impact - Stem Cell Network

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impact - Stem Cell Network
Réseau de cellules souches
|
Rapport annuel
IMPACT
2003-2004
LE RCS S’AFFIRME
Message de la direction du RCS
Fort de ses antécédents,
collaborations et découvertes
dans le domaine des cellules
souches, le Canada est devenu
un leader incontournable.
Le Réseau de cellules souches s’impose par le
dynamisme des collaborations qui ont permis des
découvertes remarquables dans des laboratoires à
l’échelle du pays. Opérationnel depuis quatre ans,
il assure déjà que le Canada sera un des principaux
protagonistes d’un monde où la science des cellules
souches dégagera de nouvelles perspectives de
guérison pour certaines des maladies dégénératives
les plus dévastatrices. Dans le présent rapport
annuel, nous illustrons l’effet qu’a eu le RCS par
quelques-unes de ses initiatives. Leurs répercussions
continueront à être ressenties alors que les scientifiques poursuivent l’exploration du rôle qu’ont
les cellules souches dans la régénération du corps
humain et celui qu’ils pourraient jouer pour
soulager les souffrances humaines et améliorer
notre qualité de vie.
L’année aura été marquée par l’adoption du projet
de loi C-6, la Loi concernant les techniques de procréation assistée et la recherche connexe qui a reçu
la sanction royale en mars. La Loi permet l’utilisation
à des fins de recherche scientifique des embryons
surnuméraires issus de la fécondation in vitro.
Pendant les trois ans qu’ont duré les discussions,
le RCS a pris les devants pour informer le public,
les politiques et les médias et favoriser les discussions
équilibrées. Son site Web s’est révélé une source
de confiance. Les chercheurs du Réseau ont comparu
devant les comités de la Chambre et du Sénat pour
expliquer les aspects scientifiques d’un enjeu à forte
coloration émotive. En fournissant des documents
d’information aux députés et sénateurs, en organisant des ateliers et en encourageant les échanges
éclairés, le Réseau a contribué à ce que le Canada
dispose du cadre juridique qui permet à la recherche
d’avancer.
En même temps, le RCS a rallié un consensus autour
du moyen de traduire les succès obtenus en laboratoire en des thérapies réussies qui, en plus de
vaincre des maladies, contribueront à assurer le
rendement des millions de dollars investis par les
contribuables dans la recherche. Pour ce, le Réseau
mettra sur pied une entreprise de biotechnologie
qui commercialisera la recherche sur les cellules
souches des universités et hôpitaux. L’entreprise
contemplée obtiendra les investissements, développera les lignes de produits et assurera les retombées
économiques à long terme. Appuyée par huit universités et hôpitaux clés, 45 chercheurs principaux
et les grands organismes subventionnaires, l’entreprise sera la première du genre et pourrait devenir
un modèle de la commercialisation de la propriété
intellectuelle au Canada et ailleurs.
Outre cet effort de rassemblement des intervenants
clés autour de la notion d’une entreprise unique,
le travail de champion de la concertation que
prône le RCS a porté fruit ainsi que l’illustrent
les succès retentissants atteints par ses chercheurs.
Une découverte remarquable issue d’échanges
de savoir-faire entre chercheurs du RCS dans des
laboratoires à Calgary, à Edmonton et à Toronto
est celle de la présence de cellules multipotentes
insulinoproductrices dans le pancréas. La découverte
est une nouvelle source d’espoir de guérison du
diabète de type 1. La mise sur pied d’un centre
Judy Birdsell,
Présidente,
Conseil d’administration
Dr Ron Worton,
Directeur scientifique
de catégorie mondiale d’étude du cerveau à Halifax
a bénéficié du rôle de catalyseur qu’a exercé le RCS
en attirant les investissements et en encourageant
la libre circulation des idées et des innovations. Un
autre exemple de l’action du RCS est le rayonnement
qu’il a donné aux travaux d’imagerie cellulaire d’un
brillant chercheur de l’Université de Waterloo pour
que d’autres chercheurs comprennent mieux le
comportement des cellules souches. (Plus de détails
sur ces initiatives figurent plus loin dans le rapport.)
Le RCS ne se confine pas aux laboratoires. Le Réseau
a eu un énorme retentissement dans les écoles
secondaires au pays par une initiative éducative
visant à aider les élèves à mieux évaluer les enjeux
complexes qu’ils auront à aborder à l’avenir en
mettant en balance les bienfaits potentiels et les
enjeux moraux et religieux de l’utilisation de cellules
souches embryonnaires. ENGAGE : les cellules souches,
le premier programme d’envergure nationale de
ce type, a dépassé toutes les attentes. Entrepris
en partenariat avec Génome Canada et le Joint
Centre of Bioethics de l’Université de Toronto, le
projet était appuyé par le RCS qui fournissait le
contenu scientifique et le site Web complétant le
module d’enseignement de cinq jours.
Le RCS élargira encore sa sphère d’influence
lorsqu’il sera l’hôte en novembre prochain de
chercheurs et de conseils subventionnaires du monde
entier réunis à Montréal. Plus de 500 chercheurs et
stagiaires sont attendus au Symposium international
sur les cellules souches, où les chefs de file présenteront leurs travaux, et au Forum international sur
Drew Lyall,
Directeur exécutif
les cellules souches, où des réseaux d’Allemagne,
d’Australie, d’Israël, du Royaume-Uni et de la
Suède échangeront sur la recherche, l’éthique et
la propriété intellectuelle.
L’année à venir sera marquée par un changement
à la direction alors que Ronald Worton, directeur
scientifique du Réseau depuis sa fondation, prend
sa retraite. Le Dr Worton sera succédé par Michael
Rudnicki, directeur du Programme de médecine
moléculaire de l’Institut de recherche en santé
d’Ottawa. M. Rudnicki a été choisi par un comité
de sélection présidé par la présidente du Conseil
d’administration et composé de quatre membres du
Conseil et de quatre scientifiques. Nous sommes
confiants qu’il déploiera les qualités de chef dont
le Réseau a besoin pour poursuivre son œuvre de
champion de l’action concertée qui saura vaincre les
maladies qui ont déjoué la médecine à ce jour. Fort
de ses succès, le RCS est prêt à s’affirmer davantage.
LA COLLABORATION : UNE IDÉE-FORCE
Collaboration
Grâce à des capitaux d’amorçage du
RCS et une concertation sans pareille
de laboratoires à l’échelle du pays,
Halifax est en voie de devenir un centre
mondial de la réparation du cerveau.
Lorsqu’on fait face à
des adversaires tels que
l’ACV, la maladie de
Parkinson ou la lésion
médullaire, notre force
est dans les nombres, croit
Ivar Mendez, MD, Ph.D.
Le chef de neurochirurgie
à l’université Dalhousie
et au Queen Elizabeth II
Health Sciences Centre
d’Halifax et investigateur
Ivar Mendez, MD, Ph.D.
du Réseau de cellules
Département de
souches explique :
chirurgie (section
« Réparer le cerveau
neurochirurgie)
n’est pas chose simple.
Université Dalhousie
Nous n’y arriverons qu’en
conjuguant tous nos efforts. Un individu travaillant
seul dans son laboratoire a peu de chances d’y
arriver. Mais la mise en commun de l’expertise de
pointe présente à l’échelle du pays augmente les
probabilités de découvrir les remèdes. »
Pour Mendez la concertation n’est pas une notion
abstraite. En effet, il appelle à son aide les plus
savants chercheurs médicaux au pays et leur rend
la pareille.
