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Réseau de cellules souches | Rapport annuel IMPACT 2003-2004 LE RCS S’AFFIRME Message de la direction du RCS Fort de ses antécédents, collaborations et découvertes dans le domaine des cellules souches, le Canada est devenu un leader incontournable. Le Réseau de cellules souches s’impose par le dynamisme des collaborations qui ont permis des découvertes remarquables dans des laboratoires à l’échelle du pays. Opérationnel depuis quatre ans, il assure déjà que le Canada sera un des principaux protagonistes d’un monde où la science des cellules souches dégagera de nouvelles perspectives de guérison pour certaines des maladies dégénératives les plus dévastatrices. Dans le présent rapport annuel, nous illustrons l’effet qu’a eu le RCS par quelques-unes de ses initiatives. Leurs répercussions continueront à être ressenties alors que les scientifiques poursuivent l’exploration du rôle qu’ont les cellules souches dans la régénération du corps humain et celui qu’ils pourraient jouer pour soulager les souffrances humaines et améliorer notre qualité de vie. L’année aura été marquée par l’adoption du projet de loi C-6, la Loi concernant les techniques de procréation assistée et la recherche connexe qui a reçu la sanction royale en mars. La Loi permet l’utilisation à des fins de recherche scientifique des embryons surnuméraires issus de la fécondation in vitro. Pendant les trois ans qu’ont duré les discussions, le RCS a pris les devants pour informer le public, les politiques et les médias et favoriser les discussions équilibrées. Son site Web s’est révélé une source de confiance. Les chercheurs du Réseau ont comparu devant les comités de la Chambre et du Sénat pour expliquer les aspects scientifiques d’un enjeu à forte coloration émotive. En fournissant des documents d’information aux députés et sénateurs, en organisant des ateliers et en encourageant les échanges éclairés, le Réseau a contribué à ce que le Canada dispose du cadre juridique qui permet à la recherche d’avancer. En même temps, le RCS a rallié un consensus autour du moyen de traduire les succès obtenus en laboratoire en des thérapies réussies qui, en plus de vaincre des maladies, contribueront à assurer le rendement des millions de dollars investis par les contribuables dans la recherche. Pour ce, le Réseau mettra sur pied une entreprise de biotechnologie qui commercialisera la recherche sur les cellules souches des universités et hôpitaux. L’entreprise contemplée obtiendra les investissements, développera les lignes de produits et assurera les retombées économiques à long terme. Appuyée par huit universités et hôpitaux clés, 45 chercheurs principaux et les grands organismes subventionnaires, l’entreprise sera la première du genre et pourrait devenir un modèle de la commercialisation de la propriété intellectuelle au Canada et ailleurs. Outre cet effort de rassemblement des intervenants clés autour de la notion d’une entreprise unique, le travail de champion de la concertation que prône le RCS a porté fruit ainsi que l’illustrent les succès retentissants atteints par ses chercheurs. Une découverte remarquable issue d’échanges de savoir-faire entre chercheurs du RCS dans des laboratoires à Calgary, à Edmonton et à Toronto est celle de la présence de cellules multipotentes insulinoproductrices dans le pancréas. La découverte est une nouvelle source d’espoir de guérison du diabète de type 1. La mise sur pied d’un centre Judy Birdsell, Présidente, Conseil d’administration Dr Ron Worton, Directeur scientifique de catégorie mondiale d’étude du cerveau à Halifax a bénéficié du rôle de catalyseur qu’a exercé le RCS en attirant les investissements et en encourageant la libre circulation des idées et des innovations. Un autre exemple de l’action du RCS est le rayonnement qu’il a donné aux travaux d’imagerie cellulaire d’un brillant chercheur de l’Université de Waterloo pour que d’autres chercheurs comprennent mieux le comportement des cellules souches. (Plus de détails sur ces initiatives figurent plus loin dans le rapport.) Le RCS ne se confine pas aux laboratoires. Le Réseau a eu un énorme retentissement dans les écoles secondaires au pays par une initiative éducative visant à aider les élèves à mieux évaluer les enjeux complexes qu’ils auront à aborder à l’avenir en mettant en balance les bienfaits potentiels et les enjeux moraux et religieux de l’utilisation de cellules souches embryonnaires. ENGAGE : les cellules souches, le premier programme d’envergure nationale de ce type, a dépassé toutes les attentes. Entrepris en partenariat avec Génome Canada et le Joint Centre of Bioethics de l’Université de Toronto, le projet était appuyé par le RCS qui fournissait le contenu scientifique et le site Web complétant le module d’enseignement de cinq jours. Le RCS élargira encore sa sphère d’influence lorsqu’il sera l’hôte en novembre prochain de chercheurs et de conseils subventionnaires du monde entier réunis à Montréal. Plus de 500 chercheurs et stagiaires sont attendus au Symposium international sur les cellules souches, où les chefs de file présenteront leurs travaux, et au Forum international sur Drew Lyall, Directeur exécutif les cellules souches, où des réseaux d’Allemagne, d’Australie, d’Israël, du Royaume-Uni et de la Suède échangeront sur la recherche, l’éthique et la propriété intellectuelle. L’année à venir sera marquée par un changement à la direction alors que Ronald Worton, directeur scientifique du Réseau depuis sa fondation, prend sa retraite. Le Dr Worton sera succédé par Michael Rudnicki, directeur du Programme de médecine moléculaire de l’Institut de recherche en santé d’Ottawa. M. Rudnicki a été choisi par un comité de sélection présidé par la présidente du Conseil d’administration et composé de quatre membres du Conseil et de quatre scientifiques. Nous sommes confiants qu’il déploiera les qualités de chef dont le Réseau a besoin pour poursuivre son œuvre de champion de l’action concertée qui saura vaincre les maladies qui ont déjoué la médecine à ce jour. Fort de ses succès, le RCS est prêt à s’affirmer davantage. LA COLLABORATION : UNE IDÉE-FORCE Collaboration Grâce à des capitaux d’amorçage du RCS et une concertation sans pareille de laboratoires à l’échelle du pays, Halifax est en voie de devenir un centre mondial de la réparation du cerveau. Lorsqu’on fait face à des adversaires tels que l’ACV, la maladie de Parkinson ou la lésion médullaire, notre force est dans les nombres, croit Ivar