gandhâra vu de chine - ancien élève de l`INALCO

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gandhâra vu de chine - ancien élève de l`INALCO
GANDHÂRA VU DE CHINE
Auditorium Guimet / FéVRIER - juin 2010
SOMMAIRE
Cycle de films
Gandhâra vu de Chine
Mercredi 10 février à 12h15
La Route de la Foi
Documentaire de Serge Tignères
05
Mercredi 17 février à 12h15
Xiao Wu, artisan pickpocket
Fiction de Jia Zhang-ke
07
Vendredi 19 février à 12h15
Les momies de Taklamakan
Documentaire d’Olivier Horn
08
Mercredi 24 février à 12h15
Platform (Zhantai)
Fiction de Jia Zhang-ke
09
Mercredi 10 mars à 12h15
Loulan : les princesses endormies
Documentaire de Serge Tignères
12
Mercredi 17 mars à 12h15
Plaisirs Inconnus (Ren xiao yao)
Fiction de Jia Zhang-ke
16
Vendredi 19 mars à 12h15
Les Mystères de Bezeklik
16
Documentaire de Serge Tignères
Mercredi 24 mars à 12h15
The World (Shijie)
Fiction de Jia Zhang-ke
17
Mercredi 31 mars à 12h15
Khara Khoto : Citadelle des Sables
Documentaire de Serge Tignères
20
Vendredi 2 avril à 12h15
Les maîtres des caravanes
Documentaire de P. Cabouat et A. Moreau 21
Mercredi 14 avril à 12h15
24
Le géant de la vallée perdue
Documentaire de T. Machado et T. Piantanida
Vendredi 16 avril à 12h15
26
Indus, les maîtres du fleuve
Documentaire de S. Tignères et T. Nagasawa
Mercredi 21 avril à 12h15
Alexandre le Grand
Documentaire de P. Cabouat et A. Moreau 27
Vendredi 30 avril à 12h15
L’Alexandrie oubliée
Documentaire de P. Cabouat et A. Moreau 30
Mercredi 5 mai à 12h15
Gandhâra, l’envol du bouddhisme
Documentaire de P. Cabouat et A. Moreau 31
Mercredi 12 mai à 12h15
Still Life ( Sanxia Haoren )
Fiction de Jia Zhang-ke
36
Mercredi 19 mai à 12h15
Pakistan Zindabad (Longue vie au
37
Pakistan)
Documentaire de P. Lamche et C. Camdessus
Vendredi 21 mai à 12h15 (2 films)
In Public - Dong
Documentaires de Jia Zhang-ke
38
Mercredi 26 mai à 12h15
Khamosh pani (Eau dormante)
Fiction de Sabiha Sumar
39
Vendredi 4 juin à 12h15
Useless (Wu Yong)
45
Documentaire de Jia Zhang-ke
Mercredi 9 juin à 12h15
CONFéRENCEs
Spectacles
Documentaire de Michel Follin
Mercredi 16 juin à 12h15
46
Jeudi 4 février à 12h15
Vendredi 12 février à 20h30
Docu-fiction de Jia Zhang-ke
Vendredi 18 juin à 12h15
50
Pardesi (L’étranger)
24 city (Er shi si cheng ji)
Documentaire de Faizaan Peerzada et d’Alix
51
Philippon
Mercredi 23 juin à 12h15
Documentaire de Wilfrid Bof
51
Le 16ème festival international
du film asiatique de Vesoul
à Paris
Mercredi 7 avril à 12h15
Le cyclo d’or
Jeudi 8 avril à 12h15
Coup de cœur du jury Guimet
Vendredi 9 avril à 20h30
Le prix Emile Guimet
« Enfin je m’en retourne » YOU LI-YU
04
Jeudi 15 avril à 12h15
Laatoo
Shimshal
D’un statut l’autre : du Japon
à l’Europe, destins multiples de
l’estampe ukiyo-e
Par Hélène Bayou
22
22
22
Le Pakistan avant l’histoire. Les
fouilles françaises au Balochistan
du VIIIe au Ier millénaire avant notre
25
ère Par Jean-François Jarrige
Jeudi 29 avril à 12h15
Le temps en image : le calendrier
chinois du IXe siècle à nos jours
30
Par Gérard Fussman
Mercredi 2 juin de 10h30 à 17h00
32
Journée d’étude
Jeudi 3 juin à 12h15
43
Art contemporain et histoire,
art contemporain et muséographie
Décrire, interroger, convaincre :
les figures de la vie ordinaire dans
l’imagerie vietnamienne
Ensemble Baramgot
Musiques de Corée
14
Vendredi 26 et samedi 27 mars à 20h30
Danse, Inde du nord
Vendredi 23 avril à 20h30
18
Sitar et tabla, Inde
Vendredi 7 mai à 20h30
28
Chants, danses et musiques du Tibet
Vendredi 28 et samedi 29 mai à 20h30
34
Tenzin Gönpo : Tibet d’hier
et d’aujourd’hui
Mieko Miyazaki et Voce Ventu
44
Par Jacques Giès
47
Le Gandhâra vu de la Chine
Sitar et tabla, Inde
10
Vendredi 12 et samedi 13 mars à 20h30
Nayan Ghosh et Prabhu Edouard
Par Philippe Papin
Jeudi 10 juin à 12h15
06
Smita Nagdev et Anuvab Chatterjee
Le kathak des Maharaj
Par Alain Arrault
Jeudi 6 mai à 12h15
Les origines de l’art du Gandhâra
Cithares qin, chant, flûte xiao, danse,
percussions et maître de thé, Taiwan
Vendredi 26 février à 20h30
Koto, chant japonais et polyphonies corses
Vendredi 11 et samedi 12 juin à 20h30
Anuj Mishra, Arjun Mishra et Smriti
Mishra
Danse kathak, Inde du nord
40
49
EDITO
C’est en effet au chef de file de la sixième génération
des cinéastes chinois, Jia Zhang-ke, que nous rendrons
hommage. Formé à l’école des Beaux-arts de Taiyuan, Jia
Zhang-ke a fait le parcours inverse de son compatriote
plasticien Ai Wei-wei (cinéaste de formation), en prenant
la tête d’un mouvement de jeunes réalisateurs
qui émerge après Tiananmen.
C’est un cinéma nouveau, tourné presque
exclusivement en milieu urbain, souvent clandestinement,
qui caractérise ces films affichant tous leur désir de
montrer de front les réalités de la Chine contemporaine.
De son premier long métrage Xiao Wu, artisan
pickpocket, jusqu’à l’inclassable 24 City, le parcours
d’un des plus grands réalisateurs de notre temps.
Gandhâra vu de Chine
De février à juin, c’est à un grand écart géographique
et temporel que vous convie l’auditorium. Un voyage
qui vous conduira des frontières de la Chine jusqu’au
Pakistan, au long de la Route de la Soie. Une route
parsemée de sites archéologiques, que certains ont
surnommé Route de la foi, en référence au bouddhisme
né sur les bords du Gange, 600 ans avant notre ère,
et qui s’est propagé en l’espace de mille ans jusqu’en
Chine et en Corée. Un périple amorcé dans le désert
du Taklamakan nous amènera, au fil des semaines,
jusqu’au Gandhâra. Nous évoquerons l’histoire de cette
région du monde, depuis la période préhistorique,
en recherchant les traces du plus grand mammifère
terrestre de tous les temps ou celles de la mystérieuse
civilisation harappéenne, puis en chevauchant aux côtés
d’Alexandre le Grand. Nous y découvrirons enfin
la société pakistanaise d’aujourd’hui, ses traditions
et coutumes, sa spiritualité, ses musiques et ses danses,
avec en merveilleux point d’orgue le film Khamosh Pani
(Eau dormante) de la réalisatrice Sabiha Sumar.
Mais, avant cela, c’est à l’autre extrémité de la route que
notre regard se sera porté sur une Chine contemporaine,
bouillonnante de création.
2
Et toujours musiques et danses avec :
You Li-yu (guqin, Taiwan), Smita Nagdev et Anuvab
Chatterjee (sitar et tabla), Baramgot (musiques de Corée),
Le kathak des Maharaj (Isabelle Anna et Deepak Maharaj,
danse, Inde du nord), Nayan Ghosh et Prabhu Edouard
(sitar et tabla), Tenzin Gönpo (chants, danses et musiques
du Tibet), Mieko Miyazaki et Voce Ventu (koto, chant
japonais et polyphonies corses ), Anuj, Arjun et Smriti
Mishra (danse kathak, Inde du nord)
3
Février
Conférence Iéna
Jeudi 4 février à 12h15
Conférence publique et gratuite, dans le cadre
des conférences Iéna (EFEO - musée Guimet)
Par Hélène Bayou, conservateur en chef au Musée
Guimet, en charge des arts du Japon
D’un statut l’autre : du Japon à l’Europe,
destins multiples de l’estampe ukiyo-e
Pur reflet de l’évanescence de l’époque d’Edo,
l’ukiyo-e, l’Image du Monde Flottant, ou plus exactement
sa déclinaison xylographique, apparaît à son origine
comme un archétype de l’image multiple, reproductible
à l’envi et largement diffusée, généralement bon marché
et de vocation publicitaire, du moins à ses débuts.
