Objectif de la campagne - Amnistie internationale
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Objectif de la campagne - Amnistie internationale
Amnistie internationale Groupes Jeunes et locaux Campagne Automne 2004 Halte à l’exécution des mineurs délinquants ! Présentation de la campagne …………………………………………. p.4 Documents repères Repère 1 : L’exécution des mineurs délinquants : une violation du droit international…………….... p.5 Repère 2 : L’exécution des mineurs délinquants : une pratique en recul……………………………. p.7 Repère 3 : Les États-Unis d’Amérique : numéro 1 mondial pour l’exécution des mineurs délinquants !..................................................................................................................................... p.9 Repère 4 : Napoleon Beazley. Exécuté au Texas pour un meurtre commis alors qu’il était âgé de 17 ans………………………………………………………………………………………………………… p.11 Repère 5 : États-Unis : les exécutions de mineurs délinquants pourraient bientôt appartenir au passé…………………………………………………………………………………………………………. p.13 Passez à l’action !............................................................................. p.15 Pour en savoir plus………………………………………….…………. p.18 Liste des annexes………………………………………………..…….. p.21 Annexe 1 : Déclaration publique d’Amnistie internationale : « Lundi 23 août 2004- IRAN Amnistie internationale indignée par la nouvelle de l’exécution d’une jeune fille de seize ans » Index AI : MDE 13/036/2004)………………………………………………………………………………………..... p.22 Annexe 2 : Exemple de lettre à l’Ambassadeur d’Iran………………………………………………..… p.23 Feuille bilan…………………………………………………………….. p.25 De plus vous trouverez dans cette trousse : Des cartes postales-actions. TEXAS Des dépliants Halte à l’exécution des mineurs délinquants Des affichettes Halte à l’exécution des mineurs délinquants Amnistie internationale Section canadienne francophone 3 Présentation de la campagne Ils ont 16, 13 ou 11 ans parfois. Ils ont tué, volé, violé… Ils sont condamnés à mort, plus tard ils sont exécutés. Au moment de leur crime, c’étaient des enfants. Ils devraient faire l’objet, selon la Convention sur les Enfants, d’une protection particulière. Le droit international interdit le recours à la peine capitale pour des crimes commis par des personnes âgées de moins de dix-huit ans. Pourtant, certains pays continuent d’exécuter des mineurs délinquants ou de les condamner à mort. Dans le cadre de sa lutte en faveur de l’abolition totale de ce châtiment dans le monde entier, Amnistie internationale lance une campagne internationale intitulée HALTE AUX EXÉCUTIONS DE MINEURS ! qui demande que soit mis fin à l’une des aspects les plus odieux de la peine de mort – son application à des mineurs délinquants. Bien que le nombre d’exécutions de mineurs soit faible comparé au nombre total d’exécutions dans le monde, il traduit le mépris absolu des États qui y recourent envers leurs engagements au titre du droit international, et constitue un affront à toutes les notions de moralité et d’humanité en matière de protection des enfants – qui forment une catégorie particulièrement vulnérable de la société. Au cours des 15 dernières années, des mineurs ont été condamnés dans six pays du monde: Arabie Saoudite, Iran, Nigeria, Pakistan, la République démocratique du Congo et les États -Unis. Ces derniers détiennent le triste record mondial d’exécution de mineurs au moment des faits : ils ont procédé à 19 exécutions, soit plus que tous les autres pays réunis ! Si les États-Unis d’Amérique sont le pays numéro 1 mondial en matière d’exécution des mineurs, le Texas est clairement l’exécuteur en chef! Et les condamnations continuent : le 11 août 2004, un jury du comté de Harris, au Texas, a décidé que Robert Acuña devait être exécuté, pour le meurtre de Joyce et James Carroll, alors qu’il était âgé de 17 ans. Continuons à faire pression sur le gouvernement du Texas pour que cessent ces condamnations à mort de mineurs délinquants ! Amnistie internationale Section canadienne francophone 4 Repère 1 : L’exécution des mineurs délinquants : une violation du droit international ! « La Haut-Commissaire [aux droits de l’homme] a rappelé que la Convention internationale relative aux droits de l'enfant stipule clairement que la peine capitale ne doit pas être prononcée pour les infractions commises par des personnes âgées de moins de dix-huit ans. Elle note que tous les États ont ratifié cette Convention, à l'exception des États-Unis et de la Somalie. Le consensus écrasant qui prévaut au niveau international contre l'application de la peine de mort aux mineurs délinquants est fondé sur la reconnaissance du fait que les jeunes, en raison de leur immaturité, peuvent ne pas appréhender pleinement les conséquences de leurs actes, et qu'ils doivent par conséquent bénéficier de sanctions moins sévères que les adultes. Plus important encore, ce consensus reflète la ferme conviction que les jeunes sont plus susceptibles d'évoluer, et qu'ils ont donc une plus grande capacité de réinsertion que les adultes. » Communiqué de presse du Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l'homme du 1er août 2002, dans lequel Mary Robinson, hautcommissaire, sollicitait la grâce de T.J. Jones et Toronto Patterson, deux mineurs délinquants