Mendez, MD, Ph.D. Le chef de neurochirurgie à l’université Dalhousie et au Queen Elizabeth II Health Sciences Centre d’Halifax et investigateur Ivar Mendez, MD, Ph.D. du Réseau de cellules Département de souches explique : chirurgie (section « Réparer le cerveau neurochirurgie) n’est pas chose simple. Université Dalhousie Nous n’y arriverons qu’en conjuguant tous nos efforts. Un individu travaillant seul dans son laboratoire a peu de chances d’y arriver. Mais la mise en commun de l’expertise de pointe présente à l’échelle du pays augmente les probabilités de découvrir les remèdes. » Pour Mendez la concertation n’est pas une notion abstraite. En effet, il appelle à son aide les plus savants chercheurs médicaux au pays et leur rend la pareille. « Il s’agit d’une collaboration sans pareille », poursuit-il. « Des cellules souches neurales produites dans le laboratoire de Samuel Weiss à l’Université de Calgary sont envoyées à Halifax, puis notre équipe part travailler avec les chercheurs du labo- ratoire de Dale Corbett à l’Université Memorial de St. John’s, où les cellules sont greffées dans des animaux atteints par un ACV pour y tester leur action réparatrice du cerveau. Après, les tissus reviennent à Halifax pour compléter l’analyse. Il ne s’agit donc pas d’un exercice virtuel, il y a des cellules, des personnes, des tissus qui cheminent de laboratoire en laboratoire d’un bout à l’autre du pays. » Un capital de départ de 500 000 $ du RCS lui a permis d’attirer 5 millions de dollars pour le projet Cellules souches pour la réparation du cerveau qui sera concentré dans le Brain Repair Centre; ces fonds proviennent de l’Atlantic Innovation Fund, de la Queen Elizabeth II Health Sciences Foundation, de la Dalhousie Medical Research Foundation et de divers autres organismes et institutions. Mais n’y a-t-il pas un risque d’y jouer sa chance d’être couvert de gloire, que d’autres vous coupent l’herbe sous les pieds? À l’instar du RCS qui encourage la diffusion des idées, le Dr Mendez partage librement ses découvertes avec d’autres tels que Freda Miller au Hospital for Sick Children de Toronto, Derek van der Kooy à l’Université de Toronto et Leo Behie à l’Université de Calgary. Des étudiants diplômés et postdoctoraux vont d’un laboratoire à l’autre, diffusant les innovations biotechniques. Plutôt que de drainer la recherche vers de plus grands centres, ces collaborations ont permis de fonder le Brain Repair Centre, un tout nouveau foyer d’expertise neurologique, dans la capitale néo-écossaise. En outre, il a obtenu 8 millions de dollars pour l’infrastructure du BRC du gouvernement fédéral. Cela a permis de construire un laboratoire de recherche sur l’imagerie du cerveau qui permet à une équipe d’investigateurs d’étudier la circuiterie neuronale de patients de la maladie de Parkinson, de Lou Gehrig et de Huntington, de sclérose en plaques, de lésion médullaire et de lésion du nerf optique. Le centre dispose d’une installation d’IRM parmi les plus performantes au monde, « qui nous permet d’approfondir l’étude de la structure et des fonctions du cerveau ». Le BRC a forgé des partenariats avec l’Agence de promotion économique du Canada atlantique, l’Université Dalhousie, le gouvernement de Nouvelle-Écosse et le Conseil national de recherches du Canada. « Le RCS a déclenché la convergence de la masse critique d’individus nécessaires pour soutenir les travaux sur la réparation du cerveau à l’aide de cellules souches », renchérit Ivar Mendez. « En misant sur cette capacité nous avons pu réunir environ 20 millions de dollars pour les programmes et l’infrastructure nécessaires pour la recherche sur la réparation du cerveau. » Le BRC a aussi ouvert un centre de télémédecine et télérobotique. « Par lien vidéo et audio nous communiquons régulièrement avec les neurochirurgiens du Canada atlantique. Si un cas difficile survient à Terre-Neuve, nous échangeons de l’information et des rayons X et nous pouvons même examiner le patient, discuter du cas et consulter. Quant à la télérobotique, nous parachevons la première étape destinée à aider les neurochirurgiens à opérer des cas complexes avec l’aide d’experts à Halifax. Le chirurgien à Halifax contrôle le bras robotique. » « Il suffisait de se creuser la cervelle », conclut le Dr Mendez par un jeu de mots. « Sans la collaboration, nous n’en serions pas là. Et le Réseau de cellules souches a énormément contribué à rassembler toutes ces personnes et tous ces laboratoires. » « Sans la collaboration, nous n’en serions pas là. Et le Réseau de cellules souches a énormément contribué à rassembler toutes ces personnes et tous ces laboratoires. » Ivar Mendez, MD, Ph.D., Département de chirurgie (section neurochirurgie), Université Dalhousie LE DIABÈTE DANS LE COLLIMATEUR Découverte La découverte de cellules multipotentes insulinoproductrices dans le pancréas nous rapproche d’une victoire sur le diabète de type 1. Une équipe de scientifiques canadiens a réalisé d’énormes progrès dans la recherche d’une thérapie cellulaire pour venir à bout du diabète. Derek van der Kooy, Ph.D. Département de biophysique médicale Université de Toronto Raewyn Seaberg, Simon Smukler et Derek van der Kooy à l’Université de Toronto et une équipe de collaborateurs à l’échelle du pays ont mis le doigt sur la cellule du pancréas, insaisissable à ce jour, qui produit les cellules bêta insulinoproductrices. « essentiellement des mêmes épreuves biologiques » pour dépister les cellules souches neurales que celles mises au point par Samuel Weiss à l’Université de Calgary. Van der Kooy étant un expert des cellules souches rétinales et neurales et non des cellules pancréatiques, Timothy Kieffer, maintenant à l’Université de Colombie-Britannique, et Gregory Korbutt, professeur à l’Université de l’Alberta et artisan du protocole d’Edmonton de greffe des cellules des îlots pancréatiques, lui sont venus en aide. « Leur contribution a été énorme », poursuit Derek van der Kooy. « Nous disposions des techniques, mais comme nous n’avions pas eu l’occasion d’étudier le pancréas, ils nous ont fourni les tissus indispensables. » van der Kooy, « Ils constataient que de nouvelles cellules pancréatiques étaient générées, mais ignoraient quelle en était la source. Nous avons démontré qu’une cellule unique du pancréas peut en milieu de culture produire toutes les cellules du pancréas, y compris celles qui produisent de l’insuline ». « S’il s’avère possible de répéter le processus avec des tissus humains et de l’amplifier, nous disposerions