Mardi 31 Mai 2016

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Mardi 31 Mai 2016
PLUSIEURS PRODUITS LABELLISÉS
«BASSMA
DJAZAÏRIA»
ENTRE EN COURSE
Les entreprises qui ont été retenues
pour ce label, se disent conscientes
du défi qui les attend.
Le Quotidien
Lire en page 7 l’article
de Ali Amzal
Mardi 31 Mai 2016 n°4758 - Prix : Algérie 15 DA — http://www.lexpressiondz.com — ISSN 1112-3397 — Directeur Fondateur : AHMED FATTANI
L’ALGÉRIE PASSE SOUS SILENCE DES ACQUIS D’ENVERGURE MONDIALE
CE GÉANT QUI
Le pays manque-t-il
à ce point de
gourous de la Com’
capables de
transformer ces
artifices en feu
d’action et écailler
radicalement le
vernis d’une Algérie
rouillée ?
S’IGNORE
Lire en page 2 l’article
de Brahim Takheroubt
Ph :R. Boudina
DES MILLIERS DE FAMILLES CONCERNÉES PAR LE PROGRAMME AADL 1
LES CLÉS DU BONHEUR
Lire en page 3 l’article
de Madjid Berkane
APRÈS CHEVÈNEMENT ET LES MAIRES DE FRANCE,
CLAUDE BARTOLONE EST ATTENDU, CE JEUDI, À ALGER
Le ballet continue
La qualité de l’hôte d’Alger en tant que troisième personnage de l’Etat,
renseigne sur l’importance qu’accorde la France à ses relations avec l’Algérie.
Lire en page 24 l’article de Saïd Boucetta
2ème JOURNÉE DU BACCALAURÉAT
La distribution du premier lot
hier du programme Aadl 1
est doublement importante
pour le gouvernement.
DÉCISIVE POUR
LES CANDIDATS
Entre la difficulté de l’examen et le stress des parents, les candidats
n’arrivent pas à gérer leur temps dans cette période
la plus difficile de leur vie scolaire.
Lire en page 4 l’article de Abdellah Bourim
PRÉSENTATION DU PROJET DE LOI SUR LES COMMISSAIRES-PRISEURS À L’APN
Des députés dénoncent
la «mafia des enchères»
Cet avant-projet de loi dormait dans les tiroirs de la commission
des affaires juridiques de l’APN depuis un an.
Lire en page 6 l’article de Mohamed Boufatah
L’Actualité
MARDI 31 MAI 2016
L’ALGÉRIE PASSE SOUS SILENCE DES ACQUIS D’ENVERGURE MONDIALE
CE GÉANT QUI S’IGNORE
LE PAYS MANQUE-T
T-IIL à ce point de gourous de la Com’ capables de transformer ces artifices en feu d’action et écailler
radicalement le vernis d’une Algérie rouillée ?
! BRAHIM
TAKHEROUBT
Ph : R. Boudina
I
l est arrivé à l’Algérie comme ce chasseur
qui ne sait plus quoi faire de cette peau
de l’ours qu’il venait d’abattre. Des
réalisations d’envergure, des actions sans
commune mesure dans le monde et des prises
de position avérées les plus justes sont passées sous silence, sans bruit, sans qu’elles ne
soient rentabilisées. Etrange luxe pour un
pays assailli par la critique de certaines ONG
et à chaque fois relégué aux dernières loges
dans la plupart des classements.
Ce pays qui importe tout de l’étranger, ce
pays qui ne sait pas donner de perspectives à
sa jeunesse, ce pays qui perd son élite qui,
par dizaines de milliers, va quêter d’autres
horizons. Ce pays n’exporte rien, qui ne sait
pas emballer ses dattes. Ce pays qui tourne
en rond, qui ne sait pas par où commencer.
Bref , ce pays riche, mais au peuple pauvre.
Pourtant, ce ne sont pas les atouts qui manquent pour porter au firmament l’image de
l’Algérie. Avouons-le sans complexes : l’incroyable expérience algérienne dans la lutte
contre le terrorisme est très mal exploitée.
Une expérience unique dans le monde, limitée à des activités ministérielles et officielles
et à des messages de circonstance, sans plus.
Pourtant, la lutte contre le terrorisme en
Algérie a fasciné le monde. Impressionnés,
les Russes suivent de très près cette expérience en lançant des projets d’études dont
celui de l’édition d’un livre sur « la guerre
terroriste d’Algérie » ainsi que d’autres projets audiovisuels.
Les Américains ne manquent pas de rappeler ce capital expérience sans compter l’é-
C’est la forme qui manque le plus
duré dix années sans répit. C’est probablement ce cumul d’expérience qui a fortifié la
position algérienne dans le monde face aux
révoltes arabes quand elle a été le seul pays
ou presque, à s’élever contre les interventions militaires étrangères. Le drame libyen
est à lui seul un argument imparable sur la
justesse de la vision de la diplomatie algérienne. C’est une fois plongés dans le chaos,
que les généraux de l’Otan ont publiquement
avoué leur erreur.
«L’opération menée contre la Libye a été
troite collaboration dans le renseignement
entre Alger et Washington. Aujourd’hui le
terrorisme et la sécurité sont au centre des
enjeux stratégiques mondiaux. Avant-hier, le
sous-secrétaire d’Etat américain en charge
des Affaires politiques, Thomas Shannon, a
déclaré à Washington que l’Algérie cumulait
« une expérience pertinente » en matière de
lutte contre le terrorisme.
Une production littéraire et audiovisuelle
sur le sujet, très faible et l’Algérie ne possède
pas le moindre musée sur une guerre qui a
2
une grosse erreur», ont reconnu en mars 2015
des responsables de l’Otan à une délégation
officielle algérienne composée de parlementaires, de membres du ministère des Affaires
étrangères, du ministère de l’Intérieur, de
celui de l’énergie, de la police, d’universitaires et de journalistes.
Au regard de ce qui est advenu de ce pays,
près de quatre ans après l’intervention militaire, l’aveu des responsables de l’Otan, vaut
un mea-culpa des Occidentaux dans la gestion de ce dossier. Mais trop tard ! Le chaos a
eu lieu. « Si le monde nous avait écoutés » a
regretté il y a un mois, Abdelkader Messahel
parlant de la position algérienne dans les
conflits de révoltes arabes.
A la lutte contre le terrorisme, à la position juste et éclairée de la diplomatie algérienne s’ajoute un autre acquis tout aussi
important et tout aussi mal exploité.
L’éradication des bidonvilles au niveau de la
capitale. La wilaya d’Alger a gagné cette
bataille menée depuis 2014 et a pu éradiquer
316 grands bidonvilles qui ternissaient l’image de la « blanche capitale ». Pas moins de
21 opérations dans la wilaya d’Alger ont permis le relogement de 36 000 familles dans des
habitations décentes. Alger est devenue ainsi
la première capitale d’Afrique et parmi les
rares au monde sans bidonville. Resté otage
des actions politiciennes, ce grand acquis,
encore un autre, est très mal exploité. C’est
autant d’arguments, autant d’éléments qui
feront jaser les vrais gourous de la communication capables de transformer ces artifices
en feu d’action et écailler radicalement le
vernis d’une Algérie rouillée. Le pays
manque-t-il à ce point de Spin Doctors, de ces
magiciens qui peuvent installer une image
non pas comme un simple produit de consommation courante, vite posé, vite oublié, mais
comme une «marque» destinée à durer et à
être déclinée au moment opportun ? Il faut
dire que oui, du moins pour le moment.
B. T.
L’Actualité
MARDI 31 MAI 2016
DES MILLIERS DE FAMILLES CONCERNÉES PAR LE PROGRAMME AADL 1
LES CLÉS DU BONHEUR
LA DISTRIBUTION du premier lot hier du programme Aadl 1 est doublement importante pour le gouvernement.
! MADJID BERKANE
Une opération qui touchera
toutes les wilayas
L
e site de Aïn el Malha à Bir
Khadem à Alger, a connu
hier une ambiance de fête à
l’occasion de l’opération de remise
des clés aux 300 familles bénéficiaires du premier lot du programme
de logements Aadl 1.
Les nouveaux habits que portaient les familles (personnes jeunes ou âgées) concernées par la
remise des clés renforçaient l’impression que c’est une fête de
mariage ou une grande réception
qui allait se dérouler à l’intérieur
du grand chapiteau installé en plein
cour de la cité pour abriter la cérémonie de la remise des clés. Les
habitants d’Alger étant issus de
toute l’Algérie, il était possible de
distinguer toutes les régions de
l’Algérie à travers les habits traditionnels qu’ont tenu à porter les
familles bénéficiaires à cette occasion. A 10 h tapantes, toute l’assistance qui était assise à l’intérieur
du chapiteau s’est levée tel un seul
homme, pour saluer avec des
youyous et des applaudissements
retentissants l’arrivée du staff gouvernemental (cinq ministres) à sa
tête, cette fois-ci, le ministre de
l’Habitat, de la Ville et de
l’Urbanisme,
Abdelmadjid
Tebboune. qui était, faut-il le relever, aux anges. « L’opération de la
remise des clés pour ce programme
Aadl 1 après 15 ans d’attente et
plus de 10 d’abandon qu’a connus
ce programme, est aussi bien une
victoire pour le ministère et le gouvernement que pour les souscripteurs, a souligné, Abdelmadjid
Tebboune, lors de son intervention.
Le mérite revient au président
de la République Abdelaziz
Bouteflika qui a décidé en 2012 de
relancer ce programme et tenir à ce
qu’il soit réalisé dans les délais les
plus brefs, a ajouté Tebboune.
Après
le
président
de
la
République, il faut remercier, précise le ministre, les responsables et
les agents de l’Agence nationale
d’amélioration et de développement
du logement l (Aadl) qui se sont
engagés corps et âme pour que la
date de distribution de ce premier
lot de logements ait lieu à la date
prévue.
«
La
date
d’aujourd’hui(hier ndlr) est double-
ment importante aux yeux de
Tebboune. Au-delà du fait qu’elle
renseigne sur le respect et la tenue
de l’Etat pour ses engagements et
ses promesses, elle constitue une
réponse forte à tous les ennemis de
l’Algérie et aux défaitistes qui ont
douté et appelé à la suspicion
quant aux capacités du gouvernement algérien de mener au bout sa
politique après la baisse des revenus du pétrole.
Un point sur lequel est revenu
dans son intervention le ministre
de l’Intérieur et des Collectivités
locales, Nouredine Bedoui, affirmant que le gouvernement ne
reviendra sur aucun projet de développement inscrit « le gouvernement va réaliser tous les programmes de développement retenus
dans les différents secteurs. Que
tout le monde ne soit pas inquiet de
ce côté-là », a indiqué en outre le
ministre. Par ailleurs, et en parlant
de l’opération de remise des clés
d’hier, le ministre Abdelmadjid
Tebboune, a fait savoir que les
300/2500 logements distribués au
site Aïn el Malha à titre symbolique
se poursuivra dans les jours qui
viennent, et ce, jusqu’à la fin de
l’année en cours comme délai maximal. « Les souscripteurs seront
invités pour recevoir leurs clés au
fil de la réalisation des travaux de
voirie et réseaux divers(VRD) restants au niveau du site de Aïn
Sefari. » Pour les autres sites, le
ministre a annoncé la date du 2 juin
pour la distribution de 700 logements/1500 à Ouled Fayet et la date
du 4 juin pour la distribution de 500
logements à Réghaïa et la date du
5 juin pour la distribution de
204/2500 à Sidi Abdellah. Pour les
autres sites à travers les autres
wilayas du pays, Tebboune fixe la
date du 4 juin pour la distribution
de 124 logts à Tipasa et la date du
5 juin pour la distribution du premier lot à Sidi Bel Abbès et Batna.
La distribution de la totalité des
autres quotas pour tous les sites
interviendra également au plus
tard fin de l’année en cours.
Abdelmadjid Tebboune a fait
remarquer par ailleurs que pour le
programme Aadl 2001-2002, il a été
enregistré un surplus de logements
réalisés. Ce surplus profitera, précise-t- il, aux souscripteurs au programme Aadl 2 de 2013 qui auront
pour leur part tous leurs logements
avant la fin de l’année 2017. Il est à
souligner que les logements ayant
été distribués hier à Aïn el Malha
étaient tous dotés de commodités
nécessaires(électricité, gaz, eau,
réseau d’assainissement). Chose
«ARCHITECTURE DES VILLES ET DESIGN»
Quelle identité pour Alger ?
LE WALI D’ALGER et l’ambassadeur d’Italie à Alger présents à cette rencontre.
! ABDELKRIM AMARNI
D
ans son allocution de bienvenue et d’ouverture
des travaux, l’ambassadeur d’Italie en Algérie,
Michele Giacomelli a qualifié la « Journée de
réflexion autour de l’architecture, de la ville, du
design » organisée hier à Alger par sa chancellerie
d’« initiative qui vise à partager les connaissances, les
idées, le savoir-faire sur des thématiques porteuses,
dans un esprit de coopération et d’amitié. »
La beauté d’une ville passe-t-elle expressément par
son design architectural ? « Oui », semblaient y répondre les quelque dizaines de participants à cette rencontre agréable et respirant le talent qui passe par le chemin de Rome. Cette initiative, a indiqué l’ambassadeur,
s’inscrit « dans la continuité, dans un parcours d’attention permanente de l’ambassade d’Italie vis-à-vis
des thématiques de l’architecture ».
Le diplomate de ce pays ami a rappelé que deux
autres séminaires avaient été déjà organisés, le premier
en octobre 2012 avec les architectes Femia et Peluffo et
le second en janvier 2013 avec l’architecte Cucinella. Il
a également rappelé la récente visite à Alger du maire
de Milan, Giuliano Pisapia à l’invitation du wali
d’Alger, Abdelkader Zoukh. Une visite qui a permis, at-il dit, d’ouvrir une série de pistes de travail commun,
dont notamment la création d’une « Société mixte pour
la réhabilitation des immeubles historiques.»
L’ambassadeur a salué à cette occasion la disponibilité
des illustres architectes italiens présents, tels que Paolo
Desideri, Alfonso Femia et Eugenio Roncacci, et des
architectes urbanistes algériens de renom tels que
Halim Faïdi, (lauréat 2012 du prix du Président de la
République, Abdelaziz Bouteflika), Mohamed Larbi
Merboum et Hamid Kouache.
Cette journée a été conçue autour de trois ateliers,
avec l’esprit de se pencher sur les thèmes du développement durable des villes, la perspective d’améliorer la
qualité de vie à travers la reconversion d’espaces désaffectés et la réalisation de nouvelles œuvres. Les trois
ateliers se sont penchés sur « l’architecture et le projet
urbain », «le projet dans le contexte historique » et « le
projet architectural et le design ». Avec cette initiative,
l’ambassade d’Italie et l’Institut culturel italien veulent apporter une contribution dans un secteur clé, au
développement de la collaboration entre l’Algérie et
l’Italie, a relevé l’ambassadeur.
Des projections de soutien aux thèmes examinés par
les trois ateliers ont été effectuées, offrant ainsi une
ballade dans le « futur » Alger à travers sa nouvelle
gare ferroviaire, « l’Historial de la rue Ben M’hidi
(Alger), la bibliothèque de proximité du Télémly,
Mouloud-Feraoun. Une séquence a présenté la rénovation des docks de Marseille (France) dont le wali Zoukh
a souhaité que les décideurs et les architectes algériens
s’en inspirent.
Le célèbre architecte international Le Corbusier fit
son entrée dans ces projections par le truchement de
l’œuvre « Poésie sur Alger » et la restructuration
détaillée du quartier « Si El Bachir sur les hauteurs du
A. A.
Télémly – Alger ».
3
qui a augmenté la joie des familles
bénéficiaires qui comptent d’ores
et déjà occuper leurs appartements
avant le début de Ramadhan.
Slimane Manari quinquagénaire,
l’un des souscripteurs qu’on a
interrogés sur ses impressions, en
recevant les clés de son appartement après 15 ans d’attente, nous
dira qu’il n’en a pas cru ses yeux de
voir qu’il allait enfin avoir un logement digne de ce nom et vivre désormais sans se soucier du payement de loyer qui l’ a ruiné et lui a
pourri la vie pendant toutes ces
années. Un sentiment que partage
désormais son voisin d’immeuble
Mohammed Sellami sexagénaire,
en ajoutant que pour lui c’est une
seconde naissance et une nouvelle
vie qui commence et pour lui et
pour les membres de sa famille qui
sont las de mener leur vie dans
l’éxiguité. Les youyous des familles
se faisaient encore entendre au
moment où on a quitté le site de
M. B.
Aïn el Malha.
E
L’ DITORIAL
Quand Washington approuve
la terreur d’Etat
! KARIM MOHSEN
U
n procès fleuve [ouvert en février 2013] vient de connaître son épilogue
vendredi en Argentine par la condamnation à la prison de 15 anciens
officiers et un ex-chef d’Etat survivant (Reynaldo Bignone 88 ans). L’exprésident tortionnaire argentin Jorge Rafael Videla, qui faisait partie des accusés est mort en prison le 17 mai 2013. La Justice argentine a ainsi levé le voile
sur une sulfureuse coalition des dictatures latino-américaines [Argentine,
Bolivie, Brésil, Chili, Paraguay, Uruguay] dont les services secrets et les polices politiques avaient mission de traquer les opposants, marxistes et autres
révolutionnaires et guérilleros. Ces dictatures, qui appliquaient la répression
sans frontières s’entraidaient pour donner la chasse à ceux qui ne se soumettaient pas ou s’opposaient à leur gouvernance. C’est ainsi que les gouvernements de gauche – cf ; le coup d’Etat contre le président chilien Salvatore
Allende et son assassinat par la junte de Pinochet en septembre 1973 – ont été
éradiqués par la terreur et les putschs militaires. La terreur ! C’est par la terreur
qu’ont régné les dictatures sud-américaines. C’est aussi dans ce contexte que
fut mis sur pied ce qui sera connu sous le nom d’« Opération Condor » : l’assassinat des opposants (marxistes et hommes de gauche) aux pouvoirs dictatoriaux latino-américains. Outre les opposants politiques, cette terreur d’Etat
visait également les mouvements révolutionnaires sous le sceau d’une dite
« doctrine de la sécurité nationale ». Ce sont ces faits que le tribunal de Buenos
Aires eut à examiner et à mettre en lumière au long des trois dernières années.
