ligue 1 : lyon tient bordeaux à distance
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ligue 1 : lyon tient bordeaux à distance
Bleu Rouge Noir Jaune LIGUE 1 : LYON TIENT BORDEAUX À DISTANCE LES FRANÇAIS TOMBENT DE HAUT RUGBY 1 Favori du Tournoi des Six Nations, le quinze de France de Nicolas Brusque (notre photo) s’est incliné (16-20) hier à Édimbourg, où il n’avait plus perdu depuis dix ans. (Pages 20 à 22) Verrouillé en défense, le match au sommet de la Ligue 1 entre le leader et son dauphin s’est conclu sur un 0-0 logique. L’OM, de son côté, a repris des couleurs à Troyes (1-0). (Pages 6 à 10) (Photo Bruno Fablet) T 00105 - 206 - F: 1,00 E Lundi 6 février 2006 LE QUOTIDIEN DU SPORT ET DE L’AUTOMOBILE * 60e ANNÉE - No 18 852 - 1/ 3:HIKKLA=ZUVUU\:?k@c@a@q@a; France métropolitaine L’EURO DE LA FORTUNE L’équipe de France de handball a enlevé son premier titre européen en surclassant l’Espagne (31-23), hier à Zurich. La génération dirigée par Claude Onesta, fondée sur un collectif intraitable et le génie de Nikola Karabatic, tient sa récompense. (Pages 2 à 5, et notre éditorial) Les experts de l’info sportive sont sur L’ÉQUIPE TV. Disponible sur , le Câble et par ADSL. L’ÉQUIPE dimanche, lundi : ALLEMAGNE, 2,20 / ; ANTILLES, LA RÉUNION, 1,5 / ; AUTRICHE, 2,3 / ; BELGIQUE, 1,6 / ; ESPAGNE, 2,1 / ; GRÈCE, 2,2 / ; ITALIE, 1,9 / ; LUXEMBOURG, 1,6 / ; PAYS-BAS, 2 / ; PORTUGAL CONT., 2 /. Bleu Rouge Noir Jaune Rouge GÉRARD HOULLIER est l’invité de Vincent Couëffé et de Vincent Duluc. Bleu Rouge Match Retour. Jaune Bleu Jaune Ce soir, à 19h00... Noir Noir ZURICH. – Toute la joie des Bleus qui savourent en équipe – ici, de gauche à droite, Guillaume Gille, le gardien Thierry Omeyer, Daniel Narcisse, Sébastien Bosquet, Nikola Karabatic, Luc Abalo, Michaël Guigou et le capitaine Olivier Girault – leur premier titre continental. (Photo Pierre Lablatinière) 2 L’HUMEUR Bleu Rouge Noir Jaune HANDBALL CHAMPIONNAT D’EUROPE HOMMES (finale) – FRANCE - ESPAGNE : 31-23 Pour l’amour des siens La générosité et le sens de la famille guident la quête de Nikola Karabatic, figure désormais emblématique du nouveau handball français. ZURICH – (SUI) de notre envoyé spécial L’ÉDITO GROUPÉS ET PÉNÉTRANTS SPORT français est une jungle dont les LauxEhandballeurs, depuis 1992 et l’aventure des Barjots Jeux de Barcelone, sont devenus les plus grands LAURENT MOISSET ÉQUIPE « ALL STAR » DE L’EURO Gardien : Omeyer Ailier gauche : Kokcharov (RUS) Arrière gauche : Romero (ESP) Demi-centre : Balic (CRO) Arrière droit : Stefansson (ISL) Ailier droit : Stryger (DAN) Pivot : Urios (ESP). MEILLEUR JOUEUR JE VOULAIS TANT être là pour voir éclore cette équipe. Oui, je n’aurais manqué pour rien au monde ce rendez-vous. Sans nostalgie, sans aigreur parce que l’équipe de France a gagné sans moi. Il y a un petit moment que je ne pouvais plus la suivre. Je n’avais plus les jambes et un peu moins la flamme. C’est l’âge, n’est-ce pas ! Je l’ai quittée après avoir préparé avec soin et précaution mon départ et elle m’a encore beaucoup donné avec cette médaille de bronze en Tunisie pour mon dernier Championnat du monde. Je ne serai donc jamais champion d’Europe, comme je n’ai jamais été champion olympique. Est-ce si important que cela ? Chez moi, à Chambéry, seul dans mon canapé lors de tous les matches puis, aujourd’hui, pour la finale dans cette majestueuse Hallenstadion, j’ai rêvé, savouré, pris mon pied à voir « Papa » dans la cage… Avec Thierry Omeyer il ne pouvait plus rien arriver à l’équipe de France. Longtemps, parce que les anciens m’ont éduqué et imprégné des valeurs qui font la beauté et la noblesse de ce sport, j’ai attendu que « Titi » prenne le relais. Sa hargne, sa Balic (CRO) ILS ONT DIT EN DIRECT DE L’ÉQUIPE SUR HIER, ILS ONT DIT G Claude ONESTA (handball, entraîneur de l’équipe de France championne d’Europe) : « On avait la sensation qu’on allait être difficiles à arrêter. Aujourd’hui, sans faire un match parfait, on met huit buts aux champions du monde. Ce qui nous a été le plus utile, c’est le coup de pied au c... que nous ont mis les Espagnols dès le deuxième match. Ensuite, on est devenus plus forts. Ce que je retiens, c’est une superbe aventure humaine. » G Rémy MARTIN (rugby, troisième-ligne de l’équipe de France battue en Ecosse) : « Ça va être embêtant pour la suite. C’est mon premier match comme titulaire, et j’avais à cœur de bien faire. Mais on est complètement passés à côté. On a perdu beaucoup trop de ballons. On s’est rattrapés en seconde mi-temps, mais ça ne suffit pas. On n’a pas mis les ingrédients pour les dominer. » G Sébastien GROSJEAN (tennis, après la non-sélection de Fabrice Santoro en équipe de France) : « On avait oublié le passé. Ses résultats étaient là, il avait sa place. Il a fait passer une exhibition avant et je trouve ça triste. Il a longtemps réfléchi, donc il n’a pas à faire la victime. Moi, ma femme est enceinte, mais je suis là. » G Guy FORGET (tennis, capitaine de l’équipe de France) : « En arrivant ici, j’ai été agréablement surpris de voir cinq gars animés par la même passion. Mais c’est la moindre des choses. Vous imaginez avoir à gérer ce genre de situation au foot ou au rugby ? Ce qui fait la force d’une équipe, c’est la solidarité. » G Antoine DÉNÉRIAZ (ski, après l’annulation de la descente à Chamonix) : « C’est sûr que j’avais envie de faire cette course. Cette semaine, j’en avais les capacités. Je sais que je suis au niveau des autres. Je n’ai pas le gros résultat, mais je sais que je suis bien, que je suis dans le coup. » I EN DIRECT DE « L’ÉQUIPE » SUR RTL, TOUS LES DIMANCHES DE 19 H 30 À 20 H 30. LA QUESTION D’HIER Après leur large victoire contre les Gallois, les Anglais sont-ils les favoris du Tournoi ? OUI ............................................................................................. 57 % NON ........................................................................................... 43 % (nombre de votants : 47 814) Selon le résultat de vos votes sur lequipe.fr et par SMS. MATCH POUR LA TROISIÈME PLACE « La France était trop forte » JAVIER HOMBRADOS, le gardien espagnol, louait la puissance tricolore. « VOUS ATTENDIEZ-VOUS à une telle domination française ? – Non, évidemment non. Nous étions prêts, même si l’équipe avait montré certains signes de fatigue. Nous étions prêts mais nous avons vite peiné en attaque, et nous n’avons pas su relever la tête. – Vous avez mis un peu de temps à entrer dans la partie après la blessure de David Barrufet. – C’est difficile, surtout que la France dominait son sujet à ce moment du match. Je me suis rattrapé ensuite, mais la partie était déjà perdue. – Vos trois principaux atouts offensifs (Urios, Romero et Entrerrios) ont failli… – On a tous été en dedans. Mais malgré tout, il faut souligner la qualité défensive de la France. Et la per- haine de la défaite en font un combattant exemplaire. Il est difficile de flatter l’un plus que l’autre après la portée de leur exploit mais je visualise plein de symboles dans la performance de Nikola Karabatic. Je me revois à Radès, en février dernier, délivrer mon discours de départ. C’est à lui, le plus jeune du groupe, que je m’adressais. Je lui remettais les clés. Comme un autre glorieux ancien, Phi- lippe Médard, l’avait fait quelques années auparavant avec moi. À l’époque, j’étais le cadet des Bleus. Nikola, on l’a bien vu, possède cette flamme. Oui, c’est cela l’âme bleue. Ses buts ne sont rien en comparaison de son investissement. Peut-être a-t-il compris le sens de ma démarche il y a un an. Je l’espère un peu, comme cela il restera encore une trace de tous les anciens. L’équipe de France a une longue histoire, elle a flirté avec la gloire longtemps. Elle s’est mariée, aujourd’hui et définitivement, avec la victoire. Je n’ai jamais douté de ce groupe et j’ai continué un peu plus longtemps que prévu avec lui parce que je croyais en son potentiel et en ses vertus. Je ne me trompais donc pas : un jour, ces gars-là devaient devenir les meilleurs, les plus grands. Je suis fier d’eux, heureux d’avoir assisté à leur épanouissement. J’ai frappé dans mes mains, je me suis levé dans la tribune. Comme un gosse. Bravo et merci de m’avoir apporté un supplément de rêve. Grâce à vous, à travers vous, oui, je me sens un petit peu champion d’Europe. Je lève mon verre à votre avenir. formance d’Omeyer. Sincèrement, la France, aujourd’hui, était trop forte. – Votre parcours demeure impressionnant avec cette deuxième finale en un an. – Ceux qui pensaient que l’Espagne était l’équipe d’un seul tournoi peuvent réviser leur jugement. Seule la Suède est parvenue à enchaîner Championnat du monde et Championnat d’Europe (1999 et 2000). Mais nous existons et nous comptons démontrer à l’avenir qu’il faudra encore compter avec nous. – Avec la France également... – C’est une évidence. Quand on voit cette puissance, cette défense, quand on voit ce dont est capable Karabatic, on ne peut que considérer la France comme une grande équipe. » – P. P. G Olivier GIRAULT (capitaine de l’équipe de France) : « C’était écrit. On est là et bien là. Tout le monde disait depuis longtemps que l’on avait les meilleurs mais que l’on n’arrivait pas à les additionner sur le terrain. Faites vos calculs aujourd’hui. Jamais, en tant que capitaine, je n’ai douté de ce groupe. Il a été capable de s’assumer dans la difficulté. Avant la finale, je n’avais aucun doute. Ce titre, c’est comme si on était champions du monde tant un Euro est beaucoup plus difficile et exigeant qu’un Mondial. C’est le bonheur d’avoir su réunir nos talents tout en leur donnant une âme. » G Guillaume GILLE : « On a gagné avec nos principes de jeu et nos valeurs, voilà pourquoi la sensation est vraiment très forte. Cette défense qui illustre tellement notre cœur, notre volonté et notre solidarité. Les Espagnols ont pété. Sur chaque impact, ils ne savaient plus comment réagir. C’est un truc de dingue. Parfois, on se demande pourquoi faire tant de sacrifices. Pourquoi travailler si dur ? Je comprends mieux aujourd’hui à quoi sert tout cet investissement. On n’a pas fait tout cela pour rien. » PAGE 2 G Thierry OMEYER : « Il n’y a jamais eu de doute dans cette finale. Disons qu’au début, on était un peu dispersés, sûrement parce que l’on était un peu crispés. Naturellement, nous avons retrouvé notre sérieux et notre sérénité. Il a suffi de quelques regards et quand il y a une telle complicité, pas de danger que l’on puisse retomber dans certains travers. Je suis pour la première fois de ma carrière dans le sept de l’Euro. C’est une fierté. Mais j’avais dit aussi à mes partenaires que le jour où j’y figurerais, on ne serait pas loin d’un titre majeur. » G Didier DINART : « Cela doit être terrible pour les Espagnols. Ils nous ont sortis du trou il y a une semaine, après nous avoir battus, et nous les enterrons. Depuis ce revers, nous avons réagi et posé nos succès sur la qualité de notre défense. Vingt-trois buts seulement encaissés devant les champions olympiques samedi, même tarif aujourd’hui face aux champions du monde, c’est fort, très fort. On m’aurait dit ça il y a huit jours, après la claque espagnole, je ne l’aurais pas cru. C’est énorme. Un dernier mot : je dédie cette victoire au concombre masqué qui a dit l’année dernière que nous avions fini de manger notre pain blanc. » G Christophe KEMPE : « Il n’y a rien à dire. Depuis le début de la semaine dernière, on a touché un niveau de jeu incroyable. Dominer les Croates de six buts, battre de huit les champions du monde espagnols en finale peut paraître invraisemblable. Nous avons réussi un tournoi de rêve. Moi, je ne retiens que les images de seize joueurs qui se tiennent la main. Il y a le plaisir d’être ensemble depuis un mois. Cela a été énorme. Enfin, comment ne pas croire après cette victoire que seule la solidarité permet à une équipe de gagner. » G Michaël GUIGOU : « On n’est ni la Croatie, une habituée des titres, ni l’Espagne qui vient de disputer les deux dernières finales. On ne doit pas l’oublier et continuer, donc, de montrer beaucoup de respect. Et même si l’on a réussi deux gros écarts face à ces grandes nations lors des deux derniers matches. Maintenant, on a su s’y prendre en mettant beaucoup d’engagement et d’envie. C’est beau de gagner comme ça. » G Luc ABALO : « Hier, je n’arrivais pas à vous parler. Aujourd’hui, je veux vous dire que je vous aime. Simplement, hier, je voulais me concentrer sur la finale et surtout ne pas m’enflammer. Sur ce genre de match, parce que je ne connais pas trop, je sais que je peux être mauvais. Parce que techniquement, je ne suis pas encore au top sur ce poste d’ailier. D’ailleurs, j’ai loupé pas mal de tirs. On me dit que je suis champion d’Europe mais je ne réalise pas trop bien. » G Sébastien BOSQUET : « Je prends le bonheur qui me tombe sur la tête. J’ai beaucoup galéré depuis deux ans. Je n’ai pas été un acteur majeur, mais un acteur tout de même. Je n’y pense même pas. Je joue pour le nom qui est inscrit devant le maillot, pas pour celui qui est derrière. Ma joie est donc sincère. Et sans amertume malgré les difficultés que j’ai éprouvé durant cet Euro. » G Daniel NARCISSE : « On a explosé tout le monde ce week-end. Grâce à notre engagement et notre défense, on a surtout fait reculer tout le monde. C’était dingue. Les Espagnols n’avaient même plus envie d’aller au shoot. Ils étaient écœurés, comme résignés. On est encore passés par tous les sentiments avec ces matches couperets dès le troisième jour de l’épreuve. Mais c’est une médaille qui pèse lourd. » DANEMARK - CROATIE : 32-27 DANEMARK - CROATIE : 32-27 (16-9) 11 000 spectateurs environ : Arbitres : MM. Breto et Huelin (ESP). Évolution du score : 1-1 (2e), 1-5 (7e), 4-5 (12e), 8-8 (20e), 10-9 (22e), 15-9 (28e), 16-10 (31e), 20-10 (36e), 22-13 (40e), 22-18 (43e), 26-21 (48e), 30-23 (53e), 31-25 (57e). DANEMARK. – Gardiens : Hvidt (cap., 53 min, 14 arrêts dt 1/3 pen.) ; Asmussen (7 min, 2 arrêts dt 0/2 pen.). Buteurs : Madsen (9/10) ; Aagaard ; Ohm (0/5) ; Jorgensen (2/2) ; Jensen (5/9) ; Rasmussen (3/4) ; Christiansen (1/1) ; Boldsen (2/5) ; Spellerberg (1/2) ; Knudsen (2/4) ; Stryger (5/9 dt 1/1 pen.) ; Noddesbo (2/2). Entraîneur : U. Wilbek. 2 min : Ohm (11e) ; Stryger (18e) ; Boldsen (24e) ; Noddesbo (38e) ; Rasmussen (51e). Passes décisives : 17 (Boldsen, Jensen, 4). Balles perdues : 16. CROATIE. – Gardiens : Losert (12 min, 0 arrêt) ; Sola (48 min, 10 arrêts dt 0/1 pen.). Buteurs : Sulic (1/2) ; Balic (1/3) ; Lackovic (6/12) ; Vori (3/6) ; Dominikovic ; Dzomba (cap., 6/8 dt 4/5 pen.) ; Horvat ; Goluza ; Sprem (0/3) ; Spoljaric (5/7) ; Metlicic (3/5) ; Buntic (2/4). Entraîneur : L. Cervar. 2 min : Sprem (52e) ; Spoljaric (13e, 44e). Passes décisives : 6 (Spoljaric, 2). Balles perdues : 12. Les Affaires du Ciel New York Toronto Amman Abu Dhabi 398 € 416 € 499 € 520€ Pékin 591 € Kuala Lumpur 672 € Accra 704 € etc. Achetez jusqu’au 15/02/06. 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Vous voyez bien que ce n’était pas un rêve. » Niko, de Montpellier hier, de Kiel aujourd’hui, où en six mois seulement il a pris une dimension de géant, se veut d’abord un Bleu. Un Français, vainqueur inspiré des valeurs des anciens avec cette hargne, ce sens du combat et du sacrifice qui en font déjà un exemple à suivre. « Ce maillot apporte un supplément d’âme. Il faut tout donner à l’équipe de France si tu veux gagner. Alors, oui, par mon comportement, j’ai envie de l’entraîner dans mon sillage. » Ces onze buts en finale sont une offrande pour les autres, un cadeau aux Français, à ce sport qu’il chérit tant et qu’il aimerait tellement que l’on reconnaisse. « Il est magnifique, probablement même unique pour toutes les valeurs qu’il développe. La générosité, le don de soi. J’ai compris ça tout jeune. Et je me suis toujours énervé parce qu’on ne le considère pas à sa juste valeur. Alors, aujourd’hui, j’espère que les Français, les sponsors, les médias À votre avenir… Jaune Bleu Jaune « Suivez-nous… » Histoire en majuscules et en marche. Dans les pas de Karabatic, héros avec Thierry Omeyer de la demie et de la finale. Leader si tôt. Déjà, il y a deux ans avec Montpellier… Onze buts à lui seul lors de l’aller à Pampelune, il avait donné le ton pour l’exploit français en finale de la Ligue des champions. Héros. Naturellement quand il dit : « Môme, à six ou sept ans, je ne rêvais pas d’être en équipe de France. Je savais que j’y serais. Dans mon esprit, c’était comme une obsession mais dans un seul but : être capable, comme les Lathoud, Volle, Gardent ou Richardson que j’ai vus à la télé remporter le Mondial 1995 en Islande, de pousser cette équipe, de la faire gagner. Vous imaginez bien alors dans quel état je peux être aujourd’hui (hier). On a construit ce ZURICH. – Le jeune arrière Nikola Karabatic (21 ans) a plané sur la finale (11 buts pour 13 tirs) et écœuré les défenseurs espagnols avec ici au premier plan Ruben Garabaya. (Photo Pierre Lablatinière) Noir Noir prédateurs, les plus affamés de titres. Bien sûr, l’accomplissement des footballeurs en 1998, dans le sport le plus universel qui soit, conserve une aura incomparable, mais la question n’est pas là. La France est aujourd’hui le seul pays d’Europe où l’ensemble des sports collectifs les plus traditionnels, les plus pratiqués, avance autant de pièces en même temps sur l’échiquier de l’excellence ; foot donc, handball, rugby, bien sûr dans un contexte beaucoup moins mondialisé, basket, depuis la médaille d’argent des Jeux de Sydney, volley, avec le bronze mondial de 2002. Et encore handballeurs et basketteurs doublent-ils la mise avec un secteur féminin du genre conquérant... Cette abondance de biens, réjouissante, n’existe ni en Espagne, ni en ex-Yougoslavie, ni en Allemagne, grands pays de « sports co », mais où le rugby est epsilon. Pas davantage en Italie, dans les pays nordiques où le hand prend ses aises. À l’inverse, le ballon ovale règne au Royaume-Uni où le triptyque basket-hand-volley peine à s’exprimer. Bref, où que l’on se tourne, on ne trouve pas de lieu où l’intérêt du public soit aujourd’hui aussi largement sollicité... avec les effets induits pour la gestion de l’offre télévisuelle, casse-tête pour les diffuseurs, mais plus encore pour les fédérations ainsi soumises à une concurrence féroce, où le poids des médailles ne pèse – malheureusement pour les handballeurs – pas assez face à la loi d’airain du marketing et des courbes d’audience. On comprendra que Karabatic et ses amis puissent trouver tout ça injuste, car les dignes héritiers des grands anciens drivés par Daniel Costantini « pèsent », eux, depuis 2003, deux médailles de bronze mondiales, et donc ce premier titre européen, au terme d’un tournoi que Bertrand Gille décrit justement comme « inhumain » tant il est dense, au double plan de l’adversité et des efforts requis en continu. Et si l’on a un temps comparé, jusqu’en interne, les mérites des coaches – Costantini versus Onesta –, il paraît plus opportun de relever aujourd’hui que le hand français a surtout su, depuis 1992, créer, enrichir et transmettre ses savoir-faire avec une belle régularité. Qui dit mieux ? Personne. ON NE CHANGE RIEN sous le prétexte qu’un titre de champion d’Europe va, peut-être, venir garnir la collection et soigner l’image de marque. On ne change rien quand on s’appelle Nikola Karabatic, gamin de Nis, étoile du handball français programmée pour écrire la nouvelle histoire. Hier matin, Luka, son petit frère, dix-sept ans et apprenti tennisman, l’a appelé, des mots de champion plein la bouche. « Niko, vous allez les éclater. C’est un bon jour pour cela. » Le meneur de l’équipe de France n’attendait que ce coup de fil. Au coup de sifflet final de la retentissante victoire devant l’Espagne en finale de l’Euro, il a guetté son père Branko et sa mère. C’est vers eux qu’il s’est dirigé. D’abord vers Branko, son mentor, l’homme qui l’a fait, l’a endurci à toutes les épreuves possibles et inimaginables. Branko, sa bouée de secours, le premier vers lequel il se penche après chaque match. « Longtemps, confie-t-il, il m’a dit que j’étais imparfait, qu’il me manquait ceci ou cela. Je n’ai pas souvenir d’un jour où il s’est senti comblé. Mais c’est grâce à sa présence permanente, à son exigence que je suis devenu ce que je suis. » Alors, cette fois, dans les tribunes, l’or brillant autour du cou se reflétant dans les yeux, il a attendu les mots du père. « Aujourd’hui, Branko m’a dit que j’étais le meilleur joueur du monde. Ma mère pleurait à ses côtés. Je crois bien que j’ai également versé une larme. Tout cela, mes onze buts, c’est grâce à eux. Mes parents et Luka restent dans ma vie même si je suis loin maintenant à Kiel. » Une histoire d’amour. Vraie et si riche. Son carburant lorsque, sur le fil du rasoir, un destin cousu d’or semble lui échapper. Il se souvient encore de ce match contre l’Espagne le samedi 27 janvier à Bâle, de cette défaite du premier tour, de cette baffe monumentale venant poser tous les doutes sur l’avenir de cette équipe de France. « C’est drôle pourtant. Je n’ai retenu que les quinze dernières minutes de la rencontre lorsque nous sommes revenus tout près au score. On y avait mis du cœur malgré un début raté. Ces quinze minutes-là ont tout déclenché dans nos têtes. Oui, je crois que l’on est nés ce jour-là. » 3 Bleu Rouge Noir Jaune HANDBALL CHAMPIONNAT D’EUROPE HOMMES (finale) FRANCE - ESPAGNE : 31-23 La main sur l’Europe Les Français ont balayé l’Espagne avec maestria pour remporter leur premier titre européen. Objectif atteint. RÉSULTATS HIER Match pour la 3e place Danemark - Croatie .............. 32-27 Finale France - Espagne ................ 31-23 Classement final ZURICH. – Déjà champion du monde en 2001, l’arrière du Barça Jérôme Fernandez – ici à l’attaque en finale devant le gardien espagnol Jose Javier Hombrados et les joueurs de champ Juan Garcia, Alberto Entrerrios et Ruben Garabaya, sous les yeux de Guillaume Gille – a été l’un des fers de lance d’une sélection qui a conquis le premier titre européen du handball français. (Photo Pierre Lablatinière) 1. FRANCE 2. Espagne 3. Danemark 4. Croatie ; 5. Allemagne ; 6. Russie ; 7. Islande ; 8. Slovénie ; 9. SerbieMonténégro ; 10. Pologne ; 11. Norvège ; 12. Ukraine ; 13. Hongrie ; 14. Suisse ; 15. Portugal ; 16. Slovaquie. Les cinq premiers sont qualifiés pour le Championnat d’Europe 2008, en Norvège. L’Espagne ayant déjà son billet pour le Mondial 2007 en tant que tenante du titre, les trois autres demi-finalistes de l’Euro ainsi que la Russie sont qualifiés pour le Mondial 2007 en Allemagne. Cette dernière est qualifiée d’office en tant qu’organisatrice. PALMARÈS DE L’EURO 2006 2004 2002 2000 1998 1996 1994 : France : Allemagne : Suède : Suède : Suède : Russie : Suède JAMAIS, SANS DOUTE, une équipe de France n’avait affiché pareille insolence. Philippe Gardent, barjot illustre, spectateur ébahi, ne s’embarrasse d’aucune fioriture : « C’est la plus grande équipe de France de l’histoire. » Celle, en tout cas, qui aura su le mieux marquer son territoire. L’Espagne hier, pas plus que la Croatie la veille n’ont résisté à sa puissance, sa maîtrise, son insouciance même. Oui, la troupe de Claude Onesta est championne d’Europe. La troisième médaille d’or après celles glanées sous la direction de Daniel Costantini dans les championnats du monde 1995 et 2001. Elle est, d’abord et avant tout, fière d’avoir atteint un objectif qui lui tenait à cœur à un moment particulier de son histoire. On hésitait, en effet, à lui accorder un crédit total après les départs de glorieux anciens, celui de Jackson Richardson notamment. On s’interrogeait sur son avenir, ses capacités à exister aux côtés des meilleurs. La réponse est cinglante. Ce titre est celui de l’habileté, de la virtuosité. Habileté à user les adversaires, les harceler, les priver de repères, voire de certitudes. Iker Romero n’a pas été à la noce. Rolando Urios n’a jamais trouvé sa place. 2 68 sélec Ecarté du Mondial 2005, le Toulousain a été, cette fois, préféré à Daouda Karaboué dans les buts. Jamais décevant lorsque l’on a fait appel à lui. Brillant, même, devant la Slovaquie. 12 Longtemps diminué par des douleurs au dos, le meilleur buteur français en activité a retrouvé son meilleur niveau. Doublure de Narcisse à l’entame, il a achevé le tournoi en titulaire indiscutable. 13 Les champions du monde ressemblaient à des papillons paniqués dans la lumière… « Cette sensation d’impuissance (de l’adversaire) est grisante », concède Claude Onesta. Claude Onesta, entraîneur entier et passionné, parfois contesté depuis sa prise de fonctions en 2001, mais toujours droit et fidèle à ses principes. « Je me suis construit de manière passionnelle avec des gens que j’aime, dit-il. Les principes auxquels vous faites allusion sont basés sur le respect, la confiance, l’intelligence. Pas sur le conflit, la lutte ou la crise. J’ai obtenu, en écoutant, plus que je n’osais imaginer. Alors, oui, moi aussi je suis fier de ce que nous venons d’accomplir. » Fier d’avoir longtemps vu les Espagnols interdits, privés d’accès au but pendant un bon quart d’heure en seconde période. « Lorsque l’on croit à la force de la défense, insiste le sélectionneur, on ne peut qu’apprécier une telle séquence. » Fier, oui, d’avoir non seulement remporté la compétition, mais d’avoir aussi laissé dans le Hallenstadion de Zurich une trace profonde. Si la Yougoslavie de 1986, celle des Vujovic, Vukovic, Arnautovic ou Cvetkovic, sacrée dans cette même enceinte, était la plus grande 3 FRANCE 31(17) ESPAGNE Buts 2 1 2 4 11 2 6 1 2 31 Tirs 2/6 1/2 2/4 4/8 11/14 2/2 5/11 1/4 2/2 30/53 Pen. P.déc. Exc. 1 - 34e,50e(r) 1 15e 1 2 1/2 2 1 0/1 1 51e 1/3 9 4 Fernandez Dinart G. Gille B. Gille Narcisse Girault (c) Karabatic Kempe Abati Abalo Guigou Bosquet TOTAL Gardiens : Ploquin (4 min, 4 arrêts) ; Omeyer (56 min, 16 arrêts dt 0/3 pen.) Entraîneur : C. Onesta Interceptions : 6 Balles Perdues : 8 23(13) Buts 2 4 4 1 0 0 6 3 2 1 23 Tirs Pen. P.dèc. Exc. 2/8 3 4/5 4/7 17e 1/2 0/1 9e 0/1 6/8 2 1/5 2/3 1 2/4 4 29e 1/3 3 21/44 2/3 13 3 A. Entrerrios Urios Rocas Garabaya Belaustegui Fis Perez Davis Garcia Romero M. Ortega Rodriguez TOTAL Gardiens : Hombrados (44 min, 17 arrêts dt 1/2 pen.) ; Barrufet (cap., 16 min, 7 arrêts dt 0/1 pen.) Entraîneur : J.-C. Pastor Interceptions : 2 Balles Perdues : 12 Evolution du score : 0-2 (3e) ; 1-4 (5e) ; 5-4 (9e) ; 7-7 (14e) ; 11-9 (18e) ; 11-12 (21e) ; 15-12 (25e) ; 18-15 (35e) ; 22-20 (40e) ; 28-20 (54e) ; 30-21 (58e) Spectateurs : 9 500 Arbitres : MM. Vakula et Ljudovik (UKR) équipe de tous les temps, la France de 2006 est sans doute la plus performante. La France de Nikola Karabatic, la France de demain. On la savait capa ble de rivaliser avec n’importe quel adversaire. On n’imaginait pas qu’elle puisse se révéler aussi intimidante. Les JO en point de mire Hier, elle n’a jamais vraiment bien joué en attaque. Elle a eu du mal à entrer dans la partie, du mal à apprécier le rapport de forces. Mais elle n’a jamais paniqué. Elle s’est adaptée, sereine et posée. Et puis elle a déroulé, toujours avec sa méthode, sa vigueur 4 défensive. Les Espagnols, décontenancés par la blessure de David Barrufet – leur assurance tout risque dans la cage – ont baissé les yeux. Nikola Karabatic s’en est aperçu et n’a pas hésité une seule seconde à poser ses accélérations. Chacun est unanime. Chacun loue les mérites de cet ensemble tricolore taillé pour exister longtemps encore. Les anciens sont partis, oui, mais ils ne sont jamais vraiment très loin. Hier, ils étaient dans les travées, fiers eux aussi. Il y avait Jackson Richardson, à l’écart, pour ne créer aucun amalgame. Il y avait Greg Anquetil, sincèrement ému. Il y avait surtout un groupe heureux du 5 dénouement de cette aventure humaine entamée en tout début d’année. Un groupe qui n’a pas pris le temps de parler de demain. Demain, pourtant, devrait exciter sa curiosité. L’équipe de France a été championne du monde. Elle est depuis hier championne d’Europe. Elle a trop souffert à Athènes pour ne pas avoir envie d’exister à Pékin, sous les anneaux olympiques. Sans doute est-elle aujourd’hui parvenue à maturité. Mais, dans deux ans, Karabatic et Guigou, parmi les plus impertinents, n’auront que vingt-trois ans, l’âge d’Abalo… Dans deux ans, Omeyer aura juste passé la trentaine, Bertrand Gille s’en approchera… Jérôme Fernandez, qui avait été le premier à évoquer ce titre de champion d’Europe, au mois de mai dernier, a parlé, hier, de l’objectif olympique. Il faut donc le prendre au sérieux. Prendre ce groupe au sérieux. Oui, il y a une vie après Jackson Richardson. Les fondations du handball français sont solides. Claude Onesta est un grand entraîneur. Et le spectacle proposé au cours de la quinzaine fut de toute beauté. Les meilleurs ont gagné. Sans contestation possible. Les meilleurs ou les plus malins, les plus intelligents. Les meilleurs donc. PHILIPPE PAILHORIES 6 LE MATCH Toujours la défense IL Y A D’ABORD EU cette entame hésitante (1-4, 5e). Un peu de stress, de fébrilité. Le gardien espagnol, David Barrufet, qui parade devant Luc Abalo ou Jérôme Fernandez. Et l’Espagne qui, comme lors du tour préliminaire, fait mine de s’envoler. Mais les Français sont, cette fois, plus solidaires. Joël Abati fait le métier en attaque, la défense est placée. Quatre minutes plus tard, les partenaires de Nikola Karabatic ont enfin pris la mesure de la défense 6-0 et de Barrufet. Jusqu’à la seizième minute, les deux équipes semblent se tenir. Jusqu’à la blessure du portier espagnol, victime d’une déchirure à un mollet. À son relais, Javier Hombrados n’est pas souverain et, malgré des imprécisions, les Français À cinq, on joue aussi… C’ÉTAIT AUX ALENTOURS de la cinquantième minute. Guillaume Gille venait d’être expulsé. Michaël Guigou avait été prié de se reposer deux minutes. À cinq contre sept, et même si l’écart (27-20) était déjà suffisamment conséquent, la France risquait donc de subir les foudres espagnoles. Au lieu de quoi, à l’issue de cette double infériorité, le score n’avait pas bougé et les joueurs de Claude Onesta filaient droit vers le titre… Encore fallait-il s’organiser pour cela : « C’est de l’intelligence tactique, résumait le sélectionneur. Le principe, à la base, est de tout faire pour amener le ballon vers les ailes où l’angle de tir reste moins favorable. Mais, dans ce cas précis, il y avait une équipe en souffrance et une autre sûre de sa force. Le passage en force d’Iker Romero, le ballon perdu de Chema Rodriguez ne sont que la conséquence d’un rapport de forces en notre faveur. On les sentait comme des enfants alors qu’ils sont parmi les meilleurs joueurs du monde. Les petits peuvent renverser les gros… même si ce n’est plus de la compétence du technicien. » – P. P. 8 11 ntre g/ALL auche ch/ALL uche 242 sélections 203 séleections c 130 sélections 198 sélections 14 L’un des néophytes. Utilisé à une seule reprise par Claude Onesta, il a profité de cet Euro pour emmagasiner de l’expérience dans la foulée d’un excellent début de saison avec Montpellier. 16 En souffrance lors du dernier Mondial, il avait employé toute son énergie dans la quête de la médaille de bronze. Irréprochable depuis l’entame, il a mis beaucoup de cœur dans son rôle de meneur de jeu. 18 Opéré il y a à peine plus de deux mois d’une blessure qui avait entraîné une instabilité de la cheville, le pivot de Hambourg n’a pas failli. Intraitable en défense, il a aussi retrouvé tous ses repères en attaque. 19 Très à son aise en Bundesliga, l’arrière de Gummersbach s’est vu confier de nouvelles responsabilités dans la ligne d’attaque tricolore. Freiné par une entorse du poignet, il a néanmoins assumé son nouveau statut. 21 Arrière// ailier drroitt Magdeboourrg/ALL 35 ans 1,90 m 464 butts 77 séle Ecarté au profit de Yohann Ploquin, Daouda d’Abidjan, parfait complément de Thierry Omeyer dans la cage à Montpellier, a fini par être intégré dans la liste. Sans jamais figurer sur une feuille de match. Déjà vénéré à Kiel où il occupe volontiers les postes stratégiques, celui de meneur de jeu comme celui de défenseur central, il a pris en Allemagne une dimension nouvelle qu’il a parfaitement confirmée en Suisse. prennent la tête (15-12, 25e). Ils ne la quitteront plus… Au retour du vestiaire, ils augmentent encore leur pression défensive. Nikola Karabatic entame alors son festival. Les Français ne sont pas géniaux en attaque, mais ils compensent par une présence déconcertante dans le secteur défensif. Après trois quarts d’heure de jeu, ils signent un 6-0 totalement rédhibitoire. Ils vivent même quatre minutes en infériorité numérique sans encaisser de but… Les Espagnols n’ont plus de solution. Iker Romero, Alberto Entrerrios et Rolando Urios, les trois atouts offensifs, restent désespéramment muets. L’Espagne n’inscrit aucun but durant quinze minutes ! – P. P. r al/ESP Le plus capé, le plus expérimenté. Le « Roc » de la Mancha disputait en Suisse sa onzième compétition d’affilée avec l’équipe de France. Poutre de la défense, il a largement contribué aux aménagements effectués dans le domaine en cours de route. 148 sél Il s’est acquitté avec beaucoup d’application des missions que lui a confiées Claude Onesta au relais de Bertrand Gille. Utile par sa capacité à ouvrir de vraies brèches dans les défenses adverses. tions Le gardien no 1, d’autant plus à l’aise que sa défense est montée en régime. Compétiteur dans l’âme, souvent décisif avec Montpellier, il a réalisé un excellent Euro. LUNDI 6 FÉVRIER 2006 Le vétéran à l’âme de junior. Ailier ou arrière, arrière ou ailier, le Martiniquais a lavé, en Suisse, la frustration d’un début de saison pénible avec Magdebourg. Le leader du groupe, l’un des plus déterminés à lui donner sa propre identité. Utilisé au relais de Michaël Guigou ou à la pointe de la 1-5, très précieux sur le jeu de transition. 23 roit ue 18 sélec Qui peut encore croire que le gamin d’Ivry disputait en Suisse sa première compétition internationale ? Capable de toutes les audaces, pourvu d’une détente étonnante, il a marqué la compétition, contre la Slovénie notamment. 37 sélections Enfin l’égal du Guigou de Montpellier. Joueur majeur, doté d’une vitesse et d’une vision du jeu qui le conduisent de plus en plus souvent à délaisser son rôle d’ailier pour celui de meneur de jeu. Régénéré par son retour à Dunkerque, le grand gaucher n’a jamais réussi à se libérer. Claude Onesta n’a pourtant jamais cessé de lui accorder sa confiance. Utile par petites séquences. PAGE 3 Bleu Rouge Noir Jaune Rouge de notre envoyé spécial Bleu 1 ZURICH – (SUI) Jaune Rouge Jaune Après les champions d’Europe allemands et les champions olympiques croates, les Français ont conclu leur impressionnante démonstration en s’offrant les champions du monde. Ils décrochent ainsi un titre continental, le premier de leur histoire, que personne ne se risquera à contester tant ils ont affiché de certitudes dans leur jeu et de sérénité dans leur tête. Noir Bleu Noir enf progresser enfin ser la marque ma espagnnole, la défense française n’a rien lâché. 4 Bleu Rouge Noir Jaune PROLONGATIONS L’ENTRETIEN DU LUNDI « C’ETAIT PRESQUE FACILE » BERTRAND GILLE, encore sous le choc de la finale, peinait à comprendre la domination des Bleus durant l’Euro. À l’exception du mondial 2005, il a été de toutes les campagnes internationales depuis 2000. Pourtant, hier, le cadet des frères Gille était sonné. Sonné par ce que venait de réussir l’équipe de France, tout aussi implacable en finale contre l’Espagne qu’elle l’avait été la veille face à la Croatie. Sonné, aussi, par une succession d’efforts qu’il juge « inhumaine ». ZURICH – de notre envoyé spécial « AVIEZ-VOUS SONGÉ, l’espace d’un instant seulement, à pouvoir à ce point dominer le weekend final de ce Championnat d’Europe ? – Non, sincèrement non. J’étais même assez circonspect avant d’arriver ici. C’est délicat, j’ai besoin d’un peu de recul pour comprendre. Notre domination à Zurich a été écrasante. Depuis le tour principal, tous les adversaires ont plié, un à un. Sans exception. C’était presque facile, même si je suis complètement rincé, preuve qu’il y a tout de même eu combat. – A p rè s l a d é mo ns tr a ti on contre la Croatie en demie, le scénario de cette finale semblait, lui aussi, écrit… – Tout s’est déroulé comme nous l’avions imaginé. Nous avons imposé un défi physique. Les Espagnols, habi- '' Je crois que l’équipe de France, contrairement à l’Allemagne (… ), est la meilleure entité pour générer de l’engouement rir, soyons capables d’être un peu innovants, d’être un peu précurseurs. – Mais concrètement… – Que peut-on faire ? Je ne sais pas si c’est vraiment de ma compétence de répondre à cette question. Peut-être, au minimum, avoir une vue à plus long terme du rôle et du statut de l’international. Combien d’anciens internationaux qui ont fait rêver tous les licenciés, plus que les licenciés même, se retrouvent aujourd’hui dans des situations précaires parce qu’ils ont tout donné à ce handball ? On peut le leur reprocher. Sauf que la Fédération était bien contente qu’ils donnent tout au handball. Pourquoi, donc, ne pas concerner des gens qui ont été des acteurs principaux des belles victoires ment à l’Allemagne, où la politique de clocher est beaucoup plus exacerbée qu’en France, est la meilleure entité pour générer de l’engouement. Et qu’il faut donc réformer son fonctionnement. – Que reprochez-vous, concrètement, à la Fédération ? – Mais je ne lui reproche rien ! Je ne suis pas un donneur de leçons. On voulait juste les alerter sur une problématique qui va devenir de plus en plus présente avec des clubs qui ne cessent d’accroître leur pouvoir et une Fédération qui, malgré les résultats, en reste au même type de fonctionnements. Or, on va se trouver confronté à un rapport de forces qui sera complètement déséquilibré en faveur des clubs, où les joueurs vont être pris entre deux feux et où la cohabitation sera de plus en plus pénible. – Sinon, seriez-vous prêts à défendre les intérêts de vos clubs au détriment de ceux de l’équipe de France ? '' – Pourquoi les clubs lâcheraient-ils leurs meilleurs joueurs en sélection en dehors des périodes prévues à cet effet ? Le handball a sa propre économie. L’intérêt pour l’équipe de France est toujours là. Là n’est pas la question. Le plaisir éprouvé par chacun lorsqu’on porte le maillot bleu-blancrouge n’est pas à démontrer. Le problème est que, tôt ou tard, on va être confronté à des dilemmes qui ne nous laisseront plus le choix. À un moment donné, les présidents de club vont nous faire signer des contrats avec des clauses de non-mise à disposition des sélections en dehors des périodes autorisées. Voire même nous proposer une réévaluation de nos contrats contre l’engagement, d’abandonner, purement et simplement, notre équipe nationale. – Vous y seriez prêt ? – Tant que j’ai le choix, tant que ma volonté et mon corps ne m’en privent pas, je viendrai. Mais je pense sincèrement qu’un jour, le choix, on ne l’aura plus. Et donc, pour éviter d’avoir à gué- PAGE 4 donner du poids à vos revendications ? – Avant d’être initiateurs d’idées, notre premier job, c’est de jouer au handball. Il n’y a pas de raison de mélanger les genres. Maintenant, oui, cette médaille va nous aider. On n’est qu’au début des réflexions, pas encore dans le domaine opérationnel, et le temps passe vite. – Comment le handball a-t-il évolué depuis 1992 et l’avènement barcelonais ? – Le handball est devenu professionnel, on a tous une grosse conscience professionnelle de laquelle, d’ailleurs, on ne peut pas se séparer. Ce serait rédhibitoire vis-à-vis des impératifs que nous avons et avec la fréquence des matches que l’on nous impose. Ça, ça a forcément évolué parce que les c ontraintes n’étaient pas les mêmes il y a quatorze ans. Sinon, ça va aussi plus vite, plus haut, plus fort. Les athlètes sont mieux préparés, physiquement, tactiquement, techniquement. – Peut-on vivre, aujourd’hui, du handball ? – Oui, on n’est pas à plaindre. On gagne tous relativement bien notre vie. Relativement… non, on gagne bien notre vie. Relativement, ce serait une insulte aux petites gens, dont je suis proche. Je ne me permettrai pas une comparaison avec le monde du football, car on ne compare que ce qui est comparable. – C’est en tout cas mieux qu’en 1992. – Évidemment. Mais c’est grâce à tous ces hommes qui ont construit cette histoire, qui ont fait avancer notre sport, qui ont fait affluer de l’argent au travers des clubs. Encore une fois, l’histoire de l’équipe de France est très largement retombée sur les clubs et sur l’attirance des institutions vis-à-vis de notre sport. On a donc cette chance-là de bien vivre, Cette équipe- là peut vivre encore deux ans sans problème. Elle peut aller à Pékin, exister à Pékin. Mais tout ça réclame quand même beaucoup de souffrances françaises, pourquoi ne pas les mettre en relation avec les institutions, les nombreux partenaires, afin d’imaginer un autre plan de carrière que celui purement “handballistique”. – Vous évoquez là le statut de l’international. Le dossier est également économique. – La plupart d’entre nous vivent à l’intérieur de structures professionnelles financées de manière privée. Les enjeux obligent à travailler avec l’image perpétuellement. Il faut sans arrêt innover, promouvoir, trouver de nouveaux partenaires. J’allais dire : peu importent les résultats. Les bons résultats viennent juste accréditer la démarche. Alors, on s’est dit : est-ce que tout est fait, est-ce que tout est bien fait pour stimuler l’image de l’équipe de France ? Et on pense qu’il y a des perspectives à explorer. – Le parcours en Suisse va-t-il '' mieux que nos aînés. Maintenant, je me répète, il faut construire pour que ceux qui viennent ne se retrouvent pas comme nos aînés, dans la panade après avoir tant donné. Je trouve ça assez dérangeant. – Comment qualifieriez-vous cette équipe de France 2006 ? – Elle est complémentaire, techniquement et humainement. Claude Onesta a trouvé les bons ingrédients, les bons bonhommes aux bons endroits. Il a également cette chance d’avoir pléthore de possibilités, mais encore fautil qu’elles s’agencent bien entre elles. On est aussi heureux d’être ensemble. Je trouve que c’est important de communiquer la joie de vivre que l’on éprouve. Même si c’est long, même si voir les mêmes tronches enfarinées le matin n’est pas une sinécure, ça procure beaucoup de plaisir. Je vais ressortir la phrase du vieux druide Greg Anquetil : “Je préfère perdre avec des amis que gagner avec des cons.” Si on peut gagner avec des amis, c’est encore mieux. – Ces tronches enfarinées, vous êtres prêts à les supporter encore deux ans ? – Cette équipe-là peut vivre encore deux ans sans problème. Elle peut aller à Pékin, exister à Pékin. Mais tout ça réclame quand même beaucoup de souffrances. Encore une fois, à relativiser, bien sûr, par rapport à une vie à l’usine. Même si je ne suis pas persuadé que beaucoup d’ouvriers aimeraient en prendre plein la gueule comme on en prend pendant nos matches, si beaucoup d’ouvriers seraient prêts à être évalués à la fin de chacune des journées travaillées, si beaucoup d’ouvriers seraient prêts à ce que leur travail soit observé par des milliers de gens en même temps et qui ne se gênent pas pour donner leur avis sur ce que tu apportes ou n’apportes pas. C’est quand même un vrai métier, donc. C’est un sport, on a cette chancelà de faire partie des privilégiés. Mais ça reste quand même difficile. » PHILIPPE PAILHORIÈS REPÈRES Bertrand GILLE a vingt-sept ans. Il est né le 24 mars 1978 à Valence, dans la Drôme. Il mesure 1,87 m et pèse 98 kg. Il joue aujourd’hui à Hambourg, en Allemagne, après avoir défendu les couleurs de Loriol (1984-1996), puis celles de Chambéry (1996-2002). Loriol, le club familial, puisque sa mère y était dirigeante et son père, entraîneur. Philippe Gardent le fait glisser du poste d’arrière à celui de pivot lorsqu’il décroche en Savoie le titre de champion de France en 2001. Après avoir également remporté la Coupe de la Ligue en 2002, il choisit, avec son frère Guillaume, de tenter l’aventure de la Bundesliga à Hambourg. Son plus jeune frère, Benjamin, continue, lui, d’œuvrer sous la direction de Philippe Gardent. Élu meilleur joueur du monde de l’année 2002, Bertrand est par ailleurs titulaire d’une licence STAPS, ainsi que d’un DESS de management des activités sportives et de loisirs. Il démarre sa carrière internationale en novembre 1997, puis se révèle à l’Euro 2000 (quatrième), en Croatie. La sixième place olympique en 2000 lui laisse, encore aujourd’hui, un goût amer. Même si le titre mondial de 2001 acquis à Paris-Bercy, doublé d’un trophée de meilleur pivot de la compétition, efface quelque peu la