Mardi 31 Mai 2016
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Mardi 31 Mai 2016
PLUSIEURS PRODUITS LABELLISÉS «BASSMA DJAZAÏRIA» ENTRE EN COURSE Les entreprises qui ont été retenues pour ce label, se disent conscientes du défi qui les attend. Le Quotidien Lire en page 7 l’article de Ali Amzal Mardi 31 Mai 2016 n°4758 - Prix : Algérie 15 DA — http://www.lexpressiondz.com — ISSN 1112-3397 — Directeur Fondateur : AHMED FATTANI L’ALGÉRIE PASSE SOUS SILENCE DES ACQUIS D’ENVERGURE MONDIALE CE GÉANT QUI Le pays manque-t-il à ce point de gourous de la Com’ capables de transformer ces artifices en feu d’action et écailler radicalement le vernis d’une Algérie rouillée ? S’IGNORE Lire en page 2 l’article de Brahim Takheroubt Ph :R. Boudina DES MILLIERS DE FAMILLES CONCERNÉES PAR LE PROGRAMME AADL 1 LES CLÉS DU BONHEUR Lire en page 3 l’article de Madjid Berkane APRÈS CHEVÈNEMENT ET LES MAIRES DE FRANCE, CLAUDE BARTOLONE EST ATTENDU, CE JEUDI, À ALGER Le ballet continue La qualité de l’hôte d’Alger en tant que troisième personnage de l’Etat, renseigne sur l’importance qu’accorde la France à ses relations avec l’Algérie. Lire en page 24 l’article de Saïd Boucetta 2ème JOURNÉE DU BACCALAURÉAT La distribution du premier lot hier du programme Aadl 1 est doublement importante pour le gouvernement. DÉCISIVE POUR LES CANDIDATS Entre la difficulté de l’examen et le stress des parents, les candidats n’arrivent pas à gérer leur temps dans cette période la plus difficile de leur vie scolaire. Lire en page 4 l’article de Abdellah Bourim PRÉSENTATION DU PROJET DE LOI SUR LES COMMISSAIRES-PRISEURS À L’APN Des députés dénoncent la «mafia des enchères» Cet avant-projet de loi dormait dans les tiroirs de la commission des affaires juridiques de l’APN depuis un an. Lire en page 6 l’article de Mohamed Boufatah L’Actualité MARDI 31 MAI 2016 L’ALGÉRIE PASSE SOUS SILENCE DES ACQUIS D’ENVERGURE MONDIALE CE GÉANT QUI S’IGNORE LE PAYS MANQUE-T T-IIL à ce point de gourous de la Com’ capables de transformer ces artifices en feu d’action et écailler radicalement le vernis d’une Algérie rouillée ? ! BRAHIM TAKHEROUBT Ph : R. Boudina I l est arrivé à l’Algérie comme ce chasseur qui ne sait plus quoi faire de cette peau de l’ours qu’il venait d’abattre. Des réalisations d’envergure, des actions sans commune mesure dans le monde et des prises de position avérées les plus justes sont passées sous silence, sans bruit, sans qu’elles ne soient rentabilisées. Etrange luxe pour un pays assailli par la critique de certaines ONG et à chaque fois relégué aux dernières loges dans la plupart des classements. Ce pays qui importe tout de l’étranger, ce pays qui ne sait pas donner de perspectives à sa jeunesse, ce pays qui perd son élite qui, par dizaines de milliers, va quêter d’autres horizons. Ce pays n’exporte rien, qui ne sait pas emballer ses dattes. Ce pays qui tourne en rond, qui ne sait pas par où commencer. Bref , ce pays riche, mais au peuple pauvre. Pourtant, ce ne sont pas les atouts qui manquent pour porter au firmament l’image de l’Algérie. Avouons-le sans complexes : l’incroyable expérience algérienne dans la lutte contre le terrorisme est très mal exploitée. Une expérience unique dans le monde, limitée à des activités ministérielles et officielles et à des messages de circonstance, sans plus. Pourtant, la lutte contre le terrorisme en Algérie a fasciné le monde. Impressionnés, les Russes suivent de très près cette expérience en lançant des projets d’études dont celui de l’édition d’un livre sur « la guerre terroriste d’Algérie » ainsi que d’autres projets audiovisuels. Les Américains ne manquent pas de rappeler ce capital expérience sans compter l’é- C’est la forme qui manque le plus duré dix années sans répit. C’est probablement ce cumul d’expérience qui a fortifié la position algérienne dans le monde face aux révoltes arabes quand elle a été le seul pays ou presque, à s’élever contre les interventions militaires étrangères. Le drame libyen est à lui seul un argument imparable sur la justesse de la vision de la diplomatie algérienne. C’est une fois plongés dans le chaos, que les généraux de l’Otan ont publiquement avoué leur erreur. «L’opération menée contre la Libye a été troite collaboration dans le renseignement entre Alger et Washington. Aujourd’hui le terrorisme et la sécurité sont au centre des enjeux stratégiques mondiaux. Avant-hier, le sous-secrétaire d’Etat américain en charge des Affaires politiques, Thomas Shannon, a déclaré à Washington que l’Algérie cumulait « une expérience pertinente » en matière de lutte contre le terrorisme. Une production littéraire et audiovisuelle sur le sujet, très faible et l’Algérie ne possède pas le moindre musée sur une guerre qui a 2 une grosse erreur», ont reconnu en mars 2015 des responsables de l’Otan à une délégation officielle algérienne composée de parlementaires, de membres du ministère des Affaires étrangères, du ministère de l’Intérieur, de celui de l’énergie, de la police, d’universitaires et de journalistes. Au regard de ce qui est advenu de ce pays, près de quatre ans après l’intervention militaire, l’aveu des responsables de l’Otan, vaut un mea-culpa des Occidentaux dans la gestion de ce dossier. Mais trop tard ! Le chaos a eu lieu. « Si le monde nous avait écoutés » a regretté il y a un mois, Abdelkader Messahel parlant de la position algérienne dans les conflits de révoltes arabes. A la lutte contre le terrorisme, à la position juste et éclairée de la diplomatie algérienne s’ajoute un autre acquis tout aussi important et tout aussi mal exploité. L’éradication des bidonvilles au niveau de la capitale. La wilaya d’Alger a gagné cette bataille menée depuis 2014 et a pu éradiquer 316 grands bidonvilles qui ternissaient l’image de la « blanche capitale ». Pas moins de 21 opérations dans la wilaya d’Alger ont permis le relogement de 36 000 familles dans des habitations décentes. Alger est devenue ainsi la première capitale d’Afrique et parmi les rares au monde sans bidonville. Resté otage des actions politiciennes, ce grand acquis, encore un autre, est très mal exploité. C’est autant d’arguments, autant d’éléments qui feront jaser les vrais gourous de la communication capables de transformer ces artifices en feu d’action et écailler radicalement le vernis d’une Algérie rouillée. Le pays manque-t-il à ce point de Spin Doctors, de ces magiciens qui peuvent installer une image non pas comme un simple produit de consommation courante, vite posé, vite oublié, mais comme une «marque» destinée à durer et à être déclinée au moment opportun ? Il faut dire que oui, du moins pour le moment. B. T. L’Actualité MARDI 31 MAI 2016 DES MILLIERS DE FAMILLES CONCERNÉES PAR LE PROGRAMME AADL 1 LES CLÉS DU BONHEUR LA DISTRIBUTION du premier lot hier du programme Aadl 1 est doublement importante pour le gouvernement. ! MADJID BERKANE Une opération qui touchera toutes les wilayas L e site de Aïn el Malha à Bir Khadem à Alger, a connu hier une ambiance de fête à l’occasion de l’opération de remise des clés aux 300 familles bénéficiaires du premier lot du programme de logements Aadl 1. Les nouveaux habits que portaient les familles (personnes jeunes ou âgées) concernées par la remise des clés renforçaient l’impression que c’est une fête de mariage ou une grande réception qui allait se dérouler à l’intérieur du grand chapiteau installé en plein cour de la cité pour abriter la cérémonie de la remise des clés. Les habitants d’Alger étant issus de toute l’Algérie, il était possible de distinguer toutes les régions de l’Algérie à travers les habits traditionnels qu’ont tenu à porter les familles bénéficiaires à cette occasion. A 10 h tapantes, toute l’assistance qui était assise à l’intérieur du chapiteau s’est levée tel un seul homme, pour saluer avec des youyous et des applaudissements retentissants l’arrivée du staff gouvernemental (cinq ministres) à sa tête, cette fois-ci, le ministre de l’Habitat, de la Ville et de l’Urbanisme, Abdelmadjid Tebboune. qui était, faut-il le relever, aux anges. « L’opération de la remise des clés pour ce programme Aadl 1 après 15 ans d’attente et plus de 10 d’abandon qu’a connus ce programme, est aussi bien une victoire pour le ministère et le gouvernement que pour les souscripteurs, a souligné, Abdelmadjid Tebboune, lors de son intervention. Le mérite revient au président de la République Abdelaziz Bouteflika qui a décidé en 2012 de relancer ce programme et tenir à ce qu’il soit réalisé dans les délais les plus brefs, a ajouté Tebboune. Après le président de la République, il faut remercier, précise le ministre, les responsables et les agents de l’Agence nationale d’amélioration et de développement du logement l (Aadl) qui se sont engagés corps et âme pour que la date de distribution de ce premier lot de logements ait lieu à la date prévue. « La date d’aujourd’hui(hier ndlr) est double- ment importante aux yeux de Tebboune. Au-delà du fait qu’elle renseigne sur le respect et la tenue de l’Etat pour ses engagements et ses promesses, elle constitue une réponse forte à tous les ennemis de l’Algérie et aux défaitistes qui ont douté et appelé à la suspicion quant aux capacités du gouvernement algérien de mener au bout sa politique après la baisse des revenus du pétrole. Un point sur lequel est revenu dans son intervention le ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales, Nouredine Bedoui, affirmant que le gouvernement ne reviendra sur aucun projet de développement inscrit « le gouvernement va réaliser tous les programmes de développement retenus dans les différents secteurs. Que tout le monde ne soit pas inquiet de ce côté-là », a indiqué en outre le ministre. Par ailleurs, et en parlant de l’opération de remise des clés d’hier, le ministre Abdelmadjid Tebboune, a fait savoir que les 300/2500 logements distribués au site Aïn el Malha à titre symbolique se poursuivra dans les jours qui viennent, et ce, jusqu’à la fin de l’année en cours comme délai maximal. « Les souscripteurs seront invités pour recevoir leurs clés au fil de la réalisation des travaux de voirie et réseaux divers(VRD) restants au niveau du site de Aïn Sefari. » Pour les autres sites, le ministre a annoncé la date du 2 juin pour la distribution de 700 logements/1500 à Ouled Fayet et la date du 4 juin pour la distribution de 500 logements à Réghaïa et la date du 5 juin pour la distribution de 204/2500 à Sidi Abdellah. Pour les autres sites à travers les autres wilayas du pays, Tebboune fixe la date du 4 juin pour la distribution de 124 logts à Tipasa et la date du 5 juin pour la distribution du premier lot à Sidi Bel Abbès et Batna. La distribution de la totalité des autres quotas pour tous les sites interviendra également au plus tard fin de l’année en cours. Abdelmadjid Tebboune a fait remarquer par ailleurs que pour le programme Aadl 2001-2002, il a été enregistré un surplus de logements réalisés. Ce surplus profitera, précise-t- il, aux souscripteurs au programme Aadl 2 de 2013 qui auront pour leur part tous leurs logements avant la fin de l’année 2017. Il est à souligner que les logements ayant été distribués hier à Aïn el Malha étaient tous dotés de commodités nécessaires(électricité, gaz, eau, réseau d’assainissement). Chose «ARCHITECTURE DES VILLES ET DESIGN» Quelle identité pour Alger ? LE WALI D’ALGER et l’ambassadeur d’Italie à Alger présents à cette rencontre. ! ABDELKRIM AMARNI D ans son allocution de bienvenue et d’ouverture des travaux, l’ambassadeur d’Italie en Algérie, Michele Giacomelli a qualifié la « Journée de réflexion autour de l’architecture, de la ville, du design » organisée hier à Alger par sa chancellerie d’« initiative qui vise à partager les connaissances, les idées, le savoir-faire sur des thématiques porteuses, dans un esprit de coopération et d’amitié. » La beauté d’une ville passe-t-elle expressément par son design architectural ? « Oui », semblaient y répondre les quelque dizaines de participants à cette rencontre agréable et respirant le talent qui passe par le chemin de Rome. Cette initiative, a indiqué l’ambassadeur, s’inscrit « dans la continuité, dans un parcours d’attention permanente de l’ambassade d’Italie vis-à-vis des thématiques de l’architecture ». Le diplomate de ce pays ami a rappelé que deux autres séminaires avaient été déjà organisés, le premier en octobre 2012 avec les architectes Femia et Peluffo et le second en janvier 2013 avec l’architecte Cucinella. Il a également rappelé la récente visite à Alger du maire de Milan, Giuliano Pisapia à l’invitation du wali d’Alger, Abdelkader Zoukh. Une visite qui a permis, at-il dit, d’ouvrir une série de pistes de travail commun, dont notamment la création d’une « Société mixte pour la réhabilitation des immeubles historiques.» L’ambassadeur a salué à cette occasion la disponibilité des illustres architectes italiens présents, tels que Paolo Desideri, Alfonso Femia et Eugenio Roncacci, et des architectes urbanistes algériens de renom tels que Halim Faïdi, (lauréat 2012 du prix du Président de la République, Abdelaziz Bouteflika), Mohamed Larbi Merboum et Hamid Kouache. Cette journée a été conçue autour de trois ateliers, avec l’esprit de se pencher sur les thèmes du développement durable des villes, la perspective d’améliorer la qualité de vie à travers la reconversion d’espaces désaffectés et la réalisation de nouvelles œuvres. Les trois ateliers se sont penchés sur « l’architecture et le projet urbain », «le projet dans le contexte historique » et « le projet architectural et le design ». Avec cette initiative, l’ambassade d’Italie et l’Institut culturel italien veulent apporter une contribution dans un secteur clé, au développement de la collaboration entre l’Algérie et l’Italie, a relevé l’ambassadeur. Des projections de soutien aux thèmes examinés par les trois ateliers ont été effectuées, offrant ainsi une ballade dans le « futur » Alger à travers sa nouvelle gare ferroviaire, « l’Historial de la rue Ben M’hidi (Alger), la bibliothèque de proximité du Télémly, Mouloud-Feraoun. Une séquence a présenté la rénovation des docks de Marseille (France) dont le wali Zoukh a souhaité que les décideurs et les architectes algériens s’en inspirent. Le célèbre architecte international Le Corbusier fit son entrée dans ces projections par le truchement de l’œuvre « Poésie sur Alger » et la restructuration détaillée du quartier « Si El Bachir sur les hauteurs du A. A. Télémly – Alger ». 3 qui a augmenté la joie des familles bénéficiaires qui comptent d’ores et déjà occuper leurs appartements avant le début de Ramadhan. Slimane Manari quinquagénaire, l’un des souscripteurs qu’on a interrogés sur ses impressions, en recevant les clés de son appartement après 15 ans d’attente, nous dira qu’il n’en a pas cru ses yeux de voir qu’il allait enfin avoir un logement digne de ce nom et vivre désormais sans se soucier du payement de loyer qui l’ a ruiné et lui a pourri la vie pendant toutes ces années. Un sentiment que partage désormais son voisin d’immeuble Mohammed Sellami sexagénaire, en ajoutant que pour lui c’est une seconde naissance et une nouvelle vie qui commence et pour lui et pour les membres de sa famille qui sont las de mener leur vie dans l’éxiguité. Les youyous des familles se faisaient encore entendre au moment où on a quitté le site de M. B. Aïn el Malha. E L’ DITORIAL Quand Washington approuve la terreur d’Etat ! KARIM MOHSEN U n procès fleuve [ouvert en février 2013] vient de connaître son épilogue vendredi en Argentine par la condamnation à la prison de 15 anciens officiers et un ex-chef d’Etat survivant (Reynaldo Bignone 88 ans). L’exprésident tortionnaire argentin Jorge Rafael Videla, qui faisait partie des accusés est mort en prison le 17 mai 2013. La Justice argentine a ainsi levé le voile sur une sulfureuse coalition des dictatures latino-américaines [Argentine, Bolivie, Brésil, Chili, Paraguay, Uruguay] dont les services secrets et les polices politiques avaient mission de traquer les opposants, marxistes et autres révolutionnaires et guérilleros. Ces dictatures, qui appliquaient la répression sans frontières s’entraidaient pour donner la chasse à ceux qui ne se soumettaient pas ou s’opposaient à leur gouvernance. C’est ainsi que les gouvernements de gauche – cf ; le coup d’Etat contre le président chilien Salvatore Allende et son assassinat par la junte de Pinochet en septembre 1973 – ont été éradiqués par la terreur et les putschs militaires. La terreur ! C’est par la terreur qu’ont régné les dictatures sud-américaines. C’est aussi dans ce contexte que fut mis sur pied ce qui sera connu sous le nom d’« Opération Condor » : l’assassinat des opposants (marxistes et hommes de gauche) aux pouvoirs dictatoriaux latino-américains. Outre les opposants politiques, cette terreur d’Etat visait également les mouvements révolutionnaires sous le sceau d’une dite « doctrine de la sécurité nationale ». Ce sont ces faits que le tribunal de Buenos Aires eut à examiner et à mettre en lumière au long des trois dernières années. L’Opération Condor s’est faite sous l’approbation de Washington, comme en attestent les témoins et des documents états-uniens déclassifiés. Il ressort que les Etats-Unis – même s’ils n’ont pas participé directement (?) à la curée étaient au courant de l’existence de ce plan dont l’objectif était de se débarrasser par la violence des opposants et révolutionnaires. Des agents de la CIA ont [auraient] ainsi participé aux enquêtes et recherches sur ces opposants. A un ministre argentin qui le mettait au fait du plan Condor, Henri Kissinger – secrétaire d’Etat du président Richard Nixon – a eu ces mots [rapportés lors du procès et dans un document versé au dossier d’accusation] : « S’il y a des choses qui doivent être faites, faites-les rapidement. Mais vous devez reprendre rapidement les procédures normales. » En d’autres termes, le chef de la diplomatie états-unienne, loin