stenmark, le skieur du siècle

Transcription

stenmark, le skieur du siècle
1
Rouge
Noir
Jaune
FOOTBALL
LE MAGAZINE
AUJOURD’HUI
Bleu
HANDBALL
STENMARK, CASCARINO,
LE SKIEUR L’OM ET
DU SIÈCLE LES PIQÛRES
LE MUR CROATE
ATTEND LES BLEUS
(Pages 17 et 18)
Si, cet après-midi (14 h 15), les Bleus
de l’audacieux Luc Abalo (au tir) parvenaient
à battre une redoutable Croatie, ils joueraient
demain, peut-être face à l’Espagne de Juan Perez,
leur première finale d’un Championnat d’Europe.
(Photo Pierre Lablatinière)
(Page 2)
M 00103 - 204 - F: 1,80 E
Samedi 4 février 2006
LE QUOTIDIEN DU SPORT ET DE L’AUTOMOBILE
*
60e ANNÉE - No 18 850 -
1,80 3:HIKKLA=XUV]UZ:?a@m@k@e@a;
France
métropolitaine
(Photo Alain de Martignac)
MONACO A BESOIN D’AIR
RUGBY
Ce soir à Rennes (20 heures), pour la 25e journée
de L 1, Monaco tentera de fuir la spirale négative
qui l’accompagne en 2006 : une triste élimination
en Coupe de France, pas une victoire
en Championnat, un projet flou,
une communication brouillée. (Page 3)
TOURNOI :
VALBON
REMPLACE
JAUZION
(Pages 10 et 11
et notre éditorial,
page 2)
(Page 8)
ETO’O
FACE À DROGBA
(Page 9)
ESCRIME
LE NOUVEAU
CHALLENGE
DE FLESSEL
(Page 12)
SKI ALPIN
L’incompréhension se lit sur le visage du capitaine monégasque, Gaël Givet. Après un début de saison cahoteux, le club princier croyait avoir redressé la barre en fin d’année dernière. Mais comme 2006
a démarré de façon catastrophique, le voyage de ce soir à Rennes prend du coup une importance capitale, à trois jours d’une demi-finale de Coupe de la Ligue brûlante face à Nice.
(Photo Bruno Fablet)
CHAMONIX
PLEIN POT
AVANT LES JEUX
(Page 13)
L’ÉQUIPE samedi : ALLEMAGNE, 2 ; ANTILLES, LA RÉUNION, 1,3 ; AUTRICHE, 2 ; BELGIQUE, 3 ; ESPAGNE, 3,75 ; GRÈCE, 1,95 ; ITALIE, 3,65 ; LUXEMBOURG, 3 ; PAYS-BAS, 2 ; PORTUGAL CONT., 1,8 .
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
Rouge
ÉGYPTE
ET SÉNÉGAL
QUALIFIÉS
Bleu
(Pages 5 et 6)
Jaune
PARIS, LENS,
RÉVEIL
IMPÉRATIF
Noir
Rouge
Jaune
Bleu
Noir
SPÉCIAL FOOT
2
FOOTBALL
L’HUMEUR
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
LES RÉVÉLATIONS D’EYDELIE
« Oui, j’ai reçu des piqûres »
TONY CASCARINO, avant-centre de l’OM entre 1994 et 1997, confirme les récentes accusations
de Jean-Jacques Eydelie.
Sollicité par différents médias depuis les déclarations de Jean-Jacques
Eydelie dans L’Équipe Magazine (samedi 21 janvier), Tony Cascarino
avait jusque-là repoussé toutes les demandes d’interview. Mais pour
lui, le silence n’est pas une option. Jeudi, entre deux rendez-vous
– l’Irlandais jongle aujourd’hui entre ses activités de commentateur
de la Ligue 1 sur la chaîne anglaise Setanta, sa chronique hebdomadaire dans The Times et sa carrière de joueur de poker professionnel –,
il nous a reçus dans sa maison de Chislehurst, au sud de Londres, où il
vit avec sa femme, française, et ses deux enfants. Près de dix ans après
son départ de Marseille (il y a passé trois saisons, de 1994 à 1997),
l’ancien avant-centre, chouchou du Vélodrome, n’a pas changé. Il est
toujours aussi drôle, charmant et, surtout, il a gardé son franc-parler.
LONDRES –
de notre correspondant
L’ÉDITO
UN TOURNOI
À SAVOURER…
I
ALEX HAYES
(*) Bernard Tapie n’était plus le président de l’OM depuis le 20 avril 1994. Il en
est cependant resté l’actionnaire principal jusqu’en décembre de la même
année, date à laquelle Pierre Cangioni a
pris sa succession à la présidence.
Tony Cascarino l’admet, en 1994, il ne se posait pas beaucoup de questions : « (...) comme tout le monde me
disait que c’était bien et qu’en plus je me sentais vachement en forme après chaque piqûre, j’ai accepté ce qui
m’arrivait ».
(Photo André Lecoq)
Tapie : « Je m’en fous ! »
Bernard TAPIE (principal actionnaire de l’OM à l’époque) : « Je m’en fous
complètement ! »
Marc BOURRIER (entraîneur de
Marseille jusqu’en novembre 1994) :
« Je n’ai aucun commentaire à faire sur
ce genre de problème. »
Henri STAMBOULI (entraîneur de
Marseille à partir de novembre 1994) :
« D’abord, je regrette qu’on ne
m’appelle que pour remuer la m...,
jamais pour parler de ma carrière. Pour
parler du sujet, il faut d’abord savoir
quels étaient les produits qui étaient
injectés aux joueurs. C’est tout. Moi, je
ne suis pas médecin et je ne me suis
jamais occupé de quoi que ce soit làdedans. Chacun avait son rôle. Je ne
suis pas en mesure de vous dire
aujourd’hui : il y avait tel ou tel produit,
dopant, pas dopant, efficace, pas effi-
cace. Je n’ai pas un souvenir de piqûre
en particulier. Mais je sais qu’à un
moment donné il y a eu une mode, ce
qu’on appelle la mésothérapie (*), qui
pouvait ressembler à une piqûre mais
qui n’avait ni les mêmes fonctions ni
les mêmes effets. C’est comme une
sorte de seringue " à plusieurs têtes ",
un genre de stimulant. Il me semble
qu’on le donnait dans l’axe de la
colonne vertébrale, mais je ne peux
pas vous dire exactement. J’ai posé
une question ou deux. (On m’a répondu que) c’était une chose qui permet
d’activer des glandes, etc. Mais quand
on parle de tout ça, il faut pouvoir
étayer… Quand Eydelie parle d’injections dans le vestiaire avant la finale
(de la C 1 à Munich, le 26 mai 1993)
avec des gens en ligne… Moi, j’y étais
dans le vestiaire. Je n’ai pas vu des
gens alignés se faire piquer dans le cul,
je peux le dire. Ce sont des choses qui
me paraissent bizarres, grossières. Ni
dans le vestiaire ni à l’hôtel, où il y avait
des journalistes de TF 1 qui nous suivaient tous les jours. » – L. D.
Jean DUBY (médecin de l’OM
jusqu’en 1995) : « Je ressens une
grande lassitude et un peu d’agacement devant ces propos qui sont,
comme je l’ai déjà dit, grotesques.
Autant je comprends Eydelie qui est
dans la merde financièrement, autant
je ne vois pas ce que ça peut apporter à
Cascarino, qui est un brave garçon
mais pas très intelligent, mis à part que
l’on parle de lui. Je ne veux pas rentrer
dans cette polémique. Sauf si j’étais
cité nommément, ce qui n’est jamais le
cas ; sinon, je porterais plainte contre
lui, c’est très clair. Je le répète tout de
même, il n’y a jamais eu de dopage à
l’OM, sinon on se serait fait prendre
aux multiples contrôles auxquels nous
avons été soumis. Tout le monde sait
parfaitement que c’est faux et ces
joueurs-là n’apportent jamais la
preuve de ce qu’ils avancent. Ils veulent seulement nuire à l’image de l’OM
ou à une personne en particulier. Je
trouve ça grotesque. Ça fait dix ans
que j’ai quitté le football et je trouve ce
milieu décidément bien médiocre. »
– H. F.
Joël COSTE (médecin de l’OM à
partir de 1995, soit après le départ de
Bernard Tapie) : « Ce sont des conneries. Je suis formel, il n’y a jamais eu à
l’OM de piqûres ni avant ni après les
matches. » – H. F.
(*) La mésothérapie est une technique
de traitement local consistant à injecter
dans le derme, avec un appareil muni de
plusieurs aiguilles, des doses minimes de
médicaments.
LYON - BORDEAUX (demain)
LA MÉTÉO
4
0
4
3
Cherbourg
Brest
2
-1
Rennes -12
Foot (L 1), reç
eçoit
ço Monaco
1
-3
La Rochelle
h lle
Le Havre
Tours
Biarritz
arritz
6
5
Les Girondins se disent plus soucieux de conforter leur deuxième place que de rattraper Lyon.
1
-4
BORDEAUX –
Mouulins
ns
Toulouse
Foot (L 1),
Les brouillards matinaux
eçoit
ço Nantes
persisteront sur la partie nord reç
de notre envoyé spécial
Meetzz
Metz
M
Strasbourg
sboourg
ourg
-1
-5
-2
-6
1
3
0
3
0
2
-5
Reims
0
-2
Limoges
Bordeaux
Lens
Foot ((L 1),), reç
eççooit Straasbourgg
Paris -11
Foot (L 1),
reç
eççooit Saaint-Ét
Étienne TTroyees
6
3
Nantes
antes
Bordeaux ne veut pas y penser
SSoch
chaux -5
Foott (L 1),
reç
eççooit Lee Mans
0
-5
12
5
Lyon
Aurillac
Grenooble
12
5
8
2
4
2
9
4
du pays, où la grisaille l’emportera. Le pourtour
méditerranéen verra de belles éclaircies en journée.
Températures toujours très froides, avec des minimales
encore en baisse.
-1
-3
-2
-9
Chamonix
Ski alpin
alp (CM),
descentee hommes
2
0
Les Fu
Fumadess
Nice 136
Cyclisme (Étoile
(
de Bessèges), Foot (L 1),
4e étape
reç
eçoit
ço Lille
Perpigg
Perpignan
13
Ajaccio
j
6
Foot (L 1),
reç
eçoit
ç Auxerre
ço
LA QUESTION D’HIER
L’équipe de France de handball
va-t-elle devenir championne d’Europe ?
OUI ............................................................................................. 66 %
NON ........................................................................................... 34 %
(nombre de votants : 56389)
Selon le résultat de vos votes sur lequipe.fr et par SMS
ENTRAÎNEMENT À HUIS CLOS ce
matin et rendez-vous à l’aéroport en
milieu d’après-midi, choc au sommet,
mesures très terre-à-terre. Pour préparer l’affrontement de demain soir à
Gerland, entre le leader de la L 1 et son
dauphin, les Bordelais n’ont rien changé à leurs habitudes. Faut-il voir dans
cette gestion des affaires courantes le
signe d’un manque d’ambition, d’une
forme de banalisation de l’événement ?
« Pas du tout, s’étrangle Vladimir Smicer, ce match, c’est un avant-goût de la
Ligue des champions. C’est l’occasion
de démontrer, en France comme en
Europe, que Bordeaux mérite d’être
deuxième. De toute façon, compte
tenu de l’état de notre terrain, on est
aussi à l’aise à l’extérieur qu’à domicile. » « Comment peut-on imaginer
que l’on envisage d’aller là-bas pour
faire de la figuration, s’exclame Jeanclaude Darcheville. Jusqu’à présent,
on a joué tous nos matches à l’extérieur pour les gagner (*). Pourquoi
devrait-on changer d’état d’esprit ou
notre façon de voir les choses parce
qu’on affronte Lyon ? » « C’est le type
de rendez-vous où la pression est positive, poursuit Bruno Cheyrou, réussir
un gros coup à Lyon donnerait encore
plus de crédit à notre deuxième place
et serait un bonus pour toute
l’équipe. » « Si on va à Lyon avec l’idée
de résister comme on l’a fait face à
Lens, samedi dernier (1-0), on n’a pas
grand-chose à espérer, assure, de son
côté, Ricardo, l’entraîneur bordelais. Il
y a actuellement, en Europe, cinq ou
six équipes hors normes et Lyon en fait
partie. Mais on abordera ce match
comme on a abordé nos déplacements
à Marseille ou Monaco. Pour jouer et
nous imposer. En football, il n’existe
pas de mission impossible. » Pointée
du doigt comme l’équipe la plus austère et la plus hermétique du Championnat, la meilleure défense de L 1
(12 buts encaissés en 24 journées)
n’entend même pas profiter de ce bras
de fer en « prime time » face à la meilleure attaque du pays (39 buts en
23 rencontres) pour régler ses comptes
avec l’opinion.
Les rois du bluff ?
« Les critiques ? On s’en fiche, insiste
Darcheville. Il paraît que Strasbourg
joue bien au football mais ils sont où
au classement les Strasbourgeois ?
Avant-derniers. » « Une victoire
n’effacerait rien du tout, poursuit
Julien Faubert, d’ailleurs ce n’est pas le
but. On joue pour prendre des points et
pour conforter notre position. » À la
question de savoir si Bordeaux serait
en mal de reconnaissance, en quête
d’une considération en rapport avec
LYON
BORDEAUX
Carew incertain
Incertitudes
derrière
Gérard Houllier redoute d’avoir perdu Réveillère pour un bon moment après sa rechute à
Ajaccio mercredi. Il se félicite donc un peu plus d’avoir recruté Müller, « dont j’ai déjà pu
vérifier que son sens du placement est rarement, sinon jamais pris en défaut ». L’entraîneur lyonnais ne désignera le groupe qui accueillera Bordeaux qu’aujourd’hui en fin
d’après-midi.« Carew, qui a toujoursmal au pied, est en effet incertain, ce qui m’amène à
annoncer que Fred jouera dimanche soir », a-t-il expliqué hier. Agacé par les critiques
résultant de l’aller, notamment les plus récentes émanant d’Éric Bédouet, le préparateur
physique des Bordelais, Houllier s’est également dit « très excité » par ce match au sommet contre les Girondins, préférant cependant attendre la fin février pour dire sil y a
matière à « y voir plus clair ». – C. C.
Équipe probable : Coupet – Clerc, Cris, Müller, Monsoreau – Diarra, Tiago, Juninho –
Govou, Fred, Wiltord.
PAGE 2
son parcours, Ulrich Ramé eut une
réponse aussi sèche que lapidaire :
« Non, pas du tout. »
Pour de multiples raisons, tout désigne
Bordeaux comme le dernier arbitre du
Championnat, la seule équipe encore
capable d’insinuer un petit grain de
sable dans la machine lyonnaise. Pourtant, par « humilité » autant que par
habitude, les Bordelais font peu cas de
cette mission de bons offices. « Cette
équipe de Lyon est complète partout
même dans les vestiaires, résume joliment Ramé. Et même si on s’imposait à
Gerland, les Lyonnais auraient toujours
de la marge.Relancer le Championnat ?
Cette rencontre est importante mais
loin d’être décisive. Pour moi, Lyon est
bien parti pour être champion avec une
dizaine de points d’avance. »
« Depuis le match aller (1-1), on sait
qu’on peut leur poser des problèmes,
confirme Faubert. On n’a pas l’intention de les regarder jouer mais de les
Le dernier entraînement public n’a guère apporté plus d’informations. Si Jurietti a bien
participé à l’opposition, après avoir été ménagé toute la semaine, il ne prendra une décision qu’aujourd’hui. Le défenseur bordelais souffre des adducteurs. Autre incertain en
défense, Marc Planus ressent une douleur sur un ischio-jambier. Hier matin, il s’est
contenté d’un footing et de soins pour se préserver. Ricardo avait aligné Henrique et Beto
en défense centrale mais on sait qu’il préférerait ne pas lancer le Portugais. Il avait même
annoncé il y a quelques jours qu’il ne serait pas du voyage. – L. L.
Équipe probable : Ramé – Faubert, Henrique, Planus, Jurietti – Alonso, Fernando,
Mavuba, Smicer – Darcheville, Laslandes.
bousculer. D’autant qu’on reste sur
une frustration de ne pas les avoir battus. Mais de là à dire que la saison se
joue sur c es quatre-vingt-dix
minutes... Il y a seulement 3 points en
jeu. »
Enfin, Ricardo ne cache pas qu’il veut
garder « cette proximité avec Lyon, le
plus longtemps possible », mais, selon
lui, c’est une perspective à moyen
terme, qui couvre aussi les saisons à
venir. « Battre Lyon serait extraordinaire, confie-t-il, mais les Lyonnais
auraient toujours le pouvoir. Et revenir
à leur hauteur ne dépendrait pas de
nous mais d’eux, de leurs résultats. »
Et l’entraîneur de Bordeaux ne croit
pas beaucoup à la thèse du coup de
pompe des Lyonnais. « Ce n’est pas
Lyon qu’il faut rattraper, avoue-t-il,
nos adversaires en Championnat, ce
sont Auxerre et Lille. » Aveu d’impuissance ou habile manière de noyer le
poisson ?
ÉRIC CHAMPEL
(*) Le bilan de Bordeaux en 12 déplacements : 4 victoires, 6 nuls, 2 défaites.
RICARDO VOULAIT GARDER AFANOU. – Hier matin, au Haillan, Ricardo s’est
exprimé sur la résiliation à l’amiable du contrat de Kodjo Afanou, qui a quitté les Girondins de Bordeaux avant-hier. « Il est parti parce qu’il l’a voulu et absolument pas parce
que je ne voulais plus de lui, a expliqué l’entraîneur bordelais. Je lui ai proposé d’aller voir
les dirigeants pour que son contrat soit prolongé. Il m’a répondu qu’il avait décidé d’arrêter le foot. J’ai essayé de le convaincre de changer d’avis. S’il nous avait dit qu’il voulait
signer à Monaco ou à Marseille, on l’aurait laissé partir. Pour qu’il puisse rester dans le
foot et par souci de trouver une solution humaine. Mais Kodjo est entré dans une période
de réflexion personnelle par rapport à sa foi. Il est venu prendre ses affaires et il n’a dit au
revoir à personne. Cela fait mal. » – E. C.
LA QUESTION DU JOUR
Une victoire de Bordeaux à Lyon
relancerait-elle le Championnat
de France de football ?
Pour voter, connectez-vous sur www.lequipe.fr entre
6 heures et 22 heures ou envoyez OUI ou NON par SMS entre
6 heures et 22 heures (0,34 euro + coût d’un SMS).
SAMEDI 4 FÉVRIER 2006
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
Rouge
– Était-ce quelqu’un venu de
l’extérieur du club ?
– Non, non, non. C’était toujours
quelqu’un qui faisait partie du staff
technique, quelqu’un qu’on connaissait.
– Et à aucun moment vous
n’avez eu de doutes ?
– Pas au début. Le problème était
que je ne savais pas si c’était quelque
chose de mal, d’illégal. En fait, c’était
ça le problème pour tous les joueurs.
On ne savait pas ce qu’on prenait,
donc il n’y avait pas grand-chose à
discuter.
– Et après plusieurs mois de
piqûres ?
– Là, on a commencé à se poser des
questions. Tout le monde disait la
même chose à l’époque. Les joueurs
se parlaient entre eux et on se disait :
" F ai s a tten tion, fa is a ttention… " »
– C’est pour ça qu’un jour vous
avez dit " stop ! " ?
– Oui, oui. J’étais de moins en moins
confortable (à l’aise) avec toutes ces
Bleu
Rouge
Jaune
« Mon temps
de récupération
était tellement
plus rapide »
Jaune
Bleu
Noir
L a beau exhiber sur le terrain les habits neufs du
professionnalisme, avec ses maillots pour
calendrier et son marketing triomphant, le rugby du
Tournoi n’en ramène pas moins, chaque année, son
parfum de théière culottée et cette éternelle
dégaine, renforcée aux coudes par des pièces de cuir,
juste usée comme il convient pour honorer la
tradition, comme ces vestes que l’on achetait jadis
en tweed et en solde sur Princess Street à
Édimbourg. Qu’il se joue désormais à six, à cause
peut-être de la Botte qui complète sa panoplie, ne
change finalement pas grand-chose à l’esprit de cette
confrontation et à son charme so british. On l’aime,
en tout cas, ce Tournoi que l’on aurait pu croire vite
condamné par l’irruption des Coupes, européennes
ou mondiales. Il s’offre même, l’impertinent, le
paradoxe d’un Championnat d’Europe des nations qui
se serait fondé sur la cooptation BCBG. Un
monument, en quelque sorte, par les temps qui
galopent. Alors, tandis que l’Angleterre déroule dès
aujourd’hui sa pelouse garnie d’épines pour la venue
du Pays de Galles, tandis que l’Irlande distille sa
potion magique pour accueillir la légion romaine de
Pierre Berbizier, on mobilise nos souvenirs pour
frissonner comme autrefois au coup d’envoi des
Bleus, demain à Murrayfield, face à l’Écosse. Pas
facile de trembler, en fait, quand on débarque là-bas
avec une étiquette de favori cousue au paletot, de
l’aveu même de Bernard Laporte. Pas facile de
s’imaginer un Chardon gros comme une montagne
quand ses résultats hérissent surtout le poil de ses
derniers supporters. Mais, à tout prendre, pour des
Français qui démarrent souvent leur grosse cylindrée
à la manivelle, surtout quand elle est en
pole-position, cela vaut peut-être mieux qu’un tour
de chauffe chez l’ennemi héréditaire anglais ou face
aux Gallois du Grand Chelem 2005. La maigrelette
mais refondatrice victoire française de l’an dernier
face à l’Écosse (16-9) suffirait, du reste, à rappeler
qu’avant de défier les nations d’en bas, l’an prochain
en Coupe du monde, il faut d’abord battre celles de
notre hémisphère. Profitons donc de ce Tournoi qui
n’a encore d’enjeu que lui-même. Car celui qui
portera l’estampille 2007 sera, placé comme il est,
beaucoup plus qu’un traditionnel divertissement
franco-britannique.
Noir
« QUELLE A ÉTÉ votre réaction
aux propos de Jean-Jacques
Eydelie ?
– Pour être honnête, j’avais déjà
entendu la même chose quand je
suis arrivé au club en 1994. Dès le
premier jour, on m’avait raconté
exactement cette histoire, donc cela
n’a pas été pas un énorme choc pour
moi quand la nouvelle est tombée.
– Dans votre chronique du
Times, en décembre 2003, vous
aviez parlé de piqûres que vous
aviez vous-même reçues à
l’OM. Est-ce vraiment ce qui
s’est passé ?
– Oui, c’est vrai ! Moi, j’admets que
j’ai reçu des piqûres mais je connais
beaucoup d’autres joueurs qui ont
fait la même chose…
– Tous les joueurs de l’OM
étaient-ils piqués à votre
époque ?
– La plupart, oui !
– Quand les piqûres étaientelles pratiquées ?
– C’était toujours avant le match…
Avant le match, on nous faisait une
piqûre au bas du dos (il montre
l’endroit qui se trouve juste au-dessus des fesses, près de la colonne
vertébrale). Je n’étais pas sûr de ce
que c’était, mais comme tout le
monde me disait que c’était bien et
qu’en plus je me sentais vachement
en forme après chaque piqûre, j’ai
accepté ce qui m’arrivait.
– Qui faisait les piqûres ?
– Ça dépendait des jours…
– Ce n’était pas toujours le
docteur ?
– Non.
piqûres, donc j’ai demandé à ne plus
en recevoir. Je me sentais tellement
bien et mon temps de récupération
était tellement plus rapide que
j’avais de plus en plus de doutes.
– Et aviez-vous le droit d’arrêter les piqûres ?
– Oui, bien sûr ! Soyons clair, si tu
n’avais pas envie personne ne t’obligeait à être piqué. Non, non, ça, c’est
sûr.
– Maintenant, avec le recul,
vous pensez que c’était quoi
dans les piqûres ?
– Franchement, je ne sais pas.
Nous, on nous disait que c’était un
" boost d’adrénaline ", mais personne – ou, en tout cas, pas les
joueurs – ne savait vraiment. Je ne
peux pas savoir si c’était des
stéroïdes ou de l’EPO ou quoi que ce
soit comme ça. Je ne pense pas, mais
bon…
– En tout cas, vous êtes maintenant convaincu que ces
piqûres n’étaient pas autorisées ?
– Oui, comme je dis, je ne sais pas
exactement ce que c’était, mais je
suis à quatre-vingt-dix-neuf pour
cent sûr que ça n’était pas légal. Il y
avait quelque chose de pas net.
– Donc, vous étiez conscient
du risque ?
– Oui, bien sûr ! Mais ce n’était pas
comme maintenant. Aujourd’hui, tu
as beaucoup plus peur parce que tu
as plus de chances d’être testé après
un match.
– Quand les joueurs ont enfin
décidé d’en parler à quelqu’un
au club, ils se sont tournés vers
qui ? Bernard Tapie (*) ?
– Ah ! non ! (Il sourit.) Lui, il disait :
" Tu prends… " Tu comprends,
c’est toujours mystique. Certaines
personnes te disaient que ça n’était
pas une bonne chose et après le docteur te disait : " Non, non, c’est juste
un boost d’adrénaline. " Tu ne
savais jamais exactement quoi
penser.
– Pensez-vous que ces
histoires ternissent les
victoires de l’OM, surtout celle
en finale de la Ligue des champions en 1993 ?
– Pas du tout ! Vous savez, il faut
être clair là-dessus. Premièrement, il
n’y avait pas que Marseille qui faisait
des conneries. Les clubs étrangers,
surtout ceux en Italie, faisaient tous
la même chose, même souvent pire.
Deuxièmement, ce n’est pas grâce à
des piqûres que Marseille a gagné
tous ses titres. C’était une grande
équipe, avec de grands joueurs qui
faisaient des matches magnifiques.
Si tu penses que ce sont les piqûres
qui ont fait gagner l’OM, tu rêves ! »
3
FOOTBALL LIGUE 1 (25 journée)
e
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
RENNES - MONACO
Monaco a perdu le fil
Décrochée en L 1, éliminée en Coupe de France à Colmar, perturbée par le mercato, l’ASM a très mal démarré 2006.
Après l’élimination en
Coupe de France chez
les amateurs de Colmar,
mercredi, le club
monégasque a passé une
nouvelle fin de semaine
agitée. Le huis clos, qui
aurait dû durer jusqu’à ce
soir, a pourtant pris fin
hier, lors d’une
conférence de presse
donnée par l’entraîneur
Francesco Guidolin.
Il espère une réaction de
son groupe. Dès ce soir,
à Rennes ?
Francesco Guidolin veut
croire que la défaite
à Colmar ne laissera pas
de traces chez les
Monégasques : « Je n’avais
jamais vu un match pareil.
(...) Ce n’était humainement
pas possible de jouer.
Mais, maintenant, on doit
regarder devant nous.
Colmar, c’est fini. »
(Photo Pierre Lahalle)
AUJOURD’HUI
17 H 15
Paris-SG - Saint-Étienne (0-3)
(Canal +)
20 HEURES
AC Ajaccio - Auxerre (0-2)
Lens-Strasbourg (1-1)
Nice-Lille (0-4)
Rennes-Monaco (2-0)
Sochaux - Le Mans (1-2)
Toulouse-Nantes (0-2)
(Ces sept matches sur Foot +)
DEMAIN
MONACO –
de notre envoyé spécial
DEPUIS JEUDI et jusqu’à ce soir,
le groupe monégasque était censé ne
plus s’exprimer, sur ordre des dirigeants. Le huis clos était de mise en
Principauté, mais il a été rompu hier
après-midi, dans un retournement de
situation, par Francesco Guidolin en…
conférence de presse, puis par Olivier
Kapo en début de soirée sur L’Équipe
TV (voir ci-dessous).
Distancés en Championnat, éliminés
par Colmar (CFA 2) mercredi en Coupe
de France (0-1 a.p.), perturbés par un
mercato mouvementé (1) et des rapports difficiles avec leur direction et
leur entraîneur, les Monégasques ont
perdu le fil. Leur dernier trimestre 2005
avait pourtant été convaincant : l’ASM
était à un point seulement de la deuxième place à la trêve. Un mois plus
tard, Monaco a compromis ses
chances d’accéder à la Ligue des champions, et jouera mardi contre Nice, en
demi-finale de la Coupe de la Ligue,
une bonne partie de sa saison.
LOSC est d’ailleurs la seule équipe de
haut de tableau battue cette saison par
l’ASM.
Longtemps invincible à domicile (neuf
succès de suite toutes compétitions
confondues d’octobre à décembre
2005), le 4-2-3-1 de Guidolin a fait ses
preuves, mais manquait d’efficacité.
Adebayor trop maladroit puis parti,
Chevanton régulièrement indisponible
(il a repris l’entraînement collectif en
début de semaine), Monaco a misé sur
Di Vaio et Vieri. Même si le duo n’a
pour l’heure été associé qu’une fois en
cinq matches (contre Bordeaux), Guidolin a décidé d’adapter son système à
À VIERI DE JOUER
QUELLES AMBITIONS ?
Engagé le 9 janvier, Christian Vieri a
déclenché un énorme engouement à
son arrivée. À trente-deux ans, après
un passage difficile de six mois à
l’AC Milan, l’attaquant italien est venu
se relancer en Principauté. Vieri n’a
pas réussi des débuts fracassants, mais
a des circonstances atténuantes. Près
d’un mois après sa signature, « Bobo »
n’a, en effet, joué que cent trente-cinq
En lice en Coupe de la Ligue et en
Coupe de l’UEFA (16e de finale face
à Bâle, les 16 et 23 février), que peut
encore viser Monaco cette saison ?
« On a une bonne équipe et on doit
faire des résultats », indiquait hier
Pastor dans Aujourd’hui en Francele Parisien. Pour le président de l’ASM,
qui souhaite prolonger le contrat de
Guidolin au-delà de juin 2007,
FRANCESCO GUIDOLIN, l’entraîneur de Monaco a rompu hier le silence
imposé la veille par ses dirigeants.
Kapo :
« Manchester United,
c’était quasiment
fait »
« Il faut communiquer »
Jeudi après-midi, l’AS Monaco instaurait le silence vis à vis de la
presse. La mesure devait rester en vigueur jusqu’à aujourd’hui avant
le match. Mais Francesco Guidolin a décidé hier de son propre chef de
parler à la presse, comme il le fait traditionnellement les veilles de
match. Prévenus moins d’une heure avant le début de la conférence,
les journalistes ayant pu arriver dare-dare à Louis-II ont écouté
l’entraîneur italien – plutôt souriant, parfois énigmatique – livrer son
regard sur la situation du club.
MONACO –
de notre envoyé spécial
« POURQUOI ACCEPTEZ-VOUS de
parler après être resté muet
depuis l’élimination à Colmar
(CFA 2, 0-1 a.p.) mercredi ?
– À Colmar, j’ai eu des sensations particulières. Il valait mieux que je ne
parle pas. Aujourd’hui, tout est normal, il n’y a pas de problème. Il faut
communiquer, expliquer, dire les
choses, être clair, toujours clair.
Aujourd’hui est un jour comme tous les
autres.
– Vos dirigeants avaient pourtant décrété le silence dans les
rangs jusqu’au match de
Rennes…
– J’ai décidé de parler en accord avec
mes dirigeants, ma conscience, mon
expérience et ma sensibilité.
– L’élimination en Coupe de
France va-t-elle laisser des
traces ?
– Bravo à Colmar, j’espère que leur
aventure va continuer en Coupe de
France. Mais je n’avais jamais vu un
match pareil. C’était une expérience
nouvelle pour moi. Pour la première
fois de ma vie, j’ai vu beaucoup de
gens nier l’évidence. Ce n’était humainement pas possible de jouer (*). Mais,
maintenant, on doit regarder devant
nous. Colmar, c’est fini.
– Qu’attendez-vous du match à
Rennes ?
– On a beaucoup gagné à domicile jusqu’ici, et parfois face à des bonnes
équipes comme Saint-Étienne (1-0, le
19 novembre) ou Hambourg (2-0, le
24 novembre 2005), et aussi à l’extérieur, mais pas en Championnat.
J’espère voir jouer mon équipe comme
elle le faisait avant la trêve. On doit
réagir. On a eu un mois difficile mais,
pendant les trois mois précédents, on a
bien travaillé.
« Kapo ?
Je ne lui ai jamais
demandé de partir »
– Comment va Vieri ?
– Bien, j’espère. Je compte sur lui à
Rennes. Il a été économisé mercredi,
mais personne ne pouvait jouer à Colmar. J’ai mon équipe en tête.
– Y aura-t-il des surprises ?
– Pour moi, non. On va jouer tous les
trois jours en février, il faut faire
quelques changements.
– Comptez-vous toujours sur Olivier Kapo, qui n’a pu quitter le
club au mercato comme il le voulait ?
– Je ne lui ai jamais demandé de partir.
J’ai parlé avec lui en toute sérénité,
droit dans les yeux. Moi, je ne parle pas
avant et après avec les journalistes. Et
je regarde seulement le terrain. Les
autres choses ne sont pas vraies.
J’espère qu’Olivier jouera bien dans le
futur, il reste trois ou quatre mois pour
cela.
– Quel est votre bilan du mercato ?
– Je suis satisfait. On a un projet important à long terme, Jean-Luc Ettori l’a
bien dit et a parlé de reconstruction.
On a le temps. Colmar m’a permis de
comprendre beaucoup de choses. Je ne
suis pas Einstein, mais j’ai compris
beaucoup de choses. » – S. K.
(*) La pelouse était gelée.
INTERROGÉ HIER par L’Équipe TV,
Olivier Kapo a lui aussi rompu le
silence imposé par l’ASM et affirmé
une nouvelle fois que Francesco
Guidolin lui avait demandé de partir au
mercato, ce que conteste toujours
l’entraîneur (voir ci-contre). « Avant le
match à Lens (22 janvier, 1-1), le coach
m’a dit : “ Il faut que tu cherches un
club parce que si tu restes, tu ne joueras pas. ” Du coup, j’ai cherché un
club. La piste la plus sérieuse était
Manchester United. C’était quasiment
fait. J’avais mes billets d’avion pour
passer la visite médicale le 30 janvier
et signer le lendemain. Pour des raisons obscures qui se sont passées dans
mon dos, cela n’a pas pu se faire. » Il y
a quelques jours, les dirigeants monégasques et Me Bertrand, l’avocat de
Kapo, faisaient simplement état de
contacts non approfondis. « Maintenant je suis à Monaco, je vais bosser et
après on verra, poursuit le joueur.
Pourquoi est-ce que je parle malgré le
“ silence presse ” ? Je fais partie de
l’ASM et du groupe, mais il fallait que
j’explique ce qui s’était passé. Je n’ai
jamais voulu partir, on m’a demandé
de partir. » – S. K.
« Monaco restera une grande équipe
et sera toujours respectée », message
à destination de Didier Deschamps, qui
s’était demandé si Monaco était
encore un grand club, quelques jours
avant de démissionner, le 19 septembre.
Deschamps, qui suit toujours au quotidien la riche chronique monégasque,
aura noté que le recrutement qu’il
avait réalisé a été balayé par le mercato (Maoulida, Sorlin) ou mis en cause
(Meriem, Kapo). L’ancien entraîneur
avait réclamé en vain un grand attaquant. Di Vaio et Vieri sont arrivés six
mois plus tard, avec un objectif précis :
la Ligue des champions. « La deuxième place sera très difficile, mais la
troisième place reste possible », expliquait, il y a une semaine, Guidolin. Le
club, qui a vendu pour plus de 20 M
au mercato (Evra, Adebayor et promesse de vente de Maicon à l’Inter),
assure pouvoir se passer financièrement d’une qualification européenne,
assez accessible via la Coupe de la
Ligue. Mais un échec en demi-finale
mardi contre Nice à Louis-II, face au
rival local, serait très mal vécu en Principauté. « Nous sommes en reconstruction, martelait le directeur sportif
Jean-Luc Ettori, jeudi, en contredisant
Pastor : Si nous n’avons pas de résultats, il faudra l’accepter. » Et le faire
accepter au Palais, toujours soucieux
de l’image véhiculée par sa principale
vitrine sportive.
STÉPHANE KOHLER
(1) Départs d’Evra (Manchester United), Adebayor (Arsenal), Maoulida
(Marseille, prêt), Sorlin (Rennes) et
Muslin (Willem II). Arrivées de Di Vaio
(Valence, prêt), Vieri (AC Milan), Dos
Santos (Benfica) et Licata (LouhansCuiseaux).
(2) Dans France Football, le président
monégasque évoque le vrai-faux
départ du joueur : « Quelques clubs se
sont renseignés, mais sans plus. Vu les
dernières prestations du joueur, je ne
sais pas où il aurait pu aller. Il doit améliorer ses prestations, d’autant que,
quand nous l’avions récupéré, il nous
avait parlé de son désir de revenir en
équipe de France. Pour le moment,
il en est loin. À lui de se reprendre. »
MATCHES EN RETARD (24e journée). – Mercredi 8 février,
20 heures : Strasbourg - Paris-SG
( Fo o t + ) . M a r d i 1 4 f é v r i e r ,
20 heures : Saint-Étienne - Nice
(Foot +), Nantes-Troyes (Foot +).
Reste à fixer : Monaco - Lyon.
PROCHAINE JOURNÉE. – Samedi
11 février, 17 h 15 : Lens-Lyon
(Canal +). 20 heures : Auxerre-Metz ;
Bordeaux-Rennes ; Le Mans-Nice ;
Mo naco-Troyes ; Nanc y - Sain tÉtienne ; Nantes-Sochaux ; StrasbourgAC Ajaccio (Ces sept matches sur
Foot +). Dimanche 12 février,
18 heures : Marseille-Toulouse
(Canal + Sport) ; 21 heures : Lille Paris-SG (Canal +).
Isaksson,
enfin de retour
Absent depuis plus de trois mois, le gardien rennais doit retrouver
sa place de titulaire deux mois après une première tentative avortée.
RENNES –
de notre correspondant
permanent
À CHACUN son Roma. Le gardien
monégasque, touché aux adducteurs, est absent depuis plus de cinq
mois. À Rennes, le « Flavio manquant » s’est appelé Andreas Isaksson. L’international suédois, blessé à
une cuisse, a déserté la cage bretonne trois mois et demi. Seule
entorse à cette absence, un retour
cont re le Pa ris- SG (2- 0), le
10 décembre. Trop vite, trop fort,
trop court. « J’ai recommencé trop
tôt après seulement deux entraînements avec le groupe, reconnaît le
gardien rennais. J’ai senti que j’avais
encore un peu mal. Mais, quand on
est blessé depuis plus d’un mois,
c’est difficile de ne pas jouer. C’était
une grande erreur. »
La rechute immédiate est venue sur
un dégagement : deux petites déchirures à la cuisse droite sont nées sur
les cendres de la première, plus profonde, qu’il s’était faite le 15 octobre
(contre Strasbourg, 1-0). La qualité
de l’intérim de Simon Pouplin, vingt
ans, a permis de ralentir la chronique
du second retour. Isaksson, vingtquatre ans, a sué en salle, visité les
kinés, et pris ses maux en patience.
Le bon intérim
de Pouplin
Deux mois plus tard, le voilà dispo
après quinze jours de séances spécifiques, une apparition en survêtement mardi et une poignée d’entraînements collectifs cette semaine.
« Il a faim », sourit l’entraîneur des
gardiens, Christophe Lollichon. Une
analyse confirmée par les mots rares
du grand taiseux. « Je veux jouer, at-il répété. Pour la première fois dans
ma carrière, je n’ai rien fait pendant
presque quatre mois. C’est dur, mais
c’est comme ça. »
Chambré par Rochat, qui, mercredi,
a mimé les moulinets pour demander
un changement, le Suédois est
aujourd’hui « complètement rassuré » sur son état de santé, avide
d’effacer un début de saison, où il
avait subi de plein fouet les errances
du collectif breton. Avec une petite
pression supplémentaire, celle de
s’inscrire d’emblée, et malgré le
manque de compétition, dans la
lignée des dernières sorties très
propres de Pouplin. Laszlo Bölöni a
d’ailleurs insisté sur la doublure :
« Simon a bien profité de son
absence. Quand tu sais que tu as sur
le banc un remplaçant qui peut être
le numéro 1, c’est rassurant. »
L’entraîneur a même voulu laisser
planer un léger suspense. Isaksson a
hâte de le clore.
JEAN-DENIS COQUARD
Après une bonne suée sur le chantier, regardez les autres transpirer sur écran plasma.
Une TV écran plasma 107 cm offerte
pour tout Utilitaire Fiat acheté du 2 janvier au 28 février *.
A chaque entrepreneur son Fiat.
*Offre réservée aux professionnels, non cumulable avec d'autres offres en vigueur sur la période, valable du 02/01/06 au 28/02/06 pour tout achat d'un Véhicule Utilitaire Fiat neuf, hors Punto Van et gamme commerciale, chez les Distributeurs Fiat participants. Goal = But.
SAMEDI 4 FÉVRIER 2006
PAGE 3
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
Rouge
UNE ÉQUIPE
EN CHANTIER
minutes (un match entier contre Bordeaux et une mi-temps et un but à Toulouse en Coupe de la Ligue). Victime
– comme Di Vaio – d’une gastro-entérite qui l’empêcha de jouer à Lens, il a
pris un coup sur le genou gauche en
début de semaine. S’il est apte, il sera
aligné à Rennes. Face à Bordeaux puis
à Toulouse, il a montré une indéniable
présence sur le front de l’attaque,
déclenchant les commentaires élogieux des défenseurs attachés à sa surveillance. Ravi de l’anonymat et de la
paix médiatique dont il jouit à Monaco, Vieri a maintenant quatre mois
pour convaincre sur le terrain.
Bleu
Rouge
Des tensions assez fortes, niées par les
dirigeants, perturbent le vestiaire.
Elles ne concernent pas les joueurs
entre eux. La gestion du mercato a surpris le groupe : Evra (parti à Manchester United) et Adebayor (à Arsenal) ont
gagné leur bras de fer en séchant des
entraînements, Squillaci n’a pu s’en
aller alors qu’il a fait l’inverse, et Kapo
a été poussé vers la sortie sans trouver
de point de chute. Les joueurs regrettent la présence très rare du président
Michel Pastor auprès d’eux, et s’interrogent sur la nécessité de chambouler
l’effectif au mercato après le rétablissement opéré fin 2005. Guidolin cristallise aussi pas mal de mécontentements. Assez distant avec les joueurs,
il avait néanmoins réussi à créer un
bloc imperméable, grâce à un fastidieux travail tactique d’octobre à
décembre.
Si la nouvelle vague issue du centre de
ses deux compatriotes. Monaco est
donc passé à un 4-3-1-2 en phase de
réglage. Meriem sera-t-il le meneur
axial dans cette formule ? Gakpe
aurait été aligné d’entrée si Monaco
avait pu affronter Lyon dimanche. La
ligne de trois milieux récupérateurs est
l’autre sujet d’interrogation : D. Perez
vient d’aligner quatre titularisations,
au détriment de Zikos, et Bernardi sera
absent à Rennes. En défense centrale
au côté de Givet, Squillaci, remis de ses
blessures (cuisse, hanche), délogera-til facilement Modesto, très solide
depuis plusieurs semaines et très
apprécié de Guidolin ?
Diff.
—
+24
+10
+8
+17
+6
-2
+5
+10
+4
+1
+5
-11
+1
-2
-4
-7
-8
-16
-16
-25
Jaune
Bleu
Jaune
DES TENSIONS INTERNES
formation trouve grâce à ses yeux, des
cadres supposés comme Kapo,
Meriem et Zikos (seulement deux titularisations en 2006) ont été priés d’en
faire beaucoup plus et prennent fréquemment place sur le banc, voire en
tribune. Kapo, qui a publiquement
exprimé son envie de quitter Monaco
sans y parvenir, aura-t-il une seconde
chance ? Il n’a en tout cas pas été
ménagé par Pastor (2).
c.
—
15
12
24
17
22
27
19
20
18
20
19
35
23
19
28
25
29
29
30
39
Noir
Noir
En 2006, l’ASM a joué sept matches et
n’en a gagné que deux : à Valence
contre Rhône-Vallée (CFA 2) en trentedeuxième de finale de la Coupe de
France (6-0), et à Toulouse en quart de
finale de la Coupe de la Ligue (2-0). En
L 1, Monaco a pris deux points en
quatre journées, avec deux nuls, face à
Strasbourg (1-1) et à Lens (1-1), et
deux défaites, à Auxerre (1-2) et contre
Bordeaux (0-1). Dimanche dernier,
Monaco n’a pu affronter Lyon à LouisII, en raison d’un terrain impraticable,
et compte donc un match en retard. Le
club est aujourd’hui neuvième, à
douze points du deuxième, Bordeaux,
et à neuf points du troisième, Auxerre.
Mercredi, lescoéquipiers de Gaël Givet
ont été éliminés à Colmar, la plus
grosse claque de l’histoire récente du
club. L’ASM tentera ce soir à Rennes
d’obtenir un succès à l’extérieur en L 1
après lequel elle court depuis LilleMonaco (1-0), le 2 octobre dernier, victoire obtenue lors du dernier match sur
le banc de Jean Petit, qui assura l’intérim entre Deschamps et Guidolin. Le
Classement
Pts J. G. N. P. p.
— — — — — —
1. Lyon
54 23 16 6 1 39
2. Bordeaux 45 24 12 9 3 22
3. Auxerre 42 24 13 3 8 32
4. Lille
40 24 11 7 6 34
5. Paris-SG 37 23 11 4 8 28
6. Marseille 36 24 10 6 8 25
7. Le Mans 35 24 10 5 9 24
8. Lens
34 24 7 13 4 30
9. Monaco 33 23 9 6 8 22
10. Saint-Étienne 33 23 8 9 6 21
11. Nancy
32 24 9 5 10 24
12. Rennes 32 24 10 2 12 24
13. Nantes 30 23 8 6 9 24
14. Nice
30 23 7 9 7 17
15. Toulouse 30 24 8 6 10 24
16. Sochaux 26 24 6 8 10 18
17. Troyes 25 23 6 7 10 21
18. AC Ajaccio 17 24 3 8 13 13
19. Strasbourg 15 23 2 9 12 14
20. Metz
14 24 2 8 14 14
Leo Burnett.
DES RÉSULTATS
DÉCEVANTS
18 HEURES
Troyes-Marseille (1-2)
(Canal + Sport)
21 HEURES
Lyon-Bordeaux (1-1)
(Canal +)
Metz-Nancy (1-1) a été reporté en raison du gel.
Entre parenthèses, le score du match
aller (7ejournée).
4
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
FOOTBALL LIGUE 1 (25 journée)
e
TOTAL
AUJOURD'HUI
17 H 15
PARIS-SG
CLASSEMENT
20 HEURES
AC AJACCIO
LENS
METZ
NICE
RENNES
SOCHAUX
TOULOUSE
AUXERRE
STRASBOURG
NANCY
LILLE
MONACO
LE MANS
NANTES
(0-2)
(1-1)
remis
(0-4)
(2-0)
(1-2)
(0-2)
DEMAIN
18 HEURES
TROYES
MARSEILLE
(1-2)
21 HEURES
LYON
Pts
J.
SAINT-ÉTIENNE
(0-3)
BORDEAUX
(1-1)
Metz-Nancy (1-1) a été reporté en raison du gel.
Entre parenthèses, le score du match aller (7e journée).
DOMICILE
MATCHES
G.
BUTS
N.
P.
p.
c.
EXTERIEUR
MATCHES
diff.
J.
G.
BUTS
N.
P.
p.
MATCHES
c.
J.
G.
Un écart maximum…
mais pas irrémédiable !
BUTS
N.
P.
p.
c.
1. Lyon
54
23
16
6
1
39
15
+24
11
8
2
1
17
10
12
8
4
0
22
5
2. Bordeaux
45
24
12
9
3
22
12
+10
12
8
3
1
12
5
12
4
6
2
10
7
3. Auxerre
42
24
13
3
8
32
24
+8
12
10
0
2
23
6
12
3
3
6
9
18
4. Lille
40
24
11
7
6
34
17
+17
13
9
2
2
21
4
11
2
5
4
13
13
5. Paris-SG
37
23
11
4
8
28
22
+6
12
9
1
2
23
10
11
2
3
6
5
12
6. Marseille
36
24
10
6
8
25
27
-2
13
7
5
1
16
10
11
3
1
7
9
17
7. Le Mans
35
24
10
5
9
24
19
+5
13
8
3
2
19
7
11
2
2
7
5
12
8. Lens
34
24
7
13
4
30
20
+10
11
5
5
1
19
7
13
2
8
3
11
13
9. Monaco
33
23
9
6
8
22
18
+4
11
5
3
3
11
6
12
4
3
5
11
12
10. Saint-Étienne
33
23
8
9
6
21
20
+1
12
4
6
2
14
9
11
4
3
4
7
11
11. Nancy
32
24
9
5
10
24
19
+5
13
4
5
4
15
10
11
5
0
6
9
9
12. Rennes
32
24
10
2
12
24
35
-11
11
6
1
4
17
16
13
4
1
8
7
19
13. Nantes
30
23
8
6
9
24
23
+1
12
5
4
3
13
9
11
3
2
6
11
14
14. Nice
30
23
7
9
7
17
19
-2
12
5
3
4
10
9
11
2
6
3
7
10
15. Toulouse
30
24
8
6
10
24
28
-4
11
5
3
3
11
8
13
3
3
7
13
20
16. Sochaux
26
24
6
8
10
18
25
-7
12
4
4
4
11
9
12
2
4
6
7
16
17. Troyes
25
23
6
7
10
21
29
-8
11
4
5
2
11
10
12
2
2
8
10
19
18. AC Ajaccio
17
24
3
8
13
13
29
-16
11
2
5
4
8
10
13
1
3
9
5
19
19. Strasbourg
15
23
2
9
12
14
30
-16
12
1
5
6
6
15
11
1
4
6
8
15
20. Metz
14
24
2
8
14
14
39
-25
11
2
3
6
7
16
13
0
5
8
7
23
Après 24 journées, jamais l’écart
n’avait été aussi important entre le
1er relégable et le 1er non- relégable.
Le maximum enregistré (avec la
victoire convertie à 3 points) était de
7 points en 1933-1934 et en 19361937 et de 6 points en 1934-1935.
En ces trois circonstances, les clubs
concernés avaient été relégués.
En revanche, il est arrivé,
notamment dans un passé récent,
que des clubs qui n’étaient pas en
position de 1er relégable après 24
journéées mais accusaient un
journ
u retard
important parviennent à éviter la
descente.
Les redressements les plus spectaculaires
Montpellier (20 e) 8 points de retard après 24 j. en 2002-2003 (16 e aau final)
Rouen (19 e) 7 points de retard après 24 j. en 1967-1968 (15 e )
Toulouse (20 e) 6 points de retard après 24 j. en 2003-2004 (16 e)
Stade
St
d Fran
F çais
i (19 e) 6 points
i de
d retardd après 24 j.j en 1960
1960-1961
1961 (16 e)
LES CINQ DERNIÈRES SAISONS
AC Ajaccio - Auxerre
Lens - Strasbourg
Lyon -Bordeaux
Metz - Nancy
Nice – Lille
Paris-SG - Saint-Étienne
Rennes - Monaco
Sochaux - Le Mans
Toulouse - Nantes
Troyes - Marseille
00–01 01-02 02–03 03–04 04-05
—
—
1-0
1-2
4-3
0-0
—
1-1
2-1
2-1
2-1
1-0
4-2
3-0
5-1
—
—
—
—
—
—
—
2-0
2-0
1-1
5-1
—
—
—
2-2
1-1
3-0
0-0
1-0
0-0
—
1-1
1-1
—
—
1-0
—
—
0-0
3-0
0-1
—
Stade François-Coty
AC Ajaccio
25
1
—
2-1
—
MERCREDI 8 FÉVRIER
20 HEURES
Strasbourg - Paris-SG (Foot +)
MARDI 14 FÉVRIER
20 HEURES
Saint-Étienne - Nice (Foot +)
Nantes - Troyes (Foot +)
RESTE À FIXER : Monaco - Lyon.
26e JOURNÉE
SAMEDI 11 FÉVRIER
27e JOURNÉE
VENDREDI 17 FÉVRIER
20 H 45
Lyon - Nantes (Canal +)
SAMEDI 18 FÉVRIER
Danjou Rodrigo
cap.
LIGUE 2 (24e journée, match
décalé)
Voir page 7
MARDI 7 FÉVRIER
COUPE DE LA LIGUE (demi-finale)
21 HEURES
Monaco - Nice (France 2)
MERCREDI 8 FÉVRIER
LIGUE 1 (24e journée, match en
retard)
20 HEURES
Strasbourg - Paris-SG (Foot +)
COUPE DE LA LIGUE (demi-finale)
16 HEURES
Nancy - Le Mans (France 3)
JEUDI 9 FÉVRIER
LIGUE 2
avancé)
Voir page 7
(25e
journée, match
14
Mou. N'Diaye
Les cinq derniers matches : P. P. P. G. N.
Remplaçants : Trévisan (g.) (16), Robin (5),
Abdoun (20), Scarpelli (11), Mandrichi (12).
Entraîneur : J. Pasqualetti.
Absents : Rocchi et Dzodic (pubalgie), Saïfi
(tendinite), Jabi, K. Diawara (CAN), Becas,
Joinville (choix de l’entraîneur).
Suspendu : aucun.
20 : 00
Sochaux
Arbitre : M. Auriac
22
Tosic
4
16
Tirage au sort des huitièmes de finale
(mardi 21 et mercredi 22 mars), effectué
par Bernard Laporte, dans l’émission
Téléfoot sur TF 1.
Fanchone
12
Ilan
2
7
Afolabi
Pitau
30
Y. Peelé
elé
el
19
22
20
Matsui
Bonnart
cap.