frustration. En 2003, au Portugal, il décroche le bronze planétaire après avoir loupé sa demi-finale face à l’Allemagne, déstabilisé par les intimidations du gardien Henning Fritz. Depuis, il a été de toutes les conquêtes, sauf celle du Mondial 2005 (blessé). En Suisse, il est monté en puissance au fil des matches, livrant face à la Croatie, en demi-finale, sa meilleure copie. Sa devise : « Un tiens vaut mieux que deux cruches qui vont à l’eau lorsqu’une peau d’ours est vendue par deux pierres qui roulent ! ! ! » – P. P. LUNDI 6 FÉVRIER 2006 Bleu Rouge Noir Jaune Rouge Rouge cendre bas pour remonter haut ? – C’est une question difficile. Je me souviens, quelques années en arrière, où, en me projetant vers l’avenir, je voyais une équipe capable de dominer le handball mondial pendant les dix prochaines années. Mais, dans les autres pays, ça ne chôme pas non plus. Aujourd’hui, j’aurais tendance à tempérer ces propos dans la mesure où ça se joue sur pas grand-chose, finalement. C’est de l’ordre du détail et je ne crois pas que l’on ait une culture du détail exacerbée. Et c’est peut-être aussi ce qui fait que l’on soit capable de montrer des visages aussi différents. – Vous dites que le Championnat de France n’est pas la panacée. Et la Bundesliga ? – Non. C’est difficile d’idolâtrer comme ça un championnat. Je pense tout de même que le niveau général en Allemagne est supérieur au niveau français. Quant à l’Espagne, cinq ou six équipes sont très performantes dans un Championnat un peu plus terne que la Bundesliga. Le Championnat allemand est physiquement le plus dur. Je ne crois pas que ce soit le Championnat dans lequel on joue le mieux au handball. Même si, à mon avis, les meilleures équipes allemandes valent les meilleures équipes espagnoles, comme les meilleures équipes françaises d’ailleurs. Mais les Allemands sont capables, tous les week-ends, de remplir ces salles immenses à travers une fidélisation du public, à travers un show qui n’a pas de comparaison. – C’est un peu le modèle allemand qui a servi de base aux revendications formulées par les joueurs de l’équipe de France et son staff. En résumé, vous souhaitez une meilleure exposition du produit équipe de France ? – Mais en étant capable de mieux promouvoir l’équipe de France, c’est l’ensemble du handball que l’on fait avancer. Le phénomène de fidélisation, il passe surtout et avant tout par l’image. Par la qualité de la formation, on est d’accord. Mais, cette qualité-là, on en a des preuves quasiment chaque année. Donc, à un moment donné, je crois que l’équipe de France, contraire- Bleu Bleu Jaune '' Jaune Noir tués aux initiatives individuelles, ont fini par être étouffés. La sérénité que l’on a dégagée est impressionnante. – En fait, depuis la défaite contre l’Espagne dans le tour préliminaire, vous avez enchaîné les démonstrations… – (Sourire.) Les raclées même… Nous étions tous très en forme physiquement, tous présents. Bien sûr, je ne suis pas dupe. Notre handball d’attaque est loin d’être exceptionnel. Mais la solidité défensive, en revanche, est la clé de nos réussites. Toutes les équipes de France de l’histoire ont gagné au travers de cette solidité défensive. On n’a pas dérogé à la règle. – Voilà un titre en tout cas symbolique. – Beaucoup y verront de nombreuses significations. L’accréditation de la thèse qu’il existe bien une vie après les illustres anciens. Moi, je trouve qu’il est juste la confirmation que l’équipe de France peut être une très grande équipe. Mais le symbole le plus fort, c’est qu’il récompense beaucoup de sacrifices. Et il a, pour moi qui n’avais pas participé au Mondial 2005, une saveur particulière. Avant le match contre la Croatie, pas mal de réminiscences de la demi-finale 2003 perdue contre les Allemands avaient resurgi... – Vous faites allusion au gardien Henning Fritz, qui avait réussi à vous déstabiliser ? – Ce moment m’a fait grandir, évoluer. Dans les mêmes conditions ne se sont pas produites les mêmes erreurs. Ça veut dire qu’il y a eu apprentissage. – La médaille, donc. La première de l’après-Richardson… – C’est très “relations médias”, cette histoire. Les médias, depuis le vide laissé par Jack (Richardson), Greg (Anquetil) et Guéric (Kervadec) se cherchent de nouveaux emblèmes. Alors, c’est vrai que cette équipe jeune, en tout cas sans ses anciens, avait besoin d’une aventure collective forte. Mais l’histoire de l’équipe de France ne s’est pas arrêtée avec le départ de ses anciens. J’ai beaucoup de respect pour ce qu’ils ont fait, ce qu’ils ont apporté à l’équipe de France, maintenant, j’étais quand même persuadé que, malgré (Photo Pierre Lablatinière) Noir leur départ, la performance resterait au rendez-vous. – Parce que la force du groupe, c’est d’abord son état d’esprit ? – Oui, et parce que nous avons la chance de disposer d’un vivier de joueurs que beaucoup de nations doivent nous envier. Lorsqu’on regarde les Croates, on voit l’arrivée d’une génération à maturité. Cette maturité a fait d’eux des joueurs exceptionnels et uniques. Nous, on a la chance d’avoir des gens confirmés au meilleur niveau, et également de voir émerger des nouvelles têtes qui, malgré leur jeune âge, n’ont rien à envier aux meilleurs. Donc, on peut dire que la qualité de la formation en France est optimale. – Vous parlez de la maturité croate, mais l’équipe de France, en Suisse, s’est, elle aussi, distinguée par sa maturité. – Sans doute, si la maturité conduit à la performance. Disputer une finale reste tout de même un moment rare. Lorsque l’on a gagné en 2001, c’ éta it six ans après Reykjavik et le premier titre mondial. Là, ça fait cinq de plus. Au bout du compte, cela ne fait pas beaucoup de ces moments qui apportent cette extase si particulière. – Comment appréciez-vous le fait qu’il s’agisse de la première médaille à un Euro ? – Là encore, c’est un pied de nez journalistique. Parce que cette compétition ne nous avait jamais réussi, parce que, par le passé, on n’avait pas été capables d’élever notre niveau de jeu au cours de la compétition comme on l’a fait ici et puis parce que, tout simplement, cette compétition est inhumaine. Inhumaine et irrespectueuse au possible des principaux acteurs que sont les joueurs, au travers de la cadence des matches. Je ne crois pas que l’on puisse imposer ce rythme-là à d’autres sports quand on connaît les contraintes physiques qu’il implique. – L’Euro demeure la compétition la plus difficile à gagner ? – Sans aucun doute. Avec ce petit bémol-là, les Jeux ont cette espèce de magie universelle, de pression planétaire que n’a pas l’Euro. Mais ça reste en Europe que l’on joue le mieux au handball. – Claude Onesta a longtemps été critiqué pour sa gestion de l’équipe de France. Il prend ici une belle revanche. – Je suis content pour lui. Mais je suis surtout content pour nous. Il a essuyé des critiques, comme chacun d’entre nous, je crois. Chaque fois que quelqu’un n’a pas été performant, ses oreilles ont sifflé, c’est la règle. Maintenant, c’est appréciable d’avoir eu ce résultat avec cette équipe, cet encadrement. – La fondation de ce résultat ne date-t-elle pas du revers de la première semaine face à l’Espagne ? – Peut-être. Mais c’est quand même difficile de tirer ce genre de conclusions. C’est une déduction facile. Chronologiquement, à partir du moment où on a pris cette gifle, cette leçon de handball, on n’a pas cessé de monter en puissance. Est-ce que l’on avait besoin de ça ? Je ne sais pas. J’ai du mal à établir un lien très fort entre notre progression et cette gifle. – L’équipe de France vous semble-t-elle condamnée à des- 5 Bleu Rouge Noir Jaune HANDBALL CHAMPIONNAT D’EUROPE HOMMES (finale) – FRANCE-ESPAGNE : 31-23 Onesta, le grand chemin Parfois contesté et sur la sellette, le sélectionneur de l’équipe de France n’a jamais dérogé à ses principes. ZURICH – (SUI) de notre envoyé spécial QUAND IL PREND la succession de Daniel Costantini, monarque absolu pendant seize années, au lendemain de la victoire française au Mondial 2001, Claude Onesta n’imagine certainement pas l’ampleur de sa mission. Entraîneur de Toulouse, sa carte de visite n’a évidemment pas le clinquant et les références d’un Philippe Gardent, également pressenti à l’époque pour la fonction. Et la succession est lourde tant la personnalité de son prédécesseur a marqué l’histoire du handball français. « On ne balaie pas le passé et on ne doit pas l’oublier. Malheureusement, il peut être riche mais également encombrant. J’ai l’esprit de famille, de convivialité et de partage. Pas question, donc, d’être un homme-orchestre. Très tôt, j’ai compris qu’on ne réussirait qu’après avoir installé plusieurs intervenants. » L’Euro 2002 en Suède, sa première compétition officielle, le confortera dans la certitude. La France n’y obtient qu’une sixième place et la comparaison, très tôt, l’expose au fantôme de Costantini. Il est perdu, dépassé et c’est logique. « Je découvrais le haut niveau et des règles nouvelles. Il fallait que je me construise dans le rapport avec les gens. Les arbitres, les instances internationales, les délégués. » En or p C’est donc dans les yeux de ses joueurs qu’il va chercher son salut, sa place et définir, surtout, sa façon d’être. Un exercice périlleux avec des joueurs, déjà couronnés et qui, eux aussi, épient leur nouveau sélectionneur. « Quand un nouveau patron arrive, ils s’interrogent sur les changements qui vont intervenir. C’est toute la complexité de la chose. Comment les bousculer pour les amener à ta philosophie ? » Cette fois, il est seul à Hammamet. Il comprend. « Que l’on évalue la qualité de ton travail aux résultats. Si tu n’es pas le premier, c’est un échec. On passe des journées à te raconter qu’il faut gagner. On est, en fait, dans un pronostic établi. C’est un piège. Et, là, vraiment je me suis demandé comment en sortir. » Seul face à un destin ébréché. Condamné aussi par sa propre famille. C’est une déchirure pour lui. « Une souffrance, atténue-t-il. Les attaques sont gratuites. Tu te rends compte, enfin, que l’acceptation de l’échec n’est plus collective. Je l’ai vécu comme une trahison. C’était cela, en fait : personne ne veut jamais t’accompagner dans la tombe. » Il y aura une victoire devant le Danemark puis une médaille de bronze au final. Il y aura, surtout, une révélation pour l’entraîneur. L’affaire l’a endurci et révélé. C’est le temps de l’affirmation, des prises de position énergiques « parce que, remarque-t-il, j’avais accepté beaucoup trop de contraintes. Le temps était venu d’installer quelque chose qui me corresponde vraiment ». Avant l’Euro, il entre ouvertement en conflit avec la Fédération, pose sur la table un nouveau projet sur le fonctionnement de l’équipe de France. Claude Onesta est donc attendu au tournant en Suisse. « Je ne suis pas là pour me protéger, assène-t-il. Moi aussi, je passerai et l’équipe de « J’avais accepté trop de contraintes » Et pourquoi s’y risquer quand on doit, d’abord, se faire un nom ? « J’étais construit pour être un leader. J’avais, à Toulouse, été décisif et décisionnaire. Oui, j’ai, de tous temps, aspiré à diriger l’aventure humaine. » 2002, 2003 et une médaille de bronze au Mondial du Portugal s’écoulent sans que le sélectionneur ne soit parvenu à ancrer son projet. Il se laisse porter, anesthésié probablement par des résultats qui maintiennent l’équipe de France dans le gotha mondial. 2004, sixième place à l’Euro slovène, cinquième aux Jeux d’Athènes, reste l’année maudite puisque le potentiel des Bleus ne s’est pas exporté. Autour de lui, le climat de confiance s’étiole. C’est donc en 2005 que sa lumière s’allume. Sa tête est en jeu à la veille d’un décisif France-Danemark, dernier match de poule du Mondial tunisien. S’il perd, il sort du jeu. me fois (L’é L’ quipe de France depuis les Jeux de Barcelone) CMM CE CMM C M CMM CE 6e C C CE CE CE DU 1ER FÉVRIER AU 31 MARS Il fallait bien la changer un jour ! Crédit photographique Renault Communication/DR – K11 Jaune Rouge LAURENT MOISSET ZURICH. – Arrivé à la tête de l’équipe de France après le Mondial 2001, le coach Claude Onesta (49 ans) a imposé progressivement sa personnalité et sa méthode. Le titre européen est pour lui une consécration à l’issue d’une finale pleinement maîtrisée. (Photo Fabrice Coffrini/AFP) I DIVISION 1 FEMMES (13e journée). – SAMEDI : Besançon-Bègles, 24-23 ; NîmesMetz, 14-26 ; Mios - Fleury-les-Aubrais, 28-25 ; Angoulême-Dijon, 18-17 ; Yutz-Toulon, 26-22. HIER : Le Havre - Mérignac, 21-29. Classement : 1. Metz, 34 pts ; 2. Le Havre, 33 ; 3. Mérignac, 31 ; 4. Fleury-les-Aubrais, 27 ; 5. Dijon, 26 ; 6. Besançon, 25 ; 7. Nîmes, 25 ; 8. Bègles, 25 ; 9. Yutz, 24 ; 10. Mios, 23 ; 11. Toulon, 20 ; 12. Angoulême, 19. PROCHAINE JOURNÉE. – DEMAIN : DijonMérignac (19 h eures). MERCREDI 8 FÉVRIER : Metz-Mios (20 heures). SAMEDI 11 : Toulon-Nîmes ; Fleury-les-Aubrais Besançon (20 h 30) ; Bègles-Angoulême (20 h 45). DIMANCHE 12 : Le Havre - Yutz (16 heures). Kangoo Express à partir de 8600 € HT * soit 2000 € HT d’économie *Prix tarif n° 2167 au 19/12/05 sur Renault Kangoo Express Générique 1.2 16v 70 ch. Offre non cumulable réservée aux utilisateurs professionnels (hors loueurs et flottes), valable du 1er février au 31 mars 2006. www.entreprises.renault.fr Renault Véhicules Utilitaires. On gagne toujours à travailler avec le n°1. Renault 1er constructeur en France avec 33,4 % de pdm en immatriculations dans le marché VU à fin décembre 2005 – Source AAA = Association Auxiliaire de l’Automobile. D A N S L E R E S E A U R E N A U L T Concessionnaires et agents participants LUNDI 6 FÉVRIER 2006 PAGE 5 Bleu Rouge Noir Jaune Rouge Période Claude Onesta Pé I MONDIAL 2007 : TIRAGE AU SORT. – Le tirage au sort des play-offs européens de qualification au Mondial 2007 en Allemagne, a été effectué hier à Zurich. Le vainqueur de chacune des rencontres programmées en juin prochain rejoindra donc l’Allemagne, organisatrice, l’Espagne, tenante du titre, mais également la France, le Danemark, la Croatie et la Russie, qualifiés grâce à leur parcours durant cet Euro 2006. Les rencontres : SerbieMonténégro - République tchèque ; Grèce - Pologne ; Portugal - Ukraine ; Suisse - Russie ; Slovénie - Autriche ; Suède - Islande ; Roumanie Norvège ; Slovaquie - Hongrie. Bleu Périodee Daniel Co Pé Costantini 2006 J CHAMPIONNAT DU MONDE 1995 France - Croatie : 23-19 Le groupe. – Gardiens : Christian Gaudin ; Yohan Delattre ; Bruno Martini. Joueurs de champ : Grégory Anquetil ; Patrick Cazal ; Philippe Gardent ; Guéric Kervadec ; Denis Lathoud ; Pascal Mahé ; Gaël Monthurel ; Laurent Munier ; Thierry Perreux ; Eric Quintin ; Jackson Richardson ; Stéphane Stoecklin ; Frédéric Volle. Entraîneur : Daniel Costantini. J CHAMPIONNAT DU MONDE 2001 France - Suède : 28-25 a.p. Le groupe. – Gardiens : Christian Gaudin ; Bruno Martini ; Thierry Omeyer. Joueurs de champ : Jérôme Fernandez ; Didier Dinart ; Guillaume Gille ; Bertrand Gille ; Daniel Narcisse ; Grégory Anquetil ; Andrej Golic ; Olivier Girault ; Laurent Puigségur ; Jackson Richardson ; Joël Abati ; Patrick Cazal ; Stéphane Plantin. Entraîneur : Daniel Costantini. En italique, les joueurs présents en 2006. Jaune 2005 DEUX AUTRES FINALES VICTORIEUSES Noir Bleu Noir 7e France survivra. Mais pour qu’elle évolue et qu’elle réponde à ces foutus résultats qu’on lui demande, elle doit se moderniser et se mettre au goût du jour. » Il est devenu aussi l’incontestable patron parce qu’il a tissé le fil de son destin sur la relation avec ses joueurs. « En 2005, dans la souffrance dont je vous ai parlé, j’ai compris la richesse de notre relation. Il y a eu rassemblement autour du projet. On a galéré mais la volonté était forte de vivre. Il y a eu cette médaille. Dans la douleur mais dans le plaisir d’émotions partagées entre nous. » Elles sont toujours là, déterminantes dans les succès de cet Euro. Une marche coudes serrés, cœurs palpitants à l’énergie commune. Claude Onesta n’en retire aucun laurier. Simplement heureux que ce « groupe soit devenu responsable ». Qu’il ait été, également, capable d’adhérer à ses idées sur le jeu. Cette défense pose, paradoxalement, les fondations du projet. « Ce n’est pas comme l’Italie des années 60 en football où tout le monde se met derrière. Non, là tu dévores ton adversaire en le harcelant. Tu le déstructures doucement mais sûrement. Ce don de soi crée de l’émotion et ouvre alors de formidables perspectives sur un jeu encore plus ouvert en attaque. » Cinq ans pour aboutir donc et obtenir le droit au plaisir. « Après le match contre les Croates, je les ai remerciés. Il n’y a pas plus grand plaisir pour un entraîneur de comprendre que ses idées ont été validées dans les actes par ses joueurs. J’ai vu les plus beaux joueurs du monde se décomposer devant nous. Ils ne voulaient plus y aller. Même le génie actuel, Balic, n’avait qu’un souci : se débarrasser au plus vite du ballon. » Son premier et seul moment fort, fruit de son travail et de sa patience. Malgré les sarcasmes, les coups tordus, cinq ans après, Claude Onesta existe enfin. « C’est la première compétition, conclut-il, où j’ai eu la sensation d’être vraiment à la manœuvre. Maintenant, je sais… » Il sait, aussi, que l’encombrant passé, pièce de choix dans le rayon des souvenirs, s’est ouvert sur un avenir aussi glorieux. Cette victoire-là, pour lui, n’a pas de prix. 6 FOOTBALL LIGUE 1 (25 journée) e Bleu Rouge Noir Jaune LYON - BORDEAUX : 0-0 Un coup pour rien Pas de buts dans le sommet de L 1, mais un énorme combat et des duels acharnés. Les deux meilleures défenses de Ligue 1 se sont neutralisées, hier soir à Gerland, en un sommet pauvre en occasions, notamment en seconde période, mais riche en gros duels. En conservant neuf points d’avance sur les Bordelais et un match en moins, les Lyonnais ont maintenu le confort de leur position en tête du classement. tour à la vidéothèque pour récupérer des cassettes de Paolo Maldini. Dans ce sommet plus acharné que réellement fermé, le premier quart d’heure de Bordeaux aura montré, seul, tout ce que les Girondins font de bien, cette saison : défendre haut, assurer une bonne transformation du jeu par la qualité de la première passe (Cheyrou ou Fernando, par exemple), et chercher des espaces dans le dos des défenses par la variété des courses de Darcheville. Mais avec un quart d’heure comme celuilà, les Bordelais ont eu pour seule occasion un centre dangereux de Jean-Claude Darcheville devant le but de Coupet (5e). Progressivement, comme souvent, les Lyonnais sont revenus dans le match en haussant le ton physiquement, et en se créant des occasions par la qualité des coups francs de Juninho, pour une déviation de Malouda (10e) et une autre de Cris, joliment sauvée par Ramé (17e). Et si Bordeaux se créa une vraie occasion par un redoublement de Smicer audelà de Darcheville, le Tchèque oublia Laslandes en retrait (32e) : cette action, un peu plus construite qu’un contre, un peu moins qu’une attaque placée, fut la dernière appa- rition sérieuse des Bordelais dans la région de Coupet, jusqu’au repos. Ramé sauvé par la barre Les Lyonnais, eux, auraient pu marquer, sur un corner de Juninho, le ballon étant dévié par l’épaule de Jemmali sur sa barre transversale avant de rebondir devant la ligne (34e), ou sur un centre de Malouda qu’aucun de ses coéquipiers ne vint couper devant Ramé (41e). Mais la fin de la première période du sommet perpétua surtout la malédiction qui s’attache au poste d’arrière gauche de l’OL, Monsoreau s’arrêtant net, touché à la cuisse. Lyon possède neuf défenseurs dans son effectif, ce qui est déjà rare, et six d’entre eux sont blessés (Abidal, Réveillère, Caçapa, Berthod, Monso- reau) ou absents (Diatta). Gérard Houllier, qui n’avait pas aligné le moindre défenseur de la CFA sur le banc, fit glisser Malouda en défense, Wiltord entrant en attaque. Dans quinze jours, à Eindhoven, sur combien de défenseurs valides pourra compter Lyon ? Hier soir, les Bordelais les ont contraints à se concentrer sur l’actualité brûlante d’une seconde LYON – de notre envoyé spécial VINCENT DULUC SAMEDI Paris-SG - Saint-Étienne.. 2-2 AC Ajaccio - Auxerre ........ 1-0 Lens - Strasbourg ............ 2-1 Nice - Lille......................... 2-0 Rennes - Monaco ............. 1-3 Sochaux - Le Mans ........... 0-0 Toulouse - Nantes............ 1-0 HIER Troyes - Marseille ............ 0-1 Lyon - Bordeaux............... 0-0 La rencontre Metz - Nancy a été reportée en raison du gel. LYON - BORDEAUX : 0-0 ###$$$ Temps froid. Pelouse moyenne. 39 354 spectateurs. Arbitre : M. Bré. LE JEU. Un 0-0 logique a sanctionné un match intéressant au plan tactique à défaut d’avoir été riche de grandes envolées. LYON – de notre envoyé spécial BORDEAUX est venu confirmer chez le leader du Championnat sa forte présence défensive, animée par une grande solidarité collective et beaucoup d’à-propos dans son organisation. Sans se lancer aveuglément à l’assaut, Lyon a naturellement dominé la rencontre sur le plan territorial, sans pour autant être excessivement menaçant, mis à part quelques coups de pied arrêtés en première période. On aurait pu croire que les Lyonnais se seraient finalement imposés à l’usure, mais les Bordelais n’ont jamais baissé la garde et ont fini avec au moins autant d’allant ce fort combat au cours duquel les deux équipes se sont montrées dignes des places qu’elles occupent au sommet. ORGANISATION DE JEU DE DÉPART : Lyon en 4-3-3 dans son organisation en zone. Devant les quatre défenseurs (Müller jouant sur la gauche dans l’axe, au côté de Cris), un milieu à trois où Diarra a occupé la position la plus centrale et la plus repliée, avec sur sa droite Tiago et Juninho sur sa gauche, un cran plus haut. Sur les côtés, Govou à droite et Malouda à gauche, restant le plus souvent près de la ligne de touche, et encadrant Fred, comme attaquant central. Bordeaux en 4-2-3-1, également organisé en zones. Deux milieux défensifs près de la ligne arrière, Fernando (légèrement à droite) et Cheyrou (plus à gauche). Sur le côté droit, Faubert. À gauche, Smicer n’a pas été dans une position symétrique. Il a très souvent quitté l’aile pour jouer un rôle d’intermédiaire, assez près finalement de Laslandes. Devant, Darcheville a joué le plus en pointe. ANIMATION DÉFENSIVE : un match bloc contre bloc. Toute l’équipe lyonnaise se replie à MATCHES EN RETARD (24e journée). – Mercredi, 20 heures : Strasbourg Paris-SG (Foot +) ; Mardi 14 février, 20 heures : Saint-Étienne - Nice (Foot +), Nantes-Troyes (Foot +). Reste a fixer : Monaco-Lyon. PROCHAINE JOURNÉE. – Samedi 11 février, 17 h 15 : Lens-Lyon (Canal +) ; 20 heures : Auxerre-Metz, Bordeaux-Rennes, Le Mans - Nice, Monaco-Troyes, Nancy - Saint-Étienne, Nantes-Sochaux, Strasbourg - AC Ajaccio (Ces sept matches sur Foot +) ; dimanche 12 février, 18 heures : Marseille-Toulouse (Canal + Sport) ; 21 heures Lille - Paris-SG (Canal +). la perte du ballon, à l’exception de Fred. Govou et Malouda reviennent très loin, pour former un milieu à cinq dans lequel Diarra s’est toujours trouvé dans la zone de Laslandes sur les premières relances longues des Bordelais. Il fallait à la fois couper les transmissions centrales (Laslandes-Smicer-Darcheville), veiller à ne pas être déséquilibrés sur les changements de jeu tentés par Fernando et Cheyrou, s’opposer aux accélérations de Faubert sur la droite et aux montées de Marange sur l’aile gauche. Bordeaux ne se laisse jamais aspirer très loin et défend avec une énorme conviction collective. Tout le système s’efforce de ne jamais être pris à revers. Cela tient notamment à l’attention que mettent Cheyrou et Fernando à se situer par rapport à leur ligne défensive ; également aux replis de Faubert, surtout, de Laslandes et Smicer aussi. À partir d’une base repliée, les Bordelais ont exercé un pressing épisodique sur le porteur adverse. Ce fut notable de la part de Fernando sur Juninho. ANIMATION OFFENSIVE : les Lyonnais n’ont pas cherché à presser les Bordelais sur le but, pour éviter de raccourcir encore les espaces. D’où de très nombreux mouvements d’attente, où le ballon repasse par le milieu, voire par les défenseurs, pour tenter de faire sortir le bloc girondin. Ils ont parfois pris le dessus quand ils ont pu accélérer les échnges à une touche. Comme il était difficile de déséquilibrer le système bordelais, Diarra est parfois monté d’un cran balle au pied, pour apporter un plus et amener Juninho plus près de Fred. Dans la dernière demi-heure, Cris est monté également pour amener un surnombre. Les Bordelais ont été habiles dans leurs sorties de balle, grâce à la qualité technique de Fernando et de Cheyrou. Sur le premier ballon, Laslandes a souvent été recherché en pivot. Fau- Monsoreau non noté bert a pu aussi jouer sur sa vitesse et sa tonicité en quelques occasions. Sans que tout cela ait été vraiment dangereux pour Coupet. CHANGEMENTS EN COURS DE JEU : la malédiction des défenseurs continue à Lyon. La blessure de Monsoreau, avant la mi-temps, a entraîné l’entrée en jeu de Wiltord et le passage de Malouda au poste d’arrière gauche. En début de seconde période, chez les Bordelais, Chamakh a remplacé Laslandes et occupé une place plus proche de Darcheville. À la 70e minute, Denilson a remplacé Smicer, poste pour poste. Peu après, l’entrée d’Alonso à la place de Darcheville a fait de Chamakh la pointe bordelaise de la fin de match. Au même instant, Benzema est entré comme avant-centre de l’OL à la place de Fred. Puis Clément a supplé Tiago au milieu de terrain. DIDIER BRAUN CCoupet Coupe 6 F. Malouda 5,5 Juninho cap., 5,5 Müller 6 M. Diarra 5,5 Cris Tiago 7 6 Clerc 6,5 Fred 5,5 Govou 5 Remplacements. – 44e : Monsoreau par WILTORD (note : 5) ; 77e : Fred par BENZEMA ; 80e : Tiago par J. CLÉMENT. Non utilisés : Vercoutre (g.), Pedretti. Entraîneur : G. Houllier. Jemmali Faubert 5,5 6 Fernando Laslandes r 6 Henrique 5 6 RRaamé cap., ap., 6 Planus an Darcheville 6 5 Br. Cheyrou 6 Smicer Marange 5,5 4,5 Remplacements. – 46e : Laslandes par CHAMAKH (note : 4,5) ; 70e : Smicer par DENILSON ; 77e : Darcheville par ALONSO. Non utilisés : Roux (g.), Mavuba. Entraîneur : Ricardo. LES CARTONS 3 AVERTISSEMENTS. – Bordeaux : Fernando (35e, croc-en-jambe sur Tiago), Henrique (59e, contestation), Darcheville (69e, contestation). Photo prise à l’étranger La ¬kodaOctavia Combi 4X4, il n’y a rien à faire, elle ne veut pas glisser (Michel M. spécialiste du curling) Consommations l/100 km (normes CE 99/100) : en ville 7,7 ; sur route 4,9 ; mixte 5,9 Emissions CO2 (g/km) : 162. Renseignements : 0 805 05 06 07 (appel gratuit) - www.skoda.fr 969_Combi4x4_356x50.indd PAGE 6 3/02/06 16:02:15 LUNDI 6 FÉVRIER 2006 1 Bleu Rouge Noir Jaune Rouge Bloc contre bloc Diff. — +24 +10 +7 +15 -1 +6 +11 +6 +5 +1 0 -3 +5 -13 0 -7 -9 -15 -17 -25 Bleu LYON.– Jean-Claude Darcheville (à gauche, à la lutte avec François Clerc) aura peut-être trouvé le temps long à la pointe de l’attaque bordelaise. Il a souvent manqué de soutien au milieu de la défense lyonnaise. Problème : Fred, de l’autre côté, n’était pas mieux loti… (Photo Pierre Lahalle) c. — 15 12 25 19 27 24 21 19 19 22 19 28 19 38 24 25 30 29 32 39 Jaune Rouge Jaune Classement Pts J. G. N. P. p. — — — — — — 1. Lyon 55 24 16 7 1 39 2. Bordeaux 46 25 12 10 3 22 3. Auxerre 42 25 13 3 9 32 4. Lille 40 25 11 7 7 34 5. Marseille 39 25 11 6 8 26 6. Paris-SG 38 24 11 5 8 30 7. Lens 37 25 8 13 4 32 8. Monaco 36 24 10 6 8 25 9. Le Mans 36 25 10 6 9 24 10. Saint-Étienne 34 24 8 10 6 23 11. Nice 33 24 8 9 7 19 12. Toulouse 33 25 9 6 10 25 13. Nancy 32 24 9 5 10 24 14. Rennes 32 25 10 2 13 25 15. Nantes 30 24 8 6 10 24 16. Sochaux 27 25 6 9 10 18 17. Troyes 25 24 6 7 11 21 18. AC Ajaccio 20 25 4 8 13 14 19. Strasbourg 15 24 2 9 13 15 20. Metz 14 24 2 8 14 14 Noir Bleu Noir CHAQUE JOURNÉE qui passe en maintenant le statuquo rapproche l’Olympique Lyonnais de son cinquième titre de champion de France d’affilée. Au lendemain du match nul (0-0) qu’il a concédé à son dauphin, Bordeaux, hier soir, à Gerland, Lyon possède toujours neuf points d’avance alors qu’il lui reste quatorze matches à disputer, contre treize à ses poursuivants. Sans vainqueur ni occasions, ce sommet de la Ligue 1 n’a donc livré aucun des verdicts spectaculaires qu’il pouvait promettre. Ni la relance du suspense, ni la quasi-officialisation du cinquième titre de l’OL. Mais il n’a pas été sans intérêt, et fut même d’un niveau élevé dans l’impact physique. Il y en eut un peu trop parfois, mais c’est une blessure musculaire qui va priver l’OL d’un autre de ses défenseurs, Monsoreau, touché à la cuisse. Comme la majorité des adversaires de Lyon à Gerland, Bordeaux a su élever son niveau de jeu face aux Lyonnais, et si les Girondins n’ont pas tiré une seule fois au but en seconde période, s’ils se sont montrés incapables d’utiliser la rentrée de Chamakh pour augmenter leur pression offensive, on leur reprochera moins, cette fois, la philosophie qui les a conduits à partager les points. Les Lyonnais, qui ont présenté trop de déchet dans l’avant-dernière passe comme dans la dernière passe, n’ont créé de moments récurrents de pression qu’à la faveur des coups de pied arrêtés de Juninho. Ce n’est pas la première fois, cet hiver, sur une pelouse dont la qualité a chuté spectaculairement, que les Lyonnais éprouvent des difficultés à retrouver la qualité de leur jeu de passes. N’ayant pris que cinq points sur douze possibles à Gerland depuis le 15 décembre, ils connaissent l’axe à redresser, dans les semaines qui viennent. Mais c’est une autre série qui doit les préoccuper, ce matin. Les blessures qui touchent sa défense continuent : avec celle dont Monsoreau a été victime, l’OL n’a plus que trois défenseurs valides sur les neuf qui composent leur effectif. Florent Malouda, promis à jouer arrière gauche quelque temps encore, peut faire un période bien plus féroce que limpide. Sur une pelouse glissante et lourde, les deux blocs ont confronté leur détermination : pressing contre pressing, replacement contre replacement. Il faut aimer l’idée collective d’une discipline aussi partagée pour avoir apprécié, alors, un spectacle pauvre en actions individuelles. Sur action de jeu, l’OL est passé une fois seulement, lorsque Wiltord offrit à Fred l’aumône d’une tête cadrée (53e). Mais, tandis que Cris, omniprésent, vint reprendre Faubert qui s’engageait au ras de Malouda dans la surface (67e), seuls les coups francs de Juninho établirent une pression sérieuse sur le but de Ramé. Mais ni directement (68e, 70e), ni indirectement, le capitaine lyonnais n’eut de réussite notable. Si Bordeaux n’aura perdu ni à l’aller (1-1), ni au retour (0-0) face à l’OL, confirmant ainsi la solidité de son organisation et de son mental, les Lyonnais pourront contempler une autre statistique, plus insoupçonnable lorsque l’on regarde de loin leur domination sur la Ligue 1 : ils ont remporté un seul de leurs quatre derniers matches à Gerland, et encore, dans les dernières minutes, face à l’OM (2-1), pour deux nuls face à Auxerre (1-1) et Bordeaux (0-0), et une défaite devant Lille (1-3). Au cœur de l’hiver, à la maison, ils sont redevenus des hôtes presque ordinaires. 7 Bleu Rouge Noir Jaune FOOTBALL LIGUE 1 (25 journée) – LYON - BORDEAUX : 0-0 e Cris, l’homme à tout faire LES JOUEURS LYONNAIS. – Le Brésilien s’est montré intraitable en défense, et il a hérité de la plus grosse occasion lyonnaise. LYON – Mavuba, l’absent Pour la première fois depuis ses débuts en Ligue 1, le milieu de terrain bordelais n’a pas du tout participé à un match de Championnat. LES JOUEURS BORDELAIS. – Face à Lyon, les Girondins ont confirmé qu’ils formaient la meilleure défense du Championnat. LYON – de notre envoyé spécial RAMÉ (6) : sans être sollicité à longueur de temps, il a sauvé son équipe en première période en arrêtant, en deux temps, une déviation de Cris après un long coup franc de Juninho (17e). Par la suite, il a fait preuve d’une grande maîtrise de l’événement et a parfaitement rassuré sa défense. JEMMALI (5,5) : un beau raté sur un centre de Govou (6e) puis une première période où il fut souvent sur le qui-vive. En difficulté dès que le jeu s’est accéléré sur le côté gauche. Mais il fut nettement moins timoré par la suite. HENRIQUE (6) : sa masse athlétique lui a permis de relever le défi physique de Fred et de se tirer d’affaire sans faire de casse ni prendre d’avertissement pendant 45 minutes. Trop juste dans son intervention sur Cris qui aurait pu déboucher sur le premier but lyonnais (17e) et averti pour contestation (58e), il n’a pourtant jamais été mis hors de position. PLANUS (6) : plutôt inspiré dans ses interventions et ses anticipations comme dans son placement. Il a même essayé de ne pas abuser de relances trop longues. Un bon match. MARANGE (4,5) : en difficulté dès la 6e minute sur la première accélération de Govou, il a été gêné par la vivacité de son adversaire direct en début de match. On l’a vu plus à son aise en seconde période. Br. CHEYROU (6) : une fois de plus préféré à Rio Mavuba, il a été très précieux par la qualité de ses gestes défensifs, ses transversales et surtout son souci de relancer proprement. L’un des meilleurs Bordelais, surtout durant la première période. FERNANDO (6) : il a eu l’activité qu’on lui connaît dans l’entrejeu à la fois pour récupérer, presser et pour remonter le plus loin possible le ballon. Ce qui n’était pas évident. Après la pause, il a perdu un peu plus de ballons. FAUBERT (6) : au début, il s’est essoufflé dans des raids solitaires puis il s’est époumoné à dresser un premier rideau défensif pour essayer de couper très tôt les offensives lyonnaises. Il a été d’une grande utilité dans cette tâche ingrate de harcèlement dans le couloir droit, très utile au collectif. Un joli une-deux avec Darcheville (67e). SMICER (5,5) : il a retrouvé de la fraîcheur et de l’allant. Il a donc souvent proposé des solutions intelligentes sans oublier de venir défendre. Dommage qu’il ait oublié de servir Laslandes après un une-deux avec Darcheville (32e). Il a ensuite baissé de pied. Remplacé par DENILSON (70e). Le Brésilien s’est évertué à garder le ballon sur son côté gauche, ce qui était visiblement conforme aux consignes qu’il avait reçues. LASLANDES (5) : altruiste et disponible comme toujours, il est venu cher- cher très bas le ballon et mettre la main à la pâte pour densifier le milieu de terrain et offrir des solutions de relais. Mais il a perdu un peu plus de ballons qu’à l’accoutumée. Remplacé à la pause par CHAMAKH (4,5) par le souci de Ricardo de revenir à un schéma offensif plus équilibré. L’international marocain a gagné un ou deux duels aériens sans peser sur le jeu. risques inconsidérés face à notre principal adversaire direct. Pour mon compte personnel j’ai été très heureux de l’accueil extraordinaire du public (voir ci-dessus) et je remercie grandement les supporters. » G RICARDO (entraîneur de Bordeaux) : « C’est une soirée à un point. Nous en avons pris un ce soir contre Lyon et nous en prenons un d’avance supplémentaire sur Auxerre et Lille qui ont été battus samedi soir. J’aurais finalement préféré que l’on se partage trois points, que Bordeaux gagne le match aller et Lyon le retour. On avait bien entamé la rencontre mais, par la suite, Lyon nous a dominés et nous avons perdu beaucoup de ballons. Mais c’est sans doute l’organisation lyonnaise qui nous a obligés à ça. Je suis fier de l’état d’esprit de mes joueurs. Lyon a toujours le pouvoir et ce qui nous préoccupe c’est la deuxième place. Disons qu’on a retardé l’attribution du titre. On verra bien si Lyon a un accident… » – E. C. G Ulrich RAMÉ (gardien de Bordeaux) au micro de Canal + : « On DARCHEVILLE (5) : souvent livré à lui-même, il a beaucoup couru et s’est démené avec les rares ballons qu’il a eus. Un bon centre du gauche à la 5e minute. Un peu plus épaulé en 2e période avec l’arrivée de Chamakh mais sans avoir de véritable occasion de but à exploiter. Remplacé par ALONSO (77e). Le petit milieu argentin n’a pas eu l’occasion d’être décisif comme il avait pu l’être face à Sochaux et Auxerre. ÉRIC CHAMPEL FRED AVAIT-IL DÉJÀ ÉTÉ TITULAIRE DANS UN MATCH AU SOMMET ? Oui, mais pas souvent. Quasiment jamais titulaire en Ligue des champions (une fois seulement pour la réception de l’Olympiakos Le Pirée, le 19 octobre dernier, 2-1), le Brésilien avait déjà débuté trois rencontres « importantes » en Championnat depuis son arrivée à Lyon fin août : contre Monaco le 10 septembre (2-1, il avait d’ailleurs marqué les deux buts), le PSG le 3 décembre (2-0) et Lille le 16 décembre (1-3). Sinon que ce soit contre Marseille (2-1), Bordeaux à l’aller (1-1), Saint-Étienne (0-0) ou Auxerre (1-1), Fred avait débuté sur le banc. Hier, le Norvégien John Carew, blessé à un pied, était resté en tribune. COMMENT SE SONT PASSÉES LES RETROUVAILLES DE MÜLLER AVEC GERLAND ? Bien. Dans les deux virages lyonnais, une banderole était là pour accueillir le Suisse. Sur l’une était marqué « Bienvenue à la maison, Patrick », sur l’autre, « Bienvenue chez toi ». Triple champion de France de 2002 à 2004, Müller a été copieusement applaudi avant le match et son nom a été scandé par les supporters lyonnais. L’international suisse avait disputé son dernier match à Gerland, le 23 mai 2004 contre Lille (3-0), pour le compte de la 38e et dernière journée de Championnat. Il n’avait pas eu à l’époque la même cérémonie d’adieu que Dhorasoo car son départ n’était pas encore officiel, Müller étant alors en négociation pour prolonger son contrat. POURQUOI WILTORD A-T-IL REMPLACÉ UN DÉFENSEUR ? Parce qu’il n’y avait tout simplement aucun défenseur de métier sur le banc lyonnais. Gérard Houllier devait composer avec les absences d’Abidal (reprise), Réveillère, Caçapa, Berthod (cuisse) et Diatta (qualifié pour les demi-finales de la CAN avec le Sénégal). Monsoreau blessé, Gérard Houllier a donc fait entrer Wiltord à la 44e minute. Et Malouda a reculé d’un cran pour occuper la place de défenseur latéral gauche. Par une drôle de coïncidence, la même pénurie a frappé l’équipe bordelaise. Jurietti blessé (tendinite aux adducteurs), Afanou ayant résilié son contrat le 1er février, Ricardo, l’entraîneur des Girondins, ne disposait plus que du Portugais Beto, dont il a finalement fait son 17e homme. DEPUIS QUAND MAVUBA N’AVAIT-IL PAS DISPUTÉ UN MATCH DE CHAMPIONNAT ? Ça ne lui était jamais arrivé depuis ses débuts en professionnel. Depuis sa première apparition, le 10 janvier 2004 à Montpellier (2-1), il avait disputé tous les matches des Girondins en Championnat. Soit quatre-vingt-deux matches consécutifs depuis plus de deux ans. Contre Lens (1-0), le weekend dernier, il n’avait pas débuté la rencontre et était entré à la 68e minute. Titulaire en Coupe de France contre l’Entente Sannois-Saint-Gratien (2-1) mardi, il avait disputé l’intégralité du match. Ricardo avait laissé entendre qu’il serait titulaire hier soir. Mais l’entraîneur girondin a préféré titulariser Bruno Cheyrou. Et faire entrer Chamakh (46e), Denilson (70e) et Alonso (77e) en cours de match. L’ARBITRAGE A-T-IL ÉTÉ AU NIVEAU ? Oui. Au match aller, l’arbitrage de M. Derrien avait été très critiqué que ce soit du côté lyonnais ou bordelais. Jean-Michel Aulas avait fustigé un arbitrage « à sens unique » tandis que les Bordelais, Jemmali en tête, avait estimé que Lyon était « protégé » , faisant référence aux trois mains dans la surface (une de Cris, deux de Tiago) non sanctionnées. Hier, M. Bré a pris plusieurs bonnes décisions. D’abord en n’accordant pas le but à la 34e minute sur une tête de Cris, déviée par l’épaule de Jemmali, qui heurtait la barre de Ramé avant de rebondir devant la ligne bordelaise. Ensuite, à la 53e minute, en ne sifflant pas penalty pour une main, involontaire, de Marange dans sa surface sur une tête de Fred. – V. G. ILS ONT DIT Houllier : « Une équipe difficile à jouer » G Gérard HOULLIER (entraîneur de Lyon) : « Globalement, on a plus tenté que Bordeaux. Mais les Bordelais constituent vraiment une équipe difficile à jouer, très compacte et toujours dangereuse, vu la vitesse de Faubert ou Darcheville. Il est par ailleurs très difficile de mettre le ballon dans le dos des défenseurs girondins. À l’arrivée, on conserve 9 points d’avance sur Bordeaux. Et ce match nul est malgré tout un bon résultat, même si on peut être déçus par rapport aux efforts des joueurs. Disons qu’il nous aurait fallu un peu plus de fraîcheur en attaque. En revanche, j’ai bien aimé notre jeu défensif. La mauvaise nouvelle de la soirée, c’est évidemment la blessure de Monsoreau. Je n’aime pas le terme malédiction, mais admettez que nous vivons une incroyable série. » – C. C. G Patrick MÜLLER (Lyon) : « Considérons que c’est un bon point que nous avons pris ce soir face à une très bonne équipe de contres. Ce point est d’autant plus important qu’il nous permet d’accentuer notre avance sur Auxerre et Lille. Nous aurions pu l’emporter notamment sur des coups de pieds arrêtés, mais il ne fallait pas prendre non plus de G Sylvain MONSOREAU (Lyon) : « Nous avons pris un bon point à l’issue d’un bon 0-0, certes nous n’avons pas réussi à franchir la meilleure défense du Championnat, même si au vu des occasions nous aurions pu l’emporter. Ce n’est quand même pas un mauvais résultat qui nous laisse toujours 9 points d’avance. Sur un plan personnel j’ai ressenti une pointe à la cuisse, comme une crampe, c’est la raison pour laquelle je suis sorti, il n’y a pas eu de diagnostic de porter ce soir, mais je ne pense pas que ce sera trop grave. » – D. B. LUNDI 6 FÉVRIER 2006 peut être satisfaits de ce match. On a su contrer les Lyonnais. Prendre un point, ici, c’est bien pour la confiance et pour les prochains mois. On confirme ainsi notre première partie de saison. Tant que mathématiquement, ce n’est pas fait pour le titre de champion, il y a de l’espoir. » I MONSOREAU SAURA AUJOURD’HUI. – « Dès que j’ai senti la douleur, j’ai préféré arrêter tout de suite. » Ce sont les mots de Sylvain Monsoreau à l’issue du match, sachant qu’il lui faudra naturellement attendre l’IRM qu’il passera aujourd’hui pour en savoir plus sur la nature de sa blessure derrière la cuisse droite. Quant à Tiago, il a dû quitter le terrain à un quart d’heure de la fin, à cause d’un coup direct, qui ne devrait pas avoir trop de fâcheuses conséquences. – C. C. Racontez-nous votre premier souvenir marquant avec L’Équipe et découvrez peut-être votre témoignage dans L’Équipe du 28 février. Envoyez vos messages à [email protected] jusqu’au 22 février ou connectez vous sur www.lequipe.fr Rendez-vous le 28 février dans L’Équipe. PAGE 7 Bleu Rouge Noir Jaune Rouge La charnière de Bordeaux LES QUESTIONS DU MATCH Bleu Rouge LYON. – Impeccable au milieu de sa défense, le Brésilien Cris aura sans doute aussi été « l’attaquant » lyonnais le plus dangereux, notamment sur cette tête qui, déviée par l’épaule de Jemmali, finira sur la barre transversale de Ramé (à droite). (Photo Mao) Jaune Bleu Jaune CLAUDE CHEVALLY Noir Noir de notre envoyé spécial permanent COUPET (6) : une fois qu’il eut réglé quelques petits détails avec sa défense centrale, il lui a simplement suffi de rester vigilant. Il n’a finalement pas eu un seul véritable arrêt à effectuer ! CLERC (6,5) : de bonnes jambes, une assurance grandissante au fil des minutes, et au-delà, un solide bagage de contre-attaquant. Bien mieux qu’un remplaçant décidément. CRIS (7) : présence, maîtrise, autorité, pas une faute, et un coup de tête qui a failli faire mouche sur un coup franc de son copain Juninho à la 36e minute. Super Cris est de retour ! MÜLLER (6) : pour ses grandes retrouvailles avec Gerland, Patrick a eu besoin de quelques réglages que ce soit avec Cris ou avec Coupet. Mais son sens du placement et sa vigilance l’ont mis à l’abri de l’erreur. MONSOREAU (non noté) : alors qu’il était plutôt bien parti après avoir su effectuer quelques ajustements en début de rencontre, l’ex-Sochalien a été stoppé net, à la 44e minute, par une douleur musculaire derrière la cuisse droite sur une accélérationle long de la touche. Y aurait-il une malédiction sur les latéraux olympiens cette saison ? Numériquement remplacé par WILTORD (5), c’est Malouda qui lui a succédé à gauche de la défense lyonnaise. Concernant Wiltord, il avait visiblement envie d’apporter son écot, mais dans l’ensemble, l’international a eu du mal à gagner ses duels. M. DIARRA (5,5) : pas toujours très précis, il a plutôt joué en force qu’en finesse, sans pouvoir changer de rythme. Un match assez moyen par rapport à son potentiel. TIAGO (6): il retrouve la bonne cadence et n’a pas hésité à tenter sa chance aux 25 mètres. Actif, bien qu’un peu moins en vue après le repos, il est sorti sur blessure à la 77e, cédant sa place à CLÉMENT. JUNINHO (5,5): quelques dribbles de haut vol, deux ou trois coups francs directs ou indirects bien sentis, d’autres un peu moins, « Juni » a finalement eu du mal à se dépêtrer de la toile tissée par l’entrejeu bordelais et de la vigueur physique de l’opposition. GOVOU (5): il avait paru prendre rapidement la mesure de Marange, son adversaire direct, mais il a eu du mal à confirmer la tendance, ne faisant pas forcément toujours les meilleurs choix. De plus en plus discret au fil du match. FRED (5,5): vrai combattant – parfois de l’inutile –, souvent dos au but, il n’a pas toujours bénéficié du soutien nécessaire. Il ne s’est d’ailleurs pas créé de véritables occasions. Relayé à la 77e par BENZEMA, qui n’a pas eu l’opportunité de prouver son jeune talent. MALOUDA (5,5): préféré à Wiltord pour occuper le flanc offensif gauche, il est en passe de retrouver ce jus et cet allant qui font sa force. Parfois imprécis, il a dû reculer bon gré mal gré pour relayer Monsoreau à deux minutes de la mi-temps. Au poste de latéral gauche, il a privilégié la prudence, mais a parfois souffert devant Faubert. 