« Il s’agit d’une collaboration sans pareille », poursuit-il. « Des cellules souches neurales produites
dans le laboratoire de Samuel Weiss à l’Université
de Calgary sont envoyées à Halifax, puis notre
équipe part travailler avec les chercheurs du labo-
ratoire de Dale Corbett à l’Université Memorial
de St. John’s, où les cellules sont greffées dans
des animaux atteints par un ACV pour y tester leur
action réparatrice du cerveau. Après, les tissus reviennent à Halifax pour compléter l’analyse. Il ne s’agit
donc pas d’un exercice virtuel, il y a des cellules, des
personnes, des tissus qui cheminent de laboratoire
en laboratoire d’un bout à l’autre du pays. »
Un capital de départ de 500 000 $ du RCS lui a
permis d’attirer 5 millions de dollars pour le projet
Cellules souches pour la réparation du cerveau qui
sera concentré dans le Brain Repair Centre; ces
fonds proviennent de l’Atlantic Innovation Fund,
de la Queen Elizabeth II Health Sciences Foundation,
de la Dalhousie Medical Research Foundation et
de divers autres organismes et institutions.
Mais n’y a-t-il pas un risque d’y jouer sa chance d’être
couvert de gloire, que d’autres vous coupent l’herbe
sous les pieds?
À l’instar du RCS qui encourage la diffusion des
idées, le Dr Mendez partage librement ses découvertes avec d’autres tels que Freda Miller au
Hospital for Sick Children de Toronto, Derek van
der Kooy à l’Université de Toronto et Leo Behie à
l’Université de Calgary. Des étudiants diplômés et
postdoctoraux vont d’un laboratoire à l’autre, diffusant les innovations biotechniques. Plutôt que de
drainer la recherche vers de plus grands centres,
ces collaborations ont permis de fonder le Brain
Repair Centre, un tout nouveau foyer d’expertise
neurologique, dans la capitale néo-écossaise.
En outre, il a obtenu 8 millions de dollars pour
l’infrastructure du BRC du gouvernement fédéral.
Cela a permis de construire un laboratoire de
recherche sur l’imagerie du cerveau qui permet à
une équipe d’investigateurs d’étudier la circuiterie
neuronale de patients de la maladie de Parkinson,
de Lou Gehrig et de Huntington, de sclérose en
plaques, de lésion médullaire et de lésion du nerf
optique. Le centre dispose d’une installation d’IRM
parmi les plus performantes au monde, « qui nous
permet d’approfondir l’étude de la structure et des
fonctions du cerveau ». Le BRC a forgé des partenariats avec l’Agence de promotion économique
du Canada atlantique, l’Université Dalhousie, le
gouvernement de Nouvelle-Écosse et le Conseil
national de recherches du Canada.
« Le RCS a déclenché la convergence de la masse
critique d’individus nécessaires pour soutenir les
travaux sur la réparation du cerveau à l’aide de
cellules souches », renchérit Ivar Mendez. « En
misant sur cette capacité nous avons pu réunir
environ 20 millions de dollars pour les programmes
et l’infrastructure nécessaires pour la recherche sur
la réparation du cerveau. »
Le BRC a aussi ouvert un centre de télémédecine
et télérobotique. « Par lien vidéo et audio nous
communiquons régulièrement avec les neurochirurgiens du Canada atlantique. Si un cas difficile
survient à Terre-Neuve, nous échangeons de l’information et des rayons X et nous pouvons même
examiner le patient, discuter du cas et consulter.
Quant à la télérobotique, nous parachevons la
première étape destinée à aider les neurochirurgiens
à opérer des cas complexes avec l’aide d’experts
à Halifax. Le chirurgien à Halifax contrôle le bras
robotique. »
« Il suffisait de se creuser la cervelle », conclut le
Dr Mendez par un jeu de mots. « Sans la collaboration, nous n’en serions pas là. Et le Réseau de cellules
souches a énormément contribué à rassembler
toutes ces personnes et tous ces laboratoires. »
« Sans la collaboration,
nous n’en serions pas
là. Et le Réseau de
cellules souches a
énormément contribué
à rassembler toutes ces
personnes et tous ces
laboratoires. »
Ivar Mendez, MD, Ph.D., Département de chirurgie
(section neurochirurgie), Université Dalhousie
LE DIABÈTE DANS LE COLLIMATEUR
Découverte
La découverte de cellules
multipotentes insulinoproductrices
dans le pancréas nous rapproche
d’une victoire sur le diabète de type 1.
Une équipe de scientifiques canadiens a réalisé
d’énormes progrès dans
la recherche d’une
thérapie cellulaire pour
venir à bout du diabète.
Derek van der Kooy, Ph.D.
Département de
biophysique médicale
Université de Toronto
Raewyn Seaberg, Simon
Smukler et Derek van der
Kooy à l’Université de
Toronto et une équipe de
collaborateurs à l’échelle
du pays ont mis le doigt
sur la cellule du pancréas,
insaisissable à ce jour, qui
produit les cellules bêta
insulinoproductrices.
« essentiellement des mêmes épreuves biologiques »
pour dépister les cellules souches neurales que celles
mises au point par Samuel Weiss à l’Université de
Calgary. Van der Kooy étant un expert des cellules
souches rétinales et neurales et non des cellules
pancréatiques, Timothy Kieffer, maintenant à l’Université de Colombie-Britannique, et Gregory Korbutt,
professeur à l’Université de l’Alberta et artisan du
protocole d’Edmonton de greffe des cellules des
îlots pancréatiques, lui sont venus en aide.
« Leur contribution a été énorme », poursuit
Derek van der Kooy. « Nous disposions des
techniques, mais comme nous n’avions pas eu
l’occasion d’étudier le pancréas, ils nous ont
fourni les tissus indispensables. »
van der Kooy, « Ils constataient que de nouvelles cellules pancréatiques étaient générées, mais ignoraient
quelle en était la source. Nous avons démontré
qu’une cellule unique du pancréas peut en milieu
de culture produire toutes les cellules du pancréas,
y compris celles qui produisent de l’insuline ».
« S’il s’avère possible de répéter le processus avec
des tissus humains et de l’amplifier, nous disposerions des moyens pour appliquer le protocole
d’Edmonton à une plus vaste échelle à titre de
thérapie pour le diabète de type 1, le diabète
juvénile », croit Timothy Kieffer.
Prudent, Derek van der Kooy qualifie la cellule de
« précurseur multipotent » plutôt que de cellule
souche. « Si une cellule souche est définie par sa
capacité de proliférer et de produire toutes les
cellules, voilà ce que nous avons obtenu. Mais
pour qu’on puisse la qualifier de cellule souche, il
faut aussi démontrer qu’elle peut s’autorenouveler.
Cela, nous ne l’avons pas encore fait; mais nous
y travaillons. »
Pour Derek van der Kooy, la prochaine étape
consistera à mettre les cellules à l’essai dans des
souris afin de déterminer si elles peuvent porter
secours au diabète, une étape qui rapprochera
encore davantage les chercheurs d’une thérapie.
La découverte est une autre grande étape de
l’histoire de la recherche sur le diabète au Canada,
marquée dans les années 1920 par la découverte
de l’insuline par Frederick Banting et Charles Best
et dernièrement, en 2000, par la mise au point du
protocole d’Edmonton, alors que des chercheurs
de l’Université de l’Alberta effectuaient des greffes
de cellules des îlots pancréatiques libérant les
patients de leurs injections d’insuline. Puisque les
dons des organes utilisés pour le protocole sont si
peu nombreux, la récente découverte pourrait
détenir la clé d’une future thérapie du diabète.
Robert R. Hindle, président du conseil de la
Fondation de la recherche sur le diabète juvénile
Canada, appelle la découverte « un progrès extrêmement encourageant pour tous ceux atteints de
diabète juvénile ».
« Cela démontre de manière tangible à quel point
le Réseau de cellules souches a accéléré la recherche
d’un éventail de thérapies potentielles. Par la même
occasion, cela illustre à quelle vitesse la recherche
focalisée peut se concentrer sur une cible. Le RCS a
créé un forum unique de diffusion de la recherche
multidisciplinaire à l’échelle de la planète. Il est
remarquable qu’encore une fois une avancée
considérable dans la recherche sur le diabète soit
issue des travaux de chercheurs au Canada. »
La découverte est une nouvelle source d’espoir
puisqu’elle contredit un article publié récemment
qui prétendait que ces cellules n’existent pas dans
le pancréas.