12
1
Reev
evault
vault
cap.
10
Dieuze
13
23
4
Cetto
Dimitrijevic
1
29
M. Diallo
4
Arribagé
Savinaud
Bamogo
13
Landrea
ndreaau
au
cap.
cap
17
Toulalan
19
Taïder ou
Sirieix (14)
26
Akpa-Akpro
25
Les cinq derniers matches : P. G. N. N. G.
Remplaçants : Douchez (g.) (16), Dao (9) ou
Bedimo (23), Sirieix (14) ou Taïder (19),
Giresse (8), Bergougnoux (15) ou Batlles
(29).
Entraîneur : É. Mombaerts.
Absents : Congré (épaule), Santos, Emana,
Mansaré (CAN), Benvegnu (g.), Lièvre, Fofana,
Bonnet (choix de l’entraîneur).
Suspendu : aucun.
24
Guillon
Rossi
3
Signorino
Ebondo
14
ItIItandje
Itand
t
tandj
23
En direct sur Foot +
9
Dhorasoo revient
10
Équipe type
Gillot alignera son onze type, excepté Coulibaly encore un peu gêné aux adducteurs. Keita
et Jussiê, qui n’avaient pas joué d’entrée en
Coupe de France à Rennes (0-1), seront titulaires. Les conditions de jeu devraient être
correctes puisque la pelouse Bollaert a été
chauffée à 80 oC toute la semaine. – H. W.
Les cinq derniers matches : N. P. G. N. G.
Remplaçants : Heurtebis (g.) (16),
Delhommeau (12), Capoue (11), Da Rocha
(8), Payet (33).
Entraîneur : S. Le Dizet.
Absents : G. Norbert (genou), Oliech (genou),
Mhadhbi (ischios), Pierre, Glombard, Keserü,
Leray, Quint (choix de l’entraîneur).
Suspendu : aucun.
Le même groupe
Le grand retour
Pour son troisième match en une semaine,
Mombaerts a convoqué le même groupe qu’au
Mans (1-1) et à Saint-Étienne (3-1). Le onze
de départ devrait être sensiblement le même
que mercredi à Geoffroy-Guichard. Seuls
Batlles et Sirieix, remplaçants face aux Verts,
pourraient être titularisés. – N. S.
Les blessés rentrent en force dans le groupe
parti à Toulouse. Absents ces derniers temps,
Guillon, Dimitrijevic (cuisse), Bamogo (cheville) et Capoue (dos) sont disponibles. Les
trois premiers devraient réintégrer le onze de
départ dans une organisation en 4-2-3-1 qui
donne satisfaction à l’extérieur. – J.-D. C.
suivez tous les matches sur www.lequipe.fr
Prix des places : 12, 19, 21, 28 et 36
PAGE 4
3
Basto
Les cinq derniers matches : G. N. G. P. P.
Remplaçants : Viviani (g.) (1), A. Kamara
(17), Perquis (19), Mazure (10), B. Gomis
(18) ou Houri (12) ou Piatti (25).
Entraîneur : E. Baup.
Absents : Ilunga, Zokora, Tiéné, Feindouno,
F. Mendy (CAN), Sakho, Saar (choix de
l’entraîneur).
Suspendu : Al. Yahia.
Bruno Basto va enfin débuter sous le maillot
vert. La titularisation du Portugais, à la place
de Kamara, devrait être l’unique modification
apportée par Baup à son onze de départ. En
l’absence de ses Africains et de Yahia suspendu, l’entraîneur stéphanois n’a guère de latitude. Il a néanmoins convoqué dix-huit joueurs
pour ce déplacement préparé depuis hier à
Clairefontaine. – J.-Y. D.
Deroff
Edman
Monaco
13
Monterrubio
cap.
J. Faty
6
Isakss
IIsaksson
G. Bourillon
4
6
Meriem ou
Briand Maurice-Belay (28)
2
Abou
Perrier-Doumbé
4
Modesto
de ouu
Squillaci
l (199)
9)
15
36
28
6
21
19
Adailton Mvuemba
ou Gourcuff (10)
14
Maicon
Plasil
23
Di Vaio
1
P. Farnerud
Les cinq derniers matches : P. P. N. G. P.
Remplaçants : Puydebois (g.) (1), Vergerolle
(33) ou Krebs (12), R. Faty (25), Nemeth
(17), A. Farnerud (7) ou Gameiro (23).
Entraîneur : J. Duguépéroux.
Absents : Si. Keita (rééducation), Arrache
(cuisse), Johansen (tendon d’Achille), Lacour
(genou), Bellaid (cheville), Hosni (cuisse),
Haggui, Boka, Gmamdia (CAN), Schneider
(choix de l’entraîneur).
Suspendu : aucun.
Arbitre : M. Ennjimi
18
Kanté
Le Pen
En direct sur Foot +
Källström
5
3
5
20 : 00
11
Vieri
Les cinq derniers matches : G. G. P. P. P.
Remplaçants : Pouplin (30) (g.), Mbia (17)
ou Rochat (21) ou Sepsi (12), Gourcuff (10)
ou Mvuemba (28), Barbosa (14), M. Sow (29).
Entraîneur : L. Bölöni.
Absents : Frei (releveurs de hanche), É. Didot
(tendon d’Achille), Ouaddou (cuisse), Jeunechamp (reprise), Utaka, C. N’Diaye (g.) (CAN),
Mensah (pas arrivé), Sorlin, Bru (choix de
l’entraîneur).
Suspendu : aucun.
Un seul attaquant ?
Hadji en renfort
Décidé à faire preuve de prudence, Duguépéroux pourrait n’aligner qu’un seul attaquant :
Alexander Farnerud et Gameiro sont en lice
pour la place car le Slovaque Nemeth semble
un peu juste pour démarrer. Au milieu,
l’absence de Johansen pourrait permettre à
Abdessadki d’évoluer dans un rôle plus axial.
– J.-M. B.
Les recrues attendront : l’ex-Monégasque Sorlin fait l’impasse sur les retrouvailles et le
Ghanéen Mensah, qui arrive aujourd’hui, se
contentera des tribunes. Frei devrait reprendre
la semaine prochaine. Le groupe se regonfle
toutefois avec les retours de blessure (Isaksson) et de CAN (Hadji). – J.-D. C.
1
Warm
m z
muz
mu
32
Zikos ou
Givet
D. Perez (5) cap.
31
Veigneau
Y. Hadji
3
Dos Santos
Les cinq derniers matches : G. P. N. P. N.
Remplaçants : Biancarelli (g.) (16), Squillaci
(19) ou Modesto (4), D. Perez (5) ou Zikos
(15), Maurice-Belay (28) ou Meriem (21),
Gakpé (33) ou Gigliotti (22).
Entraîneur : F. Guidolin.
Absents : Bernardi (adducteurs), Gerard
(tendon d’Achille), Roma (g.) (hernie inguinale), Chevanton (convalescent), Cubilier,
Kapo, Lescure, Licata, Mangani (choix de
l’entraîneur).
Suspendu : aucun.
Ni Bernardi ni Kapo
Après l’élimination à Colmar (0-1) en Coupe
de France, une réaction est attendue par Guidolin, qui devra faire ses choix. Bernardi a ressenti une douleur à l’adducteur gauche lors du
dernier entraînement. Zikos pourrait revenir en
grâce dans un milieu défensif à trois, tout
comme Meriem derrière le duo Di Vaio - Vieri.
Kapo est, lui, écarté (Voir page 3). – E. Ba.
Prix des places : 12, 15, 20, 25, 28, 32, 35, 40 et 45
Metz - Nancy reporté
LE DERBY LORRAIN n’aura pas lieu ce
soir. Hier matin, André Péchard, le délégué dépêché par la Ligue à la demande
du FC Metz, est venu inspecter la
pelouse du stade Saint-Symphorien.
Très pessimiste, il décida de procéder à
un nouvel examen à 13 h 30. Comme
aucune amélioration n’était attendue,
notamment sur la partie non ensoleillée
du terrain, il opta logiquement pour le
report du match. « J’ai vu avec le club si
l’on pouvait renforcer le chauffage sous
la bâche. Malheureusement, les commerçants n’ont pas beaucoup de disponibilités à cette période de l’année. Avec
le chauffage, le terrain dégèle à 30 centimètres autour de la bouche mais,
1 mètre plus loin, ça regèle. Compte
tenu de tout ce que Metz a fait pour pro-
Z. Camara
Les débuts de Basto
Stade de la Route-de-Lorient
9
23 Abdessadki
J-C. Devaux
uxx 16
c
cap.
Gameiro ou
27
Cassa
Cass
sard
ad
ar
A. Farnerud (7)
Loué
Cousin
Les cinq derniers matches : N. P. P. N. P.
Remplaçants : Chabbert (g.) (1), A. Coulibaly (4), Barul (34), Carrière (10), Khiter (29).
Entraîneur : F. Gillot.
Absents : Aruna et Jemaa (CAN), Brocard
(g.), Lachor, G. Rodriguez, Zayatte, Lacourt
(choix de l’entraîneur).
Suspendu : aucun.
6
27
Pancrate
2
9
Jussiê
Jannot
ot
Sablé
cap.
8
Hellebuyck
M’Bami
Strasbourg Rennes
11
4
24
g
L. Perrin Hognon
Prix des places : 49, 59, 79 et 95
11
Frau
Demont
15
26
Ca
Moreira
5
B. Mendy
Acimovic, qui se remet d’une fracture de la
malléole, Dumont et Debuchy qui souffrent
d’un genou et Fauvergue, qui soigne une
béquille, s’ajoutent aux trois Africains encore à
la CAN. Le Marocain Aboucherouane, lui, est
de retour. Il sera probablement sur le banc.
Tavlaridis, Tafforeau et Moussilou, absents
mercredi à Lorient (1-0), devraient retrouver
leur place. – M. Bo.
8
Gillet
ll
Se. Keita
26
Nantes
Cardy
25
Pauleta
cap.
23
Sept absents
20 : 00
Hilton A. Diarra
cap.
En direct sur Foot +
Arbitre : M. Ruffray
6
Piquionne
7
20
Tafforeau
cap.
Prix des places : 9,50, 15, 21, 25, 31, 44 et 54
20 : 00
Aubey
b
30
3
Poulard
Les cinq derniers matches : G. P. G. G. N.
Remplaçants : Ferrand (g.) (30), Cerdan
(15), Fischer (24), Douillard (26), Fauré (27).
Entraîneur : F. Hantz.
Absents : Lucau (genou), Loriot (tendinite),
Romaric et Is. Bangoura (CAN), Roche (g.),
Périatambée, Ekhosuehi, Gormond, Lavecchia,
N’Dzomo, Lisembart (choix de l’entraîneur).
Suspendu : De Melo.
Batlles ou
Bergougnoux (15)
9
8
F. Thomas
29
Rozehnal
F. Diawara
16
24
Landrin
Touché au mollet puis suspendu, Dhorasoo
revient trois semaines après son dernier
match contre Troyes (2-1). Il sera associé à
un autre revenant, M’Bami, qui a purgé sa
suspension contre Auxerre (1-0). Deux retours
qui pourraient être fatals à Cissé. En l’absence
de Rothen et Kalou, le trio Rodriguez-LandrinPancrate pourrait à nouveau débuter mais
Haddad et Semak sont aussi candidats.
– R. Te.
Arbitre : M. Cailleux
5
Qualifié depuis jeudi et donnant toutes les
assurances sur sa forme présente, le Brésilien
Grafite sera aligné d’entrée. De retour de suspension, Hautcœur retrouve son poste. Poulard, suppléé par Cerdan contre Toulouse
(1-1), sera au côté de Basa en charnière centrale. Enfin, le jeune Ferrand sera gardien
remplaçant afin de permettre à Roche de
jouer en CFA. – Ch. L.
Mathieu
FAITES LE TOUR DES STADES
Roudet a dû écourter le dernier entraînement
en raison d’une douleur au talon. Antonetti a
donc retenu dix-sept hommes. Il ne devrait
procéder qu’au remplacement poste pour
poste de Traoré (suspendu) par Yahia. À noter
le retour de Bisconti, victime au match aller
d’une double fracture de la malléole. – Ja. G.
25
Sochaux entend prolonger son invincibilité
défensive qui dure depuis deux matches
(Saint-Étienne, 4-0, et Marseille, 0-0). Le quatuor Calvé-Afolabi-Miranda-Tosic est donc
conservé. En attaque, Bijotat ne pourra compter sur sa recrue, le Brésilien Welson, qui se
plaint d’une douleur à un talon. – C. M.
5
EN DIRECT
Sans Traoré
20
Grafite titulaire
Toulouse
20
Les cinq derniers matches : N. G. P. G. P.
Remplaçants : Letizi (g.) (1), Pichot (2) ou
Paulo Cesar (28), É. Cissé (8), Bueno (18),
Semak (11) ou Haddad (14).
Entraîneur : G. Lacombe.
Absents : Rothen (reprise), Piètre (convalescence), Badiane (genou), Dja Djedje (cheville), Kalou, Dramé, Ateba (CAN).
Suspendu : aucun.
Diané
Stabilité défensive
Stadium
Postiga
Les cinq derniers matches : G. P. G. N. G.
Remplaçants : Pichon (g.) (30), Chalmé
(21), Vitakic (22), Franquart (19), Aboucherouane (11).
Entraîneur : C. Puel.
Absents : Sylva (g.), Makoun, Odemwingie
(CAN), Acimovic (convalescent), Dumont,
Debuchy (genou), Fauvergue (cuisse),
Plestan, M. Robail, S. Robail, Mirallas,
Barralon, L. Touré (choix de l’entraîneur)
Suspendu : aucun.
18
Prix des places : 8,5, 12, 16, 24 et 30
TIRAGE No 9. – On joue sur les matches français, anglais, italiens et espagnols jusqu’à ce soir,
19 h 45. Notons que le match no 9, Metz-Nancy, est reporté. Il sera donc considéré gagnant.
TIRAGE No 8. – Aucun parieur n’a trouvé les 14 bons résultats. Un pactole de report sera organisé
ultérieurement.
Les cinq derniers matches : P. G. N. N. G.
Remplaçants : Lloris (g.) (1), Jarjat (15),
Roudet (8) ou Grenet (5), Ederson (10),
Bisconti (7).
Entraîneur : F. Antonetti.
Absents : B. Koné et So. Camara (CAN),
Fauconnier et Larbi (convalescence), Bigné,
Diakite, Dolci, Lamatina, J. Moreau (g.),
Tchato (choix de l’entraîneur).
Suspendu : S. Traoré.
Thomert
5
9
Les cinq derniers matches : P. N. P. G. N.
Remplaçants : Martinovic (g.) (1), Brunel
(5), Sène (13), Genghini (23), Bühler (25).
Entraîneur : D. Bijotat.
Absents : Weldon (talon), Boudarène (lésion
musculaire), Lonfat, Josse, Meghni, Erding
(reprise), Daf, So. Diawara, N’Daw (CAN),
Potillon, Quercia (choix de l’entraîneur).
Suspendu : aucun.
10
4
Schmitz
22
M. Dabo
Dhorasoo
8
Assou-Ekotto
Grafite Chiumiento
Isabey
cap.
Calvé
5
12
O. Thomas
28
12
20
16
Alooonzo
32
Hautcœur Basa
B
Dagano
Riicher
ichert
ic
c
chert
Yepes
e
16
Malliic
ickki
k
6
7
19
Mezague
Miranda
r
6
10
Dernis
Le Mans Lens
17
10
4
Tavlaridis
r
Prix des places : 8, 10, 12, 15, 18 et 30
11
Ménez
Cabaye
Bodmer
Stade Felix-Bollaert
Stade Auguste-Bonal
es
LIGUE 1 (26e journée, matches
décalés)
Voir ci-dessus
COUPE DE FRANCE
11 H 30
Santini, privé des services de Radet, enregistre
le retour de Mathis, suspendu mercredi en
Coupe de France. L’entraîneur auxerrois
devrait effectuer quelques changements par
rapport à l’équipe qui a joué à Paris (0-1). Bolf
pourrait ainsi être titularisé, Mignot passant à
gauche. Quant à Kahlenberg, il devrait effectuer son retour comme milieu axial. – J.-P. G.
11
Bagayoko
12
C. Rodriguez
Gygax
9
14
Balmont
Prix des places : 10 et 20
e
COUPE DE FRANCE (16 de finale,
matches en retard)
15 HEURES
Sainte-Geneviève (CFA) - Calais (CFA)
18 HEURES
AS Vitré (CFA) - Longuenesse (PH)
DIMANCHE 12 FÉVRIER
Mignot ou
Jaurès (3)
21
An. Yahia
24
Fanni
Avec Mathis
Ajaccio retrouve un onze plus classique même
si l’équipe expérimentale aligné en Coupe de
France contre Lyon (1-2 a.p.) n’a pas démérité. Moussa N’Diaye, qui vient pourtant de
perdre son père, sera présent. C’est, à l’exception de Rodrigo (suspension purgée à la place
de Robin), l’équipe qui a tenu Nancy en échec
(0-0) qui sera reconduite. – D. F.
(23e
LIGUE 1 (26 journée)
Voir ci-dessus
NATIONAL (23e journée, suite)
12
Les cinq derniers matches : G. P. G. N. G.
Remplaçants : Hamel (g.) (16), Violeau (6)
ou Berson (13), Jaurès (3) ou Bolf (5), Poyet
(28) ou Suriano (22), Luyindula (20) ou
Pieroni (9).
Entraîneur : J. Santini.
Absents : Kaboul, Lejeune (convalescents),
Sagna (cheville), Radet (cuisse), Akalé,
Kalabane (CAN).
Suspendu : aucun.
Retour à du classique
LIGUE 2 (25e journée, suite)
Voir page 7
NATIONAL
journée, matches
avancés)
SAMEDI 11 FÉVRIER
8
Y. Lachuer
cap.
19
6
Vahirua
Echouafni
16
Grregorini
eeg
egorin
gorin
22
Armand
téger son terrain, je ne pense pas que la
commission compétente le sanctionnera. »
Surtout que la Moselle n’échappe pas à
la vague de froid qui paralyse l’est de la
France. Depuis une dizaine de jours, le
thermomètre flirte la nuit avec les
– 10 oC. « Nous avons bâché mardi et
chauffé à partir de mercredi, explique
Alain Caldarella, le responsable technique du stade Saint-Symphorien.
Toutes les nuits, une permanence était
assurée par une personne pour veiller au
chauffage. Nous avons essayé de tout
mettre en œuvre pour que le match
puisse avoir lieu. Mais le gel atteint 8 à
10 centimètres de profondeur. »
Ce report ne fait pas forcément les
affaires des Nancéiens. Notamment
BUTEURS
celle de Moncef Zerka, qui devait purger
son match de suspension à Metz.
Comme la rencontre est reportée, « le
buteur » de l’ASNL sera privé de la demifinale de Coupe de la Ligue contre
Le Mans, mercredi. Cette absence irrite
Pablo Correa : « Un match comme celuilà, un joueur peut n’en disputer qu’un
seul dans sa carrière. Le deuxième des
trois cartons que Moncef a pris n’aurait
jamais dû exister. C’était contre Lyon
(0-2). Il a été pénalisé pour une simulation, alors qu’il y avait bel et bien faute
sur lui. Mais je ne remets pas en cause la
décision du délégué de remettre le
match à Metz. C’est même bien d’éviter
le risque de se blesser sur un terrain dangereux. » – M. T. et R. R.
1. Pauleta (Paris-SG), 14 buts.
2. Luyindula (Auxerre), 9 buts.
3. Pieroni (Auxerre) ; Cousin (Lens) ; Wiltord (Lyon), 8 buts.
6. De Melo (Le Mans), 7 buts.
7. Odemwingie (Lille) ; Fred (Lyon) ; Pagis
(Strasbourg, 4 ; puis Marseille, 2) ;
M. Diallo (Nantes) ; Ilan (Sochaux) ;
D. Moreira (Toulouse) ; Grax (Troyes),
6 buts.
14. Aruna, Thomert (Lens) ; Carew
(Lyon) ; Niang, Ribéry (Marseille) ; Kroupi,
Zerka (Nancy) ; Frei (Rennes), 5 buts.
22. Lucas (AC Ajaccio) ; Gygax, Makoun,
Moussilou(Lille) ; Govou, Juninho (Lyon) ;
Lamouchi (Marseille) ; Kapo (Monaco) ;
Bamogo (Nantes) ; Bagayoko (Nice) ;
Kalou (Paris-SG) ; Källström (Rennes) ;
Piquionne (Saint-Étienne) ; Dagano
(Sochaux), 4 buts ; etc.
PASSEURS
TROYES - MARSEILLE (demain)
Débuts de Zitouni
et Paisley
Beaucoup
d’incertitudes
LES DEUX RECRUES troyennes du mercato feront leurs débuts
dans l’Aube demain face à Marseille. Zitouni devrait jouer d’entrée,
associé à Grax en attaque. L’ancien Messin Paisley sera, lui, titularisé à gauche de la défense. Hier, la seule incertitude sur le onze de
départ concernait le poste de milieu droit, en balance entre Tourenne et Amzine. Malgré les températures négatives, pas d’incertitude en revanche pour la pelouse, bâchée depuis une semaine. Hier,
un délégué de la Ligue a inspecté le terrain et jugé qu’il était en état
pour le match programmé demain à 18 heures. – J.-P. K.
L’équipe probable : Le Crom – Dujeux, Boucansaud, Faye, Paisley – Matuidi – Tourenne ou Amzine, Nivet, Enza Yamissi – Grax,
Zitouni.
CARRASSO ET LAMOUCHI ont été rassurés par des examens,
mais hier ils se sont contentés de soins et de footing. Barthez (torticolis), lui, ne s’est pas entraîné et fera un essai ce matin. Jean
Fernandez se montrait toujours très confiant quant à la participation du gardien au match contre Troyes. Quesnel, dont la mère est
décédé, était absent. Mais, selon Fernandez, il pourrait être sur le
banc en cas de forfait de Barthez. Nasri est forfait. Cesar (genou)
et Delfim (cheville) sont opérationnels. – H. F.
L’équipe probable : Barthez ou Carrasso – Beye, Andre Luis,
Déhu, Cesar, Bonnissel – Cana, Delfim, Lamouchi ou Cantareil –
Ribery, Pagis.
1. Kahlenberg (Auxerre), 7 passes.
2. Matsui (Le Mans) ; Dernis (Lille),
6 passes.
4. Jussiê (Lens) ; J. Leroy (Lens, parti au
Beitar Jérusalem, ISR) ; Kalou (Paris-SG) ;
Monterrubio (Rennes), 5 passes.
8. André Luiz (AC Ajaccio) ; Pieroni
(Auxerre) ; Govou (Lyon) ; Rothen (ParisSG), 4 passes ; etc.
BÂCHE : UN ZÉRO DE TROP.
– Une erreur s’est glissée hier dans
l’article « Pourquoi le match s’est
joué » (Colmar-Monaco). Le prix d’une
bâche de protection du terrain n’est
pas de 150 000 euros mais bien de
15 000 euros. – J.-M. B.
SAMEDI 4 FÉVRIER 2006
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
Rouge
LIGUE 1 (25e journée, matches
décalés)
Voir ci-dessus
LIGUE 2 (24e journée, match
décalé)
Voir page 7
LUNDI 6 FÉVRIER
VENDREDI 10 FÉVRIER
1
21
26
Lichtsteiner
7
18
Bellion Moussilou
Saint-Étienne
Arbitre : M. Lannoy
Bleu
18 HEURES
Metz - Marseille (Canal + Sport)
13
A
Abardonado
o
Kahlenberg
Coool
Pieroni ou
5
7
Bolf ou
9 Luyindula (20)
Be. Cheyrou Mignot (12)
Lucas
6
13
10
9
23
K. Keita
En direct sur Canal +
17 : 15
Lille Paris-SG
Arbitre : M. Garibian
26
Rool
Parc des Princes
Jaune
Rouge
Jaune
17 H 15
Nice - Monaco (Canal +)
20 HEURES
AC Ajaccio - Bordeaux
Paris-SG - Le Mans
Rennes - Lens
Saint-Étienne - Lille
Sochaux - Auxerre
Toulouse - Strasbourg
Troyes - Nancy
(Ces sept matches sur Foot +)
DIMANCHE 19 FÉVRIER
AGENDA
DEMAIN
Edson
En direct sur Foot +
Noir
Bleu
Noir
17 H 15
Lens - Lyon (Canal +)
20 HEURES
Auxerre - Metz
Bordeaux - Rennes
Le Mans - Nice
Monaco - Troyes
Nancy - Saint-Étienne
Nantes - Sochaux
Strasbourg - AC Ajaccio
(Ces sept matches sur Foot +)
Antonio
t
Carlos
Laurenti
18 HEURES
Marseille - Toulouse (Canal + Sport)
21 HEURES
Lille - Paris-SG (Canal +)
10
Chafni
20 : 00
2
Varrault
cap.
Martin
13
Berson ou
4
Violeau (6) Grichting
c
21
15
DIMANCHE 12 FÉVRIER
23
Mathis
André Luiz
Stade du Ray
Auxerre Nice
18
28
4
Porat
PPorato
orat
En direct sur Foot +
Arbitre : M. Ledentu
Collin
PROCHAINES JOURNÉES
MATCHES EN RETARD
(24e journée)
20 : 00
5
FOOTBALL LIGUE 1 (25 journée)
e
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
PARIS-SG - SAINT-ÉTIENNE
Rodriguez,
la lueur
ÉQUIPE DE FRANCE
« Il me rappelle
Ariel Ortega »,
dit Mario Yepes
de Cristian
Rodriguez
(à droite),
que l’Auxerrois
Philippe Violeau
a ici toutes
les peines
du monde
à maîtriser.
L’Uruguayen a,
en tout cas,
toutes les qualités
pour devenir
au moins l’un
des chouchous du
Parc des Princes.
(Photo
Patrick Boutroux)
Au cœur d’un hiver parisien sans éclat, le jeune
Uruguayen apporte au PSG son audace,
son caractère, son ambition.
doit trouver l’équilibre entre savoir
dribbler et savoir donner le ballon au
bon moment.
« Je ne connaissais
ce club que
de réputation »
« J’ai conscience que je ne suis pas un
phénomène, dit ce fan de Ronaldo.
Mais j’essaie de m’améliorer à chaque
entraînement. » Il prend chaque
séance au Camp des Loges comme un
nouveau souffle, lui qui n’oublie pas
qu’il y an, il entretenait sa condition
avec Bueno dans un parc de Montevideo en attendant l’épilogue d’un
étouffant conflit (*). Après son but en
Coupe, Rodriguez avait eu ces mots :
« Carlos et moi, on veut rendre au PSG
tout ce que ce club a fait pour nous. »
Son but à Bollaert, après avoir dribblé
quatre joueurs, est passé sur une de
ces chaînes uruguayennes où, il
l’avoue, « Cebolla » n’avait jamais vu
une image du PSG avant d’y signer
pour quatre ans en juillet dernier. « Je
ne connaissais ce club que de réputation. »
Autorisé par la FIFA à jouer depuis le
28 octobre, le gaucher vit à Paris
comme une demi-saison d’adaptation.
Au foot français, « plus intense qu’en
Uruguay » , et à son environnement
parisien. « Avec plusieurs coéquipiers,
je ne peux pas encore avoir une discussion normale. Mais je m’entends bien
avec Mario, Pedro (Pauleta) et Fabricio
(Pancrate), qui parle un peu espagnol. »
Jusqu’où ira Rodriguez ? Aux yeux de
Pierre Blayau, Laurent Fournier avait le
tort de ne pas assez l’utiliser. Dans
l’esprit de Lacombe, il ne concurrence
pas encore Rothen côté gauche. Mais
en soutien de Pauleta, il n’est pas dit
qu’il ne menace pas Kalou lorsque
l’Ivoirien sera revenu de la CAN. En
attendant, même s’il n’est pas encore
très décisif, Rodriguez laisse percer au
grand jour son imagination et son
ambition.
« Il a vraiment du caractère, insiste
Bueno. Il déteste perdre. » Rodriguez,
célibataire de 20 ans, n’est sans doute
pas le nouveau Ronaldinho du PSG.
Mais, dans l’esprit, il semble dans la
lignée de joueurs comme Heinze et
Sorin. En cet hiver où les objectifs du
PSG sont suspendus à un fil, Cristian
Rodriguez apporte déjà beaucoup à
son équipe : un peu d’âme et d’appétit.
JÉRÔME TOUBOUL
(*) Le club uruguayen considérait Bueno et Rodriguez sous contrat jusqu’au
31 décembre 2006. Les joueurs s’estimaient libres depuis le 31 décembre
2004.
Lacombe : « C’est un joueur de rue »
Saint-Étienne n’a jamais battu le Paris-SG au Parc des Princes.
SAINT-ÉTIENNE –
de notre envoyé spécial
Baup : « Gagner ?
Il ne faut pas
chambrer »
cile, 3-0, et deux nuls, 2-2, 0-0). « Et,
contrairement à l’an passé, les gros
nous conviennent mieux, observe
Sablé. Les grands matches aident aussi
à se sublimer. »
Afin que ses joueurs s’en montrent
capables, Baup a décidé de les emmener en mini-stage à Clairefontaine, dès
hier matin. « Pour montrer beaucoup
d’envie et pour qu’on n’accepte pas
cette situation comme une fatalité, il
faut cultiver cet esprit de révolte », ditil. Et l’expérimenté Revelli de conclure :
« S’il y a toujours des bêtes noires dans
le football, il existe aussi toujours des
premières. »
BERNARD LIONS
Paris ne leur réussit pas
(Bilan de Saint-Étienne au Parc des Princes, depuis 1973, toutes compétitions confondues)
25 matches
15 matches
ccontre
co
ontre le Paris
Paris-SG
SGG
contr
cont
ntre
nt
tree d’autres
autres adversaires
(Paris
(Paris
risiiss FC,
FC, RRacing
FC
Ra g et en Coupe
p de France))
0 victoire
8 nuls
17 défaites
9 victoires
3 défaites
3 nuls
RENAULT AVANCE, PROFITEZ-EN.
du 1er au 28 février
M11 * Nouvelle Génération.
1300
€ d’économie
sur l’achat d’un Modus 1.5 dCi 85
*
Consommation extra-urbaine : 4,1 l/100 km. Emissions CO2 : 119 g/km.
Date du test : août 2004
www.euroncap.com
*Modus 1.5 dCi 85 au prix de 1.6 16v, tarif n° 2167 au 19/12/05. Offre non cumulable réservée aux particuliers et valable pour les commandes Véhicules Particuliers du 1er au 28 février 2006 dans les points de vente
participants. Modèle pouvant présenter des équipements optionnels. Consommation mixte : 4,5 l/100 km. www.renault.fr
DANS
LE
RESEAU
RENAULT
Concessionnaires et Agents participants
SAMEDI 4 FÉVRIER 2006
PAGE 5
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
Rouge
La fin de cette mauvaise série est-elle
envisageable cet après-midi ? « Il ne
faut pas chambrer, ni dire n’importe
quoi, répond Baup. Nous devons juste
partir avec l’idée de ne pas prendre de
but. » Sa défense, encore la meilleure
de L 1 derrière Bordeaux il y a deux
matches, vient en effet d’encaisser
sept buts, dont six sur des phases de
jeu arrêté (deux coups francs, deux
corners et deux penalties). « Avant de
penser à l’exploit, on doit retrouver
cette solidité qui était notre force,
résume Sablé. On reste sur deux
claques (0-4 à Sochaux et 1-3 devant
Toulouse). Ce n’est pas du tout alarmant, c’est enquiquinant. J’ai vécu des
3-0 bien pires à Saint-Étienne. » Le 29
janvier 2003, les Verts d’Antonetti
s’étaient écroulés devant Gueugnon
dans le Chaudron (0-3) pour se retrouver derniers de L 2.
L’ASSE peut donc une nouvelle fois
s’appuyer sur son passé pour apprécier
le chemin accompli et celui qu’il lui
reste à accomplir. Depuis son retour en
L 1, Saint-Étienne demeure invaincu
face au Paris-SG (une victoire à domi-
Bleu
Rouge
LA TÊTE ENFONCÉE dans une casquette écossaise, Patrick Revelli,
ancien buteur de la grande époque,
chaloupe discrètement entre ses successeurs. Depuis jeudi matin, date du
début du déménagement des services
administratifs du club du stade Geoffroy-Guichard au centre d’entraînement de l’Étrat, le lien entre un passé
glorieux et un présent douloureux
s’effectue désormais au quotidien.
Cette unité de lieu entre toutes les
composantes du club fera le plus grand
bien à des Verts en proie à une perte
passagère de repères au moment
d’aller défier le Paris-SG.
Surtout que, malgré son prestigieux
passé, Saint-Étienne n’a jamais réussi
à battre le club parisien au Parc des
Princes en 23 saisons de D 1/L 1 (voir
infographie ci-contre) comme dans les
Coupes (2 matches). Après y avoir perdu sa dernière finale de Coupe de
France contre le Paris-SG de Rocheteau (2-2, 5-6 aux t.a.b., le 15 mai
1981), l’ASSE s’était inclinée au Parc
en 16e de finale de la Coupe de la Ligue
(0-1, le 9 janvier 1999). « Les Verts se
sont quand même déjà imposés au
Paris-SG, se souvient Patrick Revelli,
aujourd’hui au service commercial et
en charge des relations publiques du
club. Mais on avait joué au stade Bauer
de Saint-Ouen, car le Parc était alors en
travaux. » Grâce notamment à un doublé du « Gaulois », les Verts s’étaient
offert une confortable victoire (3-1).
Mais depuis ce 27 février 1972, les Stéphanois n’ont plus jamais battu le
Paris-SG, chez lui. « Mais on a vaincu
des Parisiens au Parc, poursuit Revelli,
véritable mémoire vivante des Verts.
C’était ceux du Paris FC, en Championnat (1-0, le 13 janvier 1974). Comme
Larqué et Hervé, mon frère, ne voulaient pas le tirer, j’avais transformé le
penalty vainqueur. »
Jaune
Bleu
Jaune
PUNCHEUR, DRIBBLEUR ET AGITATEUR, Cristian Rodriguez est un joueur atypique, mais son goût du risque a une rançon : le nombre de ballons perdus, suffisamment important contre Auxerre (1-0) pour demander à son entraîneur de quel
côté penche la balance. « Je ne suis pas aveugle, mais on va rétablir l’équilibre,
répond Guy Lacombe. Son intelligence rendra le travail plus ou moins long. C’est un
joueur de rue, il a beaucoup de volonté, ses camarades ont parfois du mal à se situer
par rapport à lui et tout ne réussit pas. Mais comme avec Jaouad Zaïri (ex-Sochaux),
je ne lui enlèverai pas ses qualités de dribbleur. On doit lui apprendre les bases du
jeu collectif à l’européenne, mais il va comprendre. Sans beaucoup lui parler, il sait
ce que je souhaite : être plus collectif, mais c’est valable pour tous ses partenaires.
Même s’il perd des ballons, il oblige l’adversaire à défendre davantage. »
STRASBOURG-PSG, MERCREDI : LACOMBE N’Y CROIT PAS. – Reporté le
28 janvier dernier en raison des mauvaises conditions atmosphériques, le match
Strasbourg - Paris-SG a été programmé mercredi prochain à 20 heures. Mais rien
ne dit qu’il puisse se dérouler normalement, car il n’est pas prévu d’amélioration
climatique sur la région strasbourgeoise. Au contraire. « A priori, il y a toujours
beaucoup d’interrogations, disait Guy Lacombe hier. Il semblerait même qu’il était
plus envisageable de jouer la première fois que la seconde, mercredi. » – R. Te.
La série noire des Verts
Le match amical de l’équipe de France
bis, le 1er juin, au lendemain de la
rencontre officielle France-Danemark
au stade Bollaert à Lens, ne devrait
pas avoir lieu. L’organisation de cette
rencontre, qui devait opposer les
joueurs n’ayant pas participé au
match contre les Danois à une
sélection nationale à déterminer, se
heurte à la difficulté de trouver un
adversaire. Hier, le président de la
FFF, Jean-Pierre Escalettes, a indiqué
qu’il y avait « 90 % de chances que
cela ne se fasse pas ».
GUY ROUX CHARGÉ D’UNE
ÉTUDE SUR LES MATCHES
L’APRÈS-MIDI. – Conseiller de
Frédéric Thiriez, le président de la
Ligue, et consultant sur Canal +
depuis le début de saison, Guy Roux
a été chargé hier d’une mission
concernant l’éventualité de disputer
des matches de Championnat
l’après-midi (L’Équipe du 3 février
2006). « J’ai confié à Guy Roux une
mission de réflexion sur ce sujet, a
précisé Thiriez, personnellement
favorable à l’idée de jouer
l’après-midi mais soucieux d’avancer
avec méthode. Il devra rendre son
rapport au conseil d’administration
dans les six semaines à venir. »
– M. Ch.
BENFICA : NUNO ASSIS
CONTRÔLÉ POSITIF. – Nuno Assis,
le milieu de terrain du Benfica
Lisbonne, a été contrôlé positif à la
norandrostérone, un stéroïde
anabolisant, le 3 décembre après
une victoire contre le Maritimo
Funchal en Championnat (1-0). Une
contre-expertise a confirmé les
résultats de la première analyse. Le
joueur, qui nie s’être dopé, a été
suspendu par la Fédération
portugaise dans l’attente d’une
décision de la Ligue. Il risque une
suspension de six mois à deux ans.
400 MILLIONS D’EUROS DE
PERTES POUR LES CLUBS
ITALIENS. – Les clubs de Série A ont
cumulé près de 400 M de pertes
lors de la saison 2004-2005, un
chiffre en augmentation par rapport
à la saison dernière. C’est le
président de la Ligue des clubs
professionnels et vice-président de
l’AC Milan, Adriano Galliani, qui l’a
annoncé lui-même dans la presse
économique italienne hier.
ARSENAL SANS DÉFENSEUR.
– Lauren, le défenseur camerounais
d’Arsenal, a été opéré jeudi du
genou gauche et sera indisponible
jusqu’à la fin de la saison. Le club
anglais ne dispose que de deux
défenseurs valides pour son
déplacement aujourd’hui à
Birmingham. Campbell, lui, n’a pas
donné signe de vie à Arsène Wenger
depuis sa sortie à la mi-temps du
match contre West Ham (2-3). Une
première mi-temps catastrophique
puisqu’il était impliqué sur deux buts
adverses.
Noir
Noir
DE CRISTIAN Gabriel Rodriguez Barrotti, enfant de Juan Lacaze, à 200 kilomètres de Montevideo, Guy Lacombe
parle avec la crainte de le voir lesté,
trop tôt, d’une aura de star. Dans les
chiffres, le jeune international uruguayen est encore loin d’avoir rejoint
la caste des cracks. Quatre matches en
L 1, un en Coupe de la Ligue, deux en
Coupe de France pour un but, dans
cette dernière compétition, face aux
amateurs de Vermelles (DH, 4-0), son
premier depuis un match avec l’équipe
d’Uruguay des -20 ans face au Chili
(1-1), fin janvier 2005.
Cristian Rodriguez n’a jamais été un
buteur. Quand il devint champion
d’Uruguay avec Penarol en 2003 –
dans une équipe dont José Luis Chilavert gardait le but – il ne marqua que
3 fois en 21 matches. Mais, à l’époque
déjà, il était de ceux dont le jeu faisait
parfois la différence. Et ce mélange de
provocations et d’engagement le
désigne, sinon en nouveau prodige, du
moins en nouvelle attraction d’un PSG
souvent en manque d’étincelles.
« En Uruguay, il y a des matches qu’il a
gagnés à lui seul », se souvient Carlos
Bueno, son compatriote attaquant et
son coéquipier, déjà, à Penarol, là où
Rodriguez a emprunté une voie qui l’a
mené en équipe nationale lors de la
Copa America 2004. Là, surtout, où il
fut formé au jeu dès l’âge de 12 ans.
« J’ai joué mon premier match à
16 ans, devant 40 000 personnes.
C’était comme un cadeau offert à un
enfant. » Peu à peu, à Montevideo,
l’enfant sera affublé d’un surnom,
« Cebolla », l’oignon, celui qui fait
pleurer les défenses adverses. « C’est
mon père qui m’a donné ce surnom.
À la maison, toute la famille m’appelait comme ça. »
Au fil de son ascension, il oscille entre
le côté gauche et un poste de deuxième attaquant. « Il me fait penser un
peu à Ariel Ortega, observe Mario
Yepes. Ce sont des joueurs qui déséquilibrent avec beaucoup de puissance
et de technique. » À sa maîtrise du
dribble dans les situations en un contre
un, il y a au moins un bémol : Rodriguez
Pas de second
match à Lens ?
6
FOOTBALL
LIGUE 1 (25e journée)
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
LENS - STRASBOURG
L’état d’urgence
NICE - LILLE
Face à l’avant-dernier, les Lensois, huitièmes, sont dans l’obligation de remporter leur première
victoire de l’année.
LENS –
de notre envoyé spécial
La semaine
dernière,
à Bordeaux,
les Lensois, dont
Yohan Demont
(à g., à la lutte
avec Alonso), ont
animé le jeu, mais
ce sont leurs
adversaires qui se
sont imposés
(0-1). Invaincu
en Championnat
pendant les cinq
derniers mois
de 2005, Lens
ne sait plus
gagner en 2006.
(Photo Pierre Lahalle)
de tension, c’est normal. Mais, si on
s’embrouille parfois, c’est pour aller
de l’avant. »
Aujourd’hui, l’état d’urgence exige
l’unité de ton. Les Lensois ont besoin
de remettre de l’ordre dans leurs
idées pour ne pas vivre une saison de
dupes, après une première partie
réussie. Ils étaient deuxièmes, il y a
(*) Contre Nancy (1-2), à Auxerre
(0-1), à Bordeaux (0-1).
STRASBOURG –
de notre envoyé spécial
IL NE S’AGIT PAS de la température, car il fait toujours très
froid en Alsace, où la tenue du match Strasbourg - Paris-SG
(reporté à mercredi prochain) pose d’ores et déjà problème.
Quatre : c’est le nombre de joueurs qui réintègrent le groupe
de Jacky Duguépéroux. Une petite embellie, même s’ils sont
encore neuf à faire défaut (Sidi Keita, Arrache, Johansen,
Lacour, Bellaïd, Hosni, tous blessés ainsi que les Africains
partis à la CAN, Haggui, Boka et Gmamdia). Ces retours permettront au moins à l’entraîneur alsacien de disposer deux
latéraux de métier, avec Deroff et l’Égyptien Abou.
Pour le reste, on peut supposer que Duguépéroux va y réfléchir à deux fois avant de se lancer tête baissée à l’assaut des
Lensois. Il a prévenu hier : « On tombe au plus mauvais
moment contre une équipe qui aligne d’excellents matches,
comme à Bordeaux (0-1), mais se retrouve en panne de
points. Comme Strasbourg réussit rarement à Bollaert, il y a
lieu de faire preuve de beaucoup d’humilité. »
L’entraîneur alsacien ne cache pas que la prise d’un point ne
serait déjà pas une si mauvaise affaire : « Il nous faudra
empocher six points la semaine prochaine, à l’occasion de
nos deux matches à domicile (PSG et Ajaccio, samedi). Une
petite unité en plus demain (ce soir) serait la bienvenue.
Mais ce sera très dur. » – J.-M. B.
D’où cet avertissement : « On est sur
le fil du rasoir, on joue à l’équilibriste. On a des blessés (dont Acimovic, absent jusqu’à la fin de la saison,
et le capitaine Dumont). On ne sait
pas dans quel état on récupérera nos
Africains. Les matches s’enchaînent :
on nous a placés celui contre le PSG
trois jours seulement avant une rencontre de Coupe de l’UEFA (le
15 février contre les Ukrainiens du
Chakhtior Donetsk). »
En février, le LOSC sera, en effet, sur
deux fronts : le Championnat, où il
compte atteindre le podium, et les
16es de finales de la Coupe de l’UEFA.
Avant de retrouver la Coupe de
France en mars. Pour affronter
toutes ces échéances, il puisera à
nouveau dans son étonnant réservoir. En espérant faire assez d’économies d’énergie pour aller le plus
loin possible.– J.-L.G.
(*) Metz (3-1) dimanche, Lorient (1-0)
mercredi, et Nice ce soir.
Nice ne zappera pas
ÉTIQUETÉ DERBY DES DERBYS, le Monaco - Nice de mardi prochain, en
demi-finale de la Coupe de la Ligue, fait courir toute la Côte. Pas les Niçois. Pas
encore, tout au moins. « On a bien le temps d’y penser. Notre fil conducteur,
c’est le championnat », assurait Rod Fanni avant de recevoir le LOSC, ce soir.
Le défenseur avait entamé sa carrière niçoise à Lille (0-4), le 17 septembre
2005. « On avait fait un mauvais match, se souvient-il. Et s’il y a une revanche
à prendre, elle est sur nous-mêmes. »
Depuis, Nice s’est repris. Il est invaincu depuis le début de l’année et compte
13 points d’avance sur le premier relégable. « La 9e place, voire la 8e ne sont
pas si loin, insiste Florent Balmont. Pas question de négliger cette opportunité. » « Monaco trotte déjà dans la tête, mais le LOSC passe avant, renchérit
Anther Yahia, qui retrouve l’axe défensif en raison de la suspension de Traoré.
Une victoire sur les Lillois, sans doute ce qui se fait de mieux en matière de
défense en bloc, pourrait constituer une référence intéressante. »
Frédéric Antonetti, pour qui la hiérarchie des compétitions est toute écrite, en
est convaincu. « J’ai toujours évoqué Lille comme un exemple pour sa croissance maîtrisée et constante, explique l’entraîneur. Nous voulons grandir et la
progression se mesure dans le championnat. Les Coupes passent
ensuite. » – Ja. G.
AC AJACCIO - AUXERRE
Grafite, la mine d’or?
Arrivé cette semaine au Mans, l’attaquant international brésilien
veut s’imposer en Europe.
LE MANS –
montre encore prudent envers son renfort, « adroit, puissant et aimant partir
de loin. » « Il faut rester pondéré, prévient donc l’entraîneur. Il découvre
l’Europe à un moment de l’année où les
températures ne sont pas les mêmes
qu’au Brésil. On va faire en sorte de
faciliter son intégration le plus vite possible. » Outre la possibilité de communiquer en portugais avec son compatriote Tulio De Melo et l’autre recrue
hivernale, Cédric Fauré, elle passe aussi par une entrée en matière rapide,
aujourd’hui donc, à Sochaux.
de notre envoyé spécial
« C’EST LA PREMIÈRE FOIS qu’un
joueur qui arrive au MUC est plus
connu que le MUC. » C’est ainsi que
Daniel Jeandupeux a présenté, mardi
dernier, Edinaldo Batista Libano, dit
Grafite, international brésilien (une
sélection), « recruté pour trois ans et
demi et trois millions de dollars. » Un
record pour le club sarthois. Le directeur technique, qui a commencé à se
renseigner sur le joueur du
Sao Paulo FC à l’automne, s’est aussi
félicité de « la patience et la pugnacité
de six semaines de négociations. »
Longtemps présenté comme le successeur de Ronaldo, l’athlétique attaquant
(1,89 m ; 79 kg) de 26 ans jouit d’une
belle réputation au Brésil (*), dont il
« espère retrouver la sélection. » Rai,
ancien capitaine auriverde, estime
qu’« il va réussir en France. Son style de
jeu colle bien avec la L 1, où le physique
et le mental sont primordiaux. »
Mais, au Mans, Frédéric Hantz se
Exilé en Corée
Opéré l’année dernière des ligaments
du genou droit, Grafite, marié et père
de trois petites filles, a retrouvé ses
capacités physiques plus rapidement
que prévu. Après des débuts discrets au
Brésil, au point de s’exiler en Corée du
Sud (LG Amyang, 2003), cette blessure
freina une carrière vraiment lancée à
Goias (12 buts en 20 matches), au point
de recevoir le titre honorifique de meil-
leur attaquant de la saison. Et de susciter l’intérêt du Sao Paulo FC.
Egalement joueur de tempérament
(14 cartons jaunes en 2004), Grafite,
surnommé ainsi par l’un des premiers
coaches en raison d’une supposée ressemblance avec le graphite, long et
noir, des crayons à papier, souhaite
maintenant « confirmer en Europe.
Le Mans est une belle opportunité,
intéressante à tous les niveaux. Cela
me paraît un challenge adapté à mes
ambitions. Je connais bien le championnat de France, à la fois difficile et
très équilibré. »
Et ses objectifs pour le MUC pourraient
servir un dessein national. « Nous
sommes dans une position intéressante ; pourquoi ne pas jouer une place
en Coupe de l’UEFA, voire en Ligue des
champions ? Je veux marquer et aider
mon club à gagner des titres. » Car,
après Le Mans, Grafite aimerait très
rapidement découvrir l’Allemagne.
FRANCK LE DORZE (avec B. B.)
(*) 87 matches, 34 buts en D 1.
SOCHAUX
Une série
toute neuve
LES PELOUSES d’entraînement
gelées et les terrains synthétiques de
substitution ont sans doute privé
Weldon, la dernière recrue sochalienne du mercato, de ses débuts
prévus pour ce soir face au Mans.
L’ancien attaquant de Cruzeiro, qui
se plaint du tendon d’Achille, a dû
déclarer forfait et ne croisera donc
pas, sur le terrain de Bonal, l’un de
ses compatriotes brésiliens, Grafite,
arrivé dans la Sarthe et dont le nom
avait également été consigné un
moment sur la liste des dirigeants
sochaliens.
Ce forfait a pour conséquence principale de permettre à Dominique Bijotat
d’aligner la formation qui reste sur
un succès convaincant, il y a deux
semaines, face à Saint-Étienne (4-0).
Notamment le duo offensif IlanDagano. « La signature de Weldon va
nous mettre un peu de pression sur les
épaules, mais je pense que c’est un
bien pour tout le monde », a reconnu
le second, auteur de son premier doublé sous les couleurs sochaliennes
face aux Stéphanois.
Mardi dernier, à Châteauroux (L 2),
Sochaux n’a pu aller jusqu’au bout de
son seizième de finale de Coupe de
France, pour cause de brouillard.
L’entraîneur ne déplore pas trop cet
aléa dans son calendrier. « Il y a certes
la fatigue du déplacement à gérer,
explique Bijotat. Mais, à Châteauroux, on a pu jouer plus d’une mitemps, ce qui est finalement mieux
qu’une séance d’entraînement. » Un
bout de match au cours duquel il a surtout eu la satisfaction de constater
que sa défense n’avait pas concédé de
but. Cela avait déjà été le cas lors des
deux dernières journées de Championnat, puisque la large victoire
devant Saint-Étienne avait été suivie
d’un match nul (0-0) à Marseille. De
quoi envisager de poursuivre cette
série toute neuve d’invulnérabilité.
– C. M.
TOULOUSE - NANTES
Chacun cherche son but
Les Affaires
Toulouse, 15e de L 1, et Nantes, 13e, n’ont a priori plus grand-chose
à jouer en Championnat. Mais ils restent sur une bonne série.
du
Ciel
430 €
510 €
520 €
579€
Shanghai
Jakarta
Lima
etc.
591 €
762 €
804 €
Achetez jusqu’au 15/02/06.
Partez entre le 31/01/06 et le 31/03/06.
www.klm.fr
JEAN-LUC GATELLIER
+ 4 à Strasbourg
SOCHAUX - LE MANS
Montréal
San Francisco
Dubai
Johannesburg
un mois. Ils sont désormais huitièmes. Un fragment d’ambition est
déjà parti à la dérive. Pour ne pas être
portés disparus, les Lensois doivent
gagner ce soir.
Puel : « On est
sur le fil du rasoir »
0 8900.15€/min
710 710
Prix T.T.C. A/R au 19/01/06,
au départ de Paris via Amsterdam,
hors frais de service, soumis à conditions.
LES SITUATIONS de Toulouse et de
Nantes, qui s’affronteront ce soir au
Stadium, leur retireraient presque
toute pression de résultat. Ils comptent
tous deux 30 points, dont 13 d’avance
sur le premier relégable. Ils n’ont donc
plus grand-chose à espérer et presque
plus rien à craindre. L’Europe semble
trop loin et le maintien assez près. Toulouse, également éliminé des deux
Coupes, a fusillé sa fin de saison. Pourtant, il vient de prendre huit points sur
douze durant le mois de janvier : deux
victoires contre Paris (1-0) et SaintÉtienne (3-1), deux nuls face à Lille
(0-0) et au Mans (1-1). « Le groupe est
irréprochable, affirme l’entraîneur des
Violets, Erick Mombaerts. Nous avons
trouvé un bon équilibre défensif-offensif et on a démarré quelque chose. »
Nantes, qualifié, lui, en huitièmes de
finale de la Coupe de France, reste éga-
lement sur une belle série. Il vient de
signer deux victoires à l’extérieur (2-0
à Ajaccio, 4-1 à Metz). Son jeu s’est
même affirmé et semble plus cohérent,
plus solide (un but encaissé en trois
matches). « On est en droit d’avoir
plus d’ambition, martèle Serge
Le Dizet. On n’est pas devenus champions du monde, mais je vois pas mal
de signaux positifs. »
Ce Toulouse-Nantes devrait donc
nous renseigner sur la dynamique des
deux équipes et sur les objectifs
qu’elles se fixent à elles-mêmes d’ici
à la fin de la saison. Mombaerts a
d’ailleurs trouvé la parade : « L’objectif no 1, c’est de sentir qu’on est performants, pas de finir à telle ou telle
place. » L’entraîneur toulousain profite aussi de cette deuxième moitié de
Championnat pour tenter des coups :
« Notre effet mercato à nous, c’est
PAGE 6
d’avoir accordé la confiance à des
jeunes. Jean-Louis Akpa-Akpro en
fait partie. Il apporte de la puissance,
de la profondeur et son envie. » Avec
trois buts en deux matches, l’attaquant, âgé de 21 ans, qui était en
balance avec Psaume, au dernier mercato, pour être prêté, symbolise le
futur visage du TFC.