8 FOOTBALL LIGUE 1 (25 journée) e Bleu Rouge Noir Jaune TROYES - MARSEILLE : 0-1 Marseille se relance TROYES - MARSEILLE : 0-1 (0-1) ###$$$ Temps frais. Pelouse lourde et grasse. 18 860 spectateurs. Arbitre : M. Fautrel. Paisley 4,5 Grâce à cette victoire, l’OM remonte à la cinquième place tandis que Troyes stagne. de notre envoyé spécial Beye 6 Grax 5 Remplacements. – 67e : Zitouni par BOSKOVIC. Non utilisés : Westberg (g.), Tourenne, Adam, Faivre. Entraîneur : J.-M. Furlan. Remplacements. – 73e : Bonnissel par CANTAREIL ; 82e : Maoulida par GIMENEZ ; 85e : Pagis par DELFIM. Non utilisés : Carrasso (g.), André Luis. Entraîneur : J. Fernandez. LES BUTS 0-1 : LAMOUCHI (7e). – Percée côté gauche de Maoulida dans la surface troyenne. Son centre est détourné par Boucansaud puis par Ib. Faye, et arrive dans les pieds de Lamouchi qui reprend de l’intérieur du droit et marque. LES CARTONS 5 AVERTISSEMENTS. – Troyes : Ib. Faye (16e, tacle irrégulier sur Beye), Matuidi (69e, charge irrégulière sur Bonnissel) ; Marseille : Maoulida (17e, antijeu), César (62e, semelle sur Grax), Pagis (65e, coup volontaire sur Boucansaud). Pagis était partout TROYES. – Décidément, Troyes et Florian Boucansaud réussissent à Sabri Lamouchi. Buteur décisif à l’aller (2-1), l’ex-international a remis ça hier, d’entrée de match. (Photo Jean-Louis Fel) Pagis dont la frappe directe sur une remise en jeu de Ferreira, d’une trentaine de mètres, était repoussée d’une superbe claquette du gardien troyen. Barthez veille DAMIEN DEGORRE Rouge Jaune CARRIERES A P P E L S A M E T I E R S C A N D I D A T U R E S AVIS DE MISE EN CONCURRENCE AVIS D'APPEL PUBLIC A LA CONCURRENCE 1 : Identification de l'organisme qui passe le marché : DEPARTEMENT DES HAUTS-DE-SEINE Direction des Actions Sportives Adresse : 2 à 16, boulevard Soufflot Code postal : 92 015 Ville : NANTERRE CEDEX Téléphone : 01.41 37 13 53 Télécopie : 01.41.37.13 55 LA FEDERATION FRANCAISE DE RUGBY LANCE UNE PROCEDURE DE MISE EN CONCURRENCE EN VUE DE DESIGNER UN/DES PRESTATAIRE(S) POUR L’ORGANISATION TECHNIQUE ET LOGISTIQUE DES DEPLACEMENTS DE SES MEMBRES POUR LES TROIS PROCHAINES SAISONS. 2 : Procédure de passation : Marché à procédure adaptée passé en application de l'article 28 du Code des Marchés Publics Le Comité Directeur de la Fédération Française de Rugby (FFR) initie une procédure de mise en concurrence en vue de désigner pour les prochaines saisons 2006-2007 / 2007-2008 / 2008-2009 un/des prestataire(s) pour l’organisation : 3 : Objet du marché : Organisation d'un voyage en Allemagne à l'occasion de la coupe du monde de football 2006 4 : Modalités de retrait du dossier de consultation, de dépôts des offres et autres renseignements : voir l'annonce publiée sur notre plate-forme de dématérialisation à l'adresse suivante : http://marches-publics.hauts-de-seine.net 5 : Date limite de réception des offres : Lundi 27 février 2006 à 17h00 A T T R I B U T I O N AV I S D ' AT T R I B U T I O N COLLECTIVITE DELEGANTE ATTRIBUTAIRE Ville de Bobigny - 31, avenue du Président Salvador-Allende - 93009 BOBIGNY Tél. : 01.41.60.93.93 Fax : 01.41.60.93.00 La SEMECO, société d’économie mixte pour l’étude et l’exploitation d’équipements collectifs 25/27, rue des Marais, 93000 BOBIGNY OBJET DATE D'ENVOI DE L'AVIS Délégation de Service Public par voie de régie intéressée du Centre Nautique Jacques BREL. Le 8 mars 2006, la FFR informera tous les candidats de sa décision de les présélectionner ou non sur le fondement des critères précités et communiquera à ceux qui auront été présélectionnés, le Règlement de consultation sur la base duquel ils devront élaborer leurs offres. Le 27 Janvier 2006 P R E S S E Editeur recrute pour le lancement d’un magazine loisir et sport UN CHEF DE PUBLICITE CONFIRME Réf. : CP Vous avez une expérience de plus de 3 ans dans un support de ce type. UN REDACTEUR EN CHEF ADJOINT Vous avez l’expérience d’une rédaction en chef, vous connaissez la presse loisir ou sportive. Lieu de travail : Issy les Moulineaux. Adressez votre candidature à [email protected] La reproduction de nos petites annonces est interdite Réf. : RED Les offres des candidats devront être impérativement déposées / réceptionnées à la Fédération Française de Rugby avant le jeudi 4 mai 2006, 12 heures. TÉL. : 01 40 10 53 27 TÉL. : 01 40 10 52 15 FAX : 01 40 10 52 93 d’une part, des déplacements collectifs des équipes de France de rugby et des membres de la FFR dans le cadre du tournoi des VI nations ; et ceux du XV de France et des membres de la FFR dans le cadre des tournées et des tests matches (lot 1), d’autre part, des déplacements individuels organisés par la FFR en France ou à l’étranger pour ses membres, dans le cadre de l’accomplissement de leurs missions (lot 2). D U S P O R T Chargé de l’enseignement de la natation en mai et en juin, vous assurez la surveillance et la sécurité des utilisateurs ainsi que le respect des règles d’hygiène. Vous pourrez être amené à donner des leçons particulières. Palaiseau, 30 000 habitants, Sous-Préfecture de l'Essonne, membre de la communauté d’agglomération de Saclay 30 minutes de Châtelet, Disponible et doté de qualités pédagogiques, vous justifiez d’une expérience. Vous avez le sens du service public et du travail en équipe. BEESAN : Éducateur APS au 7e échelon recrute pour sa piscine découverte (50 m) Traitement de base : 1562.09 euros bruts Indemnité de résidence : 46.86 euros Des Maîtres Nageurs Sauveteurs (saisonniers) h/f BNSSA : Éducateur APS au 3e échelon Traitement de base : 1369.63 euros bruts Indemnité de résidence : 41.08 euros Possibilité de logement (environ 70 € / mois) Titulaires du BEESAN et /ou BNSSA (Période du 2 mai au 3 septembre 2006 inclus) Contact : Adrien GUIOT, Responsable Unité Sports et Jeunesse. Jean-François LESOT Responsable de la piscine au 01.69.31.50.60 et/ou par E-mail aux adresses suivantes : [email protected] [email protected] Merci d’adresser votre candidature à Monsieur le Député-Maire de Palaiseau, Direction des Ressources Humaines, 91 rue de Paris, B.P. n°6, 91125 Palaiseau Cedex. Tout candidat intéressé par la présente procédure de mise en concurrence est invité à adresser à la FFR, une déclaration de candidature dans laquelle il décrira : en premier lieu, son expérience dans l’organisation des déplacements de membres de Fédérations de sport collectifs (individus, équipes) et supporters ; F O R M A T I O N en deuxième lieu, s’il souhaite proposer une offre conjointe pour les 2 lots précités ou, à l’inverse, pour un seul de ces 2 lots, en précisant lequel, sachant que la FFR : - privilégiera les offres portant sur les 2 lots, - tout en se réservant la possibilité in fine de choisir la meilleure offre dans chacun de ces 2 lots, en troisième lieu, son chiffre d’affaires au cours de ces 3 dernières années, le nombre de salariés qui seraient dédiés à la réalisation des prestations souhaitées par la FFR et les documents administratifs suivants : n° de licence, n° d’agréments IATA, éventuellement n° d’adhésion SNAV, ainsi qu’enfin les attestations de l’URSSAF, des Services fiscaux, de non condamnation et d’assurance. La FFR présélectionnera les candidats sur le fondement des points énumérés ci-dessus. Cette déclaration de candidature devra être impérativement reçue à la FFR avant le 20 février 2006 soit par courrier recommandé AR, soit par une remise en main propre contre décharge, avant 12 heures ce jour là, auprès de : Fédération Française de Rugby - Service juridique Mise en concurrence Voyagistes - Ne pas ouvrir - 9, rue de Liège - 75009 PARIS Centre d’Expertise de la Performance de Dijon DIPLOME UNIVERSITAIRE de Préparateur Physique organisé par Gilles Cometti sous forme de 5 stages de 2 jours (vitesse, musculation, pliométrie, endurance, planification) et un stage de 5 jours. (Coût de la formation 2500€) Retrouvez nos annonces d'offres d'emploi sur Rubrique : LES SERVICES 쑺 L'EQUIPE CARRIERES Renseignements : Jean Claude Poidevin - Tél. : 01 40 10 53 27 PAGE 8 Renseignements : CEP Dijon, UFR STAPS Dijon, BP 27877, 21078 DIJON cedex Tél. : 0380 39 67 39 (40) / Fax : (33) (0)380 39 67 02 Mail : [email protected] http://www.u-bourgogne.fr/EXPERTISE-PERFORMANCE/ LUNDI 6 FÉVRIER 2006 Bleu Rouge Noir Jaune Rouge G Jean-Marc FURLAN (entraîneur de Troyes) : « Les garçons ont donné le maximum en fonction des moyens du moment. Il est simplement dommage d’avoir pris un but aussi rapidement. Ce but, dans une rencontre classique, influencerait déjà beaucoup le scénario, alors face à l’OM qui a besoin de points, ça devient très compliqué. Ce début d’année est difficile pour nous car on affronte des équipes de gros calibre. Le Championnat est encore long, la messe loin d’être dite. Mais je ne suis pas inquiet. L’ESTAC sera en L 1 la saison prochaine. » G Jean FERNANDEZ (entraîneur de Marseille) : « On mérite de gagner. On a fait une très bonne première période au cours de laquelle on a eu beaucoup de situations pour marquer un deuxième but. On a ensuite été un peu plus en difficulté après la pause, et on a subi en fin de match et un peu plus souffert. J’espère que ce match va nous donner de la confiance pour la suite. » – D. D. Bleu DOMINIQUE ROUSSEAU ILS ONT DIT MARSEILLE BARTHEZ (7) : vigilant et rassurant pour sa défense. Sauve son équipe sur la tête de Nivet (83e). FERREIRA (6) : a bien bloqué son côté et délivré un centre qui aurait pu être décisif (40e). Moins offensif après la pause. BEYE (6) : ses bons placements lui ont permis de couper les attaques troyennes. DÉHU (6) : impérial dans les airs, il a joué dans les pieds de ses partenaires. CÉSAR (5,5) : de bonnes interceptions, comme celle à l’origine du but (7e), et rugueux sur l’homme. BONNISSEL (5) : solide mais a rendu trop de ballons à l’adversaire. Remplacé par CANTAREIL (73e) après avoir reçu un coup au ventre. CANA (6) : a ratissé large et efficacement. LAMOUCHI (6,5) : opportuniste sur le but (7e) et présent dans l’entrejeu. RIBÉRY (5,5) : ses dribles ont été déroutants, mais aurait gagné à faire des choix plus rapides. MAOULIDA (4) : un festival de maladresse, de la tête (20e, 40e) comme du pied (48e, 74e), même s’il est à l’origine du but. Remplacé par GIMENEZ (82e). PAGIS (7) : a sans cesse demandé le ballon. Derrière pour lancer les attaques, devant pour les conclure, comme sur cette frappe de 30 mètres excentrée (44e). Un volume de jeu énorme. Jaune da (74e), le thème était devenu celui de la préservation du résultat. Interrogé sur le manque de réalisme de son équipe, qui l’avait empêché d’améliorer une différence de buts toujours négative (– 1), Jean Fernandez préférait positiver : « Si on m’avait dit que nous prendrions trois points à Troyes, j’aurais signé tout de suite après notre mois de janvier difficile. C’est ce que je retiens d’abord, c’est notre bonne opération au classement. Il nous reste à la prolonger dimanche contre Toulouse. » TROYES LE CROM (6) : n’a rien pu faire sur le but avant de détourner deux tirs puissants de Pagis (44e, 59e). DUJEUX (4) : a beaucoup souffert face à Ribéry. BOUCANSAUD (5) : a sauvé quelques coups mais ses relances furent imprécises. Ib. FAYE (4,5) : trop agressif, a récolté un avertissement pour un tacle sévère sur Beye (16e). Pas vraiment à l’aise. PAISLEY (4,5) : sans adversaire direct, il n’a pas profité des espaces offerts pour monter. AMZINE (5) : un manque de spontanéité et de vitesse a souvent ruiné ses tentatives. MATUIDI (6,5) : très actif, il a balayé le milieu de terrain, récupérant un grand nombre de ballons. ENZA YAMISSI (6) : a essayé de jouer le plus possible vers l’avant. NIVET (6,5) : habile techniquement, il a eu l’égalisation au bout de la tête (83e). GRAX (5) : a passé davantage de temps à presser la défense adverse qu’à se trouver au cœur de situations dangereuses. ZITOUNI (4) : un brin personnel dans ses initiatives et peu efficace. Remplacé par BOSKOVIC (67e). Noir Bleu Noir La seconde période était plus partagée, avec un rush final de Troyes qui manquait de peu d’égaliser sur son troisième tir cadré de la soirée, une reprise de la tête de Nivet de près sur un centre de Dujeux (83e), mais Barthez veillait près de son poteau. Face à la menace permanente des contres marseillais, les Troyens répliquaient par une recherche permanente de la vitesse dans les échanges, n’hésitant pas non plus à quelques arguments frappants dans la récupération dont Beye, Lamouchi, Ribéry et Bonnissel étaient victimes. Mais les joueurs de Furlan confondaient vitesse et précipitation, ne parvenant pas à concrétiser dans un assaut final dans les dix dernières minutes. De son côté, Marseille était moins percutant devant le but, Pagis et Ribéry perdaient de leur précision dans les échanges. Si l’OM se créait encore quelques occasions par Pagis (59e), Beye (60e) et Maouli- TOUS LES LUNDIS NOS OFFRES D’EMPLOI : www.lebouliste.fr Ferreira 6 Le Cro Le Crom Barthhez ez Matuidi Nivet Maoulida Pagis Cana Déhu Barthe 6 cap., 7 6 6,5 cap., 6,5 6 4 7 Boucansaud Zitouni Cesar 5 4 5,5 Amzine Ribéry 5 5,5 Bonnissel Dujeux 5 4 TROYES – AVEC CES TROIS POINTS, Marseille grimpe à la cinquième place (son meilleur rang de la saison) et lorgne de nouveau vers la Ligue des champions avec la complicité de ses voisins. Après un mois de janvier calamiteux (cinq points en cinq journées), l’OM s’est offert hier soir un coin de ciel bleu. En perdant, Troyes n’a pas augmenté l’épaisseur de son matelas de points (5) sur le premier relégable (Ajaccio). L’histoire de cette rencontre ? Elle est résumée ainsi par Grégory Paisley, arrivé à Troyes au mercato : « Marseille a ouvert le score très tôt. Après avoir subi en première période, nous avons fait jeu égal avec eux ensuite, mais en manquant de réalisme face à une équipe marseillaise très bien organisée. » Le manque de réalisme aura effectivement été le thème de la soirée. Marseille en a fait preuve une seule fois, après sept minutes de jeu. Suite à un ballon récupéré par Cesar, Maoulida se lançait dans une série de crochets, le ballon étant repoussé par Ib. Faye sur Lamouchi lequel marquait de près. À la mi-temps, l’OM s’était octroyé sept occasions tandis que le compteur troyen restait bloqué à un tir cadré, celui d’Enza Yamissi (10e), avec une seule autre opportunité par Grax (43e) dont la frappe passait à côté des buts de Barthez. L’emprise marseillaise avait été quasiment totale pendant les 45 premières minutes, à partir d’une défense à cinq reconstituée, Cana évoluant en seul récupérateur, derrière une ligne de trois LamouchiPagis-Ribéry en soutien de Maoulida devant. Commentaire de Jean Fernandez : « La défense à cinq nous offre plus de sécurité défensive. » Troyes offrait beaucoup d’espaces et Marseille en profitait pour tisser sa toile, expédiant Maoulida vers le but de Le Crom, mais l’attaquant marseillais aura beaucoup gâché avec au total six occasions non transformées entre la 22e et la 74e. Avec deux spectaculaires ratés, une reprise de la tête seul aux six mètres sur centre de Ferreira et un tir du gauche à côté sur passe de Cantareil. Au chapitre des grosses opportunités, Marseille y ajoutait celle de Cesar, expédiant une reprise de la tête sur la transversale de Le Crom (43e) et un coup de génie de Enza Yamissi 6 Ib. FFaye 4,5 Lamouchi 6,5 Bleu Rouge Noir Jaune Bleu Rouge Noir Jaune Rouge PAGE 9 Bleu Rouge LUNDI 6 FÉVRIER 2006 Jaune Bleu Jaune Fiers d’avoir cru en vous Noir Noir w w w. a r t i s a n a t . i n f o Photo : Sportissimo - Stéphane Pillaud. 9 10 Bleu Rouge Noir Jaune FOOTBALL LIGUE 1 Des dauphins qui flippent PARC DES PRINCES. – Une sorte de gag… Jérôme Alonzo repousse de la main un ballon qu’il pousse au fond de ses filets avec sa propre jambe. Ce week-end semblait pourtant idéal pour que les Parisiens reprennent du terrain à leurs adversaires. (Photo Philippe Vacher/ AFP) Auxerre, Lille et le PSG ont tous les trois raté l’occasion de se rapprocher de Lyon et Bordeaux ce week-end. trois déplacements en 2006, chez des équipes qui pointent toutes au-delà de la 10e place (Troyes, 0-1, Toulouse, 0-0, et Nice, 0-2) et à chaque fois sans marquer un seul but. Quant au PSG (38 pts), qui tentera d’aller chercher mercredi à Strasbourg, lors de son match en retard, son premier point à l’extérieur depuis le remplacement de Laurent Fournier par Guy Lacombe, il a mis fin, face aux Verts, à sa bonne habitude de s’imposer au Parc des Princes, ce qu’il avait toujours fait en 2006. Rarement brillants dans le jeu, voire fébriles, ces trois-là cherchent un nouvel élan. Et permettent à la meute, derrière, de rêver. – T. M. Paris se force à y croire Auxerre s’en veut À condition de savoir en profiter. On peut ainsi se demander pourquoi l’entraîneur de l’AJA, Jacques Santini, n’a fait entrer Luyindula et Lachuer que dans les toutes dernières minutes, alors qu’ils ne semblent pas spécialement « cuits », Mathis et Poyet s’étant montrés décevants. Comme le fait remarquer le défenseur Jean-Pascal Mignot : « Lorsqu’on a des ambitions, on se doit de ramener quelque chose de chez le dix-huitième. On a bêtement raté l’occasion de consolider notre troisième place. Avec désormais la seule L 1 à jouer, nous n’aurons pas d’excuses si on ne tourne pas au maximum de nos possibilités. » Auxerre, qui bénéficie tout de même de la défaite de Lille à Nice (0-2) et du nul concédé par le Paris-SG face à Saint-Étienne (2-2), se met la pression… « CE WEEK-END, Paris a raté une belle opportunité de se relancer au classement… – Oui, on pouvait mieux faire. Saint-Étienne restait sur deux défaites (à Sochaux, 0-4, et contre Toulouse, 1-3). On a perdu beaucoup de duels en première mi-temps. Il va falloir arriver à réaliser deux bonnes mi-temps dans un match. – Comment avez-vous vécu le fait d’être remplacé à la mi-temps par Stéphane Pichot ? – Je suis déçu de mon match. J’ai beaucoup gambergé samedi soir. J’ai mal dormi. Je me suis refait le match dans ma tête et je sais que j’ai fait trop de passes approximatives. Le premier but stéphanois part d’une de mes relances et, sur le deuxième, je suis sur Helder Postiga, mais il parvient à centrer. J’ai donc ma part de responsabi- 2-2 e SAINT-ÉTIENNE e Pauleta (31 ) Pancrate (83e) Piquionne (17 ) Alonzo (34e c.s.c.) AC AJACCIO 1-0 AUXERRE 2-1 STRASBOURG L’équipe typ (Marseille) (M ill ) Mou. N'Diaye (82 ) Gameiro (51e) 1-0 NANTES Arribagé (57e) NICE 2-0 ( (Toulo use)) 6,5 D. Perez (Monaco) LILLE 1-3 METZ MONACO Vieri (57e, 68e) Veigneau (90e+1) 0-0 remis LE MANS NANCY HIER TROYES 0-1 MARSEILLE Lamouchi (7e) LYON 0-0 BORDEAUX Metz-Nancy (1-1) a été reporté en raison du gel. Entre parenthèses, le score du match aller (7e journée). BUTEURS 1. Pauleta(+ 1) (Paris-SG), 15 buts. 2. Luyindula (Auxerre) ; Cousin (+ 1) (Lens), 9 buts. 4. Pieroni (Auxerre) ; Wiltord (Lyon), 8 buts. 6. De Melo (Le Mans), 7 buts. 7. Odemwingie (Lille) ; Fred (Lyon) ; Pagis (Strasbourg,4 ; puis Marseille, 2) ; M. Diallo (Nantes) ; Ilan (Sochaux) ; D. Moreira (Toulouse) ; Grax (Troyes), 6 buts... PASSEURS 1. Kahlenberg (Auxerre), 7 passes. 2. Matsui (Le Mans) ; Dernis (Lille) ; Monterrubio (+ 1) (Rennes), 6 passes. 5. Jussiê (Lens) ; J. Leroy (Lens, parti au Beitar Jérusalem, ISR) ; Kalou (Paris-SG), 5 passes... 43 026 39 354 30 922 25 955 18 860 Total cette saison Moyenne par match 5 222 456 21 316 Total l’an passé Moyenne l’an passé 0 Sur coups de pied arrêtés 2 Suite à un corner Sur corner direct 1 0 1. Coupet (Lyon), 6,19 ; 2. Bracigliano (Nancy), 5,89 ; 3. Y. Pelé (Le Mans), 5,84 ; 4. Sylva (Lille), 5,83 ; 5. Landreau (Nantes), 5,80 ; 6. Ramé (Bordeaux), Janot (Saint-Étienne), 5,77 ; 8. Itandje (Lens), 5,76 ; 9. Revault (Toulouse), 5,75 ; 10. Le Crom (Troyes), 5,71 ; 11. Cool (Auxerre), 5,70 ; 12. Wimbée (Metz), 5,67 ; 13. Warmuz (Monaco), 5,60 ; 14. Letizi (Paris-SG), 5,58 ; 15. Richert (Sochaux), 5,54... LES JOUEURS DE CHAMP 15 204 9 884 9 701 3 203 remis Toulouse - Nantes Sochaux - Le Mans Nice - Lille AC Ajaccio - Auxerre Metz - Nancy Accordés cette saison 35 Réussis cette saison 28 Accordés l’an passé 54 0 0 1 (Toulouse) 7 Vieri (Monaco) Les penalties 16 Total cette saison 486 Moyenne par match 1,98 Total l’an passé 523 Sur penalty Sur coup franc direct Sur coup franc indirect Mathieu Total 196 109 Paris-SG - Saint-Étienne Lyon - Bordeaux Lens - Strasbourg Rennes - Monaco Troyes - Marseille Les buts 7 (Nice) Meriem (Monaco) 7 ((Auxeerre)) Roudet 6,5 Les affluences Mvuemba (25e) SOCHAUX 6,5 Pagis (Marseille) Vahirua (20e) Roudet (40e) RENNES Mi not Mig (Lyon) 6,5 Mou. N’Diaye (AC Ajaccio) 6,5 CCris i Arribaag agé agé Cousin (78e) Khiter (83e) TOULOUSE 7 7,5 e LENS 7 Barthez LES GARDIENS 5 289 863 21 159 Avertissements 33 Total cette saison 976 Moyenne par match 3,98 Total l’an passé 1 029 Expulsions 2 Total cette saison Total l’an passé 60 60 350 1 Philippe Violeau, trente-cinq ans, a atteint le cap des 350 matches en Première Division. Il en a joué 165 avec Auxerre (1993-1997 et 2003-2006) et 185 avec Lyon (1997-2003). Le capitaine d’Auxerre a aussi joué 99 matches de D 2 et 29 de D 3 avec Niort entre 1988 et 1993. Il a inscrit 13 buts en L 1. Plusieurs joueurs ont débuté en L 1 ce weekend : Nicolas Douchez (Toulouse), Szilard Nemeth (Strasbourg), Ali Zitouni (Troyes), Grafite (Le Mans) et Edgar Gnoleba Loué (Strasbourg). Les deux premiers sont entrés en cours de match. Arnold Mvuemba (Rennes), Kevin Gameiro (Strasbourg), Olivier Veigneau (Monaco) et Seïd Khiter (Lens) ont marqué leur premier but à ce niveau. 1. Makoun (Lille), 6,03 ; 2. Juninho (Lyon), 5,97 ; 3. Pauleta (Paris-SG), 5,96 ; 4. Toulalan (Nantes), 5,94 ; 5. Hognon (SaintÉtienne), 5,93 ; 6. F. Thomas (Le Mans), 5,90 ; 7. Cheyrou (Auxerre), 5,83 ; 8. Se. Keita (Lens), 5,82 ; 9. Kalou (Paris-SG), 5,81 ; 10. Cris (Lyon), Ribéry (Marseille), Yepes (Paris-SG), 5,80 ; 13. Cousin (Lens), Hautcœur (Le Mans), 5,78 ; 15. Bérenguer (Nancy), 5,76 ; 16. Fernando (Bordeaux), 5,75 ; 17. Ma. Diarra (Lyon), 5,72 ; 18. Zokora (Saint-Étienne), Balmont (Nice), 5,69 ; 20. É. Didot (Rennes), 5,68 ; 21. Govou (Lyon), 5,67 ; 22. Cetto (Nantes), 5,66 ; 23. Caçapa (Lyon), Schmitz (Lille), Biancalani (Nancy), 5,64 ; 26. Rozehnal (Paris-SG), 5,63... LES MEILLEURS PAR ÉQUIPES AC AJACCIO : Laurenti, 5,47 ; AUXERRE : Be. Cheyrou, 5,83 ; BORDEAUX : Ramé, 5,77 ; LE MANS : F. Thomas, 5,90 ; LENS : Se. Keita, 5,82 ; LILLE : Makoun, 6,03 ; LYON : Coupet, 6,19 ; MARSEILLE : Ribéry, 5,80 ; METZ : Wimbée, 5,67 ; MONACO : Givet, 5,61 ; NANCY : Bracigliano, 5,89 ; NANTES : Toulalan, 5,94 ; NICE : Balmont, 5,69 ; PARIS-SG : Pauleta, 5,96 ; RENNES : É. Didot, 5,68 ; SAINT-ÉTIENNE : Hognon, 5,93 ; SOCHAUX : Richert, 5,54 ; STRASBOURG : Kanté, 5,47 ; TOULOUSE : Revault, 5,75 ; TROYES : Le Crom, 5,71 ; lité sur ces deux buts et je l’assume. Il faut maintenant que j’essaie d’oublier. Mais ça va être dur. L’expérience va m’aider à surmonter cette déception. Je sais qu’il peut arriver à un pro de passer à travers et d’être sorti à la mitemps. Le coach a fait ses choix et ils étaient justifiés. Ils nous ont permis d’arracher le nul. – La deuxième place du Championnat vous semble-t-elle encore accessible ? – Oui. On possède quand même la meilleure attaque à domicile (25 buts inscrits, contre 5 à l’extérieur, où le PSG possède la plus mauvaise attaque avec Le Mans et Ajaccio). Mais il est clair que le match à Lille, dimanche prochain, sera un vrai tournant dans la course à la Ligue des champions. » – J. T. Classement Pts J. G. N. P. p. — — — — — — 1. Lyon 55 24 16 7 1 39 2. Bordeaux 46 25 12 10 3 22 3. Auxerre 42 25 13 3 9 32 4. Lille 40 25 11 7 7 34 5. Marseille 39 25 11 6 8 26 6. Paris-SG 38 24 11 5 8 30 7. Lens 37 25 8 13 4 32 8. Monaco 36 24 10 6 8 25 9. Le Mans 36 25 10 6 9 24 10. Saint-Étienne 34 24 8 10 6 23 11. Nice 33 24 8 9 7 19 12. Toulouse 33 25 9 6 10 25 13. Nancy 32 24 9 5 10 24 14. Rennes 32 25 10 2 13 25 15. Nantes 30 24 8 6 10 24 16. Sochaux 27 25 6 9 10 18 17. Troyes 25 24 6 7 11 21 18. AC Ajaccio 20 25 4 8 13 14 19. Strasbourg 15 24 2 9 13 15 20. Metz 14 24 2 8 14 14 NICE – de notre envoyé spécial « OUI EFFECTIVEMENT, on aurait pu prendre la troisième place du classement et distancer Paris. Mais on ne va pas à chaque fois s’occuper des résultats des autres équipes », s’agace gentiment Grégory Malicki, le gardien du LOSC, qui préfère, à choisir, s’attarder sur le comportement de son équipe, étrangement absente samedi soir à Nice et logiquement battue (0-2). Le score aurait d’ailleurs pu être bien plus sévère si les Niçois étaient allés au bout de leurs intentions offensives. Mais cette défaite n’est finalement pas surprenante si on se réfère au niveau du LOSC en 2006. Un niveau très moyen. À domicile, ça ne s’est guère vu puisque les joueurs de Claude Puel ont vaincu Ajaccio (2-0), Sochaux (3-0) et Metz (3-1), trois équipes qui vivent depuis le début de la saison dans les profondeurs du classement et qui ont commis de grosses bourdes individuelles au Stadium Nord, facilitant le travail des Nordistes. En revanche, à l’extérieur, ils ne règnent absolument pas. Ils ont perdu à Troyes (0-1), ramené un petit point de Tou- louse (0-0) et sont tombés à Nice. S’ils veulent terminer sur le podium du Championnat, ils devront changer de comportement quand ils se déplacent. Ne pas oublier qu’une rencontre commence en première période… Samedi soir, comme à Troyes et Toulouse, les Lillois furent invisibles durant les quarante-cinq premières minutes. La pause permet généralement à Claude Puel de réveiller tout le monde mais ce week-end, ses mots n’ont eu aucun impact. « Ça fait du bien parfois de prendre une bonne gifle », reconnaît Malicki, persuadé que ses partenaires afficheront une autre attitude, en adéquation avec leur actuel classement. La composition de l’équipe devrait également évoluer. Stéphane Dumont et Mathieu Debuchy ne souffrent plus du genou. Nicolas Fauvergue a joué hier avec la réserve. Et Jean II Makoun, éliminé avec le Cameroun à la CAN, est attendu avec impatience par le staff technique qui pourra remettre la pression sur certains joueurs un peu endormis. Car après la réception des Parisiens, il y aura deux déplacements, à SaintÉtienne et Monaco… GUILLAUME DUFY COUPE DE LA LIGUE (demi-finales, demain) – MONACO-NICE c. — 15 12 25 19 27 24 21 19 19 22 19 28 19 38 24 25 30 29 32 39 Diff. — +24 +10 +7 +15 -1 +6 +11 +6 +5 +1 0 -3 +5 -13 0 -7 -9 -15 -17 -25 Avec Bernardi LES MONÉGASQUES ont procédé hier à un décrassage à huis clos, au lendemain d’une victoire à Rennes (3-1) qui a détendu l’atmosphère. Les esprits se sont vite tournés vers Nice, une demi-finale mais aussi un derby dont Guidolin dit « avoir compris l’esprit ». Côté infirmerie, aucun nouveau blessé à déplorer. Bernardi revient dans le groupe après une alerte aux adducteurs. Après une semaine d’entraînement collectif, Chevanton a joué une mi-temps en CFA pour tester son genou droit. Il sera sans doute trop court pour intégrer le groupe. L’équipe de départ de Guidolin ne devrait pas être très différente de celle qui a fini le match à Rennes. Squillaci pourrait être titularisé, de même que Meriem derrière le duo Di Vaio - Vieri. À noter que Roma a suivi hier une séance spécifique avec ballon, sur la voie d’un retour programmé courant février. – S. K. L’équipe probable : Warmuz – Maicon, Squillaci, Givet, Dos Santos – Bernardi, Zikos ou D. Pérez, Plasil – Meriem – Di Vaio, Vieri. PROCHAINES JOURNÉES MATCHES EN RETARD (24e journée) MERCREDI 20 HEURES Strasbourg - Paris-SG (Foot +) MARDI 14 FÉVRIER 20 HEURES Saint-Étienne - Nice (Foot +) Nantes - Troyes (Foot +) 18 HEURES Marseille - Toulouse (Canal + Sport) 21 HEURES Lille - Paris-SG (Canal +) 27e JOURNÉE VENDREDI 17 FÉVRIER 20 H 45 Lyon - Nantes (Canal +) RESTE À FIXER SAMEDI 18 FÉVRIER Monaco - Lyon 17 H 15 26e JOURNÉE SAMEDI 11 FÉVRIER 17 H 15 Lens - Lyon (Canal +) 20 HEURES Auxerre - Metz Bordeaux - Rennes Le Mans - Nice Monaco - Troyes Nancy - Saint-Étienne Nantes - Sochaux Strasbourg - AC Ajaccio (ces sept matches sur Foot +) Antonetti espère Varrault BEAUCOUP DE SUPPORTERS niçois ont pris leur mardi après-midi pour ne pas arriver en retard au stade Louis-II. Ils n’ont pas envie de rater le match de l’année… Tout comme Cédric Varrault d’ailleurs, le capitaine de l’OGC Nice. Victime d’une entorse de la cheville samedi soir, il va tout faire pour jouer. Dans le cas contraire, Frédéric Antonetti pourrait titulariser Florian Jarjat, à moins qu’il ne fasse confiance à Anther Yahia, ou à Bill Tchato. L’entraîneur est en revanche bien plus pessimiste pour Bagayoko, touché à la cuisse gauche contre Lille. Sammy Traoré, suspendu contre Lille, effectuera son retour. Dans les buts, Hugo Lloris, titulaire en Coupe de la Ligue, devrait remplacer Damien Grégorini. Les Niçois s’entraîneront une dernière fois ce matin. – G. D. L’équipe probable : Lloris – Fanni, Traoré, Abardonado, Varrault ou Jarjat – Balmont, Echouafni, Rool – Vahirua – Bellion, Roudet. EN DIRECT DE LA LIGUE 1 DIMANCHE 12 FÉVRIER Nice - Monaco (Canal +) 20 HEURES AC Ajaccio - Bordeaux Paris-SG - Le Mans Rennes - Lens Saint-Étienne - Lille Sochaux - Auxerre Toulouse - Strasbourg Troyes - Nancy (ces sept matches sur Foot +) DIMANCHE 19 FÉVRIER 18 HEURES Metz - Marseille (Canal + Sport) TOULOUSE Au moins six semaines pour Revault Sorti à la 43e minute de Toulouse-Nantes (1-0) après s’être blessé en dégageant un ballon, Revault sera indisponible au moins six semaines. Selon le médecin du TFC, le docteur Bichon, « il n’y a pas de problèmes au niveau de l’articulation du genou, mais juste au-dessus, c’est un gros accident musculaire ». Le gardien toulousain doit passer une IRM aujourd’hui. Par ailleurs, Taïder, remplacé dès la 13e minute samedi, souffre d’une déchirure au mollet droit, tandis qu’Aubey se plaint des adducteurs. Ces deux joueurs passeront une échographie aujourd’hui. – N. S. AC AJACCIO Porato, sorti à la mi-temps du match contre Auxerre (1-0), a pris une béquille sur le genou gauche. Le ligament interne pourrait être touché. Des examens complémentaires seront pratiqués aujourd’hui. – D. F. LILLE Fauvergue, remis d’un hématome à une cuisse, a joué avec la réserve hier. Dumont et Debuchy (genou) ont repris l’entraînement. – M. Bo. PARIS-SG Rothen sera forfait à Strasbourg mercredi. Le milieu gauche, qui a couru hier avec les joueurs non utilisés contre Saint-Étienne (2-2), reprendra l’entraînement collectif cet après-midi et figurera dans le groupe qui se déplacera à Lille dimanche. Hier, Lacombe a annoncé qu’Alonzo resterait titulaire à Strasbourg. – J. T. SAINT-ÉTIENNE Postiga se plaint d’une béquille à une cuisse. Hognon souffre d’une entorse à une cheville. Il passera des examens médicaux en ce début de semaine pour connaître la gravité de la lésion. – J.-Y. D. STRASBOURG Cassard, sorti blessé samedi à Lens (1-2), est indisponible de trois à quatre semaines après avoir été opéré à une paupière. Opéré à Lens, Cassard souffre en outre d’une fracture à un plateau orbital. Il ne devrait souffrir d’aucune séquelle en terme de vision. Gameiro, victime d’une entorse à une cheville, est forfait pour une semaine. Après une bonne suée sur le chantier, regardez les autres transpirer sur écran plasma. Une TV écran plasma 107 cm offerte pour tout Utilitaire Fiat acheté du 2 janvier au 28 février *. A chaque entrepreneur son Fiat. *Offre réservée aux professionnels, non cumulable avec d'autres offres en vigueur sur la période, valable du 02/01/06 au 28/02/06 pour tout achat d'un Véhicule Utilitaire Fiat neuf, hors Punto Van et gamme commerciale, chez les Distributeurs Fiat participants. Goal = But. PAGE 10 LUNDI 6 FÉVRIER 2006 Bleu Rouge Noir Jaune Rouge Rouge Jaune PARIS-SG 25e journée jours les mêmes erreurs de concentration. Mais ça, je le répète depuis le début de la saison… » Avant une semaine capitale, qui verra le PSG se déplacer à Strasbourg (mercredi) et à Lille (dimanche), le capitaine a planté le décor : « Si on ne prend pas trois, voire quatre points contre ces deux adversaires, ce sera très difficile de se rapprocher de la deuxième place… » – J. T. Mendy : « J’ai mal dormi » LES CHIFFRES DE LA 25e JOURNÉE SAMEDI xième période, j’ai vu chez eux une rage de vaincre comme rarement, je ne leur ai parlé ce matin (hier) que de leur entame de match. Pourquoi n’ont-ils pas joué d’entrée ? C’est une question que tout le monde se pose ici, à commencer par les joueurs (…) Pour le moment, on n’est pas dans une période faste. » Pauleta, lui, a parlé, hier, d’« urgence » et laissé poindre une forme de lassitude. « On fait tou- Bleu LUC HAGÈGE I L’AJA DANS LES ANNALES. – Jusqu’ici, dans toute l’histoire du Championnat de France professionnel, aucune équipe n’avait pointé à la troisième place en comptant neuf défaites après vingtcinq journées. Le « record », partagé par de nombreuses équipes, s’arrêtait à huit revers. Cependant, Bordeaux, lors de la saison 1967-1968, avait fait mieux qu’Auxerre : les Girondins étaient en effet deuxièmes au même stade de l’épreuve avec treize victoires, trois nuls et… neuf défaites. beaucoup améliorer notre jeu. Les résultats suivront quand la machine sera lancée. Le sera-t-elle avant la fin de la saison ? (Silence.) Tant que, mathématiquement, il y a de l’espoir… » Mais, face à l’horizon C 1, l’espoir de Lacombe, hier, ne dépassait pas le cadre des spéculations arithmétiques. Le coach a qualifié de « ridicule » la première mi-temps du PSG face aux Verts. « Même si, en deu- Jaune ET SI PARIS était le grand perdant de cette 25e journée ? Alors que ses principaux rivaux du moment – Bordeaux, Auxerre et Lille – étaient en déplacement ce week-end, le PSG a failli au Parc des Princes, là où il avait glané 28 points sur 36 possibles avant la venue de Saint-Étienne (2-2). Hier matin, les Parisiens n’avaient qu’une assurance : leur écart de points sur Bordeaux, le deuxième, resterait au minimum de sept points après le match des Girondins à Lyon, hier soir. « À force de rater des opportunités, de se dire qu’on a encore le temps de recoller, on risque de passer à côté de l’objectif », soufflait un joueur, après le décrassage. Clairement réaffirmé par Pierre Blayau pendant la trêve, cet objectif, la deuxième place, Guy Lacombe se refuse à l’évoquer ouvertement depuis sa nomination au poste d’entraîneur, le 28 décembre. « À Toulouse (0-1, le 12 janvier), expliquait-il hier, j’ai compris que la possibilité de s’emparer concrètement de la deuxième place ne faisait pas avancer ce groupe. Il faut encore Noir Bleu Noir L’AJA VIENT d’en faire l’éclatante démonstration : la notion de calendrier favorable ou défavorable n’a pas de grande signification. Alors qu’en janvier, le club bourguignon a battu Monaco (2-1) et Lens (1-0) et a ramené un point de Lyon (1-1), il s’est incliné samedi à Ajaccio, premier relégable (0-1). Avant de recevoir Metz (20e), Toulouse (12e) puis Nice (11e), et d’aller à Sochaux (16e), ainsi qu’à Troyes (17e), lors des prochaines journées, Auxerre a donc toutes les raisons de se méfier. « Contre des équipes qui jouent leur va-tout, avec des joueurs à fond dans les duels, de surcroît sur des pelouses très difficiles, les rencontres se révèlent extrêmement âpres et il faut batailler dur pour arracher des points », note le défenseur central icaunais, Stéphane Grichting, frustré par la tournure des événements la semaine dernière : « À Ajaccio comme à Paris, mercredi (0-1 en 16es de finale de la Coupe de France), on manque une occasion énorme avant de prendre un but malheureux, qui fait très mal au moral. Maintenant, nous n’avons plus que le Championnat à jouer. Même si cela me fait un peu “bizarre” de n’avoir plus que treize matches à jouer d’ici la fin de saison, cela peut quand même être un avantage, sur le plan physique, par rapport à nos concurrents directs. » À Lille, l’extérieur nuit Leo Burnett. BATTUS À AJACCIO (0-1), à Nice (0-2) et tenus en échec sur son terrain par Saint-Étienne (2-2), Auxerre (3e), Lille (4e) et le PSG (5e) piétinent et doutent. Les Bourguignons (42 points), déjà battus au Parc cette semaine en Coupe de France (0-1), ont ainsi lâché du lest dans la course à la deuxième place, qualificative pour la Ligue des champions, et raté l’opportunité de mettre la pression sur Bordeaux. Les hommes de Jacques Santini ont déjà perdus neuf fois cette saison en L 1, un record pour un 3e à ce stade du Championnat (voir encadré). Plus inquiétant, Lille (40 pts) n’a ramené qu’un point de ces 11 FOOTBALL ESPAGNE (22 journée) e Bleu Rouge Noir Jaune FC BARCELONE - ATLETICO MADRID : 1-3 Le Barça privé de record Après quatorze victoires consécutives en Championnat, Barcelone a cédé. Et n’égalera pas le Real de 1961. FC BARCELONE - ATLETICO MADRID : 1-3 (0-1) Temps doux. Pelouse passable. 78 000 spectateurs environ. Arbitre : M. Lizond Cortes. Buts. – BARCELONE : Larsson (65e) ; ATLETICO MADRID : Fernando Torres (32e, 76e), Maxi (47e). Avertissements. – Barcelone : Puyol (58e, tacle dangereux sur Fernando Torres), Marquez (69e, tacle par-derrière sur Pablo), Gabri (70e, jeu dur) ; Atletico Madrid : A. Lopez (42e, faute sur Messi), Molinero (61e, jeu dur sur Larsson). FC BARCELONE : Valdes – Gabri, Oleguer, Puyol (cap.), Sylvinho – Van Bommel (Ezquerro, 46e), Marquez (Van Bronckhorst, 58e), Iniesta – Messi (Giuly, 46e), Larsson, Deco. Entraîneur : F. Rijkaard. ATLETICO MADRID : Leo Franco – Molinero, Pablo, Perea, A. Lopez (Garcia Calvo, 89e) – Galletti, Ibagazza (Colsa, 86e), Luccin, Petrov – Fernando Torres (cap.), Maxi. Entraîneur : P. Murcia. BARCELONE – de notre correspondant ACCIDENT DE PARCOURS ? Ou bien début de fléchissement de la nouvelle « dream team » ? Trois jours après la décevante élimination face à Saragosse (2-4, 2-1) en Coupe du Roi, qui prive les Catalans d’une demi-finale contre le Real Madrid, le FC Barcelone n’a pas réussi à inscrire son nom dans la Liga espagnole. La désillusion des 78 000 spectateurs présents (seconde meilleure entrée de la saison) était palpable. Car les hommes de Frank Rijkaard ont échoué dans leur tentative d’égaler le record historique de quinze victoires consécutives en Championnat, détenu par le Real Madrid de Di Stefano et vieux de quarante-cinq ans (saison 1960-1961) ! Après trente-huit buts marqués et six encaissés en quatorze victoires, les Catalans, invaincus depuis cinq mois, sont tombés sur un os. Celui de toujours et le même qu’au match aller : l’Atletico Madrid, seule équipe à avoir battu, deux fois désormais, le Barça cette saison en Championnat. Et la dernière formation qui avait gagné au Camp Nou, la saison passée, en février 2005... grâce à deux buts de Fernando Torres, déjà ! Le Barça était privé hier, et pour la première fois simultanément, de sa star Ronaldinho (suspendu) et de son buteur Samuel Eto’o, qui rentrera mardi de la CAN. À eux deux, ils totalisent 55,7 % des buts inscrits par le Barça en championnat. Ajoutez à cela les absences de l’ex-Lyonnais Edmilson (suspendu), de Xavi, Motta, Belletti (blessés)... Cela faisait beaucoup d’imprévus. C’était donc un Barça inédit qui était chargé, hier, de l’exploit historique. Mais le nouvel entraîneur madrilène Pepe Murcia (remplaçant de Carlos Bianchi, destitué en début d’année) n’était pas venu pour faire de la figuration. Les coéquipiers de Peter Luccin allaient même surprendre dès le premier quart d’heure, avec Fernando Torres qui ouvrait la marque. Mais il ANGLETERRE (25e journée) voyait son but annulé pour un horsjeu douteux (14e). De son côté, le Barça peinait à s’approcher des buts de Leo Franco, malgré un slalom entre trois défenseurs de Larsson, qui tirait au-dessus (20e), ou une frappe de loin de Messi (31e). Mais c’est Fernando Torres qui réapparaissait encore. L’attaquant profitait d’une déviation du dos dans la surface de son adversaire Gabri, pour fusiller Valdes et ouvrir la marque pour de bon (33e). Giuly sur le poteau Immédiatement, Rijkaard envoyait Giuly s’échauffer et faisait sortir Messi, au repos. Une décision sifflée par le Camp Nou. Mais le jeune Argentin a visiblement été victime d’une élongation. Son absence pèsera car, dès la reprise, l’international bulgare Petrov, tel un Stoichkov des temps modernes, débordait côté gauche et centrait en retrait pour Maxi, qui battait Valdes pour la seconde fois dans un silence glacial (47e). Silence encore, sur la frappe de Petrov, qui touchait la transversale (60e). La joie revenait avec Larsson, qui réduisait la marque sur un centre d’Iniesta (65e). Pour rien ! Car dix minutes plus tard, Fernando Torres, encore lui, anéantissait les espoirs locaux en inscrivant son second but, le troisième de l’Atletico (76e). Ludovic Giuly touchait le poteau sur une nouvelle déviation… du dos (78e) et le Barça rentrait au vestiaire battu pour la première fois à domicile depuis un an. Une défaite qui risque de laisser des traces. REAL SOCIEDAD GETAFE SANTANDER CADIX Medina (2e) 4-3 BETIS SÉVILLE Dani (24e, 50e, 61e) 2-1 MAJORQUE Pisculichi (34e) 2-2 Pernia (4e s.p.) Güiza (90e+2) ALAVÉS Aloisi (12e) Bodipo (75e) 0-1 CELTA VIGO Jesus Perera (89e) FC BARCELONE 1-3 H. Larsson (65e) FC SÉVILLE ATL. MADRID F. Torres (32e, 76e) Maxi Rodriguez (47e) 0-1 OSASUNA Milosevic (61e) Classement Pts J. G. N. P. p. c. Diff. 1. FC Barcelone ... 52 22 16 4 2 53 19 +34 2. Valence CF ....... 43 22 12 7 3 33 19 +14 3. Real Madrid ..... 42 22 13 3 6 42 23 +19 4. Osasuna ............ 42 22 13 3 6 28 23 +5 5. Celta Vigo ......... 36 22 11 3 8 24 24 0 6. FC Séville ......... 35 22 10 5 7 27 21 +6 7. Villarreal ............ 35 22 9 8 5 28 21 +7 8. La Corogne ....... 33 22 9 6 7 30 25 +5 9. Saragosse ......... 31 22 7 10 5 31 30 +1 10. Getafe ................ 29 22 8 5 9 31 28 +3 11. Atl. Madrid ....... 29 22 7 8 7 26 23 +3 12. Real Sociedad . 25 22 7 4 11 32 43 -11 13. Santander ......... 24 22 5 9 8 19 26 -7 14. Esp. Barcelone . 24 22 6 6 10 20 33 -13 15. Cadix ................. 22 22 5 7 10 17 26 -9 16. Betis Séville ...... 22 22 5 7 10 20 31 -11 17. Malaga ............ 20 22 5 5 12 26 34 -8 18. Alavés .............. 19 22 4 7 11 21 34 -13 19. Athl. Bilbao .... 19 22 4 7 11 25 32 -7 20. Majorque ........ 