stenmark, le skieur du siècle
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stenmark, le skieur du siècle
1 Rouge Noir Jaune FOOTBALL LE MAGAZINE AUJOURD’HUI Bleu HANDBALL STENMARK, CASCARINO, LE SKIEUR L’OM ET DU SIÈCLE LES PIQÛRES LE MUR CROATE ATTEND LES BLEUS (Pages 17 et 18) Si, cet après-midi (14 h 15), les Bleus de l’audacieux Luc Abalo (au tir) parvenaient à battre une redoutable Croatie, ils joueraient demain, peut-être face à l’Espagne de Juan Perez, leur première finale d’un Championnat d’Europe. (Photo Pierre Lablatinière) (Page 2) M 00103 - 204 - F: 1,80 E Samedi 4 février 2006 LE QUOTIDIEN DU SPORT ET DE L’AUTOMOBILE * 60e ANNÉE - No 18 850 - 1,80 3:HIKKLA=XUV]UZ:?a@m@k@e@a; France métropolitaine (Photo Alain de Martignac) MONACO A BESOIN D’AIR RUGBY Ce soir à Rennes (20 heures), pour la 25e journée de L 1, Monaco tentera de fuir la spirale négative qui l’accompagne en 2006 : une triste élimination en Coupe de France, pas une victoire en Championnat, un projet flou, une communication brouillée. (Page 3) TOURNOI : VALBON REMPLACE JAUZION (Pages 10 et 11 et notre éditorial, page 2) (Page 8) ETO’O FACE À DROGBA (Page 9) ESCRIME LE NOUVEAU CHALLENGE DE FLESSEL (Page 12) SKI ALPIN L’incompréhension se lit sur le visage du capitaine monégasque, Gaël Givet. Après un début de saison cahoteux, le club princier croyait avoir redressé la barre en fin d’année dernière. Mais comme 2006 a démarré de façon catastrophique, le voyage de ce soir à Rennes prend du coup une importance capitale, à trois jours d’une demi-finale de Coupe de la Ligue brûlante face à Nice. (Photo Bruno Fablet) CHAMONIX PLEIN POT AVANT LES JEUX (Page 13) L’ÉQUIPE samedi : ALLEMAGNE, 2 ; ANTILLES, LA RÉUNION, 1,3 ; AUTRICHE, 2 ; BELGIQUE, 3 ; ESPAGNE, 3,75 ; GRÈCE, 1,95 ; ITALIE, 3,65 ; LUXEMBOURG, 3 ; PAYS-BAS, 2 ; PORTUGAL CONT., 1,8 . Bleu Rouge Noir Jaune Rouge ÉGYPTE ET SÉNÉGAL QUALIFIÉS Bleu (Pages 5 et 6) Jaune PARIS, LENS, RÉVEIL IMPÉRATIF Noir Rouge Jaune Bleu Noir SPÉCIAL FOOT 2 FOOTBALL L’HUMEUR Bleu Rouge Noir Jaune LES RÉVÉLATIONS D’EYDELIE « Oui, j’ai reçu des piqûres » TONY CASCARINO, avant-centre de l’OM entre 1994 et 1997, confirme les récentes accusations de Jean-Jacques Eydelie. Sollicité par différents médias depuis les déclarations de Jean-Jacques Eydelie dans L’Équipe Magazine (samedi 21 janvier), Tony Cascarino avait jusque-là repoussé toutes les demandes d’interview. Mais pour lui, le silence n’est pas une option. Jeudi, entre deux rendez-vous – l’Irlandais jongle aujourd’hui entre ses activités de commentateur de la Ligue 1 sur la chaîne anglaise Setanta, sa chronique hebdomadaire dans The Times et sa carrière de joueur de poker professionnel –, il nous a reçus dans sa maison de Chislehurst, au sud de Londres, où il vit avec sa femme, française, et ses deux enfants. Près de dix ans après son départ de Marseille (il y a passé trois saisons, de 1994 à 1997), l’ancien avant-centre, chouchou du Vélodrome, n’a pas changé. Il est toujours aussi drôle, charmant et, surtout, il a gardé son franc-parler. LONDRES – de notre correspondant L’ÉDITO UN TOURNOI À SAVOURER… I ALEX HAYES (*) Bernard Tapie n’était plus le président de l’OM depuis le 20 avril 1994. Il en est cependant resté l’actionnaire principal jusqu’en décembre de la même année, date à laquelle Pierre Cangioni a pris sa succession à la présidence. Tony Cascarino l’admet, en 1994, il ne se posait pas beaucoup de questions : « (...) comme tout le monde me disait que c’était bien et qu’en plus je me sentais vachement en forme après chaque piqûre, j’ai accepté ce qui m’arrivait ». (Photo André Lecoq) Tapie : « Je m’en fous ! » Bernard TAPIE (principal actionnaire de l’OM à l’époque) : « Je m’en fous complètement ! » Marc BOURRIER (entraîneur de Marseille jusqu’en novembre 1994) : « Je n’ai aucun commentaire à faire sur ce genre de problème. » Henri STAMBOULI (entraîneur de Marseille à partir de novembre 1994) : « D’abord, je regrette qu’on ne m’appelle que pour remuer la m..., jamais pour parler de ma carrière. Pour parler du sujet, il faut d’abord savoir quels étaient les produits qui étaient injectés aux joueurs. C’est tout. Moi, je ne suis pas médecin et je ne me suis jamais occupé de quoi que ce soit làdedans. Chacun avait son rôle. Je ne suis pas en mesure de vous dire aujourd’hui : il y avait tel ou tel produit, dopant, pas dopant, efficace, pas effi- cace. Je n’ai pas un souvenir de piqûre en particulier. Mais je sais qu’à un moment donné il y a eu une mode, ce qu’on appelle la mésothérapie (*), qui pouvait ressembler à une piqûre mais qui n’avait ni les mêmes fonctions ni les mêmes effets. C’est comme une sorte de seringue " à plusieurs têtes ", un genre de stimulant. Il me semble qu’on le donnait dans l’axe de la colonne vertébrale, mais je ne peux pas vous dire exactement. J’ai posé une question ou deux. (On m’a répondu que) c’était une chose qui permet d’activer des glandes, etc. Mais quand on parle de tout ça, il faut pouvoir étayer… Quand Eydelie parle d’injections dans le vestiaire avant la finale (de la C 1 à Munich, le 26 mai 1993) avec des gens en ligne… Moi, j’y étais dans le vestiaire. Je n’ai pas vu des gens alignés se faire piquer dans le cul, je peux le dire. Ce sont des choses qui me paraissent bizarres, grossières. Ni dans le vestiaire ni à l’hôtel, où il y avait des journalistes de TF 1 qui nous suivaient tous les jours. » – L. D. Jean DUBY (médecin de l’OM jusqu’en 1995) : « Je ressens une grande lassitude et un peu d’agacement devant ces propos qui sont, comme je l’ai déjà dit, grotesques. Autant je comprends Eydelie qui est dans la merde financièrement, autant je ne vois pas ce que ça peut apporter à Cascarino, qui est un brave garçon mais pas très intelligent, mis à part que l’on parle de lui. Je ne veux pas rentrer dans cette polémique. Sauf si j’étais cité nommément, ce qui n’est jamais le cas ; sinon, je porterais plainte contre lui, c’est très clair. Je le répète tout de même, il n’y a jamais eu de dopage à l’OM, sinon on se serait fait prendre aux multiples contrôles auxquels nous avons été soumis. Tout le monde sait parfaitement que c’est faux et ces joueurs-là n’apportent jamais la preuve de ce qu’ils avancent. Ils veulent seulement nuire à l’image de l’OM ou à une personne en particulier. Je trouve ça grotesque. Ça fait dix ans que j’ai quitté le football et je trouve ce milieu décidément bien médiocre. » – H. F. Joël COSTE (médecin de l’OM à partir de 1995, soit après le départ de Bernard Tapie) : « Ce sont des conneries. Je suis formel, il n’y a jamais eu à l’OM de piqûres ni avant ni après les matches. » – H. F. (*) La mésothérapie est une technique de traitement local consistant à injecter dans le derme, avec un appareil muni de plusieurs aiguilles, des doses minimes de médicaments. LYON - BORDEAUX (demain) LA MÉTÉO 4 0 4 3 Cherbourg Brest 2 -1 Rennes -12 Foot (L 1), reç eçoit ço Monaco 1 -3 La Rochelle h lle Le Havre Tours Biarritz arritz 6 5 Les Girondins se disent plus soucieux de conforter leur deuxième place que de rattraper Lyon. 1 -4 BORDEAUX – Mouulins ns Toulouse Foot (L 1), Les brouillards matinaux eçoit ço Nantes persisteront sur la partie nord reç de notre envoyé spécial Meetzz Metz M Strasbourg sboourg ourg -1 -5 -2 -6 1 3 0 3 0 2 -5 Reims 0 -2 Limoges Bordeaux Lens Foot ((L 1),), reç eççooit Straasbourgg Paris -11 Foot (L 1), reç eççooit Saaint-Ét Étienne TTroyees 6 3 Nantes antes Bordeaux ne veut pas y penser SSoch chaux -5 Foott (L 1), reç eççooit Lee Mans 0 -5 12 5 Lyon Aurillac Grenooble 12 5 8 2 4 2 9 4 du pays, où la grisaille l’emportera. Le pourtour méditerranéen verra de belles éclaircies en journée. Températures toujours très froides, avec des minimales encore en baisse. -1 -3 -2 -9 Chamonix Ski alpin alp (CM), descentee hommes 2 0 Les Fu Fumadess Nice 136 Cyclisme (Étoile ( de Bessèges), Foot (L 1), 4e étape reç eçoit ço Lille Perpigg Perpignan 13 Ajaccio j 6 Foot (L 1), reç eçoit ç Auxerre ço LA QUESTION D’HIER L’équipe de France de handball va-t-elle devenir championne d’Europe ? OUI ............................................................................................. 66 % NON ........................................................................................... 34 % (nombre de votants : 56389) Selon le résultat de vos votes sur lequipe.fr et par SMS ENTRAÎNEMENT À HUIS CLOS ce matin et rendez-vous à l’aéroport en milieu d’après-midi, choc au sommet, mesures très terre-à-terre. Pour préparer l’affrontement de demain soir à Gerland, entre le leader de la L 1 et son dauphin, les Bordelais n’ont rien changé à leurs habitudes. Faut-il voir dans cette gestion des affaires courantes le signe d’un manque d’ambition, d’une forme de banalisation de l’événement ? « Pas du tout, s’étrangle Vladimir Smicer, ce match, c’est un avant-goût de la Ligue des champions. C’est l’occasion de démontrer, en France comme en Europe, que Bordeaux mérite d’être deuxième. De toute façon, compte tenu de l’état de notre terrain, on est aussi à l’aise à l’extérieur qu’à domicile. » « Comment peut-on imaginer que l’on envisage d’aller là-bas pour faire de la figuration, s’exclame Jeanclaude Darcheville. Jusqu’à présent, on a joué tous nos matches à l’extérieur pour les gagner (*). Pourquoi devrait-on changer d’état d’esprit ou notre façon de voir les choses parce qu’on affronte Lyon ? » « C’est le type de rendez-vous où la pression est positive, poursuit Bruno Cheyrou, réussir un gros coup à Lyon donnerait encore plus de crédit à notre deuxième place et serait un bonus pour toute l’équipe. » « Si on va à Lyon avec l’idée de résister comme on l’a fait face à Lens, samedi dernier (1-0), on n’a pas grand-chose à espérer, assure, de son côté, Ricardo, l’entraîneur bordelais. Il y a actuellement, en Europe, cinq ou six équipes hors normes et Lyon en fait partie. Mais on abordera ce match comme on a abordé nos déplacements à Marseille ou Monaco. Pour jouer et nous imposer. En football, il n’existe pas de mission impossible. » Pointée du doigt comme l’équipe la plus austère et la plus hermétique du Championnat, la meilleure défense de L 1 (12 buts encaissés en 24 journées) n’entend même pas profiter de ce bras de fer en « prime time » face à la meilleure attaque du pays (39 buts en 23 rencontres) pour régler ses comptes avec l’opinion. Les rois du bluff ? « Les critiques ? On s’en fiche, insiste Darcheville. Il paraît que Strasbourg joue bien au football mais ils sont où au classement les Strasbourgeois ? Avant-derniers. » « Une victoire n’effacerait rien du tout, poursuit Julien Faubert, d’ailleurs ce n’est pas le but. On joue pour prendre des points et pour conforter notre position. » À la question de savoir si Bordeaux serait en mal de reconnaissance, en quête d’une considération en rapport avec LYON BORDEAUX Carew incertain Incertitudes derrière Gérard Houllier redoute d’avoir perdu Réveillère pour un bon moment après sa rechute à Ajaccio mercredi. Il se félicite donc un peu plus d’avoir recruté Müller, « dont j’ai déjà pu vérifier que son sens du placement est rarement, sinon jamais pris en défaut ». L’entraîneur lyonnais ne désignera le groupe qui accueillera Bordeaux qu’aujourd’hui en fin d’après-midi.« Carew, qui a toujoursmal au pied, est en effet incertain, ce qui m’amène à annoncer que Fred jouera dimanche soir », a-t-il expliqué hier. Agacé par les critiques résultant de l’aller, notamment les plus récentes émanant d’Éric Bédouet, le préparateur physique des Bordelais, Houllier s’est également dit « très excité » par ce match au sommet contre les Girondins, préférant cependant attendre la fin février pour dire sil y a matière à « y voir plus clair ». – C. C. Équipe probable : Coupet – Clerc, Cris, Müller, Monsoreau – Diarra, Tiago, Juninho – Govou, Fred, Wiltord. PAGE 2 son parcours, Ulrich Ramé eut une réponse aussi sèche que lapidaire : « Non, pas du tout. » Pour de multiples raisons, tout désigne Bordeaux comme le dernier arbitre du Championnat, la seule équipe encore capable d’insinuer un petit grain de sable dans la machine lyonnaise. Pourtant, par « humilité » autant que par habitude, les Bordelais font peu cas de cette mission de bons offices. « Cette équipe de Lyon est complète partout même dans les vestiaires, résume joliment Ramé. Et même si on s’imposait à Gerland, les Lyonnais auraient toujours de la marge.Relancer le Championnat ? Cette rencontre est importante mais loin d’être décisive. Pour moi, Lyon est bien parti pour être champion avec une dizaine de points d’avance. » « Depuis le match aller (1-1), on sait qu’on peut leur poser des problèmes, confirme Faubert. On n’a pas l’intention de les regarder jouer mais de les Le dernier entraînement public n’a guère apporté plus d’informations. Si Jurietti a bien participé à l’opposition, après avoir été ménagé toute la semaine, il ne prendra une décision qu’aujourd’hui. Le défenseur bordelais souffre des adducteurs. Autre incertain en défense, Marc Planus ressent une douleur sur un ischio-jambier. Hier matin, il s’est contenté d’un footing et de soins pour se préserver. Ricardo avait aligné Henrique et Beto en défense centrale mais on sait qu’il préférerait ne pas lancer le Portugais. Il avait même annoncé il y a quelques jours qu’il ne serait pas du voyage. – L. L. Équipe probable : Ramé – Faubert, Henrique, Planus, Jurietti – Alonso, Fernando, Mavuba, Smicer – Darcheville, Laslandes. bousculer. D’autant qu’on reste sur une frustration de ne pas les avoir battus. Mais de là à dire que la saison se joue sur c es quatre-vingt-dix minutes... Il y a seulement 3 points en jeu. » Enfin, Ricardo ne cache pas qu’il veut garder « cette proximité avec Lyon, le plus longtemps possible », mais, selon lui, c’est une perspective à moyen terme, qui couvre aussi les saisons à venir. « Battre Lyon serait extraordinaire, confie-t-il, mais les Lyonnais auraient toujours le pouvoir. Et revenir à leur hauteur ne dépendrait pas de nous mais d’eux, de leurs résultats. » Et l’entraîneur de Bordeaux ne croit pas beaucoup à la thèse du coup de pompe des Lyonnais. « Ce n’est pas Lyon qu’il faut rattraper, avoue-t-il, nos adversaires en Championnat, ce sont Auxerre et Lille. » Aveu d’impuissance ou habile manière de noyer le poisson ? ÉRIC CHAMPEL (*) Le bilan de Bordeaux en 12 déplacements : 4 victoires, 6 nuls, 2 défaites. RICARDO VOULAIT GARDER AFANOU. – Hier matin, au Haillan, Ricardo s’est exprimé sur la résiliation à l’amiable du contrat de Kodjo Afanou, qui a quitté les Girondins de Bordeaux avant-hier. « Il est parti parce qu’il l’a voulu et absolument pas parce que je ne voulais plus de lui, a expliqué l’entraîneur bordelais. Je lui ai proposé d’aller voir les dirigeants pour que son contrat soit prolongé. Il m’a répondu qu’il avait décidé d’arrêter le foot. J’ai essayé de le convaincre de changer d’avis. S’il nous avait dit qu’il voulait signer à Monaco ou à Marseille, on l’aurait laissé partir. Pour qu’il puisse rester dans le foot et par souci de trouver une solution humaine. Mais Kodjo est entré dans une période de réflexion personnelle par rapport à sa foi. Il est venu prendre ses affaires et il n’a dit au revoir à personne. Cela fait mal. » – E. C. LA QUESTION DU JOUR Une victoire de Bordeaux à Lyon relancerait-elle le Championnat de France de football ? Pour voter, connectez-vous sur www.lequipe.fr entre 6 heures et 22 heures ou envoyez OUI ou NON par SMS entre 6 heures et 22 heures (0,34 euro + coût d’un SMS). SAMEDI 4 FÉVRIER 2006 Bleu Rouge Noir Jaune Rouge – Était-ce quelqu’un venu de l’extérieur du club ? – Non, non, non. C’était toujours quelqu’un qui faisait partie du staff technique, quelqu’un qu’on connaissait. – Et à aucun moment vous n’avez eu de doutes ? – Pas au début. Le problème était que je ne savais pas si c’était quelque chose de mal, d’illégal. En fait, c’était ça le problème pour tous les joueurs. On ne savait pas ce qu’on prenait, donc il n’y avait pas grand-chose à discuter. – Et après plusieurs mois de piqûres ? – Là, on a commencé à se poser des questions. Tout le monde disait la même chose à l’époque. Les joueurs se parlaient entre eux et on se disait : " F ai s a tten tion, fa is a ttention… " » – C’est pour ça qu’un jour vous avez dit " stop ! " ? – Oui, oui. J’étais de moins en moins confortable (à l’aise) avec toutes ces Bleu Rouge Jaune « Mon temps de récupération était tellement plus rapide » Jaune Bleu Noir L a beau exhiber sur le terrain les habits neufs du professionnalisme, avec ses maillots pour calendrier et son marketing triomphant, le rugby du Tournoi n’en ramène pas moins, chaque année, son parfum de théière culottée et cette éternelle dégaine, renforcée aux coudes par des pièces de cuir, juste usée comme il convient pour honorer la tradition, comme ces vestes que l’on achetait jadis en tweed et en solde sur Princess Street à Édimbourg. Qu’il se joue désormais à six, à cause peut-être de la Botte qui complète sa panoplie, ne change finalement pas grand-chose à l’esprit de cette confrontation et à son charme so british. On l’aime, en tout cas, ce Tournoi que l’on aurait pu croire vite condamné par l’irruption des Coupes, européennes ou mondiales. Il s’offre même, l’impertinent, le paradoxe d’un Championnat d’Europe des nations qui se serait fondé sur la cooptation BCBG. Un monument, en quelque sorte, par les temps qui galopent. Alors, tandis que l’Angleterre déroule dès aujourd’hui sa pelouse garnie d’épines pour la venue du Pays de Galles, tandis que l’Irlande distille sa potion magique pour accueillir la légion romaine de Pierre Berbizier, on mobilise nos souvenirs pour frissonner comme autrefois au coup d’envoi des Bleus, demain à Murrayfield, face à l’Écosse. Pas facile de trembler, en fait, quand on débarque là-bas avec une étiquette de favori cousue au paletot, de l’aveu même de Bernard Laporte. Pas facile de s’imaginer un Chardon gros comme une montagne quand ses résultats hérissent surtout le poil de ses derniers supporters. Mais, à tout prendre, pour des Français qui démarrent souvent leur grosse cylindrée à la manivelle, surtout quand elle est en pole-position, cela vaut peut-être mieux qu’un tour de chauffe chez l’ennemi héréditaire anglais ou face aux Gallois du Grand Chelem 2005. La maigrelette mais refondatrice victoire française de l’an dernier face à l’Écosse (16-9) suffirait, du reste, à rappeler qu’avant de défier les nations d’en bas, l’an prochain en Coupe du monde, il faut d’abord battre celles de notre hémisphère. Profitons donc de ce Tournoi qui n’a encore d’enjeu que lui-même. Car celui qui portera l’estampille 2007 sera, placé comme il est, beaucoup plus qu’un traditionnel divertissement franco-britannique. Noir « QUELLE A ÉTÉ votre réaction aux propos de Jean-Jacques Eydelie ? – Pour être honnête, j’avais déjà entendu la même chose quand je suis arrivé au club en 1994. Dès le premier jour, on m’avait raconté exactement cette histoire, donc cela n’a pas été pas un énorme choc pour moi quand la nouvelle est tombée. – Dans votre chronique du Times, en décembre 2003, vous aviez parlé de piqûres que vous aviez vous-même reçues à l’OM. Est-ce vraiment ce qui s’est passé ? – Oui, c’est vrai ! Moi, j’admets que j’ai reçu des piqûres mais je connais beaucoup d’autres joueurs qui ont fait la même chose… – Tous les joueurs de l’OM étaient-ils piqués à votre époque ? – La plupart, oui ! – Quand les piqûres étaientelles pratiquées ? – C’était toujours avant le match… Avant le match, on nous faisait une piqûre au bas du dos (il montre l’endroit qui se trouve juste au-dessus des fesses, près de la colonne vertébrale). Je n’étais pas sûr de ce que c’était, mais comme tout le monde me disait que c’était bien et qu’en plus je me sentais vachement en forme après chaque piqûre, j’ai accepté ce qui m’arrivait. – Qui faisait les piqûres ? – Ça dépendait des jours… – Ce n’était pas toujours le docteur ? – Non. piqûres, donc j’ai demandé à ne plus en recevoir. Je me sentais tellement bien et mon temps de récupération était tellement plus rapide que j’avais de plus en plus de doutes. – Et aviez-vous le droit d’arrêter les piqûres ? – Oui, bien sûr ! Soyons clair, si tu n’avais pas envie personne ne t’obligeait à être piqué. Non, non, ça, c’est sûr. – Maintenant, avec le recul, vous pensez que c’était quoi dans les piqûres ? – Franchement, je ne sais pas. Nous, on nous disait que c’était un " boost d’adrénaline ", mais personne – ou, en tout cas, pas les joueurs – ne savait vraiment. Je ne peux pas savoir si c’était des stéroïdes ou de l’EPO ou quoi que ce soit comme ça. Je ne pense pas, mais bon… – En tout cas, vous êtes maintenant convaincu que ces piqûres n’étaient pas autorisées ? – Oui, comme je dis, je ne sais pas exactement ce que c’était, mais je suis à quatre-vingt-dix-neuf pour cent sûr que ça n’était pas légal. Il y avait quelque chose de pas net. – Donc, vous étiez conscient du risque ? – Oui, bien sûr ! Mais ce n’était pas comme maintenant. Aujourd’hui, tu as beaucoup plus peur parce que tu as plus de chances d’être testé après un match. – Quand les joueurs ont enfin décidé d’en parler à quelqu’un au club, ils se sont tournés vers qui ? Bernard Tapie (*) ? – Ah ! non ! (Il sourit.) Lui, il disait : " Tu prends… " Tu comprends, c’est toujours mystique. Certaines personnes te disaient que ça n’était pas une bonne chose et après le docteur te disait : " Non, non, c’est juste un boost d’adrénaline. " Tu ne savais jamais exactement quoi penser. – Pensez-vous que ces histoires ternissent les victoires de l’OM, surtout celle en finale de la Ligue des champions en 1993 ? – Pas du tout ! Vous savez, il faut être clair là-dessus. Premièrement, il n’y avait pas que Marseille qui faisait des conneries. Les clubs étrangers, surtout ceux en Italie, faisaient tous la même chose, même souvent pire. Deuxièmement, ce n’est pas grâce à des piqûres que Marseille a gagné tous ses titres. C’était une grande équipe, avec de grands joueurs qui faisaient des matches magnifiques. Si tu penses que ce sont les piqûres qui ont fait gagner l’OM, tu rêves ! » 3 FOOTBALL LIGUE 1 (25 journée) e Bleu Rouge Noir Jaune RENNES - MONACO Monaco a perdu le fil Décrochée en L 1, éliminée en Coupe de France à Colmar, perturbée par le mercato, l’ASM a très mal démarré 2006. Après l’élimination en Coupe de France chez les amateurs de Colmar, mercredi, le club monégasque a passé une nouvelle fin de semaine agitée. Le huis clos, qui aurait dû durer jusqu’à ce soir, a pourtant pris fin hier, lors d’une conférence de presse donnée par l’entraîneur Francesco Guidolin. Il espère une réaction de son groupe. Dès ce soir, à Rennes ? Francesco Guidolin veut croire que la défaite à Colmar ne laissera pas de traces chez les Monégasques : « Je n’avais jamais vu un match pareil. (...) Ce n’était humainement pas possible de jouer. Mais, maintenant, on doit regarder devant nous. Colmar, c’est fini. » (Photo Pierre Lahalle) AUJOURD’HUI 17 H 15 Paris-SG - Saint-Étienne (0-3) (Canal +) 20 HEURES AC Ajaccio - Auxerre (0-2) Lens-Strasbourg (1-1) Nice-Lille (0-4) Rennes-Monaco (2-0) Sochaux - Le Mans (1-2) Toulouse-Nantes (0-2) (Ces sept matches sur Foot +) DEMAIN MONACO – de notre envoyé spécial DEPUIS JEUDI et jusqu’à ce soir, le groupe monégasque était censé ne plus s’exprimer, sur ordre des dirigeants. Le huis clos était de mise en Principauté, mais il a été rompu hier après-midi, dans un retournement de situation, par Francesco Guidolin en… conférence de presse, puis par Olivier Kapo en début de soirée sur L’Équipe TV (voir ci-dessous). Distancés en Championnat, éliminés par Colmar (CFA 2) mercredi en Coupe de France (0-1 a.p.), perturbés par un mercato mouvementé (1) et des rapports difficiles avec leur direction et leur entraîneur, les Monégasques ont perdu le fil. Leur dernier trimestre 2005 avait pourtant été convaincant : l’ASM était à un point seulement de la deuxième place à la trêve. Un mois plus tard, Monaco a compromis ses chances d’accéder à la Ligue des champions, et jouera mardi contre Nice, en demi-finale de la Coupe de la Ligue, une bonne partie de sa saison. LOSC est d’ailleurs la seule équipe de haut de tableau battue cette saison par l’ASM. Longtemps invincible à domicile (neuf succès de suite toutes compétitions confondues d’octobre à décembre 2005), le 4-2-3-1 de Guidolin a fait ses preuves, mais manquait d’efficacité. Adebayor trop maladroit puis parti, Chevanton régulièrement indisponible (il a repris l’entraînement collectif en début de semaine), Monaco a misé sur Di Vaio et Vieri. Même si le duo n’a pour l’heure été associé qu’une fois en cinq matches (contre Bordeaux), Guidolin a décidé d’adapter son système à À VIERI DE JOUER QUELLES AMBITIONS ? Engagé le 9 janvier, Christian Vieri a déclenché un énorme engouement à son arrivée. À trente-deux ans, après un passage difficile de six mois à l’AC Milan, l’attaquant italien est venu se relancer en Principauté. Vieri n’a pas réussi des débuts fracassants, mais a des circonstances atténuantes. Près d’un mois après sa signature, « Bobo » n’a, en effet, joué que cent trente-cinq En lice en Coupe de la Ligue et en Coupe de l’UEFA (16e de finale face à Bâle, les 16 et 23 février), que peut encore viser Monaco cette saison ? « On a une bonne équipe et on doit faire des résultats », indiquait hier Pastor dans Aujourd’hui en Francele Parisien. Pour le président de l’ASM, qui souhaite prolonger le contrat de Guidolin au-delà de juin 2007, FRANCESCO GUIDOLIN, l’entraîneur de Monaco a rompu hier le silence imposé la veille par ses dirigeants. Kapo : « Manchester United, c’était quasiment fait » « Il faut communiquer » Jeudi après-midi, l’AS Monaco instaurait le silence vis à vis de la presse. La mesure devait rester en vigueur jusqu’à aujourd’hui avant le match. Mais Francesco Guidolin a décidé hier de son propre chef de parler à la presse, comme il le fait traditionnellement les veilles de match. Prévenus moins d’une heure avant le début de la conférence, les journalistes ayant pu arriver dare-dare à Louis-II ont écouté l’entraîneur italien – plutôt souriant, parfois énigmatique – livrer son regard sur la situation du club. MONACO – de notre envoyé spécial « POURQUOI ACCEPTEZ-VOUS de parler après être resté muet depuis l’élimination à Colmar (CFA 2, 0-1 a.p.) mercredi ? – À Colmar, j’ai eu des sensations particulières. Il valait mieux que je ne parle pas. Aujourd’hui, tout est normal, il n’y a pas de problème. Il faut communiquer, expliquer, dire les choses, être clair, toujours clair. Aujourd’hui est un jour comme tous les autres. – Vos dirigeants avaient pourtant décrété le silence dans les rangs jusqu’au match de Rennes… – J’ai décidé de parler en accord avec mes dirigeants, ma conscience, mon expérience et ma sensibilité. – L’élimination en Coupe de France va-t-elle laisser des traces ? – Bravo à Colmar, j’espère que leur aventure va continuer en Coupe de France. Mais je n’avais jamais vu un match pareil. C’était une expérience nouvelle pour moi. Pour la première fois de ma vie, j’ai vu beaucoup de gens nier l’évidence. Ce n’était humainement pas possible de jouer (*). Mais, maintenant, on doit regarder devant nous. Colmar, c’est fini. – Qu’attendez-vous du match à Rennes ? – On a beaucoup gagné à domicile jusqu’ici, et parfois face à des bonnes équipes comme Saint-Étienne (1-0, le 19 novembre) ou Hambourg (2-0, le 24 novembre 2005), et aussi à l’extérieur, mais pas en Championnat. J’espère voir jouer mon équipe comme elle le faisait avant la trêve. On doit réagir. On a eu un mois difficile mais, pendant les trois mois précédents, on a bien travaillé. « Kapo ? Je ne lui ai jamais demandé de partir » – Comment va Vieri ? – Bien, j’espère. Je compte sur lui à Rennes. Il a été économisé mercredi, mais personne ne pouvait jouer à Colmar. J’ai mon équipe en tête. – Y aura-t-il des surprises ? – Pour moi, non. On va jouer tous les trois jours en février, il faut faire quelques changements. – Comptez-vous toujours sur Olivier Kapo, qui n’a pu quitter le club au mercato comme il le voulait ? – Je ne lui ai jamais demandé de partir. J’ai parlé avec lui en toute sérénité, droit dans les yeux. Moi, je ne parle pas avant et après avec les journalistes. Et je regarde seulement le terrain. Les autres choses ne sont pas vraies. J’espère qu’Olivier jouera bien dans le futur, il reste trois ou quatre mois pour cela. – Quel est votre bilan du mercato ? – Je suis satisfait. On a un projet important à long terme, Jean-Luc Ettori l’a bien dit et a parlé de reconstruction. On a le temps. Colmar m’a permis de comprendre beaucoup de choses. Je ne suis pas Einstein, mais j’ai compris beaucoup de choses. » – S. K. (*) La pelouse était gelée. INTERROGÉ HIER par L’Équipe TV, Olivier Kapo a lui aussi rompu le silence imposé par l’ASM et affirmé une nouvelle fois que Francesco Guidolin lui avait demandé de partir au mercato, ce que conteste toujours l’entraîneur (voir ci-contre). « Avant le match à Lens (22 janvier, 1-1), le coach m’a dit : “ Il faut que tu cherches un club parce que si tu restes, tu ne joueras pas. ” Du coup, j’ai cherché un club. La piste la plus sérieuse était Manchester United. C’était quasiment fait. J’avais mes billets d’avion pour passer la visite médicale le 30 janvier et signer le lendemain. Pour des raisons obscures qui se sont passées dans mon dos, cela n’a pas pu se faire. » Il y a quelques jours, les dirigeants monégasques et Me Bertrand, l’avocat de Kapo, faisaient simplement état de contacts non approfondis. « Maintenant je suis à Monaco, je vais bosser et après on verra, poursuit le joueur. Pourquoi est-ce que je parle malgré le “ silence presse ” ? Je fais partie de l’ASM et du groupe, mais il fallait que j’explique ce qui s’était passé. Je n’ai jamais voulu partir, on m’a demandé de partir. » – S. K. « Monaco restera une grande équipe et sera toujours respectée », message à destination de Didier Deschamps, qui s’était demandé si Monaco était encore un grand club, quelques jours avant de démissionner, le 19 septembre. Deschamps, qui suit toujours au quotidien la riche chronique monégasque, aura noté que le recrutement qu’il avait réalisé a été balayé par le mercato (Maoulida, Sorlin) ou mis en cause (Meriem, Kapo). L’ancien entraîneur avait réclamé en vain un grand attaquant. Di Vaio et Vieri sont arrivés six mois plus tard, avec un objectif précis : la Ligue des champions. « La deuxième place sera très difficile, mais la troisième place reste possible », expliquait, il y a une semaine, Guidolin. Le club, qui a vendu pour plus de 20 M au mercato (Evra, Adebayor et promesse de vente de Maicon à l’Inter), assure pouvoir se passer financièrement d’une qualification européenne, assez accessible via la Coupe de la Ligue. Mais un échec en demi-finale mardi contre Nice à Louis-II, face au rival local, serait très mal vécu en Principauté. « Nous sommes en reconstruction, martelait le directeur sportif Jean-Luc Ettori, jeudi, en contredisant Pastor : Si nous n’avons pas de résultats, il faudra l’accepter. » Et le faire accepter au Palais, toujours soucieux de l’image véhiculée par sa principale vitrine sportive. STÉPHANE KOHLER (1) Départs d’Evra (Manchester United), Adebayor (Arsenal), Maoulida (Marseille, prêt), Sorlin (Rennes) et Muslin (Willem II). Arrivées de Di Vaio (Valence, prêt), Vieri (AC Milan), Dos Santos (Benfica) et Licata (LouhansCuiseaux). (2) Dans France Football, le président monégasque évoque le vrai-faux départ du joueur : « Quelques clubs se sont renseignés, mais sans plus. Vu les dernières prestations du joueur, je ne sais pas où il aurait pu aller. Il doit améliorer ses prestations, d’autant que, quand nous l’avions récupéré, il nous avait parlé de son désir de revenir en équipe de France. Pour le moment, il en est loin. À lui de se reprendre. » MATCHES EN RETARD (24e journée). – Mercredi 8 février, 20 heures : Strasbourg - Paris-SG ( Fo o t + ) . M a r d i 1 4 f é v r i e r , 20 heures : Saint-Étienne - Nice (Foot +), Nantes-Troyes (Foot +). Reste à fixer : Monaco - Lyon. PROCHAINE JOURNÉE. – Samedi 11 février, 17 h 15 : Lens-Lyon (Canal +). 20 heures : Auxerre-Metz ; Bordeaux-Rennes ; Le Mans-Nice ; Mo naco-Troyes ; Nanc y - Sain tÉtienne ; Nantes-Sochaux ; StrasbourgAC Ajaccio (Ces sept matches sur Foot +). Dimanche 12 février, 18 heures : Marseille-Toulouse (Canal + Sport) ; 21 heures : Lille Paris-SG (Canal +). Isaksson, enfin de retour Absent depuis plus de trois mois, le gardien rennais doit retrouver sa place de titulaire deux mois après une première tentative avortée. RENNES – de notre correspondant permanent À CHACUN son Roma. Le gardien monégasque, touché aux adducteurs, est absent depuis plus de cinq mois. À Rennes, le « Flavio manquant » s’est appelé Andreas Isaksson. L’international suédois, blessé à une cuisse, a déserté la cage bretonne trois mois et demi. Seule entorse à cette absence, un retour cont re le Pa ris- SG (2- 0), le 10 décembre. Trop vite, trop fort, trop court. « J’ai recommencé trop tôt après seulement deux entraînements avec le groupe, reconnaît le gardien rennais. J’ai senti que j’avais encore un peu mal. Mais, quand on est blessé depuis plus d’un mois, c’est difficile de ne pas jouer. C’était une grande erreur. » La rechute immédiate est venue sur un dégagement : deux petites déchirures à la cuisse droite sont nées sur les cendres de la première, plus profonde, qu’il s’était faite le 15 octobre (contre Strasbourg, 1-0). La qualité de l’intérim de Simon Pouplin, vingt ans, a permis de ralentir la chronique du second retour. Isaksson, vingtquatre ans, a sué en salle, visité les kinés, et pris ses maux en patience. Le bon intérim de Pouplin Deux mois plus tard, le voilà dispo après quinze jours de séances spécifiques, une apparition en survêtement mardi et une poignée d’entraînements collectifs cette semaine. « Il a faim », sourit l’entraîneur des gardiens, Christophe Lollichon. Une analyse confirmée par les mots rares du grand taiseux. « Je veux jouer, at-il répété. Pour la première fois dans ma carrière, je n’ai rien fait pendant presque quatre mois. C’est dur, mais c’est comme ça. » Chambré par Rochat, qui, mercredi, a mimé les moulinets pour demander un changement, le Suédois est aujourd’hui « complètement rassuré » sur son état de santé, avide d’effacer un début de saison, où il avait subi de plein fouet les errances du collectif breton. Avec une petite pression supplémentaire, celle de s’inscrire d’emblée, et malgré le manque de compétition, dans la lignée des dernières sorties très propres de Pouplin. Laszlo Bölöni a d’ailleurs insisté sur la doublure : « Simon a bien profité de son absence. Quand tu sais que tu as sur le banc un remplaçant qui peut être le numéro 1, c’est rassurant. » L’entraîneur a même voulu laisser planer un léger suspense. Isaksson a hâte de le clore. JEAN-DENIS COQUARD Après une bonne suée sur le chantier, regardez les autres transpirer sur écran plasma. Une TV écran plasma 107 cm offerte pour tout Utilitaire Fiat acheté du 2 janvier au 28 février *. 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Bleu Rouge Des tensions assez fortes, niées par les dirigeants, perturbent le vestiaire. Elles ne concernent pas les joueurs entre eux. La gestion du mercato a surpris le groupe : Evra (parti à Manchester United) et Adebayor (à Arsenal) ont gagné leur bras de fer en séchant des entraînements, Squillaci n’a pu s’en aller alors qu’il a fait l’inverse, et Kapo a été poussé vers la sortie sans trouver de point de chute. Les joueurs regrettent la présence très rare du président Michel Pastor auprès d’eux, et s’interrogent sur la nécessité de chambouler l’effectif au mercato après le rétablissement opéré fin 2005. Guidolin cristallise aussi pas mal de mécontentements. Assez distant avec les joueurs, il avait néanmoins réussi à créer un bloc imperméable, grâce à un fastidieux travail tactique d’octobre à décembre. Si la nouvelle vague issue du centre de ses deux compatriotes. Monaco est donc passé à un 4-3-1-2 en phase de réglage. Meriem sera-t-il le meneur axial dans cette formule ? Gakpe aurait été aligné d’entrée si Monaco avait pu affronter Lyon dimanche. La ligne de trois milieux récupérateurs est l’autre sujet d’interrogation : D. Perez vient d’aligner quatre titularisations, au détriment de Zikos, et Bernardi sera absent à Rennes. En défense centrale au côté de Givet, Squillaci, remis de ses blessures (cuisse, hanche), délogera-til facilement Modesto, très solide depuis plusieurs semaines et très apprécié de Guidolin ? Diff. — +24 +10 +8 +17 +6 -2 +5 +10 +4 +1 +5 -11 +1 -2 -4 -7 -8 -16 -16 -25 Jaune Bleu Jaune DES TENSIONS INTERNES formation trouve grâce à ses yeux, des cadres supposés comme Kapo, Meriem et Zikos (seulement deux titularisations en 2006) ont été priés d’en faire beaucoup plus et prennent fréquemment place sur le banc, voire en tribune. Kapo, qui a publiquement exprimé son envie de quitter Monaco sans y parvenir, aura-t-il une seconde chance ? Il n’a en tout cas pas été ménagé par Pastor (2). c. — 15 12 24 17 22 27 19 20 18 20 19 35 23 19 28 25 29 29 30 39 Noir Noir En 2006, l’ASM a joué sept matches et n’en a gagné que deux : à Valence contre Rhône-Vallée (CFA 2) en trentedeuxième de finale de la Coupe de France (6-0), et à Toulouse en quart de finale de la Coupe de la Ligue (2-0). En L 1, Monaco a pris deux points en quatre journées, avec deux nuls, face à Strasbourg (1-1) et à Lens (1-1), et deux défaites, à Auxerre (1-2) et contre Bordeaux (0-1). Dimanche dernier, Monaco n’a pu affronter Lyon à LouisII, en raison d’un terrain impraticable, et compte donc un match en retard. Le club est aujourd’hui neuvième, à douze points du deuxième, Bordeaux, et à neuf points du troisième, Auxerre. Mercredi, lescoéquipiers de Gaël Givet ont été éliminés à Colmar, la plus grosse claque de l’histoire récente du club. L’ASM tentera ce soir à Rennes d’obtenir un succès à l’extérieur en L 1 après lequel elle court depuis LilleMonaco (1-0), le 2 octobre dernier, victoire obtenue lors du dernier match sur le banc de Jean Petit, qui assura l’intérim entre Deschamps et Guidolin. Le Classement Pts J. G. N. P. p. — — — — — — 1. Lyon 54 23 16 6 1 39 2. Bordeaux 45 24 12 9 3 22 3. Auxerre 42 24 13 3 8 32 4. Lille 40 24 11 7 6 34 5. Paris-SG 37 23 11 4 8 28 6. Marseille 36 24 10 6 8 25 7. Le Mans 35 24 10 5 9 24 8. Lens 34 24 7 13 4 30 9. Monaco 33 23 9 6 8 22 10. Saint-Étienne 33 23 8 9 6 21 11. Nancy 32 24 9 5 10 24 12. Rennes 32 24 10 2 12 24 13. Nantes 30 23 8 6 9 24 14. Nice 30 23 7 9 7 17 15. Toulouse 30 24 8 6 10 24 16. Sochaux 26 24 6 8 10 18 17. Troyes 25 23 6 7 10 21 18. AC Ajaccio 17 24 3 8 13 13 19. Strasbourg 15 23 2 9 12 14 20. Metz 14 24 2 8 14 14 Leo Burnett. DES RÉSULTATS DÉCEVANTS 18 HEURES Troyes-Marseille (1-2) (Canal + Sport) 21 HEURES Lyon-Bordeaux (1-1) (Canal +) Metz-Nancy (1-1) a été reporté en raison du gel. Entre parenthèses, le score du match aller (7ejournée). 4 Bleu Rouge Noir Jaune FOOTBALL LIGUE 1 (25 journée) e TOTAL AUJOURD'HUI 17 H 15 PARIS-SG CLASSEMENT 20 HEURES AC AJACCIO LENS METZ NICE RENNES SOCHAUX TOULOUSE AUXERRE STRASBOURG NANCY LILLE MONACO LE MANS NANTES (0-2) (1-1) remis (0-4) (2-0) (1-2) (0-2) DEMAIN 18 HEURES TROYES MARSEILLE (1-2) 21 HEURES LYON Pts J. SAINT-ÉTIENNE (0-3) BORDEAUX (1-1) Metz-Nancy (1-1) a été reporté en raison du gel. Entre parenthèses, le score du match aller (7e journée). DOMICILE MATCHES G. BUTS N. P. p. c. EXTERIEUR MATCHES diff. J. G. BUTS N. P. p. MATCHES c. J. G. Un écart maximum… mais pas irrémédiable ! BUTS N. P. p. c. 1. Lyon 54 23 16 6 1 39 15 +24 11 8 2 1 17 10 12 8 4 0 22 5 2. Bordeaux 45 24 12 9 3 22 12 +10 12 8 3 1 12 5 12 4 6 2 10 7 3. Auxerre 42 24 13 3 8 32 24 +8 12 10 0 2 23 6 12 3 3 6 9 18 4. Lille 40 24 11 7 6 34 17 +17 13 9 2 2 21 4 11 2 5 4 13 13 5. Paris-SG 37 23 11 4 8 28 22 +6 12 9 1 2 23 10 11 2 3 6 5 12 6. Marseille 36 24 10 6 8 25 27 -2 13 7 5 1 16 10 11 3 1 7 9 17 7. Le Mans 35 24 10 5 9 24 19 +5 13 8 3 2 19 7 11 2 2 7 5 12 8. Lens 34 24 7 13 4 30 20 +10 11 5 5 1 19 7 13 2 8 3 11 13 9. Monaco 33 23 9 6 8 22 18 +4 11 5 3 3 11 6 12 4 3 5 11 12 10. Saint-Étienne 33 23 8 9 6 21 20 +1 12 4 6 2 14 9 11 4 3 4 7 11 11. Nancy 32 24 9 5 10 24 19 +5 13 4 5 4 15 10 11 5 0 6 9 9 12. Rennes 32 24 10 2 12 24 35 -11 11 6 1 4 17 16 13 4 1 8 7 19 13. Nantes 30 23 8 6 9 24 23 +1 12 5 4 3 13 9 11 3 2 6 11 14 14. Nice 30 23 7 9 7 17 19 -2 12 5 3 4 10 9 11 2 6 3 7 10 15. Toulouse 30 24 8 6 10 24 28 -4 11 5 3 3 11 8 13 3 3 7 13 20 16. Sochaux 26 24 6 8 10 18 25 -7 12 4 4 4 11 9 12 2 4 6 7 16 17. Troyes 25 23 6 7 10 21 29 -8 11 4 5 2 11 10 12 2 2 8 10 19 18. AC Ajaccio 17 24 3 8 13 13 29 -16 11 2 5 4 8 10 13 1 3 9 5 19 19. Strasbourg 15 23 2 9 12 14 30 -16 12 1 5 6 6 15 11 1 4 6 8 15 20. Metz 14 24 2 8 14 14 39 -25 11 2 3 6 7 16 13 0 5 8 7 23 Après 24 journées, jamais l’écart n’avait été aussi important entre le 1er relégable et le 1er non- relégable. Le maximum enregistré (avec la victoire convertie à 3 points) était de 7 points en 1933-1934 et en 19361937 et de 6 points en 1934-1935. En ces trois circonstances, les clubs concernés avaient été relégués. En revanche, il est arrivé, notamment dans un passé récent, que des clubs qui n’étaient pas en position de 1er relégable après 24 journéées mais accusaient un journ u retard important parviennent à éviter la descente. Les redressements les plus spectaculaires Montpellier (20 e) 8 points de retard après 24 j. en 2002-2003 (16 e aau final) Rouen (19 e) 7 points de retard après 24 j. en 1967-1968 (15 e ) Toulouse (20 e) 6 points de retard après 24 j. en 2003-2004 (16 e) Stade St d Fran F çais i (19 e) 6 points i de d retardd après 24 j.j en 1960 1960-1961 1961 (16 e) LES CINQ DERNIÈRES SAISONS AC Ajaccio - Auxerre Lens - Strasbourg Lyon -Bordeaux Metz - Nancy Nice – Lille Paris-SG - Saint-Étienne Rennes - Monaco Sochaux - Le Mans Toulouse - Nantes Troyes - Marseille 00–01 01-02 02–03 03–04 04-05 — — 1-0 1-2 4-3 0-0 — 1-1 2-1 2-1 2-1 1-0 4-2 3-0 5-1 — — — — — — — 2-0 2-0 1-1 5-1 — — — 2-2 1-1 3-0 0-0 1-0 0-0 — 1-1 1-1 — — 1-0 — — 0-0 3-0 0-1 — Stade François-Coty AC Ajaccio 25 1 — 2-1 — MERCREDI 8 FÉVRIER 20 HEURES Strasbourg - Paris-SG (Foot +) MARDI 14 FÉVRIER 20 HEURES Saint-Étienne - Nice (Foot +) Nantes - Troyes (Foot +) RESTE À FIXER : Monaco - Lyon. 26e JOURNÉE SAMEDI 11 FÉVRIER 27e JOURNÉE VENDREDI 17 FÉVRIER 20 H 45 Lyon - Nantes (Canal +) SAMEDI 18 FÉVRIER Danjou Rodrigo cap. LIGUE 2 (24e journée, match décalé) Voir page 7 MARDI 7 FÉVRIER COUPE DE LA LIGUE (demi-finale) 21 HEURES Monaco - Nice (France 2) MERCREDI 8 FÉVRIER LIGUE 1 (24e journée, match en retard) 20 HEURES Strasbourg - Paris-SG (Foot +) COUPE DE LA LIGUE (demi-finale) 16 HEURES Nancy - Le Mans (France 3) JEUDI 9 FÉVRIER LIGUE 2 avancé) Voir page 7 (25e journée, match 14 Mou. N'Diaye Les cinq derniers matches : P. P. P. G. N. Remplaçants : Trévisan (g.) (16), Robin (5), Abdoun (20), Scarpelli (11), Mandrichi (12). Entraîneur : J. Pasqualetti. Absents : Rocchi et Dzodic (pubalgie), Saïfi (tendinite), Jabi, K. Diawara (CAN), Becas, Joinville (choix de l’entraîneur). Suspendu : aucun. 