Nantes, sept points sur neuf pour ses
trois dernières sorties, n’avance pas
non plus sans espoirs : « On a bien
négocié les matches contre des
équipes de notre catégorie, résume
Franck Signorino. Si on poursuit un carton plein, on pourra avoir d’autres
objectifs et essayer de rejoindre Marseille ou Lille. » Sept points séparent le
4e (Lille) du 10e (Saint-Étienne), que
Nantes peut rejoindre s’il gagne son
match en retard contre Troyes. – G. R.
(avec J.-D. C. et N. S.)
Auxerre
n’a plus de choix
Éliminée de toutes les Coupes, l’AJA entame à Ajaccio
un triptyque essentiel pour son avenir en Championnat.
AUXERRE –
de notre envoyé spécial
C’EST À UN SALVATEUR retour en
arrière que l’AJ Auxerre est convoquée à Ajaccio ce soir. Quand ils
avaient reçu les Corses, en septembre
dernier, les Bourguignons n’étaient
pas beaux à voir. Ils sortaient de
l’infernale série de trois défaites (0-7
à Lens, 0-2 contre Lyon et 1-3 à
Rennes) qui avait fait plonger très bas
leur classement et leur moral. Avant
cette rencontre, l’AJA pointait à la
13e place. Ajaccio à la 6e. C’est face à
l’équipe alors dirigée par Rolland
Courbis qu’Auxerre avait initié son
rétablissement : trois victoires à la
suite face à des adversaires à sa portée (2-0 contre Ajaccio, 2-1 à Metz et
3-0 contre Sochaux) avaient évacué la
tempête.
Jacques Santini s’en souvient :
« À l’aller, ce fut sans doute la seule
fois de la saison où nous avons bénéficié d’une décision d’arbitrage défavorable à notre adversaire (but refusé à
Danjou alors que les deux équipes
étaient à égalité). Si Ajaccio avait
marqué, c’est peut-être nous qui
serions aujourd’hui en train de nous
battre pour ne pas descendre. »
Depuis cette rencontre, les Corses
n’ont glané que sept points, contre 32
pour l’AJA. Comme à l’aller, Auxerre
débute pourtant, face à l’ACA, une
série cruciale. L’élimination enregistrée mercredi en Coupe de France à
Paris (0-1) a sérieusement éclairci son
agenda. Désormais, il ne lui reste que
le Championnat. Soit 14 matches. Ce
qui avait inspiré cette boutade à Philippe Violeau dans les couloirs du
Parc : « Beaucoup de choses ont
changé, cette année à Auxerre. On va
dire que cette fin d’aventure fait partie du changement. »
14 matches de moins
que l’an passé
La saison passée, l’AJA avait disputé
59 rencontres officielles, record du
club. Cette fois, Trophée des champions compris, le total s’établira à 45.
L’oisiveté relative qui s’annonce met
une pression nouvelle sur le groupe.
« Le déplacement à Ajaccio est très
important, puisque Bordeaux se
déplace à Lyon, disait mercredi Violeau. Nous sommes troisièmes. Si, à la
mi-mai, nous le sommes toujours,
nous pourrons être satisfaits de
nous. »
Très amoindrie par les blessures, le
mercato et la CAN, l’AJA a bien traversé janvier : deux défaites seulement, concédées d’extrême justesse à
Bordeaux et Paris (0-1), mais
10 points pris sur 15 possibles face à
des adversaires directs (Monaco, Bordeaux, Lens, Lyon et Rennes). Quand
le triptyque Ajaccio - Metz - Sochaux
s’achèvera, le 18 février, Auxerre aura
retrouvé un effectif correct. Encore
deux semaines à ce rythme, et l’objectif Ligue des champions deviendra
incontournable. Pour l’instant, les
Auxerrois espèrent surtout ne pas
regretter d’avoir dû disputer huit rencontres de L 1 avec un effectif incomplet à leurs yeux.
« On a besoin d’un banc compétitif,
rappelle Yann Lachuer. Cette année, il
nous a bien servi pour gagner des
matches mal engagés. C’est peut-être
à ce niveau que certaines personnes,
au club, n’ont pas encore intégré la
mutation. Mais on ne va pas épiloguer. Chacun assumera en fin de saison s’il nous manque quelques
points. »
RÉGIS DUPONT
AC AJACCIO
Porato retrouve le niveau
DÉCISIF ! ÇA FAISAIT UN MOMENT que cela ne lui était
pas arrivé. Contre Nancy (0-0), le week-end dernier, Stéphane
Porato a permis à Ajaccio de tenir le nul, grâce notamment à
deux arrêts décisifs devant Rudolf. « C’est en partie grâce à lui
qu’on a ramené un point, admet le défenseur Xavier Collin. On
retrouve, petit à petit, un bon gardien et une bonne défense.
L’équipe est donc plus sereine. » Une sérénité qui a permis à
Ajaccio de finir un match sans encaisser de but, ce qui ne lui
était plus arrivé en L 1 depuis début novembre contre Lens
(0-0). La prestation de Porato en Lorraine, sûrement la plus
aboutie de la saison, arrive après deux performances déjà très
correctes contre Le Mans (0-1) et Marseille (3-1). Il était
temps. « Je ne pense pas avoir fait de mauvais matches, se
défend le gardien corse. Mais je n’étais pas déterminant, ce
qui est embêtant à mon poste. »
Tellement ennuyeux que Rolland Courbis lui avait demandé
de s’asseoir un peu sur le banc. Histoire de voir si Trévisan, le
deuxième gardien, avait le geste plus juste. C’était contre
Nantes (0-2) et le PSG (1-1). « Un choix d’entraîneur, il faut
l’accepter, tempère Porato. Mais bien sûr que je n’étais pas
content d’être mis à l’écart. » Depuis que Pasqualetti a repris
l’équipe, l’ancien Monégasque a retrouvé sa place de titulaire.
Et Ajaccio marqué plus de points lors de ses deux derniers
matches (quatre) qu’en 16 rencontres, de la 7e à la 22e journée
(trois).
Porato reste prudent : « On verra à la fin de la saison si le changement d’entraîneur a été bénéfique. Ce qui est certain, c’est
qu’il y a eu une mobilisation générale. Les certitudes de
quelques-uns se sont évanouies. Et ceux qui pensaient ne plus
avoir leur chance retrouvent un peu d’espoir. » Un optimisme
douché cette semaine par la victoire de Toulouse à SaintÉtienne (3-1). Le TFC compte désormais 13 points d’avance
sur les Corses. Lâché à la poursuite des premiers non-rélégables, l’AC Ajaccio voit les lièvres s’éloigner un à un. – V.G.
SAMEDI 4 FÉVRIER 2006
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
Rouge
Les ratés de l’attaquant et du défenseur (un condensé fidèle de ce que
vit le RCL depuis la reprise) représentent seulement les parties
visibles de l’iceberg. En vérité, les
symptômes du mal sont collectifs.
« Il y a peut-être une fatigue
mentale, suggère le technicien, dont
l’équipe a déjà disputé quarante et
une rencontres cette saison. Mais je
propos, Yohan Demont a identifié
sans mal « l’ennemi à combattre.
C’est le doute, dit-il. On est dans une
sale période. On refait souvent
le match. Et si on entre sur le terrain
en se demandant comment on va se
tirer d’affaire, ça ne marchera pas. Il
faut lutter. Entre nous, il peut y avoir
des mots. Quand ça va mal, il y a plus
xième seulement. Pendant ce tempslà, Tafforeau, Tavlaridis, Cabaye et
Moussilou pouvaient souffler.
« Si on n’avait pas fait tourner, nos
chances d’obtenir un résultat à Nice
auraient été réduites, fait observer
Puel. On a puisé un peu plus loin
dans l’effectif de la CFA pour relever
le challenge de la Coupe. » Le succès
a été au rendez-vous, mais, prévientil, « on pourra dire que l’opération
est bénéfique seulement si on
répond présent à Nice. Chaque
match est un défi, et encore plus
dans la gestion de trois rencontres en
huit jours (*). »
Bleu
Gillot :
« On va se battre
comme des chiens »
tif du cerveau des joueurs, désinhiber les esprits et injecter du moral à
haute dose ? Non. Gillot s’en remet
aux valeurs traditionnelles. Dans ce
théâtre des sentiments qu’est Bollaert, il a passé, hier, un message aux
supporters. « J’ai envie de dire au
public : “Aidez-nous, on a besoin de
vous, vous êtes notre douzième
homme (un numéro qui n’est pas
attribué au sein de l’effectif).” S’il
nous laisse tomber, on risque de
plonger complètement. Et je dirai
aux joueurs : “Donnez-vous les
moyens d’être soutenus par votre
public.” On va essayer d’emballer le
match d’entrée, on va se battre
comme des chiens. J’ai confiance
en eux : au niveau mental, ils ne
lâcheront pas. »
Derrière cette déclaration d’intention sincère se cachent, sournoises,
la précarité de la situation actuelle et
les incertitudes s’emparant d’une
équipe qui ne sait plus comment s’y
prendre pour gagner un match. À ce
MERCREDI SOIR, à Lorient (L 2),
après la qualification lilloise pour les
huitièmes de finale de la Coupe de
France (1-0), une joie mélancolique
traversait le visage de Grégory Malicki, gardien p erform ant (en
l’absence de Tony Sylva, à la CAN
avec le Sénégal) et capitaine heureux. La joie pour son doyen (32 ans)
d’appartenir à « un groupe solidaire
où il fait bon vivre. » La mélancolie,
parce qu’au début de sa carrière,
« personne ne [l’a] aidé comme les
joueurs s’aident entre eux
aujourd’hui. »
Un esprit est en marche à Lille. Les
expériences ont apporté un surplus
de pragmatisme, on l’a vu en Bretagne, où les Nordistes, en difficulté,
ont arraché la victoire sur la fin (but
de Kader Keita, 84e). Comme à SaintEtienne au tour précédent (but de
Moussilou, 120e). Quand ça va mal,
Lille tient le choc. Quand ça va bien, il
concrétise ses actions offensives. Il
ne perd pas ou peu (un seul revers à
Troyes, 0-1, depuis la reprise). Il
occupe la 4e place du classement de
la L 1 avec la 2e attaque.
Le LOSC ne possède cependant pas
encore l’identité que Claude Puel
veut pour son équipe, car il reste
convaincu qu’elle peut faire beaucoup mieux. Ses représentations
manquent parfois d’épaisseur sur la
totalité d’une partie. Et c’est bien
évidemment ce dernier point que
l’entraîneur veut améliorer. Pour
contrer les Merlus, il avait aligné une
défense aguerrie et placé devant elle
des joueurs découvrant le haut
niveau : Le Postollec et Barralon
fêtaient leur première titularisation
chez les pros, Larsen Touré la deu-
Jaune
Rouge
Jaune
n’ai pas vu une équipe physiquement atteinte. »
À Lens, il manque surtout un excédent de conviction, de concentration
et d’adresse, indispensables pour
renouer avec le succès. « Il n’y a pas
que Cousin, poursuit Gillot. J’ai
convoqué pas mal de joueurs ces
derniers jours pour leur expliquer les
choses. À la vidéo, j’ai insisté sur un
coup franc de Hilton, dans le rond
central, en fin de match à Rennes.
Seuls Diarra et Cousin étaient dans la
surface adverse. Daniel (Cousin) est
vraiment porté vers le but, les autres
ne sont pas assez attirés. »
L’équation est aussi simple à poser
qu’elle est difficile à résoudre actuellement chez les Sang et Or : « Pour
gagner, il faut marquer. Pour marquer, il faut une dernière passe
de qualité », énumère calmement
l’entraîneur.
Est-il nécessaire d’appeler à la rescousse un gourou moderne, genre
Yannick Noah, pour extraire le néga-
Quatrième du Championnat, le LOSC
n’a perdu qu’une fois depuis la reprise.
Grâce à son étonnant réservoir.
Noir
Bleu
Noir
« STRASBOURG, ÇA FAIT six mois
que ça va mal pour eux. Je ne sais
pas comment ils font. Moi, ça dure
depuis trois semaines, et j’ai les
glandes… » Cette petite phrase
de Francis Gillot ne l’empêche pas
de garder sa contenance en public.
« Dans certains clubs, ç’aurait
explosé », fait observer l’entraîneur
lensois.
Son équipe n’a pas gagné en Championnat depuis le 18 décembre
(Le Mans, 2-0). En janvier, elle a subi
trois défaites en cinq journées, toujours avec un but d’écart (*). Mardi,
elle a été éliminée de la Coupe de
France par Rennes (0-1). Alors, ce
soir, face à Strasbourg, malgré la
crispation qui la guette, il lui est
interdit de se louper… « On ne peut
rien reprocher aux joueurs au niveau
de l’état d’esprit, assure Gillot. C’est
vrai, même si on insiste aussi sur ce
point pour ne pas les décourager. »
À force de s’entendre dire que la
chance avait déserté les lieux, les
Lensois ont été parfois enclins à passer pour des malheureux en panne
de réussite. Par exemple, samedi
dernier, contre les Bordelais, qui leur
ont laissé le ballon toute la soirée
pour finalement les accabler (0-1).
« On n’a pas de réussite, on n’a pas
de résultats… Il faut arrêter de
parler de ça et se bouger », tranche
Pierre-Alain Frau, arrivé au mercato.
« Attention, prévient Gillot. Ce n’est
pas en pleurant qu’on corrigera
les choses. Je leur montre ce qui ne
va pas. Je dis les choses gentiment.
Pourquoi durcir le ton ? Une colère,
c’est instinctif. J’ai demandé à Daniel
Cousin de venir dans mon bureau :
“Pourquoi tu tires le penalty comme
ça (à Rennes) ? Ça fait trois fois que
tu rates en tirant du plat du pied.
Avant, tu les marquais en force...”
Frapper un “péno”, ça reste un geste
technique. Et quand Assou-Ekotto
marque contre son camp de la poitrine (à Rennes également), c’est une
connerie qu’on ne peut pas rectifier
non plus… »
Lille trace
sa route
7
FOOTBALL LIGUE 2 (24 JOURNÉE)
e
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
SEDAN - DIJON : 0-2
Coup d’arrêt pour Sedan
Les Ardennais ont perdu leur premier match à domicile face à un Dijon irrésistible à l’extérieur.
Temps froid. Pelousegelée et en mauvais état.11 429 spectateurs. Arbitre: M. Jaffredo. Buts : Esteves (66e), Mangione (90e + 3). Avertissement. – Sedan : Belhadj (79e,
charge irrégulière).
SEDAN : Regnault – Ciani, Henin, Sartre (Amalfitano, 80e) – Ducourtioux, Bastien,
Noro(cap.), Belhadj – Marin (Mokaké, 64e), Sabin, Gagnier (N’Diefi, 74e). Entraîneur:
S. Romano.
DIJON : Mouko – Tacalfred, A. Ba, Grégoire (cap.), Vosalho – Larcier, Livramento –
Masson, Asuar (J. Ba, 89e), Mangione (Germann, 90e + 4) – Esteves (Avezac, 90e).
Entraîneur : R. Garcia.
BUTEURS
de notre correspondant
Reims-Bastia a été reporté
en raison du gel.
CLERMONT - BREST :
0-1 (0-0)
Temps froid. Pelouse partiellement
gelée. 3 718 spectateurs. Arbitre : M.
Coué. But : P. Sarr (90e). Avertissements. – Clermont : Loties (45e,
contestation) ; Brest : Oliveira (54e,
geste d’énervement).
CLERMONT : Enjolras – Abdoulaye
(Kehiha, 65e), S. Bah (Perrinelle, 80e),
Loties, Ab. Coulibaly – Tabet, Brando
(cap.), Grauss, Fouret – Diomède
(Gourvennec, 65e), Buengo. Entraîneur : M. Collat.
BREST : Elana – Bourgis, Oliveira,
Charpenet, Massot, Elzéard (P. Sarr,
78e) – Guégan (cap.),Auriac – Tomou,
Malm (Verschave, 79e), Liabeuf (Bernardet, 84e). Entraîneur : A. Rust.
ILS ONT DIT
Serge ROMANO (entraîneur de Sedan) : « Je suis très énervé.
On ne devait pas jouer dans de telles conditions. Ça ne pouvait se
terminer que sur un coup de dés.
Il était flagrant que les joueurs ne tenaient pas sur ce terrain,
que c’était dangereux pour eux et que c’était plus du hockey que
du foot. Il n’y a pas de plaisir. Ni pour les joueurs ni pour les
spectateurs. »
NATIONAL (22e journée)
Temps froid. Pelouse gelée. Arbitre :
M. Kalt. 5 880 spectateurs. Avertissements. – Amiens : Levrat (58e, jeu
dur) ; Gueugnon : Zarabi (70e, jeu
dur).
AMIENS : Tangara – Scotto (cap.),
Hernandez, Sami, Levrat – Buron, De
Freitas, B. Traoré (Nicaise, 81e), Celdran – T. Camara, A. Baldé (I. Dia,
73e). Entraîneur : A. Dupont.
GUEUGNON : Liébus (cap.) – Rodrigues, Morestin, Zarabi, Aubriot –
Marty (Bressan, 76e), Le Frapper, Colleau, Hauw, Louhkiar (Ramdani, 32e)
– Guei (Mo. Diarra, 90e). Entraîneur :
V. Zvunka.
SUR UNE PELOUSE à moitié gelée,
Amiens et Gueugnon ont eu le mérite
d’essayer de jouer. Les Amiénois,
face à une équipe gueugnonnaise
bien regroupée, devaient attendre
presque la demi-heure de jeu pour
voir une frappe de Camara, repoussée par Liébus (26e). Le gardien des
Forgerons détournait encore en corner devant Camara (35e et 63e) alors
que Baldé ne cadrait pas ses frappes
(46e et 53e). Malgré un tir à l’arraché
de Hernandez en toute fin de match,
suivi d’une tentative ratée de Dia,
Amiens concédait donc son onzième
nul sous les sifflets du public... Et
reste à une place et à un point de son
adversaire du jour, qui se rapproche
un peu plus du maintien. – R. T.
Alex DUPONT (entraîneur
d’Amiens) : « On a perdu deux
points. On a eu des occasions mais
on a manqué d’efficacité et on a fait
preuve de maladresse en tombant
sur un très bon gardien. »
Victor ZVUNKA (entraîneur de
Gueugnon) : « Par rapport aux
conditions de jeu difficiles, je suis
content d’avoir pris un point en vue
du maintien et de la barre théorique
des 42 points. »
Temps frais. Pelouse en bon état.
4 800 spectateurs. Arbitre : M.
Malige. Buts. – CRÉTEIL : A. M’Bodji
(72e) ; CHÂTEAUROUX : T. Bertin
(56es.p.). Avertissements. – Créteil : J.
Pérez (11e, tacle par-derrière), L.
N’Diaye (57e, tacle à retardement) ;
Châteauroux : Sidibé (40e, jeu dangereux), Vandenbossche (42e, tacle parderrière).
CRÉTEIL : Trivino – Loja, Terrier, Ekobo (cap.), J. Pérez – Sessègnon, L.
N’Diaye, Aubanel, Citony – A. M’Bodji, Boulebda (Rui Pataca, 82e). Entraîneur : H. Velud.
CHÂTEAUROUX : Fernandez – Viator, Bertin (cap.), Allegro, Ramos
(Moutouakil, 46e) – Sidibé, A. Ferreira, Mansouri, Boukari – Vandenbossche (Mulenga, 90e ), Socrier
(Hima, 90e). Entraîneur : D. OlléNicolle.
HUITIÈME MATCH sans victoire pour
Créteil, qui fait du surplace. La Berrichonne a cru tenir son succès et sa
revanche du match aller, après l’ouverture du score par Bertin sur penalty
(56e). Mais M’Bodji, le meilleur buteur
cristolien, qui n’avait pas marqué
depuis le 13 janvier, a égalisé et inscrit
son 11e but de la saison. Un tir sur la
barre de Sessègnon (31e) et deux occasions franches de Socrier (34e) et Vandenbossche (39e) ont laissé les deux
clubs sur leur faim. – S. F.
Hubert VELUD (entraîneur de Créteil) : « Malgré ce nul qui ne nous
arrange pas, je suis satisfait du comportement général de l’équipe. Nous
avons retrouvé les qualités qui étaient
les nôtres il y a quelques mois et en travaillant, l’ambition va revenir, notamment à l’extérieur. »
Didier OLLE-NICOLLE (entraîneur de Châteauroux) : « C’était un
beau match de Ligue 2 entre deux
équipes qui ont cherché à faire du jeu.
Face à la meilleure attaque à domicile,
je suis plutôt satisfait du résultat. C’est
bon pour la confiance d’enchaîner ce
genre de prestations. »
GUINGAMP - CAEN :
0-0
Temps froid. Pelouse grasse. 6 401
spectateurs. Arbitre : M. Fraise. Avertissements. – Guingamp : Sikimic
(64e, contestation), Shereni (69e,
contestation) ; Caen : G. Leca (28e,
tirage de maillot sur Jouffre), Thiam
(40e, faute sur Suarez, 53e, obstruction sur Robert). Expulsion. – Caen :
Thiam (53e, second avertissement).
GUINGAMP : Gauclin – Bridonneau
(cap.),Koscielny,Sikimic,Le Lan –Pinto-Borges, Shereni,Gonzalez (Watier,
69e), Jouffre (B. Robert, 34e) – Abriel,
Suarez. Entraîneur : A. Ravera.
CAEN : Planté – Hengbart, Sorbon,
Thiam, Seube (cap.) – G. Leca, Matic,
Compan (Zubar, 55e ), Florentin
(Lesoimier, 70e) – Grandin (Samson,
77e), Gouffran. Entraîneur : F. Dumas.
LES GUINGAMPAIS avaient l’occasion de prendre un peu d’air au classement, en cas de victoire. Mais ils n’ont
pas su mettre leur empreinte sur la rencontre. Et Caen aurait très bien pu
s’imposer. En première période, la
maîtrise avait été du côté normand, à
l’image d’un duel Compan-Gauclin,
remporté par ce dernier (3e). Peu avant
le repos, Matic voyait sa frappe stoppée par Gauclin. En seconde période,
Caen se retrouvait réduit à dix après
l’exclusion de Thiam (53e). Mais Guingamp n’allait pas en profiter, malgré
une belle occasion pour Abriel (57e).
Les Caennais étaient à deux doigts de
marquer sur un départ de Samson
(88e). Guingamp avait une dernière
occasion avec Le Lan, qui échouait sur
Planté (89e). – D. R.
Alain RAVERA (entraîneur de
Guingamp) : « À onze contre onze, le
point du nul aurait été intéressant.
Mais à onze contre dix, on n’est pas
parvenus à prendre en défaut le bloc
défensif de Caen. »
Franck DUMAS (entraîneur de
Caen) : « Je ressens un peu de frustration car nous avions les moyens de
remporter ce match. Mais je suis ravi
de notre production. Le tournant du
match est l’expulsion sévère de Thiam.
Je pense que M. Fraise a manqué d’un
peu de psychologie sur ce coup-là. »
Romorantin- GFCO Ajaccio ............ 1-0
AUJOURD’HUI
18 HEURES
Croix-de-Savoie - Raon-l’Étape
19 H 30
Toulon - Entente SSG
Châtellerault - Boulogne-sur-Mer
Vannes - Cannes
20 HEURES
Pau - Tours
Angers - Louhans-Cuiseaux
Nîmes - Bayonne
Libourne-Saint-Seurin - Cherbourg
Moulins - Niort a été reporté
en raison du gel.
En cas d’égalité de points, les équipes
sont départagées par la différence de
buts particulière.
Pts J. G. N. P.
— — — — —
1. Niort .................. 37 21 10 7 4
2. Libourne-St-Seurin . 37 21 10 7 4
3. Boulogne-s.-Mer . 36 21 10 6 5
4. Tours............. 32 21 8 8 5
5. Toulon........... 32 21 8 8 5
6. Cannes.......... 31 21 8 7 6
7. Vannes.......... 30 21 7 9 5
8. Nîmes............ 29 21 8 5 8
9. Cherbourg.... 29 21 6 11 4
10. Entente SSG. 29 21 7 8 6
11. Raon-l'Étape. 28 21 7 7 7
12. Louhans-Cuiseaux . 27 21 8 3 10
13. Romorantin.. 26 22 6 8 8
14. Bayonne ....... 26 21 6 8 7
15. Croix-de-Savoie ... 26 21 6 8 7
16. Angers .......... 24 21 6 6 9
17. Châtellerault. 24 21 5 9 7
18. GFCO Ajaccio .... 20 22 4 8 10
19. Pau ................ 19 21 4 7 10
20. Moulins......... 19 21 5 4 12
p.
—
28
27
33
24
20
28
24
21
24
25
26
25
18
23
17
23
22
17
19
23
c. Diff.
— —
16 +12
16 +11
23 +10
20 +4
16 +4
27 +1
26 -2
21 0
22 +2
21 +4
24 +2
30 -5
24 -6
20 +3
21 -4
25 -2
25 -3
27 -10
26 -7
37 -14
PROCHAINE JOURNÉE. – Vendredi 10 février, 20 heures : GFCO Ajaccio Châtellerault, Cannes - Nîmes ; samedi 11 février, 18 heures : Raon-L’Étape Libourne-Saint-Seurin, Entente SSG - Angers ; 19 h 30 : Bayonne - Toulon ; 20
heures : Boulogne-sur-Mer - Moulins, Niort - Croix-de-Savoie, Tours - Romorantin,
Louhans-Cuiseaux - Pau, Cherbourg - Vannes.
CFA (18e journée)
GROUPE A
GROUPE C
AUJOURD’HUI
Wasquehal (18) - Metz B (14) (15 heures)
Roye (8) - Mulhouse (4) (18 heures)
Compiègne (5) - Vauban-Strasbourg (16)
(18 h 30)
DEMAIN
Auxerre B (3) - Dunkerque (6) (15 heures)
Lens B (12) - Lille B (11) (15 heures)
Schiltigheim (17) - Beauvais (1), Épinal (7) Lesquin (10), Nancy B (2) - Calais (13) et
Strasbourg B (9) - Feignies (15) ont été
reportés en raison du gel.
GROUPE B
AUJOURD’HUI
Nantes B (4) - Albi (6) (18 heures)
Le Mans B (8) - Rodez (2) (18 heures)
Blois (14) - Balma (17) (18 heures)
Aurillac (11) - Yzeure (1) (18 heures)
Anglet (16) - Orléans (5) (19 heures)
DEMAIN
Toulouse B (3) - Montluçon (18) (15 heures)
Luzenac (10) - Bordeaux B (9), Andrézieux
(15) - Brive (12) et Saint-Étienne B (7) Poitiers (13) ont été reportés en raison du gel.
GROUPE D
AUJOURD’HUI
AUJOURD’HUI
Cassis-Carnoux (6) - Lyon B (2) (15 heures)
Endoume (16) - Nice B (4) (15 heures)
Montpellier B (13) - Besançon (12) (15 h)
Le Pontet (3) - Saint-Priest (1) (18 heures)
Dieppe (15) - Pontivy (5) (18 heures)
Villemomble (6) - Sénart-Moissy (8) (18 h)
Mantes (16) - Paris FC (4) (18 heures)
Mondeville (18) - Paris-SG B (14) (18 heures)
Poissy (11) - AS Vitré (9) (18 heures)
DEMAIN
DEMAIN
Monaco B (11) - Martigues (5) (15 heures)
Agde (10) - Bourg-Péronnas (15) (15 heures)
Racing CF 92 (18) - Jura-Sud (7), LyonLa Duchère (14) - Gap (9) et Sochaux B (17)
- Fréjus (8) ont été reportés en raison du gel.
Rennes B (3) - Noisy-le-Sec (13) (15 heures)
Quevilly (12) - Pacy-sur-Eure (10), SainteGeneviève-des-Bois (17) - Guingamp B (1)
et Bois-Guillaume (7) - Rouen (2) ont été
reportés en raison du gel.
GROUPE D
GROUPE G
CFA 2 (16e journée)
GROUPE A
AUJOURD’HUI
AUJOURD’HUI
AUJOURD’HUI
Le Havre B (2) - Entente SSG B (3) (15 h)
Avion (10) - Valenciennes B (7) (17 heures)
Arras (14) - Chantilly (16) (18 heures)
Évreux (8) - Oissel (9) (18 heures)
Saint-Omer (5) - Amiens B (6) (18 h 30)
Bastia B (9) - AS Minguettes (7) (14 h 30)
GFCO Ajaccio B (15) - Nîmes B (8) (15 h)
Grenoble B (5) - Arles (1) (16 h 30)
Bagnols-Pont-Saint-Esprit(16) - SaintGeorges-les-Ancizes (6) (18 heures)
Rhône-Vallées (11) - AC Ajaccio B (3), Cournon (12) - Gueugnon B (4), Échirolles (10) Montélimar (14) et Mâcon (13) - Clermont B
(2) ont été reportés en raison du gel.
Mayenne (8) - Les Herbiers (1) (18 heures)
Vierzon (4) - Châteaubriant (6) (18 heures)
Carquefou (15) - Saint-Pryvé-Saint-Hilaire (3)
(18 h 30)
La Flèche (9) - Niort B (10) (19 heures)
Avoine-Beaumont (11) - Laval B (16) (19 h)
DEMAIN
Rouen B (12) - Saint-Quentin (4) (15 heures)
Red Star (1) - Cambrai (11) et Armentières
(15) - Abbeville (13) ont été reportés.
GROUPE E
GROUPE B
AUJOURD’HUI
AUJOURD’HUI
Châlons-en-Champagne (16) - Épernay (3)
(14 h 30)
Amnéville (7) - Forbach (14) (17 heures)
Viry-Châtillon (10) - Jarville (12) (18 heures)
Les Lilas (5) - Reims B (1) (18 heures)
Sens (9) - Créteil B (6) (18 heures)
L’Île-Rousse (14) - Fos-sur-Mer (8) (14 h 30)
Lunel (13) - Corte (10) (15 heures)
Borgo (16) - Marseille B (4) (15 heures)
Marignane (6) - Draguignan (5) (16 heures)
Saint-Raphaël (11) - CA Bastia (3) (16 h 30)
Carcassonne (7) - Manosque (1) (20 heures)
DEMAIN
DEMAIN
Taissy (11) - Ivry (13) (15 heures)
Levallois (4) - Sedan B (8) (15 heures)
Blénod (15) - Haguenau (2) a été reporté.
Menton (9) - Hyères (2) (15 heures)
Cagnes (15) - Castelnau-Le Crès (12) (15 h)
GROUPE F
GROUPE C
AUJOURD’HUI
AUJOURD’HUI
Montceau (8) - Dole-Tavaux (13) (14 h 30)
Imphy-Decize (7) - La Chapelle-Saint-Luc
(11) (18 heures)
Vesoul (1) - Lons-le-Saunier (15) (18 heures)
Dijon B (5) - Troyes B (2) (18 heures)
DEMAIN
Stade Auxerrois (16) - Selongey (10) (15 h)
Colmar (3) - Auxerre C (4), Belfort (12) Besançon B (14) et Pontarlier (9) - Villefranche-sur-Saône (6) ont été reportés en raison du gel.
Limoges (14) - Biscarrosse (16) (18 h)
Toulouse Fontaines (10) - Les Sables d’Olonne
(13) (18 h)
La Roche-sur-Yon (2) - Blagnac (8) (18 h)
Marmande (12) - Libourne-Saint-Seurin B (6)
(19 h)
Thouars (9) - Cugnaux (5) (19 heures)
Mont-de-Marsan (11) - FC Bassin Arcachon
(3) (19 h 30)
Stade Bordelais (1) - Luçon (4) (20 h)
DEMAIN
Brive B (15) - La Rochelle (7) (15 heures)
DEMAIN
Châteauroux B (2) - Angers B (5) (15 heures)
Écommoy (12) - Chartres (14) (15 heures)
Dreux (7) - Fontenay-le-Comte (13) a été
reporté en raison du gel.
GROUPE H
AUJOURD’HUI
Bayeux (15) - Lamballe (12) (15 heures)
Caen B (2) - Avranches (5) (16 heures)
Lorient B (4) - Brest B (7) (16 h 30)
Plabennec (3) - Vannes B (16) (18 heures)
Alençon (8) - Mondeville B (14) (18 heures)
La Montagnarde (6) - Dives (13) (18 heures)
Saint-Brieuc (11) - Locminé (10) (20 heures)
Saint-Lô (9) - Concarneau (1) (20 heures)
DIVISION 1 FEMMES
(15e journée)
AUJOURD’HUI
Toulouse (2) - Soyaux (7) (18 heures)
DEMAIN
Juvisy (1) - CNFE Clairefontaine (3) (14 h 30)
Hénin-Beaumont (8) - St-Memmie (11)
(15 heures)
Montpellier (5) - Compiègne (9) (15 heures)
Lyon (4) - La Roche-sur-Yon (10) et Vendenheim (12) - Paris-SG (6) ont été reportés.
Dès demain
L’œil de Saint-André
Retrouvez les chroniques de Philippe Saint-André chaque week-end pendant le Tournoi
des Six Nations. L’ancien capitaine du quinze de France et actuel entraîneur de Sale vous fera part
de son analyse et vous plongera au cœur de l’épreuve.
SAMEDI 4 FÉVRIER 2006
PAGE 7
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
Rouge
Temps frais. Pelouse en bon état.
2 000 spectateurs environ. Arbitre :
M. Brizou. Buts. – Sète : Ouejdide
(14e) ; Grenoble : Kamissoko (4e),
Matheus (16e), Oguro (62e). Aucun
avertissement.
SÈTE : La Bruna – Vallar (Tanagro,
80e), F. Silvestre (cap.), Kharrazi,
Leclercq – Cohade, Cami, Carmona
(Aulanier, 67e), Kharbouchi – Psaume
(Raynier, 67e), Ouejdide. Entraîneur :
L. Batelli.
GRENOBLE : Bayiha – Neva, S. Pelé,
Matheus, N’Ganga – Connen (Stinat,
84e), Kamissoko (cap.), Da. Coulibaly,
Caillas - Akrour (Kermorgant, 70e),
Oguro. (Belghazouani, 75e). Entraîneur : T. Goudet.
CRÉTEIL CHÂTEAUROUX : 1-1
(0-0)
Diff.
—
+13
+16
+16
+11
+4
+12
-2
-3
+4
+1
+6
-7
-1
-3
0
-2
-11
-13
-22
-19
Bleu
AMIENS - GUEUGNON :
0-0
Rudi GARCIA (entraîneur de Dijon) : « On a gagné logiquement. En continuant en seconde mi-temps sur la lancée de la première.On accomplit un parcoursà l’extérieur fantastique et on est
actuellement sur une très bonne dynamique. Avant le coup
d’envoi, on ne souhaitait pas commencer le match, mais à partir
du moment où on fait quarante-cinq minutes, je ne vois pas pourquoi on n’irait pas au bout. » – P. R.
UN BUT DE SARR en fin de rencontre
(90e) a offert une victoire importante à
Brest. Les Bretons n’avaient plus
gagné en déplacement depuis le
25 novembre à Dijon (2-1). Ils se sont
ainsi rassurés après une période délicate et s’éloignent de la zone rouge.
Cette nouvelle défaite complique par
contre les chances de maintien des
Auvergnats. Sur une pelouse en partie
gelée, les joueurs ont eu bien du mal à
produire un jeu de qualité. Diomède,
qui faisait ses débuts côté clermontois,
n’avait ainsi guère l’occasion de se
mettre en évidence et les Bretons se
créaient les meilleures opportunités,
par Liabeuf et Verschave, très près
d’ouvrir le score (75e). Et c’est sur une
dernière poussée que Brest empochait
donc les trois points d’une victoire
méritée. – D. C
Marc COLLAT (entraîneur de Clermont) : « C’est un nouveau coup dur.
On ne méritait peut-être pas de gagner
ce match mais on ne méritait pas de
perdre non plus. Il faudra se battre tant
que l’on pourra pour le maintien. »
Albert RUST (entraîneur de
Brest) : « C’est une victoire méritée. On
s’est créé les meilleures occasions et
on a eu deux penalties non sifflés. Cela
fait trois matches que l’on ne prend pas
de but, on redevient solides. »
c.
—
20
17
14
20
23
20
25
26
25
29
14
23
25
26
28
19
31
33
40
38
PROCHAINE JOURNÉE. – Jeudi 9 février, 20 h 30 : Montpellier - Valenciennes
(Eurosport) ; vendredi 10 février, 20 h 30 : Bastia - Laval, Brest - Créteil, Caen Sète, Châteauroux - Amiens, Dijon- Istres, Grenoble - Sedan, Gueugnon - Guingamp,
Le Havre - Reims, Lorient - Clermont.
HIER
SÈTE - GRENOBLE : 1-3
(1-2)
GRENOBLE A SIGNÉ à Sète son premier succès en 2006. Au cours de
vingt-cinq premières minutes endiablées, il ouvrait le score après une
frappe lumineuse de 35 mètres de
Kamissoko (4e). Sète égalisait grâce à
Ouejdide, servi par Psaume (14e). Mais
les Isérois reprenaient l’avantage sur
un coup franc de Caillas repris de la
tête par Matheus (16e). En dépit d’une
tête sur le poteau de Kharbouchi (56e),
la prestation sétoise s’avérait laborieuse. Et le Japonais Oguro assurait la
victoire grenobloise en marquant du
droit son premier but en France (62e).
– J. Ri.
Émile ANFOSSO (président de
Sète) : « Le match de Sète était un gag.
On a été archidominés et on sort du
match sans carton jaune, c’est inimaginable. Le premier but, le goal des
18 ans l’aurait arrêté. Sur ce match, il
n’y a rien à tirer de cette équipe. Je vais
à nouveau imposer certains joueurs.
J’exige que Gervais joue le prochain
match, sinon l’entraîneur partira. Et les
joueurs ne vont pas s’en tirer comme
ça financièrement. »
Thierry GOUDET (entraîneur de
Grenoble) : « On était venus pour
gagner, donc c’est une opération réussie à 100 % . On savait que Sète restait
sur six défaites consécutives, donc on
aurait été un peu la risée de cette
Ligue 2 si on n’était pas venus faire un
résultat, malgré tout le respect que j’ai
pour eux. »
Istres - Lorient (Eurosport)
G. N. P. p.
— — — —
12 9 3 33
12 7 4 33
11 9 3 30
11 8 4 31
9 9 6 27
8 10 6 32
8 8 8 23
8 8 8 23
7 10 7 29
7 10 7 30
6 12 5 20
6 12 6 16
6 11 7 24
7 8 9 23
6 10 7 28
5 11 8 17
5 9 9 20
6 4 14 20
5 7 12 18
2 8 14 19
Jaune
Rouge
Jaune
LES MONTPELLIÉRAINS dominaient le début de match en posant le
jeu mais sans se créer d’occasions. Les
Lavallois avaient bien du mal à sortir
de leur partie de terrain. Une seule
bonne action était à porter au crédit
des Mayennais (27e), le centre de Mauricio, bien servi par Ben Kalfallah, ne
trouvait pas preneur. Les hommes
de Domergue, sereins, auraient pu
marquer sur une frappe lointaine de
Carotti (40e), le ballon étant détourné
par Lafourcade au ras du poteau
gauche de Catherine. Logiquement,
les Montpelliérains ouvraient la
marque à la suite d’un centre de Darbion que Bugnet reprenait sans problème (50e). Montpellier enfonçait le
clou face à une équipe sans âme et
sans ressources. Carotti reprenait une
remise de la tête de Yachir sur corner.
– B. A.
Denis TROCH (entraîneur de
Laval) : « Il n’y a pas eu la réaction
espérée. On a fait des efforts, mais cela
a été insuffisant pour gagner. »
Jean-François DOMERGUE
(entraîneur de Montpellier) : « C’est
une bonne victoire sur un terrain difficile. Nous avons maîtrisé le match de
bout en bout. Nous sommes toujours
sur une bonne dynamique. »
PASCAL RÉMY
LUNDI
20 H 30
1. Sedan
2. Bastia
3. Lorient
4. Valenciennes
5. Dijon
6. Créteil
7. Grenoble
8. Montpellier
9. Caen
10. Châteauroux
11. Reims
12. Gueugnon
13. Amiens
14. Brest
15. Le Havre
16. Guingamp
17. Istres
18. Laval
19. Clermont
20. Sète
Pts J.
— —
45 24
43 23
42 23
41 23
36 24
34 24
32 24
32 24
31 24
31 24
30 23
30 24
29 24
29 24
28 23
26 24
24 23
22 24
22 24
14 24
Noir
Bleu
Noir
Temps glacial. Pelouse gelée.
3 746 spectateurs. Arbitre : M. Moreira. Buts : Bugnet (50e), Carotti (68e).
Avertissements. – Laval : Momha
(40e, jeu dur), Aït-Alia (44e, jeu dur),
Catherine (80e, contestation), Chaussidière (82e, jeu dur) ; Montpellier :
Ngambi (30e, tacle dangereux), Mendy (36e, antijeu), Chakouri (44e, jeu
dur).
LAVAL : Catherine – Buzaré (cap),
Mienniel, Chaussidière, Mohma
(S. Diarra, 69e) – Ben Khalfallah,
Aït-Alia, M. Leroy, Yebda – Mauricio,
Zoko(Rebelo-Lopes,69e). Entraîneur:
D. Troch.
MONTPELLIER : Pionnier – Chakouri, Carotti (cap.), F. Mendy,
Colombo, Ngambi – Taouil, Darbion,
Yachir – Bugnet (Ab. Cissé, 89e),
Lafourcade (Montano, 83e). Entraîneur : J.-F. Domergue.
SEDAN. – Sébastien Larcier
(à droite face au Sedanais
Christophe Bastien) et les
Dijonnais n’en finissent
plus de surprendre. Hier,
à Sedan, ils ont fait
tomber le leader et
obtenu leur troisième
victoire de suite en
Championnat. Ce matin, ils
sont cinquièmes de la L 2.
(Photo Jacky Delorme)
À la reprise, un centre-tir de Sabin
(49e), un corner de Noro (53e), puis une
échappée en solitaire de Sabin mal terminée (56e) mettaient la pression
devant le but visiteur. Regnault restait
concentré sur un tir en coin de Masson
(55e) et un coup franc de Tacalfred
(59e). Sedan apportait enfin un peu de
folie et Mouko stoppait une tête de
Gagnier (65e). Mais Dijon, bien organisé, produisait lui aussi du jeu. Et cet
esprit d’entreprise trouvait une récompense. Tacalfred centrait sur Esteves,
dont le coup de tête était imparable
(66e). Romano lançait alors N’Diefi et
Amalfitano, mais Dijon tenait le choc
sans faillir. Mouko stoppant des tentatives de Mokaké (88e) et Amalfitano
(91e). Avant que Mangione n’assène le
K.-O. au leader dans les arrêts de jeu
(93e). Sedan venait d’être freiné dans
son bel élan. Quant aux Bourguignons,
ils poursuivent une étonnante progression en haut de tableau en revenant à
six points du troisième…
Valenciennes - Le Havre
(Eurosport)
1. Lesage (Le Havre), 12 buts.
2. A. M’Bodji (+1) (Créteil) ; K. Traoré (Le
Havre), 11 buts.
4. Savidan (Valenciennes), 10 buts.
5. Heitzmann (Reims), 9 buts.
6. Meslin (Bastia) ; Buengo (Clermont) ;
Bourhani (Lorient) ; Boutabout (Sedan), 8
buts.
10. I. Dia (Amiens) ; Jau (Bastia) ; Compan, Samson (Caen) ; Socrier (Châteauroux) ; Boulebda (Créteil) ; Akrour (Grenoble) ; Kharbouchi (Sète), 7 buts.
18. André (Bastia) ; Malm, Sahnoun
(Brest) ; Fouret (Clermont) ; Esteves (+1)
(Dijon) ; Kermorgant (Grenoble) ; Fauré
(Istres, parti au Mans, L 1) ; Mauricio
(Laval) ; Audel (Lorient), 6 buts.
SEDAN –
LAVAL MONTPELLIER : 0-2
(0-0)
DEMAIN
15 H 30
SEDAN - DIJON : 0-2 (0-0)
INVAINCU DEPUIS le 31 octobre
(quatre victoires, six nuls), le leader a
été stoppé par Dijon, sa bête noire,
dernier vainqueur au stade Dugauguez, le 6 mai dernier (0-1). Dijon, le
« sans-gêne », a donc remis ça, neuf
mois plus tard, en faisant subir à Sedan
son premier échec en quatorze réceptions (11 victoires, 3 nuls), toutes compétitions confondues cette saison.
Sedan était méfiant car le club bourguignon, irrésistible depuis six journées, avait montré de sacrés signes
extérieurs de richesses (cinq succès, six
nuls pour une seule défaite : meilleure
équipe de L 2 à l’extérieur). Même prévenus, les Ardennais ont baissé pavillon. Ils restent sous la menace de
Bastia, réduit au chômage technique à
Reims, le match ayant été remis pour
cause de gel, et de Valenciennes qui
joue demain. Mais surtout, Sedan
pourrait perdre sa première place au
profit de Lorient, si les Merlus gagnent
à Istres lundi.
Sur un terrain très glissant, Esteves ne
tergiversait pas, et d’une magnifique
frappe enveloppée de vingt-cinq
mètres, trouvait la transversale de
Regnault (14e). Profitant d’une glissade de Ba, Sabin récupérait la balle et
tentait à son tour la frappe directe,
mais Mouko bloquait en deux temps
(17e). Dans ce contexte très spécial, le
match restait… gelé. Esteves prolongeait une tentative d’Asuar au-dessus
de la barre (33e). Grégoire et Asuar faisaient ensuite échec à une volée de
Noro (41e), puis à une tête de Sabin
(42e) qui prenait la direction des filets.
Mais avant la pause, Regnault s’interposait brillamment au pied devant
Masson, seul devant la cage (44e).
HIER
Amiens - Gueugnon ............ 0-0
Clermont - Brest .................. 0-1
Créteil - Châteauroux ......... 1-1
Laval - Montpellier ............. 0-2
Sedan - Dijon ....................... 0-2
Sète - Grenoble ................... 1-3
Guingamp - Caen................. 0-0
8
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
FOOTBALL COUPE D’AFRIQUE DES NATIONS (quarts de finale)
GUINÉE - SÉNÉGAL : 2-3
Le miracle sénégalais
Battus deux fois sur trois au premier tour, les Lions de la Teranga continuent leur route malgré un quart de finale difficile.
GUINÉE - SÉNÉGAL : 2-3 (1-0)
Temps froid. Pelouse moyenne. Arbitre : M. Koffi (BEN).
17 000 spectateurs environ.Buts. – GUINÉE: K. Diawara(25e), Feindouno (90e + 4) ;
SÉNÉGAL : Bouba Diop (61e), Niang (83e), H. Camara (90e + 3). Avertissements. –
Guinée : K. Diawara (34e) ; Sénégal : Daf (47e), Niang (77e).
GUINÉE : Diarso – Jabi, Kalabane, Baldé (cap)., I. Camara – Feindouno, K. Sylla,
Thiam (Souaré,53e), Mansaré – K. Diawara(S. Bangoura,68e), Ous. Bangoura(I. Bangoura, 81e). Entraîneur : P. Neveu.
SÉNÉGAL : Sylva – Coly (cap., Diakhaté, 39e), So. Diawara, Diatta, Daf – D. Kamara,
Bouba Diop, A. Faye, F. Mendy (Is. Ba, 87e) – H. Camara, So. Camara (Niang, 60e).
Entraîneurs : A. Sarr et A. Traoré.
ALEXANDRIE – (EGY)
de notre envoyé spécial
LE MIRACLE A EU LIEU ! Ballottés
lors du premier tour, incapables de
se concentrer sur leurs objectifs, les
Sénégalais sont parvenus hier aprèsmidi, dans un stade des GardesFrontières qui ne leur était pas totalement acquis, à trouver les
ressources nécessaires pour s’ouvrir
les portes des demi-finales de cette
25e édition de la Coupe d’Afrique des
nations.
Comment une formation capable de
perdre deux de ses trois premiers
matches lors du premier tour et longtemps menée au score face à l’épouvantail guinéen peut-elle à ce point
inverser la tendance et finir par se
qualifier pour les demi-finales de
l’épreuve ? Tout simplement, les
Sénégalais n’ont jamais douté de
leurs possibilités et cette assurance
leur a permis de faire face. Habitués
à disputer de nombreuses rencontres
stressantes, les Lions de la Teranga
ont, hier soir, fait jouer leur expérience du haut niveau. Pape Sarr,
l’entraîneur sénégalais, expliquait
ainsi : « Face à une formation aussi
inspirée techniquement, qui maîtrise
aussi bien le dribble, il fallait absolument éviter les duels. J’ai donc préconisé un jeu en profondeur et surtout demandé aux joueurs d’être
patients et concentrés jusqu’à
l’ultime minute de jeu. Nous avons
disputé un vrai match de Coupe. Et
malgré le premier but que nous
avons encaissé à cause d’une erreur
individuelle, nous ne nous sommes
jamais inquiétés. »
Neveu : « Quand
on ne sait pas
gérer son avance… »
Il est vrai que l’ouverture du score
par les Guinéens fut grandement
facilitée par le raté du gardien lillois
Tony Sylva. Kaba Diawara put récupérer le ballon et ouvrir la marque en
toute tranquillité (25e). À ce moment
de la rencontre, personne ne donnait
cher des chances sénégalaises, tant
le jeu pratiqué par les partenaires
d’Henri Camara semblait fade. Le
Syli national dominait la situation et
évoluait à son rythme. Fodé Mansaré
se baladait face au vieux Ferdinand
Coly et aurait même pu aggraver le
score si son tir enveloppé avait été
cadré (37e). Patrice Neveu ne donnait alors aucun signe d’inquiétude.
« Nous avons bien entamé la rencontre, allait-il confirmer plus tard,
malheureusement, par la suite, la
mobilité nous a fait défaut. Quand
on ne sait pas gérer son avance, on
ne peut pas prétendre à grandchose. Physiquement, nous avons
terriblement chuté. Enfin, je regrette
également que ce match de Coupe
d’Afrique ait été dirigé par un arbitre
anglais ! » Allusion faite au directeur de jeu, un Béninois, coupable,
selon les Guinéens, de n’avoir pas
assez souvent porté le sifflet à sa
bouche. La rencontre fut, il est vrai,
terriblement engagée et se termina
même par une véritable bataille rangée. Tous les joueurs, excepté Pascal
Feindouno, à l’écart du champ de
bataille, se livrant à des gestes totalement déplacés.
Cette issue malheureuse n’enlève
cependant rien au mérite des Lions
de la Teranga. L’égalisation sénégalaise, grâce à une tête puissante de
Bouba Diop (61e), fit perdre définitivement leurs repères aux joueurs du
Syli national. Alors, quand Niang,
suite à une grossière erreur de Baldé,
donna l’avantage aux Sénégalais
(83e), le suspense disparut. Henri
Camara profita même des espaces
pour inscrire un troisième but. Le
coup franc direct de Feindouno dans
les arrêts de jeu (94e) n’enleva aucun
regret aux Guinéens, dont le rêve de
grandeur et de reconnaissance
continentale venait juste de s’évanouir dans la nuit naissante d’Alexandrie.
JEAN-PHILIPPE COINTOT
Kamara : « Nous n’avons jamais douté de nos possibilités »
« QUELLE ANALYSE FAITES-VOUS de la rencontre ?
– On a pris un but très rapidement mais, cette fois,
nous sommes parvenus à en inscrire trois. Alors, franchement, oui, cette victoire est largement méritée.
Pratiquement personne ne croyait en nous. Mais
nous, les joueurs, n’avons jamais douté de nos possibilités. Bien sûr, nous terminons le match fatigués
mais l’essentiel, c’était de se qualifier.
– Avec ses trois victoires lors du premier
tour, la Guinée ne vous semblait-elle pas
inaccessible ?
– Non, pas du tout. La Guinée a bien joué, c’est vrai,
lors du premier tour, mais quand on entre dans des
matches à élimination directe, ce n’est plus la même
chose. Le Sénégal sait négocier ce genre de rencontres.
– Pourtant, Tony Sylva, votre gardien, n’est
pas exempt de reproches dans l’action du
premier but guinéen...
– C’est vrai, Tony a commis une erreur mais cela ne
nous a pas déstabilisés. Une équipe, c’est un tout. Un
jour, ce sont les attaquants qui brillent, le lendemain
c’est le gardien. Alors, à la mi-temps, nous voulions
tous réparer son erreur. Amara (Traoré, l’entraîneur
adjoint) nous a demandé de jouer pour lui. C’est ce
que nous avons fait.
– Comment vous sentez-vous dans cette
équipe du Sénégal ?
– Très bien, franchement. J’ai la confiance de
l’entraîneur, j’ai trouvé ma position sur la droite du
terrain, je me sens bien, à cette Coupe d’Afrique
comme dans mon club (West Bromwich Albion).
Nous sommes protégés par Dieu. Tous les joueurs en
sont conscients alors que demander de plus ?
– Le Sénégal revient quand même de très
loin...
– Oui, mais il n’y a pas de hasard dans ce genre de
compétition. Nous avons battu la Guinée alors que
personne n’y croyait. Mais nous nous sommes
appuyés sur notre expérience du plus haut niveau
pour y parvenir. Cette expérience que les Guinéens ne
possèdent pas encore. » – J.-Ph. C.