18 22 4 6 12 21 39 -18 Rijkaard : « J’assume » G Frank RIJKAARD (entraîneur du FC Barcelone) : « Ce n’était pas notre soirée, mais cette défaite est avant tout un accident. Nous avons manqué de fraîcheur. Nous n’avons pas été à la hauteur, c’est vrai. Mais j’assume ma responsabilité (dans cette défaite). Quand vous perdez, c’est que quelque chose n’a pas fonctionné. Nous devons réagir et trouver la manière de transmettre à nouveau du positif. » G Carles PUYOL (capitaine du FC Barcelone) : « On ne doit pas chercher d’excuses dans les absences. Nous avons d’autres joueurs tout à fait capables de couvrir tous les postes avec qualité. Si Deco a joué comme attaquant, c’est parce qu’il en avait les moyens. Ne pas égaler le record du Real Madrid, ce n’est pas ça la plus grosse déception, c’est la défaite. » G Henrik LARSSON (FC Barcelone) : « Il fallait bien que l’on perde un jour. Mais ce n’est pas dramatique. C’est le moment où nous devons être le plus calme possible. Sans tranquillité, on ne peut rien gagner. Nos deux défaites en dix jours (Saragosse, 2-4, en Coupe du Roi) sont un accident. » – F. Tr. En cas d’égalité de points, les équipes sont départagées par la différence de buts particulière. nitivement propulsé Chelsea vers son deuxième titre d’affilée… Son but a débridé une partie jusque-là totalement bloquée. Rafael Benitez soulignait les « occasions de (son) équipe » avant le but de Gallas (ah bon, lesquelles ?), mais c’est bien Steven Gerrard qui, d’une splendide demivolée, cadra le premier tir de Liverpool, obligeant Petr Cech à intervenir brillamment, alors qu’on jouait déjà la 51e minute… Pour le reste, les Reds ont montré leur visage le plus austère, solide et bien organisé, mais sans inspiration, et, à la fin, il échappa de peu à bien plus dur affront. L’expulsion de José Reina symbolisa sa fébrilité et son impuissance contre une équipe où Claude Makelele fut encore une fois essentiel. Il y a une autre mauvaise nouvelle pour Barcelone qui sera ici dans quinze jours en Ligue des champions : on imagine, en effet, déjà la tête de Ronaldinho et de tous les artistes catalans à la découverte de la « pelouse » (?) de Stamford Bridge. Car les milliardaires de Fulham Road jouent désormais sur une surface à peine digne d’un Championnat de district… JEAN-MICHEL ROUET Qu’arrive-t-il à Sol Campbell ? Le défenseur d’Arsenal, dont on était sans nouvelles depuis cinq jours, devrait reprendre l’entraînement cette semaine. L’AFFAIRE A FAIT pendant tout le week-end la une de tous les cahiers sportifs des quotidiens anglais : Sol Campbell avait disparu depuis mercredi et la mi-temps du match perdu par Arsenal à Highbury contre West Ham (2-3). Responsable sur les deux premiers buts des Hammers, il s’était enfermé au repos avec Arsène Wenger pour lui demander d’être remplacé. L’Alsacien accéda à sa requête et Campbell, totalement déstabilisé émotionnellement, quitta aussitôt le stade pour une destination inconnue. Il ne donna aucune nouvelle jusqu’à samedi. Les supputations allaient bon train : on l’annonçait à Los Angeles ou New York en train de soigner son mal-être… Seul international anglais à avoir disputé toutes les minutes de tous les matches des deux dernières Coupes du monde et des deux derniers Euros, Sol Campbell n’est plus le même joueur depuis l’été 2004. Gâchée par les blessures, sa saison 2004-2005 ne fut déjà pas fameuse et Arsène Wenger ne 1-1 Skoubo (13e) Mark Gonzalez (84e) ILS ONT DIT « POUR COMMENCER, racontez-nous votre but… – C’est quelque chose qu’on travaille beaucoup à l’entraînement. Sur les coups de pied arrêtés, et notamment les corners, il doit y avoir toujours quelqu’un dans les six mètres pour profiter du deuxième ballon. En général, c’est Ricardo Carvalho ou moi. J’avais marqué exactement le même but lors de notre victoire sur Fulham (3-2) cette saison. – Mais celui-là est encore plus important car il vous offre pratiquement le titre… – Quand j’ai vu la balle au fond, j’ai explosé de joie. Les copains m’ont même dit qu’ils ne m’avaient jamais vu dans un tel état. En ce moment, je m’éclate. Je prends un plaisir fou sur le terrain, où que le coach me mette, même à droite ou à gauche… – Vraiment, vous qui ne vouliez plus jouer qu’en défense centrale ? – Oui. J’ai poussé un coup de gueule en novembre, mais c’est fini. Maintenant, je positive. Ma force est de pouvoir jouer partout, alors va pour la polyvalence… À Chelsea ou en équipe de France, je suis sans doute le seul à être ainsi capable de passer à tous les postes de la défense, et mes entraîneurs m’apprécient aussi pour cela. Alors, je vis des moments formidables et maintenant, j’ai décidé d’en profiter complètement… » – J.-M. R. G Rafael BENITEZ (entraîneur de Liverpool) : « Reina a fait une faute sur son expulsion. Mais (très ironique), je vais allez voir tout de suite Robben à l’hôpital car, à voir comment il s’est écroulé à terre, il doit être gravement blessé. Pour parler du match, on le contrôlait complètement jusqu’au premier but. Je ne regrette rien sur la tactique employée, mais c’est vrai que mes attaquants ne marquent pas assez. » G José MOURINHO (entraîneur de Chelsea) : « Je ne veux pas entrer dans la polémique avec Rafa… Surtout le jour où nous avons fait un très grand match, un match d’abord serré jusqu’au but de Gallas mais que nous aurions pu ensuite gagner 3-0 ou 4-0. On a vu aujourd’hui pourquoi Chelsea est champion d’Angleterre et pourquoi il va sans doute le rester. » de notre envoyé spécial Villa (22e) HIER D. Milito (11e, 23e) Oscar (13e) Sergio Garcia (16e) FRÉDÉRIC TRAINI BUTEURS. – 1. Eto’o (FC Barcelone), 18 buts ; 2. Villa (Valence CF), 14 buts ; 3. Ronaldinho (FC Barcelone) ; D. Milito (Saragosse), 11 buts ; 5. Tristan (La Corogne) ; Ronaldo (Real Madrid), 10 buts ; 7. Riquelme (Villarreal), 9 buts ; 8. Güiza (Getafe) ; Ewerthon (Saragosse), 8 buts ; etc. SAMEDI BIRMINGHAM l’avait d’ailleurs pas retenu pour la finale de la Cup victorieuse contre Manchester United (0-0, 5-4 aux t.a.b.). Selon les tabloïds anglais, qui ont exposé sa vie privée à longueur de pages, il se serait progressivement détaché de sa passion du football pour se laisser griser par la jet-set londonienne, par les interminables « parties » nocturnes avec ses nouveaux amis, et par sa volonté de devenir acteur. On lui prête de multiples conquêtes féminines – Martina Hingis en particulier –, de nombreuses liaisons et des ruptures qu’il aurait du mal à assumer. « Nous sommes solidaires de Sol qui a certainement besoin d’aide, mais, pour aider quelqu’un, il faut lui parler », disait Wenger vendredi soir. Le manager d’Arsenal a finalement eu des nouvelles de son joueur le lendemain. « Il sera de retour parmi nous la semaine prochaine (cette semaine, donc) », a-t-il même affirmé après la victoire à Birmingham (2-0). Wenger pense également que « Sol peut parfaitement redevenir le grand joueur qu’il est ». Cela reste quand même à voir… – J.-M. R. ARSENAL 0-2 Adebayor (21e) Henry (63e) BOLTON WIGAN 1-1 Giannakopoulos (63e) EVERTON Johansson (77e) MANCHESTER C. 1-0 BARCELONE. – Luciano Galletti et l’Atletico Madrid auront battu deux fois le Barça cette saison. Le tacle du Barcelonais Deco (à terre), curieux attaquant de pointe d’un soir, n’y pourra rien. (Photo Luis Gene/AFP) PROCHAINE JOURNÉE. – Samedi 11 février : Cadix - FC Séville, Osasuna - Saragosse, Athl. Bilbao - Real Madrid ; dimanche 12 février : Betis Séville - La Corogne, Celta Vigo - Villarreal, Esp. Barcelone - Santander, Alavés - Malaga, Majorque - Getafe, Atl. Madrid - Real S oc ie dad, Val en ce CF - FC Barcelone. Weir (8e) MIDDELSBROUGH ASTON VILLA 0-4 L. Moore (18e, 62e, 64e) Phillips (24e) NEWCASTLE 2-0 PORTSMOUTH WEST BROMWICH 2-0 BLACKBURN N’Zogbia (41e) Shearer (64e) K. Campbell (6e) Greening (32e) WEST HAM 2-0 SUNDERLAND Ashton (81e) Konchesky (87e) MANCHESTER U. 4-2 Park (6e) C. Ronaldo (14e, 87e) Saha (23e) FULHAM McBride (22e) Helguson (37e) HIER TOTTENHAM 3-1 Defoe (14e, 46e) Jenas (41e) CHELSEA CHARLTON Thomas (70e) 2-0 LIVERPOOL Gallas (35e) Crespo (68e) Gallas : « Je m’éclate… » LONDRES – VALENCE CF Rouge Chelsea et Liverpool forment un vieux couple qui se connaît trop bien. Ils se rencontraient hier pour la neuvième fois en quinze mois. À chaque fois, ils se regardent interminablement dans les yeux et c’est d’un ennui terrible jus- 0-1 Bleu Un Liverpool trop austère LA COROGNE Jaune Rouge Jaune L’ANGLETERRE COMMENÇAIT à raconter que Chelsea allait moins bien, qu’après trois nuls de suite, la « crise » n’était peut-être pas loin, et que, finalement, son deuxième titre d’affilée n’était pas dans la poche, si Liverpool parvenait à s’imposer hier à Londres… Mais Stamford Bridge est le terrain où les Reds ont le plus souvent perdu depuis vingt ans, et si Chelsea n’arrive jamais à les battre en Ligue des champions (0-0, 0-1 la saison passée en demi-finale, deux fois 0-0 à l’automne dernier en poule), chaque match de Premier League contre les Blues est désormais pour eux un cauchemar. Après la punition de l’aller (4-1, soit la plus sévère défaite de Liverpool à Anfield en trois décennies), le champion d’Europe n’a encore pas su comment s’y prendre contre le champion d’Angleterre. Ainsi, sur ses quinze buts seulement encaissés depuis août en Championnat, plus du tiers (6) lui aura été infligé par Chelsea… En tous les cas, avec cette 50e victoire (sur 63 matches) de José Mourinho en Premier League depuis un an et demi, voilà l’affaire pliée. À treize journées de l’arrivée, Manchester United (2e) est à quinze points et Liverpool (3e) à… vingt et un, avec certes deux rencontres en retard. « Je crois qu’on a mis un point final au Championnat », souriait Hernan Crespo, auteur du deuxième but sur un long ballon de Del Horno (68e), qui reste un formidable prédateur et s’est de surcroît transformé en féroce combattant depuis son retour en Angleterre… ESP. BARCELONE Noir Bleu Noir de notre envoyé spécial qu’au moment – quand il arrive – où l’un fait une erreur. Ce fut encore Liverpool et encore sur coup de pied arrêté, sa grande faiblesse. Sur un corner de Frank Lampard, Ricardo Carvalho prit le meilleur de la tête sur Gerrard et, dans les six mètres, William Gallas prolongea le ballon hors de portée de Reina pour le onzième but de sa carrière londonienne (1-0, 35e), son deuxième de la saison. On ne soulignera jamais assez la dimension qu’a prise l’international français à Chelsea où, selon le site Internet officiel du club, il est « le meilleur joueur de la saison », jamais suspendu, quasiment jamais à la faute. Et, hier, c’est en avant-centre qu’il a défi- 4-0 Guti (14e) Zidane (43e, 51e) Ronaldo (45e + 2) SARAGOSSE Un but de l’international français a fait plier Liverpool. Pour Chelsea, le titre est (presque) dans la poche. LONDRES – REAL MADRID ATHL. BILBAO Aduritz (40e) Calleja (62e) Gallas plie l’affaire Tempsfrais.Terrainen trèsmauvaisétat.42 316spectateurs.Arbitre:M. Wiley.Buts: Gallas (35e), Crespo (68e). Avertissements. – Chelsea : Essien (46e, coup de coude sur Riise) ;Liverpool:Luis Garcia(63e,tacle dangereuxsurGallas) ; XabiAlonso(90e + 4, contestation). Expulsion. – Liverpool : Reina (83e, faute en dehors de sa surface sur Gudjohnsen puis geste d’humeur sur Robben). CHELSEA : Cech – Gallas, Ricardo Carvalho, Terry (cap.), Del Horno – Essien, Makelele (L. Diarra, 84e), Lampard – J. Cole (Duff, 75e ; Gudjohnsen, 80e), Crespo, Robben. Entraîneur : J. Mourinho. LIVERPOOL : Reina – Finnan, Carragher, Hyppiä, Warnock – Gerrard (cap.), Sissoko (D. Cissé, 75e), Xabi Alonso, Riise (Luis Garcia, 63e ; Dudek, 84e) – Kewell – Crouch. Entraîneur : R. Benitez. 2-1 Litos (31e) Salva (73e) VILLARREAL CHELSEA - LIVERPOOL : 2-0 CHELSEA - LIVERPOOL : 2-0 (1-0) SAMEDI MALAGA 1. 2. 3. 4. 5. 6. 7. 8. 9. 10. 11. 12. 13. 14. 15. 16. 17. 18. 19. 20. Classement Pts J. G. N. P. p. c. Diff. Chelsea ............ 66 25 21 3 1 52 13 +39 Manchester U. 51 25 15 6 4 49 26 +23 Liverpool .......... 45 23 13 6 4 30 15 +15 Tottenham ....... 44 25 12 8 5 34 21 +13 Arsenal ............. 40 24 12 4 8 38 19 +19 Wigan ............... 39 25 12 3 10 30 31 -1 Bolton ............... 38 23 10 8 5 29 22 +7 West Ham ....... 38 25 11 5 9 36 34 +2 Blackburn ........ 37 24 11 4 9 31 30 +1 Manchester C. . 34 25 10 4 11 33 28 +5 Everton ............. 33 25 10 3 12 18 32 -14 Aston Villa ....... 30 25 7 9 9 31 33 -2 Charlton ........... 30 23 9 3 11 28 34 -6 Fulham ............. 29 25 8 5 12 30 36 -6 Newcastle ........ 29 24 8 5 11 22 28 -6 West Bromwich .... 26 25 7 5 13 23 32 -9 M i d d l e sbrough ............ 25 24 6 7 11 30 44 -14 Birmingham .. 20 24 5 5 14 21 34 -13 Portsmouth ... 18 25 4 6 15 17 42 -25 Sunderland .... 9 24 2 3 19 17 45 -28 VOUS TROUVEZ LA VOITURE, VOUS POUVEZ GAGNER LA VALISE… BUTEURS.– 1. Van Nistelrooy (Manchester U.), 18 buts ; 2. Henry (Arsenal), 15 buts ; 3. Lampard (Chelsea), 13 buts ; 4. Yakubu Ayegbeni (Middlesbrough), 12 buts ; 5. D. Bent (Charlton), 11 buts ; 6. Rooney (Manchester U.) ; Harewood (West Ham), 10 buts ; 8. Crespo (Chelsea) ; McBride (Fulham) ; An. Cole (Manchester C.) ; Mido (Tottenham), 9 buts ; 12. H. Camara (Wigan), 8 buts ; 13. L. Moore (Aston Villa) ; M.G. Pedersen (Blackburn) ; Drogba (Chelsea) ; Gerrard (Liverpool) ; Vassell (Manchester C.) ; Owen (Newcastle) ; Defoe, Rob. Keane (Tottenham) ; Roberts (Wigan), 7 buts ; 22. Giannakopoulos (Bolton) ; J. Cole (Chelsea) ; Beattie (Everton), Zamora (West Ham), 6 buts ; etc. MATCHES EN RETARD.– Mercredi : Charlton - Liverpool (3e journée) ; mardi 14 février : Liverpool - Arsenal (4e journée) ; mercredi 15 février: Blackburn Sunderland (19e journée) ; mercredi 22 février : Newcastle - Charlton (19e journée). Restent à fixer : Birmingham Bolton (13e journée) ; Bolton - Middlesbrough (19e journée). PROCHAINE JOURNÉE. – Samedi 11 février : Arsenal - Bolton, Aston Villa Newcastle, Everton - Blackburn, Fulham - West Bromwich, Middlesbrough Chelsea, Portsmouth - Manchester U., Wigan - Liverpool ; dimanche 12 février : Sunderlan - Tottenham, Manchester C. - Charlton : lundi 13 février : West Ham - Birmingham. LUNDI 6 FÉVRIER 2006 DU 6 AU 11 FÉVRIER ÉCOUTEZ RTL GAGNEZ LA VALISE OU LA VALISE ET LA FORD FOCUS. Ford Focus 3P 1400 80ch AMBIENTE avec peinture métallisée d'une valeur de 15 600 € TTC. PAGE 11 Bleu Rouge Noir Jaune 12 Bleu Rouge Noir Jaune FOOTBALL LIGUE 2 (24e journée) VA marque le pas VALENCIENNES LE HAVRE : 0-1 VALENCIENNES - LE HAVRE : 0-1 (0-0) Temps froid et brumeux. Pelouse très grasse. 7 547 spectateurs. Arbitre : M. Buquet. But : Davidas (88e). Avertissements. – Valenciennes : Silvestri (37e, tacle dangereux sur Baca) ; Le Havre : Baca (64e, coup de pied volontaire sur Dufresne), Digard (72e, antijeu sur Bourgeois). VALENCIENNES : Klein – Mater, Flachez, Chelle, Silvestri – Dossevi (Bourgeois, 69e), Burle (Heitzmann, 69e), Saez, Doumeng – Dufresne (cap.), Savidan (Liron, 80e). Entraîneur : A. Kombouaré. LE HAVRE : Mandada – Baca, Gauvin, Ducrocq (cap.), Medaci – Martot, Aït Ben Idir, Digard (Deveaux, 84e), Davidas – K. Traoré (Seck, 77e), Lesage. Entraîneur : T. Uvenard. BATTU À BASTIA lors de la dernière journée (0-1), Valenciennesa de nouveau chuté face au Havre, qui s’est d’ailleurs offert les plus belles occasions en première mitemps. Kandia Traoré trouvait ainsi Klein sur sa route pour dévier son tir cadré en corner (36e), puis c’était au tour de Chelle de le priver de ballon au moment d’armer son tir au point de penalty (45e). Entre temps, Lesage avait également eu une occasion de briller sur une demi volée qui frôlait le montant (40e). En seconde période, le jeu s’embruma comme le temps. Le milieu valenciennois peinait dans la relance, jusqu’à ce que Mater dépose un centre au deuxième poteau que Silvestri manquait d’un cheveu (85e). Et contre toute attente, Davidas, héritant d’un service raccourci de Lesage, décochait le jackpot (88e). – H. D. G Antoine KOMBOUARÉ (entraîneur de Valenciennes) : « On est passés à côté de notre match, on a trop reculé, alors que Le Havre affirmait sa mainmise. C’est frustrant de s’incliner à deux minutes de la fin du temps officiel, mais le résultat n’en reste pas moins logique. » G Thierry UVENARD (entraîneur du Havre) : « Nous avons fait beaucoup d’aussi bons matches sans en retirer les fruits. Ce soir, le plaisir en est d’autant plus évident. On va maintenant gérer la suite avec un peu plus de sérénité. » NATIONAL (22e journée) VENDREDI VENDREDI Amiens - Gueugnon .................... 0-0 Clermont - Brest .......................... 0-1 Créteil- Châteauroux ................. 1-1 Laval - Montpellier ...................... 0-2 Sedan- Dijon ............................... 0-2 Sète - Grenoble ........................... 1-3 Guingamp- Caen ........................ 0-0 HIER Romorantin- GFCO Ajaccio ............ 1-0 SAMEDI Valenciennes - Le Havre .............. 0-1 AUJOURD’HUI 20 H 30 Istres - Lorient (Eurosport) Reims-Bastia a été reporté en raison du gel. 1. Sedan 2. Bastia 3. Lorient 4. Valenciennes 5. Dijon 6. Créteil 7. Grenoble 8. Montpellier 9. Caen 10. Châteauroux 11. Le Havre 12. Reims 13. Gueugnon 14. Amiens 15. Brest 16. Guingamp 17. Istres 18. Laval 19. Clermont 20. Sète Classement Pts J. G. N. P. p. — — — — — — 45 24 12 9 3 33 43 23 12 7 4 33 42 23 11 9 3 30 41 24 11 8 5 31 36 24 9 9 6 27 34 24 8 10 6 32 32 24 8 8 8 23 32 24 8 8 8 23 31 24 7 10 7 29 31 24 7 10 7 30 31 24 7 10 7 29 30 23 6 12 5 20 30 24 6 12 6 16 29 24 6 11 7 24 29 24 7 8 9 23 26 24 5 11 8 17 24 23 5 9 9 20 22 24 6 4 14 20 22 24 5 7 12 18 14 24 2 8 14 19 c. — 20 17 14 21 23 20 25 26 25 29 28 14 23 25 26 19 31 33 40 38 Diff. — +13 +16 +16 +10 +4 +12 -2 -3 +4 +1 +1 +6 -7 -1 -3 -2 -11 -13 -22 -19 BUTEURS. – 1. Lesage (Le Havre), 12 buts ; 2. A. M’Bodji (+ 1) (Créteil) ; K. Traoré (Le Havre), 11 buts ; 4. Savidan (Valenciennes), 10 buts ; 5. Heitzmann (Reims), 9 buts ; 6. Meslin (Bastia) ; Buengo (Clermont) ; Bourhani (Lorient) ; Boutabout (Sedan), 8 buts etc. PROCHAINE JOURNÉE. – Jeudi 9 février, 20 h 30 : Montpellier Valenciennes (Eurosport) ; Vendredi 10 février, 20 h 30 : Bastia Laval, Brest - Créteil, Caen - Sète, Châteauroux - Amiens, Dijon Istres, Grenoble - Sedan, Gueugnon - Guingamp, Le Havre - Reims, Lorient - Clermont. ISTRES - LORIENT AUJOURD’HUI, 20 H 30, STADE PARSEMAIN (Eurosport) J LIBOURNE-SAINT-SEURIN CHERBOURG : 4-0 (1-0) 1 712 spectateurs. Arbitre : M. Marty. Buts : Dohin (16e), Kébé (53e, 83e), Belhow (65e). Avertissements. - Cherbourg : Castets (57e), Perrigault (67e). LIBOURNE-SAINT-SEURIN : Potel Berkouch, Douence (Astier, 82e), Kouassi, Rambier - M. Ligoule, Delchié - Valbuena (Ngoma, 73e), Dohin - Kébé, Descamps (Behlow, 63e). Entraîneur : D. Tholot. CHERBOURG : Deneuve - Bleusez, Castets, Barré, Boche - Tanguy, Binet, Gambillon (Carlos-Miranda, 56e), Haguy (Diafutua, 88e) - Moukouri (Perrigault, 61e), Cissé. Entraîneur : H. Renard. J CHÂTELLERAULT BOULOGNE-SUR-MER : 2-3 (1-2) 1 015 spectateurs. Arbitre : M. Gasquet. Buts. - CHÂTELLERAULT : Adnane (33e s.p., 53e) ; BOULOGNE-SUR-MER: ElHajri (21e, 37e), Lambert (55e). Avertissements.- Châtellerault: Dubois (48e) ; Boulogne-sur-Mer : Busin (33e), Lecointe Classement Pts J. G. N. P. — — — — — 1. Libourne-St-Seurin.. 40 22 11 7 4 2. Boulogne-s.-Mer .... 39 22 11 6 5 3. Niort .............. 37 21 10 7 4 4. Tours............. 33 22 8 9 5 5. Vannes.......... 33 22 8 9 5 6. Toulon........... 33 22 8 9 5 7. Nîmes............ 32 22 9 5 8 8. Cannes.......... 31 22 8 7 7 9. Louhans-Cuiseaux . 30 22 9 3 10 10. Entente SSG. 30 22 7 9 6 11. Raon-l'Étape. 29 22 7 8 7 12. Cherbourg.... 29 22 6 11 5 13. Croix-de-Savoie ... 27 22 6 9 7 14. Bayonne ....... 26 22 6 8 8 15. Romorantin.. 26 22 6 8 8 16. Angers .......... 24 22 6 6 10 17. Châtellerault. 24 22 5 9 8 18. Pau ................ 20 22 4 8 10 19. GFCO Ajaccio .... 20 22 4 8 10 20. Moulins......... 19 21 5 4 12 p. — 31 36 28 24 26 20 26 29 27 25 26 24 17 24 18 24 24 19 17 23 c. Diff. — — 16 +15 25 +11 16 +12 20 +4 27 -1 16 +4 22 +4 29 0 31 -4 21 +4 24 +2 26 -2 21 -4 25 -1 24 -6 27 -3 28 -4 26 -7 27 -10 37 -14 En cas d’égalité de points, les équipes sont départagées par la différence de buts particulière. (58e). Expulsion. - Châtellerault : Dubois (89e). CHÂTELLERAULT : Colard - Dubois, Chauveau, Champaux - Freitas, Pallier (Fresnel, 78e), Treguer, Duhamel (Ouattara, 61e), Devin - Yenga, Adnane. Entraîneur : P.-Y. David. BOULOGNE-SUR-MER : Menetrier Louiron, Busin, Tambouret, Lecointe Poinçon (Puig, 74e), Lambert (Liri, 67e), Diers, Labbe - Thil, El-Hajri. Entraîneur : P. Montanier. J PAU - TOURS : 0-0 1 200 spectateurs environ. Arbitre : M. Falcone. Avertissements. - Pau : Bikoyoï (70e) ; Tours : Fleurival (15e), Himmer (43e). Expulsions. - Pau : Di Bartolomeo (50e) ; Tours : Fleurival (82e). PAU : Leglib - Labat, Bikoyoï, Di Bartolomeo, Gardan - Delaneuville, Costa (Bantsimba, 82e), N’Zif, Boulila (Faget, 55e) Gignac, Darchy (Aernoudt, 69e). Entraîneur : M. Lévy. TOURS : Raimbault - Rodriguez, Lupede, Mareval, Himmer - Fleurival, Gondoin, Collet (Mionnet, 80e), Boutal - Mandanne (Stephan, 62e), Gimbert (Bertranne, 50e). Entraîneur : A. Falette. J VANNES - CANNES : 2-1 (1-1) 1 502 spectateurs. Arbitre : M. Desiage. Buts. - VANNES : Garin (43e), Le Roux (76e) ; CANNES : Ghilas (38e s.p.). Avertissement. - Cannes : Cerelio (31e). VANNES : Revel - Barru, Garin, Bamba, Poder (Guyader, 46e) - Auvray (Potier, 87e), Hervé, Le Roux, Besnard - Coquerel, Do Marcolino (Rjillo, 75e). Entraîneur : S. Le Mignan. CANNES : Carrat - Cerelio, Carteron, Salzé, Gnaleko - Braizat, Louvion, Bouabdallah (Kabra, 79e) - Saci (Pote, 81e), Blayac, Ghilas. Entraîneur : M. Troin. J TOULON - ENTENTE SSG : 0-0 4 000 spectateurs environ. Arbitre : M. Grelier. Avertissements. - Toulon : Noto (39e), Gimenez (44e), N’Dri (67e), Ettori (76e) ; Entente SSG : Carlier (39e). TOULON : Pansier - Gimenez, Fall, Konate, Soulas - Ettori, Lemoigne, Arroub (Mara, 77e), Gaffour (Poggi, 83e) - N’Dri, Noto (Rambo, 64e). Entraîneur : J.-L. Garcia. ENTENTE SSG: Mate - Outrebon, Behary (Raboteur, 85e), Carlier, Bertrand - Maïa, Mahamat, Stephan, Gragnic (Planus, 62e) - Quintin, Aristouy (Lempereur, 75e). Entraîneur : L. Croci. J NÎMES - BAYONNE : 5-1 (3-1) 4 660 spectateurs. Arbitre : M. Djouzi. Buts. - NÎMES : Kandé (12e), Petitjean (18e), Collorédo (35e, 80e), Beyrac (72e) ; BAYONNE : Vaz (15e). Avertissements. Nîmes : Fédèle (28e), Benhamou (42e), Pasqualetti (45e + 3) ; Bayonne : Talmont (30e, 90e+ 3), Sergent (37e), Da Rocha (82e). Expulsion. - Bayonne : Talmont (90e+ 3). NÎMES : Duchesne - Benhamou, Kandé, Pasqualetti, Rabuel - Chavas (Dahou, 76e), Rouvière, Fédèle, Petitjean (Faivre, 40e) - Beyrac (Horjak, 73e), Collorédo. Entraîneur : R. Brouard. BAYONNE : Ruffier - Lestage, Sergent, Degoul, Talmont - Vaz (Ipharraguerre, 66e), Chakir, Choplin, Louit - Vareilles, Ech-Chergui (Da Rocha, 52e). Entraîneur : H. Olazcoaga. J ANGERS LOUHANS-CUISEAUX : 1-2 (0-0) 5 027 spectateurs. Arbitre : M. Cotrel. Buts. - ANGERS : Obbadi (70e) ; LOUHANS-CUISEAUX : Mocquet (63e), Bocandé (79e). Avertissements. - Angers : Clavier (38e) ; Louhans-Cuiseaux : Mocquet (7e), Mangane (13e). Expulsions. - Angers : Clavier (59e) ; Louhans-Cuiseaux : Mangane (47e). ANGERS : Cappone - Kipré, Clavier, Sourice, Djellabi - El Hajjam, Stassin (Inkango, 73e), Sonnerat - Obbadi, Théréau, Vaugeois (G’Bizié, 34 e ). Entraîneur : J.-P. Beaufreton. LOUHANS-CUISEAUX : Perez - Guillou, Frossard, Cherfa, Mangane, Genot Bocandé, Roux (Brenner, 64e), Chaveriat (Sylva, 90e+ 3) - Mocquet (Diallo, 88e), Mangara. Entraîneur : D. Garzitto. J CROIX-DE-SAVOIE RAON-L’ÉTAPE : 0-0 256 spectateurs. Arbitre : M. Rémy. Avertissements. - Croix-de-Savoie : Chevalme (40e), Sergi (72e) ; Raon-l’Étape : Billoir (45e+ 2). CROIX-DE-SAVOIE : Durand - Lemasson, Adam, Leblanc, Sergi - Valente (Peslier, 38e), Martello, Camacho, Gomes Chevalme (Brahim Salem, 78e), Chapdaniel (Chevailler, 87 e ). Entraîneur : P. Dupraz. RAON-L’ÉTAPE : Grelier - Da Rocha, Kebe, Deplanche, Billoir, Michon Adjaoud, Guerriero (Voinson, 90e), Elie Bottelin (Robinet, 73e), Hamdani (H. Benkajjane, 53e). Entraîneur : R. Touileb. J ROMORANTIN GFCO AJACCIO : 1-0 (1-0) 800 spectateurs environ. Arbitre : M. Khendek. But : Fabien (32e). Avertissements. - Romorantin : Souchard (65e), Arbaud (87e) ; GFCO Ajaccio : Haaby (90e+ 3). Expulsion. - GFCO Ajaccio : Cavaglia (56e). ROMORANTIN : Ardeois - Ravaux, Baudouin, Durpes, Souchard - Bouvier, Lavoyer, Llorente, Rudison (Saboureau, 82e) - Arbaud (Hadjeres, 90e), Fabien. Entraîneur : L. Lidon. GFCO AJACCIO : Sekli (Lombard, 78e) Saladini, Jaureguiberry, Haaby, Cavaglia Colinet, Cissé, Cristofari, Lux (Carmignani, 60e) - Beneforti, Pastorelli (Cicut, 65e). Entraîneur : P. Léonetti. CHAMPIONNAT DE FRANCE AMATEURS (18e journée) GROUPE A GROUPE B GROUPE C GROUPE D HIER AuxerreB - Dunkerque ........................ 2-1 LensB - Lille B ..................................... 3-1 Schiltigheim - Beauvais, Épinal - Lesquin, Nancy B - Calais et Strasbourg B - Feignies ont été reportés en raison du gel. Classement : 1. Auxerre B, 51 pts ; 2. Beauvais, 49 ; 3. Nancy B, 49 ; 4. Mulhouse, 47 ; 5. Compiègne, 44 ; 6. Roye, 43 ; 7. Lens B, 43 ; 8. Dunkerque, 43 ; 9. Épinal, 42 ; 10. Strasbourg B, 40 ; 11. Lille B, 40 ; 12. Lesquin, 40 ; 13. Calais, 39 ; 14. Metz B, 39 ; 15. Feignies, 32 ; 16. Vauban-Strasbourg, 32 ; 17. Schiltigheim, 28 ; 18. Wasquehal, 26. Monaco B - Martigues ........................ 0-0 Agde - Bourg-Peronnas ...................... 2-0 Racing CF 92 - Jura-Sud, Lyon-la-Duchère - Gap et Sochaux B - Fréjus ont été reportés en raison du gel. Classement : 1. Saint-Priest, 53 pts ; 2. Lyon B, 52 ; 3. Le Pontet, 49 ; 4. Nice B, 47 ; 5. Martigues, 47 ; 6. Cassis-Carnoux, 46 ; 7. Jura-Sud, 42 ; 8. Fréjus, 41 ; 9. Agde, 41 ; 10. Monaco B, 38 ; 11. Montpellier B, 38 ; 12. Gap, 37 ; 13. Besançon, 36 ; 14. Lyon-l a-Duc hère, 34 ; 15. Endoume, 32 ; 16. Bourg-Péronnas, 31 ; 17. Sochaux B, 27 ; 18. Racing CF 92, 25. ToulouseB - Montluçon ...................... 0-1 Luzenac - Bordeaux B, Andrézieux-Brive et Saint-Étienne B - Poitiers ont été reportés en raison du gel. Classement : 1. Yzeure, 58 pts ; 2. Nantes B, 50 ; 3. Rodez, 50 ; 4. Toulouse B, 49 ; 5. Le Mans B, 45 ; 6. Orléans, 45 ; 7. Albi, 43 ; 8. Saint-Étienne B, 41 ; 9. Bordeaux B, 40 ; Luzenac, 40 ; 11. Aurillac, 38 ; 12. Brive, 36 ; 13. Balma, 36 ; 14. Montluçon, 35 ; 15. Poitiers, 34 ; 16. Anglet, 34 ; 17. Blois, 34 ; 18. Andrézieux, 32. Rennes B - Noisy-le-Sec ...................... 3-0 Quevilly - Pacy-sur-Eure, Sainte-Geneviève-des-Bois - Guingamp B et Bois-Guillaume - Rouen ont été reportés en raison du gel. Classement : 1. Rennes B, 48 pts ; 2. Paris FC, 48 ; 3. Guingamp B, 47 ; 4. Villemomble, 47 ; 5. Rouen, 46 ; 6. Pontivy, 45 ; 7. Bois-Guillaume, 42 ; 8. AS Vitré, 42 ; 9. Sénart-Moissy, 42 ; 10. Poissy, 40 ; 11. Dieppe, 39 ; 12. Paris-SG B, 39 ; 13. Pacy-sur-Eure, 39 ; 14. Noisy-le-Sec, 38 ; 15. Quevilly, 38 ; 16. Mantes, 36 ; 17. Sainte-Geneviève-des-Bois, 30 ; 18. Mondeville, 30. Rouge Jaune GROUPE E HIER Rouen B - Saint-Quentin ..................... 1-1 Red Star - Cambrai et Armentières-Abbeville ont été reportés en raison du gel. Classement : 1. Le Havre B, 49 pts ; 2. Red Star, 45 ; 3. Entente SSG B, 41 ; 4. Saint-Quentin, 41 ; 5. Saint-Omer, 40 ; 6. Amiens B, 39 ; 7. Valenciennes B, 39 ; 8. Oissel, 38 ; 9. Évreux, 35 ; 10. Avion, 34 ; 11. Rouen B, 34 ; 12. Arras, 32 ; 13. Cambrai, 32 ; 14. Abbeville, 31 ; 15. Chantilly, 30 ; 16. Armentières, 28. Menton- Hyères ................................. 3-1 Cagnes- Castelnau-LeCrès ............... 0-0 Classement : 1. Manosque, 49 pts ; 2. CA Bastia, 45 ; 3. Hyères, 43 ; 4. Draguignan, 40 ; 5. Marseille B, 38 ; 6. Menton, 38 ; 7. Marignane, 37 ; 8. Carcassonne, 36 ; 9. Fos-sur-Mer, 36 ; 10. Corte, 35 ; 11. Saint-Raphaël, 35 ; 12. Lunel, 33 ; 13. Castelnau-Le Crès, 33 ; 14. L’Île-Rousse, 31 ; 15. Cagnes, 30 ; 16. Borgo, 30. GROUPE F HIER HIER Taissy- Ivry .......................................... 1-1 Levallois- Sedan B .............................. 0-1 Blénod-Haguenau a été reporté en raison du gel. Classement: 1. Reims B, 46 pts ; 2. Épernay, 44 ; 3. Amnéville, 43 ; 4. Les Lilas, 42 ; 5. Sedan B, 42 ; 6. Haguenau, 41 ; 7. Levallois, 41 ; 8. Créteil B, 40 ; 9. Sens, 39 ; 10. Jarville, 37 ; 11. Taissy, 35 ; 12. Viry-Châtillon, 34 ; 13. Ivry, 33 ; 14. Forbach, 30 ; 15. Châlons-en-Champagne, 24 ; 16. Blénod, 23. Brive B - La Rochelle ............................ 1-1 Classement : 1. Stade Bordelais, 49 pts ; 2. La Roche-sur-Yon, 48 ; 3. FC Bassin Arcachon, 45 ; 4. Luçon, 43 ; 5. Cugnaux, 43 ; 6. Libourne-Saint-Seurin B, 42 ; 7. La Rochelle, 42 ; 8. Blagnac, 39 ; 9. Thouars, 38 ; 10. Toulouse Fontaines, 36 ; 11. Mont-de-Marsan, 35 ; 12. Marmande, 35 ; 13. Les Sables-d’Olonne, 32 ; 14. Limoges, 31 ; 15. Brive B, 27 ; 16. Biscarrosse, 24. GROUPE G HIER GROUPE C HIER Stade Auxerrois - Selongey remis Montceau - Dole-Tavaux, Colmar Auxerre C, Belfort - Besançon B et Pontarlier - Villefranche-sur-Saôneont été reportés en raison du gel. Classement : 1. Vesoul, 50 pts ; 2. Troyes B, 45 ; 3. Colmar, 43 ; 4. Auxerre C, 43 ; 5. Dijon B, 42 ; 6. Imphy-Décize, 40 ; 7. Villefranche-sur-Saône, 37 ; 8. Montceau, 33 ; 9. Pontarlier, 32 ; 10. La Chapelle-Saint-Luc, 31 ; 11. Selongey, 30 ; 12. Belfort, 29 ; 13. Dole-Tavaux, 29 ; 14. Besançon B, 27 ; 15. Lons-le-Saunier, 24 ; 16. Stade Auxerrois, 15. Châteauroux B- Angers B .................... 3-0 Écommoy- Chartres ........................... 0-0 Dreux - Fontenay-le-Comte a été reporté en raison du gel. Classement : 1. Les Herbiers, 55 pts ; 2. Châteauroux B, 48 ; 3. Saint-Hilaire, 43 ; 4. Vierzon, 41 ; 5. Châteaubriant, 40 ; 6. Angers B, 39 ; 7. Dreux, 36 ; 8. Mayenne, 36 ; 9. Niort B, 35 ; 10. La Flèche, 33 ; 11. Carquefou, 31 ; 12. Avoine-Beaumont, 31 ; 13. Chartres, 30 ; 14. Écommoy, 30 ; 15. Laval B, 29 ; 16. Fontenay-le-Comte, 28. DIVISION 1 FEMMES (15e journée) SAMEDI Toulouse - Soyaux ............................. 1-0 HIER Juvisy - CNFE Clairefontaine ............. 3-1 Hénin-Beaumont - Saint-Memmie .... 2-1 Montpellier - Compiègne .................. 5-1 Lyon - La Roche-sur-Yon et Vendenheim Paris-SG ont été reportés. Classement : 1. Juvisy, 56 pts ; 2. Toulouse, 42 ; 3. Montpellier, 38 ; 4. CNFE Clairefontaine, 36 ; 5. Lyon, 35 ; 6. HéninBeaumont, 35 ; 7. Soyaux, 33 ; 8. ParisSG, 33 ; 9. Compiègne, 31 ; 10. La Rochesur-Yon, 24 ; 11. Saint-Memmie, 20 ; 12. Vendenheim, 19. Nouvelles rassurantes pour Sagnol Blessé à un pied à la 88e minute contre Leverkusen (1-0) samedi, Willy Sagnol ne s'est pas entraîné hier matin et s'est contenté de soins au centre d'entraînement du Bayern Munich. « Willy est incertain pour le match de mardi (demain) à Berlin », a fait savoir Félix Magath, l’entraîneur du leader de la Bundesliga. Une décision sera prise aujourd’hui à l’issue de la séance d'entraînement. Si l’international français devait faire l'impasse sur le déplacement au stade olympique de Berlin, match comptant pour la 20e journée, il devrait en revanche être de la partie dimanche à domicile face à Nuremberg. – A. Me. I FIN DE SAISON POUR FADIGA. – Khalilou Fadiga a été victime d’une rupture des ligaments croisés d’un genou samedi contre Wigan (1-1). L’attaquant sénégalais de Bolton, qui affrontera Marseille en seizièmes de finale de la Coupe de l’UEFA, sera, indisponible jusqu’à la fin de la saison. PAGE 12 SIENNE SCHALKE 04 0-0 BOR. DORTMUND EINTR. FRANCFORT 1-1 HERTHA BERLIN J. Jones (59e) K. Boateng (20e) DUISBURG KAISERSLAUTERN 2-2 (40e) Kurth Tararache (62e s.p.) Halfar (79e, 82e) FC COLOGNE 0-0 VfB STUTTGART WERDER BRÊME 4-2 MAYENCE Valdez (39e, 70e) Micoud (45e + 3) Klasnic (45e + 4) HAMBOURG Zidan (1re) Weiland (13e) BIELEFELD 2-1 Trochowski (51e) Barbarez (73e) Boakye (26e) HIER WOLFSBURG PARME NUREMBERG 1-1 Stajner (74e) Vittek (56e) JUVENTUS TURIN 1-0 BUTEURS. – 1. Klose (Werder Brême), 16 buts ; 2. Hal. Altintop (Kaiserslautern), 13 buts ; 3. Smolarek (Bor. Dortmund), 12 buts ; 4. Klimowicz (Wolfsburg), 11 buts ; 5. Makaay (Bayern Munich), 10 buts ; 6. Klasnic (Werder Brême), 9 buts ; 7. Ballack (Bayern Munich) ; Brdaric (Hanovre), 8 buts ; 9. C. Pizarro (Bayern Munich) ; Barbarez (Hambourg) ; Marcelinho (Hertha Berlin) ; Thurk (Mayence) ; Neuville (M’Gladbach) ; Kiessling (Nuremberg) ; Kuranyi (Schalke 04) ; Borowski (Werder Brême), 7 buts ; etc. PROCHAINE JOURNÉE. – Demain : Kaiserslautern - Cologne, Borussia Dortmund - Duisburg, Hertha Berlin - Bayern Munich, Mayence - Bielefeld ; Mercredi : M’Gladbach - Schalke 04, Hanovre - Hambourg, Leverkusen Wolfsburg, VfB Stuttgart - Werder Brême, Nuremberg - Eintracht Francfort. PAYS-BAS (22e journée) PSV Eindhoven- Roda JC ..................... 3-2 NAC Breda- Sparta Rotterdam ........... 0-0 AZAlkmaar - Vitesse Arnhem ............ 1-1 Groningue- HeraclesAlmelo ............. 0-0 HIER Feyenoord - Ajax Amsterdam ............. 3-2 Waalwijk- NEC Nimègue .................... 1-3 Twente- Utrecht ................................ 3-0 Heerenveen- ADO La Haye ................ 3-0 Classement : 1. PSV Eindhoven, 54 pts ; 2. Feyenoord, 51 ; 3. AZ Alkmaar, 49 ; 4. NEC Nimègue, 38 ; 5. Groningue, 37 ; 6. Heerenveen, 36 ; 7. Utrecht, 36 ; 8. Ajax Amsterdam, 34 ; 9. Vitesse Arnhem, 33 ; 10. Waalwijk, 31 ; 11. Roda JC, 26 ; 12. Heracles Almelo, 26 ; 13. Twente, 25 ; 14. Sparta Rotterdam,21 ; 15. NAC Breda, 21 ; 16. ADO La Haye, 18 ; 17. Willem II, 14 ; 18. RBC Roosendaal, 5. BELGIQUE (21e journée) VENDREDI FC Bruges- Lierse ............................... 3-1 SAMEDI Anderlecht - Genk .............................. 4-1 La Gantoise- GB Anvers ...................... 2-1 Beveren - Saint-Trond ......................... 1-1 Charleroi- FC Brussels ........................ 1-0 Lokeren- Roulers ................................ 2-2 Westerlo- Mouscron .......................... 0-5 Waregem- Cercle Bruges .................... 3-1 Standard de Liège - La Louvière, prévu hier, a été reporté. Classement : 1. FC Bruges, 42 pts ; 2. Anderlecht, 40 ; 3. Standard de Liège, 39 ; 4. Waregem, 37 ; 5. Genk, 34 ; 6. La Gantoise, 34 ; 7. Westerlo, 32 ; 8. Lokeren, 32 ; 9. Charleroi, 30 ; 10. FC Brussels, 29 ; 11. Roulers, 26 ; 12. GB Anvers, 24 ; 13. Mouscron, 23 ; 14. Cercle Bruges, 22 ; 15. Beveren, 21 ; 16. La Louvière, 19 ; 17. Saint-Trond, 18 ; 18. Lierse, 13. I ÉCOSSE (Coupe, 8es de finale). – SAMEDI : Glasgow Rangers - HIBERNIAN, 0-3 ; Airdrie United (D 2) - Dundee FC (D 2), 1-1 (*) ; Clyde (D 2) - Gretna (D 3), 0-0 (*) ; Falkirk - Ross County (D 2), 1-1 (*) ; HEART OF MIDLOTHIAN - Aberdeen, 3-0 ; Inverness - Partick Thistle (D 3), 2-2 (*) ; Hamilton (D 2) - Alloa (D 3), 0-0 (*). HIER : Spartans (am.) Saint-Mirren (D 2), 0-0 (*). (*) Ces matches seront rejoués sur le terrain de l’équipe qui s’est déplacée ce week-end. Les quarts de finale auront lieu samedi 25 et dimanche 26 février. I ARSENAL : DIABY, HOMME DU MATCH. – Arrivé d’Auxerre il y a trois semaines, Abou Diaby (19 ans) a été élu homme du match par la plupart des journaux anglais à l’issue de Birmingham-Arsenal (0-2). Le Sunday Times a défini Diaby comme « un jeune Vieira » tandis que The Observer s’étonnait : « Diaby est une formidable révélation. Comment un tel talent a-t-il pu n’être retenu que dix fois pour jouer avec Auxerre ? » – J.-M. R. I SCOLARI SE VOIT SÉLECTIONNEUR DE l’ANGLETERRE. – L’actuel sélectionneur du Portugal, Luiz Felipe Scolari, dont le contrat se termine après la Coupe du monde, s’est positionné pour reprendre le poste de sélectionneur de l’équipe d’Angleterre après le départ annoncé de Sven-Göran Eriksson cet été. I LA COPA AMÉRICA AU VENEZUELA EN 2007. – Le comité exécutif de la Confédération sud-américaine a annoncé que la prochaine Copa América aura lieu du 26 juin au 15 juillet 2007 au Venezuela. UDINESE Del Piero (70e) CAGLIARI 4-1 Abeijon (2e) Esposito (19e, 61e) Suazo (37e) FIORENTINA EMPOLI Tavano (60e) 1-0 LECCE 1-0 CHIEVO VÉRONE Toni (37e) INTER MILAN Cruz (7e) 2-2 C. Lucarelli (54e, 68e) 2-2 De Rosa (45e+4) Paredes (90e + 2) SAMPDORIA LAZIO ROME MESSINE Di Napoli (80e s.p., 90e +6 s.p.) PALERME Barone (42e) Caracciolo (79e) 1-1 Kutuzov (30e) Classement Pts J. G. N. P. p. c. Diff. Bayern Munich . 50 19 16 2 1 39 13 +26 Werder Brême . 42 19 13 3 3 51 23 +28 Hambourg ......... 41 19 12 5 2 31 12 +19 Schalke 04 ....... 35 19 9 8 2 22 12 +10 Hertha Berlin .... 28 19 7 7 5 29 26 +3 VfB Stuttgart .... 26 19 5 11 3 21 18 +3 Borussia Dortmund . 25 19 6 7 6 26 26 0 M'Gladbach ... 25 19 6 7 6 25 26 -1 Hanovre .......... 23 19 4 11 4 28 25 +3 Leverkusen .... 22 19 5 7 7 26 28 -2 Eintracht Francfort 22 19 6 4 9 26 30 -4 Wolfsburg ...... 21 19 5 6 8 21 32 -11 Bielefeld ......... 20 19 5 5 9 22 28 -6 Mayence ........ 19 19 5 4 10 30 32 -2 Nuremberg .... 18 19 4 6 9 21 32 -11 Duisburg ........ 16 19 3 7 9 18 33 -15 FC Cologne ... 13 19 3 4 12 26 43 -17 Kaiserslautern .. 13 19 3 4 12 25 48 -23 AS ROME 0-3 HIER REGGINA HANOVRE Comotto (39e) Mancini (47e, 72e) Perrotta (77e) LIVOURNE M’GLADBACH 2-0 Klimowicz (41e) Hanke (64e) 1. 2. 3. 4. 5. 6. 7. 8. 9. 10. 11. 12. 13. 14. 15. 16. 17. 18. ASCOLI 1-1 Bogdani (50e) Willem II - Roosendaal ........................ 3-1 SAMEDI HIER GROUPE B Ballack (36e) VENDREDI CFA 2 (16e journée) GROUPE A SAMEDI LEVERKUSEN 1-0 TRÉVISE Araujo (63e) 0-0 AC MILAN Classement Pts J. G. N. P. p. c. Diff. - - - - - - - 1. Juventus Turin . 62 23 20 2 1 48 13 +35 2. Inter Milan ....... 54 23 17 3 3 46 16 +30 3. AC Milan ........... 48 23 15 3 5 48 23 +25 4. Fiorentina ......... 47 23 14 5 4 39 22 +17 5. AS Rome ........... 42 23 12 6 5 42 22 +20 6. Livourne ............ 38 23 10 8 5 26 25 +1 7. Chievo ............... 34 23 9 7 7 30 26 +4 8. Lazio Rome ...... 34 23 8 10 5 29 26 +3 9. Sampdoria ........ 33 23 9 6 8 36 30 +6 10. Palerme ............ 27 23 6 9 8 32 37 -5 11. Udinese ............. 26 23 7 5 11 23 33 -10 12. Sienne ............... 25 23 6 7 10 29 38 -9 13. Ascoli ................. 24 23 5 9 9 24 30 -6 14. Reggina ............. 23 23 6 5 12 23 38 -15 15. Messine ............. 22 23 4 10 9 21 31 -10 16. Cagliari .............. 22 23 5 7 11 24 35 -11 17. Parme ................ 21 23 5 6 12 26 42 -16 18. Empoli ............... 19 23 5 4 14 25 43 -18 19. Trévise ............... 14 23 2 8 13 14 31 -17 20. Lecce ................. 13 23 3 4 16 15 39 -24 BUTEURS. – 1. Toni (Fiorentina), 22 buts ; 2. Trezeguet(Juventus Turin), 18 buts ; 3. Totti (AS Rome), 13 buts ; 4. Tavano (Empoli) ; Adriano (Inter Milan) ; C. Lucarelli (Livourne) ; Chevtchenko, Gilardino (AC Milan), 12 buts ; 9. Suazo (Cagliari), 11 buts ; 10. Chiesa (Sienne), 10 buts ; 11. Pellissier (Chievo Vérone) ; Di Napoli (Messine) ; Bonazzoli (Sampdoria), 9 buts ; 14. Cruz (Inter Milan) ; T. Rocchi (Lazio Rome), 8 buts ; 16. Del Piero (Juventus Turin) ; Kakà (AC Milan) ; Caracciolo (Palerme) ; Cozza (Reggina) ; Mancini (AS Rome) ; Flachi (Sampdoria) ; Bogdani (Sienne), 7 buts ; 23. Martins (Inter Milan) ; Corradi (Parme) ; Diana (Sampdoria) ; Locatelli (Sienne), 6 buts. PROCHAINE JOURNÉE. – Mercredi : Ascoli - Livourne, Chievo Vérone - Sampdoria, Fiorentina - Inter Milan, Juventus Turin - Parme, Lecce - Empoli, Messine Sienne, AC Milan - Trévise, Palerme Lazio Rome, AS Rome - Cagliari, Udinese - Reggina. LE WEEK-END EUROPÉEN ITALIE J INTER MILAN - CHIEVO VÉRONE : 1-0 (1-0) But : Cruz (7e). Avertissements. - Inter Milan : I. Cordoba (10e), Burdisso (61e) ; Chievo Vérone : D’Anna (7e). INTER MILAN : Julio César - J. Zanetti (cap.),I. Cordoba, Samuel, Burdisso - Figo, Veron, Stankovic, Kily Gonzalez (Cambiasso, 76e) - Cruz, Adriano. Entraîneur : R. Mancini. J JUVENTUS TURIN - UDINESE : 1-0 (0-0) But : Del Piero (70e). Avertissements. Juventus Turin : Giannichedda (80e) ; Udinese : Muntari (35e et 36e), Vidigal (39e). Expulsion. - Udinese : Muntari (36e). JUVENTUS TURIN : Buffon - Zambrotta,Thuram (cap.), F. Cannavaro, Balzaretti - Nedved, Camoranesi (Del Piero, 57e), Emerson, Mutu (Giannichedda, 76e) - Trezeguet, Ibrahimovic. Entraîneur : F. Capello. J LAZIO ROME - AC MILAN : 0-0 Avertissements. – Lazio Rome : Oddo (57e) ; AC Milan : Kaladze (33e). AC MILAN : Dida – Stam (Cafu, 79e), Nesta, Kaladze, Serginho – Gattuso, Pirlo, Seedorf (Jankulovski,83e) – Kaka – Chevtchenko (cap.), Gilardino. Entraîneur : C. Ancelotti. I SUISSE (Coupe, quarts de finale). – SAMEDI : Locarno (D 2) - SION (D 2), 0-1 ; HIER : Aarau - FC ZURICH, 1-1 (2-3 aux t.a.b.) ; Lugano (D 2) - YOUNG BOYS BERNE, 1-2 ; Servette Genève (D 3) - WINTERTHUR (D 2), 1-3 a.p. Les demi-finales auront lieu jeudi 9 et jeudi 17 mars, la finale lundi 17 avril. I ADEBAYOR DE RETOUR À MONACO ! – Buteur pour son premier match avec Arsenal samedi à Birmingham (2-0), Emmanuel Adebayor était de passage hier après-midi à La Turbie, sous le regard pour le moins interloqué de Jean-Luc Ettori, le directeur sportif de l’ASM, pas du tout au courant de cette visite surprise. Parti en très mauvais termes avec les dirigeants monégasques et Francesco Guidolin, le Togolais était venu « récupérer quelques affaires » et saluer ses anciens coéquipiers. « Je souhaite le meilleur à Monaco », a-t-il indiqué avant de s’éclipser. – S. K. I COLMAR : MONACO S’INTERROGE. – Le report du match de CFA 2 Colmar-Auxerre C, prévu samedi pour cause de gel, n’a bien sûr pas échappé à l’AS Monaco, qui a été éliminé sur la pelouse gelée du club alsacien mercredi en Coupe de France (0-1 a.p.). « C’est difficilement compréhensible, notait hier Jean-Luc Ettori, le directeur sportif de l’ASM. On peut jouer en Coupe et pas en Championnat trois jours plus tard ? C’est une vraie mascarade. » Francesco Guidolin, l’entraîneur monégasque, extrêmement remonté par cette élimination qu’il vit comme une « injustice », a préféré ne pas s’exprimer hier. – S. K. LUNDI 6 FÉVRIER 2006 Bleu Rouge Noir Jaune Rouge HIER SAMEDI BAYERN MUNICH Bleu HIER ITALIE (23e journée) Jaune HIER ALLEMAGNE (19e journée) Noir Bleu Noir ISTRES : Riou – S. Pérez, Bilica, Savry ou Gnohéré, Dumolin (cap.) – Maurel, Bakour, Cavalli, M’Futi ou L. Malouda – Bochu, Viale. Remplaçants : Legrand (g.), L. Malouda ou M’Futi, Mohellebi, Gnohéré ou Savry, Leugueun ou Hamed ou Cid. Entraîneur : J.-L. Gasset. LORIENT : Audard (cap.) – Boutruche, Marchal, Genton, Morel – Ziani, Ewolo, Guel, Pedron – Bourhani, Audel. Remplaçants : Salin (g.), Recorbet, Marveaux, Moullec, N’Guema. Entraîneur : C. Gourcuff. Arbitre : M. Grégoire. Croix-de-Savoie- Raon-l’Étape ...... 0-0 Toulon- EntenteSSG ....................... 0-0 Châtellerault- Boulogne-sur-Mer .. 2-3 Vannes- Cannes ............................. 2-1 Pau - Tours ...................................... 0-0 Angers- Louhans-Cuiseaux ........... 1-2 Nîmes- Bayonne ............................. 5-1 Libourne-St-Seurin- Cherbourg ..... 4-0 Moulins-Niorta été reporté en raison du gel. PROCHAINE JOURNÉE. – Vendredi 10 février, 20 heures : GFCO Ajaccio - Châtellerault, Cannes-Nîmes ; Samedi 11 février, 18 heures : Raon-l’Étape - Libourne-Saint-Seurin, Entente SSG - Angers ; 19 h 30 : Bayonne-Toulon ; 20 heures : Boulogne-sur-Mer - Moulins, Niort - Croixde-Savoie, Tours-Romorantin, Louhans-Cuiseaux - Pau, CherbourgVannes. ÉTRANGER 13 Bleu Rouge Noir Jaune FOOTBALL COUPE D’AFRIQUE DES NATIONS Une victoire et un déclic ? Les Ivoiriens estiment que leur qualification contre le Cameroun va finir de les décomplexer. LE CAIRE – de notre envoyé spécial LA NUIT EST DÉJÀ TOMBÉE sur Le Caire depuis une éternité. Aruna Dindane et Kolo Touré, les quasi frères, causent dans un coin de leur hôtel longtemps après la qualification de la Côte d’Ivoire contre le Cameroun (1-1, 12-11 aux t.a.b.). Jean-Jacques Tizié fait et refait cette invraisemblable épreuve de tirs au but. Il parle de sa blessure à une cuisse qui l’empêcha souvent de se lancer, de cet arbitre tatillon prêt à le réprimander au moindre mouvement et du premier but de sa carrière. Son énorme sourire teinté de timidité surpasse la force de ses mots, sa sérénité rejaillit. Abdoulaye Meïte, Cyril Domoraud ou Bonaventure Kalou, tous remplaçants dimanche, prolongent ce sentiment de plénitude dans des discussions amicales. Henri Michel, le sélectionneur, savoure plus encore ces instants-là, il apostrophe les journalistes avec ses phrases à lui, souvent rudes, peut-être blessantes, jamais, au fond, vraiment méchantes. Il y a derrière ces saillies comme une volonté d’exister dans son propre pays, oublieux à ses yeux de son apport, d’en finir avec des commentaires qu’il juge immérités, presque désobligeants en France. « J’ai tellement entendu de choses après la défaite contre le Cameroun à Abidjan (2-3). Et puis, depuis le début, vous ne parlez que de savoir si j’allais être viré ou non. Est-ce que c’est normal ? » Son comportement dit surtout un profond soulagement. Michel sera logiquement en Allemagne en juin avec un groupe qui a peut-être réussi contre le Cameroun à s’enlever du poids d’un complexe. Battus deux fois en éliminatoires par les Lions indomptables (0-2, 2-3), les Éléphants jouaient gros dans ce faceà-face aux allures de thérapie. Sou- vent considérés comme friables défensivement et mentalement, les Ivoiriens ont su gérer ces paramètres. Une première victoire sur eux-mêmes. Tizié : « C’était important pour le pays » « Ce match, c’est comme une passation de pouvoir, explique ainsi Meïte. Les gens ont beaucoup parlé sur nous, on avait à cœur de prouver que nous méritions de vaincre, d’aller en Allemagne. C’était comme une bête noire. On a été costauds défensivement. Pour moi, c’était à peu près une finale. » Tizié pense même qu’une tendance s’est inversée : « Ça commençait à devenir comme un complexe. Les Camerounais prenaient le dessus sur nous tout le temps et c’était difficile à digérer. Mentalement, ça va être le déclic. Depuis le début, on attendait ça. On a montré que nous avions une grande force morale. Nous aurons une assurance totale pour la suite. On va voir la véritable équipe de Côte d’Ivoire. Et c’était important pour le pays car les gens n’ont que le foot là-bas en ce moment. » Ce raisonnement parsème le discours ambiant. De ce succès pourrait naître une autre Côte d’Ivoire, plus joueuse, plus sûre d’elle. Kolo Touré : « Ça va nous faire vachement de bien mentalement. Même si le match n’a pas été d’une grande qualité, c’est bon pour le moral. On a bien travaillé, car on savait ce qu’on avait à faire. Mais on sait qu’on n’a franchi qu’une étape. » Michel leur a très vite rappelé dans un vestiaire surchauffé les réalités de la compétition. La Coupe d’Afrique ne s’arrête pas au duel avec le Cameroun. Elle ne fait peut-être que débuter pour le dernier représentant africain en Coupe du monde encore en course en Égypte… HERVÉ PENOT I ARUNA EST RENTRÉ DÉFINITIVEMENT EN FRANCE. – L’attaquant ivoirien Aruna Dindane a quitté définitivement ses coéquipiers hier matin malgré la qualification de son pays pour les demi-finales de la CAN. Le Lensois, blessé à un mollet, est rentré en France, deux jours seulement après avoir rejoint sa sélection, qu’il avait déjà dû quitter une première fois en raison du décès de sa petite fille. « Ç’aurait été trop dur de rester avec mes coéquipiers sans pouvoir jouer, a expliqué Aruna, et je ne pouvais pas prendre de risques. J’ai donc préféré rentrer. » – H. P. AGENDA DEMAIN LES DEMI-FINALES DEMAIN 15 HEURES (14 HEURES, HEURE FRANÇAISE) Côte d’Ivoire - Nigeria à Alexandrie, stade Haras el-Hedood (Eurosport) 19 HEURES (18 HEURES, HEURE FRANÇAISE) 21 HEURES Monaco - Nice (France 2) MERCREDI 8 FÉVRIER I LIGUE 1 (26e journée, matches décalés) Voir page 10. I COUPE DE FRANCE 11 H 30 Tirage au sort des huitièmes de finale (mardi 21 et mercredi 22 mars) dans l’émission Téléfoot sur TF1, effectué par Bernard Laporte. Rouge Jaune LUNDI 6 FÉVRIER 2006 PAGE 13 Bleu Rouge Noir Jaune Rouge 16 HEURES Nancy - Le Mans (France 3) JEUDI 9 FÉVRIER I LIGUE 2 (25e journée, match avancé) Voir page 12. VENDREDI 10 FÉVRIER I LIGUE 1 (26e journée) Voir page 10. I NATIONAL (23e journée, suite) Voir page 12. I COUPE DE FRANCE (16es de finale, matches en retard) 15 HEURES Sainte-Geneviève (CFA) - Calais (CFA) 18 HEURES AS Vitré (CFA) - Longuenesse (PH) DIMANCHE 12 FÉVRIER Bleu I LIGUE 1 (24e journée, match en retard) Voir page 10. I COUPE DE LA LIGUE (demi-finale) I LIGUE 2 (25e journée, suite) Voir page 12. I NATIONAL (23e journée, matches avancés) Voir page 12. SAMEDI 11 FÉVRIER Jaune BUTEURS.