Mise en page 1

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Mise en page 1
RIAM 03
Rencontres Internationales
des Arts Multimédia
Installations
Performances
Soundlab
Workshops
Concerts
Vidéos
28 novembre au 09 décembre 2006 Marseille
Galerie SMP
Galerie Buy-Sellf Art-Club
Montévidéo
ZIN/ECM
L’Embobineuse
http://riam.info
11, rue du commandant Mages 13001 Marseille
tel/fax: 04 91 62 46 30 - [email protected]
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Edito :
Circuit Court organise la troisième édition des Rencontres des Arts Multimédia à Marseille.
Cherchant à créer un dialogue avec le tissu des structures artistiques déjà implantées, les RIAM veulent
donner les meilleures conditions de visibilité et lisibilité aux artistes invités. Notre choix s’inscrit, non
pas dans l’affirmation d’un territoire autonome pour les arts numériques, mais dans un dialogue avec
d’autres structures de diffusion ouvertes sur des formes artistiques innovantes et expérimentales. Cette
année, il est d’ailleurs question d’interroger la porosité des genres et des disciplines souvent éloignés
du champ des arts numériques. Qu’il s’agisse de la pratique du dessin, que Benoît Broisat transforme
en cahier de souvenirs en mouvement, ou de la peinture, que Marcus Kreiss interroge de façon ironique à travers ses aquariums d’images. Une autre question émerge de cette édition : comment donner
à voir le son ? Quelles images projettons-nous mentalement sur les sons que nous entendons ? Deux
artistes apportent des réponses qui nous amènent du côté de la notion de paysage : Bertrand
Lamarche construit une architecture de plantes toxiques qui fonctionne comme une radiographie de
l’idée de nature, tandis que Pierre Belouin fait traduire ses photographies de voyage en sons et textes conçus par d’autres artistes.
Les pratiques artistiques collectives sont d’ailleurs à l’honneur cette année avec l’humour fluxus
de Staalplaat Sound System, qui transforme les disques vinyls en circuit pour mini-voitures, ou APO
33, réseau d’espionnage sonore qui envahit l’espace urbain au nom du désordre des sens. Prolongeant
à l’extrême la subversion des codes et des genres, la soirée Return of Mash Up nous invite à plonger
dans cette pratique nouvelle de mixage mélangeant à une vitesse vertigineuse le hip hop et la musique
classique, le folk et la noise, le disco et le death metal.
Au moment où l’interactivité est devenue un fourre-tout qui ne chercherait plus à interroger ses
propres enjeux, les Rencontres Internationales des Arts Multimédia ouvrent un espace de discussion
aussi bien sur les passages, les traductions et les transferts entre les genres, que sur les pratiques
artistiques décentralisées et collaboratives.
CIRCUIT COURT
L’EQUIPE DES RIAM
Directeur de Circuit Court : Claude Bossion
Programmation/coordination: Philippe Stepczak
Progammation/rédaction: Pedro Morais
Graphiste/développeur web: aaaliassing
Administrateur réseau: C. Khouri
Administration: Marie Bouquillon
Communication: Carole Grangier
Stagiaire: Sophie Prenez
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*Programme en bref
*Vernissage le mardi 28 novembre à partir de 18 h - expositions du mercredi 29 novembre
au 09 décembre
Bertrand LAMARCHE (FR) Installation vidéo - “Terrain Ombélliférique”
- A la Galerie Buy-self Art club
101, rue Consolat 13001 Marseille de 15 h à 19h
Benoît BROISAT (FR) Installation vidéo “ Bonneville”
- A la Galerie SMP
61, rue Consolat 13001 Marseille de 15 h à 19 h
Marcus KREISS (DE) - installations vidéos - “Souvenirs from the earth”
- A la Brasserie des Danaïdes
6, square Stalingrad 13001 Marseille de 8 h à 21 h
*Le jeudi 30 novembre à partir de 20h.
- à Montévideo
3, impasse Montévideo 13006 Marseille
Tarifs : 5 euros abonnés, 7 euros tarif réduit et 9 euros plein tarif.
STAALPLAAT SOUND SYSTEM (DE) - Performance “Yokomono”
Pierre BELOUIN (FR), Séance d’écoute du projet “ Awan-Siguawini—Spemki—-”
*A partir du mercredi 4 décembre jusqu’au 15 décembre.
- Au ZINC/ECM Friche de la Belle de Mai - 41, rue Jobin 13003 Marseille
Présentation publique le vendredi 15 décembre au restaurant de la Friche de la Belle de Mai.