ALEXANDRIE. – Diomansy
Kamara (qui surgit ici au
devant du Guinéen Kanfory
Sylla et de son propre
coéquipier Henri Camara)
est formel : le Sénégal s’est
qualifié grâce à « cette
expérience du haut niveau
(...) que les Guinéens ne
possèdent pas encore ».
(Photo Radu Sighetti/Reuters)
ILS ONT DIT
Kaba DIAWARA (Guinée) : « Les
Sénégalais ont tout simplement fait
preuve de plus de maturité que nous.
Ils avaient l’expérience pour eux et, à
ce niveau, c’est ce qui fait la différence.
Ils ont de plus joué “physique” et nous
n’avons pas su relever le challenge.
C’est bizarre parce que plusieurs
joueurs avaient pourtant pu se reposer
lors du troisième match. »
ÉGYPTE - RD CONGO : 4-1
Hier, au Caire, stade International :
La RD Congo est éliminée et Claude Le Roy s’en va.
LE CAIRE –
de notre envoyé spécial
DES LARMES ONT MAQUILLÉ les
visages congolais. Claude Le Roy, le
sélectionneur, assure avoir vécu l’une
de ses plus grandes émotions dans ce
vestiaire, dans cette intimité particulière scellant la fin de deux années de
coopération. « Je leur ai dit qu’on avait
vécu un truc formidable avec
l’ensemble du groupe, staff compris,
que tout commençait pour eux et que
j’allais partir, a-t-il expliqué. Je suis fier
de ce qu’ils ont fait. Les trente dernières minutes de notre match ont été
superbes. Il y avait peut-être un coup à
jouer quand Biscotte (Mbala Mbuta) a
frappé la barre à 3-1 mais bon ! Nous
sommes sortis la tête haute. »
Catastrophiques en Tunisie lors de la
dernière CAN, les Congolais quittent la
compétition après avoir sorti deux
mondialistes en poule (Angola et
Togo). « On a peut-être des regrets
mais une équipe est née, affirme Herita
Ilunga. On sort grandis de cette compétition grâce à notre comportement.
On est un groupe jeune et on va tirer
des enseignements de cette épreuve.
Nous avons montré beaucoup de solidarité, de cohésion. On a confiance en
nous. Et je souhaite bonne chance à Le
Roy : il a tellement apporté à l’équipe
nationale... Je pense qu’il va retrouver
une autre sélection, plus importante, il
le mérite. Il nous a fait grandir, c’est
lui-même un très grand. »
Le Roy dit aujourd’hui vouloir prendre
des vacances. Mais le Togo ne serait
pas insensible au technicien français.
« Quoi qu’il en soit, je resterai un supporter de la RDC, dit Le Roy, comme je
le suis du Cameroun ou du Sénégal, où
j’ai passé quatre ans à chaque fois. »
Une autre aventure pourrait débuter
pour lui et pour la RD Congo. – H. P.
détournée dans son but par El-Sakka
(2-1, 45e + 2). Réduction du score
plutôt méritée et abattement dans les
rangs égyptiens, dont les ressources
mentales n’atteindront vraisemblablement jamais leur qualité de jeu.
Comme il y a 20 ans ?
Malgré tout, ces Pharaons restent
encore trop forts pour les Congolais de
Claude Le Roy. En seconde période, le
gardien de l’entraîneur français multiplie les prouesses. Il s’incline une troisième fois peu avant l’heure de jeu
(58e). Puis une quatrième, en toute fin
de rencontre (89e), alors que Mbala
Mbuta avait failli relancer une nouvelle fois l’affaire à la suite d’un numéro exceptionnel conclu par une frappe
sur la barre (77e). Une victoire, un nul,
une défaite puis une fessée. Malgré
son talent technique, malgré sa vista,
la RDC avait trop de lacunes tactiques
défensives pour espérer davantage.
Huit ans après son dernier titre,
l’Égypte est de retour. On l’a dit, elle
semble parfois manquer de confiance
en elle et aligne un « portier » très
moyen. Mais elle possède une puissance collective redoutable et
quelques individualités émergentes.
Elle joue, aussi, dans un contexte
magnifique. Mardi, en demi-finale, les
Sénégalais débarquent. Comme hier,
le stade devrait être plein à trois heures
du coup d’envoi, raisons de sécurité
obligent. Comme hier, l’atmosphère
sera incandescente dans les momentsclefs. Une folie qui s’exporte jusqu’en
zone mixte, où un début de bagarre
éclata entre journalistes (resquil-
leurs ?) et officiels après le passage des
premiers joueurs égyptiens. Resté sur
le banc pour reposer ses adducteurs,
toujours incertain selon lui pour la
prochaine rencontre, Mido avait eu le
temps d’exprimer son bonheur et sa
confiance : « Quand on joue dans un
stade comme celui-là, dans un climat
aussi fort et quand on a la qualité de
nos joueurs, c’est normal de gagner.
Maintenant, on va penser au Sénégal.
Une très bonne équipe, avec d’excellents joueurs, comme Henri Camara,
Kamara (Diomansy) aussi, Bouba
Diop, Diouf… Mais on a vraiment tout
pour gagner ce match. » Et rejouer une
finale de Coupe d’Afrique au Caire,
comme il y a vingt ans. Hossam Hassan
était déjà là.
SÉBASTIEN TARRAGO
4
1
Au Caire, stade International :
Égypte
(18 heures)
Hier,, à Alexandrie,, stade H. El-Hedood :
Guinée
SÉNÉGAL
2
3
Sénégal
Aujourd’hui, au Caire, stade de l’Académie militaire :
À Alexandrie, stade H. El-Hedoo
(18 heures)
Cameroun
Côte d’Ivoire
(14 heures)
Aujourd’hui, à Port-Saïd :
Nigeria
Tunisie
(14 heures)
3e place
p
N. B. : programme en heure franç
nçaise.
ça
Pour l’heure
’h locale, ajouter une heure.
Tous les matches en direct sur Eurosport, sauf la finale, sur TF 1.
(jeudi 9 février, au Caire,
stade de l’Académie militaire,
17 heures)
BUTEURS. – 1. Eto’o (Cameroun) ; Feindouno (Guinée), Santos (Tunisie), 4 buts ;
4. Flavio Amado (Angola) ; Ahmed Hassan, Moteb (Égypte), 3 buts ; 7. Drogba (Côte
d’Ivoire) ; Abo Treka (Égypte) ; O. Bangoura, K. Diawara (Guinée) ; Martins (Nigeria) ;
H. Camara (Sénégal), 2 buts, etc.
NIGERIA - TUNISIE
De la revanche dans l’air
Il y a deux ans, les Nigérians avaient été éliminés en demi-finale, aux tirs au but, par les Tunisiens. Ils ne l’ont toujours pas digéré.
AUJOURD’HUI, 15 HEURES (14 HEURES, HEURE
FRANÇAISE), STADE DE PORT-SAÏD (Eurosport)
NIGERIA : Enyeama – Odiah, Yobo (cap.), Enakarhire, Taiwo – Utaka, Obi Mikel ou
Okocha, Yussuf, Lawal – Kanu, Martins. Remplaçants : Ejide (g.), Aiyenugba (g.),
Nwaneri, Ikechukwu, Oruma, Okocha ou Obi Mikel, Kaita, Obodo, Aghahowa,
Makinwa, Odemwingie, Obinna. Entraîneur : A. Eguavoen.
TUNISIE : Boumnijel – Trabelsi, Jaïdi, Haggui, Ayari – Melliti, Ghodhbane, Bouazizi
(cap.), Clayton – Santos, Jaziri. Remplaçants : Fadhel (g.), Kasraoui (g.), Haj Massaoud, Ben Saada, Chedli, Mnari, Benachour, Namouchi, Ltaief, Gmamdia, Jemaa.
Suspendu : Merdassi. Entraîneur : R. Lemerre.
PORT-SAÏD – (EGY)
de notre envoyé spécial
IMPRESSIONNANTS lors de leurs
deux premières rencontres, face à la
Zambie (4-1) et à l’Afrique du Sud
(2-0), les Tunisiens pourraient
aujourd’hui avoir perdu toutes leurs
certitudes. La lourde défaite concédée à la Guinée (3-0), la plus importante de l’ère Lemerre sur le continent africain depuis son entrée en
fonction, en novembre 2002, a
semble-t-il fissuré le bel édifice.
GUIDE SAISON 2006
« Après ce dernier match, j’ai senti le
groupe un peu ébranlé, remarquait
l’ancien sélectionneur de l’équipe de
France. Ce résultat a marqué les
joueurs qui ont perdu et surtout mis
en évidence le manque d’expérience
du très haut niveau de certains éléments. »
Le groupe tunisien doute, tout
comme son patron technique,
quelque peu éprouvé par les derniers
événements. « Vous savez, sélectionneur, c’est un métier très prenant qui vous mobilise jour et nuit,
explique-t-il. Il faut être très concentré et cela nécessite beaucoup
d’énergie. Moi aussi, de temps en
temps, j’ai besoin de me reposer. »
Les champions d’Afrique en titre
n’auront cependant pas le loisir de se
refaire une santé mentale et physique. Cet après-midi, à Port-Saïd, le
Nigeria reçoit à sa table. Sans être
totalement convaincants, les Super
Eagles ont remporté leurs trois premiers matches. Si Ali Boumnijel, le
gardien quadragénaire des Aigles de
Carthage évoque « une finale avant
la lettre », les Nigérians pensent
davantage à la demi-finale perdue
aux tirs aux buts (1-1 après prolongation, 3-5) il y a deux ans à Tunis
face aux hommes de Lemerre. Cette
élimination n’a toujours pas été
digérée par les partenaires de
Nwankwo Kanu. Ni par le nouveau
sélectionneur Augustine Eguavoen,
lequel assure : « Cette fois, nous
allons éviter la séance de tirs aux
buts. Nous respectons les Tunisiens
parce que ce sont les tenants du titre.
Mais, aujourd’hui, nous allons écrire
une autre histoire. » Avec ou sans
Jay-Jay Okocha et Wilson Oruma. Les
deux hommes ne sont plus blessés.
Touché à un genou, ce qui l’a empêché de participer au dernier succès
nigérian face au Sénégal (2-1), le
Marseillais ne semble pourtant pas
assuré de participer à ce quart de
finale. Okocha ne souhaite pas
l’avoir à ses côtés. Ce qui pose un
gros problème de conscience au
sélectionneur : « Il faudra bien que
j’essaye un jour de les associer. Le
peuple, les supporters me le demandent mais c’est vraiment délicat. »
Les Tunisiens préfèrent eux se
concentrer sur leur problème principal : la défense. « C’est effectivement notre grosse préoccupation,
admet Lemerre. Dans ce domaine-là,
on est en manque et je n’ai pas de
solutions de rechange. Nous avons
perdu Merdassi (suspendu) et je ne
sais pas comment je vais faire. Peutêtre que nous allons repasser à une
défense à trois. Je vais voir. »
– J.-Ph. C.
44 PAGES DE SUPPLÉMENTS DÉTACHABLES
LE GUIDE DES ÉQUIPES 2006 : toutes les équipes, les coureurs, les maillots, les objectifs…
+ LE CALENDRIER COMPLET de toutes les compétitions Pro Tour et classiques.
VÉLO MAGAZINE VIENT DE PARAÎTRE. 124 PAGES. 4,5 €
PAGE 8
SAMEDI 4 FÉVRIER 2006
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
Rouge
La fin d’une aventure
(vendredi 10 février,
au Caire, stade International,
17 heures)
Bleu
UN SYMBOLE, JUSTE UN. Une
émotion gravée à perpétuité. Quarante
et unième minute de jeu, hier soir, au
Caire : Hossam Hassan, papy du football
international, prolonge sa légende.
Longue ouverture dans la profondeur,
amorti poitrine, frappe du cou de pied
sous la barre transversale. À 39 ans et
six mois, l’attaquant des Pharaons vient
d’inscrire son 65e but en 168 sélections.
Soixante-quatorze mille personnes
exultent dans un même mouvement.
Ambiance invraisemblable, incontrô-
Finale
(mardi 7 février)
Jaune
Rouge
Jaune
Temps frais. Pelousemoyenne. 74 000 spectateursenviron. Arbitre: M. Sowe (GAM).
Buts. – ÉGYPTE : Ahmed Hassan (33e s.p., 89e), Hossam Hassan (41e), Moteb (58e) ;
RD CONGO : El-Sakka (45e+ 2 c.s.c.). Avertissements. – Égypte : Shawki (20e) ;
RD Congo : N. Katongo (33e), Lua-Lua (73e), Lubanzadio (88e).
ÉGYPTE : El-Hadary – Barakat, Gomaa, Saïd, T. El-Sayed (Wahab, 79e) – El-Sakka –
Ahmed Hassan, Zaki (Abdel Ali, 73e), Shawki – Hossam Hassan (cap.) (Mostapha,
66e), Moteb. Entraîneur : H. Shehata.
RD CONGO : Kalemba – Nsumbu, Mubiala (Lubanzadio, 46e), Ilunga, N. Katongo
(T. Kabamba, 54e) – Tshiolola – Kinkela, Mbayo, Matumona, Mbala Mbuta – Lua-Lua
(cap.). Entraîneur : C. Le Roy.
Demi-finales
(hier et aujourd’hui)
Noir
Bleu
Noir
ÉGYPTE - RD CONGO : 4-1 (2-1)
lable. L’idole tape son poing contre son
cœur, remercie la foule, adresse un
signe à Dieu. Du banc de touche, Mido,
blessé, appelle l’ancien. L’ex-Marseillais insiste. Il veut le toucher, lui dire,
sans doute, toute sa fierté. Le jeu a déjà
repris. Mais Hossam Hassan est ailleurs.
Il s’agenouille, embrasse le sol.
L’Égypte mène déjà 2-0 face au Congo.
Titularisé pour la première fois du tournoi alors qu’on lui prédisait à nouveau
une place de remplaçant, Hossam
Hassan pense avoir effectué le plus dur,
lui qui avait déjà été à l’origine de
l’action qui amena le penalty inscrit par
sa formation quelques instants auparavant (33e). Mais la République démocratique du Congo relance le suspense
juste avant la pause. Corner, cafouillage monstre, frappe de Mubiala
Quarts de finale
ÉGYPTE
RD Congo
Les Pharaons se sont qualifiés pour les demi-finales en inscrivant quatre buts au Congo. Prochain adversaire : le Sénégal.
de notre envoyé spécial
Frédéric MENDY (Sénégal) : « La
Guinée était vraiment bien en place en
début de rencontre et elle nous a bien
fatigués. Mais nous avons su revenir
dans la partie en jouant un peu plus
haut et en pesant davantage sur leur
défense. Je suis vraiment satisfait. La
suite de l’épreuve ? Peu importe
l’adversaire. Nous sommes lancés. »
– J.-Ph. C.
Le tableau final
L’Égypte est bouillante
LE CAIRE –
Amara TRAORÉ (entraîneur
adjoint du Sénégal) : « Même quand
nous avons été menés au score, nous
ne nous sommes pas énervés. De cette
façon, nous avons pu revenir tranquillement dans la rencontre. Les joueurs
ont de plus respecté la tactique qui
avait été mise en place. Cette victoire
va permettre à tous les joueurs de se
sentir plus forts. »
9
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
FOOTBALL COUPE D’AFRIQUE DES NATIONS (quarts de finale)
CAMEROUN - CÔTE D’IVOIRE
ÉTRANGER
Eto’o - Drogba, le choc
ANGLETERRE (25e journée)
AUJOURD’HUI
Birmingham - Arsenal
(16 heures, TPS Foot)
Bolton - Wigan
Everton - Manchester City
Middlesbrough - Aston Villa
Newcastle - Portsmouth
West Bromwich - Blackburn
West Ham - Sunderland
Manchester Utd - Fulham (18 h 15, TPS
Star)
DEMAIN
Le quart de finale entre le Cameroun et la Côte d’Ivoire met aux prises
deux des meilleurs attaquants du monde.
LE CAIRE –
de notre envoyé spécial
Tottenham - Charlton (14 h 30, TPS Foot)
Chelsea - Liverpool (17 heures, TPS Star)
Classement : 1. Chelsea, 63 points ;
2. Manchester Utd, 48 ; 3. Liverpool, 45 ;
4. Tottenham, 41 ; 5. Wigan, 38 ; 6. Arsenal, 37 ; 7. Bolton, 37 ; 8. Blackburn, 37 ;
9. West Ham, 35 ; 10. Manchester City,
34 ; 11. Charlton, 30 ; 12. Everton, 30 ;
13. Fulham, 29 ; 14. Aston Villa, 27 ;
15. Newcastle, 26 ; 16. Middlesbrough,
25 ; 17. West Bromwich, 23 ; 18. Birmingham, 20 ; 19. Portsmouth, 18 ; 20. Sunderland, 9.
C’EST DEVENU une histoire quasifusionnelle. La Côte d’Ivoire et le
Cameroun ne se lâchent plus depuis
des mois et ils se retrouvent encore
au Caire, dès les quarts de finale de la
CAN. Tôt, très tôt. Chaque équipe
joue gros.
Les Éléphants, futurs mondialistes,
ne peuvent se permettre de tomber
aux pieds des Lions indomptables
une troisième fois d’affilée. Cela
égratignerait le crédit que possède la
jeune bande d’Henri Michel et susciterait des interrogations : que vaut
vraiment ce groupe ? A-t-il simplement profité des errements des
Camerounais lors de rencontres éliminatoires moins chargées en émotion ? Un revers supplémentaire soulignerait définitivement la
supériorité des Lions. Henri Michel
pourrait même, en cas d’échec cinglant, voir son avenir se voiler. « Ils
ont un avantage psychologique »,
admet-il.
Jusqu’à présent, sa défense donne
des signes de faiblesse et son jeu collectif est bien caché. Tout le contraire
des Camerounais, impressionnants
depuis le début par leur force brute,
leur esprit compétiteur. Ils n’ont
qu’une volonté : vaincre durant cette
CAN pour oublier leur non-qualification pour la Coupe du monde.
À leur tête, Samuel Eto’o, cinq buts
(*), survole la compétition. Dans
l’autre camp, Didier Drogba sera
attendu. Pour la première fois de
l’histoire de la CAN, deux avantscentres africains évoluent dans deux
des meilleurs clubs du monde. Ils
seront face à face.
ALLEMAGNE (19e journée)
AUJOURD’HUI
Bayern Munich - Leverkusen
(15 h 30, Canal + Sport)
Schalke 04 - Borussia Dortmund
Eintracht Francfort - Hertha Berlin
Duisburg - Kaiserslautern
FC Cologne - VfB Stuttgart
Werder Brême - Mayence
Hambourg - Bielefeld
DEMAIN
Wolfsburg - M’Gladbach
Hanovre - Nuremberg
Classement : 1. Bayern Munich,
47 points ; 2. Werder Brême, 39 ; 3. Hambourg, 38 ; 4. Schalke 04, 34 ; 5. Hertha
Berlin, 27 ; 6. VfB Stuttgart, 25 ;
7. M'Gladbach, 25 ; 8. Borussia
Dortmund, 24 ; 9. Hanovre, 22 ; 10. Leverkusen, 22 ; 11. Eintracht Francfort, 21 ;
12. Bielefeld, 20 ; 13. Mayence, 19 ;
14. Wolfsburg, 18 ; 15. Nuremberg, 17 ;
16. Duisburg, 15 ; 17. FC Cologne, 12 ;
18. Kaiserslautern, 12.
PORTUGAL (21e journée)
HIER
Boavista - Naval ................................ n.p.
AUJOURD’HUI
Académica Coimbra - Paços Ferreira
Sporting Portugal - Nacional Funchal
U. Leiria - Benfica
DEMAIN
LEUR IMPACT
DANS LEUR PAYS
DROGBA
Cameroun
24 ans, né le 10 mars 1981 à Nkon.
1,79 m ; 75 kg.
Attaquant
C l u b s : L eg a ne s ( ES P , D 2 ,
1997-1998) ; Real Madrid (ESP,
19 98- 19 99) ; M ajor q ue (E SP ,
1999-2004) ; FC Barcelone (ESP,
depuis juillet 2004).
Palmarès : vainqueur de la Coupe
d’Afriquedes Nations(2000 et 2002) ;
des Jeux Olympiques (2000) ; de la
Couped’Espagne (2003) ; de la Supercoupe d’Espagne (2005) ; champion
d’Espagne (2005).
In ter nation al camer ounais.
191 matches, 96 buts en Liga ;
29 matches, 14 buts en Coupe
d’Europe (dont 20 m., 9 b. en C 1).
peut apprécier de voir un joueur lui
voler la vedette chez lui. Ce jour-là, il
inscrit un but, puis donne le deuxième avant de s’en aller vers ses
fans embrasser son paletot.
Dans la foulée, son départ à Barcelone amplifie définitivement le phénomène. Megastar, « papa Eto’o »,
comme on l’appelle, prend son rôle
de modèle au sérieux : il investit dans
des projets humanitaires, développe
son village, amène l’eau, l’électricité, s’occupe, en ambassadeur, de
SOS village d’enfants. Au fil des
années, il a pris conscience de son
rôle social.
Parfois, ses dérapages verbaux
l’obligent à des contorsions. Récemment, il a invité toute la presse camerounaise à une soirée dans un grand
hôtel de Douala pour apaiser certains conflits. Adulé, il n’a jamais
ETO’O
AUJOURD’HUI, 19 HEURES
(18 HEURES, HEURE FRANÇAISE), AU CAIRE,
STADE DE L’ACADÉMIE MILITAIRE (Eurosport)
CAMEROUN : Hamidou – Geremi, R. Song (cap.), Bikey, Atouba – Douala, Makoun,
Alioum, N’Gom Koné – Webo, Eto’o. Remplaçants : Kameni (g.), Owono (g.), Ateba,
Deumi, Angbwa, Feutchine, Olembe, Emana, Djemba, Meyong, Boya. Absent : Kalla
(cuisse). Entraîneur : A. Jorge.
CÔTED’IVOIRE:Tizié– Zoroou Éboué,K.Touré,Meïté,Boka– Faé,Zokora,Y.Touré
– A. Koné, Drogba (cap.), Akalé. Remplaçants : Copa Barry (g.), Gnanhouan (g.),
Demel, C. Domoraud, Éboué ou Zoro, Kouassi, Romaric, Tiéné, Yapi, Aruna, Kalou,
B. Koné. Entraîneur : H. Michel.
laissé tomber ses amis d’enfance qui
l’accompagnent partout. Il leur
laisse des appartements, des voitures… Son autre surnom : « Western Union ». Cela dit son implication dans la vie locale, sa générosité.
Rêve de toute la jeunesse camerounaise, il promène une allure de rock
star, entraîne dans son sillage une
meute de fans.
LEUR IMPACT
DANS LEUR ÉQUIPE
DROGBA
Sa première apparition dans le
groupe ivoirien date de septembre
2002 contre l’Afrique du Sud (0-0).
En quatre ans, il s’est révélé comme
le patron de l’équipe nationale.
L’après-défaite contre le Cameroun
à Abidjan (2-3) l’a poussé à prendre
de nouvelles responsabilités.
Nommé capitaine, il a longuement
discuté avec Henri Michel pour
modifier certaines choses en interne
avant de rencontrer le Soudan lors
du dernier match éliminatoire (3-1).
Son credo : le groupe prime sur les
individus. « Il nous parle beaucoup
dans la vie et dans le vestiaire,
explique Emerse Faé, le Nantais. En
tant que capitaine, il tire le groupe
vers le haut. Même à Abidjan, il a su
prendre ses responsabilités sur les
deux buts contre le Cameroun. Il a un
rôle de grand frère pour les jeunes, il
nous explique des choses. »
Très respecté, très écouté, il prend
souvent la parole. « On connaît tous
son influence énorme dans le
groupe, souligne Henri Michel. La
première fois que je l’ai rencontré,
j’ai vu qu’il avait un charisme
énorme. En plus, c’est un mec bien. »
Il est loin le temps de sa première
réunion en équipe nationale, en août
2002, lors d’une journée de discussions avec tous les internationaux
ivoiriens. « J’arrivais, j’avais écouté », explique-t-il. Depuis, ses nombreux buts lui ont valu de passer
dans une autre dimension. La Côte
d’Ivoire n’a pas oublié qu’il était le
seul à s’en être sorti avec les honneurs contre le Cameroun.
Au Caire, même diminué par une
blessure à un genou, il a inscrit deux
buts capitaux. Sans lui, la Côte
d’Ivoire a chuté contre le pays organisateur (1-3). Ce n’est certainement
pas un hasard.
SAMEDI 4 FÉVRIER 2006
Juste après l’élimination pour la
Coupe du monde, à peine sa douleur
évacuée, Eto’o, le premier, s’est
adressé au vestiaire : « Les gars, il
faut savoir se relever. » Plus tard, la
polémique du penalty non tiré a
entretenu les discussions et une discorde avec Pierre Womé. « Le meilleur a frappé, dit-il aujourd’hui. Si ça
avait été un autre, oui, j’aurais eu des
regrets de ne pas le tirer, mais pas là.
Il est plus fort que moi : ensuite, c’est
la volonté de Dieu. On est un groupe
uni. »
Son rapport aux autres a ainsi évolué. Longtemps chien fou, il a hérité
d’un rôle de vice-capitaine capital à
ses yeux, prenant sa place dans une
troïka Song-Geremi-Eto’o. Parfois
déroutant, il est capable de donner
des primes de match à toute l’équipe
ou de se concocter un programme à
la carte avant la CAN égyptienne,
irritant certains équipiers qui l’attendaient au tournant de cette compétition. « Non, j’avais discuté avec eux,
rectifie-t-il. Un noyau gère le
groupe : il a compris que le Barça ne
me paye pas pour me laisser partir
comme ça. Mais il faut être correct
aussi. Ils étaient d’accord. » Pas sûr.
En tout cas, il a éteint d’entrée toutes
les critiques sur le terrain en inscrivant trois buts face à l’Angola (3-1).
Et renforcé son leadership. « Il s’est
posé des questions sur son rapport
aux joueurs, explique Patrick Mboma, coordinateur des joueurs, même
s’il aime toujours être considéré
comme le plus beau, le plus fort.
C’est aussi sa force, cet amour
propre, cette fierté. Il aime relever
Didier DROGBA
Côte d’Ivoire
27 ans, né le 11 mars 1978 à Abidjan.
1,88 m ; 82 kg.
Attaquant.
Clubs : Le Mans (D 2, 1998janv. 2002) ; Guin gamp (janvier 2002-2003) ; M arseille
(2003-2004) ; Chelsea (ANG, depuis
juillet 2004).
Palmarès : champion d’Angleterre
(2005) ; vainqueur de la Coupe de la
Ligue anglaise (2005) ; du Community
Shield (2005).
Premier match en L 1 : MetzGuingamp (2-4), le 30 janvier 2002.
27 sélections, 20 buts ; 80 matches,
38 buts en L 1 ; 64 matches, 12 buts
en D 2 ; 45 matches, 17 buts en Premier League ; 30 matches, 17 buts en
Coupe d’Europe (dont 22 m., 11 b. en
C 1).
tous les défis. C’est un homme de
record. Avant, il pensait que les gars
ne lui donnaient pas assez de respect : il a tourné cette page. »
Mercredi matin, dans le bus amenant les joueurs à l’entraînement, il a
distribué des photocopies d’une
interview de l’Ivoirien Tizié à ses
équipiers. Pour les mettre en bouche.
HERVÉ PENOT
(*) Nous avions accordé un but au gardien congolais qui avait renvoyé dans
ses filets une frappe sur le poteau
d’Eto’o. Mais la CAF a donné ce but à
l’attaquant camerounais au vu du rapport du match de l’arbitre et des commissaires. Eto’o se retrouve donc en
tête du classement officiel avec cinq
unités.
LE WEEK-END
EUROPEÉEN
ALLEMAGNE
BAYERN MUNICH - LEVERKUSEN
AUJOURD’HUI, 15 H 30, À MUNICH,
ALLIANZ-ARENA (Canal + Sport)
BAYERN MUNICH : Kahn (cap.) –
Sagnol, Lucio, Ismaël, Lahm Schweinsteiger, Demichelis, Zé Roberto Ballack - Makaay, C. Pizarro. Entraîneur :
F. Magath.
ANGLETERRE
MANCHESTER UNITED - FULHAM
AUJOURD’HUI, 17 H 15
(18 H 15, HEURE FRANÇAISE),
À MANCHESTER, OLD TRAFFORD
(TPS Star)
MANCHESTER UNITED : Van der Sar –
G. Neville (cap.), Vidic, W. Brown, Evra –
Fletcher, A. Smith, Giggs ou C. Ronaldo –
Rooney – Saha, Van Nistelrooy. Entraîneur : A. Ferguson.
BIRMINGHAM - ARSENAL
AUJOURD’HUI, 15 HEURES
(16 HEURES, HEURE FRANÇAISE),
À BIRMINGHAM, SAINT-ANDREW’S
(TPS Foot)
ARSENAL : Lehmann – Flamini,
Djourou, Senderos, S. Larsson – Pires ou
Hleb, Gilberto Silva ou Diaby, Fabregas,
Reyes – Bergkamp, Henry (cap.). Entraîneur : A. Wenger.
ESPAGNE
REAL MADRID - ESP. BARCELONE
AUJOURD’HUI, 20 HEURES,
À MADRID,
STADE SANTIAGO-BERNABEU
REAL MADRID : Casillas – Cicinho ou
Salgado, Helguera, Woodgate, Roberto
Carlos – Gravesen – Beckham, Guti (cap.),
Zidane, Robinho – Ronaldo. Entraîneur :
J.R. Lopez Caro.
AUJOURD’HUI
Sienne - Ascoli
Parme - AS Rome
DEMAIN
Cagliari - Empoli
Fiorentina - Lecce
Inter Milan - Chievo Vérone
Juventus Turin - Udinese
(15 heures, Canal + Sport)
Livourne - Messine
Reggina - Palerme
Sampdoria - Trévise
Lazio Rome - AC Milan (20 h 30, TPS Foot)
Classement : 1. Juventus Turin,
59 points ; 2. Inter Milan, 51 ; 3. AC Milan,
47 ; 4. Fiorentina, 44 ; 5. AS Rome, 39 ;
6. Livourne, 37 ; 7. Chievo, 34 ; 8. Lazio
Rome, 33 ; 9. Sampdoria, 32 ;
10. Palerme, 26 ; 11. Udinese, 26 ;
12. Sienne, 24 ; 13. Ascoli, 23 ; 14. Reggina, 22 ; 15. Messine, 21 ; 16. Parme, 21 ;
17. Cagliari, 19 ; 18. Empoli, 19 ; 19. Trévise, 13 ; 20. Lecce, 13.
BELGIQUE (21e journée)
HIER
FC Bruges- Lierse ............................... 3-1
AUJOURD’HUI
Anderlecht - Genk
La Gantoise - GB Anvers
Beveren - Saint-Trond
Charleroi - FC Brussels
Lokeren - Roulers
Westerlo - Mouscron
Waregem - Cercle Bruges
DEMAIN
Standard Liège - La Louvière
Classement : 1. FC Bruges, 42 pts ;
2. Standard Liège, 39 ; 3. Anderlecht, 37 ;
4. Genk, 34 ; 5. Waregem, 34 ; 6. Westerlo, 32 ; 7. La Gantoise, 31 ; 8. Lokeren,
31 ; 9. FC Brussels, 29 ; 10. Charleroi, 27 ;
11. Roulers, 25 ; 12. GB Anvers, 24 ;
13. Cercle Bruges, 22 ; 14. Mouscron, 20 ;
15. Beveren, 20 ; 16. La Louvière, 19 ;
17. Saint-Trond, 17 ; 18. Lierse, 13.
PAYS-BAS (22e journée)
HIER
Willem II - Roosendaal ........................ 3-1
AUJOURD’HUI
PSV Eindhoven - Roda JC
NAC Breda - Sparta Rotterdam
AZ Alkmaar - Vitesse Arnhem
Groningue - Heracles Almelo
DEMAIN
Feyenoord - Ajax Amsterdam
Waalwijk - NEC Nimègue
Twente - Utrecht
Heerenveen - ADO La Haye
Classement : 1. PSV Eindhoven, 51 pts ;
2. Feyenoord, 48 ; 3. AZ Alkmaar, 48 ;
4. Utrecht, 36 ; 5. Groningue, 36 ;
6. NEC Nimègue, 35 ; 7. Ajax Amsterdam,
34 ; 8. Heerenveen, 33 ; 9. Vitesse Arnhem, 32 ; 10. Waalwijk, 31 ; 11. Roda JC,
26 ; 12. Heracles Almelo, 25 ; 13. Twente,
22 ; 14. Sparta Rotterdam, 20 ; 15. NAC
Breda, 20 ; 16. ADO La Haye, 18 ;
17. Willem II, 14 ; 18. RBC Roosendaal, 5.
ÉCOSSE (Coupe, huitièmes de
finale). – AUJOURD’HUI : Glasgow
Rangers-Hibernian ; Airdrie United
(D 2)-Dundee FC (D 2) ; Clyde
(D 2)-Gretna (D 3) ; Falkirk-Ross County
(D 2) ; Heart of Midlothian-Aberdeen ;
Inverness-Partick Thistle (D 3) ; Hamilton
(D 2)-Alloa (D 3) ; DEMAIN, Spartans
(am.) - Saint-Mirren (D 2).
SUISSE (Coupe, quarts de finale).
– AUJOURD’HUI : Locarno (D 2)-Sion
(D 2). DEMAIN : Aarau-FC Zurich ; Lugano (D 2)-Young Boys Berne ; Servette
Genève (D 3)-Winterthur (D 2).
Les demi-finales auront jeudi 9 et jeudi
16 mars, la finale se tenant lundi 17 avril.
PAGE 9
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
Rouge
Samuel ETO’O
ITALIE (23e journée)
Bleu
En juillet 2004, Didier Drogba,
megastar africaine grâce à Marseille, débarque à Yaoundé pour
Cameroun - Côte d’Ivoire (2-0). À
l’aéroport, il est ovationné ; sur le
terrain, il est encore acclamé. Autant
qu’Eto’o. Le Camerounais décide
alors de porter le numéro 17, celui de
Foé, dans un geste symbolique : il ne
Villarreal - Cadix
Saragosse - Betis Séville
Real Sociedad - Majorque
Getafe - Alavés
Santander - Celta Vigo
FC Barcelone - Atl. Madrid
(19 heures, Sport +)
FC Séville - Osasuna
(21 heures, Canal + Sport)
Classement : 1. FC Barcelone,
52 points ; 2. Valence CF, 40 ; 3. Real
Madrid, 39 ; 4. Osasuna, 39 ; 5. FC Séville,
35 ; 6. Villarreal, 34 ; 7. La Corogne, 33 ;
8. Celta Vigo, 33 ; 9. Getafe, 28 ; 10. Saragosse, 28 ; 11. Atl. Madrid, 26 ; 12. Santander, 24 ; 13. Esp. Barcelone, 24 ;
14. Betis Séville, 22 ; 15. Real Sociedad,
22 ; 16. Cadix, 21 ; 17. Athl. Bilbao, 19 ;
18. Majorque, 18 ; 19. Alavés, 18 ;
20. Malaga, 17.
En cas d’égalité de points, les équipes sont
départagées par la différence de buts
particulière.
Jaune
Rouge
Jaune
ETO’O
Samuel Eto’o, le Camerounais du Barça (à gauche), et Didier Drogba, l’Ivoirien de Chelsea, ont rendez-vous cet après-midi pour leur premier
face-à-face du mois. Les deux artilleurs africains se retrouveront, en effet, une nouvelle fois opposés, dès le 22 février, lors des huitièmes
de finale aller de la Ligue des champions.
(Photos Jean-Marc Pochat)
FC Porto - Braga (21 h 30, Canal + Sport)
Classement: 1. FC Porto, 44 pts ; 2. Benfica, 40 ; 3. Nacional Funchal, 39 ; 4. Braga, 39 ; 5. Sporting Portugal, 37 ;
6. V. Setubal, 33 ; 7. Boavista,32 ; 8. Maritimo Funchal, 27 ; 9. Rio Ave, 25 ;
10. Estrala Amadora, 25 ; 11. U. Leira, 25 ;
12. Belenenses, 24 ; 13. Académica Coimbra, 23 ; 14. Paços Ferreira, 22 ; 15. Gil
Vicente, 21 ; 16. Naval, 18 ; 17. Guimaraes, 16 ; 18. Penafiel, 8.
AUJOURD’HUI
Malaga - Athl. Bilbao
Real Madrid - Esp. Barcelone
La Corogne - Valence CF
DEMAIN
Noir
Bleu
Noir
Dans cette rue abîmée de Marcory,
un des quartiers populaires d’Abidjan, le coiffeur a trouvé la combine :
un rabais sur la coupe de cheveux
Didier Drogba, énième avatar d’un
phénomène hors norme. En Côte
d’Ivoire, la Drogbamania se décline
sur tous les modes. Des chansons lui
sont consacrées, des maquis, ces
« resto » locaux, portent son nom
comme une bière, appelée la Drogba
dans un pur coup marketing. Au
départ, cette boisson périclitait et les
faiseurs d’idées ont trouvé une ressemblance entre la forme de la bouteille de 50 cl et le joueur : jamais, en
fait, son nom n’apparaît sur l’emballage !
Son attitude après la qualification,
son appel à la paix pour le pays a
encore affermi l’image d’homme de
dialogue, de consensus. Dans une
nation divisée, en guerre, le nom de
Drogba offre des avantages. Son
père : « Ce qui nous arrive est
incroyable. Alors que je ne suis rien
du tout, les gens m’arrêtent. Sur les
barrages policiers, quand on voit que
je suis le père de Didier, je peux passer sans problème ! » Là-bas, la star
est perçue comme humble et proche
du peuple. Chelsea a même supplanté l’OM dans les cœurs ivoiriens.
Porte-drapeau d’une marque de
téléphonie, comme Kolo Touré et
Aruna Dindane, il réfléchit à des
investissements futurs dans le pays.
Il pourrait ainsi s’occuper d’un
orphelinat ou aider des enfants défavorisés.
Jean Gahin, ancien joueur, assure :
« S’il se présentait à l’élection, il
bousculerait la hiérarchie, comme
Weah au Liberia. Même à l’aéroport,
il ne peut plus passer que par le salon
d’honneur. »
Penafiel - Maritimo Funchal
Estrela Amadora - Rio Ave
Gil Vicente - V. Setubal
Guimaraes - Belenenses
LUNDI
ESPAGNE (22e journée)
10
RUGBY TOURNOI DES SIX NATIONS (1
re
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
journée) – ÉCOSSE - FRANCE (demain)
Jauzion, c’est non
Le meilleur Français du moment, souffrant d’un orteil, est remplacé au centre par le Briviste Valbon. Boussès est appelé sur le banc.
MAUVAISE NOUVELLE hier à Marcoussis. Alors que, le matin même, le staff
tricolore comptait encore sur la participation de Yannick Jauzion (27 ans, 32 sélections), « sans doute le meilleur centre au
monde » selon l’ancien international
gallois Ieuan Evans (L’Équipe d’hier),
l’annonce, en début d’après-midi, de son
absence pour trois semaines a refroidi
une atmosphère déjà rendue glaciale par
le vent qui balayait le centre d’entraînement tricolore.
Il était 14 h 45, quand Yannick Jauzion
– qui, à l’invitation de l’encadrement,
accompagnera l’équipe de France à Édimbourg ce week-end –, est venu annoncer
en salle de presse son forfait à l’issue d’un
ultime bilan médical (radio et scanner).
« C’est trop douloureux », souffle le
Toulousain. À ses côtés, Thierry Hermerel,
le médecin de l’équipe de France,
explique : « C’est une fracture à la base
du cinquième orteil (récoltée lors du
match Pau-Toulouse, 13-27, samedi dernier) qui est mobile et qui présente un
risque de déplacement. Nous avons préféré l’arrêter trois semaines, jusqu’au
21 février, avec une immobilisation de dix
jours. »
Même avec une coquille de protection
placée à l’intérieur de la chaussure
comme envisagé, il lui était impossible de
jouer.
Yannick Jauzion sera donc absent pour
recevoir l’Irlande le samedi 11 février et
très certainement l’Italie le 25, et le Stade
Toulousain n’en disposera pas pour aller
à Narbonne en Championnat le 18. Son
forfait entraîne la titularisation du Briviste Ludovic Valbon, initialement remplaçant comme joueur polyvalent centreailier, et l’appel du Berjallien Guillaume
Boussès – jamais capé – sur le banc. « Si
l’on a un problème d’ailier en cours de
match, Valbon jouera ailier et Boussès
entrera au centre », explique Bernard
Laporte, l’entraîneur des Bleus.
En fin de matinée, alors que Jauzion, trottinant avec difficulté, quittait ses partenaires, Ludovic Valbon – qui, dans le
Tournoi, n’a comme référence que soixante et une minutes, à l’aile, l’an dernier
contre l’Écosse – prenait place au cœur de
l’attaque des Bleus, comme il l’avait fait
la veille, pour intégrer les repères et les
positionnements aux côtés de Florian
Fritz et Frédéric Michalak. « J’ai beau-
coup parlé avec Florian et avec Fred, précise Valbon, pour savoir si je devais venir
plus à hauteur, si je devais m’écarter ou
rentrer un peu plus. »
Et il ne parut pas dépaysé entre les deux
Toulousains dont la référence de jeu reste
le mouvement. « Vous savez, à Brive on
est aussi tourné vers le jeu d’attaque,
continue Valbon, et nous avons un peu les
mêmes repères de jeu qu’à Toulouse. »
Qui pour soulager
Michalak au pied ?
Si l’intégration de Valbon ne pose pas, a
priori, de décalage dans la préparation du
match, l’absence de Jauzion, qui a pris une
dimension très importante dans cette
équipe depuis un an, pose néanmoins un
vrai souci. Outre l’influence qu’il exerce sur
la défense adverse par sa capacité à faire
jouer ses coéquipiers après être allé au
contact, sa complicité avec Florian Fritz,
son partenaire en club, est un atout majeur
au développement de l’attaque. Cela
n’inquiète cependant pas Valbon :
« Depuis deux jours, je m’entraîne en position de centre et j’ai intégré les systèmes
de jeu. Après, c’est de la communication et
de l’adaptation. »
Par ailleurs, l’habituelle présence de
Yannick Jauzion, exclusivement premier
centre, permet de soulager Frédéric
Michalak dans le déplacement au pied qui
n’est pas un secteur de jeu qu’il affectionne ni maîtrise vraiment. Au Stade
Toulousain, l’entente est parfaite. Si ce
n’est pas Michalak, c’est Jauzion qui
cherche les diagonales. Et c’est souvent
Jauzion qui prend en charge les longs
dégagements d’autant que, depuis plusieurs semaines, Michalak est en délicatesse avec son muscle adducteur droit qui
l’empêche d’être efficace dans ce rôle.
Alors, qui pour endosser cette charge ?
Fritz dont la longueur du jeu au pied n’est
pas à mettre en doute mais qui n’a pas
l’habitude de jouer rapproché des
défenses ou Valbon qui pourrait manquer
de repères suffisants en match international, sont les seuls à pouvoir suppléer
Michalak dans le jeu au pied.
À toutes ces questions Bernard Laporte n’a
qu’une réponse : « Ce sont les meilleurs
qui jouent et ce sont eux avec le staff médical qui décident s’ils sont aptes ou pas. »
Ludovic Valbon
(Brive)
29 ans, né le
22 mai 1976
à Neuilly-sur-Seine.
1,83 m ; 93 kg.
Poste : ailier.
2 sélections (5 points, 1 essai).
Débuts internationaux :
États-Unis - France (31-39),
le 3 juillet 2004 à Hartford.
Dernière sélection :
France - Écosse (16-9),
le 5 février 2005 au Stade de France.
SERGE TYNELSKI (avec J.–C. C.)
Laporte raconte ses ouvertures
L’entraîneur de l’équipe de France évoque, de mémoire, le premier match de ses Bleus dans chaque Tournoi depuis 2000.
FRANCE - ÉCOSSE : 16-6 (6-6),
Dimanche 4 février.
France : 1 E, Bernat-Salles(50e) ; 3 B (11e,
36e, 91e), 1 T (50e), Lamaison.
FRANCE : Garbajosa – Bernat-Salles,
Comba, Dourthe (Merceron, 72e), Bory –
(o) Lamaison, (m) Galthié – Magne, Juillet, Moni (Betsen, 52e) – Pelous (cap.),
Auradou (Benazzi, 52e) – De Villiers,
Ibanez, Marconnet (Califano, 52e).
Le score : « 13-6 ou 13-9. »
L’équipe (2 erreurs) : « On était
sur la lancée de l’automne 2000, où
on avait battu les Blacks à Marseille. Il y avait pas mal de Parisiens.
Pieter (De Villiers), “Bibi” (Auradou), la “Jouille” (Juillet), “Mino”
(Moni) devant et “Domi” à une aile.
Deux erreurs ? Marconnet et Bory
et non pas “Cali” et Domi. Ah, je
croya is que c’ éta it Dom i à
gauche…
Le match : « C’est simple, un
match de m… ! Dans la tribune,
j’étais fou. Les Écossais ne sautaient
pas en début d’alignement, et nous,
on continuait à lancer au milieu et
au fond. (Il s’anime.) C’était pas
compliqué, il suffisait de lancer
devant sur Abdel (Benazzi) ! À un
moment, je n’en pouvais plus, j’ai
dit à Jo (Maso) : “Je descends.” À
l’époque, je n’avais pas encore
Jacques (Brunel) comme adjoint
pour relayer mes impressions
depuis le banc de touche. Je voulais
aller au bord du terrain. Je descends
donc, et là, un officiel m’arrête et
me dit : “Vous n’avez pas le droit
d’aller sur la touche.” »
« La caméra dans
notre vestiaire »
FRANCE - ITALIE : 33-12 (19-12),
samedi 2 février.
FRANCE : 2 E, Traille (40e + 1), Betsen
(84e) ; 7 B (8e, 36e, 39e, 40e + 4, 44e, 59e,
76e), 1 T (40e + 2), Merceron. Carton
jaune : Auradou (23e).
FRANCE : Jeanjean (Garbajosa, 53e) –
Rougerie,Marsh, Traille,Bory – (o) Merceron, (m) Michalak (Albouy, 82e) – Magne
(cap.), Hall, Betsen – Privat, Auradou
(Pelous, 59e) – De Villiers, Bru (Ibanez,
59e), Crenca.
Le score : « Je n’en ai aucune idée ! »
L’équipe (4 erreurs) : « Ibanez
blessé, c’était Dal Maso au talonnage (Bru en fait). En deuxième
ligne, qui avec Auradou ? Peut-être
Chaffardon avec son blouson de
cuir… Il aurait pu, c’était un match
pour lui ! Là aussi, j’ai un trou. Pourquoi Fabien (Pelous) ne jouait-il
pas ? Remplaçant ? Qui jouait
alors ? (Privat). En troisième ligne,
Magne-Betsen et Harinordoquy (il se
reprend). Non, Imanol était avec
les A. C’était Steven Hall. En 9, Galthié blessé, c’était Fred (Michalak) et
Merceron en 10. Aux ailes, Bory et
Domi. (Rougerie en fait). Et Domi, il
avait quoi ? Au centre, MarshTraille, et " Garba " à l’arrière (Jeanjean en fait). »
Le match : « Une grande page de
l’histoire du rugby français, un
match qui ne s’oublie pas. Pêlemêle, on joue sans Ibanez et Galthié
et c’est " Charly " Magne qui prend
la capitanat. Après le match, il avait
été cité par le commissaire à la discipline. " Bibi " avait pris un carton
jaune, il s’était fait virer pour avoir
marché sur un mec, les Italiens
avaient pris quatre cartons jaunes et
c’était de l’indiscipline à tout va,
même chez nous. C’est ce fameux
match qui a tant marqué les esprits
avec la caméra dans notre vestiaire
où l’on me voyait répéter aux
joueurs : " Pas de fautes, pas de
fautes ! " Ce match, c’était aussi les
énièmes adieux internationaux de
Diego (Dominguez), il avait déjà fait
le coup deux ans avant. Sinon, que
dire après une première mi-temps si
pauvre ? »
2003
2004
« Une grosse
première
mi-temps »
2005
« Un premier essai « Nuls
sur une “M 10” » en conquête »
ANGLETERRE - FRANCE : 25-17
(12-7), Samedi 15 février.
FRANCE : 3 E, Magne (17e), Poitrenaud
(65e), Traille (82e) ; 1 T, Merceron (17e).
FRANCE : Poitrenaud – Rougerie (Castaignède, 65e), Garbajosa, Traille, Clerc – (o)
Merceron, (m) Galthié (cap.) – Magne,
Harinordoquy, Betsen (Chabal, 62e) –
Brouzet, Pelous – Califano (Marconnet,
62e), Ibanez (Rué, 76e), Crenca.
Le score : « On perd de 9 points.
26-17 quelque chose comme ça. »
L’équipe (3 erreurs) : « L’année
de la Coupe du monde, c’est facile.
“Jeannot”, “Raf”, “Pieter” –
Fabien, la Brouze – Imanol avec
Serge et “Charly”. Fabien en 9 et
Fred en 10 (Merceron en fait). Fred
jouait pas ? Il était où ? Avec les A ?
(avec les moins de 21 ans). Au
centre, Traille et Marsh (Garbajosa
en fait). Ce n’était pas Tony ? Qui
alors ? Yannick (Jauzion) puisque
Thomas (Castaignède) était remplaçant ! “Garba” ? Ah, oui… Aux
ailes, Rougerie et Dominici (Clerc en
fait). (Réellement surpris) “Domi”
encore absent ? Mais qu’est-ce qu’il
branle ce “Domi” ? ! À l’arrière, Clément. »
Le match : « I remember (sic). On
fait une grosse première mi-temps,
on les emmerde vraiment et on
remonte bien en fin de match avec
un essai de Clément et un autre de
Damien. Thomas était entré en cours
de jeu au centre, il avait été bon.
C’est ce match où l’on ne comprend
pas ce qui se passe au niveau de
l’arbitrage en mêlée. “Jeannot”
(Crenca) se fait sans cesse pénaliser,
principalement en première mitemps. Après le match, je disjoncte et
je vais voir l’arbitre néo-zélandais,
M. Honnis, dans son vestiaire :
“Expliquez moi les liaisons, les positions, parce que moi, je ne comprends plus rien à la mêlée.” Il ne me
dit rien, il répète sans cesse “Sorry,
sorry.” Le Tournoi suivant, en 2004,
je me souviens très bien que Clive
Woodward s’en était pris à M. Honnis pour le même motif. »
PAGE 10
FRANCE - IRLANDE : 35-17 (11-3),
Samedi 14 février.
FRANCE : 4 E, Clerc (27e), Papé (51e), Jauzion (55e), Élissalde (77e) ; 3 B (21e, 33e,
60e), 3 T (51e, 55e, 77e), Michalak.
FRANCE : Brusque – Clerc (Elhorga, 80e
+ 2), Jauzion, Traille (Liebenberg, 66e),
Dominici – (o) Michalak, (m) Élissalde
(Yachvili, 80e + 2) – Magne (Th. Lièvremont, 70e), Harinordoquy, Betsen – Papé
(Auradou, 63e), Pelous (cap.) – De Villiers,
Servat (Bru, 74e), Marconnet (Crenca,
70e).
Le score : « On marque 30 ou
40 points dont 3 essais, je crois. Il y a
20 points d’écart. »
L’équipe (1 erreur) : « Premières
sélections de Papé et Servat et première titularisation d’Élissalde,
avec le 9. Marconnet et De Villiers
comme piliers. Pelous en deuxième
ligne. La troisième ligne habituelle,
Fred en 10. Yannick et Damien au
centre, Clerc à une aile et Nico à
l’arrière. Il manque un ailier. Cette
fois, je ne vais pas dire “Domi”,
donc ça devait être Aurélien (Rougerie). Non ? “Domi” y était ? Ah,
quand même ! »
Le match : « L’un de mes meilleurs
souvenirs. On marque un premier
essai sur une “M 10”. On pénètre
au milieu, bonne libération, on
écarte et essai de Clerc en coin. Je
revois aussi l’essai de Papé. “Domi”
récupère sur du jeu au pied, il
relance, croise avec Brusque qui
perce, donne à Betsen qui sert Imanol d’une passe acrobatique, qui
donne à Papé lequel marque entre
les poteaux. En fin de match, il y a un
dernier essai de “Jean-Ba” (Élissalde) qui part au ras d’un regroupement après que Yannick Bru a
déblayé un Irlandais qui s’apprêtait
à monter en défense. C’est le
déblayage de Yannick qui fait
l’essai. »
FRANCE - ÉCOSSE : 16-9 (0-6),
Samedi 5 février.
FRANCE :1 E, Traille (78e) ; 2 B (49e, 53e),
1 D (74e), Delaigue, 1 T, Michalak.
FRANCE : Elhorga – Rougerie (Valbon,
18e) (Yachvili, 79e), Traille, Liebenberg,
Dominici – (o) Delaigue (Michalak, 75e),
(m) Mignoni – Chabal, Tabacco (Nyanga,
65e), Bonnaire – Thion (Lamboley, 69e),
Pelous (cap.) – De Villiers (Milloud, 52e),
Servat (Bruno, 79e), Marconnet.
Le score : « Je ne sais plus mais
l’écart était mince et on était menés
à la mi-temps. »
L’équipe (5 erreurs) : « Sylvain et
Pieter avec William. Pelous et Thion
en deuxième ligne. Tabacco en
numéro 8 avec Serge (Bonnaire en
fait) et “Charly” (Chabal en fait).
Mignoni et Delaigue à la charnière.