américains. Plusieurs instruments internationaux, et non des moindres, prohibent le recours à la peine de mort contre des mineurs délinquants La communauté internationale des États a adopté quatre traités relatifs aux droits humains qui sont de portée mondiale ou régionale et qui interdisent explicitement la peine capitale contre des mineurs délinquants : ¾ Le Pacte international relatif aux droits civils et politiques (adopté en 1966) : « Une sentence de mort ne peut être imposée pour des crimes commis par des personnes âgées de moins de dix-huit ans ... » (Article 6-5) ¾ La Convention relative aux droits de l’enfant (adoptée en 1989) : « Ni la peine capitale ni l’emprisonnement à vie sans possibilité de libération ne doivent être prononcés pour les infractions commises par des personnes âgées de moins de dix-huit ans. » (Article 37-a) Amnistie internationale Section canadienne francophone 5 ¾ La Charte africaine des droits et du bien-être de l’enfant (adoptée en 1990) « La peine de mort n’ est pas prononcée pour les crimes commis par des enfants» (article 5-3) ¾ La Convention américaine relative aux droits de l'homme (adoptée en 1969) « La peine de mort ne peut être infligée aux personnes qui, au moment où le crime a été commis, étaient âgées de moins de dix-huit ans… » (article 4-5) Presque tous les États sont parties à l’un, au moins, de ces quatre traités relatifs aux droits humains et sont par conséquent juridiquement tenus de respecter cette interdiction. Seul un pays, les États-Unis, dont les lois autorisent actuellement la peine de mort contre des mineurs délinquants, a formulé une réserve spécifique aux dispositions de ces instruments interdisant de condamner à mort des mineurs délinquants. Dans une récente décision, la Commission interaméricaine des droits de l’homme a conclu que l’interdiction d’appliquer la peine capitale à des mineurs délinquants constituait désormais une norme impérative du droit international (ou norme de jus cogens), liant tous les pays, y compris les États-Unis, au même titre que l’interdiction de la torture et du génocide (affaire Domingues). Amnistie internationale s’oppose à toutes les exécutions de mineurs délinquants, comme elle s’oppose à toute exécution La peine de mort comporte le risque d’une erreur irréversible. En outre, elle est coûteuse, pour les finances publiques ainsi qu’en termes sociaux et psychologiques. Elle n’a pas d’effet dissuasif particulier. Son application est généralement marquée discrimination fondée sur l’origine sociale et raciale. par une La peine de mort prolonge la souffrance de la famille de la victime du meurtre et étend cette souffrance aux proches du prisonnier condamné. Loin de représenter la solution à une culture de la violence, ce châtiment en est le symptôme. C’est une insulte à la dignité humaine. Cette forme de sanction doit être abolie. Amnistie internationale Section canadienne francophone 6 Repère 2 : L’exécution des mineurs délinquants : Une pratique en recul Tandis que certains pays comme les États Unis d’Amérique continuent à exécuter les mineurs délinquants, d’autres ont, au cours de ces dernières années, porté à 18 ans l’âge minimum pour l’application de la peine capitale, conformément au droit international. Les pays qui exécutent les mineurs délinquants : Au cours des 15 dernières années, Amnistie internationale a recensé plus de 30 exécutions de mineurs délinquants dans huit pays : l’Arabie saoudite, la Chine, l’Iran, le Nigéria, le Pakistan, la République démocratique du Congo, le Yémen et enfin les Etats-Unis qui ont procédé à eux seuls à plus d’exécutions de mineurs délinquants que tous les autres pays réunis. Une pratique en recul : Au cours de la même période, plusieurs pays ont conformément au droit international, porté à 18 ans l’âge minimal pour l’application de la peine capitale. Ils font ainsi écho à leur conviction qu’il ne faut jamais considérer qu’un mineur délinquant est irrécupérable, car il faut prendre en compte l’immaturité, l’impulsivité, la vulnérabilité et la capacité de réinsertion d’une personne jeune. Depuis le début de l’année 1994, au moins cinq pays ont apporté des modifications à leur législation afin d’abolir l’exécution de mineurs 1994 – Le Yémen modifie son Code pénal et relève l’âge minimum requis pour l’imposition de la peine capitale à dix-huit ans au moment de l’infraction. 1994 – Le Zimbabwe modifie la Loi relative à la procédure pénale et à la preuve, et fixe l’âge minimum requis pour l’imposition de la peine capitale à dix-huit ans. 1997 – La Chine amende son Code pénal et abolit la peine de mort pour les accusés âgés de moins de dix-huit ans au moment du crime. 