de s’opposer aux tueries qui se préparaient, leur a donné son « feu vert ». En fait, les dictatures qui se sont installées au pouvoir en Amérique latine entre 1960 et 1975, ont toutes été aidées directement ou indirectement par le gouvernement états-unien et par son « bras armé » la CIA qui joua un grand rôle dans la chute du président Allende au Chili. Les juntes militaires latino-américaines mirent sur pied des escadrons de la mort qui opéraient y compris à l’étranger y pourchassant les opposants. Cela a été le cas pour l’ex-ministre chilien de Salvatore Allende, Orlando Letelier, assassiné à Washington DC, en même temps que son assistante Ronni Moffitt, le 21 septembre 1976 par la Dina (services secrets chiliens). L’affaire avait fait alors grand bruit dans le monde, embarrassant les Etats-Unis qui, sans doute, ne s’attendaient pas à ce que les tueurs latino-américains opèreraient sur leur territoire. Or, en ne disant pas non à cette épuration en règle, les Etats-Unis ont été complices de ce que les défenseurs des droits de l’homme considèrent comme des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité. Qui jamais jugera les Etats-Unis qui sont, peu ou prou, responsables des crimes (comme en Irak) qui ont émaillé le monde lors des six-sept dernières décennies. Les Etats-Unis, certes, mais la France n’était pas en reste dont de nombreux analystes estiment qu’elle « pourrait également avoir une responsabilité dans l’exportation des techniques de guerre subversive utilisées pendant la guerre d’Algérie ». Des chefs de l’OAS - qui a semé la terreur en Algérie - se sont réfugiés surtout en Argentine et au Chili où ils ont trouvé à employer leurs méthodes de « pacification » expérimentées contre les Algériens. Ainsi, l’ancien ministre français des Armées, Pierre Messmer, admet que son gouvernement avait mis en place de 1959 à 1981 une mission militaire française permanente à Buenos Aires qui procurait des conseillers aux troupes argentines. Le général tortionnaire, de triste mémoire, Paul Aussaresses, a été attaché militaire au Brésil en 1973, et enseigna au Centre d’instruction de la guerre dans la jungle. Paris était une « prestataire » de service. Ce que confirme Marie Monique Robin, dans son documentaire « Escadrons de la mort, l’école française » dans lequel, le général Contreras, ex-chef de la Dina, affirme : « C’est la DST qui a le plus coopéré. C’était un service de renseignement ami. ». Ce sont donc lesdites « démocraties » qui ont enfanté la dictature, pour leur standardisation du monde sous leur domination. K. M. L’Actualité MARDI 31 MAI 2016 2ème JOURNÉE DU BACCALAURÉAT DÉCISIVE POUR LES CANDIDATS ENTRE LA DIFFICULTÉ de l’examen et le stress des parents, les candidats n’arrivent pas à gérer leur temps dans cette période la plus difficile de leur vie scolaire. ! ABDELLAH BOURIM Ph : R. Boudina L es élèves ont abordé, hier, le deuxième jour du baccalauréat, journée décisive où les mathématiques et la philosophie ont été au rendez-vous, avec beaucoup de difficultés, de stress, mais aussi la pression de leurs parents. Les « mathématiques », cet examen le plus rude et le plus attendu dont le nom fait peur aux jeunes candidats, en particulier les élèves des filières scientifiques. Quelle impression a laissé l’épreuve de mathématiques sur les jeunes candidats ? Pour tenter de répondre à cette question, nous nous sommes rendus dans quelques centres d’examens au niveau de la capitale, précisément à Kouba, où les points de vue les plus récurrents s’attachent à dire que l’épreuve de « mathématiques » est « abordable », mais accompagné d’un « mais » qui cache derrière un océan de stress, d’angoisse. Entre la difficulté de l’examen et le stress de leurs parents, les candidats n’arrivent pas à bien gérer leur temps dans cette période la plus difficile de leur vie scolaire. En résumé, les élèves sont exposés beaucoup plus à la pression de leur parents qu’aux épreuves du baccalauréat. 11h30, lycée Hamia à Kouba, où nous étions à la rencontre de quelques candidats au baccalauréat, qui nous ont On entre dans le vif du sujet livré leurs impressions sur le sujet de mathématiques dont ils étaient examinés dans la matinée. A la sortie du lycée Hamia, on a abordé la question avec quelques élèves. Pour Salim, ce jeune lycéen rencontré : «Certes, en mathématiques il n’y a qu’une seule réponse juste », «le stress m’a pris. Je ne peux dire si j’ai bien travaillé ou pas », « nous avons eu deux sujets au choix. Les questions élaborées sont tirées du programme, mais elles sont difficiles» a-t-il fait savoir. Certains candidats ne sont pas sûrs de leur réponse, d’autres semblent plus confiants avec la présence de leurs parents à leurs côtés. Une maman pressée, angoissée attendant son fils aux alentours, n’a pas su maîtriser son stress à la sortie de son fils du centre d’examen, elle s’est vite jetée sur lui, en le bombardant avec une série de questions. Une image qui reflète l’état psychologique dans lequel se trouvaient ces jeunes candidats qui sont appelés, à la fois, à gérer leur stress et celui de leurs parents. Les élèves qui devaient se concentrer sur les épreuves de l’après-midi se sont vus perturbés par leurs parents ! Sur ces entrefaites nous quittons les frères Hamia , direction le CEM «Benmoussa» qui se trouve à quelques encablures. Pour avoir les différents points de vue des élèves, nous avons procédé de la même manière, en nous mêlant à eux à l’extérieur de l’établissement. « Je suis désespérée, pourtant le sujet était abordable. Un peu de concentration suffirait pour résoudre les différents exercices», lance une jeune fille. « Mais cette concentration fait défaut. » Il semble difficile de convaincre les élèves de surmonter leur stress. Ces derniers restent inquiets pour la suite des examens « car c’est, aujourd’hui, (hier, Ndlr) que le jeu doit être joué». Les candidats aux examens du baccalauréat de cette année ont eu la chance de ne pas avoir à passer leur examen pendant le mois de Ramadhan comme prévu, suite à la décision du ministère de l’Education qui avait répondu à l’appel des élèves et leurs parents. Ceux de la session 2017 seront confrontés, non seulement à ces épreuves et au stress de leurs parents, mais au mois sacré. Pour le baccalauréat 2017, la ministre de l’Education a déclaré à L’expression, qu’il n’est pas question de toucher au programme scolaire. « Cette année est une exception, mais pour l’année prochaine, il n’est pas question de toucher au programme scolaire, car c’est antipédagogique. » Selon la ministre de l’Education, Nouria Benghebrit, les examens de fin d’année 2017 se dérouleront A. B. comme prévu ». VISITE DE SELLAL DANS LA WILAYA DE TIZI OUZOU Retour sur une randonnée pas comme les autres DANS UNE AMBIANCE des plus festives, aucun sujet politique n’a été abordé tout au long de cette belle journée printanière. Il a été question de l’avenir économique et social de la région… ! WALID AÏT SAÏD L e Premier ministre et des membres du gouvernement qui se recueillent sur la tombe de Mouloud Mammeri, ça restera l’image forte de la visite d’Abdelmalek Sellal, dimanche dernier dans la wilaya de Tizi Ouzou ! Un véritable symbole qui résume le déroulement d’une randonnée pas comme les autres ! Cette journée dans les montagnes du Djurdjura aura été forte en symboles, mais pas seulement ! Une véritable osmose a eu lieu entre le chef de l’Exécutif et la population locale qui lui a réservé un accueil des plus chaleureux ! Le summum aura été atteint lors de cette harmonie qu’aura incontestablement été sa halte au beau village Agouni Ahmed perché sur les cimes du Djurdjura pour la mise en service du gaz naturel au profit de 1500 foyers. C’est la première fois depuis des décennies qu’un responsable politique algérien s’aventure en dehors du chef-lieu de la wilaya. Et c’était donc jour de fête à Ath Yenni où Sellal et ses ministres ont eu droit à une véritable liesse. Tambourins «Idhebbalen» et danses locales attendaient la délégation. L’accueil était digne des anciens montagnards fiers et heureux d’être soulagés enfin des aléas du froid glacial qui sévit plusieurs mois durant l’hiver. Sellal aura même eu droit à un bain de foule, un luxe habi- tuellement réservé au président de la République. D’ailleurs, en parlant de bains de foule, ils se sont improvisés tout au long de son parcours dans la ville des Genêts. Le Premier ministre ne s’est pas privé de les savourer en cassant les protocoles établis pour aller écouter les citoyens, au grand dam de son service de sécurité ! Le chef de l’Exécutif semblait comme un poisson dans le barrage de… Taksebt ! On l’a vu retrouver Tizi Ouzou. Il semblait avoir mis de côté son lourd costume de Premier ministre pour renouer avec la méthode Sellal ! Il est allé directement prendre le pouls de la région en discutant de longs moments avec la population. Il a usé d’un langage direct et populaire alternant dérision et sérieux! Caricaturant les choses avec un langage des plus populaires, se référant aux sports ou aux habitudes de la région, il a lancé des vérités que souvent les politiques font fi d’ignorer. Par exemple, en parlant des problèmes bureaucratiques du pays, il tance les fonctionnaires responsables de ces blocages et les menaçant car « ils font vivre un véritable enfer aux citoyens ». « Même le Prophète Ayoub (connu pour son endurance et sa persévérance) ne pourra rester patient avec ces lourdeurs bureaucratiques », ce qui a plongé l’assistance dans le délire. Bref, Abdelmalek Sellal s’est fait un plaisir de discuter avec les citoyens pour prendre la température et connaître leurs véritables Elle restera l’image la plus forte de la visite du Premier ministre besoins. Même lors de la rencontre avec les investisseurs locaux il aura longuement pris la parole. Son discours d’ouverture devait être court et concis, il aura duré plus d’une demi-heure. Pas rassasié, il reprend vite la parole allongeant au passage cette rencontre qui devait s’achever à 18h jusqu’à 20h. Aucune question politique n’a 4 été abordée tout au long de cette belle journée printanière. Il était seulement question du développement économique et social de cette région qui en a tant besoin. C’est ce à quoi aspire la population que semble avoir compris le Premier ministre. Cette visite tant redoutée aura donc été une vraie W. A. S. «tamaghra»… De Quoi j’me Mêle MARDI 31 MAI 2016 Souhila… Ce n’est qu’un au revoir Le mois de juillet sera historique pour les Algériens UN COLLÈGUE bien inspiré s’est amusé à chercher la période de congé officiel la plus longue de l’année. Il en a ainsi déduit que juillet 2017 devrait entrer dans l’histoire de l’Algérie comme le mois le plus intéressant en la matière. Ainsi, «la plus longue période de jours fériés de l’histoire de l’Algérie aura lieu en juillet 2016 ! En effet, le mardi 5 juillet, sera un jour férié (Fête nationale), les mercredi 6 et jeudi 7 juillet,(Fête religieuse, Aïd El Fitr), les vendredi 8 et samedi 9 juillet jours de repos hebdomadaire! 5 jours de congé de suite! Quelle chance!». Dixit Fadel Djenidi. Le site de «Bélier de Boualem» classé bien culturel LE SITE de la station de gravures rupestres dénommé «Bélier de Boualem», situé sur le territoire de la commune de Boualem (ElBayadh), a été classé sur la liste des biens culturels, selon le Journal officiel (J.O) daté du 8 mai 2016. Le classement de ce site archéologique qui témoigne de l’art pariétal saharien de la période du néolithique, entraîne une définition des servitudes et obligations à la charge des occupants de cet espace archéologique et de sa zone de protection, est-il précisé dans le document officiel. Le texte législatif définit également les «servitudes» et «obligations» à la charge des occupants du site et de sa zone de protection, soit 200 mètres autour du site culturel, tels que fixés par le Plan de protection et de mise en valeur du site archéologique et de sa zone de protection (Ppmvsa). APRÈS 15 années de bons et loyaux services, notre collègue du service technique quitte L’Expression pour d’autres cieux. Le collectif du journal a vécu ce départ comme le vivrait une famille qui voit l’un des siens quitter le foyer pour d’autres horizons. Notre collègue Souhila qui a été dans l’équipe de démarrage de notre journal n’a pas démérité. Elle laissera un vide tant professionnel qu’humain. Aussi, pour garder le meilleur souvenir de Souhila et pour lui permettre de prendre avec elle de belles images de son journal, la direction de L’Expression a organisé une sympathique réception en son honneur. Les Japonais, les Russes et les Chinois snobent Paris présence reflue de 13,9%. A quelques jours de l’Euro de foot, les professionnels ne désespèrent pas de sauver la saison touristique en mettant fin à ces blocages relayés dans le monde entier. L’enjeu en termes d’emplois est immense puisque 500 000 d’entre eux dépendent de ce secteur dans la région parisienne. Déjà entamée par les attentats, la fréquentation des touristes étrangers dans Paris et sa région se voit freinée par les grèves et les blocages. Les réservations hôtelières des touristes japonais accusent un recul de 56% sur un an au premier trimestre, tandis que celles des Russes sont également en repli de 35%. Quant aux Chinois, leur A la découverte d’Alger, un annuaire très pratique LES PAGES MAGHREB, l’annuaire économique algérien, fête ses dix ans avec la publication de sa quatrième édition, entièrement dédiée à Alger. Sous le titre générique A la découverte d’Alger, l’édition s’impose comme un annuaire assez complet qui traite de tous les aspects de la vie algéroise. De l’économie à la culture en passant par les services et même la politique, la publication des Pages Maghreb n’a rien laissé au hasard. On y sent vraiment les odeurs d’Alger, rien qu’à lire les innombrables adresses qu’il propose à ses lecteurs. Mais l’ambition de ce quatrième numéro reste son caractère pratique et une aide sérieuse à celui qui veut découvrir Alger. L’Algérie, le futur éden de l’industrie mécanique UNE ÉTUDE sérieuse à paraître prochainement classe l’Algérie sur la liste des pays qui apporteront un débouché très intéressant à l’industrie de l’automobile mondiale. Le document réalisé par une revue internationale spécialisée dans la filière mécanique révèle que dans une dizaine d’années, l’Algérie sera une grande capitale africaine de l’industrie automobile. Selon des estimations de la revue. La filière automobile pèsera dans un futur proche plusieurs dizaines de milliards de dollars de chiffre d’affaires et intéressera quelque chose comme une trentaine de constructeurs entre européens, américains et asiatiques. L’étude souligne enfin que Renault et Peugeot commettent des erreurs stratégiques en s’appuyant sur le Maroc. Tabagisme chez les médecins : « Faites ce que je dis et pas ce que je fais» UNE ENQUÊTE menée par la Fondation pour la promotion de la santé et le développement de la recherche (Forem) montre l’ampleur de la consommation de tabac en milieu médical. L’étude a été effectuée au mois de mai 2016 par 17 étudiants en médecine sur un panel de 1023 médecins (57% d’hommes et 43% de femmes) répartis dans sept grands hôpitaux de la capitale, dont le CHU Mustapha Pacha, le CHU de Bab el-Oued ainsi que l’hôpital de Ben Aknoun. Cette enquête a révélé que près de la moitié des médecins sont des fumeurs alors que 99% d’entre eux estiment que le tabac a un effet nuisible sur leur santé. Sur les 1023 professionnels de la santé interrogés, 47% des hommes fument contre 19% chez les femmes. Le tabagisme se caractérise par la consommation de cigarettes pour 97,7% des médecins hommes sondés tandis que les 2,3% restants consomment du tabac à chiquer. Les Tunisiens nous apprennent à exporter La Mission commerciale tunisienne à Alger organise à partir d’hier, une rencontre mettant en contact à Tunis des opérateurs économiques algériens, tunisiens et d’autres hommes d’affaires de l’Afrique subsaharienne. Les entreprises associées à l’événement viennent du monde des nouvelles technologies de l’information et de la communication. L’idée des Tunisiens est simple, mais elle peut paraître géniale par les temps qui courent. Et pour cause, il s’agit d’ouvrir aux entreprises algériennes les portes de l’export vers l’Afrique. Pourquoi une organisation algérienne n’y a pas déjà pensé ? Allez savoir. 