Yannick (Liebenberg en fait) et
Damien au centre. Aux ailes, Clerc
(Rougerie en fait) et “Domi”. Domi y
était, j’en suis certain. À l’arrière, ce
n’était pas Nico, donc je dirais Julien
Laharrague (Elhorga en fait). »
Le match : « Encore un match de
m… ! Nuls en conquête. Je crois
qu’on a perdu huit ballons en
touche. Heureusement que l’on a
été bons en défense parce que les
Écossais avaient souvent le ballon.
Grégory (Lamboley) nous sort du
pétrin en contrant un dégagement
et Damien aplatit dans l’en-but. »
Un seul échec
(Le bilan des premiers matches
du Tournoi sous l’ère Laporte)
1 défaitet
5 victoires
(2003))
(2000, 2001, 2002, 2004, 2005)
L’équipe de France contre l’Écosse
Demain, à Édimbourg, Murrayfield, 16 heures (15 heures, heure locale), France 2.
15 Brusque
(Biarritz, 29 ans/26 sélections)
11 Dominici
13 Fritz
(Stade Français, 33/47) (Toulouse, 22/3)
12 Valbon
(Brive, 29/2)
14 Heymans
(Toulouse, 27/19)
9 Élissalde
10 Michalak
(Toulouse, 23/37)
(Toulouse, 28/14)
7 Martin
8 Bonnaire
6 Nyanga
(Bourgoin, 27/14)
(Toulouse, 22/14)
(Stade Français, 26/9)
5 Thion
(Biarritz, 28/21)
3 De Villiers
(Stade Français, 33/50)
4 Pelous (cap.)
(Toulouse, 32/102)
2 Szarzewski
(Stade Français, 23/5)
1 Marconnet
(Stade Français, 29/58)
Entraîneur : B. Laporte
LES REMPLAÇANTS
16 Bruno (Sale, ANG, 31/14), 17 Milloud (Bourgoin, 30/30), 18 Nallet (Castres, 29/13),
19 Th. Lièvremont (Biarritz, 32/31), 20 Yachvili (Biarritz, 25/23), 21 Boyet (Bourgoin,
26/0), 22 Boussès (Bourgoin, 24/0).
Entraînement
dans la brume
L’ÉQUIPE DE FRANCE A EFFECTUÉ HIER MATIN par un temps humide froid et
brumeux un dernier entraînement à Marcoussis, que n’a pu accomplir Yannick
Jauzion (lire par ailleurs). Il s’agissait surtout de répéter des enchaînements, des
combinaisons avec les remplaçants en opposition. Après quoi les avants, dont
Rémy Martin, remis d’une attaque grippale qui l’avait cloué au lit mercredi et jeudi,
ont révisé sur le terrain couvert. L’après-midi, en revanche, était libre. Un car était
à la disposition des joueurs pour aller au cinéma au centre commercial des Ulis. Le
talonneur Sébastien Bruno a lui préféré s’entraîner à lancer. Le quinze de France
devait décoller ce matin à 10 heures d’Orly pour rejoindre Édimbourg, où il effectuera une mise en place dans l’après-midi. Bernard Laporte n’étant donc pas sûr de
pouvoir regarder le match Angleterre-Galles. – J. – C. C.
BOUSSÈS, DE DISNEY A ÉDIMBOURG. – Yannick Jauzion forfait, le centre
berjallien Guillaume Boussès (24 ans ; 1,84 m, 93 kg) a été appelé en renfort, hier
après-midi. Il s’apprêtait à passer le week-end à Disneyland Paris avec son amie
Vanessa lorsqu’il lui fut demandé de rallier Marcoussis. « Je suivais l’évolution de
la situation sur mon téléphone portable via le fil de l’AFP, a-t-il confié, mais je ne
me faisais pas trop d’illusions. Je n’étais pas très optimiste quant à une sélection,
d’autant plus que je n’avais pas été convoqué pour les tests. C’est la première fois
que je suis appelé en équipe de France. » – G. N.
MONDIAL 2007 : TOYOTA PARTENAIRE DES BLEUS. – Toyota a conclu
un accord de partenariat avec la FFR pour les saisons 2006 et 2007, année de la
Coupe du monde, qui se déroulera en France, à Édimbourg et à Cardiff, du 7 septembre au 20 octobre.
« FRANCE U » À TWICKENHAM. – Les Universitaires français seront opposés à leurs homologues anglais aujourd’hui (18 heures) à Twickenham en baisser
de rideau du match Angleterre - Pays de Galles.
SAMEDI 4 FÉVRIER 2006
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
Rouge
GALLES - FRANCE : 3-36 (3-9),
Samedi 5 février.
FRANCE : 3 E, Magne (56e), Castaignède
(58e), Ntamack (79e) ; 4B (27e, 36e, 50e,
78e) Lamaison ; 1 D (24e) Lamaison ; 3 T.
FRANCE : Castaignède – Ntamack,
Dourthe Venditti (21e), Lombard – Dominici – (o) Lamaison (Penaud 81e), (m) Galthié (Laussucq 80e) – Benazzi, Pelous
(cap., Th. Lièvremont 45e), Magne (Betsen
75e) – Brouzet, Matiu – Tournaire (De Villiers 74e), Dal Maso (Ibanez 74e), Califano.
Le score : « Je crois qu’on avait gagné
assez facilement, 37-6 ou 33-6. »
L’équipe (1 erreur) : « Abdel (Benazzi)
troisième-ligne aile à droite ! Ça, c’est sûr.
Fabien (Pelous) en numéro 8 et Charly
(Magne) en 7. En deuxième ligne, la
“Brouze” et Legi (Matiu). Puis, Legi sort,
Fabien descend en deuxième ligne et Thomas (Lièvremont) entre en 8. En première
ligne, Dal Maso avec Tournaire et “Cali”.
Galthié-Lamaison à la charnière. Derrière,
Thomas en 15. Et au centre, Dourthe avait
été malade, il avait renoncé la veille au
soir. Venditti avec Lombard. (Il réfléchit.)
Non, Richard avait débuté. Mais il avait
été malade toute la nuit et il est sorti vite.
Aux ailes, Émile (Ntamack) et “Domi”.
Le match : « Un très grand souvenir, ma
première Marseillaise. Et on avait fait un
bon match, costauds devant et au milieu
de terrain.À l’arrière, Thomas avait réalisé
de belles relances. Mais, plus que le
déroulement du match lui-même, ce qui
me reste encore aujourd’hui, c’est le
contexte émotionnel, qui avait pris
l’ascendant sur tout le reste. Entre
l’annonce de sa sélection et le rassemblement pour le stage, Legi Matiu avait perdu
sa petite fille (de quatre mois). Malgré
tout, il a tenu à honorer cette sélection.
Humainement, ce fut une grande leçon de
courage pour tout le monde. Après, quand
tu as vécu ce moment-là, le reste, c’est…
On avait marqué trois essais ? Je ne m’en
souvenais pas. Mais je vois très bien la
relance de Thomas, il remonte le ballon et
donne à Émile, qui marque. Sinon, côté
coulisses, je me souviens avoir dit à
“Rapha” (Ibanez) devant tous les joueurs
lors de la remise des maillots : “Je sais que
ce que je te fais, c’est dur.” Il était le capitaine du match précédent, la finale de la
Coupe du monde 1999, et, pour ma première composition d’équipe, je lui avais
retiré le capitanat, que j’avais confié à
Fabien (Pelous), et le poste. Il n’était que
remplaçant. »
« C’est simple,
un match
de m… !
2002
Bleu
Rouge
« Une leçon
de courage »
2001
Jaune
Bleu
Jaune
2000
Le 5 février 2000,
pour son premier
match à la tête
des Bleus, Bernard
Laporte, ici à côté
de Jo Maso
(à gauche), chante
avec beaucoup
d’émotion
sa première
« Marseillaise »
au Millennium
Stadium de
Cardiff. Six ans
plus tard, le
souvenir reste
vivace dans sa
mémoire.
(Photo Denys Clément)
Noir
Noir
Demain à Murrayfield, Bernard Laporte vivra les débuts
de son septième Tournoi des
Six Nations comme entraîneurde l’équipede France.Ily
a une semaine, il a accepté de
revenir, de mémoire et sans
documentation, sur chacune
des six entames de Tournois
qu’il a vécus depuis 2000.
Après s’être prêté avec
enthousiasme à cet effort de
mémoire, il a dressé un bilan
finalement pas si négatif de
ces débuts que l’on dit toujours difficiles : « Pas bons en
2001, 2002 et 2005. Bien en
2000 et 2004, les mieux, les
plus propres. Et pas si mal en
2003à Twickenham.On avait
fait un bon match, on était
bien revenus au score en fin
de partie, mais nous étions un
tonendessousphysiquement
des Anglais. »
Pour chaque match en question, nous lui avons demandé
de nous citer le score, la composition d’équipe et l’image
qu’il gardait du terrain. Malgré une mémoire parfois
défaillante, ses souvenirs
sont globalement précis et
ses réflexions parfois émouvantes ou drôles. – H. I.
11
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
RUGBY TOURNOI DES SIX NATIONS (1 journée)
ANGLETERRE - GALLES
« Regagner
le cœur
des Écossais »
re
La Rose en reconquête
ANDY IRVINE, ancien grand arrière du quinze du
Chardon et président de la Fédération depuis juin,
veut sortir le rugby écossais de la crise.
Les Anglais, champions du monde, qui ouvrent face aux Gallois vainqueurs du Grand Chelem
l’an dernier, veulent repartir de l’avant.
LONDRES –
Andy Irvine
n’a pas hésité
à reprendre
la Fédération
écossaise en
juin 2005,
malgré un
déficit de
34 millions
d’euros,
une diminution
des licenciés
de 30 % par
rapport à
l’époque où il
était l’arrière
de l’équipe
nationale,
entre 1972
et 1982.
(Photo Offside/
Presse Sports
de notre envoyé spécial
L’ANGLETERRE du rugby s’impatiente. Quand va-telle retrouver son équipe, celle qui devint la première
nation de l’hémisphère Nord sacrée championne du
monde ? Quand verra-t-elle à nouveau éclore la rose
sur le Tournoi des Six Nations ? Depuis l’automne
2003 et le retour triomphal des antipodes du capitaine Martin Johnson et de son maître canonnier,
Jonny Wilkinson, l’Angleterre est rentrée dans le
rang, laissant la France puis le Pays de Galles jouer les
terreurs en Europe et les monstres néo-zélandais
dévorer tout cru tout ce qui se fait de mieux sur la
planète ovale. Après avoir réduit en miettes les Lions
de Clive Woodward l’été dernier, les All Blacks sont
venus réussir un impressionnant Grand Chelem dans
les îles Britanniques. De quoi permettre à Andy
Robinson, le sélectionneur anglais, de mesurer le
chemin qu’il reste à parcourir aux siens avant de venir
défendre sa couronne mondiale l’année prochaine
sur les stades de France. Mais avant de songer à la
Coupe du monde, la reconquête passe par le Tournoi.
Quatrièmes de la dernière édition, battus par le Pays
de Galles à Cardiff (9-11), la France à Twickenham
(17-18) puis l’Irlande à Dublin (13-19), les Anglais ont
une revanche à prendre. Et pas plus tard que cet
après-midi, à Twickenham, face à ces surprenants
Gallois, auteurs du Grand Chelem en 2005. « Les Gallois seront les grands favoris de ce match, assure
Andy Robinson, puisqu’ils restent sur une victoire
dans le Tournoi et un Grand Chelem. Aussi, la chose
qui m’importe à Twickenham est la victoire. Regardez ce que les Gallois ont réussi l’an passé après avoir
remporté leur premier match du Tournoi au Millennium contre nous. Ils nous ont battus grâce à un coup
de pied dans les cinq dernières minutes et cette victoire leur a permis de grandir. Au contraire, la défaite
provoqua chez nous une certaine instabilité qui a collé à notre jeu tout au long du Tournoi. D’où l’importance de débuter par une victoire. »
Martin Corry présent,
Dallaglio sur le banc
Ces déclarations ont surpris Mike Ruddock, l’entraîneur gallois, qui a dû composer une équipe perturbée
par les suspensions (Gavin Henson) et les blessures
(Dafydd Jones ou Ian Evans). « Faire de nous des
favoris alors que nos stats à Twickenham ne sont pas
géniales – le Pays de Galles n’a plus gagné en Angle-
terre depuis 1988 – et que nous devons pallier
quelques absences de taille est un peu gros. Comme
le fait d’affirmer que ce match sera le plus important
pour l’Angleterre depuis sa victoire en Coupe du
monde… J’ai comme l’impression qu’ils ont un peu
de pression sur leur épaules », s’amuse l’entraîneur
gallois. Après la guerre des petits mots viendra celle
du terrain où l’Angleterre, presque au complet,
devrait prendre le dessus. Rassuré sur la forme de son
capitaine et numéro 8 Martin Corry, bien présent
malgré un méchant coup dans les côtes reçu lors du
match au sommet Leicester-Sale, pouvant compter
sur son « chien fou » Lewis Moody, qui a purgé ses
neuf semaines de suspension après avoir boxé le
Samoan Tuilagi, Andy Robinson sait également pouvoir compter sur la présence rassurante de Lawrence
Dallaglio. Après dix-sept mois d’absence, le vétéran
(33 ans, 73 sélections) des Wasps est sorti de sa
retraite internationale pour donner un coup de main.
Il débutera sur le banc contre les Gallois, mais viendra
prêter main forte à son équipe, si d’aventure les coéquipiers de Stephen Jones venaient à perturber les
ambitions d’un quinze de la Rose qui joue gros sur ce
Tournoi.
16 : 30
Twickenham
En direct sur France 2
(15 h 30, heure locale)
Arbitre : M. Honiss (NZL)
Angleterre
Galles
11
14
B. Cohen
6
4
9
8
Lewsey
Corry
cap.
Noon
5
10
2
Hodgson
8
15
Owen
G. Thomas
cap.
2
9
5
4
Grewcock
Gough
Moody
3
1
Stevens
D. Jones
13
Luscombe
S. Jones
Thompson R. Thomas
7
14
M. Jones
10
Sidoli
Borthwick
H. Ellis
15
13
7
3
Sheridan A. Jones M. Williams
Worsley
12
Tindall
1
12
D. Peel
Watkins
6
11
Charvis
S. Williams
Cueto
Remplaçants : 16 Mears, 17
White, 18 Shaw, 19 Dallaglio, 20
Dawson, 21 Goode, 22 Voyce.
Entraîneur : A. Robinson.
Remplaçants : 16 Davies, 17 Jenkins, 18 Delve, 19 Popham, 20 Cooper, 21 Robinson, 22 Byrne.
Entraîneur : M. Ruddock.
GILLES NAVARRO
Le calendrier
1re journée
Aujourd'hui
Irlande - Italie (14 h 30)
0)
Angleterre - Galles (16 h 30)
0)
Andy Irvine n’assistera pas au match Écosse-France demain à
Murrayfield. Il sera dans un avion à destination de Shanghai, où
une réunion professionnelle très importante l’attend. Directeur en
Écosse de Jones Lang La Salle, l’une des sociétés leaders mondiaux
dans l’immobilier, l’ancien grand arrière du quinze d’Écosse
(54 ans, 51 sélections entre 1972 et 1982, plus 9 pour les Lions
britanniques) est sur tous les fronts. Nommé président de la Fédération écossaise (SRU) au mois de juin dernier, son aura et son
intelligence lui ont permis de tenir un rôle essentiel dans le grand
chantier lancé par le rugby écossais après deux années de crise.
Demain
Écosse - France (16 heures)
2e jjourn
journéée
Samedi 11 février
France - Irlande (14 h 30)
Italie - Angleterre (17 heures)
Dimanche 12 février
Galles - Écosse (16 heures)
3e jjourn
journéée
ÉDIMBOURG –
de notre envoyé spécial
Samedi 25 février
France - Italie (155 heures)
Écosse - Angleterre (18 h 30)
Dimanche 26 février
Irlande - Galles (16 heures)
4e jjourn
journéée
Dernière répétition
RETIRÉS à l’écart de la pression depuis jeudi, au Dalmahoy Hotel, à quelques
kilomètres d’Édimbourg, les Écossais effectueront une ultime répétition collective cet après-midi sur la pelouse de Murrayfield, lors du traditionnel entraînement du capitaine, emmené par Jason White.
L’équipe d’Écosse : Southwell – Paterson, Di Rollo, Henderson, S. Lamont –
(o) Parks, (m) Blair – Hogg, Taylor, White – S. Murray, Kellock – Douglas, Hall,
Kerr. Remplaçants : Lawson, C. Smith, MacLeod, Petrie, Cusiter, Ross,
Webster.
DRAPEAU GÉANT À MURRAYFIELD. – « Je veux voir une mer de drapeaux écossais. » Jason White a lancé un appel aux supporters cette semaine
pour faire à nouveau de Murrayfield un enfer pour les Français. Le capitaine du
quinze d’Écosse va être servi puisque sa fédération a prévu un record du
monde avec le plus grand drapeau jamais déployé dans un stade. Il recouvrira
une grande partie de la tribune est, soit l’équivalent de 14 000 spectateurs.
– J. S.
Rouge
Rouge
Jaune
JULIEN SCHRAMM
Bleu
« On a trop gâché »
– C’était une autre époque…
– Une époque où le rugby n’était
pas pro, c’est sûr. Où il était possible
de surprendre l’adversaire avec un
plan de jeu bien précis. L’époque où
chaque joueur du quinze d’Écosse
avait un très bon job. L’approche
était complètement différente. Le
professionnalisme a accru l’écart
entre des nations comme la France et
l’Écosse. Car peu de jeunes joueurs
font le choix du rugby pro. Jim Calder, qui a remporté le Grand Chelem
en 1984, a un fils qui vient de remporter la Coupe d’Écosse des Écoles.
Il a dix-huit ans, c’est un très bon
joueur, il peut attaquer de brillantes
études de droit. Fera-t-il le choix du
rugby ? Ce problème prend des proportions plus importantes chez nous,
car nous avons peu de jeunes
joueurs. C’est donc là que le rugby
écossais doit porter ses efforts. Faire
qu’à Glasgow les jeunes ne pensent
plus forcément qu’à jouer au foot, un
jour, pour le Celtic ou les Rangers. Il y
a des gamins qui feront 1,95 m et
pèseront 100 kilos, ils ne doivent pas
nous échapper. On a trop gâché.
L’Écosse compte cinq millions
d’habitants, c’est faible. Et la seule
région où le rugby est le sport no 1,
les Borders, n’en compte que
108 000… C’est encore plus faible.
Mais cette région produit 30 à 40 %
de nos joueurs. Il y a problème… Il
faut que notre jeunesse puisse
s’identifier à notre équipe de rugby.
Et pour ça il faut des victoires. Un
succès sur la France, en ce moment,
nous ferait vraiment du bien.
– Demain, Murrayfield
(67 500 places) ne fera pas le
plein. Faut-il y voir un signe ?
– C’est logique, le public ne s’identifie pas aux équipes qui perdent.
Notre objectif, c’est de regagner le
cœur des Écossais. C’est plus facile
avec des victoires et, si l’on avait
battu les All Blacks (10-29) cet
automne, il aurait été impossible de
trouver un billet pour le match contre
la France. C’est comme ça. En plus,
un match le dimanche, ce n’est pas
l’idéal. Mais cela ne nous empêchera
pas de livrer une grande performance. L’état d’esprit de l’équipe n’a
plus rien à voir cette saison, Frank
Hadden fait du bon boulot, les
joueurs ont retrouvé une certaine
confiance. »
Jaune
Samedi 11 mars
Galles - Italie (14 h 30)
Irlande - Écosse (16 h 30)
Noir
Bleu
Noir
« POURQUOI AVOIR accepté la
présidence de la Fédération
écossaise ?
– Parce que les clubs me l’ont
demandé. Le rugby écossais était
dans un tel état de crise l’an dernier
qu’il était impossible pour moi de
refuser. Vingt-trois millions de livres
(environ 34 millions d’euros) de
dette, un désintérêt de la population
pour le rugby, une diminution de
30 % du nombre de joueurs par rapport à l’époque où je jouais, de moins
en moins de jeunes joueurs… La
situation était catastrophique. Il fallait apporter un changement. Le président n’est élu que pour un an, mais
j’en ferai sans doute deux, car je veux
être sûr qu’au moment où je laisserai
ma place le redressement de notre
rugby sera entamé. Je consacre
trente heures par semaine à la SRU
en plus de mon travail. En ce
moment, je finis mes journées à
23 heures. Cela n’aura qu’un temps,
mais il faut que ce soit efficace.
– Justement, un an après cette
crise majeure, où en est le
rugby écossais ?
– Il a été très malade, il va un peu
mieux. Car nous avons mis à la direction de la Fédération un bon médecin, Gordon McKye. Un businessman
dont la spécialité est de relancer des
sociétés qui vont mal. McKye connaît
bien son sujet, mais son boulot est
difficile : accroître nos revenus,
augmenter le nombre de joueurs et
réduire la dette. Mieux dépenser,
donc, le peu de moyens financiers
dont nous disposons. Avec l’ancien
entraîneur Matt Williams, trop
d’argent a été dépensé pour l’équipe
nationale ces deux dernières années,
au détriment des trois équipes pros
ou du rugby chez les jeunes. Il fallait
arrêter ça, c’est la première décision
que nous avons prise. Il fallait aussi
mettre un terme à cette façon quasi
systématique d’aller chercher des
joueurs ou des entraîneurs à l’étranger. Certains comme Todd Blackadder (l’ancien All Black) ont eu un
impact très positif mais, dans
l’ensemble, cela n’a pas eu beaucoup d’effet et cela nous a coûté très
cher. Je me bats aussi pour que la
Ligue celte prenne une autre dimension. Il faut qu’elle devienne l’égale
du Championnat d’Angleterre mais
il nous faut trouver un très gros
sponsor. Le chantier est énorme.
Nous n’avons ni les moyens financiers ni les moyens humains de
nations comme la France et l’Angleterre. Il faut donc optimiser notre
faible potentiel en prenant les
bonnes décisions. Cela nous prendra
encore trois ou quatre ans, car nous
avons pris beaucoup de retard, mais
je suis optimiste.
– Cela vous donne-t-il des
espoirs pour le match de
demain face à l’équipe de
France ?
– J’y crois, même si sur le papier la
France nous est nettement supérieure. Mais cela a toujours été le
cas. Historiquement, nous avons
rarement été favoris face aux Français. Mais nous avons souvent battu
des équipes de France qui étaient
bien meilleures que notre équipe.
Dimanche 12 mars
France - Angleterre (16 heures)
5e jjourn
journéée
Samedi 18 mars
Italie - Écosse (14 h 30)
Galles - France (16 h 30)
Angleterre - Irlande (18 h 30)
N.B. : programme en heure française ;
pour l'heure en Grande-Bretagne
et en Irlande, retrancher une heure.
L’an dernier déjà, pour l’ouverture du Tournoi, les Gallois de Gareth Thomas (à droite) avaient pris le meilleur sur les Anglais de Josh
Lewsey (11-9). Les deux hommes seront en vis-à-vis, à l’arrière, cet après-midi.
(Photo Pacsal Rondeau)
IRLANDE - ITALIE
Du lourd pour Berbizier
Les Grands Chelems
12
Pour ses débuts dans le Tournoi en tant qu’entraîneur de l’Italie, le Français se déplace
à Lansdowne Road.
AUJOURD’HUI À 14 H 30, À LANSDOWNE ROAD
(en direct sur France 2)
IRLANDE : 15 Murphy – 14 Sh. Horgan, 13 O’Driscoll (cap.), 12 D’Arcy, 11 Bowe –
10 O’Gara, 9 Stringer – 7 Wallace, 8 Leamy, 6 S. Easterby – 5 O’Connell, 4 O’Kelly – 3
Hayes, 2 Flannery, 1 Horan. Entraîneur : E. O’Sullivan. Remplaçants : 16 R. Best,
17 S. Best, 18 O’Callaghan, 19 O’Connor, 20 Reddan, 21 Humphreys, 22 Trimble.
ITALIE : 15 Stoïca – 14 Canavosio, 13 Canale, 12 Mir. Bergamasco, 11 Nitoglia –
10Pez,9Griffen–7Mau. Bergamasco,8 Parisse,6 Sole– 5Bortolami(cap.),4 Dellape
– 3 Nieto, 2 Ongaro, 1 Perugini. Entraîneur : P. Berbizier. Remplaçants :
16 Festuccia, 17 Lo Cicero, Castrogiovanni, Del Fava, Persico, Picone, Wakarua.
Arbitre : M. Pearson (ANG)
DUBLIN –
de notre envoyé spécial
LE TOURNOI des Six Nations ouvre
cet après-midi dans son plus vieux
stade, et pour son retour à Lansdowne
Road, où il garde de très bons souvenirs, Pierre Berbizier, aujourd’hui à la
tête du quinze d’Italie, peut s’attendre
au pire. Car dans le sillage du Munster
LES OBSÉQUES DE GUY
BASQUET. – La grande famille
d’Ovalie s’était donné rendez-vous
hier après-midi en la cathédrale
d’Agen pour rendre un dernier
hommage à Guy Basquet. L’ancien
capitaine de l’équipe de France de
rugby (33 sélections de 1945 à
1952), puis président d’Agen, qui
dirigea le rugby français dans les
années 70 et 80 aux côtés de son
ami Albert Ferrasse, avec lequel il
était brouillé depuis 1991, est
décédé mercredi à l’âge de
quatre-vingt-quatre ans. La
cérémonie religieuse fut ponctuée
par les interventions d’un de ses huit
petits-fils, Jérôme Fillol, le demi de
mêlée du Stade Français, et de
Bernard Lapasset, patron de la FFR
et ancien du club agenais, avant que
la cercueil ne rejoigne le caveau
familial au cimetière de Gaillard, à
Agen, emporté sur les épaules de
Daniel Dubroca, Jean-Louis Tolot,
Grégoire Lascube, Pascal Ondarts,
Jean-Luc Averous et Yves Salesses.
– Ch. D.
et du Leinster, ses deux provinces
phares qualifiées pour les quarts de
finale de la Coupe d’Europe, la sélection irlandaise a les moyens de réussir
un grand Tournoi. Brian O’Driscoll,
revenu de sa longue blessure à
l’épaule, affiche un appétit féroce, le
pack du Munster fait une entrée en
force et il sera sans doute très difficile
pour les Italiens de contenir une
équipe d’Irlande au grand complet.
« Une équipe à fort potentiel mais qui
ne l’exprime pas toujours, note tout de
même Berbizier. Il lui arrive de se bloquer sur certains matches… La réalité,
c’est que toutes les équipes que l’on va
affronter dans ce Tournoi nous sont
supérieures. Il faut donc que l’on soit à
100 % et que l’adversaire ne le soit
pas. » L’objectif de l’Italie est donc
clair : faire déjouer les Irlandais qu’elle
n’a plus battus depuis 1997. La solidité
de son pack peut le lui permettre, mais,
comme le souligne encore Pierre
Berbizier, « il est temps que l’Italie
passe à autre chose. La conquête pour
la conquête, cela n’est pas suffisant. Il
faut changer d’état d’esprit. L’équipe
d’Italie, ce ne doit plus être les avants
d’un côté et les trois-quarts de l’autre,
des avants qui gagnent le ballon et des
trois-quarts qui perdent les matches,
comme on l’a trop souvent entendu,
mais quinze joueurs au service des uns
et des autres. Nous sommes là pour
apprendre, pour franchir un palier,
nous avons tout à gagner dans ce
genre de confrontation. » Privés de
joueurs tel que Troncon, Scanavagio,
Mazi, Robertson, Peens, Dallan, mais
avec huit « Français », les Italiens vont
donc tenter un impossible pari, là où
Berbizier a plus souvent connu la victoire que la défaite : vainqueur à deux
reprises comme entraîneur de l’équipe
de France (1993 et 1995), il y a aussi
gagné comme joueur en 1981 et 1987
avec deux Grands Chelems à la clé.
« Ce stade est chargé d’histoire, je
mesure le privilège que j’ai de pouvoir
y revenir à la tête d’une autre équipe.
Des sensations et des émotions vont
revenir. Un plaisir à croquer à pleines
dents. » – J.S.
Angleterre
(1913 1914, 1921, 1923, 1924, 1928,
(1913,
1957, 1980, 1991, 1992, 1995, 2003)
9
Galles
(190 1909, 1911, 1950, 1952, 1971,
(1908,
1976, 1978, 2005)
8
France
3
Éc
Écosse
(196 1977, 1981, 1987, 1997, 1998,
(1968,
2002, 2004)
(19225, 1984, 1990)
1
Irlande
(194
(1948)
Classement 2005
1
2
3
4
5
6
Galles
France
Irlande
Angleterre
Écosse
Italie
10 pts
8
6
4
2
0
Procédures
disciplinaires :
mode d’emploi
L’ORGANISATION des Six Nations
a rappelé hier dans un communiqué
les modalités des procédures disciplinaires en vigueur durant le Tournoi.
Des commissaires indépendants à la
citation, désignés par l’organisateur,
feront part de toute citation dans les
cinquante heures suivant le coup
d’envoi au responsable disciplinaire.
Dans le cas du premier match de
l’équipe de France, dont le coup
d’envoi sera donné demain à
16 heures (heure française), la
fenêtre des citations s’étendra ainsi
jusqu’à mardi, 18 heures (heure française).
Pendant ce laps de temps, les commissaires informeront le joueur et sa
Fédération qu’une citation a été
décidée. Une commission composée
de trois personnes auditionnera les
joueurs cités, ceux sanctionnés d’un
carton rouge ou ceux ayant cumulé
trois cartons jaunes. Les audiences
auront lieu le mardi ou le mercredi
suivant le match.
E R RA T UM . – U ne er reu r
technique a inversé hier les textes et
photos dans « L’avis des spécialistes », paru dans certaines éditions
de notre journal d’hier. Veuillez nous
en excuser.
PRO D 2 (18e journée, matches en retard)
AUJOURD’HUI
18 H 30
Aurillac - Oyonnax
Dax - Tarbes
Colomiers - Mont-de-Marsan
DIMANCHE 12 FÉVRIER
15 HEURES
Béziers - Pays d’Aix
15 H 30
Auch - Albi
PRO CHAIN E J OURNÉE (20 e ).
– Samedi 18 et dimanche
19 février : Dax-Aurillac ; AuchTyrosse ; Colomiers-Pays d’Aix ;
Rac ing-Mé tro 92 - Montauban ;
Béziers - Mont-de-Marsan ; Stade
Bordelais-Lyon OU ; La RochelleTarbes ; Albi-Oyonnax.
LA 19 e JOURNÉE , initialement
programmée le 4 février, a été reportée
au 11 mars.
SAMEDI 4 FÉVRIER 2006
Classement
Pts J. G. N. P. p.
— ———— —
1. Montauban... 73 18 16 0 2 478
2. Albi ............... 59 17 13 0 4 402
3. Béziers ......... 57 17 12 0 5 441
4. Dax ............... 52 17 11 0 6 403
5. Tarbes .......... 47 17 10 0 7 394
6. Auch ............. 45 17 9 0 8 344
7. Colomiers..... 42 17 10 0 7 299
8. La Rochelle.. 41 18 9 0 9 377
9. St. Bordelais . 40 18 9 0 9 336
10. Oyonnax....... 39 17 9 0 8 328
11. Racing-Mét. 92. 35 18 7 1 10 321
12. Lyon OU....... 32 18 6 0 12 300
13. Mt-de-Marsan . 27 17 5 0 12 317
14. Pays d'Aix .... 27 17 5 0 12 264
15. Tyrosse ........ 23 18 4 1 13 305
16. Aurillac ......... 20 17 3 0 14 281
c.
—
260
302
342
243
319
280
362
374
429
331
404
362
379
338
459
406
B.
—
9
7
9
8
7
9
2
5
4
3
5
8
7
7
5
8
À l’occasion des 60 ans
de L’Équipe, testez vos connaissances
sur l’histoire du journal.
Jouez et gagnez jusqu’au 28 février 2006
sur www.lequipe.fr
PAGE 11
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
12
ESCRIME
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
COUPE DU MONDE – ÉPÉE FEMMES
Flessel a trouvé un maître
Pour remplacer Michel Sicard, nommé directeur technique national, la championne a choisi Hervé Faget comme maître d’armes.
LES CHOSES SÉRIEUSES commencent aujourd’hui pour Laura
Flessel. Après une mise en jambes
voici quinze jours à Budapest, où elle
s’est classée troisième, la double
championne olympique se présente
à Saint-Maur pour la première
épreuve qualificative en vue des
Championnats du monde (à Turin,
du 29 septembre au 7 octobre). À
tente-quatre ans, l’épéiste entame
un nouveau challenge puisqu’elle a
été obligée de se trouver un nouveau
maître d’armes. Michel Sicard, à ses
côtés depuis quatre ans, ayant été
nommé directeur technique national, Laura s’est tournée vers Hervé
Faget (40 ans), directeur de son club
de Levallois et champion du monde
par équipes en 1994.
Tout s’est passé en parfaite collaboration avec l’entraîneur national,
Jean-François Di Martino. « Il me
donne carte blanche », explique
Faget. Dans l’ensemble, c’est la
continuité qui prédomine. Le passage de témoin s’est effectué natu-
rellement. Hervé Faget et Laura
Flessel avaient déjà commencé à travailler occasionnellement ensemble
l’an passé. Gaucher, Faget remplaçait de temps en temps Sicard pour
donner la leçon. Les deux hommes se
connaissent bien. Le cadet se considère comme le disciple de Sicard,
qu’il venait parfois suppléer à l’Insti-
tut national du sport (INSEP) quand
ce dernier était responsable de
l’épée masculine. « J’ai été formé
par lui », fait-il remarquer.
« Facile à entraîner »
Le maître ne tarit pas d’éloge sur sa
nouvelle élève. « Laura est quelqu’un de facile à entraîner, dit-il. Elle
est abordable. Quand il y a un pro-
blème d’organisation, on se passe un
coup de fil et, en cinq secondes, c’est
réglé. C’est quelqu’un d’exceptionnel. Elle se prend en charge tout en
gérant un emploi du temps serré, ce
qui demande une sacrée organisation. Elle possède des qualités physiques hors du commun. C’est quelqu’un d’avenant qui ne rechigne
jamais à l’effort et se remet en question tout le temps. Surtout, elle reste
humble et très posée. »
Flessel trouve en Faget le digne successeur, pour ne pas dire la copie
conforme, de Sicard. « Ils ont la
même approche de la compétition,
la même logique, le même respect de
l’espace vital de chacun, confie-telle. C’est quelqu’un de très psychologue qui s’enrichit de tout et
s’adapte en permanence. Je me
retrouve dans la logique de la préparation de l’entraînement. La seule
différence, en fait, c’est que Michel
Sicard n’a pas été compétiteur alors
que Hervé l’a été. » Flessel vient de
fêter ses trente-quatre ans. Combiné
à l’expérience, l’âge n’est pas nécessairement un désavantage. Reste
que c’est un facteur avec lequel
Faget doit composer : « Elle a une
telle débauche d’énergie que parfois
il faut la ralentir. Il faut contrôler ses
charges de travail, faire attention à
ses temps de récupération, tout en
sachant qu’il y a des paramètres
extérieurs à gérer, famille, trajet, travail… Tout ça joue. Il faut surtout
veiller à éviter les blessures. »
C’est dans cet état d’esprit que,
après discussion avec Di Martino et
le docteur Dominique Poux, la championne a décidé de ne disputer à
Saint-Maur que la compétition individuelle et de faire demain l’impasse
sur le tournoi par équipes. « Laura
avait été blessée en fin d’année
(déchirure de l’aponévrose sur le
quadriceps droit) et elle a ressenti
une douleur en demi-finale à Budapest, indique Di Martino. On n’a pas
envie de prendre de risque. » Cela
n’empêchera pas cette battante de
tout donner aujourd’hui dans
l’épreuve individuelle.
MARC VENTOUILLAC
Un test d’importance
Pour les épéistes françaises, l’étape
de Coupe du monde de Saint-Maur
constitue le premier grand rendezvous de la saison, la première compétition qualificative pour les Mondiaux, suivant un mode de sélection
inchangé depuis l’an passé : seront
retenues la première classée en fonction des quatre meilleurs résultats
obtenus sur l’ensemble des cinq
compétitions sélectives, plus trois
autres à l’appréciation du comité de
sélection. Cela laisse quelques
portes entrouvertes, même si la hiérarchie semble solidement établie :
derrière le quatuor des championnes
du monde par équipes Flessel-KiralyNisima-Daninthe (cette dernière est
diminuée par une douleur à un tendon d’Achille), toutes placées dans
les douze premières mondiales, il
faut glisser jusqu’au 48e rang pour
trouver Audrey Descouts. C’est dire
qu’il existe un fossé difficile à combler.
Saint-Maur donnera-t-il à certaines
l’occasion d’y parvenir ? Pas nécessairement évident eu égard à la qualité du plateau. De la championne du
monde Dmowska à la championne
olympique Nagy, la quasi-totalité
des meilleures mondiales seront présentes aujourd’hui au centre sportif
Pierre-Brossolette. Les places seront
chères pour entrer dans le tableau de
huit. – M. V.
PROGRAMME
AUJOURD’HUI. – À Saint-Maur (Val-de-Marne), centre sportif Pierre-Brossolette,
tableau d’élimination directe à partir de 9 heures ; finale à 18 h 5. DEMAIN.
– Épreuve par équipes à partir de 8 heures ; finale à 15 heures.
Principales engagées : Nagy (HON), Duplitzer (ALL), Dmowska (POL), MacKay
(CAN), Sivkova (RUS), Cascioli (ITA), Branza (ROU), Flessel, Kiraly, Nisima,
Daninthe.
Leblacher méritait ça
Hingis à l’épreuve
La Suissesse affrontait Maria Sharapova, qu’elle rêvait de rencontrer, la nuit dernière en demi-finale.
UN GROS TOUR D’HORLOGE. Il
n’en a pas fallu plus à Martina Hingis
pour étriller la Russe Maria Kirilenko
en quart de finale du tournoi de Tokyo
(6-2, 6-1 en 66’). La Suissesse ne voulait manifestement pas rater l’occasion
de retrouver en demi-finale Maria Sharapova (la rencontre avait lieu la nuit
dernière), qui l’avait précédée sur le
court et s’était montrée presque aussi
expéditive face à Samantha Stosur
(6-1, 6-4).
C’est que, depuis son retour sur le circuit, Hingis a multiplié les déclarations
où elle disait son rêve d’affronter la
Russe raquette en main. Un défi lancé
dès sa première conférence de presse,
début décembre 2005, qu’elle justifiait
ainsi : « D’abord, parce que je ne l’ai
jamais rencontrée ; ensuite, parce
qu’elle a gagné Wimbledon et atteint
la place de numéro 1 mondiale. J’ai
envie de voir de près ce qu’elle vaut. »
Après son quart de finale, Hingis confia
pourtant qu’elle avait déjà croisé la
route de la jeune Sharapova, il y a
quelques années. « Quand Maria avait
une douzaine d’années, raconta la
Suissesse, j’ai visité l’académie de Nick
Bolletieri en Floride. J’avais rencontré
cinq jeunes filles et Maria était l’une
d’entre elles. J’avais fait quelques
échanges avec elle et elle sortait déjà
du lot. »
Si l’orgueilleuse Suissesse a jeté son
dévolu sur la séduisante Russe, c’est
peut-être moins pour son palmarès,
pourtant, que pour son jeu. Athlétique,
Sharapova est un peu le parangon de
la joueuse du début du XXIe siècle,
avec son jeu fait de puissance et de
Dotation : 1 340 000 $.Quarts de finale : Sharapova (RUS) b. Stosur (AUS), 6-1, 6-4 ; Hingis
(SUI) b. Kirilenko (RUS), 6-2, 6-1 ; Dementieva (RUS) b. Vaidisova (RTC), 3-6, 6-1, 6-2 ; Myskina
(RUS) b. Likhovtseva (RUS), 4-6, 6-2, 6-3.
Mauresmo à la fête
PARIS. – Amélie Mauresmo a levé son verre en compagnie
d’Alexandre Sidorenko (à gauche), autre licencié du TC
Paris.
(Photo Pierre Lahalle)
C’était la fête hier soir au Tennis Club de Paris. Son président, Jean-François Alcan,
honorait deux membres qui venaient de se distinguer : Amélie Mauresmo et Alexandre Sidorenko. « Un club français, dont deux des membres remportent un titre
du Grand Chelem à deux jours d’intervalle, ce n’est pas courant ! » se réjouissait le
président alors que les deux lauréats, avant de trinquer au champagne, avaient été
salués par une salve d’applaudissements. Dans l’assistance, on remarquait la présence d’Émilie Loit (qui avait perdu contre Mauresmo en Australie) et Jean-Christophe Faurel, qui avait franchi un tour dans le tableau final après avoir passé trois
tours de qualifications.
PETITS AS : PLUS DE FRANÇAIS
EN LICE. – La dernière représentante
française s’est inclinée hier en quart
de finale des Petits As, le « Mondial
des 12-14 ans », à Tarbes. Khristina
Mladenovic, douze ans, fille de
Dragan, le gardien international
yougoslave de l’équipe de handball
de Pontault-Combault, a perdu
contre la Russe Anna-Arina Marenko,
6-2, 6-2. Cette dernière sera
accompagnée dans le dernier carré
par une compatriote (Buchina), une
Ouzbèke (Khabibulina) et une
Canadienne d’origine polonaise
(Dabrowski). Chez les garçons,
l’ex-bloc de l’Est semble moins
influent puisqu’à l’exception du
Russe Khacharyan, se retrouvent en
demi-finale un Espagnol (Boluda), un
Américain (Sarmiento) et, pour la
première fois de l’histoire du
tournoi, un Néo-Zélandais (Lavie).
ESPOIR ET CHAMPAGNE POUR
CLIJSTERS. – Battue par abandon
sur blessure à la cheville en
demi-finale de l’Open d’Australie par
Amélie Mauresmo, Kim Clijsters était
en principe out pour deux mois.
Deux tendons étaient sévèrement
touchés (déchirures) et c’est avec le
moral à zéro que la nouvelle
numéro 1 mondiale est rentrée chez
elle en Belgique. Hier, cependant,
Clijsters avait retrouvé le sourire :
« J’ai revu le docteur, il m’a fait des
ultrasons et, apparemment, la
cicatrisation se fait beaucoup plus
vitesse, ses frappes supersoniques des
deux côtés, et sa régularité. La championne de Wimbledon 2004 fut, l’an
passé, la seule à atteindre le dernier
carré dans trois des quatre Tournois du
Grand Chelem.
En somme, en affrontant Sharapova,
Hingis espérait s’étalonner. « Je n’ai
rien à perdre. Pour ma stratégie, on
verra ça demain, (la nuit dernière) ça
sera une surprise ! », a-t-elle annoncé.
La Russe, 4e joueuse mondiale, était
elle aussi emballée à l’idée de se frotter
à l’ex-retraitée : « J’ai hâte de jouer
contre Martina, c’est une grande
championne et ça devrait être un gros
match », promettait-elle. – J. Ba.
vite que prévu. La semaine
prochaine, je devrais faire du vélo et
je garde même un petit espoir de
pouvoir participer au Tournoi
d’Anvers (dans deux semaines). Bien
sûr, je ne me déciderai à jouer que si
je suis certaine à cent pour cent que
mes tendons tiendront. Mais ce
serait fantastique de retrouver le
public d’Anvers, que j’adore. »
De toute façon, qu’elle joue ou
qu’elle ne joue pas à Anvers, Kim
Clijsters a décidé d’offrir une
bouteille de champagne à chaque
spectateur. Comme le palais des
sports peut contenir
10 000 personnes, il va falloir que la
championne belge ouvre grand son
porte-monnaie. En Belgique, une
bouteille coûte environ 25 euros. Ce
qui veut dire que Clijsters devra
dépenser 250 000 euros ! Mais ses
moyens le lui permettent.
COUPE DAVIS : LA SUISSE SANS
FEDERER. – Comme on s’y attendait,
Roger Federer ne disputera pas le
premier tour de Coupe Davis entre la
Suisse et l’Australie, la semaine
prochaine à Genève. Le numéro 1
mondial a annoncé hier qu’il
« utiliserait ce break pour préparer
particulièrement les Masters Series à
venir et Roland-Garros ». L’équipe
suisse sera composée de Wawrinka,
Bastl, Lammer et Allegro.
RÉSULTATS
2006
LUNDI 6 FÉVRIER à 12h30
JEUDI 9 FÉVRIER à 9h30
(rediffusion)
ZAGREB (ATP, indoor, 302 000 , 30 janvier - 5 février). – Quarts de finale : Djokovic
(SEM) b. Bozoljac (SEM), 6-2, 6-3 ; Henman (GBR) b. Seppi (ITA), 6-3, 6-4 ; Ljubicic (CRO) b.
Youzhny (RUS), 6-3, 6-2 ; Koubek (AUT) b. Karlovic (CRO), 7-6 (7-4), 6-7 (6-8), 6-3.
DELRAY BEACH (USA, ATP, dur, 380 000 $, 30 janvier - 5 février). – Deuxième tour : Haas
(ALL) b. Pavel (ROU), 6-7 (1-7), 6-1, 7-5 ; Spadea (USA) b. Kendrick (USA), 6-4, 6-1. Quarts de
finale : Spadea b. Lee H.-T. (CDS), 6-3, 6-3 ; Haas b. Muller (LUX), 6-3, 6-2.
VIÑA DEL MAR (CHL, ATP, terre battue, 380 000 $, 30 janvier - 5 février). – Deuxième tour :
Friedl (RTC) b. Aguilar (CHL), 7-6 (7-4), 6-3 ; Gonzalez (CHL) b. Del Potro (ARG), 6-3, 7-6 (7-4) ;
Pashanski (SEM) b. Di Mauro (ITA), 6-7 (2-7), 7-6 (7-4), 6-0. Quarts de finale : Ramirez Hidalgo
(ESP) b. Montañés (ESP), 6-2, 2-6, 6-2 ; Acasuso (ARG) b. Friedl, 3-6, 6-1, 7-5.
ANDRÉZIEUX (ATP, Challenger, indoor, 85 000 , 30 janvier - 5 février). – Deuxième tour :
Dupuis b. Ascione, 7-5, 6-3 ; Simon b. Haehnel, 6-1, 6-4 ; Elseneer (BEL) b. Lisnard, 6-3, 6-7
(1-7), 7-6 (8-6) ; Péquery b. Sitak (RUS), 7-6 (7-3), 6-4.
PAGE 12
P-As-Eurosport-86x45 1
ÉTOILE DE BESSÈGES
Le coureur de La Française des Jeux, un temps sans équipe cet hiver, s’est imposé de belle manière, hier.
LES SALLES-DU-GARDON
– (Gard)
de notre envoyé spécial
IL EN A EU LA LARME À L’ŒIL. Hier,
Éric Leblacher a remporté la troisième
étape de l’Étoile de Bessèges, tout seul,
comme un grand. Il a fait la différence au
terme d’une étape mouvementée, où les
pièges étaient nombreux. La satisfaction
était personnelle puisqu’elle ne mettait
pas en péril le maillot de leader de Frederik Willems.
Hier, le Normand s’est au fond offert un
petit plaisir à la gloire de La Française des
Jeux, l’équipe qui lui a fait confiance
l’hiver dernier alors que le Crédit Agricole
ne souhaitait pas renouveler un contrat
arrivé à son terme. « Je n’ai aucun mépris
contre le Crédit Agricole ou Roger
Legeay, expliquait Leblacher. Il a réagi en
patron d’équipe et je n’avais pas obtenu
de résultats. Il était logique qu’il ait moins
confiance en moi. » Leblacher est un gentil garçon, mais il ne méritait certainement pas qu’on l’abandonne après ses
blessures (deux clavicules cassées).
« J’aurais voulu un peu plus de patience.
J’ai toujours eu un tempérament d’attaquant. Je savais que j’étais capable de
faire quelque chose de bien. »
Sur le dernier Tour d’Espagne, il est allé
au charbon tous les jours, au point de
presque devenir le héros français de la
Vuelta, la première semaine. « Mais je
me suis cassé la clavicule lors de la 12e
étape et, à partir de là, tout a changé.
J’avais déjà eu ce pépin lors de ParisCamembert, mais je ne pensais pas qu’on
me condamnerait comme ça. »
Leblacher est aussi un gars simple qui
raconte sobrement comment Marc
Madiot lui a tendu la main. « Un jour, il
m’a appelé pour me demander ce que je
devenais. J’ai dit que j’étais au chômage.
C’était un vendredi, et il m’a dit de passer
le lundi pour signer à La Française des
Jeux. » Il n’oublie pas non plus les siens, à
l’heure de la victoire, et notamment son
épouse : « Elle a vécu aussi des moments
difficiles. La motivation est un tout et je
ne l’aurais jamais eusans elle et sans mon
enfant. »
Hier, elle lui a sûrement permis de forcer
l’allure, alors qu’il appartenait à un
groupe de tête où se trouvait Sylvain Chavanel, le seul à même de provoquer un
bouleversement au classement général.
« Je reprends et je me sens de mieux en
mieux, expliquait ce dernier à l’arrivée.
Bien sûr que j’aurais voulu faire la différenceaujourd’hui, mais je ne suis pas tout
seul dans le peloton. » Le coureur de Cofidis ne gagnera sans doute pas l’Étoile de
Bessèges, pas plus que Sébastien Joly,
autre transfuge de La Française des Jeux,
deuxième hier, qui a donné un peu plus
d’ampleur à la victoire de Leblacher et
salué la présence de Français méritants.
« L’esprit de groupe fonctionne parfaitement, expliquait Joly. On prend ce qui est
à prendre. »
Et Frederik Willens, lui, a parfaitement
conscience de ce qu’il devrait bientôt
conquérir, rien de moins que le succès
final. « On a géré, assurait hier le Belge de
Chocolat Jacques. Rien n’est acquis, mais
je sais que l’équipe fait son maximum
pour aller jusqu’au bout. Les deux derniers jours vont être difficiles, mais je
tiens, pour l’heure, la plus grosse victoire
de ma carrière. »
MANUEL MARTINEZ
MOREAU A ABANDONNÉ. – Christophe Moreau n’a pas terminé la 3e étape de
l’Étoile de Bessèges, hier. « Je suis motivé comme jamais, je voulais faire honneur à mon
nouveau maillot, mais sans doute aurait-il fallu que je débute beaucoup plus tard dans la
saison. Je ne suis pas à cent pour cent, même si je souhaitais l’être », a indiqué le coureur
d’AG2R Prévoyance, qui espère être au départ de Paris-Nice le 5 mars.
TOUR DU QATAR
Boonen en impose
En une semaine, le champion du monde a montré qu’il savait tenir son rang.
DOHA – (QAT)
de notre envoyée spéciale
À PLUS D’UN KILOMÈTRE de l’arrivée, il était déjà calé dans la roue de
Tom Boonen. Mais hier, comme les
jours précédents, Erik Zabel n’a pas
réussi à dépasser le pédalier du leader
et vainqueur final du Tour du Qatar. Le
champion du monde a donc remporté
sa quatrième victoire d’étape sur cinq
possibles, à l’endroit même où il avait
gagné le GP de Doha une semaine
auparavant. « Je ne pouvais pas imaginer une meilleure fin », se réjouissait-il à l’arrivée.
Toute la semaine, le Belge et son
équipe, Quick Step, ont exercé leur
suprématie. « Nous avons eu le mérite
d’essayer tous les jours, mais c’était
impossible de le sortir de la moindre
bordure », lâchait le Suisse de Phonak
Aurélien Clerc, 3e. Dès sa première
course de l’année, Boonen a pleinement assumé son statut. Au fil de la
semaine, on le vit ainsi prendre sa part
de relais, aller rechercher des échappés, mais également calmer le jeu
lorsque la nervosité du peloton entraîna par exemple plusieurs chutes. « Il
est respecté de tout le monde », relèvent d’ailleurs la plupart des coureurs.
Au Qatar, il avait surtout à cœur de
bien démarrer l’année. « Cet hiver,
tout le monde me répétait que je ne
serais pas prêt à cause des nombreuses
sollicitations que j’ai dû honorer. J’ai
prouvé que je suis là. On peut toujours
dire que le Tour du Qatar n’est pas une
course importante, mais si je ne l’avais
pas gagné, tout le monde me l’aurait
fait remarquer. »
Sur le plan sportif, il a profité de la
semaine pour tester son « train » et les
automatismes avec ses nouveaux coéquipiers semblent acquis. « Tossatto
est capable de tenir un kilomètre à
60 km/h et je pense que c’est le seul
dans le peloton, précise Boonen,
impressionné par l’ex-poisson-pilote
de Petacchi. Quant à De Jongh, il arrive
encore à accélérer dans les 200 derniers mètres. »
Physiquement, le champion du monde
est aussi apparu plus puissant. « Il a
suivi le même entraînement qu’en
2005, mais il est plus fort, remarque
Wilfried Peeters, le directeur sportif de
Quick Step. Et lorsqu’on analyse les
données du cardiofréquencemètre, on
voit qu’il a encore de la réserve. » Ce
que l’intéressé confirmait hier : « Je
dois encore améliorer de 10 % de ma
condition d’ici Milan - San Remo et de
20 % pour le Tour des Flandres. » D’ici
là, il disputera la Ruta del Sol, le Het
Volk, Kuurne-Bruxelle-Kuurne et ParisNice. Un beau programme.
BARBARA RUMPUS
RÉSULTATS
ÉTOILE DE BESSÈGES (2.1, 1er-5 février). – 3e étape, Portes - Les Salles-du-Gardon : 1.
Leblacher (Française des Jeux), les 134,2 km en 3 h 31’21’’ (moy. : 38,098 km/h) ; 2. Joly
(Fdj), à 1’20’’ ; 3. Cummings (GBR, Landbouwkrediet), m.t. ; 4. Sy. Chavanel (Cofidis), à 1’22’’ ;
5. Scheirlinckx (BEL, Jartazi) ;… 7. Le Lay (Bretagne-Jean Floc’h), à 1’28’’ ; 10. Charteau (Crédit Agricole), à 2’4’’ ; 25. Willems (BEL, Chocolat Jacques), à 4’37’’. – 136 classés.