20 : 00 Sochaux Arbitre : M. Auriac 22 Tosic 4 16 Tirage au sort des huitièmes de finale (mardi 21 et mercredi 22 mars), effectué par Bernard Laporte, dans l’émission Téléfoot sur TF 1. Fanchone 12 Ilan 2 7 Afolabi Pitau 30 Y. Peelé elé el 19 22 20 Matsui Bonnart cap. 12 1 Reev evault vault cap. 10 Dieuze 13 23 4 Cetto Dimitrijevic 1 29 M. Diallo 4 Arribagé Savinaud Bamogo 13 Landrea ndreaau au cap. cap 17 Toulalan 19 Taïder ou Sirieix (14) 26 Akpa-Akpro 25 Les cinq derniers matches : P. G. N. N. G. Remplaçants : Douchez (g.) (16), Dao (9) ou Bedimo (23), Sirieix (14) ou Taïder (19), Giresse (8), Bergougnoux (15) ou Batlles (29). Entraîneur : É. Mombaerts. Absents : Congré (épaule), Santos, Emana, Mansaré (CAN), Benvegnu (g.), Lièvre, Fofana, Bonnet (choix de l’entraîneur). Suspendu : aucun. 24 Guillon Rossi 3 Signorino Ebondo 14 ItIItandje Itand t tandj 23 En direct sur Foot + 9 Dhorasoo revient 10 Équipe type Gillot alignera son onze type, excepté Coulibaly encore un peu gêné aux adducteurs. Keita et Jussiê, qui n’avaient pas joué d’entrée en Coupe de France à Rennes (0-1), seront titulaires. Les conditions de jeu devraient être correctes puisque la pelouse Bollaert a été chauffée à 80 oC toute la semaine. – H. W. Les cinq derniers matches : N. P. G. N. G. Remplaçants : Heurtebis (g.) (16), Delhommeau (12), Capoue (11), Da Rocha (8), Payet (33). Entraîneur : S. Le Dizet. Absents : G. Norbert (genou), Oliech (genou), Mhadhbi (ischios), Pierre, Glombard, Keserü, Leray, Quint (choix de l’entraîneur). Suspendu : aucun. Le même groupe Le grand retour Pour son troisième match en une semaine, Mombaerts a convoqué le même groupe qu’au Mans (1-1) et à Saint-Étienne (3-1). Le onze de départ devrait être sensiblement le même que mercredi à Geoffroy-Guichard. Seuls Batlles et Sirieix, remplaçants face aux Verts, pourraient être titularisés. – N. S. Les blessés rentrent en force dans le groupe parti à Toulouse. Absents ces derniers temps, Guillon, Dimitrijevic (cuisse), Bamogo (cheville) et Capoue (dos) sont disponibles. Les trois premiers devraient réintégrer le onze de départ dans une organisation en 4-2-3-1 qui donne satisfaction à l’extérieur. – J.-D. C. suivez tous les matches sur www.lequipe.fr Prix des places : 12, 19, 21, 28 et 36 PAGE 4 3 Basto Les cinq derniers matches : G. N. G. P. P. Remplaçants : Viviani (g.) (1), A. Kamara (17), Perquis (19), Mazure (10), B. Gomis (18) ou Houri (12) ou Piatti (25). Entraîneur : E. Baup. Absents : Ilunga, Zokora, Tiéné, Feindouno, F. Mendy (CAN), Sakho, Saar (choix de l’entraîneur). Suspendu : Al. Yahia. Bruno Basto va enfin débuter sous le maillot vert. La titularisation du Portugais, à la place de Kamara, devrait être l’unique modification apportée par Baup à son onze de départ. En l’absence de ses Africains et de Yahia suspendu, l’entraîneur stéphanois n’a guère de latitude. Il a néanmoins convoqué dix-huit joueurs pour ce déplacement préparé depuis hier à Clairefontaine. – J.-Y. D. Deroff Edman Monaco 13 Monterrubio cap. J. Faty 6 Isakss IIsaksson G. Bourillon 4 6 Meriem ou Briand Maurice-Belay (28) 2 Abou Perrier-Doumbé 4 Modesto de ouu Squillaci l (199) 9) 15 36 28 6 21 19 Adailton Mvuemba ou Gourcuff (10) 14 Maicon Plasil 23 Di Vaio 1 P. Farnerud Les cinq derniers matches : P. P. N. G. P. Remplaçants : Puydebois (g.) (1), Vergerolle (33) ou Krebs (12), R. Faty (25), Nemeth (17), A. Farnerud (7) ou Gameiro (23). Entraîneur : J. Duguépéroux. Absents : Si. Keita (rééducation), Arrache (cuisse), Johansen (tendon d’Achille), Lacour (genou), Bellaid (cheville), Hosni (cuisse), Haggui, Boka, Gmamdia (CAN), Schneider (choix de l’entraîneur). Suspendu : aucun. Arbitre : M. Ennjimi 18 Kanté Le Pen En direct sur Foot + Källström 5 3 5 20 : 00 11 Vieri Les cinq derniers matches : G. G. P. P. P. Remplaçants : Pouplin (30) (g.), Mbia (17) ou Rochat (21) ou Sepsi (12), Gourcuff (10) ou Mvuemba (28), Barbosa (14), M. Sow (29). Entraîneur : L. Bölöni. Absents : Frei (releveurs de hanche), É. Didot (tendon d’Achille), Ouaddou (cuisse), Jeunechamp (reprise), Utaka, C. N’Diaye (g.) (CAN), Mensah (pas arrivé), Sorlin, Bru (choix de l’entraîneur). Suspendu : aucun. Un seul attaquant ? Hadji en renfort Décidé à faire preuve de prudence, Duguépéroux pourrait n’aligner qu’un seul attaquant : Alexander Farnerud et Gameiro sont en lice pour la place car le Slovaque Nemeth semble un peu juste pour démarrer. Au milieu, l’absence de Johansen pourrait permettre à Abdessadki d’évoluer dans un rôle plus axial. – J.-M. B. Les recrues attendront : l’ex-Monégasque Sorlin fait l’impasse sur les retrouvailles et le Ghanéen Mensah, qui arrive aujourd’hui, se contentera des tribunes. Frei devrait reprendre la semaine prochaine. Le groupe se regonfle toutefois avec les retours de blessure (Isaksson) et de CAN (Hadji). – J.-D. C. 1 Warm m z muz mu 32 Zikos ou Givet D. Perez (5) cap. 31 Veigneau Y. Hadji 3 Dos Santos Les cinq derniers matches : G. P. N. P. N. Remplaçants : Biancarelli (g.) (16), Squillaci (19) ou Modesto (4), D. Perez (5) ou Zikos (15), Maurice-Belay (28) ou Meriem (21), Gakpé (33) ou Gigliotti (22). Entraîneur : F. Guidolin. Absents : Bernardi (adducteurs), Gerard (tendon d’Achille), Roma (g.) (hernie inguinale), Chevanton (convalescent), Cubilier, Kapo, Lescure, Licata, Mangani (choix de l’entraîneur). Suspendu : aucun. Ni Bernardi ni Kapo Après l’élimination à Colmar (0-1) en Coupe de France, une réaction est attendue par Guidolin, qui devra faire ses choix. Bernardi a ressenti une douleur à l’adducteur gauche lors du dernier entraînement. Zikos pourrait revenir en grâce dans un milieu défensif à trois, tout comme Meriem derrière le duo Di Vaio - Vieri. Kapo est, lui, écarté (Voir page 3). – E. Ba. Prix des places : 12, 15, 20, 25, 28, 32, 35, 40 et 45 Metz - Nancy reporté LE DERBY LORRAIN n’aura pas lieu ce soir. Hier matin, André Péchard, le délégué dépêché par la Ligue à la demande du FC Metz, est venu inspecter la pelouse du stade Saint-Symphorien. Très pessimiste, il décida de procéder à un nouvel examen à 13 h 30. Comme aucune amélioration n’était attendue, notamment sur la partie non ensoleillée du terrain, il opta logiquement pour le report du match. « J’ai vu avec le club si l’on pouvait renforcer le chauffage sous la bâche. Malheureusement, les commerçants n’ont pas beaucoup de disponibilités à cette période de l’année. Avec le chauffage, le terrain dégèle à 30 centimètres autour de la bouche mais, 1 mètre plus loin, ça regèle. Compte tenu de tout ce que Metz a fait pour pro- Z. Camara Les débuts de Basto Stade de la Route-de-Lorient 9 23 Abdessadki J-C. Devaux uxx 16 c cap. Gameiro ou 27 Cassa Cass sard ad ar A. Farnerud (7) Loué Cousin Les cinq derniers matches : N. P. P. N. P. Remplaçants : Chabbert (g.) (1), A. Coulibaly (4), Barul (34), Carrière (10), Khiter (29). Entraîneur : F. Gillot. Absents : Aruna et Jemaa (CAN), Brocard (g.), Lachor, G. Rodriguez, Zayatte, Lacourt (choix de l’entraîneur). Suspendu : aucun. 6 27 Pancrate 2 9 Jussiê Jannot ot Sablé cap. 8 Hellebuyck M’Bami Strasbourg Rennes 11 4 24 g L. Perrin Hognon Prix des places : 49, 59, 79 et 95 11 Frau Demont 15 26 Ca Moreira 5 B. Mendy Acimovic, qui se remet d’une fracture de la malléole, Dumont et Debuchy qui souffrent d’un genou et Fauvergue, qui soigne une béquille, s’ajoutent aux trois Africains encore à la CAN. Le Marocain Aboucherouane, lui, est de retour. Il sera probablement sur le banc. Tavlaridis, Tafforeau et Moussilou, absents mercredi à Lorient (1-0), devraient retrouver leur place. – M. Bo. 8 Gillet ll Se. Keita 26 Nantes Cardy 25 Pauleta cap. 23 Sept absents 20 : 00 Hilton A. Diarra cap. En direct sur Foot + Arbitre : M. Ruffray 6 Piquionne 7 20 Tafforeau cap. Prix des places : 9,50, 15, 21, 25, 31, 44 et 54 20 : 00 Aubey b 30 3 Poulard Les cinq derniers matches : G. P. G. G. N. Remplaçants : Ferrand (g.) (30), Cerdan (15), Fischer (24), Douillard (26), Fauré (27). Entraîneur : F. Hantz. Absents : Lucau (genou), Loriot (tendinite), Romaric et Is. Bangoura (CAN), Roche (g.), Périatambée, Ekhosuehi, Gormond, Lavecchia, N’Dzomo, Lisembart (choix de l’entraîneur). Suspendu : De Melo. Batlles ou Bergougnoux (15) 9 8 F. Thomas 29 Rozehnal F. Diawara 16 24 Landrin Touché au mollet puis suspendu, Dhorasoo revient trois semaines après son dernier match contre Troyes (2-1). Il sera associé à un autre revenant, M’Bami, qui a purgé sa suspension contre Auxerre (1-0). Deux retours qui pourraient être fatals à Cissé. En l’absence de Rothen et Kalou, le trio Rodriguez-LandrinPancrate pourrait à nouveau débuter mais Haddad et Semak sont aussi candidats. – R. Te. Arbitre : M. Cailleux 5 Qualifié depuis jeudi et donnant toutes les assurances sur sa forme présente, le Brésilien Grafite sera aligné d’entrée. De retour de suspension, Hautcœur retrouve son poste. Poulard, suppléé par Cerdan contre Toulouse (1-1), sera au côté de Basa en charnière centrale. Enfin, le jeune Ferrand sera gardien remplaçant afin de permettre à Roche de jouer en CFA. – Ch. L. Mathieu FAITES LE TOUR DES STADES Roudet a dû écourter le dernier entraînement en raison d’une douleur au talon. Antonetti a donc retenu dix-sept hommes. Il ne devrait procéder qu’au remplacement poste pour poste de Traoré (suspendu) par Yahia. À noter le retour de Bisconti, victime au match aller d’une double fracture de la malléole. – Ja. G. 25 Sochaux entend prolonger son invincibilité défensive qui dure depuis deux matches (Saint-Étienne, 4-0, et Marseille, 0-0). Le quatuor Calvé-Afolabi-Miranda-Tosic est donc conservé. En attaque, Bijotat ne pourra compter sur sa recrue, le Brésilien Welson, qui se plaint d’une douleur à un talon. – C. M. 5 EN DIRECT Sans Traoré 20 Grafite titulaire Toulouse 20 Les cinq derniers matches : N. G. P. G. P. Remplaçants : Letizi (g.) (1), Pichot (2) ou Paulo Cesar (28), É. Cissé (8), Bueno (18), Semak (11) ou Haddad (14). Entraîneur : G. Lacombe. Absents : Rothen (reprise), Piètre (convalescence), Badiane (genou), Dja Djedje (cheville), Kalou, Dramé, Ateba (CAN). Suspendu : aucun. Diané Stabilité défensive Stadium Postiga Les cinq derniers matches : G. P. G. N. G. Remplaçants : Pichon (g.) (30), Chalmé (21), Vitakic (22), Franquart (19), Aboucherouane (11). Entraîneur : C. Puel. Absents : Sylva (g.), Makoun, Odemwingie (CAN), Acimovic (convalescent), Dumont, Debuchy (genou), Fauvergue (cuisse), Plestan, M. Robail, S. Robail, Mirallas, Barralon, L. Touré (choix de l’entraîneur) Suspendu : aucun. 18 Prix des places : 8,5, 12, 16, 24 et 30 TIRAGE No 9. – On joue sur les matches français, anglais, italiens et espagnols jusqu’à ce soir, 19 h 45. Notons que le match no 9, Metz-Nancy, est reporté. Il sera donc considéré gagnant. TIRAGE No 8. – Aucun parieur n’a trouvé les 14 bons résultats. Un pactole de report sera organisé ultérieurement. Les cinq derniers matches : P. G. N. N. G. Remplaçants : Lloris (g.) (1), Jarjat (15), Roudet (8) ou Grenet (5), Ederson (10), Bisconti (7). Entraîneur : F. Antonetti. Absents : B. Koné et So. Camara (CAN), Fauconnier et Larbi (convalescence), Bigné, Diakite, Dolci, Lamatina, J. Moreau (g.), Tchato (choix de l’entraîneur). Suspendu : S. Traoré. Thomert 5 9 Les cinq derniers matches : P. N. P. G. N. Remplaçants : Martinovic (g.) (1), Brunel (5), Sène (13), Genghini (23), Bühler (25). Entraîneur : D. Bijotat. Absents : Weldon (talon), Boudarène (lésion musculaire), Lonfat, Josse, Meghni, Erding (reprise), Daf, So. Diawara, N’Daw (CAN), Potillon, Quercia (choix de l’entraîneur). Suspendu : aucun. 10 4 Schmitz 22 M. Dabo Dhorasoo 8 Assou-Ekotto Grafite Chiumiento Isabey cap. Calvé 5 12 O. Thomas 28 12 20 16 Alooonzo 32 Hautcœur Basa B Dagano Riicher ichert ic c chert Yepes e 16 Malliic ickki k 6 7 19 Mezague Miranda r 6 10 Dernis Le Mans Lens 17 10 4 Tavlaridis r Prix des places : 8, 10, 12, 15, 18 et 30 11 Ménez Cabaye Bodmer Stade Felix-Bollaert Stade Auguste-Bonal es LIGUE 1 (26e journée, matches décalés) Voir ci-dessus COUPE DE FRANCE 11 H 30 Santini, privé des services de Radet, enregistre le retour de Mathis, suspendu mercredi en Coupe de France. L’entraîneur auxerrois devrait effectuer quelques changements par rapport à l’équipe qui a joué à Paris (0-1). Bolf pourrait ainsi être titularisé, Mignot passant à gauche. Quant à Kahlenberg, il devrait effectuer son retour comme milieu axial. – J.-P. G. 11 Bagayoko 12 C. Rodriguez Gygax 9 14 Balmont Prix des places : 10 et 20 e COUPE DE FRANCE (16 de finale, matches en retard) 15 HEURES Sainte-Geneviève (CFA) - Calais (CFA) 18 HEURES AS Vitré (CFA) - Longuenesse (PH) DIMANCHE 12 FÉVRIER Mignot ou Jaurès (3) 21 An. Yahia 24 Fanni Avec Mathis Ajaccio retrouve un onze plus classique même si l’équipe expérimentale aligné en Coupe de France contre Lyon (1-2 a.p.) n’a pas démérité. Moussa N’Diaye, qui vient pourtant de perdre son père, sera présent. C’est, à l’exception de Rodrigo (suspension purgée à la place de Robin), l’équipe qui a tenu Nancy en échec (0-0) qui sera reconduite. – D. F. (23e LIGUE 1 (26 journée) Voir ci-dessus NATIONAL (23e journée, suite) 12 Les cinq derniers matches : G. P. G. N. G. Remplaçants : Hamel (g.) (16), Violeau (6) ou Berson (13), Jaurès (3) ou Bolf (5), Poyet (28) ou Suriano (22), Luyindula (20) ou Pieroni (9). Entraîneur : J. Santini. Absents : Kaboul, Lejeune (convalescents), Sagna (cheville), Radet (cuisse), Akalé, Kalabane (CAN). Suspendu : aucun. Retour à du classique LIGUE 2 (25e journée, suite) Voir page 7 NATIONAL journée, matches avancés) SAMEDI 11 FÉVRIER 8 Y. Lachuer cap. 19 6 Vahirua Echouafni 16 Grregorini eeg egorin gorin 22 Armand téger son terrain, je ne pense pas que la commission compétente le sanctionnera. » Surtout que la Moselle n’échappe pas à la vague de froid qui paralyse l’est de la France. Depuis une dizaine de jours, le thermomètre flirte la nuit avec les – 10 oC. « Nous avons bâché mardi et chauffé à partir de mercredi, explique Alain Caldarella, le responsable technique du stade Saint-Symphorien. Toutes les nuits, une permanence était assurée par une personne pour veiller au chauffage. Nous avons essayé de tout mettre en œuvre pour que le match puisse avoir lieu. Mais le gel atteint 8 à 10 centimètres de profondeur. » Ce report ne fait pas forcément les affaires des Nancéiens. Notamment BUTEURS celle de Moncef Zerka, qui devait purger son match de suspension à Metz. Comme la rencontre est reportée, « le buteur » de l’ASNL sera privé de la demifinale de Coupe de la Ligue contre Le Mans, mercredi. Cette absence irrite Pablo Correa : « Un match comme celuilà, un joueur peut n’en disputer qu’un seul dans sa carrière. Le deuxième des trois cartons que Moncef a pris n’aurait jamais dû exister. C’était contre Lyon (0-2). Il a été pénalisé pour une simulation, alors qu’il y avait bel et bien faute sur lui. Mais je ne remets pas en cause la décision du délégué de remettre le match à Metz. C’est même bien d’éviter le risque de se blesser sur un terrain dangereux. » – M. T. et R. R. 1. Pauleta (Paris-SG), 14 buts. 2. Luyindula (Auxerre), 9 buts. 3. Pieroni (Auxerre) ; Cousin (Lens) ; Wiltord (Lyon), 8 buts. 6. De Melo (Le Mans), 7 buts. 7. Odemwingie (Lille) ; Fred (Lyon) ; Pagis (Strasbourg, 4 ; puis Marseille, 2) ; M. Diallo (Nantes) ; Ilan (Sochaux) ; D. Moreira (Toulouse) ; Grax (Troyes), 6 buts. 14. Aruna, Thomert (Lens) ; Carew (Lyon) ; Niang, Ribéry (Marseille) ; Kroupi, Zerka (Nancy) ; Frei (Rennes), 5 buts. 22. Lucas (AC Ajaccio) ; Gygax, Makoun, Moussilou(Lille) ; Govou, Juninho (Lyon) ; Lamouchi (Marseille) ; Kapo (Monaco) ; Bamogo (Nantes) ; Bagayoko (Nice) ; Kalou (Paris-SG) ; Källström (Rennes) ; Piquionne (Saint-Étienne) ; Dagano (Sochaux), 4 buts ; etc. PASSEURS TROYES - MARSEILLE (demain) Débuts de Zitouni et Paisley Beaucoup d’incertitudes LES DEUX RECRUES troyennes du mercato feront leurs débuts dans l’Aube demain face à Marseille. Zitouni devrait jouer d’entrée, associé à Grax en attaque. L’ancien Messin Paisley sera, lui, titularisé à gauche de la défense. Hier, la seule incertitude sur le onze de départ concernait le poste de milieu droit, en balance entre Tourenne et Amzine. Malgré les températures négatives, pas d’incertitude en revanche pour la pelouse, bâchée depuis une semaine. Hier, un délégué de la Ligue a inspecté le terrain et jugé qu’il était en état pour le match programmé demain à 18 heures. – J.-P. K. L’équipe probable : Le Crom – Dujeux, Boucansaud, Faye, Paisley – Matuidi – Tourenne ou Amzine, Nivet, Enza Yamissi – Grax, Zitouni. CARRASSO ET LAMOUCHI ont été rassurés par des examens, mais hier ils se sont contentés de soins et de footing. Barthez (torticolis), lui, ne s’est pas entraîné et fera un essai ce matin. Jean Fernandez se montrait toujours très confiant quant à la participation du gardien au match contre Troyes. Quesnel, dont la mère est décédé, était absent. Mais, selon Fernandez, il pourrait être sur le banc en cas de forfait de Barthez. Nasri est forfait. Cesar (genou) et Delfim (cheville) sont opérationnels. – H. F. L’équipe probable : Barthez ou Carrasso – Beye, Andre Luis, Déhu, Cesar, Bonnissel – Cana, Delfim, Lamouchi ou Cantareil – Ribery, Pagis. 1. Kahlenberg (Auxerre), 7 passes. 2. Matsui (Le Mans) ; Dernis (Lille), 6 passes. 4. Jussiê (Lens) ; J. Leroy (Lens, parti au Beitar Jérusalem, ISR) ; Kalou (Paris-SG) ; Monterrubio (Rennes), 5 passes. 8. André Luiz (AC Ajaccio) ; Pieroni (Auxerre) ; Govou (Lyon) ; Rothen (ParisSG), 4 passes ; etc. BÂCHE : UN ZÉRO DE TROP. – Une erreur s’est glissée hier dans l’article « Pourquoi le match s’est joué » (Colmar-Monaco). Le prix d’une bâche de protection du terrain n’est pas de 150 000 euros mais bien de 15 000 euros. – J.-M. B. SAMEDI 4 FÉVRIER 2006 Bleu Rouge Noir Jaune Rouge LIGUE 1 (25e journée, matches décalés) Voir ci-dessus LIGUE 2 (24e journée, match décalé) Voir page 7 LUNDI 6 FÉVRIER VENDREDI 10 FÉVRIER 1 21 26 Lichtsteiner 7 18 Bellion Moussilou Saint-Étienne Arbitre : M. Lannoy Bleu 18 HEURES Metz - Marseille (Canal + Sport) 13 A Abardonado o Kahlenberg Coool Pieroni ou 5 7 Bolf ou 9 Luyindula (20) Be. Cheyrou Mignot (12) Lucas 6 13 10 9 23 K. Keita En direct sur Canal + 17 : 15 Lille Paris-SG Arbitre : M. Garibian 26 Rool Parc des Princes Jaune Rouge Jaune 17 H 15 Nice - Monaco (Canal +) 20 HEURES AC Ajaccio - Bordeaux Paris-SG - Le Mans Rennes - Lens Saint-Étienne - Lille Sochaux - Auxerre Toulouse - Strasbourg Troyes - Nancy (Ces sept matches sur Foot +) DIMANCHE 19 FÉVRIER AGENDA DEMAIN Edson En direct sur Foot + Noir Bleu Noir 17 H 15 Lens - Lyon (Canal +) 20 HEURES Auxerre - Metz Bordeaux - Rennes Le Mans - Nice Monaco - Troyes Nancy - Saint-Étienne Nantes - Sochaux Strasbourg - AC Ajaccio (Ces sept matches sur Foot +) Antonio t Carlos Laurenti 18 HEURES Marseille - Toulouse (Canal + Sport) 21 HEURES Lille - Paris-SG (Canal +) 10 Chafni 20 : 00 2 Varrault cap. Martin 13 Berson ou 4 Violeau (6) Grichting c 21 15 DIMANCHE 12 FÉVRIER 23 Mathis André Luiz Stade du Ray Auxerre Nice 18 28 4 Porat PPorato orat En direct sur Foot + Arbitre : M. Ledentu Collin PROCHAINES JOURNÉES MATCHES EN RETARD (24e journée) 20 : 00 5 FOOTBALL LIGUE 1 (25 journée) e Bleu Rouge Noir Jaune PARIS-SG - SAINT-ÉTIENNE Rodriguez, la lueur ÉQUIPE DE FRANCE « Il me rappelle Ariel Ortega », dit Mario Yepes de Cristian Rodriguez (à droite), que l’Auxerrois Philippe Violeau a ici toutes les peines du monde à maîtriser. L’Uruguayen a, en tout cas, toutes les qualités pour devenir au moins l’un des chouchous du Parc des Princes. (Photo Patrick Boutroux) Au cœur d’un hiver parisien sans éclat, le jeune Uruguayen apporte au PSG son audace, son caractère, son ambition. doit trouver l’équilibre entre savoir dribbler et savoir donner le ballon au bon moment. « Je ne connaissais ce club que de réputation » « J’ai conscience que je ne suis pas un phénomène, dit ce fan de Ronaldo. Mais j’essaie de m’améliorer à chaque entraînement. » Il prend chaque séance au Camp des Loges comme un nouveau souffle, lui qui n’oublie pas qu’il y an, il entretenait sa condition avec Bueno dans un parc de Montevideo en attendant l’épilogue d’un étouffant conflit (*). Après son but en Coupe, Rodriguez avait eu ces mots : « Carlos et moi, on veut rendre au PSG tout ce que ce club a fait pour nous. » Son but à Bollaert, après avoir dribblé quatre joueurs, est passé sur une de ces chaînes uruguayennes où, il l’avoue, « Cebolla » n’avait jamais vu une image du PSG avant d’y signer pour quatre ans en juillet dernier. « Je ne connaissais ce club que de réputation. » Autorisé par la FIFA à jouer depuis le 28 octobre, le gaucher vit à Paris comme une demi-saison d’adaptation. Au foot français, « plus intense qu’en Uruguay » , et à son environnement parisien. « Avec plusieurs coéquipiers, je ne peux pas encore avoir une discussion normale. Mais je m’entends bien avec Mario, Pedro (Pauleta) et Fabricio (Pancrate), qui parle un peu espagnol. » Jusqu’où ira Rodriguez ? Aux yeux de Pierre Blayau, Laurent Fournier avait le tort de ne pas assez l’utiliser. Dans l’esprit de Lacombe, il ne concurrence pas encore Rothen côté gauche. Mais en soutien de Pauleta, il n’est pas dit qu’il ne menace pas Kalou lorsque l’Ivoirien sera revenu de la CAN. En attendant, même s’il n’est pas encore très décisif, Rodriguez laisse percer au grand jour son imagination et son ambition. « Il a vraiment du caractère, insiste Bueno. Il déteste perdre. » Rodriguez, célibataire de 20 ans, n’est sans doute pas le nouveau Ronaldinho du PSG. Mais, dans l’esprit, il semble dans la lignée de joueurs comme Heinze et Sorin. En cet hiver où les objectifs du PSG sont suspendus à un fil, Cristian Rodriguez apporte déjà beaucoup à son équipe : un peu d’âme et d’appétit. JÉRÔME TOUBOUL (*) Le club uruguayen considérait Bueno et Rodriguez sous contrat jusqu’au 31 décembre 2006. Les joueurs s’estimaient libres depuis le 31 décembre 2004. Lacombe : « C’est un joueur de rue » Saint-Étienne n’a jamais battu le Paris-SG au Parc des Princes. SAINT-ÉTIENNE – de notre envoyé spécial Baup : « Gagner ? Il ne faut pas chambrer » cile, 3-0, et deux nuls, 2-2, 0-0). « Et, contrairement à l’an passé, les gros nous conviennent mieux, observe Sablé. Les grands matches aident aussi à se sublimer. » Afin que ses joueurs s’en montrent capables, Baup a décidé de les emmener en mini-stage à Clairefontaine, dès hier matin. « Pour montrer beaucoup d’envie et pour qu’on n’accepte pas cette situation comme une fatalité, il faut cultiver cet esprit de révolte », ditil. Et l’expérimenté Revelli de conclure : « S’il y a toujours des bêtes noires dans le football, il existe aussi toujours des premières. » BERNARD LIONS Paris ne leur réussit pas (Bilan de Saint-Étienne au Parc des Princes, depuis 1973, toutes compétitions confondues) 25 matches 15 matches ccontre co ontre le Paris Paris-SG SGG contr cont ntre nt tree d’autres autres adversaires (Paris (Paris risiiss FC, FC, RRacing FC Ra g et en Coupe p de France)) 0 victoire 8 nuls 17 défaites 9 victoires 3 défaites 3 nuls RENAULT AVANCE, PROFITEZ-EN. du 1er au 28 février M11 * Nouvelle Génération. 1300 € d’économie sur l’achat d’un Modus 1.5 dCi 85 * Consommation extra-urbaine : 4,1 l/100 km. Emissions CO2 : 119 g/km. Date du test : août 2004 www.euroncap.com *Modus 1.5 dCi 85 au prix de 1.6 16v, tarif n° 2167 au 19/12/05. Offre non cumulable réservée aux particuliers et valable pour les commandes Véhicules Particuliers du 1er au 28 février 2006 dans les points de vente participants. Modèle pouvant présenter des équipements optionnels. Consommation mixte : 4,5 l/100 km. www.renault.fr DANS LE RESEAU RENAULT Concessionnaires et Agents participants SAMEDI 4 FÉVRIER 2006 PAGE 5 Bleu Rouge Noir Jaune Rouge La fin de cette mauvaise série est-elle envisageable cet après-midi ? « Il ne faut pas chambrer, ni dire n’importe quoi, répond Baup. Nous devons juste partir avec l’idée de ne pas prendre de but. » Sa défense, encore la meilleure de L 1 derrière Bordeaux il y a deux matches, vient en effet d’encaisser sept buts, dont six sur des phases de jeu arrêté (deux coups francs, deux corners et deux penalties). « Avant de penser à l’exploit, on doit retrouver cette solidité qui était notre force, résume Sablé. On reste sur deux claques (0-4 à Sochaux et 1-3 devant Toulouse). Ce n’est pas du tout alarmant, c’est enquiquinant. J’ai vécu des 3-0 bien pires à Saint-Étienne. » Le 29 janvier 2003, les Verts d’Antonetti s’étaient écroulés devant Gueugnon dans le Chaudron (0-3) pour se retrouver derniers de L 2. L’ASSE peut donc une nouvelle fois s’appuyer sur son passé pour apprécier le chemin accompli et celui qu’il lui reste à accomplir. Depuis son retour en L 1, Saint-Étienne demeure invaincu face au Paris-SG (une victoire à domi- Bleu Rouge LA TÊTE ENFONCÉE dans une casquette écossaise, Patrick Revelli, ancien buteur de la grande époque, chaloupe discrètement entre ses successeurs. Depuis jeudi matin, date du début du déménagement des services administratifs du club du stade Geoffroy-Guichard au centre d’entraînement de l’Étrat, le lien entre un passé glorieux et un présent douloureux s’effectue désormais au quotidien. Cette unité de lieu entre toutes les composantes du club fera le plus grand bien à des Verts en proie à une perte passagère de repères au moment d’aller défier le Paris-SG. Surtout que, malgré son prestigieux passé, Saint-Étienne n’a jamais réussi à battre le club parisien au Parc des Princes en 23 saisons de D 1/L 1 (voir infographie ci-contre) comme dans les Coupes (2 matches). Après y avoir perdu sa dernière finale de Coupe de France contre le Paris-SG de Rocheteau (2-2, 5-6 aux t.a.b., le 15 mai 1981), l’ASSE s’était inclinée au Parc en 16e de finale de la Coupe de la Ligue (0-1, le 9 janvier 1999). « Les Verts se sont quand même déjà imposés au Paris-SG, se souvient Patrick Revelli, aujourd’hui au service commercial et en charge des relations publiques du club. Mais on avait joué au stade Bauer de Saint-Ouen, car le Parc était alors en travaux. » Grâce notamment à un doublé du « Gaulois », les Verts s’étaient offert une confortable victoire (3-1). Mais depuis ce 27 février 1972, les Stéphanois n’ont plus jamais battu le Paris-SG, chez lui. « Mais on a vaincu des Parisiens au Parc, poursuit Revelli, véritable mémoire vivante des Verts. C’était ceux du Paris FC, en Championnat (1-0, le 13 janvier 1974). Comme Larqué et Hervé, mon frère, ne voulaient pas le tirer, j’avais transformé le penalty vainqueur. » Jaune Bleu Jaune PUNCHEUR, DRIBBLEUR ET AGITATEUR, Cristian Rodriguez est un joueur atypique, mais son goût du risque a une rançon : le nombre de ballons perdus, suffisamment important contre Auxerre (1-0) pour demander à son entraîneur de quel côté penche la balance. « Je ne suis pas aveugle, mais on va rétablir l’équilibre, répond Guy Lacombe. Son intelligence rendra le travail plus ou moins long. C’est un joueur de rue, il a beaucoup de volonté, ses camarades ont parfois du mal à se situer par rapport à lui et tout ne réussit pas. Mais comme avec Jaouad Zaïri (ex-Sochaux), je ne lui enlèverai pas ses qualités de dribbleur. On doit lui apprendre les bases du jeu collectif à l’européenne, mais il va comprendre. Sans beaucoup lui parler, il sait ce que je souhaite : être plus collectif, mais c’est valable pour tous ses partenaires. Même s’il perd des ballons, il oblige l’adversaire à défendre davantage. » STRASBOURG-PSG, MERCREDI : LACOMBE N’Y CROIT PAS. – Reporté le 28 janvier dernier en raison des mauvaises conditions atmosphériques, le match Strasbourg - Paris-SG a été programmé mercredi prochain à 20 heures. Mais rien ne dit qu’il puisse se dérouler normalement, car il n’est pas prévu d’amélioration climatique sur la région strasbourgeoise. Au contraire. « A priori, il y a toujours beaucoup d’interrogations, disait Guy Lacombe hier. Il semblerait même qu’il était plus envisageable de jouer la première fois que la seconde, mercredi. » – R. Te. La série noire des Verts Le match amical de l’équipe de France bis, le 1er juin, au lendemain de la rencontre officielle France-Danemark au stade Bollaert à Lens, ne devrait pas avoir lieu. L’organisation de cette rencontre, qui devait opposer les joueurs n’ayant pas participé au match contre les Danois à une sélection nationale à déterminer, se heurte à la difficulté de trouver un adversaire. Hier, le président de la FFF, Jean-Pierre Escalettes, a indiqué qu’il y avait « 90 % de chances que cela ne se fasse pas ». GUY ROUX CHARGÉ D’UNE ÉTUDE SUR LES MATCHES L’APRÈS-MIDI. – Conseiller de Frédéric Thiriez, le président de la Ligue, et consultant sur Canal + depuis le début de saison, Guy Roux a été chargé hier d’une mission concernant l’éventualité de disputer des matches de Championnat l’après-midi (L’Équipe du 3 février 2006). « J’ai confié à Guy Roux une mission de réflexion sur ce sujet, a précisé Thiriez, personnellement favorable à l’idée de jouer l’après-midi mais soucieux d’avancer avec méthode. Il devra rendre son rapport au conseil d’administration dans les six semaines à venir. » – M. Ch. BENFICA : NUNO ASSIS CONTRÔLÉ POSITIF. – Nuno Assis, le milieu de terrain du Benfica Lisbonne, a été contrôlé positif à la norandrostérone, un stéroïde anabolisant, le 3 décembre après une victoire contre le Maritimo Funchal en Championnat (1-0). Une contre-expertise a confirmé les résultats de la première analyse. Le joueur, qui nie s’être dopé, a été suspendu par la Fédération portugaise dans l’attente d’une décision de la Ligue. Il risque une suspension de six mois à deux ans. 400 MILLIONS D’EUROS DE PERTES POUR LES CLUBS ITALIENS. – Les clubs de Série A ont cumulé près de 400 M de pertes lors de la saison 2004-2005, un chiffre en augmentation par rapport à la saison dernière. C’est le président de la Ligue des clubs professionnels et vice-président de l’AC Milan, Adriano Galliani, qui l’a annoncé lui-même dans la presse économique italienne hier. ARSENAL SANS DÉFENSEUR. – Lauren, le défenseur camerounais d’Arsenal, a été opéré jeudi du genou gauche et sera indisponible jusqu’à la fin de la saison. Le club anglais ne dispose que de deux défenseurs valides pour son déplacement aujourd’hui à Birmingham. Campbell, lui, n’a pas donné signe de vie à Arsène Wenger depuis sa sortie à la mi-temps du match contre West Ham (2-3). Une première mi-temps catastrophique puisqu’il était impliqué sur deux buts adverses. Noir Noir DE CRISTIAN Gabriel Rodriguez Barrotti, enfant de Juan Lacaze, à 200 kilomètres de Montevideo, Guy Lacombe parle avec la crainte de le voir lesté, trop tôt, d’une aura de star. Dans les chiffres, le jeune international uruguayen est encore loin d’avoir rejoint la caste des cracks. Quatre matches en L 1, un en Coupe de la Ligue, deux en Coupe de France pour un but, dans cette dernière compétition, face aux amateurs de Vermelles (DH, 4-0), son premier depuis un match avec l’équipe d’Uruguay des -20 ans face au Chili (1-1), fin janvier 2005. Cristian Rodriguez n’a jamais été un buteur. Quand il devint champion d’Uruguay avec Penarol en 2003 – dans une équipe dont José Luis Chilavert gardait le but – il ne marqua que 3 fois en 21 matches. Mais, à l’époque déjà, il était de ceux dont le jeu faisait parfois la différence. Et ce mélange de provocations et d’engagement le désigne, sinon en nouveau prodige, du moins en nouvelle attraction d’un PSG souvent en manque d’étincelles. « En Uruguay, il y a des matches qu’il a gagnés à lui seul », se souvient Carlos Bueno, son compatriote attaquant et son coéquipier, déjà, à Penarol, là où Rodriguez a emprunté une voie qui l’a mené en équipe nationale lors de la Copa America 2004. Là, surtout, où il fut formé au jeu dès l’âge de 12 ans. « J’ai joué mon premier match à 16 ans, devant 40 000 personnes. C’était comme un cadeau offert à un enfant. » Peu à peu, à Montevideo, l’enfant sera affublé d’un surnom, « Cebolla », l’oignon, celui qui fait pleurer les défenses adverses. « C’est mon père qui m’a donné ce surnom. À la maison, toute la famille m’appelait comme ça. » Au fil de son ascension, il oscille entre le côté gauche et un poste de deuxième attaquant. « Il me fait penser un peu à Ariel Ortega, observe Mario Yepes. Ce sont des joueurs qui déséquilibrent avec beaucoup de puissance et de technique. » À sa maîtrise du dribble dans les situations en un contre un, il y a au moins un bémol : Rodriguez Pas de second match à Lens ? 6 FOOTBALL LIGUE 1 (25e journée) Bleu Rouge Noir Jaune LENS - STRASBOURG L’état d’urgence NICE - LILLE Face à l’avant-dernier, les Lensois, huitièmes, sont dans l’obligation de remporter leur première victoire de l’année. LENS – de notre envoyé spécial La semaine dernière, à Bordeaux, les Lensois, dont Yohan Demont (à g., à la lutte avec Alonso), ont animé le jeu, mais ce sont leurs adversaires qui se sont imposés (0-1). Invaincu en Championnat pendant les cinq derniers mois de 2005, Lens ne sait plus gagner en 2006. (Photo Pierre Lahalle) de tension, c’est normal. Mais, si on s’embrouille parfois, c’est pour aller de l’avant. » Aujourd’hui, l’état d’urgence exige l’unité de ton. Les Lensois ont besoin de remettre de l’ordre dans leurs idées pour ne pas vivre une saison de dupes, après une première partie réussie. Ils étaient deuxièmes, il y a (*) Contre Nancy (1-2), à Auxerre (0-1), à Bordeaux (0-1). STRASBOURG – de notre envoyé spécial IL NE S’AGIT PAS de la température, car il fait toujours très froid en Alsace, où la tenue du match Strasbourg - Paris-SG (reporté à mercredi prochain) pose d’ores et déjà problème. Quatre : c’est le nombre de joueurs qui réintègrent le groupe de Jacky Duguépéroux. Une petite embellie, même s’ils sont encore neuf à faire défaut (Sidi Keita, Arrache, Johansen, Lacour, Bellaïd, Hosni, tous blessés ainsi que les Africains partis à la CAN, Haggui, Boka et Gmamdia). Ces retours permettront au moins à l’entraîneur alsacien de disposer deux latéraux de métier, avec Deroff et l’Égyptien Abou. Pour le reste, on peut supposer que Duguépéroux va y réfléchir à deux fois avant de se lancer tête baissée à l’assaut des Lensois. Il a prévenu hier : « On tombe au plus mauvais moment contre une équipe qui aligne d’excellents matches, comme à Bordeaux (0-1), mais se retrouve en panne de points. Comme Strasbourg réussit rarement à Bollaert, il y a lieu de faire preuve de beaucoup d’humilité. » L’entraîneur alsacien ne cache pas que la prise d’un point ne serait déjà pas une si mauvaise affaire : « Il nous faudra empocher six points la semaine prochaine, à l’occasion de nos deux matches à domicile (PSG et Ajaccio, samedi). Une petite unité en plus demain (ce soir) serait la bienvenue. Mais ce sera très dur. » – J.-M. B. D’où cet avertissement : « On est sur le fil du rasoir, on joue à l’équilibriste. On a des blessés (dont Acimovic, absent jusqu’à la fin de la saison, et le capitaine Dumont). On ne sait pas dans quel état on récupérera nos Africains. Les matches s’enchaînent : on nous a placés celui contre le PSG trois jours seulement avant une rencontre de Coupe de l’UEFA (le 15 février contre les Ukrainiens du Chakhtior Donetsk). » En février, le LOSC sera, en effet, sur deux fronts : le Championnat, où il compte atteindre le podium, et les 16es de finales de la Coupe de l’UEFA. Avant de retrouver la Coupe de France en mars. Pour affronter toutes ces échéances, il puisera à nouveau dans son étonnant réservoir. En espérant faire assez d’économies d’énergie pour aller le plus loin possible.– J.-L.G. (*) Metz (3-1) dimanche, Lorient (1-0) mercredi, et Nice ce soir. Nice ne zappera pas ÉTIQUETÉ DERBY DES DERBYS, le Monaco - Nice de mardi prochain, en demi-finale de la Coupe de la Ligue, fait courir toute la Côte. Pas les Niçois. Pas encore, tout au moins. « On a bien le temps d’y penser. Notre fil conducteur, c’est le championnat », assurait Rod Fanni avant de recevoir le LOSC, ce soir. Le défenseur avait entamé sa carrière niçoise à Lille (0-4), le 17 septembre 2005. « On avait fait un mauvais match, se souvient-il. Et s’il y a une revanche à prendre, elle est sur nous-mêmes. » Depuis, Nice s’est repris. Il est invaincu depuis le début de l’année et compte 13 points d’avance sur le premier relégable. « La 9e place, voire la 8e ne sont pas si loin, insiste Florent Balmont. Pas question de négliger cette opportunité. » « Monaco trotte déjà dans la tête, mais le LOSC passe avant, renchérit Anther Yahia, qui retrouve l’axe défensif en raison de la suspension de Traoré. Une victoire sur les Lillois, sans doute ce qui se fait de mieux en matière de défense en bloc, pourrait constituer une référence intéressante. » Frédéric Antonetti, pour qui la hiérarchie des compétitions est toute écrite, en est convaincu. « J’ai toujours évoqué Lille comme un exemple pour sa croissance maîtrisée et constante, explique l’entraîneur. Nous voulons grandir et la progression se mesure dans le championnat. Les Coupes passent ensuite. » – Ja. G. AC AJACCIO - AUXERRE Grafite, la mine d’or? Arrivé cette semaine au Mans, l’attaquant international brésilien veut s’imposer en Europe. LE MANS – montre encore prudent envers son renfort, « adroit, puissant et aimant partir de loin. » « Il faut rester pondéré, prévient donc l’entraîneur. Il découvre l’Europe à un moment de l’année où les températures ne sont pas les mêmes qu’au Brésil. On va faire en sorte de faciliter son intégration le plus vite possible. » Outre la possibilité de communiquer en portugais avec son compatriote Tulio De Melo et l’autre recrue hivernale, Cédric Fauré, elle passe aussi par une entrée en matière rapide, aujourd’hui donc, à Sochaux. de notre envoyé spécial « C’EST LA PREMIÈRE FOIS qu’un joueur qui arrive au MUC est plus connu que le MUC. » C’est ainsi que Daniel Jeandupeux a présenté, mardi dernier, Edinaldo Batista Libano, dit Grafite, international brésilien (une sélection), « recruté pour trois ans et demi et trois millions de dollars. » Un record pour le club sarthois. Le directeur technique, qui a commencé à se renseigner sur le joueur du Sao Paulo FC à l’automne, s’est aussi félicité de « la patience et la pugnacité de six semaines de négociations. » Longtemps présenté comme le successeur de Ronaldo, l’athlétique attaquant (1,89 m ; 79 kg) de 26 ans jouit d’une belle réputation au Brésil (*), dont il « espère retrouver la sélection. » Rai, ancien capitaine auriverde, estime qu’« il va réussir en France. Son style de jeu colle bien avec la L 1, où le physique et le mental sont primordiaux. » Mais, au Mans, Frédéric Hantz se Exilé en Corée Opéré l’année dernière des ligaments du genou droit, Grafite, marié et père de trois petites filles, a retrouvé ses capacités physiques plus rapidement que prévu. Après des débuts discrets au Brésil, au point de s’exiler en Corée du Sud (LG Amyang, 2003), cette blessure freina une carrière vraiment lancée à Goias (12 buts en 20 matches), au point de recevoir le titre honorifique de meil- leur attaquant de la saison. Et de susciter l’intérêt du Sao Paulo FC. Egalement joueur de tempérament (14 cartons jaunes en 2004), Grafite, surnommé ainsi par l’un des premiers coaches en raison d’une supposée ressemblance avec le graphite, long et noir, des crayons à papier, souhaite maintenant « confirmer en Europe. Le Mans est une belle opportunité, intéressante à tous les niveaux. Cela me paraît un challenge adapté à mes ambitions. Je connais bien le championnat de France, à la fois difficile et très équilibré. » Et ses objectifs pour le MUC pourraient servir un dessein national. « Nous sommes dans une position intéressante ; pourquoi ne pas jouer une place en Coupe de l’UEFA, voire en Ligue des champions ? Je veux marquer et aider mon club à gagner des titres. » Car, après Le Mans, Grafite aimerait très rapidement découvrir l’Allemagne. FRANCK LE DORZE (avec B. B.) (*) 87 matches, 34 buts en D 1. SOCHAUX Une série toute neuve LES PELOUSES d’entraînement gelées et les terrains synthétiques de substitution ont sans doute privé Weldon, la dernière recrue sochalienne du mercato, de ses débuts prévus pour ce soir face au Mans. L’ancien attaquant de Cruzeiro, qui se plaint du tendon d’Achille, a dû déclarer forfait et ne croisera donc pas, sur le terrain de Bonal, l’un de ses compatriotes brésiliens, Grafite, arrivé dans la Sarthe et dont le nom avait également été consigné un moment sur la liste des dirigeants sochaliens. Ce forfait a pour conséquence principale de permettre à Dominique Bijotat d’aligner la formation qui reste sur un succès convaincant, il y a deux semaines, face à Saint-Étienne (4-0). Notamment le duo offensif IlanDagano. « La signature de Weldon va nous mettre un peu de pression sur les épaules, mais je pense que c’est un bien pour tout le monde », a reconnu le second, auteur de son premier doublé sous les couleurs sochaliennes face aux Stéphanois. Mardi dernier, à Châteauroux (L 2), Sochaux n’a pu aller jusqu’au bout de son seizième de finale de Coupe de France, pour cause de brouillard. L’entraîneur ne déplore pas trop cet aléa dans son calendrier. « Il y a certes la fatigue du déplacement à gérer, explique Bijotat. Mais, à Châteauroux, on a pu jouer plus d’une mitemps, ce qui est finalement mieux qu’une séance d’entraînement. » Un bout de match au cours duquel il a surtout eu la satisfaction de constater que sa défense n’avait pas concédé de but. Cela avait déjà été le cas lors des deux dernières journées de Championnat, puisque la large victoire devant Saint-Étienne avait été suivie d’un match nul (0-0) à Marseille. De quoi envisager de poursuivre cette série toute neuve d’invulnérabilité. – C. M. TOULOUSE - NANTES Chacun cherche son but Les Affaires Toulouse, 15e de L 1, et Nantes, 13e, n’ont a priori plus grand-chose à jouer en Championnat. Mais ils restent sur une bonne série. du Ciel 430 € 510 € 520 € 579€ Shanghai Jakarta Lima etc. 591 € 762 € 804 € Achetez jusqu’au 15/02/06. Partez entre le 31/01/06 et le 31/03/06. www.klm.fr JEAN-LUC GATELLIER + 4 à Strasbourg SOCHAUX - LE MANS Montréal San Francisco Dubai Johannesburg un mois. Ils sont désormais huitièmes. Un fragment d’ambition est déjà parti à la dérive. Pour ne pas être portés disparus, les Lensois doivent gagner ce soir. Puel : « On est sur le fil du rasoir » 0 8900.15€/min 710 710 Prix T.T.C. A/R au 19/01/06, au départ de Paris via Amsterdam, hors frais de service, soumis à conditions. LES SITUATIONS de Toulouse et de Nantes, qui s’affronteront ce soir au Stadium, leur retireraient presque toute pression de résultat. Ils comptent tous deux 30 points, dont 13 d’avance sur le premier relégable. Ils n’ont donc plus grand-chose à espérer et presque plus rien à craindre. L’Europe semble trop loin et le maintien assez près. Toulouse, également éliminé des deux Coupes, a fusillé sa fin de saison. Pourtant, il vient de prendre huit points sur douze durant le mois de janvier : deux victoires contre Paris (1-0) et SaintÉtienne (3-1), deux nuls face à Lille (0-0) et au Mans (1-1). « Le groupe est irréprochable, affirme l’entraîneur des Violets, Erick Mombaerts. Nous avons trouvé un bon équilibre défensif-offensif et on a démarré quelque chose. » Nantes, qualifié, lui, en huitièmes de finale de la Coupe de France, reste éga- lement sur une belle série. Il vient de signer deux victoires à l’extérieur (2-0 à Ajaccio, 4-1 à Metz). Son jeu s’est même affirmé et semble plus cohérent, plus solide (un but encaissé en trois matches). « On est en droit d’avoir plus d’ambition, martèle Serge Le Dizet. On n’est pas devenus champions du monde, mais je vois pas mal de signaux positifs. » Ce Toulouse-Nantes devrait donc nous renseigner sur la dynamique des deux équipes et sur les objectifs qu’elles se fixent à elles-mêmes d’ici à la fin de la saison. Mombaerts a d’ailleurs trouvé la parade : « L’objectif no 1, c’est de sentir qu’on est performants, pas de finir à telle ou telle place. » L’entraîneur toulousain profite aussi de cette deuxième moitié de Championnat pour tenter des coups : « Notre effet mercato à nous, c’est PAGE 6 d’avoir accordé la confiance à des jeunes. Jean-Louis Akpa-Akpro en fait partie. Il apporte de la puissance, de la profondeur et son envie. » Avec trois buts en deux matches, l’attaquant, âgé de 21 ans, qui était en balance avec Psaume, au dernier mercato, pour être prêté, symbolise le futur visage du TFC. Nantes, sept points sur neuf pour ses trois dernières sorties, n’avance pas non plus sans espoirs : « On a bien négocié les matches contre des équipes de notre catégorie, résume Franck Signorino. Si on poursuit un carton plein, on pourra avoir d’autres objectifs et essayer de rejoindre Marseille ou Lille. » Sept points séparent le 4e (Lille) du 10e (Saint-Étienne), que Nantes peut rejoindre s’il gagne son match en retard contre Troyes. – G. R. (avec J.