la
France), le match entre dans la fourchette basse des statistiques. On
notera qu’Élissalde n’eut sa première occasion de but qu’à la dernière minute de la première période,
ce qui en dit long sur l’occupation du
terrain. L’arbitre n’eut jamais à
menacer une équipe de carton, le
match se déroulant dans un excellent esprit.
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Bleu
Rouge
Noir
Jaune
Rouge
Marconnet : « Une grosse désillusion »
Bleu
Rouge
Elhorga pressenti face
à l’Irlande
Jaune
Bleu
Jaune
ILS ONT DIT
Noir
Noir
COMITÉ DE SÉLECTION
Victime d’une entorse de la cheville
gauche en fin de match, Nicolas
Bursque ne jouera pas samedi contre
l’Irlande. Le nom du joueur qui le
remplacera numériquement sera
connu ce matin.
I NYANGA TOUCHÉ À L’ŒIL
GAUCHE. – Dès la première action
du match, Yannick a été handicapé
et a connu des problèmes de vision.
« Accidentellement, un adversaire,
en voulant m’empêcher de faire une
passe, m’a enfoncé l’un de ses
doigts dans l’œil gauche. Ça m’a
gêné et c’est douloureux dès que je
cligne des yeux. D’après le docteur,
il s’agit d’une irritation, mais c’est à
suivre. » – F. D.
I RADIOGRAPHIE POUR
BONNAIRE. – Remplacé à sa
demande en cours de seconde
période, Julien Bonnaire se plaint
d’une douleur dorsale, au niveau des
vertèbres lombaires. « Sur l’essai
que j’ai inscrit, j’ai reçu un coup de
genou dans le bas du dos et ça me
tire », a-t-il confié après le match.
Dès aujourd’hui, le Berjallien passera
une radiographie. – H. I.
I FÉMININES : LA FRANCE GAGNE
FACILEMENT. – En baisser de rideau
de France-Écosse, les Françaises se
sont facilement imposées contre
leurs homologues écossaises sur la
pelouse de Murrayfield sur le score
de 23-3. – C. J.
22
RUGBY TOURNOI DES SIX NATIONS (1
re journée)
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
ÉCOSSE - FRANCE : 20-16
Lundi 6 février 2006
Le fantôme des Bleus
Méconnaissables, les Français se sont inclinés face aux Écossais. Une surprise colossale et une énorme contre-performance.
Le fiasco majuscule.
Conquérant et séduisant
cet automne face
à l’Australie (26-16)
et l’Afrique du Sud
(26-20), le quinze de
France a magistralement
loupé son entrée dans
le Tournoi des Six
Nations en s’inclinant
face aux Écossais
hier à Murrayfield
(20-16), où il n’avait
pas perdu depuis 1996.
ÉDIMBOURG –
de notre envoyé spécial
ÇA COMMENCE MAL. Les Français ont perdu plus qu’un match, hier
à Murrayfield. Ils sont retombés de
leur nuage, celui où ils s’étaient hissés au mois de novembre, en
battant et dominant Australiens (26-16) et Sud-Africains
( 2 6 - 2 0 ) . De p u is , t o u t e
l’Europe accordait aux Bleus le
statut d’immenses favoris
pour ce Tournoi et de challengers crédibles pour ambitionner la conquête du titre mondial, dans moins de deux ans, sur leur
sol. Poser la simple question – comment expliquer qu’une équipe ayant
autant bougé Wallabies et Springboks se retrouve, deux mois plus
tard, dominée dans les impacts par
les « crayons » écossais ? – apporte
d’évasives réponses.
« Un match est toujours différent
d’un autre », avance Jean-Baptiste
Élissalde, si différent hier – comme
beaucoup de ses partenaires – du
clairvoyant demi de mêlée qu’il fut à
l’automne. « Les Écossais ne sont
pas des billes », poursuit Frédéric
Michalak, son partenaire d’une charnière qui a manqué d’huile hier :
« J’avais eu la chance de venir ici
jouer avec Toulouse contre Édimbourg. Je savais donc que ce serait
difficile. » Mais pas au point de
perdre là où aucune nation majeure
ne s’était inclinée depuis mars 2003
(Galles) et où les Bleus étaient
invaincus depuis 1996… Jérôme
Thion, le Biarrot, récuse l’excès de
confiance : « On n’a pas pris les Écossais de haut, assure-t-il, mais courir
après le score nous a fait perdre
notre sérénité… »
Quand même ! Menés de dix points
à la pause (13-3) – essai de Lamont
(11e) et deux buts de Paterson (21e,
et 31e) – on croyait ces Bleus d’une
étoffe assez solide pour s’en aller
tirer le fil d’une Écosse enthousiaste
comme toujours, mais forcément
fragile au vu de ses résultats catastrophiques. Mais ces dix points ont
suffi pour enrayer la belle dynamique
''
Courir après le score
nous a fait perdre
toute notre sérénité
(Jérôme Thion)
née en novembre, pour brouiller la
confiance emmagasinée alors et,
finalement, remettre en cause des
certitudes qui semblaient acquises.