2000 – Le Pakistan adopte l’Ordonnance de 2000 relative à la justice pour mineurs, qui abolit sur la plus grande partie de son territoire la peine de mort pour les personnes âgées de moins de dixhuit ans au moment du crime. Amnistie internationale Section canadienne francophone 7 L’Iran a fait un pas dans cette même direction, en rédigeant un projet de loi qui porterait à dix-huit ans l’âge minimum d’application de la peine de mort. En outre, dans les États américains, une tendance similaire se dessine, visant à relever l’âge minimum à dix-huit ans : le Montana l’a fait en 1999 et l’Indiana en 2000. Aucun État américain n’a abaissé l’âge minimum depuis la reprise des exécutions dans le pays en 1977. (Au sujet de la tendance dans les États américains à fixer l’âge minimum à dix-huit ans, consultez le document intitulé United States of America: Indecent and internationally illegal – the death penalty against child offenders, septembre 2002 Index AI : AMR 51/143/2002, pp. 15-25 et 103.) Sauvé de la peine de mort! États-Unis (Louisiane) Joe Ward, condamné à mort à l’âge de 17 ans. Il a obtenu une commutation de peine suite à une Action urgente d’Amnistie internationale. Joe Ward ne risque plus d'être condamné à mort. Le 28 janvier 2002, les services du procureur de district d' Alexandria (Louisiane ), ont décidé de le poursuivre pour meurtre simple, qui n'est pas passible de la peine capitale. Le jeune homme était âgé de dix-sept ans au moment des faits, or le droit international interdit l’application de la peine capitale pour les crimes perpétrés par des personnes de moins de 18 ans. Le journal local d'Alexandrai, The Town Talk, a indiqué en novembre 2001 que l’affaire était devenue "le point de mire d'une campagne internationale", et cité des lettres envoyées par des membres du Réseau d'Actions urgentes. Le journal précisait que des appels arrivaient « quotidiennement » au bureau du procureur chargé du dossier, Mike Shannon, qui avait déclaré qu'il en recevait une pile tous les jours. Amnistie internationale Section canadienne francophone 8 Repère 3 : Les États-Unis d’Amérique : numéro 1 mondial pour l’exécution des mineurs délinquants! L’exécution des mineurs délinquants aux États-Unis viole un principe fondamental du droit international reconnu dans le monde entier. Aujourd’hui, exécuter des personnes âgées de moins de dix-huit ans au moment des faits est une pratique perpétrée presque exclusivement aux Etats-Unis, et largement condamnée. Une pratique largement condamnée, un vestige du passé ! ¾ Quatre des neuf juges de la Cour suprême fédérale l’ont qualifiée de « honteuse » et de « vestige du passé » ; ¾ lors d’un récent sommet, plus de 20 lauréats du prix Nobel de la paix l’ont désignée comme « inadmissible » ; Yemen USA Saudi Arabia Nigeria Pakistan Depuis 1990, Amnistie internationale a recensé 34 exécutions dans 8 pays. Les Etats-Unis ont procédé à 19 exécutions : soit plus que tous les autres réunis ! Iran Or, aux Etats-Unis d’Amérique, 75 jeunes attendent aujourd’hui leur exécution dans les couloirs de la mort pour un crime commis alors qu’ils étaient âgés de moins de 18 ans. 20 18 16 14 12 10 8 6 4 2 0 DR Congo La Chine a adopté une loi interdisant ces exécutions. Le Yémen et le Pakistan lui ont emboîté le pas. L’Iran examine une législation en la matière. L’Union soviétique ne se livrait pas à cette pratique. Quant au Royaume-Uni, il a cessé d’y recourir en 1933. China ¾ et le Comité des droits de l’homme des Nations unies « déplore » son existence. Les exécutions de mineurs à travers le monde depuis 1990 Amnistie internationale Section canadienne francophone 9 Les obligations internationales des Etats-Unis d’Amérique ¾ La Convention relative aux droits de l’enfant Cent quatre-vingt-douze États sont parties à la Convention relative aux droits de l'enfant qui prohibe l’imposition de la peine de mort à des mineurs délinquants, à savoir toute personne âgée de moins de dix-huit ans au moment des faits qui lui sont reprochés. Les États-Unis sont les seuls avec la Somalie à n’avoir pas ratifié ce traité. ¾ Le Pacte international relatif aux droits civils et politiques (PIDCP) Les Etats-Unis ont bien ratifié le PIDCP qui prévoit la même interdiction, mais ont émis une réserve visant à les soustraire à cette disposition. Cette réserve américaine a été largement condamnée comme non valide, y compris par l’organe chargé de suivre la mise en œuvre du PIDCP. En octobre 2002, la Commission interaméricaine des droits de l’homme concluait que l’interdiction d’appliquer la peine capitale à des mineurs délinquants constituait désormais une norme impérative du droit international (ou norme de jus cogens), à laquelle nul ne pouvait déroger : « L’adhésion à cette norme dépasse les frontières politiques et idéologiques, a écrit la Commission interaméricaine. [C]ette interdiction s’impose à tous les États, y compris aux ÉtatsUnis. » [traduction non officielle] Le Texas, exécuteur en chef! 14 Le Texas quant à lui est l’État américain le plus meurtrier à l’égard des mineurs délinquants : 12 1/3 des exécutions à lieu dans cet État et 13 des 22 exécutions des mineurs délinquants depuis 1977 Si les États-Unis d’Amérique sont le pays numéro 1 mondial en matière d’exécution des mineurs, le Texas est clairement l’exécuteur en chef! 10 8 6 4 2 S.Carolina Missouri Louisiana G eorgia O klahoma Virginia Texas 0 Le fait que les États-Unis continuent à utiliser la peine de mort contre les mineurs délinquants tandis que la majorité des autres pays y a renoncé, contredit la prétention même de cet État à être une force progressiste pour les droits humains. Sur la question de la peine de mort et des mineurs délinquants, les États-Unis se placent au rang de pays le plus rétrograde du monde. Amnistie internationale Section canadienne francophone 10 Repère 4 : Napoleon Beazley Exécuté au Texas pour