-D. C. et N. S.) Auxerre n’a plus de choix Éliminée de toutes les Coupes, l’AJA entame à Ajaccio un triptyque essentiel pour son avenir en Championnat. AUXERRE – de notre envoyé spécial C’EST À UN SALVATEUR retour en arrière que l’AJ Auxerre est convoquée à Ajaccio ce soir. Quand ils avaient reçu les Corses, en septembre dernier, les Bourguignons n’étaient pas beaux à voir. Ils sortaient de l’infernale série de trois défaites (0-7 à Lens, 0-2 contre Lyon et 1-3 à Rennes) qui avait fait plonger très bas leur classement et leur moral. Avant cette rencontre, l’AJA pointait à la 13e place. Ajaccio à la 6e. C’est face à l’équipe alors dirigée par Rolland Courbis qu’Auxerre avait initié son rétablissement : trois victoires à la suite face à des adversaires à sa portée (2-0 contre Ajaccio, 2-1 à Metz et 3-0 contre Sochaux) avaient évacué la tempête. Jacques Santini s’en souvient : « À l’aller, ce fut sans doute la seule fois de la saison où nous avons bénéficié d’une décision d’arbitrage défavorable à notre adversaire (but refusé à Danjou alors que les deux équipes étaient à égalité). Si Ajaccio avait marqué, c’est peut-être nous qui serions aujourd’hui en train de nous battre pour ne pas descendre. » Depuis cette rencontre, les Corses n’ont glané que sept points, contre 32 pour l’AJA. Comme à l’aller, Auxerre débute pourtant, face à l’ACA, une série cruciale. L’élimination enregistrée mercredi en Coupe de France à Paris (0-1) a sérieusement éclairci son agenda. Désormais, il ne lui reste que le Championnat. Soit 14 matches. Ce qui avait inspiré cette boutade à Philippe Violeau dans les couloirs du Parc : « Beaucoup de choses ont changé, cette année à Auxerre. On va dire que cette fin d’aventure fait partie du changement. » 14 matches de moins que l’an passé La saison passée, l’AJA avait disputé 59 rencontres officielles, record du club. Cette fois, Trophée des champions compris, le total s’établira à 45. L’oisiveté relative qui s’annonce met une pression nouvelle sur le groupe. « Le déplacement à Ajaccio est très important, puisque Bordeaux se déplace à Lyon, disait mercredi Violeau. Nous sommes troisièmes. Si, à la mi-mai, nous le sommes toujours, nous pourrons être satisfaits de nous. » Très amoindrie par les blessures, le mercato et la CAN, l’AJA a bien traversé janvier : deux défaites seulement, concédées d’extrême justesse à Bordeaux et Paris (0-1), mais 10 points pris sur 15 possibles face à des adversaires directs (Monaco, Bordeaux, Lens, Lyon et Rennes). Quand le triptyque Ajaccio - Metz - Sochaux s’achèvera, le 18 février, Auxerre aura retrouvé un effectif correct. Encore deux semaines à ce rythme, et l’objectif Ligue des champions deviendra incontournable. Pour l’instant, les Auxerrois espèrent surtout ne pas regretter d’avoir dû disputer huit rencontres de L 1 avec un effectif incomplet à leurs yeux. « On a besoin d’un banc compétitif, rappelle Yann Lachuer. Cette année, il nous a bien servi pour gagner des matches mal engagés. C’est peut-être à ce niveau que certaines personnes, au club, n’ont pas encore intégré la mutation. Mais on ne va pas épiloguer. Chacun assumera en fin de saison s’il nous manque quelques points. » RÉGIS DUPONT AC AJACCIO Porato retrouve le niveau DÉCISIF ! ÇA FAISAIT UN MOMENT que cela ne lui était pas arrivé. Contre Nancy (0-0), le week-end dernier, Stéphane Porato a permis à Ajaccio de tenir le nul, grâce notamment à deux arrêts décisifs devant Rudolf. « C’est en partie grâce à lui qu’on a ramené un point, admet le défenseur Xavier Collin. On retrouve, petit à petit, un bon gardien et une bonne défense. L’équipe est donc plus sereine. » Une sérénité qui a permis à Ajaccio de finir un match sans encaisser de but, ce qui ne lui était plus arrivé en L 1 depuis début novembre contre Lens (0-0). La prestation de Porato en Lorraine, sûrement la plus aboutie de la saison, arrive après deux performances déjà très correctes contre Le Mans (0-1) et Marseille (3-1). Il était temps. « Je ne pense pas avoir fait de mauvais matches, se défend le gardien corse. Mais je n’étais pas déterminant, ce qui est embêtant à mon poste. » Tellement ennuyeux que Rolland Courbis lui avait demandé de s’asseoir un peu sur le banc. Histoire de voir si Trévisan, le deuxième gardien, avait le geste plus juste. C’était contre Nantes (0-2) et le PSG (1-1). « Un choix d’entraîneur, il faut l’accepter, tempère Porato. Mais bien sûr que je n’étais pas content d’être mis à l’écart. » Depuis que Pasqualetti a repris l’équipe, l’ancien Monégasque a retrouvé sa place de titulaire. Et Ajaccio marqué plus de points lors de ses deux derniers matches (quatre) qu’en 16 rencontres, de la 7e à la 22e journée (trois). Porato reste prudent : « On verra à la fin de la saison si le changement d’entraîneur a été bénéfique. Ce qui est certain, c’est qu’il y a eu une mobilisation générale. Les certitudes de quelques-uns se sont évanouies. Et ceux qui pensaient ne plus avoir leur chance retrouvent un peu d’espoir. » Un optimisme douché cette semaine par la victoire de Toulouse à SaintÉtienne (3-1). Le TFC compte désormais 13 points d’avance sur les Corses. Lâché à la poursuite des premiers non-rélégables, l’AC Ajaccio voit les lièvres s’éloigner un à un. – V.G. SAMEDI 4 FÉVRIER 2006 Bleu Rouge Noir Jaune Rouge Les ratés de l’attaquant et du défenseur (un condensé fidèle de ce que vit le RCL depuis la reprise) représentent seulement les parties visibles de l’iceberg. En vérité, les symptômes du mal sont collectifs. « Il y a peut-être une fatigue mentale, suggère le technicien, dont l’équipe a déjà disputé quarante et une rencontres cette saison. Mais je propos, Yohan Demont a identifié sans mal « l’ennemi à combattre. C’est le doute, dit-il. On est dans une sale période. On refait souvent le match. Et si on entre sur le terrain en se demandant comment on va se tirer d’affaire, ça ne marchera pas. Il faut lutter. Entre nous, il peut y avoir des mots. Quand ça va mal, il y a plus xième seulement. Pendant ce tempslà, Tafforeau, Tavlaridis, Cabaye et Moussilou pouvaient souffler. « Si on n’avait pas fait tourner, nos chances d’obtenir un résultat à Nice auraient été réduites, fait observer Puel. On a puisé un peu plus loin dans l’effectif de la CFA pour relever le challenge de la Coupe. » Le succès a été au rendez-vous, mais, prévientil, « on pourra dire que l’opération est bénéfique seulement si on répond présent à Nice. Chaque match est un défi, et encore plus dans la gestion de trois rencontres en huit jours (*). » Bleu Gillot : « On va se battre comme des chiens » tif du cerveau des joueurs, désinhiber les esprits et injecter du moral à haute dose ? Non. Gillot s’en remet aux valeurs traditionnelles. Dans ce théâtre des sentiments qu’est Bollaert, il a passé, hier, un message aux supporters. « J’ai envie de dire au public : “Aidez-nous, on a besoin de vous, vous êtes notre douzième homme (un numéro qui n’est pas attribué au sein de l’effectif).” S’il nous laisse tomber, on risque de plonger complètement. Et je dirai aux joueurs : “Donnez-vous les moyens d’être soutenus par votre public.” On va essayer d’emballer le match d’entrée, on va se battre comme des chiens. J’ai confiance en eux : au niveau mental, ils ne lâcheront pas. » Derrière cette déclaration d’intention sincère se cachent, sournoises, la précarité de la situation actuelle et les incertitudes s’emparant d’une équipe qui ne sait plus comment s’y prendre pour gagner un match. À ce MERCREDI SOIR, à Lorient (L 2), après la qualification lilloise pour les huitièmes de finale de la Coupe de France (1-0), une joie mélancolique traversait le visage de Grégory Malicki, gardien p erform ant (en l’absence de Tony Sylva, à la CAN avec le Sénégal) et capitaine heureux. La joie pour son doyen (32 ans) d’appartenir à « un groupe solidaire où il fait bon vivre. » La mélancolie, parce qu’au début de sa carrière, « personne ne [l’a] aidé comme les joueurs s’aident entre eux aujourd’hui. » Un esprit est en marche à Lille. Les expériences ont apporté un surplus de pragmatisme, on l’a vu en Bretagne, où les Nordistes, en difficulté, ont arraché la victoire sur la fin (but de Kader Keita, 84e). Comme à SaintEtienne au tour précédent (but de Moussilou, 120e). Quand ça va mal, Lille tient le choc. Quand ça va bien, il concrétise ses actions offensives. Il ne perd pas ou peu (un seul revers à Troyes, 0-1, depuis la reprise). Il occupe la 4e place du classement de la L 1 avec la 2e attaque. Le LOSC ne possède cependant pas encore l’identité que Claude Puel veut pour son équipe, car il reste convaincu qu’elle peut faire beaucoup mieux. Ses représentations manquent parfois d’épaisseur sur la totalité d’une partie. Et c’est bien évidemment ce dernier point que l’entraîneur veut améliorer. Pour contrer les Merlus, il avait aligné une défense aguerrie et placé devant elle des joueurs découvrant le haut niveau : Le Postollec et Barralon fêtaient leur première titularisation chez les pros, Larsen Touré la deu- Jaune Rouge Jaune n’ai pas vu une équipe physiquement atteinte. » À Lens, il manque surtout un excédent de conviction, de concentration et d’adresse, indispensables pour renouer avec le succès. « Il n’y a pas que Cousin, poursuit Gillot. J’ai convoqué pas mal de joueurs ces derniers jours pour leur expliquer les choses. À la vidéo, j’ai insisté sur un coup franc de Hilton, dans le rond central, en fin de match à Rennes. Seuls Diarra et Cousin étaient dans la surface adverse. Daniel (Cousin) est vraiment porté vers le but, les autres ne sont pas assez attirés. » L’équation est aussi simple à poser qu’elle est difficile à résoudre actuellement chez les Sang et Or : « Pour gagner, il faut marquer. Pour marquer, il faut une dernière passe de qualité », énumère calmement l’entraîneur. Est-il nécessaire d’appeler à la rescousse un gourou moderne, genre Yannick Noah, pour extraire le néga- Quatrième du Championnat, le LOSC n’a perdu qu’une fois depuis la reprise. Grâce à son étonnant réservoir. Noir Bleu Noir « STRASBOURG, ÇA FAIT six mois que ça va mal pour eux. Je ne sais pas comment ils font. Moi, ça dure depuis trois semaines, et j’ai les glandes… » Cette petite phrase de Francis Gillot ne l’empêche pas de garder sa contenance en public. « Dans certains clubs, ç’aurait explosé », fait observer l’entraîneur lensois. Son équipe n’a pas gagné en Championnat depuis le 18 décembre (Le Mans, 2-0). En janvier, elle a subi trois défaites en cinq journées, toujours avec un but d’écart (*). Mardi, elle a été éliminée de la Coupe de France par Rennes (0-1). Alors, ce soir, face à Strasbourg, malgré la crispation qui la guette, il lui est interdit de se louper… « On ne peut rien reprocher aux joueurs au niveau de l’état d’esprit, assure Gillot. C’est vrai, même si on insiste aussi sur ce point pour ne pas les décourager. » À force de s’entendre dire que la chance avait déserté les lieux, les Lensois ont été parfois enclins à passer pour des malheureux en panne de réussite. Par exemple, samedi dernier, contre les Bordelais, qui leur ont laissé le ballon toute la soirée pour finalement les accabler (0-1). « On n’a pas de réussite, on n’a pas de résultats… Il faut arrêter de parler de ça et se bouger », tranche Pierre-Alain Frau, arrivé au mercato. « Attention, prévient Gillot. Ce n’est pas en pleurant qu’on corrigera les choses. Je leur montre ce qui ne va pas. Je dis les choses gentiment. Pourquoi durcir le ton ? Une colère, c’est instinctif. J’ai demandé à Daniel Cousin de venir dans mon bureau : “Pourquoi tu tires le penalty comme ça (à Rennes) ? Ça fait trois fois que tu rates en tirant du plat du pied. Avant, tu les marquais en force...” Frapper un “péno”, ça reste un geste technique. Et quand Assou-Ekotto marque contre son camp de la poitrine (à Rennes également), c’est une connerie qu’on ne peut pas rectifier non plus… » Lille trace sa route 7 FOOTBALL LIGUE 2 (24 JOURNÉE) e Bleu Rouge Noir Jaune SEDAN - DIJON : 0-2 Coup d’arrêt pour Sedan Les Ardennais ont perdu leur premier match à domicile face à un Dijon irrésistible à l’extérieur. Temps froid. Pelousegelée et en mauvais état.11 429 spectateurs. Arbitre: M. Jaffredo. Buts : Esteves (66e), Mangione (90e + 3). Avertissement. – Sedan : Belhadj (79e, charge irrégulière). SEDAN : Regnault – Ciani, Henin, Sartre (Amalfitano, 80e) – Ducourtioux, Bastien, Noro(cap.), Belhadj – Marin (Mokaké, 64e), Sabin, Gagnier (N’Diefi, 74e). Entraîneur: S. Romano. DIJON : Mouko – Tacalfred, A. Ba, Grégoire (cap.), Vosalho – Larcier, Livramento – Masson, Asuar (J. Ba, 89e), Mangione (Germann, 90e + 4) – Esteves (Avezac, 90e). Entraîneur : R. Garcia. BUTEURS de notre correspondant Reims-Bastia a été reporté en raison du gel. CLERMONT - BREST : 0-1 (0-0) Temps froid. Pelouse partiellement gelée. 3 718 spectateurs. Arbitre : M. Coué. But : P. Sarr (90e). Avertissements. – Clermont : Loties (45e, contestation) ; Brest : Oliveira (54e, geste d’énervement). CLERMONT : Enjolras – Abdoulaye (Kehiha, 65e), S. Bah (Perrinelle, 80e), Loties, Ab. Coulibaly – Tabet, Brando (cap.), Grauss, Fouret – Diomède (Gourvennec, 65e), Buengo. Entraîneur : M. Collat. BREST : Elana – Bourgis, Oliveira, Charpenet, Massot, Elzéard (P. Sarr, 78e) – Guégan (cap.),Auriac – Tomou, Malm (Verschave, 79e), Liabeuf (Bernardet, 84e). Entraîneur : A. Rust. ILS ONT DIT Serge ROMANO (entraîneur de Sedan) : « Je suis très énervé. On ne devait pas jouer dans de telles conditions. Ça ne pouvait se terminer que sur un coup de dés. Il était flagrant que les joueurs ne tenaient pas sur ce terrain, que c’était dangereux pour eux et que c’était plus du hockey que du foot. Il n’y a pas de plaisir. Ni pour les joueurs ni pour les spectateurs. » NATIONAL (22e journée) Temps froid. Pelouse gelée. Arbitre : M. Kalt. 5 880 spectateurs. Avertissements. – Amiens : Levrat (58e, jeu dur) ; Gueugnon : Zarabi (70e, jeu dur). AMIENS : Tangara – Scotto (cap.), Hernandez, Sami, Levrat – Buron, De Freitas, B. Traoré (Nicaise, 81e), Celdran – T. Camara, A. Baldé (I. Dia, 73e). Entraîneur : A. Dupont. GUEUGNON : Liébus (cap.) – Rodrigues, Morestin, Zarabi, Aubriot – Marty (Bressan, 76e), Le Frapper, Colleau, Hauw, Louhkiar (Ramdani, 32e) – Guei (Mo. Diarra, 90e). Entraîneur : V. Zvunka. SUR UNE PELOUSE à moitié gelée, Amiens et Gueugnon ont eu le mérite d’essayer de jouer. Les Amiénois, face à une équipe gueugnonnaise bien regroupée, devaient attendre presque la demi-heure de jeu pour voir une frappe de Camara, repoussée par Liébus (26e). Le gardien des Forgerons détournait encore en corner devant Camara (35e et 63e) alors que Baldé ne cadrait pas ses frappes (46e et 53e). Malgré un tir à l’arraché de Hernandez en toute fin de match, suivi d’une tentative ratée de Dia, Amiens concédait donc son onzième nul sous les sifflets du public... Et reste à une place et à un point de son adversaire du jour, qui se rapproche un peu plus du maintien. – R. T. Alex DUPONT (entraîneur d’Amiens) : « On a perdu deux points. On a eu des occasions mais on a manqué d’efficacité et on a fait preuve de maladresse en tombant sur un très bon gardien. » Victor ZVUNKA (entraîneur de Gueugnon) : « Par rapport aux conditions de jeu difficiles, je suis content d’avoir pris un point en vue du maintien et de la barre théorique des 42 points. » Temps frais. Pelouse en bon état. 4 800 spectateurs. Arbitre : M. Malige. Buts. – CRÉTEIL : A. M’Bodji (72e) ; CHÂTEAUROUX : T. Bertin (56es.p.). Avertissements. – Créteil : J. Pérez (11e, tacle par-derrière), L. N’Diaye (57e, tacle à retardement) ; Châteauroux : Sidibé (40e, jeu dangereux), Vandenbossche (42e, tacle parderrière). CRÉTEIL : Trivino – Loja, Terrier, Ekobo (cap.), J. Pérez – Sessègnon, L. N’Diaye, Aubanel, Citony – A. M’Bodji, Boulebda (Rui Pataca, 82e). Entraîneur : H. Velud. CHÂTEAUROUX : Fernandez – Viator, Bertin (cap.), Allegro, Ramos (Moutouakil, 46e) – Sidibé, A. Ferreira, Mansouri, Boukari – Vandenbossche (Mulenga, 90e ), Socrier (Hima, 90e). Entraîneur : D. OlléNicolle. HUITIÈME MATCH sans victoire pour Créteil, qui fait du surplace. La Berrichonne a cru tenir son succès et sa revanche du match aller, après l’ouverture du score par Bertin sur penalty (56e). Mais M’Bodji, le meilleur buteur cristolien, qui n’avait pas marqué depuis le 13 janvier, a égalisé et inscrit son 11e but de la saison. Un tir sur la barre de Sessègnon (31e) et deux occasions franches de Socrier (34e) et Vandenbossche (39e) ont laissé les deux clubs sur leur faim. – S. F. Hubert VELUD (entraîneur de Créteil) : « Malgré ce nul qui ne nous arrange pas, je suis satisfait du comportement général de l’équipe. Nous avons retrouvé les qualités qui étaient les nôtres il y a quelques mois et en travaillant, l’ambition va revenir, notamment à l’extérieur. » Didier OLLE-NICOLLE (entraîneur de Châteauroux) : « C’était un beau match de Ligue 2 entre deux équipes qui ont cherché à faire du jeu. Face à la meilleure attaque à domicile, je suis plutôt satisfait du résultat. C’est bon pour la confiance d’enchaîner ce genre de prestations. » GUINGAMP - CAEN : 0-0 Temps froid. Pelouse grasse. 6 401 spectateurs. Arbitre : M. Fraise. Avertissements. – Guingamp : Sikimic (64e, contestation), Shereni (69e, contestation) ; Caen : G. Leca (28e, tirage de maillot sur Jouffre), Thiam (40e, faute sur Suarez, 53e, obstruction sur Robert). Expulsion. – Caen : Thiam (53e, second avertissement). GUINGAMP : Gauclin – Bridonneau (cap.),Koscielny,Sikimic,Le Lan –Pinto-Borges, Shereni,Gonzalez (Watier, 69e), Jouffre (B. Robert, 34e) – Abriel, Suarez. Entraîneur : A. Ravera. CAEN : Planté – Hengbart, Sorbon, Thiam, Seube (cap.) – G. Leca, Matic, Compan (Zubar, 55e ), Florentin (Lesoimier, 70e) – Grandin (Samson, 77e), Gouffran. Entraîneur : F. Dumas. LES GUINGAMPAIS avaient l’occasion de prendre un peu d’air au classement, en cas de victoire. Mais ils n’ont pas su mettre leur empreinte sur la rencontre. Et Caen aurait très bien pu s’imposer. En première période, la maîtrise avait été du côté normand, à l’image d’un duel Compan-Gauclin, remporté par ce dernier (3e). Peu avant le repos, Matic voyait sa frappe stoppée par Gauclin. En seconde période, Caen se retrouvait réduit à dix après l’exclusion de Thiam (53e). Mais Guingamp n’allait pas en profiter, malgré une belle occasion pour Abriel (57e). Les Caennais étaient à deux doigts de marquer sur un départ de Samson (88e). Guingamp avait une dernière occasion avec Le Lan, qui échouait sur Planté (89e). – D. R. Alain RAVERA (entraîneur de Guingamp) : « À onze contre onze, le point du nul aurait été intéressant. Mais à onze contre dix, on n’est pas parvenus à prendre en défaut le bloc défensif de Caen. » Franck DUMAS (entraîneur de Caen) : « Je ressens un peu de frustration car nous avions les moyens de remporter ce match. Mais je suis ravi de notre production. Le tournant du match est l’expulsion sévère de Thiam. Je pense que M. Fraise a manqué d’un peu de psychologie sur ce coup-là. » Romorantin- GFCO Ajaccio ............ 1-0 AUJOURD’HUI 18 HEURES Croix-de-Savoie - Raon-l’Étape 19 H 30 Toulon - Entente SSG Châtellerault - Boulogne-sur-Mer Vannes - Cannes 20 HEURES Pau - Tours Angers - Louhans-Cuiseaux Nîmes - Bayonne Libourne-Saint-Seurin - Cherbourg Moulins - Niort a été reporté en raison du gel. En cas d’égalité de points, les équipes sont départagées par la différence de buts particulière. Pts J. G. N. P. — — — — — 1. Niort .................. 37 21 10 7 4 2. Libourne-St-Seurin . 37 21 10 7 4 3. Boulogne-s.-Mer . 36 21 10 6 5 4. Tours............. 32 21 8 8 5 5. Toulon........... 32 21 8 8 5 6. Cannes.......... 31 21 8 7 6 7. Vannes.......... 30 21 7 9 5 8. Nîmes............ 29 21 8 5 8 9. Cherbourg.... 29 21 6 11 4 10. Entente SSG. 29 21 7 8 6 11. Raon-l'Étape. 28 21 7 7 7 12. Louhans-Cuiseaux . 27 21 8 3 10 13. Romorantin.. 26 22 6 8 8 14. Bayonne ....... 26 21 6 8 7 15. Croix-de-Savoie ... 26 21 6 8 7 16. Angers .......... 24 21 6 6 9 17. Châtellerault. 24 21 5 9 7 18. GFCO Ajaccio .... 20 22 4 8 10 19. Pau ................ 19 21 4 7 10 20. Moulins......... 19 21 5 4 12 p. — 28 27 33 24 20 28 24 21 24 25 26 25 18 23 17 23 22 17 19 23 c. Diff. — — 16 +12 16 +11 23 +10 20 +4 16 +4 27 +1 26 -2 21 0 22 +2 21 +4 24 +2 30 -5 24 -6 20 +3 21 -4 25 -2 25 -3 27 -10 26 -7 37 -14 PROCHAINE JOURNÉE. – Vendredi 10 février, 20 heures : GFCO Ajaccio Châtellerault, Cannes - Nîmes ; samedi 11 février, 18 heures : Raon-L’Étape Libourne-Saint-Seurin, Entente SSG - Angers ; 19 h 30 : Bayonne - Toulon ; 20 heures : Boulogne-sur-Mer - Moulins, Niort - Croix-de-Savoie, Tours - Romorantin, Louhans-Cuiseaux - Pau, Cherbourg - Vannes. CFA (18e journée) GROUPE A GROUPE C AUJOURD’HUI Wasquehal (18) - Metz B (14) (15 heures) Roye (8) - Mulhouse (4) (18 heures) Compiègne (5) - Vauban-Strasbourg (16) (18 h 30) DEMAIN Auxerre B (3) - Dunkerque (6) (15 heures) Lens B (12) - Lille B (11) (15 heures) Schiltigheim (17) - Beauvais (1), Épinal (7) Lesquin (10), Nancy B (2) - Calais (13) et Strasbourg B (9) - Feignies (15) ont été reportés en raison du gel. GROUPE B AUJOURD’HUI Nantes B (4) - Albi (6) (18 heures) Le Mans B (8) - Rodez (2) (18 heures) Blois (14) - Balma (17) (18 heures) Aurillac (11) - Yzeure (1) (18 heures) Anglet (16) - Orléans (5) (19 heures) DEMAIN Toulouse B (3) - Montluçon (18) (15 heures) Luzenac (10) - Bordeaux B (9), Andrézieux (15) - Brive (12) et Saint-Étienne B (7) Poitiers (13) ont été reportés en raison du gel. GROUPE D AUJOURD’HUI AUJOURD’HUI Cassis-Carnoux (6) - Lyon B (2) (15 heures) Endoume (16) - Nice B (4) (15 heures) Montpellier B (13) - Besançon (12) (15 h) Le Pontet (3) - Saint-Priest (1) (18 heures) Dieppe (15) - Pontivy (5) (18 heures) Villemomble (6) - Sénart-Moissy (8) (18 h) Mantes (16) - Paris FC (4) (18 heures) Mondeville (18) - Paris-SG B (14) (18 heures) Poissy (11) - AS Vitré (9) (18 heures) DEMAIN DEMAIN Monaco B (11) - Martigues (5) (15 heures) Agde (10) - Bourg-Péronnas (15) (15 heures) Racing CF 92 (18) - Jura-Sud (7), LyonLa Duchère (14) - Gap (9) et Sochaux B (17) - Fréjus (8) ont été reportés en raison du gel. Rennes B (3) - Noisy-le-Sec (13) (15 heures) Quevilly (12) - Pacy-sur-Eure (10), SainteGeneviève-des-Bois (17) - Guingamp B (1) et Bois-Guillaume (7) - Rouen (2) ont été reportés en raison du gel. GROUPE D GROUPE G CFA 2 (16e journée) GROUPE A AUJOURD’HUI AUJOURD’HUI AUJOURD’HUI Le Havre B (2) - Entente SSG B (3) (15 h) Avion (10) - Valenciennes B (7) (17 heures) Arras (14) - Chantilly (16) (18 heures) Évreux (8) - Oissel (9) (18 heures) Saint-Omer (5) - Amiens B (6) (18 h 30) Bastia B (9) - AS Minguettes (7) (14 h 30) GFCO Ajaccio B (15) - Nîmes B (8) (15 h) Grenoble B (5) - Arles (1) (16 h 30) Bagnols-Pont-Saint-Esprit(16) - SaintGeorges-les-Ancizes (6) (18 heures) Rhône-Vallées (11) - AC Ajaccio B (3), Cournon (12) - Gueugnon B (4), Échirolles (10) Montélimar (14) et Mâcon (13) - Clermont B (2) ont été reportés en raison du gel. Mayenne (8) - Les Herbiers (1) (18 heures) Vierzon (4) - Châteaubriant (6) (18 heures) Carquefou (15) - Saint-Pryvé-Saint-Hilaire (3) (18 h 30) La Flèche (9) - Niort B (10) (19 heures) Avoine-Beaumont (11) - Laval B (16) (19 h) DEMAIN Rouen B (12) - Saint-Quentin (4) (15 heures) Red Star (1) - Cambrai (11) et Armentières (15) - Abbeville (13) ont été reportés. GROUPE E GROUPE B AUJOURD’HUI AUJOURD’HUI Châlons-en-Champagne (16) - Épernay (3) (14 h 30) Amnéville (7) - Forbach (14) (17 heures) Viry-Châtillon (10) - Jarville (12) (18 heures) Les Lilas (5) - Reims B (1) (18 heures) Sens (9) - Créteil B (6) (18 heures) L’Île-Rousse (14) - Fos-sur-Mer (8) (14 h 30) Lunel (13) - Corte (10) (15 heures) Borgo (16) - Marseille B (4) (15 heures) Marignane (6) - Draguignan (5) (16 heures) Saint-Raphaël (11) - CA Bastia (3) (16 h 30) Carcassonne (7) - Manosque (1) (20 heures) DEMAIN DEMAIN Taissy (11) - Ivry (13) (15 heures) Levallois (4) - Sedan B (8) (15 heures) Blénod (15) - Haguenau (2) a été reporté. Menton (9) - Hyères (2) (15 heures) Cagnes (15) - Castelnau-Le Crès (12) (15 h) GROUPE F GROUPE C AUJOURD’HUI AUJOURD’HUI Montceau (8) - Dole-Tavaux (13) (14 h 30) Imphy-Decize (7) - La Chapelle-Saint-Luc (11) (18 heures) Vesoul (1) - Lons-le-Saunier (15) (18 heures) Dijon B (5) - Troyes B (2) (18 heures) DEMAIN Stade Auxerrois (16) - Selongey (10) (15 h) Colmar (3) - Auxerre C (4), Belfort (12) Besançon B (14) et Pontarlier (9) - Villefranche-sur-Saône (6) ont été reportés en raison du gel. Limoges (14) - Biscarrosse (16) (18 h) Toulouse Fontaines (10) - Les Sables d’Olonne (13) (18 h) La Roche-sur-Yon (2) - Blagnac (8) (18 h) Marmande (12) - Libourne-Saint-Seurin B (6) (19 h) Thouars (9) - Cugnaux (5) (19 heures) Mont-de-Marsan (11) - FC Bassin Arcachon (3) (19 h 30) Stade Bordelais (1) - Luçon (4) (20 h) DEMAIN Brive B (15) - La Rochelle (7) (15 heures) DEMAIN Châteauroux B (2) - Angers B (5) (15 heures) Écommoy (12) - Chartres (14) (15 heures) Dreux (7) - Fontenay-le-Comte (13) a été reporté en raison du gel. GROUPE H AUJOURD’HUI Bayeux (15) - Lamballe (12) (15 heures) Caen B (2) - Avranches (5) (16 heures) Lorient B (4) - Brest B (7) (16 h 30) Plabennec (3) - Vannes B (16) (18 heures) Alençon (8) - Mondeville B (14) (18 heures) La Montagnarde (6) - Dives (13) (18 heures) Saint-Brieuc (11) - Locminé (10) (20 heures) Saint-Lô (9) - Concarneau (1) (20 heures) DIVISION 1 FEMMES (15e journée) AUJOURD’HUI Toulouse (2) - Soyaux (7) (18 heures) DEMAIN Juvisy (1) - CNFE Clairefontaine (3) (14 h 30) Hénin-Beaumont (8) - St-Memmie (11) (15 heures) Montpellier (5) - Compiègne (9) (15 heures) Lyon (4) - La Roche-sur-Yon (10) et Vendenheim (12) - Paris-SG (6) ont été reportés. Dès demain L’œil de Saint-André Retrouvez les chroniques de Philippe Saint-André chaque week-end pendant le Tournoi des Six Nations. L’ancien capitaine du quinze de France et actuel entraîneur de Sale vous fera part de son analyse et vous plongera au cœur de l’épreuve. SAMEDI 4 FÉVRIER 2006 PAGE 7 Bleu Rouge Noir Jaune Rouge Temps frais. Pelouse en bon état. 2 000 spectateurs environ. Arbitre : M. Brizou. Buts. – Sète : Ouejdide (14e) ; Grenoble : Kamissoko (4e), Matheus (16e), Oguro (62e). Aucun avertissement. SÈTE : La Bruna – Vallar (Tanagro, 80e), F. Silvestre (cap.), Kharrazi, Leclercq – Cohade, Cami, Carmona (Aulanier, 67e), Kharbouchi – Psaume (Raynier, 67e), Ouejdide. Entraîneur : L. Batelli. GRENOBLE : Bayiha – Neva, S. Pelé, Matheus, N’Ganga – Connen (Stinat, 84e), Kamissoko (cap.), Da. Coulibaly, Caillas - Akrour (Kermorgant, 70e), Oguro. (Belghazouani, 75e). Entraîneur : T. Goudet. CRÉTEIL CHÂTEAUROUX : 1-1 (0-0) Diff. — +13 +16 +16 +11 +4 +12 -2 -3 +4 +1 +6 -7 -1 -3 0 -2 -11 -13 -22 -19 Bleu AMIENS - GUEUGNON : 0-0 Rudi GARCIA (entraîneur de Dijon) : « On a gagné logiquement. En continuant en seconde mi-temps sur la lancée de la première.On accomplit un parcoursà l’extérieur fantastique et on est actuellement sur une très bonne dynamique. Avant le coup d’envoi, on ne souhaitait pas commencer le match, mais à partir du moment où on fait quarante-cinq minutes, je ne vois pas pourquoi on n’irait pas au bout. » – P. R. UN BUT DE SARR en fin de rencontre (90e) a offert une victoire importante à Brest. Les Bretons n’avaient plus gagné en déplacement depuis le 25 novembre à Dijon (2-1). Ils se sont ainsi rassurés après une période délicate et s’éloignent de la zone rouge. Cette nouvelle défaite complique par contre les chances de maintien des Auvergnats. Sur une pelouse en partie gelée, les joueurs ont eu bien du mal à produire un jeu de qualité. Diomède, qui faisait ses débuts côté clermontois, n’avait ainsi guère l’occasion de se mettre en évidence et les Bretons se créaient les meilleures opportunités, par Liabeuf et Verschave, très près d’ouvrir le score (75e). Et c’est sur une dernière poussée que Brest empochait donc les trois points d’une victoire méritée. – D. C Marc COLLAT (entraîneur de Clermont) : « C’est un nouveau coup dur. On ne méritait peut-être pas de gagner ce match mais on ne méritait pas de perdre non plus. Il faudra se battre tant que l’on pourra pour le maintien. » Albert RUST (entraîneur de Brest) : « C’est une victoire méritée. On s’est créé les meilleures occasions et on a eu deux penalties non sifflés. Cela fait trois matches que l’on ne prend pas de but, on redevient solides. » c. — 20 17 14 20 23 20 25 26 25 29 14 23 25 26 28 19 31 33 40 38 PROCHAINE JOURNÉE. – Jeudi 9 février, 20 h 30 : Montpellier - Valenciennes (Eurosport) ; vendredi 10 février, 20 h 30 : Bastia - Laval, Brest - Créteil, Caen Sète, Châteauroux - Amiens, Dijon- Istres, Grenoble - Sedan, Gueugnon - Guingamp, Le Havre - Reims, Lorient - Clermont. HIER SÈTE - GRENOBLE : 1-3 (1-2) GRENOBLE A SIGNÉ à Sète son premier succès en 2006. Au cours de vingt-cinq premières minutes endiablées, il ouvrait le score après une frappe lumineuse de 35 mètres de Kamissoko (4e). Sète égalisait grâce à Ouejdide, servi par Psaume (14e). Mais les Isérois reprenaient l’avantage sur un coup franc de Caillas repris de la tête par Matheus (16e). En dépit d’une tête sur le poteau de Kharbouchi (56e), la prestation sétoise s’avérait laborieuse. Et le Japonais Oguro assurait la victoire grenobloise en marquant du droit son premier but en France (62e). – J. Ri. Émile ANFOSSO (président de Sète) : « Le match de Sète était un gag. On a été archidominés et on sort du match sans carton jaune, c’est inimaginable. Le premier but, le goal des 18 ans l’aurait arrêté. Sur ce match, il n’y a rien à tirer de cette équipe. Je vais à nouveau imposer certains joueurs. J’exige que Gervais joue le prochain match, sinon l’entraîneur partira. Et les joueurs ne vont pas s’en tirer comme ça financièrement. » Thierry GOUDET (entraîneur de Grenoble) : « On était venus pour gagner, donc c’est une opération réussie à 100 % . On savait que Sète restait sur six défaites consécutives, donc on aurait été un peu la risée de cette Ligue 2 si on n’était pas venus faire un résultat, malgré tout le respect que j’ai pour eux. » Istres - Lorient (Eurosport) G. N. P. p. — — — — 12 9 3 33 12 7 4 33 11 9 3 30 11 8 4 31 9 9 6 27 8 10 6 32 8 8 8 23 8 8 8 23 7 10 7 29 7 10 7 30 6 12 5 20 6 12 6 16 6 11 7 24 7 8 9 23 6 10 7 28 5 11 8 17 5 9 9 20 6 4 14 20 5 7 12 18 2 8 14 19 Jaune Rouge Jaune LES MONTPELLIÉRAINS dominaient le début de match en posant le jeu mais sans se créer d’occasions. Les Lavallois avaient bien du mal à sortir de leur partie de terrain. Une seule bonne action était à porter au crédit des Mayennais (27e), le centre de Mauricio, bien servi par Ben Kalfallah, ne trouvait pas preneur. Les hommes de Domergue, sereins, auraient pu marquer sur une frappe lointaine de Carotti (40e), le ballon étant détourné par Lafourcade au ras du poteau gauche de Catherine. Logiquement, les Montpelliérains ouvraient la marque à la suite d’un centre de Darbion que Bugnet reprenait sans problème (50e). Montpellier enfonçait le clou face à une équipe sans âme et sans ressources. Carotti reprenait une remise de la tête de Yachir sur corner. – B. A. Denis TROCH (entraîneur de Laval) : « Il n’y a pas eu la réaction espérée. On a fait des efforts, mais cela a été insuffisant pour gagner. » Jean-François DOMERGUE (entraîneur de Montpellier) : « C’est une bonne victoire sur un terrain difficile. Nous avons maîtrisé le match de bout en bout. Nous sommes toujours sur une bonne dynamique. » PASCAL RÉMY LUNDI 20 H 30 1. Sedan 2. Bastia 3. Lorient 4. Valenciennes 5. Dijon 6. Créteil 7. Grenoble 8. Montpellier 9. Caen 10. Châteauroux 11. Reims 12. Gueugnon 13. Amiens 14. Brest 15. Le Havre 16. Guingamp 17. Istres 18. Laval 19. Clermont 20. Sète Pts J. — — 45 24 43 23 42 23 41 23 36 24 34 24 32 24 32 24 31 24 31 24 30 23 30 24 29 24 29 24 28 23 26 24 24 23 22 24 22 24 14 24 Noir Bleu Noir Temps glacial. Pelouse gelée. 3 746 spectateurs. Arbitre : M. Moreira. Buts : Bugnet (50e), Carotti (68e). Avertissements. – Laval : Momha (40e, jeu dur), Aït-Alia (44e, jeu dur), Catherine (80e, contestation), Chaussidière (82e, jeu dur) ; Montpellier : Ngambi (30e, tacle dangereux), Mendy (36e, antijeu), Chakouri (44e, jeu dur). LAVAL : Catherine – Buzaré (cap), Mienniel, Chaussidière, Mohma (S. Diarra, 69e) – Ben Khalfallah, Aït-Alia, M. Leroy, Yebda – Mauricio, Zoko(Rebelo-Lopes,69e). Entraîneur: D. Troch. MONTPELLIER : Pionnier – Chakouri, Carotti (cap.), F. Mendy, Colombo, Ngambi – Taouil, Darbion, Yachir – Bugnet (Ab. Cissé, 89e), Lafourcade (Montano, 83e). Entraîneur : J.-F. Domergue. SEDAN. – Sébastien Larcier (à droite face au Sedanais Christophe Bastien) et les Dijonnais n’en finissent plus de surprendre. Hier, à Sedan, ils ont fait tomber le leader et obtenu leur troisième victoire de suite en Championnat. Ce matin, ils sont cinquièmes de la L 2. (Photo Jacky Delorme) À la reprise, un centre-tir de Sabin (49e), un corner de Noro (53e), puis une échappée en solitaire de Sabin mal terminée (56e) mettaient la pression devant le but visiteur. Regnault restait concentré sur un tir en coin de Masson (55e) et un coup franc de Tacalfred (59e). Sedan apportait enfin un peu de folie et Mouko stoppait une tête de Gagnier (65e). Mais Dijon, bien organisé, produisait lui aussi du jeu. Et cet esprit d’entreprise trouvait une récompense. Tacalfred centrait sur Esteves, dont le coup de tête était imparable (66e). Romano lançait alors N’Diefi et Amalfitano, mais Dijon tenait le choc sans faillir. Mouko stoppant des tentatives de Mokaké (88e) et Amalfitano (91e). Avant que Mangione n’assène le K.-O. au leader dans les arrêts de jeu (93e). Sedan venait d’être freiné dans son bel élan. Quant aux Bourguignons, ils poursuivent une étonnante progression en haut de tableau en revenant à six points du troisième… Valenciennes - Le Havre (Eurosport) 1. Lesage (Le Havre), 12 buts. 2. A. M’Bodji (+1) (Créteil) ; K. Traoré (Le Havre), 11 buts. 4. Savidan (Valenciennes), 10 buts. 5. Heitzmann (Reims), 9 buts. 6. Meslin (Bastia) ; Buengo (Clermont) ; Bourhani (Lorient) ; Boutabout (Sedan), 8 buts. 10. I. Dia (Amiens) ; Jau (Bastia) ; Compan, Samson (Caen) ; Socrier (Châteauroux) ; Boulebda (Créteil) ; Akrour (Grenoble) ; Kharbouchi (Sète), 7 buts. 18. André (Bastia) ; Malm, Sahnoun (Brest) ; Fouret (Clermont) ; Esteves (+1) (Dijon) ; Kermorgant (Grenoble) ; Fauré (Istres, parti au Mans, L 1) ; Mauricio (Laval) ; Audel (Lorient), 6 buts. SEDAN – LAVAL MONTPELLIER : 0-2 (0-0) DEMAIN 15 H 30 SEDAN - DIJON : 0-2 (0-0) INVAINCU DEPUIS le 31 octobre (quatre victoires, six nuls), le leader a été stoppé par Dijon, sa bête noire, dernier vainqueur au stade Dugauguez, le 6 mai dernier (0-1). Dijon, le « sans-gêne », a donc remis ça, neuf mois plus tard, en faisant subir à Sedan son premier échec en quatorze réceptions (11 victoires, 3 nuls), toutes compétitions confondues cette saison. Sedan était méfiant car le club bourguignon, irrésistible depuis six journées, avait montré de sacrés signes extérieurs de richesses (cinq succès, six nuls pour une seule défaite : meilleure équipe de L 2 à l’extérieur). Même prévenus, les Ardennais ont baissé pavillon. Ils restent sous la menace de Bastia, réduit au chômage technique à Reims, le match ayant été remis pour cause de gel, et de Valenciennes qui joue demain. Mais surtout, Sedan pourrait perdre sa première place au profit de Lorient, si les Merlus gagnent à Istres lundi. Sur un terrain très glissant, Esteves ne tergiversait pas, et d’une magnifique frappe enveloppée de vingt-cinq mètres, trouvait la transversale de Regnault (14e). Profitant d’une glissade de Ba, Sabin récupérait la balle et tentait à son tour la frappe directe, mais Mouko bloquait en deux temps (17e). Dans ce contexte très spécial, le match restait… gelé. Esteves prolongeait une tentative d’Asuar au-dessus de la barre (33e). Grégoire et Asuar faisaient ensuite échec à une volée de Noro (41e), puis à une tête de Sabin (42e) qui prenait la direction des filets. Mais avant la pause, Regnault s’interposait brillamment au pied devant Masson, seul devant la cage (44e). HIER Amiens - Gueugnon ............ 0-0 Clermont - Brest .................. 0-1 Créteil - Châteauroux ......... 1-1 Laval - Montpellier ............. 0-2 Sedan - Dijon ....................... 0-2 Sète - Grenoble ................... 1-3 Guingamp - Caen................. 0-0 8 Bleu Rouge Noir Jaune FOOTBALL COUPE D’AFRIQUE DES NATIONS (quarts de finale) GUINÉE - SÉNÉGAL : 2-3 Le miracle sénégalais Battus deux fois sur trois au premier tour, les Lions de la Teranga continuent leur route malgré un quart de finale difficile. GUINÉE - SÉNÉGAL : 2-3 (1-0) Temps froid. Pelouse moyenne. Arbitre : M. Koffi (BEN). 17 000 spectateurs environ.Buts. – GUINÉE: K. Diawara(25e), Feindouno (90e + 4) ; SÉNÉGAL : Bouba Diop (61e), Niang (83e), H. Camara (90e + 3). Avertissements. – Guinée : K. Diawara (34e) ; Sénégal : Daf (47e), Niang (77e). GUINÉE : Diarso – Jabi, Kalabane, Baldé (cap)., I. Camara – Feindouno, K. Sylla, Thiam (Souaré,53e), Mansaré – K. Diawara(S. Bangoura,68e), Ous. Bangoura(I. Bangoura, 81e). Entraîneur : P. Neveu. SÉNÉGAL : Sylva – Coly (cap., Diakhaté, 39e), So. Diawara, Diatta, Daf – D. Kamara, Bouba Diop, A. Faye, F. Mendy (Is. Ba, 87e) – H. Camara, So. Camara (Niang, 60e). Entraîneurs : A. Sarr et A. Traoré. ALEXANDRIE – (EGY) de notre envoyé spécial LE MIRACLE A EU LIEU ! Ballottés lors du premier tour, incapables de se concentrer sur leurs objectifs, les Sénégalais sont parvenus hier aprèsmidi, dans un stade des GardesFrontières qui ne leur était pas totalement acquis, à trouver les ressources nécessaires pour s’ouvrir les portes des demi-finales de cette 25e édition de la Coupe d’Afrique des nations. Comment une formation capable de perdre deux de ses trois premiers matches lors du premier tour et longtemps menée au score face à l’épouvantail guinéen peut-elle à ce point inverser la tendance et finir par se qualifier pour les demi-finales de l’épreuve ? Tout simplement, les Sénégalais n’ont jamais douté de leurs possibilités et cette assurance leur a permis de faire face. Habitués à disputer de nombreuses rencontres stressantes, les Lions de la Teranga ont, hier soir, fait jouer leur expérience du haut niveau. Pape Sarr, l’entraîneur sénégalais, expliquait ainsi : « Face à une formation aussi inspirée techniquement, qui maîtrise aussi bien le dribble, il fallait absolument éviter les duels. J’ai donc préconisé un jeu en profondeur et surtout demandé aux joueurs d’être patients et concentrés jusqu’à l’ultime minute de jeu. Nous avons disputé un vrai match de Coupe. Et malgré le premier but que nous avons encaissé à cause d’une erreur individuelle, nous ne nous sommes jamais inquiétés. » Neveu : « Quand on ne sait pas gérer son avance… » Il est vrai que l’ouverture du score par les Guinéens fut grandement facilitée par le raté du gardien lillois Tony Sylva. Kaba Diawara put récupérer le ballon et ouvrir la marque en toute tranquillité (25e). À ce moment de la rencontre, personne ne donnait cher des chances sénégalaises, tant le jeu pratiqué par les partenaires d’Henri Camara semblait fade. Le Syli national dominait la situation et évoluait à son rythme. Fodé Mansaré se baladait face au vieux Ferdinand Coly et aurait même pu aggraver le score si son tir enveloppé avait été cadré (37e). Patrice Neveu ne donnait alors aucun signe d’inquiétude. « Nous avons bien entamé la rencontre, allait-il confirmer plus tard, malheureusement, par la suite, la mobilité nous a fait défaut. Quand on ne sait pas gérer son avance, on ne peut pas prétendre à grandchose. Physiquement, nous avons terriblement chuté. Enfin, je regrette également que ce match de Coupe d’Afrique ait été dirigé par un arbitre anglais ! » Allusion faite au directeur de jeu, un Béninois, coupable, selon les Guinéens, de n’avoir pas assez souvent porté le sifflet à sa bouche. La rencontre fut, il est vrai, terriblement engagée et se termina même par une véritable bataille rangée. Tous les joueurs, excepté Pascal Feindouno, à l’écart du champ de bataille, se livrant à des gestes totalement déplacés. Cette issue malheureuse n’enlève cependant rien au mérite des Lions de la Teranga. L’égalisation sénégalaise, grâce à une tête puissante de Bouba Diop (61e), fit perdre définitivement leurs repères aux joueurs du Syli national. Alors, quand Niang, suite à une grossière erreur de Baldé, donna l’avantage aux Sénégalais (83e), le suspense disparut. Henri Camara profita même des espaces pour inscrire un troisième but. Le coup franc direct de Feindouno dans les arrêts de jeu (94e) n’enleva aucun regret aux Guinéens, dont le rêve de grandeur et de reconnaissance continentale venait juste de s’évanouir dans la nuit naissante d’Alexandrie. JEAN-PHILIPPE COINTOT Kamara : « Nous n’avons jamais douté de nos possibilités » « QUELLE ANALYSE FAITES-VOUS de la rencontre ? – On a pris un but très rapidement mais, cette fois, nous sommes parvenus à en inscrire trois. Alors, franchement, oui, cette victoire est largement méritée. Pratiquement personne ne croyait en nous. Mais nous, les joueurs, n’avons jamais douté de nos possibilités. Bien sûr, nous terminons le match fatigués mais l’essentiel, c’était de se qualifier. – Avec ses trois victoires lors du premier tour, la Guinée ne vous semblait-elle pas inaccessible ? – Non, pas du tout. La Guinée a bien joué, c’est vrai, lors du premier tour, mais quand on entre dans des matches à élimination directe, ce n’est plus la même chose. Le Sénégal sait négocier ce genre de rencontres. – Pourtant, Tony Sylva, votre gardien, n’est pas exempt de reproches dans l’action du premier but guinéen... – C’est vrai, Tony a commis une erreur mais cela ne nous a pas déstabilisés. Une équipe, c’est un tout. Un jour, ce sont les attaquants qui brillent, le lendemain c’est le gardien. Alors, à la mi-temps, nous voulions tous réparer son erreur. Amara (Traoré, l’entraîneur adjoint) nous a demandé de jouer pour lui. C’est ce que nous avons fait. – Comment vous sentez-vous dans cette équipe du Sénégal ? – Très bien, franchement. J’ai la confiance de l’entraîneur, j’ai trouvé ma position sur la droite du terrain, je me sens bien, à cette Coupe d’Afrique comme dans mon club (West Bromwich Albion). Nous sommes protégés par Dieu. Tous les joueurs en sont conscients alors que demander de plus ? – Le Sénégal revient quand même de très loin... – Oui, mais il n’y a pas de hasard dans ce genre de compétition. Nous avons battu la Guinée alors que personne n’y croyait. Mais nous nous sommes appuyés sur notre expérience du plus haut niveau pour y parvenir. Cette expérience que les Guinéens ne possèdent pas encore. » – J.