Principal abandon : Moreau (AG2R-Prévoyance).
Classement général : 1. Willems (BEL, Chocolat Jacques), en 10 h 47’23’’ ; 2. Van Hecke (BEL,
Davitamon-Lotto), à 26’’ ; 3. Voeckler (Bouygues Telecom), m.t. ; 4. Blaudzun (DAN, CSC), à
32’’ ; 5. Turpin (AG2R-Prévoyance), à 36’’ ;… 8. Calzati (A2R), à 1’55’’ ; 9. Médérel
(Auber 93), à 2’30’’ ; 10. Patour (Crédit Agricole) ; 13. Leblacher (Française des Jeux), à 5’25’’.
AUJOURD’HUI. – 4e étape : Les Fumades-Allègre-Les Fumades (151 km).
TOUR DU QATAR (2.1, 30 janvier-3 février). – 5e et dernière étape, Al Thakhira-Doha :
1. Boonen (BEL, Quick Step-Innergetic), les 151,5 km en 3 h 36’48’’ (moy. : 41,928 km/h) ; 2.
Zabel (ALL, Milram) ; 3. Guidi (ITA, Phonak) ; 4. Eisel (AUT, Française des Jeux) ; 5. Hunter (AFS,
Pho) ;… 16. Jégou (Fdj), t.m.t.
Classement final : 1. Boonen (BEL, Quick Step-Innergetic), en 17 h 2’20’’ ; 2. Zabel (ALL,
Milram), à 11’’ ; 3. Clerc (SUI, Phonak), à 30’’ ; 4. Hunter (AFS, Pho), à 40’’ ; 5. Guidi (ITA, Pho),
m.t. ; 6. Breschel (DAN, CSC), à 41’’ ; 7. De Jongh (HOL, Qsi), m.t. ; 8. Jalabert (Pho), à 43’’ ;
9. Ingels (BEL, Davitamon-Lotto), à 44’’ ; 10. Vierhouten (HOL, Skil-Shimano), m.t.
TOUR DE LANGKAWI (2.HC [MYS], 3-12 février). – 1re étape, Kuala Lumpur-Rawang :
1. Richeze (ARG, Panaria), les 81,1 km en 1 h 43’53’’ (46,780 km/h) ; 2. Pütsep (EST,
AG2R-Prévoyance) ; 3. Miyazawa (JAP, Équipe nationale) ;… 13. Lefèvre (Bouygues Telecom),
t.m.t.
Classement général : 1. Richeze (ARG, Panaria), en 1 h 43’43’’ ; 2. Pütsep (EST,
AG2R-Prévoyance), m.t. ; 3. Radochla (ALL, Wiesenhof), à 4’’ ;… 6. Poilvet (Crédit Agricole), à 9’’.
RENTRÉE DE PETACCHI.
– Alessandro Petacchi défend
aujourd’hui son titre au Grand Prix de
la Côte Étrusque, sa première
apparition sous ses nouvelles couleurs
de Milram. Le sprinteur italien
trouvera face à lui quelques bons
spécialistes comme Luciano Pagliarini
(Saunier Duval) ou Danilo Napolitano
(Lampre).
LA TABLE RONDE REPOUSSÉE.
– La réunion prévue, à la demande des
sponsors d’équipes, le lundi 6 février à
Genève pour tenter de régler le conflit
UCI-Grands Tours sur le Pro-Tour (voir
L’Équipe du 26 janvier), est reportée.
Cette réunion devait permettre de
remettre en présence les deux parties
en conflit depuis plus de dix-huit mois
sur la réforme du cyclisme
professionnel, chacun devant alors
exprimer publiquement ses positions.
Quelques divergences de vues existent
néanmoins encore sur le déroulé de la
journée, d’où le report. – F. G.
SAMEDI 4 FÉVRIER 2006
1/02/06 8:56:40
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
Rouge
CYCLISME
TOKYO (WTA Tour, indoor)
Bleu
TENNIS
(Photo Jérôme Prévost)
Jaune
Rouge
Jaune
Dans un sport où la relation entraîneur-entraîné est essentielle, Laura Flessel et Hervé Faget ont réussi à trouver rapidement une entente.
AUJOURD’HUI. – Au Palais des sports d’Orléans, tableau d’élimination directe à partir
de 11 heures ; demi-finales et finale à 20 heures.
Principalesengagées: Zagunis,Jacobson (USA), Socha (POL), Velikaia (RUS), Touya,
Perrus, Berengier.
Noir
Bleu
Noir
SABRE FEMMES : TOUYA D’ATTAQUE. – Pour sa première compétition
(non sélective pour les Championnats du monde), la championne du monde de
sabre Anne-Lise Touya retrouvera aujourd’hui à Orléans, entre autres, la Russe
Sophia Velikaia, qu’elle avait battue 15-13 en finale des derniers Mondiaux.
13
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
SKI ALPIN COUPE DU MONDE - DESCENTE HOMMES
Les promesses d’un grand jour
Un an après sa blessure, Antoine Dénériaz retrouve la « Verte ». Bien décidé à claquer un gros coup avant les Jeux.
CHAMONIX –
de notre envoyé spécial
IL A CHOISI l’humour pour attaquer ce séjour à part. Une élégante
manière de renouer le fil d’une histoire trop brutalement interrompue.
Le signe que s’il n’a évidemment
rien oublié, il a depuis longtemps
tout pardonné. C’était mardi en fin
d’après-midi au bar de l’hôtel du
Bois, le refuge des Français quand
ils viennent s’attaquer au Kandahar
chamoniard. « La dernière fois que
j’étais là, ça allait beaucoup moins
bien », se marra Antoine Dénériaz,
en arrivant. Effectivement, ça allait
beaucoup moins bien, comme il
dit. Il remontait de l’hôpital de Sallanches, ligament croisé antérieur
du genou gauche en vrac, la faute à
un sacré vol non contrôlé et terminé
dans les filets quelques heures plus
tôt au terrible Goulet de la « Verte »
lors d’un entraînement de descente.
Saison terminée avec pour unique
horizon la longue pénitence de la
convalescence. « Ce n’est qu’un
genou ! Et maintenant, au moins,
on ne pourra plus dire que je ne
suis pas un vrai descendeur »,
glissait « Tonio » en ce maudit
7 janvier 2005.
Un an et quelques semaines plus
tard le revoilà à Chamonix. Debout.
De longs mois de rééducation puis
de reconstruction plus tard le revoilà face à la « Verte ». Prêt. Prêt à
croquer dans un défi qu’il prend
pour un cadeau : la descente du
Kandahar avant de partir aux Jeux
Olympiques, Cham’ avant Sestrières. Et c’est donc d’abord l’occasion de mesurer tout le chemin parcouru depuis la dernière fois.
« Sur le télésiège, en montant pour
le premier entraînement, je me suis
revu il y a un an. Depuis, il y a eu des
moments longs et durs, des hauts et
des bas, ça ne s’est pas toujours
passé comme je voulais, avoue-t-il à
propos de quelques courses mal
négociées, dont les descentes de
Wengen et Garmisch récemment.
Mais globalement, je n’ai pas vu le
temps passer. »
et Maier pour les Autrichiens,
Büchel pour le Liechtenstein,
Aamodt pour la Norvège mais aussi
Miller, puisqu’il ne faut jamais
l’oublier, pour l’Amérique forment
une belle internationale de prétendants pour le Kandahar 2006. Mais
ce n’est pas assez pour effrayer
Dénériaz, pour tempérer son ambition. « Je viens de passer trois
semaines sur des pistes qui ne me
conviennent pas forcément, là ça
me paraît plus facile, affirme le placide du Grand Massif. La perspective des Jeux est une motivation
supplémentaire. Je suis déterminé.
Monter sur un podium, gagner, je
suis là pour ça. Je prends le départ
pour être devant. » Jamais fanfaron, « Tonio » n’hésite pourtant pas
à sortir les mots des grands jours.
Hier, pour ne pas couper le fil de son
histoire d’amour, le Haut-Savoyard
s’est offert un tour supplémentaire
dans la pente en prenant le départ
de la descente (raccourcie) du
super-combiné dont il a terminé
septième après avoir tenté, sans
succès, quelques trajectoires qu’il
ne reproduira pas tout à l’heure.
D’ailleurs, dans l’aire d’arrivée, il se
démasque : « Demain, ça peut être
un très grand jour. » « Demain »,
c’est aujourd’hui. Et puisqu’il dit
que c’est pour lui…
BENOÎT LALLEMENT
AUJOURD’HUI. – Descente à 11 heures. Piste : La Verte. Départ : 1 870 m. Arrivée : 1 000 m. Dénivelée : 870 m. Longueur : 3 380 m.
Trois derniers vainqueurs : Grugger (AUT), 2004-2005 ; Eberharter (AUT),
2003-2004 ; Maier (AUT), 1999-2000.
Favoris : Walchhofer (AUT, dossard 30) ; Büchel (LIE, 20) ; Dénériaz (27) ; Maier
(AUT, 22) ; Aamodt (NOR, 14).
Principaux dossards : Ghedina (ITA, 2) ; Kjus (NOR, 7) ; Miller (USA, 9) ; Kernen
(SUI, 10) ; Défago (SUI, 11) ; Bertrand (12) ; Raich (AUT, 13) ; F. Strobl (AUT, 18) ;
Dalcin (21) ; Macartney(USA, 23) ; Svindal (NOR, 24) ; Fill (ITA, 25) ; Hoffmann (SUI,
26) ; Kröll (AUT, 28) ; Gruber (AUT, 29) ; Rahlves (USA, 31) ; Cuche (SUI, 32) ; Schifferer (AUT, 34) ; Fournier (42) ; N. Burtin (47) ; Bottollier (49).
CHAMONIX. – Deuxième
mercredi (notre photo),
quatrième jeudi, Antoine
Dénériaz s’est régalé lors
des tests chronométrés sur
la « Verte ».
(Photo Marc Francotte)
SUPER-COMBINÉ HOMMES
Raich engrange
Vainqueur devant Schönfelder et Miller, l’Autrichien possède
une belle marge au général.
GÉANT FEMMES
Rienda sur orbite
CHAMONIX –
de notre envoyé spécial
En remportant son second géant de la saison, l’Espagnole prend rendez-vous pour les Jeux.
Mais Paerson (2e) est là.
ELLE A PERDU une partie de son
nom, mais pas son joli sourire :
« C’est la Fédération espagnole qui
nous a demandé de raccourcir nos
noms, pour une meilleure lisibilité
dans les médias et sur les listes de
départ ! Mais je m’appelle toujours
Maria José Rienda Contreras ! » Un
sourire retrouvé, hier après-midi à
Ofterschwang (Allemagne), au bout
d’une course parfaite venant effacer
sa déception de Cortina (Italie), la
semaine dernière : « J’étais en tête
PROGRAMME
après la première manche, et je ne
sais pas ce qui s’est passé, la pression, les pièges de la pente et du
tracé… » C’était donc une Rienda
contrariée et revancharde qui, hier,
s’est élancée, avec encore le meilleur
temps, dans le portillon du second
tracé. « À croire que j’aime les pistes
faciles ! », plaisantait l’Andalouse,
pour la quatrième fois victorieuse en
deux saisons sur des parcours plutôt
cléments à Are (Suède), Lenzerheide
(Suisse), Aspen (États-Unis) et donc,
RÉSULTATS
COUPE DU MONDE FEMMES (Ofterschwang [AUT], 3 février). – Températures : 3o C au
départ ; – 2o C à l’arrivée. Temps ensoleillé. Neige dure. Géant : 1. Rienda-Contreras (ESP),
2’19’’52 ; 2. Paerson (SUE), 2’20’’16 ; 3. Zettel (AUT), 2’20’’36 ; 4. Hosp (AUT), 2’20’’68 ;
5. Ottosson (SUE), 2’20’’89 ; 6. N. Fanchini (ITA), 2’20’’93 ; 7. Mazé (SLV), 2’20’’99 ; 8. Forsyth
(CAN), 2’21’’14 ; 9. Kirchgasser (AUT), 2’21’’18 ; 10. Mancuso (USA), 2’21’’30 ; 11. Simard (CAN),
2’21’’34 ; 12. Fischbacher (AUT), 2’21’’52 ; 13. Marl. Schild (AUT), 2’21’’72 ; 14. Kostelic (CRO),
2’21’’75 ; 15. Poutiainen (FIN) et Putzer (ITA), 2’21’’87 ; 17. Dorfmeister (AUT), 2’22’’37 ; 18. Lustenberger (CAN), 2’22’’49 ; 19. Pietilae-Holmner (SUE), 2’22’’56 ; 20. Lindell-Vikarby (SUE),
2’22’’58 ; 21. Ertl (ALL), 2’22’’59 ; 22. Meissnitzer (AUT), 2’22’’98 ; 23. Hölzl (ALL), 2’22’’99 ;
24. Zahrobska (RTC), 2’23’’01 ; 25. Koznick (USA), 2’23’’11 ; 26. Fernsebner (ALL), 2’23’’17 ;
27. Acton (CAN) et Jelusic (CRO), 2’23’’24 ; 29. A. Gerg (ALL), 2’23’’67 ; 30. Schleper (USA)
2’33’’34.- Trente classées.
Abandons : Costazza (ITA), Gianesini (ITA), Görgl (AUT), Hargin (SUE), Kurfuerstova (RTC), Lolovic (YOU) 1re manche ;
Disqualifiées : Bertrand, 1re manche.
Non partantes : Alfieri (ITA), Blieninger (ALL), Kobal (SLV) 1re manche.
1re manche : 1. Rienda-Contreras, 1’10’’33 ; 2. Paerson, 1’10’’74 ; 3. Ottosson, 1’10’’93 ; 4. Hosp,
1’10’’98 ; 5. Zettel, 1’11’’02 ; 6. Mazé, 1’11’’17 ; 7. Forsyth, 1’11’’27 ; 8. Mancuso, 1’11’’41 ; 9. N.
Fanchini, 1’11’’44 ; 10. Simard, 1’11’’47 ; … 13. Kostelic, 1’11’’56 ; 14. Fischbacher, 1’11’’68 ;
… 16. Dorfmeister, 1’11’’73 ; 17. Meissnitzer, 1’11’’98 ; … 22. Ertl, 1’12’’64 ; … 34. Barioz,
1’13’’32 ; … 36. Jacquemod, 1’13’’51 ; … 38. Santon, 1’13’’77 ; …
2e manche : 1. Rienda-Contreras, 1’09’’19 ; 2. Zettel, 1’09’’34 ; 3. Paerson, 1’09’’42 ; 4. N. Fanchini, 1’09’’49 ; 5. Kirchgasser, 1’09’’64 ; 6. Lindell-Vikarby, 1’09’’68 ; 7. Hosp, 1’’09’’70 ; 8. Lustenberger, 1’09’’75 ; 9. Mazé, 1’09’’82 ; 10. Fischbacher, 1’09’’84 ; … 14. Mancuso, 1’09’’89 ; 15.
Ertl, 1’09’’95 ; 16. Ottosson, 1’09’’96 ; … 21. Kostelic, et Koznick, 1’10’’19 ; … 28. Dorfmeister,
1’10’’64 ; 29. Meissnitzer, 1’11’’00 ; …
désormais, Ofterschwang… « J’ai
eu un peu de mal à me mettre dans le
rythme, et puis mon ski agressif a
repris le dessus… »
Anja Paerson, sa dauphine, tenue à
distance sur les deux chronos, était
fataliste : « J’ai battu Maria seulement dans le portillon de départ !
Ensuite, il n’y avait plus rien à faire
contre elle, elle skiait dans une autre
catégorie aujourd’hui (hier). Elle
devient clairement la favorite du
géant des Jeux. Mais ce n’est pas
pour me déplaire, elle va attirer les
projecteurs et on se prépare mieux
dans l’ombre… » Le rôle semble
taillé sur mesure pour la brune
Grenadine, qui ne le refuse pas, bien
au contraire : « Ça ne me dérange
pas qu’on m’attende, j’ai les moyens
d’assumer. Il faudra quand même
que ma forme reste à ce niveau
encore jusqu’au 24 février, et c’est
sans doute le facteur le plus
aléatoire. » Avec un entraîneur
italien, Mauro Pini, dans son camp
de base italien, Cervinia, Rienda
Contreras ne sera en tout cas ni
dépaysée ni sans atouts et soutien à
Sestrières.
Jacquemod
dans le doute
Avec Anja Paerson, qui espère « des
portes moins directes pour le second
géant (aujourd’hui) », Janica Kostelic (14e avec un gros déchet technique) voudra ce matin retrouver les
sensations qui semblent parfois lui
échapper, sans doute fâchée, malgré
sa confortable avance au général, de
ne pouvoir maintenir ses résultats au
so m m e t c e s d eu x der n ièr e s
semaines. Des sensations qui ont
encore été loin des vœux d’Ingrid
Jacquemod, non qualifiée et dans le
doute, contrainte à se rassurer tout à
l’heure au risque de partir dans le
brouillard vers les Jeux.
Seule lueur bleue, les sept centièmes
PROGRAMME
AUJOURD’HUI. – Géant FEMMES à Ofterschwang (ALL) à 9 h 45 (1re manche) et
12 h 45 (2e manche). Piste : Ofterschwanger Horn. Départ : 1 300 m. Arrivée :
920 m. Dénivelée : 380 m.
Dernier vainqueur : Rienda Contreras (ESP), 2005-2006. Favorites : Kostelic
(dossard3,CRO) ;Paerson (5,SUE) ; RiendaContreras (1, ESP) ;Hosp (2, AUT) ; Zettel
(4, AUT).
Principales engagées : Mazé (6, SLV) ; Poutiainen (7, FIN) ; Forsyth (8, CAN) ;
Dorfmeister (9, AUT) ; Mancuso (10, USA) ; Görgl (11, AUT) ; Simard (12, CAN) ; Ertl
(14, ALL) ; Marl. Schild (15, AUT) ; Koznick (17, USA) ; Meissnitzer (18, AUT) ; Karbon
(20, ITA) ; Putzer (21, ITA) ; Jacquemod (22) ; N. Fanchini (25, ITA) ; Bertrand
(37) ; Santon (54) ; Barioz (62).
Forfait : Götschl (AUT), genou.
DEMAIN. – Slalom FEMMES à 9 h 45 (1re manche) et 12 h 45 (2e manche).
SAMEDI 4 FÉVRIER 2006
seulement qui auront séparé la
junior Taina Barioz, meilleure Française à dix-sept ans, de la qualification. Sa place au-delà des cent
premières mondiales de la spécialité
la contraindra réglementairement à
laisser aujourd’hui sa place à encore
plus jeune qu’elle : Tessa Worley,
seize ans, portera les espoirs qu’il
faut bien désormais placer dans la
pr o m et t eu s e to u te n o uv el l e
génération.
TRANSCENDÉ PAR ce parfum de Jeux
qui se fait de plus en plus sensible et qui
toujours le réveille, Kjetil-André Aamodt,
l’homme des grands rendez-vous, a tout
tenté. Épanoui depuis la naissance de sa
fille, il y a trois semaines, le Norvégien
éternel s’est balancé comme un jeune
premier dans les piquets. Vainqueur de la
descente (raccourcie), il y a mis tout son
cœur. Ça n’a pas suffi. Mais même s’il ne
termine finalement que huitième du
super-combiné, Aamodt, déjà troisième
du super-G de Garmisch le week-end
passé, a lancé un message clair. Il faudra
compter sur lui. Ce matin pour la descente de Cham’. Dans les jours suivants
aux Jeux, surtout.
Détendu après quelques jours de golf à
Dubaï, « il a l’air en forme après ses
vacances », se moquera même Benjamin
Raich, Bode Miller a bien essayé de jouer.
Mais pas encore assez dans le rythme en
descente (15e), étrangement prudent en
slalom (10e), l’Américain n’a rien pu
faire. Et après son impasse dans le
désert, il doit se contenter de la troisième
place, juste derrière le slalomeur autrichien Rainer Schönfelder, qui a probablement gagné sa place pour le combiné
olympique. Oui, tous jusqu’à Michael
Walchhofer (4e) ou Pierrick Bourgeat (7e
après un mauvais choix de ski en slalom)
se sont balancés. Mais « Benni » était
trop fort. Raich est souvent, presque toujours même, trop fort dès que vient le
combiné. Champion du monde en titre,
déjà vainqueur de ceux de Wengen et
Kitzbühel, il a ainsi ajouté hier celui de
Chamonix à sa collection. Comme une
évidence tant il paraît le plus sûr des
polyvalents. Dix-septième de la descente, c’est dans la manche de slalom,
ouverte avec brio par Jean-Pierre Vidal et
PATRICK LAFAYETTE
Coupe du monde
Femmes
2005-2006
- GGéénéral -
(après 25 / 36)
1 282
1.
1 044
2. Dorfmeister (AUT)
1 021
3. Paerson (SUE)
699
4. Meissnitzer (AUT)
683
5. Kildow (USA)
671
6. Hosp (AUT)
649
7. Marl. Schild (AUT)
570
8. Zettel (AUT)
555
9. Mancuso (USA)
451
10. Mazé (SLV)
… 24. Jacquemod, 232 ; 29. Montillet,
.
Aujourd’hui
’h : géant,
géa
é à Ofterschwang (ALL).
- G é ant -
(après 6 / 9)
1. PAERSON (SUE), 405 ; 2. Kostelic
(CRO), 324 ; 3. Rienda (ESP), 305 ;
4. Zettel (AUT), 300 ; 5. Hosp (AUT), 285 ;
… 20. Jacquemod, 70.
RÉSULTATS
COUPE DU MONDE HOMMES (Chamonix, 3 février). – Températures : 2 oC au départ ; - 4 oC à
l’arrivée. Temps ensoleillé. Neige dure.
Super-combiné : 1. Raich (AUT), 2’36’’48 ; 2. Schönfelder (AUT), 2’37’’31 ; 3. Miller (USA),
2’37’’47 ; 4. Défago (SUI) et Walchhofer (AUT), 2’37’’60 ; 6. Sporn (SLV), 2’37’’64 ; 7. Bourgeat,
2’37’’78 ; 8. Aamodt (NOR), 2’37’’82 ; 9. Zurbriggen (SUI), 2’37’’98 ; 10. Ligety (USA), 2’38’’11 ; 11.
Jerman (SLV), 2’38’’41 ; 12. Larsson (SUE), 2’38’’52 ; 13. Kjus (NOR), 2’38’’61 ; 14. Brauer (AUS),
2’38’’78 ; 15. Kucera (CAN), 2’38’’82 ; 16. Svindal (NOR), 2’38’’83 ; 17. Olsson (SUE), 2’38’’92 ; 18.
Heel (ITA), 2’39’’08 ; 19. Bank (RTC), 2’39’’67 ; 20. Staudacher (ITA), 2’39’’88 ; 21. Osborne-Paradis
(CAN), 2’39’’98 ; 22. Kostelic (CRO) et Myhre (NOR), 2’39’’99 ; 24. Solbakken (NOR), 2’40’’35 ; 25.
Semple (CAN), 2’40’’48 ; 26. Jansrud (NOR), 2’40’’50 ; 27. Paquin, 2’40’’54 ; 28. Bottollier-Lasquin, 2’40’’78 ; 29. Perko (SLV), 2’41’’06 ; 30. D. Albrecht (SUI), 2’41’’25 ; … 34. Fournier-Bidoz,
2’43’’03. – Trente neuf classés.
Principaux abandons : Bourque (CAN), J. Strobl (SLV), Berthod (SUI), Brolenius (SUE), Grange.
Disqualifiés : Fill (ITA).
Non partants : Sullivan (USA), Cuche (SUI), Gruber (AUT), Dénériaz, Hoffmann (SUI), Kernen
(SUI), Maier (AUT), Rahlves (USA).
Descente : 1. Aamodt, 1’41’’72 ; 2. Kernen, 1’41’’81 ; 3. Maier, 1’41’’88 ; 4. Jaerbyn, 1’41’’89 ; 5.
Kjus, 1’42’’02 ; 6. McCartney, 1’42’’10 ; 7. Dénériaz, 1’42’’26 ; 8. Nyman, 1’42’’38 ; 9. Fill, 1’42’’41 ;
10. Rahlves, 1’42’’45 ; … 12. J. Strobl, 1’42’’50 ; 13. Walchhofer, 1’42’’64 ; … 15. Miller, 1’42’’78 ;
… 17. Raich, 1’42’’84 ; … 20. Gruber, 1’42’’91 ; … 22. Défago et Schönfelder, 1’43’’02 ; … 25.
Osborne-Paradis, 1’43’’13 ; … 34. Bottollier-Lasquin, 1’43’’64 ; 35. Fournier-Bidoz, 1’43’’74 ;
… 40. Bourgeat, 1’44’’03 ; … 43. Paquin, 1’44’’39 ; 44. Ligety, 1’44’’51 ; … 59. Grange,
1’46’’82.
Slalom : 1. Ligety, 53’’60 ; 2. Raich, 53’’64 ; 3. Sporn, 53’’68 ; 4. Bourgeat, 53’’75 ; 5. Larsson,
53’’76 ; 6. Schönfelder, 54’’29 ; 7. Zurbriggen, 54’’39 ; 8. Kostelic, 54’’54 ; 9. Défago, 54’’58 ; 10.
Miller, 54’’69 ; … 13. Kucera, et Walchhofer, 54’’96 ; … 23. Aamodt, 56’’10 ; 24. Paquin, 56’’15 ;
… 26. Kjus, 56’’59 ; 27. Osborne-Paradis, et Staudacher, 56’’85 ; 29. Bottollier-Lasquin, 57’’14 ;
… 34. Fournier-Bidoz, 59’’29 ; 37. Jaerbyn, 1’00’’58.
Stéphane Tissot (meilleurs temps officieux), que le Tyrolien s’est envolé. Pour
ramasser cent point supplémentaires et
épaissir davantage encore sa confortable avance au classement général. Le
voilà avec 245 points d’avance sur
Walchhofer et 317 de marge sur Miller.
« Ça s’engage plutôt bien », dit-il à propos de la course au gros globe. Sans
oublier, évidemment, son autre gros
objectif de l’hiver : les Jeux. « Avec cette
victoire, ça va être plus facile d’aller à
Sestrières », assure-t-il. Tout sourit à
« Benni »… – B. L.
Coupe du monde
2005-2006 Hommes
- GGéénéral -
(après 29 / 38)
1.
1 065
820
2. Walchhofer (AUT)
748
3. Miller (USA)
735
4. Maier (AUT)
727
5. Rahlves (USA)
638
6. Svindal (NOR)
635
7. Aamodt (NOR)
566
8. Palander (FIN)
549
9. F. Strobl (AUT)
536
10. Rocca (ITA)
… 26. Vidal, 258 ; 31. S. Tissot, 205 ;
38. Dénériaz, 168 ; 47. Bourgeat, 133.
Prochaine ép
épreuve : descente,
’h à Chamonix.
aujourd’hui,
- Super-combiné
Super
p combiné - (après 4 / 4)
1. RAICH (AUT), 345 ; 2. Walchhofer
(AUT) et Miller (USA), 200 ; 4.
Schönfelder (AUT), 182 ; 5. Aamodt
(NOR), 162 ; … 11. Bourgeat, 68 ;
22. Grange, 33.
- Descente -
(après 8 / 10)
1. WALCHHOFER (AUT), 498 ; 2. F. Strobl
(AUT), 441 ; 3. Rahlves (USA), 408 ; 4.
Büchel (LIE), 400 ; 5. Maier (AUT), 287 ;
… 16. Dénériaz, 124 ; 19. Bertrand, 98 ;
26. Dalcin, 60.
Dernière descente : mercredi 15 mars,
à Aare (SUE).
PAGE 13
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
Rouge
au Goulet, raconte-t-il humblement. Je suis vite allé voir en bas
comment c’était. Lors du premier
entraînement (mercredi), j’ai assuré
le coup. Mais il a été un peu
raboté et ça passe bien. » Deuxième
mercredi, quatrième en freinant
jeudi, le Français s’est régalé lors
des deux tests chronométrés. À
l’aise comme jamais depuis son
retour de blessure.
Bien sûr, Antoine Dénériaz, bien
escorté par Yannick Bertrand et
Pierre-Emmanuel Dalcin, deux
Bleus aussi très ambitieux, n’est pas
le seul à loucher sur la der de l’hiver
avant la finale, avant les Jeux le 12
février surtout. Walchhofer, Strobl
Bleu
le soleil. Sur un terrain taillé ou
presque pour lui. Avec quelques
passages techniques, de beaux
sauts, de la glisse, beaucoup de
glisse, sur une neige compacte bien
moins bleue que celle des dernières
descentes visitées et donc plus à son
goût. À l’écouter, il n’y a d’ailleurs
aucune raison que ça ne sourie pas.
Pas même cette appréhension légitime de retrouver « son » fameux
Goulet, ce saut sans fin où, après
trente-cinq secondes en pleine
lumière, ils plongent dans l’obscurité et qui donne beaucoup de son
caractère à la « Verte ». « Le premier jour, lors de la reconnaissance,
je ne faisais pas le malin en arrivant
Jaune
Rouge
Jaune
Mieux, le grand de Morillon certifie
être sorti grandi de cette drôle de
randonnée. « D’abord, annoncet-il, je me connais encore mieux, je
suis plus calme, plus serein. Plus
détaché aussi par rapport à certaines choses, je me focalise moins
sur ce que pensent ou disent les
gens. Surtout, il y a des choses que
je fais mieux qu’avant, je suis techniquement plus régulier, j’ai appris
à skier plus juste. » Ça ne se voit pas
forcément sur ses résultats en descente où il n’a pas (encore) réussi à
accrocher mieux qu’une septième
place mais c’est flagrant en superG, où il cumule les bonnes performances. Reste à claquer La course,
à se donner pleinement. Pour
retrouver l’air frais des sommets. Ça
le démange. Et, à l’écouter, ça ne
fait aucun doute : « J’ai tout ce qu’il
faut pour faire ! » Oui mais quand,
Antoine ? Oui mais où ? Il sourit :
« Pourquoi pas là… »
Vrai. Pourquoi pas ici, à Chamonix.
Puisque c’est un peu sa course. À
une demi-heure de la maison. Sous
Noir
Bleu
Noir
« Un podium, gagner,
je suis là pour ça »
14
BIATHLON
Poirée à l’entraînement
ARRIVÉ JEUDI SOIR à San Sicario, en Italie, le Français s’est entraîné hier pour la
première fois sur le site olympique, où la première épreuve, le 20 km masculin, est programmée au samedi 11 février. C’est le premier biathlète de l’équipe de France arrivé en
Italie, puisque les autres membres sont actuellement en stage à Bessans, en Savoie.
Raphaël Poirée, médaillé d’argent des JO 2002 en poursuite, arrivait de Montgenèvre, où
il avait effectué un premier stage avec sa femme, la biathlète norvégienne Liv-Grete, et
son entraîneur personnel en tir, Jean-Pierre Amat.
QUATRIÈME MÉDAILLE POUR MARION BLONDEAU. – Les Françaises ont terminé deuxièmes du relais 3 × 6 km aux Championnats du monde juniors de Presque Isle
(Michigan),aux États-Unis. Avec un temps de 1 h 02’09’’, elles ne sont devancées que par
les Allemandes. Les Russes complètent le podium. Il s’agit de la quatrième médaille en
quatre courses pour Marion Blondeau, le grand espoir du biathlon tricolore. La championne du monde du 12,5 km était entourée de Pauline Macabiès, dauphine de Blondeau
sur le 12,5 km, et Marie Dorin.
SNOWBOARD
DE LE RUE PATIENTE. – « Il y a de l’espoir. Hier, je l’avais perdu ; aujourd’hui, il est
revenu. » Pour Xavier De Le Rue (qui souffre d’un trait de fracture sur la cheville gauche)
comme pour tous les athlètes blessés, le moral joue au yo-yo au gré des sensations, de
l’humeur et des commentaires du médecin. « Je m’étais mis en tête que j’allais pouvoir
poser le pied par terre et marcher dès hier, après avoir enlevé mon plâtre. Évidemment, ça
ne s’est pas passé ainsi. Mon ostéo m’a recadré, il m’a répété que ma cheville ne pouvait
pas être consolidée si vite. Il m’a montré les signes tangibles de progression et… le moral
est revenu. » Maintenant, il n’a plus qu’à attendre : « En occupant mes journées à mettre
de la glace et de l’argile sur ma blessure, à faire des abdos, du Compex et à profiter de ma
fille. Dans une semaine, je serai fixé. Si tout se déroule comme prévu, j’arriverai à Bardonecchia le 13 février. J’irai rider et je verrai tout de suite si je peux disputer le boarder
olympique du 16 février. » Pour l’heure, rien ne permet d’en douter. – J. I.
JUDO
DERNIERS BILLETS POUR LE TOURNOI DE PARIS. – À une semaine du très relevé
tournoi de Paris (11-12 février, à Bercy), rendez-vous incontournable en vue de la sélection pour les prochains Championnats d’Europe (au mois de mai, en Finlande), les tournois hommes de Tbilissi (Géorgie) et femmes de Sofia (Bulgarie) délivreront, ce weekend,les derniers billets pour le TIVP. Du côté des garçons,ils seront attribués, en – 60 kg, à
Dimitri Dragin ou à Sébastien Berthelot, et, en – 100 kg, à Christophe Lagarde ou à Cyrille
Maret. Du côté des femmes, l’ultime sésame sera offert, en fonction de leur résultat respectif, à Christelle Faure ou à Virginie Taurines (– 63 kg).
Français engagés. Tournoi hommes de Tbilissi. – 60 kg : Dragin, Berthelot ;
– 73 kg : Étienne, Bonhomme ; – 81 kg : Gobert, Schmitt ; – 100 kg : Lagarde, Maret ;
+ 100 kg : Bruziaux, Ciaravino. Tournoi femmes de Sofia. – 48 kg : Morisson ;
– 57 kg : Chevreuil, F. Euranie ; – 63 kg : Faure, Taurines ; – 70 kg : Chollet, Oukoloff ;
– 7 8 kg : Lancel ; + 78 kg : Deroose.
FOURNIER À LA FÉDÉ DE FOOT US. – Ex-responsable de l’équipe de France masculine de judo, débarqué en septembre au lendemain des Championnats du monde, François Fournier a été nommé, officiellement depuis le 1er février, conseiller technique national (CTN) à la Fédération française de football américain. Il sera notamment en charge du
secteur de la formation.
TENNIS DE TABLE
TOP 12 EUROPE. – Vainqueur la semaine dernière de l’Open Pro Tour de Croatie, le
Bélarusse Vladimir Samsonov (no 3 mondial) sera le favori du Top 12 européen, qui se
dispute aujourd’hui et demain à Copenhague. Comme d’habitude, l’Allemand Timo Boll,
no 2 mondial, victorieux en 2002 et 2003, sera le principal rival du Bélarusse, vainqueur
en 1998, 1999 et 2001. À un degré moindre, le Belge Jean-Michel Saive (no 9) rêve sans
doute également de succéder au Russe Smirnov, victorieux l’an dernier à Rennes, et d’inscrire pour la deuxième fois son nom au palmarès d’une compétition qu’il a remportée en
1994. Jean-Philippe Gatien restera pour sa part, à coup sûr, le seul Français vainqueur de
ce prestigieux événement (en 1997) puisque aucun pongiste tricolore n’est aujourd’hui
suffisamment performant pour participer à ce Top 12. Dans la compétition féminine,
l’Autrichienne Liu Jia cherchera à conserver son titre.
Direction, administration, rédaction, ventes et publicité commerciale : 4, rue Rouget-de-Lisle, 92793 Issy-les-Moulineaux
Cedex 9. Tél. : 01-40-93-20-20. Télex 631.653. CCP Paris 9.427.90-C.
S.A. INTRA-PRESSE
Capital : 2.150.620 . Durée : 99 ans.
Principal associé : S.A. Éditions P. AMAURY.
Président du Conseil d’administration : Philippe AMAURY.
S.N.C. L’EQUIPE
Capital : 50 000 . Durée : 99 ans du 12 avril 1985. Siège social : 4, rue Rouget-de-Lisle, 92793 Issy-les-Moulineaux
Cedex 9. Gérant : Christophe CHENUT. Principal associé : S.A. INTRA-PRESSE.
Directeur général, Directeur de la publication : Christophe CHENUT
Directeur des rédactions : Claude DROUSSENT
Directeur de la rédaction du quotidien : Michel DALLONI
VENTE : Tél : 01-40-93-20-05
Allemagne, 2 ; Andorre, 2,15 ; Antilles, la Réunion, 1,30 ; Autriche, 2 ; Belgique, 3 ; Canada, 2,75 CAD ; Côte
d’Ivoire, 2 500 CFA ; Danemark, 15 DKK ; Espagne, 3,75 ; États-Unis, 2,5 $ ; Gabon, 1 400 CFA ; Grande-Bretagne,
1,30 £ ; Grèce, 1,95 ; Italie, 3,65 ; Luxembourg, 3 ; Maroc, 10 MAD ; Pays-Bas, 2 ; Portugal, 1,80 ; Sénégal,
1 400 CFA ; Suisse, 3,80 FS ; Tunisie, 1,50 DIN.
ABONNEMENTS : Tél. : 01-55-56-70-60.
22, rue René Boulanger, 75472 Paris Cedex 10.
France métropolitaine, lundi à samedi, 6 mois : 154,50 ; 1 an : 309 . Lundi à dimanche, 6 mois : 179,10 ; 1 an : 358,20 .
ÉTRANGER : nous consulter.
Modifications : joindre dernière bande.
Publicité commerciale : MANCHETTE SPORTS, Tél. : 01-40-93-24-99.
Petites annonces : 25, av. Michelet, 93408 St-Ouen Cedex. Tél. : 01-40-10-52-15.
Commission paritaire no 1207I82523 ISSN 0153-1069.
SA
Tirage du vendredi 3 février 2006: 410 249 exemplaires
TÉLÉVISION
TENNIS
SKI ALPIN
SKI ALPIN
TENNIS
DOCUMENTAIRE
quelque 4 000 personnes, s’est
entouré de l’un des meilleurs
coachs et cavaliers français, Gilles
Bertran de Balanda, pour réussir sa
passion. Et, avec un grand cru bordelais, Léoni pourrait même se qualifier dès ce soir pour sa deuxième
finale indoor. – A. La.
PROGRAMME
À Bordeaux (hall 3, parc des expositions), à 22 heures, Grand Prix Coupe.
Coupe du monde 2006 (après 8 épreuves) : 1. Mändli (SUI), 56 pts ; 2. G. Schröder
(HOL), 52 ; 3. Ehning (ALL), 48 ; … 11. Léoni et Aufrecht (ALL), 27 ; 23. Nicolas, 21.
Français engagés : Léoni, Nicolas, F. et R. Angot, Bourdy, Epaillard, Hécart, Jobertie, Lafouge, Rozier.
Principaux étrangers engagés : Kürten (IRL) ; Michaels-Beerbaum, L. Beerbaum, Kutscher, Ehning (ALL) ; Frühmann (AUT) ; J. et M. Whitaker (GBR).
DAVID ET GAVAGGIO VAINQUEURS. – Ophélie David et Enak Gavaggio ont remporté hier l’épreuve de ski-cross de Pec pod Snezkou, en République tchèque. Avec cette
première victoire en Coupe du monde, Gavaggio prend la deuxième place du classement
général, tandis qu’Ophélie David, qui affiche désormais quatre victoires au compteur, est
en tête de la Coupe du monde. Sur le site voisin de Spindleruv Mlyn, Guilbaut Colas, Pierre
Ochs, Silvan Palazot et Sandra Laoura disputeront aujourd’hui leur dernière épreuve de
bosses préolympique, tandis qu’Aurélien Lohrer s’alignera demain dans l’épreuve de
saut.
DOUBLÉ POUR ALEXANDREAUGRAND. – Après son titre au pistolet
standard, Manuel Alexandre-Augrand
s’est adjugé le titre national en précision,
devant Franck Dumoulin, champion olympique à Sydney en 2000, et Walter
Lapeyre, champion d’Europe en titre. Les
trois pistoliers valident ainsi leur ticket
pour les Championnats d’Europe à
10 mètres, qui auront lieu à Moscou du
27 février au 5 mars.
CHAMPIONNATS DE FRANCE À
10 MÈTRES (Montluçon, 31 janvier 4 février). - HOMMES. Pistolet précision : 1. Alexandre-Augrand (Clichy), 681
(581 + 100) ; 2. Dumoulin (Royan),
680,3 (579 + 101,3) ; 3. Lapeyre (Bordeaux), 674,8 (576 + 98,8) ; 4. Degat
(Fontenay-le-Comte), 671,8
(572 + 99,8) ; 5. Biebuyck (La Madeleine), 671,6 (572 + 99,6). Par équipes :
1. Royan, 1 708 pts ; 2. Bordeaux, 1 695 ;
3. Clichy, 1 693. AUJOURD’HUI: pistolet
précision FEMMES, pistolet vitesse
HOMMES.
Premier Enduropale au Touquet
LA DER AVANT LES JEUX. – Janda, Ahonen, Ljökelsöy, Küttel, Uhrmann, Romören,
Hautamaeki, tout le gratin du saut à skis sera en Coupe du monde ce week-end à Willingen, en Allemagne, pour la répétition générale avant les Jeux de Turin. Les Français, qui
serontabsents des tremplins olympiquespour la première fois depuis Innsbruck,en 1976,
ne font pas partie du casting.
AUJOURD’HUI : HS 145. DEMAIN : HS 145 par équipes. Coupe du monde (après
16 épreuves) : 1. Janda (RTC), 946 points ; 2. Ahonen (FIN), 895 ; 3. Ljökelsöy (NOR),664 ;
4. Küttel (SUI), 629 ; 5. Uhrmann (ALL), 509 ; … 59. Lazzaroni, 14.
SKI DE FOND
LES FRANÇAIS EN PISTE À DAVOS. – Après un stage en altitude à Montgenèvre,
l’équipe de France va achever sa préparation préolympique ce week-end à Davos, en
Suisse, avec son chef de file, Vincent Vittoz.
COUPE DU MONDE (Davos [SUI], 4-5 février). – AUJOURD’HUI : sprint libre HOMMES
et FEMMES. DEMAIN : 15 km HOMMES et 10 km FEMMES (classique). Les Français
engagés. – HOMMES : Darragon, Fanjas-Claret, Gaillard, Périllat, Rousselet, Vittoz.
FEMMES : Bourgeois-Pin, Philippot, Jaeggy, Vina. COUPE DU MONDE (après
15 épreuves). – HOMMES : 1. Angerer (ALL), 685 pts ; 2. Hetland (NOR), 455 ; 3. Vittoz,
382 ; 4. Lind (SUE), 363 ; 5. Rotchev, 361. FEMMES : 1. Björgen (NOR), 645 pts ; 2. Tchepalova (RUS), 580 ; 3. Scott (CAN), 505 ; 4. Künzel (ALL), 505 ; 5. Neumannova (RTC),
450.
TROIS JUNIORS PLACÉS EN POURSUITE. – Aux Championnats du monde
juniors de ski nordique, qui se déroulent à Kranj, en Slovénie, trois fondeurs français se
sont distingués en terminant dans le top 15 de la poursuite. Maurice Manificat, d’Agy, et
Yann Soubeyrand, de La Féclaz, ont terminé respectivement dixième et treizième, tandis
que Laure Barthélemy, dix-sept ans, de La Roche-sur-Foron, s’est classée treizième de
l’épreuve féminine.
GOLF
MAGAZINE
WATER-POLO
ÉLITE HOMMES. – AUJOURD’HUI
(10 e journée) : Marseille-Taverny
(15 heures) ; Reims-Sète (20 h 30) ;
Aix-les-Bains - Montpellier (19 h 30) ;
Tourcoing-Nice (20 heures) ; StrasbourgDouai (20 heures).
Classement : 1. Montpellier
(9 matches), 26 points ; 2. Marseille
(8), 24 ; 3. Strasbourg (10), 22 ; 4. Sète
(10), 22 ; 5. Aix-les-Bains (10), 21 ; 6. Nice
(9), 20 ; 7. Taverny (10), 16 ; 8. Reims (10),
16 ; 9. Tourcoing (10), 13 ; 10. Douai
(10), 12.
LA TRENTE ET UNIÈME ÉDITION de l’Enduro du Touquet, rebaptisé Enduropale et
amputé du passage dans les dunes, se dispute ce week-end sur le front de mer de la côte
d’Opale.Le nouveauparcours,exclusivementdessiné sur les plages du Touquet,de Merlimont et de Stella, est composé de dunes artificielles et de chicanes. Premiers à fouler le
sable ce midi, les 240 quads engagés batailleront trois heures durant sur un circuit de
7,8 km. Vainqueur l’an passé alors qu’il était seul au guidon, le Berckois Blaise Parent
(Yamaha) fait équipe avec Romain Couperie, qui s’était imposé en 2004. Grégory
Lassaigne (Yamaha), troisième en 2005, et l’ex-champion d’Angleterre Paul Winrow
(Honda) défieront les favoris de l’épreuve. – G. M.
PATINAGE ARTISTIQUE
LAMBIEL BLESSÉ. – À la suite d’unemauvaise réceptionsur un saut, mercredi soir à
l’entraînement,Stéphane Lambiel souffre d’une distorsion du ligament externe au genou
droit. En attendant de retrouver la glace, le champion du monde suisse se soigne à raison
de deux séances de physiothérapie par jour. Sa participation aux Jeux Olympiques n’est
pas remise en cause.
HOCKEY SUR GLACE
LIGUE MAGNUS (23e journée). CHOC AU SOMMET. – Le leader Rouen, toujours
invaincu,se déplace ce soir en Picardiepour un choc face aux Gothiques,deuxièmesà huit
longueurs, dans un Coliseum à guichets fermés.
AUJOURD’HUI. – 18 h 30 : Angers-Caen. 20 heures : Amiens-Rouen ; Gap-Dijon.
20 h 30 : Briançon - Morzine/Avoriaz ; Villard-de-Lans - Anglet ; Chamonix - Epinal ;
Mont-Blanc - Grenoble.
Classement : 1. Rouen, 41 pts ; 2. Amiens, 33 ; 3. Briançon, 29 ; 4. Grenoble, 28 ; 5.
Dijon, 27 ; 6. Villard-de-Lans, 25 ; 7. Morzine/Avoriaz, 24 ; 8. Angers, 24 ; 9. Anglet, 23 ;
10. Epinal, 19 ; 11. Mont-Blanc, 18 ; 12. Caen, 14 ; 13. Chamonix, 11 ; 14. Gap, 6.
NHL (saison régulière). DÉFAITE POUR HUET. – Cristobal Huet a encore été titulaire dans la cage lors de la défaite de Montréal face à Boston (1-3). Le Français a encaissé
deux des trois buts concédés par le club canadien mais a effectué 34 arrêts. Ses bonnes
performances ne passent pas inaperçues et des rumeurs de transfert circulent à son propos.
JEUDI : San Jose - Minnesota, 2-3 (t.a.b.) ; Phoenix - Los Angeles, 2-1 (t.a.b.) ; Edmonton-Colombus,
1-2 (t.a.b.) ; Nashville-Colorado, 4-3 (a.p.) ; Saint-Louis - Chicago, 6-5 (t.a.b.) ; Pittsburgh-Ottawa,
2-7 ; NY Islanders - NY Rangers, 2-5 ; Buffalo-Philadelphie, 4-2 ; Boston-Montréal, 3-1.
FOOTBALL
RÉUNION DE LAON (3 février). –
FEMMES. 54 kg : Weaver b. Angles, arrêt au
2e round (+ 15). 60 kg : Bertaud b. Gasmi,
arrêt au 1er round (+ 15).63 kg : Eloire b.
Guebre par forfait. 66 kg : Dehoux b. Pare par
forfait. HOMMES. Mouche : Thomas b.
Azaouagh, arrêt au 3e round (27-7), Boumerdaci b. Travert 43-21. Coq : P. Frénois b.
Vigne, arrêt au 3e round (+20). Plume : G.
Frénois b. Guitton, arrêt de l’arbitre au 2e
round. Légers : Dangnoko b. Bouchentouf
49-48, Azzedine b. Outin 29-26. Welters :
Alexis Vastine b. Noël 32-30. Moyens : Harihri
b. Vanbaelongheim 35-28. Mi-lourds : Hamadi b. Ficet 48-36. Lourds : Gomis b. Podoriezack 46-34, M’Bumba-Sylla. Super-lourds :
Djeddi-Tornu.
RÉUNION DE MONT-DE-MARSAN (3
février). – FEMMES. 50 kg. : Bouvier b. Martinez 18-11. 52 kg. : Ouchen b. Samata 18-6,
Nougue-Cazenave b. Moullac 22-3. 57 kg. :
Duhaut b. Baha par forfait, Ducastel b. Jansen
14-9. 60 kg. : Orain b. Berkane, arrêt de
l’arbitre au 2e round. HOMMES. Mi-mouche :
Guerfi b. Lacaze, arrêt au 2e round (31-7).
Coq : Hallab b. Dagard 27-20. Plume : Sellami b. Mallard 16-9. Welters : Bouneb b. Leyzour, arrêt au 3e round (+20), Oliveri b. Khalladi 18-11. Moyens : Anouche b. Raymond
21-10, Rebrasse b. Bouhenia par forfait. Milourds : Piquet b. Profichet, abandon au 2e
round, Soumare-Pierrot. Lourds : Taleb-Sallal.
Super-lourds : Amanissi-Hoareau.
PROGRAMME
AUJOURD’HUI. – CHARLEVILLEMÉZIÈRES. FEMMES. 52 kg : SehilDe Sousa. 54 kg : De Santa BarbaraCollin. 57 kg : Driouch-Amand.
60 kg : Vieira b. Rais par forfait.
HOMMES.Mouche: Ltaiefb. A.Roch
par forfait. Coq : Ziouti-Begoud.
Plume : Takoucht-Levavasseur.
Légers : Gomis-Haddadi. Superlégers : Bouzaiane-El Hamwi. Welters : Chiguer-Suares. Moyens : Ait
Chaouche-Zidi Nettour. Mi-lourds :
Diambang-Dabo. Lourds : OuatahKhamouch. Super-lourds : Samoudi-Lecacheur.
NIORT. FEMMES. 52 kg : ManciniJebahi. 54 kg : Bennasser b. Boulais
par forfait. 63 kg : Robert-El Hadrati,
Mitsa-Blary. 66 kg : Chaillou-ElGuerraoui. HOMMES. Mi-mouche : Beccu-Ghraieb. Mouche : Lamiri-Voranger. Coq : Ozaslan-M. Savary.
Plume : Djelkhir-Mendes. Légers :
S. Savary-Abid. Super-légers :
Adriani Vastine-Touati, BellahceneBelinga, Diabi b. Rachidi par forfait.
Super-lourds : Benzeghiba-Rousset.
Eurosport 105 min
Coupe du monde.
Sprint H et F. À Davos (SUI).
SKI DE FOND
Sport + 120 min
ATP.
Tournoi de Zagreb (CRO). Demi-finales.
France 4 65 min
Ligue 1. 25 e journée.
Paris-SG - Saint-Étienne.
TENNIS
Eurosport 60 min
Rediff. à 14 h Eurosport 2
Eurosport 135 min
Rediff. à 21 h Eurosport 2
Euro H 2006.
France-Croatie.À Zurich (SUI).
Canal + 105 min
Euro H 2006.
France-Croatie.À Zurich (SUI).
Meeting indoor de Stuttgart (ALL).
GOLF
Eurosport 120 min
NBA.
Milwaukee Bucks - Memphis Grizzlies.
BASKET
Eurosport 2 105 min
Sport + 90 min
02.30
TENNIS
6. Édition du week-end. 8.30 Match
après match (rediff. toutes les heures
jusqu’à 13.30). 19. La Grande Édition
week-end. 20. Édition du week-end.
23.30 La Grande Édition week-end,
avec la page foot.
INFOSPORT
6. Journal en continu. Avec le journal
du basket.
LE COIN DES RADIOS
Toute la journée. France Info. À .8 et
à .38 de chaque heure, chronique
sportive. 8.08 France Inter. Journal
des sports. 8.42 RTL. RTL Sports.
8.42 Europe 1. Sports. 9. Chérie FM.
Good Morning week-end. Invitée :
Amélie Mauresmo. 10. RMC. À vos
marques. 14. RMC. Intégrale Sport.
15. Sud Radio. Sud Radio Sports.
17. RMC. Intégrale Foot. 19.30
Europe 1. Multiplex. 19.45 RTL. RTL
Foot. 20. France Inter (GO). Interfootball. 20. Sud Radio. Ligue 1 : ToulouseNantes.
NBA + 120 min
Rediff. demain à 7 h 30
05.00
WTA.
Tournoi de Tokyo (JAP). Finale.
À voir.
Eurosport 30 min
00.30
Circuit américain.
Open de Scottsdale (USA). 3 e jour.
Eurosport 120 min
Rediff. demain à 8 h 30
ZAP
Intéressant.
19.50
AC Ajaccio - Auxerre (153) ; Lens-Strasbourg (154) ;
Nice-Lille (155) ; Rennes-Monaco (156) ;
Sochaux - Le Mans (157) ; Toulouse-Nantes (158) ;
Metz-Nancy (159).
23.00
TPS Star 135 min
M6 35 min
22.35
TPS Star 60 min
RALLYE
19.05
France 2 115 min
14.30
Championnat du monde 2006.
Rallye de Suède. 2 e jour.
Sport + 150 min
Ligue 1. 25 e journée.
Irlande-Italie. À Dublin (IRL).