APO 33 (FR) - Work shop “Le Poulpe” Sur inscription.
*Le samedi 9 décembre à partir de 21 h.
- à l’Embobineuse
11, Bld Boués 13003 Marseille
entrée 8 euros + 1 euro d’adhésion.
soirée RETURN OF MASH UP
URIKR (Fr) live
BONG-RA (NL) live
SHITMAT (UK) live
Dj Wet (Fr) dj set
Jean-Patrick Pelletier (Fr)
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*Vernissage des expositions le mardi 28 novembre à partir de 18 h.
Bertrand LAMARCHE (FR) Installation vidéo “Terrain Ombélliférique”
A la Galerie Buy-self Art club - 101, rue Consolat 13001 Marseille
Dans l'une de ses dernières performances, Lamarche donnait à voir l’image renversée d’un
cyclone, dans un contexte indéfinissable, entre le ciel nuageux et le désert. Vortex Lounge est un
évènement sans narration, où il n'y a ni début ni fin. Un phénomène météorologique a lieu dans la salle
d'exposition, comme si l'on dévoilait la mécanique d'un trucage pour film-catastrophe
hollywoodien. Le dispositif de cette performance emprunte aux modalités du set DJ : une platine tourne
au ralenti sans vinyle, émetant des souffles, des crachotements, des déchirements, avec le diamant de
lecture posé directement sur le caoutchouc. Un cylindre rempli d’eau, mis en rotation, induit un
tourbillon dont les spirales avalent des débris : une "machine vortex", équipée d’une caméra vidéo,
projette ensuite les images d’un paysage transformé en chaos hypnotique. L’image et le son
fonctionnent de la même façon, s’exhaussant.
Bertrand Lamarche manifeste un intérêt particulier pour les "tourbillons" et les "vortex" par le
biais de dispositifs qui produisent des effets d’ambiance et d’immersion totale, détournant des
matériaux et des appareils domestiques. Il est fasciné par le seuil, l'ouverture sur l'infini : les vents
tourbillonnants, les maelströms et les eaux surgissantes, les vortex ou encore les ensembles urbains
gigantesques. Dans son travail, les villes de demain ressemblent parfois à des jouets, à des maquettes
géantes. Il s'occupe des " corps creux ", des poches de vide existant dans la réalité : tunnels, terrains
vagues, carrières mais aussi tornades, trous noirs et fossés ou conduits. L'artiste compose des
chimères réalistes, concrétisant une vision, ayant pour sujet principal l'architecture, pour mettre en
avant les relations entre utopie et réalité.
Le Terrain Ombélliférique (en collaboration avec Erik Minkkinen)
Une déambulation à travers un jardin virtuel planté de berces du Caucase, ombellifères géantes dotées
de caractéristiques visuelles et chimiques "toxiques". Pendant la floraison de ces plantes, le contact ou
le frottement des feuilles ou des tiges avec la peau peut entraîner des brûlures. Représentées par un
dessin virtuel aux contours fantômatiques, sur un fond noir, ces plantes construisent une architecture
luminescente à travers le feuillage et les terminaisons florales. Une radiographie de la "nature" qui pose
un regard sur les notions de jardin public et de parc de loisir. Il s'agit d'un espace mental, un scénario
sans narration, qui instaure un climat, une ambiance. Le travail sonore de Erik Minkkinen à été conçu
selon un programme d'extraits préétabli mais aux conséquences aléatoires.
Coordination : Numeriscausa
Dessin : Didier Bouchon, Bertrand Lamarche
Programmes, logiciels : Didier Bouchon
Avec le soutien du CNC et du DICREAM
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*Vernissage le mardi 28 novembre à partir de 18 h.
Benoît BROISAT (FR) Installation vidéo “ Bonneville”
A la Galerie SMP - 61, rue Consolat 13001 Marseille de 15 h à 19 h
"Je n'ai jamais cru que la fonction de l'image soit de reproduire une réalité préexistante".
Benoit Broîsat s'intéresse à la manière dont le reportage "invente l'évènement qu'il documente, dont le
récit construit le lieu qu'il prétend décrire, dont notre mémoire même, plutôt qu'elle ne nous restitue
des moments du passé, élabore ses propres faits, ses propres paysages". L'artiste a été la révélation de
l'exposition I still believe in miracles - Dessins sans papier (du Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris),
où il combinait un travail de dessin et les outils numériques. Refusant l'idée que le dessin serait une
étape préparatoire à l'élaboration d'une forme plus aboutie (comme la peinture), l'artiste insiste sur son
caractère d'ouverture, souplesse et inachèvement. Cependant, le dessin est envisagé plus comme thème
que comme pratique, recyclant et détournant ses sous-genres (dessin animé, tag, jeu vidéo ou dessin
de presse).