-Ph. C. ALEXANDRIE. – Diomansy Kamara (qui surgit ici au devant du Guinéen Kanfory Sylla et de son propre coéquipier Henri Camara) est formel : le Sénégal s’est qualifié grâce à « cette expérience du haut niveau (...) que les Guinéens ne possèdent pas encore ». (Photo Radu Sighetti/Reuters) ILS ONT DIT Kaba DIAWARA (Guinée) : « Les Sénégalais ont tout simplement fait preuve de plus de maturité que nous. Ils avaient l’expérience pour eux et, à ce niveau, c’est ce qui fait la différence. Ils ont de plus joué “physique” et nous n’avons pas su relever le challenge. C’est bizarre parce que plusieurs joueurs avaient pourtant pu se reposer lors du troisième match. » ÉGYPTE - RD CONGO : 4-1 Hier, au Caire, stade International : La RD Congo est éliminée et Claude Le Roy s’en va. LE CAIRE – de notre envoyé spécial DES LARMES ONT MAQUILLÉ les visages congolais. Claude Le Roy, le sélectionneur, assure avoir vécu l’une de ses plus grandes émotions dans ce vestiaire, dans cette intimité particulière scellant la fin de deux années de coopération. « Je leur ai dit qu’on avait vécu un truc formidable avec l’ensemble du groupe, staff compris, que tout commençait pour eux et que j’allais partir, a-t-il expliqué. Je suis fier de ce qu’ils ont fait. Les trente dernières minutes de notre match ont été superbes. Il y avait peut-être un coup à jouer quand Biscotte (Mbala Mbuta) a frappé la barre à 3-1 mais bon ! Nous sommes sortis la tête haute. » Catastrophiques en Tunisie lors de la dernière CAN, les Congolais quittent la compétition après avoir sorti deux mondialistes en poule (Angola et Togo). « On a peut-être des regrets mais une équipe est née, affirme Herita Ilunga. On sort grandis de cette compétition grâce à notre comportement. On est un groupe jeune et on va tirer des enseignements de cette épreuve. Nous avons montré beaucoup de solidarité, de cohésion. On a confiance en nous. Et je souhaite bonne chance à Le Roy : il a tellement apporté à l’équipe nationale... Je pense qu’il va retrouver une autre sélection, plus importante, il le mérite. Il nous a fait grandir, c’est lui-même un très grand. » Le Roy dit aujourd’hui vouloir prendre des vacances. Mais le Togo ne serait pas insensible au technicien français. « Quoi qu’il en soit, je resterai un supporter de la RDC, dit Le Roy, comme je le suis du Cameroun ou du Sénégal, où j’ai passé quatre ans à chaque fois. » Une autre aventure pourrait débuter pour lui et pour la RD Congo. – H. P. détournée dans son but par El-Sakka (2-1, 45e + 2). Réduction du score plutôt méritée et abattement dans les rangs égyptiens, dont les ressources mentales n’atteindront vraisemblablement jamais leur qualité de jeu. Comme il y a 20 ans ? Malgré tout, ces Pharaons restent encore trop forts pour les Congolais de Claude Le Roy. En seconde période, le gardien de l’entraîneur français multiplie les prouesses. Il s’incline une troisième fois peu avant l’heure de jeu (58e). Puis une quatrième, en toute fin de rencontre (89e), alors que Mbala Mbuta avait failli relancer une nouvelle fois l’affaire à la suite d’un numéro exceptionnel conclu par une frappe sur la barre (77e). Une victoire, un nul, une défaite puis une fessée. Malgré son talent technique, malgré sa vista, la RDC avait trop de lacunes tactiques défensives pour espérer davantage. Huit ans après son dernier titre, l’Égypte est de retour. On l’a dit, elle semble parfois manquer de confiance en elle et aligne un « portier » très moyen. Mais elle possède une puissance collective redoutable et quelques individualités émergentes. Elle joue, aussi, dans un contexte magnifique. Mardi, en demi-finale, les Sénégalais débarquent. Comme hier, le stade devrait être plein à trois heures du coup d’envoi, raisons de sécurité obligent. Comme hier, l’atmosphère sera incandescente dans les momentsclefs. Une folie qui s’exporte jusqu’en zone mixte, où un début de bagarre éclata entre journalistes (resquil- leurs ?) et officiels après le passage des premiers joueurs égyptiens. Resté sur le banc pour reposer ses adducteurs, toujours incertain selon lui pour la prochaine rencontre, Mido avait eu le temps d’exprimer son bonheur et sa confiance : « Quand on joue dans un stade comme celui-là, dans un climat aussi fort et quand on a la qualité de nos joueurs, c’est normal de gagner. Maintenant, on va penser au Sénégal. Une très bonne équipe, avec d’excellents joueurs, comme Henri Camara, Kamara (Diomansy) aussi, Bouba Diop, Diouf… Mais on a vraiment tout pour gagner ce match. » Et rejouer une finale de Coupe d’Afrique au Caire, comme il y a vingt ans. Hossam Hassan était déjà là. SÉBASTIEN TARRAGO 4 1 Au Caire, stade International : Égypte (18 heures) Hier,, à Alexandrie,, stade H. El-Hedood : Guinée SÉNÉGAL 2 3 Sénégal Aujourd’hui, au Caire, stade de l’Académie militaire : À Alexandrie, stade H. El-Hedoo (18 heures) Cameroun Côte d’Ivoire (14 heures) Aujourd’hui, à Port-Saïd : Nigeria Tunisie (14 heures) 3e place p N. B. : programme en heure franç nçaise. ça Pour l’heure ’h locale, ajouter une heure. Tous les matches en direct sur Eurosport, sauf la finale, sur TF 1. (jeudi 9 février, au Caire, stade de l’Académie militaire, 17 heures) BUTEURS. – 1. Eto’o (Cameroun) ; Feindouno (Guinée), Santos (Tunisie), 4 buts ; 4. Flavio Amado (Angola) ; Ahmed Hassan, Moteb (Égypte), 3 buts ; 7. Drogba (Côte d’Ivoire) ; Abo Treka (Égypte) ; O. Bangoura, K. Diawara (Guinée) ; Martins (Nigeria) ; H. Camara (Sénégal), 2 buts, etc. NIGERIA - TUNISIE De la revanche dans l’air Il y a deux ans, les Nigérians avaient été éliminés en demi-finale, aux tirs au but, par les Tunisiens. Ils ne l’ont toujours pas digéré. AUJOURD’HUI, 15 HEURES (14 HEURES, HEURE FRANÇAISE), STADE DE PORT-SAÏD (Eurosport) NIGERIA : Enyeama – Odiah, Yobo (cap.), Enakarhire, Taiwo – Utaka, Obi Mikel ou Okocha, Yussuf, Lawal – Kanu, Martins. Remplaçants : Ejide (g.), Aiyenugba (g.), Nwaneri, Ikechukwu, Oruma, Okocha ou Obi Mikel, Kaita, Obodo, Aghahowa, Makinwa, Odemwingie, Obinna. Entraîneur : A. Eguavoen. TUNISIE : Boumnijel – Trabelsi, Jaïdi, Haggui, Ayari – Melliti, Ghodhbane, Bouazizi (cap.), Clayton – Santos, Jaziri. Remplaçants : Fadhel (g.), Kasraoui (g.), Haj Massaoud, Ben Saada, Chedli, Mnari, Benachour, Namouchi, Ltaief, Gmamdia, Jemaa. Suspendu : Merdassi. Entraîneur : R. Lemerre. PORT-SAÏD – (EGY) de notre envoyé spécial IMPRESSIONNANTS lors de leurs deux premières rencontres, face à la Zambie (4-1) et à l’Afrique du Sud (2-0), les Tunisiens pourraient aujourd’hui avoir perdu toutes leurs certitudes. La lourde défaite concédée à la Guinée (3-0), la plus importante de l’ère Lemerre sur le continent africain depuis son entrée en fonction, en novembre 2002, a semble-t-il fissuré le bel édifice. GUIDE SAISON 2006 « Après ce dernier match, j’ai senti le groupe un peu ébranlé, remarquait l’ancien sélectionneur de l’équipe de France. Ce résultat a marqué les joueurs qui ont perdu et surtout mis en évidence le manque d’expérience du très haut niveau de certains éléments. » Le groupe tunisien doute, tout comme son patron technique, quelque peu éprouvé par les derniers événements. « Vous savez, sélectionneur, c’est un métier très prenant qui vous mobilise jour et nuit, explique-t-il. Il faut être très concentré et cela nécessite beaucoup d’énergie. Moi aussi, de temps en temps, j’ai besoin de me reposer. » Les champions d’Afrique en titre n’auront cependant pas le loisir de se refaire une santé mentale et physique. Cet après-midi, à Port-Saïd, le Nigeria reçoit à sa table. Sans être totalement convaincants, les Super Eagles ont remporté leurs trois premiers matches. Si Ali Boumnijel, le gardien quadragénaire des Aigles de Carthage évoque « une finale avant la lettre », les Nigérians pensent davantage à la demi-finale perdue aux tirs aux buts (1-1 après prolongation, 3-5) il y a deux ans à Tunis face aux hommes de Lemerre. Cette élimination n’a toujours pas été digérée par les partenaires de Nwankwo Kanu. Ni par le nouveau sélectionneur Augustine Eguavoen, lequel assure : « Cette fois, nous allons éviter la séance de tirs aux buts. Nous respectons les Tunisiens parce que ce sont les tenants du titre. Mais, aujourd’hui, nous allons écrire une autre histoire. » Avec ou sans Jay-Jay Okocha et Wilson Oruma. Les deux hommes ne sont plus blessés. Touché à un genou, ce qui l’a empêché de participer au dernier succès nigérian face au Sénégal (2-1), le Marseillais ne semble pourtant pas assuré de participer à ce quart de finale. Okocha ne souhaite pas l’avoir à ses côtés. Ce qui pose un gros problème de conscience au sélectionneur : « Il faudra bien que j’essaye un jour de les associer. Le peuple, les supporters me le demandent mais c’est vraiment délicat. » Les Tunisiens préfèrent eux se concentrer sur leur problème principal : la défense. « C’est effectivement notre grosse préoccupation, admet Lemerre. Dans ce domaine-là, on est en manque et je n’ai pas de solutions de rechange. Nous avons perdu Merdassi (suspendu) et je ne sais pas comment je vais faire. Peutêtre que nous allons repasser à une défense à trois. Je vais voir. » – J.-Ph. C. 44 PAGES DE SUPPLÉMENTS DÉTACHABLES LE GUIDE DES ÉQUIPES 2006 : toutes les équipes, les coureurs, les maillots, les objectifs… + LE CALENDRIER COMPLET de toutes les compétitions Pro Tour et classiques. VÉLO MAGAZINE VIENT DE PARAÎTRE. 124 PAGES. 4,5 € PAGE 8 SAMEDI 4 FÉVRIER 2006 Bleu Rouge Noir Jaune Rouge La fin d’une aventure (vendredi 10 février, au Caire, stade International, 17 heures) Bleu UN SYMBOLE, JUSTE UN. Une émotion gravée à perpétuité. Quarante et unième minute de jeu, hier soir, au Caire : Hossam Hassan, papy du football international, prolonge sa légende. Longue ouverture dans la profondeur, amorti poitrine, frappe du cou de pied sous la barre transversale. À 39 ans et six mois, l’attaquant des Pharaons vient d’inscrire son 65e but en 168 sélections. Soixante-quatorze mille personnes exultent dans un même mouvement. Ambiance invraisemblable, incontrô- Finale (mardi 7 février) Jaune Rouge Jaune Temps frais. Pelousemoyenne. 74 000 spectateursenviron. Arbitre: M. Sowe (GAM). Buts. – ÉGYPTE : Ahmed Hassan (33e s.p., 89e), Hossam Hassan (41e), Moteb (58e) ; RD CONGO : El-Sakka (45e+ 2 c.s.c.). Avertissements. – Égypte : Shawki (20e) ; RD Congo : N. Katongo (33e), Lua-Lua (73e), Lubanzadio (88e). ÉGYPTE : El-Hadary – Barakat, Gomaa, Saïd, T. El-Sayed (Wahab, 79e) – El-Sakka – Ahmed Hassan, Zaki (Abdel Ali, 73e), Shawki – Hossam Hassan (cap.) (Mostapha, 66e), Moteb. Entraîneur : H. Shehata. RD CONGO : Kalemba – Nsumbu, Mubiala (Lubanzadio, 46e), Ilunga, N. Katongo (T. Kabamba, 54e) – Tshiolola – Kinkela, Mbayo, Matumona, Mbala Mbuta – Lua-Lua (cap.). Entraîneur : C. Le Roy. Demi-finales (hier et aujourd’hui) Noir Bleu Noir ÉGYPTE - RD CONGO : 4-1 (2-1) lable. L’idole tape son poing contre son cœur, remercie la foule, adresse un signe à Dieu. Du banc de touche, Mido, blessé, appelle l’ancien. L’ex-Marseillais insiste. Il veut le toucher, lui dire, sans doute, toute sa fierté. Le jeu a déjà repris. Mais Hossam Hassan est ailleurs. Il s’agenouille, embrasse le sol. L’Égypte mène déjà 2-0 face au Congo. Titularisé pour la première fois du tournoi alors qu’on lui prédisait à nouveau une place de remplaçant, Hossam Hassan pense avoir effectué le plus dur, lui qui avait déjà été à l’origine de l’action qui amena le penalty inscrit par sa formation quelques instants auparavant (33e). Mais la République démocratique du Congo relance le suspense juste avant la pause. Corner, cafouillage monstre, frappe de Mubiala Quarts de finale ÉGYPTE RD Congo Les Pharaons se sont qualifiés pour les demi-finales en inscrivant quatre buts au Congo. Prochain adversaire : le Sénégal. de notre envoyé spécial Frédéric MENDY (Sénégal) : « La Guinée était vraiment bien en place en début de rencontre et elle nous a bien fatigués. Mais nous avons su revenir dans la partie en jouant un peu plus haut et en pesant davantage sur leur défense. Je suis vraiment satisfait. La suite de l’épreuve ? Peu importe l’adversaire. Nous sommes lancés. » – J.-Ph. C. Le tableau final L’Égypte est bouillante LE CAIRE – Amara TRAORÉ (entraîneur adjoint du Sénégal) : « Même quand nous avons été menés au score, nous ne nous sommes pas énervés. De cette façon, nous avons pu revenir tranquillement dans la rencontre. Les joueurs ont de plus respecté la tactique qui avait été mise en place. Cette victoire va permettre à tous les joueurs de se sentir plus forts. » 9 Bleu Rouge Noir Jaune FOOTBALL COUPE D’AFRIQUE DES NATIONS (quarts de finale) CAMEROUN - CÔTE D’IVOIRE ÉTRANGER Eto’o - Drogba, le choc ANGLETERRE (25e journée) AUJOURD’HUI Birmingham - Arsenal (16 heures, TPS Foot) Bolton - Wigan Everton - Manchester City Middlesbrough - Aston Villa Newcastle - Portsmouth West Bromwich - Blackburn West Ham - Sunderland Manchester Utd - Fulham (18 h 15, TPS Star) DEMAIN Le quart de finale entre le Cameroun et la Côte d’Ivoire met aux prises deux des meilleurs attaquants du monde. LE CAIRE – de notre envoyé spécial Tottenham - Charlton (14 h 30, TPS Foot) Chelsea - Liverpool (17 heures, TPS Star) Classement : 1. Chelsea, 63 points ; 2. Manchester Utd, 48 ; 3. Liverpool, 45 ; 4. Tottenham, 41 ; 5. Wigan, 38 ; 6. Arsenal, 37 ; 7. Bolton, 37 ; 8. Blackburn, 37 ; 9. West Ham, 35 ; 10. Manchester City, 34 ; 11. Charlton, 30 ; 12. Everton, 30 ; 13. Fulham, 29 ; 14. Aston Villa, 27 ; 15. Newcastle, 26 ; 16. Middlesbrough, 25 ; 17. West Bromwich, 23 ; 18. Birmingham, 20 ; 19. Portsmouth, 18 ; 20. Sunderland, 9. C’EST DEVENU une histoire quasifusionnelle. La Côte d’Ivoire et le Cameroun ne se lâchent plus depuis des mois et ils se retrouvent encore au Caire, dès les quarts de finale de la CAN. Tôt, très tôt. Chaque équipe joue gros. Les Éléphants, futurs mondialistes, ne peuvent se permettre de tomber aux pieds des Lions indomptables une troisième fois d’affilée. Cela égratignerait le crédit que possède la jeune bande d’Henri Michel et susciterait des interrogations : que vaut vraiment ce groupe ? A-t-il simplement profité des errements des Camerounais lors de rencontres éliminatoires moins chargées en émotion ? Un revers supplémentaire soulignerait définitivement la supériorité des Lions. Henri Michel pourrait même, en cas d’échec cinglant, voir son avenir se voiler. « Ils ont un avantage psychologique », admet-il. Jusqu’à présent, sa défense donne des signes de faiblesse et son jeu collectif est bien caché. Tout le contraire des Camerounais, impressionnants depuis le début par leur force brute, leur esprit compétiteur. Ils n’ont qu’une volonté : vaincre durant cette CAN pour oublier leur non-qualification pour la Coupe du monde. À leur tête, Samuel Eto’o, cinq buts (*), survole la compétition. Dans l’autre camp, Didier Drogba sera attendu. Pour la première fois de l’histoire de la CAN, deux avantscentres africains évoluent dans deux des meilleurs clubs du monde. Ils seront face à face. ALLEMAGNE (19e journée) AUJOURD’HUI Bayern Munich - Leverkusen (15 h 30, Canal + Sport) Schalke 04 - Borussia Dortmund Eintracht Francfort - Hertha Berlin Duisburg - Kaiserslautern FC Cologne - VfB Stuttgart Werder Brême - Mayence Hambourg - Bielefeld DEMAIN Wolfsburg - M’Gladbach Hanovre - Nuremberg Classement : 1. Bayern Munich, 47 points ; 2. Werder Brême, 39 ; 3. Hambourg, 38 ; 4. Schalke 04, 34 ; 5. Hertha Berlin, 27 ; 6. VfB Stuttgart, 25 ; 7. M'Gladbach, 25 ; 8. Borussia Dortmund, 24 ; 9. Hanovre, 22 ; 10. Leverkusen, 22 ; 11. Eintracht Francfort, 21 ; 12. Bielefeld, 20 ; 13. Mayence, 19 ; 14. Wolfsburg, 18 ; 15. Nuremberg, 17 ; 16. Duisburg, 15 ; 17. FC Cologne, 12 ; 18. Kaiserslautern, 12. PORTUGAL (21e journée) HIER Boavista - Naval ................................ n.p. AUJOURD’HUI Académica Coimbra - Paços Ferreira Sporting Portugal - Nacional Funchal U. Leiria - Benfica DEMAIN LEUR IMPACT DANS LEUR PAYS DROGBA Cameroun 24 ans, né le 10 mars 1981 à Nkon. 1,79 m ; 75 kg. Attaquant C l u b s : L eg a ne s ( ES P , D 2 , 1997-1998) ; Real Madrid (ESP, 19 98- 19 99) ; M ajor q ue (E SP , 1999-2004) ; FC Barcelone (ESP, depuis juillet 2004). Palmarès : vainqueur de la Coupe d’Afriquedes Nations(2000 et 2002) ; des Jeux Olympiques (2000) ; de la Couped’Espagne (2003) ; de la Supercoupe d’Espagne (2005) ; champion d’Espagne (2005). In ter nation al camer ounais. 191 matches, 96 buts en Liga ; 29 matches, 14 buts en Coupe d’Europe (dont 20 m., 9 b. en C 1). peut apprécier de voir un joueur lui voler la vedette chez lui. Ce jour-là, il inscrit un but, puis donne le deuxième avant de s’en aller vers ses fans embrasser son paletot. Dans la foulée, son départ à Barcelone amplifie définitivement le phénomène. Megastar, « papa Eto’o », comme on l’appelle, prend son rôle de modèle au sérieux : il investit dans des projets humanitaires, développe son village, amène l’eau, l’électricité, s’occupe, en ambassadeur, de SOS village d’enfants. Au fil des années, il a pris conscience de son rôle social. Parfois, ses dérapages verbaux l’obligent à des contorsions. Récemment, il a invité toute la presse camerounaise à une soirée dans un grand hôtel de Douala pour apaiser certains conflits. Adulé, il n’a jamais ETO’O AUJOURD’HUI, 19 HEURES (18 HEURES, HEURE FRANÇAISE), AU CAIRE, STADE DE L’ACADÉMIE MILITAIRE (Eurosport) CAMEROUN : Hamidou – Geremi, R. Song (cap.), Bikey, Atouba – Douala, Makoun, Alioum, N’Gom Koné – Webo, Eto’o. Remplaçants : Kameni (g.), Owono (g.), Ateba, Deumi, Angbwa, Feutchine, Olembe, Emana, Djemba, Meyong, Boya. Absent : Kalla (cuisse). Entraîneur : A. Jorge. CÔTED’IVOIRE:Tizié– Zoroou Éboué,K.Touré,Meïté,Boka– Faé,Zokora,Y.Touré – A. Koné, Drogba (cap.), Akalé. Remplaçants : Copa Barry (g.), Gnanhouan (g.), Demel, C. Domoraud, Éboué ou Zoro, Kouassi, Romaric, Tiéné, Yapi, Aruna, Kalou, B. Koné. Entraîneur : H. Michel. laissé tomber ses amis d’enfance qui l’accompagnent partout. Il leur laisse des appartements, des voitures… Son autre surnom : « Western Union ». Cela dit son implication dans la vie locale, sa générosité. Rêve de toute la jeunesse camerounaise, il promène une allure de rock star, entraîne dans son sillage une meute de fans. LEUR IMPACT DANS LEUR ÉQUIPE DROGBA Sa première apparition dans le groupe ivoirien date de septembre 2002 contre l’Afrique du Sud (0-0). En quatre ans, il s’est révélé comme le patron de l’équipe nationale. L’après-défaite contre le Cameroun à Abidjan (2-3) l’a poussé à prendre de nouvelles responsabilités. Nommé capitaine, il a longuement discuté avec Henri Michel pour modifier certaines choses en interne avant de rencontrer le Soudan lors du dernier match éliminatoire (3-1). Son credo : le groupe prime sur les individus. « Il nous parle beaucoup dans la vie et dans le vestiaire, explique Emerse Faé, le Nantais. En tant que capitaine, il tire le groupe vers le haut. Même à Abidjan, il a su prendre ses responsabilités sur les deux buts contre le Cameroun. Il a un rôle de grand frère pour les jeunes, il nous explique des choses. » Très respecté, très écouté, il prend souvent la parole. « On connaît tous son influence énorme dans le groupe, souligne Henri Michel. La première fois que je l’ai rencontré, j’ai vu qu’il avait un charisme énorme. En plus, c’est un mec bien. » Il est loin le temps de sa première réunion en équipe nationale, en août 2002, lors d’une journée de discussions avec tous les internationaux ivoiriens. « J’arrivais, j’avais écouté », explique-t-il. Depuis, ses nombreux buts lui ont valu de passer dans une autre dimension. La Côte d’Ivoire n’a pas oublié qu’il était le seul à s’en être sorti avec les honneurs contre le Cameroun. Au Caire, même diminué par une blessure à un genou, il a inscrit deux buts capitaux. Sans lui, la Côte d’Ivoire a chuté contre le pays organisateur (1-3). Ce n’est certainement pas un hasard. SAMEDI 4 FÉVRIER 2006 Juste après l’élimination pour la Coupe du monde, à peine sa douleur évacuée, Eto’o, le premier, s’est adressé au vestiaire : « Les gars, il faut savoir se relever. » Plus tard, la polémique du penalty non tiré a entretenu les discussions et une discorde avec Pierre Womé. « Le meilleur a frappé, dit-il aujourd’hui. Si ça avait été un autre, oui, j’aurais eu des regrets de ne pas le tirer, mais pas là. Il est plus fort que moi : ensuite, c’est la volonté de Dieu. On est un groupe uni. » Son rapport aux autres a ainsi évolué. Longtemps chien fou, il a hérité d’un rôle de vice-capitaine capital à ses yeux, prenant sa place dans une troïka Song-Geremi-Eto’o. Parfois déroutant, il est capable de donner des primes de match à toute l’équipe ou de se concocter un programme à la carte avant la CAN égyptienne, irritant certains équipiers qui l’attendaient au tournant de cette compétition. « Non, j’avais discuté avec eux, rectifie-t-il. Un noyau gère le groupe : il a compris que le Barça ne me paye pas pour me laisser partir comme ça. Mais il faut être correct aussi. Ils étaient d’accord. » Pas sûr. En tout cas, il a éteint d’entrée toutes les critiques sur le terrain en inscrivant trois buts face à l’Angola (3-1). Et renforcé son leadership. « Il s’est posé des questions sur son rapport aux joueurs, explique Patrick Mboma, coordinateur des joueurs, même s’il aime toujours être considéré comme le plus beau, le plus fort. C’est aussi sa force, cet amour propre, cette fierté. Il aime relever Didier DROGBA Côte d’Ivoire 27 ans, né le 11 mars 1978 à Abidjan. 1,88 m ; 82 kg. Attaquant. Clubs : Le Mans (D 2, 1998janv. 2002) ; Guin gamp (janvier 2002-2003) ; M arseille (2003-2004) ; Chelsea (ANG, depuis juillet 2004). Palmarès : champion d’Angleterre (2005) ; vainqueur de la Coupe de la Ligue anglaise (2005) ; du Community Shield (2005). Premier match en L 1 : MetzGuingamp (2-4), le 30 janvier 2002. 27 sélections, 20 buts ; 80 matches, 38 buts en L 1 ; 64 matches, 12 buts en D 2 ; 45 matches, 17 buts en Premier League ; 30 matches, 17 buts en Coupe d’Europe (dont 22 m., 11 b. en C 1). tous les défis. C’est un homme de record. Avant, il pensait que les gars ne lui donnaient pas assez de respect : il a tourné cette page. » Mercredi matin, dans le bus amenant les joueurs à l’entraînement, il a distribué des photocopies d’une interview de l’Ivoirien Tizié à ses équipiers. Pour les mettre en bouche. HERVÉ PENOT (*) Nous avions accordé un but au gardien congolais qui avait renvoyé dans ses filets une frappe sur le poteau d’Eto’o. Mais la CAF a donné ce but à l’attaquant camerounais au vu du rapport du match de l’arbitre et des commissaires. Eto’o se retrouve donc en tête du classement officiel avec cinq unités. LE WEEK-END EUROPEÉEN ALLEMAGNE BAYERN MUNICH - LEVERKUSEN AUJOURD’HUI, 15 H 30, À MUNICH, ALLIANZ-ARENA (Canal + Sport) BAYERN MUNICH : Kahn (cap.) – Sagnol, Lucio, Ismaël, Lahm Schweinsteiger, Demichelis, Zé Roberto Ballack - Makaay, C. Pizarro. Entraîneur : F. Magath. ANGLETERRE MANCHESTER UNITED - FULHAM AUJOURD’HUI, 17 H 15 (18 H 15, HEURE FRANÇAISE), À MANCHESTER, OLD TRAFFORD (TPS Star) MANCHESTER UNITED : Van der Sar – G. Neville (cap.), Vidic, W. Brown, Evra – Fletcher, A. Smith, Giggs ou C. Ronaldo – Rooney – Saha, Van Nistelrooy. Entraîneur : A. Ferguson. BIRMINGHAM - ARSENAL AUJOURD’HUI, 15 HEURES (16 HEURES, HEURE FRANÇAISE), À BIRMINGHAM, SAINT-ANDREW’S (TPS Foot) ARSENAL : Lehmann – Flamini, Djourou, Senderos, S. Larsson – Pires ou Hleb, Gilberto Silva ou Diaby, Fabregas, Reyes – Bergkamp, Henry (cap.). Entraîneur : A. Wenger. ESPAGNE REAL MADRID - ESP. BARCELONE AUJOURD’HUI, 20 HEURES, À MADRID, STADE SANTIAGO-BERNABEU REAL MADRID : Casillas – Cicinho ou Salgado, Helguera, Woodgate, Roberto Carlos – Gravesen – Beckham, Guti (cap.), Zidane, Robinho – Ronaldo. Entraîneur : J.R. Lopez Caro. AUJOURD’HUI Sienne - Ascoli Parme - AS Rome DEMAIN Cagliari - Empoli Fiorentina - Lecce Inter Milan - Chievo Vérone Juventus Turin - Udinese (15 heures, Canal + Sport) Livourne - Messine Reggina - Palerme Sampdoria - Trévise Lazio Rome - AC Milan (20 h 30, TPS Foot) Classement : 1. Juventus Turin, 59 points ; 2. Inter Milan, 51 ; 3. AC Milan, 47 ; 4. Fiorentina, 44 ; 5. AS Rome, 39 ; 6. Livourne, 37 ; 7. Chievo, 34 ; 8. Lazio Rome, 33 ; 9. Sampdoria, 32 ; 10. Palerme, 26 ; 11. Udinese, 26 ; 12. Sienne, 24 ; 13. Ascoli, 23 ; 14. Reggina, 22 ; 15. Messine, 21 ; 16. Parme, 21 ; 17. Cagliari, 19 ; 18. Empoli, 19 ; 19. Trévise, 13 ; 20. Lecce, 13. BELGIQUE (21e journée) HIER FC Bruges- Lierse ............................... 3-1 AUJOURD’HUI Anderlecht - Genk La Gantoise - GB Anvers Beveren - Saint-Trond Charleroi - FC Brussels Lokeren - Roulers Westerlo - Mouscron Waregem - Cercle Bruges DEMAIN Standard Liège - La Louvière Classement : 1. FC Bruges, 42 pts ; 2. Standard Liège, 39 ; 3. Anderlecht, 37 ; 4. Genk, 34 ; 5. Waregem, 34 ; 6. Westerlo, 32 ; 7. La Gantoise, 31 ; 8. Lokeren, 31 ; 9. FC Brussels, 29 ; 10. Charleroi, 27 ; 11. Roulers, 25 ; 12. GB Anvers, 24 ; 13. Cercle Bruges, 22 ; 14. Mouscron, 20 ; 15. Beveren, 20 ; 16. La Louvière, 19 ; 17. Saint-Trond, 17 ; 18. Lierse, 13. PAYS-BAS (22e journée) HIER Willem II - Roosendaal ........................ 3-1 AUJOURD’HUI PSV Eindhoven - Roda JC NAC Breda - Sparta Rotterdam AZ Alkmaar - Vitesse Arnhem Groningue - Heracles Almelo DEMAIN Feyenoord - Ajax Amsterdam Waalwijk - NEC Nimègue Twente - Utrecht Heerenveen - ADO La Haye Classement : 1. PSV Eindhoven, 51 pts ; 2. Feyenoord, 48 ; 3. AZ Alkmaar, 48 ; 4. Utrecht, 36 ; 5. Groningue, 36 ; 6. NEC Nimègue, 35 ; 7. Ajax Amsterdam, 34 ; 8. Heerenveen, 33 ; 9. Vitesse Arnhem, 32 ; 10. Waalwijk, 31 ; 11. Roda JC, 26 ; 12. Heracles Almelo, 25 ; 13. Twente, 22 ; 14. Sparta Rotterdam, 20 ; 15. NAC Breda, 20 ; 16. ADO La Haye, 18 ; 17. Willem II, 14 ; 18. RBC Roosendaal, 5. ÉCOSSE (Coupe, huitièmes de finale). – AUJOURD’HUI : Glasgow Rangers-Hibernian ; Airdrie United (D 2)-Dundee FC (D 2) ; Clyde (D 2)-Gretna (D 3) ; Falkirk-Ross County (D 2) ; Heart of Midlothian-Aberdeen ; Inverness-Partick Thistle (D 3) ; Hamilton (D 2)-Alloa (D 3) ; DEMAIN, Spartans (am.) - Saint-Mirren (D 2). SUISSE (Coupe, quarts de finale). – AUJOURD’HUI : Locarno (D 2)-Sion (D 2). DEMAIN : Aarau-FC Zurich ; Lugano (D 2)-Young Boys Berne ; Servette Genève (D 3)-Winterthur (D 2). Les demi-finales auront jeudi 9 et jeudi 16 mars, la finale se tenant lundi 17 avril. PAGE 9 Bleu Rouge Noir Jaune Rouge Samuel ETO’O ITALIE (23e journée) Bleu En juillet 2004, Didier Drogba, megastar africaine grâce à Marseille, débarque à Yaoundé pour Cameroun - Côte d’Ivoire (2-0). À l’aéroport, il est ovationné ; sur le terrain, il est encore acclamé. Autant qu’Eto’o. Le Camerounais décide alors de porter le numéro 17, celui de Foé, dans un geste symbolique : il ne Villarreal - Cadix Saragosse - Betis Séville Real Sociedad - Majorque Getafe - Alavés Santander - Celta Vigo FC Barcelone - Atl. Madrid (19 heures, Sport +) FC Séville - Osasuna (21 heures, Canal + Sport) Classement : 1. FC Barcelone, 52 points ; 2. Valence CF, 40 ; 3. Real Madrid, 39 ; 4. Osasuna, 39 ; 5. FC Séville, 35 ; 6. Villarreal, 34 ; 7. La Corogne, 33 ; 8. Celta Vigo, 33 ; 9. Getafe, 28 ; 10. Saragosse, 28 ; 11. Atl. Madrid, 26 ; 12. Santander, 24 ; 13. Esp. Barcelone, 24 ; 14. Betis Séville, 22 ; 15. Real Sociedad, 22 ; 16. Cadix, 21 ; 17. Athl. Bilbao, 19 ; 18. Majorque, 18 ; 19. Alavés, 18 ; 20. Malaga, 17. En cas d’égalité de points, les équipes sont départagées par la différence de buts particulière. Jaune Rouge Jaune ETO’O Samuel Eto’o, le Camerounais du Barça (à gauche), et Didier Drogba, l’Ivoirien de Chelsea, ont rendez-vous cet après-midi pour leur premier face-à-face du mois. Les deux artilleurs africains se retrouveront, en effet, une nouvelle fois opposés, dès le 22 février, lors des huitièmes de finale aller de la Ligue des champions. (Photos Jean-Marc Pochat) FC Porto - Braga (21 h 30, Canal + Sport) Classement: 1. FC Porto, 44 pts ; 2. Benfica, 40 ; 3. Nacional Funchal, 39 ; 4. Braga, 39 ; 5. Sporting Portugal, 37 ; 6. V. Setubal, 33 ; 7. Boavista,32 ; 8. Maritimo Funchal, 27 ; 9. Rio Ave, 25 ; 10. Estrala Amadora, 25 ; 11. U. Leira, 25 ; 12. Belenenses, 24 ; 13. Académica Coimbra, 23 ; 14. Paços Ferreira, 22 ; 15. Gil Vicente, 21 ; 16. Naval, 18 ; 17. Guimaraes, 16 ; 18. Penafiel, 8. AUJOURD’HUI Malaga - Athl. Bilbao Real Madrid - Esp. Barcelone La Corogne - Valence CF DEMAIN Noir Bleu Noir Dans cette rue abîmée de Marcory, un des quartiers populaires d’Abidjan, le coiffeur a trouvé la combine : un rabais sur la coupe de cheveux Didier Drogba, énième avatar d’un phénomène hors norme. En Côte d’Ivoire, la Drogbamania se décline sur tous les modes. Des chansons lui sont consacrées, des maquis, ces « resto » locaux, portent son nom comme une bière, appelée la Drogba dans un pur coup marketing. Au départ, cette boisson périclitait et les faiseurs d’idées ont trouvé une ressemblance entre la forme de la bouteille de 50 cl et le joueur : jamais, en fait, son nom n’apparaît sur l’emballage ! Son attitude après la qualification, son appel à la paix pour le pays a encore affermi l’image d’homme de dialogue, de consensus. Dans une nation divisée, en guerre, le nom de Drogba offre des avantages. Son père : « Ce qui nous arrive est incroyable. Alors que je ne suis rien du tout, les gens m’arrêtent. Sur les barrages policiers, quand on voit que je suis le père de Didier, je peux passer sans problème ! » Là-bas, la star est perçue comme humble et proche du peuple. Chelsea a même supplanté l’OM dans les cœurs ivoiriens. Porte-drapeau d’une marque de téléphonie, comme Kolo Touré et Aruna Dindane, il réfléchit à des investissements futurs dans le pays. Il pourrait ainsi s’occuper d’un orphelinat ou aider des enfants défavorisés. Jean Gahin, ancien joueur, assure : « S’il se présentait à l’élection, il bousculerait la hiérarchie, comme Weah au Liberia. Même à l’aéroport, il ne peut plus passer que par le salon d’honneur. » Penafiel - Maritimo Funchal Estrela Amadora - Rio Ave Gil Vicente - V. Setubal Guimaraes - Belenenses LUNDI ESPAGNE (22e journée) 10 RUGBY TOURNOI DES SIX NATIONS (1 re Bleu Rouge Noir Jaune journée) – ÉCOSSE - FRANCE (demain) Jauzion, c’est non Le meilleur Français du moment, souffrant d’un orteil, est remplacé au centre par le Briviste Valbon. Boussès est appelé sur le banc. MAUVAISE NOUVELLE hier à Marcoussis. Alors que, le matin même, le staff tricolore comptait encore sur la participation de Yannick Jauzion (27 ans, 32 sélections), « sans doute le meilleur centre au monde » selon l’ancien international gallois Ieuan Evans (L’Équipe d’hier), l’annonce, en début d’après-midi, de son absence pour trois semaines a refroidi une atmosphère déjà rendue glaciale par le vent qui balayait le centre d’entraînement tricolore. Il était 14 h 45, quand Yannick Jauzion – qui, à l’invitation de l’encadrement, accompagnera l’équipe de France à Édimbourg ce week-end –, est venu annoncer en salle de presse son forfait à l’issue d’un ultime bilan médical (radio et scanner). « C’est trop douloureux », souffle le Toulousain. À ses côtés, Thierry Hermerel, le médecin de l’équipe de France, explique : « C’est une fracture à la base du cinquième orteil (récoltée lors du match Pau-Toulouse, 13-27, samedi dernier) qui est mobile et qui présente un risque de déplacement. Nous avons préféré l’arrêter trois semaines, jusqu’au 21 février, avec une immobilisation de dix jours. » Même avec une coquille de protection placée à l’intérieur de la chaussure comme envisagé, il lui était impossible de jouer. Yannick Jauzion sera donc absent pour recevoir l’Irlande le samedi 11 février et très certainement l’Italie le 25, et le Stade Toulousain n’en disposera pas pour aller à Narbonne en Championnat le 18. Son forfait entraîne la titularisation du Briviste Ludovic Valbon, initialement remplaçant comme joueur polyvalent centreailier, et l’appel du Berjallien Guillaume Boussès – jamais capé – sur le banc. « Si l’on a un problème d’ailier en cours de match, Valbon jouera ailier et Boussès entrera au centre », explique Bernard Laporte, l’entraîneur des Bleus. En fin de matinée, alors que Jauzion, trottinant avec difficulté, quittait ses partenaires, Ludovic Valbon – qui, dans le Tournoi, n’a comme référence que soixante et une minutes, à l’aile, l’an dernier contre l’Écosse – prenait place au cœur de l’attaque des Bleus, comme il l’avait fait la veille, pour intégrer les repères et les positionnements aux côtés de Florian Fritz et Frédéric Michalak. « J’ai beau- coup parlé avec Florian et avec Fred, précise Valbon, pour savoir si je devais venir plus à hauteur, si je devais m’écarter ou rentrer un peu plus. » Et il ne parut pas dépaysé entre les deux Toulousains dont la référence de jeu reste le mouvement. « Vous savez, à Brive on est aussi tourné vers le jeu d’attaque, continue Valbon, et nous avons un peu les mêmes repères de jeu qu’à Toulouse. » Qui pour soulager Michalak au pied ? Si l’intégration de Valbon ne pose pas, a priori, de décalage dans la préparation du match, l’absence de Jauzion, qui a pris une dimension très importante dans cette équipe depuis un an, pose néanmoins un vrai souci. Outre l’influence qu’il exerce sur la défense adverse par sa capacité à faire jouer ses coéquipiers après être allé au contact, sa complicité avec Florian Fritz, son partenaire en club, est un atout majeur au développement de l’attaque. Cela n’inquiète cependant pas Valbon : « Depuis deux jours, je m’entraîne en position de centre et j’ai intégré les systèmes de jeu. Après, c’est de la communication et de l’adaptation. » Par ailleurs, l’habituelle présence de Yannick Jauzion, exclusivement premier centre, permet de soulager Frédéric Michalak dans le déplacement au pied qui n’est pas un secteur de jeu qu’il affectionne ni maîtrise vraiment. Au Stade Toulousain, l’entente est parfaite. Si ce n’est pas Michalak, c’est Jauzion qui cherche les diagonales. Et c’est souvent Jauzion qui prend en charge les longs dégagements d’autant que, depuis plusieurs semaines, Michalak est en délicatesse avec son muscle adducteur droit qui l’empêche d’être efficace dans ce rôle. Alors, qui pour endosser cette charge ? Fritz dont la longueur du jeu au pied n’est pas à mettre en doute mais qui n’a pas l’habitude de jouer rapproché des défenses ou Valbon qui pourrait manquer de repères suffisants en match international, sont les seuls à pouvoir suppléer Michalak dans le jeu au pied. À toutes ces questions Bernard Laporte n’a qu’une réponse : « Ce sont les meilleurs qui jouent et ce sont eux avec le staff médical qui décident s’ils sont aptes ou pas. » Ludovic Valbon (Brive) 29 ans, né le 22 mai 1976 à Neuilly-sur-Seine. 1,83 m ; 93 kg. Poste : ailier. 2 sélections (5 points, 1 essai). Débuts internationaux : États-Unis - France (31-39), le 3 juillet 2004 à Hartford. Dernière sélection : France - Écosse (16-9), le 5 février 2005 au Stade de France. SERGE TYNELSKI (avec J.–C. C.) Laporte raconte ses ouvertures L’entraîneur de l’équipe de France évoque, de mémoire, le premier match de ses Bleus dans chaque Tournoi depuis 2000. FRANCE - ÉCOSSE : 16-6 (6-6), Dimanche 4 février. France : 1 E, Bernat-Salles(50e) ; 3 B (11e, 36e, 91e), 1 T (50e), Lamaison. FRANCE : Garbajosa – Bernat-Salles, Comba, Dourthe (Merceron, 72e), Bory – (o) Lamaison, (m) Galthié – Magne, Juillet, Moni (Betsen, 52e) – Pelous (cap.), Auradou (Benazzi, 52e) – De Villiers, Ibanez, Marconnet (Califano, 52e). Le score : « 13-6 ou 13-9. » L’équipe (2 erreurs) : « On était sur la lancée de l’automne 2000, où on avait battu les Blacks à Marseille. Il y avait pas mal de Parisiens. Pieter (De Villiers), “Bibi” (Auradou), la “Jouille” (Juillet), “Mino” (Moni) devant et “Domi” à une aile. Deux erreurs ? Marconnet et Bory et non pas “Cali” et Domi. Ah, je croya is que c’ éta it Dom i à gauche… Le match : « C’est simple, un match de m… ! Dans la tribune, j’étais fou. Les Écossais ne sautaient pas en début d’alignement, et nous, on continuait à lancer au milieu et au fond. (Il s’anime.) C’était pas compliqué, il suffisait de lancer devant sur Abdel (Benazzi) ! À un moment, je n’en pouvais plus, j’ai dit à Jo (Maso) : “Je descends.” À l’époque, je n’avais pas encore Jacques (Brunel) comme adjoint pour relayer mes impressions depuis le banc de touche. Je voulais aller au bord du terrain. Je descends donc, et là, un officiel m’arrête et me dit : “Vous n’avez pas le droit d’aller sur la touche.” » « La caméra dans notre vestiaire » FRANCE - ITALIE : 33-12 (19-12), samedi 2 février. FRANCE : 2 E, Traille (40e + 1), Betsen (84e) ; 7 B (8e, 36e, 39e, 40e + 4, 44e, 59e, 76e), 1 T (40e + 2), Merceron. Carton jaune : Auradou (23e). FRANCE : Jeanjean (Garbajosa, 53e) – Rougerie,Marsh, Traille,Bory – (o) Merceron, (m) Michalak (Albouy, 82e) – Magne (cap.), Hall, Betsen – Privat, Auradou (Pelous, 59e) – De Villiers, Bru (Ibanez, 59e), Crenca. Le score : « Je n’en ai aucune idée ! » L’équipe (4 erreurs) : « Ibanez blessé, c’était Dal Maso au talonnage (Bru en fait). En deuxième ligne, qui avec Auradou ? Peut-être Chaffardon avec son blouson de cuir… Il aurait pu, c’était un match pour lui ! Là aussi, j’ai un trou. Pourquoi Fabien (Pelous) ne jouait-il pas ? Remplaçant ? Qui jouait alors ? (Privat). En troisième ligne, Magne-Betsen et Harinordoquy (il se reprend). Non, Imanol était avec les A. C’était Steven Hall. En 9, Galthié blessé, c’était Fred (Michalak) et Merceron en 10. Aux ailes, Bory et Domi. (Rougerie en fait). Et Domi, il avait quoi ? Au centre, MarshTraille, et " Garba " à l’arrière (Jeanjean en fait). » Le match : « Une grande page de l’histoire du rugby français, un match qui ne s’oublie pas. Pêlemêle, on joue sans Ibanez et Galthié et c’est " Charly " Magne qui prend la capitanat. Après le match, il avait été cité par le commissaire à la discipline. " Bibi " avait pris un carton jaune, il s’était fait virer pour avoir marché sur un mec, les Italiens avaient pris quatre cartons jaunes et c’était de l’indiscipline à tout va, même chez nous. C’est ce fameux match qui a tant marqué les esprits avec la caméra dans notre vestiaire où l’on me voyait répéter aux joueurs : " Pas de fautes, pas de fautes ! " Ce match, c’était aussi les énièmes adieux internationaux de Diego (Dominguez), il avait déjà fait le coup deux ans avant. Sinon, que dire après une première mi-temps si pauvre ? » 2003 2004 « Une grosse première mi-temps » 2005 « Un premier essai « Nuls sur une “M 10” » en conquête » ANGLETERRE - FRANCE : 25-17 (12-7), Samedi 15 février. FRANCE : 3 E, Magne (17e), Poitrenaud (65e), Traille (82e) ; 1 T, Merceron (17e). FRANCE : Poitrenaud – Rougerie (Castaignède, 65e), Garbajosa, Traille, Clerc – (o) Merceron, (m) Galthié (cap.) – Magne, Harinordoquy, Betsen (Chabal, 62e) – Brouzet, Pelous – Califano (Marconnet, 62e), Ibanez (Rué, 76e), Crenca. Le score : « On perd de 9 points. 26-17 quelque chose comme ça. » L’équipe (3 erreurs) : « L’année de la Coupe du monde, c’est facile. “Jeannot”, “Raf”, “Pieter” – Fabien, la Brouze – Imanol avec Serge et “Charly”. Fabien en 9 et Fred en 10 (Merceron en fait). Fred jouait pas ? Il était où ? Avec les A ? (avec les moins de 21 ans). Au centre, Traille et Marsh (Garbajosa en fait). Ce n’était pas Tony ? Qui alors ? Yannick (Jauzion) puisque Thomas (Castaignède) était remplaçant ! “Garba” ? Ah, oui… Aux ailes, Rougerie et Dominici (Clerc en fait). (Réellement surpris) “Domi” encore absent ? Mais qu’est-ce qu’il branle ce “Domi” ? ! À l’arrière, Clément. » Le match : « I remember (sic). On fait une grosse première mi-temps, on les emmerde vraiment et on remonte bien en fin de match avec un essai de Clément et un autre de Damien. Thomas était entré en cours de jeu au centre, il avait été bon. C’est ce match où l’on ne comprend pas ce qui se passe au niveau de l’arbitrage en mêlée. “Jeannot” (Crenca) se fait sans cesse pénaliser, principalement en première mitemps. Après le match, je disjoncte et je vais voir l’arbitre néo-zélandais, M. Honnis, dans son vestiaire : “Expliquez moi les liaisons, les positions, parce que moi, je ne comprends plus rien à la mêlée.” Il ne me dit rien, il répète sans cesse “Sorry, sorry.” Le Tournoi suivant, en 2004, je me souviens très bien que Clive Woodward s’en était pris à M. Honnis pour le même motif. » PAGE 10 FRANCE - IRLANDE : 35-17 (11-3), Samedi 14 février. FRANCE : 4 E, Clerc (27e), Papé (51e), Jauzion (55e), Élissalde (77e) ; 3 B (21e, 33e, 60e), 3 T (51e, 55e, 77e), Michalak. FRANCE : Brusque – Clerc (Elhorga, 80e + 2), Jauzion, Traille (Liebenberg, 66e), Dominici – (o) Michalak, (m) Élissalde (Yachvili, 80e + 2) – Magne (Th. Lièvremont, 70e), Harinordoquy, Betsen – Papé (Auradou, 63e), Pelous (cap.) – De Villiers, Servat (Bru, 74e), Marconnet (Crenca, 70e). Le score : « On marque 30 ou 40 points dont 3 essais, je crois. Il y a 20 points d’écart. » L’équipe (1 erreur) : « Premières sélections de Papé et Servat et première titularisation d’Élissalde, avec le 9. Marconnet et De Villiers comme piliers. Pelous en deuxième ligne. La troisième ligne habituelle, Fred en 10. Yannick et Damien au centre, Clerc à une aile et Nico à l’arrière. Il manque un ailier. Cette fois, je ne vais pas dire “Domi”, donc ça devait être Aurélien (Rougerie). Non ? “Domi” y était ? Ah, quand même ! » Le match : « L’un de mes meilleurs souvenirs. On marque un premier essai sur une “M 10”. On pénètre au milieu, bonne libération, on écarte et essai de Clerc en coin. Je revois aussi l’essai de Papé. “Domi” récupère sur du jeu au pied, il relance, croise avec Brusque qui perce, donne à Betsen qui sert Imanol d’une passe acrobatique, qui donne à Papé lequel marque entre les poteaux. En fin de match, il y a un dernier essai de “Jean-Ba” (Élissalde) qui part au ras d’un regroupement après que Yannick Bru a déblayé un Irlandais qui s’apprêtait à monter en défense. C’est le déblayage de Yannick qui fait l’essai. » FRANCE - ÉCOSSE : 16-9 (0-6), Samedi 5 février. FRANCE :1 E, Traille (78e) ; 2 B (49e, 53e), 1 D (74e), Delaigue, 1 T, Michalak. FRANCE : Elhorga – Rougerie (Valbon, 18e) (Yachvili, 79e), Traille, Liebenberg, Dominici – (o) Delaigue (Michalak, 75e), (m) Mignoni – Chabal, Tabacco (Nyanga, 65e), Bonnaire – Thion (Lamboley, 69e), Pelous (cap.) – De Villiers (Milloud, 52e), Servat (Bruno, 79e), Marconnet. Le score : « Je ne sais plus mais l’écart était mince et on était menés à la mi-temps. » L’équipe (5 erreurs) : « Sylvain et Pieter avec William. Pelous et Thion en deuxième ligne. Tabacco en numéro 8 avec Serge (Bonnaire en fait) et “Charly” (Chabal en fait). Mignoni et Delaigue à la charnière. Yannick (Liebenberg en fait) et Damien au centre. Aux ailes, Clerc (Rougerie en fait) et “Domi”. Domi y était, j’en suis certain. À l’arrière, ce n’était pas Nico, donc je dirais Julien Laharrague (Elhorga en fait). » Le match : « Encore un match de m… ! Nuls en conquête. Je crois qu’on a perdu huit ballons en touche. Heureusement que l’on a été bons en défense parce que les Écossais avaient souvent le ballon. Grégory (Lamboley) nous sort du pétrin en contrant un dégagement et Damien aplatit dans l’en-but. » Un seul échec (Le bilan des premiers matches du Tournoi sous l’ère Laporte) 1 défaitet 5 victoires (2003)) (2000, 2001, 2002, 2004, 2005) L’équipe de France contre l’Écosse Demain, à Édimbourg, Murrayfield, 16 heures (15 heures, heure locale), France 2. 