De ce statut pour ainsi dire symbolique d’une imagerie
éphémère, voire populaire (et parfois luxueuse dans le
même temps), à ce titre autorisée à explorer les confins
de certaines libertés stylistiques, l’estampe japonaise
acquiert lors de son voyage vers l’Occident, très tôt
au milieu du XIXe siècle, une toute autre dimension.
Objet de curiosité puis de toutes les convoitises à la
fin du XIXe siècle, dont la fonction semble pérennisée
par une volonté largement occidentale de réunir pour
mieux classer, muséifiée en quelque sorte, vouée
paradoxalement à être conservée alors que tel n’était
pas son propos premier. Sera interrogé ici ce
changement drastique de statut - de l’image éphémère
à l’objet de collection - suscité par l’évolution du
regard et du contexte culturel, puis seront analysées
ses conséquences, à commencer par cette gageure
qui consiste à tenter d’inscrire dans la durée un art de
l’impermanence.
4
Cycle de films : Gandhâra vu de Chine
Mercredi 10 février à 12h15
La Route de la Foi
Documentaire de Serge Tignères, 2006, 52’
A la fin du XIXe siècle, des dizaines d’explorateurs
russes, anglais, suédois, français ou allemands
tentent l’aventure dans le désert du Taklamakan.
Ils croient tous que la création de cités a
accompagné la diffusion du bouddhisme.
Les premières découvertes leur donnent raison.
Ils prennent alors tous les risques, allant
jusqu’à ouvrir de nouvelles voies dans une région
du monde qui n’avait pas encore été cartographiée.
Aujourd’hui, Mogao est l’un des plus hauts lieux
de la foi bouddhiste. Une expédition archéologique
tente aujourd’hui de localiser la ville mythique.
Son but est de retrouver les fresques des temples
comme celle mise au jour par Mark Aurel Stein, en
1900 : la représentation d’une déesse aux traits
si fins qu’on la surnomme « La Mona Lisa
de la Route de la Soie ». Elle date du VIIe siècle
de notre ère, une période d’apogée pour l’art
des fresques bouddhistes.
5
Février
au concert (maître de thé, flûtiste, danseuse).
La mise en scène dévoilera certains moments
de la vie quotidienne des Lettrés : un univers
proche de la nature, des fleurs et de l’eau.
« Enfin je m’en retourne » est inspiré par
la pensée d’un grand poète chinois du IVe siècle,
Tao Yuan-ming, qui a quitté la ville pour retourner
dans son pays natal après avoir vécu
et été reconnu dans les milieux intellectuels.
Retour à la nature, mais, sans doute aussi, à
soi-même... You Li-yu, soliste internationale,
a donné de nombreux concerts à Taiwan et à
l’étranger. Soliste à l’occasion de la cérémonie
d’installation de M. Chu Teh-Chun à l’Académie
des Beaux-arts sous la Coupole de l’Institut de
France. Chargée des cours de qin, de recherche
ethnomusicologique et d’histoire esthétique
de la musique chinoise à l’Université de Foguang
et à l’Université Nationale des Arts à Taiwan
entre 2003 à 2007. Ayant assimilé à la fois
la théorie et la pratique, elle a aussi participé
à de nombreux ateliers expérimentaux
et conférences internationales.
Concert
Vendredi 12 février à 20h30
« Enfin je m’en retourne »
You Li-yu, interprétation à la cithare qin
et au chant avec Huang Chin-hsin (flûte xiao,
qin), Catherine Schaub (danse), Christian Dupont
(percussions et maître de thé)
La cithare qin ou guqin, est l’instrument
de prédilection des Lettrés, qui l’ont constamment
pratiqué, le plus souvent en même temps
que la poésie. Déjà mentionné dans le Canon
des poèmes, recueil de 305 poèmes chinois datant
du XIe au VIIe siècle avant J.-C., il est l’un des plus
anciens instruments chinois à cordes. La musique
de qin contient et transmet tout ce qui fait l’idéal
esthétique et la philosophie du Lettré : une musique
d’essence dramatique, une sorte d’expression
de l’insatisfaction et de la résistance face à la réalité.
Comme les liens entretenus par les citharistes
lettrés avec la nature environnante sont si étroits,
leurs musiques empruntent une voie métaphorique
pour exprimer leurs sentiments les plus intimes.
Pour bien montrer la pensée esthétique et
philosophique dans l’art du qin qui se pratique
à Taiwan, la cithariste invitée proposera un spectacle
qui se déroulera autour d’un banquet de thé
préparé sur scène avec d’autres artistes participant
Avec le soutien du Centre Culturel de Taiwan
6
Cycle de films : Gandhâra vu de Chine
Mercredi 17 février à 12h15
Xiao Wu, artisan pickpocket
Fiction de Jia Zhang-ke, 1997, 1h48’, VOSTF
Après une absence mystérieuse, certainement
un séjour en prison, Xiao Wu revient dans sa petite
ville de Fenyang. Il retrouve Xiao Yong, son ancien
comparse. Celui-ci a abandonné le vol à la tire
pour une activité plus lucrative : le trafic
de cigarettes. Il est devenu un nouveau riche,
salué et respecté. Les deux amis sont devenus
étrangers l’un à l’autre.
Le premier long métrage de Jia Zhang-ke trace
le portrait d’une génération vivant les changements
profonds survenant dans la société chinoise.
Léopard d’Or à Locarno 1998, primé à Nantes, Bruxelles, Berlin,
Vancouver et Pusan
7
Février
Cycle de films : Gandhâra vu de Chine
Vendredi 19 février à 12h15
Les momies de Taklamakan
Documentaire d’Olivier Horn, 2003, 52’
Chine, octobre 2001.
Dans l’immense désert de sable du Taklamakan,
réputé le plus inhospitalier du monde, cerné
par les plus hautes montagnes de la planète,
une campagne de fouilles est menée par Corinne
Debaine-Francfort et Idriss Abdouressoul,
archéologues qui dirigent la mission francochinoise. Ils font une incroyable découverte :
cinq momies parfaitement conservées, âgées
de 2 500 ans, sont mises au jour près de
Djoumboulak Koum, une cité ensevelie
sous les sables et découverte cinq ans plus tôt.
Trois de ces momies, uniques en leur genre, sont
particulièrement remarquables.
Ramenées avec d’infinies précautions à Urumqi,
elles reposent maintenant à l’Institut
d’Archéologie du Xinjiang, où elles vont être
étudiées par une équipe pluridisciplinaire.
Mercredi 24 février à 12h15
Platform (Zhantai)
Fiction de Jia Zhang-ke, 2000, 2h35’, VOSTF
Durant l’hiver 1979, à Fenyang, une troupe de théâtre présente sa
pièce à la gloire de Mao Tsé-Toung. La vie de Minliang
et de ses camarades tourne autour des représentations
et des histoires d’amours naissantes. Au printemps 1980, des petits
changements viennent peu à peu modifier la vie de la troupe de
théâtre : musique pop, cheveux permanentés, cigarettes au bec...
Au milieu des années 80, la politique du gouvernement change
et les subventions d’Etat sont supprimées. L’avenir de la troupe
devient incertain, de même que les rapports entre ses membres.
Mostra de Venise 2000
8
9
Février
CONCERT
Vendredi 26 février à 20h30
Smita Nagdev et Anuvab Chatterjee
Sitar et tabla
Le sitar est un luth à manche long, devenu l’un
des symboles majeurs de la musique indienne.
Créé d’après la légende par Amir Kushro au XIVe
siècle, le sitar a profondément évolué pour adopter
sa forme actuelle, forme popularisée par des artistes
comme Ravi Shankar.
Originaire de Nagpur, Smita Nagdev découvre
l’instrument à l’âge de quatre ans auprès du maître
Vasuedo Rao Ashtewale de l’Ashtewale Gharana,
puis de la fille de celui-ci, Jyoti Thakar. Mais c’est
auprès du grand maître du sarod Ustad Amjad
Ali Khan qu’elle atteint toute la puissance
de son art.
Smita Nagdev est une des rares femmes jouant
du sitar et elle le fait avec énormément de grâce
et de talent. Attachant une très grande importance
à la tradition musicale, elle a un jeu particulièrement
attrayant dans l’alap : une des partie les plus
exigeantes du râga.