des moyens pour appliquer le protocole d’Edmonton à une plus vaste échelle à titre de thérapie pour le diabète de type 1, le diabète juvénile », croit Timothy Kieffer. Prudent, Derek van der Kooy qualifie la cellule de « précurseur multipotent » plutôt que de cellule souche. « Si une cellule souche est définie par sa capacité de proliférer et de produire toutes les cellules, voilà ce que nous avons obtenu. Mais pour qu’on puisse la qualifier de cellule souche, il faut aussi démontrer qu’elle peut s’autorenouveler. Cela, nous ne l’avons pas encore fait; mais nous y travaillons. » Pour Derek van der Kooy, la prochaine étape consistera à mettre les cellules à l’essai dans des souris afin de déterminer si elles peuvent porter secours au diabète, une étape qui rapprochera encore davantage les chercheurs d’une thérapie. La découverte est une autre grande étape de l’histoire de la recherche sur le diabète au Canada, marquée dans les années 1920 par la découverte de l’insuline par Frederick Banting et Charles Best et dernièrement, en 2000, par la mise au point du protocole d’Edmonton, alors que des chercheurs de l’Université de l’Alberta effectuaient des greffes de cellules des îlots pancréatiques libérant les patients de leurs injections d’insuline. Puisque les dons des organes utilisés pour le protocole sont si peu nombreux, la récente découverte pourrait détenir la clé d’une future thérapie du diabète. Robert R. Hindle, président du conseil de la Fondation de la recherche sur le diabète juvénile Canada, appelle la découverte « un progrès extrêmement encourageant pour tous ceux atteints de diabète juvénile ». « Cela démontre de manière tangible à quel point le Réseau de cellules souches a accéléré la recherche d’un éventail de thérapies potentielles. Par la même occasion, cela illustre à quelle vitesse la recherche focalisée peut se concentrer sur une cible. Le RCS a créé un forum unique de diffusion de la recherche multidisciplinaire à l’échelle de la planète. Il est remarquable qu’encore une fois une avancée considérable dans la recherche sur le diabète soit issue des travaux de chercheurs au Canada. » La découverte est une nouvelle source d’espoir puisqu’elle contredit un article publié récemment qui prétendait que ces cellules n’existent pas dans le pancréas. « La découverte représente une thérapie potentielle pour une Canada — n’eut été du Réseau de cellules souches. Car le RCS « La découverte représente une thérapie potentielle pour une maladie mortifère », explique van der Kooy. « Nous n’aurions pas réussi—du moins ici au Canada —n’eut été du Réseau de cellules souches. Car le RCS a permis de réunir une équipe qui possède l’éventail de savoirs pour obtenir ce merveilleux résultat. » « C’est passionnant », avoue Joel F. Habener, professeur de médecine à la Harvard Medical School et médecin associé au Massachusetts General Hospital. « Un article dans Nature venait d’affirmer essentiellement qu’il n’y a pas de cellules souches dans le pancréas. Ce nouvel article est d’une grande importance, car il démontre l’existence d’une cellule rare qui est un précurseur multipotent qui crée des cellules d’insuline. » La découverte est une étude de cas de collaboration pancanadienne. Derek van der Kooy se servait De nombreux chercheurs ont conclu à la présence de cellules souches adultes dans le pancréas. Selon Leurs résultats publiés dans le numéro de septembre 2004 de Nature Biotechnology constituent une source d’espoir pour les diabétiques au Canada et ailleurs qui doivent s’injecter régulièrement de l’insuline pour compenser le déficit de cellules des îlots pancréatiques qui régulent la glycémie. maladie mortifère. Nous n’aurions pas réussi — du moins ici au a permis de réunir une équipe qui possède l’éventail de savoirs pour obtenir ce merveilleux résultat. » Derek van der Kooy, Ph.D., Département de biophysique médicale, Université de Toronto PAS UNE MINCE AFFAIRE Experts hautement qualifiés Réalisés dans l’obscurité de son laboratoire, les travaux de classe mondiale d’imagerie cellulaire d’Eric Jervis ont éclaté au grand jour quand le Réseau de cellules souches les a mis à l’avant-scène. L’assemblée générale annuelle du Réseau de cellules souches a été un tournant décisif pour Eric Jervis, Ph.D. À six mois d’une nomination permanente à l’Université de Waterloo, l’ingénieur chimiste réalisait des travaux d’imagerie des cellules novatrices. Peu de cherEric Jervis, Ph.D. cheurs biomédicaux Département de étaient au courant de génie chimique son travail qui pouvait Université de Waterloo pourtant résoudre certains de leurs problèmes les plus tenaces. Le petit film d’amateur qu’il a présenté à l’AGA a bouleversé sa vie, mais aussi a aidé les chercheurs des cellules souches au Canada à envisager les choses sous un nouvel angle. L’enregistrement de l’activité cellulaire à des intervalles de trois minutes, projeté à reculons démontrait comment des masses de cellules proliféraient à partir d’une cellule originale. « Ces cinq minutes sur scène avec le film des arborescences de lignées cellulaires régressant à reculons ont eu un accueil enthousiaste qui m’a étonné. Je ne pouvais en croire mes yeux quand j’ai vu les noms de ceux qui par ‘feuillet adhésif’ m’ont indiqué leur intérêt à travailler de concert : Janet Rossant et Derek van der Kooy à Toronto, Connie Eaves en Colombie-Britannique, Leo Behie à Calgary... Soudain les plus grands noms des cellules souches au Canada voulaient s’associer à mes travaux. Lawrence Rosenberg m’a invité à joindre son projet à l’Hôpital général de Montréal. Il a compris que je pouvais offrir de nouvelles connaissances des lignées de cellules qui leur sont indispensables. » magés par le diabète, la dystrophie musculaire, la maladie de Parkinson ou une lésion médullaire. Pour y arriver, il faut investiguer à fond les caractéristiques des cellules greffées. Leurs propriétés sont clairement visibles à l’aide de l’imagerie microscopique développée par Eric Jervis qui, tel « un capteur morphologique du comportement », retrace le parcours des cellules souches depuis leurs origines. Le Réseau de cellules souches est un « jalon dans ma carrière » affirme Jervis. Ses travaux exceptionnels dans une université sans hôpital ou centre de recherches médicales s’effectuaient hors circuit. « C’est une approche raisonnée à la production de cellules pour les greffes », estime Jervis. « Il ne faut donner aux greffés que ce dont ils ont besoin et les fonctions précises qu’ils requièrent, soit des cellules