La victoire écossaise est méritée et
personne dans le camp bleu ne la
remet en cause. Sauf, peut-être, Bernard Laporte assurant que « sans ces
dix points donnés bêtement, à cause
d’un plaquage raté et d’une pénalité
qui n’y était pas, on aurait sans doute
gagné ». Il pousse jusqu’à dire :
« Paradoxalement, nous venons
peut-être de réaliser notre meilleure
seconde mi-temps depuis longtemps. » Une seconde période entamée par un mémorable groupépénétrant de plus de vingt mètres,
conclu par le second essai de Sean
Lamont (46e), l’ultrapuissant ailier
de Northampton. Une seconde
période où les Bleus ont continué,
avec presque la même régularité
qu’en première, à perdre des ballons
dans leurs mains, à jouer trop à plat
et arrêté, à manquer des coups de
pied…
Hier soir, rentré à l’hôtel, l’entraîneur
aura eu tout le temps, avec son staff,
de revoir le match à la vidéo, de
mieux comprendre comment ce qui
s’annonçait incroyable est advenu. Il
a beau jeu de rappeler que, durant
toute la semaine de préparation, il a
martelé la difficulté qui s’annonçait.
Le « débriefing » du mois de
novembre triomphant lui avait d’ailleurs permis de mettre l’accent sur
une « conquête défaillante ». Sur
l’art écossais d’embrouiller la touche
et de remettre en mémoire la
difficile victoire (16-9), l’an
dernier, pour l’entame du
Tournoi, face à ces mêmes
Écossais. Encore qu’il ne
s’agissait pas vraiment des
mêmes, sans doute transformés par le message de
confiance et de plaisir diffusé
par leur nouvel entraîneur, le « prof
de gym » Frank Hadden. La renaissance des Highlands est une grande
nouvelle pour le Tournoi. Mais elle
fait une grosse tache sur les cols
bleus, les premiers de la classe
bafoués par les cancres.
Ce « contrôle » raté « ne doit pas
tout remettre en cause », plaide
Élissalde. Michalak avance qu’ « on
''
11 : Après une série de regroupements favorables aux Écossais à
5 mètres de l’en-but français, Blair
alerte Sean Lamont qui crochète
Michalak, raffûte De Villiers et aplatit au pied des poteaux. Paterson
transforme.
ÉCOSSE 7 - FRANCE 0
21e : Nyanga talonne le ballon à la
main dans un regroupement. Paterson passe la pénalité à 40 mètres,
légèrement sur la gauche.
ÉCOSSE 10 - FRANCE 0
31e : Paterson est plaqué sans ballon
par Dominici. À 22 mètres légèrement à gauche des poteaux, Paterson réussit la pénalité.
ÉCOSSE 13 - FRANCE 0
40e : Temps successifs de domination française dans les 22 mètres
écossais. Sous pression, les troisquarts écossais se mettent hors jeu.
À 15 mètres en face des poteaux,
Élissalde réduit l’écart.
ÉCOSSE 13 - FRANCE 3
MI-TEMPS
46e : Les Français concèdent une
touche sur leur ligne des 22. Les
Écossais forment un groupé pénétrant qui progresse de 20 mètres.
Sean Lamont au renfort, marque son
second essai personnel. À gauche
des poteaux, Paterson transforme.
CHRISTIAN JAURENA
ÉCOSSE - FRANCE : 20-16 (13-3)
##$$$$
À Murrayfield. Temps doux et gris. Pelouse en bon état. 50 060 spectateurs. Arbitre : M. Kaplan (AFS).
S. Lamont
6
Dominici
6
Martin
G. Kerr De Villiers
4,5
5,5
5,5
Henderson
Fritz
Kellock
6,5
6,5
Thion
(o) Michalak
(m) Blair
6
5
4
7,5
Southwell
Taylor
Hall Szarzewski Bonnaire
Brusque
6
6
5
4
4
6
(o) Parks
(m) Élissalde
Pelous
Murray
5
4,5 Valbon
Di Rollo
cap., 5
7,5
non noté
3,5
Douglas Marconnet
Hogg
Nyanga
5
5,5
Paterson
Heymans
7
6,5
6,5
5,5
Webster, 6 ; C. Smith, 5 ; Cusiter, 6,5.
Milloud, Bruno, Th. Lièvremont, Boussès
Lawson, Ross, Petrie et MacLeod n’ont pas joué
et Yachvili n’ont pas joué assez longtemps
assez longtemps pour être notés.
pour être notés.
White
cap., 7
Remplacements. – 28e : Di Rollo par WEBSTER ; 41e : Douglas par C. SMITH ; 56e : Blair
par CUSITER ; 63e : Hall par LAWSON et Parks
par ROSS ; 71e : White par PETRIE ; 72e : Kellock par MacLEOD.
Entraîneur : Frank Hadden.