un meurtre commis alors qu’il était âgé de 17 ans L’exécution de Napoleon Beazley, une nouvelle hypocrisie américaine « L'exécution de Napoleon Beazley, tué hier soir au Texas pour un crime commis à l'âge de dixsept ans, démontre de manière éclatante le caractère cruel et arbitraire de la peine de mort, ainsi que l'hypocrisie sans bornes des États-Unis, qui se targuent d'être le fer de lance du combat mondial en faveur des droits humains », déclarait Amnistie internationale au lendemain de l’exécution de Napoleon Beazley. Communiqué de presse d’AI du 29 mai 2002 (Index AI : AMR 51/082/02) : « L'espoir anéanti, l'hypocrisie couronnée : le Texas exécute un autre mineur délinquant » Napoleon Beazley a été exécuté le 28 mai 2002 au Texas pour un meurtre commis huit ans auparavant, alors qu’il était âgé de dix-sept ans. Il n’avait pas de casier judiciaire ni d’antécédents violents. Pourtant, lors de son procès, le procureur blanc l’a décrit comme un « animal » devant un jury composé exclusivement de Blancs. Un procès manifestement partial: L’un des jurés avait des préjugés très forts contre les Afro-américains et un autre était depuis longtemps employé de l’un des associés de la victime, ce qui n’avait pas été indiqué lors de la sélection des membres du jury. Par ailleurs, deux des co-accusés du garçon ont avoué plus tard que leurs déclarations étaient fausses, alors qu’elles avaient servies de base aux réquisitions de l’accusation, et qu’ils avaient subi des pressions de la part du procureur. Un prisonnier modèle: De nombreuses personnes ont témoigné d’Aspects positifs dans la personnalité de Napoleon Beazley et de son potentiel de réinsertion. C’était un prisonnier modèle. Malheureusement sa condamnation s’est vraisemblablement révélée plus sévère parce que la victime était un Blanc. Une condamnation à la peine capitale que les États-Unis continuent de prononcer au mépris du droit international. Pour en savoir plus sur l’affaire Napoleon Beazley, consultez le document d’Amnistie internationale intitulé United States of America: Too young to vote, old enough to be executed – Texas set to kill another child offender, juillet 2001 (index AI : AMR 51/105/2001). Amnistie internationale Section canadienne francophone 11 « L’acte que j’ai commis et qui m’a amené ici n’était pas seulement odieux, il était dépourvu de sens. Mais la personne qui a perpétré cet acte n’est plus là… Je regrette vraiment la mort de John Luttig. Et je suis désolé que quelque chose en moi ait déclenché tout cela. Ce soir nous disons au monde qu’il n’y a pas de seconde chance aux yeux de la justice… Personne n’est gagnant ce soir. Personne n’en sortira apaisé. Personne ne repartira victorieux. » Dernière déclaration de Napoleon Beazley, mineur délinquant exécuté en mai 2002 La mobilisation internationale a presque sauvé Napoleon Beazley En 2002, une intense mobilisation locale, nationale et internationale a presque permis de sauver Napoleon Beazley, le Comité des grâces et des libérations conditionnelles du Texas n’ayant rejeté le recours introduit par le condamné que par 10 voix contre sept. Ce Comité se prononce généralement à l'unanimité ou à la quasi-unanimité contre toute mesure de clémence ; un écart de voix aussi minime dans un cas où la culpabilité de l’accusé ne faisait aucun doute était donc tout simplement incroyable. Les suites de l’affaire Napoleon Beazley Décision de la commission interaméricaine des droits de l’homme : l’interdiction d’exécuter des mineurs délinquants s’applique aussi aux Etats-Unis ! En février 2002, les avocats de Napoleon Beazley ont porté son affaire devant la Commission interaméricaine des droits de l’homme, faisant valoir que les Etats-Unis violaient leurs obligations internationales en raison de l’âge de Napoleon au moment du crime. La Commission a demandé aux autorités de ne pas procéder à son exécution avant qu’elle ne se soit prononcée. Faisant fi de cette demande, celles-ci ont ôté la vie à Napoleon Beazley. Après avoir malgré tout examiné la requête, la Commission a conclu que les États-Unis avaient enfreint une norme internationale de jus cogens interdisant l’exécution de toute personne âgée de moins de dix-huit ans au moment des faits. Rendue publique en janvier 2004, sa décision précisait qu’une norme de jus cogens est une règle qui lie tous les États, y compris les ÉtatsUnis, et à laquelle nul ne peut déroger. La Commission concluait que la famille de Napoleon Beazley devait se voir accorder une réparation réelle, notamment une indemnisation. Amnistie internationale Section canadienne francophone 12 Repère 5 : Etats-Unis : Les exécutions de mineurs délinquants pourraient bientôt appartenir au passé L’attente atroce de 75 jeunes dans les couloirs de la mort américains Soixante-quinze prisonniers mineurs au moment des faits sont actuellement incarcérés dans les couloirs de la mort aux EtatsUnis. Scott Blystone, un prisonnier qui faillit être exécuté en Pennsylvanie en 1995, témoigne de l’atrocité de cette attente : « Vous savez que vous allez être exécuté parce qu’ils [les gardiens] se montrent très polis… Tout est silencieux et vous pouvez entendre battre vote cœur… Une caméra vous surveille 24H sur 24. Vous êtes là bien vivant et ils vous demandent où il faudra