15 Brusque (Biarritz, 29 ans/26 sélections) 11 Dominici 13 Fritz (Stade Français, 33/47) (Toulouse, 22/3) 12 Valbon (Brive, 29/2) 14 Heymans (Toulouse, 27/19) 9 Élissalde 10 Michalak (Toulouse, 23/37) (Toulouse, 28/14) 7 Martin 8 Bonnaire 6 Nyanga (Bourgoin, 27/14) (Toulouse, 22/14) (Stade Français, 26/9) 5 Thion (Biarritz, 28/21) 3 De Villiers (Stade Français, 33/50) 4 Pelous (cap.) (Toulouse, 32/102) 2 Szarzewski (Stade Français, 23/5) 1 Marconnet (Stade Français, 29/58) Entraîneur : B. Laporte LES REMPLAÇANTS 16 Bruno (Sale, ANG, 31/14), 17 Milloud (Bourgoin, 30/30), 18 Nallet (Castres, 29/13), 19 Th. Lièvremont (Biarritz, 32/31), 20 Yachvili (Biarritz, 25/23), 21 Boyet (Bourgoin, 26/0), 22 Boussès (Bourgoin, 24/0). Entraînement dans la brume L’ÉQUIPE DE FRANCE A EFFECTUÉ HIER MATIN par un temps humide froid et brumeux un dernier entraînement à Marcoussis, que n’a pu accomplir Yannick Jauzion (lire par ailleurs). Il s’agissait surtout de répéter des enchaînements, des combinaisons avec les remplaçants en opposition. Après quoi les avants, dont Rémy Martin, remis d’une attaque grippale qui l’avait cloué au lit mercredi et jeudi, ont révisé sur le terrain couvert. L’après-midi, en revanche, était libre. Un car était à la disposition des joueurs pour aller au cinéma au centre commercial des Ulis. Le talonneur Sébastien Bruno a lui préféré s’entraîner à lancer. Le quinze de France devait décoller ce matin à 10 heures d’Orly pour rejoindre Édimbourg, où il effectuera une mise en place dans l’après-midi. Bernard Laporte n’étant donc pas sûr de pouvoir regarder le match Angleterre-Galles. – J. – C. C. BOUSSÈS, DE DISNEY A ÉDIMBOURG. – Yannick Jauzion forfait, le centre berjallien Guillaume Boussès (24 ans ; 1,84 m, 93 kg) a été appelé en renfort, hier après-midi. Il s’apprêtait à passer le week-end à Disneyland Paris avec son amie Vanessa lorsqu’il lui fut demandé de rallier Marcoussis. « Je suivais l’évolution de la situation sur mon téléphone portable via le fil de l’AFP, a-t-il confié, mais je ne me faisais pas trop d’illusions. Je n’étais pas très optimiste quant à une sélection, d’autant plus que je n’avais pas été convoqué pour les tests. C’est la première fois que je suis appelé en équipe de France. » – G. N. MONDIAL 2007 : TOYOTA PARTENAIRE DES BLEUS. – Toyota a conclu un accord de partenariat avec la FFR pour les saisons 2006 et 2007, année de la Coupe du monde, qui se déroulera en France, à Édimbourg et à Cardiff, du 7 septembre au 20 octobre. « FRANCE U » À TWICKENHAM. – Les Universitaires français seront opposés à leurs homologues anglais aujourd’hui (18 heures) à Twickenham en baisser de rideau du match Angleterre - Pays de Galles. SAMEDI 4 FÉVRIER 2006 Bleu Rouge Noir Jaune Rouge GALLES - FRANCE : 3-36 (3-9), Samedi 5 février. FRANCE : 3 E, Magne (56e), Castaignède (58e), Ntamack (79e) ; 4B (27e, 36e, 50e, 78e) Lamaison ; 1 D (24e) Lamaison ; 3 T. FRANCE : Castaignède – Ntamack, Dourthe Venditti (21e), Lombard – Dominici – (o) Lamaison (Penaud 81e), (m) Galthié (Laussucq 80e) – Benazzi, Pelous (cap., Th. Lièvremont 45e), Magne (Betsen 75e) – Brouzet, Matiu – Tournaire (De Villiers 74e), Dal Maso (Ibanez 74e), Califano. Le score : « Je crois qu’on avait gagné assez facilement, 37-6 ou 33-6. » L’équipe (1 erreur) : « Abdel (Benazzi) troisième-ligne aile à droite ! Ça, c’est sûr. Fabien (Pelous) en numéro 8 et Charly (Magne) en 7. En deuxième ligne, la “Brouze” et Legi (Matiu). Puis, Legi sort, Fabien descend en deuxième ligne et Thomas (Lièvremont) entre en 8. En première ligne, Dal Maso avec Tournaire et “Cali”. Galthié-Lamaison à la charnière. Derrière, Thomas en 15. Et au centre, Dourthe avait été malade, il avait renoncé la veille au soir. Venditti avec Lombard. (Il réfléchit.) Non, Richard avait débuté. Mais il avait été malade toute la nuit et il est sorti vite. Aux ailes, Émile (Ntamack) et “Domi”. Le match : « Un très grand souvenir, ma première Marseillaise. Et on avait fait un bon match, costauds devant et au milieu de terrain.À l’arrière, Thomas avait réalisé de belles relances. Mais, plus que le déroulement du match lui-même, ce qui me reste encore aujourd’hui, c’est le contexte émotionnel, qui avait pris l’ascendant sur tout le reste. Entre l’annonce de sa sélection et le rassemblement pour le stage, Legi Matiu avait perdu sa petite fille (de quatre mois). Malgré tout, il a tenu à honorer cette sélection. Humainement, ce fut une grande leçon de courage pour tout le monde. Après, quand tu as vécu ce moment-là, le reste, c’est… On avait marqué trois essais ? Je ne m’en souvenais pas. Mais je vois très bien la relance de Thomas, il remonte le ballon et donne à Émile, qui marque. Sinon, côté coulisses, je me souviens avoir dit à “Rapha” (Ibanez) devant tous les joueurs lors de la remise des maillots : “Je sais que ce que je te fais, c’est dur.” Il était le capitaine du match précédent, la finale de la Coupe du monde 1999, et, pour ma première composition d’équipe, je lui avais retiré le capitanat, que j’avais confié à Fabien (Pelous), et le poste. Il n’était que remplaçant. » « C’est simple, un match de m… ! 2002 Bleu Rouge « Une leçon de courage » 2001 Jaune Bleu Jaune 2000 Le 5 février 2000, pour son premier match à la tête des Bleus, Bernard Laporte, ici à côté de Jo Maso (à gauche), chante avec beaucoup d’émotion sa première « Marseillaise » au Millennium Stadium de Cardiff. Six ans plus tard, le souvenir reste vivace dans sa mémoire. (Photo Denys Clément) Noir Noir Demain à Murrayfield, Bernard Laporte vivra les débuts de son septième Tournoi des Six Nations comme entraîneurde l’équipede France.Ily a une semaine, il a accepté de revenir, de mémoire et sans documentation, sur chacune des six entames de Tournois qu’il a vécus depuis 2000. Après s’être prêté avec enthousiasme à cet effort de mémoire, il a dressé un bilan finalement pas si négatif de ces débuts que l’on dit toujours difficiles : « Pas bons en 2001, 2002 et 2005. Bien en 2000 et 2004, les mieux, les plus propres. Et pas si mal en 2003à Twickenham.On avait fait un bon match, on était bien revenus au score en fin de partie, mais nous étions un tonendessousphysiquement des Anglais. » Pour chaque match en question, nous lui avons demandé de nous citer le score, la composition d’équipe et l’image qu’il gardait du terrain. Malgré une mémoire parfois défaillante, ses souvenirs sont globalement précis et ses réflexions parfois émouvantes ou drôles. – H. I. 11 Bleu Rouge Noir Jaune RUGBY TOURNOI DES SIX NATIONS (1 journée) ANGLETERRE - GALLES « Regagner le cœur des Écossais » re La Rose en reconquête ANDY IRVINE, ancien grand arrière du quinze du Chardon et président de la Fédération depuis juin, veut sortir le rugby écossais de la crise. Les Anglais, champions du monde, qui ouvrent face aux Gallois vainqueurs du Grand Chelem l’an dernier, veulent repartir de l’avant. LONDRES – Andy Irvine n’a pas hésité à reprendre la Fédération écossaise en juin 2005, malgré un déficit de 34 millions d’euros, une diminution des licenciés de 30 % par rapport à l’époque où il était l’arrière de l’équipe nationale, entre 1972 et 1982. (Photo Offside/ Presse Sports de notre envoyé spécial L’ANGLETERRE du rugby s’impatiente. Quand va-telle retrouver son équipe, celle qui devint la première nation de l’hémisphère Nord sacrée championne du monde ? Quand verra-t-elle à nouveau éclore la rose sur le Tournoi des Six Nations ? Depuis l’automne 2003 et le retour triomphal des antipodes du capitaine Martin Johnson et de son maître canonnier, Jonny Wilkinson, l’Angleterre est rentrée dans le rang, laissant la France puis le Pays de Galles jouer les terreurs en Europe et les monstres néo-zélandais dévorer tout cru tout ce qui se fait de mieux sur la planète ovale. Après avoir réduit en miettes les Lions de Clive Woodward l’été dernier, les All Blacks sont venus réussir un impressionnant Grand Chelem dans les îles Britanniques. De quoi permettre à Andy Robinson, le sélectionneur anglais, de mesurer le chemin qu’il reste à parcourir aux siens avant de venir défendre sa couronne mondiale l’année prochaine sur les stades de France. Mais avant de songer à la Coupe du monde, la reconquête passe par le Tournoi. Quatrièmes de la dernière édition, battus par le Pays de Galles à Cardiff (9-11), la France à Twickenham (17-18) puis l’Irlande à Dublin (13-19), les Anglais ont une revanche à prendre. Et pas plus tard que cet après-midi, à Twickenham, face à ces surprenants Gallois, auteurs du Grand Chelem en 2005. « Les Gallois seront les grands favoris de ce match, assure Andy Robinson, puisqu’ils restent sur une victoire dans le Tournoi et un Grand Chelem. Aussi, la chose qui m’importe à Twickenham est la victoire. Regardez ce que les Gallois ont réussi l’an passé après avoir remporté leur premier match du Tournoi au Millennium contre nous. Ils nous ont battus grâce à un coup de pied dans les cinq dernières minutes et cette victoire leur a permis de grandir. Au contraire, la défaite provoqua chez nous une certaine instabilité qui a collé à notre jeu tout au long du Tournoi. D’où l’importance de débuter par une victoire. » Martin Corry présent, Dallaglio sur le banc Ces déclarations ont surpris Mike Ruddock, l’entraîneur gallois, qui a dû composer une équipe perturbée par les suspensions (Gavin Henson) et les blessures (Dafydd Jones ou Ian Evans). « Faire de nous des favoris alors que nos stats à Twickenham ne sont pas géniales – le Pays de Galles n’a plus gagné en Angle- terre depuis 1988 – et que nous devons pallier quelques absences de taille est un peu gros. Comme le fait d’affirmer que ce match sera le plus important pour l’Angleterre depuis sa victoire en Coupe du monde… J’ai comme l’impression qu’ils ont un peu de pression sur leur épaules », s’amuse l’entraîneur gallois. Après la guerre des petits mots viendra celle du terrain où l’Angleterre, presque au complet, devrait prendre le dessus. Rassuré sur la forme de son capitaine et numéro 8 Martin Corry, bien présent malgré un méchant coup dans les côtes reçu lors du match au sommet Leicester-Sale, pouvant compter sur son « chien fou » Lewis Moody, qui a purgé ses neuf semaines de suspension après avoir boxé le Samoan Tuilagi, Andy Robinson sait également pouvoir compter sur la présence rassurante de Lawrence Dallaglio. Après dix-sept mois d’absence, le vétéran (33 ans, 73 sélections) des Wasps est sorti de sa retraite internationale pour donner un coup de main. Il débutera sur le banc contre les Gallois, mais viendra prêter main forte à son équipe, si d’aventure les coéquipiers de Stephen Jones venaient à perturber les ambitions d’un quinze de la Rose qui joue gros sur ce Tournoi. 16 : 30 Twickenham En direct sur France 2 (15 h 30, heure locale) Arbitre : M. Honiss (NZL) Angleterre Galles 11 14 B. Cohen 6 4 9 8 Lewsey Corry cap. Noon 5 10 2 Hodgson 8 15 Owen G. Thomas cap. 2 9 5 4 Grewcock Gough Moody 3 1 Stevens D. Jones 13 Luscombe S. Jones Thompson R. Thomas 7 14 M. Jones 10 Sidoli Borthwick H. Ellis 15 13 7 3 Sheridan A. Jones M. Williams Worsley 12 Tindall 1 12 D. Peel Watkins 6 11 Charvis S. Williams Cueto Remplaçants : 16 Mears, 17 White, 18 Shaw, 19 Dallaglio, 20 Dawson, 21 Goode, 22 Voyce. Entraîneur : A. Robinson. Remplaçants : 16 Davies, 17 Jenkins, 18 Delve, 19 Popham, 20 Cooper, 21 Robinson, 22 Byrne. Entraîneur : M. Ruddock. GILLES NAVARRO Le calendrier 1re journée Aujourd'hui Irlande - Italie (14 h 30) 0) Angleterre - Galles (16 h 30) 0) Andy Irvine n’assistera pas au match Écosse-France demain à Murrayfield. Il sera dans un avion à destination de Shanghai, où une réunion professionnelle très importante l’attend. Directeur en Écosse de Jones Lang La Salle, l’une des sociétés leaders mondiaux dans l’immobilier, l’ancien grand arrière du quinze d’Écosse (54 ans, 51 sélections entre 1972 et 1982, plus 9 pour les Lions britanniques) est sur tous les fronts. Nommé président de la Fédération écossaise (SRU) au mois de juin dernier, son aura et son intelligence lui ont permis de tenir un rôle essentiel dans le grand chantier lancé par le rugby écossais après deux années de crise. Demain Écosse - France (16 heures) 2e jjourn journéée Samedi 11 février France - Irlande (14 h 30) Italie - Angleterre (17 heures) Dimanche 12 février Galles - Écosse (16 heures) 3e jjourn journéée ÉDIMBOURG – de notre envoyé spécial Samedi 25 février France - Italie (155 heures) Écosse - Angleterre (18 h 30) Dimanche 26 février Irlande - Galles (16 heures) 4e jjourn journéée Dernière répétition RETIRÉS à l’écart de la pression depuis jeudi, au Dalmahoy Hotel, à quelques kilomètres d’Édimbourg, les Écossais effectueront une ultime répétition collective cet après-midi sur la pelouse de Murrayfield, lors du traditionnel entraînement du capitaine, emmené par Jason White. L’équipe d’Écosse : Southwell – Paterson, Di Rollo, Henderson, S. Lamont – (o) Parks, (m) Blair – Hogg, Taylor, White – S. Murray, Kellock – Douglas, Hall, Kerr. Remplaçants : Lawson, C. Smith, MacLeod, Petrie, Cusiter, Ross, Webster. DRAPEAU GÉANT À MURRAYFIELD. – « Je veux voir une mer de drapeaux écossais. » Jason White a lancé un appel aux supporters cette semaine pour faire à nouveau de Murrayfield un enfer pour les Français. Le capitaine du quinze d’Écosse va être servi puisque sa fédération a prévu un record du monde avec le plus grand drapeau jamais déployé dans un stade. Il recouvrira une grande partie de la tribune est, soit l’équivalent de 14 000 spectateurs. – J. S. Rouge Rouge Jaune JULIEN SCHRAMM Bleu « On a trop gâché » – C’était une autre époque… – Une époque où le rugby n’était pas pro, c’est sûr. Où il était possible de surprendre l’adversaire avec un plan de jeu bien précis. L’époque où chaque joueur du quinze d’Écosse avait un très bon job. L’approche était complètement différente. Le professionnalisme a accru l’écart entre des nations comme la France et l’Écosse. Car peu de jeunes joueurs font le choix du rugby pro. Jim Calder, qui a remporté le Grand Chelem en 1984, a un fils qui vient de remporter la Coupe d’Écosse des Écoles. Il a dix-huit ans, c’est un très bon joueur, il peut attaquer de brillantes études de droit. Fera-t-il le choix du rugby ? Ce problème prend des proportions plus importantes chez nous, car nous avons peu de jeunes joueurs. C’est donc là que le rugby écossais doit porter ses efforts. Faire qu’à Glasgow les jeunes ne pensent plus forcément qu’à jouer au foot, un jour, pour le Celtic ou les Rangers. Il y a des gamins qui feront 1,95 m et pèseront 100 kilos, ils ne doivent pas nous échapper. On a trop gâché. L’Écosse compte cinq millions d’habitants, c’est faible. Et la seule région où le rugby est le sport no 1, les Borders, n’en compte que 108 000… C’est encore plus faible. Mais cette région produit 30 à 40 % de nos joueurs. Il y a problème… Il faut que notre jeunesse puisse s’identifier à notre équipe de rugby. Et pour ça il faut des victoires. Un succès sur la France, en ce moment, nous ferait vraiment du bien. – Demain, Murrayfield (67 500 places) ne fera pas le plein. Faut-il y voir un signe ? – C’est logique, le public ne s’identifie pas aux équipes qui perdent. Notre objectif, c’est de regagner le cœur des Écossais. C’est plus facile avec des victoires et, si l’on avait battu les All Blacks (10-29) cet automne, il aurait été impossible de trouver un billet pour le match contre la France. C’est comme ça. En plus, un match le dimanche, ce n’est pas l’idéal. Mais cela ne nous empêchera pas de livrer une grande performance. L’état d’esprit de l’équipe n’a plus rien à voir cette saison, Frank Hadden fait du bon boulot, les joueurs ont retrouvé une certaine confiance. » Jaune Samedi 11 mars Galles - Italie (14 h 30) Irlande - Écosse (16 h 30) Noir Bleu Noir « POURQUOI AVOIR accepté la présidence de la Fédération écossaise ? – Parce que les clubs me l’ont demandé. Le rugby écossais était dans un tel état de crise l’an dernier qu’il était impossible pour moi de refuser. Vingt-trois millions de livres (environ 34 millions d’euros) de dette, un désintérêt de la population pour le rugby, une diminution de 30 % du nombre de joueurs par rapport à l’époque où je jouais, de moins en moins de jeunes joueurs… La situation était catastrophique. Il fallait apporter un changement. Le président n’est élu que pour un an, mais j’en ferai sans doute deux, car je veux être sûr qu’au moment où je laisserai ma place le redressement de notre rugby sera entamé. Je consacre trente heures par semaine à la SRU en plus de mon travail. En ce moment, je finis mes journées à 23 heures. Cela n’aura qu’un temps, mais il faut que ce soit efficace. – Justement, un an après cette crise majeure, où en est le rugby écossais ? – Il a été très malade, il va un peu mieux. Car nous avons mis à la direction de la Fédération un bon médecin, Gordon McKye. Un businessman dont la spécialité est de relancer des sociétés qui vont mal. McKye connaît bien son sujet, mais son boulot est difficile : accroître nos revenus, augmenter le nombre de joueurs et réduire la dette. Mieux dépenser, donc, le peu de moyens financiers dont nous disposons. Avec l’ancien entraîneur Matt Williams, trop d’argent a été dépensé pour l’équipe nationale ces deux dernières années, au détriment des trois équipes pros ou du rugby chez les jeunes. Il fallait arrêter ça, c’est la première décision que nous avons prise. Il fallait aussi mettre un terme à cette façon quasi systématique d’aller chercher des joueurs ou des entraîneurs à l’étranger. Certains comme Todd Blackadder (l’ancien All Black) ont eu un impact très positif mais, dans l’ensemble, cela n’a pas eu beaucoup d’effet et cela nous a coûté très cher. Je me bats aussi pour que la Ligue celte prenne une autre dimension. Il faut qu’elle devienne l’égale du Championnat d’Angleterre mais il nous faut trouver un très gros sponsor. Le chantier est énorme. Nous n’avons ni les moyens financiers ni les moyens humains de nations comme la France et l’Angleterre. Il faut donc optimiser notre faible potentiel en prenant les bonnes décisions. Cela nous prendra encore trois ou quatre ans, car nous avons pris beaucoup de retard, mais je suis optimiste. – Cela vous donne-t-il des espoirs pour le match de demain face à l’équipe de France ? – J’y crois, même si sur le papier la France nous est nettement supérieure. Mais cela a toujours été le cas. Historiquement, nous avons rarement été favoris face aux Français. Mais nous avons souvent battu des équipes de France qui étaient bien meilleures que notre équipe. Dimanche 12 mars France - Angleterre (16 heures) 5e jjourn journéée Samedi 18 mars Italie - Écosse (14 h 30) Galles - France (16 h 30) Angleterre - Irlande (18 h 30) N.B. : programme en heure française ; pour l'heure en Grande-Bretagne et en Irlande, retrancher une heure. L’an dernier déjà, pour l’ouverture du Tournoi, les Gallois de Gareth Thomas (à droite) avaient pris le meilleur sur les Anglais de Josh Lewsey (11-9). Les deux hommes seront en vis-à-vis, à l’arrière, cet après-midi. (Photo Pacsal Rondeau) IRLANDE - ITALIE Du lourd pour Berbizier Les Grands Chelems 12 Pour ses débuts dans le Tournoi en tant qu’entraîneur de l’Italie, le Français se déplace à Lansdowne Road. AUJOURD’HUI À 14 H 30, À LANSDOWNE ROAD (en direct sur France 2) IRLANDE : 15 Murphy – 14 Sh. Horgan, 13 O’Driscoll (cap.), 12 D’Arcy, 11 Bowe – 10 O’Gara, 9 Stringer – 7 Wallace, 8 Leamy, 6 S. Easterby – 5 O’Connell, 4 O’Kelly – 3 Hayes, 2 Flannery, 1 Horan. Entraîneur : E. O’Sullivan. Remplaçants : 16 R. Best, 17 S. Best, 18 O’Callaghan, 19 O’Connor, 20 Reddan, 21 Humphreys, 22 Trimble. ITALIE : 15 Stoïca – 14 Canavosio, 13 Canale, 12 Mir. Bergamasco, 11 Nitoglia – 10Pez,9Griffen–7Mau. Bergamasco,8 Parisse,6 Sole– 5Bortolami(cap.),4 Dellape – 3 Nieto, 2 Ongaro, 1 Perugini. Entraîneur : P. Berbizier. Remplaçants : 16 Festuccia, 17 Lo Cicero, Castrogiovanni, Del Fava, Persico, Picone, Wakarua. Arbitre : M. Pearson (ANG) DUBLIN – de notre envoyé spécial LE TOURNOI des Six Nations ouvre cet après-midi dans son plus vieux stade, et pour son retour à Lansdowne Road, où il garde de très bons souvenirs, Pierre Berbizier, aujourd’hui à la tête du quinze d’Italie, peut s’attendre au pire. Car dans le sillage du Munster LES OBSÉQUES DE GUY BASQUET. – La grande famille d’Ovalie s’était donné rendez-vous hier après-midi en la cathédrale d’Agen pour rendre un dernier hommage à Guy Basquet. L’ancien capitaine de l’équipe de France de rugby (33 sélections de 1945 à 1952), puis président d’Agen, qui dirigea le rugby français dans les années 70 et 80 aux côtés de son ami Albert Ferrasse, avec lequel il était brouillé depuis 1991, est décédé mercredi à l’âge de quatre-vingt-quatre ans. La cérémonie religieuse fut ponctuée par les interventions d’un de ses huit petits-fils, Jérôme Fillol, le demi de mêlée du Stade Français, et de Bernard Lapasset, patron de la FFR et ancien du club agenais, avant que la cercueil ne rejoigne le caveau familial au cimetière de Gaillard, à Agen, emporté sur les épaules de Daniel Dubroca, Jean-Louis Tolot, Grégoire Lascube, Pascal Ondarts, Jean-Luc Averous et Yves Salesses. – Ch. D. et du Leinster, ses deux provinces phares qualifiées pour les quarts de finale de la Coupe d’Europe, la sélection irlandaise a les moyens de réussir un grand Tournoi. Brian O’Driscoll, revenu de sa longue blessure à l’épaule, affiche un appétit féroce, le pack du Munster fait une entrée en force et il sera sans doute très difficile pour les Italiens de contenir une équipe d’Irlande au grand complet. « Une équipe à fort potentiel mais qui ne l’exprime pas toujours, note tout de même Berbizier. Il lui arrive de se bloquer sur certains matches… La réalité, c’est que toutes les équipes que l’on va affronter dans ce Tournoi nous sont supérieures. Il faut donc que l’on soit à 100 % et que l’adversaire ne le soit pas. » L’objectif de l’Italie est donc clair : faire déjouer les Irlandais qu’elle n’a plus battus depuis 1997. La solidité de son pack peut le lui permettre, mais, comme le souligne encore Pierre Berbizier, « il est temps que l’Italie passe à autre chose. La conquête pour la conquête, cela n’est pas suffisant. Il faut changer d’état d’esprit. L’équipe d’Italie, ce ne doit plus être les avants d’un côté et les trois-quarts de l’autre, des avants qui gagnent le ballon et des trois-quarts qui perdent les matches, comme on l’a trop souvent entendu, mais quinze joueurs au service des uns et des autres. Nous sommes là pour apprendre, pour franchir un palier, nous avons tout à gagner dans ce genre de confrontation. » Privés de joueurs tel que Troncon, Scanavagio, Mazi, Robertson, Peens, Dallan, mais avec huit « Français », les Italiens vont donc tenter un impossible pari, là où Berbizier a plus souvent connu la victoire que la défaite : vainqueur à deux reprises comme entraîneur de l’équipe de France (1993 et 1995), il y a aussi gagné comme joueur en 1981 et 1987 avec deux Grands Chelems à la clé. « Ce stade est chargé d’histoire, je mesure le privilège que j’ai de pouvoir y revenir à la tête d’une autre équipe. Des sensations et des émotions vont revenir. Un plaisir à croquer à pleines dents. » – J.S. Angleterre (1913 1914, 1921, 1923, 1924, 1928, (1913, 1957, 1980, 1991, 1992, 1995, 2003) 9 Galles (190 1909, 1911, 1950, 1952, 1971, (1908, 1976, 1978, 2005) 8 France 3 Éc Écosse (196 1977, 1981, 1987, 1997, 1998, (1968, 2002, 2004) (19225, 1984, 1990) 1 Irlande (194 (1948) Classement 2005 1 2 3 4 5 6 Galles France Irlande Angleterre Écosse Italie 10 pts 8 6 4 2 0 Procédures disciplinaires : mode d’emploi L’ORGANISATION des Six Nations a rappelé hier dans un communiqué les modalités des procédures disciplinaires en vigueur durant le Tournoi. Des commissaires indépendants à la citation, désignés par l’organisateur, feront part de toute citation dans les cinquante heures suivant le coup d’envoi au responsable disciplinaire. Dans le cas du premier match de l’équipe de France, dont le coup d’envoi sera donné demain à 16 heures (heure française), la fenêtre des citations s’étendra ainsi jusqu’à mardi, 18 heures (heure française). Pendant ce laps de temps, les commissaires informeront le joueur et sa Fédération qu’une citation a été décidée. Une commission composée de trois personnes auditionnera les joueurs cités, ceux sanctionnés d’un carton rouge ou ceux ayant cumulé trois cartons jaunes. Les audiences auront lieu le mardi ou le mercredi suivant le match. E R RA T UM . – U ne er reu r technique a inversé hier les textes et photos dans « L’avis des spécialistes », paru dans certaines éditions de notre journal d’hier. Veuillez nous en excuser. PRO D 2 (18e journée, matches en retard) AUJOURD’HUI 18 H 30 Aurillac - Oyonnax Dax - Tarbes Colomiers - Mont-de-Marsan DIMANCHE 12 FÉVRIER 15 HEURES Béziers - Pays d’Aix 15 H 30 Auch - Albi PRO CHAIN E J OURNÉE (20 e ). – Samedi 18 et dimanche 19 février : Dax-Aurillac ; AuchTyrosse ; Colomiers-Pays d’Aix ; Rac ing-Mé tro 92 - Montauban ; Béziers - Mont-de-Marsan ; Stade Bordelais-Lyon OU ; La RochelleTarbes ; Albi-Oyonnax. LA 19 e JOURNÉE , initialement programmée le 4 février, a été reportée au 11 mars. SAMEDI 4 FÉVRIER 2006 Classement Pts J. G. N. P. p. — ———— — 1. Montauban... 73 18 16 0 2 478 2. Albi ............... 59 17 13 0 4 402 3. Béziers ......... 57 17 12 0 5 441 4. Dax ............... 52 17 11 0 6 403 5. Tarbes .......... 47 17 10 0 7 394 6. Auch ............. 45 17 9 0 8 344 7. Colomiers..... 42 17 10 0 7 299 8. La Rochelle.. 41 18 9 0 9 377 9. St. Bordelais . 40 18 9 0 9 336 10. Oyonnax....... 39 17 9 0 8 328 11. Racing-Mét. 92. 35 18 7 1 10 321 12. Lyon OU....... 32 18 6 0 12 300 13. Mt-de-Marsan . 27 17 5 0 12 317 14. Pays d'Aix .... 27 17 5 0 12 264 15. Tyrosse ........ 23 18 4 1 13 305 16. Aurillac ......... 20 17 3 0 14 281 c. — 260 302 342 243 319 280 362 374 429 331 404 362 379 338 459 406 B. — 9 7 9 8 7 9 2 5 4 3 5 8 7 7 5 8 À l’occasion des 60 ans de L’Équipe, testez vos connaissances sur l’histoire du journal. Jouez et gagnez jusqu’au 28 février 2006 sur www.lequipe.fr PAGE 11 Bleu Rouge Noir Jaune 12 ESCRIME Bleu Rouge Noir Jaune COUPE DU MONDE – ÉPÉE FEMMES Flessel a trouvé un maître Pour remplacer Michel Sicard, nommé directeur technique national, la championne a choisi Hervé Faget comme maître d’armes. LES CHOSES SÉRIEUSES commencent aujourd’hui pour Laura Flessel. Après une mise en jambes voici quinze jours à Budapest, où elle s’est classée troisième, la double championne olympique se présente à Saint-Maur pour la première épreuve qualificative en vue des Championnats du monde (à Turin, du 29 septembre au 7 octobre). À tente-quatre ans, l’épéiste entame un nouveau challenge puisqu’elle a été obligée de se trouver un nouveau maître d’armes. Michel Sicard, à ses côtés depuis quatre ans, ayant été nommé directeur technique national, Laura s’est tournée vers Hervé Faget (40 ans), directeur de son club de Levallois et champion du monde par équipes en 1994. Tout s’est passé en parfaite collaboration avec l’entraîneur national, Jean-François Di Martino. « Il me donne carte blanche », explique Faget. Dans l’ensemble, c’est la continuité qui prédomine. Le passage de témoin s’est effectué natu- rellement. Hervé Faget et Laura Flessel avaient déjà commencé à travailler occasionnellement ensemble l’an passé. Gaucher, Faget remplaçait de temps en temps Sicard pour donner la leçon. Les deux hommes se connaissent bien. Le cadet se considère comme le disciple de Sicard, qu’il venait parfois suppléer à l’Insti- tut national du sport (INSEP) quand ce dernier était responsable de l’épée masculine. « J’ai été formé par lui », fait-il remarquer. « Facile à entraîner » Le maître ne tarit pas d’éloge sur sa nouvelle élève. « Laura est quelqu’un de facile à entraîner, dit-il. Elle est abordable. Quand il y a un pro- blème d’organisation, on se passe un coup de fil et, en cinq secondes, c’est réglé. C’est quelqu’un d’exceptionnel. Elle se prend en charge tout en gérant un emploi du temps serré, ce qui demande une sacrée organisation. Elle possède des qualités physiques hors du commun. C’est quelqu’un d’avenant qui ne rechigne jamais à l’effort et se remet en question tout le temps. Surtout, elle reste humble et très posée. » Flessel trouve en Faget le digne successeur, pour ne pas dire la copie conforme, de Sicard. « Ils ont la même approche de la compétition, la même logique, le même respect de l’espace vital de chacun, confie-telle. C’est quelqu’un de très psychologue qui s’enrichit de tout et s’adapte en permanence. Je me retrouve dans la logique de la préparation de l’entraînement. La seule différence, en fait, c’est que Michel Sicard n’a pas été compétiteur alors que Hervé l’a été. » Flessel vient de fêter ses trente-quatre ans. Combiné à l’expérience, l’âge n’est pas nécessairement un désavantage. Reste que c’est un facteur avec lequel Faget doit composer : « Elle a une telle débauche d’énergie que parfois il faut la ralentir. Il faut contrôler ses charges de travail, faire attention à ses temps de récupération, tout en sachant qu’il y a des paramètres extérieurs à gérer, famille, trajet, travail… Tout ça joue. Il faut surtout veiller à éviter les blessures. » C’est dans cet état d’esprit que, après discussion avec Di Martino et le docteur Dominique Poux, la championne a décidé de ne disputer à Saint-Maur que la compétition individuelle et de faire demain l’impasse sur le tournoi par équipes. « Laura avait été blessée en fin d’année (déchirure de l’aponévrose sur le quadriceps droit) et elle a ressenti une douleur en demi-finale à Budapest, indique Di Martino. On n’a pas envie de prendre de risque. » Cela n’empêchera pas cette battante de tout donner aujourd’hui dans l’épreuve individuelle. MARC VENTOUILLAC Un test d’importance Pour les épéistes françaises, l’étape de Coupe du monde de Saint-Maur constitue le premier grand rendezvous de la saison, la première compétition qualificative pour les Mondiaux, suivant un mode de sélection inchangé depuis l’an passé : seront retenues la première classée en fonction des quatre meilleurs résultats obtenus sur l’ensemble des cinq compétitions sélectives, plus trois autres à l’appréciation du comité de sélection. Cela laisse quelques portes entrouvertes, même si la hiérarchie semble solidement établie : derrière le quatuor des championnes du monde par équipes Flessel-KiralyNisima-Daninthe (cette dernière est diminuée par une douleur à un tendon d’Achille), toutes placées dans les douze premières mondiales, il faut glisser jusqu’au 48e rang pour trouver Audrey Descouts. C’est dire qu’il existe un fossé difficile à combler. Saint-Maur donnera-t-il à certaines l’occasion d’y parvenir ? Pas nécessairement évident eu égard à la qualité du plateau. De la championne du monde Dmowska à la championne olympique Nagy, la quasi-totalité des meilleures mondiales seront présentes aujourd’hui au centre sportif Pierre-Brossolette. Les places seront chères pour entrer dans le tableau de huit. – M. V. PROGRAMME AUJOURD’HUI. – À Saint-Maur (Val-de-Marne), centre sportif Pierre-Brossolette, tableau d’élimination directe à partir de 9 heures ; finale à 18 h 5. DEMAIN. – Épreuve par équipes à partir de 8 heures ; finale à 15 heures. Principales engagées : Nagy (HON), Duplitzer (ALL), Dmowska (POL), MacKay (CAN), Sivkova (RUS), Cascioli (ITA), Branza (ROU), Flessel, Kiraly, Nisima, Daninthe. Leblacher méritait ça Hingis à l’épreuve La Suissesse affrontait Maria Sharapova, qu’elle rêvait de rencontrer, la nuit dernière en demi-finale. UN GROS TOUR D’HORLOGE. Il n’en a pas fallu plus à Martina Hingis pour étriller la Russe Maria Kirilenko en quart de finale du tournoi de Tokyo (6-2, 6-1 en 66’). La Suissesse ne voulait manifestement pas rater l’occasion de retrouver en demi-finale Maria Sharapova (la rencontre avait lieu la nuit dernière), qui l’avait précédée sur le court et s’était montrée presque aussi expéditive face à Samantha Stosur (6-1, 6-4). C’est que, depuis son retour sur le circuit, Hingis a multiplié les déclarations où elle disait son rêve d’affronter la Russe raquette en main. Un défi lancé dès sa première conférence de presse, début décembre 2005, qu’elle justifiait ainsi : « D’abord, parce que je ne l’ai jamais rencontrée ; ensuite, parce qu’elle a gagné Wimbledon et atteint la place de numéro 1 mondiale. J’ai envie de voir de près ce qu’elle vaut. » Après son quart de finale, Hingis confia pourtant qu’elle avait déjà croisé la route de la jeune Sharapova, il y a quelques années. « Quand Maria avait une douzaine d’années, raconta la Suissesse, j’ai visité l’académie de Nick Bolletieri en Floride. J’avais rencontré cinq jeunes filles et Maria était l’une d’entre elles. J’avais fait quelques échanges avec elle et elle sortait déjà du lot. » Si l’orgueilleuse Suissesse a jeté son dévolu sur la séduisante Russe, c’est peut-être moins pour son palmarès, pourtant, que pour son jeu. Athlétique, Sharapova est un peu le parangon de la joueuse du début du XXIe siècle, avec son jeu fait de puissance et de Dotation : 1 340 000 $.Quarts de finale : Sharapova (RUS) b. Stosur (AUS), 6-1, 6-4 ; Hingis (SUI) b. Kirilenko (RUS), 6-2, 6-1 ; Dementieva (RUS) b. Vaidisova (RTC), 3-6, 6-1, 6-2 ; Myskina (RUS) b. Likhovtseva (RUS), 4-6, 6-2, 6-3. Mauresmo à la fête PARIS. – Amélie Mauresmo a levé son verre en compagnie d’Alexandre Sidorenko (à gauche), autre licencié du TC Paris. (Photo Pierre Lahalle) C’était la fête hier soir au Tennis Club de Paris. Son président, Jean-François Alcan, honorait deux membres qui venaient de se distinguer : Amélie Mauresmo et Alexandre Sidorenko. « Un club français, dont deux des membres remportent un titre du Grand Chelem à deux jours d’intervalle, ce n’est pas courant ! » se réjouissait le président alors que les deux lauréats, avant de trinquer au champagne, avaient été salués par une salve d’applaudissements. Dans l’assistance, on remarquait la présence d’Émilie Loit (qui avait perdu contre Mauresmo en Australie) et Jean-Christophe Faurel, qui avait franchi un tour dans le tableau final après avoir passé trois tours de qualifications. PETITS AS : PLUS DE FRANÇAIS EN LICE. – La dernière représentante française s’est inclinée hier en quart de finale des Petits As, le « Mondial des 12-14 ans », à Tarbes. Khristina Mladenovic, douze ans, fille de Dragan, le gardien international yougoslave de l’équipe de handball de Pontault-Combault, a perdu contre la Russe Anna-Arina Marenko, 6-2, 6-2. Cette dernière sera accompagnée dans le dernier carré par une compatriote (Buchina), une Ouzbèke (Khabibulina) et une Canadienne d’origine polonaise (Dabrowski). Chez les garçons, l’ex-bloc de l’Est semble moins influent puisqu’à l’exception du Russe Khacharyan, se retrouvent en demi-finale un Espagnol (Boluda), un Américain (Sarmiento) et, pour la première fois de l’histoire du tournoi, un Néo-Zélandais (Lavie). ESPOIR ET CHAMPAGNE POUR CLIJSTERS. – Battue par abandon sur blessure à la cheville en demi-finale de l’Open d’Australie par Amélie Mauresmo, Kim Clijsters était en principe out pour deux mois. Deux tendons étaient sévèrement touchés (déchirures) et c’est avec le moral à zéro que la nouvelle numéro 1 mondiale est rentrée chez elle en Belgique. Hier, cependant, Clijsters avait retrouvé le sourire : « J’ai revu le docteur, il m’a fait des ultrasons et, apparemment, la cicatrisation se fait beaucoup plus vitesse, ses frappes supersoniques des deux côtés, et sa régularité. La championne de Wimbledon 2004 fut, l’an passé, la seule à atteindre le dernier carré dans trois des quatre Tournois du Grand Chelem. En somme, en affrontant Sharapova, Hingis espérait s’étalonner. « Je n’ai rien à perdre. Pour ma stratégie, on verra ça demain, (la nuit dernière) ça sera une surprise ! », a-t-elle annoncé. La Russe, 4e joueuse mondiale, était elle aussi emballée à l’idée de se frotter à l’ex-retraitée : « J’ai hâte de jouer contre Martina, c’est une grande championne et ça devrait être un gros match », promettait-elle. – J. Ba. vite que prévu. La semaine prochaine, je devrais faire du vélo et je garde même un petit espoir de pouvoir participer au Tournoi d’Anvers (dans deux semaines). Bien sûr, je ne me déciderai à jouer que si je suis certaine à cent pour cent que mes tendons tiendront. Mais ce serait fantastique de retrouver le public d’Anvers, que j’adore. » De toute façon, qu’elle joue ou qu’elle ne joue pas à Anvers, Kim Clijsters a décidé d’offrir une bouteille de champagne à chaque spectateur. Comme le palais des sports peut contenir 10 000 personnes, il va falloir que la championne belge ouvre grand son porte-monnaie. En Belgique, une bouteille coûte environ 25 euros. Ce qui veut dire que Clijsters devra dépenser 250 000 euros ! Mais ses moyens le lui permettent. COUPE DAVIS : LA SUISSE SANS FEDERER. – Comme on s’y attendait, Roger Federer ne disputera pas le premier tour de Coupe Davis entre la Suisse et l’Australie, la semaine prochaine à Genève. Le numéro 1 mondial a annoncé hier qu’il « utiliserait ce break pour préparer particulièrement les Masters Series à venir et Roland-Garros ». L’équipe suisse sera composée de Wawrinka, Bastl, Lammer et Allegro. RÉSULTATS 2006 LUNDI 6 FÉVRIER à 12h30 JEUDI 9 FÉVRIER à 9h30 (rediffusion) ZAGREB (ATP, indoor, 302 000 , 30 janvier - 5 février). – Quarts de finale : Djokovic (SEM) b. Bozoljac (SEM), 6-2, 6-3 ; Henman (GBR) b. Seppi (ITA), 6-3, 6-4 ; Ljubicic (CRO) b. Youzhny (RUS), 6-3, 6-2 ; Koubek (AUT) b. Karlovic (CRO), 7-6 (7-4), 6-7 (6-8), 6-3. DELRAY BEACH (USA, ATP, dur, 380 000 $, 30 janvier - 5 février). – Deuxième tour : Haas (ALL) b. Pavel (ROU), 6-7 (1-7), 6-1, 7-5 ; Spadea (USA) b. Kendrick (USA), 6-4, 6-1. Quarts de finale : Spadea b. Lee H.