individualisées libres de tout élément étranger. » « Une petite université telle que Waterloo vous isole. On n’y profite pas des conversations autour de la machine a café ou des rencontres dans les corridors. Toronto n’est pas loin, mais mes chances d’y rencontrer les gens étaient limitées parce que Waterloo n’est pas réputée pour sa recherche biomédicale. » « Le RCS m’a sorti de mon isolement, rapproché de la famille des chercheurs et offert les appuis et les structures permettant aux collaborations de se forger. Je profite maintenant d’interactions aussi intenses que si je faisais partie de ces plus grands établissements où travaillent ces chercheurs. Avant le RCS j’étais à l’écart, maintenant j’ai l’occasion de dialoguer avec eux. » Et vice versa. Les cellules souches ont le potentiel de guérir des maladies dégénératives actuellement incurables. On espère que des greffes de cellules seront en mesure de réparer des tissus malades ou endom- À cet effet, Eric Jervis travaille de concert avec Cindi Morshead, Ph.D., une professeure adjointe au département de chirurgie de l’Université de Toronto; une autre preuve du rôle de rassembleur des compétences que joue le RCS. « Nos antécédents sont complètement différents », explique Mme Morshead. « Je suis une biologiste cellulaire, Eric est un ingénieur chimiste. Mais nos deux forces se complètent. N’eut été du RCS, une telle collaboration exceptionnelle à un projet explorant la succession des lignées à partir de cellules uniques n’aurait jamais vu le jour. Le RCS nous a réunis. » Mais il y a plus : un donateur impressionné par les travaux de Morshead et de Jervis vient d’y contribuer 200 000 dollars pour lesquels Morshead cherche à recueillir des fonds de contrepartie qui permettraient d’acheter plus d’équipement de microscopie pour élargir le champ de dépistage des activités des cellules souches insaisissables. « Ce n’est pas une mince affaire », croit Cindi Morshead. « Nous ferons un pas de géant dans nos connaissances de l’activité des cellules souches. » Heureux de ne plus travailler seul, Eric Jervis abonde dans le même sens. « Le RCS est un des rares programmes qui aident les chercheurs à sortir de l’isolement de leur laboratoire. Il favorise la collaboration – c’est sa raison d’être. Qui plus est, son financement cible spécifiquement le déclenchement de projets concertés. » « Le RCS est un des rares programmes qui aident les chercheurs à sortir de l’isolement de leur laboratoire. Il favorise la collaboration – c’est sa raison d’être. Qui plus est, son financement cible spécifiquement le déclenchement de projets concertés. » Eric Jervis, Ph.D., Département de génie chimique, Université de Waterloo MOBILISER LA PROCHAINE GÉNÉRATION Engagement Une initiative nationale novatrice a engagé 4 300 écoles dans le débat éthique sur les cellules souches en vue de favoriser l’engagement citoyen. Tandis qu’au cours de l’année les parlementaires débattaient cette question avec beaucoup d’émotion, dans les écoles secondaires du pays un phénomène parallèle se produisait. Les élèves discutaient du même sujet, faisant le tri entre les arguments passionnels et pragmatiques qui caractérisent le débat pour et contre l’utilisation de cellules souches pour combattre des maladies. « Pour un tel enjeu de science et de politique sociale, nous avons cru bon de soutenir une démarche parallèle », explique Peter Singer, directeur du centre de bioéthique de l’Université de Toronto. « Il est dans l’intérêt national que nos jeunes soient bien informés et s’expriment. L’engagement des citoyens est essentiel à la démocratie. » L’initiative ENGAGE : les cellules souches est le premier programme de sensibilisation de ce type. Le module d’enseignement sur cinq jours présente de manière équilibrée la science des cellules souches et les enjeux moraux et religieux afférents. Il a été envoyé à quelque 4 300 écoles secondaires, anglophones et francophones, publiques et privées, confessionnelles et non, et ce, à l’échelle du pays. Des jeux de rôle ont permis aux élèves de décider quelles lois ils adopteraient pour réglementer les technologies de reproduction. Financé par Génome Canada par l’entremise de l’Ontario Genomics Institute, ENGAGE : les cellules souches faisait partie du Canadian Program on Genomics and Global Health du Joint Centre of Bioethics de l’Université de Toronto. L’initiative visait à répondre à la préoccupation formulée par les élèves eux-mêmes que l’absence de débat éclairé sur l’enjeu crucial que sont les cellules souches entravait la prise de décisions judicieuses. Afin de concrétiser l’initiative, le Réseau de cellules souches a fourni le contenu scientifique et le site Web qui complète l’enseignement en classe. « Le RCS est un partenaire clé », poursuit Singer. « Sans son apport sur les questions scientifiques, politiques et législatives ainsi que son appui par le site Web l’initiative n’aurait pas eu tant de succès. » Car à tous égards, le projet a dépassé les attentes. Le site Web d’ENGAGE construit par le RCS a enregistré 70 000 occurrences, et, qui plus est, environ 15 000 visiteurs différents l’ont utilisé. Rick Levick, président du Canadian Biotechnology Education Resource Centre se dit « stupéfait des statistiques. Cela dépasse de loin nos attentes ». M. Levick a contribué à préparer le module pour l’enseignement en classe. Les enseignants ont exprimé leur satisfaction. Ainsi Rosemary Evans, qui a utilisé le module avec l’aide d’un enseignant en biologie auprès des élèves de 11e année à Branksome Hall, une école privée non confessionnelle pour filles de Toronto, qualifie le module « d’excellent ». « Une élève m’a confié que son expérience, de membre de l’équipe de rédaction du projet législatif jusqu’à sa présentation en conférence de presse, comptait parmi les plus importantes occasions d’apprendre qu’elle avait eues durant l’année. » Shauna Nast, une des créateurs du module, estime que pour aborder des enjeux difficiles les jeunes requièrent une approche raisonnée. « Beaucoup d’étudiants sont impatients d’abattre les murs de l’école afin de mettre leurs talents et leur passion à contribution pour créer un monde meilleur. Le module simule cette expérience tout en démontrant combien certaines questions sont difficiles. Les enjeux complexes se situent dans une zone grise où ni le noir ni le blanc ne l’emporte. Gouverner n’est pas simple. J’ose espérer que le module a sensibilisé les élèves à la délicatesse de ces questions et a rehaussé leur respect pour ceux dans notre