envoyer votre corps. Après avoir survécu à cet ordre d’exécution, j’Ai eu l’impression d’Avoir perdu une partie de mon âme. Cela vous tue en partie. » La peine de mort constitue une violation des droits humains les plus fondamentaux : le droit à la vie et le droit de ne pas être soumis à une peine cruelle, inhumaine et dégradante. C’est un assassinat étatique. Affaire à suivre : l’arrêt Simmons c. Roper En janvier 2004, dans l’arrêt Simmons c. Roper, la Cour suprême fédérale a accepté de réexaminer l'arrêt Stanford c. Kentucky, dans lequel elle avait estimé, en 1989, que la peine de mort pouvait être appliquée pour des crimes commis par des personnes âgées de seize ou dix-sept ans. Christopher Simmons se trouve dans le couloir de la mort du Missouri pour un crime commis lorsqu’il avait dix-sept ans. La Cour suprême du Missouri a suspendu l’exécution le 28 mai, le jour où Napoleon Beazley a été tué, et a estimé que l’exécution des mineurs délinquants était maintenant contraire à la Constitution, du fait de l'évolution des normes en matière de bonnes mœurs aux États-Unis depuis l’arrêt Stanford. L’État du Missouri a fait appel de la décision et la Cour suprême des États-Unis a accepté d’examiner la question dans le courant de l’année. La décision de la Cour suprême fédérale au sujet de l’affaire Simmons ne sera pas connue avant début 2005. Affaire à suivre… Amnistie internationale Section canadienne francophone 13 Les États américains se passent le mot En mars 2004, deux États américains, le Dakota du Sud et le Wyoming, ont porté à dix-huit ans dans leur législation l’âge minimum pour l’application de la peine de mort. Le nombre des États américains non abolitionnistes qui ont fixé à dix-huit ans cet âge minimum (dont le Missouri) est ainsi passé à 19. Il est possible que d’autres États prennent la même initiative. Au Texas, cinq mineurs délinquants devaient être exécutés au cours du premier semestre de 2004. Trois de ces exécutions ont été suspendues dans l’attente de la décision qui sera rendue dans l’affaire Roper c. Simmons ; les deux autres vont probablement être également suspendues. La position d’Amnistie internationale dans l’Affaire Roper c. Simmons Pour Amnistie internationale, si la Cour suprême fédérale se veut un arbitre cohérent de la Constitution américaine, elle se doit de proscrire l’exécution des mineurs délinquants. Amnistie internationale a l’intention de cosigner un amicus curiae (personne extérieure qui intervient pour donner des conseils lors d’un procès) adressé à la Cour Suprême au sujet de l’affaire Roper c. Simmons. Pour plus de détails sur la position d’Amnistie internationale sur l’exécution des mineurs délinquants aux États-Unis, voir le document intitulé USA: Indecent and internationally illegal: The death penalty against child offenders, Index AI : AMR 51/143/2002, septembre 2002, disponible à l’adresse suivante : http://web.amnesty.org/library/Index/ENGAMR511432002). Dans le cadre de sa lutte pour l’abolition totale de la peine capitale, Amnistie fait campagne pour la suppression de ce châtiment envers les mineurs délinquants. En attendant la décision de la Cour suprême fédérale, continuez à faire pression sur le gouvernement des Etats-Unis et plus particulièrement sur le gouverneur du Texas ! Amnistie internationale Section canadienne francophone 14 Passez à l’action : Faites-vous entendre ! Objectif : Dire NON à l’exécution des mineurs délinquants ! Se faire entendre auprès des autorités qui continuent à exécuter les mineurs délinquants en contradiction avec leurs obligations au titre du droit international. Contexte : ¾ Un événement : le Congrès mondial contre la peine de mort Du 6 au 9 octobre prochain se tiendra à Montréal le 2ème Congrès mondial contre la peine de mort Le 9 octobre : une Marche pacifique est organisée dans les rues de Montréal pour l’abolition de la peine de mort Le 10 octobre : 110 pays à travers le monde célébreront la journée internationale pour l’abolition de la peine de mort ¾ Deux États visés : Le Texas et l’Iran Le Texas, l’exécuteur en chef ! Si les États-Unis d’Amérique sont le pays numéro 1 mondial en matière d’exécution des mineurs, le Texas est clairement l’exécuteur en chef! Et les condamnations continuent : le 11 août 2004, un jury du comté de Harris, au Texas, a décidé que Robert Acuña devait être exécuté, pour le meurtre de Joyce et James Carroll, alors qu’il était âgé de 17 ans. Continuons à faire pression sur le gouvernement du Texas pour que cessent ces condamnations à mort de mineurs délinquants ! L’Iran, la récidiviste! Le 15 août 2004, une jeune fille de 16 ans, Ateqeh Rajabi, a été pendue publiquement dans une rue du centre de Neka, une ville de la province de Mazandaran, au nord de l’Iran, pour “ actes incompatibles avec la chasteté (amal-e manafe-ye ofat) ”. Rabaji a été exécuté pour « actes incompatibles avec la chasteté ». Selon certaines informations, Rabaji souffrait de problèmes mentaux et n’aurait pas eu droit à un avocat lors de son procès. (Voir Annexe : Déclaration publique d’Amnistie internationale : « Lundi 23 août 2004- IRAN Amnesty International indignée par la nouvelle de l’exécution d’une jeune fille de seize ans » Index AI : MDE 13/036/2004) Amnistie internationale Section canadienne