L’Opération Condor s’est faite sous l’approbation de Washington, comme en
attestent les témoins et des documents états-uniens déclassifiés. Il ressort que
les Etats-Unis – même s’ils n’ont pas participé directement (?) à la curée étaient au courant de l’existence de ce plan dont l’objectif était de se débarrasser par la violence des opposants et révolutionnaires. Des agents de la CIA ont
[auraient] ainsi participé aux enquêtes et recherches sur ces opposants. A un
ministre argentin qui le mettait au fait du plan Condor, Henri Kissinger – secrétaire d’Etat du président Richard Nixon – a eu ces mots [rapportés lors du procès et dans un document versé au dossier d’accusation] : « S’il y a des choses
qui doivent être faites, faites-les rapidement. Mais vous devez reprendre rapidement les procédures normales. » En d’autres termes, le chef de la diplomatie états-unienne, loin de s’opposer aux tueries qui se préparaient, leur a donné
son « feu vert ». En fait, les dictatures qui se sont installées au pouvoir en
Amérique latine entre 1960 et 1975, ont toutes été aidées directement ou indirectement par le gouvernement états-unien et par son « bras armé » la CIA qui
joua un grand rôle dans la chute du président Allende au Chili. Les juntes militaires latino-américaines mirent sur pied des escadrons de la mort qui opéraient y compris à l’étranger y pourchassant les opposants. Cela a été le cas
pour l’ex-ministre chilien de Salvatore Allende, Orlando Letelier, assassiné à
Washington DC, en même temps que son assistante Ronni Moffitt, le 21 septembre 1976 par la Dina (services secrets chiliens). L’affaire avait fait alors
grand bruit dans le monde, embarrassant les Etats-Unis qui, sans doute, ne
s’attendaient pas à ce que les tueurs latino-américains opèreraient sur leur territoire. Or, en ne disant pas non à cette épuration en règle, les Etats-Unis ont
été complices de ce que les défenseurs des droits de l’homme considèrent
comme des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité. Qui jamais
jugera les Etats-Unis qui sont, peu ou prou, responsables des crimes (comme
en Irak) qui ont émaillé le monde lors des six-sept dernières décennies. Les
Etats-Unis, certes, mais la France n’était pas en reste dont de nombreux analystes estiment qu’elle « pourrait également avoir une responsabilité dans l’exportation des techniques de guerre subversive utilisées pendant la guerre
d’Algérie ». Des chefs de l’OAS - qui a semé la terreur en Algérie - se sont réfugiés surtout en Argentine et au Chili où ils ont trouvé à employer leurs méthodes de « pacification » expérimentées contre les Algériens. Ainsi, l’ancien
ministre français des Armées, Pierre Messmer, admet que son gouvernement
avait mis en place de 1959 à 1981 une mission militaire française permanente à
Buenos Aires qui procurait des conseillers aux troupes argentines. Le général
tortionnaire, de triste mémoire, Paul Aussaresses, a été attaché militaire au
Brésil en 1973, et enseigna au Centre d’instruction de la guerre dans la jungle.
Paris était une « prestataire » de service. Ce que confirme Marie Monique
Robin, dans son documentaire « Escadrons de la mort, l’école française » dans
lequel, le général Contreras, ex-chef de la Dina, affirme : « C’est la DST qui a le
plus coopéré. C’était un service de renseignement ami. ». Ce sont donc lesdites « démocraties » qui ont enfanté la dictature, pour leur standardisation du
monde sous leur domination.
K. M.
L’Actualité
MARDI 31 MAI 2016
2ème JOURNÉE DU BACCALAURÉAT
DÉCISIVE POUR LES CANDIDATS
ENTRE LA DIFFICULTÉ de l’examen et le stress des parents, les candidats n’arrivent pas à gérer leur temps dans cette période
la plus difficile de leur vie scolaire.
! ABDELLAH BOURIM
Ph : R. Boudina
L
es élèves ont abordé,
hier, le deuxième jour du
baccalauréat, journée
décisive où les mathématiques
et la philosophie ont été au rendez-vous, avec beaucoup de difficultés, de stress, mais aussi la
pression de leurs parents. Les «
mathématiques », cet examen
le plus rude et le plus attendu
dont le nom fait peur aux jeunes candidats, en particulier les
élèves des filières scientifiques.
Quelle impression a laissé l’épreuve de mathématiques sur
les jeunes candidats ?
Pour tenter de répondre à
cette question, nous nous sommes rendus dans quelques centres d’examens au niveau de la
capitale, précisément à Kouba,
où les points de vue les plus
récurrents s’attachent à dire
que l’épreuve de « mathématiques » est « abordable », mais
accompagné d’un « mais » qui
cache derrière un océan de
stress, d’angoisse.
Entre la difficulté de l’examen et le stress de leurs
parents, les candidats n’arrivent pas à bien gérer leur
temps dans cette période la plus
difficile de leur vie scolaire. En
résumé, les élèves sont exposés
beaucoup plus à la pression de
leur parents qu’aux épreuves
du baccalauréat.
11h30, lycée Hamia à
Kouba, où nous étions à la rencontre de quelques candidats
au baccalauréat, qui nous ont
On entre dans le vif du sujet
livré leurs impressions sur le
sujet de mathématiques dont
ils étaient examinés dans la
matinée. A la sortie du lycée
Hamia, on a abordé la question
avec quelques élèves. Pour
Salim, ce jeune lycéen rencontré : «Certes, en mathématiques il n’y a qu’une seule
réponse juste », «le stress m’a
pris. Je ne peux dire si j’ai bien
travaillé ou pas », « nous avons
eu deux sujets au choix. Les
questions élaborées sont tirées
du programme, mais elles sont
difficiles» a-t-il fait savoir.
Certains candidats ne sont pas
sûrs de leur réponse, d’autres
semblent plus confiants avec la
présence de leurs parents à
leurs côtés. Une maman pressée, angoissée attendant son
fils aux alentours, n’a pas su
maîtriser son stress à la sortie
de son fils du centre d’examen,
elle s’est vite jetée sur lui, en le
bombardant avec une série de
questions. Une image qui
reflète l’état psychologique
dans lequel se trouvaient ces
jeunes candidats qui sont appelés, à la fois, à gérer leur stress
et celui de leurs parents.
Les élèves qui devaient se
concentrer sur les épreuves de
l’après-midi se sont vus perturbés par leurs parents !
Sur ces entrefaites nous
quittons les frères Hamia ,
direction le CEM «Benmoussa»
qui se trouve à quelques encablures. Pour avoir les différents
points de vue des élèves, nous
avons procédé de la même
manière, en nous mêlant à eux
à l’extérieur de l’établissement.
« Je suis désespérée, pourtant
le sujet était abordable. Un peu
de concentration suffirait pour
résoudre les différents exercices», lance une jeune fille. «
Mais cette concentration fait
défaut. » Il semble difficile de
convaincre les élèves de surmonter leur stress. Ces derniers restent inquiets pour la
suite des examens « car c’est,
aujourd’hui, (hier, Ndlr) que le
jeu doit être joué». Les candidats aux examens du baccalauréat de cette année ont eu la
chance de ne pas avoir à passer
leur examen pendant le mois de
Ramadhan comme prévu, suite
à la décision du ministère de
l’Education qui avait répondu à
l’appel des élèves et leurs
parents. Ceux de la session
2017 seront confrontés, non
seulement à ces épreuves et au
stress de leurs parents, mais au
mois sacré. Pour le baccalauréat 2017, la ministre de
l’Education a déclaré à
L’expression, qu’il n’est pas
question de toucher au programme scolaire. « Cette année
est une exception, mais pour
l’année prochaine, il n’est pas
question de toucher au programme scolaire, car c’est antipédagogique. » Selon la ministre de l’Education, Nouria
Benghebrit, les examens de fin
d’année 2017 se dérouleront
A. B.
comme prévu ».
VISITE DE SELLAL DANS LA WILAYA DE TIZI OUZOU
Retour sur une randonnée pas comme les autres
DANS UNE AMBIANCE des plus festives, aucun sujet politique n’a été abordé tout au long de cette belle journée printanière.
Il a été question de l’avenir économique et social de la région…
! WALID AÏT SAÏD
L
e Premier ministre et des membres du gouvernement qui se
recueillent sur la tombe de
Mouloud Mammeri, ça restera l’image
forte de la visite d’Abdelmalek Sellal,
dimanche dernier dans la wilaya de Tizi
Ouzou ! Un véritable symbole qui
résume le déroulement d’une randonnée
pas comme les autres !
Cette journée dans les montagnes du
Djurdjura aura été forte en symboles,
mais pas seulement ! Une véritable
osmose a eu lieu entre le chef de
l’Exécutif et la population locale qui lui
a réservé un accueil des plus chaleureux ! Le summum aura été atteint lors
de cette harmonie qu’aura incontestablement été sa halte au beau village
Agouni Ahmed perché sur les cimes du
Djurdjura pour la mise en service du gaz
naturel au profit de 1500 foyers. C’est la
première fois depuis des décennies
qu’un responsable politique algérien s’aventure en dehors du chef-lieu de la
wilaya. Et c’était donc jour de fête à Ath
Yenni où Sellal et ses ministres ont eu
droit à une véritable liesse. Tambourins
«Idhebbalen» et danses locales attendaient la délégation. L’accueil était
digne des anciens montagnards fiers et
heureux d’être soulagés enfin des aléas
du froid glacial qui sévit plusieurs mois
durant l’hiver. Sellal aura même eu
droit à un bain de foule, un luxe habi-
tuellement réservé au président de la
République. D’ailleurs, en parlant de
bains de foule, ils se sont improvisés
tout au long de son parcours dans la
ville des Genêts.
Le Premier ministre ne s’est pas
privé de les savourer en cassant les
protocoles établis pour aller écouter les
citoyens, au grand dam de son service de
sécurité ! Le chef de l’Exécutif semblait
comme un poisson dans le barrage de…
Taksebt ! On l’a vu retrouver Tizi
Ouzou. Il semblait avoir mis de côté son
lourd costume de Premier ministre pour
renouer avec la méthode Sellal ! Il est
allé directement prendre le pouls de la
région en discutant de longs moments
avec la population. Il a usé d’un langage
direct et populaire alternant dérision et
sérieux! Caricaturant les choses avec un
langage des plus populaires, se référant
aux sports ou aux habitudes de la
région, il a lancé des vérités que souvent
les politiques font fi d’ignorer.
Par exemple, en parlant des problèmes bureaucratiques du pays, il tance
les fonctionnaires responsables de ces
blocages et les menaçant car « ils font
vivre un véritable enfer aux citoyens ».
« Même le Prophète Ayoub (connu pour
son endurance et sa persévérance) ne
pourra rester patient avec ces lourdeurs
bureaucratiques », ce qui a plongé l’assistance dans le délire. Bref, Abdelmalek
Sellal s’est fait un plaisir de discuter
avec les citoyens pour prendre la température et connaître leurs véritables
Elle restera l’image la plus forte de la visite du Premier ministre
besoins. Même lors de la rencontre avec
les investisseurs locaux il aura longuement pris la parole.
Son discours d’ouverture devait être
court et concis, il aura duré plus d’une
demi-heure. Pas rassasié, il reprend vite
la parole allongeant au passage cette
rencontre qui devait s’achever à 18h jusqu’à 20h. Aucune question politique n’a
4
été abordée tout au long de cette belle
journée printanière. Il était seulement
question du développement économique
et social de cette région qui en a tant
besoin. C’est ce à quoi aspire la population que semble avoir compris le
Premier ministre. Cette visite tant
redoutée aura donc été une vraie
W. A. S.
«tamaghra»…
De Quoi j’me Mêle
MARDI 31 MAI 2016
Souhila… Ce n’est qu’un au revoir
Le mois de juillet
sera historique pour
les Algériens
UN COLLÈGUE bien inspiré s’est amusé à
chercher la période de congé officiel la plus
longue de l’année. Il en a ainsi déduit que
juillet 2017 devrait entrer dans l’histoire de
l’Algérie comme le mois le plus intéressant
en la matière. Ainsi, «la plus longue période
de jours fériés de l’histoire de l’Algérie aura
lieu en juillet 2016 ! En effet, le mardi 5
juillet, sera un jour férié (Fête nationale), les
mercredi 6 et jeudi 7 juillet,(Fête religieuse,
Aïd El Fitr), les vendredi 8 et samedi 9 juillet
jours de repos hebdomadaire! 5 jours de
congé de suite! Quelle chance!». Dixit Fadel
Djenidi.
Le site de «Bélier
de Boualem»
classé bien
culturel
LE SITE de la station de
gravures rupestres dénommé
«Bélier de Boualem», situé
sur le territoire de la
commune de Boualem (ElBayadh), a été classé sur la
liste des biens culturels,
selon le Journal officiel
(J.O) daté du 8 mai 2016.
Le classement de ce site
archéologique qui
témoigne de l’art pariétal
saharien de la période du
néolithique, entraîne une
définition des servitudes
et obligations à la charge
des occupants de cet
espace archéologique et
de sa zone de protection,
est-il précisé dans le
document officiel. Le texte
législatif définit également
les «servitudes» et
«obligations» à la charge
des occupants du site et
de sa zone de protection,
soit 200 mètres autour du
site culturel, tels que fixés
par le Plan de protection
et de mise en valeur du
site archéologique et de
sa zone de protection
(Ppmvsa).
APRÈS 15 années de bons et loyaux services,
notre collègue du service technique quitte
L’Expression pour d’autres cieux.
Le collectif du journal a vécu ce départ comme
le vivrait une famille qui voit l’un des siens quitter
le foyer pour d’autres horizons. Notre collègue
Souhila qui a été dans l’équipe de démarrage de
notre journal n’a pas démérité. Elle laissera un
vide tant professionnel qu’humain.
Aussi, pour garder le meilleur souvenir de
Souhila et pour lui permettre de prendre avec elle
de belles images de son journal, la direction de
L’Expression a organisé une sympathique
réception en son honneur.
Les Japonais, les Russes et les Chinois snobent Paris
présence reflue de 13,9%. A quelques jours de
l’Euro de foot, les professionnels ne désespèrent
pas de sauver la saison touristique en mettant fin
à ces blocages relayés dans le monde entier.
L’enjeu en termes d’emplois est immense
puisque 500 000 d’entre eux dépendent de ce secteur dans la région parisienne.
Déjà entamée par les attentats, la fréquentation
des touristes étrangers dans Paris et sa région se
voit freinée par les grèves et les blocages. Les
réservations hôtelières des touristes japonais
accusent un recul de 56% sur un an au premier
trimestre, tandis que celles des Russes sont également en repli de 35%. Quant aux Chinois, leur
A la découverte
d’Alger, un annuaire
très pratique
LES PAGES MAGHREB, l’annuaire
économique algérien, fête ses dix ans
avec la publication de sa quatrième
édition, entièrement dédiée à Alger. Sous
le titre générique A la découverte d’Alger,
l’édition s’impose comme un annuaire
assez complet qui traite de tous les
aspects de la vie algéroise. De l’économie
à la culture en passant par les services et
même la politique, la publication des
Pages Maghreb n’a rien laissé au hasard.
On y sent vraiment les odeurs d’Alger,
rien qu’à lire les innombrables adresses
qu’il propose à ses lecteurs. Mais
l’ambition de ce quatrième numéro reste
son caractère pratique et une aide
sérieuse à celui qui veut découvrir Alger.
L’Algérie, le futur éden de l’industrie mécanique
UNE ÉTUDE sérieuse à paraître
prochainement classe l’Algérie sur la
liste des pays qui apporteront un
débouché très intéressant à l’industrie
de l’automobile mondiale. Le document
réalisé par une revue internationale
spécialisée dans la filière mécanique
révèle que dans une dizaine d’années,
l’Algérie sera une grande capitale
africaine de l’industrie automobile. Selon
des estimations de la revue. La filière
automobile pèsera dans un futur proche
plusieurs dizaines de milliards de dollars
de chiffre d’affaires et intéressera
quelque chose comme une trentaine de
constructeurs entre européens,
américains et asiatiques. L’étude
souligne enfin que Renault et Peugeot
commettent des erreurs stratégiques en
s’appuyant sur le Maroc.
Tabagisme chez les
médecins : « Faites
ce que je dis et pas
ce que je fais»
UNE ENQUÊTE menée par la
Fondation pour la promotion de
la santé et le développement
de la recherche (Forem) montre
l’ampleur de la consommation
de tabac en milieu médical.
L’étude a été effectuée au mois
de mai 2016 par 17 étudiants
en médecine sur un panel de
1023 médecins (57% d’hommes et 43% de femmes) répartis dans sept grands hôpitaux
de la capitale, dont le CHU
Mustapha Pacha, le CHU de
Bab el-Oued ainsi que l’hôpital
de Ben Aknoun. Cette enquête
a révélé que près de la moitié
des médecins sont des fumeurs
alors que 99% d’entre eux estiment que le tabac a un effet
nuisible sur leur santé. Sur les
1023 professionnels de la santé
interrogés, 47% des hommes
fument contre 19% chez les
femmes. Le tabagisme se
caractérise par la consommation de cigarettes pour 97,7%
des médecins hommes sondés
tandis que les 2,3% restants
consomment du tabac à chiquer.
Les Tunisiens nous
apprennent à exporter
La Mission commerciale tunisienne à Alger
organise à partir d’hier, une rencontre
mettant en contact à Tunis des opérateurs
économiques algériens, tunisiens et
d’autres hommes d’affaires de l’Afrique
subsaharienne.
Les entreprises associées à l’événement
viennent du monde des nouvelles
technologies de l’information et de la
communication.
L’idée des Tunisiens est simple, mais elle
peut paraître géniale par les temps qui
courent. Et pour cause, il s’agit d’ouvrir
aux entreprises algériennes les portes de
l’export vers l’Afrique.
Pourquoi une organisation algérienne
n’y a pas déjà pensé ?
Allez savoir.
5
L’Actualité
MARDI 31 MAI 2016
PRÉSENTATION DU PROJET DE LOI SUR LES COMMISSAIRES-PRISEURS À L’APN
Des députés dénoncent la «mafia des enchères»
CET AVANT-P
PROJET DE LOI dormait dans les tiroirs de la commission des affaires juridiques de l’APN depuis un an.
! MOHAMED BOUFATAH
Ph : R. Boudina
L
’APN a été complètement désertée par
les députés hier lors de la présentation
du projet de loi relatif au commissairepriseur par le ministre de la Justice, garde
des Sceaux, Tayeb Louh. A peine une trentaine de membres de l’assemblée ont été présents à la plénière.
Le rapport préliminaire établi par la commission juridique est jugé « vide » par le
député du parti El-aâdala. Par contre, l’exposition des motifs présentée par le ministre de
la Justice est « beaucoup plus explicite »,
selon Lakhdar Benkhelaf.
L’avant-projet de loi relatif au commissaire-priseur dormait dans les tiroirs de la
commission des affaires juridiques, administratives et des libertés de l’ APN depuis un
an, soit depuis le 9 juin 2015, et les nouvelles
dispositions ont été introduites sous l’ère de
l’ancienne Constitution, apprend-on encore.
Les députés, dénoncent ce qu’ils appellent « la mainmise de la mafia des ventes aux
enchères sur cette profession». « Ce fléau a
pris de l’ampleur à tel point qu’un cartel s’est
constitué pour imposer son contrôle sur la
majorité des ventes aux enchères », déploret-on. « Ces lobbys imposent leur propre
logique aux commissaires aux comptes et ce,
au vu et au su des autorités qui sont en fait
désarmées et impuissantes devant ces groupes de pression », estime-t-on.