– 1. Eto’o (Cameroun) ; Feindouno (Guinée), Santos (Tunisie), 4 buts ; 4. Flavio Amado (Angola) ; Ahmed Hassan, Moteb (Égypte), 3 buts ; 7. Meyong (Cameroun) ; Drogba (Côte d’Ivoire) ; Abo Treka (Égypte) ; O. Bangoura, K. Diawara (Guinée) ; Martins (Nigeria) ; H. Camara (Sénégal), 2 buts, etc. I COUPE DE LA LIGUE (demi-finale) I CHAMPIONNAT D’EUROPE ESPOIRS 2006 12 HEURES (13 HEURES, HEURE FRANÇAISE) À Porto, tirage au sort de la phase finale, au Portugal (23 mai - 4 juin), avec la France. APRÈS PLUSIEURS décennies pastégée par le gardien devenu nain, sées à suivre du football, on peut, je succède la sensation que le but rapesuppose, avouer parfois quelque lastisse à mesure que le tireur s’en situde. Pour peu que l’on n’ait jamais approche. Hormis ces deux-là, tous eu une âme de supporter, que l’on se les autres sont spectateurs. Pas seupassionne modérément pour les lement ceux dont c’est le statut habirumeurs de transferts, que l’on soit tuel, mais aussi les équipiers et les rarement captivé par les discours des hommes du banc, plus désarmés et vedettes et qu’on trouve souvent exclus que jamais. Réunis dans le attristantes les us du milieu, reste rond central où passent et se heureusement l’attachement au jeu, confrontent tous les sentiments, les lequel ne se sort pas si mal de la compagnons du tireur rejoignent modernité. Il en faut pourtant plus leurs supporters tétanisés dans les pour entretenir la flamme, d’un travées, les téléspectateurs vissés match à l’autre. dans leur fauteuil dans le rôle subalterne et essentiel de témoins. Il faut croire qu’il existe quelque Cette épreuve est une affaire de chose de plus fort auquel on ne regards. Comme les duels entre un désespère jamais d’assister lors du bon, une brute, un truand. On scrute match d’après, une péripétie, une l’expression des visages, enfermés extravagance, une rareté propre à dans une quête de conviction intime, redonner aussitôt confiance dans ou perdus dans une vaste tempête l’avenir du jeu. C’est cet imprévisible d’émotions. Des yeux se plantent miracle qui fait le prix de l’attente. dans le ciel ou plongent dans le creux Samedi, en sautant d’Eurosport de mains jointes. Le verdict sera ausà Canal en un aller-retour Paris si religieux que technique et tous les Le Caire, on a pu vivre quelques-uns signes sont bons à prendre qui perde ces instants revivifiants, allant suadent qu’on a crescendo dans Dieu dans son l’émotion : une CHRONIQUE camp. Regards série de tirs au but d’hommes se entre Nigeria et sachant regardés, aussi, par pluTunisie, un dernier quart d’heure sieurs millions de spectateurs scrucomme le Parc n’en a pas connu tant un battement de cils, épiant une depuis longtemps, enfin, le magnicontraction nerveuse de maxillaires, fique épilogue de Côte d’Ivoire pronostiquant la réussite ou l’échec Cameroun. du tir à venir à partir d’un signe de Les tirs au but, ce n’est plus tout à fait tête ou d’une démarche jugée hésidu foot, mais ils sont un concentré de tante ou assurée. toutes les émotions, l’incertitude On finit par prendre le parti d’un des étant portée au paroxysme. Ce n’est deux camps, pour la bonne mine de plus un jeu collectif mais un face à celui-ci ou contre l’arrogance de face individuel qui va conditionner le celui-là. Mais, au spectacle de cette destin de deux équipes. C’est une remarquable leçon de maîtrise de la suite de duels, à la vie, à la mort, technique et des émotions, on vouentre adversaires qui ne disposent drait qu’il n’y ait pas de vaincu, tout pas des mêmes armes. Comme au en sachant qu’il en faudra un. cirque antique où l’épée et le bouPourquoi faut-il que ce soit Eto’o qui clier du mirmillon s’opposaient au déchire ce moment de perfection ? trident et au filet du rétiaire, s’affronPourquoi est-ce si souvent le joueur tent le tireur qui décide de tout, de la majeur, l’emblème, le meneur qui force, de la puissance et de la direcrate le point décisif, en envoyant le tion du ballon, et le gardien qui n’a ballon dans les étoiles ? Ce sont ausque ses mains, son œil, ses réflexes si des questions sans réponse et – peut-être – un mystérieux sens comme celle-ci qui font qu’on regarsupplémentaire. dera, une fois de plus, le prochain L’apparente disparité des forces et match. En espérant cependant que des moyens puis le renversement de ces miracles inoubliables ne soient cette sensation d’inégalité en faveur pas trop fréquents, pour conserver le de la victime désignée accentuent prix de la rareté. l’intensité du drame. À l’impression DIDIER BRAUN d’immensité que donne la cage pro- Noir Bleu Noir Égypte - Sénégal au Caire, stade international (Eurosport) LE CAIRE. – Didier Drogba prend le dessus sur le capitaine camerounais, Rigobert Song, sous les yeux de Saidou Alioum et Baky Koné (à droite) : comme le symbole d’un quart de finale qui fera date dans l’histoire du foot ivoirien. (Photo Michel Deschamps) Le prix de la rareté 14 Bleu Rouge Noir Jaune TENNIS OPEN GAZ DE FRANCE (WTA Tour, indoor) En attendant Mauresmo La championne d’Australie se fait une joie de retrouver son public alors que Pierce et les autres Françaises ne demandent qu’à briller. DEPUIS QU’ELLE est rentrée d’Australie, Amélie Mauresmo a enchaîné les réceptions, soit intime avec ses proches, soit amicale en partageant une coupe de champagne avec les membres de son club, le TC Paris, soit officielle comme samedi soir lors du dîner de gala organisé par la Fédération française de tennis dont les dirigeants étaient réunis en assemblée générale. Et puis hier, sur le coup de midi et demi, Mauresmo était cette fois au stade Pierre-de-Coubertin, entourée de Mary Pierce, Nathalie Dechy, Tatiana Golovin et Nadia Petrova, pour participer au tirage au sort du tableau de l’Open Gaz de France qui débute aujourd’hui. Au cours de cette semaine agitée, la numéro 2 mondiale a tout de même trouvé un peu de temps pour taper dans la balle. « J’y vais tout doux, disait-elle vendredi soir au TCP. Je suis encore dans le potage, même si j’ai dormi douze heures la nuit dernière, mais ça ira mieux dans quelques jours. » Ses petits soucis de récupération mis à part, Mauresmo se fait une joie de retrouver le public de Coubertin qu’elle adore et qui l’adore. Les retrouvailles promettent d’être explosives dans ce stade de modestes dimensions où les chœurs résonnent sous la verrière et qui présente l’avantage pour les spectateurs de se trouver collés au court, tout proches de l’action. Tête de série no 1, Mauresmo est exempte du premier tour comme les trois joueuses qui la suivent : Mary Pierce (no 2), Nadia Petrova (no 3) et Patty Schnyder (no 4). Cela signifie que sa première apparition ne sera pas programmée avant mercredi ou jeudi. Mais d’ici là, il y aura de l’action, grâce à la présence de toutes les meilleures Françaises, ainsi que de Elena Dementieva qui vient de gagner à Tokyo, Dinara Safina, la tenante du titre, Flavia Pennetta, l’Italienne en gros progrès, ou l’excellente joueuse indienne, véritable star dans son pays, Sania Mirza. Ces deux dernières joueuses se rencontreront d’ailleurs au premier tour. Mais le match qui devrait d’entrée faire le plus d’étincelles est celui qui opposera Nathalie Dechy à Marion Bartoli. Il y a un an, Dechy débarquait d’Australie auréolée d’une place de demi-finaliste du premier tournoi du Grand Chelem de la saison, mais elle était tombée à Paris au deuxième tour sur une Bartoli particulièrement incisive. Cette année, le début de saison de Dechy a été nettement moins brillant à cause d’une tendinite au genou. La semaine dernière, elle s’est fait éliminer par Martina Hingis à Tokyo à l’issue d’un match acharné qui lui a permis de reprendre confiance. « Je n’ai plus du tout mal au genou et j’ai retiré plein de choses positives de mon match contre Martina, assurait Dechy. J’espère donc que je serai en mesure de prendre ma revanche sur Marion que je n’ai pas rencontrée depuis un an. Pour l’instant, je ne me fais pas de soucis sur mon début d’année difficile car la saison est très longue et il peut se passer beaucoup de choses. » Autre joueuse en quête de victoires, Tatiana Golovin espère réussir aussi bien à l’Open Gaz de France 2006 qu’en 2004 et 2005 (demi-finaliste) pour effa- SIM SI MPLE P FEM MM M MEESS cer ses deux défaites en deux tournois, à Melbourne et Tokyo. « Mon début de saison a été plutôt frustrant. À Paris, je n’ai que de bons souvenirs, alors j’espère profiter de ce tournoi pour retrouver le vrai rythme de la compétition », déclarait-elle. Marion Bartoli, de son côté, a vite trouvé le rythme et la confiance en remportant son premier tournoi sur le circuit WTA, début janvier, à Auckland. « Je pense avoir joué à mon meilleur niveau ces dernières semaines, j’espère que ça va continuer. » Enfin, après avoir évoqué les retrouvailles de Mauresmo avec le public parisien, il faut aussi parler de ceux de Mary Pierce, qui revient à Coubertin avec le dossard de tête de série no 2. Personne n’a oublié ses remarquables performances de l’année dernière avec une finale à Roland-Garros, une autre à l’US Open et une troisième au Masters. Aujourd’hui sixième mondiale après avoir occupé la cinquième place en fin de saison dernière, Pierce compte bien continuer sur le chemin qui peut la mener à la première place mondiale d’ici à Roland-Garros et faire oublier sa défaite devant Amélie Mauresmo au deuxième tour de l’Open Gaz de France 2005. PROGRAMME A u j o u r d ’ h u i , à p a r t ir d e 12 heures. – Tour qualificatif : Parmentier-Pironkova (BUL) ; PinLisjak (CRO) ; Brémond-Arvidsson (SUE). Pas avant 17 heures. – Premier tour : Foretz-Grönefeld (ALL) ; Loit-Vinvi (ITA) ; Safina (RUS) - Chakvetadze (RUS). Après avoir fêté sa victoire à l’Open d’Australie, Amélie Mauresmo a repris la raquette jeudi dernier afin de soigner ses retrouvailles avec le public parisien à l’Open Gaz de France dont elle est tête de série no 1. (Photo Nicolas Luttiau) TOKYO (WTA Tour, indoor) Hingis dépassée ALAIN DEFLASSIEUX 1/8 1 MAURES M MAURESM M O (22) 7 3 6 5 4 8 2 - Byyee : MAURESMO QQuuualifié alifiée - Doouuchevinaa ((RUS, 50) 5 : Razzano Ra azzano ((442 42) - Peeschke (RT RTTC, TC, 37) : SAFINA (RUS, RUS 17) - Chakvetadze dzee ((RUS (RUS,, 35)) : PETROVA (RUS, 7) - Bye : PETROVA Smashnova (ISR, 48) - Qualifiée : Golovin (24) - Domachowska (POL, 63) : PENNETTA (ITA, 16) - Mirza (IND, 34) : DEMENTIEVA (RUS, 9) - Qualifiée : Bartoli (27) - Dechy (21) : Safarova (RTC, 33) - Qualifiée : SCHNYDER (SUI, 8, w.c.) - Bye : SCHNYDER GRÖNEFELD (ALL, 19) - Foretz (90, w.c.) : Vinci (ITA, 40) - Loit (69, w.c.) : Medina Garrigues (ESP, 25) - Qualifiée : PIERCE (6) - Bye : PIERCE (entre parenthèses, la nationalité et le classement WTA ; w.c. : wild-card) COUPE DAVIS - © Médiathèque Gaz de France / Corinne Dubreuil - Gaz de France SA au capital de 983 871 988 € - 542 107 651 RCS Paris Nadal du bon pied Le « nouveau Nadal » TARBES – L’édition 2006 des Petits As n’a rajeuni personne puisque les entraîneurs de deux des finalistes sont d’anciens participants… Chez les filles, la grande Canadienne Gabriela Dabrowski (13 ans, déjà 1,70 m) a laissé parler son sens du jeu supérieur, s’imposant sous le regard de celle qui l’entraîne à Ottawa, mais seulement six heures par semaine (!), Sonya Jeyaseelan. Cette joueuse de vingt-neuf ans, demi-finaliste des Petits As 1990 contre Lindsay Davenport. Stéphane Huet, huitième-finaliste à Tarbes en 1985, travaille à l’Académie Mouratoglou où il entraîne notamment Sebastian Lavie. Ce Néo-Zélandais de treize ans a surpris à Tarbes en atteignant la finale. Il a fini par tomber hier devant Carlos Boluda, le prometteur Espagnol de douze ans, annoncé comme le « nouveau Nadal » . – J. Re. FINALES. – Filles : Dabrowski (CAN) b. Marenko (RUS), 6-3, 6-4. Garçons : Boluda (ESP) b. Lavie (NZL), 7-6 (7-3), 6-3. I TAUZIAT ENTRAÎNEUR. – Alors que l’équipe de France de Coupe Davis s’entraînait avant-hier à Roland-Garros, on vit Nathalie Tauziat remonter des courts couverts du CNE en présence de Stéphanie Cohen-Aloro. Renseignement pris, l’ancienne finaliste de Wimbledon (1998), qui a pris sa retraite en 2002, va bien s’occuper désormais de la joueuse parisienne. Tombée à la 122e place du classement WTA, cette dernière se voit offrir un appui prestigieux. À trente-huit ans, Nathalie Tauziat entame sa première expérience de coaching sur le circuit. – P. Co. I GAUDIO DANS LE DOUTE. – Gaston Gaudio devrait déclarer forfait pour le match Argentine-Suède de Coupe Davis. Le « chat » a en effet rapporté de sa défaite au second tour du tournoi de Viña del Mar une tendinite à l’épaule droite. Selon son entraîneur, Franco Davin, cela fait longtemps que Gaston a mal à l’épaule. En Australie déjà, la douleur s’était diffusée jusqu’au cou. Sa participation à la Coupe Davis semble compromise. Pour le remplacer, Alberto Mancini, le capitaine argentin, hésiterait entre deux noms : José Acasuso et Guillermo Coria. – A. J. de notre envoyé spécial TROIS MOIS ET DEMI sans compétition, c’est à peu près insupportable pour Rafael Nadal. Le vorace numéro 2 mondial n’a plus disputé de match officiel depuis la finale qu’il avait remportée au Masters Series de Madrid le 23 octobre dernier contre Ivan Ljubicic. À l’époque, sa tendinite au genou l’empêcha de mener à terme sa formidable saison 2005 (onze titres, dont Roland-Garros), le privant de ParisBercy et du Masters. Samedi soir, Nadal, dix-neuf ans, a disputé un match-exhibition avec Fabrice Santoro à Tarbes (un set partout, victoire au super tie-break). Le Majorquin n’ira pas au Bélarus pour la Coupe Davis le week-end prochain, mais il s’estime apte à reprendre la compétition dès la semaine suivante, au tournoi de Marseille. L’essentiel est là : il a réglé ses problèmes de pied. Car, après le genou, ce fut le pied gauche qui le fit souffrir. Ce pied, qu’il cassa au tournoi d’Estoril 2004 en jouant contre Richard Gasquet et qui, depuis, le gêne. Seule solution : modifier ses appuis, surtout sur ses frappes en coup droit. Nadal et son oncle de coach Toni s’y attellent donc depuis la reprise de l’entraînement, mais cela crée des douleurs. Il a fallu trouver les chaussures et, surtout, les semelles adaptées à ses pieds. Nadal a même fait l’aller-retour aux États-Unis pendant l’Open d’Australie pour permettre une étude biomécanique par les techniciens de Nike, son équipementier. À Tarbes, le dauphin de Federer s’est dit heureux de ses souliers, rassuré et pressé de renouer avec les matches à enjeu. « Ça fait à peu près trois semaines que je m’entraîne normalement, expliqua-t-il. Je serai sans doute encore un peu court à Marseille. J’espère retrouver mon niveau à Dubaï, afin de bien me lancer vers la tournée américaine (Indian Wells, Miami). » Ce retard à l’allumage rend l’Espagnol prudent sur ses objectifs : « Déjà avant d’être blessé, j’avais prévenu qu’il serait compliqué de rééditer en 2006 mon exceptionnelle saison 2005. » Le bonhomme a déjà suffisamment surpris son monde pour qu’il faille s’attendre à le retrouver rapidement dans les fins de tournoi… – J. Re. AGENDA I COUPE DAVIS (10-12 février). – Premier tour : Allemagne-France, à Halle (Rebound Ace indoor) ; Autriche-Croatie, à Graz (terre battue indoor) ; Argentine-Suède, à Buenos Aires (terre battue) ; Biélorussie-Espagne,à Minsk (indoor) ; Suisse-Australie,à Genève (terre battue indoor) ; Pays-Bas - Russie, à Amsterdam (indoor) ; États-Unis Roumanie, à La Jolla (dur) ; Chili-Slovaquie, à Rancagua (terre battue). I OPEN GAZ DE FRANCE (voir ci-dessus) I PATTAYA (THA, WTA Tour, dur, 170 000 $, 5-12 février). – Zvonareva (1) ; Asagoe (2) ; Castaño (3) ; Peer (4) ; Llagostera Vives (5) ; Zheng Jie (6) ; Nakamura (7) ; Santangelo (8). Tenante du titre : Martinez (ESP). RÉSULTATS I ZAGREB (CRO, ATP, indoor, 302 000 /, 30 janvier-5 février). – Finale : Ljubicic (CRO) b. Koubek (AUT), 6-3, 6-4. I DELRAY BEACH (USA, ATP, dur, 380 000 $, 30 janvier-5 février). – Demi-finales : Malisse (BEL) b. Garcia-Lopez (ESP), 7-6 (7-4), 6-1 ; Haas (ALL) b. Spadea (USA), 6-3, 6-2. Finale : Haas (ALL) b. Malisse (BEL), 6-3, 3-6, 7-6 (7-5) I VIÑA DEL MAR (CHL, ATP, terre battue, 380 000 $, 30 janvier-5 février). – Demi-finales : Acasuso (ARG) b. Ramirez Hidalgo (ESP), 6-2, 6-4 ; Massu (CHL) b. Gonzalez (CHL), 3-6, 7-6 (7-3), 6-4. I ANDRÉZIEUX (ATP Challenger, indoor, 85 000 /, 30 janvier-5 février). – Finale : Elseneer (BEL) b. Simon, 4-6, 6-1, 6-4. I FLORIANOPOLIS (BRE, ATP Challenger, terre battue, 25 000 $, 30 janvier-5 février). – Demifinale : Junqueira (ARG) b. Devilder, 6-2, 4-6, 6-4. PAGE 14 LUNDI 6 FÉVRIER 2006 Bleu Rouge Noir Jaune Rouge halluciné par ce que je lis dans la presse. J’affirme que pas un de nous n’aurait réagi comme Fabrice dans des conditions similaires. » « Ma femme est enceinte et doit accoucher à la fin du mois, sûr que j’aurais aimé passer le week-end avec elle », renchérit Sébastien Grosjean. « J’ai cinq mecs nickel. Je ne pouvais pas faire une exception pour Fabrice », reprenait le capitaine qui ajoutait : « Ils disent ce qu’ils pensent. Je ne leur ai rien soufflé. » Le vent de la sincérité semblait en effet souffler dans les rangs. Dans son style dépouillé, c’est Michaël Llodra qui trouva le mot de la fin : « Je suis peut-être celui qui est le plus proche de Fabrice. On a vécu des trucs extras sur le plan sportif. Mais là, il a déconné. Et s’il y en a un qui n’a pas le droit de déconner, c’est lui. » C’est peut-être là, le nœud du problème. Santoro a une ardoise en équipe de France. Il n’a plus le droit de bouger une oreille. – P.Co. Bleu Rouge EN RÉPONSE aux déclarations de Fabrice Santoro sur sa non sélection à la rencontre Allemagne-France de Coupe Davis la semaine prochaine, la FFT avait organisé, hier, une conférence de presse à Roland-Garros. Entouré de ses cinq joueurs (Paul-Henri Mathieu, Arnaud Clément, Michaël Llodra, Sébastien Grosjean et Richard Gasquet) le capitaine Guy Forget exprima en préambule sa surprise sur les développements de l’affaire. « Finalement mon seul tort, c’est de lui avoir tendu la main », dit-il. J’ai essayé de lui faire comprendre les valeurs qui sont les nôtres depuis huit ans. Au bout d’un certain temps, j’ai compris qu’on n’était pas sur la même longueur d’ondes. » Puis Arnaud Clément, le premier, vint à la rescousse : « Je ne comprends pas pourquoi Guy doit se justifier. Si Fabrice avait tant envie de revenir en équipe de France, pourquoi avait-il pris cet engagement la semaine précédant la rencontre de Coupe Davis ? Je suis Jaune Bleu Jaune “ MON PLUS BEAU DOUBLE, JE LE JOUE DEPUIS 9 ANS AUX CÔTÉS DE GAZ DE FRANCE. ” Soudés avec Forget Noir Noir Partenaire historique du tennis féminin depuis 14 ans, Gaz de France organise l'Open Gaz de France du 4 au 12 février au Stade Coubertin. Ce tournoi, qui a largement contribué au formidable essor du tennis féminin, accueille tous les ans les meilleures joueuses mondiales. Cette année encore, Gaz de France est fier de partager ces grands moments d’émotion avec un public toujours plus nombreux et passionné. www.opengazdefrance.com MARTINA HINGIS n’a pas pesé bien lourd hier en finale. Laminée par Elena Dementieva 6-2, 6-0, l’ancienne numéro 1 mondiale a pris cette claque avec philosophie : « Il faut croire qu’Elena était la Russe de trop. Autrefois je devais affronter les deux sœurs Williams et Davenport. Maintenant il y a toute une armée de Russes sur votre route. » Pourtant la veille, elle avait décapité l’armée rouge en éliminant sèchement Maria Sharapova en demifinale (6-3, 6-1). Le scénario fut tout autre contre Dementieva qui la breaka d’emblée et remporta les neuf derniers jeux du match, marquant deux fois plus de points dans la deuxième manche. « Pas d’excuse, avouait la perdante. J’ai essayé pas mal de trucs, mais elle a eu à chaque fois une meilleure réponse. S’il elle joue comme ça tout le temps, elle devrait gagner des Grands Chelems. » « Je crois que j’ai pu utiliser tout mon potentiel, reconnaissait l’intéressée. J’ai pris ma chance dans l’échange et j’ai également très bien servi. » Cette victoire lui permet d’obtenir un bilan positif vis-àvis de la prestigieuse joueuse suisse qu’elle a battue lors de leurs trois dernières rencontres après avoir perdu les deux premières. Son précédent succès remontait au tournoi de Filderstadt (Allemagne) à l’automne 2002, pour ce qui allait s’avérer le dernier match d’Hingis avant sa première retraite. Elena Dementieva décroche aussi dans l’affaire le premier « Tier 1 » de sa carrière. Car la belle Russe, deux fois finaliste en Grand Chelem (Roland-Garros et Flushing Meadows en 2004) n’avait jamais pu s’imposer dans un tournoi d’un rang supérieur à « Tier 2 » . La perdante avait aussi le sourire après une semaine qui l’a vue plus que jamais se réinstaller dans le circuit. Sa finale va lui permettre de se hisser à la 52e place mondiale. Pas mal pour une joueuse non classée au 1er janvier.P.Co. Dotation : 1 340 000 $ Finale : Dementieva (RUS) b. Hingis (SUI), 6-2, 6-0. 15 Bleu Rouge Noir Jaune SKI DE FOND COUPE DU MONDE – 15KM CLASSIQUE « Je suis surpris » VINCENT VITTOZ, 3e du 15 km classique de Davos, s’est offert hier le premier podium de sa carrière dans ce style. Inattendu ! Une semaine après être descendu d’un stage en altitude, Vincent Vittoz, 30 ans, a réussi hier un exploit inespéré en classique, style où jusque-là il n’avait jamais fait mieux qu’une 4e place (le 26 novembre dernier en Finlande). Mais à six jours de son entrée sur les pistes olympiques de Pragelato, avec la poursuite, le « Cluse » ne veut pas s’emballer. Seulement se concentrer pour réussir ses trois objectifs, deux en individuel et le relais par équipes. « ÊTES-VOUS SURPRIS de cette 3e place en style classique ? – Oui, surtout que la piste de Davos n’est pas forcément une piste que j’affectionne en classique. Certes, j’avais déjà terminé quatrième dans ce style, à Kuusamo, mais, pour moi, une perf’ autour de la 10e place est déjà super en classique. Je suis surpris car une semaine après un stage en altitude, c’est toujours très difficile de se situer. – Justement, ne craignez-vous pas d’être prêt trop tôt pour les qué d’un peu de fraîcheur aux Jeux. Cette fois, je suis sur ma ligne de conduite. J’espère que cela paiera. – Pour vous, le roi du skating, que signifie un podium en classique ? – Je n’imaginais pas forcément, un jour, faire quelque chose comme ça. Ça me paraissait un peu inaccessible. Ou alors, c’était peut-être un objectif de fin de carrière… Maintenant, c’est fait et c’est bien (il rigole). – Où s’est jouée la course, selon vous ? – Les conditions me correspondaient bien. La neige était dure, comme je l’aime, avec un appui assez franc. C’est vraiment ce qu’il faut pour que j’arrive à développer mon rendement maximum en classique. « Hâte d’y être » – Que peut changer cette performance à l’égard de vos ambitions olympiques ? – Aux Jeux, j’ai trois objectifs, deux courses individuelles, le 50 km départ JO qui débutent, pour vous, dimanche prochain avec la poursuite ? – C’est un peu le risque… On verra. Pour moi, le but c’est de conserver cette forme pendant trois semaines, jusqu’aux 50 km (le 26 février). C’est en tout cas rassurant de savoir que je suis en forme en vue de la poursuite. J’ai essayé de ne pas finir trop fatigué le stage de Montgenèvre car c’était l’erreur que j’avais commise avant les JO de Salt Lake en 2002. J’avais voulu trop en faire en stage et j’avais man- LES COURSES PIERRE-MICHEL BONNOT DUBAÏ DESERT CLASSIC ([EAU], Emirates Golf Club, circuit européen hommes, 1 958 693 /, 2-5 février). – Classement final (par 288) : 1. Woods (USA), 269 (67 + 66 + 67 + 69), vainqueur au 1er trou de play-off ; 2. Els (AFS), 269 (68 + 66 + 68 + 67) ; 3. Green (AUS), 270 (64 + 69 + 69 + 68) ; 4. Hansen (DAN), 271 (68 + 63 + 69 + 71) et Jimenez (ESP), 271 (69 + 67 + 66 + 69) ; 6. Goosen (AFS), 272 (64 + 67 + 70 + 71) ; 7. Clarke (ILN), 273 (68 + 68 + 70 + 67) et Stenson (SUE), 273 (67 + 70 + 68 + 68) ; 9. Canonica (ITA), 274 (69 + 68 + 71 + 66) et Dougherty (ANG), 274 (67 + 66 + 70 + 71) ;... 11. Jacquelin, 275 (68 + 71 + 68 + 68) ; 55. Cévaër, 285 (72 + 71 + 72 + 70). VOLLEY-BALL PRO A de notre envoyé spécial FREDERIK WILLEMS n’a pas à regretter d’avoir bien flairé le coup mercredi dernier à Luminy, aux portes de Marseille. Vainqueur de la première étape, le Belge de la formation Continental Pro Chocolat Jacques, vingt-six ans, aura finalement passé quatre jours plutôt tranquilles, au cours desquels, en compagnie de ses coéquipiers, il s’est contenté de gérer les débats pour s’offrir, hier, sous le soleil blafard de Bessèges, sa première grande victoire au niveau international. Il faut le savoir : celui qui gagne dès le premier jour (comme Halgand en 1997, Lefèvre en 1999, Eeckhout en 2001, McEwen en 2002, Baldato en 2003 ou encore Bichot l’an dernier) a désormais peu de chances de se faire surprendre par la suite. Willems a donc tenu, mais ce n’est pas non plus une surprise. Car, en dépit d’une bonne volonté générale, notamment de la part de quelques Français dont Éric Leblacher ou Stéphane Pétilleau, tous les deux vainqueurs d’étape, personne n’a été en mesure de mettre en place une opération d’envergure pour mettre à mal la stratégie des Chocolat Jacques. « L’équipe a parfaitement sont indispensables pour faire avancer les choses au niveau des consciences », a confié De Kergret. – B. B. I PÉROUSE CALE AVANT DE DÉFIER CANNES. – Adversaire de l’AS Cannes demain au premier tour aller des play-offs de la Ligue des champions hommes, Pérouse s’est incliné hier face à Trente (1-3 : 29-27, 21-25, 24-26, 25-27) lors de la 18e journée de Serie A 1 italienne. Le duel européen aura lieu demain à 20 h 30 au palais des Victoires. L’autre représentant français, Tours, tenant du titre, se rendra mercredi à Roeselare, en Belgique (20 h 30). I GERRANS ET DEIGNAN OPÉRÉS. – Blessés lors de chutes au Grand Prix d’Ouverture mardi dernier, Simon Gerrans et Philip Deignan, tous deux victimes de fractures de la clavicule, ont été opérés avec succès. Les deux coureurs d’AG2R Prévoyance ont l’espoir de recourir dans un délai d’un mois à six semaines. Gerrans, toujours hospitalisé à Nice, espère être remis pour honorer sa sélection dans l’équipe d’Australie aux prochains PRIVÉ des derniers matches en raison d’un problème de cartilage à un genou, Stéphane Sapinart, dont la saison est terminée, a opté pour l’opération, qui aura lieu prochainement à Bordeaux. À l’issue de l’intervention, le capitaine de Toulouse, actuel sixième de Pro A, sera arrêté pendant six mois, dont deux où il devra s’abstenir de tout appui sur sa jambe opérée. Le central devrait pouvoir reprendre le chemin des terrains au début du mois d’août et être opérationnel pour la saison 2006/2007. Toulouse n’envisage pas pour l’instant de recourir à un joker médical. Après l’essai non concluant la semaine passée d’un joueur bulgare, l’équipe dirigée par le Tchèque Josef Smolka va plutôt privilégier la solution interne en s’appuyant sur la polyvalence de certains joueurs. – C. A. I DE KERGRET ŒUVRE POUR LES RESTOS DU CŒUR. – Alors que Tours, net vainqueur de Montpellier samedi soir, poursuit son sans-faute en tête de la Pro A (17 victoires en 17 matches), son capitaine, Loïc De Kergret, fait aussi parler de lui pour son action en faveur des Restos du Cœur. Le passeur du TVB a été l’initiateur de deux opérations qui ont rapporté 6 350 euros : une soupe populaire proposée au public du match Tours-Paris du 21 janvier (1 700 euros), suivie en semaine d’une vente aux enchères (4 650 euros) à l’occasion d’une réunion plénière du TVB-Entreprises. « Des opérations comme celles-là Vainqueur le premier jour, le Belge de Chocolat Jacques a tenu jusqu’au bout. Hier, Kirsipuu a remporté sa deuxième étape. BESSÈGES – Où le leess voir voi ppa passer asse s ix ALBERTVILLE Montgen enèvre, 8 h 11, Carole lee M Merlee.. Brian ian annçon on, 8 h 44.. G Grenoble bl , 12 h 8, 8 Ed EEdgar ddgar Gro GGrospironn ; 12 h 11, 1 FFlorence Masnadaa ; 122 h 26, 26 Franck Piccardd ; 12 h 31, Marielle M rielle Go Goitschell ; 12 h 33, allumage lu ge de lla vasque sq par Marielle Goitschel its et AAlain Calmatt.. Le Touvet, 15 h 3, Alain Marguerettaz.z. Le C Chamb éry, 1155 h 47, 4 Fabrice Guy.y. Alberville errrvil vi vill , 17 h 54, Gwendal al Peizerat eiz t ; 117 h 56, Mar Marina Mari rir Anis Anissinaa ; 188 heure heur heures, C sq e sque Killy.y. Killy ures, reau. CHAMBÉRY GRENOBLE Clavière (ITA) 30 km km ANÇON ATHLÉTISME ÉTOILE DE BESSÈGES Willems se fait un nom I ARMSTRONG-CROW, C’EST FINI. – Lance Armstrong et la chanteuse Sheryl Crow ont annoncé officiellement leur séparation, à l’issue de deux ans de liaison et cinq mois de fiançailles. « Après avoir beaucoup réfléchi, nous avons pris la très difficile décision de nous séparer. Nous éprouvons tous deux un profond amour et respect l’un pour l’autre et nous demandons que notre intimité soit respectée pendant cette période très difficile », ont-ils indiqué dans un communiqué. Le couple avait annoncé ses fiançailles en septembre, deux mois après que le Texan avait mis fin à sa carrière sur une septième victoire dans le Tour de France. Un mariage en avril avait même été annoncé. Sapinart bientôt opéré LA TORCHE SACRÉE, qui arrivera à Turin le 9 février, passera tout ce lundi en France, éclairant notamment Briançon, Grenoble, Chambéry, Albertville et Chamonix. Ainsi donc, les trois villes qui ont accueilli en France les JO d’hiver seront visitées. Une dizaine de médaillés olympiques français porteront la flamme. Edgar Grospiron, Florence Masnada, Franck Piccard le feront à Grenoble (voir infographie). Dans cette cité qui organisa les JO en 1968, Marielle Goitschel allumera la vasque olympique à 12 h 33. « J’en suis extrêmement fière. C’est un honneur de porter la flamme. » Ensuite, Fabrice Guy, champion olympique en 1992 de combiné nordique, tiendra le flambeau à Chambéry. « Cette flamme ne peut laisser indifférent. Mon grandpère et mon père l’ont portée lors des JO 1968. » À Albertville, Gwendal Peizerat, Marina Anissina et Jean-Luc Cretier seront de service. Et Jean-Claude Killy y allumera la vasque. La journée s’achèvera à Chamonix, théâtre des premiers JO d’hiver en 1924. Guy Périllat et Karine Ruby seront les derniers porteurs de cette flamme, qui retrouvera l’Italie (Courmayeur) demain matin. – Y. Ri. répondu durant la semaine, se réjouissait hier le grand Willems. Même aujourd’hui, lorsque j’ai crevé à 20 kilomètres de l’arrivée, je n’ai jamais paniqué. » Voisin d’Éric De Vlaeminck, le multiple champion du monde cyclo-cross, vainqueur il y a quelques années sous le maillot du GS 3 de l’équipe Mapei du Grand Prix Guillaume-Tell et d’une étape du Triptyque des Monts et Châteaux, deux épreuves de la Coupe du monde Espoirs, le lauréat de cette 36e édition de l’Étoile de Bessèges était aux anges. Surtout ému que tout cela puisse être le début d’une belle aventure. « Il n’y a pas de petits succès, disait-il. J’ai toujours été un coureur régulier, mais il me manquait une grande victoire chez les pros. » Voilà donc Willems rassuré sur son sort et prêt, comme il l’avouait, « à tenter quelque chose au Het Volk », la prochaine course inscrite à son programme. Kirsipuu engrange Hier, le Flamand était tout aussi ravi que Jaan Kirsipuu qui, après sa victoire d’étape à Saint-Ambroix, s’est de nouveau imposé sans trembler. « Pourtant, je ne tiens pas la grande forme en ce moment, nuançait l’Estonien du Crédit Agricole. Je ressens encore beaucoup de difficultés à suivre le peloton dans les bosses. Heureusement que l’équipe a fait un gros travail pour me faire rallier l’arrivée aux avant-postes. Après, c’était à moi de faire le travail. » Un ouvrage ronde- CLASSEMENTS ÉTOILE DE BESSÈGES (2-1, 1er-5 février). – 5e et dernière étape, Gagnières-Bessèges : 1. Kirsipuu (EST, Crédit Agricole), les 148,5 km en 3 h 17’48’’ (moy. : 45,046 km/h) ; 2. Bonsergent (Bretagne-Jean Floc’h) ; 3. Casper (Cofidis) ; 4. Usov (BLR, AG2R Prévoyance) ; 5. Gavazzi (ITA, Team LPR) ;… 8. Geslin (Bouygues Telecom) ; 23. Willems (BEL, Chocolat Jacques) et tout le peloton dans le même temps sauf : 100. S. Portal (Crédit Agricole), à 20’’ ; 102. Duret (Bjf), à 1’8’’ ; 104. Charteau (CA), à 2’33’’107. E-B. Bergès (Auber 93), à 3’49’’ ; 109. Marino (CA), m.t. - 110 classés. Non partant : Cooke (AUS, Unibet.com). Principal abandon : Calzati (AG2r). Classement final : 1. Willems (BEL, Chocolat Jacques) en 17 h 46’12’’ ; 2. Van Hecke (BEL, Davitamon-Lotto), à 26’’ ; 3. Voeckler (Bouygues Telecom), m.t. ; 4. Blaudzun (DAN, CSC), à 32’’; 5. Turpin (AG2R Prévoyance) à 36’’ ; 6. Kaggestad (NOR, Crédit Agricole), m.t. ; 7. Vandborg (DAN, CSC), à 43’’ ; 8. Méderel (Auber 93), à 2’30’’ ; 9. Patour (CA), à 4’6’’ ; 10. Dalibard (BretagneJean Floc’h), à 4’11’’ ;… 21. Syl. Chavanel (Cofidis), à 6’57’’ ; 38. Fédrigo (Btl), à 10’12’’. Jeux du Commonwealth (15-26 mars). I COLOMBO BIENTÔT RETRAITÉ. – l’Italien Gabriele Colombo, trente-trois ans, devrait mettre un terme à sa carrière après Milan-San Remo (18 mars). « Cette course, c’est toute ma carrière, explique le lauréat de la Primavera 1996. Depuis tout petit, je rêvais de la gagner. » Présent au Tour du Qatar, le coureur de Naturino-Sapore di Mare enchaînera, avant Milan-San Remo, avec le Tour Méditerranéen et Tirreno-Adriatico. Il deviendra ensuite directeur sportif au sein de sa petite équipe italienne. I O’GRADY REMOTIVÉ. – Parti de RÉSULTATS I TOUR DE LANGKAWI (2 HC [MYS], 3-12 février).– 3e étape, Lumut-Cameron Highlands : 1. Raisin (USA, Crédit Agricole), les 150 km en 4 h 3’55’’ ; 2. George (AFS, équipe nationale), m.t. ; 3. Lill (AFS), à 17’’ ; 4. McCann (IRL, Giant Asia Racing Team), à 32’’; 5. Missaglia (ITA, Selle Italia), à 37’’; 6. Lefèvre (Bouygues Telecom), à 2’16’’… 11. Le Boulanger (Btl), à 2’18’’ ; 13.Poilvet (CA), à 2’22’’ Classement général : 1. George (AFS, équipe nationale), en 9 h 47’6’’ ; 2. Missaglia (ITA, Selle Italia), à 40’’ ; 3. Grajales (COL, Navigators), à 2’22’’ ; 4. Bellotti (ITA, Crédit Agricole) ; 5. Pedraza (COL, clm) ; 6. Lefèvre (Bouygues Telecom), t.m.t. ; 7. Poilvet (CA), à 2’27’’… 14. Raisin (USA, CA), à 7’22’’. AUJOURD’HUI. - 4e étape : Tapah-Kuala Selangor (144,5 km). I TROPHÉE DE MAJORQUE (1.1, [ESP], 5 février).– 1. Galvez (ESP, Caisse d’Epargne-Iles Baléares), les 100 km en 2 h 9’17’’ ; 2. Elmiger (SUI, Phonak) ; 3. Haussler (ALL, Gerolsteiner) ; 4. Benitez (ESP, Grupo Nicolas Mateos) ; 5. K. Fernandez (ESP, Euskaltel)… 9. Bettini (QuickStep) ; 10. Paolini (ITA, Liquigas) ; 19. Mondory (AG2r Prévoyance), t.m.t. AUJOURD’HUI. – Trophée Alcudia (159 km). I CYCLO-CROSS-SUPERPRESTIGE (7e manche, Hoogstraten [BEL], 5 février). – 1. Nijs (BEL), en 1 h 43’’ ; 2. Vervecken (BEL), à 24’’ ; 3. Vanthourenhout (BEL) ; 4. Vannoppen (BEL) ; 5. De Knegt (HOL), t.m.t.… 17 Gadret, à 2’12’’ ; 24. Bonnand, à 2’54’’ ; 25. Derepas, à 3’4’’. Classement général (après 7 manches). – 1. Nijs (BEL), 101 points ; 2. De Knegt (HOL), 87 ; 3. Wellens (BEL), 81 ; 4. Vanthourenhout (BEL), 69 ; 5. Vervecken (BEL), 69… 15. Gadret, 19. Dernière manche : Vorselaar (BEL), le 18 février. LUNDI 6 FÉVRIER 2006 ment mené par celui qui a enregistré en la circonstance la cent vingt-troisième victoire de sa carrière, sa treizième sur cette course et la… septième dans les rues de Bessèges. « Je ne compte plus, soufflait-il. Je suis simplement très heureux que ma saison débute ainsi. Ça me fait un peu oublier 2005. J’ai maintenant envie que ça dure. » Le succès belge et le doublé estonien n’ont pas totalement éclipsé la prestation des coureurs français tout au long de la semaine. Éric Leblacher a remporté de belle manière une étape aux Salles-du-Gardon, alors que Stéphane Pétilleau, le coureur de Jean Floc’h, s’est illustré aux Fumades. Deux belles victoires auxquelles on peut ajouter la bonne tenue d’ensemble de jeunes coureurs, tels que Jean-Luc Delpech, Sébastien Duret (Jean Floc’h), Mathieu Drujon, Julien Mazet, (Auber) ou encore Hubert Dupont (AG2R Prévoyance). Sans oublier la troisième place sur le podium de Thomas Voeckler, l’ancien Maillot Jaune du Tour. « J’ai été un peu déçu le premier jour, disait le coureur de Bouygues Telecom. Mais, finalement, je ne suis pas mécontent d’avoir terminé si proche du premier. » MANUEL MARTINEZ Cofidis pour rejoindre la nouvelle équipe de Giancarlo Ferretti, dont le projet n’a finalement pas abouti, Stuart O’Grady a rebondi chez CSC. « Je suis très motivé. 2004 a été une année très remplie (vainqueur de la HEW Cyclassics, de deux étapes au Dauphiné Libéré et d’une sur le Tour, champion olympique de l’américaine avec Brown), au cours de laquelle j’ai presque réalisé tous mes rêves. Même si j’ai continué de bien m’entraîner, c’était dur de me remotiver et 2005 a été une saison frustrante », déclare l’Australien, présélectionné pour le Tour de France par Bjarne Riis. « Ça a été une bonne surprise pour moi. Mon rôle va changer. J’ai déjà disputé neuf Tours, je peux apporter mon expérience à l’équipe. Il faudra rouler pour Ivan Basso, mais je suis prêt à sacrifier la course au maillot vert pour être dans l’équipe qui gagne le Tour. » I PAS DE GIRO POUR MAZZOLENI. – Auteur d’un bon Tour d’Italie l’an dernier sous les couleurs de Lampre, Eddy Mazzoleni, qui a rejoint la T-Mobile, ne sera pas au départ cette fois-ci. L’Italien a accepté ce sacrifice pour se consacrer à la quête du Tour de France pour son leader Jan Ullrich. « Une décision dure à prendre » MURIEL HURTIS, blessée au genou, disputera vendredi à Eaubonne sa dernière compétition en salle de l’hiver. Le 7 janvier à Nice, Muriel Hurtis avait repris la compétition sur 50 m après une interruption de seize mois due à sa maternité. La championne d’Europe 2002 du 200 m souhaitait alors accomplir une saison en salle complète sur 60 m et gagner sa place pour les Mondiaux de Moscou (10-12 mars). Le 13 janvier, une douleur au genou droit l’obligeait à lever le pied à l’entraînement. Le 22 janvier, à Eaubonne, lors des Championnats d’Île-de-France, elle enchaînait deux 60 m (7’’48 en séries, 7’’47 en finale) qui la laissaient sur sa faim. Vendredi, après le meeting d’Eaubonne, où elle affrontera notamment Christine Arron et Eunice Barber sur 60 m, Hurtis mettra un terme à son hiver. « DE QUOI SOUFFREZ-VOUS exactement ? – D’après l’échographie de mon genou droit, le cartilage de la rotule n’est pas touché. Il pourrait y avoir quelque chose au niveau du condyle interne du fémur. Mais sans doute faudra-t-il des examens complémentaires. – Savez-vous d’où vient cette blessure ? – On a des hypothèses, mais aucune certitude. Le choc contre le tapis à l’arrivée de ma série du 50 m à Nice a provoqué des déplacements au niveau de ma chaîne articulaire. Dans les jours qui ont suivi, j’ai eu très mal à la cheville et au bas du dos. Il y a peut-être eu un phénomène de compensation. On a aussi pensé que c’était peut-être le travail de musculation. À moins que cela vienne des départs, une phase sur laquelle on a insisté ces dernières semaines et où mon genou a peut-être été trop mis en tension. – Est-ce la première alerte de ce type ? – Non, il y a trois ans, alors que j’étais en stage à la Guadeloupe, j’avais eu la même douleur au même genou. J’avais arrêté de courir car je boitais, et la douleur avait disparu au bout d’une quinzaine de jours en prenant des antiinflammatoires. – La douleur est-elle permanente ? – Non. En revanche, j’ai comme une décharge électrique parfois quand je me lève, quand je monte un escalier ou lorsque je fais un faux mouvement. Lors de mon dernier footing en forêt, je l’ai sentie dans les côtes ou sur la réception de l’appui dès que j’allongeais ma foulée. Mais depuis, cela semble se tasser. – Le 60 m vous a demandé un gros travail sur le départ. Si le 200 m avait été au programme des Mondiaux, l’auriez-vous privilégié ? – Oui, sans hésitation. – Êtes-vous frustrée de stopper si tôt votre hiver ? – Complètement. Pour ma reprise, je voulais me prouver que j’étais capable d’aller au bout de cette saison hivernale. Cela a été une décision dure à prendre. Je commençais à faire des trucs très intéressants à l’entraînement, j’étais mieux au niveau de mes départs, tout allait bien. Maintenant, je ne sais pas non plus ce que j’aurais fait avec tous mes moyens. – Pourquoi voulez-vous absolument courir à Eaubonne ? – Je n’ai pas envie de m’arrêter sur ces 7’’47. Mais peut-être que je me lance dans un mur, car je peux aussi refaire la même performance. C’est un risque que je prends. Mais je veux aussi essayer, pour moi. Je ne veux pas laisser tomber et me dire que j’ai abandonné à la première difficulté. – D’un point de vue médical, y at-il un risque de courir ? – Je ne me mets pas en danger. Rien ne va lâcher, seule la douleur pourrait augmenter. – Qu’allez-vous faire pendant vos trois ou quatre semaines de repos ? – Je vais partir au soleil aux Antilles pour profiter de la famille et me reposer. Car, depuis que j’ai repris l’entraînement fin mai, je n’ai jamais coupé. De toute façon, j’avais l’intention de lever le pied après la salle. En fait, j’avance cette période de repos. Je reprendrai début mars. Ensuite, avec Jacques Piasenta, nous partirons en stage dans les Landes. Et je débuterai sans doute ma saison estivale un peu plus tôt. » HERVÉ GARCIA RÉSULTATS I SÉLECTIONS AUSTRALIENNES (Sydney, 2-5 février). – HOMMES. 200 m (v.d. : 1,5 m/s) : 1. Johnson, 20’’49. 5 000 m : 1. Mottram, 13’47’’54. Perche : 1. Burgess, 5,80 m ; 2. Hooker, 5,75 m ; 3. Markov, 5,70 m. Longueur : 1. Lapierre, 8,12 m (v.f. : 1,7 m/s). FEMMES. 