La vidéo Bonneville (2005), du nom de la ville natale de l'artiste, constitue une mise en image
de sa mémoire, une tentative de restituer un rapport sensible aux souvenirs des espaces et des lieux.
Les sensations ont laissé place à un ensemble vague d'empreintes, de signes lentement vidés de leurs
référents. Une promenade lente et silencieuse en noir et blanc rythmée par une chute de neige
monotone. Dans Los Angeles, l'athlète Daley Thompson, lors de l'épreuve du saut en longueur aux jeux
olympiques de 1984, semble suspendu dans les airs, une apothéose qui le transforme en statue
immobile. Avec Anaglyphes, nous sommes invités à regarder des images de presse liées à des conflits
armés, avec des lunettes 3D. Le projet Place Franz Liszt cherche à construire des représentations de ce
lieu parisien en se basant exclusivement sur des témoignages recueillis auprès de ses habitants.
Benoît Broisat vient d'être nommé pour le prix Ricard de la jeune création en France. Il a exposé
à la Caixa Forum et au Centre d'art Santa Monica (Barcelone), au Fresnoy, au Centre d'art Cimaise et
Portique (Albi), à Fri-Art (Fribourg), FRAC Champagne-Ardenne ou à La Station, Nice.
http://benoit.broisat.free.fr
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*Vernissage des expositions le mardi 28 novembre à partir de 18 h.
Marcus KREISS (DE) - installations Vidéos “Souvenirs from the earth”
A la Brasserie des Danaïdes - 6, square Stalingrad 13001 MARSEILLE
Après la “musique d’ameublement” d’Eric Satie et l'invention de la musique ambient par Brian
Eno,, Souvenirs from the earth propose la peinture-vidéo, des tableaux en mouvement à voir plutôt qu’à
regarder. Réalisées en collaboration avec Larry Kriv (depuis 2001 entre Cologne et Paris) ces images
explorent les possibilités de la vidéo libérée de l’assujettissement au son et à la narration. Dans une
vision de science-fiction, ces vidéos trouveraient leur diffusion idéale via la télévision. C’est chose faite
avec la création en 2006 de la première chaîne TV émettant 24h/24h un programme d’art video sur le
réseau local de la région de Stuttgart et de Cologne. Des murmures hypnotiques, minimalistes, où Kreiss
filme au camping, à la plage ou sur la glace, ces images au ralenti, surexposées, floues et en très gros
plan, usant du travelling comme d’une boucle.
Passé par la Cinecitta, Marcus Kreiss a conçu les scénographies vidéo des concerts de Jay Jay
Johannson ou Jimi Tenor. Ses oeuvres sont représentées dans les collections du Fonds National d’Art
Contemporain, du FRAC Alsace, de la Deutsche Bank Collection (Frankfurt) ou de la Collection Lambert.
www.souvenirsfromtheearth.com
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Le jeudi 30 novembre 20h.
STAALPLAAT SOUND SYSTEM (DE) - Performance “Yokomono” 30 minutes
A Montévideo - 3, impasse Montévideo 13006 Marseille
Tarifs : 5 euros abonnés, 7 euros tarif réduit et 9 euros plein tarif.
A rebours du déploiement spectaculaire de technologie, Staalplaat crée des compositions
sonores avec de banals outils mécaniques, conjuguant son apparente simplicité avec un humour
caustique. Une démarche qui nous renvoie à un siècle de tradition de machines bruitistes et d’inventeurs
fous.
Ils ont été remarqués lors d’une performance à Berlin où un orchestre flottait sur l’eau avec des
aspirateurs, des bouteilles en plastique et une installation de lumière - une prouesse technique
réunissant l’eau et l’électronique. D’autres installations intégraient la participation du public aux
compositions sonores (à travers le portable) ou constituaient des modules personnels de thérapie
sonore. Une démarche qui pourrait s’inscrire dans la lignée du mouvement Fluxus, mais en combinant
des éléments mécaniques et acoustiques à la dynamique de la culture DJ.
La composante disquaire et label de Staalplaat, créée à Amsterdam et basée à Berlin, officie dans
le domaine des musiques industrielles, électroniques et expérimentales depuis plus de vingt ans.