10
Jeune virtuose, elle parcourt aujourd’hui le monde,
contribuant à populariser une musique savante
et riche, fruit de la transmission des plus grands
maîtres.
Elle sera accompagnée au tabla par Anuvab
Chatterjee de la Gharana de Farrukhabad.
Ce jeune artiste bengali est devenu le symbole
d’un accompagnement subtil, servi par une grande
dextérité et une réelle virtuosité.
Aussi brillant comme soliste que comme
accompagnateur, Anuvab enseigne aujourd’hui
le tabla à de nombreux élèves, ainsi que
d’autres percussions comme le sreekhol, le dhol
ou le pakhawaj. Il multiplie aussi les rencontres
interculturelles, jouant avec des musiciens
africains ou accompagnant des troupes de danse
occidentale contemporaine.
Un duo magistral, fascinant de jeunesse et de talent.
11
MARS
Cycle de films : Gandhâra vu de Chine
Mercredi 10 mars à 12h15
Loulan : les princesses endormies
Documentaire de Serge Tignères, 2006, 52’
Au cœur du Taklamakan, un lieu légendaire abrite
un cimetière composé d’une immense butte plantée
de poteaux. Il y a là plus de 300 tombes et aucune
n’a été explorée scientifiquement. Malgré des
conditions climatiques extrêmes, une expédition
sino-japonaise va réussir à percer le mystère de « la
ville du diable » et découvrir que ces défunts étaient
venus de très loin pour mourir dans ce qui était un
véritable jardin d’Eden…
Pendant longtemps, l’existence de la cité de Loulan
n’a été qu’un mythe colporté par les marchands,
le long du tronçon chinois de la Route de la
Soie. Mais, au début du XXe siècle, l’explorateur
suédois Sven Hedin découvre par hasard les ruines
de l’ancienne ville abandonnée sous les sables.
Considérés comme le « berceau de la civilisation
chinoise du Moyen-Age », les vestiges de l’ancienne
ville ont vu affluer de nombreux aventuriers…
C’est à l’aide de l’une des cartes dessinées par
ces explorateurs que le directeur de l’Institut
d’Archéologie du Xinjiang, Idriss Abdouressoul,
espère atteindre un autre site abandonné
surnommé « la ville du diable » ou « le cimetière
aux mille cercueils ».
Prix du Public - Festival Agon, Grèce 2008
Grand Prix du Jury - Festival du film d’archéologie d’Amiens 2008
Prix du Public - Aircheo, Festival du film archéologique de
Toulouse 2007
Grand Prix - Festival de Bidasoa, Espagne 2007
12
13
MARS
Concert
Vendredi 12 et samedi 13 mars
à 20h30
Ensemble Baramgot
Musiques de Corée
Avec Won Il (direction
artistique, percussion) , Pak
Sun-a (gayagum), Pak Woojae (geomungo), Lee A-ram
(daegum), Park Jae-rock (sitar)
L’Ensemble Baramgot est
une formation musicale coréenne
fondée en 2004 sous la direction
de Won Il. Ces musiciens hors du
commun se sont spécialisés dans la
création d’une musique nouvelle, en
mettant particulièrement l’accent sur
l’improvisation.
Baramgot s’est fait connaître comme
l’un des plus importants ensembles
de musique coréenne en améliorant
et en réinterprétant les instruments de
musique traditionnels qui avaient
déjà acquis leurs timbres uniques
au cours de leur longue histoire.
Les œuvres récentes des musiciens,
qui réinventent le Sinawi (musique
improvisée traditionnelle) selon des
styles contemporains divers, ont été
reconnues comme l’apport le plus
créatif et le plus important sur la scène
musicale coréenne contemporaine.
En 2006, l’Ensemble Baramgot a créé
une pièce de théâtre musical, Le grand
voyage de la princesse Bari, qui est
basée sur un vieux conte populaire
coréen. Cette pièce, largement saluée
par la critique, est aussi le résultat d’un
14
travail commun réunissant des artistes
venus de divers horizons. Ce travail
interdisciplinaire est emblématique des
activités de Baramgot.
« Baramgot » signifie littéralement
« le vent au point de rencontre entre
la terre et la mer », ce qui symbolise
les efforts des musiciens pour créer
un nouveau monde de sons libres et
traduit leur soif d’échanges, à travers la
musique, avec les autres musiciens du
monde.
A l’auditorium avec la présence
exceptionnelle du sitariste Park Jaerock…
Dans le cadre du Festival de l’Imaginaire,
avec le soutien du Centre Culturel Coréen
15
MARS
Cycle de films : Gandhâra vu de Chine
Mercredi 17 mars à 12h15
Plaisirs Inconnus (Ren xiao yao)
Fiction de Jia Zhang-ke, 2001, 1h53’, VOSTF
A Datong, en Chine, Xiao Ji et Bin Bin, âgés de
19 ans, sont tous les deux au chômage. Ne se
voyant aucun avenir, ils passent leur temps à
traîner dans les rues. Xiao Ji est amoureux de Qiao
Qiao, la chanteuse vedette de la région, et vit à
travers les fictions américaines. Bin Bin, pour qui
sa mère envisage une carrière militaire, aime le
karaoké et les dessins animés. Dans cette Chine
en pleine mutation, les deux adolescents résistent
difficilement aux appels du monde occidental et à
l’attrait de l’argent facile.
Vendredi 19 mars à 12h15
Les Mystères de Bezeklik
Documentaire de Serge Tignères, 2006, 52’
Les grottes de Bezeklik, « la ville aux mille
Bouddhas », furent longtemps un lieu de prière et de
recueillement pour ceux qui empruntaient la Route
de la Soie. Un de ces temples était constitué d’un
corridor en forme de U dont les murs et le plafond
étaient ornés d’une fresque colorée représentant la vie
de Bouddha. Cette œuvre réalisée au XIe siècle était
un chef-d’œuvre majeur de l’art bouddhiste, vénéré
par des générations de souverains et des millions de
fidèles.
16
Mercredi 24 mars à 12h15
The World (Shijie)
Fiction de Jia Zhang-ke, 2004,
2h13’, VOSTF
Dans la banlieue de Pékin,
Tao travaille comme danseuse
dans un gigantesque parc
d’attractions, « The World », qui
reproduit en miniature et selon
leur place géographique dans
le monde, les monuments les
plus célèbres de notre planète.
Chaque jour, elle chante et
danse devant le public. Son ami
Taisheng est l’un des gardes du
parc à thème. Mais leur relation
est compromise : Taisheng
est attiré par Qun, une jeune
styliste...
« Depuis 1979, les Chinois
sont saisis d’une frénésie de
connaissance du monde, des
autres cultures, des autres pays.
Cette frénésie se poursuit jusqu’à
nos jours ; les parcs à thèmes
avec des reproductions des plus
célèbres monuments du monde
en font partie, ils constituent une
réponse à cette frénésie. Mais
il est difficile de savoir ce que
les gens peuvent comprendre
à travers ces parcs ; plus ils
s’y rendent, plus cela devient
absurde et extravagant. » JZK
17
Sélection Officielle - Festival de Venise
2004
Grand Prix du Jury - Festival du Film de
Vesoul 2005
Prix du Meilleur Scénario - Festival du Film
Asiatique de Deauville 2005
MARS
Danse
Vendredi 26 et samedi 27 mars à 20h30
Le kathak des Maharaj
Inde du nord, gharana de Lucknow
Isabelle Anna et Deepak Maharaj
avec le maître Jaikishan Maharaj et orchestre
Révélé à l’Occident il y a quelques décennies
par le légendaire Birju Maharaj, le kathak séduit
et surprend le spectateur par les associations
fulgurantes qu’il fait surgir : le flamenco, les danses
soufies, le Moyen-Orient (pour n’en citer que
quelques-unes) semblent pimenter cette grande
tradition chorégraphique qui appartient pourtant
en propre à l’Inde du nord.
Le kathak associe les contrastes : retenue dans
la dévotion, exhibition dans la virtuosité, et sait
faire jouer les nuances de la suggestion dans la
poésie lyrique et le raffinement des danses de cour.
Imprégné de l’hindouïsme millénaire
et de la culture moghole, le répertoire du kathak
restitue un patrimoine hindo-musulman unique
dans l’histoire du sous-continent.
Deepak Maharaj, le plus jeune fils de Birju Maharaj,
trouve naturellement sa place dans une lignée
de danseurs et de maîtres ininterrompue depuis
le XVIIIe siècle et s’inscrit dans la huitième
génération. Egalement chanteur, il est un membre
18
indissociable de la tradition familiale et de leur
compagnie. Pt Jaikishan Maharaj, le fils aîné,
est aujourd’hui l’un des maîtres de danse les plus
réputés et un percussionniste hors pair tant dans
l’art du pakhawaj que de celui du tabla. Tous deux
perpétuent le style de la Kalka Bindadin Gharana,
connue pour son art du rythme et son élégance.