5 L’Actualité MARDI 31 MAI 2016 PRÉSENTATION DU PROJET DE LOI SUR LES COMMISSAIRES-PRISEURS À L’APN Des députés dénoncent la «mafia des enchères» CET AVANT-P PROJET DE LOI dormait dans les tiroirs de la commission des affaires juridiques de l’APN depuis un an. ! MOHAMED BOUFATAH Ph : R. Boudina L ’APN a été complètement désertée par les députés hier lors de la présentation du projet de loi relatif au commissairepriseur par le ministre de la Justice, garde des Sceaux, Tayeb Louh. A peine une trentaine de membres de l’assemblée ont été présents à la plénière. Le rapport préliminaire établi par la commission juridique est jugé « vide » par le député du parti El-aâdala. Par contre, l’exposition des motifs présentée par le ministre de la Justice est « beaucoup plus explicite », selon Lakhdar Benkhelaf. L’avant-projet de loi relatif au commissaire-priseur dormait dans les tiroirs de la commission des affaires juridiques, administratives et des libertés de l’ APN depuis un an, soit depuis le 9 juin 2015, et les nouvelles dispositions ont été introduites sous l’ère de l’ancienne Constitution, apprend-on encore. Les députés, dénoncent ce qu’ils appellent « la mainmise de la mafia des ventes aux enchères sur cette profession». « Ce fléau a pris de l’ampleur à tel point qu’un cartel s’est constitué pour imposer son contrôle sur la majorité des ventes aux enchères », déploret-on. « Ces lobbys imposent leur propre logique aux commissaires aux comptes et ce, au vu et au su des autorités qui sont en fait désarmées et impuissantes devant ces groupes de pression », estime-t-on. « La menace et la violence verbale et physique constituent le modus operandi de ces lobbies », indique-t-on encore. Les membres de la chambre basse du Parlement proposent de revoir la carte de dispatching des commissaires-priseurs à travers le territoire national. A titre d’exemple, « la région de Hassi Messaoud qui compte près de 500 entreprises ne dispose que de deux à trois commissairespriseurs »’est-il relevé. En outre, souvent les fession n’a subi aucun changement depuis 18 ans. Ainsi, le nouveau texte de loi est venu réactualiser les deux textes sus-indiqués. Le commissaire-priseur exerce une profession libérale placée sous la tutelle du ministère de la Justice, au même titre que les autres corps des officiers publics tels que les notaires et les huissiers de justice. Le commissaire-priseur est l’officier public chargé de procéder, dans les conditions fixées par les lois et la réglementation en vigueur, à l’estimation et à la vente aux enchères publique des meubles et des effets mobiliers corporels. Il est nommé à son office par arrêté du ministre de la Justice, garde des Sceaux. Après la promulgation des textes d’application du projet de loi en question, la compétence territoriale du commissaire-priseur, jadis limitée à celle du tribunal de première instance, sera élargie au ressort de la cour de la wilaya de sa compétence. Si l’exercice de la profession de commissaire-priseur, est incompatible avec l’exercice d’un mandat électoral, il sera ouvert aux « repentis réhabilités dans le cadre de la réconciliation nationale ». Cet amendement a été introduit par la commission des affaires juridiques, administratives et des libertés de M. B. l’APN. Un fléau qui a pris de l’ampleur opérateurs économiques nationaux ne sont pas convaincus de l’utilité du rôle de commissaire-priseur, souligne-t-on encore. Le commissaire-priseur, un acteur incontournable dans la vie économique puisqu’il participe au renflouement des caisses du Trésor public à travers les droits d’enregistrement et des taxes fiscales comme il aide les entreprises publiques à se débarrasser de leurs équipements et matériels vieillissants et âgés. La profession de commissaire-priseur régie par l’ordonnance N°96/02 du 10/01/1996 portant création et organisation de cette profession et le décret exécutif N°96/291 du 02/09/1996 fixant les conditions d’accès, d’exercice et de discipline de la pro- PROJETS DE LOI RELATIFS À LA NORMALISATION, AU CODE PÉNAL ET À L’UTILISATION DE L’EMPREINTE GÉNÉTIQUE Le Sénat expédie son agenda LE MINISTRE DE LA JUSTICE a annoncé que l’Algérie a saisi officiellement la Ligue arabe en vue de modifier deux accords portant sur la lutte contre le terrorisme et le blanchiment d’argent. ! NADIA BENAKLI T rois projets en une seule plénière. Le Conseil de la nation a donné son aval pour les trois projets de loi relatifs à la normalisation, au Code pénal et à l’utilisation de l’empreinte génétique dans les procédures judiciaires et l’identification des personnes. Lors d’une séance plénière, tenue hier matin, les sénateurs ont validé à la majorité ces trois projets. Sachant qu’il s’agit juste d’une formalité, les trois projets sont passés comme une lettre à la poste. Présentés respectivement par le ministre de l’Industrie et des Mines, Abdessalem Bouchouareb, et le ministre de la Justice, Tayeb Louh, les trois projets ont été validés sans aucune forme de contestation de la part des locataires de la chambre haute du Parlement. A l’issue du vote, le ministre de l’Industrie et des Mines a refusé de répondre aux questions des journalistes. Dans son intervention devant les sénateurs, le ministre a expliqué que la nouvelle loi relative à la normalisation prévoit l’introduction des principes internationaux de précaution dans l’élaboration des normes qui attestent de la qualité des biens et des services produits en Algérie afin d’accroître la protection de la santé des consommateurs et la préservation de l’environnement. Selon lui, les changements proposés par ce projet de loi tendent aussi vers une meilleure coordination de l’intervention des secteurs concernés par le contrôle du respect des normes à travers la redéfinition du rôle joué par les différents acteurs dans l’élaboration et l’adoption des règlements techniques, des normes et des procédures d’évaluation de la conformité. Parmi les principales modifications apportées à ce projet de loi, figure l’ouverture de l’activité de la normalisation à des intervenants qualifiés qui seront homologués par les autorités habilitées afin de couvrir l’importante demande de certification de biens et de services. Ainsi, le nouveau texte supprime l’article 22 de la loi de 2004 qui confère la gestion de la certification obligatoire, liée au marquage, à l’Institut algérien de normalisation (Ianor) exclusivement. Contrairement à Bouchouareb, le ministre de la Justice a répondu, en marge de l’adoption des textes, aux questions des représentants de la presse. M.Louh a fait savoir que les modifications apportées au Code pénal consolident l’arsenal juridique relatif à la lutte contre le terrorisme. «La nouvelle loi donne aux législateurs algériens les moyens de lutter contre le phénomène de recrutement de combattants pour le compte des organisations terroristes, sanctionne le financement du terrorisme et l’utilisation des nouvelles technologies de la communication dans des actes criminels », a clarifié M. Louh. Interrogé sur le nombre d’Algériens qui sont partis pour le djihad en Syrie, le ministre a qualifié leur nombre «d’infime». M. Louh n’a pas voulu avancer leur nombre et s’est contenté de dire que les autorités judiciaires ont émis des mandats d’arrêt contre un certain nombre d’Algériens qui sont partis en Syrie. Le ministre de la Justice a annoncé que l’Algérie a saisi officiellement la Ligue arabe en vue de modifier deux accords, le premier ayant trait à la lutte contre le terrorisme et le deuxième concerne le blanchiment d’argent. Revenant sur le projet de loi relatif à l’utilisation de l’empreinte génétique dans les procédures judiciaires, le ministre a expliqué que «cette loi organise l’utilisation de l’empreinte génétique et définit les règles de protection des droits des personnes, et la protection de leur vie privée ». «Cette loi a mis en place une base de données nationale de l’empreinte génétique supervisée par les juges », a-t-il ajouté. N. B. LOUH À PROPOS DE L’ENTRÉE EN BOURSE DES ACTIONS D’EL KHABAR «Pas de commentaire sur les affaires en justice» Le ministre de la Justice, garde des Sceaux n’a pas voulu polémiquer. Interrogé en marge du vote des lois au Sénat, Tayeb Louh a refusé de répondre à une question relative à la cotation en Bourse des actions d’El Khabar qui est toujours en justice. « Il faut travailler à semer la culture de droit dans ce pays. Il n’y a aucun commentaire à faire sur des questions exposées à la justice. Ni la Constitution, ni les lois ne le permettent », a-t-il dit, invitant les journalistes à ne pas commenter les affaires traitées au niveau de la justice. Le ministre de la Justice a annoncé, en outre, la création prochaine de l’Instance nationale des droits de l’homme, prévue par la nouvelle Constitution. N.B. Djezzy reçoit la première tranche du financement du Service Universel Djezzy a le plaisir d’annoncer avoir reçu la première tranche des fonds qui seront consacrés au déploiement du Service Universel de Télécommunications (SUT), lors d’une cérémonie organisée ce dimanche 29 Mai au siège de l’ARPT. Le SUT consiste à fournir des prestations de téléphonie et d’accès à internet à 512 Kbps dans des localités peu peuplées réparties sur plusieurs wilayas du Nord et du Sud du pays. Sur les 37 localités qui lui ont été attribuées, Djezzy assure d’ores et déjà la couverture de 9 localités situées dans les wilayas de Bordj Bou Arreridj et de Tizi Ouzou. Il s’agit entre autres des localités de Ighraiene, Tala Toulmout, Tifilkout, Tizit, Maamar, Lainseur, Ighil N’Ait Chila, Ouled Kacem et Ouled Ham. Concernant les 28 localités restantes, Djezzy a finalisé les études techniques requises et a déjà commencé la construction de certains sites. En tant qu’entreprise citoyenne, Djezzy 6 réaffirme sa détermination à assurer le plus rapidement possible la couverture de l’ensemble des localités qui lui ont été confiées dans le cadre du Service Universel, accompagnant ainsi le Gouvernement dans sa stratégie de désenclavement et de réduction de la fracture numérique. L’Actualité MOBILIS ET LA 4G LTE «Le grand Big-B Bang est imminent» ! SALIM BENALIA La technologie mobile de quatrième génération 4G charriera de nouveaux services, de nouvelles expériences et de nouveaux marchés. Son avènement coïncide avec un emballement inédit du numérique qui augure d’un «Big-Bang» qui chamboulera le mode de communication de l’homme. « La 4G fait déjà l’objet d’un véritable engouement en Algérie et son succès est certain dans notre pays, avec à la clé beaucoup de bénéfices », a déclaré M. Bessah Fayçal, Directeur stratégie à Mobilis. L’opérateur historique a en effet réuni les journalistes autour du thème de la 4G LTE (Long Term Evolution), et ce dans le cadre d’une formation liée à cette dernière. Mobilis a convoqué pour l’occasion les experts de nombreux accompagnateurs comme Ericsson, ZTE et Huwawei. Tous se sont relayés au pupitre afin d’exposer leurs visions de cette évolution dont les étapes sont en train d’être franchies à un rythme exponentiel. Tous ont dessiné les grandes lignes de ce futur technologique qui est déjà bien réel dans certains pays comme les Etats-Unis, voire même la Chine. Ainsi ils ont particulièrement évoqué ce « Big-Bang » du Data. L’évolution accrue de ce dernier est évidente, a-t-on indiqué en rappelant que la progression de celle-ci a été 4000 fois supérieure vers 20142015, à l’indice relevé en 2005. elle le sera davantage à l’horizon 2020 soit 400 000 000 de fois supérieure que durant l’année 2000, ce sera alors l’ère de la 5G. A ces chiffres s’ajoute le mode de connectivité hyper caractérisé qui se précise d’année en année puisque pour le même horizon l’on avance que les tablettes et autres smartphones seront en hausse d’un demi- milliard. « Alors que le trafic vidéo atteindra les 75%. Autant d’indices et de bonnes raisons pour lancer résolument la 4G en Algérie. a-t-on suggéré. Cette inéluctable prophétie annonce également le règne des objets connectés (homme à machines et machines à machines…) avec une montée en puissance de la réalité virtuelle. Ces objets connectés seront au nombre de 20 milliards. Ce qui suppose l’avènement d’un environnement smart ou intelligent comme les maisons intelligentes par exemple. Sinon, l’exploitation de la vidéo à des fins utiles et là où les précédents outils technologiques ne permettaient pas à l’œil humain d’accéder. Cet immense champ de possibilités que permet l’Internet mobile, inclut en outre la télé médecine. Ce séminaire de Mobilis relatif à la 4G mobile intervient, alors qu’il est attendu que les autorités promulguent un décret exécutif permettant l’entrée en vigueur de l’exploitation commerciale des licences 4 G. S. B. MARDI 31 MAI 2016 LABELLISATION DE PLUSIEURS PRODUITS ALGÉRIENS «Bassma djazaïria» entre dans la course LES ENTREPRISES qui ont été retenues pour ce label, se disent conscientes du défi qui les attend. ! ALI AMZAL C’ est la concrétisation d’une année d’élaboration. Le Forum des chefs d’entreprise en a fait une réalité ; le label algérien pour distinguer la qualité des produits algériens est désormais effectif. A cet effet, la soirée de dimanche dernier a été consacrée justement à la remise du label « Bassma djazaïria » à neuf entreprises, et 29 produits. En l’occurrence les entreprises Condor (Electroménager), le groupe Sim et la société Global Food (Agroalimentaire), Bomare (électronique), le groupe Hasnaoui, Amimer Energie et l’entreprise Système panneau sandwich (BTP), Socothyd (pharmaceutique) et la société Faderco, spécialisée dans les produits d’hygiène corporelle. Selon le président du FCE, Ali Haddad, ce label ne viendra pas remplacer les organismes d’évaluation et de certification, il complétera cette tâche et donnera la possibilité aux opérateurs économiques qui le souhaitent de donner une valeur et une évaluation à leurs produits, et d’autre part encourager la production nationale et le principe du « consommons algérien ». Dans ce sens, M.Haddad insiste sur l’importance d’un tel outil dans la relance de l’industrie, la diversification de l’économie nationale et la réduction de la facture d’importation. « Nos entreprises fabriquent des produits d’une qualité qui n’a rien à envier aux produits que nous importons de partout, les consommateurs le savent , mais n’ont aucun moyen intelligible leur permettant de les identifier sur le marché » indique Ali Haddad. Une première réussie Pour sa part le ministre du Commerce Bakhti Belaïb estime que c’est une avancée remarquable et témoigne du changement qui s’opère au niveau de la production et de la commercialisation des produits algériens. « J’ai été agréablement surpris en visitant deux grandes surfaces à Alger, par le chiffre d’affaires réalisé sur les produits algériens, qui dépasse largement celui réalisé sur les produits étrangers », précise le ministre. Par ailleurs, les entreprises qui ont reçu ce label sont toutes passées par le processus du FCE et ont répondu aux critères fixés. Il s’agit d’apporter une valeur ajoutée territorialement créée, autrement dit, au moins 40 % de valeur ajoutée créée sur le territoire national, soit sur un produit qui coûterait 100 DA, 40 DA doivent être dépen- sés en Algérie. A cela s’ajoute le taux de transformation et la qualité du produit. Dans ce sillage, le président du comité de labéllisation, affirme que les entreprises qui n’ont pas une bonne gouvernance ne peuvent postuler pour obtenir ce label, et pour cause, elles ne peuvent été retenues si elles ne sont pas à jour avec les administrations fiscales et parafiscales. Par ailleurs, les entreprises qui ont été retenues pour ce label, se disent conscientes du défi qui les attend, en l’occurrence la constance dans l’amélioration de la qualité des produits, et œuvrer pour une repsentation efficiente sur les marchés internationaux. « C’est une fierté de recevoir ce label, puisque c’est le fruit du labeur de nos employés qui se sont impliqués pour faire un produit de qualité, et en plus c’est la preuve que nous pouvons faire aussi bien que les autres, et on n’est pas obligé de toujours s’approvisionner chez les étrangers, nous avons des entreprises modernes qui font des produits compétitifs, et c’est normal quand on a l’équipement, le personnel, et la matière adéquats pour cela. En plus, il faut avoir du patriotisme en économie ; cette action du FCE va transcender la société , dans le sens où le consommateur va croire en le produit algérien quand on lui donne la possibilité de vérifier la qualité et la traçabilté du produit, et le producteur sera mis en avant et sera encouragé à faire toujours plus », nous livre Mehdi Bendimerad, propriétaire de la société SPS pour la production de panneaux sandwichs. A. A. FORUM DE FORMATION ET D’INFORMATION POUR LA PROMOTION DE TAMAZIGHT EN MILIEU SOCIAL Le HCA et la Cnas conjuguent leurs efforts LA SATISFACTION pour nos interlocuteurs ne sera entière que lorsqu’on retrouvera cette langue L ’ensemble des centres payeurs de la Cnas (Caisse nationale d’assurances sociales des travailleurs salariés), aura la possibilité bientôt de satisfaire les besoins des assurés parlant la langue amazighe. A cet effet, l’initiative lancée conjointement hier, par le Haut Commissariat à l’amazighité et la Cnas, s’inscrit complètement dans cette optique. Il s’agit du coup d’envoi de deux jours de formation et d’information, destinées aux professionnels de la communication et de l’accueil, et suivies d’une formation continue à distance. Autrement dit, ce forum s’inscrit dans le contexte d’officialisation de tamazight et exprime la volonté du gouvernement à étendre l’introduction effective de tamazight, en plus des institutions, au service public quelle que soit sa nature. « C’est un travail de longue haleine, qui aura pour but ultime de rapprocher les assurés et les ayants droit, dans toutes les langues, c’est tout l’intérêt dont le résultat est d’avoir au sein de chaque centre de paiement, un agent de la communication muni d’un lexique comportant la terminologie spécifique au domaine social, de façon à pouvoir prendre en charge toutes les préoccupations dans la langue de son choix »explique le Dg de la Cnas Hassan Tidjani Hadam. De son côté, le représentant du Premier ministre Seïf El Hak Chorafa, , considère que cette initiative a le mérite de traduire la volonté du gouvernement pour la consolidation effective et progressive de tamazight auprès de toutes les institutions. Dans le même sillage, pour le HCA, il s’agit d’un engagement qui détermine réellement le rôle de cette institution, notamment après l’officialisation de tamazight. « Le but de cette formation est de donner à tamazight un rayonnement à travers tout le territoire national, avec la Cnas qui est présente dans toutes les wilayas. Cette action sera optimisée. D’un autre côté, ce programme aspire à s’étendre à tous les secteurs, notamment celui de la officielle dans les documents. Le directeur général de la Cnas Le secrétaire général du HCA justice, qui a déjà exprimé le besoin de faire bénéficier ses cadres de ce genre de formation », indique El Hachemi Assad, secrétaire général du HCA. En effet, pour le HCA, il s’agit d’effectuer un état des lieux de la communication en tamazight et en recenser les résultats issus des principales expériences et des acquis, de noter les insuffisances. « Notre mission est de s’impliquer davantage dans l’affirmation de tamazight, en tant qu’outil moderne contribuant à la cohésion