Yokomono (Staalplaat Mono Erosive Surround Sound Installation) fait intervenir des jouets, ou
plutôt des vinyl killers. C’est-à-dire des petites voitures rouges munies, d’un saphir. Celles-ci sont posées
sur une dizaine de disques qui comportent chacun des centaines de boucles, multipliant à l’infini les
combinaisons sonores. Des disques rouges translucides sont en forme de “DJ Tool”. Sur une face, des
bruits montés en boucle (sirènes, bleeps, clicks, etc.), sur l’autre, des loops spécialement signés par
Freiband, Jim O’Rourke, Kozo Inada, Massimo, Pimmon, Rechenzentrum, etc. Ensuite, ce dispositif interagit avec 200 récepteurs FM qui pendent, accrochés au plafond. Le tout étant relié à une table de mixage
qui permet de faire un set à partir de cette matière brute ou d’insérer d’autres sources, des bruits ou
des loops complémentaires. Le résultat, musicalement, est proche du turntabilism de Philip Jeck
ou Saule.
www.staalplaat.org
P.8
*Le jeudi 30 novembre 21h.
Pierre BELOUIN (FR) Séance d’écoute du projet “ Awan-Siguawini—Spemki—-”
à Montévideo - 3, impasse Montévideo 13006 Marseille.
Pierre Belouin est un membre fondateur de la Galerie Glassbox à Paris et du label Optical Sound
créé en 1997, suite à la rencontre avec Rainier Lericolais. Cette plateforme d’édition cherche à diffuser
des oeuvres sonores réalisées par des artistes plasticiens expérimentant le son ou, à l’inverse, des
musiciens s’intéressant aux arts plastiques. Le nom Optical Sound est une référence directe au cinéma,
à la piste optique sonore, évoquant les images mentales générées par le son. “Il est possible que
l’évolution musicale au siècle prochain soit de plus en plus décloisonnée. Si les majors toutes
puissantes n’ont pas d’ici là pris le contrôle total d’internet, on peut espérer un développement positif
du réseau indépendant et auto-produit. Et pourquoi ne pas songer à des mouvements musicaux de plus
en plus précis et nombreux, rassemblant parfois des groupes d’afficionados très réduits ? “ Les
activités du label concernent des éditions (CD, vinyls, DVD, badges d’artistes) et l’organisation
d’évènements avec d’autres labels (Aspic Records, Erratum...) et des structures artistiques (Labomatic,
Rhinoceros, Quatre.4.0-Artefact, Arcadi, City Sonics ).
Dans L’homme orchestre (v.2 Exotica), Belouin se met en scène à travers des autoportraits
clônés sur une photo où il assume simultanément le rôle de guitariste, batteur, bassiste, joueur de
synthé et de guïro (un instrument mexicain). Il s’agit de la reconstitution d’un orchestre de Surf ’N’
Exotica, pastichant ce courant d’après-guerre désuet de l’Amérique insouciante des années 50,
aujourd’hui récupéré par l’industrie musicale sous l’étiquette vintage d’easy-listening. L’installation est
accompagnée d’une bande son créée par Yann Jaffiol (Ultra Milkmaids), elle a été présentée récemment
à la galerie Magda Danyzs.
“ Awan-Siguawini—Spemki—-”
Cette installation met en parallèle huit photographies de « paysages » avec les «paysages
sonores » que l’artiste a prélevés sur chaque lieu photographié. Cette proposition à été transmise à des
plasticiens sonores français, qui ont réalisé une libre interprétation audio en s’inspirant de la photo. Nous
pénètrons ainsi de plein-pied dans un paysage mental, un rêve éveillé, une tentative de synesthésie,
suscitant une liberté d’interprétation et de divagation. Le titre de ces photographies sonores signifie en
Abénaki « air/au printemps/paradis ». Afin de conserver la
première impression de sa découverte du site d’Alma (Canada)
lors de sa résidence d’artiste, il a travaillé autour des mots
Maison, Forêt, Lac, Usine. Les “croquis photographiques” ont été
mis en ligne sur Internet, destinés à son homologue artiste P.N.
Ledoux qui pour l’occasion s’est mis dans la peau de Pierre
Belouin en rédigeant à sa place son journal personnel ( un
catalogue a été édité à l’occasion par le Frac Alsace et P.A.C.A
et Langage Plus).