Canal + 125 min
18.45
FOOTBALL
14.25
« Tiger Woods »
Rediff. à 22 h Eurosport 2
Sport + 105 min
Tournoi des Six Nations. 1 re journée.
DOCUMENTAIRE
Eurosport 2 105 min
18.00
Coupe d’Afrique des Nations. 4 e quart de finale.
Cameroun - Côte d’Ivoire. Au Caire (ÉGY).
TURBO
14.15
Rediff. demain à 9 h
22.30
Canal + 55 min
18.00
Championnat d’Angleterre. 25 e journée.
Manchester United - Fulham.
ATHLÉTISME
14.10
Sport + 105 min
Sport + 105 min
Rediff. à 19 h 05 Canal + Sport
FOOTBALL
13.45
Coupe d’Afrique des nations. 3 e quart de finale.
Nigeria-Tunisie. À Port-Saïd (ÉGY).
Rediff. demain à 10 h 40
21.15
JOUR DE FOOT
17.15
FOOTBALL
12.45
Coupe du monde.
Géant F. 2 e manche. À Ofterschwang (ALL).
France 2 119 min
17.00
FOOTBALL
12.25
Canal + Sport 100 min
Championnat d’Italie. 23 e journée.
Parme - AS Rome.
17.00
Euro H 2006.
Espagne-Danemark.À Zurich (SUI).
20.55
FOOTBALL
16.20
Arte 40 min
12.15
FOOTBALL
Championnat d’Espagne. 22 e journée.
Real Madrid - Espanyol Barcelone.
Eurosport 60 min
HANDBALL
20.10
France 3 10 min
16.00
RUGBY
11.15
TOUT LE SPORT
TPS Foot 130 min
TPS Foot 125 min
Tournoi des Six Nations. 1 re journée.
Angleterre - Pays de Galles.
L’ÉQUIPE TV
20.00
Championnat d’Angleterre. 25 e journée.
Newcastle-Portsmouth.
Canal + Sport 120 min
15.55
Championnat d’Angleterre. 25 e journée.
Birmingham-Arsenal.
Eurosport 2 60 min
FOOTBALL
15.25
Championnat d’Allemagne. 19 e journée.
Bayern Munich - Bayer Leverkusen.
Eurosport 75 min
11.00
« En route pour le Super Bowl 2006 »
SKI ALPIN
FOOTBALL
11.00
Circuit européen.
Open de Dubaï (EAU). 3 e jour.
ATP.
Tournoi de Zagreb (CRO). Demi-finales.
les concours,félicite l’entraîneur
national de saut d’obstacles, JeanMaurice Bonneau. Sa récente
7e place dans le GP de Leipzig, le
mois dernier, prouve qu’il monte
aujourd’hui avec une nouvelle
maturité. » À 46 ans, ce PDG de
presse à la tête d’une entreprise de
MOTO
09.45
« Les Grands Duels du sport. Patinage de vitesse :
Norvège - Pays-Bas », d’Antoine Roux.
TENNIS
Douzièmes à Bordeaux l’an passé, Philippe Léoni (meilleur Français au classement de la Coupe du monde) et
Cyrenaika ont le potentiel pour se qualifier, ce soir, pour la finale.
(Photo Jérôme Prévost)
TIR
Rediff. à 16 h 15
ATP.
Tournoi de Zagreb (CRO). Quarts de finale.
RUGBY
CHAMPION DES WELTERS les
cinq années précédentes, Xavier
Noël a été éliminé 30-32 par le jeune
Alexis Vastine en quarts de finale des
Championnats de France amateurs,
hier à Laon (Aisne). Noël, sanctionné
d’un avertissement pour tenue (deux
points de moins), a misé sur son
expérience, sur les ficelles du métier,
tandis que le Normand s’est montré
plus frais, plus vif. Après avoir subi
pendant deux rounds, Vastine a
avancé. Noël a donné les coups les
plus nets, mais le Normand a frappé
davantage.
Quant à Jérôme Thomas, il a battu le
Nordiste Hassan Azaouagh par arrêt
au troisième round (27-7), du fait de
l’écart de vingt points.
Bien moins expérimenté que le
médaillé d’argent aux Jeux Olympiques d’Athènes, Azaouagh (19
ans, 5 victoires, désormais 5
défaites) a néanmoins tenté sa
chance, incitant Thomas à ne pas lui
faire de cadeau. « Je me suis dit que,
si je le laissais travailler, j’allais être
ennuyé, avoue le Picard (26 ans, 165
victoires, 1 nul, 22 défaites). Il balançait de belles séries et était un peu
dangereux. Et, comme il se sauvait
un peu, ce n’était pas évident. Heureusement, mes coups partaient
bien. »
Les derniers quarts de finales se
dérouleront ce soir à CharlevilleMézières et Mont-de-Marsan.
– A.-A. F.
RÉSULTATS
SKI FREESTYLE
Eurosport 105 min
Coupe du monde.
Descente H. À Chamonix.
HANDBALL
APRÈS L’ANNULATION, pour raisons financières, de la Coupe du
monde de Paris, l’étape bordelaise
constituera, ce soir, la seule escale
dans l’Hexagone des cracks du paddock. Bordeaux l’unique a donc mis
les petits verres dans les grands
pour recevoir onze des dix-sept
meilleurs cavaliers mondiaux à
l’occasion de cette 9e étape du circuit en salle. Avec, en tête, une
impressionnante délégation allemande et, notamment, une bonne
partie de la famille Beerbaum.
Détentrice de la Coupe du monde
2005, Meredith Michaels-Beerbaum est qualifiée d’office pour la
finale, prévue à Kuala Lumpur du
26 au 30 avril. En revanche, son
quadruple champion olympique de
beau-frère, Ludger, doit encore
marquer une poignée de points
pour assurer son ticket malais. Et, à
Bordeaux, l’Allemand aimerait
s’imposer. Si, une année, il a manqué le jackpot à cause d’un arrêt
brutal de sa monture sur l’ultime
obstacle, une autre, il a été doublé
sur le fil par son compatriote Franke
Sloothaak.
Ce dernier ne sera pas le seul
gagnant bordelais à espérer récidiver. À 55 ans, l’Autrichien Thomas
Frühmann, vainqueur surprise du
GP de Genève en décembre, effectue un retour fracassant sur les
pistes depuis une saison. Mais si, ce
soir, il remettait le couvert, vingttrois ans après son premier succès
en Gironde, il veillerait sans doute à
conserver sa prime qu’on lui avait
chipée à l’époque, alors qu’il arrosait sa victoire en buvant des bières
et en tapant le carton à l’hôtel !
Côté français, on suivra non seulement Hubert Bourdy, lauréat de
l’édition 2005, mais aussi les deux
prétendants à une qualification
pour la finale, Philippe Léoni, 11e
actuellement du classement, et
Jean-Marc Nicolas, 23e. À l’issue
des douze étapes de la Coupe du
monde, les dix-huit premiers cavaliers du classement seront qualifiés.
« Philippe a pris des points à tous
05.00
Coupe du monde.
Géant F. 1 re manche. À Ofterschwang (ALL).
HANDBALL
Ce soir, au Grand Prix de Bordeaux, seule étape française du circuit indoor, les meilleurs couples
mondiaux seront présents.
Noël
sorti
LA SÉLECTION DE « L’ÉQUIPE »
WTA.
Tournoi de Tokyo (JAP). Demi-finales.
FOOTBALL
CHAMPIONNATS DE FRANCE
AMATEURS
Un cru unique
SAUT À SKIS
Fondateur : Jacques GODDET
BOXE
SAUT D’OBSTACLES – COUPE DU MONDE
Foot + 140 min
Rediff. à 17 h
PAGE 14
À ne pas rater.
Les cases vertes
correspondent aux
retransmissions
en direct.
Ce soir 19 : 00
INFORMATION
> LA GRANDE ÉDITION WEEK-END
Christian Rousse et Gaëlle Millon vous font le tour complet de l’actualité sportive
> MULTISPORT
SAMEDI 4 FÉVRIER 2006
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
Rouge
CHAMPIONNATS DE FRANCE.
– Castelnaudaryaccueille ce week-end les
Championnats de France. Jean-Michel
Lefort (simple messieurs), Hongyan Pi
(simple femmes), Quéré-Kehlhoffner
(double messieurs), Eymard-Rahmawati
(double femmes) et Lefort-Rahmawati
(double mixte) tenteront de conserver leur
titre, acquis l’an dernier à Quimperlé. Les
quarts et les demi-finales se disputeront
aujourd’hui tandis que dimanche sera
exclusivementconsacré aux finales (à partir de 10 heures).
Jaune
Bleu
UNE PRIMO CUP INTERNATIONALE. – Un millier de régatiers, deux
cents bateaux, onze séries en lice s’affrontent depuis hier et pour deux week-ends
successifs sur les eaux monégasques. Si
les cadors des Star ne sont pas là – la faute
à la compétition d’ouverture à Miami il y a
une semaine – en Mumm 30, Jimmy
Pahun, vice-champion du monde en titre,
Bernard Malleret, vainqueur du Championnat de France en One design, Fabien
Henry, vainqueur du Tour de France ainsi
qu’un équipage russe seront bien présents. – D. R.
Noir
Jaune
Rouge
Jaune
BADMINTON
Rouge
Noir
Bleu
Noir
BATEAUX
ÉQUITATION
Bleu
15
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
BASKET EUROLIGUE FEMMES (huitièmes de finale retour)
Reçues deux sur trois
Valenciennes et Bourges se sont qualifiées haut la main pour les quarts, mais Mondeville s’arrête là.
talent entre elles et nous » , relevait
Caroline Koechlin.
On retrouvera en revanche Berruyères et Nordistes au prochain
acte.
Les filles de Bourges ont abattu du
beau boulot, en s’imposant à Cracovie (53-68) au terme d’un match
mené de bout en bout. Après un
départ canon (12-21,12e), et en dépit
d’un 7-0 concédé à la 15e, les filles de
Pierre Vincent n’ont jamais été en
danger au cours de la première mitemps (28-44).
CRACOVIE - BOURGES : 53-68
(12-21 ; 16-23 ; 10-6 ; 15-18)
CRACOVIE : Skerovic (7), Guneva (4),
Perovanovic (10), De Forge (18), Kress (7),
T. Johnson (5), Trafimava (2), Radwan,
Gburczyk. Entraîneur : E. Omanic.
BOURGES : Godin (10), Palau (9), Melain
(15), Jekabsone (3), Dumerc (9), N’Goyisa
(11), Reghaïssia (11), Krawczyk. Entraîneur :
P. Vincent.
MONDEVILLE - BRNO : 58-92
(7-12 ; 19-29 ; 18-28 ; 14-23)
MONDEVILLE : Daley (20), Lemaire, Legoupil
(8), Pochet (2), Matic (7), Bade (9), Podrug
(8), Bonnan (4), Jannault. Entraîneur :
H. Coudray.
BRNO : Vesela (16), Sales (5), Machova (12),
Milton (21), Kovacova (2), Zirkova (9),
Kulichova (17), Viteckova (10). Entraîneur :
J. Bobrovsky.
RÉSULTATS
HIER : Schio (ITA) - VALENCIENNES, 70-84
(aller, 60-95) ; SOPRON (HON) - Ekaterinbourg (RUS), 89-79 (80-77) ; Cracovie (POL)
- BOURGES, 53-68 (69-77) ; Mondeville BRNO (RTC), 58-92 (44-62) ; Gdynia (POL) Pecs (HON), 79-66 (55-85) ; Naples (ITA) VILNIUS (LIT), 52-62 (62-71) ; Namur (BEL) SAMARA (RUS), 74-77 (52-75) ; Valence
(ESP) - DYNAMO MOSCOU (RUS), 43-64
(59-72).
Le match d’appui entre Pecs et Gdynia le
8 février à Pecs. Les quarts de finale (aller le
21 février, retour le 24 février, belle éventuelle
le 1er mars) : Valenciennes - Sopron ; Bourges
- Brno ; Pecs ou Gdynia - Vilnius ; Samara Dynamo Moscou.
ERRATUM : une erreur s’est glissée
dans la légende de notre photo de basket
d’hier. Il s’agissait bien d’Emmanuelle
Hermouet et non de sa coéquipière Sylvie
Gruszczynski. Nos excuses aux intéressées ainsi qu’à nos lecteurs.
Chalon évite le piège
« CONTRE VENTS et marées », le
slogan déclamé cette saison par les
dirigeants du PBR, n’a pas réchauffé
l’équipe de la capitale, prise hier soir
dans les glaces de Carpentier et
dans les griffes de l’Élan Chalon,
redevenu maître du jeu une semaine
après sa déconvenue face au Mans
(84-88).
Les Bourguignons sont en effet sortis du piège parisien avec application et méthode (76-64), profitant
de l’égarement adverse tout au long
du deuxième quart temps (8 balles
perdues et 2 réussites sur 13) pour
creuser l’écart (41-27 à la pause)
derrière un John Cox avisé (18 points
en vingt minutes).
« On s’est entêté à jouer le uncontre-un contre une équipe qui est
l’une des plus difficiles à jouer du
Championnat, car elle trop physique
pour nous », regrettait Gordon Herbert, le coach du PBR toujours en
quête d’un renfort.
Privé rapidement de TJ Parker
(entorse de la cheville) et délaissé
par John Linehan, Paris s’accrocha
néanmoins aux branches puis
déploya tout son arsenal défensif
pour revenir au score dans le dernier
quart-temps (55-64, 36e et 62-70,
39e).
Mais pour son retour en ville,
Mamoutou Diarra, d’abord malheureux, sut sortir deux tirs primés
importants qui mirent à la raison
Paris et son jeune prodige ukrainien
Oleksiy Pecherov (2,12 m ; 20 ans),
encore épatant hier sous les yeux de
quelques pointures du « scouting »
international (Jerry West de Memphis, RC Buford de San Antonio,
Maurizio Ghirardini de Trévise)
venus observer de plus près ce futur
joueur NBA. « On avait bien travaillé la montée de balle pour contrer
leur agressivité. Il fallait reprendre
une dynamique de victoires »,
appréciait Mam Diarra, tout heureux de passer le week-end à Paris
sur un succès qui relance Chalon
vers les hauteurs. – Ar. L.
PRO B (19e journée)
HIER : Angers - Golbey-Épinal,
69-76 ; Saint-Quentin - Levallois,
81-67 ; Nantes - Boulazac, 93-82
a.p. ; Antibes - Mulhouse, 68-67 ;
Besançon - Saint-Étienne, 73-78.
AUJOURD’HUI, 20 HEURES : Nanterre - Quimper ; Vichy - Aix-Maurienne ; Évreux - Orléans ; Châlons Charleville.
PARIS
CHALON
HIER
Paris BR - Chalon .................. 64-76
AUJOURD’HUI
64
76
20 HEURES
Roanne - Bourg
Hyères-Toulon - Pau-Orthez
Cholet - ASVEL
Clermont - Dijon
Le Mans - Gravelines
Reims - Brest
Le Havre - Rouen
DIMANCHE
Min Pts Tirs 3pts Lf Ro-Rd Pd
Rothbart
6 - - - - - T.J. Parker
17 3 1/4 1/2 - 1-5 1
Lema
3 0 0/1 - - - Corosine
21 3 1/6 1/5 - - 1
Linehan
30 6 3/13 0/3 0/2 1-1 6
A. Jackson
34 13 6/11 1/5 0/1 1-6 1
Samnick
37 16 6/15 1/5 3/3 3-5 3
Pecherov
25 17 5/9 2/4 5/8 3-4 Volcic
27 6 2/2 - 2/4 1-4 1
TOTAL
200 64 24/61 6/24 10/18 10-25 13
Min Pts Tirs 3pts Lf Ro-Rd Pd
Cox
40 21 9/16 2/6 1/2 1-4 3
Mokongo
7 0 0/1 0/1 - - 1
Diarra
20 11 3/10 3/8 2/2 0-2 1
Dondon
20 9 3/6 1/2 2/2 2-3 3
A. Lee
34 11 2/6 1/5 6/7 0-3 5
Laure
18 3 1/1 - 1/2 0-2 2
Best
35 17 6/12 1/3 4/4 1-5 4
Mazique
26 4 2/7 0/1 0/2 4-6 TOTAL
200 76 26/59 8/26 16/21 8-25 19
64-76 (21-21, 6-20, 15-19, 22-16)
Écarts. - PAR : + 4 (8e et 9e) ; CHA : + 20 (27e)
Spect. - 2 000. Arb. : Conderanne, Maestre et Taffin
15 HEURES
Strasbourg - Nancy (TPS Star)
PROCHAINE JOURNÉE. – VENDREDI 10 FÉVRIER (20 HEURES) :
Nancy - Clermont. SAMEDI 11
(20 HEURES) : Brest - Cholet ; ASVEL Hyères-Toulon ; Pau-Orthez - Bourg ;
Le Havre - Roanne ; Chalon - Reims ;
Dijon - Le Mans. DIMANCHE 12,
(15 HEURES) : Gravelines - Paris ,
(TPS Star). 17 HEURES : Rouen Strasbourg.
NANTES - BOULAZAC : 93-82 a.p. (19-20 ; 21-15 ; 11-23 ; 24-17 ; 18-7)
NANTES : Stockman (25), Charles (24), Dessart (4), Kosmalski (23), Cilly (1) ; puis Gomez,
Huljev (9), Boutry (3), A. N’Kembé (4). Entraîneur : A. Michon.
BOULAZAC : Lasme (3), Bertorelle (17), Wagner (9), Holland (26), Howell (14) ; puis Vasic, Lavis
(10), Beesley (3), Monpounga. Entraîneur : J. Douaglin.
ANTIBES - MULHOUSE : 68-67 (16-21 ; 19-11 ; 11-19 ; 22-16)
ANTIBES : Swift (8), Sarin (12), T. Williams (11), Feckoua (4), Bengaber (15) ; puis Dahbi,
Cherasse (8), Recoura (10). Entraîneur : S. Ostrowski.
MULHOUSE : St. Ross (18), Bronchard (6), Malet, Swords (13), G. Owens (11) ; puis Bouvier (2),
M’Bodji (3), A.D. Smith (12), V. Mendy (2). Entraîneur : C. Auffray.
BESANÇON - SAINT-ÉTIENNE : 73-78 (16-22 ; 19-20 ; 19-10 ; 19-26)
BESANÇON : Banks (17), Patiejunas (6), Gradit (17), Boughedir (6), Ford (15) ; puis Labeyrie
(2), Hoff (6), Éléléara (4). Entraîneur : G. Castano.
SAINT-ÉTIENNE : Periac (5), McClure (20), Adell (22), Ringstrom (4), Dean (17) ; puis Staelens
(9), Sears (1), Rey. Entraîneur : A. Thinet.
COUPE DE FRANCE FEMMES (huitièmes de finale). – AUJOURD’HUI
(20 heures) : Arras (N 1) - Villeneuve-d’Ascq (LFB) ; Villeurbanne (N 1) - Challes (LFP) ;
Reze-Nantes N 1) - Limoges (N 1) ; Reims (N1) - Mourenx (LFB), Montpellier (LFB)- SaintAmand (LFB). Mercredi 15 février : Mondeville(LFB) - Tarbes (LFB), Bourges (LFB) - Aix
(LFB). Déjà joué : Salies du Salat (NF 1) - Valenciennes (LFB) 56-94. Quarts le 25 février.
c.
—
1158
1261
1260
1306
1362
1398
1233
1391
1310
1448
1384
1337
1498
1378
1439
1621
1486
1438
EST: AllenIverson(Philadelphie),Dwyane Wade(Miami), LeBronJames(Cleveland),
Jermaine O’Neal (Indiana/forfait pour blessure), Shaquille O’Neal (Miami). Coach :
Flip Saunders (Detroit).
OUEST : Steve Nash (Phoenix), Kobe Bryant (L.A. Lakers), Tracy McGrady (Houston),
Tim Duncan (San Antonio), Yao Ming (Houston). Coach : Avery Johnson (Dallas).
MATCH DESROOKIES,1re année (rookies): Paul (NewOrleans/OklahomaCity),
Bogut (Milwaukee), Head (Houston), Granger (Indiana), Jasikevicius (Indiana), Frye
(New York), Robinson (New York), Villanueva (Toronto) et D. Williams (Utah).
2e année (sophomores) : D. Howard (Orlando), Okafor (Charlotte/forfait pour
blessure), Deng(Chicago), Gordon(Chicago),Nocioni (Chicago), Harris (Dallas), Ford
(Milwaukee), Krstic (New Jersey), Nelson (Orlando), Iguodala (Philadelphie).
CONCOURS DE DUNKS : J. Smith (Atlanta, tenant), Iguodala (Philadelphie),
N. Robinson (New York), Warrick (Memphis).
NBA EXPRESS
LES RÉSULTATS
LES NEWS
M i a m i - C l e v eland, 101-73 ;
Golden State-San
Antonio, 86-89.
Larry Brown, coach des
New York Knicks, a reçu
une amende de 20 000 dollars pour n’avoir pas su
quitter le terrain « discrètement » après
son expulsion lors du match contre les
Lakers.
LES FRANÇAIS
TONY PARKER (23 pts à 8/14 et 7/9 aux LF, 6 p.d., 1 rbd, 3 b.p. en
36 min.) a livré un duel passionnant à Baron Davis (17 pts à 8/17, 8
p.d., 8 rbds), lors de la victoire des Spurs, leur sixième d’affilée,
chez les Warriors. MICKAËL PIETRUS (6 pts à 2/7, 2 rbds, 1 int., 3
b.p. en 25 min.) a été plus discret malgré sa titularisation. La nuit dernière, les
Sonics de JOHAN PETRO jouaient à Houston et les Lakers d’un impatient RONNY TURIAF à Charlotte. Selon les Lakers, celui-ci devrait « encore attendre au
moins une semaine avant d’obtenir son visa de travail ».
ROANNE - BOURG
LE HAVRE - ROUEN
AUJOURD’HUI, 20 HEURES, HALLE VACHERESSE. Arbitres : MM. Bretagne, Boué et Taffin.
La Chorale, qui a récupéréModibo Niakate, n’a toujourspas trouvé de meneur
remplaçant suite au licenciement d’Akins. Gary Alexander (tendon rotulien) a
repris normalement l’entraînement mercredi. À Bourg, Frédéric Sarre pourra
compter sur toute sa troupe. – P. Bri. et Ph. Sé.
AUJOURD’HUI, 20 HEURES, DOCK
OCÉANE. Arbitres : MM. Chambon, Graffin
et Karaquillo.
Le Havre devra se passer de Tony Stanley
(opérationde l’épaulele 14 février). À Rouen,
l’intérieur Antony Williams sera présent malgré une inflammation au genou droit, de
même que Kris Morlende, victime d’une
inflammation des tendons extenseurs de la
main droite mais qui a retrouvé l’intégralité
de ses moyens hier. – P. Go. et A. Ges.
HYÈRES-TOULON - PAU-ORTHEZ
AUJOURD’HUI, 20 HEURES, ESPACE 3000. Arbitres : MM. Castano,
Machabert et Dubois.
Les Varois seront au complet. Pau, virtuellement éliminé en Euroligue, se
déplace sans Thierry Gadou (dos), arrêté au moins jusqu’à mercredi. Ce sera le
dernier voyage pour l’intérieur américain TJ Lux avant la qualification de son
compatriote Hiram Fuller espérée pour la semaine prochaine. – P. Sav. et G. C.
LE MANS - GRAVELINES
AUJOURD’HUI, 20 HEURES, ANTARES.
Arbitres : MM. Radonjic, Greva et Laplace.
Avec un effectif au complet, Le Mans tentera
de reprendre le point-average face à Gravelines, vainqueur au match aller (75-71). Les
Nordistes n’ont plus gagné à l’extérieur
depuis le 5 novembre à Bourg. – H. L.
CHOLET - ASVEL
AUJOURD’HUI, 20 HEURES, LA MEILLERAIE. Arbitres : MM. Bichon,
Bissang et Danielou.
Inquiétude à Cholet où Antonio Grant, qui ne s’est pas entraîné depuis le coup
face à Pau (béquille au niveau du genou), reste incertain. À l’ASVEL, Makan
Dioumassi (entorse de la cheville) n’a qu’une chance sur deux d’effectuer sa
rentrée à Cholet. Le pivot serbe Dragan Ceranic (ex-Ostende), remplaçant de
Masingue, fera ses débuts en pro A. – P.-M. B. et C. C.
REIMS - BREST
AUJOURD’HUI, 20 HEURES, RENE TYS.
Arbitres : MM. Mateus et Koog, Mlle Julien.
Reims s’apprête à disputer un match clé pour
le maintien, marqué par le duel entre le nouveau(Marc Brown)etl’ancienmeneur(Tyson
Patterson) du RCB. À Brest, Badou Gaye,
le nouveau pivot sénégalais en provenance
de Liège, fera ses débuts. – Y. Do. et R. Gue.
CLERMONT - DIJON
AUJOURD’HUI, 20 HEURES, MAISON DES SPORTS. Arbitres : MM. Viator, Supiot et Gros.
Jean-Aimé Toupane attend que sa troupe au complet aborde ce match crucial
« avec l’envie de se surpasser ». À Dijon, Perica a passédes examens (dos), qui
n’ont rien révélé d’anormal. Laurent Sciarra (dos) ne s’est pas entraîné jeudi,
mais il tiendra sa place. – F. L. et B. G.
SÉLECTIONS AUSTRALIENNES
Deux jours après avoir amélioré son record du monde du 200 m brasse, l’Australienne
a récupéré son bien sur la distance inférieure (1’5’’71).
de notre envoyé spécial
SAINT-QUENTIN - LEVALLOIS : 81-67 (20-22 ; 20-22 ; 23-10 ; 18-13)
SAINT-QUENTIN : Cologer (13), Joldersma (6), Grétouce (11), Wooten (34), Crowder ; puis
R. Tillon (2), Matanga, Moulin, Simmons (15). Entraîneur : O. Hirsch.
LEVALLOIS : Fergerson (11), Dieng (10), Vespasien (8), Burrell (4), Markovic (11) ; puis Nivière
(9), Dramé, Sylla (10), Sidibé (4). Entraîneur : S. Lautié.
p.
—
1326
1410
1392
1355
1412
1491
1337
1457
1291
1419
1392
1360
1459
1273
1346
1411
1324
1253
LES CINQ DE DÉPART DU ALL-STAR GAME
(LE 19 FÉVRIER À HOUSTON)
Jones finit en trombe
MELBOURNE – (AUS)
ANGERS - GOLBEY-ÉPINAL : 69-76 (23-16 ; 15-22 ; 13-12 ; 18-26)
ANGERS : Rathieuville (3), Ragauskas (11), T. Durham (9), Desroses (10), Emerson (20) ; puis
Sene (5), Christophe (4), Braun (5), Bestron (2), L. Touré. Entraîneur : O. Le Minor.
GOLBEY-ÉPINAL : Gardner (19), Cransac (6), Sani, Gouez (9), Tailleman (30) ; puis Stokes (3),
Dioum (7), Kere (2), M. Diaw. Entraîneur : P. Maucourant.
P.
—
4
5
5
6
6
6
6
9
9
9
9
10
10
12
12
15
15
15
Les quatre premiers à la fin de la saison régulière sont qualifiés pour les quarts
de finale. Les équipes classées de 5 à 12 disputent des barrages huitièmes
de finale. Les deux derniers (17e et 18e) sont relégués en Pro B.
NATATION
Classement : 1. Orléans, 31 pts ;
2. Besançon, 31 ; 3. Boulazac, 30 ;
4. Châlons, 29 ; Quimper, 29 ; Évreux,
29 ; 7. Angers, 29 ; Nantes, 29 ; SaintQuentin, 29 ; 10. Vichy, 28 ; 11.
Golbey-Épinal, 28 ; 12. Levallois, 27 ;
Mulhouse, 27 ; 14. Aix-Maurienne, 26 ;
15. Saint-Étienne, 26 ; 16. Nanterre,
25 ; 17. Charleville,24 ; 18. Antibes, 24.
Classement
Pts J. G.
— — —
1. Pau-Orthez ........... 32 18 14
2. ASVEL ..................... 31 18 13
Le Mans ................ 31 18 13
4. Bourg ..................... 30 18 12
Gravelines ............. 30 18 12
Nancy ..................... 30 18 12
Strasbourg ............ 30 18 12
8. Chalon .................... 29 19 10
9. Paris ....................... 28 19 10
10. Hyères-Toulon ..... 27 18 9
Le Havre ............... 27 18 9
12. Cholet ..................... 26 18 8
Roanne ................... 26 18 8
14. Clermont ............... 24 18 6
Dijon ....................... 24 18 6
16. Brest ....................... 21 18 3
Reims ..................... 21 18 3
Rouen ..................... 21 18 3
voter pour leurs propres joueurs. Les
coaches doivent sélectionner deux
arrières, deux ailiers, un pivot et deux
joueurs indépendamment de leur position. Si un joueur n’est pas capable de
tenir sa place (blessure, ce qui
concerne Jermaine O’Neal dans le cinq
de l’Est), le commissionner NBA, David
Stern, choisira un remplaçant.
Les internautes chinois ont une nouvelle fois pesé de tout leur poids
puisque Yao Ming est encore le joueur
ayant obtenu le plus grand nombre de
voix (2 342 738) même s’il a été blessé
une partie de la saison. Le pivot chinois
de Houston devance les deux vedettes,
Kobe Bryant (2 271 631) et LeBron
James (2 207 697). Shaquille O’Neal a
été retenu pour la treizième fois – il n’a
participé qu’à dix éditions en raison de
blessures – et n’est plus qu’à une sélection du record de quatorze détenu par
Jerry West et Karl Malone. À noter la
sélection pour le match des rookies
d’un Européen, le Lituanien Sarunas
Jasikevicius. – (avec O. Ph.)
À L’INSTANT où, dans leur dernière
coulée, les longues mains de Leisel
Jones percutèrent le bord du bassin du
Sports and Aquatic Centre de Melbourne, arrêtant net le chronomètre à
1’5’’71 et fracassant par là même
l’ancien record du monde du 100 m
brasse (1’6’’20), Jessica Hardy, jeune
Américaine de dix-huit ans, dormait
sans doute paisiblement chez elle,
à Long Beach. Durant son sommeil
et sans qu’elle y soit véritablement
pour quelque chose, la teen-ager californienne venait pourtant de perdre
un bien qu’elle s’était donné beaucoup
de mal à chiper à l’Australienne, justement, lors des demi-finales des Championnats du monde, il y a six mois, à
Montréal.
Mademoiselle Jones de Brisbane,
Queensland, venait, elle, de boucler
une semaine durant laquelle elle n’a
pas chômé : deux titres nationaux, sur
100 et 200 m brasse, assortis de deux
énormes cerises mondiales sur cet
énorme gâteau.
Et, comme la jeune femme semble
désormais ne plus faire les choses à
moitié, elle a profité aussi de ce séjour
dans la capitale de l’État de Victoria
pour se confesser publiquement, ce qui
n’a pas manqué de faire du fracas. En
un petit quart d’heure de conférence
de presse, elle a ainsi livré, l’autre jour,
tout le mal qu’elle avait pensé d’elle
juste après les Jeux Olympiques 2004.
En vrac : « J’étais immature. J’avais un
sale caractère. Je ne savais pas prendre
mes responsabilités. Je hais la fille de
quinze, seize, dix-sept, dix-huit ans
que j’ai été. »
Ayant donc, fin août 2004, pris
conscience de tout cela, elle a alors
procédé au grand ménage. De ceux
que l’on fait une fois, rarement deux,
dans une existence, tant, avec ce genre
de révolution intime, surtout à pareil
âge, c’est généralement tout l’un ou
tout l’autre. Elle poursuit : « Je me suis
coupé les cheveux, j’ai changé de
coach, de domicile, d’habitudes, de
méthodes d’entraînement et d’attitude. Oui, j’ai tout changé, et, je vous
l’assure, cela a été extrêmement
douloureux. Mais le jour où j’ai aussi
compris que la seule chose qui
m’échapperait toujours, ce sont les
résultats, j’ai même, alors, changé ma
façon de voir la natation. »
Le pactole à Montréal
Et, six mois à peine après avoir mis son
destin entre les mains de Stephan Widmer, elle a fini par encaisser. Le gros
pactole en prime. Ainsi, elle qui depuis
cinq années avait tant semé sans
jamais récolter quoi que ce soit de
significatif à son niveau – toujours
médaillée, à Sydney, en 2000, Fukuo-
SAMEDI 4 FÉVRIER 2006
ka, en 2001, Barcelone, en 2003,
Athènes, en 2004, jamais dorée –, oui,
la Leisel Jones qui battait les records du
monde mais jamais ses adversaires
lorsque cela en valait la peine a récolté
plus en quatre jours à Montréal que,
jusque-là, dans toute son existence :
trois titres mondiaux, et la reconnaissance définitive du milieu.
Elle a même pris aujourd’hui autant de
place dans le cœur de l’Australie profonde que Nicole Kidman et Kylie
Minogue, laquelle n’a pourtant jamais
été autant chérie ici que depuis qu’elle
livre son combat contre un cancer.
Hier, par exemple, et bien que l’équipe
nationale australienne affrontât celle
d’Afrique du Sud dans un test-match
de cricket, c’est le record du monde de
cette jeune femme qui, à partir de
20 heures, ouvrit toutes les sessions
d’informations des différentes chaînes
de télévision. Et les images des derniers vingt-cinq mètres de cette finale
passèrent en boucle tant, une fois
encore, elles étaient époustouflantes.
Comme mercredi en effet, à l’occasion
du 200 m, c’est dans cette ultime demilongueur de bassin que la championne
créa définitivement son œuvre. Deuxième derrière Jade Edmistone à la fin
de l’aller et en retard de 34 centièmes
par rapport au temps de passage de
Jessica Hardy, Jones étala alors tout
son talent. Portée par un public qu’à la
différence de l’autre jour elle reconnut
avoir, là, entendu, c’est aux environs
des 80 mètres qu’elle revint dans le
bon coup. Deux ou trois brassées plus
loin, l’affaire était finalement conclue.
En améliorant de 49 centièmes le
chrono de Hardy, d’une demi-seconde
son record personnel et en bouclant
ainsi en apothéose sa semaine passée,
selon ses termes, « à son bureau »,
Leisel Jones confirmait ainsi une bonne
fois pour toutes ce qu’elle avait déclaré
à son arrivée à Melbourne : « Maintenant, je me sens libérée. »
PATRICK LEMOINE
Leisel JONES
(AUS)
Vingt ans, née le 30 août 1985 à
Katherine.
1,72 m ; 66 kg.
Entraîneur : Stephan Widmer.
JO : 2e (200 m brasse, 2004 ; 100 m
brasse, 2000) ; 3e (100 m brasse,
2004).
CM : 1re (100 m brasse, 200 m brasse,
2005, relais 4 × 100 m 4 nages) ; 2e
(200 m brasse, 2003 ; 100 m brasse,
2001) ; 3e (100 m brasse, 2003) ; 4e
(200 m brasse, 2001).
Records. – 100 m brasse : 1’5’’71
(RM, 2006). 200 m brasse : 2’20’’54
(RM, 2006).
MELBOURNE. – Les deux records du monde battus cette
semaine (200 puis 100 m brasse) laissent augurer d’une belle
saison pour la triple championne du monde.
(Photo Reuters)
RESULTATS
Finales. – HOMMES. 100 m papillon :
1. Pine, 52’’71 ; 2. Klim, 53’’06 ; 3. Richards,
53’’40. 50 m brasse : 1. Rickard, 28’’22 ;
2. Riley, 28’’27 ; C. Sprenger, 28’’30. 200 m
quatre nages : 1. Brodie, 2’1’’13 ; 2. Lucas,
2’2’’65. FEMMES. 400 m : 1. McKenzie,
4’9’’33 ; 2. Barratt, 4’9’’52. 50 m papillon :
1. Lenton, 24’’58 ; 2. Mills, 24’’92 ; 3. Henry,
24’’96. 50 m dos : 1. Rooney, 28’’42 (rec.
nat.) ; 2. Edington, 28’’65 ; 3. Zimmer, 28’’98.
200 m dos : 1. Fargus, 2’11’’99 ; 2. Edington,
2’12’’68. 100 m brasse : 1. Jones, 1’5’’71
(record du monde ; ancien rec. : 1’6’’20 par
Jessica Hardy (USA), le 25 juillet 2005 à
Montréal) ; 2. Edmistone, 1’7’’3 ; 3. White,
1’8’’25.
Temps de passage de Hardy : 31’’03, 1’6’’20.
Temps de passage de Jones : 31’’37, 1’5’’71.
CHRONOLOGIE
DU 100 M BRASSE FEMMES
1996 : Heyns (AFS) ................................... 1’7’’46
1996 : Heyns (AFS) .................................. 1’7’’02
1999 : Heyns (AFS) .................................. 1’6’’99
1999 : Heyns (AFS) .................................. 1’6’’95
1999 : Heyns (AFS) .................................. 1’6’’52
2003 : Jones (AUS) .................................. 1’6’’37
2005 : Hardy (USA) .................................. 1’6’’20
2006 : Jones (AUS) .................................. 1’5’’71
Demi-finales. HOMMES. 50 m : 1. Hawke,
22’’51 ; 2. Sullivan, 22’’54.
PAGE 15
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
Rouge
PARIS - CHALON : 64-76
Melain de gala
PLUS QUE CINQ JOURS avant que
Tony Parker ne connaisse le verdict. Le
meneur des San Antonio Spurs saura le
jeudi 9 février s’il est pour la première
fois sélectionné pour le All-Star Game
NBA qui aura lieu à Houston dix jours
plus tard. Tous les indicateurs sont au
vert pour le Français qui a encore été le
meilleur marqueur de son équipe, jeudi contre Golden State (23 points) et a
réussi un coup d’éclat (38 points) face
à Miami qui a dû impressionner les
coaches votant pour les remplaçants.
Jeudi soir, la NBA a officialisé le verdict
des fans, qui ont désigné les deux cinq
de départ. TP termine cinquième dans
les votes (646 739 voix) pour les deux
places d’arrières (meneur et deuxième
arrière, c’est-à dire-guard) dans la
Conférence Ouest derrière la star des
Lakers, Kobe Bryant, le MVP 2005 de la
Ligue Steve Nash (Phoenix), son coéquipier des Spurs Manu Ginobili et Ray
Allen (Seattle). Les remplaçants, sept
par équipe, sont choisis par les trente
entraîneurs, lesquels ne peuvent pas
Bleu
PRO A (19e journée)
SCHIO - VALENCIENNES : 70-84
(20-24 ; 11-27 ; 22-22 ; 17-11)
SCHIO : Moro (7), Ramon (8), Donaphin (14),
Pozzan (3), Taylor (16), Masciadri (9),
Rezoagli (3), C. Dos Santos (6), La Scala (2),
Ciampoli 2). Entraîneur : F. Fossati.
VALENCIENNES : Le Dréan (11), Harrower
(12), Gruda (15), Hermouet (6), Gruszczynski
(4), Digbeu (2), Kireta (11), Grgin-Fonseca
(7), Tuvic (16), Badiane. Entr. : L. Buffard.
Tony Parker, 5e arrière à l’Ouest dans le vote des
fans, sera fixé jeudi sur sa sélection pour le All-Star
Game. Yao Ming a été une nouvelle fois plébiscité.
Jaune
Rouge
Jaune
Et si elles ont marqué le pas au deuxième acte, encaissant un 10-6 dans
le troisième quart, elles avaient hier
dans leur rang une Cathy Melain de
gala (15 pts, 8 rbds, 3 pds).
Ses deux paniers consécutifs sur la
fin envoyaient définitivement
Bourges en quarts, en deux manches
sèches. Une bénédiction : « C’est tellement important de ne pas avoir de
belle à disputer en cette période où le
calendrier est très chargé » , appréciait l’entraîneur berruyer Pierre Vincent. « C’est un boulot bien géré et
on obtient une belle victoire, notamment grâce à notre défense. Il le fallait pour faire face au jeu très dur de
notre adversaire » , notait l’arrière
espagnole Laia Palau.
La satisfaction était aussi de mise
pour un clan nordiste soulagé d’être
allé à l’essentiel (70-84). « C’est un
petit bout d’histoire qui prend forme.
On avait à cœur de se qualifier en
deux fois. L’an dernier, on est éliminées en huitième… Le mauvais souvenir est effacé », savourait le coach
de l’USVO Laurent Buffard. Valenciennes a réussi son pari avec
rigueur, sérieux et passion. Un 15-2 à
22-39 (16e), un 21-4 à 24-45 (18e),
tout fut plié sur l’entame d’un deuxième quart-temps assez monstrueux. Harrower, Le Dréan, Gruda,
Tuvic, les valeurs sûres de Valenciennes, avaient défriché le chemin,
la voie était libre (37-61, 25e). « On
réussit trois quarts-temps de très
bon niveau » , soulignait Buffard, qui
regrettait juste quelques ballons perdus sur la fin. – L.T. (avec nos correspondants)
Avec 15 points et 8 rebonds,
Cathy Melain a beaucoup
pesé dans le succès tranquille
des Berruyères en Pologne,
synonyme de quart de finale.
(Photo Jean-Marc Pochat)
Parker en attente
Noir
Bleu
Noir
COMME C’EST LE CAS sans discontinuer depuis dix ans, le basket
féminin français sera donc présent
en quarts de finale de l’Euroligue.
Seul participant l’an passé, Bourges,
vainqueur en deux matches de
Cracovie, y sera rejoint par Valenciennes, qui a disposé pareillement
de Schio. Seules les Normandes de
Mondeville s’arrêtent en route,
après avoir chuté face à l’ogre
tchèque Brno. Du coup, Bourges
retrouvera Brno pour la troisième
fois de la saison, les deux équipes
s’étant, chacune, imposées à domicile en première phase.
Quant aux copines valenciennoises
d’Audrey Sauret, qui espéraient la
revoir au pays en quarts sous le maillot d’Ekaterinbourg, elles devront se
faire une raison. Éliminées par
Sopron, les Russes ne sont pas au
rendez-vous, et l’USVO aura fort à
faire avec les Hongroises et leur perle
ukrainienne, la jeune ailière Oleksandra Gorbunova (19 ans).
Adieu donc à Mondeville qui, sans sa
meneuse Caroline Koechlin, n’aura
pu défendre sa chance à fond et a
volé en éclats (58-92) sous les coups
de patte de Lisha Milton et de ses
copines championnes d’Europe avec
l’équipe nationale tchèque. L’USO
Mondeville sort de sa première saison d’Euroligue avec quatre victoires
et une participation au top 16, ce qui
n’a rien d’une infamie. Mais hier, les
coéquipières de Milton étaient sur
un nuage : 11 sur 15 à trois points,
53 % à deux points… Le leader du
Championnat de France n’a jamais
pu contester leur domination, à part
dans un premier quart serré (7-12).
Ensuite, le Gambrinus s’est détaché
(26-41 à la mi-temps), face à des
Françaises en panne à 6,25 m (0/8 en
20 minutes), et coupables de trop de
pertes de balles (15 à la mi-temps).
Malgré son courage, l’adresse
retrouvée de Daley (20 points), Mondeville ne pouvait que répliquer pour
l’honneur. « Nous avons manqué de
rigueur, déplorait Hervé Coudray. Il
aurait fallu les contenir à 60 points,
comme à l’aller. Là, nous avons trop
mal défendu. » « Il y a sans doute
tout simplement une différence de
NBA
16
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
AUTOMOBILE RALLYE DE SUÈDE
C’est parti tout schuss
Groupés hier en 10’’, Grönholm et Loeb se disputent la victoire sans Solberg, une nouvelle fois mis hors jeu par la mécanique.
1re étape
Rallye
de Suède
e
(2 manche du Championnat du monde)
Trois étapes totalisant 1 447,76 km
dont 348,88
348 88 km en 19 épreuves spé
spéciales
SUÈDE
DEMAIN
FINLANDE
NORVÈGE
Karlstad
HIER
Hagfors-Hagfors (600,7 km)
6 spéciales (131,04 km).
Les vainqueurs de spéciale :
ES 1 ES 2 : Grönholm
2e étape
Hagfors
dé
dé
Stockholm
DIMANCHE
DANEMARK
0 km
400
3e étape
Hagfors-Karlstad (463,91 km)
6 spéciales (90,18 km) ;
dép
dép
épart ES 14 à 7 h 58, dép
dép
épart ES 19 à 12 h 52.
Programme en heures franç
nçaises.
ça
CLASSEMENTS
HAGFORS. – Grâce à un départ en fanfare, Marcus Grönholm et sa Ford Focus ont pu contenir la remontée de Sébastien Loeb qui n’était, hier soir, qu’à dix secondes
du leader.
(Photo Pascal Huit/Presse Sports)
Ses deux compères, Marcus Grönholm et Sébastien Loeb, largement
dominateurs, sont déjà en position de
tirer au mieux parti de la situation.
Séparés hier soir de 10’’2, le Finlandais et le Français auraient d’ailleurs
très bien pu finir l’étape à égalité. Il
s’en est fallu d’une pénalité de retard
de 10’’ dont écopa la Xsara au
contrôle horaire de départ de Lejen
(l’ES 2). « Sur la liaison entre la première et la deuxième spéciale, tandis
que “Seb” effectuait l’inversion des
roues entre l’avant et l’arrière, Daniel
se chargeait d’enlever la rampe de
phares additionnels devenue inutile,
racontait Marc Van Dalen, le patron
VOLLEY-BALL
PRO A (17e journée)
subishi Lancer) devant Mattias Ekström (Skoda Fabia), Janne Tuohino
(Citroën Xsara), Mikko Hirvonen
(Ford Focus) et Kristian Sohlberg
(Subaru Impreza), Sébastien Loeb
s’employa à refaire les niveaux au prix
de trois meilleurs temps successifs.
« On donne tout, on roule vraiment
au maximum, assurait le champion
du monde. Je pense que lui (Grönholm) aussi. Il n’est pas du genre à se
laisser faire. C’est chaud ! Sur les trois
dernières spéciales, je lui mets deux
fois huit dixièmes et une fois six
dixièmes. Quand on sait que la
deuxième des trois fait quarante kilomètres, c’est dire si c’est serré. En tout
cas, on s’amuse. Quant à notre pénalité de dix secondes, ça ne change pas
grand-chose. Peut être même qu’on
aurait plus de pression si l’on était
devant. Mais c’est lui ! Et quelle que
soit l’issue de la bagarre, le gagnant
aura mérité la victoire. »
Dans des conditions de glisse identiques pour les deux dernières étapes,
le dénouement s’annonce somptueux, d’autant que pour compléter le
podium, une belle foire d’empoigne a
commencé.
JEAN-PAUL RENVOIZÉ
de notre correspondante
LES VENDREDIS se suivent et se ressemblent pour ce Paris-Volley tout feu,
tout flamme. Dans le fond et sur la
forme. Après Sète, surclassé (3-0), les
volleyeurs de la capitale ont étouffé,
hier soir, un Nice VB déjà en proie au
doute, qui n’avait vraiment pas besoin
d’être mis sur le reculoir par des services de folie pour piquer du nez.
« Nous n’avions jamais été aussi
humiliés que ce soir, a lâché Mladen
Kasic. J’ai l’impression d’avoir encaissé un 5-0 ! On n’a pas eu une seule
seconde de répit. Si Paris continue ainsi, comment voulez-vous que la deuxième place lui échappe ? » Il est vrai
que la démonstration a été impressionnante. En mettant d’entrée une
incroyable pression sur leurs engagements, les Parisiens se sont rendus le
parquet de Palmeira particulièrement
TOURCOING - NARBONNE : 2-3 (31-29, 25-23, 20-25, 21-25, 13-15)
Spectateurs : environ 1000. Arbitres : MM. ; Rachard et Demiselle. Points marqués : 227
(115/112). Durée : 2 h 08’ (1er set : 35’, 2e : 25’, 3e : 24’, 4e : 27’, 5e : 17’).
TOURCOING : 5 aces (Trommel, 2), 11 contres gagnants (Trommel, 4), 33 attaques gagnantes
(Trommel, 23), 31 fautes directes (dont 18 au service). Six de départ : Weick (5) puis Quiévreux ; Bozko (11) puis Delanghe (1) ; Montméat (9) ; Capet (cap, 2) puis Duhagon (16) ; Monneraye (9) ; Trommel (29). Libero : Paulinho. Entraîneur : Marcelo.
NARBONNE : 13 aces (Sikiric, Janczak, 4), 10 contres gagnants (Grapentine, 4), 58 attaques
gagnantes (Janczak, 20), 33 fautes directes (dont 22 au service). Six de départ : Munday (4) ;
Daguerre (5) puis Sikiric (19) puis Camacho (1) ; Grapentine (11) ; Jankzak (24) ; Sharaliev
(11) ; Frontin (6) puis Perez. Libero : Le Berre. Entraîneur : M. Mandrou.
UNE SEMAINE après la victoire à Cannes, cette défaite a fait désordre. Face à
Narbonne, qui a présenté un visage contrastant avec son classement, les Nordistes
n’ont pas pu renverser totalement la situation. Narbonne a mérité sa victoire, soulignait l’entraîneur tourquennois Marcelo. Mais il y a avait trois points à prendre,
les mêmes que contre Cannes, et je ne comprends qu’on puisse manquer de maturité pour aborder ce type de rencontres. La semaine dernière à Cannes, les joueurs
étaient beaucoup plus motivés. Si l’équipe fait des choix dans son calendrier, pas
moi », grognait-il. – Ga. L.
hospitalier, et la lecture du jeu adverse
d’une clarté effarante.
À aucun moment, si ce n’est de
manière éphémère en début du troisième set (6-8), Nice n’a semblé en
mesure de retrouver son allant, son
dynamisme de la phase aller du championnat, cette explosivité qui lui permettait alors de défier sans complexe
les « gros » du championnat, de les
titiller (3-2 à Tours).
Largués à la marque - 12-18 dans le
premier set, 12-22 au suivant, 10-16
au dernier - muselés dans le jeu par les
services et la défense parisienne, les
Niçois n’ont rien pu faire. « Ce n’est
pas une excuse mais ils ont été vraiment beaux, avouait Onya Opota.
Devant une telle adversité, il faut s’y
reprendre à plusieurs fois avant
d’espérer passer une attaque. Tu
forces tes frappes et tu commets plus
de fautes. » Titularisé pour la première
fois depuis belle lurette, sans état
d’âme ni esprit de revanche, à la place
de Kapfer au creux de la vague à Beauvais, l’attaquant azuréen est pourtant
l’un des rares à avoir trouvé des trous
de souris dans un block défense de fer.
Paris a donc imposé sa loi sans relâcher
un seul instant sa mainmise sur une
partie très vite scellée. Quitte à se surprendre lui-même. « On ne s’attendait
pas à une telle prestation. Ici, ce n’est
jamais facile de gagner, notait ainsi le
passeur et capitaine radieux, Rafaël
Redwitz. Nous avons été presque parfaits. C’est bon pour la suite. »
Son entraîneur Veljko Basic ne disait
pas autre chose, n’hésitant pas, au
passage, à rehausser les exigences.
« Le résultat est logique au vu de notre
prestation, affirmait-il. Il sera sans
doute difficile de conserver un tel
niveau mais il sera toujours en point de
mire de nos efforts. » Les Niçois, eux,
vont devoir se refaire un présent à la
hauteur de leurs quatre premiers mois
de compétition.
JANINE GIANARIA
HIER
Tourcoing- Narbonne ............. 2-3
Nice- Paris ............................... 0-3
AUJOURD’HUI
20 HEURES
Sète - Avignon
Tours - Montpellier
Rennes - Cannes
Ajaccio - Beauvais
Toulouse - Poitiers
PROCHAINE JOURNÉE. – VENDREDI 10 FÉVRIER : Poitiers - Tourcoing
(20 h 30). SAMEDI11 (20 heures): Avignon - Nice ; Cannes - Tours ; Narbonne
- Rennes ; Paris - Ajaccio ; Beauvais Toulouse. DIMANCHE 12 : Montpellier - Sète (17 heures).
F 1 : LA PREMIÈRE MIDLAND EST APPARUE. – Cette monoplace (M 16) a
été présentée hier au siège de l’écurie à Silverstone. Sa livrée est faite d’un
mélange de gris, de rouge et de blanc, contrairement à sa devancière la
Jordan, tout de jaune vêtue. Autre nouveauté d’importance pour cette
équipe : elle sera la première à participer au Championnat du monde de F 1
avec une licence russe. Enfin, au côté de Christijan Albers, c’est bien le
Portugais Tiago Monteiro qui a été officialisé comme deuxième pilote. Quant
aux pilotes d’essais, Midland fera confiance à l’Allemand Markus Winkelhock,
au Russe Roman Rusinov et, dernier engagé, à un autre Allemand, Adrian
Sutil, qui a fini deuxième du Championnat 2005 de F 3 Euroseries.
RÉSULTATS
ESSAIS F 1 (Valence [ESP], 31 janvier-3 février). – Alonso (ESP, Renault), 1’10’’552
(144 tours) ; Kovalainen (FIN, Renault) 1’10’’952 (168) ; Rosberg (ALL, Williams-Cosworth),
1’11’’404 (55) ; De La Rosa (ESP, McLaren-Mercedes), 1’11’’667 (96) ; Heidfeld (ALL, BMWSauber), 1’11’’797 (89) ; R. Schumacher (ALL, Toyota), 1’11’’851 (77) ; Zonta (BRE, Toyota),
1’11’’934 (115) ; Kubica (POL, BMW-Sauber), 1’12’’219 (89) ; Montoya (COL, McLarenMercedes), 1’12’’802 (71) ; Oliveira (BRE, Williams-Cosworth), 1’13’’920 (32).