5 000 m : 1. Wellings, 15’28’’72 ; 2. O’Sullivan, 15’44’’24. Marteau : 1. Billett, 70,72 m. Tous australiens. I SEMI-MARATHON DE GRANOLLERS (ESP, 5 février). – HOMMES : 1. Gebreselassie (ETH), 1 h 0’7’’ ; 2. F. Kiprop (KEN), 1 h 0’50’’ ; 3. Chemitei (KEN), 1 h 3’10’’. PAGE 15 Bleu Rouge Noir Jaune Rouge TIGER WOODS n’a rien perdu de sa soif de vaincre. Vainqueur la semaine dernière à Torrey Pines, dans la banlieue de San Diego, le grand maître a traversé le monde d’un coup de jet privé pour doubler la mise hier, au premier trou de play-off, dans les faubourgs de Dubaï, face à Ernie Els. Voila le numéro un mondial replacé dans une logique de domination qui n’est pas sans rappeler sa suprématie du virage de l’an 2000. Le plus inquiétant pour la concurrence, c’est que le Tigre n’a même pas eu besoin de produire son meilleur jeu pour exploser Anders Hansen et Richard Green un moment leaders à – 19, rendormir Retief Goosen et impatienter Ernie Els. « Je peux dire que j’ai eu de la chance, tempéra l’Américain, car, tout au long de la journée, j’ai arrosé des deux cotés du fairway. Heureusement que mon petit jeu ne m’a pas lâché. » Mais la marque des grands compétiteurs est de retrouver leur sérénité et l’essence de leur savoir-faire à l’instant critique. Par deux fois au départ du 18, il arracha le birdie pour d’abord rejoindre Ernie Els en play-off, puis dompter définitivement le « Big Easy ». Encore assez loin de sa meilleure forme de son propre aveu, Ernie Els se sera bien battu pour maintenir Woods sous pression, sans parvenir toutefois à garder assez d’énergie pour décrocher, une deuxième fois de rang en play-off, la timbale géante offerte au vainqueur du Desert Classic. « Je ne sais pas si j’ai manqué d’énergie sur la fin, mais je ne peux pas me plaindre. Après tous les problèmes que j’ai eus avec mon genou (opéré en août dernier), passer tout près de remporter le plus gros tournoi de ce début de saison, ça n’est pas si mal. » Il faudra faire autrement plus pour inquiéter le Tigre ainsi remonté. RÉSULTATS J COUPE DU MONDE HOMMES (Davos [SUI], 05 février). – 15 km classique : 1. Svartedal (NOR), 37’54’’90 ; 2. Tauber (AUT), à 20’’9 ; 3. Vittoz, à 23’’6 ; 4. Hjelmeset (NOR), à 24’’3 ; 5. M. Fredriksson (SUE), à 29’’1 ; 6. Angerer (ALL), à 32’’2 ; 7. Estil (NOR), à 34’’9 ; 8. Novikov (RUS), à 35’’9 ; 9. Veerpalu (EST), à 38’’6 ; 10. Bauer (RTC), à 49’’3 ; … 13. Teichmann (ALL), à 53’’4 ; 14. Gaillard, à 54’’4 ; 17. Rousselet, à 1’1’’3 ; 20. Perrillat, à 1’8’’5 ; 32. Sommerfeldt (ALL), à 1’30’’4. Coupe du monde 2006 (après 17 épreuves) : 1. Angerer (ALL), 725 pts ; 2. Hetland (NOR), 499 ; 3. Lind (SUE), 463 ; 4. Vittoz, 442 ; … 23. Jonnier, 149 ; 29. Rousselet, 130 ; 52. Darragon, 82 ; 57. Perrillat, 68 ; 60. Gaillard, 65. J COUPE DU MONDE FEMMES (Davos [SUI], 05 février). – 10 km classique : 1. Kuitunen (FIN), 27’58’’80 ; 2. Renner (CAN), à 31’’8 ; 3. Majdic (SLV), à 36’’1 ; 4. Scott (CAN), à 43’’1 ; 5. Shevchenko (UKR), à 46’’5 ; 6. Pedersen (NOR), à 52’’6 ; 7. Tchepalova (RUS), à 1’11’’9 ; 8. Kurkina (RUS), à 1’19’’9 ; 9. Bauer (ALL), à 1’22’’ ; 10. Saarinen (FIN), à 1’25’’1 ; … 26. Bourgeois-Pin, à 2’21’’6 ; 29. Philippot, à 2’30’’6. Coupe du monde 2006 (après 17 épreuves) : 1. Bjoergen (NOR), 645 pts ; 2. Tchepalova (RUS), 616 ; 3. Scott (CAN), 600 ; … 25. Philippot, 172 ; 40. Perrillat, 98 ; 68. Vina, 18. Bleu de notre envoyé spécial ANNE LADOUCE Jaune Rouge Jaune Tiger prince du désert DUBAÏ – DAVOS. – À moins d’une semaine de son entrée en lice aux JO avec l’épreuve de poursuite, Vincent Vittoz apparaît dans une forme olympique. (Photo Peter Klaunzer/AFP) CYCLISME DUBAÏ DESERT CLASSIC (circuit européen hommes) – Je suis à Davos jusqu’à mercredi puis direction Pragelato. Je reste à la même altitude que celle du site olympique pour être bien acclimaté pour dimanche prochain. – Êtes-vous impatient d’entrer en piste ? – Oui j’ai hâte d’y être et c’est bon signe ! C’est important d’avoir envie d’être sur les skis et de courir. Je sais que la forme est là. Mais il faut savoir occuper cette semaine du mieux possible. Rester concentré et vigilant. » Noir Bleu Noir GOLF – Quel est votre programme d’ici les JO ? La France s’enflamme Chez les hommes comme chez les femmes, tous les Français au départ hier en Suisse sont rentrés dans les points. surtout l’occasion d’effectuer un dernier effort intensif avant les JO. « On ne savait pas où on en était physiquement par rapport à notre récupération du stage en altitude, avouait même Jean-Pierre Burdet, le patron du fond national. Mais, avec l’expérience, on commence à savoir la quantité exacte de travail à effectuer. » Hier, tous les Français ont été d’attaque d’entrée, à l’image de leur chef de file, Vincent Vittoz, déjà 4e au 2e kilomètre. De toute manière, pour s’offrir son podium en classique, « Toz » ne devait absolument pas lâcher les favoris. Un poil moins rapide que certains en descente, il s’appliqua à regagner du temps sur les parties de relance. Malgré cet excellent tir groupé, l’entraîneur des fondeurs, Roberto Gal, préférait conserver sa ligne de conduite, digne d’un Guy Roux du fond : « Aujourd’hui, c’était une belle journée et on verra bien ce qui se passera dimanche prochain. » – A. La. marquer certains esprits… On verra ! JEUX OLYMPIQUES Un magnifique tir groupé CELA N’EST PAS encore une habitude, mais les week-ends semblent de plus en plus souvent historiques pour la France du ski de fond. Hier, à Davos pour l’ultime épreuve avant la poursuite des Jeux Olympiques, dimanche 13 février à Pragelato en Italie, quatre Tricolores (Vittoz, 3e ; Gaillard, 14e ; Rousselet, 17e et Perrillat, 20e) se sont glissés dans les 20 premiers du 15 km classique remporté par le Norvégien Svartedal. Cette première est d’autant plus impressionnante qu’elle a été réalisée dans un style qui, voilà peu, n’était pas le fort français et en présence de tous les ténors du circuit à l’exception du Russe Rotchev. Les Françaises complètent ce dimanche en fanfare puisque, sur 10 km classique, Élodie Bourgeois-Pin (26e) et Karine Philippot (29e), terminent également dans les points. Une semaine seulement après la fin de leur stage en altitude à Montgenèvre, les Bleus n’étaient pas attendus à pareil honneur. Ce rendez-vous était en ligne et la poursuite – que j’aborde toutes les deux avec la même envie d’être devant –, et le relais. Maintenant, il y a aussi de fortes chances que je cours le 15 km classique. Ce résultat d’aujourd’hui (hier) peut être intéressant pour la poursuite. Si j’arrive à plus m’économiser en classique, j’aurais peut-être davantage de force sur le final pour m’exprimer en skating. C’est la clef de la course. Mais chaque épreuve est différente et je ne connais pas encore les conditions de neige. J’espère seulement qu’elles seront identiques à celles d’aujourd’hui… – Pensez-vous, grâce à ce résultat avoir pris un avantage psychologique sur vos adversaires ? – Forcément, on va m’attendre encore un peu plus. Mais je ne suis pas focalisé sur les autres. Ma préoccupation c’est d’arriver en pleine forme et de gérer cela au mieux. Il faut que je sois concentré sur ce que j’ai à faire et que je ne m’occupe pas des autres. Mais c’est sûr que cela va peut-être 16 Bleu Rouge Noir Jaune SKI ALPIN COUPE DU MONDE – SLALOM FEMMES Kostelic, l’or en tête JANICA KOSTELIC skiait, hier, avec 38 oC de fièvre. La Croate gagne son premier slalom de la saison et fait le plein à la dernière station avant les Jeux. ON L’ANNONÇAIT chancelante, grippée, fiévreuse, pas en état de rivaliser. Ses deux géants minuscules, vendredi (14e) et samedi (non qualifiée pour la 2e manche), semblaient confirmer le pronostic. Mais hier, Janica Kostelic est ressuscitée, comme tant de fois dans le passé. Elle en a administré la preuve, dans un slalom conduit à sa main, sur la pente facile d’Ofterschwang. Où, après un premier parcours de qualité et à l’aveugle, dossard no 1, elle a écrasé le second de tout le poids de sa classe. « Je préfère ne pas être en tête à la mi-temps, aime à rappeler la blonde de Zagreb. J’adore être en position de chasseuse, on n’a pas la tentation de calculer, on doit y aller à fond ! » Janica a donc vraiment dévalé pied au plancher sur un tracé final piqué assez rythmé par l’entraîneur suédois. En s’autorisant des risques extrêmes mais pas inconsidérés, compte tenu de sa maîtrise technique, elle qui a sécurisé son slalom à si haut niveau que ça affole les statistiques : sur les 24 derniers départs qu’elle a pris en Coupe du monde depuis le 20 janvier 2002, elle n’a abandonné que quatre fois et, surtout, est montée à chaque coup sur le podium lors des vingt courses qu’elle a terminées (huit victoires). Sans oublier qu’au passage elle a remporté le slalom des Jeux de Salt Lake et ceux des Mondiaux 2003 puis 2005 ! Pourtant, « miss Slalom » n’avait pas encore gagné dans la discipline cet hiver, toujours barrée in extremis. Mais là, avec près d’une seconde et demie d’avance sur les meilleures du classement provisoire, elle pouvait attendre sereinement au soleil, facétieuse devant les caméras. Zettel, sans doute parce qu’elle voulait effacer les doutes de ses récentes sorties de piste, restait à distance respectueuse. Et Paerson ensuite, elle aussi terriblement à l’attaque, trop, enfourchait en haut du mur d’arrivée. La géante de Tarnaby enfouissait son visage dans ses moufles et c’est sa vieille rivale qui, après avoir posé pour les photographes, se penchait vers elle pour la consoler. Les deux inséparables, qui seront tour à tour passées par toutes les émotions en ce week-end préolympique, avaient une douce manière de se fixer un terrible rendez-vous dans le Piémont. OFTERSCHWANG – (ALL) correspondance spéciale Pequegnot solide À moins d’une semaine de la cérémonie d’ouverture des JO 2006 (vendredi), la star des jeux de 2002 (quatre médailles dont trois d’or) a rappelé à toutes ses rivales, épatées, que ce n’est pas un simple rhume qui peut affecter ses performances. Après avoir remporté, depuis le retour d’une tournée nord-américaine où elle s’était contentée de monter très doucement en puissance, un géant en Tchéquie, un super-G et une descente en Autriche, un super-combiné en Suisse, voici donc la fille d’Ante qui rejoint celle d’Anders sur la plus haute marche de chaque spécialité à la veille des échéances majeures. Ce sera bel et bien le duel à grande échelle annoncé. Dans la perspective olympique, si elle ne peut pas lorgner dans les mêmes longues vues, Laure Pequegnot a, à son étage, engrangé des sensations et des informations. N’ayant pas su profiter du petit dossard (le 2) marquant son retour dans le premier groupe, pour être restée « en dedans », comme constatait son entraîneur, Philippe Martin, la jolie Iséroise n’en a pas moins tiré « une bonne leçon » : « J’ai été un peu gentille, j’ai eu du mal à être « Au-delà de moi-même ! » OFTERSCHWANG. – Troisième à l’issue du premier parcours, Janica Kostelic a survolé la seconde manche et remporté sa première victoire dans la discipline cet hiver. (Photo Stéphane Mantey) agressive sur un tracé large où il fallait s’envoyer, mais ensuite, j’ai su faire la méchante », rigolait la fille de l’Oisans, pas si mécontente de son troisième chrono dans l’ultime parcours. « Maintenant, je n’ai plus le choix, je dois passer la vitesse supérieure ! » Ce que Martin traduisait par : « Le discours est clair : Laurette ne va pas aux Jeux pour faire quatrième ! » Pequegnot peut s’appuyer sur un double avantage : elle n’a plus la pression de la médaille, avec l’argent déjà conquis en 2002, et sa forme, reconstruite sur des bases solides, est ascendante. Mais, à voir Kostelic faire le clown sur les marches de la gloire, elle n’est pas la seule. PATRICK LAFAYETTE Coupe du monde Femmes 2005-2006 - GGéénéral - (après 27 / 36) MANUELE LANG RÉSULTATS COUPE DU MONDE FEMMES (Ofterschwang [ALL], 05 février). Slalom : 1. Kostelic (CRO), 1’42’’22 ; 2. Zettel (AUT), 1’43’’55 ; 3. Marl. Schild (AUT), 1’43’’67 ; 4. Kirchgasser (AUT), 1’43’’88 ; 5. A. Gerg (ALL), 1’44’’11 ; 6. Poutiainen (FIN), 1’44’’29 ; 7. Ottosson (SUE), 1’44’’40 ; 8. Pequegnot, 1’44’’41 ; 9. Costazza (ITA), 1’44’’59 ; 10. Ceresa (ITA), 1’44’’63 ; 11. Kildow (USA), 1’44’’77 ; 12. Borssen (SUE), 1’44’’99 ; 13. Stiegler (USA), 1’45’’15 ; 14. Zahrobska (RTC), 1’45’’18 ; 15. Fleiss (CRO), 1’45’’41 ; 16. Chmelar (ALL), 1’45’’43 ; 17. Fischbacher (AUT), 1’45’’54 ; 18. De Leymarie, 1’45’’66 ; 19. Schleper (USA), 1’45’’77 ; 20. Hiroi (JAP), 1’46’’06 ; 21. Jelusic (CRO), 1’46’’08 ; 22. Zuzulova (SLQ), 1’46’’09 ; 23. Bergmann (ALL), 1’46’’19 ; 24. Raita (FIN), 1’47’’79. – Vingt-quatre classées. Abandons : Dautherives ; Ertl (ALL) ; Görgl (AUT) ; Mölgg (ITA) ; 1re manche ; Hosp (AUT), Paerson (SUE), Pietilae-Holmner (SUE), 2e manche. Disqualifiées : Berntsen (NOR), RognmoBakke (NOR) 1re manche ; Hölzl (ALL), 2e manche. Forfaits : Drev (SLV), Ferk (SLV) 1re manche. 1re manche : 1. Paerson, 49’’88 ; 2. Zettel, 49’’99 ; 3. Kostelic, 50’’04 ; 4. Hosp, 50’’19 ; 5. A. Gerg, 50’’38 ; 6. Marl. Schild, 50’’51 ; 7. Ottosson, 50’’52 ; 8. Poutiainen, 50’’58 ; 9. Kirchgasser, 50’’81 ; 10. Pietilae-Holmner, 51’’16 ; 11. Fleiss, 51’’19 ; 12. Pequegnot, 51’’35 ; 13. Kildow, 51’’36 ; 14. Fischbacher, 51’’39 ; 15. Grand, 51’’41 ; 16. Schleper, 51’’42 ; 17. Chmelar et Costazza, 51’’48 ; 19. Borssen, 51’’50 ; 20. Zuzulova, 51’’63 ; 21. Stiegler, 51’’65 ; 22. Ceresa, 51’’66 ; 23. De Leymarie, 51’’68 ; … 31. Vidal, 52’’33 ; … 44. Vidoni, 53’’04 ; … 47. Aubert, 53’’19 ; … 55. Mancuso, 1’08’’27. 2e manche : 1. Kostelic, 52’’18 ; 2. Ceresa, 52’’97 ; 3. Pequegnot, 53’’06 ; 4. Kirchgasser, 53’’07 ; 5. Costazza, 53’’11 ; 6. Marl. Schild, 53’’16 ; 7. Zahrobska, 53’’32 ; 8. Kildow, 53’’41 ; 9. Borssen, 53’’49 ; 10. Stiegler, 53’’50 ; … 16. De Leymarie, 53’’98. Températures : – 6 oC au départ ; – 6 oC à l’arrivée. Temps ensoleillé. Neige dure. NATATION COUPE DU MONDE (petit bassin) Bousquet, chef du bref Dans la piscine où il avait subtilisé le record du monde il y a deux ans, le sprinteur français a régné, hier à New York, sur le 50 m. C’EST SON TRUC, sa branche de compétence. C’est aussi son endroit fétiche, celui où il ressent des ondes positives. Nager un 50 mètres dans la piscine de New York, celle où il avait, voilà deux ans, capturé le record du monde, ne sera jamais un moment anodin dans l’esprit de Frédérick Bousquet. « On m’en a beaucoup parlé dès que je suis arrivé là-bas, appréciait-il avec son délicieux accent oncle Sam. Et plein de bons souvenirs sont revenus. » Mais ça n’a pas duré bien longtemps. Quelconque sur 100 m avant-hier (49’’41, dernier de la finale), le sprinteur de Marseille n’en finissait plus de maudire sa stratégie ratée. « Vu le boulot que je fournis en ce moment, grosses doses de muscu et pas mal de kilomètres, je m’attendais à une première journée difficile. Mais je m’en veux d’avoir été si frileux. J’aurais dû m’en tenir à mon idée de faire une course “suicide”, à fond dès le départ. Comme j’avais peur de ne pas aller vite, je me suis retenu et quand j’ai voulu accélérer, que dalle, c’était trop tard. Ça m’a énervé parce que faire un 100 m en 49’’41, ça ne sert à rien. » Vexé de ce ratage, l’étudiant expatrié a remis les horloges à la bonne heure, hier, en dominant la course des bolides sur 50 m en 21’’61, à cinq dixièmes de son scratch référence. Vice-champion d’Europe de la spécialité en décembre dernier à Trieste, l’universitaire d’Auburn a d’un coup retrouvé la bonne humeur. « Ouais, là, c’était chouette, rigole-t-il. C’était intense, j’ai bien répondu et je suis même agréablement surpris d’avoir autant de RÉSULTATS COUPE DU MONDE (petit bassin, New York, 4-5 février). – Finales. HOMMES. 50 m : 1. Bousquet, 21’’61 ; 2. Walker (USA), 21’’69 ; … 6. Sicot, 22’’26. 200 m : 1. Phelps (USA), 1’42’’78 ; 2. Magnini (ITA), 1’42’’94 ; 3. Rosolino (ITA), 1’44’’11. 1 500 m : 1. Margalis (USA), 14’56’’94. 50 m dos : 1. Marshall (USA), 23’’39 ; 2. Bal (USA), 23’’51. 200 m dos : 1. Bal (USA), 1’50’’96 ; 2. Vyatchanin (RUS), 1’52’’07. 100 m brasse : 1. Lisogor (UKR), 58’’49 ; 2. Hansen (USA), 58’’54. 100 m papillon : 1. Serdinov (UKR), 52’’28. 200 m 4 nages : 1. Phelps (USA), 1’55’’28 ; 2. Pereira (BRE), 1’55’’78. FEMMES. 100 m : 1. Veldhuis (HOL), 53’’59 ; 2. Lillhage (SUE), 54’’52. 400 m : 1. Ziegler (USA), 4’3’’19. 100 m dos : 1. Hoelzer (USA), 59’’46. 50 m brasse : 1. Kirk (USA), 30’’58 ; 2. Jendrick (USA), 30’’66 ; 3. Baker (NZL), 30’’92. 200 m brasse : 1. Kirk (USA), 2’20’’84 ; 2. Jendrick (USA), 2’24’’93. 50 m papillon : 1. Alshammar (SUE), 25’’78. 100 m 4 nages : 1. Karpeeva (RUS), 1’2’’08. 400 m 4 nages : 1. Kukors (USA), 4’34’’48. vitesse en cette période. » Entre le paquet d’examens à la fac qu’il a sur le feu – « C’est le binz parce que j’ai vachement de cours à rattraper depuis que je suis retourné en Europe en fin d’année dernière » –, et la charge de travail que lui réclame ses maîtres nageurs, Bousquet espère entretenir sa pointe de vitesse jusqu’aux Mondiaux petit bassin à Shanghai, début avril. D’ici là, il se réservera, sans doute, une sortie test à l’occasion des Championnats américains en petit bain, en mars, à Austin. Il y croiserait alors la route de Michael Phelps. Sans être bouillant, le sextuple champion olympique, qui porte un amour très relatif aux baignades en piscine riquiqui, a donné à New York quelques signes flagrants de son appétit du moment. Après s’être emparé du record national du 400 m 4 nages samedi (4’3’’99), le sextuple champion olympique a récidivé, hier, en agrippant celui du 200 m (1’42’’78). Pour un caïd de sa trempe, ce n’est bien sûr pas le Pérou, mais la qualité de la concurrence – il a devancé les Italiens Filippo Magnini et Massimiliano Rosolino – relève un peu plus sa perf. « Je savais que nager une finale avec Filippo et Massi sous-entendait que vous devez aller très vite pour les battre. J’étais prêt à ça », assura Phelps. À l’issue de ce week-end de remise à l’eau, après un semestre de sevrage, la balance penche tranquillement du bon côté : quatre épreuves nagées, quatre victoires, deux records nationaux. FRÉDÉRIC BERNES Fondateur : Jacques GODDET Direction, administration, rédaction, ventes et publicité commerciale : 4, rue Rouget-de-Lisle, 92793 Issy-les-Moulineaux Cedex 9. Tél. : 01-40-93-20-20. Télex 631.653. CCP Paris 9.427.90-C. S.A. INTRA-PRESSE Capital : 2.150.620 /. Durée : 99 ans. Principal associé : S.A. Éditions P. AMAURY. Président du Conseil d’administration : Philippe AMAURY. S.N.C. L’EQUIPE Capital : 50 000 /. Durée : 99 ans du 12 avril 1985. Siège social : 4, rue Rouget-de-Lisle, 92793 Issy-les-Moulineaux Cedex 9. Gérant : Christophe CHENUT. Principal associé : S.A. INTRA-PRESSE. Directeur général, Directeur de la publication : Christophe CHENUT Directeur des rédactions : Claude DROUSSENT Directeur de la rédaction du quotidien : Michel DALLONI VENTE : Tél : 01-40-93-20-05 Allemagne, 2,20 / ; Andorre, 1,25 / ; Antilles, la Réunion, 1,50 / ; Autriche, 2,30 / ; Belgique, 1,60 / ; Canada, 2,95 CAD ; Côte d’Ivoire, 1 600 CFA ; Danemark, 16 DKK ; Espagne, 2,10 / ; États-Unis, 2,5 $ ; Gabon, 1 600 CFA ; Grande-Bretagne, 1,4 £ ; Grèce, 2,20 / ; Italie, 1,90 / ; Luxembourg, 1,60 / ; Maroc, 10 MAD ; Pays-Bas, 2 / ; Portugal, 2 / ; Sénégal, 1 600 CFA ; Suisse, 2,40 FS ; Tunisie, 1,80 DIN. ABONNEMENTS : Tél. : 01-55-56-70-60. 22, rue René Boulanger, 75472 Paris Cedex 10. France métropolitaine, lundi à samedi, 6 mois : 154,50 / ; 1 an : 309 /. Lundi à dimanche, 6 mois : 179,10 / ; 1 an : 358,20 /. ÉTRANGER : nous consulter. Modifications : joindre dernière bande. Publicité commerciale : MANCHETTE SPORTS, Tél. : 01-40-93-24-99. Petites annonces : 25, av. Michelet, 93408 St-Ouen Cedex. Tél. : 01-40-10-52-15. Commission paritaire no 1207I82523 ISSN 0153-1069. LU Tirage du dimanche 5 février 2006: 452 408 exemplaires PAGE 16 LUNDI 6 FÉVRIER 2006 Bleu Rouge Noir Jaune Rouge 1. KOSTELIC (CRO), 460 ; 2. Marl. SCHILD (AUT), 420 ; 3. Zettel (AUT), 310 ; 4. Hosp (AUT), 247 ; 5. Paerson (SUE), 245 ; 6. Poutiainen (FIN), 189 ; 7. Pequegnot, 187 ; … 26. De Leymarie, 42. Septième et huitième slaloms : vendredi 10 et samedi 11mars, à Levi (FIN). qui me séparait de mes quelques jours de vacances. C’était trop bon ! Je vais passer par la maison, puis aller prendre le soleil avec mon frère Ivica sur la côte croate, où j’ai mes habitudes avant les grands événements. – Vous ne pensiez pas à la course ? – Si, un peu ! C’était un plaisir de skier la deuxième manche, enfin un tracé avec de « vrais » virages de slalom ! Je savais que les filles avaient des problèmes sur le bas, qu’il y avait un coup à jouer. J’ai skié comme je voulais, avec juste quelques petites fautes logiques. – Les Jeux ? – Je me sens bien, très relax… Je commence juste à y penser. Pas aux médailles, juste à faire de mon mieux ! » Bleu Rouge (après 6 / 9) Le nombre de skieurs, hommes et femmes, femmes à avoir gagné dans toutes les disciplines lors d’une même saison depuis l’apparition du super-G au programme de la Coupe du monde. Marc GIRARDELLI (LUX), 1988-1989 ; Petra KRONBERGER (ALL), 1990-1991 ; Bode MILLER (USA), 2004-2005 ; Anja PAERSON (SUE), 2004-2005 et 2005-2006 ; Janica KOSTELIC (CRO), 2005-2006. N.B. : Girardelli (2), Kronberger (1) et Kostelic (1) ont également remporté combinés ou super-combiné dans la saison considérée. Jaune Bleu Jaune - Slalom - 5 Noir Noir 1 382 1. 1 121 2. Paerson (SUE) 1 062 3. Dorfmeister (AUT) 729 4. Marl. Schild (AUT) 712 5. Meissnitzer (AUT) 707 6. Hosp (AUT) 707 7. Kildow (USA) 650 8. Zettel (AUT) 615 9. Mancuso (USA) 451 10. Mazé (SLV) … 25. Jacquemod, 242 ; 30. Montillet, 191 ; 32. Pequegnot, 187. Prochaine ététape : du vendredi 3 au dimanche 5 mars, à Lillehammer-Hafjell (NOR), un super-G, un super-combiné et un géant. « AVEC CETTE VICTOIRE, vous entrez encore dans l’histoire (voir infographie)… – Je voulais vraiment réussir un gros truc et ce succès en slalom est important parce qu’il me fait entrer dans le club des « happy few » de la Coupe du monde… (Elle rit.) Je plaisante ! Je n’y pensais même pas ! Ce sont les journalistes croates qui m’en ont parlé à l’arrivée… – Gagner après deux mauvaises journées en géant, comment est-ce possible ? – La première manche du deuxième géant, la veille, avait été vraiment pénible avec, en plus, des problèmes de skis. Quand je ne suis pas capable d’entrer dans les trente premières, ça veut dire quelque chose ! Cela ne m’est pas arrivé souvent, c’était la sixième fois de ma carrière. Ces deux jours avaient un peu entamé ma confiance… – Passer du fond de son lit, mal fichue, à la piste de slalom n’a pas dû être chose facile ? – Samedi, je me suis reposée comme jamais. J’avais vraiment besoin de reprendre des forces. Je n’ai plus d’énergie et je me sens vraiment faible. Il me fallait des heures de sommeil supplémentaires pour pouvoir skier avec 38 oC de fièvre. J’ai encore été capable d’aller audelà de moi-même ! – Comment parvenez-vous à gérer ces contrariétés physiques ? – Lorsque j’attendais le départ de la deuxième manche, je n’avais plus qu’une chose en tête : cette minute 17 BASKET PRO A (19 journée) e Bleu Rouge Noir Jaune STRASBOURG - NANCY : 70-62 Champion de la défense 90,5, LA STAT Brest ne doit pas chercher bien loin les raisons de sa dernière place au classement. Avecc 90,5 points encaissés par match, l’Étendard, plus mauvaise défensee de Pro A (très loin devant les 82,9 pts de Roanne), affiche ffi h de d grosses lacunes. Sur 19 matches joués, les Brestois ont ainsi concédé plus de 90 points à 11 reprises et pluus de 100 en 4 occasions. Depuis dix ans, seules deux équipes ont affiché de pires mooyennes sur une saison : Roanne en 2002-2003 avec 91,2 points concédés par match et Besançon en 1995-1996 avec 93,5 points. Strasbourg a présenté de sérieux arguments défensifs pour dominer la meilleure attaque de Pro A. STRASBOURG – de notre envoyé spécial Paris BR - Chalon.............. 64-76 SAMEDI Min Pts Tirs 3pts Lf Ro-Rd Pd Wesson 26 6 3/8 - - 8-7 1 E. Mendy 1 - - - - - R. Greer 31 17 6/12 0/1 5/6 1-3 4 J. Greer 37 12 5/11 2/6 - 0-3 2 Jeanneau 26 8 4/9 0/2 0/1 2-1 3 Giffa 24 11 4/11 3/6 - 1-3 2 S. Jackson 16 3 1/3 1/3 - 1-1 2 Mccord 27 4 2/7 - - 3-1 1 Starosta 12 9 4/5 - 1/2 1-2 TOTAL 200 70 29/66 6/18 6/9 17-21 15 Min Pts Tirs 3pts Lf Ro-Rd Pd Bailey 28 8 3/10 1/3 1/4 1-1 3 Green 20 2 1/8 0/1 - - 3 Mcclintock 7 1 0/3 - 1/2 1-0 Julian 38 17 6/8 - 5/7 7-10 1 Zianveni 28 9 3/10 0/4 3/6 1-3 2 M. Badiane 8 2 0/1 - 2/4 1-1 Boyette 38 19 8/14 3/5 - 3-1 3 Hayes 33 4 1/4 0/3 2/2 1-3 TOTAL 200 62 22/58 4/16 14/25 15-19 12 70-62 (25-16, 21-16, 16-18, 8-12) Écarts. - STR : + 15 (28e et 29e) Spect. : 4 600. Arb. : Gasperin, Vauthier et Bardera ARNAUD LECOMTE LE FAIT DU JOUR Dallas ne perd plus et caracole solidement en tête de la Division Ouest, au même rythme que ses voisins champions NBA, les San Antonio Spurs. Les Mavericks (37 v. - 10 d.) ont remporté samedi leur onzième victoire d’affilée en se jouant des Sonics et pour la quatrième fois d’affilée, Josh Howard a terminé meilleur marqueur de son équipe avec 23 points. Dirk Nowitzki, arme offensive no 1 du club avec 25,6 points de moyenne, regardant les dernières minutes sur le banc d’une équipe plus ambitieuse que jamais. « Nous avons un vrai banc et beaucoup de joueurs capables mettre la balle dans le panier, résumait le meneur Jason Terry. Dirk est toujours notre numéro 1, mais s’il ne marque pas, d’autres en sont capables. » Dallas enchaîne de plus face à Seattle, la deuxième plus prolifique attaque de la Ligue, son onzième match de rang sans encaisser 100 points, soit le nouveau record du club. Une performance défensive prometteuse, qui doit tout à la nouvelle philosophie instaurée par Avery Johnson, l’ancien meneur des Spurs brillamment reconverti coach à Dallas et élu trois fois entraîneur du mois en… quatre mois de carrière. Classement Pts J. G. — — — 1. Pau-Orthez ........... 34 19 15 2. ASVEL ..................... 33 19 14 Le Mans ................ 33 19 14 4. Bourg ..................... 32 19 13 Strasbourg ............ 32 19 13 6. Gravelines ............. 31 19 12 Nancy ..................... 31 19 12 8. Chalon .................... 29 19 10 Le Havre ............... 29 19 10 10. Paris ....................... 28 19 10 11. Hyères-Toulon ..... 28 19 9 12. Cholet ..................... 27 19 8 Roanne ................... 27 19 8 14. Clermont ............... 26 19 7 15. Dijon ....................... 25 19 6 16. Reims ..................... 23 19 4 17. Brest ....................... 22 19 3 Rouen ..................... 22 19 3 P. — 4 5 5 6 6 7 7 9 9 9 10 11 11 12 13 15 16 16 p. — 1417 1494 1486 1432 1407 1484 1553 1457 1481 1291 1497 1434 1529 1350 1419 1422 1494 1331 c. — 1236 1335 1332 1376 1295 1456 1468 1391 1462 1310 1539 1421 1575 1451 1516 1569 1719 1527 Cyril JULIAN (Nancy) : 17 points (6/8 aux tirs ; 5/7 aux l.f.) ; 17 rebonds; 1 passe ; 2 int intercceptions et 4 fautes en 38 minutes. LES POINTS 1. Rowe (Hyères-Toulon), 19,5 ; 2. HHarpper (Roanne), 17,6 ; 3. L. Wilson (Cholet), 17,2 ; 4. Baxter (Dijon), 17 ; 5. Stanley (Le ( Havre), 16,8 ; 6. Samnick (Paris), 16,7 ; 7. Nancy) et Wheeler (Gravelines), 15,8 ; 10. Turner (Pau-Orthez), 30. LES REBONDS ncy), 9,2 ; 3. Lockhart (Hyères-Toulon), 8,2 ; 4. ines), 7,8 ; 6. Bauer (Roanne) et Gaines (ASVEL), sök (Le Mans), 7,4 ; 10. K. Johnson (Gravelines), t Wesson (Strasbourg), 7,3 etc. (Nancy), 17. LES PASSES n (Nancy), 6,5 ; 3. Wheeler (Gravelines), 6,2 ; terson (Brest) et Cooper (Pau-Orthez), 5,6 ; nehan (Paris), 4,6 ; 9. Sangaré (ASVEL), 4,2 ; Les quatre premiers à la fin de la saison régulière sont qualifiés pour les quarts de finale. Les équipes classées de 5 à 12 disputent des barrages-huitièmes de finale. Les deux derniers (17e et 18e) sont relégués en Pro B. Le meilleur de la journée : B. Cissé (Le Havre), 10. Français PROCHAINE JOURNÉE. – VENDREDI 10 FÉVRIER (20 HEURES) : Nancy - Clermont. SAMEDI 11 (20 HEURES) : Brest - Cholet ; ASVEL - Hyères-Toulon ; Pau Bourg ; Le Havre - Roanne ; Chalon - Reims ; Dijon - Le Mans. DIMANCHE 12 (15 HEURES) : Gravelines - Paris, (TPS Star). 17 HEURES : Rouen - Strasbourg. Étrangers Adjiwanou (Reims) Feaster (Reims) Brun (ASVEL) A. Sy (ASVEL) Mahinmi (Le Havre) Darrigand (Clermont) Savovic (Bourg) Cooper (Pau-Orthez) Gregory (Le Mans) Cox (Chalon) DIJON Brown et « Vato » à la rescousse ? DIJON – de notre correspondant STRASBOURG. – La puissance de l’ailier strasbourgeois Ricardo Greer a fait des dégâts dans la défense lorraine, avec ici à terre Moussa Badiane. (Photo Pierre Misandeau/Stadium) PENDANT QUE le palais des sports de Dijon s’habille de neuf avant de recevoir la Semaine des As, du 16 au 19 février, le pensionnaire des lieux, la JDA, invitée pour la fête parmi les meilleures équipes françaises du moment, se morfond en queue de classement de Pro A (15 e , 6 victoires-13 défaites). Elle s’enfonce même dans le marasme après sa défaite à Clermont (73-77), un quatrième revers d’affilée alors que Le Mans sera samedi en Bourgogne. Le coach Jacques Monclar, épaulé par son plus fidèle lieutenant Lau- rent Sciarra, arrivé tardivement, a tiré la sonnette d’alarme et ne se résigne pas. L’ailier-fort Yakhouba Diawara est pour le moment la seule vraie satisfaction (16,4 pts, 5,7 rbds) mais le jeu dijonnais manque de fixation à l’intérieur, Mario Bennett n’étant pas un grand spécialiste dos au panier. Alors Dijon cherche à densifier sa raquette (Perica est sur la sellette) mais aussi son jeu extérieur (Marigney voire Baxter sont menacés). C’est pourquoi la JDA attend aujourd’hui Tony Brown, arrière (1,91 m ; 26 ans) sorti d’Arkansas State en 2003 qui faisait sa deu- xième saison en Suisse à Pully. Libéré à sa demande pour tenter sa chance en France, ce scoreur tournait cette année à 28,6 points (avec 3,3 p.d., 2,4 rbds en 37 min de moyenne sur 13 matches). La JDA accueille aussi Vakhtang Natsvlishvili, dit « Vato », qui passera des tests. Le Géorgien, écarté l’an passé par un pneumothorax, a manifesté le désir de rejouer. « S’il peut nous d on n er d ix o u qui nz e minutes », dit Jacques Monclar. « Vato » et Tony Brown joueront-ils les As ? On en saura plus demain soir après un match d’entraînement à Chalon. – B. Gr. LES RÉSULTATS LES NEWS New Jersey - Miami, 105-92 ; Washington-Atlanta, 98-85 ; Orlando-Boston, 100-91 ; Cleveland-Philadelphie, 95-100 ; Indiana-Detroit, 93-85 ; New Orleans/Oklahoma City - LA Lakers, 106-90 ; Dallas-Seattle, 110-91 ; Milwaukee-Memphis, 88-78 ; Phoenix-Chicago, 118-101 ; Denver-Portland, 105-104 ; Golden State - Minnesota, 109-77. LES FRANÇAIS JOHAN PETRO a été discret face aux Mavericks (2 pts à 1/1, 2 rbds, 2 ctres en 10 min). En retard sur le développement de son jeune compère Robert Swift (12 pts, 9 rbds, 3 ctres en 31 min), le Français a obtenu son plus petit temps de jeu depuis la nomination de Bob Hill à la tête des Sonics il y a un mois.BORIS DIAW a de nouveau frôlé le triple double face à Chicago avec 11 points à 5/10, 12 rbds, 7 p.d., 1 ctre, 1 int. et 4 b.p. en 42 minutes. MICKAËL PIETRUS était toujours dans le cinq de départ malgré le retour de Jason Richardson. La blessure à la cheville de Baron Davis brouillant les cartes, alors que l’entraîneur Mike Montgomery envisage de remplacer Mike Dunleavy par Pietrus au poste d’ailier titulaire. MP en a profité pour se mettre en valeur face à Minnesota (17 pts à 5/10, 6 rbds, 2 p.d., 2 int. et 1 b.p. en 34 min) et s’affiche à 14,4 points et 5,2 rebonds sur les cinq derniers matches dans le cinq de départ. Chris Mihm souffre d’une entorse à l’épaule droite et Phil Jackson envisage d’activer RONNY TURIAF pour le match des Lakers à Dallas mardi. Les Indiana Pacers (6e de l’Est avec 23 v. - 22 d.) n’ont pas fait une croix sur la saison. Même après le désastreux feuilleton Ron Artest, suivi de son échange contre Peja Stojakovic, la longue blessure de Jermaine O’Neal, indisponible jusqu’à l’aube des play-offs avec une déchirure à l’aine et une série de six défaites de rang. Ils l’ont rappelé à tous en faisant tomber une équipe de Detroit certes fatiguée par quatre matches en cinq jours, derrière les 20 points de Stephen Jackson et l’énergie contagieuse du rookie Danny Granger (11 pts-9 rbds en 19 minutes). Les regrets de Naples MALGRÉ LES DÉFAITES de Sienne (à Biella) et Trévise (à Avellino), Naples n’en a pas profité pour prendre seul la tête de la Lega. Bien lancés dans la partie et menant à la mi-temps, les Napolitains ont craqué dans le quatrième quart-temps (24-34). Michel MORANDAIS est à créditer de 13 points et 6 rebonds mais avec une réussite irrégulière (6/13 aux tirs dont 1/6 à 3 points et 0/3 aux l.f.). À l’issue de cette 19e journée, quatre équipes sont donc en tête : Naples, Trévise, la Fortitudo Bologne et Sienne. Défaite également ce week-end pour Thierry ZIG (1 rbd) et Reggio Calabria face à Varèse (68-74). En Espagne, bonne opération pour Malaga qui, grâce à son succès dans la salle de Valence (62-87), rejoint Vitoria (battu à Gérone) à la deuxième place du classement. Florent PIETRUS n’a pas marqué mais a pris 7 rebonds pour les Malaguenos. En revanche, la ligne de statistiques de Stéphane RISACHER est restée vierge. Succès tranquille pour les Madrilènes, neuvièmes, à Valladolid (90-72). Quatre Français étaient présents sur le parquet. Du côté du Real, Mous SONKO a été bien discret (2 rbds et 3 p.d.), Mickaël GELABALE peu utilisé (7 pts, 2 rbds et 1 p.d. en 14 min). Dans les rangs de Valladolid, les deux meneurs, Joseph GOMIS (7 pts et 1 p.d.) et Paccelis MORLENDE (7 pts, 4 rbds et 1 p.d.), ont correctement fait leur travail. Avec un Frédéric WEIS moins performant que d’habitude (2 pts et 6 rbds), Bilbao a subi la loi de Grenade (66-73). Dans un duel de mal-classés, Alicante a pris une grosse claque à Séville (62-93) avec un Alain DIGBEU timoré (3 pts, 1 rbd et 3 p.d.). En Belgique, malgré un bon Cyril AKPOMEDAH (12 pts et 13 rbds), Charleroi s’est une nouvelle fois incliné, à domicile face à Mons-Hainaut (77-84). Même punition pour Liège et Karim SOUCHU (12 pts et 4 rbds) à Leuven (81-90). – N. R. LA SÉLECTION DE « L’ÉQUIPE » BASKET FOOTBALL TENNIS MAGAZINE SAUT À SKIS AUTO Sport + 105 min Rediff. demain à 7 h 30 21.25 L’Équipe TV 26 min D 1 Portugal. 21 e journée. FC Porto - Sporting Braga. Canal + Sport 50 min Enduropale. Au Touquet. ENDURO 21.50 Rediff. demain à 8 h 45 MAGAZINE 22.30 « Le Magazine olympique » Au sommaire : « Danse sur glace : histoire olympique de la discipline » RALLYE TF 1 35 min BASKET 03.00 NBA. Phoenix Suns - Minnesota Timberwolves. Motors TV 85 min Rediff. demain à 12 h 50 20.10 À voir. Eurosport 30 min 00.35 Championnat du monde des rallyes. Retour sur le Rallye de Suède. 20.00 France 3 8 min DOCUMENTAIRE 21.00 FOOTBALL Rediff. vendredi à 17 h NBA + 120 min Rediff. demain à 7 h 30 ZAP Intéressant. 20.15 « Étoiles des glaces. Un objectif en or », de Maria Hemmleb. Cinecinema Famiz 99 min FOOTBALL Eurosport 2 55 min Passé recomposé 20.45 D1 Argentine. Tournoi de clôture. 3 e journée. Newell’s Old Boys - River Plate. 20.00 Motors TV 60 min TPS Foot 120 min FILM Eurosport 30 min Trophée Andros. Finale. À Super-Besse. TOUT LE SPORT « La Dernière Passe » de Roger Spottiswoode. Voir article. 19.45 Canal + Sport 115 min ABSENT DES LUCARNES, le karaté s’offre une petite place sur Sport +, qui propose ce soir un résumé de l’Open de Paris des 14 et 15 janvier. Ce rendezvous est l’occasion d’entendre une petite nouvelle au micro : Laurence Fischer. Stagiaire à la communication de Canal + dans le cadre de ses études, la championne du monde 1998 (dont le CV déborde aussi de dix titres nationaux depuis 1995) effectue une pige pour commenter la compétition. Dans un tournoi où les Français se sont dis- 20.40 Eurosport 60 min 19.40 Coupe du monde. HS 145. À Willingen (ALL). Canal + Sport 55 min Championnat d’Angleterre D2. Sheffield United - Watford. 19.00 Arte 25 min 20.15 Eurosport 135 min À ne pas rater. Les cases vertes correspondent aux retransmissions en direct. Le karaté à petits pas SPORT +. 20 h 30. Karaté. Open de Paris. 26’. 20.30 Sport + 105 min Eurosport 45 min « Ligue 2 Mag » Rediff. à 0 h 30 FOOTBALL 19.00 « Jour de sport » Invité : J.-C. Darcheville. Sport + 26 min MAGAZINE Rediff. jeudi à 9 h 30 « Match retour » MAGAZINE « Les Spécialistes » 12.30 « Eurogoals » MAGAZINE Eurosport 60 min 12.00 Tournoi des Petits As. À Tarbes. MAGAZINE Rediff. à 13 h 11.30 Euro H 2006. Finale. 20.30 Open international de Paris. Voir article. NBA + 120 min Coupe d’Afrique des nations. Quart de finale. Cameroun - Côte d’Ivoire. HANDBALL KARATÉ 06.00 NBA. New York Knicks - Houston Rockets. FOOTBALL 30 LES BLEUS DE L’ÉTRANGER Onzième de suite pour Dallas Ligue 2. 24 e journée. Istres-Lorient. L’ÉVALUATION Strasbourg - Nancy ......... 70-62 NBA EXPRESS TÉLÉVISION 27 Ce soir 18: 30 INFORMATION > LA GRANDE ÉDITION Retour sur le parcours de l’équipe de France au Championnat d’Europe > HANDBALL LUNDI 6 FÉVRIER 2006 tingués avec pas moins de huit victoires, priorité est donnée aux finales, dont celle d’une certaine… Laurence Fischer, vainqueur des + 60 kg. « C’était exceptionnel car les jeunes Afghanes que je parraine étaient présentes dans les tribunes pour me soutenir, explique l’ambassadrice de l’association Sport sans frontières. Mais c’est dur de commenter sa propre finale. » Pour éviter la cata, la consultante d’un soir s’est appuyée sur les conseils du journaliste Jean-Paul Mail- CINÉCINÉMAS FAMIZ. 20 h 45. Film. La Dernière Passe (1986). 99’. DEPUIS le 15 novembre 1972, à 21 h 22 pour être précis, Jack Dundee (Robin Williams) est « l’homme qui a raté le ballon ». Un surnom dont il se serait bien passé. Il l’a gagné en laissant filer entre ses doigts la passe de 65 yards de son quarterback Reno Hightower (Kurt Russell) et le touchdown qui aurait offert sa toute première victoire à l’équipe universitaire de Taft dans le derby annuel qui l’oppose à la fac de Bakersfield. Un succès après lequel Taft court depuis 1911 ! Si la honte s’est abattue sur « Calamity Jack », Reno, lui, est entré dans la légende pour avoir vu son genou et sa carrière simultanément broyés par le violent plaquage qu’il encaissa sur cette action. Depuis, Jack rumine sa boulette qu’il ressasse et se repasse en boucle, tandis que Reno roule sa bosse dans un garage miteux, claudiquant au milieu d’épaves couvertes de ses poussières de gloire. Jusqu’au jour où Jack a l’idée saugrenue de rejouer ce maudit match pour enfin digérer ce passé qui, décidément, ne passe pas… Malgré un scénario prévisible, cette comédie enlevée de Roger Spottiswoode se regarde comme un honnête passetemps, notamment le match final qui dégénère en gigantesque bain de boue apocalyptique. L’adaptation française se permet même d’apporter sa patte facétieuse, illustrée par cette ultime passe verbale entre Reno et son épouse. Elle : « Ça va, tes jambes ? » Lui : « J’ai plus de genoux, c’est le pied ! » – J. L. let qui l’accompagne au commentaire. L’aspect pédagogique n’est pas négligé : « Une équipe m’a suivie pour montrer la préparation d’avant combat : le travail, l’attente… » Une leçon utile avant les Championnats de France en mars, puis les Mondiaux en octobre, en Finlande. Pour ce qui sera sa dernière compétition, Laurence espère que Sport + fera le déplacement : « Ce serait terminer en apothéose ! » JOCELYN LERMUSIEAUX L’ÉQUIPE TV 6. Édition du matin. 10. Édition de la journée. 18.30 La Grande Édition (rediff. toutes les heures jusqu’à 21.30). 19. Match retour (rediff. toutes les heures jusqu’à22., et à 0.15). 22.30 Édition de la nuit. INFOSPORT 6. La Matinale Sport. Invité : Jean-François Lamour. 10. Le Journal en continu. 18. La Grande Heure. LE COIN DES RADIOS Toute la journée. France Info. À 8 et 38 de chaque heure, chronique sportive. 6.40 et 7.40 France Inter. 6.45 RTL. Le Journal des sports. 7.40 Europe 1. Sports. 16. RMC. DKP (rediff à 21.). 18. Sud Radio. Rugby & Compagnie. 18. RMC. Luis attaque. 18.53 RTL Mégasport. 19.30 RMC. Global Sport. 20. RTL. On refait le match. 20. RMC. Coach Courbis. 20. Europe 1. Europe Sport (avec à 20.10, Europe Foot). 22. RMC. Tony Parker Show. PAGE 17 Bleu Rouge Noir Jaune Rouge subi la domination physique adverse dès les premiers échanges, ce qui offrit à Ricardo Greer et Sacha Giffa des boulevards pour mettre la SIG sur les rails (21-11, 9e). Dominant le rebond, Strasbourg sut maintenir son intensité jusqu’au bout, malgré quelques moments de faiblesse et un réveil défensif nancéien en deuxième mi-temps (24 points concédés après la pause). « On a toujours cherché notre jeu et manqué de discipline offensive », concédait Max Zianveni, pointant les tirs peu scrupuleux dont le SLUC, privé du jeu rapide, dont il fait habituellement son miel, s’était exagérément gavé. « On devait couper leurs passes en lob qui est un de leurs points forts. Oui, on a été très constants en défense sur quarante minutes », appréciait Aymeric Jeanneau, le capitaine strasbourgeois. Une activité qui échappe aux Lorrains depuis quelques semaines, selon Cyril Julian. « Au fil des matches, notre défense s’étiolait. Nous avons remporté nos matches surtout en attaque », constatait l’intérieur bronzé des Bleus, pas fâché de ne pas perdre le point-average (+ 14 pour Nancy à l’aller) qui, pourtant, a longtemps vacillé (62-50, 30e) avant que ses épaules de catcheur et une SIG sûrement un peu lasse ne relancent Nancy sous la barre des dix points en fin de partie (66-59, 37e). Mais un tir manqué de Deron Hayes juste derrière scellait un duel qui n’avait aucune raison objective de changer de mains, tant Nancy a déçu. « Ce n’est pas honteux de perdre chez le champion, même si on a gagné la consolante (la deuxième mitemps) », commentait Jean-Luc Monschau, qui va devoir serrer quelques boulons. Roanne - Bourg................ 70-77 Hyères-Toulon - Pau ........ 78-91 Cholet - ASVEL ................. 74-84 Clermont - Dijon .............. 77-73 Le Mans - Gravelines ....... 94-72 Reims - Brest .................... 98-83 Le Havre - Rouen.............. 