Formée depuis l’enfance à la danse, la musique
et l’art dramatique, Isabelle Anna eut la révélation
de la danse kathak en 1998, révélation qui
détermina son engagement artistique. Postdiplômée de l’Institution Kathak Kendra de
New Delhi, elle est depuis 2001 la disciple de Pt
Jaikishan Maharaj dont elle est devenue le lien
avec l’occident par ses récitals, ses ateliers et ses
réalisations chorégraphiques. « Kathak Opus 3 »,
divertissement créé pour les Plateaux du Val de
Marne de septembre dernier, tend à mettre en
relief le vocabulaire du kathak hors de son contexte
traditionnel. Cette chorégraphie conclura la soirée.
Avec le soutien du Centre Mandapa
19
MARS
AVRIL
Cycle de films : Gandhâra vu de Chine
Mercredi 31 mars à 12h15
Khara Khoto : Citadelle des Sables
Documentaire de Serge Tignères, 2006, 52’
Une expédition internationale va tenter de
déchiffrer l’énigme des changements climatiques
dans le nord du désert de Gobi. Les scientifiques
vont y traquer le moindre indice, remonter le
cours des rivières asséchées, atteindre les neiges
éternelles du massif de l’Altaï, et déchiffrer des
légendes ancestrales…
Leur voyage au cœur des climats va aussi se
transformer en une odyssée dans le temps…
En effet, aux portes du désert de Gobi, un réseau
de villes fortifiées faisait face aux invasions.
Au centre de cet immense dispositif, une cité
prospère, juchée sur un entrelacs de cours d’eau,
Khara Khoto. Après avoir longtemps prospéré sous
le règne des empereurs chinois puis des chefs
mongols, la cité disparaît soudainement.
La légende raconte qu’en quelques mois, de
violentes tempêtes de sable auraient engorgé
les puits et les réservoirs.
20
Vendredi 2 avril à 12h15
Les maîtres des caravanes
Documentaire de Patrick Cabouat
et Alain Moreau, 2004, 50’
De l’Antiquité au début
du XXe siècle, la légendaire Route
de la Soie a relié la Méditerranée
à la Chine où les caravanes
entraient par la Porte de Jade;
un périple de 11000 kms à travers
les steppes, les montagnes
et les déserts. Pendant sept
siècles un peuple caravanier,
les Sogdiens, a exercé
le monopole de la traversée
de ces contrées hostiles, et s’est
fait une spécialité d’organiser
et de guider les caravanes entre
l’Orient et l’Occident. Ils se sont
imposés parmi les meilleurs
marchands de la Route de la Soie.
Cette tradition commerçante
ancestrale résultait de la situation
géographique privilégiée
de la Sogdiane. Elle était le
passage obligé des caravanes
allant de l’Inde à la Russie,
et de la Méditerranée à la Chine.
Cette route a été empruntée
comme aucune autre dans
l’histoire de l’humanité.
En 674 les Cités-États Sogdiennes
seront conquises par les arabes
21
venus du Moyen-Orient.
Les vaincus conserveront leur
langue, le persan, mais devront
se convertir à l’islam.
Mais aussi loin que l’on remonte
dans l’histoire, peu de peuples
sans empire ni puissance militaire
auront autant contribué à faire
se rencontrer les cultures d’Orient
et d’Occident.
AVRIL
Le 16ème festival international
du film asiatique de Vesoul à Paris
Mercredi 7 avril à 12h15
Le cyclo d’or
A l’occasion du seizième festival du film asiatique de Vesoul,
du 26 janvier au 2 février 2010, ce sont 75 films qui seront
présentés au public, avec notamment un hommage à Omer
Kavur, un regard sur le cinéma taïwanais et une thématique
« L’homme et la nature ».
Le Cyclo d’or et le Prix Emile Guimet seront présentés au
public de l’auditorium les 7 et 9 avril. La liste des films primés
vous sera communiquée à l’issue du festival.
L’accès à la projection du Prix Emile Guimet est libre et
gratuite, dans la limite des places disponibles. Réservation
conseillée au 01 40 73 88 18, à partir du 3 février 2010.
Le Cyclo d’or est le prix traditionnellement attribué par le jury
international du festival de Vesoul au meilleur long métrage.
Jeudi 8 avril à 12h15
Coup de cœur du jury Guimet
Vendredi 9 avril à 20h30
Le prix Emile Guimet
Créé à l’occasion du dixième anniversaire du festival de
Vesoul, le Prix Emile Guimet rend hommage au grand
découvreur des cultures asiatiques que fut le fondateur du
musée national des arts asiatiques.
Il sera décerné par le « jury Emile Guimet » au réalisateur
d’un film - fiction ou documentaire - qui, outre ses qualités
cinématographiques, apportera un éclairage culturel
remarquable sur l’Asie.
La récompense sera offerte par la Société des Amis du
musée Guimet.
22
23
AVRIL
Conférence
Jeudi 15 avril à 12h15
Conférence publique et gratuite
Par Jean-François Jarrige, membre de l’Institut
Le Pakistan avant l’histoire. Les fouilles
françaises au Balochistan du VIIIe au Ier
millénaire avant notre ère.
Les fouilles de Mehrgarh, de Nausharo et de Pirak,
conduites de 1969 à 2000, dans la région de Kachi/
Bolan, entre les piémonts du Balochistan et la
vallée de l’Indus, ont permis pour la première fois,
dans le sous-continent indo-pakistanais, d’établir
une séquence quasi continue d’occupation depuis
le Néolithique jusqu’au début de la période dite
historique.
Cycle de films : Gandhâra vu de Chine
Mercredi 14 avril à 12h15
Le géant de la vallée perdue
Documentaire de T. Machado et T. Piantanida, 2001, 51’
Au Balochistan, province isolée au nord du Pakistan,
le paléontologue français Jean-Loup Welcomme
part dans le désert de Lundo sur les traces des restes
fossilisés d’un ancêtre du rhinocéros disparu il y a
23 millions d’années, le baluchiterium. L’animal a
été découvert en 1910 par le paléontologue anglais
Forster Cooper dans ce même désert. Ce grand
mammifère terrestre pesait près de vingt tonnes,
mesurait plus de cinq mètres de haut, huit mètres
de long et consommait une tonne de nourriture par
jour. Lors de cette sixième expédition en janvier 2000,
Jean-Loup Welcomme retourne chez les Bugti pour
reconstituer un squelette complet de baluchiterium.
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25
AVRIL
Cycle de films : Gandhâra vu de Chine
Vendredi 16 avril à 12h15
Indus, les maîtres du fleuve
Documentaire de Serge Tignères et Tomomi
Nagasawa, 2001, 52’
L’une des plus mystérieuses civilisations est sans
doute celle de l’Indus, découverte seulement vers
1920. Considérée comme l’un des fleuves
les plus puissants du monde, l’Indus développe
un débit annuel deux fois supérieur au Nil et trois
fois supérieur à ceux de l’Euphrate et du Tigre. Son
trajet impressionnant permettra le développement
d’une voie de communication fluviale considérable
et en même temps l’ascension d’une civilisation
prospère, celle des Harappéens. Quelle fut l’histoire
de cette civilisation récemment découverte et
quelle explication peut-on donner à son déclin ?
26
allant de l’Afghanistan jusqu’en Inde. Pas à pas
nous suivons le conquérant et découvrons aussi
ce qu’il n’avait pas imaginé : l’intelligence et la
splendeur des cultures perses et égyptiennes.
Nous assistons à la métamorphose d’Alexandre au
contact de ces dernières, à sa fascination pour les
modes de gouvernement des peuples …
Arrivé sur les rives de l’Indus, Alexandre est
lâché par ses troupes, et doit faire demi-tour.
Désenchanté, il meurt trois ans plus tard, le 13 juin
323 avant J.-C., d’une fièvre vraisemblablement
contractée à Babylone. Il n’a pas encore 33 ans.
Le monde grec qui, dix ans plus tôt, s’arrêtait à
Byzance, se prolonge désormais jusqu’à la vallée
de l’Indus. Le rêve « d’étendre à tous la même loi,
comme l’infinie lumière du ciel » s’interrompt
avec lui.
Mercredi 21 avril à 12h15
Alexandre le Grand
Documentaire de Patrick Cabouat et Alain Moreau,
2004, 50’
Alexandre le Grand est roi d’un minuscule royaume.
Il a vingt ans lorsqu’il entreprend de réaliser le rêve
le plus fou de l’histoire : réunir l’Orient et l’Occident.