société qui sont aux prises avec elles. » ENGAGE : les cellules souches servira et sera pertinent pendant de nombreuses années encore. « Le module continuera à être d’actualité pour comprendre le rôle de l’éthique dans l’approche scientifique et dans le domaine de la biotechnologie », précise M. Levick. « Il cadre parfaitement dans le programme de cours pancanadien en sciences, technologie et société. Il arrive à point nommé. » Mais en tout premier lieu, il aidera à élargir les connaissances de ce qui demeurera un sujet controversé au XXIe siècle. « Voilà précisément le type d’initiative pertinente pour le Réseau de cellules souches », conclut Peter Singer. « Tout groupe scientifique qui se concentre uniquement sur les aspects de technologie médicale en excluant les questions d’éthique se met dans une impasse. La science requiert la confiance du public puisqu’elle est appuyée par nos impôts. Les citoyens ont le droit d’être partie prenante. Le RCS est un excellent exemple de groupe qui l’a compris et qui applique ce principe. » « Tout groupe scientifique qui se concentre uniquement sur les aspects de technologie médicale en excluant les questions d’éthique se met dans une impasse. La science requiert la confiance du public puisqu’elle est appuyée par nos impôts. Les citoyens ont le droit d’être partie prenante. Le RCS est un excellent exemple de groupe qui l’a compris et qui applique ce principe. » Peter Singer, MD, Directeur, centre conjoint de bioéthique, Université de Toronto CAPTER LES RETOMBÉES ÉCONOMIQUES Partenariats La gestion de la propriété intellectuelle par une entreprise unique permettra de capter les retombées économiques des innovations et de livrer les thérapies en milieu clinique. Les innovations issues des recherches sur les cellules souches au Canada pourraient bientôt se concrétiser par des retombées économiques tout aussi novatrices permettant aux Canadiens de tirer profit du développement stratégique et de la disponibilité de thérapies cruciales. James Price Directeur, Partenariats et expansion Réseau de cellules souches Au cours de l’année, le Réseau de cellules souches a réuni les intervenants clés au Canada — les scientifiques, les universités qui les soutiennent et les organismes subventionnaires et de bienfaisance qui les aiguillonnent — en vue de créer l’organe qui transformera les découvertes en retombées économiques. Le RCS a convaincu les figures de proue de la recherche et les universités et hôpitaux clés qu’il faut gérer collectivement la propriété intellectuelle par une entreprise canadienne des cellules souches qui saura faire face à la concurrence mondiale. L’entente sans précédent promet de devenir un modèle de commercialisation de la recherche. L’entreprise sera bien positionnée pour faire fructifier les investissements annuels de plus de 40 millions de dollars dans la recherche sur les cellules souches. Depuis qu’Ernest McCulloch et James Till ont démontré l’existence des cellules souches au début des années 1960 jusqu’à la découverte par Derek van der Kooy de cellules multipotentes insulinoproductrices dans le pancréas en 2004, des Canadiens font partie du peloton de tête d’un domaine de recherche qui laisse entrevoir la possibilité de guérir des maladies dégénératives — Alzheimer, Parkinson, dystrophie musculaire, cardiopathies, diabète et cancer. Fort de son palmarès d’innovations de plus de 40 ans, le Canada est bien placé pour récolter les fruits de ce nouveau champ technologique qui a le pouvoir de transformer la société, d’avoir des bienfaits importants pour la santé et de créer des débouchés au développement économique. La majorité des entreprises de biotechnologie en démarrage qui se sont multipliées au cours de la dernière décennie demeurent petites. Leur PDG est souvent un scientifique qui n’a ni le temps ni l’expérience des affaires pour mener son innovation de son laboratoire jusqu’au chevet du patient. La rareté des capitaux disponibles pour appuyer la recherche aux premiers stades et poursuivre les activités nécessaires à la mise en marché reste l’obstacle le plus difficile à surmonter. En outre, chaque université et hôpital au Canada a adopté ses propres politiques en matière de PI et de transfert de technologie. Le besoin crucial de lier les brevets, les procédures et les technologies protégées en vue de créer un produit unique — médicament, protocole de greffe ou thérapie — est une tâche trop ardue pour la plupart des entreprises en démarrage. « Nous excellons dans nos recherches et protégeons bien notre PI, mais nous flanchons à l’étape du développement de la technologie et du produit », explique James Price, directeur, Partenariats et expansion du RCS. « Nous avons des entreprises de biotechnologie en démarrage à foison, mais peu ont les reins suffisamment solides pour lancer un produit sur le marché. » L’entreprise, dont le nom reste à déterminer, disposera de cette masse critique. Elle sera dirigée par une équipe de direction de classe mondiale qui, en plus de connaître la recherche sur les cellules souches, sait comment réunir des fonds, développer des gammes de produits et surmonter les barrières juridiques et administratives innombrables qui se dressent entre la recherche et les résultats. M. Price et Drew Lyall, directeur exécutif du RCS, ont parcouru le pays dans le but de rencontrer les scientifiques des cellules souches, les agents de transfert de technologie des universités, les gestionnaires d’entreprises de biotechnologie, les organismes de bienfaisance dans le domaine de la santé et les organismes subventionnaires gouvernementaux afin de connaître leur opinion sur la création d’une entreprise unique chargée de sortir la recherche des laboratoires pour la livrer en milieu clinique. Ils ont constaté un empressement à y collaborer sans précédent. « Parmi nos 65 scientifiques, 45 ont signé des lettres d’intention pour lancer l’entreprise unique, et ce nombre augmentera », affirme M. Price. « Nous avons conclu une entente en matière de PI avec huit universités et hôpitaux clés — Université de la Colombie-Britannique, B.C. Cancer Agency, Université de Toronto, Hospital for Sick Kids, University Health Network, Robarts Research Institute, Institut de recherche en santé d’Ottawa et Université McGill. Les principaux conseils subventionnaires et organismes de bienfaisance nous appuient. » John Challis, vice-président de la recherche de l’Université de Toronto, estime « qu’il est judicieux de créer une entreprise qui sera en mesure autant de