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au vendredi de 7 h 00 à 17 h 00 et le week-end, du samedi matin 00 h 00 au dimanche soir 00 h 00.
communiquons plus
ÉCOSSE 20 - FRANCE 8
60e : Henderson sanctionné pour un
plaquage haut sur Heymans. Des
35 mètres, Élissalde passe la pénalité.
ÉCOSSE 20 - FRANCE 11
77e : Après une série de regroupements dans les 22 mètres écossais,
Pelous sort le ballon pour Dominici,
qui saute pour Th. Lièvremont. Le
Biarrot transmet à Bruno – entré à la
place de Szarzewski à la 65e – qui
aplatit en coin. Élissalde rate la
transformation du bord de la touche.
ÉCOSSE 20 - FRANCE 16
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
Remplacements. – 63e : De Villiers par MILLOUD ; 65e : Szarzewski par BRUNO ; 71e :
Bonnaire par Th. LIÈVREMONT ; 74e : Brusque
par BOUSSÈS ; 80e : Élissalde par YACHVILI.
Entraîneur : Bernard Laporte.
LES POINTS
ÉCOSSE : 2 E, S. Lamont (11e, 46e) ; 2 B (21e, 31e), 2 T, Paterson.
FRANCE : 2 E, Bonnaire (50e), Bruno (77e) ; 2 B (40e, 60e), Élissalde.
Tournoi 2006 (1re journée)
HIER
Écosse - France : 20-16
SAMEDI
ÉCOSSE 20 - FRANCE 3
50e : Les Français volent un ballon
sur la touche écossaise. En sortie de
mêlée ouverte, Michalak alerte Élissalde qui saute pour Pelous. Le capitaine donne à l’intérieur pour Marconnet, qui transmet à Heymans.
L’ailier toulousain trouve Bonnaire
en bout de ligne pour l’essai. La tentative de transformation d’Élissalde
s’écrase sur le poteau.
entraî
aîneur des champions du mondee
anglais, exigeait de ses joueurs deux
statistiques : moins de dix ballons
perdus, moins de dix pénalités
concédées.
Irlande - Italie : 26-16
Angleterre - Galles : 47-13
CLASSEMENT
1.
2.
3.
4.
5.
6.
ANGLETERRE
Irlande
Écosse
France
Galles
Pts
J.
G.
N.
P.
P.p.
P.c.
Diff.
2
2
2
0
0
0
1
1
1
1
1
1
1
1
1
0
0
0
0
0
0
0
0
0
0
0
0
1
1
1
47
26
20
16
16
13
13
16
16
20
26
47
+ 34
+ 10
+4
-4
- 10
- 34
RESTENT À JOUER
2e jjournée (samedi 11 et dimanche 12 février)
France - Irlande et Italie - Angleeterre, le 11 ; Galles - Écosse, le 12.
3e jjournée (samedi 25 et dimanche 26 février)
France - Italie et Écosse - Angleterre, le 25 ; Irlande - Galles, le 26.
4e journée (samedi 11 et dimanche 12 mars)
Galles - Italie et Irlande - Écosse, le 11 ; France - Angleterre, le 12.
5e journée (samedi 18 mars)
Italie - Écosse ; Galles - France ; Angleterre - Irlande.
Rouge
e
26
Bleu
Les Écossais
toujours
devant
les autres » après ses pénétrations,
qui ont tant manqué. « Ce n’est pas à
cause de Ludovic si nous avons perdu, assure Laporte, ni d’aucun autre
joueur même si certains ont manqué
de lucidité… »
Cette lucidité que Sébastien Bruno et
Thomas Lièvremont, entrés en fin de
rencontre, ont paru détenir pour terminer de belle manière l’action du
second essai français… « S’il y en a,
ce seront des changements sportifs,
aucunement punitifs », insiste
l’entraîneur. La punition, c’était hier.
À Murrayfield.
Jaune
Rouge
Jaune
LE FILM DU MATCH
ÉDIMBOURG. – Constamment sous pression, à l’image
de cette action où Dimitri Szarzewski, gêné
par Marcus Di Rollo (à gauche) et Allistair Hogg,
relâche en avant le ballon, le quinze de France
a bafouillé son rugby, hier à Murrayfield.
(Photo Alain de Martignac)
Noir
Bleu
Noir
n’a peut-être pas eu la tête assez
froide pour varier le jeu, utiliser plus
le pied ». Mais, physiquement, il
juge « satisfaisante » sa performance individuelle. Il assure ne pas
avoir ressenti de douleur à son
adducteur droit en souffrance, ni
avoir été gêné. « Nous avons aligné
la meilleure équipe du moment,
argumente Laporte, et nous allons
voir quoi faire pour le prochain
match (samedi face à l’Irlande). »
Hormis celui de l’arrière Nicolas
Brusque (entorse de la cheville
gauche, déjà forfait), quelques changements pourraient advenir. Beaucoup de ténors de novembre ont, en
effet, déchanté au son des cornemuses. Ludovic Valbon, pour sa première titularisation dans le Tournoi,
n’a pas pu faire oublier le vide laissé
par l’absence de Yannick Jauzion, le
premier centre qui fait si bien « jouer