Génie politique et militaire, il conquiert le plus
grand empire du moment qui s’étend jusqu’aux
confins de l’Inde. En treize années, il impose une
nouvelle vision du monde.
Le récit s’ouvre il y a 2 300 ans sur son grandiose
périple : lorsque parti de Macédoine, il pénètre
à la tête de ses troupes dans l’immense Empire
Achéménide de Perse, affronte Darius dans des
batailles mémorables, et conquiert des territoires
27
AVRIL
Concert
Vendredi 23 avril à 20h30
Nayan Ghosh et Prabhu Edouard
Sitar et tabla
Maestro Nayan Ghosh est une personnalité musicale
hors du commun. Reconnu comme une autorité à la
fois du sitar et des tablas, il est le digne héritier de
son père le célèbre tabliste Pt Nikhil Ghosh et de
son oncle, le légendaire flûtiste Pannalal Ghosh.
Son touché unique au sitar est le fruit d’une maîtrise
exceptionnelle de l’art vocal (gayaki) et instrumental
(tantrakari) que lui ont précieusement transmis
ses ancêtres. L’authenticité de son répertoire et
la pureté de sa technique instrumentale au tabla
comme au sitar font de ce virtuose une perle rare de
la musique savante du nord de l’Inde.
Sa double carrière internationale l’a amené à
partager la scène avec les plus grands dont Ravi
Shankar, Vilayat Khan, Nikhil Banerjee et Shivkumar
Sharma, tout en brillant en soliste de par le monde
depuis les années 70.
Gardien de la tradition et artiste sans frontières, il a
également collaboré avec le compositeur Ross Daly,
le pianiste japonais Yosuke Yamashita ou les jazzmen
Kidd Jordan et Henry Butler du New Orleans….
Pour ce concert au musée Guimet c’est au sitar qu’il
a choisi d’offrir un récital exceptionnel aux côtés du
28
tabliste réputé Prabhu Edouard, qui figure parmi les
rares spécialistes du tabla en Europe. Ce virtuose
d’origine indienne est l’un des disciples émérites du
célèbre maestro Pandit Shankar Ghosh.
Musicien traditionnel accompli, Prabhu a
accompagné des grands noms de la musique et de
la danse indienne tels que : Hariprasad Chaurasia,
V.G. Jog, Lakshmi Shankar, Ashish Khan, Sabri Khan,
T. Viswanathan, T.V. Gopalakrishnan, Shashank, Smt.
Rohini Bhate, Rajendra Gangani... Il a aussi joué ou
enregistré en compagnie de nombreux musiciens
de jazz dont David Liebman, Marc Ducret, Nguyen
Lê, Magic Malik, Didier Malherbe... Ses percussions
ont également résonné aux côtés de personnalités
telles que Maurice Bejart, Jordi Savall, J.P. Drouet,
Saïd Chraïbi, Djamchid Chemirani, Pierre Bernard…
Une rencontre exceptionnelle et un moment
d’émotion particulier pour Nayan Ghosh dont le
père avait joué au musée Guimet en 1958 aux côtés
de l’illustre sitariste Ustad Vilayat Khan.
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AVRIL
MAI
ConférencE
Jeudi 29 avril à 12h15
Conférence publique et gratuite, dans le cadre des
conférences Iéna (EFEO - Musée Guimet).
Par Alain Arrault, maître de conférences à l’EFEO
Le temps en image : le calendrier chinois
du IXe siècle à nos jours
Cycle de films : Gandhâra vu de Chine
Vendredi 30 avril à 12h15
L’Alexandrie oubliée
Documentaire de Patrick Cabouat et Alain Moreau,
2004,
50’
Dès son apparition aux alentours du IIIe siècle avant notre
ère, le calendrier annuel chinois est un écrit dont l’élément
visuel occupe une place de premier plan. Obtenue par
une organisation formelle caractéristique, la visualité sera
rehaussée par l’ajout d’images religieuses, divinatoires et
médicales vers le IXe et au cours des siècles qui suivront.
Finalement, dans les estampes populaires, puis dans les
affiches publicitaires au tournant du XXe siècle, il ne sera plus
qu’un élément parmi d’autres de l’image. 30
Mythe ou réalité, il se disait depuis toujours qu’Alexandre
le Grand, au fur et à mesure de ses conquêtes, avait semé
derrière lui environ 70 villes. À part l’Alexandrie d’Égypte,
toutes ces villes légendaires baptisées Alexandrie en son
honneur demeuraient introuvables. Alors, pendant plus d’un
siècle, des générations d’archéologues sont partis à leur
recherche.
En 1961, lors d’une partie de chasse à une centaine de
kilomètres au nord de Kaboul, c’est Mohamed Zahir Shah,
alors roi d’Afghanistan, qui découvre avec un chapiteau
corinthien, le premier indice d’un site archéologique inconnu
à ce jour : Aï-Khanoum. Les archéologues mettent à jour des
céramiques, des fragments et des centaines de pièces de
monnaie portant des noms de rois et des inscriptions en grec.
Petit à petit, il se révèle que
la ville - coupée du monde
méditerranéen depuis le milieu du IIIe
siècle avant notre ère - a été peuplée
de colons grecs qui avaient conservé
leur langue et leur écriture, mais
cohabitaient avec des peuples d’Asie
Centrale, Bactriens, Scytes, Sogdiens,
Tokahriens.
À 5000 kms de la Grèce, franchir
l’entrée de la ville, c’était pénétrer dans
un univers grec… À travers le temps
et l’histoire, c’est à cela que nous invite
la reconstitution virtuelle d’Aï-Khanoum,
l’Alexandrie oubliée.
Mercredi 5 mai à 12h15
Gandhâra, l’envol du
bouddhisme
Documentaire de Patrick Cabouat
et Alain Moreau, 2004, 50’
Bouddha qui redoutait l’inclination
des hommes à l’idolâtrie avait
expressément interdit toute
représentation de sa personne. Ainsi,
les maîtres indiens racontaient-ils
sa vie sans jamais le représenter
autrement que sous la forme d’un
simple lotus, d’un cheval sans cavalier
ou d’un arbre. Les missionnaires
bouddhistes entreprennent de fonder
des monastères. Les populations
locales qu’ils découvrent rassemblent,
outre les descendants des soldats
d’Alexandre, des colons grecs arrivés
31
de Grèce, d’Egypte et d’Antioche.
Sous l’influence de la statuaire grecque,
le bouddhisme primitif va s’affranchir
de l’interdiction de représenter
physiquement le Bouddha. Le Sage
va être représenté sous des formes
hellénisées. L’influence conjointe, en
effet, de l’hellénisme et des Kushanas,
nomades zoroastriens, a contribué à
répandre le bouddhisme à travers la
pensée dite Mahayana, jusqu’à ce que
cette tendance philosophique finisse
par se diffuser partout en Asie.
MAI
Conférence
Jeudi 6 mai 2010 à 12h15
Conférence publique et gratuite
Par Gérard Fussman, professeur au Collège
de France
Les origines de l’art du Gandhâra
L’art du Gandhâra est souvent appelé grécobouddhique parce qu’il met au service d’une
idéologie, de bâtiments religieux, mais aussi
d’objets d’usage courant (palettes à fard, etc)
purement indiens des procédés et un décor
originaires du monde hellénistique et romain. La
conférence examinera les conditions politiques,
culturelles et religieuses qui ont permis cette
synthèse et donné naissance à ce qui deviendra
l’image-type du Buddha indien.
32
33
MAI
Concert
Vendredi 7 mai à 20h30
Tenzin Gönpo : Tibet d’hier
et d’aujourd’hui
Chants, danses et musiques
du Tibet
Dranyène (luth), gna (tambour),
lingbou (flûte), pywang (viole),
chansons contemporaines
accompagnées à la guitare
Tenzin Gönpo est un de ces rares
artistes, né au Tibet, à pouvoir
nous emmener de façon aussi
magistrale au cœur même de
l’étonnante culture de son pays.
Entré dès l’âge de 12 ans au
« Tibetan Institute of Performing
Arts » à Dharamsala en Inde, il y a
appris et interprété l’opéra lhamo,
les danses de monastère cham, les
chants et les danses classiques et
populaires des différentes régions.
Virtuose, il restitue l’essence de
ses ancêtres nomades et parcourt
le monde afin de raconter, de
chanter et de danser le Tibet.
34
Multipliant les rencontres
artistiques, Tenzin Gönpo travaille
avec la chorégraphe Carolyn
Carlson et le poète André Velter,
interprète des contes avec Pascal
Fauliot, participe au spectacle du
danseur Yutaka Takei et rejoint
la troupe du Théâtre équestre
Zingaro dirigé par Bartabas.