« La menace et la violence verbale et physique constituent le modus operandi de ces
lobbies », indique-t-on encore. Les membres
de la chambre basse du Parlement proposent
de revoir la carte de dispatching des commissaires-priseurs à travers le territoire national. A titre d’exemple, « la région de Hassi
Messaoud qui compte près de 500 entreprises
ne dispose que de deux à trois commissairespriseurs »’est-il relevé. En outre, souvent les
fession n’a subi aucun
changement depuis 18 ans.
Ainsi, le nouveau texte de
loi est venu réactualiser les
deux textes sus-indiqués.
Le commissaire-priseur
exerce une profession libérale placée sous la tutelle
du ministère de la Justice,
au même titre que les
autres corps des officiers
publics tels que les notaires
et les huissiers de justice.
Le commissaire-priseur est
l’officier public chargé de
procéder, dans les conditions fixées par les lois et la
réglementation en vigueur,
à l’estimation et à la vente
aux enchères publique des
meubles et des effets mobiliers corporels.
Il est nommé à son
office par arrêté du ministre de la Justice, garde des
Sceaux.
Après la promulgation
des textes d’application du
projet de loi en question, la
compétence territoriale du
commissaire-priseur, jadis
limitée à celle du tribunal
de première instance, sera
élargie au ressort de la
cour de la wilaya de sa compétence.
Si l’exercice de la profession de commissaire-priseur, est incompatible avec l’exercice
d’un mandat électoral, il sera ouvert aux
« repentis réhabilités dans le cadre de la
réconciliation nationale ». Cet amendement a
été introduit par la commission des affaires
juridiques, administratives et des libertés de
M. B.
l’APN.
Un fléau qui a pris de l’ampleur
opérateurs économiques nationaux ne sont
pas convaincus de l’utilité du rôle de commissaire-priseur, souligne-t-on encore.
Le commissaire-priseur, un acteur
incontournable dans la vie économique puisqu’il participe au renflouement des caisses du
Trésor public à travers les droits d’enregistrement et des taxes fiscales comme il aide les
entreprises publiques à se débarrasser de
leurs équipements et matériels vieillissants
et âgés. La profession de commissaire-priseur
régie par l’ordonnance N°96/02 du
10/01/1996 portant création et organisation
de cette profession et le décret exécutif
N°96/291 du 02/09/1996 fixant les conditions
d’accès, d’exercice et de discipline de la pro-
PROJETS DE LOI RELATIFS À LA NORMALISATION, AU CODE PÉNAL ET À L’UTILISATION
DE L’EMPREINTE GÉNÉTIQUE
Le Sénat expédie son agenda
LE MINISTRE DE LA JUSTICE a annoncé que l’Algérie a saisi officiellement la Ligue arabe en vue de modifier deux accords
portant sur la lutte contre le terrorisme et le blanchiment d’argent.
! NADIA BENAKLI
T
rois projets en une seule
plénière. Le Conseil de la
nation a donné son aval
pour les trois projets de loi relatifs
à la normalisation, au Code pénal
et à l’utilisation de l’empreinte
génétique dans les procédures judiciaires et l’identification des personnes. Lors d’une séance plénière,
tenue hier matin, les sénateurs ont
validé à la majorité ces trois projets. Sachant qu’il s’agit juste
d’une formalité, les trois projets
sont passés comme une lettre à la
poste.
Présentés respectivement par le
ministre de l’Industrie et des
Mines, Abdessalem Bouchouareb,
et le ministre de la Justice, Tayeb
Louh, les trois projets ont été validés sans aucune forme de contestation de la part des locataires de la
chambre haute du Parlement.
A l’issue du vote, le ministre de
l’Industrie et des Mines a refusé de
répondre aux questions des journalistes.
Dans son intervention devant
les sénateurs, le ministre a expliqué que la nouvelle loi relative à la
normalisation prévoit l’introduction des principes internationaux
de précaution dans l’élaboration
des normes qui attestent de la qualité des biens et des services produits en Algérie afin d’accroître la
protection de la santé des consommateurs et la préservation de l’environnement.
Selon lui, les changements proposés par ce projet de loi tendent
aussi vers une meilleure coordination de l’intervention des secteurs
concernés par le contrôle du respect
des normes à travers la redéfinition
du rôle joué par les différents
acteurs dans l’élaboration et l’adoption des règlements techniques,
des normes et des procédures d’évaluation de la conformité.
Parmi les principales modifications apportées à ce projet de loi,
figure l’ouverture de l’activité de la
normalisation à des intervenants
qualifiés qui seront homologués par
les autorités habilitées afin de couvrir l’importante demande de certification de biens et de services.
Ainsi, le nouveau texte supprime
l’article 22 de la loi de 2004 qui
confère la gestion de la certification
obligatoire, liée au marquage, à
l’Institut algérien de normalisation
(Ianor) exclusivement.
Contrairement à Bouchouareb,
le ministre de la Justice a répondu,
en marge de l’adoption des textes,
aux questions des représentants de
la presse.
M.Louh a fait savoir que les
modifications apportées au Code
pénal consolident l’arsenal juridique relatif à la lutte contre le terrorisme.
«La nouvelle loi donne aux législateurs algériens les moyens de lutter contre le phénomène de recrutement de combattants pour le
compte des organisations terroristes, sanctionne le financement du
terrorisme et l’utilisation des nouvelles technologies de la communication dans des actes criminels », a
clarifié M. Louh. Interrogé sur le
nombre d’Algériens qui sont partis pour le djihad en Syrie, le ministre a qualifié leur nombre «d’infime».
M. Louh n’a pas voulu avancer
leur nombre et s’est contenté de
dire que les autorités judiciaires
ont émis des mandats d’arrêt
contre
un
certain
nombre
d’Algériens qui sont partis en
Syrie. Le ministre de la Justice a
annoncé que l’Algérie a saisi officiellement la Ligue arabe en vue de
modifier deux accords, le premier
ayant trait à la lutte contre le terrorisme et le deuxième concerne le
blanchiment d’argent.
Revenant sur le projet de loi
relatif à l’utilisation de l’empreinte
génétique dans les procédures judiciaires, le ministre a expliqué que
«cette loi organise l’utilisation de
l’empreinte génétique et définit les
règles de protection des droits des
personnes, et la protection de leur
vie privée ».
«Cette loi a mis en place une
base de données nationale de l’empreinte génétique supervisée par
les juges », a-t-il ajouté.
N. B.
LOUH À PROPOS DE L’ENTRÉE EN BOURSE DES ACTIONS D’EL KHABAR
«Pas de commentaire sur les affaires en justice»
Le ministre de la Justice, garde des Sceaux n’a
pas voulu polémiquer. Interrogé en marge du vote
des lois au Sénat, Tayeb Louh a refusé de répondre
à une question relative à la cotation en Bourse des
actions d’El Khabar qui est toujours en justice. « Il
faut travailler à semer la culture de droit dans ce
pays. Il n’y a aucun commentaire à faire sur des
questions exposées à la justice. Ni la Constitution, ni
les lois ne le permettent », a-t-il dit, invitant les journalistes à ne pas commenter les affaires traitées au
niveau de la justice. Le ministre de la Justice a
annoncé, en outre, la création prochaine de
l’Instance nationale des droits de l’homme, prévue
par la nouvelle Constitution.
N.B.
Djezzy reçoit la première tranche du financement
du Service Universel
Djezzy a le plaisir d’annoncer avoir reçu la
première tranche des fonds qui seront consacrés au déploiement du Service Universel de
Télécommunications (SUT), lors d’une cérémonie organisée ce dimanche 29 Mai au
siège de l’ARPT.
Le SUT consiste à fournir des prestations
de téléphonie et d’accès à internet à 512 Kbps
dans des localités peu peuplées réparties sur
plusieurs wilayas du Nord et du Sud du pays.
Sur les 37 localités qui lui ont été attribuées, Djezzy assure d’ores et déjà la couverture de 9 localités situées dans les wilayas
de Bordj Bou Arreridj et de Tizi Ouzou. Il s’agit
entre autres des localités de Ighraiene, Tala
Toulmout, Tifilkout, Tizit, Maamar, Lainseur,
Ighil N’Ait Chila, Ouled Kacem et Ouled Ham.
Concernant les 28 localités restantes, Djezzy
a finalisé les études techniques requises et a
déjà commencé la construction de certains
sites. En tant qu’entreprise citoyenne, Djezzy
6
réaffirme sa détermination à assurer le plus
rapidement possible la couverture de l’ensemble des localités qui lui ont été confiées dans
le cadre du Service Universel, accompagnant
ainsi le Gouvernement dans sa stratégie de
désenclavement et de réduction de la fracture
numérique.
L’Actualité
MOBILIS
ET LA 4G LTE
«Le grand
Big-B
Bang est
imminent»
! SALIM BENALIA
La technologie mobile de
quatrième génération 4G charriera de nouveaux services, de
nouvelles expériences et de
nouveaux marchés. Son avènement coïncide avec un emballement inédit du numérique qui
augure d’un «Big-Bang» qui
chamboulera le mode de communication de l’homme. « La
4G fait déjà l’objet d’un véritable engouement en Algérie et
son succès est certain dans notre
pays, avec à la clé beaucoup de
bénéfices », a déclaré M. Bessah
Fayçal, Directeur stratégie à
Mobilis.
L’opérateur historique a en
effet réuni les journalistes
autour du thème de la 4G LTE
(Long Term Evolution), et ce
dans le cadre d’une formation
liée à cette dernière. Mobilis a
convoqué pour l’occasion les
experts de nombreux accompagnateurs comme Ericsson, ZTE
et Huwawei. Tous se sont
relayés au pupitre afin d’exposer leurs visions de cette évolution dont les étapes sont en
train d’être franchies à un
rythme exponentiel. Tous ont
dessiné les grandes lignes de ce
futur technologique qui est déjà
bien réel dans certains pays
comme les Etats-Unis, voire
même la Chine.
Ainsi ils ont particulièrement évoqué ce « Big-Bang » du
Data. L’évolution accrue de ce
dernier est évidente, a-t-on
indiqué en rappelant que la
progression de celle-ci a été
4000 fois supérieure vers 20142015, à l’indice relevé en 2005.
elle le sera davantage à
l’horizon 2020 soit 400 000 000
de fois supérieure que durant
l’année 2000, ce sera alors l’ère
de la 5G.
A ces chiffres s’ajoute le
mode de connectivité hyper
caractérisé qui se précise d’année en année puisque pour le
même horizon l’on avance que
les tablettes et autres smartphones seront en hausse d’un
demi- milliard. « Alors que le
trafic vidéo atteindra les 75%.
Autant d’indices et de bonnes
raisons pour lancer résolument
la 4G en Algérie. a-t-on suggéré. Cette inéluctable prophétie annonce également le règne
des objets connectés (homme à
machines et machines à machines…) avec une montée en
puissance de la réalité virtuelle.
Ces objets connectés seront au
nombre de 20 milliards. Ce qui
suppose l’avènement d’un environnement smart ou intelligent
comme les maisons intelligentes par exemple.
Sinon, l’exploitation de la
vidéo à des fins utiles et là où
les précédents outils technologiques ne permettaient pas à
l’œil humain d’accéder. Cet
immense champ de possibilités
que permet l’Internet mobile,
inclut en outre la télé médecine.
Ce séminaire de Mobilis
relatif à la 4G mobile intervient, alors qu’il est attendu
que les autorités promulguent
un décret exécutif permettant
l’entrée
en
vigueur
de
l’exploitation commerciale des
licences 4 G.
S. B.
MARDI 31 MAI 2016
LABELLISATION DE PLUSIEURS PRODUITS ALGÉRIENS
«Bassma djazaïria» entre dans la course
LES ENTREPRISES qui ont été retenues pour ce label, se disent conscientes du défi qui les attend.
! ALI AMZAL
C’
est la concrétisation d’une
année d’élaboration. Le
Forum des chefs d’entreprise en a fait une réalité ; le label
algérien pour distinguer la qualité
des produits algériens est désormais effectif. A cet effet, la soirée de
dimanche dernier a été consacrée
justement à la remise du label
« Bassma djazaïria » à neuf entreprises, et 29 produits. En l’occurrence les entreprises
Condor
(Electroménager), le groupe Sim et
la
société
Global
Food
(Agroalimentaire), Bomare (électronique), le groupe Hasnaoui,
Amimer Energie et l’entreprise
Système panneau sandwich (BTP),
Socothyd (pharmaceutique) et la
société Faderco, spécialisée dans les
produits d’hygiène corporelle.
Selon le président du FCE, Ali
Haddad, ce label ne viendra pas
remplacer les organismes d’évaluation et de certification, il complétera cette tâche et donnera la possibilité aux opérateurs économiques
qui le souhaitent de donner une
valeur et une évaluation à leurs
produits, et d’autre part encourager
la production nationale et le principe du « consommons algérien ».
Dans ce sens, M.Haddad insiste sur
l’importance d’un tel outil dans la
relance de l’industrie, la diversification de l’économie nationale et la
réduction de la facture d’importation. « Nos entreprises fabriquent
des produits d’une qualité qui n’a
rien à envier aux produits que nous
importons de partout, les consommateurs le savent , mais n’ont
aucun moyen intelligible leur permettant de les identifier sur le marché » indique Ali Haddad.
Une première réussie
Pour sa part le ministre du
Commerce Bakhti Belaïb estime
que c’est une avancée remarquable
et témoigne du changement qui s’opère au niveau de la production et
de la commercialisation des produits algériens. « J’ai été agréablement surpris en visitant deux grandes surfaces à Alger, par le chiffre
d’affaires réalisé sur les produits
algériens, qui dépasse largement
celui réalisé sur les produits étrangers », précise le ministre.
Par ailleurs, les entreprises qui
ont reçu ce label sont toutes passées par le processus du FCE et ont
répondu aux critères fixés. Il s’agit
d’apporter une valeur ajoutée territorialement créée, autrement dit,
au moins 40 % de valeur ajoutée
créée sur le territoire national, soit
sur un produit qui coûterait
100 DA, 40 DA doivent être dépen-
sés en Algérie. A cela s’ajoute le
taux de transformation et la qualité
du produit. Dans ce sillage, le président du comité de labéllisation,
affirme que les entreprises qui
n’ont pas une bonne gouvernance
ne peuvent postuler pour obtenir ce
label, et pour cause, elles ne peuvent été retenues si elles ne sont
pas à jour avec les administrations
fiscales et parafiscales.
Par ailleurs, les entreprises qui
ont été retenues pour ce label, se
disent conscientes du défi qui les
attend, en l’occurrence la constance
dans l’amélioration de la qualité
des produits, et œuvrer pour une
repsentation efficiente sur les marchés internationaux. « C’est une
fierté de recevoir ce label, puisque
c’est le fruit du labeur de nos
employés qui se sont impliqués
pour faire un produit de qualité, et
en plus c’est la preuve que nous
pouvons faire aussi bien que les
autres, et on n’est pas obligé de toujours s’approvisionner chez les
étrangers, nous avons des entreprises modernes qui font des produits
compétitifs, et c’est normal quand
on a l’équipement, le personnel, et
la matière adéquats pour cela.
En plus, il faut avoir du patriotisme en économie ; cette action du
FCE va transcender la société ,
dans le sens où le consommateur va
croire en le produit algérien quand
on lui donne la possibilité de vérifier la qualité et la traçabilté du
produit, et le producteur sera mis
en avant et sera encouragé à faire
toujours plus », nous livre Mehdi
Bendimerad, propriétaire de la
société SPS pour la production de
panneaux sandwichs.
A. A.
FORUM DE FORMATION ET D’INFORMATION POUR LA
PROMOTION DE TAMAZIGHT EN MILIEU SOCIAL
Le HCA et la Cnas conjuguent leurs efforts
LA SATISFACTION pour nos interlocuteurs ne sera entière que lorsqu’on retrouvera cette langue
L
’ensemble des centres payeurs de la Cnas
(Caisse nationale d’assurances sociales
des travailleurs salariés), aura la possibilité bientôt de satisfaire les besoins des assurés
parlant la langue amazighe. A cet effet, l’initiative lancée conjointement hier, par le Haut
Commissariat à l’amazighité et la Cnas, s’inscrit
complètement dans cette optique. Il s’agit du
coup d’envoi de deux jours de formation et d’information, destinées aux professionnels de la
communication et de l’accueil, et suivies d’une
formation continue à distance. Autrement dit,
ce forum s’inscrit dans le contexte d’officialisation de tamazight et exprime la volonté du gouvernement à étendre l’introduction effective de
tamazight, en plus des institutions, au service
public quelle que soit sa nature. « C’est un travail de longue haleine, qui aura pour but ultime
de rapprocher les assurés et les ayants droit,
dans toutes les langues, c’est tout l’intérêt dont
le résultat est d’avoir au sein de chaque centre de
paiement, un agent de la communication muni
d’un lexique comportant la terminologie spécifique au domaine social, de façon à pouvoir prendre en charge toutes les préoccupations dans la
langue de son choix »explique le Dg de la Cnas
Hassan Tidjani Hadam.
De son côté, le représentant du Premier
ministre Seïf El Hak Chorafa, , considère que
cette initiative a le mérite de traduire la volonté
du gouvernement pour la consolidation effective
et progressive de tamazight auprès de toutes les
institutions.
Dans le même sillage, pour le HCA, il s’agit
d’un engagement qui détermine réellement le
rôle de cette institution, notamment après l’officialisation de tamazight.
« Le but de cette formation est de donner à
tamazight un rayonnement à travers tout le territoire national, avec la Cnas qui est présente
dans toutes les wilayas. Cette action sera optimisée. D’un autre côté, ce programme aspire à s’étendre à tous les secteurs, notamment celui de la
officielle dans les documents.
Le directeur général de la Cnas
Le secrétaire général du HCA
justice, qui a déjà exprimé le besoin de faire
bénéficier ses cadres de ce genre de formation »,
indique El Hachemi Assad, secrétaire général du
HCA. En effet, pour le HCA, il s’agit d’effectuer
un état des lieux de la communication en tamazight et en recenser les résultats issus des principales expériences et des acquis, de noter les
insuffisances. « Notre mission est de s’impliquer
davantage dans l’affirmation de tamazight, en
tant qu’outil moderne contribuant à la cohésion
sociale, et au développement scientifique, la
Constitution vise l’ancrage de tamazight dans le
domaine de la recherche et sa promotion sur le
territoire national », affirme le secrétaire général
du HCA. Avant de préciser, que cette initiative
est le point de départ de nombreuses actions qui
s’inscriront dans la concrétisation des principes
de promotion et de réhabilitation de tamazight.
Dans ce sens, M. Assad affirme qu’en plus du
secteur de la justice, un travail important est en
cours avec le ministère de l’Intérieur et des
Collectivités locales pour déterminer les appellations en tamazight des rues et ruelles. A cela il
faut ajouter les formations prévues pour les
services d’archivage du ministère des
Moudjahidine, c’est dire l’importance et la reconsidération de l’environnement culturel et historique de l’Algerie. A cet effet, le rôle du HCA est
d’établir des listes de références comportant
l’ensemble des dénominations et des concepts en
tamazight, en vue de les institutionnaliser progressivement.