sociale, et au développement scientifique, la Constitution vise l’ancrage de tamazight dans le domaine de la recherche et sa promotion sur le territoire national », affirme le secrétaire général du HCA. Avant de préciser, que cette initiative est le point de départ de nombreuses actions qui s’inscriront dans la concrétisation des principes de promotion et de réhabilitation de tamazight. Dans ce sens, M. Assad affirme qu’en plus du secteur de la justice, un travail important est en cours avec le ministère de l’Intérieur et des Collectivités locales pour déterminer les appellations en tamazight des rues et ruelles. A cela il faut ajouter les formations prévues pour les services d’archivage du ministère des Moudjahidine, c’est dire l’importance et la reconsidération de l’environnement culturel et historique de l’Algerie. A cet effet, le rôle du HCA est d’établir des listes de références comportant l’ensemble des dénominations et des concepts en tamazight, en vue de les institutionnaliser progressivement. En somme, pour les observateurs, doter le service public de cette amélioration dans l’accueil et la communication, est un enrichissement, de la liberté pour les assurés et représente un grand pas en avant, dans le sens où l’exclusion et la marginalisation des citoyens qui ne s’expriment qu’en tamazight, ne feront pas partie de cette Algérie qui se prépare justement à asseoir un environnement culturel pluriel et démocratique. D’un autre côté, la satisfaction pour nos interlocuteurs ne sera entière que lorsqu’on retrouvera cette langue officielle dans les documents et dans le quotidien, de façon à conférer le choix et la liberté aux citoyens algériens de vivre ensemble avec leurs différences. A. A. 7 L’Actualité MARDI 31 MAI 2016 ÉMIGRATION CLANDESTINE TIZI OUZOU Ils promettaient des visas à 500 000 DA Les éléments de la brigade d’investigation économique et financière de la police judiciaire de Tizi Ouzou viennent de mettre la main sur un réseau de faussaires qui escroquaient leurs victimes avec des promesses d’obtention de visas. L’opération qui a été possible grâce à des renseignements faisant état d’un trafic de dossiers de demandes de visas, par deux individus dont l’un a été pris en flagrant délit et arrêté en possession de faux documents dont des fiches de paie et des attestations de travail. Le second est encore recherché. La même enquête a permis de découvrir en sa possession, un faux dossier destiné à l’obtention d’un visa pour les Etats-Unis d’Amérique, ainsi que le sceau d’une société servant dans la confection des dossiers, et des demandes de visas. Présenté au parquet de Tizi Ouzou, pour association de malfaiteurs en vue de la commission d’un délit, faux et usage de faux et escroquerie, il a été mis en détention préventive alors que son complice demeure activement recherché. K. B. MOSTAGANEM Mobilisation de 34 brigades de contrôle pour le mois de Ramadhan Pas moins de 34 brigades de contrôle sont mobilisées à Mostaganem pour le mois de Ramadhan, a-t-on appris hier auprès de la direction du commerce. Ces brigades composées de 95 agents sont dotées de moyens nécessaires pour intensifier les sorties quotidiennes à travers les communes, ciblant les activités et structures commerciales dont les boulangeries, les crémeries et les locaux de vente des viandes et des poissons, dans le cadre d’un programme qui s’étale du 1er juin au 10 juillet prochain. Une brigade permanente sera installée au niveau du marché de gros de fruits et légumes de la commune de Sayada, a-t-on indiqué. Les agents de la direction veillent au suivi quotidien de l’approvisionnement, du stockage des produits de base, de la pratique des prix au niveau des marchés de gros et de détail hebdomadaires, signalant tout déséquilibre et contrôlant les restaurants et Diar Errahma, la préparation de l’apport des denrées alimentaires du couffin du Ramadhan, a-t-on ajouté. D’autre part, il a été décidé l’ouverture du marché d’errahma au centre-ville de Mostaganem avec la participation d’opérateurs économiques, de vendeurs de produits de large consommation à des prix raisonnables, en plus de la création, pour la première fois, de marchés itinérants qui sillonneront les quartiers du cheflieu de la wilaya, selon la même source. Pour sa part, le groupe avicole de l’ouest de Mostaganem approvisionnera, durant le mois sacré, 16 points de vente de viandes blanches dont sept au chef-lieu de wilaya. 15 harraga interceptés au large d’El Kala VOILÀ QUE LE PHÉNOMÈNE de l’émigration clandestine, qui après avoir pris du recul, reprend de plus belle, avec la stabilité des conditions climatiques. ! WAHIDA BAHRI L es gardes-ccôtes de la wilaya d’Annaba, en patrouille de routine dans les eaux territoriales, sont parvenus à déjouer une tentative d’émigration clandestine, vers la rive sud du Vieux Continent, orchestrée par 15 candidats à bord d’une embarcation artisanale, apprend on de source maritime. Agés entre 18 et 38 ans, les prétendants à la traversée de la mort, ont, selon les précisions apportées par nos sources, amorcé leur indélicate aventure à 23 heures depuis la plage de Sidi Salem, daïra d’El Bouni dans la nuit du samedi à dimanche, avant de se faire repérer à 2 heures du matin, à 4 milles au large des eaux territoriales d’El Kala, dans la wilaya d’El Tarf. Étant déterminés à rejoindre l’Ile de la Sardaigne, porte de l’eldorado convoité, les 15 harraga originaires de différents quartiers de la wilaya d’Annaba, ont manifesté une certaine résistance, avant de se résigner à interrompre leur navigation vers l’incertain. Effectivement reconduits à la station maritime du port d’Annaba, avec leur embarcation de 7 mètres, dotée d’un moteur de 40 chevaux, les acteurs de cette mésaventure ont été soumis aux mesures d’usage, prise en charge médicale par les éléments de la Protection civile, dépêchée à cet effet, ainsi que l’établissement de La saison est «ouverte» PV d’audition.Les 15 harraga, après avoir vu, leur rêve d’atteindre l’Ile de la Sardaigne en Italie, ont été déférés hier, par- devant le magistrat instructeur, relevant du tribunal d’Annaba. Ce dernier comme à l’accoutumée a retenu à l’encontre des 15 émigrants clandestins, la tentative d’émigration clandestine et une amende de 20 000 DA chacun. Il faut dire que les mis en cause dans cette aventure écour- tée par la vigilance des sentinelles de la mer, ne sont pas sortis de l’auberge, car ils sont appelés à s’acquitter du montant de l’amende, puisque, selon une source juridique au sein du tribunal d’Annaba, à la moindre récidive, le sujet, qui n’a pas payé son amende, et surpris en pleine tentative d’émigration clandestine, fera l’objet d’une contrainte corporelle, l’incarcération en l’occurrence. Pour l’instant, nos candi- dats ont été mis à sec, puisque la traversée leur a coûté, entre 8 et 12 millions de centimes. Une aubaine pour les passeurs qui misent souvent sur l’échec des opérations de traversée, car la plupart des candidats, déterminés à rejoindre l’Europe par la porte de la Sardaigne, recourent une seconde fois aux services de ces passeurs de la mort, moyennant de fortes sommes d’argent. W. B. LA RÉUNION S’EST TENUE HIER À MALTE Les agences méditerranéennes d’investissement en conclave L’ALGÉRIE A PRÉSENTÉ HIER les facilitations à l’investissement comme la mise en place de réformes facilitant la création d’entreprises et améliorant le cadre dans lequel celles-ci exercent leur activité. ! ALI TIRICHINE L a conférence annuelle rassemblant des représentants de haut niveau des membres et partenaires d’Anima Investment Network : agences nationales et régionales de promotion des investissements, organisations internationales, fédérations d’entreprises, clusters d’innovation, investisseurs et instituts de recherche de la région, a eu lieu hier avec la participation de l’Andi. La conférence annuelle est organisée dans le cadre d’un cycle d’ateliers dans plusieurs pays, qui vise à tirer les leçons des stratégies de promotion économique en Méditerranée et à tracer de nouvelles perspectives de développement et de coopération à l’horizon 2026. La conférence de La Valette est l’occasion pour les membres d’Anima de partager leurs points de vue nationaux et mener une réflexion collective sur les questions liées à la place de la Méditerranée dans le monde dans 10 ans et aux filières économiques sur lesquelles il faut miser compte tenu des nouveaux usages, contraintes et organisations qui apparaissent.Les participants répondront aussi à cette question : « Comment se prépa- rer à faire face aux nouveaux défis humains, industriels et territoriaux ? » L’objectif de la conférence est d’offrir un cadre d’information, de réflexion, de débat et d’échange d’expériences de haut niveau, à forte valeur ajoutée, tout en permettant la découverte des réalisations et stratégies développées à Malte. Au programme figure la présentation des futurs projets Anima et des principales opportunités de financement disponibles en matière de coopération en Méditerranée. Les participants visiteront aussi le Life Sciences Park offrant des emplacements pour les start-up et les entreprises existantes et qui est orienté vers la recherche et le développement des entreprises pharmaceutiques de pointe. Il a pour but de renforcer la coopération dans les domaines de l’éducation, de la recherche et de l’innovation en fournissant des infrastructures d’art, en créant un accès à une expertise rare et accroître l’accès à des subventions et des fonds. Soit autant de sujets que l’Algérie veut développer. Mais le réseau considère qu’après une année 2012 honorable pour les IDE en Algérie, le montant des projets d’investissement annoncés et détectés par l’observatoire Anima enregistre depuis une légère baisse. Ooredoo baisse ses tarifs Roaming au profit des pèlerins Durant votre OMRA, recevez vos appels au même prix qu’un appel en Algérie, à seulement 10 DA/minute. Ooredoo rapproche les pèlerins de leurs familles et proches et leur donne la possibilité de rester joignables en Arabie Saoudite durant la Omra, à des tarifs Roaming très avantageux. En effet, Ooredoo accompagne ses clients voyageant aux Lieux Saints de l’Islam en leur permettant de recevoir des appels au même tarif qu’un appel en Algérie, soit à 10 DA TTC/minute seulement et ce, durant tout le mois de Ramadhan ainsi que les deux jours de l’Aïd El Fitr. Cette baisse exceptionnelle des tarifs en Roaming est valable pour l’ensemble des clients Ooredoo, en toute simplicité, via tous les réseaux mobiles en Arabie Saoudite. Les pèlerins détenteurs d’une puce Ooredoo resteront ainsi en contact avec leurs proches durant la Omra et partageront avec eux les moments de piété et de profonde ferveur de ce voyage. 8 Plus de 50% des flux enregistrés proviennent toujours du secteur énergétique, avec deux projets prédominants : le lancement de la production sur le champ Menzel Ledjmet East par l’italien ENI, ainsi que l’apport de capital du groupe pétrochimique espagnol Fertiberia à sa filiale algérienne Fertial, est-il indiqué. Sans rigoureusement modifier son contraignant Code de l’investissement, l’Algérie a mis en place une série de mesures visant à améliorer les conditions générales liées aux investissements étrangers, est-il ajouté en précisant que celles-ci incluent la création d’un comité spécifique chargé d’évaluer l’environnement des affaires, de communiquer auprès des organisations internationales et d’identifier les changements administratifs nécessaires pour mieux promouvoir la création d’entreprises, les IDE et le soutien aux PME. Il y a aussi la mise en place de réformes facilitant la création d’entreprises et améliorant le cadre dans lequel celles-ci exercent leur activité : révision du Code du commerce, simplification des procédures d’obtention du registre du commerce et d’accès au foncier, allégement de la fiscalité des entreprises. A. T. Tribunaux DÉCÉDÉ À L’ÂGE DE 74 ANS LA CHRONIQUE JUDICIAIRE Hadj Rachid Morsli enterré à Sidi Aïd Acharif L’un des nos meilleurs lecteurs des plus assidus a rendu l’âme à l’âge de 74 ans entouré des siens et enterré le lendemain au cimetière de Sidi Aïd où une immense foule l’avait accompagné à sa demeure éternelle. Et la foule était composée aux deux-tiers d’avocats venus de Sidi Lakhdar (Mostaganem), Beni Amrane (Boumerdès), Didouche Mourad (Alger), El Affroun (Blida), Cherchell, Rouiba, Hadjout où il debuta sa carrière d’avocat sérieux, nationaliste, bon père de famille. Maître Amine Morsli son aîné, Fayçal, le docteur d’Oran et ses deux filles médecins et cadre étaient là aux côtés de leur maman éplorée, mais vite réconfortée par les milliers de marques de sympathie et de compassion. Le bâtonnier M. F. Ksentini, son ami de toujours, maître Chebelaïne, les bâtonniers Yahia Bouamama, Abdelkader Brahimi et junior, Benchabane, maîtres Adli, Chabane, père et fils, Houari Abdelghani, l’un de ses plus fidèles confrères de la cité des Oranges, maître Rabah Kerboui, maître Boudjekdji, maître Azzouz,maître Azzedine Gasmi, maître Haoua Houcine, maître Bouchachi, Nabil Ouali, Mohamed Bounineche,Amar Boutarek, le juge Boukendjakji, maître Embarek, Ikhlef, Nabil Benarbia, son gendre maître Mohamed Djediat, maître Aïchoune, maître Fayçal Djediat, maître Sofiane Djediat, maître Chabi Benouaret, maître Ahmed Mansour Kassenti (très affecté) maître Nabil Benouaret, maître Sidhoum, maître Tahar Bousseliou ont suivi les funérailles dans une ambiance que seuls les avocats créent dans la tristesse et le recueillement. L’un d’eux rappellera la plus belle anecdote, arrivée au défunt, il y a une vingtaine d’années au Palais de justice de la rue Abane-Ramdane (Alger) où il défendait deux policiers poursuivis pour un grave délit lorsqu’un confrère entra discrètement et avec les gestes fit comprendre à maître Rachid Morsli que son véhicule venait de connaître les affres du… sabot jaune. Et l’avocat de s’écrier : « Monsieur le président, depuis deux heures, je m’efforce d’expliquer à la cour l’exemplarité des policiers, mais avec ce qui vient de m’arriver, je dois balancer des exceptions ! » La salle éclata de rire, y compris les policiers dont le commissaire de la rue d’Argentine (ex-Cavaignac) ota rapidement le procès et le sabot. Repose en paix maître Rachid Morsli. Amen. A. T. ENTRE COPAINS ! Deux jeunes copains de Bordj El Kiffan en sont arrivés aux mains et à l’arme blanche. Cette fois c’est une arme blanche qui a noirci la rixe… ! ABDELLATIF TOUALBIA I l y avait dans la salle d’audience du tribunal criminel d’Alger, pas moins de trente deux jeunes, tous de joggings vêtus, venus assister au procès de leur jeune camarade de quartier de Bordj El Kiffan (Alger) qui s’était rendu coupable d’une tentative de meurtre à l’encontre de Mohammed El Aïd venu à la barre avec une version des faits rejetée, depuis le siège du ministère public, par Larbi Akrout, le procureur général, qui avait fouillé profondément le dossier la veille en vue de donner un sérieux coup de main à la composition criminelle présidée par Abdenour Amrani très bien, assisté de Amira Benamir et Mongi Aït Saïd et des deux jurés tirés au sort avant le coup d’envoi des débats. Il est apparu que la victime et l’accusé étaient de bons copains soudainement pris d’une… démence passagère (non avérée, ni vérifiée) le 2 mars 2015 à quelques encablures de la cité Faïzi, sise Bordj El Kiffan (Alger). La rapide rixe entre les deux copains voisins et aujourd’hui adversaires face à Dame Justice avait eu lieu apparemment sans aucun motif. La victime passera près de trois semaines de coma à l’hôpital à la suite des trois coups d’arme blanche portés au thorax dont l’un a vu la lame passer près du plus gros muscle du corps : le cœur, ouf ! Tout l’intérrogatoire a vu le jeune accusé qui venait de sortir le jour du drame du statut de mineur balbutier, radoter, dire la chose et son contraire. Son adversaire, la victime fera mieux : elle donnera une version qui fera en sorte que Akrout, le représentant du ministère public prenne la parole et entame une mini-instruction dont les éléments n’avaient rien à voir avec ceux débités par-devant le juge d’instruction. Après avoir vérifié certaines déclarations lues sur le procès verbal du juge d’instruction donc de l’arrêt de renvoi, le parquetier crache sans colère ni agacement visibles : « Je crois que ce matin, vous n’êtes plus la victime de ce drame, mais l’avocat de notre agresseur celui qui a tenté de vous voler ce qui vous reste comme décennies à vivre ! » Le bras de la justice frappe là où il faut et au moment où il faut… La victime, la gorge nouée, semblait planer tant elle n’avait pas l’habitude de vivre de tels moments dans un tel décor. Saäd Belahoune, le greffier fixe Zinou l’huissier de l’audience qui surveille l’environnement immédiat comme le lait sur le feu. Les deux conseillers suivent tout comme les deux jurés le dialogue Akrout « victime qui tournera à l’avantage du magistrat lequel enfoncera le clou : « Vous êtes des amis. Vous n’avez aucun problème. » Soudain l’accusé est violemment attaqué par votre masse de chair, d’os et de graisse (la victime n’atteint pas les…cinquante kg !!!), s’empare d’une arme blanche qui traînait par là et vous pique à trois reprises ratant de peu des organes vitaux et évitant la tombe. », récite Akrout convaincu que l’agresseur était parti pour l’homicide et une vie de moins. La victime entre dans ses petits souliers car elle réalise que l’assistance avait compris, tout comme les membres du tribunal, criminel que « quelque chose » s’était passée en attendant le lancement du rôle de la session criminelle et la tenue du procès. Passons, quittons la fiction et les insinuations pour revenir aux débats. Amrani, le président comme à l’accoutumée sait placer des ban- L’ŒIL ! MARDI 31 MAI 2016 Crinière et queue de cheval Il y a un peu plus d’un trimestre et demi, se tenait le procès de Sonatrach 1, où les débats ne sont