Il présente l’opéra tibétain à la
Biennale de Venise.
« Océan de poésie, de musique et
de danse » est le nom donné par
les tibétains à leur pays.
« De son pays il n’a plus la terre,
il n’a plus l’horizon, il n’a plus le
soleil, il n’a plus le vent,
mais il a la danse, le chant, la
musique, le regard, la flamme,
le feu. »
Tenzin sera accompagné à la
lecture par Caroline Roy. Il sera
rejoint au cours de ce concert par
Tashi, un artiste du Kham, virtuose
de la viole pywang.
35
MAI
Cycle de films : Gandhâra vu de Chine
Mercredi 12 mai à 12h15
Still Life (Sanxia Haoren)
Fiction de Jia Zhang-ke, 2006, 1h48’, VOSTF
Chine. Ville de Fengje en amont du barrage des
Trois Gorges. San Ming fait le voyage dans la région
pour retrouver son ex-femme et sa fille qu’il n’a pas
vues depuis seize ans. Aujourd’hui, l’immeuble, la
rue, le quartier où elles ont vécu ne sont plus qu’une
tâche verte engloutie sous les eaux du barrage des
Trois Gorges.
Dans la même ville, une femme, Shen Hong,
cherche son mari disparu depuis deux ans.
Là où la construction du gigantesque barrage des
Trois Gorges a pour conséquence la destruction de
villages entiers et les déplacements de population,
deux quêtes amoureuses s’enlacent, deux histoires
qui se construisent et se déconstruisent.
Lion d’or au festival de Venise 2006
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A l’aide d’archives et d’interviews inédites (ministres
en exercice, anciens ambassadeurs, chefs militaires,
universitaires, historiens…), Pakistan Zindabad nous
présente des personnages clefs qui ont marqué
l’histoire du pays : Mohamed Ali Jinnah,
le fondateur, Zulfikar Ali Bhutto, le Général Zia ulHaq, Nawaz Sharif, Benazir Bhutto ou encore
le Général Président Pervez Musharaf.
Mercredi 19 mai à 12h15
Pakistan Zindabad (Longue vie au Pakistan)
Documentaire de P. Lamche et C. Camdessus, 2007,
1h50’
Depuis sa création en 1947, le Pakistan semble
prisonnier d’un héritage géopolitique conflictuel
qui handicape son développement politique et
économique. L’antagonisme avec l’Inde, le voisinage
avec l’Afghanistan, les stratégies changeantes
d’alliances avec les grandes puissances ainsi que la
bannière de l’islam qui, sans parvenir à unifier les
groupes ethniques, a parfois accentué les conflits
entre musulmans, sont autant de fractures politiques
de ce pays de 150 millions d’habitants qui joue, et
jouera encore longtemps, un rôle primordial dans
l’échiquier politique et stratégique mondial.
37
MAI
Jia Zhang-ke
Vendredi 21 mai à 12h15 (2 films)
In Public
Documentaire de Jia Zhang-ke, 2001, 33’, VOSTF
« Plans séquences tournés dans les lieux publics
de Fenyang, transcendent l’enregistrement
documentaire pour atteindre une intensité poétique
peu commune, sans le moindre effet mais avec une
surprenante puissance et une grande générosité
du regard. » (J.M. Frodon)
Dong
Documentaire de Jia Zhang-ke, 2006, 1h06’, VOSTF
Le réalisateur suit le peintre Liu Xiaodong sur le
plus grand barrage au monde, les Trois Gorges.
Le documentaire montre comment le peintre va
réaliser une série de toiles géantes et figuratives sur
des ouvriers.
Réalisé par Jia Zhang-ke sur les mêmes lieux
et au même moment que la fiction Still Life,
le film, infiniment plus libre et plus ample, est
une sorte d’essai déambulatoire sur le rapport
qu’entretiennent la réalité et sa représentation,
rapport dont le vecteur principal serait le corps
humain. (J. Mandelbaum)
Grand prix au Festival International du Documentaire,
Marseille 2002
38
Mercredi 26 mai à 12h15
Khamosh pani (Eau
dormante)
Fiction de Sabiha Sumar, 2003,
1h40’, VOSTF
En 1979, à Charkhi, un petit
village du Pendjab pakistanais,
Aïcha est une femme épanouie
d’une quarantaine d’années qui
ne parle jamais de son passé.
Depuis la mort de son mari, son
fils de 18 ans est au cœur de son
existence. Salim, garçon gentil,
doux et rêveur, est amoureux de
Zoubida. Au Pakistan, le général
Zia-ul-Haq vient de prendre
39
le pouvoir et d’instaurer la loi
martiale. Le pays s’engage sur la
voie de l’islamisation. Salim se
met à fréquenter un groupe de
fondamentalistes musulmans.
Zoubida est peu à peu délaissée
par son amoureux, tandis
qu’Aïcha s’inquiète de voir son
fils brutalement changer...
Léopard d’Or au festival de Locarno
MAI
Concert
Vendredi 28 et samedi 29 mai à 20h30
Mieko Miyazaki et Voce Ventu
Koto, chant japonais et polyphonies corses
Avec Mieko Miyazaki (koto, voix)
Voce Ventu : André Fazi (voix, guitare), Anthony
Geronimi (voix), Frédéric Poggi (voix, guitare), Eric
Ressouche (voix), Frédéric Sini (voix), Xavier Tavera (voix)
Manuel Solans (violon)
Un koto inspiré par les chants corses, des chants
japonais en mode polyphonique... L’une des plus
étonnantes rencontres de ce début de siècle.
Remarquable interprète d’œuvres traditionnelles
japonaises, la joueuse de koto Mieko Miyazaki
possède un répertoire d’une étonnante richesse.
Après Bach, Satie et Bill Evans, de mémorables
concerts avec la chanteuse vietnamienne Huong
Thanh, mais aussi comme leader du Trio Miyazaki
dont tout le monde se souvient au musée Guimet,
c’est dans les chants corses qu’elle a trouvé une
nouvelle source d’inspiration. Pour ce concert
exceptionnel, elle se produit avec le groupe Voce
Ventu, qui incarne le renouveau des polyphonies.
Six hommes, six voix complémentaires. Depuis
sa création en 1995, Voce Ventu interprète des
grands classiques du chant corse, traditionnel ou
contemporain. Privilégiant la scène, il enchaîne
concerts et tournées jusqu’en Palestine et au
Canada. Son premier album remporte en 2005
de nombreux prix. Une tournée au Japon l’année
suivante ouvre au groupe de nouveaux horizons
musicaux. Il ajoute ainsi à son répertoire une célèbre
chanson japonaise. Et c’est tout naturellement
que les six chanteurs se lancent peu après dans un
projet atypique : se produire avec Mieko Miyazaki
dans l’église d’un village corse. De ces jours de
répétition et d’échanges est née une véritable
complicité entre la Japonaise et les six Corses.
Mieko Miyazaki s’adapte en effet avec bonheur à
tous les univers musicaux. Grâce à sa technique
incomparable, elle est devenue une concertiste de
premier plan en Europe, aux Etats-Unis et au Japon.
Quand les îles se rencontrent…
40
41
MAI
JUIN
simplement apparaître sur l’œuvre en tant que
simple traduction de l’exécution d’un style existant,
d’une école ou devenir élément physique, structurel
et conceptuel de l’œuvre et faire acte de dialogue
et de symbiose avec le spectateur ?
Le passé en appartenant au présent permet de
fabriquer une œuvre nouvelle.
L’art contemporain en tant que structure,
installation et témoin de son histoire se détermine
comme muséographie, il s’expose et remet en
question une forme de logique rationaliste de la
culture et du discours de l’histoire de l’art.
Le geste contemporain peut-il dès lors s’intégrer
au musée, lieu dédié à la classification, à la
hiérarchisation et à la conservation ?
C’est dans cette volonté de reconstruction et
d’engagement que l’on peut observer notamment
la scène artistique contemporaine chinoise depuis la
fin des années 70.
Journée d’étude
Mercredi 2 juin de 10h30 à 17h00
Journée d’étude
Art contemporain et histoire,
art contemporain et muséographie
Etre contemporain c’est être témoin, c’est ne
pas laisser l’histoire se faire, ne pas être simple
spectateur. L’art ou l’acte contemporain pose ainsi
la question de l’engagement et du politique.
Cet engagement permet de s’interroger sur la
possibilité de détruire, de s’affranchir du passé
et de reconstruire.
Un des moyens de cette reconstruction passe par
l’intégration, l’assimilation de son patrimoine, de sa
tradition et de son histoire et non de son rejet total.
Ce patrimoine et cette tradition doivent-ils
42
Entrée libre et gratuite dans la limite des places disponibles.