En somme, pour les observateurs, doter le
service public de cette amélioration dans l’accueil et la communication, est un enrichissement, de la liberté pour les assurés et représente
un grand pas en avant, dans le sens où l’exclusion et la marginalisation des citoyens qui ne
s’expriment qu’en tamazight, ne feront pas partie de cette Algérie qui se prépare justement à
asseoir un environnement culturel pluriel et
démocratique. D’un autre côté, la satisfaction
pour nos interlocuteurs ne sera entière que lorsqu’on retrouvera cette langue officielle dans les
documents et dans le quotidien, de façon à
conférer le choix et la liberté aux citoyens algériens de vivre ensemble avec leurs différences.
A. A.
7
L’Actualité
MARDI 31 MAI 2016
ÉMIGRATION CLANDESTINE
TIZI OUZOU
Ils promettaient des
visas à 500 000 DA
Les éléments de la brigade
d’investigation économique et
financière de la police judiciaire
de Tizi Ouzou viennent de
mettre la main sur un réseau de
faussaires qui escroquaient leurs
victimes avec des promesses
d’obtention de visas. L’opération
qui a été possible grâce à des
renseignements faisant état d’un
trafic de dossiers de demandes de
visas, par deux individus dont
l’un a été pris en flagrant délit et
arrêté en possession de faux
documents dont des fiches de
paie et des attestations de
travail. Le second est encore
recherché. La même enquête a
permis de découvrir en sa
possession, un faux dossier
destiné à l’obtention d’un visa
pour les Etats-Unis d’Amérique,
ainsi que le sceau d’une société
servant dans la confection des
dossiers, et des demandes de
visas. Présenté au parquet de
Tizi Ouzou, pour association de
malfaiteurs en vue de la
commission d’un délit, faux et
usage de faux et escroquerie, il a
été mis en détention préventive
alors que son complice demeure
activement recherché.
K. B.
MOSTAGANEM
Mobilisation de 34 brigades
de contrôle pour le mois
de Ramadhan
Pas moins de 34 brigades de
contrôle sont mobilisées à
Mostaganem pour le mois de
Ramadhan, a-t-on appris hier
auprès de la direction du
commerce. Ces brigades
composées de 95 agents sont
dotées de moyens nécessaires
pour intensifier les sorties
quotidiennes à travers les
communes, ciblant les activités et
structures commerciales dont les
boulangeries, les crémeries et les
locaux de vente des viandes et
des poissons, dans le cadre d’un
programme qui s’étale du 1er juin
au 10 juillet prochain. Une
brigade permanente sera installée
au niveau du marché de gros de
fruits et légumes de la commune
de Sayada, a-t-on indiqué. Les
agents de la direction veillent
au suivi quotidien de
l’approvisionnement, du stockage
des produits de base, de la
pratique des prix au niveau des
marchés de gros et de détail
hebdomadaires, signalant tout
déséquilibre et contrôlant les
restaurants et Diar Errahma, la
préparation de l’apport des
denrées alimentaires du couffin
du Ramadhan, a-t-on ajouté.
D’autre part, il a été décidé
l’ouverture du marché d’errahma
au centre-ville de Mostaganem
avec la participation d’opérateurs
économiques, de vendeurs de
produits de large consommation
à des prix raisonnables, en plus
de la création, pour la première
fois, de marchés itinérants qui
sillonneront les quartiers du cheflieu de la wilaya, selon la même
source. Pour sa part, le groupe
avicole de l’ouest de Mostaganem
approvisionnera, durant le mois
sacré, 16 points de vente de
viandes blanches dont sept au
chef-lieu de wilaya.
15 harraga interceptés au large d’El Kala
VOILÀ QUE LE PHÉNOMÈNE de l’émigration clandestine, qui après avoir pris du recul, reprend de plus
belle, avec la stabilité des conditions climatiques.
! WAHIDA BAHRI
L
es gardes-ccôtes de la
wilaya
d’Annaba,
en
patrouille de routine dans
les eaux territoriales, sont parvenus à déjouer une tentative d’émigration clandestine, vers la
rive sud du Vieux Continent,
orchestrée par 15 candidats à
bord d’une embarcation artisanale, apprend on de source maritime.
Agés entre 18 et 38 ans, les
prétendants à la traversée de la
mort, ont, selon les précisions
apportées par nos sources,
amorcé leur indélicate aventure à
23 heures depuis la plage de Sidi
Salem, daïra d’El Bouni dans la
nuit du samedi à dimanche, avant
de se faire repérer à 2 heures du
matin, à 4 milles au large des
eaux territoriales d’El Kala, dans
la wilaya d’El Tarf. Étant déterminés à rejoindre l’Ile de la
Sardaigne, porte de l’eldorado
convoité, les 15 harraga originaires de différents quartiers de
la wilaya d’Annaba, ont manifesté une certaine résistance,
avant de se résigner à interrompre leur navigation vers l’incertain. Effectivement reconduits à
la station maritime du port
d’Annaba, avec leur embarcation
de 7 mètres, dotée d’un moteur de
40 chevaux, les acteurs de cette
mésaventure ont été soumis aux
mesures d’usage, prise en charge
médicale par les éléments de la
Protection civile, dépêchée à cet
effet, ainsi que l’établissement de
La saison est «ouverte»
PV d’audition.Les 15 harraga,
après avoir vu, leur rêve d’atteindre l’Ile de la Sardaigne en Italie,
ont été déférés hier, par- devant
le magistrat instructeur, relevant
du tribunal d’Annaba. Ce dernier
comme à l’accoutumée a retenu à
l’encontre des 15 émigrants clandestins, la tentative d’émigration
clandestine et une amende de 20
000 DA chacun.
Il faut dire que les mis en
cause dans cette aventure écour-
tée par la vigilance des sentinelles
de la mer, ne sont pas sortis de
l’auberge, car ils sont appelés à
s’acquitter du montant de l’amende, puisque, selon une source
juridique au sein du tribunal
d’Annaba, à la moindre récidive,
le sujet, qui n’a pas payé son
amende, et surpris en pleine tentative d’émigration clandestine,
fera l’objet d’une contrainte corporelle, l’incarcération en l’occurrence. Pour l’instant, nos candi-
dats ont été mis à sec, puisque la
traversée leur a coûté, entre 8 et
12 millions de centimes.
Une aubaine pour les passeurs
qui misent souvent sur l’échec
des opérations de traversée, car la
plupart des candidats, déterminés à rejoindre l’Europe par la
porte de la Sardaigne, recourent
une seconde fois aux services de
ces passeurs de la mort, moyennant de fortes sommes d’argent.
W. B.
LA RÉUNION S’EST TENUE HIER À MALTE
Les agences méditerranéennes d’investissement en conclave
L’ALGÉRIE A PRÉSENTÉ HIER les facilitations à l’investissement comme la mise en place de réformes
facilitant la création d’entreprises et améliorant le cadre dans lequel celles-ci exercent leur activité.
! ALI TIRICHINE
L
a conférence annuelle rassemblant des
représentants de haut niveau des
membres et partenaires d’Anima
Investment Network : agences nationales et
régionales de promotion des investissements,
organisations internationales, fédérations
d’entreprises, clusters d’innovation, investisseurs et instituts de recherche de la région, a
eu lieu hier avec la participation de l’Andi.
La conférence annuelle est organisée dans
le cadre d’un cycle d’ateliers dans plusieurs
pays, qui vise à tirer les leçons des stratégies
de promotion économique en Méditerranée et
à tracer de nouvelles perspectives de développement et de coopération à l’horizon 2026.
La conférence de La Valette est l’occasion
pour les membres d’Anima de partager leurs
points de vue nationaux et mener une
réflexion collective sur les questions liées à la
place de la Méditerranée dans le monde dans
10 ans et aux filières économiques sur lesquelles il faut miser compte tenu des nouveaux usages, contraintes et organisations qui
apparaissent.Les participants répondront
aussi à cette question : « Comment se prépa-
rer à faire face aux nouveaux défis humains,
industriels et territoriaux ? »
L’objectif de la conférence est d’offrir un
cadre d’information, de réflexion, de débat et
d’échange d’expériences de haut niveau, à
forte valeur ajoutée, tout en permettant la
découverte des réalisations et stratégies développées à Malte. Au programme figure la présentation des futurs projets Anima et des
principales opportunités de financement
disponibles en matière de coopération en
Méditerranée. Les participants visiteront
aussi le Life Sciences Park offrant des emplacements pour les start-up et les entreprises
existantes et qui est orienté vers la recherche
et le développement des entreprises pharmaceutiques de pointe. Il a pour but de renforcer
la coopération dans les domaines de l’éducation, de la recherche et de l’innovation en
fournissant des infrastructures d’art, en
créant un accès à une expertise rare et accroître l’accès à des subventions et des fonds. Soit
autant de sujets que l’Algérie veut développer.
Mais le réseau considère qu’après une année
2012 honorable pour les IDE en Algérie, le
montant des projets d’investissement annoncés et détectés par l’observatoire Anima enregistre depuis une légère baisse.
Ooredoo baisse ses tarifs Roaming au profit des pèlerins
Durant votre OMRA, recevez vos appels au même prix qu’un appel en Algérie, à seulement 10 DA/minute.
Ooredoo rapproche les pèlerins de leurs
familles et proches et leur donne la possibilité
de rester joignables en Arabie Saoudite
durant la Omra, à des tarifs Roaming très
avantageux.
En effet, Ooredoo accompagne ses clients
voyageant aux Lieux Saints de l’Islam en leur
permettant de recevoir des appels au même
tarif qu’un appel en Algérie, soit à 10 DA
TTC/minute seulement et ce, durant tout le
mois de Ramadhan ainsi que les deux
jours de l’Aïd El Fitr.
Cette baisse exceptionnelle des tarifs en
Roaming est valable pour l’ensemble des
clients Ooredoo, en toute simplicité,
via tous les réseaux mobiles en Arabie
Saoudite.
Les pèlerins détenteurs d’une puce
Ooredoo resteront ainsi en contact avec leurs
proches durant la Omra et partageront avec
eux les moments de piété et de profonde ferveur de ce voyage.
8
Plus de 50% des flux enregistrés proviennent toujours du secteur énergétique, avec
deux projets prédominants : le lancement de
la production sur le champ Menzel Ledjmet
East par l’italien ENI, ainsi que l’apport de
capital du groupe pétrochimique espagnol
Fertiberia à sa filiale algérienne Fertial, est-il
indiqué.
Sans rigoureusement modifier son contraignant Code de l’investissement, l’Algérie a
mis en place une série de mesures visant à
améliorer les conditions générales liées aux
investissements étrangers, est-il ajouté en
précisant que celles-ci incluent la création
d’un comité spécifique chargé d’évaluer l’environnement des affaires, de communiquer
auprès des organisations internationales et
d’identifier les changements administratifs
nécessaires pour mieux promouvoir la création d’entreprises, les IDE et le soutien aux
PME. Il y a aussi la mise en place de réformes
facilitant la création d’entreprises et améliorant le cadre dans lequel celles-ci exercent
leur activité : révision du Code du commerce,
simplification des procédures d’obtention du
registre du commerce et d’accès au foncier,
allégement de la fiscalité des entreprises.
A. T.
Tribunaux
DÉCÉDÉ À L’ÂGE DE 74 ANS
LA CHRONIQUE
JUDICIAIRE
Hadj Rachid
Morsli enterré
à Sidi Aïd Acharif
L’un des nos meilleurs lecteurs
des plus assidus a rendu l’âme à
l’âge de 74 ans entouré des siens
et enterré le lendemain au
cimetière de Sidi Aïd où une
immense foule l’avait
accompagné à sa demeure
éternelle. Et la foule était
composée aux deux-tiers
d’avocats venus de Sidi Lakhdar
(Mostaganem), Beni Amrane
(Boumerdès), Didouche Mourad
(Alger), El Affroun (Blida),
Cherchell, Rouiba, Hadjout où il
debuta sa carrière d’avocat
sérieux, nationaliste, bon père de
famille. Maître Amine Morsli son
aîné, Fayçal, le docteur d’Oran et
ses deux filles médecins et cadre
étaient là aux côtés de leur
maman éplorée, mais vite
réconfortée par les milliers de
marques de sympathie et de
compassion. Le bâtonnier M. F.
Ksentini, son ami de toujours,
maître Chebelaïne, les bâtonniers
Yahia Bouamama, Abdelkader
Brahimi et junior, Benchabane,
maîtres Adli, Chabane, père et
fils, Houari Abdelghani, l’un de
ses plus fidèles confrères de la
cité des Oranges, maître Rabah
Kerboui, maître Boudjekdji,
maître Azzouz,maître Azzedine
Gasmi, maître Haoua Houcine,
maître Bouchachi, Nabil Ouali,
Mohamed Bounineche,Amar
Boutarek, le juge Boukendjakji,
maître Embarek, Ikhlef, Nabil
Benarbia, son gendre maître
Mohamed Djediat, maître
Aïchoune, maître Fayçal Djediat,
maître Sofiane Djediat, maître
Chabi Benouaret, maître Ahmed
Mansour Kassenti (très affecté)
maître Nabil Benouaret, maître
Sidhoum, maître Tahar
Bousseliou ont suivi les
funérailles dans une ambiance
que seuls les avocats créent
dans la tristesse et le
recueillement. L’un d’eux
rappellera la plus belle anecdote,
arrivée au défunt, il y a une
vingtaine d’années au Palais de
justice de la rue Abane-Ramdane
(Alger) où il défendait deux
policiers poursuivis pour un
grave délit lorsqu’un confrère
entra discrètement et avec les
gestes fit comprendre à maître
Rachid Morsli que son véhicule
venait de connaître les affres
du… sabot jaune. Et l’avocat de
s’écrier : « Monsieur le président,
depuis deux heures, je m’efforce
d’expliquer à la cour l’exemplarité des policiers, mais avec ce
qui vient de m’arriver, je dois
balancer des exceptions ! » La
salle éclata de rire, y compris les
policiers dont le commissaire de
la rue d’Argentine (ex-Cavaignac)
ota rapidement le procès et le
sabot. Repose en paix maître
Rachid Morsli. Amen.
A. T.
ENTRE COPAINS !
Deux jeunes copains de Bordj El Kiffan en sont arrivés aux mains et à
l’arme blanche. Cette fois c’est une arme blanche qui a noirci la rixe…
! ABDELLATIF TOUALBIA
I
l y avait dans la salle d’audience du tribunal criminel
d’Alger, pas moins de trente
deux jeunes, tous de joggings
vêtus, venus assister au procès de
leur jeune camarade de quartier de
Bordj El Kiffan (Alger) qui s’était
rendu coupable d’une tentative
de meurtre à l’encontre de
Mohammed El Aïd venu à la barre
avec une version des faits rejetée,
depuis le siège du ministère public,
par Larbi Akrout, le procureur général, qui avait fouillé profondément le
dossier la veille en vue de donner
un sérieux coup de main à la composition criminelle présidée par
Abdenour Amrani très bien, assisté
de Amira Benamir et Mongi Aït Saïd
et des deux jurés tirés au sort avant
le coup d’envoi des débats.
Il est apparu que la victime et
l’accusé étaient de bons copains
soudainement
pris
d’une…
démence passagère (non avérée,
ni vérifiée) le 2 mars 2015 à
quelques encablures de la cité
Faïzi, sise Bordj El Kiffan (Alger).
La rapide rixe entre les deux
copains voisins et aujourd’hui
adversaires face à Dame Justice
avait eu lieu apparemment sans
aucun motif.
La victime passera près de trois
semaines de coma à l’hôpital à la
suite des trois coups d’arme blanche portés au thorax dont l’un a vu
la lame passer près du plus gros
muscle du corps : le cœur, ouf !
Tout l’intérrogatoire a vu le
jeune accusé qui venait de sortir le
jour du drame du statut de mineur
balbutier, radoter, dire la chose et
son contraire.
Son adversaire, la victime fera
mieux : elle donnera une version
qui fera en sorte que Akrout, le
représentant du ministère public
prenne la parole et entame une
mini-instruction dont les éléments
n’avaient rien à voir avec
ceux débités par-devant le juge
d’instruction.
Après avoir vérifié certaines
déclarations lues sur le procès verbal du juge d’instruction donc de
l’arrêt de renvoi, le parquetier crache sans colère ni agacement visibles :
« Je crois que ce matin, vous
n’êtes plus la victime de ce drame,
mais l’avocat de notre agresseur
celui qui a tenté de vous voler ce
qui vous reste comme décennies à
vivre ! »
Le bras de la justice frappe là où il faut et au moment où il faut…
La victime, la gorge nouée,
semblait planer tant elle n’avait pas
l’habitude de vivre de tels moments
dans un tel décor.
Saäd Belahoune, le greffier fixe
Zinou l’huissier de l’audience qui
surveille l’environnement immédiat
comme le lait sur le feu.
Les deux conseillers suivent
tout comme les deux jurés le dialogue Akrout « victime qui tournera à
l’avantage du magistrat lequel
enfoncera le clou : « Vous êtes des
amis. Vous n’avez aucun problème. » Soudain l’accusé est violemment attaqué par votre masse
de chair, d’os et de graisse (la victime n’atteint pas les…cinquante
kg !!!), s’empare d’une arme blanche qui traînait par là et vous pique
à trois reprises ratant de peu des
organes vitaux et évitant la
tombe. », récite Akrout convaincu
que l’agresseur était parti pour l’homicide et une vie de moins.
La victime entre dans ses petits
souliers car elle réalise que l’assistance avait compris, tout comme
les membres du tribunal, criminel
que « quelque chose » s’était passée en attendant le lancement du
rôle de la session criminelle et la
tenue du procès. Passons, quittons
la fiction et les insinuations pour
revenir aux débats.
Amrani, le président comme à
l’accoutumée sait placer des ban-
L’ŒIL
!
MARDI 31 MAI 2016
Crinière et queue de cheval
Il y a un peu plus d’un trimestre et demi, se
tenait le procès de Sonatrach 1, où les débats
ne sont pas entrés dans l’histoire de la
magistrature selon les partisans de l’audition
par la justice de Chakib Khelil qui aura été
« l’œil du cyclone » en liberté surtout que
l’ancien patron de Sonatrach et ancien
ministre de l’Energie ne faisait l’objet
d’aucune plainte mis à part le fameux « tir à
blanc » lancé par l’ex-procureur général
d’Alger, suite à sa fidélité aux traditions du
ministère public.
Il nous est venu à l’esprit cette masse
d’avocats dont le bâtonnier Abdelmadjid Silini,
le bâtonnier Otmani, le bâtonnier Abdelkader
Brahimi, Me Saddek Chaïb,
Me Khaled Dhina qui a perdu sa voix (et non
sa voie) avant les plaidoiries, Me Moeness
Lakhdari, Me Fatima Chnaïef,
Me Bourayou, Me Ladoul, Me Hakim Aïnouz
dont l’excellence de son intervention avait fait
du bien aux amoureux du droit et surtout ce
derilles
pour
terrasser
le
« taureau » avant d’attendre le
« Olé » des délibérations.