« La découverte représente une thérapie potentielle pour une
Canada — n’eut été du Réseau de cellules souches. Car le RCS
« La découverte représente une thérapie potentielle
pour une maladie mortifère », explique van der Kooy.
« Nous n’aurions pas réussi—du moins ici au Canada
—n’eut été du Réseau de cellules souches. Car le RCS
a permis de réunir une équipe qui possède l’éventail
de savoirs pour obtenir ce merveilleux résultat. »
« C’est passionnant », avoue Joel F. Habener, professeur de médecine à la Harvard Medical School et
médecin associé au Massachusetts General Hospital.
« Un article dans Nature venait d’affirmer essentiellement qu’il n’y a pas de cellules souches dans
le pancréas. Ce nouvel article est d’une grande
importance, car il démontre l’existence d’une
cellule rare qui est un précurseur multipotent qui
crée des cellules d’insuline. »
La découverte est une étude de cas de collaboration
pancanadienne. Derek van der Kooy se servait
De nombreux chercheurs ont conclu à la présence
de cellules souches adultes dans le pancréas. Selon
Leurs résultats publiés dans le numéro de septembre
2004 de Nature Biotechnology constituent une
source d’espoir pour les diabétiques au Canada
et ailleurs qui doivent s’injecter régulièrement de
l’insuline pour compenser le déficit de cellules des
îlots pancréatiques qui régulent la glycémie.
maladie mortifère. Nous n’aurions pas réussi — du moins ici au
a permis de réunir une équipe qui possède l’éventail de savoirs
pour obtenir ce merveilleux résultat. »
Derek van der Kooy, Ph.D., Département de biophysique médicale, Université de Toronto
PAS UNE MINCE AFFAIRE
Experts hautement qualifiés
Réalisés dans l’obscurité de son
laboratoire, les travaux de classe
mondiale d’imagerie cellulaire d’Eric
Jervis ont éclaté au grand jour quand
le Réseau de cellules souches les a
mis à l’avant-scène.
L’assemblée générale
annuelle du Réseau de
cellules souches a été un
tournant décisif pour
Eric Jervis, Ph.D.
À six mois d’une nomination permanente à
l’Université de Waterloo,
l’ingénieur chimiste
réalisait des travaux
d’imagerie des cellules
novatrices. Peu de cherEric Jervis, Ph.D.
cheurs biomédicaux
Département de
étaient au courant de
génie chimique
son travail qui pouvait
Université de Waterloo
pourtant résoudre
certains de leurs problèmes les plus tenaces.
Le petit film d’amateur qu’il a présenté à l’AGA a
bouleversé sa vie, mais aussi a aidé les chercheurs
des cellules souches au Canada à envisager les choses
sous un nouvel angle. L’enregistrement de l’activité
cellulaire à des intervalles de trois minutes, projeté à
reculons démontrait comment des masses de cellules
proliféraient à partir d’une cellule originale.
« Ces cinq minutes sur scène avec le film des
arborescences de lignées cellulaires régressant à
reculons ont eu un accueil enthousiaste qui m’a
étonné. Je ne pouvais en croire mes yeux quand
j’ai vu les noms de ceux qui par ‘feuillet adhésif’
m’ont indiqué leur intérêt à travailler de concert :
Janet Rossant et Derek van der Kooy à Toronto,
Connie Eaves en Colombie-Britannique, Leo Behie
à Calgary... Soudain les plus grands noms des
cellules souches au Canada voulaient s’associer
à mes travaux. Lawrence Rosenberg m’a invité à
joindre son projet à l’Hôpital général de Montréal.
Il a compris que je pouvais offrir de nouvelles
connaissances des lignées de cellules qui leur
sont indispensables. »
magés par le diabète, la dystrophie musculaire, la
maladie de Parkinson ou une lésion médullaire. Pour
y arriver, il faut investiguer à fond les caractéristiques
des cellules greffées. Leurs propriétés sont clairement visibles à l’aide de l’imagerie microscopique
développée par Eric Jervis qui, tel « un capteur
morphologique du comportement », retrace le
parcours des cellules souches depuis leurs origines.
Le Réseau de cellules souches est un « jalon dans
ma carrière » affirme Jervis. Ses travaux exceptionnels dans une université sans hôpital ou centre de
recherches médicales s’effectuaient hors circuit.
« C’est une approche raisonnée à la production de
cellules pour les greffes », estime Jervis. « Il ne faut
donner aux greffés que ce dont ils ont besoin et les
fonctions précises qu’ils requièrent, soit des cellules
individualisées libres de tout élément étranger. »
« Une petite université telle que Waterloo vous isole.
On n’y profite pas des conversations autour de la
machine a café ou des rencontres dans les corridors.
Toronto n’est pas loin, mais mes chances d’y rencontrer les gens étaient limitées parce que Waterloo
n’est pas réputée pour sa recherche biomédicale. »
« Le RCS m’a sorti de mon isolement, rapproché
de la famille des chercheurs et offert les appuis et
les structures permettant aux collaborations de se
forger. Je profite maintenant d’interactions aussi
intenses que si je faisais partie de ces plus grands
établissements où travaillent ces chercheurs. Avant
le RCS j’étais à l’écart, maintenant j’ai l’occasion de
dialoguer avec eux. » Et vice versa.
Les cellules souches ont le potentiel de guérir des
maladies dégénératives actuellement incurables.
On espère que des greffes de cellules seront en
mesure de réparer des tissus malades ou endom-
À cet effet, Eric Jervis travaille de concert avec
Cindi Morshead, Ph.D., une professeure adjointe
au département de chirurgie de l’Université de
Toronto; une autre preuve du rôle de rassembleur
des compétences que joue le RCS.
« Nos antécédents sont complètement différents »,
explique Mme Morshead. « Je suis une biologiste
cellulaire, Eric est un ingénieur chimiste. Mais
nos deux forces se complètent. N’eut été du RCS,
une telle collaboration exceptionnelle à un projet
explorant la succession des lignées à partir de
cellules uniques n’aurait jamais vu le jour. Le RCS
nous a réunis. »
Mais il y a plus : un donateur impressionné par les
travaux de Morshead et de Jervis vient d’y contribuer
200 000 dollars pour lesquels Morshead cherche à
recueillir des fonds de contrepartie qui permettraient
d’acheter plus d’équipement de microscopie pour
élargir le champ de dépistage des activités des
cellules souches insaisissables. « Ce n’est pas une
mince affaire », croit Cindi Morshead. « Nous
ferons un pas de géant dans nos connaissances
de l’activité des cellules souches. »
Heureux de ne plus travailler seul, Eric Jervis
abonde dans le même sens. « Le RCS est un des
rares programmes qui aident les chercheurs à
sortir de l’isolement de leur laboratoire. Il favorise
la collaboration – c’est sa raison d’être. Qui plus
est, son financement cible spécifiquement le
déclenchement de projets concertés. »
« Le RCS est un des rares programmes qui aident les chercheurs à
sortir de l’isolement de leur laboratoire. Il favorise la collaboration –
c’est sa raison d’être. Qui plus est, son financement cible
spécifiquement le déclenchement de projets concertés. »
Eric Jervis, Ph.D., Département de génie chimique, Université de Waterloo
MOBILISER LA PROCHAINE GÉNÉRATION
Engagement
Une initiative nationale novatrice a
engagé 4 300 écoles dans le débat
éthique sur les cellules souches en vue
de favoriser l’engagement citoyen.