francophone 15 Suggestions d’actions : 1- Action TEXAS Faites signer un maximum de cartes postales priant le gouverneur du Texas de commuer les sentences capitales prononcées contre tous les mineurs délinquants, et de veiller à ce que plus aucun mineur ne soit condamné à mort, conformément aux obligations qui incombent aux EtatsUnis au titre du droit international. Envoyez-les au gouverneur Texan, Rick Perry : | Governor Rick Perry Office of the Governor PO BOX 12428 Austin, Texas 78711 USA 2- Action IRAN Sur un cahier scolaire Canada : ¾ Inscrivez sur la couverture le nom de la jeune fille exécutée en Iran et sa date d’exécution. ¾ Sur la première page recopiez lisiblement à la main le texte de la lettre envoyée à l’Ambassadeur d’Iran. ¾ Sur chacune des pages du cahier (recto uniquement) demandez à votre entourage de signer et d’accompagner éventuellement sa signature de petits mots personnalisés. Envoyez votre cahier-pétition à l’Ambassadeur d’Iran au Canada : | Monsieur Seyed Mouhammad Ali Moosavi Ambassadeur d’Iran au Canada 245, rue Metcalfe Ottawa, Canada K2P 2K2 3- Un kiosque de sensibilisation et d’information avec : ¾ ¾ ¾ ¾ les cartes postales et le cahier-pétition (voir action précédente) les affichettes les dépliants l’information sur les mineurs délinquants Amnistie internationale Section canadienne francophone 16 4-Le couloir de la mort Demandez l’autorisation d’utiliser un couloir de votre établissement pour en faire « un couloir de la mort » , affichez messages, numéro de cellules, histoires de mineurs délinquants… 5- La projection d’un film suivie d’un débat Faites passer un vidéo sur la peine de mort dans votre classe et à la cafétéria et engagez un débat sur la peine de mort et le cas particulier des mineurs délinquants Voir Pour en savoir plus 6- Approchez vos médias Écrivez un article sur le thème de l’exécution des mineurs délinquants ou un exemple de lettre qui pourrait être envoyée à un prisonnier dans le couloir de la mort et qui sera publiée dans votre journal local ou étudiant. Faites connaître la campagne en proposant à vos medias locaux de publier les visuels de la campagne (Voir Outils de campagne sur notre site internet) 7- Rejoignez-nous au 2ème Congrès contre la peine de mort ¾ Venez assister aux débats et tables rondes C’est GRATUIT!!!! ¾ Venez marcher à nos côtés le 9 octobre dans les rues de Montréal, habillés en orange comme les jeunes prisonniers dans les couloirs de la mort aux États-Unis! (D’autres informations suivront quant à l’organisation de cet événement. Merci de consulter le site web et de garder un œil sur les chroniques amnistiennes!) Voir Invitation ci-jointe Amnistie internationale Section canadienne francophone 17 Pour en savoir plus ! Bibliographie Rapports d’Amnistie internationale : (documents publics accessibles via le site www.amnesty.org ou encore via les liens sur notre site www.amnistie.qc.ca sur la page de la campagne Halte à l’exécution des mineurs délinquants !) Sur la peine de mort « Ratification des traités internationaux relatifs à l’abolition de la peine de mort (au 1er janvier 2004) » - Index AI : ACT 50/004/2004 « Peine de mort. Pays abolitionnistes et non abolitionnistes au 1er février 2004 » Index AI : ACT 50/005/2004 « Condamnations à mort et exécutions recensées en 2003 » - Index AI : ACT 50/006/2004 « La peine de mort dans le monde :Évolution en 2003 » - Index AI : ACT 50/007/2004 « Peine de mort. Faits et chiffres » - Index AI : ACT 50/008/2004 Sur l’exécution de mineurs délinquants « La non-application de la peine de mort à des mineurs délinquants en droit international général » - Index AI : ACT 50/004/2003 « Halte aux exécutions de mineurs ! Abolir la peine de mort pour les mineurs délinquants » - Index AI : ACT 50/001/2004 « Etats-Unis d’Amérique. Erreur fatale. Nanon Williams. Mineur délinquant, risque d’être exécuté sur la base de preuves douteuses » - Index AI : AMR 51/002/2004 Romans, récits et documents sur la peine de mort : Du côté du condamné Du côté du bourreau G.Conchon & Girod F., Lacenaire, Points Seuil. A.Koestler, Le zéro et l'infini, Livre de Poche. G.Perrault, Le pull-over rouge, Livre de Poche. Victor Hugo, Le dernier jour d’un condamné à mort Amnistie internationale Section canadienne francophone -N.Avril, Monsieur de Lyon, J’ai Lu. M.Folco, Dieu seul et nous pouvons. Points Seuil J. Delarue, Le métier de bourreau, Fayard, 1989. 18 Filmographie : Beaucoup de films traitent de ce sujet, à voir notamment : Le procès (version originale de The trial), Réalisateur, Mark Robson, États-Unis, 1955, 105 minutes Synopsis : Un jeune Mexicain est accusé d’un meurtre qu’il n’a pas commis. Son procès dépassera le cadre d’un simple fait divers pour atteindre une portée politique dans une Amérique au contexte maccarthyste. Le pull-over rouge, Réalisateur, Michel Drach, France, 1979, 120 minutes Synopsis : Dans le sud de la France, une jeune fille est brutalement assassinée. Christian Ranucci, âgé de vingt-deux ans, est arrêté, accusé du meurtre et condamné à mort. Malgré tous les efforts de ses avocats pour prouver son innocence, le destin de Christian semble maintenant hors de son contrôle. La dernière marche (version originale de Dead Man Walking), Réalisateur, Tim Robbins, Royaume-Uni, 1995, 