N’ayant plus de question et
donc pas de réponses, il invite
Akrout à requérir.
Debout, le procureur général va
prendre son temps, pour aller vers
ses dures demandes : 20 ans de
réclusion.
«Monsieur
le
président,
madame et messieurs de la composition criminelle, personne ne me
fera avaler que l’agresseur avait
trouvé une arme blanche dans les
airs pour s’en emparer et asséner
trois mauvais coups qui auraient
semé le drame et à Bordj El Kiffan
et dans toute la capitale où malgré
une vigilance à toute épreuve et
une présence appréciable des
services de sécurité, le crime arrive
à se frayer un sentier », balancé
sans ponctuation, le parquetier qui
avait mis le paquet en vue de pousser les juges et les jurés à aller
droit dans l’application de la loi et
l’intime conviction.
Lui succédant, planqué de sa
belle consoeur maître Karima
Abdelouhab, maître Saïd Kassimi
l’avocat brun d’El Harrach s’est
évertué à ne pas sauter le mur du
témoignage de la victime. Il dit :
« Aviez-vous pris conscience que
la victime était venue blanchir mon
client ? Oui, il s’est contredit car
aujourd’hui, elle n’était confrontée
à aucune pression.
Personne ne lui a soufflé de dire
quoi que ce soit. Il vous a raconté il
y a une année et trois semaines.
La victime a dit la vérité. Elle a
dit n’avoir pas vu la nature de
l’arme blanche.
Les coups avaient été portés
sur les côtés car elle avait voulu fuir
l’accrochage et l’étreinte, mais l’accusé cherchait seulement à s’en
tirer. Il n’y avait aucun témoin dans
les parages : « Mieux messieursdames du tribunal criminel :
« L’accusé aurait pu évoquer la
légitime défense non. Il a dit la
vérité et n’a cessé de la crier haut
et fort.
Le parquet a réclamé 20 ans
sans apporter ici les preuves en
vue de faire appel à l’ultime conviction laquelle devrait pencher en
faveur de mon client ! », avait dit
maître Kassimi qui a fortement
réclamé que l’on éloignât l’article
de loi retenu et qu’on aille vers les
circonstances atténuantes.
En effet, après quarante-neuf
minutes de délibérations, le tribunal
criminel est revenu pour condamner l’accusé à une peine de 5 ans
ferme. On était loin des 20 requis.
Reste que le bras de la justice
frappe là où il faut et au moment où
il faut…
A. T.
AU PALAIS
bon vieux Me Benamar Aïd flanqué de sa fille
qui l’a non seulement emballé, mais encore
réconforté durant les nombreuses
suspensions d’audience.
Nous n’oublierons jamais la queue de cheval
du vieil avocat venu tirer d’affaire sa jeune
cliente, Nouria Miliani, poursuivie de sévères
accusations et ayant écopé d’un sursis…
Et lorsque Mohammed Regad leva
définitivement les débats le 3 février 2016
avec la satisfaction qu’Allag a dû suivre le
procès sans grincements, Me Benamar Aïd
rejoint son morceau de chair, le prit par les
épaules et quitta la cour, le Ruisseau et le
tout-Alger pour l’Ouest où il alla s’y reposer,
souffler, veiller, en deux mots : « S’amuser. »
Et à quelques encablures du Ramadhan,
l’avocat se sent prêt à aller au-devant des
dures épreuves qui n’ont rien à voir avec une
audience criminelle.
Quant aux autres conseils, ils ont tous repris
du poil de la bête avec un quotidien aussi
pénible.
!
Sur un étalon, Hasbellaoui
Fatma Hasbellaoui, la juge du civil de la
cour d’Alger, continue de briser les
« carreaux » placés au-dessus des sabots
de l’étalon noir qu’elle enfourche depuis
un peu plus de deux décennies sans
donner un instant, l’air qu’elle est lasse ou
au bout du rouleau.
A 9h30 pile, elle entre dans la salle
d’audience du deuxième étage de la cour
d’Alger sise place Emiliano-Zapata du
Ruisseau, rudement soutenue par ses
deux solides conseillères qui lui sont très
utiles durant les deux à trois heures que
dure l’audience. Sa manière de s’exprimer
ne laisse aucun doute sur sa compétence,
sa sagesse et son expérience acquise
hebdomadairement depuis longtemps
déjà. Certains avocats qui ont le malheur
de se présenter sans documents exigés
par la loi sont carrément savonnés.
Il y en a même une qui s’était aventurée
d’interrompre son aîné : « Me Hizia
9
Bendali, ici, on ne dérange pas la
composition.
Me Badredine Remili plaide. Laissez-le
aller jusqu’au bout de ses idées qui
illuminaient ce sombre dossier de 80
milliards de centimes, ou selon votre
collègue 160 milliards pèsent leur valeur
en billets.
D’ailleurs, je me demande dans combien
de sacs ou sachets ou peut transporter de
pareilles sommes, alors que la banque est
le lieu sûr pour de telles transactions.
Une autre remarque percutante avait fusé
des lèvres de la présidente excitée par le
malheureux fait qu’un avocat s’était
avancé sans connaître le fond de l’affaire
qu’il est venu défendre. Vous avez
jusqu’au 12 juin 2016, le 6 Ramadhan à
8h30, pour être en forme ! », balança-t-elle,
laissant le goût de miel au moment où, à
un certain « virage » de l’audience, elle
s’écria : « Ici, nous sommes sérieux et très
même ! ». Sacrée jugée.
A. T.
E ducation
MARDI 31 MAI 2016
(Première partie)
«L’EXAMINITE»
Une maladie scolaire francophone
Le bac est un examen typiquement français
“
“
! AHMED TESSA
Henri Piéron
(docimologue –au
sujet de l’objectivité
des examens
scolaires à la
française) : «Pour
connaître sa note
vaut mieux
connaître
l’examinateur qui
corrige la copie.»
H
éritier du système scolaire de la France
coloniale, le système
scolaire algérien n’arrive pas à se débarrasser de certains aspects négatifs de
l’école française dans sa version
ancienne. Parmi ces aspects négatifs, nous citerons cette spécialité
exclusivement « made in France »
que sont les examens-filtre et le
contrôle-sanction des connaissances - dont le baccalauréat est le
symbole. C’est donc à l’aune
d’une lecture historique de cet
examen typiquement français (et
francophone) que nous allons parler du bac algérien.
Avec le brevet et la 5°AP - malheureusement réintroduits à des
fins de sanction-filtre - le bac est le
signe évident d’une contradiction
de taille qui mine la réforme de l’école algérienne.
- Nous avons, d’un côté, un
nouveau paradigme en vogue dans
les discours théoriques inaugurés
en 2003 par la réforme : celui de
l’apprentissage (et non plus celui
de l’enseignement). Il est censé
mettre l’élève au cœur du dispositif pédagogique en tant qu’acteur
actif de son éducation. Ce paradigme postule une nouvelle approche de la pédagogie scolaire (programmes, méthodes, vie scolaire,
évaluation) soutenue par une évaluation formative et formatrice qui
postule la fin du trio infernal
« bachotage du prof/ parcoeurisme
de l’élève-contrôle de restitution ».
Ou l’école de l’excellence pour
tous. Or l’excellence n’est pas évaluable de manière uniforme : à
chacun son excellence selon ses
prédispositions naturelles, ses penchants, …….et sa prise en charge
éducative par l’institution.
Ce n’est pas un concept sélectif. L’excellence scolaire a pour
préalables, et le respect de cette
hétérogénéité (individualiser l’acte
d’enseigner) et l’équité dans la
prise en charge éducative (égalité
des chances + égalité des
moyens).
- Quant à l’autre volet de la
contradiction, il réside dans la pratique scolaire quotidienne : un système de contrôle-sanction des
connaissances qui est l’émanation
de l’enseignement traditionnel
basé sur « le bachotage-mémorisation ».
Ou quand la note devient, pour
l’élève, le salaire de la peur et l’école, une jungle où tous les coups
sont « permis » pour arriver le premier.
La note et ses dérives
La thématique de l’examen du
baccalauréat – ainsi que des autres
examens de fin de cycle – s’inscrit
dans une problématique plus
large, irriguée – entre autres - par
un concept - clé: l’évaluation du
travail des élèves. Cette dernière,
malheureusement confondue avec
le contrôle des connaissances
mémorisées, est la seule raison
d’être de nos élèves, à l’instar de
leurs aînés. Pour l’élève ou l’étudiant algérien, aller à l’école ou à
l’université c’est seulement pour
décrocher de bonnes notes. La
note, une obsession partagée
conjointement par les parents, les
enseignants, les élèves et l’administration! Une obsession tellement aveuglante, au point où l’élève, du primaire au lycée (voire à
l’université), ne prend pas conscience des exigences et des objectifs éducatifs des apprentissages
que l’institution lui dispense. Seule
la note compte pour lui. Il ne saisit
pas le sens et l’utilité de sa présence à l’école. Ainsi, il développera une relation purement commerciale avec le savoir scolaire.
Comme l’atteste le rejet des disciplines considérées mineures, ne
pesant pas lourd dans la moyenne
générale. Le statut de l’EPS et de
l’éducation artistique est fort éloquent. Dans nos établissements
scolaires, les élèves ne font plus
(ou très peu) d’activités sportives et
encore moins artistiques ou culturelles d’une manière générale. Ils
pensent que ce serait perdre son
temps que d’en faire. Cet état
d’esprit est partagé – s’il n’est pas
TRIBUNE DES LECTEURS
« La rubrique éducation vous invite à poser vos
préoccupations. Confiez-nous les problèmes
rencontrés par vos enfants dans leur scolarité. Une
équipe de spécialistes est à votre écoute. »
Mail : [email protected]
suscité - par son entourage éducatif et par l’institution elle-même qui
dévalorise ces deux disciplines
majeures. Dans cette course sans
retenue à la bonne note, l’élève est
encouragé par des attitudes d’adultes. Certains sont mal intentionnés.
Des marchands de gadgets technologiques proposent des idées noires pour la triche. D’autres,
les maquignons des cours payants
ou de livres parascolaires,
l’encombrent de notions et de
connaissances frelatées lui occasionnant, parfois, l’overdose et le
surmenage. Enfin, une catégorie de
profanes qui par leur méconnaissance des arcanes du système scolaire desservent l’élève plus qu’ils
ne le servent. Dans cette dernière
catégorie nous retrouvons les
parents qui adhérent à cette relation commerciale qu’a l’élève face
au savoir scolaire. Des parents
acceptent que leur enfant, fils ou
fille, triche pour décrocher son
examen ou pour passer en classe
supérieure. Nous sommes loin des
professions de foi d’une institution
qui affiche, dans ses finalités éducatives, l’épanouissement global
de la personnalité des élèves, tant
intellectuelle que physique ou
morales. D’où des questions qui
cassent des idées reçues voire des
tabous. Cet examen – mais aussi la
sixième et le brevet - dans sa forme
actuelle (mais ancienne) est –il
compatible avec l’évaluation pédagogique au sens moderne du
terme, laquelle sollicite les fonctions intellectuelles supérieures (la
compréhension, l’analyse, la synthèse, l’esprit critique) ? Doit – il
demeurer l’unique étalon de la
réussite et l’unique voie d’accès à
l’université – reléguant, ainsi, dans
la marginalisation/dévalorisation la
voie professionnelle? Pour répondre à ces questions il y a lieu de
revenir aux sources originelles du
baccalauréat, aux objectifs qui lui
étaient assignés à sa création.
Dans l’Antiquité, les premiers
au monde à avoir institué les examens sont les militaires chinois,
3000 ans avant J- C. Ils cherchaient
à classer, trier et sélectionner leurs
soldats. Au Moyen – Âge, les
Jésuites ont mis en place l’ancêtre
du système de contrôle des
connaissances. Ils adoptèrent le
système dit des compositions (le
terme perdure de nos jours) afin de
s’assurer de la mémorisation par
les disciples des textes religieux,
dont les Evangiles, qu’il fallait
apprendre par cœur. L’équivalent
de la pédagogie utilisée dans nos
11
« zaouïas » et nos écoles coraniques. En 1806, Napoléon
Bonaparte crée le baccalauréat des
lycées. Par la suite vint le baccalauréat de l’école primaire (et oui,
il a existé !). A l’origine, l’objectif
principal de cet examen était d’ordre purement idéologique.
L’empreinte de Napoléon 1er
L’empereur, qui aimait dire « je
préfère affronter un bataillon de
soldats que de passer mon certificat d’études », voulait s‘assurer de
la maîtrise de la langue française
par les écoliers et les futurs étudiants et leur bonne connaissance
de l’Histoire (officielle) de France.
Il s’attelait à vouloir construire la
Nation française, par l’unification
linguistique et culturelle des différents peuples qui vivaient dans des
régions que la France venait (ou
allait) de conquérir (la Corse, la
Bretagne, la Savoie, l’Alsace, ….).
Pour lui cela devait passer par la
pratique d’une seule langue et la
mémorisation
d’une
même
Histoire – l’officielle. De nos jours,
la France actuelle étant une
mosaïque de peuples différents qui
se sont fondus dans le creuset de la
République et de la citoyenneté.
Jusqu’à la deuxième moitié
du XX° siècle, il était interdit aux
enfants issus de ces régions de parler leur langue maternelle, y compris dans la cour de récréation. Ils
en étaient punis. Cette machine
jacobine d’uniformisation par le
centre a fini par craquer.
L’Histoire de France officielle
est remise en cause, de même les
langues maternelles (dites régionales) reviennent en force dans les
établissements
scolaires.
En
Bretagne, des écoles enseignent
toutes les matières en breton. Elles
décrochent d’excellents résultats
aux évaluations nationales. Un
pied de nez aux ultranationalistes,
partisans de la langue officielle et
nationale, seule et unique. Pour
rappel, au début de l’avènement
de l’école universelle, vers la fin
du XIX° siècle, l’instruction
publique était gérée par l’Eglise –
jusqu’en 1905. A partir de cette
date, une loi allait codifier la séparation de l’Etat et de l’Eglise. Avant
l’adoption de cette loi, l’institution
religieuse imprimait sa marque aux
programmes, manuels, méthodes
et choix des enseignants. Par la
suite, le pouvoir bourgeois - à l’instar de celui de l’aristocratie du siècle précédent – utilisa le contrôle
des connaissances (concept différent de l’évaluation), comme
machine à trier les élèves et asseoir
le filtre reproducteur de l’élite
(Pierre Bourdieu). Au fils de bourgeois, l’université et les Grandes
Ecoles ; au fils du pauvre, le certificat d’études et à la limite, le brevet.
De nos jours, cet apartheid scolaire a disparu dans sa forme crue,
mais il est toujours présent, dans
une forme plus sournoise. On
parle d’un réseau de 400 écoles
primaires et maternelles qui alimentent les Classes préparatoires
aux Grandes Ecoles, des Grands
lycées des villes huppées.
Dorénavant, l’université publique
est ouverte aux enfants du peuple
pour décrocher le passeport qui
mène au …chômage.
Lisons cette instruction ministérielle datant de la fin du XIX° siècle: « (.)apprendre aux enfants
d’ouvriers et de paysans les rudiments du savoir scolaire afin qu’ils
puissent aider leurs parents dans
les travaux de la ferme ou en
atelier. » Elle est toujours d’actualité malgré la « discrimination positive » filtrant l’accès des enfants
des banlieues aux Grandes Ecoles.
Outil de sélection et de reproduction de l’élite aristocratique, puis
bourgeoise, le bac et les autres
examens de l’époque, de par la
nature des épreuves, étaient l’émanation de la logique scolaire. Une
logique dictée par les finalités politiques assignées à l’Ecole et matérialisées par un dispositif pédagogique approprié, à savoir un enseignement livresque (encyclopédisme) axé sur les codes culturels
de la bourgeoise, des méthodes
dogmatiques qui favorisaient le
bachotage et le « parcoeurisme ».
Ce dispositif était ponctué par le
contrôle des connaissances qui
exigeait de l’élève leur fidèle restitution : mémorisation de leçons,
montage d’automatismes en
maths, physique, sciences. En
France, le bac était- et il l’est toujours - le dernier obstacle avant
l’entrée à l’université. Au préalable, le filtre de l’Ecole « trieuse »
avait institué pas moins de six examens-obstacles. Au début des
années 1960, conscients des
inconvénients des examens, le
pouvoir politique – sous la pression des pédagogues progressistes,
des organismes nationaux et internationaux – a fini par revoir sa
copie. Mai 1968 sonnait le glas du
mandarinat à l’université et de l’arbitraire
des
examens-filtres.
Toutefois, demeurait le mythique
baccalauréat qui sera réformé à
plusieurs reprises sans pour autant
disparaître dans sa formule originelle (seul et unique accès à l’université – quoique !). Malgré son
maintien, la France caracole en
queue de peloton des pays développés dans les classements internationaux en matière d’efficience
scolaire (Pisa). Depuis une trentaine d’années, chaque ministre de
gauche ou de droite, qui se succède au ministère français de
l’Education nationale, tente de
supprimer le bac dans sa version
napoléonienne pour adopter le
modèle d’évaluation continue, une
spécialité anglo-saxonne. En vain !
Une opposition farouche se manifeste à chaque fois. Et – comble du
paradoxe ! - ce sont les couches
populaires qui refusent la suppression de cet examen. Toutes les autres catégories socioculturelles
(cadres moyens, cadres supérieurs,
bourgeoisie) et tous les partis politiques sont acquis à cette suppression.
A. T.
S ports
MARDI 31 MAI 2016
CS CONSTANTINE
LIGUE 2 MOBILIS
Les derbys
blidéens au stade
Tchaker
Les derbies entre les trois
clubs de la wilaya de Blida
(l’USM Blida, le RC Arba et
le WA Boufarik) pour le
compte du championnat de
Ligue 2 algérienne la
saison prochaine auront
lieu au stade MustaphaTchaker, a indiqué le
président de la Ligue de
football professionnel
(LFP), Mahfoud Kerbadj.
« Que les clubs concernés
sachent d’ores et déjà que
les derbies blidéens auront
lieu au stade MustaphaTchaker. Cette décision est
prise pour assurer la
bonne organisation de ces
rencontres à haut risque »,
a déclaré Kerbadj au mirco
d’El-Heddaf TV dimanche
soir. Les trois formations
voisines évolueront pour la
première fois ensemble en
Ligue 2 après la relégation
de l’USMB et du RCA de la
Ligue 1 et l’accession du
WAB de la division
amateur à la fin de
l’exercice écoulé. L’USMB
et le RCA s’étaient
affrontés au stade Tchaker,
en aller-retour, au cours de
la saison 2015-2016, sur
décision de la LFP.