Tandis qu’au cours de l’année les parlementaires
débattaient cette question avec beaucoup
d’émotion, dans les écoles secondaires du pays
un phénomène parallèle se produisait.
Les élèves discutaient du même sujet, faisant le tri
entre les arguments passionnels et pragmatiques
qui caractérisent le débat pour et contre l’utilisation
de cellules souches pour combattre des maladies.
« Pour un tel enjeu de science et de politique sociale,
nous avons cru bon de soutenir une démarche
parallèle », explique Peter Singer, directeur du
centre de bioéthique de l’Université de Toronto.
« Il est dans l’intérêt national que nos jeunes soient
bien informés et s’expriment. L’engagement des
citoyens est essentiel à la démocratie. »
L’initiative ENGAGE : les cellules souches est le
premier programme de sensibilisation de ce type.
Le module d’enseignement sur cinq jours présente
de manière équilibrée la science des cellules souches
et les enjeux moraux et religieux afférents. Il a été
envoyé à quelque 4 300 écoles secondaires, anglophones et francophones, publiques et privées,
confessionnelles et non, et ce, à l’échelle du pays.
Des jeux de rôle ont permis aux élèves de décider
quelles lois ils adopteraient pour réglementer les
technologies de reproduction.
Financé par Génome Canada par l’entremise de
l’Ontario Genomics Institute, ENGAGE : les cellules
souches faisait partie du Canadian Program on
Genomics and Global Health du Joint Centre of
Bioethics de l’Université de Toronto. L’initiative
visait à répondre à la préoccupation formulée par
les élèves eux-mêmes que l’absence de débat éclairé
sur l’enjeu crucial que sont les cellules souches
entravait la prise de décisions judicieuses. Afin de
concrétiser l’initiative, le Réseau de cellules souches
a fourni le contenu scientifique et le site Web qui
complète l’enseignement en classe.
« Le RCS est un partenaire clé », poursuit Singer.
« Sans son apport sur les questions scientifiques,
politiques et législatives ainsi que son appui par le
site Web l’initiative n’aurait pas eu tant de succès. »
Car à tous égards, le projet a dépassé les attentes.
Le site Web d’ENGAGE construit par le RCS a enregistré 70 000 occurrences, et, qui plus est, environ
15 000 visiteurs différents l’ont utilisé. Rick Levick,
président du Canadian Biotechnology Education
Resource Centre se dit « stupéfait des statistiques.
Cela dépasse de loin nos attentes ». M. Levick a
contribué à préparer le module pour l’enseignement
en classe.
Les enseignants ont exprimé leur satisfaction. Ainsi
Rosemary Evans, qui a utilisé le module avec l’aide
d’un enseignant en biologie auprès des élèves de
11e année à Branksome Hall, une école privée non
confessionnelle pour filles de Toronto, qualifie le
module « d’excellent ». « Une élève m’a confié
que son expérience, de membre de l’équipe de
rédaction du projet législatif jusqu’à sa présentation en conférence de presse, comptait parmi les
plus importantes occasions d’apprendre qu’elle
avait eues durant l’année. »
Shauna Nast, une des créateurs du module, estime
que pour aborder des enjeux difficiles les jeunes
requièrent une approche raisonnée. « Beaucoup
d’étudiants sont impatients d’abattre les murs de
l’école afin de mettre leurs talents et leur passion
à contribution pour créer un monde meilleur. Le
module simule cette expérience tout en démontrant
combien certaines questions sont difficiles. Les
enjeux complexes se situent dans une zone grise où
ni le noir ni le blanc ne l’emporte. Gouverner n’est
pas simple. J’ose espérer que le module a sensibilisé
les élèves à la délicatesse de ces questions et a
rehaussé leur respect pour ceux dans notre société
qui sont aux prises avec elles. »
ENGAGE : les cellules souches servira et sera
pertinent pendant de nombreuses années encore.
« Le module continuera à être d’actualité pour
comprendre le rôle de l’éthique dans l’approche
scientifique et dans le domaine de la biotechnologie »,
précise M. Levick. « Il cadre parfaitement dans
le programme de cours pancanadien en sciences,
technologie et société. Il arrive à point nommé. »
Mais en tout premier lieu, il aidera à élargir les connaissances de ce qui demeurera un sujet controversé
au XXIe siècle. « Voilà précisément le type d’initiative
pertinente pour le Réseau de cellules souches »,
conclut Peter Singer. « Tout groupe scientifique qui
se concentre uniquement sur les aspects de technologie médicale en excluant les questions d’éthique
se met dans une impasse. La science requiert la
confiance du public puisqu’elle est appuyée par
nos impôts. Les citoyens ont le droit d’être partie
prenante. Le RCS est un excellent exemple de groupe
qui l’a compris et qui applique ce principe. »
« Tout groupe scientifique qui se concentre uniquement sur les
aspects de technologie médicale en excluant les questions d’éthique
se met dans une impasse. La science requiert la confiance du public
puisqu’elle est appuyée par nos impôts. Les citoyens ont le droit d’être
partie prenante. Le RCS est un excellent exemple de groupe qui l’a
compris et qui applique ce principe. »
Peter Singer, MD, Directeur, centre conjoint de bioéthique, Université de Toronto
CAPTER LES RETOMBÉES ÉCONOMIQUES
Partenariats
La gestion de la propriété intellectuelle
par une entreprise unique permettra
de capter les retombées économiques
des innovations et de livrer les
thérapies en milieu clinique.
Les innovations issues
des recherches sur les
cellules souches au
Canada pourraient
bientôt se concrétiser
par des retombées
économiques tout aussi
novatrices permettant
aux Canadiens de tirer
profit du développement stratégique et
de la disponibilité de
thérapies cruciales.
James Price
Directeur, Partenariats
et expansion
Réseau de cellules
souches
Au cours de l’année,
le Réseau de cellules
souches a réuni les
intervenants clés au
Canada — les scientifiques, les universités qui les soutiennent et les
organismes subventionnaires et de bienfaisance
qui les aiguillonnent — en vue de créer l’organe
qui transformera les découvertes en retombées
économiques.
Le RCS a convaincu les figures de proue de la
recherche et les universités et hôpitaux clés qu’il faut
gérer collectivement la propriété intellectuelle par
une entreprise canadienne des cellules souches qui
saura faire face à la concurrence mondiale. L’entente
sans précédent promet de devenir un modèle de
commercialisation de la recherche. L’entreprise
sera bien positionnée pour faire fructifier les
investissements annuels de plus de 40 millions de
dollars dans la recherche sur les cellules souches.
Depuis qu’Ernest McCulloch et James Till ont
démontré l’existence des cellules souches au début
des années 1960 jusqu’à la découverte par Derek
van der Kooy de cellules multipotentes insulinoproductrices dans le pancréas en 2004, des Canadiens
font partie du peloton de tête d’un domaine de
recherche qui laisse entrevoir la possibilité de guérir
des maladies dégénératives — Alzheimer, Parkinson,
dystrophie musculaire, cardiopathies, diabète et
cancer. Fort de son palmarès d’innovations de plus
de 40 ans, le Canada est bien placé pour récolter
les fruits de ce nouveau champ technologique qui
a le pouvoir de transformer la société, d’avoir des
bienfaits importants pour la santé et de créer des
débouchés au développement économique.
La majorité des entreprises de biotechnologie en
démarrage qui se sont multipliées au cours de la
dernière décennie demeurent petites. Leur PDG
est souvent un scientifique qui n’a ni le temps ni
l’expérience des affaires pour mener son innovation
de son laboratoire jusqu’au chevet du patient. La
rareté des capitaux disponibles pour appuyer la
recherche aux premiers stades et poursuivre les
activités nécessaires à la mise en marché reste
l’obstacle le plus difficile à surmonter.