protéger que de stimuler les résultats de la recherche au Canada dans cet important domaine et qui s’appuiera sur la base de concertation scientifique qui constitue le mandat du RCS… Le RCS rend un service précieux en prenant cette initiative ». Martha Piper, présidente de l’Université de la Colombie-Britannique, constate que l’initiative « a forgé des relations de travail prometteuses entre les universités et le secteur privé » et félicite le RCS d’avoir adopté un « bon modèle » de commercialisation des découvertes de la recherche. Pour rester sur la bonne voie, le RCS a recruté Jim Murray, un des pionniers du transfert de technologie au Canada, qui a aidé à mettre sur pied le groupe de travail du bureau de transfert de technologie et à élaborer l’entente de transfert de PI. Par ailleurs, le RCS a retenu les services de l’expatriée canadienne Helen Becker, anciennement chef du transfert de technologie à l’Institut Pasteur (France), pour qu’elle inventorie les quelque 200 brevets, dont plus de 150 ont trait aux cellules souches. Graham Strachan, ancien PDG d’Allelix Biopharmaceuticals Inc. et chef de file de la biotechnologie depuis sa naissance il y a 25 ans, est venu prêter main-forte dans l’investigation du potentiel commercial et de développement de produits présent dans diverses technologies des cellules souches. L’entreprise ressemblera à un fonds commun de placement. Elle réussira à attirer des investissements importants et non traditionnels en diluant le risque pour les investisseurs et les inventeurs. Plutôt que de miser sur une découverte, les investisseurs auront un intérêt dans le domaine tout entier. « C’est imaginatif », avoue Cal Stiller, PDG du Fonds de Découvertes Médicales Canadiennes. « Lorsqu’il s’agit d’une science nouvelle telle que la recherche sur les cellules souches, créer de la valeur pour tous sans soulever des attentes irréalistes est quasi impossible. Cette initiative imaginative répartit le risque et la valeur de manière équitable. » LEADER MONDIAL Publications ÉLARGIR LES CONNAISSANCES DES CELLULES SOUCHES Le palmarès des publications des chercheurs du Réseau de cellules souches révèle qu’ils sont dans le peloton de tête d’une course hautement compétitive. Les scientifiques du Réseau de cellules souches ont publié 139 fois dans des revues évaluées par les pairs en 2003-2004 à titre d’auteur ou de coauteur, un chiffre remarquable puisque le RCS ne compte que 65 chercheurs principaux. Mais ce qui impressionne davantage que leur volume, c’est la Janet Rossant, Ph.D. qualité des publications, Récipiendaire du car 35 des articles ont Prix Killam en sciences paru dans les plus prestide la santé 2004 gieuses revues à énorme retentissement, dont Nature, Science et Cell. Que le tiers des publications associées au RCS reçoivent une attention planétaire est l’indicateur le plus sûr que les découvertes de l’année dernière sont parmi les plus significatives pour les universitaires qui s’efforcent de dévoiler les mystères des cellules souches. Parmi les nombreux articles de 2003-2004, signalons les suivants qui sont particulièrement remarquables : • Stem cells: Self-renewal writ in blood. Nature, John E. Dick • • • In vitro expansion of hematopoietic stem cells by recombinant TAT-HOXB4 protein. Nature Medicine, Keith Humphries, Guy Sauvageau • Stem cells. Setting standards for human embryonic stem cells. Science, Janet Rossant • Pregnancy-stimulated neurogenesis in the adult female forebrain mediated by prolactin. Science, Samuel Weiss • Hematopoietic stem cells engraft in mice with absolute efficiency. Nature Immunology, Norman Iscove • Wnt signaling induces the myogenic specification of resident CD45+ adult stem cells during muscle regeneration. Cell, Michael Rudnicki • • Contribution of hematopoietic stem cells to skeletal muscle. Nature Medicine, Fabio Rossi • Is it ethical to transplant human stem cells into non-human embryos? Nature Medicine, Derek van der Kooy • Rapid myeloerythroid repopulation after intrafemoral transplantation of NOD-SCID mice reveals a new class of human stem cells. Nature Medicine, John Dick Site-specific cassette exchange and germline transmission with mouse ES cells expressing phiC31 integrase. Nature Biotechnology, Andras Nagy Somatic cell nuclear transfer--how science outpaces the law. Nature Biotechnology, Tim Caulfield Bone marrow-derived stem cells initiate pancreatic regeneration. Nature Biotechnology, Mick Bhatia Communications Les Canadiens ayant été plus que jamais sensibilisés à la question l’an dernier, n’eut été du RCS, vers qui se seraient-ils tournés? Au cours de la dernière année, le Réseau de cellules souches est devenu la source fiable pour ce qui est des nouvelles et des données factuelles dans le domaine des cellules souches que ce soit pour le grand public, les étudiants ou nos dirigeants. Nous nous sommes particulièrement fait remarquer sur Internet. Du 1er avril 2003 au 31 mars 2004, notre site Web (www.stemcellnetwork.ca) a accueilli plus de 88 000 visiteurs effectuant près de 500 000 appels de fichier. Au cours du seul mois de mars, mois de l’adoption par la Chambre des communes et le Sénat après trois années de débats du projet de loi C-6, la Loi concernant la reproduction assistée et la recherche connexe, 60 000 demandes d’accès étaient enregistrées. Une rubrique spéciale sur le sujet a été fort populaire, 35 000 visiteurs ayant cliqué sur l’hyperlien en 2003-2004. Par ailleurs, le RCS a créé et maintient un site secondaire consacré à ENGAGE : les cellules souches, un programme éducatif ciblant les quelque 4 300 écoles secondaires au Canada dont le succès a dépassé les attentes : 70 000 appels de fichier par 15 000 internautes. L’approche proactive du RCS envers les médias grand public a contribué à ce que les journalistes l’appellent en premier pour s’informer. En un an, plus de 150 articles et reportages mentionnaient que le RCS était une des sources d’information. Le Réseau des cellules souches a aussi tenu la vedette dans des publications spécialisées, mentionnons Ottawa City, Hospital News et Biotechnology Focus. « Je désespérais de voir un jour la cécité guérie. Maintenant nous approchons de ce but et j’ose espérer en l’avenir. » Donna Green, présidente, La fondation lutte contre la cécité — Canada Mais le rayonnement du Réseau ne s’arrête pas là. Deux fois par année, 7 000 exemplaires de son magazine d’actualités sont expédiés et distribués partout au Canada par les organismes de bienfaisance du domaine de la santé, les partenaires