LIGUES 1 ET 2 MOBILIS
La LFP établit un
contrat-type pour
les entraîneurs
Les entraîneurs des clubs
des Ligues 1 et 2 Mobilis
bénéficient pour la
première fois d’un contrat
type leur permettant, entre
autres, de recourir à la
chambre de résolution des
litiges de la Fédération
algérienne de football en
cas de différend avec leurs
employeurs, un procédé
réservé jusque-là
seulement aux joueurs. La
Ligue de football
professionnel a publié sur
son site officiel un modèle
de ce contrat type, qui
régit les rapports de travail
entre les entraîneurs et
leurs clubs. Parmi les
clauses définies dans ce
contrat, il est stipulé que le
« club employeur versera à
l’entraîneur un salaire
mensuel payable à terme
échu d’un montant brut,
soumis obligatoirement
aux retenues légales
(Cnas, IRG,...) ». Il est
également exigé à
l’entraîneur de « répondre
à toute convocation
émanant des structures de
la FAF sous peine de
sanctions prévues par la
réglementation ». L’article
7 du contrat type précise
en outre que « les litiges
ou les contestations
pouvant survenir à
l’occasion de l’exécution
du présent contrat seront
résolus à l’amiable entre
les deux parties. A défaut,
le différend est soumis par
l’une ou l’autre partie à la
chambre de résolutions
des litiges ».
Les Sanafir face à une déconfiture totale
Dès le lendemain de la fin du championnat Mobilis de Ligue 1, le club phare de la ville des
Ponts, en l’occurrence l’antique Cirta, fait face à une situation d’ordre interne des plus floues.
! BACHIR BOUTEBINA
A
l’instar de beaucoup de
clubs de l’élite, le CS
Constantine est à son tour
au cœur d’un très inquiétant problème relatif à sa dernière gestion
en date, et qui ferait ressortir au
grand jour, une très importante
dette chiffrée à hauteur de plus de
100 milliards de centimes.
Le Doyen de l’Est qui a de nouveau comme patron l’ENTP, a
pour rappel, consommé à sa tête
au cours de la saison 2015-2016,
pas moins de cinq directions.
Les nouveaux patrons des
Sanafir ayant pris le soin de diligenter à partir d’Alger, une commission de contrôle de toute la
comptabilité du CS Constantine,
serait finalement rentré en catimini sur la capitale, sans avoir pu
achever sa mission. Pis encore,
lors de l’assemblée qui s’est tenue
avant-hier au siège du ténor constantinois, les évènements auraient
pris une tournure lamentable
entre certains membres de ladite
AG et le directeur financier du
CSC, en l’occurrence Hakim Daba.
Le gestionnaire en question aurait
déclaré aux médias avoir été
agressé physiquement par des personnes, tandis que ces dernières se
seraient défendues d’avoir porté
atteinte à l’intégrité physique du
financier sus-cité, et qu’elles s’étaient tout simplement emportées
contre lui sous le coup de la colère.
Une triste et très déplorable situation d’après-saison marquée aussi
par une demande d’enquête exigée
par les membres du CSA/CS
Constantine, qui demandent désormais que toute la lumière soit
faite autour des 100 milliards de
dettes accumulées par les précédentes directions du club. Pour
corser le tout, l’actuel propriétaire
de l’immeuble où se situe actuellement le siège des Sanafir, aurait
Boulemdais et ses camarades
ont raté leur saison
sommé les responsables du CSC de
libérer les lieux au plus vite, par
crainte de voir sa crédibilité mise
en cause. Devant une telle déconfiture totale, sur le plan du volet
sportif, le futur du Doyen de l’Est
reste désormais complètement tributaire des très prochains évènements à venir, via notamment la
direction de la nouvelle entreprise
qui va devoir clarifier toutes ces
dettes « injustifiées », et visiblement accumulées par d’anciens
responsables du CSC. Il est clair
que l’ancestral club constantinois
a finalement payé cash l’instabilité devenue chronique à sa tête, et
qui a grandement contribué au
plan des résultats enregistrés au
cours de l’exercice sportif 20152016. Il est aussi utile de rappeler
que contrairement aux précédentes saisons, le CS Constantine a
longtemps figuré aux portes de la
zone des potentiels relégables. Et
dire que les Sanafir avaient pris
possession du poste de leader de la
Ligue 1, après deux journées, marquées pour rappel, par un premier
succès à Tizi Ouzou aux dépens de
la JS Kabylie (1-0), suivi d’une victoire à Hamlaoui contre le MC
Oran (2-1). Dès le mois d’août
2015, le CS Constantine donnait
vraiment l’impression que sous la
houlette du coach de l’époque, en
l’occurrence Hubert Velud, les
Sanafir étaient de nouveau bien
partis pour jouer les premiers
rôles, et surtout occuper une place
de choix sur le podium final. Mais
au plus grand dam des milliers de
supporters, les incessants déboires
accumulés à la tête d’une direction
qui aura subi trop de changements
à sa tête, ont fini par influer
sérieusement sur les performances de la populaire et prestigieuse formation constantinoise.
Selon Mounir Zeghdoud, son club
de cœur a été victime de ses propres dirigeants, qui ont tout simplement « cassé » la dynamique de ce
grand club de l’Est. Ainsi, le CS
Constantine subit comme la plupart des autres ténors de l’élite,
les aléas d’ordre extra sportif,
devenus légion au sein de notre
football national. On croit pouvoir
construire au départ sur des bases
saines et solides mais l’on finit
toujours par détruire un projet
sans lendemains, pour des raisons
d’ordre personnel, au détriment
de l’intérêt du club. L’exemple du
CS Constantine, en est la preuve
irréfutable aujourd’hui.
B. B.
COMPÉTITIONS AFRICAINES INTERCLUBS
Le nouveau format adopté
Les deux compétitions, comme annoncé par le président de la CAF, Issa Hayatou, lors de la 38e
Assemblée générale ordinaire de la CAF à Mexico, vont passer à une phase de groupes à 16
clubs dès l’année prochaine.
L
e nouveau format des compétitions
interclubs a été adopté hier au cours de
la réunion de la Commission des compétitions interclubs de la CAF tenue au Caire.
Cette dernière s’est prononcée sur la nouvelle
formule de la Ligue des champions et de la
coupe de la Confédération.
Les deux compétitions, comme annoncé par
le président de la CAF, Issa Hayatou, lors de la
38e Assemblée générale ordinaire de la CAF à
Mexico, vont passer à une phase de groupes à
16 clubs dès l’année prochaine.
A l’issue du tour préliminaire, 32 équipes
seront qualifiées pour les 16es de finale dans
chacune des compétitions. Les vainqueurs des
16es de finale en Ligue des champions seront,
après tirage au sort, répartis en quatre groupes
de quatre équipes.
A l’issue d’une formule championnat avec
des matchs aller-retour, les deux premiers de
chaque groupe seront qualifiés pour les quarts
de finale qui ouvrent une nouvelle phase d’élimination directe avec des matchs en allerretour jusqu’à la finale.
Les équipes terminant 1ères de chaque
groupe joueront à domicile pour le match
retour des quarts de finale.
En coupe de la Confédération, les 16 équipes qualifiées après les 16es de finale devront
passer par un tour de cadrage où elles affronteront les perdants des 16es de finale de la
Ligue des champions pour dégager les 16 équi-
pes admises en phase de groupes. Dès lors, le
format sera le même qu’en Ligue des champions jusqu’à la finale.
Le calendrier de la CAF comptera désormais 20 dates pour les compétitions interclubs
qui iront de mars à novembre pour la Ligue des
champions et jusqu’en décembre pour la coupe
de la Confédération.
Pour rappel, les deux représentants algériens en Ligue des champions, en l’occurrence
l’USM Alger champion d’Algérie et son dauphin la JS Saoura, au même titre que ceux en
coupe de la CAF, à savoir le MC Alger et la JS
Kabylie, devront connaître leurs futurs adversaires lors de la prochaine réunion de la CAF
prévue en fin du mois de juin.
L’USM BEL ABBÈS INTERDIT DE RECRUTER AU MERCATO
Bensenada tente de trouver une solution à l’amiable
L
’USM Bel Abbès, nouveau
promu en Ligue 1 Mobilis
mais interdit de recrutement, fera bientôt le nécessaire
pour lever cette interdiction, a
assuré hier le directeur général du
club, Djilali Bensenada. « Nous
sommes interdits de recrutement
en vue de la saison prochaine en
raison de contentieux financiers
remontant à quelques années
auparavant, mais nous allons
trouver un terrain d’entente avec
les concernés pour lever bientôt
cette mesure », a déclaré
Bensenada.
L’USMBA, qui retrouve l’élite
après une seule saison au purgatoire, nourrit de grosses ambitions
en vue de l’exercice à venir, selon
les dires de ce même responsable,
d’où son intention de renforcer ses
rangs avec « des joueurs de
valeur ». « Nous avons fixé comme
12
objectif de jouer une place sur le
podium, et nous allons mettre tous
les moyens nécessaires pour réaliser cet objectif. Cela nous pousse à
agir vite pour lever l’interdiction
de recrutement dont vient de faire
l’objet notre club », a ajouté
Bensenada.Outre
l’USMBA,
douze autres formations des deux
premiers paliers sont concernées
par cette mesure annoncée par le
bureau fédéral de la Fédération
algérienne de football au cours de
sa précédente réunion.
Les gars de la « Mekerra » viennent d’engager un nouvel entraîneur, en la personne de Si Tahar
Cherif El Ouazzani, dont le
contrat avec le Paradou AC n’a
pas été prolongé. L’ancien international algérien succède à
Abdelkrim Benyellès, l’artisan du
retour des Vert et Rouge parmi l’élite.
S ports
MARDI 31 MAI 2016
ELIMINATOIRES DE LA CAN 2017
L’EN À PIED D’ŒUVRE À VICTORIA
Les Verts peaufinent les derniers réglages
C’est avec 19 joueurs que la délégation algérienne s’est envolée vers les Seychelles suite aux différentes blessures,
alors qu’hier Mandi était attendu car ayant été autorisé par le staff technique pour son arrivée tardive.
! SAÏD MEKKI
L
es joueurs de l’Equipe nationale poursuivent leur préparation sur la pelouse
synthétique du stade de l’Unité de
Victoria en vue du match face aux Seychelles,
prévu jeudi prochain, dans le cadre de la 5e
journée (Groupe « J ») des qualifications de la
2017. Aujourd’hui, ce sera la deuxième
séance des Verts qui, d’ailleurs ont été autorisés à s’entraîner durant tout leur séjour
dans l’archipel des Seychelles sur la pelouse
du stade principal où se déroulera la rencontre jeudi prochain.
En s’entraînant pour la première fois hier
à 18h sur cette pelouse du stade de « Linitié »
qui, en langue créole veut dire de l’Unité, les
joueurs algériens ainsi que les différents
staffs de la sélection algérienne ont découvert
une pelouse artificielle en très mauvais état.
Ce qui risque de se répercuter sur le jeu des
Verts basé sur des passes courtes et des déviations. Ceci, sans oublier les risques des blessures. En tous les cas, les choses séreuses ont
donc bien commencer pour Nabil Neghiz et
son staff dans la perspective de déterminer
surtout le «Onze» rentrant compte tenu des
différentes défections qu’a connues la sélection cette fois-ci.
Le président de la FAF Mohamed
Raouraoua a confié à Nabil Neghiz les rênes
de la sélection après le départ à l’amiable de
Gourcuff en avril dernier, au lendemain de la
double confrontation face à l’Ethiopie (aller
7-1, retour: 3-3) pour le compte respectivement des 3e et 4e journées des qualifications.
C’est avec 19 joueurs que la délégation algérienne s’est envolée vers les Seychelles
samedi dernier suite aux différents joueurs
Boudebouz et ses camarades découvrent les conditions particulières aux Seychelles
blessés alors qu’hier Mandi était attendu car
ayant été autorisé par le staff technique pour
son arrivée tardive. Les uns évoquent comme
cause la célébration de son mariage alors que
les autres déclarent que le défenseur international algérien du Stade de Reims, relégué en
Ligue 2 française, Aïssa Mandi a rencontré
les dirigeants de Middlesbrough, nouveau
promu en Premier league anglaise en vue de
son éventuel transfert. Par rapport à la liste
initiale annoncée par le staff technique pour
ce match, les Verts ont été privés de plusieurs
joueurs blessés. Le dernier blessé n’est autre
que le défenseur Brahim Boudebouda.
Le latéral gauche de l’USM Alger a été
libéré par le staff technique national.
Il s’agissait alors de la quatrième défection au sein des Verts, qui seront également
privés des services des deux trois milieux de
terrain, Walid Mesloub, Riyad Mahrez et
Yacine Brahimi, également blessés. Ces quatre forfaits s’ajoutent à l’absence de l’actuel
meilleur buteur des Verts Islam Slimani,
suspendu pour cumul de cartons. Ce qui
explique pourquoi la détermination du
« Onze » rentrant est difficile pour Neghiz et
son staff et c’est ce qu’il compte bien déterminer à l’issue de la dernière séance prévue
MERCATO
Mandi aurait choisi sa destination
Le latéral droit de l’EN, Aïssa
Mandi, courtisé par plusieurs clubs
en ce début de mercato, aurait été
séduit par le projet de Middlesbrough
d’après le journal L’Equipe. Une
mauvaise nouvelle pour les Verts,
mais l’ASSE pouvait-elle vraiment
lutter ? Aïssa Mandi est suivi depuis de
nombreux mercatos par l’ASSE. Ce
n’est pas la première fois que le nom
du prometteur défenseur algérien est
murmuré du côté de l’Etrat.
Après une année compliquée avec
le Stade de Reims relégué en L2, le
jeune défenseur a un bon de sortie,
mais pas à n’importe quel prix. Tout
comme pour Nicolas de Préville, le
président
rémois
entend
bien
monnayer au prix fort ses valeurs
sûres. C’est pourquoi le Stade de
Reims demande entre 4 et 5 millions
d’euros pour Aïssa Mandi. Dans ces
conditions, comment l’ASSE pourraitelle se positionner ? Il est clair qu’un
tel budget sur un joueur à vocation
défensive
n’est
presque
pas
envisageable pour des Stéphanois qui
ont déjà largement entamé leur budget
transfert en janvier pour trois joueurs
(Tannane, Söderlund et Selnaes) qui
devront confirmer la confiance placée
en eux…
En attendant, Middlesbrough, qui a
rencontré Aïssa Mandi, est en pôle
position pour rafler la signature du
joueur puisqu’une offre serait proche
de tomber sur le fax rémois…
MATCH AMICAL ALGÉRIE-FRANCE
Le Graët avoue que c’est compliqué
À la veille de la rencontre amicale qui a
opposé, hier soir à Nantes, la France au
Cameroun, Noël Le Graët, le président de
la Fédération française de football (FFF), a
accordé une interview au site de RFI, dans
laquelle il a relevé la difficulté d’organiser des
rencontres amicales contre des sélections
africaines sur le Continent noir, à cause sur-
tout «des calendriers qui ne sont pas harmonisés». Il aimerait notamment jouer contre
l’Algérie, mais apparemment ce n’est pas simple, comme il l’avoue : «J’ai toujours souhaité
jouer en Algérie. J’aurais bien aimé y aller
avant la fin de mon mandat. Mais c’est compliqué. Tout cela n’a en tout cas rien à avoir
avec une histoire d’envie», a-t-il confié.
13
demain sur la pelouse du stade de Victoria où
doit se dérouler le match jeudi prochain. Les
Verts, qui dominent le groupe J avec 10
points, auront besoin d’un nul pour valider
leur billet pour la CAN qu’organisera le
Gabon en début de l’année 2017. L’Ethiopie
est deuxième avec 5 points suivie par les
Seychelles et Lesotho avec respectivement 4
et 3 unités. En terre seychelloise, les Verts se
sont apparemment bien familiarisés eux qui
se déclarent unanimes à ne jouer que pour la
victoire dans cette rencontre qualificative à la
CAN 2017 prévue au Gabon.
S. M.
S ports
MARDI 31 MAI 2016
CR BELOUIZDAD
L
Bouali donne son accord au Chabab
e technicien Fouad Bouali a
donné son accord de principe
pour diriger la barre technique du CR Belouizdad en remplacement du Français Alain Michel,
a-t-on appris hier auprès de la
direction du club. « Bouali s’est dit
intéressé à l’idée de retourner au
Chabab, c’est un entraîneur qui
connaît assez bien la maison. Une
rencontre est prévue la semaine
prochaine entre lui et le président
(Réda Malek, Ndlr) pour finaliser
son engagement », a affirmé le viceprésident
du
CRB,
Hamza
Boudoumi. Le natif de Tlemcen
avait déjà dirigé le CRB par le
passé, avant de passer par plusieurs
formations dont la dernière est le
MC Oran lors de la saison qui vient
de s’achever. Alain Michel, en poste
depuis la saison dernière, a décidé
de mettre fin à sa collaboration
avec le Chabab au moment où son
contrat prendra fin en juin. Sous sa
conduite, le CRB a terminé la saison 2015-2016 au pied du podium
(4e, 45 pts) ratant une belle occasion de se qualifier à une compétition continentale. « Nous aurions
LIGUE 1 MOBILIS
41 coachs
consommés durant
la saison 2015-2016
La valse des entraîneurs a fait
rage dans le championnat de
Ligue 1 Mobilis durant la saison
2015-2016 qui s’est achevée le
week-end dernier. Ça dépasse
tout entendement, car 41
entraîneurs ont été consommés.
La palme d’or revient au RC
Arba, premier relégué en
Ligue 2, et au RC Relizane qui a
assuré le maintien parmi l’élite
lors de la 30e et dernière journée
du championnat. Ces deux clubs
ont consommé pas moins de
cinq techniciens chacun, de quoi
faire tourner la tête à leurs
supporters. Sept techniciens
étrangers n’ont pu terminer la
saison, à savoir Bernard Simondi
(JS Saoura), Jean-Michel Cavalli
(MC Oran), Daniel Janakovic
(RC Arbaâ), Dominique Bijotat
(JS Kabylie), Hubert Velud (CS
Constantine), Artur Jorge (MC
Alger) et François Bracci (RC
Relizane). Trois clubs seulement
n’ont pas changé de coach et
ont terminé dans le peloton de
tête, à savoir l’USM Alger, le CR
Belouizdad et le DRB
Tadjenanet. Cependant, les
coachs de ces trois formations
devront quitter leurs postes ces
jours-ci puisqu’ils sont sur la
sellette malgré leurs bons
parcours. A noter enfin le cas du
coach de l’USMH, Boualem
Charef, qui a laissé tomber son
équipe à trois journées de la fin
de la saison pour une histoire de
dû et de conflit avec la direction
du club banlieusard.