122 minutes Synopsis : Matthew Poncelet, condamné à mort pour l’assassinat de deux adolescents, se fera accompagner par une sœur catholique. En effet, Helen Prejean l’aidera, tout au long de son attente dans le couloir de la mort, à se préparer à une mort digne et repentie. La dernière danse (version originale de Last Dance), Réalisateur, Bruce Beresford, États-Unis, 1996, 102 minutes Synopsis : Cindy Liggett a été condamnée à mort pour un meurtre commis de sang froid. Rick Hayes, un jeune avocat, se penche alors sur son cas et après avoir examiné son dossier, doute du bien-fondé de la peine capitale. La ligne verte (version originale de The Green mile), Réalisateur, Frank Darabont, États-Unis, 1999, 189 minutes Synopsis : Pensionnaire d’une maison de retraite, Paul Edgecomb est hanté par ses vieux souvenirs. En 1935, au temps où il était gardien-chef du pénitencier de Cold Mountain, il a fait la connaissance de John Coffey. John était accusé du viol et du meurtre de deux fillettes et était condamné à mort. Paul et John tisseront des liens solides et le gardien connaîtra alors les dons magiques du prisonnier. Sites internet : http://web.amnesty.org/pages/deathpenalty-index-fra Site d’Amnistie internationale http://www.amnestyusa.org/abolish/ Site Amnesty-USA sur l’abolition de la peine de mort (en anglais) http://worldcoalition.org La Coalition mondiale contre la peine de mort regroupe toutes sortes d'organisations attachées à la lutte contre la peine de mort et désirant unir leurs efforts de lobbying et d'action sur le plan international. http://www.abolition-ecpm.org/ Site de l'association Ensemble Contre la Peine de Mort. Site en français très documenté sur la peine de mort dans le monde. http://www.peinedemort.org/peinedemort.php Site général en français qui traite de la situation de la peine de mort à travers le monde et du droit en matière de peine capitale. Visitez notre site internet pour les dernières mises à jour au sujet de cette campagne! www.amnistie.qc.ca Amnistie internationale Section canadienne francophone 20 Liste des annexes : Déclaration publique d’Amnistie internationale : « Lundi 23 août 2004- IRAN Amnistie internationale indignée par la nouvelle de l’exécution d’une jeune fille de seize ans » Index AI : MDE 13/036/2004 Exemple de lettre pour l’Ambassadeur d’Iran Amnistie internationale Section canadienne francophone 21 IRAN Amnistie internationale indignée par la nouvelle de l’exécution d’une jeune fille de seize ans Index AI : MDE 13/036/2004 ÉFAI Lundi 23 août 2004 DÉCLARATION PUBLIQUE Amnistie internationale a exprimé aujourd'hui, 23 août 2004, son indignation à la nouvelle de l’exécution d’une jeune fille qui serait âgée de seize ans, Ateqeh Rajabi. Ateqeh Rajabi aurait été pendue publiquement le 15 août 2004 dans une rue du centre de Neka, une ville de la province de Mazandaran, au nord de l’Iran, pour “ actes incompatibles avec la chasteté (amal-e manafe-ye ofat) ”. Selon certaines informations, Ateqeh Rajabi souffrait de problèmes mentaux et à aucun moment elle n’aurait été assistée d’un avocat. L’exécution d’Ateqeh Rajabi est la dixième exécution d’un mineur en Iran répertoriée par Amnistie internationale depuis 1990. L’organisation a exhorté les autorités judiciaires iraniennes à mettre fin aux exécutions de mineurs (les personnes âgées de moins de dix-huit ans au moment de l’infraction), de manière à rendre la législation et la pratique judiciaire de l’Iran conforme au droit international relatif aux droits humains. Un projet de loi fixant à dix-huit ans l’âge minimum pour procéder à une exécution aurait été examiné par le Parlement en décembre 2003, mais il n’aurait pas été ratifié par le Conseil des gardiens, la plus haute instance législative iranienne. Amnistie internationale estime que l’exécution d’Ateqeh Rajabi souligne l’urgence pour l’Iran d’adopter une législation qui exclut l’exécution de mineurs, de manière à éviter la répétition de tels actes et faire que l’Iran respecte ses obligations liées au droit international. L’organisation demande aussi instamment aux autorités iraniennes de vérifier si Ateqel Rajabi a bénéficié d’un avocat et si un médecin dûment accrédité l’a estimée psychologiquement apte à être jugée. située au nord de l’Iran, pour “ actes incompatibles avec la chasteté ”. Lors de son procès, elle n’aurait pas eu d’avocat et le juge l’aurait sévèrement admonestée à cause de la robe qu’elle portait. Ateqeh Rajabi aurait souffert de troubles mentaux, tant au moment de l’infraction que lors de son procès. Selon certaines informations, bien que sa carte d’identité indique qu’elle avait seize ans, les autorités judiciaires de la province de Mazandaran ont annoncé lors de son exécution qu’Ateqeh Rajabi était âgée de vingt-deux ans. Cette affaire aurait attiré l’attention du responsable du pouvoir judiciaire de la province de Mazandaran qui a veillé à ce que son dossier soit traité rapidement par la Cour suprême. En Iran, les condamnations à la peine de mort doivent être entérinées par la Cour suprême avant d’être infligées. La peine de mort d’Ateqeh Rajabi a été entérinée par la Cour suprême et elle a été pendue en public le 15 août 2004 dans le centre de la ville de Neka. Selon Peyk-e Iran, la personne qui a placé la corde