pas entrés dans l’histoire de la magistrature selon les partisans de l’audition par la justice de Chakib Khelil qui aura été « l’œil du cyclone » en liberté surtout que l’ancien patron de Sonatrach et ancien ministre de l’Energie ne faisait l’objet d’aucune plainte mis à part le fameux « tir à blanc » lancé par l’ex-procureur général d’Alger, suite à sa fidélité aux traditions du ministère public. Il nous est venu à l’esprit cette masse d’avocats dont le bâtonnier Abdelmadjid Silini, le bâtonnier Otmani, le bâtonnier Abdelkader Brahimi, Me Saddek Chaïb, Me Khaled Dhina qui a perdu sa voix (et non sa voie) avant les plaidoiries, Me Moeness Lakhdari, Me Fatima Chnaïef, Me Bourayou, Me Ladoul, Me Hakim Aïnouz dont l’excellence de son intervention avait fait du bien aux amoureux du droit et surtout ce derilles pour terrasser le « taureau » avant d’attendre le « Olé » des délibérations. N’ayant plus de question et donc pas de réponses, il invite Akrout à requérir. Debout, le procureur général va prendre son temps, pour aller vers ses dures demandes : 20 ans de réclusion. «Monsieur le président, madame et messieurs de la composition criminelle, personne ne me fera avaler que l’agresseur avait trouvé une arme blanche dans les airs pour s’en emparer et asséner trois mauvais coups qui auraient semé le drame et à Bordj El Kiffan et dans toute la capitale où malgré une vigilance à toute épreuve et une présence appréciable des services de sécurité, le crime arrive à se frayer un sentier », balancé sans ponctuation, le parquetier qui avait mis le paquet en vue de pousser les juges et les jurés à aller droit dans l’application de la loi et l’intime conviction. Lui succédant, planqué de sa belle consoeur maître Karima Abdelouhab, maître Saïd Kassimi l’avocat brun d’El Harrach s’est évertué à ne pas sauter le mur du témoignage de la victime. Il dit : « Aviez-vous pris conscience que la victime était venue blanchir mon client ? Oui, il s’est contredit car aujourd’hui, elle n’était confrontée à aucune pression. Personne ne lui a soufflé de dire quoi que ce soit. Il vous a raconté il y a une année et trois semaines. La victime a dit la vérité. Elle a dit n’avoir pas vu la nature de l’arme blanche. Les coups avaient été portés sur les côtés car elle avait voulu fuir l’accrochage et l’étreinte, mais l’accusé cherchait seulement à s’en tirer. Il n’y avait aucun témoin dans les parages : « Mieux messieursdames du tribunal criminel : « L’accusé aurait pu évoquer la légitime défense non. Il a dit la vérité et n’a cessé de la crier haut et fort. Le parquet a réclamé 20 ans sans apporter ici les preuves en vue de faire appel à l’ultime conviction laquelle devrait pencher en faveur de mon client ! », avait dit maître Kassimi qui a fortement réclamé que l’on éloignât l’article de loi retenu et qu’on aille vers les circonstances atténuantes. En effet, après quarante-neuf minutes de délibérations, le tribunal criminel est revenu pour condamner l’accusé à une peine de 5 ans ferme. On était loin des 20 requis. Reste que le bras de la justice frappe là où il faut et au moment où il faut… A. T. AU PALAIS bon vieux Me Benamar Aïd flanqué de sa fille qui l’a non seulement emballé, mais encore réconforté durant les nombreuses suspensions d’audience. Nous n’oublierons jamais la queue de cheval du vieil avocat venu tirer d’affaire sa jeune cliente, Nouria Miliani, poursuivie de sévères accusations et ayant écopé d’un sursis… Et lorsque Mohammed Regad leva définitivement les débats le 3 février 2016 avec la satisfaction qu’Allag a dû suivre le procès sans grincements, Me Benamar Aïd rejoint son morceau de chair, le prit par les épaules et quitta la cour, le Ruisseau et le tout-Alger pour l’Ouest où il alla s’y reposer, souffler, veiller, en deux mots : « S’amuser. » Et à quelques encablures du Ramadhan, l’avocat se sent prêt à aller au-devant des dures épreuves qui n’ont rien à voir avec une audience criminelle. Quant aux autres conseils, ils ont tous repris du poil de la bête avec un quotidien aussi pénible. ! Sur un étalon, Hasbellaoui Fatma Hasbellaoui, la juge du civil de la cour d’Alger, continue de briser les « carreaux » placés au-dessus des sabots de l’étalon noir qu’elle enfourche depuis un peu plus de deux décennies sans donner un instant, l’air qu’elle est lasse ou au bout du rouleau. A 9h30 pile, elle entre dans la salle d’audience du deuxième étage de la cour d’Alger sise place Emiliano-Zapata du Ruisseau, rudement soutenue par ses deux solides conseillères qui lui sont très utiles durant les deux à trois heures que dure l’audience. Sa manière de s’exprimer ne laisse aucun doute sur sa compétence, sa sagesse et son expérience acquise hebdomadairement depuis longtemps déjà. Certains avocats qui ont le malheur de se présenter sans documents exigés par la loi sont carrément savonnés. Il y en a même une qui s’était aventurée d’interrompre son aîné : « Me Hizia 9 Bendali, ici, on ne dérange pas la composition. Me Badredine Remili plaide. Laissez-le aller jusqu’au bout de ses idées qui illuminaient ce sombre dossier de 80 milliards de centimes, ou selon votre collègue 160 milliards pèsent leur valeur en billets. D’ailleurs, je me demande dans combien de sacs ou sachets ou peut transporter de pareilles sommes, alors que la banque est le lieu sûr pour de telles transactions. Une autre remarque percutante avait fusé des lèvres de la présidente excitée par le malheureux fait qu’un avocat s’était avancé sans connaître le fond de l’affaire qu’il est venu défendre. Vous avez jusqu’au 12 juin 2016, le 6 Ramadhan à 8h30, pour être en forme ! », balança-t-elle, laissant le goût de miel au moment où, à un certain « virage » de l’audience, elle s’écria : « Ici, nous sommes sérieux et très même ! ». Sacrée jugée. A. T. E ducation MARDI 31 MAI 2016 (Première partie) «L’EXAMINITE» Une maladie scolaire francophone Le bac est un examen typiquement français “ “ ! AHMED TESSA Henri Piéron (docimologue –au sujet de l’objectivité des examens scolaires à la française) : «Pour connaître sa note vaut mieux connaître l’examinateur qui corrige la copie.» H éritier du système scolaire de la France coloniale, le système scolaire algérien n’arrive pas à se débarrasser de certains aspects négatifs de l’école française dans sa version ancienne. Parmi ces aspects négatifs, nous citerons cette spécialité exclusivement « made in France » que sont les examens-filtre et le contrôle-sanction des connaissances - dont le baccalauréat est le symbole. C’est donc à l’aune d’une lecture historique de cet examen typiquement français (et francophone) que nous allons parler du bac algérien. Avec le brevet et la 5°AP - malheureusement réintroduits à des fins de sanction-filtre - le bac est le signe évident d’une contradiction de taille qui mine la réforme de l’école algérienne. - Nous avons, d’un côté, un nouveau paradigme en vogue dans les discours théoriques inaugurés en 2003 par la réforme : celui de l’apprentissage (et non plus celui de l’enseignement). Il est censé mettre l’élève au cœur du dispositif pédagogique en tant qu’acteur actif de son éducation. Ce paradigme postule une nouvelle approche de la pédagogie scolaire (programmes, méthodes, vie scolaire, évaluation) soutenue par une évaluation formative et formatrice qui postule la fin du trio infernal « bachotage du prof/ parcoeurisme de l’élève-contrôle de restitution ». Ou l’école de l’excellence pour tous. Or l’excellence n’est pas évaluable de manière uniforme : à chacun son excellence selon ses prédispositions naturelles, ses penchants, …….et sa prise en charge éducative par l’institution. Ce n’est pas un concept sélectif. L’excellence scolaire a pour préalables, et le respect de cette hétérogénéité (individualiser l’acte d’enseigner) et l’équité dans la prise en charge éducative (égalité des chances + égalité des moyens). - Quant à l’autre volet de la contradiction, il réside dans la pratique scolaire quotidienne : un système de contrôle-sanction des connaissances qui est l’émanation de l’enseignement traditionnel basé sur « le bachotage-mémorisation ». Ou quand la note devient, pour l’élève, le salaire de la peur et l’école, une jungle où tous les coups sont « permis » pour arriver le premier. La note et ses dérives La thématique de l’examen du baccalauréat – ainsi que des autres examens de fin de cycle – s’inscrit dans une problématique plus large, irriguée – entre autres - par un concept - clé: l’évaluation du travail des élèves. Cette dernière, malheureusement confondue avec le contrôle des connaissances mémorisées, est la seule raison d’être de nos élèves, à l’instar de leurs aînés. Pour l’élève ou l’étudiant algérien, aller à l’école ou à l’université c’est seulement pour décrocher de bonnes notes. La note, une obsession partagée conjointement par les parents, les enseignants, les élèves et l’administration! Une obsession tellement aveuglante, au point où l’élève, du primaire au lycée (voire à l’université), ne prend pas conscience des exigences et des objectifs éducatifs des apprentissages que l’institution lui dispense. Seule la note compte pour lui. Il ne saisit pas le sens et l’utilité de sa présence à l’école. Ainsi, il développera une relation purement commerciale avec le savoir scolaire. Comme l’atteste le rejet des disciplines considérées mineures, ne pesant pas lourd dans la moyenne générale. Le statut de l’EPS et de l’éducation artistique est fort éloquent. Dans nos établissements scolaires, les élèves ne font plus (ou très peu) d’activités sportives et encore moins artistiques ou culturelles d’une manière générale. Ils pensent que ce serait perdre son temps que d’en faire. Cet état d’esprit est partagé – s’il n’est pas TRIBUNE DES LECTEURS « La rubrique éducation vous invite à poser vos préoccupations. Confiez-nous les problèmes rencontrés par vos enfants dans leur scolarité. Une équipe de spécialistes est à votre écoute. » Mail : [email protected] suscité - par son entourage éducatif et par l’institution elle-même qui dévalorise ces deux disciplines majeures. Dans cette course sans retenue à la bonne note, l’élève est encouragé par des attitudes d’adultes. Certains sont mal intentionnés. Des marchands de gadgets technologiques proposent des idées noires pour la triche. D’autres, les maquignons des cours payants ou de livres parascolaires, l’encombrent de notions et de connaissances frelatées lui occasionnant, parfois, l’overdose et le surmenage. Enfin, une catégorie de profanes qui par leur méconnaissance des arcanes du système scolaire desservent l’élève plus qu’ils ne le servent. Dans cette dernière catégorie nous retrouvons les parents qui adhérent à cette relation commerciale qu’a l’élève face au savoir scolaire. Des parents acceptent que leur enfant, fils ou fille, triche pour décrocher son examen ou pour passer en classe supérieure. Nous sommes loin des professions de foi d’une institution qui affiche, dans ses finalités éducatives, l’épanouissement global de la personnalité des élèves, tant intellectuelle que physique ou morales. D’où des questions qui cassent des idées reçues voire des tabous. Cet examen – mais aussi la sixième et le brevet - dans sa forme actuelle (mais ancienne) est –il compatible avec l’évaluation pédagogique au sens moderne du terme, laquelle sollicite les fonctions intellectuelles supérieures (la compréhension, l’analyse, la synthèse, l’esprit critique) ? Doit – il demeurer l’unique étalon de la réussite et l’unique voie d’accès à l’université – reléguant, ainsi, dans la marginalisation/dévalorisation la voie professionnelle? Pour répondre à ces questions il y a lieu de revenir aux sources originelles du baccalauréat, aux objectifs qui lui étaient assignés à sa création. Dans l’Antiquité, les premiers au monde à avoir institué les examens sont les militaires chinois, 3000 ans avant J- C. Ils cherchaient à classer, trier et sélectionner leurs soldats. Au Moyen – Âge, les Jésuites ont mis en place l’ancêtre du système de contrôle des connaissances. Ils adoptèrent le système dit des compositions (le terme perdure de nos jours) afin de s’assurer de la mémorisation par les disciples des textes religieux, dont les Evangiles, qu’il fallait apprendre par cœur. L’équivalent de la pédagogie utilisée dans nos 11 « zaouïas » et nos écoles coraniques. En 1806, Napoléon Bonaparte crée le baccalauréat des lycées. Par la suite vint le baccalauréat de l’école primaire (et oui, il a existé !). A l’origine, l’objectif principal de cet examen était d’ordre purement idéologique. L’empreinte de Napoléon 1er L’empereur, qui aimait dire « je préfère affronter un bataillon de soldats que de passer mon certificat d’études », voulait s‘assurer de la maîtrise de la langue française par les écoliers et les futurs étudiants et leur bonne connaissance de l’Histoire (officielle) de France. Il s’attelait à vouloir construire la Nation française, par l’unification linguistique et culturelle des différents peuples qui vivaient dans des régions que la France venait (ou allait) de conquérir (la Corse, la Bretagne, la Savoie, l’Alsace, ….). Pour lui cela devait passer par la pratique d’une seule langue et la mémorisation d’une même Histoire – l’officielle. De nos jours, la France actuelle étant une mosaïque de peuples différents qui se sont fondus dans le creuset de la République et de la citoyenneté. Jusqu’à la deuxième moitié du XX° siècle, il était interdit aux enfants issus de ces régions de parler leur langue maternelle, y compris dans la cour de récréation. Ils en étaient punis. Cette machine jacobine d’uniformisation par le centre a fini par craquer. L’Histoire de France officielle est remise en cause, de même les langues maternelles (dites régionales) reviennent en force dans les établissements scolaires. En Bretagne, des écoles enseignent toutes les matières en breton. Elles décrochent d’excellents résultats aux évaluations nationales. Un pied de nez aux ultranationalistes, partisans de la langue officielle et nationale, seule et unique. Pour rappel, au début de l’avènement de l’école universelle, vers la fin du XIX° siècle, l’instruction publique était gérée par l’Eglise – jusqu’en 1905. A partir de cette date, une loi allait codifier la séparation de l’Etat et de l’Eglise. Avant l’adoption de cette loi, l’institution religieuse imprimait sa marque aux programmes, manuels, méthodes et choix des enseignants. Par la suite, le pouvoir bourgeois - à l’instar de celui de l’aristocratie du siècle précédent – utilisa le contrôle des connaissances (concept différent de l’évaluation), comme machine à trier les élèves et asseoir le filtre reproducteur de l’élite (Pierre Bourdieu). Au fils de bourgeois, l’université et les Grandes Ecoles ; au fils du pauvre, le certificat d’études et à la limite, le brevet. De nos jours, cet apartheid scolaire a disparu dans sa forme crue, mais il est toujours présent, dans une forme plus sournoise. On parle d’un réseau de 400 écoles primaires et maternelles qui alimentent les Classes préparatoires aux Grandes Ecoles, des Grands lycées des villes huppées. Dorénavant, l’université publique est ouverte aux enfants du peuple pour décrocher le passeport qui mène au …chômage. Lisons cette instruction ministérielle datant de la fin du XIX° siècle: « (.)apprendre aux enfants d’ouvriers et de paysans les rudiments du savoir scolaire afin qu’ils puissent aider leurs parents dans les travaux de la ferme ou en atelier. » Elle est toujours d’actualité malgré la « discrimination positive » filtrant l’accès des enfants des banlieues aux Grandes Ecoles. Outil de sélection et de reproduction de l’élite aristocratique, puis bourgeoise, le bac et les autres examens de l’époque, de par la nature des épreuves, étaient l’émanation de la logique scolaire. Une logique dictée par les finalités politiques assignées à l’Ecole et matérialisées par un dispositif pédagogique approprié, à savoir un enseignement livresque (encyclopédisme) axé sur les codes culturels de la bourgeoise, des méthodes dogmatiques qui favorisaient le bachotage et le « parcoeurisme ». Ce dispositif était ponctué par le contrôle des connaissances qui exigeait de l’élève leur fidèle restitution : mémorisation de leçons, montage d’automatismes en maths, physique, sciences. En France, le bac était- et il l’est toujours - le dernier obstacle avant l’entrée à l’université. Au préalable, le filtre de l’Ecole « trieuse » avait institué pas moins de six examens-obstacles. Au début des années 1960, conscients des inconvénients des examens, le pouvoir politique – sous la pression des pédagogues progressistes, des organismes nationaux et internationaux – a fini par revoir sa copie. Mai 1968 sonnait le glas du mandarinat à l’université et de l’arbitraire des examens-filtres. Toutefois, demeurait le mythique baccalauréat qui sera réformé à plusieurs reprises sans pour autant disparaître dans sa formule originelle (seul et unique accès à l’université – quoique !). Malgré son maintien, la France caracole en queue de peloton des pays développés dans les classements internationaux en matière d’efficience scolaire (Pisa). Depuis une trentaine d’années, chaque ministre de gauche ou de droite, qui se succède au ministère français de l’Education nationale, tente de supprimer le bac dans sa version napoléonienne pour adopter le modèle d’évaluation continue, une spécialité anglo-saxonne. En vain ! Une opposition farouche se manifeste à chaque fois. Et – comble du paradoxe ! - ce sont les couches populaires qui refusent la suppression de cet examen. Toutes les autres catégories socioculturelles (cadres moyens, cadres supérieurs, bourgeoisie) et tous les partis politiques sont acquis à cette suppression. A. T. S ports MARDI 31 MAI 2016 CS CONSTANTINE LIGUE 2 MOBILIS Les derbys blidéens au stade Tchaker Les derbies entre les trois clubs de la wilaya de Blida (l’USM Blida, le RC Arba et le WA Boufarik) pour le compte