Réservation conseillée au 01 40 73 88 18
43
JUIN
Cycle de films : Gandhâra vu de Chine
Vendredi 4 juin à 12h15
Useless (Wu Yong)
Documentaire de Jia Zhang-ke, 2007, 1h21’, VOSTF
Une enquête sur l’activité textile du pays permet
à Jia Zhang-ke d’ausculter la société chinoise
contemporaine. On y croise des ouvrières courbées
sur leur machine à coudre, une créatrice passionnée
par la mémoire des objets, un tailleur reconverti
en mineur, qui tous, à leur manière, disent quelque
chose de la réalité sociale de leur époque.
d’un trait de pinceau ou bien dans une composition
très savamment conçue, le monde du travail
agricole, de l’artisanat, des métiers urbains,
du divertissement, des fêtes, des jeux, des rites,
des deuils, des joies et des douleurs de l’existence
ordinaire. Enfin, cette conférence examinera
comment cette tradition iconographique a investi,
pour les questionner, les thèmes politiques
et sociaux qui étaient en jeu durant la période
coloniale puis celle du premier socialisme.
Conférence Iéna
Jeudi 3 juin à 12h15
Conférence publique et gratuite, dans le cadre des
conférences Iéna (EFEO – musée Guimet).
Par Philippe Papin, directeur d’études à l’Ecole
Pratique des Hautes Etudes
Décrire, interroger, convaincre : les
figures de la vie ordinaire dans l’imagerie
vietnamienne
Cette conférence, après avoir présenté les
techniques utilisées jadis pour produire les images
qui étaient vendues dans les rues à l’occasion
du Nouvel an, s’intéressera plus particulièrement
aux représentations de la vie quotidienne des
Vietnamiens. A travers un corpus exceptionnel
d’images, conservées en dépit des guerres et
des troubles, elle montrera comment on exprimait,
Prix Orizzonti à la 64e Mostra de Venise
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JUIN
Conférence
Jeudi 10 juin à 12h15
Conférence publique et gratuite
Par Jacques Giès, président du musée Guimet
Le Gandhâra vu de la Chine
Le point de vue de la Chine est ici légitime. Les
premières mentions à caractère historique que
nous avons sur la contrée bouddhique située au
nord-ouest de l’Inde, sont celles de ses annales,
notamment dans ces relations de pèlerinages
de moines bouddhistes chinois aux sources de
la Doctrine du Buddha, dans l’Inde même, sur le
cours moyen du Gange. Ces relations, cependant,
remontant au Ve siècle, apparaissent bien tardives
en regard des influences tangibles du Gandhâra sur
le « premier art bouddhique » en Chine, tels que
les conservent les sanctuaires rupestres présents
sur le grand arc septentrional de l’Empire du Milieu,
depuis ses provinces de l’Asie centrale jusqu’à
son orient le plus lointain. On envisagera dans
cette communication cette prime influence sur
l’avènement d’un phénomène religieux majeur qui
intéressa pendant près de mille ans l’histoire de la
Haute Asie.
classique sont nécessaires pour parvenir à créer des
compositions dignes de ce nom. Le maître explique:
« Le son né du silence est destiné à y retourner. La
voix « dit » et en disant, elle crée le monde. » Dans
une Lahore foisonnante, résonnent les sonorités
envoûtantes du tablâ. Aki rentre à Londres, mieux
armé pour réaliser une synthèse de ses deux
cultures.
Mercredi 9 juin à 12h15
Pardesi (L’étranger)
Documentaire de Michel Follin, 1992, 1h32’
Aki Nawaz, jeune immigré pakistanais, vit à Londres.
Il est musicien. À la recherche de son identité, il
reprend le chemin de son pays pour aller interroger
les maîtres de l’islam. Sa question est la suivante :
comment la musique métissée est-elle jugée par
l’islam ? Une enquête qui nous mène de Londres à
Lahore.
Le reportage montre différents groupes de
musiciens qui cherchent un accord entre la
spiritualité de l’Orient et l’agressivité de l’Occident.
Au Pakistan, Aki reconstruit une partie de l’histoire
de sa communauté expatriée. Auprès des maîtres,
il apprend que la patience et l’exigence d’une
connaissance toujours plus grande de la musique
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JUIN
Danse
Vendredi 11 et samedi 12 juin à 20h30
Anuj Mishra,
Arjun Mishra et Smriti Mishra
Danse kathak
Avec Anuj Mishra (danse), Arjun Mishra (chant,
harmonium, danse), Smriti Mishra (danse),
Dharmnath Mishra (chant), Sandeep Mishra
(sarangi), Vikas Mishra (tabla)
Anuj Mishra, 23 ans, est devenu en quelques années
un prodige de la danse kathak. Rares sont les très
grands danseurs, ceux qui unissent la beauté du
corps, la prouesse technique et le rendu mimé des
sentiments.
« Quand le danseur exécute ses thoras ou quand
il fait une pirouette, le spectateur doute d’avoir un
être humain devant lui : il pourrait croire à la vision
d’un météore fugitif, à celle d’un éclair apparaissant
un instant pour disparaître ensuite ». La formule de
Usha Chatterji s’applique parfaitement à ce danseur
d’exception.
D’une grâce surprenante, Anuj Mishra réalise
la synthèse si difficile entre une technique
éblouissante de danse pure et un sens inné qui lui
permet d’exprimer toute une gamme d’émotions
(abhinaya).
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Comme sa sœur Smriti, il a étudié le kathak dès ses
premières années sous l’égide de son père Arjun,
se levant à 4 heures du matin pour pratiquer les
exercices de battement des pieds sur le sable, avec
quantité de grelots aux chevilles… Enthousiaste
et recherchant la perfection, il a participé à des
créations chorégraphiques occidentales avec Karine
Saporta et d’autres grands noms de la danse.
Arjun Mishra, le père, est né à Bénarès dans une
famille de musiciens apparentée à maints chanteurs,
joueurs de tabla et de sarangi. Il étudie le chant
avec son père Pandit Nanhu Misra dès son plus
jeune âge.
Lorsqu’il voit la danse kathak pour la première fois,
l’enfant est subjugué : il sera danseur, le premier
dans sa famille. Il étudie avec le grand maître Birju
Maharaj, tenant de la tradition de Lucknow, où il
fonde une grande école de danse dans les années
80 qui est devenue l’une des meilleures institutions
d’enseignement du kathak.
Stage de kathak à la Cartoucherie avec le maître Arjun Mishra du
31 mai au 4 juin et du 7 au 10 Juin. Contact ARTA : 01 43 98 20 61
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JUIN
Mercredi 23 juin à 12h15
Shimshal
Documentaire de Wilfrid Bof, 1997, 52’
Iqbal étudie à Karachi. Tous les ans, c’est avec joie
qu’il revient à Shimshal, le village où il a grandi,
pour passer l’été avec ses proches. Shimshal est un
village isolé dans la région montagneuse du nord
du Pakistan : le Karakoram. Les habitants y vivent en
complète autarcie. Shimshal reste l’un des derniers
villages de la région à avoir conservé son mode
de vie ancestral. Coincé dans les montagnes, un
point se détache à l’horizon : la vallée et sa route
qui avance vers les villages reculés. Bien qu’Iqbal
commence à s’attacher au confort citadin qu’il a pu
découvrir, il reste aussi très proche des traditions
et des coutumes de son village. La route qui est
donc en train de se développer devient le symbole
de la modernité face aux traditions que certains
souhaitent préserver.
Vendredi 18 juin à 12h15
Laatoo
Documentaire de Faizaan Peerzada et d’Alix
Philippon, 1h22’, 2003
Laatoo est un documentaire qui fait l’état des lieux de
la danse au Pakistan : de la danse classique comme le
kathak, le bharatanatyam et l’odissi, à la tradition soufie
des derviches jusqu’aux danses pratiquées par les
prostituées. C’est à travers les témoignages des grands
danseurs classiques tels que Naheed Siddiqui, Sheema
Kirmani, Tehreema Mitha, Indu Mitha et Fasi-ur-Rehman,
que nous découvrons la danse et sa problématique
dans son contexte religieux, philosophique, social et
politique. Ce documentaire est le fruit d’une enquête
de 24 mois au Pakistan par Alix Philippon, doctorante,
CHERPA (Institut d’études politiques d’Aix en Provence)
/ IREMAM (Institut d’études du monde arabe et
musulman).
Cycle de films : Gandhâra vu de Chine
Mercredi 16 juin à 12h15
24 city (Er shi si cheng ji)
Docu-fiction de Jia Zhang-ke, 2008, 1h47’, VOSTF
Chengdu, aujourd’hui. L’usine 420 et sa cité ouvrière
modèle disparaissent pour laisser place à un
complexe d’appartements de luxe :
« 24 City ». Trois générations, huit personnages :
anciens ouvriers, nouveaux riches chinois, entre
nostalgie du socialisme passé pour les anciens et
désir de réussite pour les jeunes, leur histoire est
l’Histoire de la Chine.