-T. (CDS), 6-3, 6-3 ; Haas b. Muller (LUX), 6-3, 6-2. VIÑA DEL MAR (CHL, ATP, terre battue, 380 000 $, 30 janvier - 5 février). – Deuxième tour : Friedl (RTC) b. Aguilar (CHL), 7-6 (7-4), 6-3 ; Gonzalez (CHL) b. Del Potro (ARG), 6-3, 7-6 (7-4) ; Pashanski (SEM) b. Di Mauro (ITA), 6-7 (2-7), 7-6 (7-4), 6-0. Quarts de finale : Ramirez Hidalgo (ESP) b. Montañés (ESP), 6-2, 2-6, 6-2 ; Acasuso (ARG) b. Friedl, 3-6, 6-1, 7-5. ANDRÉZIEUX (ATP, Challenger, indoor, 85 000 , 30 janvier - 5 février). – Deuxième tour : Dupuis b. Ascione, 7-5, 6-3 ; Simon b. Haehnel, 6-1, 6-4 ; Elseneer (BEL) b. Lisnard, 6-3, 6-7 (1-7), 7-6 (8-6) ; Péquery b. Sitak (RUS), 7-6 (7-3), 6-4. PAGE 12 P-As-Eurosport-86x45 1 ÉTOILE DE BESSÈGES Le coureur de La Française des Jeux, un temps sans équipe cet hiver, s’est imposé de belle manière, hier. LES SALLES-DU-GARDON – (Gard) de notre envoyé spécial IL EN A EU LA LARME À L’ŒIL. Hier, Éric Leblacher a remporté la troisième étape de l’Étoile de Bessèges, tout seul, comme un grand. Il a fait la différence au terme d’une étape mouvementée, où les pièges étaient nombreux. La satisfaction était personnelle puisqu’elle ne mettait pas en péril le maillot de leader de Frederik Willems. Hier, le Normand s’est au fond offert un petit plaisir à la gloire de La Française des Jeux, l’équipe qui lui a fait confiance l’hiver dernier alors que le Crédit Agricole ne souhaitait pas renouveler un contrat arrivé à son terme. « Je n’ai aucun mépris contre le Crédit Agricole ou Roger Legeay, expliquait Leblacher. Il a réagi en patron d’équipe et je n’avais pas obtenu de résultats. Il était logique qu’il ait moins confiance en moi. » Leblacher est un gentil garçon, mais il ne méritait certainement pas qu’on l’abandonne après ses blessures (deux clavicules cassées). « J’aurais voulu un peu plus de patience. J’ai toujours eu un tempérament d’attaquant. Je savais que j’étais capable de faire quelque chose de bien. » Sur le dernier Tour d’Espagne, il est allé au charbon tous les jours, au point de presque devenir le héros français de la Vuelta, la première semaine. « Mais je me suis cassé la clavicule lors de la 12e étape et, à partir de là, tout a changé. J’avais déjà eu ce pépin lors de ParisCamembert, mais je ne pensais pas qu’on me condamnerait comme ça. » Leblacher est aussi un gars simple qui raconte sobrement comment Marc Madiot lui a tendu la main. « Un jour, il m’a appelé pour me demander ce que je devenais. J’ai dit que j’étais au chômage. C’était un vendredi, et il m’a dit de passer le lundi pour signer à La Française des Jeux. » Il n’oublie pas non plus les siens, à l’heure de la victoire, et notamment son épouse : « Elle a vécu aussi des moments difficiles. La motivation est un tout et je ne l’aurais jamais eusans elle et sans mon enfant. » Hier, elle lui a sûrement permis de forcer l’allure, alors qu’il appartenait à un groupe de tête où se trouvait Sylvain Chavanel, le seul à même de provoquer un bouleversement au classement général. « Je reprends et je me sens de mieux en mieux, expliquait ce dernier à l’arrivée. Bien sûr que j’aurais voulu faire la différenceaujourd’hui, mais je ne suis pas tout seul dans le peloton. » Le coureur de Cofidis ne gagnera sans doute pas l’Étoile de Bessèges, pas plus que Sébastien Joly, autre transfuge de La Française des Jeux, deuxième hier, qui a donné un peu plus d’ampleur à la victoire de Leblacher et salué la présence de Français méritants. « L’esprit de groupe fonctionne parfaitement, expliquait Joly. On prend ce qui est à prendre. » Et Frederik Willens, lui, a parfaitement conscience de ce qu’il devrait bientôt conquérir, rien de moins que le succès final. « On a géré, assurait hier le Belge de Chocolat Jacques. Rien n’est acquis, mais je sais que l’équipe fait son maximum pour aller jusqu’au bout. Les deux derniers jours vont être difficiles, mais je tiens, pour l’heure, la plus grosse victoire de ma carrière. » MANUEL MARTINEZ MOREAU A ABANDONNÉ. – Christophe Moreau n’a pas terminé la 3e étape de l’Étoile de Bessèges, hier. « Je suis motivé comme jamais, je voulais faire honneur à mon nouveau maillot, mais sans doute aurait-il fallu que je débute beaucoup plus tard dans la saison. Je ne suis pas à cent pour cent, même si je souhaitais l’être », a indiqué le coureur d’AG2R Prévoyance, qui espère être au départ de Paris-Nice le 5 mars. TOUR DU QATAR Boonen en impose En une semaine, le champion du monde a montré qu’il savait tenir son rang. DOHA – (QAT) de notre envoyée spéciale À PLUS D’UN KILOMÈTRE de l’arrivée, il était déjà calé dans la roue de Tom Boonen. Mais hier, comme les jours précédents, Erik Zabel n’a pas réussi à dépasser le pédalier du leader et vainqueur final du Tour du Qatar. Le champion du monde a donc remporté sa quatrième victoire d’étape sur cinq possibles, à l’endroit même où il avait gagné le GP de Doha une semaine auparavant. « Je ne pouvais pas imaginer une meilleure fin », se réjouissait-il à l’arrivée. Toute la semaine, le Belge et son équipe, Quick Step, ont exercé leur suprématie. « Nous avons eu le mérite d’essayer tous les jours, mais c’était impossible de le sortir de la moindre bordure », lâchait le Suisse de Phonak Aurélien Clerc, 3e. Dès sa première course de l’année, Boonen a pleinement assumé son statut. Au fil de la semaine, on le vit ainsi prendre sa part de relais, aller rechercher des échappés, mais également calmer le jeu lorsque la nervosité du peloton entraîna par exemple plusieurs chutes. « Il est respecté de tout le monde », relèvent d’ailleurs la plupart des coureurs. Au Qatar, il avait surtout à cœur de bien démarrer l’année. « Cet hiver, tout le monde me répétait que je ne serais pas prêt à cause des nombreuses sollicitations que j’ai dû honorer. J’ai prouvé que je suis là. On peut toujours dire que le Tour du Qatar n’est pas une course importante, mais si je ne l’avais pas gagné, tout le monde me l’aurait fait remarquer. » Sur le plan sportif, il a profité de la semaine pour tester son « train » et les automatismes avec ses nouveaux coéquipiers semblent acquis. « Tossatto est capable de tenir un kilomètre à 60 km/h et je pense que c’est le seul dans le peloton, précise Boonen, impressionné par l’ex-poisson-pilote de Petacchi. Quant à De Jongh, il arrive encore à accélérer dans les 200 derniers mètres. » Physiquement, le champion du monde est aussi apparu plus puissant. « Il a suivi le même entraînement qu’en 2005, mais il est plus fort, remarque Wilfried Peeters, le directeur sportif de Quick Step. Et lorsqu’on analyse les données du cardiofréquencemètre, on voit qu’il a encore de la réserve. » Ce que l’intéressé confirmait hier : « Je dois encore améliorer de 10 % de ma condition d’ici Milan - San Remo et de 20 % pour le Tour des Flandres. » D’ici là, il disputera la Ruta del Sol, le Het Volk, Kuurne-Bruxelle-Kuurne et ParisNice. Un beau programme. BARBARA RUMPUS RÉSULTATS ÉTOILE DE BESSÈGES (2.1, 1er-5 février). – 3e étape, Portes - Les Salles-du-Gardon : 1. Leblacher (Française des Jeux), les 134,2 km en 3 h 31’21’’ (moy. : 38,098 km/h) ; 2. Joly (Fdj), à 1’20’’ ; 3. Cummings (GBR, Landbouwkrediet), m.t. ; 4. Sy. Chavanel (Cofidis), à 1’22’’ ; 5. Scheirlinckx (BEL, Jartazi) ;… 7. Le Lay (Bretagne-Jean Floc’h), à 1’28’’ ; 10. Charteau (Crédit Agricole), à 2’4’’ ; 25. Willems (BEL, Chocolat Jacques), à 4’37’’. – 136 classés. Principal abandon : Moreau (AG2R-Prévoyance). Classement général : 1. Willems (BEL, Chocolat Jacques), en 10 h 47’23’’ ; 2. Van Hecke (BEL, Davitamon-Lotto), à 26’’ ; 3. Voeckler (Bouygues Telecom), m.t. ; 4. Blaudzun (DAN, CSC), à 32’’ ; 5. Turpin (AG2R-Prévoyance), à 36’’ ;… 8. Calzati (A2R), à 1’55’’ ; 9. Médérel (Auber 93), à 2’30’’ ; 10. Patour (Crédit Agricole) ; 13. Leblacher (Française des Jeux), à 5’25’’. AUJOURD’HUI. – 4e étape : Les Fumades-Allègre-Les Fumades (151 km). TOUR DU QATAR (2.1, 30 janvier-3 février). – 5e et dernière étape, Al Thakhira-Doha : 1. Boonen (BEL, Quick Step-Innergetic), les 151,5 km en 3 h 36’48’’ (moy. : 41,928 km/h) ; 2. Zabel (ALL, Milram) ; 3. Guidi (ITA, Phonak) ; 4. Eisel (AUT, Française des Jeux) ; 5. Hunter (AFS, Pho) ;… 16. Jégou (Fdj), t.m.t. Classement final : 1. Boonen (BEL, Quick Step-Innergetic), en 17 h 2’20’’ ; 2. Zabel (ALL, Milram), à 11’’ ; 3. Clerc (SUI, Phonak), à 30’’ ; 4. Hunter (AFS, Pho), à 40’’ ; 5. Guidi (ITA, Pho), m.t. ; 6. Breschel (DAN, CSC), à 41’’ ; 7. De Jongh (HOL, Qsi), m.t. ; 8. Jalabert (Pho), à 43’’ ; 9. Ingels (BEL, Davitamon-Lotto), à 44’’ ; 10. Vierhouten (HOL, Skil-Shimano), m.t. TOUR DE LANGKAWI (2.HC [MYS], 3-12 février). – 1re étape, Kuala Lumpur-Rawang : 1. Richeze (ARG, Panaria), les 81,1 km en 1 h 43’53’’ (46,780 km/h) ; 2. Pütsep (EST, AG2R-Prévoyance) ; 3. Miyazawa (JAP, Équipe nationale) ;… 13. Lefèvre (Bouygues Telecom), t.m.t. Classement général : 1. Richeze (ARG, Panaria), en 1 h 43’43’’ ; 2. Pütsep (EST, AG2R-Prévoyance), m.t. ; 3. Radochla (ALL, Wiesenhof), à 4’’ ;… 6. Poilvet (Crédit Agricole), à 9’’. RENTRÉE DE PETACCHI. – Alessandro Petacchi défend aujourd’hui son titre au Grand Prix de la Côte Étrusque, sa première apparition sous ses nouvelles couleurs de Milram. Le sprinteur italien trouvera face à lui quelques bons spécialistes comme Luciano Pagliarini (Saunier Duval) ou Danilo Napolitano (Lampre). LA TABLE RONDE REPOUSSÉE. – La réunion prévue, à la demande des sponsors d’équipes, le lundi 6 février à Genève pour tenter de régler le conflit UCI-Grands Tours sur le Pro-Tour (voir L’Équipe du 26 janvier), est reportée. Cette réunion devait permettre de remettre en présence les deux parties en conflit depuis plus de dix-huit mois sur la réforme du cyclisme professionnel, chacun devant alors exprimer publiquement ses positions. Quelques divergences de vues existent néanmoins encore sur le déroulé de la journée, d’où le report. – F. G. SAMEDI 4 FÉVRIER 2006 1/02/06 8:56:40 Bleu Rouge Noir Jaune Rouge CYCLISME TOKYO (WTA Tour, indoor) Bleu TENNIS (Photo Jérôme Prévost) Jaune Rouge Jaune Dans un sport où la relation entraîneur-entraîné est essentielle, Laura Flessel et Hervé Faget ont réussi à trouver rapidement une entente. AUJOURD’HUI. – Au Palais des sports d’Orléans, tableau d’élimination directe à partir de 11 heures ; demi-finales et finale à 20 heures. Principalesengagées: Zagunis,Jacobson (USA), Socha (POL), Velikaia (RUS), Touya, Perrus, Berengier. Noir Bleu Noir SABRE FEMMES : TOUYA D’ATTAQUE. – Pour sa première compétition (non sélective pour les Championnats du monde), la championne du monde de sabre Anne-Lise Touya retrouvera aujourd’hui à Orléans, entre autres, la Russe Sophia Velikaia, qu’elle avait battue 15-13 en finale des derniers Mondiaux. 13 Bleu Rouge Noir Jaune SKI ALPIN COUPE DU MONDE - DESCENTE HOMMES Les promesses d’un grand jour Un an après sa blessure, Antoine Dénériaz retrouve la « Verte ». Bien décidé à claquer un gros coup avant les Jeux. CHAMONIX – de notre envoyé spécial IL A CHOISI l’humour pour attaquer ce séjour à part. Une élégante manière de renouer le fil d’une histoire trop brutalement interrompue. Le signe que s’il n’a évidemment rien oublié, il a depuis longtemps tout pardonné. C’était mardi en fin d’après-midi au bar de l’hôtel du Bois, le refuge des Français quand ils viennent s’attaquer au Kandahar chamoniard. « La dernière fois que j’étais là, ça allait beaucoup moins bien », se marra Antoine Dénériaz, en arrivant. Effectivement, ça allait beaucoup moins bien, comme il dit. Il remontait de l’hôpital de Sallanches, ligament croisé antérieur du genou gauche en vrac, la faute à un sacré vol non contrôlé et terminé dans les filets quelques heures plus tôt au terrible Goulet de la « Verte » lors d’un entraînement de descente. Saison terminée avec pour unique horizon la longue pénitence de la convalescence. « Ce n’est qu’un genou ! Et maintenant, au moins, on ne pourra plus dire que je ne suis pas un vrai descendeur », glissait « Tonio » en ce maudit 7 janvier 2005. Un an et quelques semaines plus tard le revoilà à Chamonix. Debout. De longs mois de rééducation puis de reconstruction plus tard le revoilà face à la « Verte ». Prêt. Prêt à croquer dans un défi qu’il prend pour un cadeau : la descente du Kandahar avant de partir aux Jeux Olympiques, Cham’ avant Sestrières. Et c’est donc d’abord l’occasion de mesurer tout le chemin parcouru depuis la dernière fois. « Sur le télésiège, en montant pour le premier entraînement, je me suis revu il y a un an. Depuis, il y a eu des moments longs et durs, des hauts et des bas, ça ne s’est pas toujours passé comme je voulais, avoue-t-il à propos de quelques courses mal négociées, dont les descentes de Wengen et Garmisch récemment. Mais globalement, je n’ai pas vu le temps passer. » et Maier pour les Autrichiens, Büchel pour le Liechtenstein, Aamodt pour la Norvège mais aussi Miller, puisqu’il ne faut jamais l’oublier, pour l’Amérique forment une belle internationale de prétendants pour le Kandahar 2006. Mais ce n’est pas assez pour effrayer Dénériaz, pour tempérer son ambition. « Je viens de passer trois semaines sur des pistes qui ne me conviennent pas forcément, là ça me paraît plus facile, affirme le placide du Grand Massif. La perspective des Jeux est une motivation supplémentaire. Je suis déterminé. Monter sur un podium, gagner, je suis là pour ça. Je prends le départ pour être devant. » Jamais fanfaron, « Tonio » n’hésite pourtant pas à sortir les mots des grands jours. Hier, pour ne pas couper le fil de son histoire d’amour, le Haut-Savoyard s’est offert un tour supplémentaire dans la pente en prenant le départ de la descente (raccourcie) du super-combiné dont il a terminé septième après avoir tenté, sans succès, quelques trajectoires qu’il ne reproduira pas tout à l’heure. D’ailleurs, dans l’aire d’arrivée, il se démasque : « Demain, ça peut être un très grand jour. » « Demain », c’est aujourd’hui. Et puisqu’il dit que c’est pour lui… BENOÎT LALLEMENT AUJOURD’HUI. – Descente à 11 heures. Piste : La Verte. Départ : 1 870 m. Arrivée : 1 000 m. Dénivelée : 870 m. Longueur : 3 380 m. Trois derniers vainqueurs : Grugger (AUT), 2004-2005 ; Eberharter (AUT), 2003-2004 ; Maier (AUT), 1999-2000. Favoris : Walchhofer (AUT, dossard 30) ; Büchel (LIE, 20) ; Dénériaz (27) ; Maier (AUT, 22) ; Aamodt (NOR, 14). Principaux dossards : Ghedina (ITA, 2) ; Kjus (NOR, 7) ; Miller (USA, 9) ; Kernen (SUI, 10) ; Défago (SUI, 11) ; Bertrand (12) ; Raich (AUT, 13) ; F. Strobl (AUT, 18) ; Dalcin (21) ; Macartney(USA, 23) ; Svindal (NOR, 24) ; Fill (ITA, 25) ; Hoffmann (SUI, 26) ; Kröll (AUT, 28) ; Gruber (AUT, 29) ; Rahlves (USA, 31) ; Cuche (SUI, 32) ; Schifferer (AUT, 34) ; Fournier (42) ; N. Burtin (47) ; Bottollier (49). CHAMONIX. – Deuxième mercredi (notre photo), quatrième jeudi, Antoine Dénériaz s’est régalé lors des tests chronométrés sur la « Verte ». (Photo Marc Francotte) SUPER-COMBINÉ HOMMES Raich engrange Vainqueur devant Schönfelder et Miller, l’Autrichien possède une belle marge au général. GÉANT FEMMES Rienda sur orbite CHAMONIX – de notre envoyé spécial En remportant son second géant de la saison, l’Espagnole prend rendez-vous pour les Jeux. Mais Paerson (2e) est là. ELLE A PERDU une partie de son nom, mais pas son joli sourire : « C’est la Fédération espagnole qui nous a demandé de raccourcir nos noms, pour une meilleure lisibilité dans les médias et sur les listes de départ ! Mais je m’appelle toujours Maria José Rienda Contreras ! » Un sourire retrouvé, hier après-midi à Ofterschwang (Allemagne), au bout d’une course parfaite venant effacer sa déception de Cortina (Italie), la semaine dernière : « J’étais en tête PROGRAMME après la première manche, et je ne sais pas ce qui s’est passé, la pression, les pièges de la pente et du tracé… » C’était donc une Rienda contrariée et revancharde qui, hier, s’est élancée, avec encore le meilleur temps, dans le portillon du second tracé. « À croire que j’aime les pistes faciles ! », plaisantait l’Andalouse, pour la quatrième fois victorieuse en deux saisons sur des parcours plutôt cléments à Are (Suède), Lenzerheide (Suisse), Aspen (États-Unis) et donc, RÉSULTATS COUPE DU MONDE FEMMES (Ofterschwang [AUT], 3 février). – Températures : 3o C au départ ; – 2o C à l’arrivée. Temps ensoleillé. Neige dure. Géant : 1. Rienda-Contreras (ESP), 2’19’’52 ; 2. Paerson (SUE), 2’20’’16 ; 3. Zettel (AUT), 2’20’’36 ; 4. Hosp (AUT), 2’20’’68 ; 5. Ottosson (SUE), 2’20’’89 ; 6. N. Fanchini (ITA), 2’20’’93 ; 7. Mazé (SLV), 2’20’’99 ; 8. Forsyth (CAN), 2’21’’14 ; 9. Kirchgasser (AUT), 2’21’’18 ; 10. Mancuso (USA), 2’21’’30 ; 11. Simard (CAN), 2’21’’34 ; 12. Fischbacher (AUT), 2’21’’52 ; 13. Marl. Schild (AUT), 2’21’’72 ; 14. Kostelic (CRO), 2’21’’75 ; 15. Poutiainen (FIN) et Putzer (ITA), 2’21’’87 ; 17. Dorfmeister (AUT), 2’22’’37 ; 18. Lustenberger (CAN), 2’22’’49 ; 19. Pietilae-Holmner (SUE), 2’22’’56 ; 20. Lindell-Vikarby (SUE), 2’22’’58 ; 21. Ertl (ALL), 2’22’’59 ; 22. Meissnitzer (AUT), 2’22’’98 ; 23. Hölzl (ALL), 2’22’’99 ; 24. Zahrobska (RTC), 2’23’’01 ; 25. Koznick (USA), 2’23’’11 ; 26. Fernsebner (ALL), 2’23’’17 ; 27. Acton (CAN) et Jelusic (CRO), 2’23’’24 ; 29. A. Gerg (ALL), 2’23’’67 ; 30. Schleper (USA) 2’33’’34.- Trente classées. Abandons : Costazza (ITA), Gianesini (ITA), Görgl (AUT), Hargin (SUE), Kurfuerstova (RTC), Lolovic (YOU) 1re manche ; Disqualifiées : Bertrand, 1re manche. Non partantes : Alfieri (ITA), Blieninger (ALL), Kobal (SLV) 1re manche. 1re manche : 1. Rienda-Contreras, 1’10’’33 ; 2. Paerson, 1’10’’74 ; 3. Ottosson, 1’10’’93 ; 4. Hosp, 1’10’’98 ; 5. Zettel, 1’11’’02 ; 6. Mazé, 1’11’’17 ; 7. Forsyth, 1’11’’27 ; 8. Mancuso, 1’11’’41 ; 9. N. Fanchini, 1’11’’44 ; 10. Simard, 1’11’’47 ; … 13. Kostelic, 1’11’’56 ; 14. Fischbacher, 1’11’’68 ; … 16. Dorfmeister, 1’11’’73 ; 17. Meissnitzer, 1’11’’98 ; … 22. Ertl, 1’12’’64 ; … 34. Barioz, 1’13’’32 ; … 36. Jacquemod, 1’13’’51 ; … 38. Santon, 1’13’’77 ; … 2e manche : 1. Rienda-Contreras, 1’09’’19 ; 2. Zettel, 1’09’’34 ; 3. Paerson, 1’09’’42 ; 4. N. Fanchini, 1’09’’49 ; 5. Kirchgasser, 1’09’’64 ; 6. Lindell-Vikarby, 1’09’’68 ; 7. Hosp, 1’’09’’70 ; 8. Lustenberger, 1’09’’75 ; 9. Mazé, 1’09’’82 ; 10. Fischbacher, 1’09’’84 ; … 14. Mancuso, 1’09’’89 ; 15. Ertl, 1’09’’95 ; 16. Ottosson, 1’09’’96 ; … 21. Kostelic, et Koznick, 1’10’’19 ; … 28. Dorfmeister, 1’10’’64 ; 29. Meissnitzer, 1’11’’00 ; … désormais, Ofterschwang… « J’ai eu un peu de mal à me mettre dans le rythme, et puis mon ski agressif a repris le dessus… » Anja Paerson, sa dauphine, tenue à distance sur les deux chronos, était fataliste : « J’ai battu Maria seulement dans le portillon de départ ! Ensuite, il n’y avait plus rien à faire contre elle, elle skiait dans une autre catégorie aujourd’hui (hier). Elle devient clairement la favorite du géant des Jeux. Mais ce n’est pas pour me déplaire, elle va attirer les projecteurs et on se prépare mieux dans l’ombre… » Le rôle semble taillé sur mesure pour la brune Grenadine, qui ne le refuse pas, bien au contraire : « Ça ne me dérange pas qu’on m’attende, j’ai les moyens d’assumer. Il faudra quand même que ma forme reste à ce niveau encore jusqu’au 24 février, et c’est sans doute le facteur le plus aléatoire. » Avec un entraîneur italien, Mauro Pini, dans son camp de base italien, Cervinia, Rienda Contreras ne sera en tout cas ni dépaysée ni sans atouts et soutien à Sestrières. Jacquemod dans le doute Avec Anja Paerson, qui espère « des portes moins directes pour le second géant (aujourd’hui) », Janica Kostelic (14e avec un gros déchet technique) voudra ce matin retrouver les sensations qui semblent parfois lui échapper, sans doute fâchée, malgré sa confortable avance au général, de ne pouvoir maintenir ses résultats au so m m e t c e s d eu x der n ièr e s semaines. Des sensations qui ont encore été loin des vœux d’Ingrid Jacquemod, non qualifiée et dans le doute, contrainte à se rassurer tout à l’heure au risque de partir dans le brouillard vers les Jeux. Seule lueur bleue, les sept centièmes PROGRAMME AUJOURD’HUI. – Géant FEMMES à Ofterschwang (ALL) à 9 h 45 (1re manche) et 12 h 45 (2e manche). Piste : Ofterschwanger Horn. Départ : 1 300 m. Arrivée : 920 m. Dénivelée : 380 m. Dernier vainqueur : Rienda Contreras (ESP), 2005-2006. Favorites : Kostelic (dossard3,CRO) ;Paerson (5,SUE) ; RiendaContreras (1, ESP) ;Hosp (2, AUT) ; Zettel (4, AUT). Principales engagées : Mazé (6, SLV) ; Poutiainen (7, FIN) ; Forsyth (8, CAN) ; Dorfmeister (9, AUT) ; Mancuso (10, USA) ; Görgl (11, AUT) ; Simard (12, CAN) ; Ertl (14, ALL) ; Marl. Schild (15, AUT) ; Koznick (17, USA) ; Meissnitzer (18, AUT) ; Karbon (20, ITA) ; Putzer (21, ITA) ; Jacquemod (22) ; N. Fanchini (25, ITA) ; Bertrand (37) ; Santon (54) ; Barioz (62). Forfait : Götschl (AUT), genou. DEMAIN. – Slalom FEMMES à 9 h 45 (1re manche) et 12 h 45 (2e manche). SAMEDI 4 FÉVRIER 2006 seulement qui auront séparé la junior Taina Barioz, meilleure Française à dix-sept ans, de la qualification. Sa place au-delà des cent premières mondiales de la spécialité la contraindra réglementairement à laisser aujourd’hui sa place à encore plus jeune qu’elle : Tessa Worley, seize ans, portera les espoirs qu’il faut bien désormais placer dans la pr o m et t eu s e to u te n o uv el l e génération. TRANSCENDÉ PAR ce parfum de Jeux qui se fait de plus en plus sensible et qui toujours le réveille, Kjetil-André Aamodt, l’homme des grands rendez-vous, a tout tenté. Épanoui depuis la naissance de sa fille, il y a trois semaines, le Norvégien éternel s’est balancé comme un jeune premier dans les piquets. Vainqueur de la descente (raccourcie), il y a mis tout son cœur. Ça n’a pas suffi. Mais même s’il ne termine finalement que huitième du super-combiné, Aamodt, déjà troisième du super-G de Garmisch le week-end passé, a lancé un message clair. Il faudra compter sur lui. Ce matin pour la descente de Cham’. Dans les jours suivants aux Jeux, surtout. Détendu après quelques jours de golf à Dubaï, « il a l’air en forme après ses vacances », se moquera même Benjamin Raich, Bode Miller a bien essayé de jouer. Mais pas encore assez dans le rythme en descente (15e), étrangement prudent en slalom (10e), l’Américain n’a rien pu faire. Et après son impasse dans le désert, il doit se contenter de la troisième place, juste derrière le slalomeur autrichien Rainer Schönfelder, qui a probablement gagné sa place pour le combiné olympique. Oui, tous jusqu’à Michael Walchhofer (4e) ou Pierrick Bourgeat (7e après un mauvais choix de ski en slalom) se sont balancés. Mais « Benni » était trop fort. Raich est souvent, presque toujours même, trop fort dès que vient le combiné. Champion du monde en titre, déjà vainqueur de ceux de Wengen et Kitzbühel, il a ainsi ajouté hier celui de Chamonix à sa collection. Comme une évidence tant il paraît le plus sûr des polyvalents. Dix-septième de la descente, c’est dans la manche de slalom, ouverte avec brio par Jean-Pierre Vidal et PATRICK LAFAYETTE Coupe du monde Femmes 2005-2006 - GGéénéral - (après 25 / 36) 1 282 1. 1 044 2. Dorfmeister (AUT) 1 021 3. Paerson (SUE) 699 4. Meissnitzer (AUT) 683 5. Kildow (USA) 671 6. Hosp (AUT) 649 7. Marl. Schild (AUT) 570 8. Zettel (AUT) 555 9. Mancuso (USA) 451 10. Mazé (SLV) … 24. Jacquemod, 232 ; 29. Montillet, . Aujourd’hui ’h : géant, géa é à Ofterschwang (ALL). - G é ant - (après 6 / 9) 1. PAERSON (SUE), 405 ; 2. Kostelic (CRO), 324 ; 3. Rienda (ESP), 305 ; 4. Zettel (AUT), 300 ; 5. Hosp (AUT), 285 ; … 20. Jacquemod, 70. RÉSULTATS COUPE DU MONDE HOMMES (Chamonix, 3 février). – Températures : 2 oC au départ ; - 4 oC à l’arrivée. Temps ensoleillé. Neige dure. Super-combiné : 1. Raich (AUT), 2’36’’48 ; 2. Schönfelder (AUT), 2’37’’31 ; 3. Miller (USA), 2’37’’47 ; 4. Défago (SUI) et Walchhofer (AUT), 2’37’’60 ; 6. Sporn (SLV), 2’37’’64 ; 7. Bourgeat, 2’37’’78 ; 8. Aamodt (NOR), 2’37’’82 ; 9. Zurbriggen (SUI), 2’37’’98 ; 10. Ligety (USA), 2’38’’11 ; 11. Jerman (SLV), 2’38’’41 ; 12. Larsson (SUE), 2’38’’52 ; 13. Kjus (NOR), 2’38’’61 ; 14. Brauer (AUS), 2’38’’78 ; 15. Kucera (CAN), 2’38’’82 ; 16. Svindal (NOR), 2’38’’83 ; 17. Olsson (SUE), 2’38’’92 ; 18. Heel (ITA), 2’39’’08 ; 19. Bank (RTC), 2’39’’67 ; 20. Staudacher (ITA), 2’39’’88 ; 21. Osborne-Paradis (CAN), 2’39’’98 ; 22. Kostelic (CRO) et Myhre (NOR), 2’39’’99 ; 24. Solbakken (NOR), 2’40’’35 ; 25. Semple (CAN), 2’40’’48 ; 26. Jansrud (NOR), 2’40’’50 ; 27. Paquin, 2’40’’54 ; 28. Bottollier-Lasquin, 2’40’’78 ; 29. Perko (SLV), 2’41’’06 ; 30. D. Albrecht (SUI), 2’41’’25 ; … 34. Fournier-Bidoz, 2’43’’03. – Trente neuf classés. Principaux abandons : Bourque (CAN), J. Strobl (SLV), Berthod (SUI), Brolenius (SUE), Grange. Disqualifiés : Fill (ITA). Non partants : Sullivan (USA), Cuche (SUI), Gruber (AUT), Dénériaz, Hoffmann (SUI), Kernen (SUI), Maier (AUT), Rahlves (USA). Descente : 1. Aamodt, 1’41’’72 ; 2. Kernen, 1’41’’81 ; 3. Maier, 1’41’’88 ; 4. Jaerbyn, 1’41’’89 ; 5. Kjus, 1’42’’02 ; 6. McCartney, 1’42’’10 ; 7. Dénériaz, 1’42’’26 ; 8. Nyman, 1’42’’38 ; 9. Fill, 1’42’’41 ; 10. Rahlves, 1’42’’45 ; … 12. J. Strobl, 1’42’’50 ; 13. Walchhofer, 1’42’’64 ; … 15. Miller, 1’42’’78 ; … 17. Raich, 1’42’’84 ; … 20. Gruber, 1’42’’91 ; … 22. Défago et Schönfelder, 1’43’’02 ; … 25. Osborne-Paradis, 1’43’’13 ; … 34. Bottollier-Lasquin, 1’43’’64 ; 35. Fournier-Bidoz, 1’43’’74 ; … 40. Bourgeat, 1’44’’03 ; … 43. Paquin, 1’44’’39 ; 44. Ligety, 1’44’’51 ; … 59. Grange, 1’46’’82. Slalom : 1. Ligety, 53’’60 ; 2. Raich, 53’’64 ; 3. Sporn, 53’’68 ; 4. Bourgeat, 53’’75 ; 5. Larsson, 53’’76 ; 6. Schönfelder, 54’’29 ; 7. Zurbriggen, 54’’39 ; 8. Kostelic, 54’’54 ; 9. Défago, 54’’58 ; 10. Miller, 54’’69 ; … 13. Kucera, et Walchhofer, 54’’96 ; … 23. Aamodt, 56’’10 ; 24. Paquin, 56’’15 ; … 26. Kjus, 56’’59 ; 27. Osborne-Paradis, et Staudacher, 56’’85 ; 29. Bottollier-Lasquin, 57’’14 ; … 34. Fournier-Bidoz, 59’’29 ; 37. Jaerbyn, 1’00’’58. Stéphane Tissot (meilleurs temps officieux), que le Tyrolien s’est envolé. Pour ramasser cent point supplémentaires et épaissir davantage encore sa confortable avance au classement général. Le voilà avec 245 points d’avance sur Walchhofer et 317 de marge sur Miller. « Ça s’engage plutôt bien », dit-il à propos de la course au gros globe. Sans oublier, évidemment, son autre gros objectif de l’hiver : les Jeux. « Avec cette victoire, ça va être plus facile d’aller à Sestrières », assure-t-il. Tout sourit à « Benni »… – B. L. Coupe du monde 2005-2006 Hommes - GGéénéral - (après 29 / 38) 1. 1 065 820 2. Walchhofer (AUT) 748 3. Miller (USA) 735 4. Maier (AUT) 727 5. Rahlves (USA) 638 6. Svindal (NOR) 635 7. Aamodt (NOR) 566 8. Palander (FIN) 549 9. F. Strobl (AUT) 536 10. Rocca (ITA) … 26. Vidal, 258 ; 31. S. Tissot, 205 ; 38. Dénériaz, 168 ; 47. Bourgeat, 133. Prochaine ép épreuve : descente, ’h à Chamonix. aujourd’hui, - Super-combiné Super p combiné - (après 4 / 4) 1. RAICH (AUT), 345 ; 2. Walchhofer (AUT) et Miller (USA), 200 ; 4. Schönfelder (AUT), 182 ; 5. Aamodt (NOR), 162 ; … 11. Bourgeat, 68 ; 22. Grange, 33. - Descente - (après 8 / 10) 1. WALCHHOFER (AUT), 498 ; 2. F. Strobl (AUT), 441 ; 3. Rahlves (USA), 408 ; 4. Büchel (LIE), 400 ; 5. Maier (AUT), 287 ; … 16. Dénériaz, 124 ; 19. Bertrand, 98 ; 26. Dalcin, 60. Dernière descente : mercredi 15 mars, à Aare (SUE). PAGE 13 Bleu Rouge Noir Jaune Rouge au Goulet, raconte-t-il humblement. Je suis vite allé voir en bas comment c’était. Lors du premier entraînement (mercredi), j’ai assuré le coup. Mais il a été un peu raboté et ça passe bien. » Deuxième mercredi, quatrième en freinant jeudi, le Français s’est régalé lors des deux tests chronométrés. À l’aise comme jamais depuis son retour de blessure. Bien sûr, Antoine Dénériaz, bien escorté par Yannick Bertrand et Pierre-Emmanuel Dalcin, deux Bleus aussi très ambitieux, n’est pas le seul à loucher sur la der de l’hiver avant la finale, avant les Jeux le 12 février surtout. Walchhofer, Strobl Bleu le soleil. Sur un terrain taillé ou presque pour lui. Avec quelques passages techniques, de beaux sauts, de la glisse, beaucoup de glisse, sur une neige compacte bien moins bleue que celle des dernières descentes visitées et donc plus à son goût. À l’écouter, il n’y a d’ailleurs aucune raison que ça ne sourie pas. Pas même cette appréhension légitime de retrouver « son » fameux Goulet, ce saut sans fin où, après trente-cinq secondes en pleine lumière, ils plongent dans l’obscurité et qui donne beaucoup de son caractère à la « Verte ». « Le premier jour, lors de la reconnaissance, je ne faisais pas le malin en arrivant Jaune Rouge Jaune Mieux, le grand de Morillon certifie être sorti grandi de cette drôle de randonnée. « D’abord, annoncet-il, je me connais encore mieux, je suis plus calme, plus serein. Plus détaché aussi par rapport à certaines choses, je me focalise moins sur ce que pensent ou disent les gens. Surtout, il y a des choses que je fais mieux qu’avant, je suis techniquement plus régulier, j’ai appris à skier plus juste. » Ça ne se voit pas forcément sur ses résultats en descente où il n’a pas (encore) réussi à accrocher mieux qu’une septième place mais c’est flagrant en superG, où il cumule les bonnes performances. Reste à claquer La course, à se donner pleinement. Pour retrouver l’air frais des sommets. Ça le démange. Et, à l’écouter, ça ne fait aucun doute : « J’ai tout ce qu’il faut pour faire ! » Oui mais quand, Antoine ? Oui mais où ? Il sourit : « Pourquoi pas là… » Vrai. Pourquoi pas ici, à Chamonix. Puisque c’est un peu sa course. À une demi-heure de la maison. Sous Noir Bleu Noir « Un podium, gagner, je suis là pour ça » 14 BIATHLON Poirée à l’entraînement ARRIVÉ JEUDI SOIR à San Sicario, en Italie, le Français s’est entraîné hier pour la première fois sur le site olympique, où la première épreuve, le 20 km masculin, est programmée au samedi 11 février. C’est le premier biathlète de l’équipe de France arrivé en Italie, puisque les autres membres sont actuellement en stage à Bessans, en Savoie. Raphaël Poirée, médaillé d’argent des JO 2002 en poursuite, arrivait de Montgenèvre, où il avait effectué un premier stage avec sa femme, la biathlète norvégienne Liv-Grete, et son entraîneur personnel en tir, Jean-Pierre Amat. QUATRIÈME MÉDAILLE POUR MARION BLONDEAU. – Les Françaises ont terminé deuxièmes du relais 3 × 6 km aux Championnats du monde juniors de Presque Isle (Michigan),aux États-Unis. Avec un temps de 1 h 02’09’’, elles ne sont devancées que par les Allemandes. Les Russes complètent le podium. Il s’agit de la quatrième médaille en quatre courses pour Marion Blondeau, le grand espoir du biathlon tricolore. La championne du monde du 12,5 km était entourée de Pauline Macabiès, dauphine de Blondeau sur le 12,5 km, et Marie Dorin. SNOWBOARD DE LE RUE PATIENTE. – « Il y a de l’espoir. Hier, je l’avais perdu ; aujourd’hui, il est revenu. » Pour Xavier De Le Rue (qui souffre d’un trait de fracture sur la cheville gauche) comme pour tous les athlètes blessés, le moral joue au yo-yo au gré des sensations, de l’humeur et des commentaires du médecin. « Je m’étais mis en tête que j’allais pouvoir poser le pied par terre et marcher dès hier, après avoir enlevé mon plâtre. Évidemment, ça ne s’est pas passé ainsi. Mon ostéo m’a recadré, il m’a répété que ma cheville ne pouvait pas être consolidée si vite. Il m’a montré les signes tangibles de progression et… le moral est revenu. » Maintenant, il n’a plus qu’à attendre : « En occupant mes journées à mettre de la glace et de l’argile sur ma blessure, à faire des abdos, du Compex et à profiter de ma fille. Dans une semaine, je serai fixé. Si tout se déroule comme prévu, j’arriverai à Bardonecchia le 13 février. J’irai rider et je verrai tout de suite si je peux disputer le boarder olympique du 16 février. » Pour l’heure, rien ne permet d’en douter. – J. I. JUDO DERNIERS BILLETS POUR LE TOURNOI DE PARIS. – À une semaine du très relevé tournoi de Paris (11-12 février, à Bercy), rendez-vous incontournable en vue de la sélection pour les prochains Championnats d’Europe (au mois de mai, en Finlande), les tournois hommes de Tbilissi (Géorgie) et femmes de Sofia (Bulgarie) délivreront, ce weekend,les derniers billets pour le TIVP. Du côté des garçons,ils seront attribués, en – 60 kg, à Dimitri Dragin ou à Sébastien Berthelot, et, en – 100 kg, à Christophe Lagarde ou à Cyrille Maret. Du côté des femmes, l’ultime sésame sera offert, en fonction de leur résultat respectif, à Christelle Faure ou à Virginie Taurines (– 63 kg). Français engagés. Tournoi hommes de Tbilissi. – 60 kg : Dragin, Berthelot ; – 73 kg : Étienne, Bonhomme ; – 81 kg : Gobert, Schmitt ; – 100 kg : Lagarde, Maret ; + 100 kg : Bruziaux, Ciaravino. Tournoi femmes de Sofia. – 48 kg : Morisson ; – 57 kg : Chevreuil, F. Euranie ; – 63 kg : Faure, Taurines ; – 70 kg : Chollet, Oukoloff ; – 7 8 kg : Lancel ; + 78 kg : Deroose. FOURNIER À LA FÉDÉ DE FOOT US. – Ex-responsable de l’équipe de France masculine de judo, débarqué en septembre au lendemain des Championnats du monde, François Fournier a été nommé, officiellement depuis le 1er février, conseiller technique national (CTN) à la Fédération française de football américain. Il sera notamment en charge du secteur de la formation. TENNIS DE TABLE TOP 12 EUROPE. – Vainqueur la semaine dernière de l’Open Pro Tour de Croatie, le Bélarusse Vladimir Samsonov (no 3 mondial) sera le favori du Top 12 européen, qui se dispute aujourd’hui et demain à Copenhague. Comme d’habitude, l’Allemand Timo Boll, no 2 mondial, victorieux en 2002 et 2003, sera le principal rival du Bélarusse, vainqueur en 1998, 1999 et 2001. À un degré moindre, le Belge Jean-Michel Saive (no 9) rêve sans doute également de succéder au Russe Smirnov, victorieux l’an dernier à Rennes, et d’inscrire pour la deuxième fois son nom au palmarès d’une compétition qu’il a remportée en 1994. Jean-Philippe Gatien restera pour sa part, à coup sûr, le seul Français vainqueur de ce prestigieux événement (en 1997) puisque aucun pongiste tricolore n’est aujourd’hui suffisamment performant pour participer à ce Top 12. Dans la compétition féminine, l’Autrichienne Liu Jia cherchera à conserver son titre. Direction, administration, rédaction, ventes et publicité commerciale : 4, rue Rouget-de-Lisle, 92793 Issy-les-Moulineaux Cedex 9. Tél. : 01-40-93-20-20. Télex 631.653. CCP Paris 9.427.90-C. S.A. INTRA-PRESSE Capital : 2.150.620 . Durée : 99 ans. Principal associé : S.A. Éditions P. AMAURY. Président du Conseil d’administration : Philippe AMAURY. S.N.C. L’EQUIPE Capital : 50 000 . Durée : 99 ans du 12 avril 1985. Siège social : 4, rue Rouget-de-Lisle, 92793 Issy-les-Moulineaux Cedex 9. Gérant : Christophe CHENUT. Principal associé : S.A. INTRA-PRESSE. Directeur général, Directeur de la publication : Christophe CHENUT Directeur des rédactions : Claude DROUSSENT Directeur de la rédaction du quotidien : Michel DALLONI VENTE : Tél : 01-40-93-20-05 Allemagne, 2 ; Andorre, 2,15 ; Antilles, la Réunion, 1,30 ; Autriche, 2 ; Belgique, 3 ; Canada, 2,75 CAD ; Côte d’Ivoire, 2 500 CFA ; Danemark, 15 DKK ; Espagne, 3,75 ; États-Unis, 2,5 $ ; Gabon, 1 400 CFA ; Grande-Bretagne, 1,30 £ ; Grèce, 1,95 ; Italie, 3,65 ; Luxembourg, 3 ; Maroc, 10 MAD ; Pays-Bas, 2 ; Portugal, 1,80 ; Sénégal, 1 400 CFA ; Suisse, 3,80 FS ; Tunisie, 1,50 DIN. ABONNEMENTS : Tél. : 01-55-56-70-60. 22, rue René Boulanger, 75472 Paris Cedex 10. France métropolitaine, lundi à samedi, 6 mois : 154,50 ; 1 an : 309 . Lundi à dimanche, 6 mois : 179,10 ; 1 an : 358,20 . ÉTRANGER : nous consulter. Modifications : joindre dernière bande. Publicité commerciale : MANCHETTE SPORTS, Tél. : 01-40-93-24-99. Petites annonces : 25, av. Michelet, 93408 St-Ouen Cedex. Tél. : 01-40-10-52-15. Commission paritaire no 1207I82523 ISSN 0153-1069. SA Tirage du vendredi 3 février 2006: 410 249 exemplaires TÉLÉVISION TENNIS SKI ALPIN SKI ALPIN TENNIS DOCUMENTAIRE quelque 4 000 personnes, s’est entouré de l’un des meilleurs coachs et cavaliers français, Gilles Bertran de Balanda, pour réussir sa passion. Et, avec un grand cru bordelais, Léoni pourrait même se qualifier dès ce soir pour sa deuxième finale indoor. – A. La. PROGRAMME À Bordeaux (hall 3, parc des expositions), à 22 heures, Grand Prix Coupe. Coupe du monde 2006 (après 8 épreuves) : 1. Mändli (SUI), 56 pts ; 2. G. Schröder (HOL), 52 ; 3. Ehning (ALL), 48 ; … 11. Léoni et Aufrecht (ALL), 27 ; 23. Nicolas, 21. Français engagés : Léoni, Nicolas, F. et R. Angot, Bourdy, Epaillard, Hécart, Jobertie, Lafouge, Rozier. Principaux étrangers engagés : Kürten (IRL) ; Michaels-Beerbaum, L. Beerbaum, Kutscher, Ehning (ALL) ; Frühmann (AUT) ; J. et M. Whitaker (GBR). DAVID ET GAVAGGIO VAINQUEURS. – Ophélie David et Enak Gavaggio ont remporté hier l’épreuve de ski-cross de Pec pod Snezkou, en République tchèque. Avec cette première victoire en Coupe du monde, Gavaggio prend la deuxième place du classement général, tandis qu’Ophélie David, qui affiche désormais quatre victoires au compteur, est en tête de la Coupe du monde. Sur le site voisin de Spindleruv Mlyn, Guilbaut Colas, Pierre Ochs, Silvan Palazot et Sandra Laoura disputeront aujourd’hui leur dernière épreuve de bosses préolympique, tandis qu’Aurélien Lohrer s’alignera demain dans l’épreuve de saut. DOUBLÉ POUR ALEXANDREAUGRAND. – Après son titre au pistolet standard, Manuel Alexandre-Augrand s’est adjugé le titre national en précision, devant Franck Dumoulin, champion olympique à Sydney en 2000, et Walter Lapeyre, champion d’Europe en titre. Les trois pistoliers valident ainsi leur ticket pour les Championnats d’Europe à 10 mètres, qui auront lieu à Moscou du 27 février au 5 mars. CHAMPIONNATS DE FRANCE À 10 MÈTRES (Montluçon, 31 janvier 4 février). - HOMMES. Pistolet précision : 1. Alexandre-Augrand (Clichy), 681 (581 + 100) ; 2. Dumoulin (Royan), 680,3 (579 + 101,3) ; 3. Lapeyre (Bordeaux), 674,8 (576 + 98,8) ; 4. Degat (Fontenay-le-Comte), 671,8 (572 + 99,8) ; 5. Biebuyck (La Madeleine), 671,6 (572 + 99,6). Par équipes : 1. Royan, 1 708 pts ; 2. Bordeaux, 1 695 ; 3. Clichy, 1 693. AUJOURD’HUI: pistolet précision FEMMES, pistolet vitesse HOMMES. Premier Enduropale au Touquet LA DER AVANT LES JEUX. – Janda, Ahonen, Ljökelsöy, Küttel, Uhrmann, Romören, Hautamaeki, tout le gratin du saut à skis sera en Coupe du monde ce week-end à Willingen, en Allemagne, pour la répétition générale avant les Jeux de Turin. Les Français, qui serontabsents des tremplins olympiquespour la première fois depuis Innsbruck,en 1976, ne font pas partie du casting. AUJOURD’HUI : HS 145. DEMAIN : HS 145 par équipes. Coupe du monde (après 16 épreuves) : 1. Janda (RTC), 946 points ; 2. Ahonen (FIN), 895 ; 3. Ljökelsöy (NOR),664 ; 4. Küttel (SUI), 629 ; 5. Uhrmann (ALL), 509 ; … 59. Lazzaroni, 14. SKI DE FOND LES FRANÇAIS EN PISTE À DAVOS. – Après un stage en altitude à Montgenèvre, l’équipe de France va achever sa préparation préolympique ce week-end à Davos, en Suisse, avec son chef de file, Vincent Vittoz. COUPE DU MONDE (Davos [SUI], 4-5 février). – AUJOURD’HUI : sprint libre HOMMES et FEMMES. DEMAIN : 15 km HOMMES et 10 km FEMMES (classique). Les Français engagés. – HOMMES : Darragon, Fanjas-Claret, Gaillard, Périllat, Rousselet, Vittoz. FEMMES : Bourgeois-Pin, Philippot, Jaeggy, Vina. COUPE DU MONDE (après 15 épreuves). – HOMMES : 1. Angerer (ALL), 685 pts ; 2. Hetland (NOR), 455 ; 3. Vittoz, 382 ; 4. Lind (SUE), 363 ; 5. Rotchev, 361. FEMMES : 1. Björgen (NOR), 645 pts ; 2. Tchepalova (RUS), 580 ; 3. Scott (CAN), 505 ; 4. Künzel (ALL), 505 ; 5. Neumannova (RTC), 450. TROIS JUNIORS PLACÉS EN POURSUITE. – Aux Championnats du monde juniors de ski nordique, qui se déroulent à Kranj, en Slovénie, trois fondeurs français se sont distingués en terminant dans le top 15 de la poursuite. Maurice Manificat, d’Agy, et Yann Soubeyrand, de La Féclaz, ont terminé respectivement dixième et treizième, tandis que Laure Barthélemy, dix-sept ans, de La Roche-sur-Foron, s’est classée treizième de l’épreuve féminine. GOLF MAGAZINE WATER-POLO ÉLITE HOMMES. – AUJOURD’HUI (10 e journée) : Marseille-Taverny (15 heures) ; Reims-Sète (20 h 30) ; Aix-les-Bains - Montpellier (19 h 30) ; Tourcoing-Nice (20 heures) ; StrasbourgDouai (20 heures). Classement : 1. Montpellier (9 matches), 26 points ; 2. Marseille (8), 24 ; 3. Strasbourg (10), 22 ; 4. Sète (10), 22 ; 5. Aix-les-Bains (10), 21 ; 6. Nice (9), 20 ; 7. Taverny (10), 16 ; 8. Reims (10), 16 ; 9. Tourcoing (10), 13 ; 10. Douai (10), 12. LA TRENTE ET UNIÈME ÉDITION de l’Enduro du Touquet, rebaptisé Enduropale et amputé du passage dans les dunes, se dispute ce week-end sur le front de mer de la côte d’Opale.Le nouveauparcours,exclusivementdessiné sur les plages du Touquet,de Merlimont et de Stella, est composé de dunes artificielles et de chicanes. Premiers à fouler le sable ce midi, les 240 quads engagés batailleront trois heures durant sur un circuit de 7,8 km. Vainqueur l’an passé alors qu’il était seul au guidon, le Berckois Blaise Parent (Yamaha) fait équipe avec Romain Couperie, qui s’était imposé en 2004. Grégory Lassaigne (Yamaha), troisième en 2005, et l’ex-champion d’Angleterre Paul Winrow (Honda) défieront les favoris de l’épreuve. – G. M. PATINAGE ARTISTIQUE LAMBIEL BLESSÉ. – À la suite d’unemauvaise réceptionsur un saut, mercredi soir à l’entraînement,Stéphane Lambiel souffre d’une distorsion du ligament externe au genou droit. En attendant de retrouver la glace, le champion du monde suisse se soigne à raison de deux séances de physiothérapie par jour. Sa participation aux Jeux Olympiques n’est pas remise en cause. HOCKEY SUR GLACE LIGUE MAGNUS (23e journée). CHOC AU SOMMET. – Le leader Rouen, toujours invaincu,se déplace ce soir en Picardiepour un choc face aux Gothiques,deuxièmesà huit longueurs, dans un Coliseum à guichets fermés. AUJOURD’HUI. – 18 h 30 : Angers-Caen. 20 heures : Amiens-Rouen ; Gap-Dijon. 20 h 30 : Briançon - Morzine/Avoriaz ; Villard-de-Lans - Anglet ; Chamonix - Epinal ; Mont-Blanc - Grenoble. Classement : 1. Rouen, 41 pts ; 2. Amiens, 33 ; 3. Briançon, 29 ; 4. Grenoble, 28 ; 5. Dijon, 27 ; 6. Villard-de-Lans, 25 ; 7. Morzine/Avoriaz, 24 ; 8. Angers, 24 ; 9. Anglet, 23 ; 10. Epinal, 19 ; 11. Mont-Blanc, 18 ; 12. Caen, 14 ; 13. Chamonix, 11 ; 14. Gap, 6. NHL (saison régulière). DÉFAITE POUR HUET. – Cristobal Huet a encore été titulaire dans la cage lors de la défaite de Montréal face à Boston (1-3). Le Français a encaissé deux des trois buts concédés par le club canadien mais a effectué 34 arrêts. Ses bonnes performances ne passent pas inaperçues et des rumeurs de transfert circulent à son propos. JEUDI : San Jose - Minnesota, 2-3 (t.a.b.) ; Phoenix - Los Angeles, 2-1 (t.a.b.) ; Edmonton-Colombus, 1-2 (t.a.b.) ; Nashville-Colorado, 4-3 (a.p.) ; Saint-Louis - Chicago, 6-5 (t.a.b.) ; Pittsburgh-Ottawa, 2-7 ; NY Islanders - NY Rangers, 2-5 ; Buffalo-Philadelphie, 4-2 ; Boston-Montréal, 3-1. FOOTBALL RÉUNION DE LAON (3 février). – FEMMES. 54 kg : Weaver b. Angles, arrêt au 2e round (+ 15). 60 kg : Bertaud b. Gasmi, arrêt au 1er round (+ 15).63 kg : Eloire b. Guebre par forfait. 66 kg : Dehoux b. Pare par forfait. HOMMES. Mouche : Thomas b. Azaouagh, arrêt au 3e round (27-7), Boumerdaci b. Travert 43-21. Coq : P. Frénois b. Vigne, arrêt au 3e round (+20). Plume : G. Frénois b. Guitton, arrêt de l’arbitre au 2e round. Légers : Dangnoko b. Bouchentouf 49-48, Azzedine b. Outin 29-26. Welters : Alexis Vastine b. Noël 32-30. Moyens : Harihri b. Vanbaelongheim 35-28. Mi-lourds : Hamadi b. Ficet 48-36. Lourds : Gomis b. Podoriezack 46-34, M’Bumba-Sylla. Super-lourds : Djeddi-Tornu. RÉUNION DE MONT-DE-MARSAN (3 février). – FEMMES. 50 kg. : Bouvier b. Martinez 18-11. 52 kg. : Ouchen b. Samata 18-6, Nougue-Cazenave b. Moullac 22-3. 57 kg. : Duhaut b. Baha par forfait, Ducastel b. Jansen 14-9. 60 kg. : Orain b. Berkane, arrêt de l’arbitre au 2e round. HOMMES. Mi-mouche : Guerfi b. Lacaze, arrêt au 2e round (31-7). Coq : Hallab b. Dagard 27-20. Plume : Sellami b. Mallard 16-9. Welters : Bouneb b. Leyzour, arrêt au 3e round (+20), Oliveri b. Khalladi 18-11. Moyens : Anouche b. Raymond 21-10, Rebrasse b. Bouhenia par forfait. Milourds : Piquet b. Profichet, abandon au 2e round, Soumare-Pierrot. Lourds : Taleb-Sallal. Super-lourds : Amanissi-Hoareau. PROGRAMME AUJOURD’HUI. – CHARLEVILLEMÉZIÈRES. FEMMES. 52 kg : SehilDe Sousa. 54 kg : De Santa BarbaraCollin. 57 kg : Driouch-Amand. 60 kg : Vieira b. Rais par forfait. HOMMES.Mouche: Ltaiefb. A.Roch par forfait. Coq : Ziouti-Begoud. Plume : Takoucht-Levavasseur. Légers : Gomis-Haddadi. Superlégers : Bouzaiane-El Hamwi. Welters : Chiguer-Suares. Moyens : Ait Chaouche-Zidi Nettour. Mi-lourds : Diambang-Dabo. Lourds : OuatahKhamouch. Super-lourds : Samoudi-Lecacheur. NIORT. FEMMES. 52 kg : ManciniJebahi. 54 kg : Bennasser b. Boulais par forfait. 63 kg : Robert-El Hadrati, Mitsa-Blary. 66 kg : Chaillou-ElGuerraoui. HOMMES. Mi-mouche : Beccu-Ghraieb. Mouche : Lamiri-Voranger. Coq : Ozaslan-M. Savary. Plume : Djelkhir-Mendes. Légers : S. Savary-Abid. Super-légers : Adriani Vastine-Touati, BellahceneBelinga, Diabi b. Rachidi par forfait. Super-lourds : Benzeghiba-Rousset. Eurosport 105 min Coupe du monde. Sprint H et F. À Davos (SUI). SKI DE FOND Sport + 120 min ATP. Tournoi de Zagreb (CRO). Demi-finales. France 4 65 min Ligue 1. 25 e journée. Paris-SG - Saint-Étienne. TENNIS Eurosport 60 min Rediff. à 14 h Eurosport 2 Eurosport 135 min Rediff. à 21 h Eurosport 2 Euro H 2006. France-Croatie.À Zurich (SUI). Canal + 105 min Euro H 2006. France-Croatie.À Zurich (SUI). Meeting indoor de Stuttgart (ALL). GOLF Eurosport 120 min NBA. Milwaukee Bucks - Memphis Grizzlies. BASKET Eurosport 2 105 min Sport + 90 min 02.30 TENNIS 6. Édition du week-end. 8.30 Match après match (rediff. toutes les heures jusqu’à 13.30). 19. La Grande Édition week-end. 20. Édition du week-end. 23.30 La Grande Édition week-end, avec la page foot. INFOSPORT 6. Journal en continu. Avec le journal du basket. LE COIN DES RADIOS Toute la journée. France Info. À .8 et à .38 de chaque heure, chronique sportive. 8.08 France Inter. Journal des sports. 8.42 RTL. RTL Sports. 8.42 Europe 1. Sports. 9. Chérie FM. Good Morning week-end. Invitée : Amélie Mauresmo. 10. RMC. À vos marques. 14. RMC. Intégrale Sport. 15. Sud Radio. Sud Radio Sports. 