du championnat de Ligue 2 algérienne la saison prochaine auront lieu au stade MustaphaTchaker, a indiqué le président de la Ligue de football professionnel (LFP), Mahfoud Kerbadj. « Que les clubs concernés sachent d’ores et déjà que les derbies blidéens auront lieu au stade MustaphaTchaker. Cette décision est prise pour assurer la bonne organisation de ces rencontres à haut risque », a déclaré Kerbadj au mirco d’El-Heddaf TV dimanche soir. Les trois formations voisines évolueront pour la première fois ensemble en Ligue 2 après la relégation de l’USMB et du RCA de la Ligue 1 et l’accession du WAB de la division amateur à la fin de l’exercice écoulé. L’USMB et le RCA s’étaient affrontés au stade Tchaker, en aller-retour, au cours de la saison 2015-2016, sur décision de la LFP. LIGUES 1 ET 2 MOBILIS La LFP établit un contrat-type pour les entraîneurs Les entraîneurs des clubs des Ligues 1 et 2 Mobilis bénéficient pour la première fois d’un contrat type leur permettant, entre autres, de recourir à la chambre de résolution des litiges de la Fédération algérienne de football en cas de différend avec leurs employeurs, un procédé réservé jusque-là seulement aux joueurs. La Ligue de football professionnel a publié sur son site officiel un modèle de ce contrat type, qui régit les rapports de travail entre les entraîneurs et leurs clubs. Parmi les clauses définies dans ce contrat, il est stipulé que le « club employeur versera à l’entraîneur un salaire mensuel payable à terme échu d’un montant brut, soumis obligatoirement aux retenues légales (Cnas, IRG,...) ». Il est également exigé à l’entraîneur de « répondre à toute convocation émanant des structures de la FAF sous peine de sanctions prévues par la réglementation ». L’article 7 du contrat type précise en outre que « les litiges ou les contestations pouvant survenir à l’occasion de l’exécution du présent contrat seront résolus à l’amiable entre les deux parties. A défaut, le différend est soumis par l’une ou l’autre partie à la chambre de résolutions des litiges ». Les Sanafir face à une déconfiture totale Dès le lendemain de la fin du championnat Mobilis de Ligue 1, le club phare de la ville des Ponts, en l’occurrence l’antique Cirta, fait face à une situation d’ordre interne des plus floues. ! BACHIR BOUTEBINA A l’instar de beaucoup de clubs de l’élite, le CS Constantine est à son tour au cœur d’un très inquiétant problème relatif à sa dernière gestion en date, et qui ferait ressortir au grand jour, une très importante dette chiffrée à hauteur de plus de 100 milliards de centimes. Le Doyen de l’Est qui a de nouveau comme patron l’ENTP, a pour rappel, consommé à sa tête au cours de la saison 2015-2016, pas moins de cinq directions. Les nouveaux patrons des Sanafir ayant pris le soin de diligenter à partir d’Alger, une commission de contrôle de toute la comptabilité du CS Constantine, serait finalement rentré en catimini sur la capitale, sans avoir pu achever sa mission. Pis encore, lors de l’assemblée qui s’est tenue avant-hier au siège du ténor constantinois, les évènements auraient pris une tournure lamentable entre certains membres de ladite AG et le directeur financier du CSC, en l’occurrence Hakim Daba. Le gestionnaire en question aurait déclaré aux médias avoir été agressé physiquement par des personnes, tandis que ces dernières se seraient défendues d’avoir porté atteinte à l’intégrité physique du financier sus-cité, et qu’elles s’étaient tout simplement emportées contre lui sous le coup de la colère. Une triste et très déplorable situation d’après-saison marquée aussi par une demande d’enquête exigée par les membres du CSA/CS Constantine, qui demandent désormais que toute la lumière soit faite autour des 100 milliards de dettes accumulées par les précédentes directions du club. Pour corser le tout, l’actuel propriétaire de l’immeuble où se situe actuellement le siège des Sanafir, aurait Boulemdais et ses camarades ont raté leur saison sommé les responsables du CSC de libérer les lieux au plus vite, par crainte de voir sa crédibilité mise en cause. Devant une telle déconfiture totale, sur le plan du volet sportif, le futur du Doyen de l’Est reste désormais complètement tributaire des très prochains évènements à venir, via notamment la direction de la nouvelle entreprise qui va devoir clarifier toutes ces dettes « injustifiées », et visiblement accumulées par d’anciens responsables du CSC. Il est clair que l’ancestral club constantinois a finalement payé cash l’instabilité devenue chronique à sa tête, et qui a grandement contribué au plan des résultats enregistrés au cours de l’exercice sportif 20152016. Il est aussi utile de rappeler que contrairement aux précédentes saisons, le CS Constantine a longtemps figuré aux portes de la zone des potentiels relégables. Et dire que les Sanafir avaient pris possession du poste de leader de la Ligue 1, après deux journées, marquées pour rappel, par un premier succès à Tizi Ouzou aux dépens de la JS Kabylie (1-0), suivi d’une victoire à Hamlaoui contre le MC Oran (2-1). Dès le mois d’août 2015, le CS Constantine donnait vraiment l’impression que sous la houlette du coach de l’époque, en l’occurrence Hubert Velud, les Sanafir étaient de nouveau bien partis pour jouer les premiers rôles, et surtout occuper une place de choix sur le podium final. Mais au plus grand dam des milliers de supporters, les incessants déboires accumulés à la tête d’une direction qui aura subi trop de changements à sa tête, ont fini par influer sérieusement sur les performances de la populaire et prestigieuse formation constantinoise. Selon Mounir Zeghdoud, son club de cœur a été victime de ses propres dirigeants, qui ont tout simplement « cassé » la dynamique de ce grand club de l’Est. Ainsi, le CS Constantine subit comme la plupart des autres ténors de l’élite, les aléas d’ordre extra sportif, devenus légion au sein de notre football national. On croit pouvoir construire au départ sur des bases saines et solides mais l’on finit toujours par détruire un projet sans lendemains, pour des raisons d’ordre personnel, au détriment de l’intérêt du club. L’exemple du CS Constantine, en est la preuve irréfutable aujourd’hui. B. B. COMPÉTITIONS AFRICAINES INTERCLUBS Le nouveau format adopté Les deux compétitions, comme annoncé par le président de la CAF, Issa Hayatou, lors de la 38e Assemblée générale ordinaire de la CAF à Mexico, vont passer à une phase de groupes à 16 clubs dès l’année prochaine. L e nouveau format des compétitions interclubs a été adopté hier au cours de la réunion de la Commission des compétitions interclubs de la CAF tenue au Caire. Cette dernière s’est prononcée sur la nouvelle formule de la Ligue des champions et de la coupe de la Confédération. Les deux compétitions, comme annoncé par le président de la CAF, Issa Hayatou, lors de la 38e Assemblée générale ordinaire de la CAF à Mexico, vont passer à une phase de groupes à 16 clubs dès l’année prochaine. A l’issue du tour préliminaire, 32 équipes seront qualifiées pour les 16es de finale dans chacune des compétitions. Les vainqueurs des 16es de finale en Ligue des champions seront, après tirage au sort, répartis en quatre groupes de quatre équipes. A l’issue d’une formule championnat avec des matchs aller-retour, les deux premiers de chaque groupe seront qualifiés pour les quarts de finale qui ouvrent une nouvelle phase d’élimination directe avec des matchs en allerretour jusqu’à la finale. Les équipes terminant 1ères de chaque groupe joueront à domicile pour le match retour des quarts de finale. En coupe de la Confédération, les 16 équipes qualifiées après les 16es de finale devront passer par un tour de cadrage où elles affronteront les perdants des 16es de finale de la Ligue des champions pour dégager les 16 équi- pes admises en phase de groupes. Dès lors, le format sera le même qu’en Ligue des champions jusqu’à la finale. Le calendrier de la CAF comptera désormais 20 dates pour les compétitions interclubs qui iront de mars à novembre pour la Ligue des champions et jusqu’en décembre pour la coupe de la Confédération. Pour rappel, les deux représentants algériens en Ligue des champions, en l’occurrence l’USM Alger champion d’Algérie et son dauphin la JS Saoura, au même titre que ceux en coupe de la CAF, à savoir le MC Alger et la JS Kabylie, devront connaître leurs futurs adversaires lors de la prochaine réunion de la CAF prévue en fin du mois de juin. L’USM BEL ABBÈS INTERDIT DE RECRUTER AU MERCATO Bensenada tente de trouver une solution à l’amiable L ’USM Bel Abbès, nouveau promu en Ligue 1 Mobilis mais interdit de recrutement, fera bientôt le nécessaire pour lever cette interdiction, a assuré hier le directeur général du club, Djilali Bensenada. « Nous sommes interdits de recrutement en vue de la saison prochaine en raison de contentieux financiers remontant à quelques années auparavant, mais nous allons trouver un terrain d’entente avec les concernés pour lever bientôt cette mesure », a déclaré Bensenada. L’USMBA, qui retrouve l’élite après une seule saison au purgatoire, nourrit de grosses ambitions en vue de l’exercice à venir, selon les dires de ce même responsable, d’où son intention de renforcer ses rangs avec « des joueurs de valeur ». « Nous avons fixé comme 12 objectif de jouer une place sur le podium, et nous allons mettre tous les moyens nécessaires pour réaliser cet objectif. Cela nous pousse à agir vite pour lever l’interdiction de recrutement dont vient de faire l’objet notre club », a ajouté Bensenada.Outre l’USMBA, douze autres formations des deux premiers paliers sont concernées par cette mesure annoncée par le bureau fédéral de la Fédération algérienne de football au cours de sa précédente réunion. Les gars de la « Mekerra » viennent d’engager un nouvel entraîneur, en la personne de Si Tahar Cherif El Ouazzani, dont le contrat avec le Paradou AC n’a pas été prolongé. L’ancien international algérien succède à Abdelkrim Benyellès, l’artisan du retour des Vert et Rouge parmi l’élite. S ports MARDI 31 MAI 2016 ELIMINATOIRES DE LA CAN 2017 L’EN À PIED D’ŒUVRE À VICTORIA Les Verts peaufinent les derniers réglages C’est avec 19 joueurs que la délégation algérienne s’est envolée vers les Seychelles suite aux différentes blessures, alors qu’hier Mandi était attendu car ayant été autorisé par le staff technique pour son arrivée tardive. ! SAÏD MEKKI L es joueurs de l’Equipe nationale poursuivent leur préparation sur la pelouse synthétique du stade de l’Unité de Victoria en vue du match face aux Seychelles, prévu jeudi prochain, dans le cadre de la 5e journée (Groupe « J ») des qualifications de la 2017. Aujourd’hui, ce sera la deuxième séance des Verts qui, d’ailleurs ont été autorisés à s’entraîner durant tout leur séjour dans l’archipel des Seychelles sur la pelouse du stade principal où se déroulera la rencontre jeudi prochain. En s’entraînant pour la première fois hier à 18h sur cette pelouse du stade de « Linitié » qui, en langue créole veut dire de l’Unité, les joueurs algériens ainsi que les différents staffs de la sélection algérienne ont découvert une pelouse artificielle en très mauvais état. Ce qui risque de se répercuter sur le jeu des Verts basé sur des passes courtes et des déviations. Ceci, sans oublier les risques des blessures. En tous les cas, les choses séreuses ont donc bien commencer pour Nabil Neghiz et son staff dans la perspective de déterminer surtout le «Onze» rentrant compte tenu des différentes défections qu’a connues la sélection cette fois-ci. Le président de la FAF Mohamed Raouraoua a confié à Nabil Neghiz les rênes de la sélection après le départ à l’amiable de Gourcuff en avril dernier, au lendemain de la double confrontation face à l’Ethiopie (aller 7-1, retour: 3-3) pour le compte respectivement des 3e et 4e journées des qualifications. C’est avec 19 joueurs que la délégation algérienne s’est envolée vers les Seychelles samedi dernier suite aux différents joueurs Boudebouz et ses camarades découvrent les conditions particulières aux Seychelles blessés alors qu’hier Mandi était attendu car ayant été autorisé par le staff technique pour son arrivée tardive. Les uns évoquent comme cause la célébration de son mariage alors que les autres déclarent que le défenseur international algérien du Stade de Reims, relégué en Ligue 2 française, Aïssa Mandi a rencontré les dirigeants de Middlesbrough, nouveau promu en Premier league anglaise en vue de son éventuel transfert. Par rapport à la liste initiale annoncée par le staff technique pour ce match, les Verts ont été privés de plusieurs joueurs blessés. Le dernier blessé n’est autre que le défenseur Brahim Boudebouda. Le latéral gauche de l’USM Alger a été libéré par le staff technique national. Il s’agissait alors de la quatrième défection au sein des Verts, qui seront également privés des services des deux trois milieux de terrain, Walid Mesloub, Riyad Mahrez et Yacine Brahimi, également blessés. Ces quatre forfaits s’ajoutent à l’absence de l’actuel meilleur buteur des Verts Islam Slimani, suspendu pour cumul de cartons. Ce qui explique pourquoi la détermination du « Onze » rentrant est difficile pour Neghiz et son staff et c’est ce qu’il compte bien déterminer à l’issue de la dernière séance prévue MERCATO Mandi aurait choisi sa destination Le latéral droit de l’EN, Aïssa Mandi, courtisé par plusieurs clubs en ce début de mercato, aurait été séduit par le projet de Middlesbrough d’après le journal L’Equipe. Une mauvaise nouvelle pour les Verts, mais l’ASSE pouvait-elle vraiment lutter ? Aïssa Mandi est suivi depuis de nombreux mercatos par l’ASSE. Ce n’est pas la première fois que le nom du prometteur défenseur algérien est murmuré du côté de l’Etrat. Après une année compliquée avec le Stade de Reims relégué en L2, le jeune défenseur a un bon de sortie, mais pas à n’importe quel prix. Tout comme pour Nicolas de Préville, le président rémois entend bien monnayer au prix fort ses valeurs sûres. C’est pourquoi le Stade de Reims demande entre 4 et 5 millions d’euros pour Aïssa Mandi. Dans ces conditions, comment l’ASSE pourraitelle se positionner ? Il est clair qu’un tel budget sur un joueur à vocation défensive n’est presque pas envisageable pour des Stéphanois qui ont déjà largement entamé leur budget transfert en janvier pour trois joueurs (Tannane, Söderlund et Selnaes) qui devront confirmer la confiance placée en eux… En attendant, Middlesbrough, qui a rencontré Aïssa Mandi, est en pôle position pour rafler la signature du joueur puisqu’une offre serait proche de tomber sur le fax rémois… MATCH AMICAL ALGÉRIE-FRANCE Le Graët avoue que c’est compliqué À la veille de la rencontre amicale qui a opposé, hier soir à Nantes, la France au Cameroun, Noël Le Graët, le président de la Fédération française de football (FFF), a accordé une interview au site de RFI, dans laquelle il a relevé la difficulté d’organiser des rencontres amicales contre des sélections africaines sur le Continent noir, à cause sur- tout «des calendriers qui ne sont pas harmonisés». Il aimerait notamment jouer contre l’Algérie, mais apparemment ce n’est pas simple, comme il l’avoue : «J’ai toujours souhaité jouer en Algérie. J’aurais bien aimé y aller avant la fin de mon mandat. Mais c’est compliqué. Tout cela n’a en tout cas rien à avoir avec une histoire d’envie», a-t-il confié. 13 demain sur la pelouse du stade de Victoria où doit se dérouler le match jeudi prochain. Les Verts, qui dominent le groupe J avec 10 points, auront besoin d’un nul pour valider leur billet pour la CAN qu’organisera le Gabon en début de l’année 2017. L’Ethiopie est deuxième avec 5 points suivie par les Seychelles et Lesotho avec respectivement 4 et 3 unités. En terre seychelloise, les Verts se sont apparemment bien familiarisés eux qui se déclarent unanimes à ne jouer que pour la victoire dans cette rencontre qualificative à la CAN 2017 prévue au Gabon. S. M. S ports MARDI 31 MAI 2016 CR BELOUIZDAD L Bouali donne son accord au Chabab e technicien Fouad Bouali a donné son accord de principe pour diriger la barre technique du CR Belouizdad en remplacement du Français Alain Michel, a-t-on appris hier auprès de la direction du club. « Bouali s’est dit intéressé à l’idée de retourner au Chabab, c’est un entraîneur qui connaît assez bien la maison. Une rencontre est prévue la semaine prochaine entre lui et le président (Réda Malek, Ndlr) pour finaliser son engagement », a affirmé le viceprésident du CRB, Hamza Boudoumi. Le natif de Tlemcen avait déjà dirigé le CRB par le passé, avant de passer par plusieurs formations dont la dernière est le MC Oran lors de la saison qui vient de s’achever. Alain Michel, en poste depuis la saison dernière, a décidé de mettre fin à sa collaboration avec le Chabab au moment où son contrat prendra fin en juin. Sous sa conduite, le CRB a terminé la saison 2015-2016 au pied du podium (4e, 45 pts) ratant une belle occasion de se qualifier à une compétition continentale. « Nous aurions LIGUE 1 MOBILIS 41 coachs consommés durant la saison 2015-2016 La valse des entraîneurs a fait rage dans le championnat de Ligue 1 Mobilis durant la saison 2015-2016 qui s’est achevée le week-end dernier. Ça dépasse tout entendement, car 41 entraîneurs ont été consommés. La palme d’or revient au RC Arba, premier relégué en Ligue 2, et au RC Relizane qui a assuré le maintien parmi l’élite lors de la 30e et dernière journée du championnat. Ces deux clubs ont consommé pas moins de cinq techniciens chacun, de quoi faire tourner la tête à leurs supporters. Sept techniciens étrangers n’ont pu terminer la saison, à savoir Bernard Simondi (JS Saoura), Jean-Michel Cavalli (MC Oran), Daniel Janakovic (RC Arbaâ), Dominique Bijotat (JS Kabylie), Hubert Velud (CS Constantine), Artur Jorge (MC Alger) et François Bracci (RC Relizane). Trois clubs seulement n’ont pas changé de coach et ont terminé dans le peloton de tête, à savoir l’USM Alger, le CR Belouizdad et le DRB Tadjenanet. Cependant, les coachs de ces trois formations devront quitter leurs postes ces jours-ci puisqu’ils sont sur la sellette malgré leurs bons parcours. A noter enfin le cas du coach de l’USMH, Boualem Charef, qui a laissé tomber son équipe à trois journées de la fin de la saison pour une histoire de dû et de conflit avec la direction du club banlieusard. MATCHS DE LIGUE 1 MOBILIS Une faible moyenne de buts L’offensive était plus ou moins au rendez-vous dans le championnat de Ligue 1 de la saison 2015-2016. 