En outre, chaque université et hôpital au Canada a
adopté ses propres politiques en matière de PI et
de transfert de technologie. Le besoin crucial de
lier les brevets, les procédures et les technologies
protégées en vue de créer un produit unique —
médicament, protocole de greffe ou thérapie —
est une tâche trop ardue pour la plupart des
entreprises en démarrage.
« Nous excellons dans nos recherches et protégeons
bien notre PI, mais nous flanchons à l’étape du
développement de la technologie et du produit »,
explique James Price, directeur, Partenariats et
expansion du RCS. « Nous avons des entreprises
de biotechnologie en démarrage à foison, mais
peu ont les reins suffisamment solides pour lancer
un produit sur le marché. »
L’entreprise, dont le nom reste à déterminer, disposera de cette masse critique. Elle sera dirigée par
une équipe de direction de classe mondiale qui, en
plus de connaître la recherche sur les cellules souches,
sait comment réunir des fonds, développer des
gammes de produits et surmonter les barrières
juridiques et administratives innombrables qui
se dressent entre la recherche et les résultats.
M. Price et Drew Lyall, directeur exécutif du RCS, ont
parcouru le pays dans le but de rencontrer les scientifiques des cellules souches, les agents de transfert
de technologie des universités, les gestionnaires
d’entreprises de biotechnologie, les organismes
de bienfaisance dans le domaine de la santé et les
organismes subventionnaires gouvernementaux afin
de connaître leur opinion sur la création d’une
entreprise unique chargée de sortir la recherche
des laboratoires pour la livrer en milieu clinique.
Ils ont constaté un empressement à y collaborer
sans précédent.
« Parmi nos 65 scientifiques, 45 ont signé des lettres
d’intention pour lancer l’entreprise unique, et ce
nombre augmentera », affirme M. Price. « Nous
avons conclu une entente en matière de PI avec
huit universités et hôpitaux clés — Université de la
Colombie-Britannique, B.C. Cancer Agency, Université
de Toronto, Hospital for Sick Kids, University Health
Network, Robarts Research Institute, Institut de
recherche en santé d’Ottawa et Université McGill.
Les principaux conseils subventionnaires et
organismes de bienfaisance nous appuient. »
John Challis, vice-président de la recherche de
l’Université de Toronto, estime « qu’il est judicieux
de créer une entreprise qui sera en mesure autant
de protéger que de stimuler les résultats de la
recherche au Canada dans cet important domaine
et qui s’appuiera sur la base de concertation scientifique qui constitue le mandat du RCS… Le RCS rend
un service précieux en prenant cette initiative ».
Martha Piper, présidente de l’Université de la
Colombie-Britannique, constate que l’initiative
« a forgé des relations de travail prometteuses
entre les universités et le secteur privé » et félicite
le RCS d’avoir adopté un « bon modèle » de
commercialisation des découvertes de la recherche.
Pour rester sur la bonne voie, le RCS a recruté Jim
Murray, un des pionniers du transfert de technologie
au Canada, qui a aidé à mettre sur pied le groupe
de travail du bureau de transfert de technologie et
à élaborer l’entente de transfert de PI. Par ailleurs, le
RCS a retenu les services de l’expatriée canadienne
Helen Becker, anciennement chef du transfert de
technologie à l’Institut Pasteur (France), pour
qu’elle inventorie les quelque 200 brevets, dont
plus de 150 ont trait aux cellules souches. Graham
Strachan, ancien PDG d’Allelix Biopharmaceuticals
Inc. et chef de file de la biotechnologie depuis sa
naissance il y a 25 ans, est venu prêter main-forte
dans l’investigation du potentiel commercial et de
développement de produits présent dans diverses
technologies des cellules souches.
L’entreprise ressemblera à un fonds commun de
placement. Elle réussira à attirer des investissements
importants et non traditionnels en diluant le risque
pour les investisseurs et les inventeurs. Plutôt que
de miser sur une découverte, les investisseurs
auront un intérêt dans le domaine tout entier.
« C’est imaginatif », avoue Cal Stiller, PDG du
Fonds de Découvertes Médicales Canadiennes.
« Lorsqu’il s’agit d’une science nouvelle telle que
la recherche sur les cellules souches, créer de la
valeur pour tous sans soulever des attentes
irréalistes est quasi impossible. Cette initiative
imaginative répartit le risque et la valeur de
manière équitable. »
LEADER MONDIAL
Publications
ÉLARGIR LES CONNAISSANCES DES CELLULES SOUCHES
Le palmarès des publications des
chercheurs du Réseau de cellules
souches révèle qu’ils sont dans
le peloton de tête d’une course
hautement compétitive.
Les scientifiques du
Réseau de cellules
souches ont publié
139 fois dans des revues
évaluées par les pairs en
2003-2004 à titre d’auteur
ou de coauteur, un
chiffre remarquable
puisque le RCS ne compte
que 65 chercheurs principaux. Mais ce qui
impressionne davantage
que leur volume, c’est la
Janet Rossant, Ph.D.
qualité des publications,
Récipiendaire du
car 35 des articles ont
Prix Killam en sciences
paru dans les plus prestide la santé 2004
gieuses revues à énorme
retentissement, dont Nature, Science et Cell.
Que le tiers des publications associées au RCS
reçoivent une attention planétaire est l’indicateur
le plus sûr que les découvertes de l’année dernière
sont parmi les plus significatives pour les universitaires qui s’efforcent de dévoiler les mystères des
cellules souches.
Parmi les nombreux articles de 2003-2004, signalons
les suivants qui sont particulièrement remarquables :
• Stem cells: Self-renewal writ in blood.
Nature, John E. Dick
•
•
•
In vitro expansion of hematopoietic
stem cells by recombinant TAT-HOXB4 protein.
Nature Medicine, Keith Humphries,
Guy Sauvageau
•
Stem cells. Setting standards for human
embryonic stem cells. Science, Janet Rossant
•
Pregnancy-stimulated neurogenesis in the adult
female forebrain mediated by prolactin.
Science, Samuel Weiss
•
Hematopoietic stem cells engraft in
mice with absolute efficiency.
Nature Immunology, Norman Iscove
•
Wnt signaling induces the myogenic
specification of resident CD45+ adult stem
cells during muscle regeneration.
Cell, Michael Rudnicki
•
•
Contribution of hematopoietic
stem cells to skeletal muscle.
Nature Medicine, Fabio Rossi
•
Is it ethical to transplant human
stem cells into non-human embryos?
Nature Medicine, Derek van der Kooy
•
Rapid myeloerythroid repopulation after
intrafemoral transplantation of NOD-SCID
mice reveals a new class of human stem cells.
Nature Medicine, John Dick
Site-specific cassette exchange and germline
transmission with mouse ES cells expressing
phiC31 integrase. Nature Biotechnology,
Andras Nagy
Somatic cell nuclear transfer--how science
outpaces the law. Nature Biotechnology,
Tim Caulfield
Bone marrow-derived stem cells initiate
pancreatic regeneration. Nature Biotechnology,
Mick Bhatia
Communications
Les Canadiens ayant été plus que
jamais sensibilisés à la question l’an
dernier, n’eut été du RCS, vers qui
se seraient-ils tournés?
Au cours de la dernière année, le Réseau de cellules
souches est devenu la source fiable pour ce qui est
des nouvelles et des données factuelles dans le
domaine des cellules souches que ce soit pour le
grand public, les étudiants ou nos dirigeants.
Nous nous sommes particulièrement fait remarquer
sur Internet. Du 1er avril 2003 au 31 mars 2004, notre
site Web (www.stemcellnetwork.ca) a accueilli plus
de 88 000 visiteurs effectuant près de 500 000 appels
de fichier. Au cours du seul mois de mars, mois
de l’adoption par la Chambre des communes et le
Sénat après trois années de débats du projet de loi
C-6, la Loi concernant la reproduction assistée et
la recherche connexe, 60 000 demandes d’accès
étaient enregistrées. Une rubrique spéciale sur le
sujet a été fort populaire, 35 000 visiteurs ayant
cliqué sur l’hyperlien en 2003-2004.