89-78 HIER Freiné samedi au Havre (78-89) après deux victoires consécutives (sur Dijon et Roanne), Rouen le doit en grande partie à un nombre très dodu de balles perdues. Avec 27 « offrandes » à l’adversaire, les Rouennais ont rendu le pplus mauvais bilan depuis le ddéébbut ut de la saison. Le SPO détrône ainsi l’autre promu, l’ÉÉtendard de Brest (26 balles perdues coontre Paris lors de la 2e j.). En moyenne, depuis le début de l’exercice, c’est Nancy qui est lee plus mauvais élève (17 par match, soit son total lors de la défaite hier à Strasbourg), Roueen pointant à la troisième place (15,4). Bleu Rouge Jaune L’attaque nancéienne, qui prolongeait le feu d’artifice depuis le réveillon du Nouvel An (4 succès en 4 matches, tous avec 84 points marqués au minimum), a perdu ses couleurs et ses vitamines en Alsace, à l’image de son trio de fantassins Green-Bailey-Boyette, réduit à la médiocrité, à l’exception du dernier nommé, nouvel arrivant et scoreur plein de flair (21,7 pts de moyenne en trois matches). Les rase-mottes lorrains ont en effet VENDREDI Jaune Domination physique LE RECORD 70 62 Noir Bleu Noir ÉRIC GIRARD, l’entraîneur de l’équipe alsacienne, le martèle chaque semaine : Strasbourg est bien vivant. Au cœur de l’hiver, le champion paraît en tout cas aussi solide que ses concurrents et promet de défendre chèrement son trophée. La fin de parcours difficile en Euroligue, la victoire sur tapis vert face à Paris, dont la validation n’est d’ailleurs pas encore définitive, et les quelques sorties de route concédées en Championnat avaient, aux yeux de certains, peut-être troublé la lecture d’une saison qui présentait bien des pièges. Hier au Rhénus, la SIG a surtout présenté sa défense, assaillant la meilleure attaque de Pro A dès le coup d’envoi pour la laisser exsangue, à 62 points, plus faible total du SLUC égalé. Le tout dans le meilleur des ét at s d ’ e s p r it, té moin c e tte « trappe » de K’Zell Wesson à trente secondes de la fin, alors que le succès était acquis, sur le petit meneur Maurice Bailey qui lâcha un ultime ballon aussi inutile que symbolique. « J’ai même vu certains joueurs nancéiens plus fatigués que nous alors que nous sortions d’un vrai match contre Kaunas jeudi soir », se félicitait Girard, au-delà d’une victoire (la 6e en 7 matches en Pro A) qui permet aux champions de France de rester au contact du trio de tête, surtout si le recours du PBR auprès du CNOSF n’était pas favorable aux Parisiens. « Il fallait redonner physiquement et on a fait preuve d’une belle discipline, notamment défensive. Remporter ce match nous permet aussi de ne pas laisser le doute s’installer ici », insistait-il, comme pour couper court aux critiques qui sourdaient depuis quelques temps dans l’environnement du club, notamment après la gifle reçue des mains de Chalon au Rhénus (55-68). Moins de deux semaines avant le prochain « classique de l’Est » prévu le 17 février à Dijon en quarts de finale de la Semaine des As, les doutes ont maintenant peut-être gagné Nancy, qui sera en Bourgogne pour défendre le titre conquis l’an passé. STRASBOURG NANCY 18 Bleu Rouge Noir Jaune AUTOMOBILE RALLYE DE SUÈDE Le numéro de Grönholm Intraitable en Suède, le Finlandais a signé hier sa 20e victoire mondiale, la deuxième de la saison, et s’échappe au Championnat. KARLSTAD – de notre envoyé spécial COUP DE THÉÂTRE dans le premier passage de Malta (l’ES 16) avant le parc d’Hagfors. Le leader perd neuf secondes dans cette spéciale longue d’un peu plus de 11 kilomètres. Lorsqu’elle se présente à l’assistance, la Focus pisse de l’huile de partout. Au volant, Marcus Grönholm est dans un état de stress indescriptible. « On est tombé en panne d’hydraulique et le différentiel central ne marchait plus, vocifère-t-il. C’est terrible ! J’ai dû terminer la spéciale en changeant les rapports au levier, car les palettes automatiques au volant ne fonctionnaient plus. J’ai essayé de rejoindre l’arrivée sans trop perdre de temps. J’espère que c’est réparable, mais je n’en suis pas sûr. » Premiers à s’être précipités sous le capot, Christian Loriaux et Mathias Aubespin, son ingénieur, rassurent l’équipage. « Ce n’est rien, diagnostique le directeur technique de M-Sport. Ça semble être la pompe ou le filtre. On va réparer ça sans problème et dans les temps… » La panne est récurrente. D’ailleurs, lors des séances d’essais, le filtre de la pompe hydraulique est régulièrement ôté pour éviter tout problème. Les deux Finlandais dérident aussitôt leur masque d’angoisse. pour sa Xsara, un choix opposé à celui de son rival qui restait fidèle à son équipement originel : des petits crampons de 5,5 mm. « Pour tenter de faire la différence, je n’avais pas d’autre solution que de prendre Marcus à contre-pied, analy- sait Loeb. Soit j’avais juste et ça passait, soit je terminais à trente secondes de lui au lieu de quinze et ça ne changeait rien au résultat. » Il termina à 30’’9. Malgré sa pénalisation de dix secondes lors de la première étape et quelques imperfections concernant les choix de pneus, Seb n’avait cependant rien à regretter : lorsqu’il roulait avec le même équipement que son adversaire, Grönholm a toujours gardé un léger avantage. Acquise de haute lutte, sa quatrième victoire dans son rallye de prédilection replace le Finlandais à égalité avec le double champion du monde français puisqu’il s’agit de sa 20e en Championnat du monde obtenue le jour de ses trente-huit ans. « Bon, finalement, ça se termine bien, soupirait le grand Marcus. L’anniversaire, ce n’est pas important. Ce qui compte c’est que ça fait deux victoires en deux rallyes ! On ne pouvait pas mieux commencer… On y est arrivé et, contrairement au Monte-Carlo, on l’a fait en attaquant, en prenant des risques et en se faisant une belle frayeur sur la fin. Après les tests hivernaux, je savais qu’on serait dans le coup, mais la voiture étant toute nouvelle, je n’aurais pas imaginé une seconde un tel début de saison. C’est bon signe pour la suite. » Une suite qui s’annonce passionnante avec un match sûrement très indécis pour le titre mondial entre ces deux pilotes car, déjà, Petter Solberg paraît d’ores et déjà réduit à un rôle d’arbitre. Après deux rallyes en effet, le score du Norvégien est toujours nul. On voit mal comment il pourra refaire son lourd handicap de 20 et 16 points sur ses deux compères, sauf en accumulant les victoires en comptant sur d’improbables loupés à répétition de ses rivaux. « C’est bien simple, dans ce rallye, rien n’a fonctionné. En tout et pour tout, je n’ai pu faire que deux spéciales dans des conditions correctes », expliquait le pilote Subaru, exclu après un départ aussi laborieux que litigieux dans l’avant-dernier chrono (lire par ailleurs). Au contraire, et un peu comme en Principauté où le Finlandais Toni Gardemeister avait hissé sa Peugeot 307 de location sur le podium, sachant que ce résultat était sans lendemain, faute de disposer du budget pour récidiver, Daniel Carlsson était hier le plus heureux des hommes. « Pour moi, cette troisième place a la saveur d’une victoire », jubilait le Suédois, vainqueur d’un magnifique duel avec l’autre Mitsubishi Lancer de l’Italien « Gigi » Galli, ralenti par un problème de boîte de vitesses en toute fin de parcours. La deuxième empoignade entre Mattias Ekstöm (Skoda Fabia) et Janne Tuohino (Citroën Xsara), pour l’attribution de la cinquième place, a, quant à elle, tourné court. Le Suédois a été éliminé sur sortie de route dès la reprise (Lesjöfors, l’ES 14). Le Finlandais, lui, a été trahi par son moteur dans l’avant-dernier virage de la dernière spéciale, offrant ainsi l’ouverture à Thomas Radström (Subaru Impreza). JEAN-PAUL RENVOIZÉ Loeb : « Marcus était le plus fort » KARLSTAD – de notre envoyé spécial Solberg toujours à zéro N’empêche. Après son troisième temps scratch de la matinée, Sébastien Loeb était revenu à seulement 14’’4 et l’improbable retournement de situation devenait dès lors arithmétiquement envisageable. La victoire allait donc se décider sur les 45 kilomètres de l’ultime enchaînement. « Si j’avais imaginé cela, j’aurais peut-être pris un peu plus de risques ce matin », concédait le pilote Kronos-Citroën en se décidant pour un panachage de clous de 6,5 et 7 mm entre l’avant et l’arrière 1. GRÖNHOLM (FIN) 2. Loeb 3. Gardemeister (FIN) 4. Carlsson (SUE) 5. Stohl (AUT) 6. Galli (ITA) 7. Sarrazin 8. Radstrom (SUE) 9. Atkinson (AUS) 10. Katamajaki (FIN) 11. Hirvonen (FIN) 12. Pons (ESP) 13. Sordo (ESP) 14. Solberg (NOR) Monte-Carlo (20-22 janvier) Suède (3-5 février) Mexique (3-5 mars) Catalogne (24-26 mars) Tour de Corse (7-9 avril) Argentine (28-30 avril) Italie-Sardaigne (19-21 mai) Grèce (2-4 juin) Allemagne (11-13 août) Finlande (18-20 août) Japon (1er-3 septembre) Chypre (22-24 septembre) Turquie (13-15 octobre) Australie (27-29 octobre) Nouvelle-Zélande (17-19 novembre) Grande-Bretagne (1er-3 décembre) TOTAL Pilotes 20 10 10 - - 16 8 8 - - 6 6 - - - 6 - 6 - - 5 5 0 - - 5 0 5 - - 4 4 - - - 4 - 4 - - 3 3 0 - - 3 - 3 - - 2 2 0 - - 2 0 2 - - 1 1 0 - - 1 0 1 - - - - - - - - - - - - - - Constructeurs 1. Ford, 26 points ; 2. Kronos-Citroën, 24 ; 3. Bozian-Peugeot, 10 ; 4. Subaru, 8 ; 5. Stobart-Ford, 7 ; 6. Red Bull Skoda, 3. N.B. : seules les deux voitures officiellement engagées par un constructeur ou un team peuvent marquer des points à chaque rallye. CLASSEMENTS BFGoodrich et Ford, Vainqueurs du Rallye de Suède 2006. Les pneus BFGoodrich ont encore une fois prouvé leur maîtrise du terrain. La compétition sera rude cette année, mais nos pneus permettront de garder le contrôle. PAGE 18 RALLYE DE SUÈDE (Karlstad, 3-5 février, deuxième épreuve du Championnat du monde des rallyes 2006). – Classement final : 1. Grönholm-Rautiainen (FIN, Ford Focus WRC RS06), les 349,02 km en 3 h 9’1’’9 ; 2. LoebElena (MCO, Kronos-Citroën Xsara WRC), à 30’’9 ; 3. Carlsson-Holmstrand (SUE, Mitsubishi Lancer WRC05), à 2’56’’8 ; 4. Galli-Bernacchini (ITA, Mitsubishi Lancer WRC05), à 3’3’’8 ; 5. Radström-Skallman (SUE, Subaru Impreza WRC), à 5’53’’3 ; 6. KatajamakiAlanne (FIN, Ford Focus WRC RS04), à 7’34’’8 ; 7. Pons-Del Barrio (ESP, KronosCitroën Xsara WRC), à 8’35’’6 ; 8. H. SolbergMenkerud (NOR, Bozian-Peugeot 307 WRC), à 9’1’’5… 10. Tuohino-Pietilainen (FIN, Citroën Xsara WRC), à 9’43’’ ; 11. Atkinson-MacNeall (AUS, Subaru Impreza WRC 2006), à 11’33’’5 ; 12. Hirvonen-Lehtinen (FIN, Ford Focus WRC RS06), à 11’57’’4… 14. WilsonOrr (GBR, Stobart Ford Focus WRC RS04), à 12’19’’3… 16. Sordo-Marti (ESP, Citroën Xsara WRC), 15’17’’7… 18. Stohl-Minor (AUT, Bozian-Peugeot 307 WRC), à 20’2’’3 ; etc. Vainqueurs des spéciales : Grönholm, 10 ; Loeb, 8 ; Galli, 1. Leader : Grönholm, ES 1 à ES 19. Principaux abandons : K. Solberg-Lindström (FIN, Subaru Impreza WRC), moteur (après ES 13) ; Ekström-Bergmann (SUE, Skoda Fabia WRC05), sortie de route (ES 14) ; SolbergMills (NOR-GBR, Subaru Impreza WRC06), exclusion (après ES 19). LE FILM DES SPÉCIALES J ES 14 - Lesjöfors 1 (10,49 km) : 1. Loeb, 5’56’’3 (moy. : 106,09 km/h) ; 2. Grönholm, à 0’’2 ; 3. Hirvonen, à 0’’6 ; 4. Carlsson, à 3’’5 ; 5. Galli, à 4’’ ; 6. H. Solberg, à 4’’7… 8. P. Solberg, à 6’’2 ; etc. Sur une couche de neige fraîche de 5 cm, sortie de route éliminatoire de Mattias Ekström dans un virage où Grönholm frise lui aussi la faute. Tuohino hérite de la cinquième place. J ES 15 - Rämmen 1 (23,35 km) : 1. Loeb, 11’49’’3 (118,51 km/h) ; 2. Grönholm, à 1’’5 ; 3. P. Solberg, à 3’’4 ; 4. Hirvonen, à 6’’3 ; 5. Galli, à 7’’ ; 6. Carlsson, à 9’’5 ; etc. Galli reprend l’avantage sur Carlsson dans la course à la troisième place. L’Italien possède 1’’7 d’avance sur le Suédois. Henning Solberg casse une jante et doit s’arrêter pour changer de roue. J ES 16 - Malta 1 (11,25 km) : 1. Loeb, 5’47’’7 (moy. : 116,48 km/h) ; 2. H. Solberg, à 2’’9 ; 3. Carlsson, à 3’’2 ; 4. Galli, à 5’’6 ; 5. Hirvonen, à 6’’4 ; 6. Radström, à 6’’7… 8. P. Solberg, à 8’’9 ; 9. Grönholm, à 9’’ ; etc. Panne d’hydraulique pour Grönholm en début de spéciale. Privé de différentiel central et du passage de vitesses électronique, il voit Loeb revenir à 14’’4. Nouveau chassé-croisé entre les deux Mitsubishi : Carlsson repasse devant Galli pour sept dixièmes. Tête-à-queue de Petter Solberg. Abandon de la Skoda d’Aigner sur problème moteur. J ES 17 - Lesjöfors 2 (10,49 km) : 1. Grönholm, 5’47’’7 (moy. : 108,61 km/h) ; 2. Loeb, à 3’’7 ; 3. Galli, à 5’’9 ; 4. Carlsson, à 7’’3 ; 5. H. Solberg, à 8’’9 ; 6. P. Solberg, à 10’’9 ; etc. La panne d’hydraulique sur la Ford de Grönholm est résolue à l’assistance. Loeb repart avec des clous longs alors que Grönholm, qui n’a plus ce pneu dans son paquetage, part avec des clous plus courts. L’avantage est au Finlandais dans cette spéciale. Galli reprend l’avantage sur Carlsson, pour 0’’7. J ES 18 - Rämmen 2 (23,35 km) : 1. Grönholm, 11’50’’3 (moy. : 118,34 km/h) ; 2. Loeb, à 3’’2 ; 3. Hirvonen, à 10’’2 ; 4. Carlsson, à 10’’3 ; 5. Galli, à 11’’2 ; 6. H. Solberg, à 12’’8… 54. P. Solberg, à 8’41’’2. Carlsson repasse devant Galli : il y a 0’’2 entre les deux Mitsubishi avant la dernière spéciale. Petter Solberg cale sur la ligne de départ et son moteur refuse de redémarrer avant plusieurs minutes. La voiture ayant mis plus de vingt secondes pour quitter la zone de départ, Solberg est exclu après la dernière spéciale. J ES 19 - Malta 2 (11,25 km) : 1. Grönholm, 5’48’’ (moy. : 116,38 km/h) ; 2. Carlsson, à 1’’ ; 3. Galli, à 7’’8 ; 4. H. Solberg, à 8’’1 ; 5. Atkinson, à 9’’4 ; 6. P. Solberg & Loeb, à 9’’6 ; etc. Carlsson a le dernier mot face à Galli, qui connaît un souci de boîte de vitesses. Abandon de Tuohino, alors cinquième, à 500 m de la ligne d’arrivée suite à une panne moteur. Prochaine épreuve : Rallye du Mexique (3-5 mars). I MONTAGNY A ROULE EN CHAMPCAR. – Pilote d’essais Renault F 1 l’an passé, Franck Montagny était convié la semaine dernière à Sebring pour un test en ChampCar avec l’équipe PKV. Le Français semble avoir apprécié : « Je suis là parce que je veux être ici. Je ne pense plus à la F 1. J’ai fait tout ce que je pouvais faire et ils ne m’ont pas donné une chance ! J’ai discuté avec Justin Wilson et Sébastien Bourdais et ils m’ont dit que c’était un très bon Championnat et mes essais l’ont prouvé. Il y a beaucoup à faire ici et je veux en faire partie. » Jim McGee, le responsable de PKV, qui avait déjà offert un essai à Ryan Briscoe, Giorgio Pantano, Katherine Legge et Ryan Dalziel, avouait : « Franck a fait un travail très intéressant, c’est un vrai professionnel. Il a beaucoup d’expérience et il l’a montré. Mais tous ceux qui ont roulé pour nous durant l’intersaison sont des pilotes très compétents. » Deux baquets sont à prendre chez PKV pour 2006. I GP 2 : GOMMENDY CHEZ iSPORT. – Après Pla, Prémat, Lapierre et Péréra, il y aura cinq Français au départ de la saison de GP 2 le 8 avril prochain à Valence avec la signature hier de Tristan Gommendy chez iSport, l’écurie de Scott Speed troisième du Championnat 2005 et pilote Toro Rosso en F 1 cette année. « Je suis ravi de signer pour cette équipe et mon objectif est clair : me battre pour le titre », déclarait Gommendy qui a fini 4e l’an dernier des World Series by Renault. LUNDI 6 FÉVRIER 2006 Bleu Rouge Noir Jaune Rouge Barème des points : 10 au 1er ; 8 au 2e ; 6 au 3e ; 5 au 4e ; 4 au 5e ; 3 au 6e ; 2 au 7e ; 1 au 8e. I LA BELLE HISTOIRE DE CARLSSON. – C’est finalement la Mitsubishi de Carlsson qui a eu le dernier mot sur celle de Galli pour la troisième place du podium. L’écart entre les deux hommes était de 0’’2 avant le dernier chrono, dans lequel l’Italien, en proie à des soucis de boîte de vitesses, lâchait prise. « C’est fabuleux ! se réjouissait le Suédois, qui signe son meilleur résultat en Mondial. Finir troisième derrière Grönholm et Loeb, ça équivaut à une victoire. Il y a une semaine, je ne savais pas si j’allais pouvoir faire le rallye. Après les reconnaissances, je passais encore des coups de fils pour boucler le budget. Espérons que ce résultat va attirer quelques partenaires. » L’ancien pilote Peugeot est en effet sans volant pour le reste de la saison, comme Galli. Mais il semblerait que ce dernier puisse louer la Mitsubishi sur quelques autres épreuves avec un coup de pouce de l’usine. I PETTER SOLBERG EXCLU DU RALLYE. – Début de saison à oublier pour le Norvégien, qui n’a marqué aucun point en deux rallyes. Après d’innombrables galères, le pilote Subaru pensait vivre un dimanche tranquille. Ce ne fut pas le cas. Moteur calé puis en panne au départ de la dixhuitième spéciale, Solberg tenta de pousser sa voiture hors de la zone de départ dans le délai de vingt secondes imparti. En vain. Son exclusion du rallye lui fut notifié après la dernière spéciale. « Nous avons clairement beaucoup de travail à faire pour que les choses reviennent à la normale », commentait Solberg. Bleu Championnat du monde 2006 (après 2 rallyes) Jaune Rouge Jaune Ê/'4#..;'Ê/'8+%61+4' Noir Bleu Noir KARLSTAD. – Hier, Marcus Grönholm a fêté ses 38 ans et son 20e succès en Championnat du monde des rallyes. Le pilote Ford conforte ainsi sa position de leader au général. (Photo Pascal Huit/Presse Sports) « VOUS TERMINEZ DEUXIÈME, comme au Monte-Carlo. Pas trop difficile de ne plus gagner ? – Non, finir 2e en Suède, derrière Marcus qui plus est, ça va… Mais il ne faudrait pas trop que ça dure ! – Grönholm était-il intouchable ce week-end ? – Honnêtement, oui. Il est très rapide ici et il l’a prouvé tout le week-end. Nous avons perdu du temps le premier jour à cause de la pénalité de dix secondes, nous avons tenté de refaire notre retard et nous y sommes parvenus par moments mais Marcus était la plupart du temps plus rapide que nous. J’ai fait de mon mieux. Dans les trois dernières spéciales, je savais ce que Marcus prenait comme pneus et j’ai fait un choix différent du sien. J’ai opté pour une monte qui me paraissait un peu folle mais je n’avais rien à perdre. Je savais qu’avec les mêmes pneus que lui je n’avais aucune chance de le battre à la régulière alors j’ai tenté un dernier coup. Soit c’était un coup de génie et je gagnais soit je finissais à 30’’ au lieu de 15’’, ce qui m’importait peu. Ça n’a pas marché mais au moins je n’ai pas de regret. Nous avons tout tenté mais il faut reconnaître que Marcus était le plus fort ce week-end. – Deuxième du Championnat à 4 points de Grönholm et avec 16 points d’avance sur Solberg, c’est plutôt positif non ? – Oui, c’est vrai que pour l’instant nous sommes en bonne position. En meilleure position que l’an dernier en tout cas (après deux rallyes l’an dernier, Loeb était 3e du championnat avec 10 points). Ça va être une belle bagarre. C’est clair que le scénario sera différent de la saison passée et que la concurrence sera plus forte. C’est pour ça qu’il ne faut pas qu’on refasse des bêtises comme celle de vendredi, lorsque Daniel a oublié de fermer le capot. Nous n’avons pas la marge de manœuvre de l’année dernière. Marcus et la Ford vont bien et il ne faut pas oublier Solberg. Moi aussi j’ai connu un début de saison difficile l’an passé et nous sommes revenus ensuite. Alors ne l’enterrons pas trop vite… » – J. B. 19 Bleu Rouge Noir Jaune SKI FREESTYLE TENNIS DE TABLE Boll triple la mise DÉJÀ VICTORIEUX du Top 12 Europe en 2002 et 2003, l’Allemand Timo Boll, numéro 3 mondial, a de nouveau remporté ce prestigieux trophée hier à Copenhague. Il succède au Russe Smirnov, vainqueur l’an dernier à Rennes. Tombeur du Bélarusse Samsonov (no 3), samedi en quart de finale, l’Allemand avait réalisé le plus dur et n’a guère tremblé ensuite pour disposer en finale de l’Autrichien Schlager, champion du monde 2003, à Paris-Bercy. Dans le tournoi féminin, la Croate Tamara Boros (no 9), meilleure européenne depuis plusieurs années, a pour sa part privé l’Autrichienne Liu Jia d’un doublé et remporte son deuxième succès après celui de 2002. TOP 12 EUROPE (Copenhague, 4-5 février). – HOMMES. Demi-finales : Boll (ALL, no 2) - Primorac (CRO, no 21), 4-1 ; Schlager (AUT, no 19) - Maze (DAN, no 18), 4-2. Finale : Boll - Schlager, 4-0 (11-8, 11-3, 11-8, 11-6). FEMMES. Demi-finales : Boros (CRO, no 9) - Steff (ROU, no 16), 4-3 (12-10 à la belle) ; Liu Jia (AUT, no 21) - Li Jiao (HOL, no 24), 4-3 (11-9 à la belle). Finale : Boros - Liu Jia, 4-1 (11-9, 4-11, 11-6, 11-7, 11-8). ÉQUITATION I CSIO DE BORDEAUX : FLORIAN ANGOT PAS LOIN. – Sur un cheval français Loro Pina Albin III, une monte de dix-huit ans, l’Italien Garcia, cavalier d’origine colombienne, s’est adjugé l’étape de Coupe du monde de Bordeaux, samedi soir. Il s’agit de la première victoire italienne en Coupe du monde. Meilleur Français, Florian Angot n’est pas passé loin avec une cinquième place malgré le meilleur chrono. « First de Launay a anticipé le virage sur un obstacle et il est monté en cloche et n’a pas fini le saut », explique-t-il. Laoura secoue les bosses Sandra Laoura, troisième, a redonné de l’espoir à une discipline décimée par les blessures cet hiver. LE SOURIRE semble revenir dans le clan français. Victime d’une hécatombe cet hiver avec la fracture du trochiter (épaule) de Sandra Laoura, la fracture de la mâchoire de Guilbaut Colas, la double-fracture du bras gauche de Pierre Ochs et la blessure à une hanche de Laurent Niol, le freestyle tricolore reprend des couleurs à une semaine des JO de Turin (10-26 février). Samedi, la troisième place de Laoura, le troisième podium dans la carrière de la skieuse de La Plagne, âgée de vingt-cinq ans, lors de l’épreuve de bosses de Spindleruv Mlyn (République tchèque) est le plus beau symbole de ce renouveau. « Tout s’est bien passé malgré les conditions météo qui se dégradaient, raconte Laoura. J’ai réussi un bon 360 en haut sur mon premier saut. Mon back flip jambes tendues a été en revanche un peu moins bon mais ça allait bien au niveau des reprises de saut et du ski. » Un retour tonitruant donc après un hiver complètement gâché par cette blessure à l’épaule. « Ça fait du bien de remettre un dossard, lâche-t-elle. Juste après m’être blessée, j’avais un peu peur pour la suite. Mais on m’a convaincue que ça allait bien se passer si je respectais bien toute la rééducation. J’ai désormais fait une croix sur la Coupe du monde pour vivre un peu au jour le jour avec encore plus la rage de courir. Il faut que j’essaie de rester dans cet état d’esprit et dans cette dynamique jusqu’aux Jeux. » « On risque d’être un peu juste » « Sandra avait beaucoup bossé cet été et cet automne, explique Rémi Sella, le patron de la discipline. Son Gabelou des Ores, 4, 73’’76 ; 18. Nicolas, Modesto, 4, 74’’25 ; 22. Hécart, Itot du Château, 5, 78’’38 ; 23. Rozier, Héritière d’Adriers, 8, 71’’41 ; 29. Jobertie, Triomphe de Muze, 12, 77’’26. Coupe du monde 2006 (après 9 épreuves) : 1. Schröder (ALL), 61 pts ; 2. Mändli (SUI), 56 ; 3. Garcia (ITA) et Ehning (ALL), 48 ; 5. Smith (GBR), 47 ; … 12. Léoni, 31 ; 25. Nicolas, 21 ; 44. F. Angot, 12 ; 68. Bourdy, 5 ; 69. Broucqsault, 4. Prochaine étape : Vigo (ESP), le 12 février. COUPE DU MONDE – SAUT D’OBSTACLES (Bordeaux, 4 février). Grand Prix : 1. Garcia (ITA), Loro Piana Albin III, 0 pt, 36’’20 ; 2. Oberson (SUI), Gazelle Beauval, 0, 37’’99 ; 3. Lundbäck (SUE), Madick, 0, 38’’03 ; 4. Kurten (IRL), Quibell, 0, 38’’85 ; 5. F. Angot, First de Launay HN, 4, 35’’10 ; 6. Michaels-Beerbaum (ALL), Shutterfly, 4, 35’’98 ; 7. Beletsky (RUS), Rezonanz, 4, 42’’23 ; 8. Schröder (ALL), Milano, 8, 46’’57. Avant barrage : 12. Bourdy, Eve des Etisses, 4 pts, 70’’87 ; 13. Léoni, Cyrenaika, 4, 71’’74 ; 17. Lafouge, SPINDLERUV MLYN. – Sandra Laoura, la skieuse de La Plagne s’est bien remise de sa fracture à une épaule et sa troisième place de samedi est un vrai soulagement. (Photo Petr Davis Josek/AP) I HERELIUS QUITTE GERMAIN.– Champion de France des lourds, l’invaincu Steve Herelius a quitté son entraîneur Joseph Germain. « Pour des raisons, souligne Herelius, que je ne souhaite pas révéler. » Par ailleurs, le titre de champion de France des super-légers, abandonné par Stéphane Benito, sera disputé entre Ismaël el-Massoudi et Tarik Amrous, le 24 février à Clermont-Ferrand. course. Il était quatrième des qualifications ce qui est de bon augure. Il se sent libéré. D’une façon générale, le travail avait été bien fait avant les blessures, mais on risque d’être un peu juste quand même. » PASCAL GRÉGOIRE-BOUTREAU COUPE DU MONDE HOMMES (Spindleruv Mlyn [RTC], 4-5 février). – Saut : 1. Dashinski (BLR), 251,77 pts ; 2. Han Xiaopeng (CHN), 244,44 ; 3. Rak (BLR), 224,80 ; … 5. Thépaut, 220,13 ; 14. Lohrer, 192,14. Coupe du monde 2006 (après 9 épreuves). – Saut : 1. Nissen (CAN), 485 pts ; 2. Dashinski (BLR), 440 ; 3. Shouldice (CAN), 391 ; … 21. Lohrer, 124 ; 24. Thépaut, 106 ; 36. Méda, 44. Prochaine épreuve de saut : Davos (SUI), le 3 mars. COUPE DU MONDE FEMMES (Spindleruv Mlyn [RTC], 4-5 février). – Saut : 1. Li Nina (CHN), 199,33 pts ; 2. Tsuper (BLR), 177,35 ; 3. Müller (SUI), 174,31. Coupe du monde 2006 (après 9 épreuves). – Saut : 1. Li Nina (CHN), 436 pts ; 2. Leu (SUI), 414 ; 3. Müller (SUI), 406. Prochaine épreuve de saut : Davos (SUI), le 3 mars. LUTTE I PI ET MAUNOURY COURONNÉS. – Lors des finales des Championnats de France, hier à Castelnaudary, Hongyan Pi a renouvelé son titre en simple en battant Weny Rahmawati (11-2, 11-1). Dans le double mixte, Pi et Svetoslav Stoyanov ont dominé Élodie Eymard-Baptiste Careme (15-11, 15-2). Totalement inédite, la finale hommes a vu Simon Maunoury s’imposer face à Erwin Kehlhoffner (15-11, 15-8). Kehlhoffner, avec Thomas Quéré, a en revanche conservé son titre en double hommes en battant la paire composée de Svetoslav Stoyanov et Mihail Popov (13-15, 15-11, 15-12), pourtant tête de série no 1. Enfin, en double dames, Weny Rahmawaty et Élodie Eymard, victorieuses fin 2005 de l’Open de France, ont également réussi la passe de deux aux dépens de Perrine Lebuhanic et Elisa Chanteur (15-12, 15-10). RUGBY À XIII COUPE DU MONDE PAR ÉQUIPES – ÉPÉE FEMMES Si près du but Les Françaises se sont inclinées à la mort subite (30-29) face aux Hongroises. SUR LE FIL DU RASOIR. Ou plus précisément de l’épée. La finale de l’épreuve par équipes de Saint-Maur s’est jouée à rien. À la mort subite. 30-29, une simple touche que la Française Hajnalka Kiraly concéda à la Hongroise Revesz. « Je voulais absolument la mettre, regrettait hier Kiraly. J’attaque pour la toucher mais il m’aurait peut-être fallu attendre plus longtemps… » Une parade-riposte réussie pour la Hongroise, réplique de celle que Kiraly avait placée dans la matinée face à la Polonaise Stroka en quart de finale (36-35), là aussi à la mort subite. « Mais plus que cette dernière touche ratée face à Revesz, commentait Kiraly, je regrette de n’avoir pas su conserver les 2 points d’avance que j’avais dans la dernière minute. » Des regrets en mode mineur toutefois. À titre personnel, d’abord, car Kiraly avait entamé son dernier relais avec 2 points de retard. Elle sut remonter ce handicap face à une sélection magyare qui compta jus- MOTO qu’à 6 points d’avance au milieu du match. À titre collectif, ensuite, car l’équipe tricolore alignée hier ne comptait que deux des quatre filles sacrées championnes du monde en octobre dernier à Leipzig. Relevant de blessures, Laura Flessel et Sarah Daninthe avaient été laissées au repos. Une équipe amoindrie mais solidaire Aux côtés de Kiraly et de Maureen Nisima, l’entraîneur national JeanFrançois Di Martino avait donc titularisé Audrey Descouts et Jeanne Colignon. Deux « Marie-Louise » qui ne l’étaient pas tant que ça. « J’étais remplaçante l’an dernier pour les Mondiaux en Allemagne et on s’entraîne tout le temps ensemble », relativisait Descouts. « Ça fait un moment qu’on tourne ensemble, on se connaît, on s’apprécie », ajoutait Colignon. N’empêche, il n’était pas évident de prévoir que cette équipe arriverait en finale. Les Françaises y sont donc parvenues mais à chaque fois dans la douleur : 35-30 contre le Japon qui résista jusqu’à 31-29, et 1 point d’avance seulement sur la Pologne et la Russie (36-35 dans les deux cas). Mais l’amalgame a pris. « C’est une bonne équipe qui a su s’entraider, se félicitait, tout sourire, JeanFrançois di Martino. C’est vrai que, sans Laura (Flessel), on était amoindri, mais ça fait du bien de voir que, même sans une championne comme ça, l’équipe a fonctionné. Je suis fier du comportement de Maureen et de Hajnalka qui ont assumé leurs responsabilités de leader. Derrière, les filles ont suivi et pris leur chance. » Tout au long de la journée, Di Martino fit ainsi tourner Colignon et Descouts. Certes cela fut insuffisant pour battre les Hongroises qui alignaient leur meilleure équipe du moment : Hormay, Revesz, Szasz et Toth. Soient les mêmes que les tricolores avaient dominées en finale mondiale à Leipzig (45-31). D’ici les Mondiaux de Turin (29 septembre 7 octobre), les Bleues auront encore bien du temps pour s’améliorer et retrouver Laura Flessel. Même si les Hongroises, elles, devraient également récupérer leur championne olympique Timea Nagy... MARC VENTOUILLAC RÉSULTATS COUPE DU MONDE FEMMES (Saint-Maur, 3-5 février). – Épée par équipes. Huitièmes de finale : France (Colignon, Descouts, Kiraly, Nisima) - Japon, 35-30. Quarts de finale : ChineAllemagne, 42-37 ; Hongrie-Ukraine, 45-29 ; Russie-Canada, 38-29 ; France (Colignon, Kiraly, Nisima) - Pologne, 36-35. Demi-finales : Hongrie-Chine, 45-35 ; France (Colignon, Descouts, Kiraly, Nisima) - Russie, 36-35. Match pour la 3e place : Chine-Russie, 45-37. Finale : HongrieFrance, 30-29. Évolution du score : Revesz-Nisima, 1-3 ; Szasz-Kiraly, 4-3 ; Hormay-Colignon, 7-3 ; Szasz-Nisima,9-3 ; Revesz-Colignon, 13-8 ; Hormay-Kiraly, 16-14 ; Szasz-Descouts,19-15 ; Hormay-Nisima, 20-18 ; Revesz-Kiraly, 30-29. ENDURO Double première En tête de bout en bout, le jeune Timoteï Potisek, vingt-deux ans, a remporté son premier Enduro du Touquet, dans sa nouvelle version, l’Enduropale. LE TOUQUET – de notre envoyée spéciale IL EST JEUNE, fringant et provocateur. En apprenant, à une demi-heure de l’arrivée, que son rival Arnaud Demeester (Yamaha) était arrêté suite à un problème d’embrayage, Timoteï Potisek, à fond dans la ligne droite opposée, a salué la nouvelle d’une cabriole sur sa moto. Deuxième de l’Enduro du Touquet en 2004 et 2005, le pilote Honda est enfin parvenu à monter sur la plus haute marche du podium. Allégé de 5 litres d’essence par rapport à ses principaux concurrents, en tête dès le premier tour de course, Timoteï a tracé son chemin entre les « chicanes mobiles », comme on appelle ces amateurs ensablés dans les chicanes et les dunes artificielles. « J’ai décidé d’imprimer un gros rythme pour atomiser la concurrence, expliquait-il à l’arrivée, détendu et serein. Je suis resté concentré pour ne pas chuter et j’ai géré ma course. » Intrépide et facétieux, le plus jeune de la fratrie Potisek avait souvent, par le passé, péché par excès d’orgueil. « C’est vrai qu’avant, je passais plus de temps à regarder les autres qu’à faire ma course », concède-t-il. Cette année encore, il se disait nullement impressionné par Demeester, qui visait une sixième victoire au Touquet, record absolu, et qui venait de s’imposer sur le sable de Grayan. « C’est à mon tour de gagner ici », fanfaronnait-il aux vérifications techniques, la veille du départ. Bernard Rigoni, son directeur sportif, abondait dans le même sens, arguant que son protégé était « plus mature, moins fougueux qu’auparavant ». Seul favori à adopter une stratégie à deux ravitaillements, Potisek a d’abord été sous la pression de JeanClaude Moussé (KTM), avant que celui-ci ne chute et ne perde, plus tard, quelques secondes précieuses dans un arrêt au stand prolongé. La menace est alors venue de Demeester, à l’attaque après une heure de course. Revenu à moins d’une minute de Potisek, il fut stoppé net par un premier problème d’embrayage. L’écart se creusa audelà des quatre minutes. Demeester parvint pourtant à recoller à une minute de Timoteï dans la dernière heure. Mais, toujours aux prises avec son embrayage, il s’arrêta sur la piste, avant d’abandonner dans le dernier tour et de céder la troisième place à Pierrick Paget (Yamaha). Avec sept pilotes dans la même boucle à une heure de l’arrivée, cette première édition de l’Enduropale a nivelé les performances, resserré les écarts et relancé le suspense de la course. Plus rapide de deux secondes au tour en moyenne que les années précédentes, elle a pourtant paru plus fade sur le plan technique, du fait de la disparition du passage dans les dunes et de la dilution des bouchons qu’il provoquait. Coorganisateur de l’épreuve avec la ville du Touquet, la Fédération française de motocyclisme s’est engagée à recueillir les impressions des motards dans les semaines à venir et à réfléchir à un tracé plus sinueux l’an prochain. GAËTANE MORIN RÉSULTATS 1. T. Potisek (Honda), les 15 tours en 3 h 13’20’’380 ; 2. Moussé (KTM), à 1’15’’348 ; 3. Paget (Yamaha), à 1 tour ; 4. Béthys (Honda), à 1 tr ; 5. Limbourg (Yamaha), à 1 tr ; 6. Cambier (KTM), à 1 tr ; 7. Hauquier (Yamaha), à 1 tr ; 8. Lambert (Yamaha), à 1 tr ; 9. Duflou (Yamaha), à 1 tr ; 10. Curvalle (Kawasaki), à 1 tr, etc. (865 classés). I DESPRES SIGNE LE MEILLEUR DÉPART. – Comme l’an passé, Cyril Despres, au guidon de sa KTM du Dakar, a empoché la prime du « holeshot » (meilleur départ) avant de se retirer de la course. Il reversera cet argent à l’école sénégalaise soutenue par Fabrizio Meoni avant son décès lors du Dakar 2005. LUNDI 6 FÉVRIER 2006 PAGE 19 Bleu Rouge Noir Jaune Rouge I ÉLITE (12e journée). - HIER : Carpentras-UTC, 14-78 ; Pia-Carcassonne, 54-14 ; Limoux - Villefranche-de-Rouergue-Cahors, 40-8 ; Villeneuve-sur-Lot - Toulouse, 22-34. Matches reportés : Lyon-Villeurbanne Lézignan ; Saint-Gaudens - Marseille. Cla ss emen t : 1. L i mo ux, 31 pt s (11 matches) ; 2. Pia, 31 (11 m.) ; 3. Toulouse, 29 (11 m.) ; 4. UTC, 28 (11 m.) ; 5. Carcassonne, 24 (11 m.) ; 6. Saint-Gaudens, 22 (10 m.) ; 7. Villeneuve-sur-Lot, 21 (11 m.) ; 8. Lyon-Villeurbanne, 17 (10 m.) ; 9. Villefranche-de-Rouergue-Cahors, 15 (11 m.) ; 10. Lézignan, 13 (10 m.) ; 11. Marseille, 11 (9 m.) ; 12. Carpentras, 10 (10 m.). Bleu Rouge I LES FRANÇAISES QUATRIÈMES. – Avant-hier à Colorado Springs, trois Françaises ont terminé quatrièmes du Tournoi du Colorado, Anna Gomis (55 kg) ayant livré cinq matches, Anne-Catherine Deluntsch (48 kg) quatre et Audrey Prieto (63 kg) trois. « Nous avons fait beaucoup trop de fautes dans la gestion du score, dans les moments où nous avions pris l’ascendant sur l’adversaire, souligne l’entraîneur Gérard Santoro. Sur les plans physique et technique, il reste quelques petits réglages à opérer, mais l’objectif premier a été atteint, à savoir enchaîner les matches en vue de l’Euro en avril prochain à Moscou. » Les Françaises, qui s’installent dès aujourd’hui à l’INSEP, disputeront le week-end prochain le Tournoi de Tourcoing. Néanmoins, Prieto, souffrant des côtes, passe aujourd’hui une radio. – A.-A. F. TOURNOI DU COLORADO (Colorado Springs, 3-4 février). – FEMMES. 48 kg. Quart de finale : Deluntsch b. Holthaus (USA), 7-0, 6-0. Demi-finale : Mott (CAN) b. Deluntsch 1-4, 4-1, 2-1. Repêchage : Deluntsch b. Rushton (CAN), tombée. Troisième place : Kelly (USA) b. Deluntsch 2-0, 2-0. Finale : Murata (USA) b. Mott (CAN) 6-0, 5-4. 55 kg. Premier tour : Gomis b. Da Silva (BRE) 6-0, 6-0. Quart de finale : Gomis b. Darrow (USA) 4-0, 6-0. Demi-finale : Van Dusen (USA) b. Gomis 7-4, 1-1. Repêchage : Gomis b. Malyshko (UKR), tombée. Troisième place : Jacobson (USA) b. Gomis, tombée. Finale : Verbeek (CAN) b. Van Dusen (USA) 6-0, 3-3, 2-0. 63 kg. Demifinale : Pirozhkov (USA) b. Prieto 1-0, 0-6, 2-2. Repêchage : Prieto b. Zyklova (RTC) 3-0, 4-0. Troisième place : Tomeo (USA) b. Prieto, tombée. Finale : Berube (USA) b. Pirozhkov (USA), tombée. 72 kg. Demi-finale : Hristova (BUL) b. Marianna Kolic 6-0, 6-0. Repêchage : Conceicao (BRE) b. Kolic 4-0, 3-1. Finale : Hristova (BUL) b. Wilson (CAN), tombée. HOMMES. 55 kg. Quart de finale : Hyo-Sub Kim (CDS) b. Hamza Fatah 7-0, 7-0. BADMINTON Jaune Bleu Jaune (6x3) : Affif Belghecham b. Djamel Atoui, arrêt de l’arbitre sur blessure au 5e round. Quart de finale du Critérium des super-moyens (4x3) : Anthony Prunier b. Medhi Kherbach par forfait de poids. I RÉUNION DE CORMEILLE-EN-PARISI (4 février). - Demi-finale du Tournoi de France des légers (6x3) : Samir Hamani b. Mounir Mehrough aux points. Mi-lourds (4x3) : Simon Bakalak b. Medhi Cheribet aux points. I RÉUNION DE TALENCE (4 février). Demi-finale du Critérium des légers (4x3) : Nicolas Fargette b. Nabil Kourad aux points. Super-coq (6x3) : Mohamed Bouleghcha b. Mohamed Nouairi, abandon à l’appel du 5e round. Légers (4x3) : Adel Yahmdi et Farid Chebabha nul. I RÉUNION DE JŒUF (5 février). - Demifinale du Critérium des lourds-légers (4x3) : Rachid el-Hadak b. Julien Perriaux aux points. I NATIONAUX AMATEURS (Charleville, 4 février). - Quarts de finales. HOMMES. Lourds : Ouatah b. Khamouch, arrêt au 2e round (+20). Super-lourds : Samoudi b. Lecacheur, arrêt au 3e round (+20). I COUPE DU MONDE (4-5 février). – HS 145 : 1. Kofler (AUT), 273,5 pts (143 m ; 138,5 m) ; 2. Morgenstern (AUT), 270,4 (135,5 ; 145) ; 3. Küttel (SUI), 257,2 (135,5 ; 138,5) ; 4. Ito (JAP), 252,3 (136 ; 135) ; 5. Pettersen (NOR), 249,7 (129 ; 142,5) ; 6. Ahonen (FIN), 246,5 (130 ; 140) ; 7. Koch (AUT), 244,1 (130 ; 139,5) ; 8. Janda (RTC), 241 (125 ; 140). HS 145 par équipes : 1. Finlande (Kiuru, Happonen, Hautamaeki, Ahonen), 973,4 pts ; 2. Autriche (Kofler, Widhölzl, Koch, Morgenstern), 953,5 ; 3. Norvège (Romören, Bystöl, Pettersen, Ljökelsöy), 950,5 ; 4. Allemagne (Neumayer, Späth, Herr, Uhrmann), 926,1 ; 5. Japon (Ito, Ichinohe, Kasai, Okabe), 879,2. Coupe du monde 2006 (après 17 épreuves): 1. Janda (RTC), 978 pts ; 2. Ahonen (FIN), 935 ; 3. Küttel (SUI), 689 ; 4. Ljökelsöy (NOR), 679 ; 5. Uhrmann (ALL), 535 ; … 59. Lazzaroni, 14. Prochaine étape : Kuopio (FIN), le 5 mars. I MONDIAUX JUNIORS : LE RELAIS HOMMES EN OR. – Et de huit ! Comme un symbole, les Championnats du monde juniors qui se disputaient à Presque Isle (États-Unis) se sont achevés sur la victoire du relais masculin français. Alexis Bœuf, Damien Géhin, Arnaud Langel et Vincent Jay se sont imposés de neuf secondes devant les Russes, l’Allemagne complétant le podium. Ce titre porte à huit le nombre de médailles françaises (dont quatre pour la seule Marion Blondeau). « Le bilan est super positif, s’est réjouit Christian Dumont responsable du biathlon français. Tous les athlètes reviennent avec une médaille ! C’est une nouvelle moisson de médailles pour Marion Blondeau, jeune vraiment surprenante, avenante et exemplaire dans la préparation de ses objectifs. À retenir également un très bon Vincent Jay qui, sur les skis, a signé de très bons chronos, il doit encore travailler la qualité de tir… Il est bon de voir les collectifs juniors qui donnent un vrai avenir dans une perspective de 2010. » Noir Noir I RÉUNION DE CHATEAUROUX (3 février). - Demi-finale du Tournoi de France des lourds-légers (6x3) : Andrei Zaitsev b. Julien Brival, K.-O. au 6eround. Demi-finale de la Coupe de la Ligue des super-welters (8x3) : Hamlet Petrosyan b. Michel Mothmora aux points. I RÉUNION DE NICE (3 février). - Quart de finale du Championnat de France des milourds (8x3) : Doulyassad Joubij b. Christopher Robert aux points (79-74, 79-74, 77-76). Demi-finale de la Coupe de la Ligue (8x3) : Rachid Drilzane b. Nizar Boubaker aux points.Moyens (6x3) : Denis Saioni b. Otto Merlin (HON), disqualification au 2e round. Super-légers (6x3) : Stéphane Benito b. Tibor Rafael (SLQ), arrêt de l’arbitre au 2e round, Christophe Delsahut b. Igor Krbusik (SLQ), arrêt de l’arbitre au 5e round. Supermoyens (4x3) : José Tavares b. Matteo Sciacca (ITA) aux points. I RÉUNION DE DINAN (4 février). –Quart de finale de la Coupe de la Ligue des légers (8x3) : Anthony Mezaache b. Samir Ferhat aux points. Demi-finale de la Coupe de la Ligue des mi-lourds (8x3) : Gyslain Ebouaba b. Ramdane Serdjane aux points. Quart de finale du Tournoi de France ski en novembre était vraiment bon mais sa fracture l’a empêchée d’exploiter tout ça. Le protocole médical a été bien mis en place et lui a même permis de revenir un peu plus tôt que prévu. On sent encore une petite réticence au moment de lever les bras sur les sauts même si son épaule est consolidée. Mais elle s’est libérée sur son ski. Ce podium est un gros soulagement. On verra désormais selon la configuration de la piste olympique. Mais c’est évident que l’on va là-bas pour un podium. » Les ambitions sont donc de retour avec semble-t-il l’enterrement de la scoumoune. « C’était quand même carrément incroyable, soupire Sella. Nous avions trois présélectionnés olympiques et Laurent Niol dont on savait qu’il pouvait se qualifier. Eh bien, les quatre se sont retrouvés à l’infirmerie… On a seulement maintenant l’impression de sortir du tunnel. Guilbaut s’est fait enlever sa prothèse de la mâchoire samedi pour la SAUT À SKIS BOXE ESCRIME BIATHLON COUPE DU MONDE 20 RUGBY TOURNOI DES SIX NATIONS (1 re Bleu Rouge Noir Jaune journée) – ÉCOSSE-FRANCE : 20-16 Friture sur la ligne Orphelins de Jauzion, fébriles et conduits par une charnière décevante, les trois-quarts bleus ont bafouillé leur rugby. ÉDIMBOURG – de notre envoyé spécial YANNICK JAUZION était hier à Murrayfield. Mais pas sur la pelouse, et c’est là toute la différence. Victime d’une fracture au petit orteil du pied droit, contraint de renoncer quarantehuit heures avant le match, le Tarnais de naissance, assis en tribune officielle, a cruellement fait défaut à ses partenaires de la ligne d’attaque. Unique par son pouvoir de pénétration, sa capacité à assurer la continuité du jeu et faire vivre le ballon en restant debout, le centre toulousain aux trente-deux sélections a laissé les Bleus orphelins en milieu de terrain. Là où la bataille pour le gain de la ligne d’avantage est cruciale à ce niveau de compétition. Hier, les Bleus ont bafouillé leur rugby, comme si l’ombre de Jauzion avait obscurci leurs rêves de brillance. L’équipe de France était venue pour reculé et ça nous a fait mal à la tête et aux jambes. » Passe Christophe Dominici, quarantehuit sélections au compteur. Interrogé sur l’influence manquante de Jauzion, le Parisien livre sa pensée. Différente des autres. « Oui, on a vu que c’est important d’avoir un centre pénétrant du style de Yannick, Damien (Traille) ou Brian (Liebenberg). » Le visage impassible, Frédéric Michalak aussi revient sur la piètre prestation du quinze de France. Il n’a pas été transcendant, n’a pas influé sur le jeu comme il l’a si souvent fait. Il le sait. « On l’a eue dur. Ça manquait de cohésion, de rythme, d’intelligence. C’était mieux en deuxième mi-temps, mais globalement c’était difficile physiquement pour tout le monde. » Cerné, le numéro 10 des Bleus n’a pas été non plus très régulier et performant dans le jeu au pied. gagner, elle a rapidement déchanté. Fragilisée par ses nombreux ballons perdus à l’impact, dans la transmission entre joueurs, ses choix douteux, sa réflexion troublée, et l’incroyable fébrilité personnifiée par Nicolas Brusque et Ludovic Valbon. S’il y a au moins un domaine dans lequel les Bleus ont joué une partition parfaite hier, c’est d’ailleurs au sujet du Briviste, épargné par ses partenaires. « Ludo a largement rempli sa tâche », souffle ainsi Jean-Baptiste Élissalde, lequel ne veut pas s’arrêter plus longtemps sur les conséquences de l’absence de Jauzion. « Il ne faut pas se retrancher derrière les absences. La vérité, c’est que l’on a perdu trop de ballons, qu’il y a eu trop d’erreurs. » Loin de son niveau de l’automne, le demi de mêlée toulousain n’a pas non plus évolué derrière un pack dominateur physiquement. « Je n’ai jamais vu quelqu’un marcher à reculons dans la rue. Parce que c’est dur. Et nous, on a Michalak ne se sentait pas handicapé « Je suis nul ! » En deuxième période, le jeu commandait effectivement de ne pas taper, de conserver le ballon. Mais quelqu’un lui reparle de sa blessure à l’adducteur droit qui le handicape depuis deux mois, l’empêche de s’entraîner régulièrement et convenablement. De jouer trop souvent au pied aussi. Il aborde le sujet une énième fois. Oui, il pouvait jouer. Non, il n’était pas handicapé. « À ce niveau-là, je suis assez content même. Je n’ai pas eu trop mal, pas de douleur. C’est encourageant pour la suite. » Il reste que collectivement, la courte semaine qui se présente avant FranceIrlande nécessitera beaucoup de travail de précision pour les Bleus. « À 13-0, on a peut-être paniqué, on a fait tout et n’importe quoi, reconnaît Florian Fritz, l’une des rares satisfactions individuelles de la journée. Il y a eu de la précipitation. Il faut se remettre en cause. Quand on se fait une passe dans les chaussettes, qu’on échappe le ballon sans pression, ce n’est pas une histoire d’absence ou de chance. Les ballons, on les a eus. Mais, on n’en a rien fait ou on les a rendus. » LUDOVIC VALBON, le centre de l’équipe de France, s’est livré hier à une violente autocritique. ÉDIMBOURG – de notre envoyé spécial IL EST ARRIVÉ l’avant-dernier en conférence de presse, juste avant Christophe Dominici. Ludovic Valbon s’est assis et il a parlé. La voix du Briviste était basse, le ton monocorde mais le contenu exceptionnellement violent. Envers lui-même. Sa troisième sélection restera un très mauvais souvenir : « J’ai fait des boulettes, comme tout le monde, mais ce que je retiens, ce sont les miennes, des erreurs de cadet. Pourtant, en entrant sur le terrain, j’étais bien, je ne m’étais pas mis la pression. Mais ce qui s’est passé aujourd’hui montre que je suis loin du niveau moyen international. Ou niveau bas même, je ne sais pas… Je suis vraiment très amer, parce que faire des en-avant sur des premiers temps de jeu, cela me ramène huit ou dix ans en arrière et ça me fait mal parce que j’ai beaucoup bossé pour avancer. Des fautes comme cela, c’est de la nullité. Je suis nul ! Quand tu fais un en-avant et qu’il n’y a pas de réelle pression, c’est… À ce jeu, quand on te fait une passe, il faut savoir attraper le ballon. Et quand la passe est amorcée, il faut savoir arriver moins vite, contrôler ta course, être concentré. Au moins, ça me remet les pieds sur terre. Peut-être que je me voyais trop beau, trop fort… On était venus pour gagner et on a perdu. Et de quatre points seulement. Or, sur une défaite aussi courte, les petites erreurs comme les miennes comptent cent fois, mille fois plus. Le rugby est un sport collectif mais c’est aussi une somme d’individualités. Je pars du principe que si je suis performant, j’aide l’équipe. Si je suis médiocre, je la tire vers le bas. Et quand on me donne le ballon et que je le perds, je prive l’équipe de France de munitions. Et à quatre points d’écart au final, les munitions valent cher. » – H. I. HAMID IMAKHOUKHENE « CE SOIR, je ressens une immense fierté. » Joie contenue, Frank Hadden a les yeux qui brillent. L’entraîneur écossais sait à quel point le succès que ses joueurs viennent d’obtenir face à la France va compter dans leur avenir proche. L’Écosse n’avait plus battu une nation majeure depuis 2002 (Afrique du Sud, 21-6) et elle sortait de deux saisons traumatisantes sous l’ère Matt Williams, l’entraîneur australien écarté en juin dernier. « Ce qu’ont réalisé les joueurs est incroyable, poursuit Hadden. Il n’y a rien de plus fort que cette impression d’avoir accompli quelque chose de grand pour votre pays. Le rugby écossais en avait besoin. » À ses côtés, le capitaine Jason White défait consciencieusement une banane avant de l’avaler en deux bouchées. Imperturbable. Il fait face à des médias qui, dans leur grande majorité, n’avaient donné aucune chance à son équipe. Il savoure intérieurement son bonheur, mais il sait que cette victoire n’aura aucune signification si l’Écosse ne confirme pas ce renouveau. « On sait d’où l’on vient, dit-il. On sait surtout qu’un tel résultat se joue sur des détails. Mais c’est sur ces détails que nous avons fait la différence aujourd’hui. Car Frank (Hadden) a su nous redonner confiance, nous persuader que cette victoire était possible. Avec un nouveau plan de jeu, une autre approche, des idées nouvelles, il a relancé l’équipe. On lui doit beaucoup. » « Exploiter cette confiance » Modeste, Hadden met en avant la performance des joueurs. « Leur détermination, la façon dont ils ont joué ont été exceptionnelles. Si l’on doit évoquer l’évolution de cette équipe par rapport à la saison dernière, je la résumerai en un seul mot : plaisir. Une notion qu’il ne faut pas sous-estimer dans le rugby pro. Il faut ressentir du plaisir quand on va s’entraîner si l’on veut avancer. C’est làdessus que l’on a insisté ces derniers mois. Redonner du plaisir et de la confiance aux joueurs. Et si le manque de résultats de nos trois équipes pros (Édimbourg, Glasgow, Borders) a pu laisser penser que le rugby écossais