511 buts ont été inscrits durant les 30 journées de la Ligue 1, soit une moyenne de 17 buts par journée et de 2 buts par match. Des moyennes acceptables, bien que le spectacle était souvent beaucoup plus dans les gradins que sur les terrains. C’est le champion d’Algérie, l’USM Alger, qui a eu la meilleure attaque avec 49 buts inscrits alors que le troisième et dernier relégué en Ligue 2, l’USM Blida, dispose de la plus faible ligne offensive avec 20 buts seulement marqués en 30 matchs. Deux attaquants ont terminé à la première place au classement des buteurs, en l’occurrence Mohamed Zaâbia du MC Oran et Mohamed Tiaiba du RC Relizane avec 13 buts chacun. C’est une modeste performance. 13 buts en 30 matches, c’est maigre. La performance du Libyen Zaâbia est à saluer du moment qu’il n’a disputé que 18 matchs. Les Oranais vont le regretter du moment que son contrat avec le MCO a expiré et il ne peut pas le renouveler à cause des nouvelles dispositions contestables de la FAF. 14 pu mieux faire. Après notre victoire face au MC Alger (1-0) lors de la 16e journée, nous avons traversé un long passage à vide qui nous a coûté cher. Je pense que l’équipe est en progression et le meilleur est à venir », a-t-il ajouté. Evoquant les préparatifs de son équipe en vue de la saison prochaine, le dirigeant belouizdadi a indiqué que « deux stages seront au programme : le premier à Alger et le second au Maroc, qui sera ponctué par une série de matchs amicaux ». Concernant le volet recrutement, le CRB, à l’instar des autres formations, « compte se renforcer par des joueurs capables de donner un plus, il y aura cinq à six nouvelles recrues », a-t-il conclu. Internationale MARDI 31 MAI 2016 PROCÈS À DAKAR DE L’EX-PRÉSIDENT TCHADIEN VIOLENCES EN TUNISIE 2 morts dans l’explosion d’une mine à Kasserine 2 personnes ont été tuées et une troisième a été blessée hier dans l’explosion d’une mine vraisemblablement placée « par des éléments terroristes » à proximité du mont Sammama, un maquis terroriste de l’ouest de la Tunisie, a indiqué le ministère de la Défense. Deux des femmes sont mortes dans l’explosion d’une «mine artisanale» en début de matinée, alors qu’elles cueillaient des herbes au pied du mont Sammama, dans la région de Kasserine, a déclaré le porte-parole du ministère, Belhassen Oueslati. La troisième a été grièvement blessée et transportée par « hélicoptère militaire » à l’hôpital régional, selon la même source. L’engin explosif avait vraisemblablement été posé par « des éléments terroristes », a ajouté M. Oueslati. PRÉSIDENTIELLE AMÉRICAINE Le parti libertarien dévoile son candidat Le Parti libertarien a officiellement désigné l’ancien gouverneur du Nouveau-Mexique, Gary Johnson, comme candidat à la présidentielle de novembre, ont rapporté hier les médias. Au cours du congrès du Parti libertarien, Gary Johnson, 63 ans, multimillionnaire et ancien gouverneur du Nouveau-Mexique, a recueilli 55,8% des votes. Il représentera son parti politique dont le programme est centré sur le respect des libertés individuelles.«Je vais travailler de toutes mes forces pour représenter tous ceux qui sont présents dans cette salle », a promis le candidat lors du congrès du parti en Floride. Le candidat libertarien risque de gêner Donald Trump et Hillary Clinton, les deux probables candidats républicain et démocrate. Hissène Habré condamné à perpétuité LE TRIBUNAL a reconnu Hissène Habré, 73 ans, coupable de crimes contre l’humanité, L ’ex-p président tchadien Hissène Habré a été condamné hier à la prison à vie pour crimes contre l’humanité et crimes de guerre par un tribunal spécial africain à Dakar, au terme d’un procès sans précédent censé servir de leçon aux dirigeants africains, un quart de siècle après sa chute. La lecture du verdict par le président du tribunal spécial, le magistrat burkinabé Gberdao Gustave Kam, n’a duré qu’une heure environ, une décision accueillie par des cris de joie des parties civiles ou militants des droits de l’homme, et par les pleurs des partisans de l’accusé. Après le verdict, l’accusé, resté jusque là impassible, en boubou et turban blancs, le regard dissimulé derrière des lunettes noires comme depuis le premier jour du procès, a salué ses partisans, levant les bras en l’air et criant : « A bas la Françafrique! ». Ce procès est le premier au monde dans lequel un ancien chef d’Etat est traduit devant une juridiction d’un autre pays pour violations présumées des droits de l’homme. Une commission d’enquête tchadienne estime le bilan de la répression sous le régime d’Hissène Habré à quelque 40 000 morts, dont 4 000 identifiées nommément. Ce procès vise également à répondre aux griefs croissants contre la Cour pénale internationale (CPI), siégeant à La Haye, accusée de ne poursuivre que des dirigeants africains, en montrant que le continent peut les juger lui-même. « C’est le couronnement d’une âpre et longue lutte contre l’impunité. viols, exécutions, esclavage et enlèvement. L’ex-président tchadien Hissène Habré condamné à Dakar pour crimes contre l’humanité Aujourd’hui, l’Afrique a gagné », a réagi à la sortie de l’audience le président de l’Association des victimes des crimes du régime de Hissène Habré (AVCRHH), Clément Abaïfouta. « Nous disons merci au Sénégal et à l’Afrique qui a jugé l’Afrique».« Je suis très ému, c’est une satisfaction totale, il faut que ça serve de leçon pour tous les autres dictateurs », a commenté de son côté Souleymane Guengueng, président d’une autre association de victimes. « L’époque où les tyrans 16 pouvaient brutaliser leur peuple, piller les richesses de leur pays puis s’enfuir à l’étranger pour profiter d’une vie de luxe touche à sa fin », a estimé Reed Brody, cheville ouvrière de cette procédure au sein de l’organisation Human Rights Watch (HRW). Un des avocats commis d’office pour la défense, Me Abdou Gningue, a en revanche fait part à l’AFP de sa « surprise ». « Nous avons l’impression que la Chambre n’a fait qu’homologuer le réquisitoire» du procureur spécial, qui avait requis la perpétuité, a déclaré cet avocat. « Hissène Habré a joué un rôle central de chef d’orchestre dans la répression », selon le verdict, qui lui reproche d’avoir créé « un système où l’impunité et la terreur faisaient la loi ». « Hissène Habré, la Chambre vous condamne à la peine d’emprisonnement à perpétuité », a déclaré le président Kam, l’informant qu’il disposait de quinze jours pour faire appel de cette décision. Sur un des points les plus sensibles du procès, le tribunal s’est dit convaincu par le témoignage de Khadija Hassan Zidane, qui avait affirmé pendant le procès avoir été violée par Hissène Habré. Les conseils choisis par Hissène Habré n’étaient pas présents, conformément à sa stratégie depuis l’ouverture du procès, qui a conduit les CAE à commettre d’office trois avocats pour assurer sa défense. Mais l’un d’entre eux, Me Ibrahima Diawara, affirmait la semaine dernière que « cette affaire n’est pas judiciaire mais politique. Il n’y a qu’une seule issue, que Hissène Habré soit condamné ». Hissène Habré a dirigé le Tchad pendant huit ans (1982-1990) avant d’être renversé par un de ses anciens collaborateurs, l’actuel président Idriss Deby Itno, et de se réfugier au Sénégal en décembre 1990. Arrêté le 30 juin 2013, il était jugé depuis le 20 juillet 2015 par les Chambres africaines extraordinaires (CAE), créées en vertu d’un accord entre le Sénégal et l’Union africaine (UA), qu’il récuse et devant lesquelles il refuse de s’exprimer ou de se défendre. Internationale MARDI 31 MAI 2016 MIKHAÏL BOGDANOV, VICE-MINISTRE RUSSE DES AE A RENCONTRÉ SES HOMOLOGUES DU CCG GOUVERNEMENT LIBYEN Le ministre des AE installé Le chef de la diplomatie désigné du gouvernement libyen d’union nationale (GNA) a pris « officiellement ses fonctions lundi » et s’est installé dans le bâtiment du ministère des Affaires étrangères à Tripoli, a indiqué l’agence libyenne LANA. Mohamad Taher Siala, fonctionnaire au sein du ministère des Affaires étrangères depuis 1975, est le quatrième ministre désigné du GNA à prendre les rênes de son ministère dans la capitale libyenne depuis la semaine dernière après ceux de l’Intérieur, de la Santé et de l’Education nationale. Après son arrivée à Tripoli fin mars et sa reconnaissance par les autorités qui contrôlaient alors la capitale libyenne, le gouvernement d’union nationale soutenu par l’ONU avait pris le contrôle administratif de nombreux ministères mais attendait un vote de confiance du Parlement reconnu par la communauté internationale, basé dans l’est du pays, pour pouvoir proclamer l’entrée en fonctions de ses ministres. Ce vote de confiance -maintes fois reporté- n’ayant toujours pas eu lieu deux mois après l’arrivée à Tripoli du GNA, ce exécutif dirigé par Fayez al-Sarraj a quand même commencé la semaine dernière à installer ses ministres. «GÉNOCIDE ARMÉNIEN» Ankara avertit Berlin avant un vote du Bundestag Le vice-Premier ministre turc, Numan Kurtulmus, a déclaré hier que l’Allemagne devrait « être attentive à ses relations avec la Turquie », à quelques jours d’un vote du Bundestag sur une résolution reconnaissant le génocide des Arméniens, ont rapporté des médias. « L’Allemagne est notre amie et notre alliée, où vivent de nombreux citoyens d’origine turque », a déclaré M. Kurtulmus, également porte-parole du gouvernement. « L’Allemagne doit être attentive à ses relations avec la Turquie », a-t-il ajouté lors d’une conférence de presse à Ankara. Une résolution reconnaissant pour la première fois « le génocide des Arméniens par l’Empire ottoman » ainsi que « la part de responsabilité» de l’Allemagne dans ces crimes est en préparation au Bundestag, chambre basse du Parlement allemand, et doit être votée jeudi, selon un projet de ce texte, cité par l’AFP. « Je ne crois pas que le Parlement d’Allemagne détruira cette relation pour les intérêts de deux ou trois politiciens », a déclaré M. Kurtulmus. Les Arméniens estiment que 1,5 million des leurs ont été tués de manière systématique à la fin de l’Empire ottoman. Nombre d’historiens et plus de 20 pays, dont la France, l’Italie et la Russie, ont reconnu un génocide. La Turquie affirme pour sa part qu’il s’agissait d’une guerre civile, doublée d’une famine, dans laquelle 300 à 500.000 Arméniens et autant de Turcs ont trouvé la mort au moment où les forces ottomanes et la Russie se disputaient le contrôle de l’Anatolie. Le dégel Moscou-R Riyadh en question POURQUOI LA RUSSIE songerait à hypothéquer ses chances actuellement avantageuses en Syrie dans le seul but de donner satisfaction à l’Arabie saoudite sur la question obsessionnelle du sort de Bachar al Assad… ! CHAABANE BENSACI L e processus de Vienne relayé par les pourparlers de Genève est moribond depuis que la délégation de l’opposition syrienne a choisi de manière théâtrale de claquer la porte sous prétexte que le régime de Damas continue à bombarder les positions rebelles malgré une trêve laborieusement concoctée par les deux superpuissances et surtout que ses représentants aux négociations de Genève rejettent catégoriquement le sujet du départ du président Bachar al Assad. A l’origine de ce choix et du refus de toute option constructive, l’inconséquence de la politique de l’Arabie saoudite qui reste focalisée sur le sort du chef de l’Etat syrien. Même les Etats-U Unis paraissent démunis pour imposer à leur allié saoudien, ainsi que turc d’ailleurs, une approche moins radicale. Cette inconséquence a duré le temps que l’Arabie saoudite découvre les limites de sa politique ainsi que la situation désastreuse des groupes rebelles, pour la plupart encerclés à la fois par l’armée syrienne et par l’organisation autoproclamée Etat islamique. Mesurant avec acuité l’urgence d’un changement tactique, les Saoudiens ont engagé, le 25 mai dernier, un dialogue avec la Russie et le vice-m ministre des Affaires étrangères, Mikhaïl Bogdanov, s’est entretenu avec les membres du Conseil de coopération du Golfe (CCG) soudain devenus « constructifs ». C’était à la veille du quatrième round du dialogue stratégique entre les ministres des Affaires étrangères des Etats membres du CCG et le ministre des Affaires étrangères de la Fédération de Russie prévu à Moscou. Une Lavrov prêt à une médiation entre l'Iran et l'Arabie saoudite réunion co-p présidée par Sergueï Lavrov et Adel Al-J Jubeir, ministre des Affaires étrangères d’Arabie saoudite, la présidence actuelle du CCG. A cette occasion, le ministre saoudien s’est beaucoup étalé sur le désir de Riyadh de renouer les fils avec Moscou, le but étant d’exploiter une convergence conjoncturelle pour sauver une opposition en péril et garder un rôle « décisif » dans l’enjeu régional. Comme, tout indique que les pourparlers de Genève ne survivront guère à la date-b butoir, les Saoudiens tirent la leçon des hésitations et, surtout, des contradictions de Washington, conscients que les cartes maîtresses sont détenues par Moscou. La Russie a non seulement renforcé sa position en Syrie, depuis septembre 2015, elle a contrecarré les velléités américano-eeuropéennes de sanctions liées au dossier ukrainien, en juillet 2014, en rejetant les conséquences de l’embargo sur l’UE ellemême, mais son différend avec Ankara est encore loin d’être surmonté malgré les appels du pied du nouveau Premier ministre turc. Qui plus est, Moscou aurait tort de sacrifier ses rapports devenus stratégiques avec l’Iran au bénéfice d’un hypothétique deal avec le CCG qui, nolens volens, demeure un instrument totalement contrôlé par les Etats-U Unis. On voit mal, du coup, pourquoi la Russie songerait à hypo- théquer ses chances actuellement avantageuses en Syrie dans le seul but de donner satisfaction à l’Arabie saoudite sur la question obsessionnelle du sort de Bachar al Assad. Alors que rien ne dit que les choix de Moscou, à ce sujet, auraient force de loi pour le régime syrien actuel et pour ses alliés irano-llibanais. En cherchant à imposer un changement sur ce dossier, la Russie peut adopter une démarche progressive, mais sûrement pas radicale comme le désirent les Saoudiens, toujours prompts à vendre la peau de l’ours. Tandis que les EtatsUnis maintiennent à bon escient une politique des petits pas imposée par les nuances qui se profilent entre la MaisonBlanche, le Pentagone et le Département d’Etat, la Russie qui est loin de trouver un quelconque soutien au niveau européen pour plusieurs années, au moins, va-tt-eelle se hasarder à jouer son va-ttout avec les pays du CCG ? Le rapprochement conjecturel qui se profile depuis quelques jours semble davantage motivé par le souci de contrer les velléités ottomanes du président turc, farouchement hostile au régime Al Assad et plus encore aux Kurdes de Syrie soutenus par Moscou. Auquel cas, la Russie jouera les bons offices entre Téhéran et Riyadh pour affaiblir Ankara. Mais pour l’heure, le drame syrien continue. C. B. BASTION DE L’EI Les forces irakiennes entrent dans Falloujah LES FORCES IRAKIENNES ont donné l’assaut hier à Falloujah, bastion du groupe Etat islamique (EI) D situé à seulement 50 km de Baghdad, marquant une nouvelle phase de combat urbain dans l’offensive lancée il y a une semaine. ans la Syrie voisine, l’EI également cible d’une offensive majeure des Forces démocratiques syriennes (FDS) dans la province de Raqqa (nord), a riposté par un assaut contre les rebelles dans celle limitrophe d’Alep (nord). Conduites par le service d’élite du contre-terrorisme (CTS), l’unité de combat la mieux entraînée d’Irak, les forces du gouvernement sont entrées dans la ville de Falloujah par trois directions avant l’aube. « Nous avons donné tôt ce matin l’assaut à Falloujah », a affirmé le porte-parole du CTS Sabah al-Nomane. « Les forces irakiennes sont entrées dans Falloujah avec le soutien aérien de la coalition internationale et de l’armée de l’air irakienne ainsi que l’appui de l’artillerie et des chars », selon le général Abdelwahab al-Saadi, commandant de l’opération. « Les forces du service du contre-terrorisme (CTS), la police (de la province) d’Al-Anbar et l’armée irakienne, ont commencé à entrer dans Falloujah par trois directions vers 4h00 (1h00 GMT) », a-t-il précisé.