du RCS, les établissements de recherche, les regroupements de patients, les chefs de file du milieu de la santé et les scientifiques. Il arrive fréquemment que des tirés à part paraissent dans d’autres publications. Le Réseau favorise aussi le réseautage parmi les chercheurs à l’échelle du pays, rendant ainsi possibles des collaborations d’envergure. Par le bulletin mensuel CELLlines, les chercheurs sont tenus au courant des découvertes, des réunions, des événements et des occasions de partenariat. La prochaine importante activité de relations externes du RCS sera le Symposium international sur les cellules souches qui fera partie de son assemblée générale annuelle en novembre à Montréal. Plus de 500 scientifiques y sont attendus. D’une plus grande envergure que l’AGA, le symposium entre dans le cadre de l’éventail des efforts déployés par le Réseau pour élargir les connaissances des cellules souches que ce soit par des forums dans les écoles secondaires, des conférences de biotechnologie ou des ateliers avec des politiques et des décideurs. « Dans l’ensemble, les travaux scientifiques sont d’une excellence remarquable. À mon RAPPORT DES VÉRIFICATEURS Aux membres du Conseil d’administration du Réseau de cellules souches Nous avons vérifié l’état de la situation financière du Réseau de cellules souches au 31 mars 2004 ainsi que le compte d’exploitation générale, l’état de l’évolution de l’actif net et l’état de l’évolution de la situation financière pour l’exercice terminé à cette date. La responsabilité de ces états financiers incombe à la direction du Réseau. Notre responsabilité consiste à exprimer une opinion sur ces états financiers en nous fondant sur nos vérifications. Nos vérifications ont été effectuées conformément aux normes canadiennes de vérification généralement reconnues. Ces normes exigent que la vérification soit planifiée et exécutée de manière à fournir un degré raisonnable de certitude quant à l’absence d’inexactitudes importantes dans les états financiers. La vérification comprend le contrôle par sondages des éléments probants à l’appui des montants et des autres éléments d’information fournis dans les états financiers. Elle inclut aussi l’évaluation des principes comptables suivis et des estimations importantes faites par la direction, ainsi qu’une appréciation de la présentation d’ensemble des états financiers. À notre avis, ces états financiers présentent fidèlement, à tous égards importants, la situation financière du Réseau au 31 mars 2004, ainsi que les résultats de son exploitation et l’évolution de sa situation financière pour l’exercice terminé à cette date selon les principes comptables généralement reconnus au Canada. avis, même si seulement 25 % aboutissent, on pourra dire que les Canadiens ont réussi de nouveau à bouleverser la recherche sur les cellules souches. » Ihor Lemischka, Ph.D., Département de biologie moléculaire, Université de Princeton Ottawa, Canada, Le 7 mai 2004 Comptables agréés ÉTAT DE LA SITUATION FINANCIÈRE COMPTE D’EXPLOITATION GÉNÉRALE Exercice clos le 31 mars Exercice clos le 31 mars 2004 $ ACTIF Actifs à court terme Encaisse Contributions à recevoir Subventions à recevoir Recherches payées d’avance Charges payées d’avance Actifs totaux à court terme Immobilisations (notes 3 et 5) 2 916 056 20 332 580 000 — 109 022 3 625 410 40 277 3 665 687 PASSIF ET ACTIF NET Passif à court terme Créditeurs et charges à payer (note 5) Engagements de recherche à payer (note 5) Contributions reçues d’avance (notes 4 et 6) Passif total à court terme Contributions de capital différées (note 5) 76 867 358 176 3 094 495 3 529 538 31 600 3 561 138 2003 $ 3 082 185 93 635 1 220 049 133 466 5 320 4 534 655 63 884 4 598 539 77 703 10 000 4 435 134 4 522 837 47 400 4 570 237 2004 $ REVENUS Subvention des Réseaux de centres d’excellence (note 6) Services en nature (note 5) Contributions Contributions de capital différées constatées Intérêts DÉPENSES (note 5) Subventions de recherche Salaires et avantages sociaux Conférences, séminaires et réunions Honoraires professionnels et d’expertise Frais généraux et administration Communications Amortissement des immobilisations Excédent des revenus sur les dépenses de l’année Engagements (note 4) Actif net Investi en immobilisations Non affecté Actif total net 8 677 95 872 104 549 16 484 11 818 28 302 3 665 687 4 598 539 Voir notes Au nom du Conseil d’administration : membre du Conseil membre du Conseil Voir notes 2003 $ 6 095 639 65 580 91 354 15 800 3 650 6 272 023 4 305 61 46 15 904 915 000 800 356 4 429 975 4 923 348 575 172 377 966 148 224 76 173 69 258 25 635 6 195 776 3 447 860 457 708 268 586 61 126 71 924 90 790 25 056 4 423 050 76 247 6 925 1. GÉNÉRALITÉS ÉTAT DE L’ÉVOLUTION DE L’ACTIF NET Le Réseau de cellules souches [le « Réseau »] regroupe plus d’une cinquantaine de scientifiques, de cliniciens, d’ingénieurs et d’éthiciens réputés. Son mandat consiste à investiguer l’immense potentiel que recèlent les cellules souches pour le traitement de maladies incurables par nos méthodes conventionnelles. Exercice clos le 31 mars Investi en immobilisations $ Actif net, début de l’exercice Excédent des revenus sur les dépenses Investi en immobilisations Actif net, fin de l’exercice Non affecté $ 16 484 (9 835) 2 028 11 818 86 082 (2 028) 8 677 95 872 Total $ 28 302 76 247 — 104 549 Le programme de recherche du Réseau se concentre sur quatre axes : les enjeux éthiques, juridiques et sociaux de la recherche sur les cellules souches, la biologie fondamentale des cellules souches, la bio-ingénierie des cellules souches et les applications cliniques des cellules souches. Voir notes Le Réseau bénéficie d’un financement pour les exercices se terminant le 31 mars 2002 jusqu’à 31 mars 2005. ÉTAT DE L’ÉVOLUTION DE LA SITUATION FINANCIÈRE Exercice clos le 31 mars 2004 $ ACTIVITÉS D’EXPLOITATION Excédent des revenus sur les dépenses Amortissement de l’actif, exclusion faite de l’encaisse Contributions de capital différées constatées Augmentation (baisse) des contributions à recevoir Augmentation (baisse) des subventions à recevoir Baisse des recherches payées d’avance (Augmentation) baisse des charges payées d’avance Baisse des créditeurs et charges à payer Augmentation (baisse) des engagements de recherche à payer Augmentation (baisse) des contributions reçues d’avance Encaisse fournie par (utilisée dans) les activités d’exploitation ACTIVITÉS D’INVESTISSEMENT Immobilisations acquises Encaisse utilisée dans les activités d’investissement Augmentation (baisse) nette de l’encaisse et des quasi-espèces Encaisse et quasi-espèces au début de l’exercice Encaisse et quasi-espèces à la fin de l’exercice Voir notes Le Réseau est un des 22 Réseaux de centres d’excellence (RCE) créés par le programme phare du gouvernement canadien de promotion des sciences et de la technologie, administré et financé par les Instituts de recherche en santé du Canada, le Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie et le Conseil de recherches en sciences humaines, en collaboration avec Industrie Canada. Les RCE entendent mobiliser les compétences en recherche dans les universités, l’industrie et le secteur public pour créer des emplois de la nouvelle économie du savoir, stimuler la croissance et améliorer la qualité de vie des Canadiens. 