50
51
Cycle de films : Gandhâra vu de Chine
Entrée libre pour les détenteurs du billet du musée
ou du billet jumelé (musée/exposition), pour les
membres de la SAMG, les chômeurs et les moins
de 26 ans
- Autres : 5 €
- ou Abonnement au cycle de films Gandhâra vu de
Chine : 30 €
Spectacles
- 17 € ou 12 €, tarif réduit (12 €) pour les membres
de la SAMG, les chômeurs et les moins de 26 ans
- Groupes scolaires, centres de loisirs :
Nous consulter
52
Renseignement - réservations
Auditorium Guimet
Musée national des arts asiatiques,
6 place Iéna 75116 Paris
Tel : 01 40 73 88 18
Fax : 01 47 20 46 88
Mél : [email protected]
Direction artistique
Hubert Laot
19 avenue d’Iéna 75116 Paris
Jean-Claude Chemaouni (technique audiovisuelle)
Anna-Nicole Hunt (relations presse)
Véronique Prost (cinéma)
Marc Saint-Sevin (administration)
53
SOCIÉTÉ DES AMIS DU
S.A.M.G. Fondée en 1926 - Reconnue d’Utilité Publique en 1971 - 6, place d’Iéna 75116 Paris
Tél. 01 45 63 08 77 - [email protected] - http://mapage.noos.fr/amis.de.guimet
etre membre de la s.a.m.g., c’est :
- Appartenir à une association gérée par des membres
bénévoles
- Participer à l’enrichissement des collections du musée
- Bénéficier des avantages suivants :
- Accès gratuit au musée, aux films et conférences de
l’Auditorium
- Tarif réduit aux spectacles de l’auditorium
- Tarif réduit à l’entrée des musées nationaux (sauf Louvre
et Versailles)
- Invitation aux vernissages importants de la R.M.N. au
Grand Palais
- Réduction de 5% sur les achats à la librairie du musée
- Accès à la bibliothèque et à la phototèque du musée
- Conférences, visites des collections et des expositions
asiatiques, voyages organisés dans l’Union Européenne
et les pays étrangers
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Bienfaiteur : 350 € (avec Revue des Arts Asiatiques)
Entreprises : forfait annuel selon prestations demandées
Abonnement Revue des Arts Asiatiques (port inclus) : 35 €
Règlement par chèque à l’ordre de la S.A.M.G.
6, place d’Iéna 75116 Paris
En accord avec la règlementation fiscale, les versements supérieurs à 30 €
(45 € pour un ménage) font l’objet d’un reçu fiscal ouvrant droit à une
réduction d’impôt sur le revenu selon les dispositions en vigueur.
réservations spectacles
Si vous souhaitez réserver vos places pour les
spectacles programmés à l’auditorium, renvoyez-nous
ce bon accompagné d’un chèque libellé à l’ordre de
l’« Agent comptable du musée Guimet », à l’adresse
suivante : Auditorium Guimet, 6 place d’Iéna 75116
Paris. Les places seront renvoyées par retour de
courrier.
o Monsieur o Madame
o Mademoiselle
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Prénom: __________________
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Ville : ____________________________
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Adhérents SAMG | carte(s) n° :
_______________________________
o Moins de 26 ans
o Chômeurs
Spectacles
Plein
Tarif
Total
tarif
réduit
17 euros 12 euros*
Enfin je m’en retourne - 12/02
Smita Nagdev et Anuvab Chatterjee - 26/02
Ensemble Baramgot - 12/03
Ensemble Baramgot - 13/03
Le kathak des Maharaj - 26/03
Le kathak des Maharaj - 27/03
Nayan Ghosh et Prabhu Edouard - 23/04
Tenzin Gönpo : Tibet d’hier et
d’aujourd’hui - 7/05
Mieko Miyazaki et Voce Ventu - 28/05
Mieko Miyazaki et Voce Ventu - 29/05
Anuj Mishra, Arjun Mishra et Smriti Mishra
11/06
Anuj Mishra, Arjun Mishra et Smriti Mishra
12/06
Total Commande :
*Tarif réduit pour les adhérents de la SAMG, moins
de 26 ans, chômeurs - joindre un justificatif.
€
- P. 32 : Conférence de Gérard Fussman – Jeton de Tilia Lepe - © DR
- P. 33 : Scènes du paradis bouddhique. Site de Mohammed Nari.
4 siècle après J.-C., Schiste gris rose. Musée de Lahore © DR
- P. 35 : Tenzin Gönpo, :Tibet d’hier et d’aujourd’hui (concert) © Jean-Paul Pinon
- P. 36 : Still Life (Sanxia Haoren) - © Jia Zhang-ke
- P. 37 : Pakistan Zindabad (Longue vie au Pakistan) - © P. Lamche et
C. Camdessus
- P. 38 : Le réalisateur Jia Zhang-ke - © Hubert Laot / Dong - © Jia
Zhang-ke
- P. 39 : Kamosh Pani - © Sabiha Sumar
- P. 41 : Mieko Miyazaki et Voce Ventu (concert) - © DR
- P. 42 : Installation Chu Teh Chun © Yvon Chu
- P. 44 : Conférence de Philippe Papin - © DR
- P. 45 : Useless (Wu Yong) - © Jia Zhang-ke
- P. 46 : Pardesi (L’étranger) - © Michel Follin
- P. 47 : Conférence de Jacques Giès – Buddha Sâkyamuni assis en
méditation – Grottes de Gongxian – Ve siècle - ©Thierry Ollivier
- P. 48 : Anuj Mishra (Danse) - © DR
- P. 50 : 24 city (Er shi si cheng ji) - visuel gauche © Jia Zhang-ke /
Danseuse pakistanaise visuel droit - © DR
- P. 52 : The world - © Jia Zhang-ke
- En couverture : The world - © Jia Zhang-ke
- P. 2 : The world - © Jia Zhang-ke
- P. 4 : Conférence d’Hélène Bayou - Hokusai, vue du Mont Fuji - © DR
- P. 5 : La Route de la Foi, 3 visuels - © Serge Tignères
- P. 6 : You Li-yu (concert) - © DR
- P. 7 : Xiao Wu, artisan pickpocket - © Jia Zhang-ke
- P. 8 : Les momies de Taklamakan - © Olivier Horn
- P. 9 : Platform (Zhantai), 3 visuels - © Jia Zhang-ke
- P. 10 : Smita Nagdev (concert) - © DR
- P. 12 : Loulan : les princesses endormies - © Serge Tignères
- P. 13 : Loulan : les princesses endormies - © Serge Tignères
- P. 14 : Ensemble Baramgot (concert), 3 visuels - © DR
- P. 15 : Ensemble Baramgot (concert) - © DR
-P. 16 : Plaisirs Inconnus (Ren xiao yao) visuel gauche - © Jia Zhang-ke/
Les Mystères de Bezeklik visuel droit - © Serge Tignères
- P. 17 : The world - © Jia Zhang-ke
- P. 18 : Isabelle Anna et Deepak Maharaj (Danse) - © Laurent Philippe
- P. 20 : Khara Khoto : Citadelle des Sables - © Serge Tignères
- P. 21 : Les maîtres des caravanes - © P. Cabouat et A. Moreau
- P. 22 -23 : Le 16e festival international du film asiatique de Vesoul à
Paris – films Milarepa, Still Life et Urga - © Neten Chokling, Jia Zhangke et Nikita Mikhalkov
- P. 24 : Le géant de la vallée perdue - © T. Machado et T. Piantanida
- P. 25 : Conférence de J. F. Jarrige – Céramique polychrome de
Mehrgarh, C. 3400 BC - © DR
- P. 26 : Indus, les maîtres du fleuve - © S. Tignères et T. Nagasawa
- P. 27 : Alexandre le Grand, 2 visuels - © P. Cabouat et A. Moreau
- P. 28 : Nayan Ghosh (concert) - © DR
- P. 30 : Conférence d’Alain Arrault - © DR
- P. 30 : L’Alexandrie oubliée - © Patrick Cabouat et Alain Moreau
- P. 31 : Gandhâra, l’envol du bouddhisme - © P. Cabouat et A. Moreau
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Conception graphique : service communication du musée Guimet
Légendes visuels
A l’occasion du 16ème festival international
du film asiatique de Vesoul, du 26 janvier
au 2 février 2010, sera attribué le 7ème prix
Emile Guimet
www.cinemas-asie.com - [email protected]
03 84 76 55 82