GOLF
Les Parisiens ont confirmé leur progression aux dépens de pâles Niçois
NICE –
LES MITSUBISHI S’ATTAQUENT AU PODIUM. – La bonne surprise de
la première étape est venue des deux Mitsubishi Lancer louées par Ralliart
Italie à l’usine japonaise pour Galli, 3e hier soir, et Carlsson, 4e à 5’’5 de l’Italien. « Je n’ai pas roulé depuis six mois mais je retrouve le rythme petit à
petit », commentait le local de l’étape.
NICE – PARIS : 0-3
Paris au galop
NICE - PARIS : 0-3 (18-25 ; 15-25 ; 15-25)
1 200 spectateurs environ. Arbitres : MM. Vereecke et Pecheux. Points marqués : 123 (48 + 75).
er
Durée : 1 h 02’ (1 set : 21’; 2e : 21’; 3e : 20’)
NICE : 2 aces (Kapfer, 2) ; 1 contre gagnant (Jioshvili, 1) ; 25 attaques gagnantes (Opota, 12) ;
22 fautes directes (dont 5 au service).
Six de départ : Guidara puis Halilovic ; Demirovic (cap., 3) ; Jioshvili (5) puis Kapfer (4) ; Opota
(12) ; Boriskevitch (2) puis Kapfer ; Bunford (1) puis Saelens (1). Libero : P. Ragondet. Entr. : M.
Kasic.
PARIS : 7 aces (Aranha, Redwitz, 2) ; 10 contres gagnants (Aranha, Bergmann, 3) ; 36 attaques
gagnantes (Aranha, 10) ; 20 fautes directes (dont 14 au service).
Six de départ : Redwitz (cap., 4) ; Bergmann (7) ; Novak (9) ; Aranha (15) ; Nilsson (11) ; Hotulevs (7). Libero : Skorc. Entr. : V. Basic.
LA GROSSE FRAYEUR DE STOHL. – Surprenant quatrième de la première spéciale, l’Autrichien Manfred Stohl perdait cinq places dans l’épreuve
chronométrée suivante et arrivait très énervé à l’assistance. « Les organisateurs ont fait une faute grave puisque, quand Loeb a pointé une minute en
retard, ils m’ont fait partir une minute après lui au lieu des deux réglementaires. Du coup, lorsque je déboulais dans certains virages, les spectateurs ne
m’attendaient pas et certains étaient en train de marcher au milieu de la
route ! J’ai failli en écraser quelques-uns ! Mais le plus fort, c’est que j’ai croisé
un mec en motoneige qui remontait tranquillement la spéciale ! », racontait
le pilote de la Peugeot 307 WRC Bozian, finalement sixième hier soir.
SUBARU AU PLUS MAL. – Casse d’arbre de transmission le matin, de
boîte de vitesses l’après-midi : la journée d’hier fut terrible pour Petter Solberg,
qui n’a pratiquement pas fait un kilomètre de course avec une voiture sans
souci. Et Subaru ne pourra pas se consoler avec Atkinson, qui endommageait
sa direction assistée dans une sortie de route. Bilan de ce vendredi noir :
Solberg est 21e à près de six minutes de Grönholm et Atkinson pointe à
presque deux minutes de son leader. Tous deux se serviront des deux dernières
étapes pour faire des tests.
MIKKO AIME LA GLACE. – Auteur d’un très bon début de course puisqu’il
était troisième après l’ES 4, Mikko Hirvonen a dû jeter l’éponge dans le chrono
suivant, la courroie d’alternateur de sa Ford Focus ayant cassé. « Je préfère ne
pas aller plus loin pour ne pas endommager le moteur, expliquait l’équipier de
Grönholm, auteur quelques kilomètres plus tôt d’un bond de 38 mètres de
long à la réception d’une bosse suédoise ! On repartira demain (aujourd’hui)
avec les dix minutes de pénalités. »
1.
2.
3.
4.
5.
6.
7.
8.
9.
10.
11.
12.
13.
14.
Classement
Pts
—
Tours
44
Paris
38
Poitiers
36
Tourcoing
36
Toulouse
30
Nice
30
Sète
29
Cannes
25
Beauvais
21
Montpellier
15
Narbonne
13
Rennes
12
Avignon
10
Ajaccio
3
J.
—
16
17
16
17
16
17
16
16
16
16
17
16
16
16
G.
—
16
13
12
12
10
10
10
8
7
4
4
4
3
1
P.
—
0
4
4
5
6
7
6
8
9
12
13
12
13
15
PAGE 16
EN DIRECT DE LA PRO A
DUBAÏ DESERT CLASSIC (circuit européen hommes)
Lumbago
pour Heikkinen
Les frustrations de Woods
Le central beauvaisien est indisponible dix jours
et ne pourra s’aligner à Ajaccio.
MONTPELLIER va chercher à créer
la surprise chez le leader Tours, toujours invaincu en Championnat
après seize matches. Hormis le
réceptionneur-attaquant Loïc Geiler
(en phase de rééducation de son
épaule), l’infirmerie héraultaise est
vide. Un peu courts physiquement le
week-end dernier lors de leur retour
à la compétition, le pointu Gabriel
Zobo-Lebay et le réceptionneur Dan
Lewis espèrent tirer profit d’une
semaine d’entraînement supplémentaire. À Tours, seul Marien
Moreau (épaule) manque à l’appel.
Le jeune réceptionneur Raphaël
Mrozek (gastro-entérite) sera bien
présent, tout comme Hichem Guemmadi (choc à la tête) et Nourredine
Hfaiedh, victime d’une petite
entorse lundi à l’entraînement.
Rennes, au complet, comptera sur
son joker cubain Ivan Benito, très
efficace la semaine dernière lors de
la victoire à Montpellier (3-1).
En face, Cannes pourra aligner tout
son effectif puisque l’attaquant
tchèque Ondrej Hudecek (fracture de
fatigue au tibia gauche) et le central
Frédéric Gibert (opéré du ménisque
droit) ont repris l’entraînement normalement. Sète et Avignon, sévèrement battus lors de la dernière
journée par Paris (0-3) et par
Tours (1-3), s’affronteront au complet. À Ajaccio, le central finlandais
Tatu Saisa (douleurs intercostales)
devrait tenir sa place. La lanterne
rouge n’aura pas le droit à l’erreur
face à Beauvais, qui se rendra en
Corse sans son central Miika Heikkinen (immoblilisé une dizaine de
jours par un lumbago et probablement forfait lors de la venue de
Toulouse le 11 février).
Privé de son capitaine Stéphane
Sapinart (cartilage d’un genou) jusqu’à la fin de la saison, Toulouse
accueillera Poitiers, qui doit toujours se passer de son réceptionneurattaquant Guillaume Samica (algodystrophie). – (avec nos
correspondants)
PRO B (17e journée). – AUJOURD’HUI :
Saint-Quentin - Asnières ; Chaumont - Cambrai ; Dunkerque - Saint-Nazaire ; Alès - Grenoble ; Martigues - Harnes (20 heures) ; Aix Saint-Brieuc (20 h 30).
Classement : 1. Asnières, 37 ; 2. Cambrai, 31 ;
Saint-Quentin, 31 ; 4. Dunkerque, 29 ; 5. SaintBrieuc, 29 ; 6. Chaumont, 29 ; 7. Saint-Nazaire,
27 ; 8. Aix, 19 ; 9. Martigues, 18 ; 10. Alès, 17 ;
11. Harnes, 16 ; 12. Grenoble, 5.
COUPE DE FRANCE FEMMES (8es de
finale). – AUJOURD’HUI (20 heures) : SaintDié (N3) - Cannet-Rocheville ; Riom - Istres ;
Cannes - MVS La Rochette ; Mulhouse Évreux (N1) ; Stade Français Saint-Cloud Albi ; Saint-Raphaël - Béziers ; Rennes - Meylan La Tronche (N1) ; Tulle (N2) - Hainaut.
Tous clubs de l’élite, sauf mention. Les vainqueurs accèdent aux quarts de finale (25
mars).
DUBAÏ –
de notre envoyé spécial
EN DEUX TOURS, deux eagles et
douze birdies, Tiger Woods a déjà
sérieusement testé le parcours du
Majlis. Pas de quoi satisfaire pourtant
un perfectionniste de sa trempe. À – 6
en vue du double green d’arrivée du 9 et
du 18, après un réveil en fanfare (un
eagle, quatre birdies), le numéro 1 mondial, qui avait bravement attaqué le drapeau pour eagle, allait plonger dans les
ajoncs et encaisser son premier bogey.
« C’est toujours frustrant de laisser des
coups en route. Je déteste ça. Au lieu
d’un bon tour, j’ai juste fait un tour »,
relevait-il. Un tour bien « ordinaire » à
six sous le par, qui le plaçait à la troisième place derrière un Retief Goosen à
peine moins heureux que la veille (67) et
pas plus souriant.
Mais si, de Paul Casey (– 8) à Peter Lawrie (– 9), tous rêvent de partager la partie leader, dimanche, avec Tiger Woods,
la performance de Darren Clarke, hier,
vient démontrer qu’il ne suffit pas de
côtoyer Mozart pour jouer en mesure.
« Heureusement que j’ai bien putté,
parce que j’ai joué comme une M-E-RD-E, reconnaissait crûment l’Irlandais.
Et pourtant je m’entraîne. Ce que je vais
faire maintenant ? Retourner au practice ou bien aller au bar, je n’ai pas
encore décidé ! »
Clarke aura eu tout intérêt à opter pour
la première solution car son tour à
quatre sous le par, à cinq coups des leaders, doit lui permettre de participer à la
traque au titre en compagnie de la
meute des cadors, Stenson (– 7), Jimenez (– 8), Björn (– 8), Casey (– 8), Fasth
(– 9) et Els (– 10), qui bat pour l’occasion le record de cuts consécutifs sur le
circuit européen (70).
Si le parcours trop tendre est le grand
vaincu de ces deux premiers tours – cut
à un sous le par –, on ne peut pas dire
que les Français aient particulièrement
brillé, puisque seuls Christian Cévaer
(– 1) et Raphaël Jacquelin (– 5) restent
en piste pour le week-end. « Mon jeu
est bien en place et je ne putte pas si
mal, mais rien ne rentre (63 putts en
deux tours, 2 triples hier). C’est dommage car je pourrais être à – 10 »,
regrettait ce dernier.
PIERRE-MICHEL BONNOT
RÉSULTATS
DUBAÏ DESERT CLASSIC ([EAU], Emirates Golf Club, circuit européen hommes, 1 958 693 ,
2-5 février). – Deuxième tour (par 144) : 1. Goosen (AFS), 64 + 67, et Hansen (DAN), 68 + 63 ; 3.
Woods (USA), 67 + 66, Dougherty (ANG), 67 + 66, et Green (AUS), 64 + 69 ; 6. Els (AFS), 68 + 66,
et Donaldson (GAL), 64 + 70 ;… 28. Jacquelin, 68 + 71 ; 62. Cévaër, 72 + 71) ; etc. N’ont pas
passé le cut : 76. Remésy, 144 (72 + 72) ; 86. Van de Velde, 145 (73 + 72) ; 91. Havret, 146
(72 + 74) ; 102. Delamontagne, 148 (70 + 78) et Montgomerie (ECO), 148 (74 + 74).
FBR OPEN (Scottsdale, Arizona, Tournament Players Club, circuit américain hommes,
5 200 000 $, 2-5 février). – Premier tour (par 71) : 1. Lowery et Cejka (ALL), 65 ; 3. Smith, Van
Pelt, Driscoll et Geiberger, 66 ; 7. Levet, 67 ;… 26. DiMarco et Mickelson, 69 ; 51. Garcia (ESP),
70 ; 73. V. Singh (FIJ), 71 ; etc.
Tous américains, sauf mention.
ANZ MASTERS ([AUS], Royal Pines Resort, Gold Coast, circuit européen femmes, 2-5 février).
– Deuxième tour (par 144) : 1. Yang (CDS), 135 (69 + 66) ; 2. McKay (ECO), 136 (67 + 69) ; 3.
Knight (AUS), 137 (70 + 67) et Cartwright (USA), 137 (70 + 67) ; 5. Joh (USA), 138 (72 + 66) et
Brooky (NZL), 138 (71 + 67) ; 7. Kreutz, 139 (69 + 70), Nocera, 139 (71 + 68) et Webb (AUS),
139 (71 + 68) ; etc. N’ont pas passé le cut : 94. Arricau, 149 (77 + 72) et Giquel, 149
(75 + 74) ; 112. Schaeffer, 151 (71 + 80).
SAMEDI 4 FÉVRIER 2006
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
Rouge
Loeb : « On roule
au maximum »
de l’équipe Kronos. Lorsqu’il a voulu
la ranger, il a eu du mal à l’engager
dans le logement prévu à cet effet à
l’arrière de l’auto. En plus, le cric sur
lequel reposait la voiture commençait
à riper sur la glace tandis que Seb serrait les roues. Bref, c’était un peu la
panique, car le temps pressait et dans
la précipitation, Daniel a oublié de
remettre les fixations du capot avant.
À la première accélération, il s’est
ouvert et, en se rabattant, est venu
étoiler le pare-brise. Le truc idiot
quoi… »
Premier bilan : un premier rôle sans
partage pour la Focus, un score de
trois temps scratch à deux à l’avantage de la Xsara et une faute partout
puisque l’équipage Ford laissa filer
une poignée de secondes dans le deuxième passage de Fredriksberg (l’ES
3). « Je me suis loupé à la première
intersection, confessait Grönholm.
Un tout-droit dans la neige où j’ai bien
eu peur de me retrouver bloqué ! Un
coup de première, l’accélérateur à
fond et, heureusement, on s’en est
sortis. »
Après cette spéciale, la seule qui ne
fut pas gagnée par les duellistes, mais
par le très offensif « Gigi » Galli (Mit-
Bleu
Rouge
Jaune
EN QUÊTE DE RACHAT après son
abandon au Monte-Carlo, voilà deux
semaines, Petter Solberg ne renouvellera pas son succès de l’an passé dans
ce Rallye de Suède. Hier, dès les
premiers kilomètres de course, le
Norvégien s’est en effet retrouvé au
volant d’une Impreza réduite à une
vulgaire deux roues motrices, conséquence plus que fâcheuse de la défaillance du différentiel arrière.
En rejoignant le parc d’assistance
d’Hagfors en milieu de matinée, tandis que les mécanos s’employaient à
remettre sa voiture en configuration
idéale d’efficacité, le pilote Subaru,
dépité, n’avait nul besoin d’une calculette pour faire les comptes. « Avec
pratiquement trois minutes perdues
en l’espace de deux spéciales (2’46’’7
très précisément), je n’ai évidemment
plus rien à espérer », pestait « Hollywood » qui, décidément, enchaîne
les scénarios catastrophe.
Et, comme si ce premier épisode ne
l’avait pas suffisamment éloigné des
premiers rangs, la galère se prolongea tout au long de l’après-midi avec
les sautes d’humeur d’une boîte de
vitesses fascinée par le point mort.
Dix-huitième avec un retard de
5’55’’3 – dont 2’10’’ de pénalité – au
terme de la première étape, Petter
Solberg a de quoi se poser de
sérieuses questions sur le niveau de
fiabilité de sa WRC version 2006. Il a
également de quoi s’inquiéter désormais sur ses chances de pouvoir venir
se mêler à une course au titre lancée
sur des bases très élevées par les deux
autres membres du trio majeur.
Jaune
de notre envoyé spécial
dix secondes de pénalité, alors que Loeb est
gêné en fin de spéciale par le soleil qui reflète
sur son pare-brise étoilé. Il pointe désormais à
19’’ de Grönholm. Stohl rétrograde de la 4e à la
9e place après avoir croisé une motoneige qui
remontait la spéciale à contresens ! Petter Solberg perd près de 2’ supplémentaires.
ES 3 – Fredriksberg 2 (18,14 km) : 1. Galli, 10’29’’1 (moy. : 103,81 km/h) ; 2. Ekström, à
1’’2 ; 3. Tuohino, à 1’’8 ; 4. Hirvonen, à 3’’9 ; 5.
K. Sohlberg, à 5’’2 ; 6. Loeb, à 5’’7… 10. Grönholm, à 12’’3… 12. P. Solberg, à 14’’2… 61.
Atkinson, à 3’10’’8 ; etc.
Atkinson tape dès le premier virage, repart avec
la direction assistée endommagée et plonge de
la 5e à la 27e place du général. Grönholm aussi
part à la faute en tirant tout droit au premier
carrefour. Loeb revient à 12’’4.
ES 4 – Lejen 2 (26,47 km) : 1. Loeb,
14’24’’4 (moy. : 110,24 km/h) ; 2. Grönholm, à
0’’8 ; 3. Carlsson, à 5’’1 ; 4. Galli, à 5’’5 ; 5. Hirvonen, à 5’’8 ; 6. H. Solberg, à 12’’2… 9. P. Solberg, à 15’’9… 47. Atkinson, à 2’24’’ ; etc.
Première victoire de spéciale pour Loeb, qui a
tapé une pierre sans conséquence. Problème de
boîte de vitesses pour Solberg, qui parvient à
enclencher le premier rapport pour regagner
l’assistance, où il prend 2’10’’ de pénalité pour
pointage en retard. Légères touchettes de Galli
et Ekström, qui passe de la 4e à la 6e place du
général, passé par les Mitsubishi de Galli et
Carlsson.
ES 5 – Vargasen 1 (39,95 km) : 1. Loeb,
20’40’’5 (moy. : 115,94 km/h) ; 2. Grönholm, à
0’’8 ; 3. Carlsson, à 23’’2 ; 4. Galli, à 26’’8 ; 5.
Stohl, à 27’’6 ; 6. P. Solberg, à 34’’ ; etc.
Huit dixièmes seulement entre Loeb et Grönholm après 40 km de spéciale ! L’écart est
désormais de 10’’8 à l’avantage du Finlandais.
Abandon d’Hirvonen suite à la casse de la courroie d’alternateur de sa Ford. Cela permet à Galli
de monter sur le podium provisoire.
ES 6 – Hagfors Sprint 1 (1,87 km) : 1.
Loeb, 1’54’’7 (moy. : 58,69 km/h) ; 2. Grönholm, à 0’’6 ; 3. Galli, à 3’’4 ; 4. Ekström, à 3’’6 ;
5. Carlsson, à 4’’5 ; 6. Tuohino, à 4’’8… 16. P.
Solberg, à 9’’ ; etc.
Troisième scratch consécutif de Loeb, qui
achève la journée à 10’’2 de Grönholm.
Noir
Bleu
Noir
HAGFORS –
RALLYE DE SUÈDE (deuxième épreuve du
Championnat du monde des rallyes 2006,
3-5 février). – Classement après la première
étape : 1. Grönholm-Rautiainen (FIN, Ford
Focus WRC RS 06), les 131,04 km en
1 h 12’29’’8 ; 2. Loeb-Elena (MCO, KronosCitroën Xsara WRC), à 10’’2 ; 3. Galli-Bernacchini (ITA, Mitsubishi Lancer WRC 05), à 57’’5 ;
4. Carlsson-Holmstrand (SUE, Mitsubishi Lancer
WRC 05), à 1’3’’ ; 5. Ekström-Bergmann (SUE,
Skoda Fabia WRC 05), à 1’22’’4 ; 6. Stohl-Minor
(AUT, Bozian-Peugeot 307 WRC), à 1’28’’7 ; 7.
H. Solberg-Menkerud (NOR, Bozian-Peugeot
307 WRC), à 1’40’’3 ; 8. K. Sohlberg-Lindström
(FIN, Subaru Impreza WRC), à 1’48’’4 ; 9. Tuohino-Pietilainen (FIN, Citroën Xsara WRC), à
1’51’’4 ; 10. Radström-Skallman (SUE, Subaru
Impreza WRC), à 2’11’’4… 12. Sordo-Marti
(ESP, Citroën Xsara WRC), à 3’19’’5 ; 13. Pons Del Barrio (ESP, Kronos-Citroën Xsara WRC), à
3’23’’8… 21. P. Solberg-Mills (NOR-GBR, Subaru Impreza WRC06), à 5’55’’3… 33. HirvonenLehtinen (FIN, Ford Focus WRC RS06), à
10’21’’8 ; etc.
Vainqueurs des spéciales : Loeb, 3 ; Grönholm, 2 ; Galli, 1.
Leader : Grönholm, ES 1 à ES 6.
LE FILM DES SPÉCIALES
ES 1 – Fredriksberg 1 (18,14 km) : 1.
Grönholm, 10’25’’7 (moy. : 104,37 km/h) ; 2.
Loeb, à 2’’8 ; 3. Hirvonen, à 7’’8 ; 4. Stohl, à
11’’2 ; 5. Ekström, à 11’’6 ; 6. Atkinson, à
15’’8… 21. P. Solberg, à 52’’6 ; etc.
Après sept kilomètres seulement, la transmission arrière de Petter Solberg rend l’âme. Petit
tête-à-queue d’Atkinson.
ES 2 – Lejen 1 (26,47 km) : 1. Grönholm,
14’20’’9 (moy. : 110,69 km/h) ; 2. Loeb, à 6’’2 ;
3. Hirvonen, à 18’’8 ; 4. Galli, à 19’’5 ; 5. Atkinson, à 20’’1 ; 6. Carlsson, à 20’’4… 32. P. Solberg, à 1’54’’1 ; etc.
Sur le routier, Loeb et Elena s’arrêtent à deux
kilomètres du départ de la spéciale pour intervertir les roues et ôter la rampe de phares. Elena oublie de refermer le capot, qui se lève
contre le pare-brise et le casse lorsque la Xsara
redémarre. Les deux hommes font une fixation
de fortune et pointent avec trente secondes de
retard au départ de la spéciale. Ils écopent de
17
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
HANDBALL CHAMPIONNAT D’EUROPE HOMMES (demi-finales)
FRANCE - CROATIE
Abati fait de la résistance « Être au top »
L’ADVERSAIRE
IVANO BALIC, le meneur croate, dit son respect
pour les Français.
L’atypique doyen des Bleus reste un exemple à suivre à l’heure des gros duels.
C’est un génial meneur de jeu. Le meilleur au monde. Sans égal pour
lancer ses deux arrières, Lackovic à gauche et Metlicic à droite. Plus en
verve sous le maillot croate qu’avec Pampelune, il dicte sa loi et donne
le tempo. Troisième meilleur marqueur (6,5) et passeur (4), deuxième
intercepteur (2,2), il fait un tournoi remarquable. Aujourd’hui, il
retrouve des Français qu’il dit respecter… mais qu’il avait martyrisés
au Mondial 2005 en leur claquant 8 buts sans oublier de distribuer
7 passes décisives à ses partenaires lors de la demi-finale.
ZURICH – (SUI)
de notre envoyé spécial
JOËL ABATI a réellement débuté en
équipe de France à trente ans, lors du
Mondial 2001 qui allait sacrer, après
1995, une deuxième fois la France
reine de l’univers. Éveil tardif dont il
aime, aujourd’hui encore, tirer un
enseignement majeur. « C’est la
preuve qu’en travaillant et en persévérant, on peut toujours y arriver. Alors,
oui, je suis fier de m’être accroché. Et
c’est, surtout, une leçon à intégrer
pour tous les jeunes : ne jamais lâcher
et croire en son destin. Le sport n’est
pas une question d’âge. »
Rien n’a jamais entravé la marche en
avant de l’homme de Fort de France.
Pas même les sarcasmes qui, longtemps, ont accompagné ses choix.
Celui, par exemple, de partir en 1997
en Allemagne, « ma voie lactée,
confie-t-il avec poésie, parce que je
partais derrière les Richardson, Volle
ou encore Stoecklin qui, eux, avaient
ouvert la brèche, premiers Français à
s’expatrier en Bundesliga ».
Un risque dingue pour un joueur anonyme à l’époque, destin à la barjot, ce
parfum auquel il n’a jamais eu l’occasion de goûter. « J’aurais pu être à
Atlanta puisque j’avais fait quelques
apparitions en bleu mais il y avait
Stoecklin, un maître. Il y avait, surtout,
ce groupe historique, pionnier du palmarès français. Avant d’y poser un
pied, il fallait être un Dieu. » Dieu,
dont il a adopté la foi et qui lui vaut le
surnom de « Révérend » en équipe de
France. Le sage. Seul. Guidé par sa
croyance. « Je savais que l’Allemagne
était loin de chez moi. Mais j’étais
convaincu, seul dans mon coin, que je
pourrais me construire. Bosser, trimer
pour prendre une autre dimension. »
Un parcours du combattant pour cet
arrière ou ailier droit (1,90 m ;
85 kilos) qui aime exister dans la difficulté, la provoquer surtout.
« Deux machettes
à la place des bras »
« C’EST VOTRE cinquième demifinale d’affilée dans un grand
tournoi mondial…
– Mais nous en avons perdu une sur
deux… Reste à voir si nous pouvons
poursuivre la série. La logique voudrait
que nous gagnions à nouveau.
– Reste à savoir, surtout, si vous
allez pouvoir éternellement
jouer à sept ou huit joueurs.
– C’est notre grand problème. Depuis
2003, nous jouons avec la même
équipe, les mêmes joueurs sont sollicités. Et lorsqu’on arrive dans les
matches importants, la fatigue se fait
sentir, les blessures ressurgissent.
– Mais avec votre expérience,
vous négociez les matches
cruciaux à votre avantage...
– Qui n’aime pas jouer une demifinale ? Nous, peut-être plus que les
autres, on aime gagner. Pour notre
pays, notre peuple qui n’a pas tant de
moyens de vibrer que ça. Quand Janica
Kostelic s’impose, quand les handballeurs ramènent une médaille, ça donne
le sourire à tout le monde.
– Ce sourire qui ne vous quitte
jamais en match… Pour
séduire ? Pour chambrer ?
– Je joue pour me divertir. Si je sourie
souvent, c’est que j’aime ce sport,
j’aime le pratiquer au plus haut niveau.
« Jackson, mon idole »
Joël Abati, qui fixe ici les Slovaques Zatko et Polakovic (à droite), aime à partager les ballons comme les moments forts d’une vie en bleu
vraiment découverte sur le tard.
(Photo Pierre Lablatinière)
DIVISION 1 FEMMES (13e journée)
AUJOURD’HUI : Besançon-Bègles ; Nîmes-Metz ; Mios - Fleury-les-Aubrais (20 h) ;
Angoulême-Dijon ; Yutz-Toulon (20 h 30). DEMAIN : Le Havre - Mérignac (16 h).
Classement : 1. Le Havre, 32 pts ; 2. Metz, 31 ; 3. Mérignac, 28 ; 4. Fleury-les-Aubrais,
26 ; 5. Dijon, 25 ; 6. Nîmes, 24 ; 7. Bègles, 24 ; 8. Besançon,22 ; 9. Yutz, 21 ; 10. Mios, 20 ;
11. Toulon, 19 ; 12. Angoulême, 16.
Dangereux Danois
AUJOURD’HUI, 17 HEURES,
HALLENSTADION DE ZURICH (Sport +)
DANEMARK. – Gardiens : 1 Hvidt (cap., 29 ans, 1,92 m) ;
12 Asmussen (34 ans, 1,90 m). Joueurs de champ : 2 Madsen
(24 ans, 2,05 m) ; 3 Aagaard(26 ans, 1,87 m) ; 4 Ohm (31 ans,
1,90 m) ; 6 Jorgensen (28 ans, 1,91 m) ; 7 Jensen (28 ans,
1,90 m) ; 8 Rasmussen (29 ans, 1,70 m) ; 9 Christiansen
(33 ans,1,82 m) ; 10 Boldsen (27 ans,1,87 m) ; 13 Spellerberg
(26 ans, 1,92 m) ; 14 Knudsen (27 ans, 1,89 m) ; 15 Hansen
(26 ans, 1,89 m) ; 17 Stryger (30 ans, 1,88 m) ; 18 Leegaard
(23 ans, 1,93 m) ; 19 Noddesbo (25 ans, 1,98 m). Entraîneur :
U. Wilbek.
ESPAGNE. – Gardiens : 1 Hombrados (28 ans, 1,97 m) ;
16 Barrufet (cap., 35 ans, 1,97 m). Joueurs de champ :
2 A. Entrerrios (29 ans, 1,92 m) ; 3 Urios (35 ans, 1,93 m) ;
4 Rocas (23 ans, 1,88 m) ; 6 Garabaya (27 ans, 2,01 m) ;
8 Belaustegui (26 ans, 1,95 m) ; 9 Garralda (36 ans, 1,96 m) ;
10 Fis (31 ans, 1,94 m) ; 11 Lozano (30 ans, 1,96 m) ; 14 Perez
(32 ans, 2,02 m) ; 15 Davis (29 ans, 1,85 m) ; 17 Garcia
(28 ans, 1,76 m) ; 18 Romero (25 ans, 1,96 m) ; 19 M. Ortega
(34 ans, 1,90 m) ; 20 Rodriguez (25 ans, 1,87 m). Entraîneur :
J.-C. Pastor.
PROGRAMME
L’une s’attaque aujourd’hui au record de France du 1 500 m tandis que l’autre court le 3 000 m. Un hasard ?
ENTRE LES DEUX, c’est un secret de polichinelle, ce n’est pas le grand amour. Bouchra Ghezielle et Hind Dehiba furent un temps
proches, dit-on, en équipe jeunes du Maroc.
Le lien s’est distendu. Toutes deux naturalisées françaises, elles chassent aujourd’hui
médailles et records sur la même distance, le
1 500 m. Médaillée de bronze européenne
en salle il y a un an, Dehiba a manqué ses
Mondiaux en plein air, à Helsinki, où Ghezielle a pris le bronze à son tour. Puis la première a chipé à la seconde son record de
France à Rieti, à la fin de l’été, en 4’0’’49. Cet
hiver, toutes deux s’attaquent au record de
France en salle que détient Patricia Djaté
depuis 1997 (4’6’’16). Mais en ordre
dispersé.
30 (16) UKRAINE
Buts
3
2
2
2
1
2
1
7
1
5
4
30
Tirs
3/7
2/4
2/3
2/3
1/1
2/4
1/2
5/9
1/5
4/6
4/7
27/51
Pen. P.déc. Exc.
1
27e
2
e
- 17 , 24e
1
0/1 1
13e
2/2 2
2
1/1 1
3/4 10
4
Fernandez
Dinart
G. Gille
B. Gille
Narcisse
Girault (c)
Karabatic
Kempe
Abati
Abalo
Guigou
Bosquet
Omeyer
TOTAL
Gardiens : Ploquin (10 min., 4 arrêts) ; Omeyer
(50 min., 14 arrêts) Entraîneur : C. Onesta
Interceptions : 5
Balles Perdues : 9
Buts
Gurkovsky
1
Stetsyura
3
Kisil
1
Petrenko
3
Nat (c)
3
Kostetskiy
3
Remizov
Shelmenko
2
Natalyuk
0
Prudius
0
Gladun
Andryushchenko 2
Tkhorevskyy
2
TOTAL
20
20 (10)
Tirs Pen. P.dèc. Exc.
1/1 1
3/5 1/1 3/7 1
3/5 2
3/3 1
41e
e
- 20 , 33e
2/10 1
0/1 18e
0/2 2/6 2/6 20/47 6
4
Gardien : Bilyk (60 min., 20 arrêts dt 0/4 pen.)
Entraîneur : S. Kushniryuk
Interception : 1
Balles Perdues : 16
Evolution du score : 0-1 (4e) ; 1-1 (5e) ; 1-4 (9e) ; 4-4 (13e) ; 6-5 (15e) ; 7-7 (19e) ; 13-7 (24e) ; 17-11 (32e) ; 19-11
(35e) ; 21-14 (39e) ; 23-14 (42e) ; 25-15 (45e) ; 26-19 (55e) ; 29-19 (58e)
Spectateurs : 3000 Arbitres : MM. Visekruna et Stanojevic (SEM)
Voici les statistiques du match France-Ukraine disputé jeudi, dont nos lecteurs ont été privés par une fâcheuse erreur. Avec nos excuses.
MEETING DE STUTTGART (salle)
Dehiba et Ghezielle à distance
de notre envoyé spécial
FRANCE
C’EST UN HOMME étonnant, un entraîneur hors pair. Ulrik
Wilbek vient de poser ses guêtres dans le hand masculin.
Avant, il ne jurait que par ses filles, sa « Golden Team »,
récompensée de deux titres européens (1994, 1996), d’une
couronne olympique (1996) et d’une autre mondiale (1997).
Il a rebondi à Viborg, le club où évolue aujourd’hui Valérie
Nicolas. Avant de prendre en main, il y a deux ans, l’équipe
masculine de Viborg. Malgré le forfait du Barcelonais Lars
Krogh Jeppesen (cheville pendant le Challenge Marrane), le
Danemark s’est hissé sous la direction de Wilbek jusqu’à ces
demi-finales, éliminant notamment la Russie (35-28). En
tour préliminaire, l’ensemble avait failli créer la sensation
face à la Croatie, mais avait été dépassé à deux secondes du
terme (30-31)… Si le Danemark dispose, encore
aujourd’hui, de l’un des plus redoutables dispositifs offensifs
du circuit, Ulrik Wilbek semble avoir apporté sa patte en
défense avec notamment une 3-3 intéressante. Et il a aussi
réussi à créer un véritable état d’esprit. Il est loin le temps où
les Danois, sous la pression, baissaient immédiatement les
bras. Ils sont néanmoins attendus par les Champions du
monde espagnols, les seuls à ne pas avoir perdu la moindre
rencontre dans cet Euro. – P. P.
Après une rentrée probante à Karlsruhe
dimanche (victoire en 4’9’’90), Hind Dehiba
a toutes les chances de parvenir à ses fins ce
soir à Stuttgart. « Je l’ai dans les jambes,
affirme-t-elle. J’ai fait un super stage de cinquante jours, jusqu’au 9 janvier à Albuquerque, sans le moindre ennui. Et une
bonne rentrée alors que je manquais de
repères et que je n’avais pas fait de vitesse à
l’entraînement. Alors… »
Pognon pour un rachat
Favorite en l’absence des spécialistes
russes, Dehiba veut marquer son territoire
cet hiver, dans une salle qu’elle affectionne.
« Je me sens mieux en salle qu’en plein air,
avoue-t-elle. Et, là, j’ai de bonnes sensations, mieux que l’année dernière. » Reste à
savoir où en est sa rivale. Bouchra Ghezielle
débutera sa saison indoor ce soir… sur
3 000 m, dans une course où l’Éthiopienne
Berhane Adere veut améliorer son record du
monde (8’29’’15). Le record de France de
Yamna Belkacem (8’41’’63 en 1999) pourrait aussi être en danger. Puis Ghezielle se
tournera à son tour vers le 1 500 m, à Eaubonne vendredi. Sans Dehiba. « Que des
champions d’une même distance cherchent
à s’éviter n’est pas nouveau ; nous avons
voulu mettre Bouchra dans des conditions
optimales », explique Jean-Paul Jacob, responsable du plateau de la réunion francilienne. « J’aurais aimé me confronter à elle
et voir qui aurait battu le record, raconte
Dehiba, vexée. Mais je ne serais pas fière de
participer à ce meeting. » En attendant, qui
sait, de se retrouver aux Mondiaux de Moscou (10-12 mars), les deux Françaises
s’expliqueront à partir d’aujourd’hui par
chronos interposés.
De chronos, il en sera également question
dans les courses masculines. Sur 1 500 m,
où Driss Maazouzi, le champion du monde
indoor 2003, tentera de suivre (à distance ?)
le jeune prodige kenyan Daniel Kipchirchir
Komen. Sur 3 000 m aussi, où Bouabdellah
Tahri passera un test face à Eliud Kipchoge
(mais sans Shaheen, blessé). Sur 60 m enfin,
où Ronald Pognon est en quête de rachat
après ses 6’’73 de Moscou la semaine passée. Le recordman d’Europe (6’’45), cinquième performeur de tous les temps, vaut
beaucoup mieux. Descendre sous les 6’’60
rassurerait ce soir tout le monde, lui le premier. Et ce sera nécessaire s’il veut rivaliser
avec son éternel rival continental, le Britannique Jason Gardener, meilleur performeur
de l’hiver (6’’55) avant l’entrée en lice de
quelques ténors américains la nuit dernière
à New York.
NICOLAS HERBELOT
SAMEDI 4 FÉVRIER 2006
AUJOURD’HUI : Hans-Meyer
Schleyer Halle, à Stuttgart, à partir de
17 heures.
Principaux engagés. – HOMMES.
60 m : Gardener (GBR) ; Pognon ;
Nagel (AFS) ; Thomas (JAM) ; Miller
(USA). 800 m : Bungei (KEN) ; Laalou
(MAR). 1 500 m : Kipchirchir Komen
(KEN) ; Maazouzi, Yemmouni.
3 000 m : E. Kipchoge, P. Bitok,
S. Korir (KEN) ; Tahri, Sghyr. 60 m
haies :Bramlett (USA) ; Olijars(LET) ;
Lichtenegger (AUT). Perche : Lobinger, Otto (ALL) ; Yurchenko (UKR) ;
Andureu ; Gibilisco (ITA). Longueur : Pate, W. Davis (USA) ; Gaisah
(GHA). FEMMES. 60 m : Block (UKR) ;
Durst (USA). 800 m : Tsiganova
(RUS) ; Ait-Hammou, Benhassi
(MAR). 1 500 m : Dehiba, Grousselle ; Turova(BLR).3 000 m: Adere,
Defar (ETH) ; Ghezielle, Martins.
60 m haies : Perry (USA) ; Freeman
(JAM) ; Bolm (ALL). Longueur :
Kotova (RUS) ; Goulbourne (JAM).
Dovy change d’avocat
Dans l’attente d’une nouvelle convocation par le
juge perpignanais qui instruit une affaire de trafic
de stupéfiants et de produits dopants, le sprinteur
Lueyi Dovy sera désormais défendu par Me Éric
Dupond-Moretti. L’avocat nordiste, considéré
comme un ténor du barreau, est apparu récemment
dans plusieurs affaires. Il était l’avocat de certains
accusés de l’affaire d’Outreau. La semaine passée à
Saintes, il était auprès de la famille Tixier lors du
procès du meurtrier de leur fille Audrey. Enfin, ces
jours-ci on l’a vu aux côtés du nationaliste corse
Jean Castella, jugé en appel à Paris dans le cadre
de l’assassinat du préfet Érignac. Avec Dovy,
Me Dupond-Moretti n’en sera pourtant pas à son
coup d’essai avec des sportifs puisqu’on se souvient
qu’il était l’avocat de Jacques Glassmann lors de
l’affaire OM-VA. Il remplace Me Jérôme Meranda,
un Niortais spécialiste du droit immobilier, droit
commercial et droit social, qui assistait le champion
du monde du 4 × 100 m depuis sa garde à vue
les 18 et 19 janvier au commissariat de Niort. Pour
l’heure, Dovy, qui a repris l’entraînement
normalement, préfère toujours s’en tenir au silence.
– H. G.
SDIRI À TAMPERE. – Une semaine après
sa rentrée, Salim Sdiri dispute aujourd’hui sa
troisième compétition à Tampere, en
Finlande. Après son record de France de la
longueur (8,27 m) réussi samedi dernier à
Mondeville et sa 2e place de Stockholm,
jeudi (8,13 m), Sdiri tentera de continuer sur
sa bonne lancée.
400 M DÉSASTREUX POUR PITTMAN. –
La championne du monde 2003 du 400 m
haies avait annoncé son intention de doubler
400 m-400 m haies aux prochains Jeux du
Commonwealth (Melbourne, 15-26 mars).
Mais hier, en finale du 400 m des
Championnats d’Australie, Pittman a pris la
8e et dernière place en 53’’52. Plus question,
donc, de doublé. « Je suis choquée, je ne
comprends pas. À 100 m de la ligne, je
n’avais plus de jambes. Je suis très déçue par
moi-même », a-t-elle déclaré.
BOSLAK RENTRE À NIORT. –
La recordwoman de France de la perche
(4,60 m) fera sa première compétition de
la saison ce soir à Niort. Chez les hommes,
Mesnil, Dossévi et Galfione sont annoncés.
PAGE 17
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
Rouge
LAURENT MOISSET
DANEMARK - ESPAGNE
– C’est difficile. Une grosse défense, un
excellent gardien. Il faut toujours jouer
sa vie pour marquer. En plus, il y a beaucoup de nouveaux et jeunes joueurs qui
n’ont jamais décroché le moindre titre et
qui vont avoir très envie de commencer
par une médaille d’or européenne. Pour
l’emporter, sincèrement, nous devrons
être au top.
– On vous a senti solides jusqu’à
présent. Vous notamment…
– C’est vrai, je me sens bien, je ne sais
pas pourquoi. C’est sans doute mon
meilleur tournoi. Enfin, je ne pourrai le
dire que dimanche. Si on n’est pas sur le
podium, ma production n’aura que peu
de sens.
– Y a-t-il des failles dans le jeu
croate ?
– On a eu peur au tour principal. Des
blessures, peur de ne pas être à la hauteur. Finalement, on a eu de la chance,
comme souvent depuis trois ans.
– La recette, ce n’est pas seulement la chance…
– Le sept de base a du talent, et l’habitude d’évoluer ensemble au haut
niveau. Quand tout va bien, pas grand
monde ne peut nous résister.
– Surtout si vous continuez à diriger le jeu de cette manière...
– Je ne suis pas très fort. Alors il faut
que je me serve de ma tête. » – P. P.
Bleu
les autres. Avec Daouda Karaboué,
son partenaire en chambre. « La télévision n’est jamais branchée, on parle
seulement. Beaucoup et longtemps.
Tous ces débats font grandir l’homme
et, indirectement, l’équipe. »
Échanger. Donner aussi pour rester un
exemple. Ce soir, après la Croatie et
avant, peut-être, sa première finale
d’un Euro, il ne s’accordera qu’un
extra. « Un Monaco. Oui, juste un
petit verre de bière coupée de sirop de
fraise et de limonade. Un seul parce
que si je veux durer jusqu’à Pékin en
2008, je dois me garder de tous les
excès. » Pékin, deux ans encore. Joël
Abati aura trente-huit ans…
– Nombreux disent que vous
êtes le meilleur au monde…
– Le meilleur, c’est Jackson. J’ai joué
une saison avec lui et c’était de l’émerveillement quotidien. C’est un très,
très grand handballeur. Mais c’est une
personne plus grande encore.
– Il n’est plus en sélection
aujourd’hui…
– C’est dommage. Jackson, c’est mon
idole et j’aurais aimé l’affronter encore.
Maintenant, la France possède d’autres
arguments.
– Vous aimez l’affronter ?
26 ans, né le
1err avril 1979
à Split (CRO).
1,90
, m ; 93 kg.
g
98 sél. ; 325 buts.
Clubs successifs :
RK Split (de 1998
à 2001), RK Metkovic
(de 2001 à 2004), Portland San Antonio
Pampelune, ESP (depuis 2004).
Palmarès :
JO : 1er aux JO en 2004.
CM : 1er en 2003 ; 2e en 2005.
CE : 4e en 2004.
Désigné meilleur joueur du monde en 2003.
Jaune
Rouge
Jaune
(en 2001). Je partirai mais ce ne sera
pas encore fini… »
Le secret de la longévité tient à sa fraîcheur d’esprit : « Usé, on ne l’est que
le jour où l’on n’a plus envie de se lever
pour aller à l’entraînement. Moi, si
c’était trois fois par jour, cela ne me
gênerait pas. » Et parce qu’il aime les
aventures humaines, qu’il a envie
d’écrire un bout d’histoire, il ne peut
imaginer briser le rêve. « Je regarde
les autres et j’apprends toujours. Il n’y
a donc aucune saturation. Souvent, je
me dis que je dois amener cette équipe
à la victoire. J’ai la sensation que l’on a
un groupe unique. Chacun est à
l’écoute de l’autre. Et, en plus, il y a la
complémentarité sur le terrain. »
Jouer et gagner enfin. Partager avec
ATHLÉTISME
STUTTGART (ALL)
Ivano Balic (CRO)
de notre envoyé spécial
Noir
Bleu
Noir
À près de trente-six ans (il les aura le
25 avril), cet investissement ne se
dément jamais. Il est, derrière Thierry
Omeyer, le joueur ayant le temps de
jeu le plus important. Indispensable
en défense, où son agressivité sur
l’homme suscite chez son capitaine,
Olivier Girault, une réflexion imagée :
« Joël a deux machettes à la place des
bras. » L’homme aux mains d’argent
qui cisèlent la performance et déconcertent l’adversaire. « Ces mains-là,
sourit-il, je préférerais qu’elles soient
d’or dimanche. » Sage, fatalement,
puisque le temps a embelli son esprit
et ses actions d’une incomparable
expérience. Et lorsque la raison commande de lui demander s’il n’est pas
temps de lever le pied, l’éclat de son
regard rappelle qu’il a dégusté l’élixir
de l’éternelle jeunesse. « Le manque
viendra le jour où je quitterai Magdebourg. J’y ai passé, déjà, neuf années
avec l’exigence quotidienne d’avoir à
gagner ma place et le respect des
autres. J’y suis né et j’y ai gagné le
Championnat le plus dur du monde
(en 2000) et une Ligue des champions
ZURICH –
18
Bleu
Rouge
Noir
Jaune
HANDBALL CHAMPIONNAT D’EUROPE HOMMES (demi-finales)
Samedi 4 février 2006
FRANCE - CROATIE
Une sacrée bagarre
Les Bleus n’ignorent rien du génie croate mais abordent la demi-finale, cet après-midi, avec plus d’envie que d’appréhension.
Passé leur défaite contre
l’Espagne en début de
tournoi, les Français ont
retrouvé des certitudes
dans leur jeu. Assez pour
contrarier la redoutable
Croatie ? La perspective
d’aller chercher une
médaille qui leur
échappe depuis douze
ans à l’Euro devrait les
stimuler plus que ne les
freinera le souvenir d’une
demi-finale mondiale
perdue face aux mêmes
Croates en 2005.
Onesta. « L’équipe se compose et se
construit dans le moment, répond le
sélectionneur. En 2003, il ne manquait pas grand-chose. L’an passé,
effectivement, nous avons souffert.
Et nous avons pris ce match comme
une récompense. On n’a pas tout
donné, la preuve, il nous en restait le
lendemain pour aller chercher la
médaille de bronze. Cette fois, on est
prêt à se bagarrer. »
La bagarre, oui. Les partenaires
d’Olivier Girault savent que le match
va durer, que le premier qui va
baisser la tête sera en danger.
« Ce n’est plus la même compétition, enchaîne Claude Onesta.
Tout le monde est fatigué, tout
le monde a les mêmes doutes et
la même ambition. La différence
viendra de la capacité de chacun à
appréhender l’instant. Il n’y a pas de
stratégie. Une équipe va marcher sur
l’autre. L’enjeu, c’est de les pousser
''
Nous restons notre
meilleur ennemi
(Bertrand Gille)
le plus loin possible pour qu’ils finissent par craquer. »
Rares sont ceux qui y parviennent car
les Croates ne sont pas seulement
gavés de fondamentaux, brillants, excessivement talentueux. Ils possèdent, en fait, tout
ce qui fait le haut niveau. L’expérience d’abord. Cette demifinale est leur cinquième d’affilée dans un grand Championnat.
Le tempérament aussi. Un rien de
vice, bien sûr. Et puis, surtout, des
''
joueurs hors normes, dont le génial
Ivano Balic, dépositaire du jeu prôné
par Irfan Smajlagic et Lino Cervar.
Bien sûr, ils ne sont pas invincibles.
Et leur manie de toujours accorder la
confiance aux sept, huit mêmes
joueurs devrait bien finir par leur
jouer des tours. « Sauf qu’ils sont
toujours là, lâche Claude Onesta. Et
que, par moments, ils évoluent
comme dans un rêve. »
ZURICH –
de notre envoyé spécial
modifié notre système de défense,
qui doit éprouver l’adversaire, affecter sa confiance. Et si, derrière,
Omeyer tient son rôle…»
Peut-être, oui, l’équipe de France, six
ans après l’échec de Zagreb, sera
alors parée pour glaner sa première
médaille. À moins qu’Ivo Balic n’ait
trop envie d’ajouter l’or européen à
sa collection. « Tout le monde me
parle d’un plan anti-Balic, rouspète
Onesta. Mais plus on va chercher à
l’empêcher de marquer dix buts, plus
il va briller. Si les autres n’évoluent
pas dans leur registre habituel, ça
peut, en revanche, changer beaucoup de choses…»
Venue ici construire sa propre histoire, celle de l’après-Jackson, de
l’après-Greg, Guéric… Une jeune
équipe de France pourrait alors fêter
sa vraie naissance.
PHILIPPE PAILHORIES
Un air de revanche
AUJOURD’HUI, 14 H 15, HALLENSTADION DE ZURICH
(en direct sur Canal +)
FRANCE. – Gardiens : 1 Ploquin (27 ans, 1,90 m) ; 12 Karaboue (30 ans, 1,97 m) ; 16
Omeyer (29 ans, 1,92 m). Joueurs de champ : 2 Fernandez (28 ans, 1,99 m) ; 3 Dinart
(28 ans, 1,97 m) ; 4 Krantz (24 ans, 1,88 m) ; 5 G. Gille (29 ans, 1,92 m) ; 6 B. Gille (27
ans, 1,87 m) ; 8 Narcisse (26 ans, 1,89 m) ; 11 Girault (cap., 32 ans, 1,83 m) ; 13 Karabatic (21 ans, 1,95 m) ; 14 Kempe (30 ans, 1,93 m) ; 18 Abati (35 ans, 1,90 m) ; 19
Abalo (21 ans, 1,82 m) ; 21 Guigou (23 ans, 1,79 m) ; 23 Bosquet (26 ans, 1,98 m).
Entraîneur : C. Onesta.
CROATIE. – Gardiens : 1 Losert (29 ans, 1,91 m) ; 12 Sola (27 ans, 1,94 m) ; 16 Blazicko (28 ans, 1,87 m). Joueursde champ : 2 Sulic (26 ans, 1,92 m) ; 4 Balic (26 ans, 1,89
m) ; 6 Lackovic (25 ans, 1,95 m) ; 7 Cupic (19 ans, 1,78 m) ; 9 Vori (25 ans, 2,02 m) ; 10
Dominikovic(27ans,2,03m) ; 11Dzomba(28 ans,1,90m) ; 13Z.Horvat (21ans,1,79
m) ; 15 Goluza(34 ans,1,95 m) ; 17 Sprem(26 ans,1,83 m) ; 18 Spoljaric (26 ans,1,94
m) ; 19 Metlicic (29 ans, 1,94 m) ; 20 Buntic (23 ans, 1,98 m). Entraîneur : L. Cervar.
LA DERNIÈRE RENCONTRE ENTRE LES BLEUS et la Croatie championne du monde
en 2003 et à nouveau finaliste en 2005 a été une victoire française (33-26 lors de la Super
Cup, le 29 octobre dernier), la septième en quinze affrontements (1 nul). Mais ses retrouvailles seront d’abord la revanche de la demi-finale mondiale 2005, où Balic et ses amis
avaient pris la mesure des Français (32-35).
PROGRAMME
Noir
Jaune
Rouge
Rouge
Bleu
Rouge
Jaune
Bleu
LA RUBRIQUE
HANDBALL
CONTINUE
EN PAGE 17
Jaune
À l’image de Bertrand Gille qui s’arrache ici devant le gardien polonais Slawomir Szmal, les Bleus sont montés en régime dans le tournoi et
les voilà prêts à défier les Croates.
(Photo Pierre Lablatinière)
AUJOURD’HUI (à Zurich)
Match pour la 5e place :
Russie-Allemagne (11 h 45)
Demi-finales :
France-Croatie (14 h 15, Canal +)
Espagne - Danemark (17 heures)
DIMANCHE (à Zurich)
Match pour la 3e place (13 h 30)
Finale (16 heures)
Noir
Bleu
Noir
LES SOUVENIRS SONT marqués,
amers, brûlants même pour certains.
Mais ils ne nourrissent pas leur présent. Non, les Français préfèrent placer toute leur énergie dans cette
demi-finale de l’Euro, la dixième de
leur histoire dans les grands Championnats internationaux depuis
l’aventure olympique de 1992, et un
cap redoutable qu’ils n’ont franchi
qu’à trois reprises.
Ils préfèrent donc se concentrer sur
aujourd’hui plutôt que de ressasser
hier. Hier, ils erraient à Radès, abattus, corrigés par des Croates une fois
encore insolents (32-35). C’était la
demi-finale du mondial tunisien, il y
a un an… « Sauf que nous arrivions
alors de nulle part, corrige Bertrand
Gille, et que nous avions, sans doute,
considéré la demi-finale comme une
sorte d’aboutissement. Cette fois, il
s’agit d’un tout autre débat. L’équipe
est meilleure, son état de fraîcheur,
comme son état d’esprit sont tout
autres. Et puis, nous jouons mieux
qu’à l’époque, nous sommes surtout
plus solides, plus stables. »
Suffisamment, peut-être, pour
vaincre la malédiction des six demifinales perdues, dont deux sous l’ère
L’ensemble tricolore se positionne
pourtant sans ambiguïté ni appréhension, fort des quelques assurances glanées en cours de tournoi :
défense et efficacité des gardiens,
jeu rapide mais aussi attaque placée
de moins en moins dépendante du
un contre un. La vraie interrogation
concerne la finition. Le secteur n’est
pas toujours bien maîtrisé, les Français manquent souvent de réalisme.
« Nous restons, c’est vrai, notre
meilleur ennemi, confirme Bertrand
Gille. Capables d’aligner des performances élevées et, en contrepartie,
d’afficher une faiblesse psychologique désolante. »
Alors, quel visage cet après-midi ?
Celui proposé contre l’Espagne,
livide ? Ou celui vu devant l’Allemagne et la Slovénie ? « Nous
sommes prêts dans nos têtes et dans
nos organisations, répond Claude
Onesta. Nous avons quelque peu