MATCHS DE LIGUE 1 MOBILIS
Une faible moyenne
de buts
L’offensive était plus ou moins au
rendez-vous dans le
championnat de Ligue 1 de la
saison 2015-2016. 511 buts ont
été inscrits durant les 30
journées de la Ligue 1, soit une
moyenne de 17 buts par journée
et de 2 buts par match. Des
moyennes acceptables, bien que
le spectacle était souvent
beaucoup plus dans les gradins
que sur les terrains. C’est le
champion d’Algérie, l’USM Alger,
qui a eu la meilleure attaque
avec 49 buts inscrits alors que le
troisième et dernier relégué en
Ligue 2, l’USM Blida, dispose de
la plus faible ligne offensive avec
20 buts seulement marqués en
30 matchs. Deux attaquants ont
terminé à la première place au
classement des buteurs, en
l’occurrence Mohamed Zaâbia
du MC Oran et Mohamed Tiaiba
du RC Relizane avec 13 buts
chacun. C’est une modeste
performance. 13 buts en 30
matches, c’est maigre. La
performance du Libyen Zaâbia
est à saluer du moment qu’il n’a
disputé que 18 matchs. Les
Oranais vont le regretter du
moment que son contrat avec le
MCO a expiré et il ne peut pas le
renouveler à cause des
nouvelles dispositions
contestables de la FAF.
14
pu mieux faire. Après notre victoire
face au MC Alger (1-0) lors de la
16e journée, nous avons traversé
un long passage à vide qui nous a
coûté cher. Je pense que l’équipe
est en progression et le meilleur est
à venir », a-t-il ajouté. Evoquant les
préparatifs de son équipe en vue de
la saison prochaine, le dirigeant
belouizdadi a indiqué que « deux
stages seront au programme : le
premier à Alger et le second au
Maroc, qui sera ponctué par une
série de matchs amicaux ».
Concernant le volet recrutement, le CRB, à l’instar des autres
formations, « compte se renforcer
par des joueurs capables de donner
un plus, il y aura cinq à six nouvelles recrues », a-t-il conclu.
Internationale
MARDI 31 MAI 2016
PROCÈS À DAKAR DE L’EX-PRÉSIDENT TCHADIEN
VIOLENCES EN TUNISIE
2 morts dans l’explosion
d’une mine à Kasserine
2 personnes ont été tuées et une
troisième a été blessée hier dans
l’explosion d’une mine
vraisemblablement placée « par des
éléments terroristes » à proximité
du mont Sammama, un maquis
terroriste de l’ouest de la Tunisie, a
indiqué le ministère de la Défense.
Deux des femmes sont mortes dans
l’explosion d’une «mine artisanale»
en début de matinée, alors qu’elles
cueillaient des herbes au pied du
mont Sammama, dans la région de
Kasserine, a déclaré le porte-parole
du ministère, Belhassen Oueslati.
La troisième a été grièvement
blessée et transportée par
« hélicoptère militaire » à l’hôpital
régional, selon la même source.
L’engin explosif avait
vraisemblablement été posé par
« des éléments terroristes », a
ajouté M. Oueslati.
PRÉSIDENTIELLE AMÉRICAINE
Le parti libertarien
dévoile son candidat
Le Parti libertarien a officiellement
désigné l’ancien gouverneur du
Nouveau-Mexique, Gary Johnson,
comme candidat à la présidentielle de
novembre, ont rapporté hier les
médias. Au cours du congrès du Parti
libertarien, Gary Johnson, 63 ans,
multimillionnaire et ancien gouverneur
du Nouveau-Mexique, a recueilli 55,8%
des votes. Il représentera son parti
politique dont le programme est centré
sur le respect des libertés
individuelles.«Je vais travailler de
toutes mes forces pour représenter
tous ceux qui sont présents dans cette
salle », a promis le candidat lors du
congrès du parti en Floride. Le
candidat libertarien risque de gêner
Donald Trump et Hillary Clinton, les
deux probables candidats républicain
et démocrate.
Hissène Habré condamné à perpétuité
LE TRIBUNAL a reconnu Hissène Habré, 73 ans, coupable de crimes contre l’humanité,
L
’ex-p
président
tchadien
Hissène
Habré a été
condamné hier à la prison à
vie pour crimes contre l’humanité
et crimes de guerre par un tribunal
spécial africain à Dakar, au terme
d’un procès sans précédent censé
servir de leçon aux dirigeants africains, un quart de siècle après sa
chute. La lecture du verdict par le
président du tribunal spécial, le
magistrat burkinabé Gberdao
Gustave Kam, n’a duré qu’une
heure environ, une décision
accueillie par des cris de joie des
parties civiles ou militants des
droits de l’homme, et par les pleurs
des partisans de l’accusé. Après le
verdict, l’accusé, resté jusque là
impassible, en boubou et turban
blancs, le regard dissimulé derrière
des lunettes noires comme depuis le
premier jour du procès, a salué ses
partisans, levant les bras en l’air et
criant : « A bas la Françafrique! ».
Ce procès est le premier au monde
dans lequel un ancien chef d’Etat
est traduit devant une juridiction
d’un autre pays pour violations présumées des droits de l’homme. Une
commission d’enquête tchadienne
estime le bilan de la répression sous
le régime d’Hissène Habré à
quelque 40 000 morts, dont 4 000
identifiées nommément. Ce procès
vise également à répondre aux
griefs croissants contre la Cour
pénale internationale (CPI), siégeant à La Haye, accusée de ne
poursuivre que des dirigeants africains, en montrant que le continent
peut les juger lui-même. « C’est le
couronnement d’une âpre et longue
lutte contre l’impunité.
viols, exécutions, esclavage et enlèvement.
L’ex-président tchadien Hissène Habré condamné
à Dakar pour crimes contre l’humanité
Aujourd’hui, l’Afrique a gagné »,
a réagi à la sortie de l’audience le
président de l’Association des victimes des crimes du régime de
Hissène
Habré
(AVCRHH),
Clément Abaïfouta. « Nous disons
merci au Sénégal et à l’Afrique qui a
jugé l’Afrique».« Je suis très ému,
c’est une satisfaction totale, il faut
que ça serve de leçon pour tous les
autres dictateurs », a commenté de
son côté Souleymane Guengueng,
président d’une autre association de
victimes. « L’époque où les tyrans
16
pouvaient brutaliser leur peuple,
piller les richesses de leur pays puis
s’enfuir à l’étranger pour profiter
d’une vie de luxe touche à sa fin », a
estimé Reed Brody, cheville ouvrière de cette procédure au sein de l’organisation Human Rights Watch
(HRW). Un des avocats commis
d’office pour la défense, Me Abdou
Gningue, a en revanche fait part à
l’AFP de sa « surprise ». « Nous
avons l’impression que la Chambre
n’a fait qu’homologuer le réquisitoire» du procureur spécial, qui avait
requis la perpétuité, a déclaré cet
avocat. « Hissène Habré a joué un
rôle central de chef d’orchestre dans
la répression », selon le verdict, qui
lui reproche d’avoir créé « un système où l’impunité et la terreur faisaient la loi ». « Hissène Habré, la
Chambre vous condamne à la peine
d’emprisonnement à perpétuité », a
déclaré le président Kam, l’informant qu’il disposait de quinze jours
pour faire appel de cette décision.
Sur un des points les plus sensibles
du procès, le tribunal s’est dit
convaincu par le témoignage de
Khadija Hassan Zidane, qui avait
affirmé pendant le procès avoir été
violée par Hissène Habré. Les
conseils choisis par Hissène Habré
n’étaient pas présents, conformément à sa stratégie depuis l’ouverture du procès, qui a conduit les
CAE à commettre d’office trois avocats pour assurer sa défense. Mais
l’un d’entre eux, Me Ibrahima
Diawara, affirmait la semaine dernière que « cette affaire n’est pas
judiciaire mais politique. Il n’y a
qu’une seule issue, que Hissène
Habré soit condamné ». Hissène
Habré a dirigé le Tchad pendant
huit ans (1982-1990) avant d’être
renversé par un de ses anciens collaborateurs, l’actuel président
Idriss Deby Itno, et de se réfugier
au Sénégal en décembre 1990.
Arrêté le 30 juin 2013, il était jugé
depuis le 20 juillet 2015 par les
Chambres africaines extraordinaires (CAE), créées en vertu d’un
accord entre le Sénégal et l’Union
africaine (UA), qu’il récuse et
devant lesquelles il refuse de s’exprimer ou de se défendre.
Internationale
MARDI 31 MAI 2016
MIKHAÏL BOGDANOV, VICE-MINISTRE RUSSE DES AE A RENCONTRÉ SES HOMOLOGUES DU CCG
GOUVERNEMENT LIBYEN
Le ministre des AE installé
Le chef de la diplomatie désigné du
gouvernement libyen d’union
nationale (GNA) a pris
« officiellement ses fonctions
lundi » et s’est installé dans le
bâtiment du ministère des Affaires
étrangères à Tripoli, a indiqué
l’agence libyenne LANA. Mohamad
Taher Siala, fonctionnaire au sein
du ministère des Affaires
étrangères depuis 1975, est le
quatrième ministre désigné du
GNA à prendre les rênes de son
ministère dans la capitale libyenne
depuis la semaine dernière après
ceux de l’Intérieur, de la Santé et
de l’Education nationale. Après son
arrivée à Tripoli fin mars et sa
reconnaissance par les autorités
qui contrôlaient alors la capitale
libyenne, le gouvernement d’union
nationale soutenu par l’ONU avait
pris le contrôle administratif de
nombreux ministères mais
attendait un vote de confiance du
Parlement reconnu par la
communauté internationale, basé
dans l’est du pays, pour pouvoir
proclamer l’entrée en fonctions de
ses ministres. Ce vote de confiance
-maintes fois reporté- n’ayant
toujours pas eu lieu deux mois
après l’arrivée à Tripoli du GNA,
ce exécutif dirigé par Fayez
al-Sarraj a quand même commencé
la semaine dernière à installer
ses ministres.
«GÉNOCIDE ARMÉNIEN»
Ankara avertit Berlin avant
un vote du Bundestag
Le vice-Premier ministre turc,
Numan Kurtulmus, a déclaré hier
que l’Allemagne devrait « être
attentive à ses relations avec la
Turquie », à quelques jours d’un
vote du Bundestag sur une
résolution reconnaissant le
génocide des Arméniens, ont
rapporté des médias.
« L’Allemagne est notre amie et
notre alliée, où vivent de nombreux
citoyens d’origine turque », a
déclaré M. Kurtulmus, également
porte-parole du gouvernement.
« L’Allemagne doit être attentive
à ses relations avec la Turquie »,
a-t-il ajouté lors d’une conférence
de presse à Ankara. Une résolution
reconnaissant pour la première fois
« le génocide des Arméniens par
l’Empire ottoman » ainsi que « la
part de responsabilité» de
l’Allemagne dans ces crimes est en
préparation au Bundestag,
chambre basse du Parlement
allemand, et doit être votée jeudi,
selon un projet de ce texte, cité par
l’AFP. « Je ne crois pas que le
Parlement d’Allemagne détruira
cette relation pour les intérêts de
deux ou trois politiciens », a
déclaré M. Kurtulmus. Les
Arméniens estiment que 1,5 million
des leurs ont été tués de manière
systématique à la fin de l’Empire
ottoman. Nombre d’historiens et
plus de 20 pays, dont la France,
l’Italie et la Russie, ont reconnu un
génocide. La Turquie affirme pour
sa part qu’il s’agissait d’une guerre
civile, doublée d’une famine, dans
laquelle 300 à 500.000 Arméniens et
autant de Turcs ont trouvé la mort
au moment où les forces
ottomanes et la Russie se
disputaient le contrôle de
l’Anatolie.
Le dégel Moscou-R
Riyadh en question
POURQUOI LA RUSSIE songerait à hypothéquer ses chances actuellement avantageuses en Syrie dans le seul
but de donner satisfaction à l’Arabie saoudite sur la question obsessionnelle du sort de Bachar al Assad…
! CHAABANE BENSACI
L
e processus de Vienne relayé
par les pourparlers de Genève
est moribond depuis que la
délégation de l’opposition syrienne a
choisi de manière théâtrale de claquer la porte sous prétexte que le
régime de Damas continue à bombarder les positions rebelles malgré une
trêve laborieusement concoctée par
les deux superpuissances et surtout
que ses représentants aux négociations de Genève rejettent catégoriquement le sujet du départ du président Bachar al Assad.
A l’origine de ce choix et du refus
de toute option constructive, l’inconséquence de la politique de l’Arabie
saoudite qui reste focalisée sur le sort
du chef de l’Etat syrien. Même les
Etats-U
Unis paraissent démunis pour
imposer à leur allié saoudien, ainsi
que turc d’ailleurs, une approche
moins radicale. Cette inconséquence
a duré le temps que l’Arabie saoudite
découvre les limites de sa politique
ainsi que la situation désastreuse des
groupes rebelles, pour la plupart
encerclés à la fois par l’armée
syrienne et par l’organisation
autoproclamée Etat islamique.
Mesurant avec acuité l’urgence
d’un changement tactique, les
Saoudiens ont engagé, le 25 mai dernier, un dialogue avec la Russie et le
vice-m
ministre des Affaires étrangères,
Mikhaïl Bogdanov, s’est entretenu
avec les membres du Conseil de
coopération du Golfe (CCG) soudain
devenus « constructifs ». C’était à la
veille du quatrième round du dialogue stratégique entre les ministres
des Affaires étrangères des Etats
membres du CCG et le ministre des
Affaires étrangères de la Fédération
de Russie prévu à Moscou. Une
Lavrov prêt à une médiation entre l'Iran et l'Arabie saoudite
réunion co-p
présidée par Sergueï
Lavrov et Adel Al-J
Jubeir, ministre
des Affaires étrangères d’Arabie
saoudite, la présidence actuelle du
CCG. A cette occasion, le ministre
saoudien s’est beaucoup étalé sur le
désir de Riyadh de renouer les fils
avec Moscou, le but étant d’exploiter
une convergence conjoncturelle pour
sauver une opposition en péril et garder un rôle « décisif » dans l’enjeu
régional. Comme, tout indique que
les pourparlers de Genève ne survivront guère à la date-b
butoir, les
Saoudiens tirent la leçon des hésitations et, surtout, des contradictions
de Washington, conscients que les
cartes maîtresses sont détenues par
Moscou.
La Russie a non seulement renforcé sa position en Syrie, depuis septembre 2015, elle a contrecarré les
velléités américano-eeuropéennes de
sanctions liées au dossier ukrainien,
en juillet 2014, en rejetant les conséquences de l’embargo sur l’UE ellemême, mais son différend avec
Ankara est encore loin d’être surmonté malgré les appels du pied du
nouveau Premier ministre turc. Qui
plus est, Moscou aurait tort de sacrifier ses rapports devenus stratégiques avec l’Iran au bénéfice d’un
hypothétique deal avec le CCG qui,
nolens volens, demeure un instrument totalement contrôlé par les
Etats-U
Unis. On voit mal, du coup,
pourquoi la Russie songerait à hypo-
théquer ses chances
actuellement avantageuses en Syrie dans le
seul but de donner satisfaction à l’Arabie saoudite sur la question obsessionnelle du sort de
Bachar al Assad. Alors
que rien ne dit que les
choix de Moscou, à ce
sujet, auraient force de
loi pour le régime syrien
actuel et pour ses alliés
irano-llibanais. En cherchant à imposer un
changement sur ce dossier, la Russie peut
adopter une démarche
progressive, mais sûrement
pas
radicale
comme le désirent les
Saoudiens,
toujours
prompts à vendre la
peau de l’ours.
Tandis que les EtatsUnis maintiennent à
bon escient une politique des petits pas
imposée par les nuances
qui se profilent entre la MaisonBlanche, le Pentagone et le
Département d’Etat, la Russie qui
est loin de trouver un quelconque
soutien au niveau européen pour plusieurs années, au moins, va-tt-eelle se
hasarder à jouer son va-ttout avec les
pays du CCG ? Le rapprochement
conjecturel qui se profile depuis
quelques jours semble davantage
motivé par le souci de contrer les velléités ottomanes du président turc,
farouchement hostile au régime Al
Assad et plus encore aux Kurdes de
Syrie soutenus par Moscou. Auquel
cas, la Russie jouera les bons offices
entre Téhéran et Riyadh pour affaiblir Ankara. Mais pour l’heure, le
drame syrien continue.
C. B.
BASTION DE L’EI
Les forces irakiennes entrent dans Falloujah
LES FORCES IRAKIENNES ont donné l’assaut hier à Falloujah, bastion du groupe Etat islamique (EI)
D
situé à seulement 50 km de Baghdad, marquant une nouvelle phase de combat urbain
dans l’offensive lancée il y a une semaine.
ans la Syrie voisine, l’EI également cible
d’une offensive majeure des Forces démocratiques syriennes (FDS) dans la province
de Raqqa (nord), a riposté par un assaut contre les
rebelles dans celle limitrophe d’Alep (nord).
Conduites par le service d’élite du contre-terrorisme (CTS), l’unité de combat la mieux entraînée
d’Irak, les forces du gouvernement sont entrées
dans la ville de Falloujah par trois directions avant
l’aube. « Nous avons donné tôt ce matin l’assaut à
Falloujah », a affirmé le porte-parole du CTS Sabah
al-Nomane. « Les forces irakiennes sont entrées
dans Falloujah avec le soutien aérien de la coalition
internationale et de l’armée de l’air irakienne ainsi
que l’appui de l’artillerie et des chars », selon le
général Abdelwahab al-Saadi, commandant de l’opération. « Les forces du service du contre-terrorisme (CTS), la police (de la province) d’Al-Anbar
et l’armée irakienne, ont commencé à entrer dans
Falloujah par trois directions vers 4h00 (1h00
GMT) », a-t-il précisé.«Il y a une résistance de la
part de Daesh », a-t-il affirmé. Des dizaines de
milliers de membres des forces armées irakiennes
et des unités paramilitaires des Hached al-Chaabi
(ou Mobilisation populaire) – constituées principalement de milices chiites - participent à l’offensive
sur Falloujah depuis une semaine. Ces forces, qui
avaient réussi ces derniers jours à reprendre des
villages et secteurs autour de la ville, ratissaient
hier Saqlawiya, au nord de Falloujah, selon des officiers. L’implication des forces d’élite du contre-terrorisme irakien, qui ont permis la reprise aux jihadistes de plusieurs villes ces deux dernières années,
marque une nouvelle phase dans l’offensive contre
Falloujah, première cité à tomber aux mains de l’EI
en janvier 2014. Les jihadistes s’étaient par la suite
emparés de vastes régions d’Irak, dont la deuxième
ville du pays Mossoul (nord) qu’ils contrôlent toujours. L’intensification des combats a fait naître
des craintes pour les civils. Environ 50.000 d’entre
eux sont coincés à Falloujah et manquent de nourriture, d’eau potable et de médicaments. Le millier
de jihadistes qu’il y aurait sur place sont soupçonnés de vouloir les utiliser comme bouclier humain.