autour de son cou au moment de son exécution était le juge de première instance qui l’avait condamné à mort. La nuit même pendant laquelle elle a été enterrée, des personnes non identifiées auraient déterré son corps. Sa famille a déposé une plainte et demandé une enquête. Le coaccusé d’Ateqeh Rajabi, un homme dont on ignore l’identité, aurait été condamné à recevoir 100 coups de fouets. Il aurait été libéré après avoir subi sa peine. En tant que partie au Pacte international relatif aux droits civils et politiques (PIDCP) et à la Convention des Nations unies relative aux droits de l'enfant, l’Iran est tenue de ne pas exécuter de mineurs. Ces deux traités stipulent que la peine de mort ne peut être prononcée pour des infractions commises par des personnes âgées de moins de dix-huit ans au moment de l’infraction. Contexte Selon un article du site iranien d’actualités en ligne Peyk-e Iran, Ateqeh Rajabi a été condamnée à mort il y a environ trois mois par une juridiction de première instance à Neka, dans la province de Mazandaran Pour obtenir de plus amples informations, veuillez contacter le Service de presse d'Amnistie internationale à Londres, au +44 20 7413 5566, ou consulter le site http://www.amnesty.org Monsieur Seyed Mouhammad Ali Moosavi Amnistie internationale Section canadienne francophone 22 Ambassadeur d’Iran au Canada 245, rue Metcalfe Ottawa, Ontario Canada K2P 2K2 Fait à :______________ Le :________________ Monsieur l’Ambassadeur, Je vous écris pour vous faire part de ma profonde indignation quant au sort réservé à Ateqeh Rajabi, une jeune fille de seize ans qui a été pendue publiquement le 15 août 2004. La pendaison a eu lieu dans la ville de Neka, au Mazandaran. Rajabi a été exécutée pour « actes incompatibles avec la chasteté ». Selon certaines informations, Rajabi souffrait de problèmes mentaux et n’aurait pas eu droit à un avocat lors de son procès. Monsieur l’Ambassadeur, l’Iran en tant que partie au Pacte international relatif aux droits civils et politiques et à la Convention des Nations-Unies relative aux droits des enfants, s’est engagée à ne plus exécuter des jeunes âgés de moins de 18 ans au moment des faits reprochés. Malgré ces engagements, Rajabi serait la dixième personne délinquante mineure qui aurait été exécutée en Iran depuis 1990. Votre Excellence, l’Iran se doit de respecter le droit international et d’amender ses lois de façon à ce qu’elles y soient conformes. Une fois encore, je prie l’Iran d’arrêter les exécutions de mineurs délinquants. Je vous remercie, Excellence, de votre attention distinguée. ___________________________ Signature ____________________________ ____________________________ ____________________________ ____________________________ Adresse Amnistie internationale Section canadienne francophone 23 Amnistie internationale Section canadienne francophone 24 Amnistie internationale Groupes Jeunes et locaux FEUILLE – BILAN CAMPAGNE HALTE À L’EXÉCUTION DES MINEURS DÉLINQUANTS (automne 2004) 1- Action TEXAS : Combien de cartes avez-vous envoyées au gouverneur du Texas : ___________________ 2- Action IRAN : Combien de signatures avez-vous récoltées sur votre cahier Canada pour l’Ambassadeur d’Iran : _____________ 3- Sensibilisation : Avez-vous tenu un kiosque de sensibilisation et d’information : OUI NON Avez-vous installé un « couloir de la mort » : OUI NON Avez-vous organisé une projection de film : OUI NON suivie d’un débat OUI NON 4- Approche des médias : Avez-vous publié un article dans un journal local/étudiant : OUI NON Avez-vous publié un lettre dans un journal local/étudiant : OUI NON Avez-vous proposé à vos médias locaux/étudiants de publier des visuels de la campagne (affichettes…) : OUI NON Autres approches : ________________________________________________________________________________________________ ________________________________________________________________________________________________ ________________________________________________________________________________________________ ________________________________________________________________________________________________ 5 -Le 2ème Congrès mondial contre la peine de mort Avez-vous / ou planifiez-vous de participer au Congrès : OUI NON Avez-vous / ou planifiez-vous de participer à la marche du 9 octobre : OUI NON 6- PARLEZ-NOUS DE VOS BONS COUPS (et ajoutez si possible des photos, elles pourraient paraître dans la revue Agir) ________________________________________________________________________________________________ ________________________________________________________________________________________________ ________________________________________________________________________________________________ ________________________________________________________________________________________________ ________________________________________________________________________________________________ ________________________________________________________________________________________________ NOM DE L’ÉCOLE/COLLÈGE/ UNIVERSITÉ/GROUPE LOCAL : No : Veuillez retourner cette feuille-bilan au Secrétariat d'Amnistie internationale au 6250, boul. Monk, Montréal, Qc, H4E 3H7, Fax : (514) 766-2088 Amnistie internationale Section canadienne francophone 25