Par ailleurs, le RCS a créé et maintient un site secondaire consacré à ENGAGE : les cellules souches, un
programme éducatif ciblant les quelque 4 300 écoles
secondaires au Canada dont le succès a dépassé
les attentes : 70 000 appels de fichier par 15 000
internautes.
L’approche proactive du RCS envers les médias
grand public a contribué à ce que les journalistes
l’appellent en premier pour s’informer. En un an,
plus de 150 articles et reportages mentionnaient
que le RCS était une des sources d’information. Le
Réseau des cellules souches a aussi tenu la vedette
dans des publications spécialisées, mentionnons
Ottawa City, Hospital News et Biotechnology Focus.
« Je désespérais de voir
un jour la cécité guérie.
Maintenant nous
approchons de ce but et
j’ose espérer en l’avenir. »
Donna Green, présidente, La fondation lutte contre la
cécité — Canada
Mais le rayonnement du Réseau ne s’arrête pas là.
Deux fois par année, 7 000 exemplaires de son
magazine d’actualités sont expédiés et distribués
partout au Canada par les organismes de bienfaisance du domaine de la santé, les partenaires du RCS,
les établissements de recherche, les regroupements
de patients, les chefs de file du milieu de la santé
et les scientifiques. Il arrive fréquemment que des
tirés à part paraissent dans d’autres publications.
Le Réseau favorise aussi le réseautage parmi les
chercheurs à l’échelle du pays, rendant ainsi
possibles des collaborations d’envergure. Par le
bulletin mensuel CELLlines, les chercheurs sont
tenus au courant des découvertes, des réunions,
des événements et des occasions de partenariat.
La prochaine importante activité de relations
externes du RCS sera le Symposium international sur
les cellules souches qui fera partie de son assemblée
générale annuelle en novembre à Montréal. Plus de
500 scientifiques y sont attendus. D’une plus grande
envergure que l’AGA, le symposium entre dans
le cadre de l’éventail des efforts déployés par le
Réseau pour élargir les connaissances des cellules
souches que ce soit par des forums dans les écoles
secondaires, des conférences de biotechnologie ou
des ateliers avec des politiques et des décideurs.
« Dans l’ensemble, les travaux
scientifiques sont d’une
excellence remarquable. À mon
RAPPORT DES VÉRIFICATEURS
Aux membres du Conseil d’administration du
Réseau de cellules souches
Nous avons vérifié l’état de la situation financière du Réseau de
cellules souches au 31 mars 2004 ainsi que le compte d’exploitation
générale, l’état de l’évolution de l’actif net et l’état de l’évolution
de la situation financière pour l’exercice terminé à cette date. La
responsabilité de ces états financiers incombe à la direction du Réseau.
Notre responsabilité consiste à exprimer une opinion sur ces états
financiers en nous fondant sur nos vérifications.
Nos vérifications ont été effectuées conformément aux normes
canadiennes de vérification généralement reconnues. Ces normes
exigent que la vérification soit planifiée et exécutée de manière à
fournir un degré raisonnable de certitude quant à l’absence
d’inexactitudes importantes dans les états financiers. La vérification
comprend le contrôle par sondages des éléments probants à l’appui des
montants et des autres éléments d’information fournis dans les états
financiers. Elle inclut aussi l’évaluation des principes comptables suivis
et des estimations importantes faites par la direction, ainsi qu’une
appréciation de la présentation d’ensemble des états financiers.
À notre avis, ces états financiers présentent fidèlement, à tous égards
importants, la situation financière du Réseau au 31 mars 2004, ainsi
que les résultats de son exploitation et l’évolution de sa situation
financière pour l’exercice terminé à cette date selon les principes
comptables généralement reconnus au Canada.
avis, même si seulement 25 %
aboutissent, on pourra dire que
les Canadiens ont réussi de
nouveau à bouleverser la
recherche sur les cellules
souches. »
Ihor Lemischka, Ph.D., Département de biologie
moléculaire, Université de Princeton
Ottawa, Canada,
Le 7 mai 2004
Comptables agréés
ÉTAT DE LA SITUATION FINANCIÈRE
COMPTE D’EXPLOITATION GÉNÉRALE
Exercice clos le 31 mars
Exercice clos le 31 mars
2004
$
ACTIF
Actifs à court terme
Encaisse
Contributions à recevoir
Subventions à recevoir
Recherches payées d’avance
Charges payées d’avance
Actifs totaux à court terme
Immobilisations (notes 3 et 5)
2 916 056
20 332
580 000
—
109 022
3 625 410
40 277
3 665 687
PASSIF ET ACTIF NET
Passif à court terme
Créditeurs et charges à payer (note 5)
Engagements de recherche à payer (note 5)
Contributions reçues d’avance (notes 4 et 6)
Passif total à court terme
Contributions de capital différées (note 5)
76 867
358 176
3 094 495
3 529 538
31 600
3 561 138
2003
$
3 082 185
93 635
1 220 049
133 466
5 320
4 534 655
63 884
4 598 539
77 703
10 000
4 435 134
4 522 837
47 400
4 570 237
2004
$
REVENUS
Subvention des Réseaux de centres
d’excellence (note 6)
Services en nature (note 5)
Contributions
Contributions de capital différées constatées
Intérêts
DÉPENSES (note 5)
Subventions de recherche
Salaires et avantages sociaux
Conférences, séminaires et réunions
Honoraires professionnels et d’expertise
Frais généraux et administration
Communications
Amortissement des immobilisations
Excédent des revenus sur les dépenses
de l’année
Engagements (note 4)
Actif net
Investi en immobilisations
Non affecté
Actif total net
8 677
95 872
104 549
16 484
11 818
28 302
3 665 687
4 598 539
Voir notes
Au nom du Conseil d’administration :
membre du Conseil
membre du Conseil
Voir notes
2003
$
6 095 639
65 580
91 354
15 800
3 650
6 272 023
4 305
61
46
15
904
915
000
800
356
4 429 975
4 923 348
575 172
377 966
148 224
76 173
69 258
25 635
6 195 776
3 447 860
457 708
268 586
61 126
71 924
90 790
25 056
4 423 050
76 247
6 925
1. GÉNÉRALITÉS
ÉTAT DE L’ÉVOLUTION DE L’ACTIF NET
Le Réseau de cellules souches [le « Réseau »] regroupe plus d’une cinquantaine de
scientifiques, de cliniciens, d’ingénieurs et d’éthiciens réputés. Son mandat consiste à
investiguer l’immense potentiel que recèlent les cellules souches pour le traitement
de maladies incurables par nos méthodes conventionnelles.
Exercice clos le 31 mars
Investi en
immobilisations
$
Actif net, début de l’exercice
Excédent des revenus sur les dépenses
Investi en immobilisations
Actif net, fin de l’exercice
Non affecté
$
16 484
(9 835)
2 028
11 818
86 082
(2 028)
8 677
95 872
Total
$
28 302
76 247
—
104 549
Le programme de recherche du Réseau se concentre sur quatre axes : les enjeux
éthiques, juridiques et sociaux de la recherche sur les cellules souches, la biologie
fondamentale des cellules souches, la bio-ingénierie des cellules souches et les
applications cliniques des cellules souches.
Voir notes
Le Réseau bénéficie d’un financement pour les exercices se terminant le 31 mars 2002
jusqu’à 31 mars 2005.