17. RMC. Intégrale Foot. 19.30 Europe 1. Multiplex. 19.45 RTL. RTL Foot. 20. France Inter (GO). Interfootball. 20. Sud Radio. Ligue 1 : ToulouseNantes. NBA + 120 min Rediff. demain à 7 h 30 05.00 WTA. Tournoi de Tokyo (JAP). Finale. À voir. Eurosport 30 min 00.30 Circuit américain. Open de Scottsdale (USA). 3 e jour. Eurosport 120 min Rediff. demain à 8 h 30 ZAP Intéressant. 19.50 AC Ajaccio - Auxerre (153) ; Lens-Strasbourg (154) ; Nice-Lille (155) ; Rennes-Monaco (156) ; Sochaux - Le Mans (157) ; Toulouse-Nantes (158) ; Metz-Nancy (159). 23.00 TPS Star 135 min M6 35 min 22.35 TPS Star 60 min RALLYE 19.05 France 2 115 min 14.30 Championnat du monde 2006. Rallye de Suède. 2 e jour. Sport + 150 min Ligue 1. 25 e journée. Irlande-Italie. À Dublin (IRL). Canal + 125 min 18.45 FOOTBALL 14.25 « Tiger Woods » Rediff. à 22 h Eurosport 2 Sport + 105 min Tournoi des Six Nations. 1 re journée. DOCUMENTAIRE Eurosport 2 105 min 18.00 Coupe d’Afrique des Nations. 4 e quart de finale. Cameroun - Côte d’Ivoire. Au Caire (ÉGY). TURBO 14.15 Rediff. demain à 9 h 22.30 Canal + 55 min 18.00 Championnat d’Angleterre. 25 e journée. Manchester United - Fulham. ATHLÉTISME 14.10 Sport + 105 min Sport + 105 min Rediff. à 19 h 05 Canal + Sport FOOTBALL 13.45 Coupe d’Afrique des nations. 3 e quart de finale. Nigeria-Tunisie. À Port-Saïd (ÉGY). Rediff. demain à 10 h 40 21.15 JOUR DE FOOT 17.15 FOOTBALL 12.45 Coupe du monde. Géant F. 2 e manche. À Ofterschwang (ALL). France 2 119 min 17.00 FOOTBALL 12.25 Canal + Sport 100 min Championnat d’Italie. 23 e journée. Parme - AS Rome. 17.00 Euro H 2006. Espagne-Danemark.À Zurich (SUI). 20.55 FOOTBALL 16.20 Arte 40 min 12.15 FOOTBALL Championnat d’Espagne. 22 e journée. Real Madrid - Espanyol Barcelone. Eurosport 60 min HANDBALL 20.10 France 3 10 min 16.00 RUGBY 11.15 TOUT LE SPORT TPS Foot 130 min TPS Foot 125 min Tournoi des Six Nations. 1 re journée. Angleterre - Pays de Galles. L’ÉQUIPE TV 20.00 Championnat d’Angleterre. 25 e journée. Newcastle-Portsmouth. Canal + Sport 120 min 15.55 Championnat d’Angleterre. 25 e journée. Birmingham-Arsenal. Eurosport 2 60 min FOOTBALL 15.25 Championnat d’Allemagne. 19 e journée. Bayern Munich - Bayer Leverkusen. Eurosport 75 min 11.00 « En route pour le Super Bowl 2006 » SKI ALPIN FOOTBALL 11.00 Circuit européen. Open de Dubaï (EAU). 3 e jour. ATP. Tournoi de Zagreb (CRO). Demi-finales. les concours,félicite l’entraîneur national de saut d’obstacles, JeanMaurice Bonneau. Sa récente 7e place dans le GP de Leipzig, le mois dernier, prouve qu’il monte aujourd’hui avec une nouvelle maturité. » À 46 ans, ce PDG de presse à la tête d’une entreprise de MOTO 09.45 « Les Grands Duels du sport. Patinage de vitesse : Norvège - Pays-Bas », d’Antoine Roux. TENNIS Douzièmes à Bordeaux l’an passé, Philippe Léoni (meilleur Français au classement de la Coupe du monde) et Cyrenaika ont le potentiel pour se qualifier, ce soir, pour la finale. (Photo Jérôme Prévost) TIR Rediff. à 16 h 15 ATP. Tournoi de Zagreb (CRO). Quarts de finale. RUGBY CHAMPION DES WELTERS les cinq années précédentes, Xavier Noël a été éliminé 30-32 par le jeune Alexis Vastine en quarts de finale des Championnats de France amateurs, hier à Laon (Aisne). Noël, sanctionné d’un avertissement pour tenue (deux points de moins), a misé sur son expérience, sur les ficelles du métier, tandis que le Normand s’est montré plus frais, plus vif. Après avoir subi pendant deux rounds, Vastine a avancé. Noël a donné les coups les plus nets, mais le Normand a frappé davantage. Quant à Jérôme Thomas, il a battu le Nordiste Hassan Azaouagh par arrêt au troisième round (27-7), du fait de l’écart de vingt points. Bien moins expérimenté que le médaillé d’argent aux Jeux Olympiques d’Athènes, Azaouagh (19 ans, 5 victoires, désormais 5 défaites) a néanmoins tenté sa chance, incitant Thomas à ne pas lui faire de cadeau. « Je me suis dit que, si je le laissais travailler, j’allais être ennuyé, avoue le Picard (26 ans, 165 victoires, 1 nul, 22 défaites). Il balançait de belles séries et était un peu dangereux. Et, comme il se sauvait un peu, ce n’était pas évident. Heureusement, mes coups partaient bien. » Les derniers quarts de finales se dérouleront ce soir à CharlevilleMézières et Mont-de-Marsan. – A.-A. F. RÉSULTATS SKI FREESTYLE Eurosport 105 min Coupe du monde. Descente H. À Chamonix. HANDBALL APRÈS L’ANNULATION, pour raisons financières, de la Coupe du monde de Paris, l’étape bordelaise constituera, ce soir, la seule escale dans l’Hexagone des cracks du paddock. Bordeaux l’unique a donc mis les petits verres dans les grands pour recevoir onze des dix-sept meilleurs cavaliers mondiaux à l’occasion de cette 9e étape du circuit en salle. Avec, en tête, une impressionnante délégation allemande et, notamment, une bonne partie de la famille Beerbaum. Détentrice de la Coupe du monde 2005, Meredith Michaels-Beerbaum est qualifiée d’office pour la finale, prévue à Kuala Lumpur du 26 au 30 avril. En revanche, son quadruple champion olympique de beau-frère, Ludger, doit encore marquer une poignée de points pour assurer son ticket malais. Et, à Bordeaux, l’Allemand aimerait s’imposer. Si, une année, il a manqué le jackpot à cause d’un arrêt brutal de sa monture sur l’ultime obstacle, une autre, il a été doublé sur le fil par son compatriote Franke Sloothaak. Ce dernier ne sera pas le seul gagnant bordelais à espérer récidiver. À 55 ans, l’Autrichien Thomas Frühmann, vainqueur surprise du GP de Genève en décembre, effectue un retour fracassant sur les pistes depuis une saison. Mais si, ce soir, il remettait le couvert, vingttrois ans après son premier succès en Gironde, il veillerait sans doute à conserver sa prime qu’on lui avait chipée à l’époque, alors qu’il arrosait sa victoire en buvant des bières et en tapant le carton à l’hôtel ! Côté français, on suivra non seulement Hubert Bourdy, lauréat de l’édition 2005, mais aussi les deux prétendants à une qualification pour la finale, Philippe Léoni, 11e actuellement du classement, et Jean-Marc Nicolas, 23e. À l’issue des douze étapes de la Coupe du monde, les dix-huit premiers cavaliers du classement seront qualifiés. « Philippe a pris des points à tous 05.00 Coupe du monde. Géant F. 1 re manche. À Ofterschwang (ALL). HANDBALL Ce soir, au Grand Prix de Bordeaux, seule étape française du circuit indoor, les meilleurs couples mondiaux seront présents. Noël sorti LA SÉLECTION DE « L’ÉQUIPE » WTA. Tournoi de Tokyo (JAP). Demi-finales. FOOTBALL CHAMPIONNATS DE FRANCE AMATEURS Un cru unique SAUT À SKIS Fondateur : Jacques GODDET BOXE SAUT D’OBSTACLES – COUPE DU MONDE Foot + 140 min Rediff. à 17 h PAGE 14 À ne pas rater. Les cases vertes correspondent aux retransmissions en direct. Ce soir 19 : 00 INFORMATION > LA GRANDE ÉDITION WEEK-END Christian Rousse et Gaëlle Millon vous font le tour complet de l’actualité sportive > MULTISPORT SAMEDI 4 FÉVRIER 2006 Bleu Rouge Noir Jaune Rouge CHAMPIONNATS DE FRANCE. – Castelnaudaryaccueille ce week-end les Championnats de France. Jean-Michel Lefort (simple messieurs), Hongyan Pi (simple femmes), Quéré-Kehlhoffner (double messieurs), Eymard-Rahmawati (double femmes) et Lefort-Rahmawati (double mixte) tenteront de conserver leur titre, acquis l’an dernier à Quimperlé. Les quarts et les demi-finales se disputeront aujourd’hui tandis que dimanche sera exclusivementconsacré aux finales (à partir de 10 heures). Jaune Bleu UNE PRIMO CUP INTERNATIONALE. – Un millier de régatiers, deux cents bateaux, onze séries en lice s’affrontent depuis hier et pour deux week-ends successifs sur les eaux monégasques. Si les cadors des Star ne sont pas là – la faute à la compétition d’ouverture à Miami il y a une semaine – en Mumm 30, Jimmy Pahun, vice-champion du monde en titre, Bernard Malleret, vainqueur du Championnat de France en One design, Fabien Henry, vainqueur du Tour de France ainsi qu’un équipage russe seront bien présents. – D. R. Noir Jaune Rouge Jaune BADMINTON Rouge Noir Bleu Noir BATEAUX ÉQUITATION Bleu 15 Bleu Rouge Noir Jaune BASKET EUROLIGUE FEMMES (huitièmes de finale retour) Reçues deux sur trois Valenciennes et Bourges se sont qualifiées haut la main pour les quarts, mais Mondeville s’arrête là. talent entre elles et nous » , relevait Caroline Koechlin. On retrouvera en revanche Berruyères et Nordistes au prochain acte. Les filles de Bourges ont abattu du beau boulot, en s’imposant à Cracovie (53-68) au terme d’un match mené de bout en bout. Après un départ canon (12-21,12e), et en dépit d’un 7-0 concédé à la 15e, les filles de Pierre Vincent n’ont jamais été en danger au cours de la première mitemps (28-44). CRACOVIE - BOURGES : 53-68 (12-21 ; 16-23 ; 10-6 ; 15-18) CRACOVIE : Skerovic (7), Guneva (4), Perovanovic (10), De Forge (18), Kress (7), T. Johnson (5), Trafimava (2), Radwan, Gburczyk. Entraîneur : E. Omanic. BOURGES : Godin (10), Palau (9), Melain (15), Jekabsone (3), Dumerc (9), N’Goyisa (11), Reghaïssia (11), Krawczyk. Entraîneur : P. Vincent. MONDEVILLE - BRNO : 58-92 (7-12 ; 19-29 ; 18-28 ; 14-23) MONDEVILLE : Daley (20), Lemaire, Legoupil (8), Pochet (2), Matic (7), Bade (9), Podrug (8), Bonnan (4), Jannault. Entraîneur : H. Coudray. BRNO : Vesela (16), Sales (5), Machova (12), Milton (21), Kovacova (2), Zirkova (9), Kulichova (17), Viteckova (10). Entraîneur : J. Bobrovsky. RÉSULTATS HIER : Schio (ITA) - VALENCIENNES, 70-84 (aller, 60-95) ; SOPRON (HON) - Ekaterinbourg (RUS), 89-79 (80-77) ; Cracovie (POL) - BOURGES, 53-68 (69-77) ; Mondeville BRNO (RTC), 58-92 (44-62) ; Gdynia (POL) Pecs (HON), 79-66 (55-85) ; Naples (ITA) VILNIUS (LIT), 52-62 (62-71) ; Namur (BEL) SAMARA (RUS), 74-77 (52-75) ; Valence (ESP) - DYNAMO MOSCOU (RUS), 43-64 (59-72). Le match d’appui entre Pecs et Gdynia le 8 février à Pecs. Les quarts de finale (aller le 21 février, retour le 24 février, belle éventuelle le 1er mars) : Valenciennes - Sopron ; Bourges - Brno ; Pecs ou Gdynia - Vilnius ; Samara Dynamo Moscou. ERRATUM : une erreur s’est glissée dans la légende de notre photo de basket d’hier. Il s’agissait bien d’Emmanuelle Hermouet et non de sa coéquipière Sylvie Gruszczynski. Nos excuses aux intéressées ainsi qu’à nos lecteurs. Chalon évite le piège « CONTRE VENTS et marées », le slogan déclamé cette saison par les dirigeants du PBR, n’a pas réchauffé l’équipe de la capitale, prise hier soir dans les glaces de Carpentier et dans les griffes de l’Élan Chalon, redevenu maître du jeu une semaine après sa déconvenue face au Mans (84-88). Les Bourguignons sont en effet sortis du piège parisien avec application et méthode (76-64), profitant de l’égarement adverse tout au long du deuxième quart temps (8 balles perdues et 2 réussites sur 13) pour creuser l’écart (41-27 à la pause) derrière un John Cox avisé (18 points en vingt minutes). « On s’est entêté à jouer le uncontre-un contre une équipe qui est l’une des plus difficiles à jouer du Championnat, car elle trop physique pour nous », regrettait Gordon Herbert, le coach du PBR toujours en quête d’un renfort. Privé rapidement de TJ Parker (entorse de la cheville) et délaissé par John Linehan, Paris s’accrocha néanmoins aux branches puis déploya tout son arsenal défensif pour revenir au score dans le dernier quart-temps (55-64, 36e et 62-70, 39e). Mais pour son retour en ville, Mamoutou Diarra, d’abord malheureux, sut sortir deux tirs primés importants qui mirent à la raison Paris et son jeune prodige ukrainien Oleksiy Pecherov (2,12 m ; 20 ans), encore épatant hier sous les yeux de quelques pointures du « scouting » international (Jerry West de Memphis, RC Buford de San Antonio, Maurizio Ghirardini de Trévise) venus observer de plus près ce futur joueur NBA. « On avait bien travaillé la montée de balle pour contrer leur agressivité. Il fallait reprendre une dynamique de victoires », appréciait Mam Diarra, tout heureux de passer le week-end à Paris sur un succès qui relance Chalon vers les hauteurs. – Ar. L. PRO B (19e journée) HIER : Angers - Golbey-Épinal, 69-76 ; Saint-Quentin - Levallois, 81-67 ; Nantes - Boulazac, 93-82 a.p. ; Antibes - Mulhouse, 68-67 ; Besançon - Saint-Étienne, 73-78. AUJOURD’HUI, 20 HEURES : Nanterre - Quimper ; Vichy - Aix-Maurienne ; Évreux - Orléans ; Châlons Charleville. PARIS CHALON HIER Paris BR - Chalon .................. 64-76 AUJOURD’HUI 64 76 20 HEURES Roanne - Bourg Hyères-Toulon - Pau-Orthez Cholet - ASVEL Clermont - Dijon Le Mans - Gravelines Reims - Brest Le Havre - Rouen DIMANCHE Min Pts Tirs 3pts Lf Ro-Rd Pd Rothbart 6 - - - - - T.J. Parker 17 3 1/4 1/2 - 1-5 1 Lema 3 0 0/1 - - - Corosine 21 3 1/6 1/5 - - 1 Linehan 30 6 3/13 0/3 0/2 1-1 6 A. Jackson 34 13 6/11 1/5 0/1 1-6 1 Samnick 37 16 6/15 1/5 3/3 3-5 3 Pecherov 25 17 5/9 2/4 5/8 3-4 Volcic 27 6 2/2 - 2/4 1-4 1 TOTAL 200 64 24/61 6/24 10/18 10-25 13 Min Pts Tirs 3pts Lf Ro-Rd Pd Cox 40 21 9/16 2/6 1/2 1-4 3 Mokongo 7 0 0/1 0/1 - - 1 Diarra 20 11 3/10 3/8 2/2 0-2 1 Dondon 20 9 3/6 1/2 2/2 2-3 3 A. Lee 34 11 2/6 1/5 6/7 0-3 5 Laure 18 3 1/1 - 1/2 0-2 2 Best 35 17 6/12 1/3 4/4 1-5 4 Mazique 26 4 2/7 0/1 0/2 4-6 TOTAL 200 76 26/59 8/26 16/21 8-25 19 64-76 (21-21, 6-20, 15-19, 22-16) Écarts. - PAR : + 4 (8e et 9e) ; CHA : + 20 (27e) Spect. - 2 000. Arb. : Conderanne, Maestre et Taffin 15 HEURES Strasbourg - Nancy (TPS Star) PROCHAINE JOURNÉE. – VENDREDI 10 FÉVRIER (20 HEURES) : Nancy - Clermont. SAMEDI 11 (20 HEURES) : Brest - Cholet ; ASVEL Hyères-Toulon ; Pau-Orthez - Bourg ; Le Havre - Roanne ; Chalon - Reims ; Dijon - Le Mans. DIMANCHE 12, (15 HEURES) : Gravelines - Paris , (TPS Star). 17 HEURES : Rouen Strasbourg. NANTES - BOULAZAC : 93-82 a.p. (19-20 ; 21-15 ; 11-23 ; 24-17 ; 18-7) NANTES : Stockman (25), Charles (24), Dessart (4), Kosmalski (23), Cilly (1) ; puis Gomez, Huljev (9), Boutry (3), A. N’Kembé (4). Entraîneur : A. Michon. BOULAZAC : Lasme (3), Bertorelle (17), Wagner (9), Holland (26), Howell (14) ; puis Vasic, Lavis (10), Beesley (3), Monpounga. Entraîneur : J. Douaglin. ANTIBES - MULHOUSE : 68-67 (16-21 ; 19-11 ; 11-19 ; 22-16) ANTIBES : Swift (8), Sarin (12), T. Williams (11), Feckoua (4), Bengaber (15) ; puis Dahbi, Cherasse (8), Recoura (10). Entraîneur : S. Ostrowski. MULHOUSE : St. Ross (18), Bronchard (6), Malet, Swords (13), G. Owens (11) ; puis Bouvier (2), M’Bodji (3), A.D. Smith (12), V. Mendy (2). Entraîneur : C. Auffray. BESANÇON - SAINT-ÉTIENNE : 73-78 (16-22 ; 19-20 ; 19-10 ; 19-26) BESANÇON : Banks (17), Patiejunas (6), Gradit (17), Boughedir (6), Ford (15) ; puis Labeyrie (2), Hoff (6), Éléléara (4). Entraîneur : G. Castano. SAINT-ÉTIENNE : Periac (5), McClure (20), Adell (22), Ringstrom (4), Dean (17) ; puis Staelens (9), Sears (1), Rey. Entraîneur : A. Thinet. COUPE DE FRANCE FEMMES (huitièmes de finale). – AUJOURD’HUI (20 heures) : Arras (N 1) - Villeneuve-d’Ascq (LFB) ; Villeurbanne (N 1) - Challes (LFP) ; Reze-Nantes N 1) - Limoges (N 1) ; Reims (N1) - Mourenx (LFB), Montpellier (LFB)- SaintAmand (LFB). Mercredi 15 février : Mondeville(LFB) - Tarbes (LFB), Bourges (LFB) - Aix (LFB). Déjà joué : Salies du Salat (NF 1) - Valenciennes (LFB) 56-94. Quarts le 25 février. c. — 1158 1261 1260 1306 1362 1398 1233 1391 1310 1448 1384 1337 1498 1378 1439 1621 1486 1438 EST: AllenIverson(Philadelphie),Dwyane Wade(Miami), LeBronJames(Cleveland), Jermaine O’Neal (Indiana/forfait pour blessure), Shaquille O’Neal (Miami). Coach : Flip Saunders (Detroit). OUEST : Steve Nash (Phoenix), Kobe Bryant (L.A. Lakers), Tracy McGrady (Houston), Tim Duncan (San Antonio), Yao Ming (Houston). Coach : Avery Johnson (Dallas). MATCH DESROOKIES,1re année (rookies): Paul (NewOrleans/OklahomaCity), Bogut (Milwaukee), Head (Houston), Granger (Indiana), Jasikevicius (Indiana), Frye (New York), Robinson (New York), Villanueva (Toronto) et D. Williams (Utah). 2e année (sophomores) : D. Howard (Orlando), Okafor (Charlotte/forfait pour blessure), Deng(Chicago), Gordon(Chicago),Nocioni (Chicago), Harris (Dallas), Ford (Milwaukee), Krstic (New Jersey), Nelson (Orlando), Iguodala (Philadelphie). CONCOURS DE DUNKS : J. Smith (Atlanta, tenant), Iguodala (Philadelphie), N. Robinson (New York), Warrick (Memphis). NBA EXPRESS LES RÉSULTATS LES NEWS M i a m i - C l e v eland, 101-73 ; Golden State-San Antonio, 86-89. Larry Brown, coach des New York Knicks, a reçu une amende de 20 000 dollars pour n’avoir pas su quitter le terrain « discrètement » après son expulsion lors du match contre les Lakers. LES FRANÇAIS TONY PARKER (23 pts à 8/14 et 7/9 aux LF, 6 p.d., 1 rbd, 3 b.p. en 36 min.) a livré un duel passionnant à Baron Davis (17 pts à 8/17, 8 p.d., 8 rbds), lors de la victoire des Spurs, leur sixième d’affilée, chez les Warriors. MICKAËL PIETRUS (6 pts à 2/7, 2 rbds, 1 int., 3 b.p. en 25 min.) a été plus discret malgré sa titularisation. La nuit dernière, les Sonics de JOHAN PETRO jouaient à Houston et les Lakers d’un impatient RONNY TURIAF à Charlotte. Selon les Lakers, celui-ci devrait « encore attendre au moins une semaine avant d’obtenir son visa de travail ». ROANNE - BOURG LE HAVRE - ROUEN AUJOURD’HUI, 20 HEURES, HALLE VACHERESSE. Arbitres : MM. Bretagne, Boué et Taffin. La Chorale, qui a récupéréModibo Niakate, n’a toujourspas trouvé de meneur remplaçant suite au licenciement d’Akins. Gary Alexander (tendon rotulien) a repris normalement l’entraînement mercredi. À Bourg, Frédéric Sarre pourra compter sur toute sa troupe. – P. Bri. et Ph. Sé. AUJOURD’HUI, 20 HEURES, DOCK OCÉANE. Arbitres : MM. Chambon, Graffin et Karaquillo. Le Havre devra se passer de Tony Stanley (opérationde l’épaulele 14 février). À Rouen, l’intérieur Antony Williams sera présent malgré une inflammation au genou droit, de même que Kris Morlende, victime d’une inflammation des tendons extenseurs de la main droite mais qui a retrouvé l’intégralité de ses moyens hier. – P. Go. et A. Ges. HYÈRES-TOULON - PAU-ORTHEZ AUJOURD’HUI, 20 HEURES, ESPACE 3000. Arbitres : MM. Castano, Machabert et Dubois. Les Varois seront au complet. Pau, virtuellement éliminé en Euroligue, se déplace sans Thierry Gadou (dos), arrêté au moins jusqu’à mercredi. Ce sera le dernier voyage pour l’intérieur américain TJ Lux avant la qualification de son compatriote Hiram Fuller espérée pour la semaine prochaine. – P. Sav. et G. C. LE MANS - GRAVELINES AUJOURD’HUI, 20 HEURES, ANTARES. Arbitres : MM. Radonjic, Greva et Laplace. Avec un effectif au complet, Le Mans tentera de reprendre le point-average face à Gravelines, vainqueur au match aller (75-71). Les Nordistes n’ont plus gagné à l’extérieur depuis le 5 novembre à Bourg. – H. L. CHOLET - ASVEL AUJOURD’HUI, 20 HEURES, LA MEILLERAIE. Arbitres : MM. Bichon, Bissang et Danielou. Inquiétude à Cholet où Antonio Grant, qui ne s’est pas entraîné depuis le coup face à Pau (béquille au niveau du genou), reste incertain. À l’ASVEL, Makan Dioumassi (entorse de la cheville) n’a qu’une chance sur deux d’effectuer sa rentrée à Cholet. Le pivot serbe Dragan Ceranic (ex-Ostende), remplaçant de Masingue, fera ses débuts en pro A. – P.-M. B. et C. C. REIMS - BREST AUJOURD’HUI, 20 HEURES, RENE TYS. Arbitres : MM. Mateus et Koog, Mlle Julien. Reims s’apprête à disputer un match clé pour le maintien, marqué par le duel entre le nouveau(Marc Brown)etl’ancienmeneur(Tyson Patterson) du RCB. À Brest, Badou Gaye, le nouveau pivot sénégalais en provenance de Liège, fera ses débuts. – Y. Do. et R. Gue. CLERMONT - DIJON AUJOURD’HUI, 20 HEURES, MAISON DES SPORTS. Arbitres : MM. Viator, Supiot et Gros. Jean-Aimé Toupane attend que sa troupe au complet aborde ce match crucial « avec l’envie de se surpasser ». À Dijon, Perica a passédes examens (dos), qui n’ont rien révélé d’anormal. Laurent Sciarra (dos) ne s’est pas entraîné jeudi, mais il tiendra sa place. – F. L. et B. G. SÉLECTIONS AUSTRALIENNES Deux jours après avoir amélioré son record du monde du 200 m brasse, l’Australienne a récupéré son bien sur la distance inférieure (1’5’’71). de notre envoyé spécial SAINT-QUENTIN - LEVALLOIS : 81-67 (20-22 ; 20-22 ; 23-10 ; 18-13) SAINT-QUENTIN : Cologer (13), Joldersma (6), Grétouce (11), Wooten (34), Crowder ; puis R. Tillon (2), Matanga, Moulin, Simmons (15). Entraîneur : O. Hirsch. LEVALLOIS : Fergerson (11), Dieng (10), Vespasien (8), Burrell (4), Markovic (11) ; puis Nivière (9), Dramé, Sylla (10), Sidibé (4). Entraîneur : S. Lautié. p. — 1326 1410 1392 1355 1412 1491 1337 1457 1291 1419 1392 1360 1459 1273 1346 1411 1324 1253 LES CINQ DE DÉPART DU ALL-STAR GAME (LE 19 FÉVRIER À HOUSTON) Jones finit en trombe MELBOURNE – (AUS) ANGERS - GOLBEY-ÉPINAL : 69-76 (23-16 ; 15-22 ; 13-12 ; 18-26) ANGERS : Rathieuville (3), Ragauskas (11), T. Durham (9), Desroses (10), Emerson (20) ; puis Sene (5), Christophe (4), Braun (5), Bestron (2), L. Touré. Entraîneur : O. Le Minor. GOLBEY-ÉPINAL : Gardner (19), Cransac (6), Sani, Gouez (9), Tailleman (30) ; puis Stokes (3), Dioum (7), Kere (2), M. Diaw. Entraîneur : P. Maucourant. P. — 4 5 5 6 6 6 6 9 9 9 9 10 10 12 12 15 15 15 Les quatre premiers à la fin de la saison régulière sont qualifiés pour les quarts de finale. Les équipes classées de 5 à 12 disputent des barrages huitièmes de finale. Les deux derniers (17e et 18e) sont relégués en Pro B. NATATION Classement : 1. Orléans, 31 pts ; 2. Besançon, 31 ; 3. Boulazac, 30 ; 4. Châlons, 29 ; Quimper, 29 ; Évreux, 29 ; 7. Angers, 29 ; Nantes, 29 ; SaintQuentin, 29 ; 10. Vichy, 28 ; 11. Golbey-Épinal, 28 ; 12. Levallois, 27 ; Mulhouse, 27 ; 14. Aix-Maurienne, 26 ; 15. Saint-Étienne, 26 ; 16. Nanterre, 25 ; 17. Charleville,24 ; 18. Antibes, 24. Classement Pts J. G. — — — 1. Pau-Orthez ........... 32 18 14 2. ASVEL ..................... 31 18 13 Le Mans ................ 31 18 13 4. Bourg ..................... 30 18 12 Gravelines ............. 30 18 12 Nancy ..................... 30 18 12 Strasbourg ............ 30 18 12 8. Chalon .................... 29 19 10 9. Paris ....................... 28 19 10 10. Hyères-Toulon ..... 27 18 9 Le Havre ............... 27 18 9 12. Cholet ..................... 26 18 8 Roanne ................... 26 18 8 14. Clermont ............... 24 18 6 Dijon ....................... 24 18 6 16. Brest ....................... 21 18 3 Reims ..................... 21 18 3 Rouen ..................... 21 18 3 voter pour leurs propres joueurs. Les coaches doivent sélectionner deux arrières, deux ailiers, un pivot et deux joueurs indépendamment de leur position. Si un joueur n’est pas capable de tenir sa place (blessure, ce qui concerne Jermaine O’Neal dans le cinq de l’Est), le commissionner NBA, David Stern, choisira un remplaçant. Les internautes chinois ont une nouvelle fois pesé de tout leur poids puisque Yao Ming est encore le joueur ayant obtenu le plus grand nombre de voix (2 342 738) même s’il a été blessé une partie de la saison. Le pivot chinois de Houston devance les deux vedettes, Kobe Bryant (2 271 631) et LeBron James (2 207 697). Shaquille O’Neal a été retenu pour la treizième fois – il n’a participé qu’à dix éditions en raison de blessures – et n’est plus qu’à une sélection du record de quatorze détenu par Jerry West et Karl Malone. À noter la sélection pour le match des rookies d’un Européen, le Lituanien Sarunas Jasikevicius. – (avec O. Ph.) À L’INSTANT où, dans leur dernière coulée, les longues mains de Leisel Jones percutèrent le bord du bassin du Sports and Aquatic Centre de Melbourne, arrêtant net le chronomètre à 1’5’’71 et fracassant par là même l’ancien record du monde du 100 m brasse (1’6’’20), Jessica Hardy, jeune Américaine de dix-huit ans, dormait sans doute paisiblement chez elle, à Long Beach. Durant son sommeil et sans qu’elle y soit véritablement pour quelque chose, la teen-ager californienne venait pourtant de perdre un bien qu’elle s’était donné beaucoup de mal à chiper à l’Australienne, justement, lors des demi-finales des Championnats du monde, il y a six mois, à Montréal. Mademoiselle Jones de Brisbane, Queensland, venait, elle, de boucler une semaine durant laquelle elle n’a pas chômé : deux titres nationaux, sur 100 et 200 m brasse, assortis de deux énormes cerises mondiales sur cet énorme gâteau. Et, comme la jeune femme semble désormais ne plus faire les choses à moitié, elle a profité aussi de ce séjour dans la capitale de l’État de Victoria pour se confesser publiquement, ce qui n’a pas manqué de faire du fracas. En un petit quart d’heure de conférence de presse, elle a ainsi livré, l’autre jour, tout le mal qu’elle avait pensé d’elle juste après les Jeux Olympiques 2004. En vrac : « J’étais immature. J’avais un sale caractère. Je ne savais pas prendre mes responsabilités. Je hais la fille de quinze, seize, dix-sept, dix-huit ans que j’ai été. » Ayant donc, fin août 2004, pris conscience de tout cela, elle a alors procédé au grand ménage. De ceux que l’on fait une fois, rarement deux, dans une existence, tant, avec ce genre de révolution intime, surtout à pareil âge, c’est généralement tout l’un ou tout l’autre. Elle poursuit : « Je me suis coupé les cheveux, j’ai changé de coach, de domicile, d’habitudes, de méthodes d’entraînement et d’attitude. Oui, j’ai tout changé, et, je vous l’assure, cela a été extrêmement douloureux. Mais le jour où j’ai aussi compris que la seule chose qui m’échapperait toujours, ce sont les résultats, j’ai même, alors, changé ma façon de voir la natation. » Le pactole à Montréal Et, six mois à peine après avoir mis son destin entre les mains de Stephan Widmer, elle a fini par encaisser. Le gros pactole en prime. Ainsi, elle qui depuis cinq années avait tant semé sans jamais récolter quoi que ce soit de significatif à son niveau – toujours médaillée, à Sydney, en 2000, Fukuo- SAMEDI 4 FÉVRIER 2006 ka, en 2001, Barcelone, en 2003, Athènes, en 2004, jamais dorée –, oui, la Leisel Jones qui battait les records du monde mais jamais ses adversaires lorsque cela en valait la peine a récolté plus en quatre jours à Montréal que, jusque-là, dans toute son existence : trois titres mondiaux, et la reconnaissance définitive du milieu. Elle a même pris aujourd’hui autant de place dans le cœur de l’Australie profonde que Nicole Kidman et Kylie Minogue, laquelle n’a pourtant jamais été autant chérie ici que depuis qu’elle livre son combat contre un cancer. Hier, par exemple, et bien que l’équipe nationale australienne affrontât celle d’Afrique du Sud dans un test-match de cricket, c’est le record du monde de cette jeune femme qui, à partir de 20 heures, ouvrit toutes les sessions d’informations des différentes chaînes de télévision. Et les images des derniers vingt-cinq mètres de cette finale passèrent en boucle tant, une fois encore, elles étaient époustouflantes. Comme mercredi en effet, à l’occasion du 200 m, c’est dans cette ultime demilongueur de bassin que la championne créa définitivement son œuvre. Deuxième derrière Jade Edmistone à la fin de l’aller et en retard de 34 centièmes par rapport au temps de passage de Jessica Hardy, Jones étala alors tout son talent. Portée par un public qu’à la différence de l’autre jour elle reconnut avoir, là, entendu, c’est aux environs des 80 mètres qu’elle revint dans le bon coup. Deux ou trois brassées plus loin, l’affaire était finalement conclue. En améliorant de 49 centièmes le chrono de Hardy, d’une demi-seconde son record personnel et en bouclant ainsi en apothéose sa semaine passée, selon ses termes, « à son bureau », Leisel Jones confirmait ainsi une bonne fois pour toutes ce qu’elle avait déclaré à son arrivée à Melbourne : « Maintenant, je me sens libérée. » PATRICK LEMOINE Leisel JONES (AUS) Vingt ans, née le 30 août 1985 à Katherine. 1,72 m ; 66 kg. Entraîneur : Stephan Widmer. JO : 2e (200 m brasse, 2004 ; 100 m brasse, 2000) ; 3e (100 m brasse, 2004). CM : 1re (100 m brasse, 200 m brasse, 2005, relais 4 × 100 m 4 nages) ; 2e (200 m brasse, 2003 ; 100 m brasse, 2001) ; 3e (100 m brasse, 2003) ; 4e (200 m brasse, 2001). Records. – 100 m brasse : 1’5’’71 (RM, 2006). 200 m brasse : 2’20’’54 (RM, 2006). MELBOURNE. – Les deux records du monde battus cette semaine (200 puis 100 m brasse) laissent augurer d’une belle saison pour la triple championne du monde. (Photo Reuters) RESULTATS Finales. – HOMMES. 100 m papillon : 1. Pine, 52’’71 ; 2. Klim, 53’’06 ; 3. Richards, 53’’40. 50 m brasse : 1. Rickard, 28’’22 ; 2. Riley, 28’’27 ; C. Sprenger, 28’’30. 200 m quatre nages : 1. Brodie, 2’1’’13 ; 2. Lucas, 2’2’’65. FEMMES. 400 m : 1. McKenzie, 4’9’’33 ; 2. Barratt, 4’9’’52. 50 m papillon : 1. Lenton, 24’’58 ; 2. Mills, 24’’92 ; 3. Henry, 24’’96. 50 m dos : 1. Rooney, 28’’42 (rec. nat.) ; 2. Edington, 28’’65 ; 3. Zimmer, 28’’98. 200 m dos : 1. Fargus, 2’11’’99 ; 2. Edington, 2’12’’68. 100 m brasse : 1. Jones, 1’5’’71 (record du monde ; ancien rec. : 1’6’’20 par Jessica Hardy (USA), le 25 juillet 2005 à Montréal) ; 2. Edmistone, 1’7’’3 ; 3. White, 1’8’’25. Temps de passage de Hardy : 31’’03, 1’6’’20. Temps de passage de Jones : 31’’37, 1’5’’71. CHRONOLOGIE DU 100 M BRASSE FEMMES 1996 : Heyns (AFS) ................................... 1’7’’46 1996 : Heyns (AFS) .................................. 1’7’’02 1999 : Heyns (AFS) .................................. 1’6’’99 1999 : Heyns (AFS) .................................. 1’6’’95 1999 : Heyns (AFS) .................................. 1’6’’52 2003 : Jones (AUS) .................................. 1’6’’37 2005 : Hardy (USA) .................................. 1’6’’20 2006 : Jones (AUS) .................................. 1’5’’71 Demi-finales. HOMMES. 50 m : 1. Hawke, 22’’51 ; 2. Sullivan, 22’’54. PAGE 15 Bleu Rouge Noir Jaune Rouge PARIS - CHALON : 64-76 Melain de gala PLUS QUE CINQ JOURS avant que Tony Parker ne connaisse le verdict. Le meneur des San Antonio Spurs saura le jeudi 9 février s’il est pour la première fois sélectionné pour le All-Star Game NBA qui aura lieu à Houston dix jours plus tard. Tous les indicateurs sont au vert pour le Français qui a encore été le meilleur marqueur de son équipe, jeudi contre Golden State (23 points) et a réussi un coup d’éclat (38 points) face à Miami qui a dû impressionner les coaches votant pour les remplaçants. Jeudi soir, la NBA a officialisé le verdict des fans, qui ont désigné les deux cinq de départ. TP termine cinquième dans les votes (646 739 voix) pour les deux places d’arrières (meneur et deuxième arrière, c’est-à dire-guard) dans la Conférence Ouest derrière la star des Lakers, Kobe Bryant, le MVP 2005 de la Ligue Steve Nash (Phoenix), son coéquipier des Spurs Manu Ginobili et Ray Allen (Seattle). Les remplaçants, sept par équipe, sont choisis par les trente entraîneurs, lesquels ne peuvent pas Bleu PRO A (19e journée) SCHIO - VALENCIENNES : 70-84 (20-24 ; 11-27 ; 22-22 ; 17-11) SCHIO : Moro (7), Ramon (8), Donaphin (14), Pozzan (3), Taylor (16), Masciadri (9), Rezoagli (3), C. Dos Santos (6), La Scala (2), Ciampoli 2). Entraîneur : F. Fossati. VALENCIENNES : Le Dréan (11), Harrower (12), Gruda (15), Hermouet (6), Gruszczynski (4), Digbeu (2), Kireta (11), Grgin-Fonseca (7), Tuvic (16), Badiane. Entr. : L. Buffard. Tony Parker, 5e arrière à l’Ouest dans le vote des fans, sera fixé jeudi sur sa sélection pour le All-Star Game. Yao Ming a été une nouvelle fois plébiscité. Jaune Rouge Jaune Et si elles ont marqué le pas au deuxième acte, encaissant un 10-6 dans le troisième quart, elles avaient hier dans leur rang une Cathy Melain de gala (15 pts, 8 rbds, 3 pds). Ses deux paniers consécutifs sur la fin envoyaient définitivement Bourges en quarts, en deux manches sèches. Une bénédiction : « C’est tellement important de ne pas avoir de belle à disputer en cette période où le calendrier est très chargé » , appréciait l’entraîneur berruyer Pierre Vincent. « C’est un boulot bien géré et on obtient une belle victoire, notamment grâce à notre défense. Il le fallait pour faire face au jeu très dur de notre adversaire » , notait l’arrière espagnole Laia Palau. La satisfaction était aussi de mise pour un clan nordiste soulagé d’être allé à l’essentiel (70-84). « C’est un petit bout d’histoire qui prend forme. On avait à cœur de se qualifier en deux fois. L’an dernier, on est éliminées en huitième… Le mauvais souvenir est effacé », savourait le coach de l’USVO Laurent Buffard. Valenciennes a réussi son pari avec rigueur, sérieux et passion. Un 15-2 à 22-39 (16e), un 21-4 à 24-45 (18e), tout fut plié sur l’entame d’un deuxième quart-temps assez monstrueux. Harrower, Le Dréan, Gruda, Tuvic, les valeurs sûres de Valenciennes, avaient défriché le chemin, la voie était libre (37-61, 25e). « On réussit trois quarts-temps de très bon niveau » , soulignait Buffard, qui regrettait juste quelques ballons perdus sur la fin. – L.T. (avec nos correspondants) Avec 15 points et 8 rebonds, Cathy Melain a beaucoup pesé dans le succès tranquille des Berruyères en Pologne, synonyme de quart de finale. (Photo Jean-Marc Pochat) Parker en attente Noir Bleu Noir COMME C’EST LE CAS sans discontinuer depuis dix ans, le basket féminin français sera donc présent en quarts de finale de l’Euroligue. Seul participant l’an passé, Bourges, vainqueur en deux matches de Cracovie, y sera rejoint par Valenciennes, qui a disposé pareillement de Schio. Seules les Normandes de Mondeville s’arrêtent en route, après avoir chuté face à l’ogre tchèque Brno. Du coup, Bourges retrouvera Brno pour la troisième fois de la saison, les deux équipes s’étant, chacune, imposées à domicile en première phase. Quant aux copines valenciennoises d’Audrey Sauret, qui espéraient la revoir au pays en quarts sous le maillot d’Ekaterinbourg, elles devront se faire une raison. Éliminées par Sopron, les Russes ne sont pas au rendez-vous, et l’USVO aura fort à faire avec les Hongroises et leur perle ukrainienne, la jeune ailière Oleksandra Gorbunova (19 ans). Adieu donc à Mondeville qui, sans sa meneuse Caroline Koechlin, n’aura pu défendre sa chance à fond et a volé en éclats (58-92) sous les coups de patte de Lisha Milton et de ses copines championnes d’Europe avec l’équipe nationale tchèque. L’USO Mondeville sort de sa première saison d’Euroligue avec quatre victoires et une participation au top 16, ce qui n’a rien d’une infamie. Mais hier, les coéquipières de Milton étaient sur un nuage : 11 sur 15 à trois points, 53 % à deux points… Le leader du Championnat de France n’a jamais pu contester leur domination, à part dans un premier quart serré (7-12). Ensuite, le Gambrinus s’est détaché (26-41 à la mi-temps), face à des Françaises en panne à 6,25 m (0/8 en 20 minutes), et coupables de trop de pertes de balles (15 à la mi-temps). Malgré son courage, l’adresse retrouvée de Daley (20 points), Mondeville ne pouvait que répliquer pour l’honneur. « Nous avons manqué de rigueur, déplorait Hervé Coudray. Il aurait fallu les contenir à 60 points, comme à l’aller. Là, nous avons trop mal défendu. » « Il y a sans doute tout simplement une différence de NBA 16 Bleu Rouge Noir Jaune AUTOMOBILE RALLYE DE SUÈDE C’est parti tout schuss Groupés hier en 10’’, Grönholm et Loeb se disputent la victoire sans Solberg, une nouvelle fois mis hors jeu par la mécanique. 1re étape Rallye de Suède e (2 manche du Championnat du monde) Trois étapes totalisant 1 447,76 km dont 348,88 348 88 km en 19 épreuves spé spéciales SUÈDE DEMAIN FINLANDE NORVÈGE Karlstad HIER Hagfors-Hagfors (600,7 km) 6 spéciales (131,04 km). Les vainqueurs de spéciale : ES 1 ES 2 : Grönholm 2e étape Hagfors dé dé Stockholm DIMANCHE DANEMARK 0 km 400 3e étape Hagfors-Karlstad (463,91 km) 6 spéciales (90,18 km) ; dép dép épart ES 14 à 7 h 58, dép dép épart ES 19 à 12 h 52. Programme en heures franç nçaises. ça CLASSEMENTS HAGFORS. – Grâce à un départ en fanfare, Marcus Grönholm et sa Ford Focus ont pu contenir la remontée de Sébastien Loeb qui n’était, hier soir, qu’à dix secondes du leader. (Photo Pascal Huit/Presse Sports) Ses deux compères, Marcus Grönholm et Sébastien Loeb, largement dominateurs, sont déjà en position de tirer au mieux parti de la situation. Séparés hier soir de 10’’2, le Finlandais et le Français auraient d’ailleurs très bien pu finir l’étape à égalité. Il s’en est fallu d’une pénalité de retard de 10’’ dont écopa la Xsara au contrôle horaire de départ de Lejen (l’ES 2). « Sur la liaison entre la première et la deuxième spéciale, tandis que “Seb” effectuait l’inversion des roues entre l’avant et l’arrière, Daniel se chargeait d’enlever la rampe de phares additionnels devenue inutile, racontait Marc Van Dalen, le patron VOLLEY-BALL PRO A (17e journée) subishi Lancer) devant Mattias Ekström (Skoda Fabia), Janne Tuohino (Citroën Xsara), Mikko Hirvonen (Ford Focus) et Kristian Sohlberg (Subaru Impreza), Sébastien Loeb s’employa à refaire les niveaux au prix de trois meilleurs temps successifs. « On donne tout, on roule vraiment au maximum, assurait le champion du monde. Je pense que lui (Grönholm) aussi. Il n’est pas du genre à se laisser faire. C’est chaud ! Sur les trois dernières spéciales, je lui mets deux fois huit dixièmes et une fois six dixièmes. Quand on sait que la deuxième des trois fait quarante kilomètres, c’est dire si c’est serré. En tout cas, on s’amuse. Quant à notre pénalité de dix secondes, ça ne change pas grand-chose. Peut être même qu’on aurait plus de pression si l’on était devant. Mais c’est lui ! Et quelle que soit l’issue de la bagarre, le gagnant aura mérité la victoire. » Dans des conditions de glisse identiques pour les deux dernières étapes, le dénouement s’annonce somptueux, d’autant que pour compléter le podium, une belle foire d’empoigne a commencé. JEAN-PAUL RENVOIZÉ de notre correspondante LES VENDREDIS se suivent et se ressemblent pour ce Paris-Volley tout feu, tout flamme. Dans le fond et sur la forme. Après Sète, surclassé (3-0), les volleyeurs de la capitale ont étouffé, hier soir, un Nice VB déjà en proie au doute, qui n’avait vraiment pas besoin d’être mis sur le reculoir par des services de folie pour piquer du nez. « Nous n’avions jamais été aussi humiliés que ce soir, a lâché Mladen Kasic. J’ai l’impression d’avoir encaissé un 5-0 ! On n’a pas eu une seule seconde de répit. Si Paris continue ainsi, comment voulez-vous que la deuxième place lui échappe ? » Il est vrai que la démonstration a été impressionnante. En mettant d’entrée une incroyable pression sur leurs engagements, les Parisiens se sont rendus le parquet de Palmeira particulièrement TOURCOING - NARBONNE : 2-3 (31-29, 25-23, 20-25, 21-25, 13-15) Spectateurs : environ 1000. Arbitres : MM. ; Rachard et Demiselle. Points marqués : 227 (115/112). Durée : 2 h 08’ (1er set : 35’, 2e : 25’, 3e : 24’, 4e : 27’, 5e : 17’). TOURCOING : 5 aces (Trommel, 2), 11 contres gagnants (Trommel, 4), 33 attaques gagnantes (Trommel, 23), 31 fautes directes (dont 18 au service). Six de départ : Weick (5) puis Quiévreux ; Bozko (11) puis Delanghe (1) ; Montméat (9) ; Capet (cap, 2) puis Duhagon (16) ; Monneraye (9) ; Trommel (29). Libero : Paulinho. Entraîneur : Marcelo. NARBONNE : 13 aces (Sikiric, Janczak, 4), 10 contres gagnants (Grapentine, 4), 58 attaques gagnantes (Janczak, 20), 33 fautes directes (dont 22 au service). Six de départ : Munday (4) ; Daguerre (5) puis Sikiric (19) puis Camacho (1) ; Grapentine (11) ; Jankzak (24) ; Sharaliev (11) ; Frontin (6) puis Perez. Libero : Le Berre. Entraîneur : M. Mandrou. UNE SEMAINE après la victoire à Cannes, cette défaite a fait désordre. Face à Narbonne, qui a présenté un visage contrastant avec son classement, les Nordistes n’ont pas pu renverser totalement la situation. Narbonne a mérité sa victoire, soulignait l’entraîneur tourquennois Marcelo. Mais il y a avait trois points à prendre, les mêmes que contre Cannes, et je ne comprends qu’on puisse manquer de maturité pour aborder ce type de rencontres. La semaine dernière à Cannes, les joueurs étaient beaucoup plus motivés. Si l’équipe fait des choix dans son calendrier, pas moi », grognait-il. – Ga. L. hospitalier, et la lecture du jeu adverse d’une clarté effarante. À aucun moment, si ce n’est de manière éphémère en début du troisième set (6-8), Nice n’a semblé en mesure de retrouver son allant, son dynamisme de la phase aller du championnat, cette explosivité qui lui permettait alors de défier sans complexe les « gros » du championnat, de les titiller (3-2 à Tours). Largués à la marque - 12-18 dans le premier set, 12-22 au suivant, 10-16 au dernier - muselés dans le jeu par les services et la défense parisienne, les Niçois n’ont rien pu faire. « Ce n’est pas une excuse mais ils ont été vraiment beaux, avouait Onya Opota. Devant une telle adversité, il faut s’y reprendre à plusieurs fois avant d’espérer passer une attaque. Tu forces tes frappes et tu commets plus de fautes. » Titularisé pour la première fois depuis belle lurette, sans état d’âme ni esprit de revanche, à la place de Kapfer au creux de la vague à Beauvais, l’attaquant azuréen est pourtant l’un des rares à avoir trouvé des trous de souris dans un block défense de fer. Paris a donc imposé sa loi sans relâcher un seul instant sa mainmise sur une partie très vite scellée. Quitte à se surprendre lui-même. « On ne s’attendait pas à une telle prestation. Ici, ce n’est jamais facile de gagner, notait ainsi le passeur et capitaine radieux, Rafaël Redwitz. Nous avons été presque parfaits. C’est bon pour la suite. » Son entraîneur Veljko Basic ne disait pas autre chose, n’hésitant pas, au passage, à rehausser les exigences. « Le résultat est logique au vu de notre prestation, affirmait-il. Il sera sans doute difficile de conserver un tel niveau mais il sera toujours en point de mire de nos efforts. » Les Niçois, eux, vont devoir se refaire un présent à la hauteur de leurs quatre premiers mois de compétition. JANINE GIANARIA HIER Tourcoing- Narbonne ............. 2-3 Nice- Paris ............................... 