Depuis le début de l’offensive pour reconquérir
cette ville il y a une semaine, environ 3.000 personnes ont pu sortir des banlieues « épuisées,
effrayées et affamées », mais des milliers d’autres
restent bloquées «sans aide ni protection», selon le
Conseil norvégien pour les réfugiés (NRC), qui
craint de nouvelles vagues de déplacés. A Amriyat
al-Falloujah, une localité sous contrôle du gouvernement à une vingtaine de km au sud de Falloujah,
les déplacés arrivent affamés et épuisés après des
heures de marche dans la nuit. Même si le chemin
est par semé de dangers, Ahmad Sabih, un père de
famille de 40 ans qui a pu atteindre un camp d’accueil tôt dimanche, a préféré tenter l’aventure:
« J’ai décidé de tenter le tout pour le tout. Soit je
sauvais mes enfants soit je mourrais avec eux ». Un
commandant haut-placé de la police a affirmé que
les forces de l’ordre avaient assisté hier quelque
800 civils fuyant la zone de combat. Falloujah est
l’un des deux principaux centres urbains d’Irak
encore aux mains de l’EI. Les forces kurdes ont
lancé dimanche une offensive à l’est de Mossoul,
deuxième ville du pays et de facto capitale de l’EI
en Irak. La bataille de Falloujah pourrait être l’une
des plus difficiles pour les forces irakiennes même
si l’EI est apparu affaibli ces derniers mois.
Baghdad estime que les jihadistes ne contrôlent
plus que 14% de l’Irak contre 40% en 2014.
PROCÈS EN EGYPTE
L
Peine de prison à vie pour le chef des Frères musulmans
e guide des Frères musulmans en
Egypte, Mohamed Badie, a été
condamné hier pour la sixième fois à la
prison à vie, après trois condamnations à mort
en 2015, dans un pays où le pouvoir réprime
implacablement toute opposition.
Depuis que l’actuel chef de l’Etat Abdel
Fattah al-Sissi, alors chef de l’armée, a destitué
en 2013 le Frère musulman Mohamed Morsi,
premier président élu démocratiquement en
Egypte, des centaines partisans de la confrérie
islamiste dont M. Morsi ont été condamnés à
mort dans des procès de masse dénoncés par
l’ONU. Hier, M. Badie a écopé de la prison à vie,
comme 35 co-accusés, devant un tribunal du
Caire qui les a reconnus coupables d’avoir
incité à des violences ayant fait trois morts à
Ismaïlia, dans le nord, peu après la destitution
de M. Morsi, a indiqué, cité par l’AFP, un
responsable du tribunal.
Le guide des Frères musulmans avait déjà
été condamné à mort en première instance à
trois reprises en 2015, toujours pour avoir
incité à des violences, et cinq fois à la prison à
vie, une peine qui équivaut à 25 ans d’emprisonnement au maximum en Egypte. M. Morsi,
quant à lui, a été condamné à mort pour les
mêmes motifs en avril 2015, mais aussi à la prison à vie et à 20 années de prison dans deux
autres procès. Il encourt la peine capitale dans
un quatrième procès.
Les condamnés ont fait appel de toutes ces
condamnations en première instance et, pour
M. Badie, un nouveau procès a été ordonné par
la cour de Cassation qui a annulé une des
condamnations à mort. Depuis que M. al-Sissi,
élu président en 2014 en l’absence d’opposition
crédible, a destitué M. Morsi, plus de 1.400
manifestants favorables à l’ancien président
17
ont été tués, essentiellement au Caire, et plus
de 40.000 ont été emprisonnés.
Après les Frères musulmans, le pouvoir de
M. al-Sissi a réprimé également d’une main de
fer toute opposition laïque et libérale, dont de
nombreuses figures ont été emprisonnées et
condamnées.
Les Frères musulmans, qui avaient remporté toutes les élections après la chute de
Hosni Moubarak en 2011 à la suite d’une
révolte populaire, ont été décrétés « organisation terroriste » par le nouveau pouvoir en
2013.
Culture
MARDI 31 MAI 2016
«TIWIZI» DE MOHAND ARKAT
Un roman sur la Kabylie solidaire
PARMI les traditions des villages kabyles dont il ne restera bientôt que des cendres et un vague souvenir, il y a la solidarité
indéfectible qui y régnait.
! AOMAR MOHELLEBI
I
l y a quelques décennies, le
village kabyle était une
grande famille, où tout
était partagé, du sourire au
pain en passant par la compassion dans les moments difficiles... Mais que reste-t-il de nos
jours de ces sources d’humanisme impérissable dans le
temps ? C’est à cette question et
à d’autres du même registre
que tente de répondre l’écrivain-romancier Mohand Arkat
à travers son tout nouveau
roman intitulé à juste titre
«Tiwizi», qui vient d’être édité
par la maison d’éditions La
Pensée de Tizi Ouzou.
Mohand Arkat vient en effet
de publier sa deuxième fiction
en langue amazighe après
quelques publications en langue française qui ont constitué
ses premières expériences dans
le domaine littéraire. Mais son
amour pour sa langue maternelle l’a poussé à troquer la langue de Molière contre celle de
Mouloud Mammeri.
Un choix qu’il assume avec
conviction.
Pour Mohand Arkat, qui est
aussi un militant actif de la
cause amazighe, notamment
durant les années quatre-vingtdix au sein du Mouvement culturel berbère, militer pour
tamazight, c’est bien, mais produire dans cette langue c’est
encore mieux. C’est la raison
pour laquelle il a pris la résolu-
21
tion de mettre sa modeste
plume au service de la langue
amazighe qui, dit-il, a besoin
que l’on s’investisse énormément dans le domaine du livre.
Aujourd’hui, plus de 300 000
élèves sont concernés par l’enseignement de la langue amazighe dans les écoles algériennes,
mais tout le monde déplore la
pauvreté en matière de production livresque amazighe, surtout le roman. Il n’ y a que les
recueils de poésie qui pullulent
sur les étals des librairies. Or,
c’est du roman dont ont besoin
les élèves et les enseignants de
tamazight pour servir de support pédagogique.
Mohand Arkat, préoccupé
par cette problématique, est
donc vite passé à l’acte. Son
roman « Tiwizi », a d’ailleurs
enregistré un excellent écho de
la part des lecteurs, et ce, à
peine quelques jours après sa
publication. Mohand Arkat ne
désespère pas de voir ces belles
et authentiques traditions
rayonner de nouveau.
Mohand Arkat rappelle que
tiwizi ou l’entraide dans les
villages kabyles est l’affaire de
tout le monde. Quant à l’écriture en langue amazighe, notre
interlocuteur souligne aussi :
« Nous sommes tous concernés,
chacun doit apporter sa touche,
surtout ceux qui ont des idées
qui peuvent contribuer à faire
avancer la langue amazighe. » Il
y a lieu de rappeler que Mohand
Arkat, enseignant de français, a
également contribué à l’enseignement de tamazight, par
militantisme, insiste-t-il.
Concernant son deuxième
roman en tamazight, Mohand
Arkat explique que ce livre
contient un message car, ajoutet-il, «il me semble que toute
cause unificatrice mérite que
l’on se sacrifie pour elle, notamment en mettant de côté les
conflits souvent stériles et
improductifs». Mohand Arkat
conclut, au sujet de son ouvrage
et des messages qu’il véhicule :
«Avant, quand il y avait la misère dans les villages de
Kabylie, c’est grâce à l’union
que les gens ont fait face à
l’austérité.» En plus de son
amour pour sa langue maternelle tamazight, frappée d’ostracisme pendant des décennies, Mohand Arkat est aussi
un passionné du livre. C’est
pourquoi, il a lancé sa propre
maison d’éditions (Editions La
Pensée). Il a ainsi aidé de nombreux auteurs en herbe à faire
leurs premiers pas dans l’édition. Comme quoi, on peut servir sa langue et servir les autres
auteurs en même temps.
« Tiwizi », c’est aussi cela.
A. M.
DERNIÈRE
HEURE
sur internet http://www.lexpressiondz.com
APRÈS CHEVÈNEMENT ET LES MAIRES DE FRANCE,
CLAUDE BARTOLONE EST ATTENDU, CE JEUDI, À ALGER
TASSILI AIRLINES SE LANCE
DANS L’ÉVACUATION
SANITAIRE
LE BALLET CONTINUE
LA QUALITÉ DE L’HÔTE d’Alger en tant que troisième personnage de l’Etat, renseigne sur l’importance
qu’accorde la France à ses relations avec l’Algérie.
! SAÏD BOUCETTA
L
e président de l’Assemblée nationale française, Claude Bartolone, effectuera une
visite en Algérie ce jeudi, a annoncé, hier,
l’ambassade de France dans un communiqué. «Au
cours de son séjour, il rencontrera son homologue,
M. Mohamed Larbi Ould Khelifa ainsi que le président du Conseil de la Nation, M. Abdelkader
Bensalah. Il sera également reçu par M.
Abdelmalek Sellal, Premier ministre et par M.
Ramtane Lamamra, ministre d’Etat, ministre des
Affaires étrangères et de la Coopération internationale», rapporte le communiqué.
Il n’est donc pas fait mention dans l’agenda du
président de l’Assemblée nationale française
d’une entrevue avec le chef de l’Etat. Bien qu’il
soit traditionnellement admis que des responsables de ce rang n’évoquent pas ce genre d’audiences dans leur communiqué, il reste que la possibilité d’un tête-à-tête avec le président de la
République n’est pas garanti au regard des développements peu encourageants que connaissent
les relations politiques entre Alger et Paris.
Cela dit, côté français, on souhaite que la
visite de M. Bartolone soit «l’occasion de renforcer la concertation bilatérale, notamment en
matière économique et sur les questions de sécurité régionale, thèmes de travail retenus par les
deux Assemblées». Deux vecteurs qui demeurent
prioritaires pour les deux pays et qui bénéficient
d’un traitement à part par les responsables algériens et français. Il semble donc que malgré tout,
les uns et les autres veulent se concentrer sur les
points de convergence, avec, côté français, un certain empressement d’enterrer la gaffe de Valls. Et
pour cause, la qualité de l’hôte d’Alger renseigne
sur l’importance qu’accorde la France à ses relations avec l’Algérie.
Il est en tout cas évident que la France ne veut
rien changer à l’agenda de la coopération entre
les deux pays. M. Bartolone sera à Alger pour
ouvrir «avec son homologue Mohamed Larbi Ould
Khelifa, les travaux de la grande commission
interparlementaire qu’ils avaient présidée ensemble pour la première fois en mars 2013 », annonce
le communiqué de l’ambassade de France, qui
rappelle que «la deuxième session de travail de la
Des relations compliquées
mais indispensables
grande commission s’était tenue à Paris en juin
2014.»
Il faut savoir qu’en matière de coopération, les
Parlements algérien et français ont franchi plusieurs étapes. Il faut savoir, en effet, qu’«un
protocole-cadre a été signé par les présidents MM.
Jean-Louis Debré et Amar Saâdani à Alger le 21
janvier 2007, qui a ouvert la voie à l’installation,
en mai 2009, de cette grande commission interparlementaire», rappelle le communiqué qui cite,
comme pour appuyer cet état de fait la rencontre
«des fonctionnaires de Parlements francophones
de la Méditerranée dont la dernière édition a eu
lieu à Alger à l’automne 2015 ». Un signe d’un
rapprochement significatif entre les deux institutions qui ont également collaboré à travers un
«cycle de formation au travail parlementaire
organisé conjointement par l’ENA, l’Assemblée
nationale et le Sénat et auquel participent des
fonctionnaires algériens», souligne le même communiqué.
L’annonce de cette visite est intervenue alors
que se tenait, hier à Alger, une rencontre d’experts algériens et français sur la sécurité de la
région. Coprésidée par le ministre des Affaires
maghrébines, de l’Union africaine et de la Ligue
arabe, Abdelkader Messahel, côté algérien et
l’ambassadeur Didier Le Bret, coordonnateur
national du Renseignement auprès de la présidence de la République française, côté français, la
rencontre a traité de tous les conflits au Maghreb
et au Sahel, y compris celui du Sahara occidental.
Abdelkader Messahel a noté que «c’est la première session de ce dialogue à ce niveau avec la
participation d’experts des deux pays et cela fait
partie du souci partagé de combler un certain vide
et un manque de dialogue sur des questions sensibles». La partie française semble avoir admis
que le dossier sahraoui soit débattu à un haut
niveau.
Pour Le Bret, «dans le cadre de ce partenariat
d’excellence, il était normal de mettre sur pied ce
dialogue confiant de haut niveau sur des questions qui sont sensibles et qui engagent la sécurité de nos deux pays». Si l’on ajoute la participation du directeur général de la Sûreté nationale,
Abdelghani Hamel à une conférence à Paris sur
«l’expérience de la police algérienne en matière de
lutte contre le terrorisme et l’extrémisme», organisée dans les cadre du Forum de l’Ecole française
supérieure de police, on se rend compte qu’entre
Alger et Paris, au niveau des experts le partenariat demeure très dense.
S. B.
ALGER-JIJEL ET ALGER-CHERCHELL
EN BATEAU TOUT L’ÉTÉ
! AMAR INGRACHEN
L
’été de cette année sera moins
encombré. En prévision de la
saison estivale, l’Entreprise
nationale de transport maritime des
voyageurs (Entmv) va ouvrir de nouvelles dessertes liant Alger à Jijel et à
Cherchell, a annoncé hier son P-DG,
Ahcène Grairia, au Forum d’El
Moudjahid. Programme prometteur.
Pour la ligne Alger-Jijel, il est prévu
deux navettes quotidiennes (sauf
dimanche) en passant par Azeffoun
et Béjaïa, et ce, à partir du premier
jour du Ramadhan jusqu’à la fin de la
saison estivale (30 septembre), a-t-il
précisé. Pour le mois de Ramadhan,
un programme spécial a été tracé
avec un départ d’Alger à 9h pour
arriver à Jijel à 15h30, et un départ
de Jijel à 8h pour arriver à Alger à
14h30. Pour le reste de la saison estivale, le départ du port d’Alger est
prévu à 8h (arrivée à 14h30) et du
port de Jijel à 6h (arrivée à 12h30).
Le billet Alger-Jijel coûtera 1 600 DA
pour un aller simple contre 1 200 DA
pour Alger-Béjaïa, 800 DA pour
Alger-Azeffoun, 500 DA pour
Azeffoun-Béjaïa, 800 DA pour
Azeffoun-Jijel et 500 DA pour BéjaïaJijel. Deux ferries monocoques
(Badji Mokhtar II et Seraïdi), d’une
capacité de 206 sièges chacun, sont
réservés pour effectuer ces dessertes.
Pour la ligne Alger-Cherchell, a indiqué Ahcène Grairia, elle est prévue à
partir du 15 juin prochain après la
réception de deux monocoques d’une
capacité de 350 sièges chacun, qui
seront affrétés par la compagnie.
Pour cette ligne, deux navettes sont
programmées tous les vendredis et
samedis, et le billet coûtera au passager 800 DA pour un aller simple. Ces
dessertes sont programmées à 8h30
et à 14h30 au départ du port d’Alger
et à 11h30 et à 17h30 au départ du
port de Cherchell. Pour la ligne pilote
port d’Alger-port de Djemila, exploitée depuis juin 2014, il a été indiqué
que le prix du billet, subventionné
par l’Etat, augmentera à 100 DA
contre 50 DA actuellement. Par
ailleurs, le P-DG de l’Entmv a
affirmé que l’entreprise qu’il dirige
applique, depuis février dernier, des
réductions de tarifs allant jusqu’à
35% sur ses lignes vers Marseille,
Alicante, Valence et Gênes pour inciter les passagers à voyager par voie
maritime et augmenter davantage
ses parts de marché. De plus, il a fait
savoir que l’Enmtv va renforcer sa
flotte, qui se compose actuellement
de trois car-ferries, à savoir Tassili,
Tarek Ben Ziyad et El Djazair, avec
un navire neuf. En 2015, elle a
transporté plus de 138 000 passagers
et prévoit de dépasser les 200 000
passagers en 2016.
A. I.
Le transporteur aérien national Tassili-Airlines va consacrer
deux appareils pour l’évacuation
sanitaire des malades du sud du
pays, a-t-on appris du président
directeur général de cette compagnie. Un appel d’offres a été
lancé par la compagnie pour
affréter deux appareils destinés à
l’évacuation des malades de la
wilaya d’Adrar et de la ville de
Hassi-Messaoud (Ouargla) vers
les structures hospitalières du
nord du pays, a annoncé, hier à
Adrar, le P-DG de TAL,
Belkacem Harchaoui. Cette
mesure est prise sur instructions
du président-directeur général du
Groupe
Sonatrach,
Amine
Mazouzi lors de sa récente visite
dans
la
wilaya
d’Adrar.
L’opération portera sur la mise
en exploitation de ces deux
appareils dans le courant du
deuxième semestre de l’année
en cours, après finalisation des
procédures réglementaires afférentes.
BAISSE DES IMPORTATIONS
DES VÉHICULES DE 61%
La facture d’importation
des véhicules a reculé à 513
millions de dollars durant les
quatre premiers mois de 2016,
contre 1,31 milliard de dollars
durant la même période de
2015, soit une baisse de 61%, a
appris hier l’APS auprès des
Douanes. Quant aux quantités
importées, elles ont baissé de
près de 70% avec 33 363 véhicules importés entre début
janvier et fin avril 2016, contre
106 846 unités sur les quatre
premiers mois de 2015, selon
les données provisoires du
Centre national des statistiques des Douanes (Cnis).
Les plus grosses baisses
ont été enregistrées chez
les concessionnaires des
marques asiatiques dont les
importations ont reculé dans
une fourchette allant de 40 à
90% en valeur et en volume.
L’ANEP DÉCERNERA
DÉBUT JUILLET LE PRIX
« LES AMIS DU LIVRE »
REMERCIEMENTS
Madame veuve Karin Nait Mazi, son fils Gamal, et l’ensemble
de sa famille, parents et alliés, profondément touchés par les
marques de sympathie que vous leur avez témoignées lors du
décès de leur époux, père et parent
L’Entreprise nationale de
communication, d’édition et de
publicité (Anep) décernera le 2
juillet prochain le Prix « Les amis
du livre », destiné à différents
acteurs du secteur du livre, a
annoncé hier à Alger son président-directeur général, Djamel
Kaouane.
Ce nouveau prix s’adresse à
«tous ceux oeuvrent pour la lecture ou la diffusion et la préservation du livre », tels que « les
libraires, les bouquinistes, les
relieurs de livres ou encore les
journalistes culturels », a indiqué
M. Kaouane lors d’un point de
presse.
SI NOUREDDINE
Décédé le 14 avril 2016. Que Dieu l’accueille Dans Son Vaste
Paradis.
Vous adressent leurs très sincères remerciements.
Nous sommes immensément reconnaissants de votre
présence chaleureuse et de toutes vos manifestations de
soutien, d’amitié et de réconfort à notre égard. Nous avons été
profondément touchés par tous ces témoignages.
Dans l’impossibilité de répondre personnellement, que
chacun trouve ici l’expression de notre reconnaissance en
considérant
ces
remerciements
comme
lui
étant
personnellement adressés.
RECRUTE
Correcteur
professionnel
S’adresser au journal
à la Maison de la presse
de Kouba à partir de 10h.