Bandes originales de J.L. Norscq, C. Demarthe, Y. Jaffiol,
N. Germain, R. Matta, S. Roux, E. Ladoire, L. Mouillet,
R. Lericolais, Servovalve et Wild Shores.
www.optical-sound.com
P.9
*A partir du mercredi 4 décembre jusqu’au 15 décembre.
APO 33 (FR) - Work shop “Le Poulpe”
Au ZINC/ECM Friche de la Belle de Mai - 41, rue Jobin 13003 Marseille
Présentation publique le vendredi 15 décembre au restaurant de la Friche de la Belle de Mai.
Renseignements et inscriptions auprès de Fabien Mokus : 04 95 04 95 11 ou
[email protected]
Le POULPE de Marseille: une intervention de la CIA
La CIA (Cellule d’Intervention d’APO33) est un collectif de création sonore expérimentale, qui
opère à travers la création de web-radios, le montage de réseaux de serveurs et de plate-formes
collaboratives. La CIA utilise principalement la radio comme champ d’action et outil d’articulation de son
intervention. Le POULPE de Marseille est une proposition d’intervention constellaire dans la ville de
Marseille pendant une semaine. La CIA se propose de mettre en place un réseau de diffusion
radio/webradio dans différents points de la ville, de les interconnecter et de proposer des diffusions
radiophoniques aléatoires et automatisées sur l’antenne de Radio Grenouille. Dans les différentes
tentacules du Poulpe on retrouverait une forme de captation (ambiance du quartier, son de
l’architecture matérielle et sociale, etc.) reliée à un mode de diffusion (Radio Grenouille) que
les habitants du lieu peuvent écouter.
Le POULPE est un organisme analogique et numérique en réseau. Chaque branche forme une
installation sonore qui, implantée dans un lieu capte les effets sonores générés par l’activité du lieu pour
les envoyer à un automate numérique local avant de les diffuser simultanément sur place et en
streaming via internet. Le POULPE s’installe dans les lieux de vie des habitants, il forme le corps virtuel
de la ville, exprimant par le son ses mouvements invisibles, l’ensemble des flux qui la traversent et la
constituent. Le POULPE déploie ses tentacules pour relier des contextes qui échangent leurs flux de sons
via internet, venant s’immiscer et modifier l’environnement d’un milieu. L’objectif consiste à se
réapproprier le savoir sur les outils pour les réinventer, tout en réfléchissant sur les enjeux symboliques,
sociaux et politiques posés par ces pratiques. Ce groupe d’action artistique se donne pour mission de
jouer des situations et des contextes dans lesquels il est accueilli.
Ils ont créé le label Fibrr, envisagé comme l’extension sur support CD de leur recherche
artistique. Chaque enregistrement live donne lieu à un retravail de la matière sonore.
Atelier/ Action/ Installation
Le ZINC/ECM propose un atelier avec APO33 autour de la notion d’environnement sonore (soundscape)
et d’installation audio urbaine. Il est proposé à une dizaine de personnes intéressées par les pratiques
de la radio et la création sonore expérimentale.
-Création d’une webradio (en relation avec Radio Grenouille)
-Création d’une installation sonore en réseau
-Utilisation des logiciels libres pour l’audio
-Installation de différents modes de captation (micro
statiques, micro-capteurs, construction de micros...)
Projet développé par ZINC et Euphonia-Grenouille, financé par
le GIP PolVille, le Conseil Régional et l’Europe (FSE).
www.apo33.org
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- RETURN OF MASH UP -
*Le samedi 9 décembre à partir de 22 h à 05 h
à l’Embobineuse - 11, Bld Boués 13003 Marseille
entrée 8 euros + 1 euro d’adhésion.
réservation:
Data: 44, rue des Bons Enfants 13006 Marseille
et à l’Espace culture 42, La Canebière 13001 Marseille.
La scène Mash-up/breakcore et l'une des plus excitantes depuis ces 5 dernières années. Pas
étonnant que de nombreux festivals d'art électronique programment régulièrement cette scène
émergente.
Lors de la première soirée Mash-up en novembre 2005, nous avons accueilli les plus
significatifs représentants de cette scène. Cette année les RIAM invitent deux activistes de la scène
breakcore/mash-up : Bong-ra et Shitmat tous deux programmés l'année dernière et tous deux absents
au dernier moment... Espérons que cette année ils seront au Rendez-vous pour une soirée des plus
énergiques.
Les Marseillais de Urtikr ouvriront cette soirée qui se terminera avec Dj Wet pour un Dj set
dont elle a le secret.