0-3 AUJOURD’HUI 20 HEURES Sète - Avignon Tours - Montpellier Rennes - Cannes Ajaccio - Beauvais Toulouse - Poitiers PROCHAINE JOURNÉE. – VENDREDI 10 FÉVRIER : Poitiers - Tourcoing (20 h 30). SAMEDI11 (20 heures): Avignon - Nice ; Cannes - Tours ; Narbonne - Rennes ; Paris - Ajaccio ; Beauvais Toulouse. DIMANCHE 12 : Montpellier - Sète (17 heures). F 1 : LA PREMIÈRE MIDLAND EST APPARUE. – Cette monoplace (M 16) a été présentée hier au siège de l’écurie à Silverstone. Sa livrée est faite d’un mélange de gris, de rouge et de blanc, contrairement à sa devancière la Jordan, tout de jaune vêtue. Autre nouveauté d’importance pour cette équipe : elle sera la première à participer au Championnat du monde de F 1 avec une licence russe. Enfin, au côté de Christijan Albers, c’est bien le Portugais Tiago Monteiro qui a été officialisé comme deuxième pilote. Quant aux pilotes d’essais, Midland fera confiance à l’Allemand Markus Winkelhock, au Russe Roman Rusinov et, dernier engagé, à un autre Allemand, Adrian Sutil, qui a fini deuxième du Championnat 2005 de F 3 Euroseries. RÉSULTATS ESSAIS F 1 (Valence [ESP], 31 janvier-3 février). – Alonso (ESP, Renault), 1’10’’552 (144 tours) ; Kovalainen (FIN, Renault) 1’10’’952 (168) ; Rosberg (ALL, Williams-Cosworth), 1’11’’404 (55) ; De La Rosa (ESP, McLaren-Mercedes), 1’11’’667 (96) ; Heidfeld (ALL, BMWSauber), 1’11’’797 (89) ; R. Schumacher (ALL, Toyota), 1’11’’851 (77) ; Zonta (BRE, Toyota), 1’11’’934 (115) ; Kubica (POL, BMW-Sauber), 1’12’’219 (89) ; Montoya (COL, McLarenMercedes), 1’12’’802 (71) ; Oliveira (BRE, Williams-Cosworth), 1’13’’920 (32). GOLF Les Parisiens ont confirmé leur progression aux dépens de pâles Niçois NICE – LES MITSUBISHI S’ATTAQUENT AU PODIUM. – La bonne surprise de la première étape est venue des deux Mitsubishi Lancer louées par Ralliart Italie à l’usine japonaise pour Galli, 3e hier soir, et Carlsson, 4e à 5’’5 de l’Italien. « Je n’ai pas roulé depuis six mois mais je retrouve le rythme petit à petit », commentait le local de l’étape. NICE – PARIS : 0-3 Paris au galop NICE - PARIS : 0-3 (18-25 ; 15-25 ; 15-25) 1 200 spectateurs environ. Arbitres : MM. Vereecke et Pecheux. Points marqués : 123 (48 + 75). er Durée : 1 h 02’ (1 set : 21’; 2e : 21’; 3e : 20’) NICE : 2 aces (Kapfer, 2) ; 1 contre gagnant (Jioshvili, 1) ; 25 attaques gagnantes (Opota, 12) ; 22 fautes directes (dont 5 au service). Six de départ : Guidara puis Halilovic ; Demirovic (cap., 3) ; Jioshvili (5) puis Kapfer (4) ; Opota (12) ; Boriskevitch (2) puis Kapfer ; Bunford (1) puis Saelens (1). Libero : P. Ragondet. Entr. : M. Kasic. PARIS : 7 aces (Aranha, Redwitz, 2) ; 10 contres gagnants (Aranha, Bergmann, 3) ; 36 attaques gagnantes (Aranha, 10) ; 20 fautes directes (dont 14 au service). Six de départ : Redwitz (cap., 4) ; Bergmann (7) ; Novak (9) ; Aranha (15) ; Nilsson (11) ; Hotulevs (7). Libero : Skorc. Entr. : V. Basic. LA GROSSE FRAYEUR DE STOHL. – Surprenant quatrième de la première spéciale, l’Autrichien Manfred Stohl perdait cinq places dans l’épreuve chronométrée suivante et arrivait très énervé à l’assistance. « Les organisateurs ont fait une faute grave puisque, quand Loeb a pointé une minute en retard, ils m’ont fait partir une minute après lui au lieu des deux réglementaires. Du coup, lorsque je déboulais dans certains virages, les spectateurs ne m’attendaient pas et certains étaient en train de marcher au milieu de la route ! J’ai failli en écraser quelques-uns ! Mais le plus fort, c’est que j’ai croisé un mec en motoneige qui remontait tranquillement la spéciale ! », racontait le pilote de la Peugeot 307 WRC Bozian, finalement sixième hier soir. SUBARU AU PLUS MAL. – Casse d’arbre de transmission le matin, de boîte de vitesses l’après-midi : la journée d’hier fut terrible pour Petter Solberg, qui n’a pratiquement pas fait un kilomètre de course avec une voiture sans souci. Et Subaru ne pourra pas se consoler avec Atkinson, qui endommageait sa direction assistée dans une sortie de route. Bilan de ce vendredi noir : Solberg est 21e à près de six minutes de Grönholm et Atkinson pointe à presque deux minutes de son leader. Tous deux se serviront des deux dernières étapes pour faire des tests. MIKKO AIME LA GLACE. – Auteur d’un très bon début de course puisqu’il était troisième après l’ES 4, Mikko Hirvonen a dû jeter l’éponge dans le chrono suivant, la courroie d’alternateur de sa Ford Focus ayant cassé. « Je préfère ne pas aller plus loin pour ne pas endommager le moteur, expliquait l’équipier de Grönholm, auteur quelques kilomètres plus tôt d’un bond de 38 mètres de long à la réception d’une bosse suédoise ! On repartira demain (aujourd’hui) avec les dix minutes de pénalités. » 1. 2. 3. 4. 5. 6. 7. 8. 9. 10. 11. 12. 13. 14. Classement Pts — Tours 44 Paris 38 Poitiers 36 Tourcoing 36 Toulouse 30 Nice 30 Sète 29 Cannes 25 Beauvais 21 Montpellier 15 Narbonne 13 Rennes 12 Avignon 10 Ajaccio 3 J. — 16 17 16 17 16 17 16 16 16 16 17 16 16 16 G. — 16 13 12 12 10 10 10 8 7 4 4 4 3 1 P. — 0 4 4 5 6 7 6 8 9 12 13 12 13 15 PAGE 16 EN DIRECT DE LA PRO A DUBAÏ DESERT CLASSIC (circuit européen hommes) Lumbago pour Heikkinen Les frustrations de Woods Le central beauvaisien est indisponible dix jours et ne pourra s’aligner à Ajaccio. MONTPELLIER va chercher à créer la surprise chez le leader Tours, toujours invaincu en Championnat après seize matches. Hormis le réceptionneur-attaquant Loïc Geiler (en phase de rééducation de son épaule), l’infirmerie héraultaise est vide. Un peu courts physiquement le week-end dernier lors de leur retour à la compétition, le pointu Gabriel Zobo-Lebay et le réceptionneur Dan Lewis espèrent tirer profit d’une semaine d’entraînement supplémentaire. À Tours, seul Marien Moreau (épaule) manque à l’appel. Le jeune réceptionneur Raphaël Mrozek (gastro-entérite) sera bien présent, tout comme Hichem Guemmadi (choc à la tête) et Nourredine Hfaiedh, victime d’une petite entorse lundi à l’entraînement. Rennes, au complet, comptera sur son joker cubain Ivan Benito, très efficace la semaine dernière lors de la victoire à Montpellier (3-1). En face, Cannes pourra aligner tout son effectif puisque l’attaquant tchèque Ondrej Hudecek (fracture de fatigue au tibia gauche) et le central Frédéric Gibert (opéré du ménisque droit) ont repris l’entraînement normalement. Sète et Avignon, sévèrement battus lors de la dernière journée par Paris (0-3) et par Tours (1-3), s’affronteront au complet. À Ajaccio, le central finlandais Tatu Saisa (douleurs intercostales) devrait tenir sa place. La lanterne rouge n’aura pas le droit à l’erreur face à Beauvais, qui se rendra en Corse sans son central Miika Heikkinen (immoblilisé une dizaine de jours par un lumbago et probablement forfait lors de la venue de Toulouse le 11 février). Privé de son capitaine Stéphane Sapinart (cartilage d’un genou) jusqu’à la fin de la saison, Toulouse accueillera Poitiers, qui doit toujours se passer de son réceptionneurattaquant Guillaume Samica (algodystrophie). – (avec nos correspondants) PRO B (17e journée). – AUJOURD’HUI : Saint-Quentin - Asnières ; Chaumont - Cambrai ; Dunkerque - Saint-Nazaire ; Alès - Grenoble ; Martigues - Harnes (20 heures) ; Aix Saint-Brieuc (20 h 30). Classement : 1. Asnières, 37 ; 2. Cambrai, 31 ; Saint-Quentin, 31 ; 4. Dunkerque, 29 ; 5. SaintBrieuc, 29 ; 6. Chaumont, 29 ; 7. Saint-Nazaire, 27 ; 8. Aix, 19 ; 9. Martigues, 18 ; 10. Alès, 17 ; 11. Harnes, 16 ; 12. Grenoble, 5. COUPE DE FRANCE FEMMES (8es de finale). – AUJOURD’HUI (20 heures) : SaintDié (N3) - Cannet-Rocheville ; Riom - Istres ; Cannes - MVS La Rochette ; Mulhouse Évreux (N1) ; Stade Français Saint-Cloud Albi ; Saint-Raphaël - Béziers ; Rennes - Meylan La Tronche (N1) ; Tulle (N2) - Hainaut. Tous clubs de l’élite, sauf mention. Les vainqueurs accèdent aux quarts de finale (25 mars). DUBAÏ – de notre envoyé spécial EN DEUX TOURS, deux eagles et douze birdies, Tiger Woods a déjà sérieusement testé le parcours du Majlis. Pas de quoi satisfaire pourtant un perfectionniste de sa trempe. À – 6 en vue du double green d’arrivée du 9 et du 18, après un réveil en fanfare (un eagle, quatre birdies), le numéro 1 mondial, qui avait bravement attaqué le drapeau pour eagle, allait plonger dans les ajoncs et encaisser son premier bogey. « C’est toujours frustrant de laisser des coups en route. Je déteste ça. Au lieu d’un bon tour, j’ai juste fait un tour », relevait-il. Un tour bien « ordinaire » à six sous le par, qui le plaçait à la troisième place derrière un Retief Goosen à peine moins heureux que la veille (67) et pas plus souriant. Mais si, de Paul Casey (– 8) à Peter Lawrie (– 9), tous rêvent de partager la partie leader, dimanche, avec Tiger Woods, la performance de Darren Clarke, hier, vient démontrer qu’il ne suffit pas de côtoyer Mozart pour jouer en mesure. « Heureusement que j’ai bien putté, parce que j’ai joué comme une M-E-RD-E, reconnaissait crûment l’Irlandais. Et pourtant je m’entraîne. Ce que je vais faire maintenant ? Retourner au practice ou bien aller au bar, je n’ai pas encore décidé ! » Clarke aura eu tout intérêt à opter pour la première solution car son tour à quatre sous le par, à cinq coups des leaders, doit lui permettre de participer à la traque au titre en compagnie de la meute des cadors, Stenson (– 7), Jimenez (– 8), Björn (– 8), Casey (– 8), Fasth (– 9) et Els (– 10), qui bat pour l’occasion le record de cuts consécutifs sur le circuit européen (70). Si le parcours trop tendre est le grand vaincu de ces deux premiers tours – cut à un sous le par –, on ne peut pas dire que les Français aient particulièrement brillé, puisque seuls Christian Cévaer (– 1) et Raphaël Jacquelin (– 5) restent en piste pour le week-end. « Mon jeu est bien en place et je ne putte pas si mal, mais rien ne rentre (63 putts en deux tours, 2 triples hier). C’est dommage car je pourrais être à – 10 », regrettait ce dernier. PIERRE-MICHEL BONNOT RÉSULTATS DUBAÏ DESERT CLASSIC ([EAU], Emirates Golf Club, circuit européen hommes, 1 958 693 , 2-5 février). – Deuxième tour (par 144) : 1. Goosen (AFS), 64 + 67, et Hansen (DAN), 68 + 63 ; 3. Woods (USA), 67 + 66, Dougherty (ANG), 67 + 66, et Green (AUS), 64 + 69 ; 6. Els (AFS), 68 + 66, et Donaldson (GAL), 64 + 70 ;… 28. Jacquelin, 68 + 71 ; 62. Cévaër, 72 + 71) ; etc. N’ont pas passé le cut : 76. Remésy, 144 (72 + 72) ; 86. Van de Velde, 145 (73 + 72) ; 91. Havret, 146 (72 + 74) ; 102. Delamontagne, 148 (70 + 78) et Montgomerie (ECO), 148 (74 + 74). FBR OPEN (Scottsdale, Arizona, Tournament Players Club, circuit américain hommes, 5 200 000 $, 2-5 février). – Premier tour (par 71) : 1. Lowery et Cejka (ALL), 65 ; 3. Smith, Van Pelt, Driscoll et Geiberger, 66 ; 7. Levet, 67 ;… 26. DiMarco et Mickelson, 69 ; 51. Garcia (ESP), 70 ; 73. V. Singh (FIJ), 71 ; etc. Tous américains, sauf mention. ANZ MASTERS ([AUS], Royal Pines Resort, Gold Coast, circuit européen femmes, 2-5 février). – Deuxième tour (par 144) : 1. Yang (CDS), 135 (69 + 66) ; 2. McKay (ECO), 136 (67 + 69) ; 3. Knight (AUS), 137 (70 + 67) et Cartwright (USA), 137 (70 + 67) ; 5. Joh (USA), 138 (72 + 66) et Brooky (NZL), 138 (71 + 67) ; 7. Kreutz, 139 (69 + 70), Nocera, 139 (71 + 68) et Webb (AUS), 139 (71 + 68) ; etc. N’ont pas passé le cut : 94. Arricau, 149 (77 + 72) et Giquel, 149 (75 + 74) ; 112. Schaeffer, 151 (71 + 80). SAMEDI 4 FÉVRIER 2006 Bleu Rouge Noir Jaune Rouge Loeb : « On roule au maximum » de l’équipe Kronos. Lorsqu’il a voulu la ranger, il a eu du mal à l’engager dans le logement prévu à cet effet à l’arrière de l’auto. En plus, le cric sur lequel reposait la voiture commençait à riper sur la glace tandis que Seb serrait les roues. Bref, c’était un peu la panique, car le temps pressait et dans la précipitation, Daniel a oublié de remettre les fixations du capot avant. À la première accélération, il s’est ouvert et, en se rabattant, est venu étoiler le pare-brise. Le truc idiot quoi… » Premier bilan : un premier rôle sans partage pour la Focus, un score de trois temps scratch à deux à l’avantage de la Xsara et une faute partout puisque l’équipage Ford laissa filer une poignée de secondes dans le deuxième passage de Fredriksberg (l’ES 3). « Je me suis loupé à la première intersection, confessait Grönholm. Un tout-droit dans la neige où j’ai bien eu peur de me retrouver bloqué ! Un coup de première, l’accélérateur à fond et, heureusement, on s’en est sortis. » Après cette spéciale, la seule qui ne fut pas gagnée par les duellistes, mais par le très offensif « Gigi » Galli (Mit- Bleu Rouge Jaune EN QUÊTE DE RACHAT après son abandon au Monte-Carlo, voilà deux semaines, Petter Solberg ne renouvellera pas son succès de l’an passé dans ce Rallye de Suède. Hier, dès les premiers kilomètres de course, le Norvégien s’est en effet retrouvé au volant d’une Impreza réduite à une vulgaire deux roues motrices, conséquence plus que fâcheuse de la défaillance du différentiel arrière. En rejoignant le parc d’assistance d’Hagfors en milieu de matinée, tandis que les mécanos s’employaient à remettre sa voiture en configuration idéale d’efficacité, le pilote Subaru, dépité, n’avait nul besoin d’une calculette pour faire les comptes. « Avec pratiquement trois minutes perdues en l’espace de deux spéciales (2’46’’7 très précisément), je n’ai évidemment plus rien à espérer », pestait « Hollywood » qui, décidément, enchaîne les scénarios catastrophe. Et, comme si ce premier épisode ne l’avait pas suffisamment éloigné des premiers rangs, la galère se prolongea tout au long de l’après-midi avec les sautes d’humeur d’une boîte de vitesses fascinée par le point mort. Dix-huitième avec un retard de 5’55’’3 – dont 2’10’’ de pénalité – au terme de la première étape, Petter Solberg a de quoi se poser de sérieuses questions sur le niveau de fiabilité de sa WRC version 2006. Il a également de quoi s’inquiéter désormais sur ses chances de pouvoir venir se mêler à une course au titre lancée sur des bases très élevées par les deux autres membres du trio majeur. Jaune de notre envoyé spécial dix secondes de pénalité, alors que Loeb est gêné en fin de spéciale par le soleil qui reflète sur son pare-brise étoilé. Il pointe désormais à 19’’ de Grönholm. Stohl rétrograde de la 4e à la 9e place après avoir croisé une motoneige qui remontait la spéciale à contresens ! Petter Solberg perd près de 2’ supplémentaires. ES 3 – Fredriksberg 2 (18,14 km) : 1. Galli, 10’29’’1 (moy. : 103,81 km/h) ; 2. Ekström, à 1’’2 ; 3. Tuohino, à 1’’8 ; 4. Hirvonen, à 3’’9 ; 5. K. Sohlberg, à 5’’2 ; 6. Loeb, à 5’’7… 10. Grönholm, à 12’’3… 12. P. Solberg, à 14’’2… 61. Atkinson, à 3’10’’8 ; etc. Atkinson tape dès le premier virage, repart avec la direction assistée endommagée et plonge de la 5e à la 27e place du général. Grönholm aussi part à la faute en tirant tout droit au premier carrefour. Loeb revient à 12’’4. ES 4 – Lejen 2 (26,47 km) : 1. Loeb, 14’24’’4 (moy. : 110,24 km/h) ; 2. Grönholm, à 0’’8 ; 3. Carlsson, à 5’’1 ; 4. Galli, à 5’’5 ; 5. Hirvonen, à 5’’8 ; 6. H. Solberg, à 12’’2… 9. P. Solberg, à 15’’9… 47. Atkinson, à 2’24’’ ; etc. Première victoire de spéciale pour Loeb, qui a tapé une pierre sans conséquence. Problème de boîte de vitesses pour Solberg, qui parvient à enclencher le premier rapport pour regagner l’assistance, où il prend 2’10’’ de pénalité pour pointage en retard. Légères touchettes de Galli et Ekström, qui passe de la 4e à la 6e place du général, passé par les Mitsubishi de Galli et Carlsson. ES 5 – Vargasen 1 (39,95 km) : 1. Loeb, 20’40’’5 (moy. : 115,94 km/h) ; 2. Grönholm, à 0’’8 ; 3. Carlsson, à 23’’2 ; 4. Galli, à 26’’8 ; 5. Stohl, à 27’’6 ; 6. P. Solberg, à 34’’ ; etc. Huit dixièmes seulement entre Loeb et Grönholm après 40 km de spéciale ! L’écart est désormais de 10’’8 à l’avantage du Finlandais. Abandon d’Hirvonen suite à la casse de la courroie d’alternateur de sa Ford. Cela permet à Galli de monter sur le podium provisoire. ES 6 – Hagfors Sprint 1 (1,87 km) : 1. Loeb, 1’54’’7 (moy. : 58,69 km/h) ; 2. Grönholm, à 0’’6 ; 3. Galli, à 3’’4 ; 4. Ekström, à 3’’6 ; 5. Carlsson, à 4’’5 ; 6. Tuohino, à 4’’8… 16. P. Solberg, à 9’’ ; etc. Troisième scratch consécutif de Loeb, qui achève la journée à 10’’2 de Grönholm. Noir Bleu Noir HAGFORS – RALLYE DE SUÈDE (deuxième épreuve du Championnat du monde des rallyes 2006, 3-5 février). – Classement après la première étape : 1. Grönholm-Rautiainen (FIN, Ford Focus WRC RS 06), les 131,04 km en 1 h 12’29’’8 ; 2. Loeb-Elena (MCO, KronosCitroën Xsara WRC), à 10’’2 ; 3. Galli-Bernacchini (ITA, Mitsubishi Lancer WRC 05), à 57’’5 ; 4. Carlsson-Holmstrand (SUE, Mitsubishi Lancer WRC 05), à 1’3’’ ; 5. Ekström-Bergmann (SUE, Skoda Fabia WRC 05), à 1’22’’4 ; 6. Stohl-Minor (AUT, Bozian-Peugeot 307 WRC), à 1’28’’7 ; 7. H. Solberg-Menkerud (NOR, Bozian-Peugeot 307 WRC), à 1’40’’3 ; 8. K. Sohlberg-Lindström (FIN, Subaru Impreza WRC), à 1’48’’4 ; 9. Tuohino-Pietilainen (FIN, Citroën Xsara WRC), à 1’51’’4 ; 10. Radström-Skallman (SUE, Subaru Impreza WRC), à 2’11’’4… 12. Sordo-Marti (ESP, Citroën Xsara WRC), à 3’19’’5 ; 13. Pons Del Barrio (ESP, Kronos-Citroën Xsara WRC), à 3’23’’8… 21. P. Solberg-Mills (NOR-GBR, Subaru Impreza WRC06), à 5’55’’3… 33. HirvonenLehtinen (FIN, Ford Focus WRC RS06), à 10’21’’8 ; etc. Vainqueurs des spéciales : Loeb, 3 ; Grönholm, 2 ; Galli, 1. Leader : Grönholm, ES 1 à ES 6. LE FILM DES SPÉCIALES ES 1 – Fredriksberg 1 (18,14 km) : 1. Grönholm, 10’25’’7 (moy. : 104,37 km/h) ; 2. Loeb, à 2’’8 ; 3. Hirvonen, à 7’’8 ; 4. Stohl, à 11’’2 ; 5. Ekström, à 11’’6 ; 6. Atkinson, à 15’’8… 21. P. Solberg, à 52’’6 ; etc. Après sept kilomètres seulement, la transmission arrière de Petter Solberg rend l’âme. Petit tête-à-queue d’Atkinson. ES 2 – Lejen 1 (26,47 km) : 1. Grönholm, 14’20’’9 (moy. : 110,69 km/h) ; 2. Loeb, à 6’’2 ; 3. Hirvonen, à 18’’8 ; 4. Galli, à 19’’5 ; 5. Atkinson, à 20’’1 ; 6. Carlsson, à 20’’4… 32. P. Solberg, à 1’54’’1 ; etc. Sur le routier, Loeb et Elena s’arrêtent à deux kilomètres du départ de la spéciale pour intervertir les roues et ôter la rampe de phares. Elena oublie de refermer le capot, qui se lève contre le pare-brise et le casse lorsque la Xsara redémarre. Les deux hommes font une fixation de fortune et pointent avec trente secondes de retard au départ de la spéciale. Ils écopent de 17 Bleu Rouge Noir Jaune HANDBALL CHAMPIONNAT D’EUROPE HOMMES (demi-finales) FRANCE - CROATIE Abati fait de la résistance « Être au top » L’ADVERSAIRE IVANO BALIC, le meneur croate, dit son respect pour les Français. L’atypique doyen des Bleus reste un exemple à suivre à l’heure des gros duels. C’est un génial meneur de jeu. Le meilleur au monde. Sans égal pour lancer ses deux arrières, Lackovic à gauche et Metlicic à droite. Plus en verve sous le maillot croate qu’avec Pampelune, il dicte sa loi et donne le tempo. Troisième meilleur marqueur (6,5) et passeur (4), deuxième intercepteur (2,2), il fait un tournoi remarquable. Aujourd’hui, il retrouve des Français qu’il dit respecter… mais qu’il avait martyrisés au Mondial 2005 en leur claquant 8 buts sans oublier de distribuer 7 passes décisives à ses partenaires lors de la demi-finale. ZURICH – (SUI) de notre envoyé spécial JOËL ABATI a réellement débuté en équipe de France à trente ans, lors du Mondial 2001 qui allait sacrer, après 1995, une deuxième fois la France reine de l’univers. Éveil tardif dont il aime, aujourd’hui encore, tirer un enseignement majeur. « C’est la preuve qu’en travaillant et en persévérant, on peut toujours y arriver. Alors, oui, je suis fier de m’être accroché. Et c’est, surtout, une leçon à intégrer pour tous les jeunes : ne jamais lâcher et croire en son destin. Le sport n’est pas une question d’âge. » Rien n’a jamais entravé la marche en avant de l’homme de Fort de France. Pas même les sarcasmes qui, longtemps, ont accompagné ses choix. Celui, par exemple, de partir en 1997 en Allemagne, « ma voie lactée, confie-t-il avec poésie, parce que je partais derrière les Richardson, Volle ou encore Stoecklin qui, eux, avaient ouvert la brèche, premiers Français à s’expatrier en Bundesliga ». Un risque dingue pour un joueur anonyme à l’époque, destin à la barjot, ce parfum auquel il n’a jamais eu l’occasion de goûter. « J’aurais pu être à Atlanta puisque j’avais fait quelques apparitions en bleu mais il y avait Stoecklin, un maître. Il y avait, surtout, ce groupe historique, pionnier du palmarès français. Avant d’y poser un pied, il fallait être un Dieu. » Dieu, dont il a adopté la foi et qui lui vaut le surnom de « Révérend » en équipe de France. Le sage. Seul. Guidé par sa croyance. « Je savais que l’Allemagne était loin de chez moi. Mais j’étais convaincu, seul dans mon coin, que je pourrais me construire. Bosser, trimer pour prendre une autre dimension. » Un parcours du combattant pour cet arrière ou ailier droit (1,90 m ; 85 kilos) qui aime exister dans la difficulté, la provoquer surtout. « Deux machettes à la place des bras » « C’EST VOTRE cinquième demifinale d’affilée dans un grand tournoi mondial… – Mais nous en avons perdu une sur deux… Reste à voir si nous pouvons poursuivre la série. La logique voudrait que nous gagnions à nouveau. – Reste à savoir, surtout, si vous allez pouvoir éternellement jouer à sept ou huit joueurs. – C’est notre grand problème. Depuis 2003, nous jouons avec la même équipe, les mêmes joueurs sont sollicités. Et lorsqu’on arrive dans les matches importants, la fatigue se fait sentir, les blessures ressurgissent. – Mais avec votre expérience, vous négociez les matches cruciaux à votre avantage... – Qui n’aime pas jouer une demifinale ? Nous, peut-être plus que les autres, on aime gagner. Pour notre pays, notre peuple qui n’a pas tant de moyens de vibrer que ça. Quand Janica Kostelic s’impose, quand les handballeurs ramènent une médaille, ça donne le sourire à tout le monde. – Ce sourire qui ne vous quitte jamais en match… Pour séduire ? Pour chambrer ? – Je joue pour me divertir. Si je sourie souvent, c’est que j’aime ce sport, j’aime le pratiquer au plus haut niveau. « Jackson, mon idole » Joël Abati, qui fixe ici les Slovaques Zatko et Polakovic (à droite), aime à partager les ballons comme les moments forts d’une vie en bleu vraiment découverte sur le tard. (Photo Pierre Lablatinière) DIVISION 1 FEMMES (13e journée) AUJOURD’HUI : Besançon-Bègles ; Nîmes-Metz ; Mios - Fleury-les-Aubrais (20 h) ; Angoulême-Dijon ; Yutz-Toulon (20 h 30). DEMAIN : Le Havre - Mérignac (16 h). Classement : 1. Le Havre, 32 pts ; 2. Metz, 31 ; 3. Mérignac, 28 ; 4. Fleury-les-Aubrais, 26 ; 5. Dijon, 25 ; 6. Nîmes, 24 ; 7. Bègles, 24 ; 8. Besançon,22 ; 9. Yutz, 21 ; 10. Mios, 20 ; 11. Toulon, 19 ; 12. Angoulême, 16. Dangereux Danois AUJOURD’HUI, 17 HEURES, HALLENSTADION DE ZURICH (Sport +) DANEMARK. – Gardiens : 1 Hvidt (cap., 29 ans, 1,92 m) ; 12 Asmussen (34 ans, 1,90 m). Joueurs de champ : 2 Madsen (24 ans, 2,05 m) ; 3 Aagaard(26 ans, 1,87 m) ; 4 Ohm (31 ans, 1,90 m) ; 6 Jorgensen (28 ans, 1,91 m) ; 7 Jensen (28 ans, 1,90 m) ; 8 Rasmussen (29 ans, 1,70 m) ; 9 Christiansen (33 ans,1,82 m) ; 10 Boldsen (27 ans,1,87 m) ; 13 Spellerberg (26 ans, 1,92 m) ; 14 Knudsen (27 ans, 1,89 m) ; 15 Hansen (26 ans, 1,89 m) ; 17 Stryger (30 ans, 1,88 m) ; 18 Leegaard (23 ans, 1,93 m) ; 19 Noddesbo (25 ans, 1,98 m). Entraîneur : U. Wilbek. ESPAGNE. – Gardiens : 1 Hombrados (28 ans, 1,97 m) ; 16 Barrufet (cap., 35 ans, 1,97 m). Joueurs de champ : 2 A. Entrerrios (29 ans, 1,92 m) ; 3 Urios (35 ans, 1,93 m) ; 4 Rocas (23 ans, 1,88 m) ; 6 Garabaya (27 ans, 2,01 m) ; 8 Belaustegui (26 ans, 1,95 m) ; 9 Garralda (36 ans, 1,96 m) ; 10 Fis (31 ans, 1,94 m) ; 11 Lozano (30 ans, 1,96 m) ; 14 Perez (32 ans, 2,02 m) ; 15 Davis (29 ans, 1,85 m) ; 17 Garcia (28 ans, 1,76 m) ; 18 Romero (25 ans, 1,96 m) ; 19 M. Ortega (34 ans, 1,90 m) ; 20 Rodriguez (25 ans, 1,87 m). Entraîneur : J.-C. Pastor. PROGRAMME L’une s’attaque aujourd’hui au record de France du 1 500 m tandis que l’autre court le 3 000 m. Un hasard ? ENTRE LES DEUX, c’est un secret de polichinelle, ce n’est pas le grand amour. Bouchra Ghezielle et Hind Dehiba furent un temps proches, dit-on, en équipe jeunes du Maroc. Le lien s’est distendu. Toutes deux naturalisées françaises, elles chassent aujourd’hui médailles et records sur la même distance, le 1 500 m. Médaillée de bronze européenne en salle il y a un an, Dehiba a manqué ses Mondiaux en plein air, à Helsinki, où Ghezielle a pris le bronze à son tour. Puis la première a chipé à la seconde son record de France à Rieti, à la fin de l’été, en 4’0’’49. Cet hiver, toutes deux s’attaquent au record de France en salle que détient Patricia Djaté depuis 1997 (4’6’’16). Mais en ordre dispersé. 30 (16) UKRAINE Buts 3 2 2 2 1 2 1 7 1 5 4 30 Tirs 3/7 2/4 2/3 2/3 1/1 2/4 1/2 5/9 1/5 4/6 4/7 27/51 Pen. P.déc. Exc. 1 27e 2 e - 17 , 24e 1 0/1 1 13e 2/2 2 2 1/1 1 3/4 10 4 Fernandez Dinart G. Gille B. Gille Narcisse Girault (c) Karabatic Kempe Abati Abalo Guigou Bosquet Omeyer TOTAL Gardiens : Ploquin (10 min., 4 arrêts) ; Omeyer (50 min., 14 arrêts) Entraîneur : C. Onesta Interceptions : 5 Balles Perdues : 9 Buts Gurkovsky 1 Stetsyura 3 Kisil 1 Petrenko 3 Nat (c) 3 Kostetskiy 3 Remizov Shelmenko 2 Natalyuk 0 Prudius 0 Gladun Andryushchenko 2 Tkhorevskyy 2 TOTAL 20 20 (10) Tirs Pen. P.dèc. Exc. 1/1 1 3/5 1/1 3/7 1 3/5 2 3/3 1 41e e - 20 , 33e 2/10 1 0/1 18e 0/2 2/6 2/6 20/47 6 4 Gardien : Bilyk (60 min., 20 arrêts dt 0/4 pen.) Entraîneur : S. Kushniryuk Interception : 1 Balles Perdues : 16 Evolution du score : 0-1 (4e) ; 1-1 (5e) ; 1-4 (9e) ; 4-4 (13e) ; 6-5 (15e) ; 7-7 (19e) ; 13-7 (24e) ; 17-11 (32e) ; 19-11 (35e) ; 21-14 (39e) ; 23-14 (42e) ; 25-15 (45e) ; 26-19 (55e) ; 29-19 (58e) Spectateurs : 3000 Arbitres : MM. Visekruna et Stanojevic (SEM) Voici les statistiques du match France-Ukraine disputé jeudi, dont nos lecteurs ont été privés par une fâcheuse erreur. Avec nos excuses. MEETING DE STUTTGART (salle) Dehiba et Ghezielle à distance de notre envoyé spécial FRANCE C’EST UN HOMME étonnant, un entraîneur hors pair. Ulrik Wilbek vient de poser ses guêtres dans le hand masculin. Avant, il ne jurait que par ses filles, sa « Golden Team », récompensée de deux titres européens (1994, 1996), d’une couronne olympique (1996) et d’une autre mondiale (1997). Il a rebondi à Viborg, le club où évolue aujourd’hui Valérie Nicolas. Avant de prendre en main, il y a deux ans, l’équipe masculine de Viborg. Malgré le forfait du Barcelonais Lars Krogh Jeppesen (cheville pendant le Challenge Marrane), le Danemark s’est hissé sous la direction de Wilbek jusqu’à ces demi-finales, éliminant notamment la Russie (35-28). En tour préliminaire, l’ensemble avait failli créer la sensation face à la Croatie, mais avait été dépassé à deux secondes du terme (30-31)… Si le Danemark dispose, encore aujourd’hui, de l’un des plus redoutables dispositifs offensifs du circuit, Ulrik Wilbek semble avoir apporté sa patte en défense avec notamment une 3-3 intéressante. Et il a aussi réussi à créer un véritable état d’esprit. Il est loin le temps où les Danois, sous la pression, baissaient immédiatement les bras. Ils sont néanmoins attendus par les Champions du monde espagnols, les seuls à ne pas avoir perdu la moindre rencontre dans cet Euro. – P. P. Après une rentrée probante à Karlsruhe dimanche (victoire en 4’9’’90), Hind Dehiba a toutes les chances de parvenir à ses fins ce soir à Stuttgart. « Je l’ai dans les jambes, affirme-t-elle. J’ai fait un super stage de cinquante jours, jusqu’au 9 janvier à Albuquerque, sans le moindre ennui. Et une bonne rentrée alors que je manquais de repères et que je n’avais pas fait de vitesse à l’entraînement. Alors… » Pognon pour un rachat Favorite en l’absence des spécialistes russes, Dehiba veut marquer son territoire cet hiver, dans une salle qu’elle affectionne. « Je me sens mieux en salle qu’en plein air, avoue-t-elle. Et, là, j’ai de bonnes sensations, mieux que l’année dernière. » Reste à savoir où en est sa rivale. Bouchra Ghezielle débutera sa saison indoor ce soir… sur 3 000 m, dans une course où l’Éthiopienne Berhane Adere veut améliorer son record du monde (8’29’’15). Le record de France de Yamna Belkacem (8’41’’63 en 1999) pourrait aussi être en danger. Puis Ghezielle se tournera à son tour vers le 1 500 m, à Eaubonne vendredi. Sans Dehiba. « Que des champions d’une même distance cherchent à s’éviter n’est pas nouveau ; nous avons voulu mettre Bouchra dans des conditions optimales », explique Jean-Paul Jacob, responsable du plateau de la réunion francilienne. « J’aurais aimé me confronter à elle et voir qui aurait battu le record, raconte Dehiba, vexée. Mais je ne serais pas fière de participer à ce meeting. » En attendant, qui sait, de se retrouver aux Mondiaux de Moscou (10-12 mars), les deux Françaises s’expliqueront à partir d’aujourd’hui par chronos interposés. De chronos, il en sera également question dans les courses masculines. Sur 1 500 m, où Driss Maazouzi, le champion du monde indoor 2003, tentera de suivre (à distance ?) le jeune prodige kenyan Daniel Kipchirchir Komen. Sur 3 000 m aussi, où Bouabdellah Tahri passera un test face à Eliud Kipchoge (mais sans Shaheen, blessé). Sur 60 m enfin, où Ronald Pognon est en quête de rachat après ses 6’’73 de Moscou la semaine passée. Le recordman d’Europe (6’’45), cinquième performeur de tous les temps, vaut beaucoup mieux. Descendre sous les 6’’60 rassurerait ce soir tout le monde, lui le premier. Et ce sera nécessaire s’il veut rivaliser avec son éternel rival continental, le Britannique Jason Gardener, meilleur performeur de l’hiver (6’’55) avant l’entrée en lice de quelques ténors américains la nuit dernière à New York. NICOLAS HERBELOT SAMEDI 4 FÉVRIER 2006 AUJOURD’HUI : Hans-Meyer Schleyer Halle, à Stuttgart, à partir de 17 heures. Principaux engagés. – HOMMES. 60 m : Gardener (GBR) ; Pognon ; Nagel (AFS) ; Thomas (JAM) ; Miller (USA). 800 m : Bungei (KEN) ; Laalou (MAR). 1 500 m : Kipchirchir Komen (KEN) ; Maazouzi, Yemmouni. 3 000 m : E. Kipchoge, P. Bitok, S. Korir (KEN) ; Tahri, Sghyr. 60 m haies :Bramlett (USA) ; Olijars(LET) ; Lichtenegger (AUT). Perche : Lobinger, Otto (ALL) ; Yurchenko (UKR) ; Andureu ; Gibilisco (ITA). Longueur : Pate, W. Davis (USA) ; Gaisah (GHA). FEMMES. 60 m : Block (UKR) ; Durst (USA). 800 m : Tsiganova (RUS) ; Ait-Hammou, Benhassi (MAR). 1 500 m : Dehiba, Grousselle ; Turova(BLR).3 000 m: Adere, Defar (ETH) ; Ghezielle, Martins. 60 m haies : Perry (USA) ; Freeman (JAM) ; Bolm (ALL). Longueur : Kotova (RUS) ; Goulbourne (JAM). Dovy change d’avocat Dans l’attente d’une nouvelle convocation par le juge perpignanais qui instruit une affaire de trafic de stupéfiants et de produits dopants, le sprinteur Lueyi Dovy sera désormais défendu par Me Éric Dupond-Moretti. L’avocat nordiste, considéré comme un ténor du barreau, est apparu récemment dans plusieurs affaires. Il était l’avocat de certains accusés de l’affaire d’Outreau. La semaine passée à Saintes, il était auprès de la famille Tixier lors du procès du meurtrier de leur fille Audrey. Enfin, ces jours-ci on l’a vu aux côtés du nationaliste corse Jean Castella, jugé en appel à Paris dans le cadre de l’assassinat du préfet Érignac. Avec Dovy, Me Dupond-Moretti n’en sera pourtant pas à son coup d’essai avec des sportifs puisqu’on se souvient qu’il était l’avocat de Jacques Glassmann lors de l’affaire OM-VA. Il remplace Me Jérôme Meranda, un Niortais spécialiste du droit immobilier, droit commercial et droit social, qui assistait le champion du monde du 4 × 100 m depuis sa garde à vue les 18 et 19 janvier au commissariat de Niort. Pour l’heure, Dovy, qui a repris l’entraînement normalement, préfère toujours s’en tenir au silence. – H. G. SDIRI À TAMPERE. – Une semaine après sa rentrée, Salim Sdiri dispute aujourd’hui sa troisième compétition à Tampere, en Finlande. Après son record de France de la longueur (8,27 m) réussi samedi dernier à Mondeville et sa 2e place de Stockholm, jeudi (8,13 m), Sdiri tentera de continuer sur sa bonne lancée. 400 M DÉSASTREUX POUR PITTMAN. – La championne du monde 2003 du 400 m haies avait annoncé son intention de doubler 400 m-400 m haies aux prochains Jeux du Commonwealth (Melbourne, 15-26 mars). Mais hier, en finale du 400 m des Championnats d’Australie, Pittman a pris la 8e et dernière place en 53’’52. Plus question, donc, de doublé. « Je suis choquée, je ne comprends pas. À 100 m de la ligne, je n’avais plus de jambes. Je suis très déçue par moi-même », a-t-elle déclaré. BOSLAK RENTRE À NIORT. – La recordwoman de France de la perche (4,60 m) fera sa première compétition de la saison ce soir à Niort. Chez les hommes, Mesnil, Dossévi et Galfione sont annoncés. PAGE 17 Bleu Rouge Noir Jaune Rouge LAURENT MOISSET DANEMARK - ESPAGNE – C’est difficile. Une grosse défense, un excellent gardien. Il faut toujours jouer sa vie pour marquer. En plus, il y a beaucoup de nouveaux et jeunes joueurs qui n’ont jamais décroché le moindre titre et qui vont avoir très envie de commencer par une médaille d’or européenne. Pour l’emporter, sincèrement, nous devrons être au top. – On vous a senti solides jusqu’à présent. Vous notamment… – C’est vrai, je me sens bien, je ne sais pas pourquoi. C’est sans doute mon meilleur tournoi. Enfin, je ne pourrai le dire que dimanche. Si on n’est pas sur le podium, ma production n’aura que peu de sens. – Y a-t-il des failles dans le jeu croate ? – On a eu peur au tour principal. Des blessures, peur de ne pas être à la hauteur. Finalement, on a eu de la chance, comme souvent depuis trois ans. – La recette, ce n’est pas seulement la chance… – Le sept de base a du talent, et l’habitude d’évoluer ensemble au haut niveau. Quand tout va bien, pas grand monde ne peut nous résister. – Surtout si vous continuez à diriger le jeu de cette manière... – Je ne suis pas très fort. Alors il faut que je me serve de ma tête. » – P. P. Bleu les autres. Avec Daouda Karaboué, son partenaire en chambre. « La télévision n’est jamais branchée, on parle seulement. Beaucoup et longtemps. Tous ces débats font grandir l’homme et, indirectement, l’équipe. » Échanger. Donner aussi pour rester un exemple. Ce soir, après la Croatie et avant, peut-être, sa première finale d’un Euro, il ne s’accordera qu’un extra. « Un Monaco. Oui, juste un petit verre de bière coupée de sirop de fraise et de limonade. Un seul parce que si je veux durer jusqu’à Pékin en 2008, je dois me garder de tous les excès. » Pékin, deux ans encore. Joël Abati aura trente-huit ans… – Nombreux disent que vous êtes le meilleur au monde… – Le meilleur, c’est Jackson. J’ai joué une saison avec lui et c’était de l’émerveillement quotidien. C’est un très, très grand handballeur. Mais c’est une personne plus grande encore. – Il n’est plus en sélection aujourd’hui… – C’est dommage. Jackson, c’est mon idole et j’aurais aimé l’affronter encore. Maintenant, la France possède d’autres arguments. – Vous aimez l’affronter ? 26 ans, né le 1err avril 1979 à Split (CRO). 1,90 , m ; 93 kg. g 98 sél. ; 325 buts. Clubs successifs : RK Split (de 1998 à 2001), RK Metkovic (de 2001 à 2004), Portland San Antonio Pampelune, ESP (depuis 2004). Palmarès : JO : 1er aux JO en 2004. CM : 1er en 2003 ; 2e en 2005. CE : 4e en 2004. Désigné meilleur joueur du monde en 2003. Jaune Rouge Jaune (en 2001). Je partirai mais ce ne sera pas encore fini… » Le secret de la longévité tient à sa fraîcheur d’esprit : « Usé, on ne l’est que le jour où l’on n’a plus envie de se lever pour aller à l’entraînement. Moi, si c’était trois fois par jour, cela ne me gênerait pas. » Et parce qu’il aime les aventures humaines, qu’il a envie d’écrire un bout d’histoire, il ne peut imaginer briser le rêve. « Je regarde les autres et j’apprends toujours. Il n’y a donc aucune saturation. Souvent, je me dis que je dois amener cette équipe à la victoire. J’ai la sensation que l’on a un groupe unique. Chacun est à l’écoute de l’autre. Et, en plus, il y a la complémentarité sur le terrain. » Jouer et gagner enfin. Partager avec ATHLÉTISME STUTTGART (ALL) Ivano Balic (CRO) de notre envoyé spécial Noir Bleu Noir À près de trente-six ans (il les aura le 25 avril), cet investissement ne se dément jamais. Il est, derrière Thierry Omeyer, le joueur ayant le temps de jeu le plus important. Indispensable en défense, où son agressivité sur l’homme suscite chez son capitaine, Olivier Girault, une réflexion imagée : « Joël a deux machettes à la place des bras. » L’homme aux mains d’argent qui cisèlent la performance et déconcertent l’adversaire. « Ces mains-là, sourit-il, je préférerais qu’elles soient d’or dimanche. » Sage, fatalement, puisque le temps a embelli son esprit et ses actions d’une incomparable expérience. Et lorsque la raison commande de lui demander s’il n’est pas temps de lever le pied, l’éclat de son regard rappelle qu’il a dégusté l’élixir de l’éternelle jeunesse. « Le manque viendra le jour où je quitterai Magdebourg. J’y ai passé, déjà, neuf années avec l’exigence quotidienne d’avoir à gagner ma place et le respect des autres. J’y suis né et j’y ai gagné le Championnat le plus dur du monde (en 2000) et une Ligue des champions ZURICH – 18 Bleu Rouge Noir Jaune HANDBALL CHAMPIONNAT D’EUROPE HOMMES (demi-finales) Samedi 4 février 2006 FRANCE - CROATIE Une sacrée bagarre Les Bleus n’ignorent rien du génie croate mais abordent la demi-finale, cet après-midi, avec plus d’envie que d’appréhension. Passé leur défaite contre l’Espagne en début de tournoi, les Français ont retrouvé des certitudes dans leur jeu. Assez pour contrarier la redoutable Croatie ? La perspective d’aller chercher une médaille qui leur échappe depuis douze ans à l’Euro devrait les stimuler plus que ne les freinera le souvenir d’une demi-finale mondiale perdue face aux mêmes Croates en 2005. Onesta. « L’équipe se compose et se construit dans le moment, répond le sélectionneur. En 2003, il ne manquait pas grand-chose. L’an passé, effectivement, nous avons souffert. Et nous avons pris ce match comme une récompense. On n’a pas tout donné, la preuve, il nous en restait le lendemain pour aller chercher la médaille de bronze. Cette fois, on est prêt à se bagarrer. » La bagarre, oui. Les partenaires d’Olivier Girault savent que le match va durer, que le premier qui va baisser la tête sera en danger. « Ce n’est plus la même compétition, enchaîne Claude Onesta. Tout le monde est fatigué, tout le monde a les mêmes doutes et la même ambition. La différence viendra de la capacité de chacun à appréhender l’instant. Il n’y a pas de stratégie. Une équipe va marcher sur l’autre. L’enjeu, c’est de les pousser '' Nous restons notre meilleur ennemi (Bertrand Gille) le plus loin possible pour qu’ils finissent par craquer. » Rares sont ceux qui y parviennent car les Croates ne sont pas seulement gavés de fondamentaux, brillants, excessivement talentueux. Ils possèdent, en fait, tout ce qui fait le haut niveau. L’expérience d’abord. Cette demifinale est leur cinquième d’affilée dans un grand Championnat. Le tempérament aussi. Un rien de vice, bien sûr. Et puis, surtout, des '' joueurs hors normes, dont le génial Ivano Balic, dépositaire du jeu prôné par Irfan Smajlagic et Lino Cervar. Bien sûr, ils ne sont pas invincibles. Et leur manie de toujours accorder la confiance aux sept, huit mêmes joueurs devrait bien finir par leur jouer des tours. « Sauf qu’ils sont toujours là, lâche Claude Onesta. Et que, par moments, ils évoluent comme dans un rêve. » ZURICH – de notre envoyé spécial modifié notre système de défense, qui doit éprouver l’adversaire, affecter sa confiance. Et si, derrière, Omeyer tient son rôle…» Peut-être, oui, l’équipe de France, six ans après l’échec de Zagreb, sera alors parée pour glaner sa première médaille. À moins qu’Ivo Balic n’ait trop envie d’ajouter l’or européen à sa collection. « Tout le monde me parle d’un plan anti-Balic, rouspète Onesta. Mais plus on va chercher à l’empêcher de marquer dix buts, plus il va briller. Si les autres n’évoluent pas dans leur registre habituel, ça peut, en revanche, changer beaucoup de choses…» Venue ici construire sa propre histoire, celle de l’après-Jackson, de l’après-Greg, Guéric… Une jeune équipe de France pourrait alors fêter sa vraie naissance. PHILIPPE PAILHORIES Un air de revanche AUJOURD’HUI, 14 H 15, HALLENSTADION DE ZURICH (en direct sur Canal +) FRANCE. – Gardiens : 1 Ploquin (27 ans, 1,90 m) ; 12 Karaboue (30 ans, 1,97 m) ; 16 Omeyer (29 ans, 1,92 m). Joueurs de champ : 2 Fernandez (28 ans, 1,99 m) ; 3 Dinart (28 ans, 1,97 m) ; 4 Krantz (24 ans, 1,88 m) ; 5 G. Gille (29 ans, 1,92 m) ; 6 B. Gille (27 ans, 1,87 m) ; 8 Narcisse (26 ans, 1,89 m) ; 11 Girault (cap., 32 ans, 1,83 m) ; 13 Karabatic (21 ans, 1,95 m) ; 14 Kempe (30 ans, 1,93 m) ; 18 Abati (35 ans, 1,90 m) ; 19 Abalo (21 ans, 1,82 m) ; 21 Guigou (23 ans, 1,79 m) ; 23 Bosquet (26 ans, 1,98 m). Entraîneur : C. Onesta. CROATIE. – Gardiens : 1 Losert (29 ans, 1,91 m) ; 12 Sola (27 ans, 1,94 m) ; 16 Blazicko (28 ans, 1,87 m). Joueursde champ : 2 Sulic (26 ans, 1,92 m) ; 4 Balic (26 ans, 1,89 m) ; 6 Lackovic (25 ans, 1,95 m) ; 7 Cupic (19 ans, 1,78 m) ; 9 Vori (25 ans, 2,02 m) ; 10 Dominikovic(27ans,2,03m) ; 11Dzomba(28 ans,1,90m) ; 13Z.Horvat (21ans,1,79 m) ; 15 Goluza(34 ans,1,95 m) ; 17 Sprem(26 ans,1,83 m) ; 18 Spoljaric (26 ans,1,94 m) ; 19 Metlicic (29 ans, 1,94 m) ; 20 Buntic (23 ans, 1,98 m). Entraîneur : L. Cervar. LA DERNIÈRE RENCONTRE ENTRE LES BLEUS et la Croatie championne du monde en 2003 et à nouveau finaliste en 2005 a été une victoire française (33-26 lors de la Super Cup, le 29 octobre dernier), la septième en quinze affrontements (1 nul). Mais ses retrouvailles seront d’abord la revanche de la demi-finale mondiale 2005, où Balic et ses amis avaient pris la mesure des Français (32-35). PROGRAMME Noir Jaune Rouge Rouge Bleu Rouge Jaune Bleu LA RUBRIQUE HANDBALL CONTINUE EN PAGE 17 Jaune À l’image de Bertrand Gille qui s’arrache ici devant le gardien polonais Slawomir Szmal, les Bleus sont montés en régime dans le tournoi et les voilà prêts à défier les Croates. (Photo Pierre Lablatinière) AUJOURD’HUI (à Zurich) Match pour la 5e place : Russie-Allemagne (11 h 45) Demi-finales : France-Croatie (14 h 15, Canal +) Espagne - Danemark (17 heures) DIMANCHE (à Zurich) Match pour la 3e place (13 h 30) Finale (16 heures) Noir Bleu Noir LES SOUVENIRS SONT marqués, amers, brûlants même pour certains. Mais ils ne nourrissent pas leur présent. Non, les Français préfèrent placer toute leur énergie dans cette demi-finale de l’Euro, la dixième de leur histoire dans les grands Championnats internationaux depuis l’aventure olympique de 1992, et un cap redoutable qu’ils n’ont franchi qu’à trois reprises. Ils préfèrent donc se concentrer sur aujourd’hui plutôt que de ressasser hier. Hier, ils erraient à Radès, abattus, corrigés par des Croates une fois encore insolents (32-35). C’était la demi-finale du mondial tunisien, il y a un an… « Sauf que nous arrivions alors de nulle part, corrige Bertrand Gille, et que nous avions, sans doute, considéré la demi-finale comme une sorte d’aboutissement. Cette fois, il s’agit d’un tout autre débat. L’équipe est meilleure, son état de fraîcheur, comme son état d’esprit sont tout autres. Et puis, nous jouons mieux qu’à l’époque, nous sommes surtout plus solides, plus stables. » Suffisamment, peut-être, pour vaincre la malédiction des six demifinales perdues, dont deux sous l’ère L’ensemble tricolore se positionne pourtant sans ambiguïté ni appréhension, fort des quelques assurances glanées en cours de tournoi : défense et efficacité des gardiens, jeu rapide mais aussi attaque placée de moins en moins dépendante du un contre un. La vraie interrogation concerne la finition. Le secteur n’est pas toujours bien maîtrisé, les Français manquent souvent de réalisme. « Nous restons, c’est vrai, notre meilleur ennemi, confirme Bertrand Gille. Capables d’aligner des performances élevées et, en contrepartie, d’afficher une faiblesse psychologique désolante. » Alors, quel visage cet après-midi ? Celui proposé contre l’Espagne, livide ? Ou celui vu devant l’Allemagne et la Slovénie ? « Nous sommes prêts dans nos têtes et dans nos organisations, répond Claude Onesta. Nous avons quelque peu