«Il y a une résistance de la part de Daesh », a-t-il affirmé. Des dizaines de milliers de membres des forces armées irakiennes et des unités paramilitaires des Hached al-Chaabi (ou Mobilisation populaire) – constituées principalement de milices chiites - participent à l’offensive sur Falloujah depuis une semaine. Ces forces, qui avaient réussi ces derniers jours à reprendre des villages et secteurs autour de la ville, ratissaient hier Saqlawiya, au nord de Falloujah, selon des officiers. L’implication des forces d’élite du contre-terrorisme irakien, qui ont permis la reprise aux jihadistes de plusieurs villes ces deux dernières années, marque une nouvelle phase dans l’offensive contre Falloujah, première cité à tomber aux mains de l’EI en janvier 2014. Les jihadistes s’étaient par la suite emparés de vastes régions d’Irak, dont la deuxième ville du pays Mossoul (nord) qu’ils contrôlent toujours. L’intensification des combats a fait naître des craintes pour les civils. Environ 50.000 d’entre eux sont coincés à Falloujah et manquent de nourriture, d’eau potable et de médicaments. Le millier de jihadistes qu’il y aurait sur place sont soupçonnés de vouloir les utiliser comme bouclier humain. Depuis le début de l’offensive pour reconquérir cette ville il y a une semaine, environ 3.000 personnes ont pu sortir des banlieues « épuisées, effrayées et affamées », mais des milliers d’autres restent bloquées «sans aide ni protection», selon le Conseil norvégien pour les réfugiés (NRC), qui craint de nouvelles vagues de déplacés. A Amriyat al-Falloujah, une localité sous contrôle du gouvernement à une vingtaine de km au sud de Falloujah, les déplacés arrivent affamés et épuisés après des heures de marche dans la nuit. Même si le chemin est par semé de dangers, Ahmad Sabih, un père de famille de 40 ans qui a pu atteindre un camp d’accueil tôt dimanche, a préféré tenter l’aventure: « J’ai décidé de tenter le tout pour le tout. Soit je sauvais mes enfants soit je mourrais avec eux ». Un commandant haut-placé de la police a affirmé que les forces de l’ordre avaient assisté hier quelque 800 civils fuyant la zone de combat. Falloujah est l’un des deux principaux centres urbains d’Irak encore aux mains de l’EI. Les forces kurdes ont lancé dimanche une offensive à l’est de Mossoul, deuxième ville du pays et de facto capitale de l’EI en Irak. La bataille de Falloujah pourrait être l’une des plus difficiles pour les forces irakiennes même si l’EI est apparu affaibli ces derniers mois. Baghdad estime que les jihadistes ne contrôlent plus que 14% de l’Irak contre 40% en 2014. PROCÈS EN EGYPTE L Peine de prison à vie pour le chef des Frères musulmans e guide des Frères musulmans en Egypte, Mohamed Badie, a été condamné hier pour la sixième fois à la prison à vie, après trois condamnations à mort en 2015, dans un pays où le pouvoir réprime implacablement toute opposition. Depuis que l’actuel chef de l’Etat Abdel Fattah al-Sissi, alors chef de l’armée, a destitué en 2013 le Frère musulman Mohamed Morsi, premier président élu démocratiquement en Egypte, des centaines partisans de la confrérie islamiste dont M. Morsi ont été condamnés à mort dans des procès de masse dénoncés par l’ONU. Hier, M. Badie a écopé de la prison à vie, comme 35 co-accusés, devant un tribunal du Caire qui les a reconnus coupables d’avoir incité à des violences ayant fait trois morts à Ismaïlia, dans le nord, peu après la destitution de M. Morsi, a indiqué, cité par l’AFP, un responsable du tribunal. Le guide des Frères musulmans avait déjà été condamné à mort en première instance à trois reprises en 2015, toujours pour avoir incité à des violences, et cinq fois à la prison à vie, une peine qui équivaut à 25 ans d’emprisonnement au maximum en Egypte. M. Morsi, quant à lui, a été condamné à mort pour les mêmes motifs en avril 2015, mais aussi à la prison à vie et à 20 années de prison dans deux autres procès. Il encourt la peine capitale dans un quatrième procès. Les condamnés ont fait appel de toutes ces condamnations en première instance et, pour M. Badie, un nouveau procès a été ordonné par la cour de Cassation qui a annulé une des condamnations à mort. Depuis que M. al-Sissi, élu président en 2014 en l’absence d’opposition crédible, a destitué M. Morsi, plus de 1.400 manifestants favorables à l’ancien président 17 ont été tués, essentiellement au Caire, et plus de 40.000 ont été emprisonnés. Après les Frères musulmans, le pouvoir de M. al-Sissi a réprimé également d’une main de fer toute opposition laïque et libérale, dont de nombreuses figures ont été emprisonnées et condamnées. Les Frères musulmans, qui avaient remporté toutes les élections après la chute de Hosni Moubarak en 2011 à la suite d’une révolte populaire, ont été décrétés « organisation terroriste » par le nouveau pouvoir en 2013. Culture MARDI 31 MAI 2016 «TIWIZI» DE MOHAND ARKAT Un roman sur la Kabylie solidaire PARMI les traditions des villages kabyles dont il ne restera bientôt que des cendres et un vague souvenir, il y a la solidarité indéfectible qui y régnait. ! AOMAR MOHELLEBI I l y a quelques décennies, le village kabyle était une grande famille, où tout était partagé, du sourire au pain en passant par la compassion dans les moments difficiles... Mais que reste-t-il de nos jours de ces sources d’humanisme impérissable dans le temps ? C’est à cette question et à d’autres du même registre que tente de répondre l’écrivain-romancier Mohand Arkat à travers son tout nouveau roman intitulé à juste titre «Tiwizi», qui vient d’être édité par la maison d’éditions La Pensée de Tizi Ouzou. Mohand Arkat vient en effet de publier sa deuxième fiction en langue amazighe après quelques publications en langue française qui ont constitué ses premières expériences dans le domaine littéraire. Mais son amour pour sa langue maternelle l’a poussé à troquer la langue de Molière contre celle de Mouloud Mammeri. Un choix qu’il assume avec conviction. Pour Mohand Arkat, qui est aussi un militant actif de la cause amazighe, notamment durant les années quatre-vingtdix au sein du Mouvement culturel berbère, militer pour tamazight, c’est bien, mais produire dans cette langue c’est encore mieux. C’est la raison pour laquelle il a pris la résolu- 21 tion de mettre sa modeste plume au service de la langue amazighe qui, dit-il, a besoin que l’on s’investisse énormément dans le domaine du livre. Aujourd’hui, plus de 300 000 élèves sont concernés par l’enseignement de la langue amazighe dans les écoles algériennes, mais tout le monde déplore la pauvreté en matière de production livresque amazighe, surtout le roman. Il n’ y a que les recueils de poésie qui pullulent sur les étals des librairies. Or, c’est du roman dont ont besoin les élèves et les enseignants de tamazight pour servir de support pédagogique. Mohand Arkat, préoccupé par cette problématique, est donc vite passé à l’acte. Son roman « Tiwizi », a d’ailleurs enregistré un excellent écho de la part des lecteurs, et ce, à peine quelques jours après sa publication. Mohand Arkat ne désespère pas de voir ces belles et authentiques traditions rayonner de nouveau. Mohand Arkat rappelle que tiwizi ou l’entraide dans les villages kabyles est l’affaire de tout le monde. Quant à l’écriture en langue amazighe, notre interlocuteur souligne aussi : « Nous sommes tous concernés, chacun doit apporter sa touche, surtout ceux qui ont des idées qui peuvent contribuer à faire avancer la langue amazighe. » Il y a lieu de rappeler que Mohand Arkat, enseignant de français, a également contribué à l’enseignement de tamazight, par militantisme, insiste-t-il. Concernant son deuxième roman en tamazight, Mohand Arkat explique que ce livre contient un message car, ajoutet-il, «il me semble que toute cause unificatrice mérite que l’on se sacrifie pour elle, notamment en mettant de côté les conflits souvent stériles et improductifs». Mohand Arkat conclut, au sujet de son ouvrage et des messages qu’il véhicule : «Avant, quand il y avait la misère dans les villages de Kabylie, c’est grâce à l’union que les gens ont fait face à l’austérité.» En plus de son amour pour sa langue maternelle tamazight, frappée d’ostracisme pendant des décennies, Mohand Arkat est aussi un passionné du livre. C’est pourquoi, il a lancé sa propre maison d’éditions (Editions La Pensée). Il a ainsi aidé de nombreux auteurs en herbe à faire leurs premiers pas dans l’édition. Comme quoi, on peut servir sa langue et servir les autres auteurs en même temps. « Tiwizi », c’est aussi cela. A. M. DERNIÈRE HEURE sur internet http://www.lexpressiondz.com APRÈS CHEVÈNEMENT ET LES MAIRES DE FRANCE, CLAUDE BARTOLONE EST ATTENDU, CE JEUDI, À ALGER TASSILI AIRLINES SE LANCE DANS L’ÉVACUATION SANITAIRE LE BALLET CONTINUE LA QUALITÉ DE L’HÔTE d’Alger en tant que troisième personnage de l’Etat, renseigne sur l’importance qu’accorde la France à ses relations avec l’Algérie. ! SAÏD BOUCETTA L e président de l’Assemblée nationale française, Claude Bartolone, effectuera une visite en Algérie ce jeudi, a annoncé, hier, l’ambassade de France dans un communiqué. «Au cours de son séjour, il rencontrera son homologue, M. Mohamed Larbi Ould Khelifa ainsi que le président du Conseil de la Nation, M. Abdelkader Bensalah. Il sera également reçu par M. Abdelmalek Sellal, Premier ministre et par M. Ramtane Lamamra, ministre d’Etat, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale», rapporte le communiqué. Il n’est donc pas fait mention dans l’agenda du président de l’Assemblée nationale française d’une entrevue avec le chef de l’Etat. Bien qu’il soit traditionnellement admis que des responsables de ce rang n’évoquent pas ce genre d’audiences dans leur communiqué, il reste que la possibilité d’un tête-à-tête avec le président de la République n’est pas garanti au regard des développements peu encourageants que connaissent les relations politiques entre Alger et Paris. Cela dit, côté français, on souhaite que la visite de M. Bartolone soit «l’occasion de renforcer la concertation bilatérale, notamment en matière économique et sur les questions de sécurité régionale, thèmes de travail retenus par les deux Assemblées». Deux vecteurs qui demeurent prioritaires pour les deux pays et qui bénéficient d’un traitement à part par les responsables algériens et français. Il semble donc que malgré tout, les uns et les autres veulent se concentrer sur les points de convergence, avec, côté français, un certain empressement d’enterrer la gaffe de Valls. Et pour cause, la qualité de l’hôte d’Alger renseigne sur l’importance qu’accorde la France à ses relations avec l’Algérie. Il est en tout cas évident que la France ne veut rien changer à l’agenda de la coopération entre les deux pays. M. Bartolone sera à Alger pour ouvrir «avec son homologue Mohamed Larbi Ould Khelifa, les travaux de la grande commission interparlementaire qu’ils avaient présidée ensemble pour la première fois en mars 2013 », annonce le communiqué de l’ambassade de France, qui rappelle que «la deuxième session de travail de la Des relations compliquées mais indispensables grande commission s’était tenue à Paris en juin 2014.» Il faut savoir qu’en matière de coopération, les Parlements algérien et français ont franchi plusieurs étapes. Il faut savoir, en effet, qu’«un protocole-cadre a été signé par les présidents MM. Jean-Louis Debré et Amar Saâdani à Alger le 21 janvier 2007, qui a ouvert la voie à l’installation, en mai 2009, de cette grande commission interparlementaire», rappelle le communiqué qui cite, comme pour appuyer cet état de fait la rencontre «des fonctionnaires de Parlements francophones de la Méditerranée dont la dernière édition a eu lieu à Alger à l’automne 2015 ». Un signe d’un rapprochement significatif entre les deux institutions qui ont également collaboré à travers un «cycle de formation au travail parlementaire organisé conjointement par l’ENA, l’Assemblée nationale et le Sénat et auquel participent des fonctionnaires algériens», souligne le même communiqué. L’annonce de cette visite est intervenue alors que se tenait, hier à Alger, une rencontre d’experts algériens et français sur la sécurité de la région. Coprésidée par le ministre des Affaires maghrébines, de l’Union africaine et de la Ligue arabe, Abdelkader Messahel, côté algérien et l’ambassadeur Didier Le Bret, coordonnateur national du Renseignement auprès de la présidence de la République française, côté français, la rencontre a traité de tous les conflits au Maghreb et au Sahel, y compris celui du Sahara occidental. Abdelkader Messahel a noté que «c’est la première session de ce dialogue à ce niveau avec la participation d’experts des deux pays et cela fait partie du souci partagé de combler un certain vide et un manque de dialogue sur des questions sensibles». La partie française semble avoir admis que le dossier sahraoui soit débattu à un haut niveau. Pour Le Bret, «dans le cadre de ce partenariat d’excellence, il était normal de mettre sur pied ce dialogue confiant de haut niveau sur des questions qui sont sensibles et qui engagent la sécurité de nos deux pays». Si l’on ajoute la participation du directeur général de la Sûreté nationale, Abdelghani Hamel à une conférence à Paris sur «l’expérience de la police algérienne en matière de lutte contre le terrorisme et l’extrémisme», organisée dans les cadre du Forum de l’Ecole française supérieure de police, on se rend compte qu’entre Alger et Paris, au niveau des experts le partenariat demeure très dense. S. B. ALGER-JIJEL ET ALGER-CHERCHELL EN BATEAU TOUT L’ÉTÉ ! AMAR INGRACHEN L ’été de cette année sera moins encombré. En prévision de la saison estivale, l’Entreprise nationale de transport maritime des voyageurs (Entmv) va ouvrir de nouvelles dessertes liant Alger à Jijel et à Cherchell, a annoncé hier son P-DG, Ahcène Grairia, au Forum d’El Moudjahid. Programme prometteur. Pour la ligne Alger-Jijel, il est prévu deux navettes quotidiennes (sauf dimanche) en passant par Azeffoun et Béjaïa, et ce, à partir du premier jour du Ramadhan jusqu’à la fin de la saison estivale (30 septembre), a-t-il précisé. Pour le mois de Ramadhan, un programme spécial a été tracé avec un départ d’Alger à 9h pour arriver à Jijel à 15h30, et un départ de Jijel à 8h pour arriver à Alger à 14h30. Pour le reste de la saison estivale, le départ du port d’Alger est prévu à 8h (arrivée à 14h30) et du port de Jijel à 6h (arrivée à 12h30). Le billet Alger-Jijel coûtera 1 600 DA pour un aller simple contre 1 200 DA pour Alger-Béjaïa, 800 DA pour Alger-Azeffoun, 500 DA pour Azeffoun-Béjaïa, 800 DA pour Azeffoun-Jijel et 500 DA pour BéjaïaJijel. Deux ferries monocoques (Badji Mokhtar II et Seraïdi), d’une capacité de 206 sièges chacun, sont réservés pour effectuer ces dessertes. Pour la ligne Alger-Cherchell, a indiqué Ahcène Grairia, elle est prévue à partir du 15 juin prochain après la réception de deux monocoques d’une capacité de 350 sièges chacun, qui seront affrétés par la compagnie. Pour cette ligne, deux navettes sont programmées tous les vendredis et samedis, et le billet coûtera au passager 800 DA pour un aller simple. Ces dessertes sont programmées à 8h30 et à 14h30 au départ du port d’Alger et à 11h30 et à 17h30 au départ du port de Cherchell. Pour la ligne pilote port d’Alger-port de Djemila, exploitée depuis juin 2014, il a été indiqué que le prix du billet, subventionné par l’Etat, augmentera à 100 DA contre 50 DA actuellement. Par ailleurs, le P-DG de l’Entmv a affirmé que l’entreprise qu’il dirige applique, depuis février dernier, des réductions de tarifs allant jusqu’à 35% sur ses lignes vers Marseille, Alicante, Valence et Gênes pour inciter les passagers à voyager par voie maritime et augmenter davantage ses parts de marché. De plus, il a fait savoir que l’Enmtv va renforcer sa flotte, qui se compose actuellement de trois car-ferries, à savoir Tassili, Tarek Ben Ziyad et El Djazair, avec un navire neuf. En 2015, elle a transporté plus de 138 000 passagers et prévoit de dépasser les 200 000 passagers en 2016. A. I. Le transporteur aérien national Tassili-Airlines va consacrer deux appareils pour l’évacuation sanitaire des malades du sud du pays, a-t-on appris du président directeur général de cette compagnie. Un appel d’offres a été lancé par la compagnie pour affréter deux appareils destinés à l’évacuation des malades de la wilaya d’Adrar et de la ville de Hassi-Messaoud (Ouargla) vers les structures hospitalières du nord du pays, a annoncé, hier à Adrar, le P-DG de TAL, Belkacem Harchaoui. Cette mesure est prise sur instructions du président-directeur général du Groupe Sonatrach, Amine Mazouzi lors de sa récente visite dans la wilaya d’Adrar. L’opération portera sur la mise en exploitation de ces deux appareils dans le courant du deuxième semestre de l’année en cours, après finalisation des procédures réglementaires afférentes. BAISSE DES IMPORTATIONS DES VÉHICULES DE 61% La facture d’importation des véhicules a reculé à 513 millions de dollars durant les quatre premiers mois de 2016, contre 1,31 milliard de dollars durant la même période de 2015, soit une baisse de 61%, a appris hier l’APS auprès des Douanes. Quant aux quantités importées, elles ont baissé de près de 70% avec 33 363 véhicules importés entre début janvier et fin avril 2016, contre 106 846 unités sur les quatre premiers mois de 2015, selon les données provisoires du Centre national des statistiques des Douanes (Cnis). Les plus grosses baisses ont été enregistrées chez les concessionnaires des marques asiatiques dont les importations ont reculé dans une fourchette allant de 40 à 90% en valeur et en volume. L’ANEP DÉCERNERA DÉBUT JUILLET LE PRIX « LES AMIS DU LIVRE » REMERCIEMENTS Madame veuve Karin Nait Mazi, son fils Gamal, et l’ensemble de sa famille, parents et alliés, profondément touchés par les marques de sympathie que vous leur avez témoignées lors du décès de leur époux, père et parent L’Entreprise nationale de communication, d’édition et de publicité (Anep) décernera le 2 juillet prochain le Prix « Les amis du livre », destiné à différents acteurs du secteur du livre, a annoncé hier à Alger son président-directeur général, Djamel Kaouane. Ce nouveau prix s’adresse à «tous ceux oeuvrent pour la lecture ou la diffusion et la préservation du livre », tels que « les libraires, les bouquinistes, les relieurs de livres ou encore les journalistes culturels », a indiqué M. Kaouane lors d’un point de presse. SI NOUREDDINE Décédé le 14 avril 2016. Que Dieu l’accueille Dans Son Vaste Paradis. Vous adressent leurs très sincères remerciements. Nous sommes immensément reconnaissants de votre présence chaleureuse et de toutes vos manifestations de soutien, d’amitié et de réconfort à notre égard. Nous avons été profondément touchés par tous ces témoignages. Dans l’impossibilité de répondre personnellement, que chacun trouve ici l’expression de notre reconnaissance en considérant ces remerciements comme lui étant personnellement adressés. RECRUTE Correcteur professionnel S’adresser au journal à la Maison de la presse de Kouba à partir de 10h.