ÉTAT DE L’ÉVOLUTION DE LA SITUATION FINANCIÈRE
Exercice clos le 31 mars
2004
$
ACTIVITÉS D’EXPLOITATION
Excédent des revenus sur les dépenses
Amortissement de l’actif, exclusion faite de l’encaisse
Contributions de capital différées constatées
Augmentation (baisse) des contributions à recevoir
Augmentation (baisse) des subventions à recevoir
Baisse des recherches payées d’avance
(Augmentation) baisse des charges payées d’avance
Baisse des créditeurs et charges à payer
Augmentation (baisse) des engagements de recherche à payer
Augmentation (baisse) des contributions reçues d’avance
Encaisse fournie par (utilisée dans) les activités d’exploitation
ACTIVITÉS D’INVESTISSEMENT
Immobilisations acquises
Encaisse utilisée dans les activités d’investissement
Augmentation (baisse) nette de l’encaisse et des quasi-espèces
Encaisse et quasi-espèces au début de l’exercice
Encaisse et quasi-espèces à la fin de l’exercice
Voir notes
Le Réseau est un des 22 Réseaux de centres d’excellence (RCE) créés par le programme
phare du gouvernement canadien de promotion des sciences et de la technologie,
administré et financé par les Instituts de recherche en santé du Canada, le Conseil de
recherches en sciences naturelles et en génie et le Conseil de recherches en sciences
humaines, en collaboration avec Industrie Canada. Les RCE entendent mobiliser les
compétences en recherche dans les universités, l’industrie et le secteur public pour
créer des emplois de la nouvelle économie du savoir, stimuler la croissance et
améliorer la qualité de vie des Canadiens.
76 247
25 635
(15 800)
73 303
640 049
133 466
(103 702)
(836)
348 176
(1 340 639)
(164 101)
(2 028)
(2 028)
(166 129)
3 082 185
2 916 056
2003
$
6 925
25 056
(15 800)
(87 119)
(770 924)
1 222 004
6 643
(20 259)
(271 543)
190 096
285 079
(4 363)
(4 363)
280 716
2 801 469
3 082 185
2. PRINCIPALES CONVENTIONS COMPTABLES
Ces états financiers ont été dressés par le Réseau selon les principes comptables
généralement reconnus au Canada. La préparation d’états financiers conformément
aux principes comptables généralement reconnus exige que la direction effectue des
prévisions et formule des estimations qui influent sur l’actif et le passif constatés, la
divulgation de l’actif et du passif éventuel en date des états financiers et les montants
des revenus et des dépenses déclarés durant l’exercice. Les résultats réels pourraient
être différents de ces estimations.
Constatation des revenus
Le Réseau a adopté la méthode du report des contributions, incluant les subventions
du gouvernement. Il reçoit des fonds autant du gouvernement du Canada que de
partenaires éventuels des secteurs privé et public.
Les subventions et autres contributions assorties d’affectations d’origine externe en
ce qui à trait aux activités auxquelles ces fonds peuvent être attribués sont reportées
jusqu’au moment du déboursement réel. Par conséquent, les subventions assorties
d’affectations non déboursées seront constatées à titre de revenus au moment futur
où les dépenses seront effectuées. Les subventions approuvées, mais non reçues
avant la fin de l’exercice, sont comptabilisées à recevoir.
Les contributions sans restrictions sont constatées à titre de revenus au moment où
elles sont reçues ou recevables si le montant peut être raisonnablement déterminé
et la rentrée des fonds est raisonnablement assurée.
Contributions et services en nature
4. ENGAGEMENTS
De nombreux organismes et individus contribuent énormément à titre bénévole
chaque année. La juste valeur de ces services est souvent difficile à déterminer. Les
contributions de services ne sont pas constatées dans les états financiers sauf si leur
juste valeur peut être raisonnablement déterminée, si les services sont utilisés dans le
cours normal des activités et si le fournisseur des services a explicitement déterminé
la valeur des services rendus au Réseau. Le Réseau doit compter sur ces donateurs
pour qu’ils rapportent adéquatement la valeur de leurs contributions et services en
nature à son centre administratif.
Au 31 mars 2004, le Réseau s’était engagé à effectuer les dépenses qui suivent. Les
engagements de 2006 seront financés par les contributions reçues d’avance telles
que décrites dans la note 6 et dépendront aussi de l’obtention par le Réseau d’un
financement additionnel du Programme des RCE.
Subventions de recherche approuvées
Immobilisations
Formation approuvée
Les immobilisations acquises sont comptabilisées au prix coûtant. Les immobilisations
données sont comptabilisées sur le bilan à leur juste valeur estimative et constatées
dans le compte d’exploitation générale selon la politique d’amortissement afférente.
Les immobilisations sont amorties selon la méthode de l’allocation uniforme utilisant
les taux annuels suivants :
Logiciels
Matériel informatique
Matériel de bureau
Améliorations locatives
50
33
20
20
%
%
%
%
Engagements pris à ce jour
2005
$
2006
$
5 728 300
—
518 000
125 000
6 246 300
125 000
5. OPÉRATIONS ENTRE APPARENTÉS
En vertu d’une entente conclue avec l’Université d’Ottawa, cette dernière fournit des
services de comptabilité et de soutien administratif ainsi que des locaux sans frais au
Réseau. La valeur de cette contribution de services en nature pour l’exercice se
terminant le 31 mars 2004 est de 65 580 $ [2003 – 61 915 $]. Les améliorations
locatives citées dans la note 3 étaient une contribution de l’Université d’Ottawa.
Les dépenses de subventions de recherche sont comptabilisées à titre de dépenses
lorsqu’elles sont payables. Les subventions de recherche payables à l’avenir sont
regroupées et constatées à titre d’engagements de recherche à payer dans les notes
complémentaires aux états financiers.
Le Réseau a accordé durant l’exercice se terminant le 31 mars 2004 au total 40 000 $
[2003 – 166 666 $] en subventions de recherche à l’Université d’Ottawa et 830 083 $
[2003 – 160 000 $] à l’Institut de recherche en santé d’Ottawa, dont 0 $ [2003 – 10 000 $]
payable à l’Université d’Ottawa figure dans les engagements de recherche payables
au 31 mars 2004. Dans la rubrique créditeurs et charges à payer figure la somme de
0 $ [2003 – 186 $] exigible par l’Université d’Ottawa.
3. IMMOBILISATIONS
6. CONTRIBUTIONS REÇUES D’AVANCE
Dépenses de subventions de recherche
2004
Logiciels
2004
$
2003
$
SOLDE, DÉBUT DE L’EXERCICE
4 435 134
4 245 038
Contributions des Réseaux de
centres d’excellence
4 640 000
4 496 000
Moins : le montant de l’aide
gouvernementale constatée durant
l’exercice
6 095 639
4 305 904
2 979 495
4 435 134
115 000
—
3 094 495
4 435 134
2003
Coût
Amortissement
cumulé
Coût
Amortissement
cumulé
$
$
$
$
4 167
2 361
2 139
1 523
Matériel informatique
19 342
17 641
19 342
11 193
Matériel de bureau
12 745
7 575
12 745
5 026
Améliorations locatives
79 000
47 400
79 000
31 600
115 254
74 977
113 226
49 342
Solde, fin de l’exercice, fonds
gouvernementaux
Autres fonds
Solde, fin de l’exercice
Moins : amortissement
cumulé
74 977
49 342
Valeur comptable nette
40 277
63 884
Les autres fonds (115 000 $) comprennent des sommes reçues de La fondation lutte
contre la cécité [52 500 $] pour le Projet de cellules souches rétiniennes et de l’initiative
de partenariat avec l’Institut des neurosciences, de la santé mentale et des toxicomanies
et de l’Institut de la santé circulatoire et respiratoire [62 500 $] pour le Projet cellules
souches adultes pour soigner l’ACV.
LA GRANDE FAMILLE DU RÉSEAU
Conseil d’administration
Judy Birdsell, Ph.D.
(présidente), présidente,
ON Management Ltd.
Diane Allan, administratrice de
programme, Réseaux de centres
d’excellence
Howard Alper, Ph.D.
vice-recteur, Recherche
Université d’Ottawa
Tom Caskey, MD
président et DG,
Cogene Biotech Ventures
Rebecca Eisenberg, Ph.D.