URTIKR (Fr)
Trio formé de Jon aka Stereo Warfare, Melissa (musique) et Céline
(vidéo). URTIKR joue une noise mutante parsemée de breaks Hip-Hop.
Influencée par les détournements situationnistes, la musique concrète et industrielle, un son grinçant et étrange, enrobé de basses puissantes, elle interagit
sur des images graves et absurdes qui multiplient les voies d' interprétation et
brouillent les cartes de territoires improbables.
BONG-RA (NL: Clash record, Ad noiseam)
Révélé en 2001 par John Peel au cours d'une de ses fameuses sessions,
Jason Kohnen devient Bong Ra en 1996 et participe activement à
l'émancipation du territoire hardcore breakbeat au travers de nombreux labels
tels que Djax, Planet Mu, Supertraks ou Deathsucker. En continuelle recherche
de sons et d'espaces, Bong Ra, diablotin machiniste, flirte avec jungle, rave,
métal, dancehall, gabber, et gros rock.
Réputé pour ses performances live endiablées, de jungle speedée émaillée de
samples débiles et détournés, de dance-music et electro tout aussi
déstructurés et énergiques, il nous délivrera un live des plus fous accompagné
pour l'occasion de sa basse.
http://www.bong-ra.com
SHITMAT (UK: Planet-mu, Wrong music)
Henry Collins aka Shitmat, représentant exclusif du « Mashcore »,
terme qu’il a inventé, ne ménage pas ses auditeurs. Avec plus de 200 samples
par minute, l’exercice auditif consiste à trier et à s’amuser à un monumental
Blind test collectif.
Son album Killababylonkutz reprend l’acapella de Babylon Bwoy de Baby Cham
sur All That She Wants d’Ace Of Base ou Eye Of The Tiger de Survivor mixé
avec le theme de Benny Hill ou des grands hits de Michael Jackson. Tel John
Oswald, l’inventeur du plunderphonics, qui s’était attiré les foudres de l’industrie du disque en piochant dans les tubes du roi de la pop.
http://www.shitmat.co.uk
Dj Wet (Fr)
Mélomane éclairée, DJ exigeante ne supportant pas les enchaînements
à la papa, Wet n'en fait qu'à sa tête et distille dans la bonne humeur des sets
à base de déliquescences techno, moiteurs house, booty forcément
graveleuse et électro libidineuse. Son but aujourd'hui, c'est de faire franchir la
porte des clubs aux plus expérimentateurs des électroniciens, d'Aphex Twin à
Mike Paradinas. "Tout pour l'énergie!"
Elle fait partie avec Dj Ai de Important Youth Movement projet sorti sur Wwilko.
Elle s'est notamment produite au Lieu Unique (Nantes), au Batofar (Paris) à
Mains d'Oeuvres (St-Ouen) et dans de nombreux lieux en Hollande, en Suisse
et en Belgique.
www.wwilko.com
Jean-Patrick Pelletier (Fr)
L’artiste Jean-Patrick Pelletier crée des dispositifs d’immersion totale du
spectateur dans un environnement donné. Ces multi-projections repeignent les
lieux d’une ambiance colorée et lumineuse grâce a une multitude de
sources qui, projetées sur le spectateur lui donne un air “de bal en blanc” cher
à Man Ray.
Pour cette soirée l’Embobineuse sera illuminée de ces diapos.
www.documentsdartistes.org
P.11
*LIEUX:
BUY-SELLF ART-CLUB
101, rue Consolat 13001 Marseille
www.buy-sellf.com
L’une des dernières galeries en date dans le circuit de l'art contemporain à Marseille, elle s'est
tout de suite trouvé une place avec ses premières expositions, (Delphine Coindet, Wilfried Almendra,
Pascal Rivet, Lilian Bourgeat), qui l'inscrivent dans une logique de réseau déjà développé avec le catalogue Buy-Sellf depuis 1998. Ce catalogue VPC cherchait à contourner les circuits de diffusion habituels
à travers la vente des oeuvres par correspondance. La nouvelle galerie permet de concilier un travail
déjà conséquent de production d'oeuvres (sur commande effectuée par les artistes, accompagnant toutes les phases de leurs démarches) avec la diffusion. La délégation de la production à des tiers qualifiés
est désormais assimilable à une pratique en soi, qui nécessite non seulement des moyens financiers,
mais aussi une aptitude petit entrepreneur : naviguer entre les compétences, les délais de fabrication,
la qualité des prestations, avec des artisans et techniciens capables de répondre à des besoins spécifiques, avec un suivi de production aussi minutieux qu’impliqué.