n’avait pas redressé la barre, c’était une fausse impression. Car ces résultats ont été meilleurs que les saisons passées et c’est à travers ces équipes que les joueurs ont retrouvé la flamme. » « C’est incroyable ce qui nous arrive, affirme de son côté Sean Lamont, l’un des héros du jour, auteur de deux essais. Frank est tellement positif que l’on se dit que tout est possible, même si l’on ne pouvait imaginer de débuter le Tournoi de cette façon. C’est un rêve. » « Il faut exploiter maintenant cette confiance, poursuit Hadden. Ne pas s’arrêter là. La victoire est essentielle. Elle valide tout ce qu’on fait pendant la semaine et tout ce qu’on s’est dit. J’avais dit notamment que j’étais sûr qu’on allait bien jouer. Mais bien jouer ne suffit pas toujours pour l’emporter. Et la confiance n’est pas une garantie de résultat pour le prochain match, mais elle est une base incontournable. Que les joueurs continuent à s’exprimer de cette façon, c’est tout ce que je peux souhaiter à notre équipe. » Car le déplacement au Pays de Galles se profile déjà. Et le vainqueur du dernier Tournoi qui vient de prendre une dérouillée à Twickenham (13-47) se doit de réagir. « On va y aller avec une énorme confiance, affirme Chris Paterson, l’un des anciens de la sélection écossaise. Parce que l’on croit en ce que l’on fait. On est décidé à ne plus subir. Faire en sorte que les choses arrivent sur le terrain, prendre son destin en main… l’équipe est dans une nouvelle dynamique. Cardiff, c’est une autre opportunité de faire un grand match, on va y aller pour ça. » 2 22 0///22 0 p ( ) le 8 mars 2003. Dans l’intervalle, ils avaient seulement battu l’Italie (deux fois), le Japon (deux fois), les Samoa (deux fois), les États-Unis, les Fidji et la Roumanie. (*) Angleterre, France, Irlande, Galles, Nouvelle-Zélande, Australie, Afrique du Sud, Argentine. JULIEN SCHRAMM L’Irlande dans l’attente CANAL+ TROPHÉE TROPHÉE L’ÉQUIPE PROVALE DU JOUEUR DU MOIS DU TOP14 1 3 2 BIDABÉ BOYET DUSAUTOIR (Biarritz) (Bourgoin) (Biarritz) Votez avant le 8 février, minuit Par SMS en tapant R au 61044**. Sur , LNR.FR ou sur et gagnez deux places pour la finale du Top 14. EXTRAIT DU RÈGLEMENT : jeu mensuel gratuit sans obligation d’achat valable à partir du samedi 4 et jusqu’au mercredi 8 février minuit. Jeu ouvert à toute personne physique demeurant en France métropolitaine. Un tirage au sort sera réalisé après la clôture des votes. *0,34 € TTC / min. **0,35 € TTC hors coût de un SMS. BRIAN O’DRISCOLL, le capitaine du quinze d’Irlande, et le numéro 8 Denis Leamy pourraient être cités aujourd’hui par le commissaire écossais du match remporté par l’Irlande, samedi, face à l’Italie (26-16), à Dublin. Interpellé par les Italiens et notamment Pierre Berbizier sur les « stamping » répétés de joueurs irlandais, l’Écossais Rob Flockhart s’est engagé à regarder de près les images de la rencontre et il devra donner une réponse aujourd’hui avant 15 h 30 (soit 50 heures après l’heure du coup d’envoi). Si O’Driscoll et Leamy sont reconnus coupables d’avoir piétiné des adversaires, ils pourraient être cités à comparaître devant une commission de discipline, vraisemblablement mercredi. Soit trois jours seulement avant le match contre l’équipe de France à Saint-Denis. Regroupés dès hier au Castle Hotel de Killiney, dans le sud de Dublin, les Irlandais se disaient confiants sur l’issue de cette affaire, répétant que Brian O’Driscoll ou Denis Leamy n’avaient fait qu’effectuer AGENDA VENDREDI 10 FÉVRIER I ANGLETERRE journée). – Gloucester-Leicester, Leeds-Bristol. I SUPER 14 (1re journée). – Auckland Blues (NZL) - Wellington Hurricanes (NZL) ; Western Force (AUS) - ACT Brumbies (AUS) ; Free State Cheetahs (AUS) Northern Bulls (AFS). SAMEDI 11 FÉVRIER (14e I TOURNOI DES SIX NATIONS. – France-Irlande (14 h 30, en direct sur France 2) ; Italie-Angleterre (17 heures). I TOP 14 (15e journée, match en retard). – Brive-Agen (18 h 30). I ANGLETERRE (14e journée). – Worcester-Sale. I SUPER 14 (1re journée). – Canterbury Crusaders (NZL) - Otago Highlanders (NZL) ; Queensland Reds (AUS) - New South Wales Waratahs (AUS) ; Golden Cats (AFS) - Western Stormers (AFS) ; Coastal Sharks (AFS) - Waikato Chiefs (NZL). DIMANCHE 12 FÉVRIER I TOURNOI DES SIX NATIONS. – Pays de Galles - Écosse (16 heures, en direct sur France 2). I ANGLETERRE (14e journée). – London Irish - Newcastle, Wasps-Northampton, Saracens-Bath. I PRO D 2 (18e journée, matches en retard). – Béziers - Pays d’Aix (15 heures). Auch-Albi (15 h 30). des rucks sur des joueurs italiens qui se mettaient volontairement à la faute. Déçu surtout par la performancede son équipe, l’entraîneur Eddie O’Sullivan affirmait, hier encore, qu’il n’y avait rien d’autre à faire qu’attendre le verdict du commissaire et se concentrer sur la préparation du match face aux Français. Les Irlandais entameront cette semaine d’entraînement ce matin par une séance sur le terrain de Blackorck College. – J. S. I ITALIE : CASTROGIOVANNI DANS LE COLLIMATEUR. – En marge des citations possibles de Brian O’Driscoll et Denis Leamy, le pilier italien Castrogiovanni fera l’objet d’une attention particulièredu commissaire Rob Flockhart. Rentré en seconde mitemps, il est accusé par les Irlandais d’avoir mordu le bras du troisième-ligne Simon Easterby. Il risque une très lourde sanction. Mais il faudra prouver la faute. Le quotidien The Irish Times va publier une photo de l’incident qui ne démontre pas l’évidence de la morsure. Pas sûr que la vidéo fasse mieux. – J. S. HOCKEY SUR GLACE Le sommet pour Rouen LIGUE MAGNUS. - 23e journée. - SAMEDI : Angers - Caen, 1-2 a.p. (0-0, 1-0, 0-1, 0-1) ; Amiens - Rouen, 3-4 a.p. (0-0, 0-3, 3-0, 0-1) ; Gap - Dijon, 3-5 (2-4, 0-0, 1-1) ; Chamonix - Épinal, 2-5 (1-2, 1-1, 0-2) ; Briançon - Morzine-Avoriaz, 2-1 (1-0, 0-0, 1-1) ; Villard-de-Lans - Anglet, 2-1 (0-1, 2-0, 0-0) ; Mont-Blanc - Grenoble, 1-6 (1-2, 0-4, 0-0). Classement : 1. Rouen (– 1 m.), 43 pts ; 2. Amiens, 34 ; 3. Briançon, 31 ; 4. Grenoble (– 1 m.), 30 ; 5. Dijon, 29 ; 6. Villard-deLans, 27 ; 7. ; Angers, 25 ; 8. Morzine-Avoriaz (– 2 m.), 24 ; 9. Anglet, 23 ; 10. Épinal, 21 ; 11. Mont-Blanc, 18 ; 12. Caen, 16 ; 13. Chamonix (– 2 m.), 11 ; 14. Gap (– 2 m.), 6. AMIENS - ROUEN : 3-4 a.p. (0-0 ; 0-3 ; 3-0 ; 0-1) 3 300 spectateurs environ. Arbitre : M. Durand. Pénalités. – AMIENS : 24’ (12 × 2’). ROUEN : 30’ (15 × 2’). Buts. – AMIENS : 48’46’’ F. Rozenthal (J. Marcos, Bachet) ; 57’25’’ Roussel (Petigny, Gras) ; 58’03’’ Zwikel (Bachet, Mortas). ROUEN : 21’43’’ Thinel (Mallette, Fortier) ; 25’20’’ Desrosiers (Besch) ; 27’51’’ Thinel (Fortier) ; 61’25’’ Carlsson inf. num., cage vide. ANGERS - CAEN : 1-2 a.p. (0-0 ; 1-0 ; 0-1 ; 0-1) 862 spectateurs. Arbitre : M. Bergamelli. Pénalités. – ANGERS : 26’ (8 × 2’ + 10’). CAEN : 22’ (6 x 2’ + 10’). Buts. – ANGERS : 34’49’’ Choinière (Borzik, Hovora) sup. num. CAEN : 57’32’’ Raux (Gavalda, Brodin) ; 60’32’’ Maatta (Janil, Jelen). BRIANÇON - MORZINE-AVORIAZ : 2-1 (1-0 ; 0-0 ; 1-1) 1 500 spectateurs. Arbitre : M. Bocquet. Pénalités. – BRIANçON : 10’ (5 × 2’). MORZINE-AVORIAZ : 4’ (2 × 2’). Buts. – BRIANÇON : 12’58’’ Dahlin (Lyness, Maillot) ; 42’50’’ Filip. MORZINE-AVORIAZ : 56’30’’ Halttunen (Miettinen, Holm). CHAMONIX - ÉPINAL : 2-5 (1-2 ; 1-1 ; 0-2) 500 spectateurs environ. Arbitre : M. Bachelet. Pénalités. – CHAMONIX : 41’ (8 × 2’ + 5’ + 20’). ÉPINAL : 69’ (7 × 2’ + 5’ + 10’ + 2 x 20’). Buts. – CHAMONIX : 3’42’’ Prokop (Charlet, Torgersson) ; 28’08’’ Böhme (Masson, Margerit). ROUEN : 1’32’’ Plch (Mazerolle) ; 11’49’’ Trebaticky ; 21’55’’ Trebaticky (Simko) ; 45’38’’ Haapasaari (Plch, Mazerolle) ; 56’50’’ Mazerolle (Haapasaari, Ablad). PAGE 20 GAP - DIJON : 3-5 (2-4 ; 0-0 ; 1-1) 412 spectateurs. Arbitre : M. Avavian. Pénalités. – GAP : 44’ (7 x 2’ + 10’ + 20’). DIJON : 38’ (9 × 2’ + 2 x 10’). Buts. – GAP : 2’48’’ Mihalik (Ravoire, Moussier) sup. num. ; 18’16’’ Moussier (Ravoire) ; 58’59’’ Arnaud (Jernstrom, Rambousek) sup. num. DIJON : 9’03’’ Rousselien (Drotar) ; 10’59’’ Gillet (K. Dugas, Thomas) ; 12’02’’ Kristin (Bochna, Rousselin) inf. num. ; 18’08’’ Gueguen (Palov) ; 54’44’’ Gueguen (Palov, Gillet) sup. num. MONT-BLANC - GRENOBLE, 1-6 (1-2 ; 0-4 ; 0-0) 1 167 spectateurs. Arbitre : M. Mendlowictz. Pénalités. – MONT-BLANC : 12’ (6 × 2’). GRENOBLE : 16’ (8 x 2’). Buts. – MONT-BLANC : 12’28’’ Lahtinen (Carry, Pollari) sup. num. GRENOBLE : 3’33’’ Hecquefeuille (Draney) sup. num. ; 14’25’’ Papa (Draney) ; 30’12’’ Wallin (Draney) ; 32’45’’ Y. Sadoun (Hecquefeuille) ; 36’46 » Draney ; 38’46 Draney sup. num. VILLARD-DE-LANS - ANGLET : 2-1 (0-1 ; 2-0 ; 0-0) 800 spectateurs environ. Arbitre : M. Bourreau. Pénalités. – VILLARD-DE-LANS : 6’ (3 x 2’). ANGLET : 10’ (5 × 2’). Buts. – VILLARD-DE-LANS : 26’43’’ Lepers (Billieras, M. Rozenthal) ; 31’21’’ Goncalves (Barin). ANGLET : 13’13’’ Lassalle (Karrer). PROCHAINE JOURNÉE. – Samedi 11 février, à 20 h 15 : Épinal - Mont-Blanc. Samedi 18 février, à 20 heures : Grenoble - Briançon ; Dijon - Amiens ; Rouen - Villard-de-Lans ; Caen - Gap. À 20 h 30 : Chamonix - Anglet ; Morzine-Avoriaz - Gap. MATCH EN RETARD DE LA 18e JOURNÉE. – Samedi 11 février, à 20 h 30 : Chamonix - Gap. I NHL. – HUET MARQUE DES POINTS. – Le gardien français du Canadien de Montréal, Cristobal Huet, a frappé un grand coup samedi lors de la venue des Bruins de Boston. Battus deux jours plus tôt par cette même équipe, les Québécois ont pris une belle revanche en s’imposant 2-0 avec un Huet en grande forme. – Y. Mai. SAMEDI : Saint Louis - Dallas, 4-3 a.p. ; Montréal-Boston, 2-0 ; Colorado-Detroit, 0-3 ; Pittsburgh - NY Islanders, 4-5 t.a.b. ; Philadelphie - NY Rangers, 3-4 a.p. ; Atlanta-Florida, 6-4 ; Toronto - New Jersey, 4-2 ; Tampa Bay - Washington, 5-0 ; Nashville-Chicago, 6-0 ; Buffalo-Ottawa, 2-1 t.a.b. ; Phoenix-Minnesota, 4-6 ; Edmonton-Vancouver, 3-1 ; San Jose - Anaheim, 0-2. LUNDI 6 FÉVRIER 2006 Bleu Rouge Noir Jaune Rouge de notre envoyé spécial session de ses moyens. Il n’a pas pu créer du danger comme il en a l’habitude. Derrière, les courses des trois-quarts ont été beaucoup trop latérales, seul Florian Fritz a donné l’impression de pouvoir franchir la ligne d’avantage. Un match international, cela se gagne en minimisant le nombre d’erreurs. En rendant 26 ballons – ce qui est énorme – aux Écossaissur des en-avant ou des « turnover », les Français se sont condamnés. Et pourtant, ils meurent à quatre points. Ce qui relativise aussi la qualité d’une équipe d’Écosse généreuse, efficace dans les déblayages, mais loin du très haut niveau. Attention, l’équipe de France n’est pas devenue mauvaise en un après-midi mais sa contre-performance est intéressante à analyser à la lumière de ce qu’ont réussi les Anglais la veille. Face à des Gallois fidèles à leur rugby débridé, les hommes d’Andy Robinson ont réalisé un très bon match. Avec beaucoup de volume de jeu, beaucoup d’intensité dans l’engagement physique, de la patience aussi. Après cinquante minutes, les vainqueurs du Grand Chelem 2005, châtiés, ont explosé comme du pop-corn. L’Angleterre est de retour, et l’Irlande, notre prochain adversaire, a montré ses limites du moment face à une équipe d’Italie qui porte déjà la marque de Berbizier. Belle organisation en conquête, en touche notamment, défense inversée qui mit sous pression permanente O’Driscoll et D’Arcy, les deux centres irlandais : l’Italie, sans des erreurs d’arbitrage, aurait mérité mieux. Essayons de nous réjouir. Le Tournoi 2006 nous réservera peutêtre de meilleures surprises que celle d’hier après-midi. Bleu Rouge ÉDIMBOURG – LES FRANÇAIS étaient les grands favoris de ce Tournoi. Les bookmakers se sont trompés. Le constat est douloureux pour les Bleus qui se sont pris en pleine figure dix ans de frustration écossaise. Mais, lorsqu’on a ce statut de favori à assumer, il ne faut surtout pas donner à son adversaire la possibilité d’exister, d’espérer, et l’équipe de France s’est trompée sur la stratégie à employer. Les Écossais voulaient amener les Français dans un jeu débridé. Ils sont tombés dans le piège, tête baissée, sans parvenir durant presque toute la première mi-temps à mettre en place un rugby bien structuré, avec du jeu au pied pour occuper le terrain, des courses directes pour aller défier un demi d’ouverture, Parks, qui n’est pas un gros défenseur. La seule fois où l’attaque française a pu prendre le milieu du terrain grâce à Florian Fritz, Julien Bonnaire a marqué. De manière trop systématique, l’alignement français a privilég ié l e s dé v ia t i o n s rapides en touche pour aller jouer au large plutôt que de resserrer préalablement la défense écossaise. Il a fallu attendre la soixantième minute pour voir Fabien Pelous et ses avants réussir enfin un bon groupé-pénétrant. Un comble quand on sait que cette arme est une marque de fabrique du rugby français. Un comble lorsqu’on voit les Écossais faire basculer la rencontre en début de seconde période, sur un groupé-pénétrant parfaitement exécuté. On n’a pas reconnu cette équipe de France, tellement séduisante en novembre contre l’Australie et l’Afrique du Sud, par son organisation collective, sa fraîcheur et sa mobilité. L’absence de Yannick Jauzion a certainement pesé. Frédéric Michalak n’a pas semblé en pleine pos- Jaune Bleu Jaune AVEC LES ÉCOSSAIS. – L’entraîneur du quinze d’Écosse a su persuader ses joueurs qu’ils étaient capables d’un exploit. Les Bleus se sont trompés Noir Noir Seul Hadden y croyait EDIMBOURG. – Frédéric Michalak (10), plaqué par Simon Taylor, sous les yeux de Pieter De Villiers (à gauche), Alastair Kellock (casqué) et Bruce Douglas, n’a eu que rarement ses aises hier. Mais il estime ne pas avoir été gêné par sa blessure à l’adducteur droit. (Photo Bruno Fablet) 21 RUGBY TOURNOI DES SIX NATIONS (1 re Bleu Rouge Noir Jaune journée) – ÉCOSSE - FRANCE : 20-16 « On n’est pas les Blacks » BERNARD LAPORTE, l’entraîneur des Bleus, mesure, après la défaite face aux Écossais, la distance séparant encore Français et Néo-Zélandais. Stade de France (16-9). Donc nous les attendions performants. Mais je crois que l’on a fait un meilleur match aujourd’hui que l’an passé, où nous avions gagné. Et, je le répète, sans ces dix points lâchés en début de match, nous l’aurions emporté. – Cette défaite va-t-elle vous amener à procéder à des changements pour affronter l’Irlande ? – On a cinq centres (Jauzion, Traille, Baby, Marty, Liebenberg) et deux arrières (Castaignède, Laharrague) blessés, alors il va surtout falloir composer avec les joueurs valides. Et puis il est hors de question de mettre cette défaite sur le dos de Ludovic (Valbon) ou Nicolas (Brusque). Donc, si l’on fait des changements, ce sera d’une manière logique, mais ils ne seront pas punitifs. – Vous aviez l’ambition de gagner le Tournoi. L’objectif semble désormais difficile à atteindre… – Nous avons perdu aujourd’hui 50 % de chances de gagner le Tournoi. » L’entraîneur de l’équipe de France a croisé son homologue écossais, Frank Hadden, en arrivant en conférence de presse. Poignée de main fugace et un : « Congratulations », lâché les mâchoires serrées. Bernard Laporte a ensuite commenté, aux côtés de Fabien Pelous et Jo Maso, la défaite de l’équipe de France. Une défaite dont il a souligné combien elle montrait que le quinze de France n’était pas encore une grande équipe. ÉDIMBOURG – de notre envoyé spécial « COMMENT ANALYSEZ-VOUS cette défaite ? – Le sentiment que j’ai, c’est que nous avons fait la meilleure deuxième mitemps depuis que nous sommes ensemble. Mais lorsqu’on donne dix points en première mi-temps comme nous l’avons fait et que l’on rend autant de ballons à l’impact, on ne peut pas gagner. Mais la force d’une grande équipe est justement de ne pas prendre des points quand il n’y a pas la place. – Comment expliquer le manque de pénétration des joueurs français ? – On a manqué de vivacité. Notamment sur les points de rendez-vous où ils nous ont arraché beaucoup de ballons. Nous avions beaucoup moins de rythme que lors des matches du mois de novembre. Je ne crois pas que ce soit une question de physique. On a surtout manqué la plupart de nos duels. Quand on regarde jouer les Blacks, eux, ils gagnent toujours leurs duels. Nous, on n’est pas les Blacks. On en est encore loin. – Il y a eu aussi beaucoup de ballons tombés… – Oui, nous avons été fébriles. Le fait d’être très vite menés au score nous a obligés à jouer pour aller marquer. Nous n’avons donc pas occupé le terrain comme on aurait dû le faire. – L’absence de Jauzion s’est fait cruellement ressentir… – Ludovic (Valbon), c’est vrai, ne nous a pas apporté l’aisance de Yannick. Mais il ne faut pas l’accabler. Au contraire, il faut le protéger. Il découvre le Tournoi. Et c’était bien de le faire jouer. – Pensez-vous que Frédéric Michalak a joué à cent pour cent de ses moyens. Notamment sur ses coups de pied ? – Peut-être pas dans ses frappes, mais ça fait deux mois qu’il joue comme ça. Il a alterné le bon et le moins bon. Mais ce n’est pas lui qui nous fait perdre le match. – Avez-vous été surpris par le niveau des Écossais ? – Non. Nous avons vu le match qu’ils ont fait contre les Blacks en novembre (défaite 29-10), et puis, l’an passé, on avait gagné difficilement contre eux au JEAN-CHRISTOPHE COLLIN ÉDIMBOURG. – Florian Fritz, soutenu par Nicolas Brusque, peine ici à s’extraire de la pression défensive d’Andrew Henderson et de Dan Parks (no 10). Une image trop fréquente hier à Murrayfield, où les Bleus ont souvent été impuissants. (Photo Bruno Fablet) LA QUESTION DU JOUR Bernard Laporte a-t-il eu raison d’aligner Frédéric Michalak diminué face à l’Écosse ? Brusque forfait pour l’Irlande Pour voter, connectez-vous sur www.lequipe.fr entre 6 heures et 22 heures ou envoyez OUI ou NON par SMS entre 6 heures et 22 heures (0,34 euro + coût d’un SMS). ÉDIMBOURG – de notre envoyé spécial PEPITO ELHORGA, sélectionné avec France A pour le match contre Irlande A, vendredi à Limoges (20 h 30), pourrait être le seul changement apporté au sein du groupe des vingt-deux joueurs retenus pour FranceIrlande et qui sera dévoilé ce matin à 9 h 30 (10 h 30 heure française). En raison de la blessure de Nicolas Brusque, les sélectionneurs sont en effet contraints d’appeler au moins un joueur supplémentaire. Pour le reste, hormis l’Agenais, qui serait dans ce cas-là promis à une place d’arrière, y aura-t-il d’autres modifications ? Le cas de Aurélien Rougerie pourrait être évoqué. Blessé au poignet gauche le 23 décembre dernier contre Bayonne, l’ailier clermontois n’a toujours pas rejoué depuis. Il devait le faire le 28 janvier dernier, à Montpellier, mais le match a été remis en raison des intempéries. « On va revoir le match tranquillement entre nous et reparler de tout cela », a répondu hier soir Jo Maso. De son côté, interrogé sur un éventuel remplacement de Ludovic Valbon, voire sa sortie du groupe, Bernard Laporte s’est fendu d’une réponse qui laisse davantage entrevoir des changements dans l’équipe de départ que dans la liste des vingt-deux. « On composera l’équipe avec les joueurs qu’il y a. Rien qu’au centre, on a quand même cinq blessés avec Jauzion, Traille, Liebenberg, Marty et Baby ! Et on ne va pas mettre tous nos malheurs sur le compte de "Nico" (Brusque) et de "Ludo" (Valbon). » Quant à la composition du quinze de départ contre l’Irlande, elle sera connue mardi à 11 h45. Dans le pack, Szarzewski semble menacé par Bruno, tandis que Milloud devrait revenir au nom de la rotation habituelle chez les piliers. Derrière, Boussès pourrait connaître sa première titularisation au centre. – H. I. G Sylvain MARCONNET (pilier du quinze de France) : « C’est une grosse désillusion. On a eu tendance à subir. Dans les un contre un, on a vu des choses que l’on n’avait plus vues depuis un moment. » G Jérôme THION (deuxième ligne du quinze de France) : « On voulait pérenniser ce qu’on avait fait en novembre. Et là, tout tombe à l’eau. On a fait un non match. » G Frédéric MICHALAK (demi d’ouverture du quinze de France) : « Les Écossais nous ont imposé du rythme tout de suite et nous avons été à l’agonie. On a manqué de fraîcheur, notamment par rapport aux matches de novembre. Mais cela n’explique pas tous les ballons tombés. En tout cas, nous n’avons pas sous-estimé les Écossais. » G Fabien PELOUS (deuxième-ligne et capitaine du quinze de France) : « On a toujours du mal à commencer notre Tournoi. Mais jusqu’au bout on pensait qu’on pouvait gagner. On n’a pas senti que l’on était hyper dominés en conquête, sauf sur les ballons portés. Comme on faisait beaucoup de fautes en attaque, des fautes de mains notamment, on s’est dit qu’à un moment ça allait finir par passer. Et la petite part de chance qu’on avait eue l’an dernier contre l’Écosse (16-9), on ne l’a pas eue cette année. Les Écossais ont été hyper performants sur les ballons portés et la capacité à prendre la largeur du terrain et y être bien, offensivement comme défensivement. » Fritz à son niveau Les chiffres du match Écosse LES JOUEURS FRANÇAIS. – Le Toulousain fut l’un des rares à franchir la défense écossaise. ÉDIMBOURG – de notre envoyé spécial BRUSQUE (4) : il est souvent intervenu avec ses trois-quarts, pas toujours dans le bon timing. Il a fait tomber des ballons et ne fut pas à son aise sur les chandelles. Blessé et remplacé par BOUSSÈS (74e), qui entra au centre, Valbon passant à l’aile et Dominici à l’arrière. DOMINICI (6) : à son débit, un retard sur une relance de Valbon. Pour le reste, il fut l’un des seuls qui chercha à avancer et qui chatouilla la défense écossaise. FRITZ (6,5) : à son niveau, mais il lui manqua un régulateur pour le faire jouer dans les espaces et forcer la décision. Puissant, rapide, il négocia de belles occasions de marquer mais oublia Heymans sur sa gauche pour un décalage gagnant en première mi-temps. VALBON (3,5) : hormis une récupération au sol, une interception et une relance, il fut bien effacé. Il n’apporta pas le complément attendu aux côtés de Fritz. HEYMANS (5,5) : toujours entreprenant et actif, que ce soit pour initier du mouvement, le poursuivre ou récupérer des ballons. Il a cherché à mettre du rythme, à pénétrer. MICHALAK (4) : un plaquage manqué – pris à contre-pied – sur Lamont, qui coûte le premier essai (11e), des coups de pied de renvoi approximatifs, du jeu au pied pas toujours judicieux. Son animation à la main est toujours bonne, mais la maîtrise tactique imprécise. ÉLISSALDE (4,5) : son animation ne fut pas toujours pertinente. Il a fait jouer avec trop d’insistance ses partenaires un peu trop près du premier rideau défensif adverse. Il n’a pas assez alterné, pas assez privilégié l’occupation du terrain. Il doit davantage s’imposer comme patron tactique. Remplacé par YACHVILI (80e). BONNAIRE (6) : un essai à son actif (50e), et 7 ballons en touche dont 2 L’Écosse avait du Blair LES JOUEURS ÉCOSSAIS. – Le demi de mêlée, habituelle doublure de Cusiter, a été excellent, comme le deuxième-ligne Murray. SOUTHWELL (6) : match solide et propre pour l’arrière qui s’affirme de match en match. PATERSON (6,5) : vif-argent, l’ailier droit s’est montré très disponible dans le jeu en intervenant partout sur le terrain. Buteur fiable avec quatre réussites sur cinq tentatives. DI ROLLO : un petit taureau qui ne connaît qu’un chemin, tout droit. Rapidement remplacé par WEBSTER (28e) qui a amené plus d’incertitude par la qualité de ses courses et de ses appuis. HENDERSON (6,5) : perforant, à l’aise dans le jeu, n’hésitant pas à venir défier la défense française, le centre de Glasgow a enfin joué au niveau qui doit être le sien. S. LAMONT (6) : ne lui demandez pas de faire des passes ni de jouer au pied. Très rustre techniquement, c’est surtout par sa puissance qu’il se distingue. Auteur des deux essais de son équipe (11e, 46e). PARKS (5) : il avait une revanche à prendre par rapport au public de Murrayfield. Un match honnête. Sans plus. BLAIR (7,5) : dynamique, très présent physiquement, collant au ballon, créant des brèches dans la défense française, toujours bien placé en repli, son activité a été incessante jusqu’à sa sortie à la 56e minute. Remplacé par CUSITER, l’ancien titulaire du poste sélectionné avec les Lions l’été dernier lors de la tournée en Nouvelle-Zélande. TAYLOR (6) : il n’a pas été le plus en vue de cette troisième ligne écossaise de décathloniens. Le numéro 8 a été absorbé par l’affrontement. HOGG (7) : de l’abattage, énormément de présence dans tous les secteurs de jeu. Un match plein et réussi. WHITE (7) : capitaine exemplaire, ses plaquages ont été déterminants et sa présence au combat d’une rare rudesse. Remplacé par PETRIE (74e). MURRAY (7,5) : élu homme du match, le deuxième-ligne a livré une grande performance, rayonnant dans l’alignement en touche, intraitable dans le combat rapproché, très mobile et agressif sur les points de rencontre. Symbole d’un pack écossais qui a retrouvé une âme et une identité. KELLOCK (6) : a fait son boulot en touche et contribué à la bonne performance du match écossais. Il suffisait pour lui de suivre Murray. Remplacé par MacLEOD (75e). DOUGLAS (5) : sort curieusement à la 41e minute après avoir rempli sa principale mission : tenir le choc en mêlée. Exactement ce qui a été demandé à son remplaçant SMITH (5). HALL (5) : quelques mauvais lancers, mais beaucoup de combativité. Remplacé par LAWSON (64e), moins rude physiquement mais meilleur lanceur. KERR (5,5) : le plus en vue de la première ligne écossaise, davantage par sa disponibilité que par sa solidité en mêlée. – J. S. France FRANCIS DELTÉRAL LUNDI 6 FÉVRIER 2006 20’24” 17’57” Mêlées gagnées * s r introd ction ad erse Touches gagnées * sur lancer adverse Pénalités concédées En-avant / Turnover Plaquages 80 78 Les plus pénalisés 2 G Dimitri SZARZEWSKI (talonneur du quinze de France) : « On sortait d’une bonne tournée en novembre, cette défaite est donc frustrante. Mais l’objectif demeure de remporter la Coupe du monde. On ne lâchera pas. » – J-C. C. G Florian FRITZ (trois-quarts centre du quinze de France) : « Lorsque nous étions menés 13-0, on s’est un peu affolés, alors qu’il n’y avait pas lieu. On n’aurait pas dû paniquer et aller jouer chez eux. Car au bout d’un moment, on se disait bien qu’on ne leur mettrait pas un essai en partant de nos 22 mètres. » G Yannick NYANGA (troisièmeligne du quinze de France) : « On est tombés dans le panneau. Régulièrement, quand nous avions le ballon, nous commettions une faute, on perdait la balle et ils contre-attaquaient. À la mi-temps, sur l’échelle de Richter, la remontée de bretelles s’est située à 6. Maintenant, c’est à chacun de nous de rectifier le tir. » Sans pied ni tête LE JEU. – Faute d’avoir trouvé les solutions tactiques et techniques, les Français sont tombés de haut. Possession du ballon en contre. Une partie sans faille, notamment en défense, mais sans éclair particulier. Remplacé par Th. LIÈVREMONT (71e), qui a remarquablement ménagé un essai à Bruno (77e). MARTIN (4,5) : il fut en dessous de ses productions de l’automne. Il a semblé un peu rouillé. Il a couru en vain et n’a pas eu le rendement attendu sur les impacts. NYANGA (6,5) : il a sauté, combattu, plaqué dur au plus près et au large. Il a eu plusieurs plaquages récupérateurs. Il a surtout beaucoup couru, mais ne fut pas toujours suivi dans le bon tempo. THION (5) : dans une première période où l’on porta systématiquement le ballon sur les ailes sans profit, il ne fut pas exploité. Rien à faire dans le défi au ras et dans l’axe. Juste des plaquages et du nettoyage. PELOUS (5) : un match plus tourné d’entrée sur le combat dans l’axe lui aurait mieux convenu. Comme Thion, il fut sous-exploité. Tous les deux subirent sur les groupés-pénétrants des Écossais. DE VILLIERS (5,5) : en mêlée et dans le jeu déployé, il fut à son aise. Mais il ne fut pas utilisé dans le jeu en pénétration loin des bases. Remplacé par MILLOUD (63e), qui fit une rentrée satisfaisante dans le combat au près. SZARZEWSKI (4) : un plaquage destructeur sur White qui évita un essai tout fait. Pour le reste, il fut inégal, approximatif, faisant tomber des ballons. Un peu moins frais physiquement. Remplacé par BRUNO (65e), qui marqua un essai (77e). MARCONNET (5,5) : parfois utilisé à contre-emploi dans un jeu trop tourné vers la course aux ailes. Et pas sollicité, donc, sur le jeu dans l’axe. Dominateur en mêlée. G Jean-Baptiste ÉLISSALDE (demi de mêlée du quinze de France) : « La différence avec les matches de novembre, c’est qu’à cette période nous jouions en avançant, tandis que là, nous avons joué en reculant. Nous avons été mis sous pression. Pour ma part, j’aurais dû changer mon fusil d’épaule. Alors que nous privilégiions le jeu vers les extérieurs, cela aurait été mon job de resserrer le jeu dans le petit périmètre. Enfin, j’ai manqué deux passes, ce qui est impardonnable. » 2 LES GRANDS FAVORIS du Tournoi sont tombés au premier crochepattes. On aimerait écrire qu’ils ont été victimes d’une fabuleuse équipe d’Écosse, mais ce n’est pas le cas. Certes, cette dernière a réussi son meilleur match dans l’engagement et l’intelligence tactique depuis des années. Mais elle a su aussi profiter de la faiblesse tactique et technique du jour de Français bien en peine de trouver des solutions. Faute d’alternance, les Bleus ne se trouvèrent jamais sur de longues périodes en position territoriale favorable pour imposer leur jeu et leur puissance. Ne semblant s’appuyer que sur un seul registre, celui qui consiste à faire voyager le ballon d’une ligne de touche à l’autre, ils furent pénalisés dans leurs entreprises par d’innombrables fautes de main et une incapacité à prendre le milieu de terrain (Jauzion n’apparaissant jamais aussi indispensable que lorsqu’il ne joue pas). Pire, ils subirent la vexation suprême d’encaisser un essai sur un maul de touche enclenché sur 20 mètres par leurs adversaires. Cette défaite pose beaucoup plus de questions tactiques et techniques que physiques. C’est bien entendu le plus ennuyeux. STRATÉGIE OFFENSIVE : Les Écossais avaient choisi la carte du dynamisme et de la course. Leur pack est plus taillé pour cela que pour le combat au près. Ils eurent le mérite de convertir leurs deux occasions d’essais. Les Français, peut être grisés par une entame de match, où leur premier mouvement dura 1’51, privilégièrent aussi le jeu à la main. Mais attaquer, c’est avancer, pas se faire des passes. Avec 211 passes contre 134 aux Écossais, les Bleus ont fait plus voyager le ballon. Mais le plus souvent devant la défense, avec des transmissions latérales sur lesquelles le receveur n’arrivait pas lancé. Des pertes de balle au contact, notamment en première période, incitant chaque individu à passer la balle plus qu’à tenter de pénétrer, où à aller au sol très vite pour conserver. Faute d’un jeu au pied de qualité, les Français ne parvinrent pas non plus à occuper les 30 mètres adverses, s’obligeant à partir de très loin, de trop loin, ne parvenant pas à imposer une épreuve de force aux avants adverses. Certes, les deux essais de Bonnaire et Bruno (en position d’ailiers) les récompensèrent. Mais ce fut bien trop peu. DÉFENSE : Les Écossais adoptèrent une intelligente défense en miroir. La qualité de leurs plaquages, obligeant les Français à passer par le sol, permit à leur ligne de se recomposer sans trop de problèmes, et même de se retrouver en surnombre défensif sur les ailes. Ils ne furent pas testés sur le jeu au pied, ni vraiment au ras des regroupements. La France sera mortifiée d’avoir eu autant de mal à défendre sur le jeu groupé des Écossais. Pour le reste, elle ne fut pas vraiment en danger, même si elle eut bien du mal à remonter les ballons expédiés dans le champ profond au pied par son adversaire. DISCIPLINE : Avec 14 pénalités au total (8 pour l’Écosse, 6 pour la France), le match entre dans la fourchette basse des statistiques. On notera qu’Élissalde n’eut sa première occasion de but qu’à la dernière minute de la première période, ce qui en dit long sur l’occupation du terrain. L’arbitre n’eut jamais à menacer une équipe de carton, le match se déroulant dans un excellent esprit. HENRI BRU DOMAINE de l’HIPPODROME de CHANTILLY du 6 au 9 AVRIL SALON DU 4 x 4 PARISIEN 4x4 & SUV, quads, buggies, jardinage, accessoires… Tous les véhicules du marché à l’essai ! Salon de l’occasion 4 x 4 & Quad Entrée 10 € • Billets en vente : Fnac-Carrefour-Géant • 0 892 692 694 • 0,34 € TTC/mn • www.francebillet.com RÉSERVATION : www.salonloisirsmoteurs.com • Tél : 01 34 94 29 45 PAGE 21 Bleu Rouge Noir Jaune Rouge Marconnet : « Une grosse désillusion » Bleu Rouge Elhorga pressenti face à l’Irlande Jaune Bleu Jaune ILS ONT DIT Noir Noir COMITÉ DE SÉLECTION Victime d’une entorse de la cheville gauche en fin de match, Nicolas Bursque ne jouera pas samedi contre l’Irlande. Le nom du joueur qui le remplacera numériquement sera connu ce matin. I NYANGA TOUCHÉ À L’ŒIL GAUCHE. – Dès la première action du match, Yannick a été handicapé et a connu des problèmes de vision. « Accidentellement, un adversaire, en voulant m’empêcher de faire une passe, m’a enfoncé l’un de ses doigts dans l’œil gauche. Ça m’a gêné et c’est douloureux dès que je cligne des yeux. D’après le docteur, il s’agit d’une irritation, mais c’est à suivre. » – F. D. I RADIOGRAPHIE POUR BONNAIRE. – Remplacé à sa demande en cours de seconde période, Julien Bonnaire se plaint d’une douleur dorsale, au niveau des vertèbres lombaires. « Sur l’essai que j’ai inscrit, j’ai reçu un coup de genou dans le bas du dos et ça me tire », a-t-il confié après le match. Dès aujourd’hui, le Berjallien passera une radiographie. – H. I. I FÉMININES : LA FRANCE GAGNE FACILEMENT. – En baisser de rideau de France-Écosse, les Françaises se sont facilement imposées contre leurs homologues écossaises sur la pelouse de Murrayfield sur le score de 23-3. – C. J. 22 RUGBY TOURNOI DES SIX NATIONS (1 re journée) Bleu Rouge Noir Jaune ÉCOSSE - FRANCE : 20-16 Lundi 6 février 2006 Le fantôme des Bleus Méconnaissables, les Français se sont inclinés face aux Écossais. Une surprise colossale et une énorme contre-performance. Le fiasco majuscule. Conquérant et séduisant cet automne face à l’Australie (26-16) et l’Afrique du Sud (26-20), le quinze de France a magistralement loupé son entrée dans le Tournoi des Six Nations en s’inclinant face aux Écossais hier à Murrayfield (20-16), où il n’avait pas perdu depuis 1996. ÉDIMBOURG – de notre envoyé spécial ÇA COMMENCE MAL. Les Français ont perdu plus qu’un match, hier à Murrayfield. Ils sont retombés de leur nuage, celui où ils s’étaient hissés au mois de novembre, en battant et dominant Australiens (26-16) et Sud-Africains ( 2 6 - 2 0 ) . De p u is , t o u t e l’Europe accordait aux Bleus le statut d’immenses favoris pour ce Tournoi et de challengers crédibles pour ambitionner la conquête du titre mondial, dans moins de deux ans, sur leur sol. Poser la simple question – comment expliquer qu’une équipe ayant autant bougé Wallabies et Springboks se retrouve, deux mois plus tard, dominée dans les impacts par les « crayons » écossais ? – apporte d’évasives réponses. « Un match est toujours différent d’un autre », avance Jean-Baptiste Élissalde, si différent hier – comme beaucoup de ses partenaires – du clairvoyant demi de mêlée qu’il fut à l’automne. « Les Écossais ne sont pas des billes », poursuit Frédéric Michalak, son partenaire d’une charnière qui a manqué d’huile hier : « J’avais eu la chance de venir ici jouer avec Toulouse contre Édimbourg. Je savais donc que ce serait difficile. » Mais pas au point de perdre là où aucune nation majeure ne s’était inclinée depuis mars 2003 (Galles) et où les Bleus étaient invaincus depuis 1996… Jérôme Thion, le Biarrot, récuse l’excès de confiance : « On n’a pas pris les Écossais de haut, assure-t-il, mais courir après le score nous a fait perdre notre sérénité… » Quand même ! Menés de dix points à la pause (13-3) – essai de Lamont (11e) et deux buts de Paterson (21e, et 31e) – on croyait ces Bleus d’une étoffe assez solide pour s’en aller tirer le fil d’une Écosse enthousiaste comme toujours, mais forcément fragile au vu de ses résultats catastrophiques. Mais ces dix points ont suffi pour enrayer la belle dynamique '' Courir après le score nous a fait perdre toute notre sérénité (Jérôme Thion) née en novembre, pour brouiller la confiance emmagasinée alors et, finalement, remettre en cause des certitudes qui semblaient acquises. La victoire écossaise est méritée et personne dans le camp bleu ne la remet en cause. Sauf, peut-être, Bernard Laporte assurant que « sans ces dix points donnés bêtement, à cause d’un plaquage raté et d’une pénalité qui n’y était pas, on aurait sans doute gagné ». Il pousse jusqu’à dire : « Paradoxalement, nous venons peut-être de réaliser notre meilleure seconde mi-temps depuis longtemps. » Une seconde période entamée par un mémorable groupépénétrant de plus de vingt mètres, conclu par le second essai de Sean Lamont (46e), l’ultrapuissant ailier de Northampton. Une seconde période où les Bleus ont continué, avec presque la même régularité qu’en première, à perdre des ballons dans leurs mains, à jouer trop à plat et arrêté, à manquer des coups de pied… Hier soir, rentré à l’hôtel, l’entraîneur aura eu tout le temps, avec son staff, de revoir le match à la vidéo, de mieux comprendre comment ce qui s’annonçait incroyable est advenu. Il a beau jeu de rappeler que, durant toute la semaine de préparation, il a martelé la difficulté qui s’annonçait. Le « débriefing » du mois de novembre triomphant lui avait d’ailleurs permis de mettre l’accent sur une « conquête défaillante ». Sur l’art écossais d’embrouiller la touche et de remettre en mémoire la difficile victoire (16-9), l’an dernier, pour l’entame du Tournoi, face à ces mêmes Écossais. Encore qu’il ne s’agissait pas vraiment des mêmes, sans doute transformés par le message de confiance et de plaisir diffusé par leur nouvel entraîneur, le « prof de gym » Frank Hadden. La renaissance des Highlands est une grande nouvelle pour le Tournoi. Mais elle fait une grosse tache sur les cols bleus, les premiers de la classe bafoués par les cancres. Ce « contrôle » raté « ne doit pas tout remettre en cause », plaide Élissalde. Michalak avance qu’ « on '' 11 : Après une série de regroupements favorables aux Écossais à 5 mètres de l’en-but français, Blair alerte Sean Lamont qui crochète Michalak, raffûte De Villiers et aplatit au pied des poteaux. Paterson transforme. ÉCOSSE 7 - FRANCE 0 21e : Nyanga talonne le ballon à la main dans un regroupement. Paterson passe la pénalité à 40 mètres, légèrement sur la gauche. ÉCOSSE 10 - FRANCE 0 31e : Paterson est plaqué sans ballon par Dominici. À 22 mètres légèrement à gauche des poteaux, Paterson réussit la pénalité. ÉCOSSE 13 - FRANCE 0 40e : Temps successifs de domination française dans les 22 mètres écossais. Sous pression, les troisquarts écossais se mettent hors jeu. À 15 mètres en face des poteaux, Élissalde réduit l’écart. ÉCOSSE 13 - FRANCE 3 MI-TEMPS 46e : Les Français concèdent une touche sur leur ligne des 22. Les Écossais forment un groupé pénétrant qui progresse de 20 mètres. Sean Lamont au renfort, marque son second essai personnel. À gauche des poteaux, Paterson transforme. CHRISTIAN JAURENA ÉCOSSE - FRANCE : 20-16 (13-3) ##$$$$ À Murrayfield. Temps doux et gris. Pelouse en bon état. 50 060 spectateurs. Arbitre : M. Kaplan (AFS). S. Lamont 6 Dominici 6 Martin G. Kerr De Villiers 4,5 5,5 5,5 Henderson Fritz Kellock 6,5 6,5 Thion (o) Michalak (m) Blair 6 5 4 7,5 Southwell Taylor Hall Szarzewski Bonnaire Brusque 6 6 5 4 4 6 (o) Parks (m) Élissalde Pelous Murray 5 4,5 Valbon Di Rollo cap., 5 7,5 non noté 3,5 Douglas Marconnet Hogg Nyanga 5 5,5 Paterson Heymans 7 6,5 6,5 5,5 Webster, 6 ; C. Smith, 5 ; Cusiter, 6,5. Milloud, Bruno, Th. Lièvremont, Boussès Lawson, Ross, Petrie et MacLeod n’ont pas joué et Yachvili n’ont pas joué assez longtemps assez longtemps pour être notés. pour être notés. White cap., 7 Remplacements. – 28e : Di Rollo par WEBSTER ; 41e : Douglas par C. SMITH ; 56e : Blair par CUSITER ; 63e : Hall par LAWSON et Parks par ROSS ; 71e : White par PETRIE ; 72e : Kellock par MacLEOD. Entraîneur : Frank Hadden. Vos activités pro et perso n’ont plus de limite. L’illimité pour les clients Orange Pro : vos appels illimités* en journée et le week-end vers tous les numéros Orange. Avec les forfaits Orange Pro, vous bénéficiez des appels illimités la journée, de 7 h à 17 h et le week-end vers tous les numéros Orange, soit plus de 21 millions de personnes. Pour le reste, votre forfait prend le relais. Pour plus d’informations : www.orange.fr * Appels voix vers Orange et fixes en France métropolitaine (hors n°s spéciaux, n°s courts, n°s d’accès WAP , WEB , appels émis depuis des boîtiers et appels vers les plates-formes téléphoniques), du lundi au vendredi de 7 h 00 à 17 h 00 et le week-end, du samedi matin 00 h 00 au dimanche soir 00 h 00. communiquons plus ÉCOSSE 20 - FRANCE 8 60e : Henderson sanctionné pour un plaquage haut sur Heymans. Des 35 mètres, Élissalde passe la pénalité. ÉCOSSE 20 - FRANCE 11 77e : Après une série de regroupements dans les 22 mètres écossais, Pelous sort le ballon pour Dominici, qui saute pour Th. Lièvremont. Le Biarrot transmet à Bruno – entré à la place de Szarzewski à la 65e – qui aplatit en coin. Élissalde rate la transformation du bord de la touche. ÉCOSSE 20 - FRANCE 16 Bleu Rouge Noir Jaune Remplacements. – 63e : De Villiers par MILLOUD ; 65e : Szarzewski par BRUNO ; 71e : Bonnaire par Th. LIÈVREMONT ; 74e : Brusque par BOUSSÈS ; 80e : Élissalde par YACHVILI. Entraîneur : Bernard Laporte. LES POINTS ÉCOSSE : 2 E, S. Lamont (11e, 46e) ; 2 B (21e, 31e), 2 T, Paterson. FRANCE : 2 E, Bonnaire (50e), Bruno (77e) ; 2 B (40e, 60e), Élissalde. Tournoi 2006 (1re journée) HIER Écosse - France : 20-16 SAMEDI ÉCOSSE 20 - FRANCE 3 50e : Les Français volent un ballon sur la touche écossaise. En sortie de mêlée ouverte, Michalak alerte Élissalde qui saute pour Pelous. Le capitaine donne à l’intérieur pour Marconnet, qui transmet à Heymans. L’ailier toulousain trouve Bonnaire en bout de ligne pour l’essai. La tentative de transformation d’Élissalde s’écrase sur le poteau. entraî aîneur des champions du mondee anglais, exigeait de ses joueurs deux statistiques : moins de dix ballons perdus, moins de dix pénalités concédées. Irlande - Italie : 26-16 Angleterre - Galles : 47-13 CLASSEMENT 1. 2. 3. 4. 5. 6. ANGLETERRE Irlande Écosse France Galles Pts J. G. N. P. P.p. P.c. Diff. 2 2 2 0 0 0 1 1 1 1 1 1 1 1 1 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 1 1 1 47 26 20 16 16 13 13 16 16 20 26 47 + 34 + 10 +4 -4 - 10 - 34 RESTENT À JOUER 2e jjournée (samedi 11 et dimanche 12 février) France - Irlande et Italie - Angleeterre, le 11 ; Galles - Écosse, le 12. 3e jjournée (samedi 25 et dimanche 26 février) France - Italie et Écosse - Angleterre, le 25 ; Irlande - Galles, le 26. 4e journée (samedi 11 et dimanche 12 mars) Galles - Italie et Irlande - Écosse, le 11 ; France - Angleterre, le 12. 5e journée (samedi 18 mars) Italie - Écosse ; Galles - France ; Angleterre - Irlande. Rouge e 26 Bleu Les Écossais toujours devant les autres » après ses pénétrations, qui ont tant manqué. « Ce n’est pas à cause de Ludovic si nous avons perdu, assure Laporte, ni d’aucun autre joueur même si certains ont manqué de lucidité… » Cette lucidité que Sébastien Bruno et Thomas Lièvremont, entrés en fin de rencontre, ont paru détenir pour terminer de belle manière l’action du second essai français… « S’il y en a, ce seront des changements sportifs, aucunement punitifs », insiste l’entraîneur. La punition, c’était hier. À Murrayfield. Jaune Rouge Jaune LE FILM DU MATCH ÉDIMBOURG. – Constamment sous pression, à l’image de cette action où Dimitri Szarzewski, gêné par Marcus Di Rollo (à gauche) et Allistair Hogg, relâche en avant le ballon, le quinze de France a bafouillé son rugby, hier à Murrayfield. (Photo Alain de Martignac) Noir Bleu Noir n’a peut-être pas eu la tête assez froide pour varier le jeu, utiliser plus le pied ». Mais, physiquement, il juge « satisfaisante » sa performance individuelle. Il assure ne pas avoir ressenti de douleur à son adducteur droit en souffrance, ni avoir été gêné. « Nous avons aligné la meilleure équipe du moment, argumente Laporte, et nous allons voir quoi faire pour le prochain match (samedi face à l’Irlande). » Hormis celui de l’arrière Nicolas Brusque (entorse de la cheville gauche, déjà forfait), quelques changements pourraient advenir. Beaucoup de ténors de novembre ont, en effet, déchanté au son des cornemuses. Ludovic Valbon, pour sa première titularisation dans le Tournoi, n’a pas pu faire oublier le vide laissé par l’absence de Yannick Jauzion, le premier centre qui fait si bien « jouer