Professeur, University of
Michigan Law School
Frank Gleeson, MBA
président, The Williamson Group
Yvan Guindon, Ph.D.
chef de la direction et
directeur scientifique, Institut de
recherches cliniques de Montréal
Robert Hindle, LL.B.
avocat principal,
Hindle et Associés
Drew Lyall
directeur exécutif,
Réseau de cellules souches
Ron McKay, Ph.D.
chercheur principal,
Laboratory of Molecular Biology,
National Institute of
Neurological Disorders and
Stroke
Eric Meslin, Ph.D.
directeur, Indiana University
Center for Bioethics
Freda Miller, Ph.D.
professeur, Hospital for Sick
Children
Kent Plumley
associé, Osler, Hoskin et
Harcourt s.r.l.
Michael Rudnicki, Ph.D.
scientifique principal,
Programme de génétique
moléculaire, Institut de
recherche en santé d’Ottawa
Terrence Salman
président et PDG,
Salman Partners Inc.
Indira Samarasekara, Ph.D.
vice-présidente, Recherche,
University of British Columbia
Ron Worton, MD, Ph.D.
directeur scientifique, Réseau de
cellules souches, directeur
general, Institut de recherche en
santé d’Ottawa
Comité de gestion
de la recherche
Diane Allan, administratrice de
programme, Réseaux de centres
d’excellence
Michael Crowley, vice-président,
Business Development, Robarts
Research Institute
Connie Eaves, directrice
adjointe, Terry Fox Laboratory,
BC Cancer Agency
James Ellis, scientifique, Hospital
for Sick Children
Jacques Galipeau, professeur
agrégé, Université McGill
Elizabeth Hurdman,
gestionnaire, Programmes
scientifiques et éducatifs,
La fondation lutte contre la
cécité - Canada
Bartha Knoppers, professeur,
Université de Montréal
Drew Lyall, directeur exécutif,
Réseau de cellules souches
des affaires, Institut de
recherche en santé d’Ottawa
Jamie Piret, professeur,
University of British Columbia
Michael Crowley, vice-president,
Développement des affaires,
Robarts Research Institute
Suzana Rosic-Kablar, associée en
recherche, Sunnybrook and
Women’s College Health
Sciences Centre
Janet Rossant, scientifique
principale, Samuel Lunenfeld
Research Institute
Michael Rudnicki, scientifique
principal, Programme de
génétique moléculaire, Institut
de recherche en santé d’Ottawa
Ron Worton, directeur
scientifique, Réseau de cellules
souches, directeur général,
Institut de recherche en santé
d’Ottawa
Groupe de travail du bureau
de transfert de technologie
Angus Livingstone (président),
administrateur délégué,
University-Industry Liaison
Office, University of British
Columbia
Samuel Abraham, directeur,
Technology Development Office,
B.C. Cancer Agency
Stuart Howe, directeur,
Développement des affaires,
Hospital for Sick Children
Barbara Lavers, gestionnaire,
Technology Transfer Research
Institute, Hospital for Sick
Children
John Wallenburg, agent de
transfert de technologie,
Université McGill
Eileen McGregor, Transfert de
technologie et développement
Jamie Bruce, associé en
développement des affaires,
Robarts Research Institute
Elizabeth Garami, agent de
développement des entreprises
de recherche, University Health
Network
Lucy Nissen, conseiller juridique,
Recherche, University of Calgary
Peter Munsche, vice-president
adjoint, Transfert de
technologie, University of
Toronto
Chercheurs principaux et
établissements
BC Cancer Agency
Connie Eaves
Keith Humphries
Peter Lansdorp
Conseil national de
recherches du Canada
Bernard Massie
Dalhousie University
Françoise Baylis
Ivar Mendez
Jason Scott Robert
Hospital for Sick Children
Michael Dosch
James Ellis
Rod McInnes
Freda Miller
Institut de recherche en santé
d’Ottawa/Université d’Ottawa
May Griffith
Ian Lorimer
Mike McBurney
Lynn Megeney
Michael Rudnicki
Luc Sabourin
Ruth Slack
Valerie Wallace
Ron Worton
Lawson Health Research
Institute
David Hill
McMaster University
John Hassell
Ontario Cancer Institute
Norman Iscove
Queen’s University
David Lillicrap
Robarts Research Institute
Mickie Bhatia
Samuel Lunenfeld
Research Institute
Andras Nagy
Janet Rossant
Sunnybrook and Women’s
College Health Sciences Centre
Ian Dubé
Université de Montréal
Bartha Knoppers
Thérèse Leroux
Guy Sauvageau
Université Laval
Alain Garnier
Jacques Tremblay
Université McGill
Jacques Galipeau
Kathleen Glass
George Karpati
Makato Nagano
Lawrence Rosenberg
University Health Network
John Dick
Jim Till
University of Alberta
Tim Caulfield
Greg Korbutt
University of British Columbia
Lorne Clarke
Michael Hayden
Timothy Kieffer
Kelly McNagny
Jamie Piret
Jan Roskams
Fabio Rossi
University of Calgary
Leo Behie
James Cross
Frank Jirik
Chris Power
Derrick Rancourt
Sam Weiss
University of Toronto
Jane Aubin
Trudo Lemmens
Cindi Morshead
Andre Schuh
William Stanford
Keith Stewart
Derek van der Kooy
Peter Zandstra
University of Waterloo
Eric Jervis
University of Western Ontario
Michael Underhill
LA COMMUNAUTÉ DU RÉSEAU
Établissements collaborateurs
Canada
University of Lethbridge
University of Victoria
Memorial University of
Newfoundland
Université Concordia
Université du Québec à Rimouski
Conseil national de recherches
du Canada, Institut canadien
de recherche en biotechnologie
Australie
University of Sydney
University of Wollongong
Allemagne
University of Regensberg
Royaume-Uni
Lancaster University
University of Manchester
États-Unis
Arizona State University
Case Western Reserve University
Georgetown University
Indiana University
Northwestern University
Princeton University
Tulane University
University of Michigan
University of Minnesota
Organismes partenaires
Milieu de l’entreprise
Partenaires principaux
Invitrogen Corporation
StemCell Technologies Inc.
Partenaires
Allergan Inc.
BC Biotech
Biomedical Photometrics Inc.
Borden Ladner Gervais s.r.l.
Cangene Corporation
Connaught Foundation
Ernst & Young s.r.l.
Genetics Institute Inc.
IBM Canada Ltd.
Immunex Corporation
(SUITE)
Janssen Ortho-Biotech
Miltenyi Biotec
Novartis Canada Inc.
Santen Pharma Co.
Visualsonics
Organismes sans but lucratif
Alberta Cancer Board
Associated Medical Services Inc.
Association canadienne de la
dystrophie musculaire
Association canadienne
du diabète
Banting and Best Institute
BC Cancer Foundation
Commission du droit du Canada
Fondation de la recherche sur le
diabète juvénile Canada
Fonds ontarien d’encouragement
à la recherche-développement
Fonds ontarien pour l’innovation
Institut national du cancer
du Canada
La fondation lutte contre la
cécité - Canada
Michael Smith Foundation for
Health Research
Nova Scotia Health Research
Foundation
Ontario Genomics Institute
Photonics Research Ontario
Queen Elizabeth II Health
Sciences Centre Foundation
Société canadienne de la
sclérose latérale amyotrophique
Société Parkinson Canada
The Hastings Centre
The Wellcome Trust
Westlink Innovation Network Ltd.
Gouvernement
Conseil national de recherches
du Canada
Fonds d’innovation de
l’Atlantique
Industrie Canada, Direction
générale des sciences de la vie
Ministère de la Diversification de
l’économie de l’Ouest
National Institutes of Health
Santé Canada