Responsable: Laurent Perbos
SMP
31, rue Consolat 13001 Marseille
+33 (0)4 91 64 74 46
[email protected]
www.s-m-p.org
L’association d’artistes SMP a débuté ses activités en 1994 avec l’organisation d’expositions et
manifestations d’art contemporain. A partir de 1999, ils ont programmé essentiellement des expositions
individuelles, donnant une première possibilité à de jeunes artistes à travers un dispositif comprenant
le soutien et l’aide à la réalisation de projet (in situ), jusqu’à l’invitation de critiques d’art pour une
réflexion autour de chaque exposition. Ils ont exposé parmi d’autres : Michel Blazy, Philippe Meste,
Francesco Finizio, Clarisse Hahn, Marc Quer, Jean-Patrick Pelletier, Rodolphe Auté, David Giancatarina,
Christophe Touzot, Bertran Berrenger ou Harald Thys et Jos de Gruyter. Depuis 2001, SMP édite la revue
de dessin TOC. Après avoir développé des échanges avec des artistes berlinois (la galerie Koch und
Kesslau, Sophia Hulten, Kaï Schiemenz ou Raphael & Tobias Danke), SMP a participé cette année à la
Berliner Liste. C’est aussi à Berlin qu’ils ouvrent Visite ma tente, un lieu de résidences et d’expositions
créé en collaboration avec Immanence (Paris) et NIK (Berlin).
Responsables : Stéphane Magat, Géraldine Pastor Lloret
LES DANAIDES
6, square Stalingrad 13001 MARSEILLE
Bien connue des marseillais, la brasserie des Danaïdes organise entre autres les soirées Loosing
control, de présentation de livre avec l’association des libraires de Marseille ou des émissions de France
Culture.
P.12
MONTEVIDEO
3, impasse Montévidéo 13006 Marseille
+33 (0)4 91 37 97 35
[email protected]
www.montevideo-marseille.com
Ouvert depuis janvier 2001, Montévidéo est un espace dédié à l'écriture contemporaine et à la
musique improvisée. Il favorise la création, la recherche et le décloisonnement entre les différentes
formes artistiques. Cette structure met en place un programme d’accompagnement et met à disposition
des artistes un studio de musique. La diffusion de l’art contemporain est également privilégiée par
Montévidéo qui élabore des expositions avec ses partenaires (FRAC PACA, Collection Lambert en
Avignon) Enfin, cet espace se conçoit comme un centre de ressources (sur l'écriture contemporaine et
les musiques improvisées), un lieu de formation, de conférences et de concerts.
Directeurs: Hubert Colas, Jean-Marc Montera
ZIN/ECM
La Friche de la Belle de Mai 41, rue Jobin 13003 Marseille
www.lafriche.org
Installé à la Friche la Belle de Mai, le Cabaret Aleatoire est devenu la principale scène
indépendante de Marseille, défendant la scène émérgente française ou étrangère, avec une approche
multidisciplinaire et décloisonnée des musiques et des arts visuels. En plus de Digital eMeute, les soirées Multiprises invitent à la rencontre des jeunes labels indépendants, en collaboration avec Radio
Grenouille et la webtélé TVK.
l’Embobineuse
11, Bld Boués 13003 Marseille
www.lembobineuse.biz
"Théâtre de Fortune des Très Grands Guignols", L'Embobineuse est un lieu vivant, ouvert
à tous les désirs d'expression et d'expérimentation artistique. Depuis novembre 2004,
installée au cœur du quartier la Belle de Mai à Marseille, cette ancienne usine de
réparation de bobines élèctriques a été transformée en espace de production et de diffusion de l'art
"déviant, émergent, souterrain, sauvage, hors standard". Un tunnel orné de rideaux rouges (en
hommage à la black lodge de David Lynch) avec une scène en forme de damier noir et blanc, qui
cherche à "mettre en scène sans tabou le nihilisme de notre temps pour mieux le liquider". La
programmation a déjà vu passer des artistes de la scène underground mondiale tels que Sensationnal,
Spectre (label wordsound NY), Lesbian on extasy (Canada), Melted Men (USA), George Leningrad
(Quebec), ainsi que des performers tels que Jean Georges Tartare(s), Jean-Louis Costes, Didier Super,
Cyril Lepetit, Joël Hubot. Théâtre, concerts, projections, performances, sont combinés dans
la programmation et souvent au cours d'une même soirée. Outre la programmation, l’Embobineuse
produit des œuvres théâtrales, musicales, plastiques et audiovisuelles dans ses ateliers de résidence.
P.13
*PARTENAIRES:
INSTITUTIONS:
OPERATEURS:
MEDIAS:
P.14
GLOSSOLALIE de Erik Bullot
Présenté en novembre 2005 lors des RIAM 02, Glossolalie, est une lettre filmée à la recherche
d’un spectateur absent. Il inventorie, de manière mutine et paradoxale, les écarts de langage. Ouvrir la
porte aux médiums, parler à l’envers, chanter des comptines, écouter les radios du monde,
converser à plusieurs dans des idiomes différents, élucider un logogriphe, manipuler une machine à
chiffrer, traduire sa propre parole en langue des signes, calligraphier, chanter en espéranto, prier en
langues, improviser des babils imaginaires, décliner un abécédaire sont quelques-unes des actions de
cette curieuse encyclopédie.
“ Lier le geste à la parole (sur quelques films d’Érik Bullot)
À tout le moins, et s’il faut paradoxalement cataloguer des films qui se plaisent à jouer avec les taxinomies, ceux d’Érik Bullot appartiennent à la famille transversale de l’essai, de par leur interrogation constante,
polyphonique et souvent ludique, sur les rapports du visible au lisible, sur le jeu corrélé des signes ou des “
chiffres ” optiques, sonores et langagiers, sur ces pas de deux tournoyant de la signification et du sensible produits
au cinéma par le montage. Soit, en vingt ans, en 16 mm ou en vidéo, près d’une quinzaine de petites (par leurs
durées, en général une quinzaine de minutes) pièces filmiques, caractérisées par leur forme associative ouverte –
“ hérétique ” pour reprendre Adorno qualifiant ainsi l’essai en regard des règles orthodoxes de la pensée –, leurs
cheminements impromptus entre les images, l’exposition réflexive de leurs motifs d’élection et leur discrète ironie.
Films-essais donc, films variés, et en variation les uns par rapport aux autres, se proposant de cartographier, et de démêler en douceur, le nœud d’imaginaires historiques, de conceptions esthétiques et de configurations
spéculaires constitutif du cinématographe : chambre noire et cabinet de curiosité, écriture du mouvement et de la
lumière, enregistrement et reproduction des gestes et des paroles, clichés exotiques… De cet intérêt pour une
espèce d’épistémologie du médium cinématographique, ils tirent l’originalité de leur style, à mi-chemin du film
expérimental (le dispositif comme sujet) et du (faux) documentaire didactique et scientifique, calquant leur forme
déictique sur la question esthétique qu’ils posent bien souvent dès le titre : Le jardin chinois, L’ébranlement,
Ombres chinoises, L’attraction universelle, Le singe de la lumière, Cryptogramme, La parole électrique, Glossolalie…
Films où sont donc abordés notamment les problématiques du cadre et de la surface (le jardin, l’ombre), du montage et du mouvement (métaphore, attraction, ébranlement du visible), de la synesthésie (“ Voir le son ” s’intitule
un article d’Érik Bullot paru dans Trafic, le cinéaste ayant une fascination jamais démentie pour les théories esthétiques sur les correspondances du son et de l’image) et de la reproduction analogique. C’est cette question, dont
découlent les autres, qui informe son travail : l’image comme ombre projetée, décalque, ou symbole chiffré, hiéroglyphe.
Emeric de Lastens
Ce DVD est accompagné d’un livret de 24 pages comprenant un texte d’Émeric de Lastens, “ Lier
le geste à la parole ”, un entretien avec Érik Bullot, le script du film “ Glossolalie ” et des fiches
techniques.
GLOSSOLALIE, vidéo, 26 min, 2005. LE CALCUL DU SUJET, 16 mm
, 10 min, 2000, OH OH OH !, 16 mm, 15 min, 2002 LA BELLE
ÉTOILE, 16 mm, 14 min, 2004
Durée : 65 minutes. Format : PAL. Zone 2. Langue française.
Un DVD édité par Capricci, la revue Vertigo et Circuit court avec le soutien du DICREAM (CNC-DAP), Ministère de la culture et de la communication
ÉRIK BULLOT
GLOSSOLALIE
LE CALCUL DU SUJET
OH OH OH !
LA BELLE ÉTOILE
DVD en vente à:
Histoire de l’oeil: 25, rue Fontage 13006 Marseille
Vidéodrome: 8, rue Vian 13006 Marseille
CAPRICCI