76 247 25 635 (15 800) 73 303 640 049 133 466 (103 702) (836) 348 176 (1 340 639) (164 101) (2 028) (2 028) (166 129) 3 082 185 2 916 056 2003 $ 6 925 25 056 (15 800) (87 119) (770 924) 1 222 004 6 643 (20 259) (271 543) 190 096 285 079 (4 363) (4 363) 280 716 2 801 469 3 082 185 2. PRINCIPALES CONVENTIONS COMPTABLES Ces états financiers ont été dressés par le Réseau selon les principes comptables généralement reconnus au Canada. La préparation d’états financiers conformément aux principes comptables généralement reconnus exige que la direction effectue des prévisions et formule des estimations qui influent sur l’actif et le passif constatés, la divulgation de l’actif et du passif éventuel en date des états financiers et les montants des revenus et des dépenses déclarés durant l’exercice. Les résultats réels pourraient être différents de ces estimations. Constatation des revenus Le Réseau a adopté la méthode du report des contributions, incluant les subventions du gouvernement. Il reçoit des fonds autant du gouvernement du Canada que de partenaires éventuels des secteurs privé et public. Les subventions et autres contributions assorties d’affectations d’origine externe en ce qui à trait aux activités auxquelles ces fonds peuvent être attribués sont reportées jusqu’au moment du déboursement réel. Par conséquent, les subventions assorties d’affectations non déboursées seront constatées à titre de revenus au moment futur où les dépenses seront effectuées. Les subventions approuvées, mais non reçues avant la fin de l’exercice, sont comptabilisées à recevoir. Les contributions sans restrictions sont constatées à titre de revenus au moment où elles sont reçues ou recevables si le montant peut être raisonnablement déterminé et la rentrée des fonds est raisonnablement assurée. Contributions et services en nature 4. ENGAGEMENTS De nombreux organismes et individus contribuent énormément à titre bénévole chaque année. La juste valeur de ces services est souvent difficile à déterminer. Les contributions de services ne sont pas constatées dans les états financiers sauf si leur juste valeur peut être raisonnablement déterminée, si les services sont utilisés dans le cours normal des activités et si le fournisseur des services a explicitement déterminé la valeur des services rendus au Réseau. Le Réseau doit compter sur ces donateurs pour qu’ils rapportent adéquatement la valeur de leurs contributions et services en nature à son centre administratif. Au 31 mars 2004, le Réseau s’était engagé à effectuer les dépenses qui suivent. Les engagements de 2006 seront financés par les contributions reçues d’avance telles que décrites dans la note 6 et dépendront aussi de l’obtention par le Réseau d’un financement additionnel du Programme des RCE. Subventions de recherche approuvées Immobilisations Formation approuvée Les immobilisations acquises sont comptabilisées au prix coûtant. Les immobilisations données sont comptabilisées sur le bilan à leur juste valeur estimative et constatées dans le compte d’exploitation générale selon la politique d’amortissement afférente. Les immobilisations sont amorties selon la méthode de l’allocation uniforme utilisant les taux annuels suivants : Logiciels Matériel informatique Matériel de bureau Améliorations locatives 50 33 20 20 % % % % Engagements pris à ce jour 2005 $ 2006 $ 5 728 300 — 518 000 125 000 6 246 300 125 000 5. OPÉRATIONS ENTRE APPARENTÉS En vertu d’une entente conclue avec l’Université d’Ottawa, cette dernière fournit des services de comptabilité et de soutien administratif ainsi que des locaux sans frais au Réseau. La valeur de cette contribution de services en nature pour l’exercice se terminant le 31 mars 2004 est de 65 580 $ [2003 – 61 915 $]. Les améliorations locatives citées dans la note 3 étaient une contribution de l’Université d’Ottawa. Les dépenses de subventions de recherche sont comptabilisées à titre de dépenses lorsqu’elles sont payables. Les subventions de recherche payables à l’avenir sont regroupées et constatées à titre d’engagements de recherche à payer dans les notes complémentaires aux états financiers. Le Réseau a accordé durant l’exercice se terminant le 31 mars 2004 au total 40 000 $ [2003 – 166 666 $] en subventions de recherche à l’Université d’Ottawa et 830 083 $ [2003 – 160 000 $] à l’Institut de recherche en santé d’Ottawa, dont 0 $ [2003 – 10 000 $] payable à l’Université d’Ottawa figure dans les engagements de recherche payables au 31 mars 2004. Dans la rubrique créditeurs et charges à payer figure la somme de 0 $ [2003 – 186 $] exigible par l’Université d’Ottawa. 3. IMMOBILISATIONS 6. CONTRIBUTIONS REÇUES D’AVANCE Dépenses de subventions de recherche 2004 Logiciels 2004 $ 2003 $ SOLDE, DÉBUT DE L’EXERCICE 4 435 134 4 245 038 Contributions des Réseaux de centres d’excellence 4 640 000 4 496 000 Moins : le montant de l’aide gouvernementale constatée durant l’exercice 6 095 639 4 305 904 2 979 495 4 435 134 115 000 — 3 094 495 4 435 134 2003 Coût Amortissement cumulé Coût Amortissement cumulé $ $ $ $ 4 167 2 361 2 139 1 523 Matériel informatique 19 342 17 641 19 342 11 193 Matériel de bureau 12 745 7 575 12 745 5 026 Améliorations locatives 79 000 47 400 79 000 31 600 115 254 74 977 113 226 49 342 Solde, fin de l’exercice, fonds gouvernementaux Autres fonds Solde, fin de l’exercice Moins : amortissement cumulé 74 977 49 342 Valeur comptable nette 40 277 63 884 Les autres fonds (115 000 $) comprennent des sommes reçues de La fondation lutte contre la cécité [52 500 $] pour le Projet de cellules souches rétiniennes et de l’initiative de partenariat avec l’Institut des neurosciences, de la santé mentale et des toxicomanies et de l’Institut de la santé circulatoire et respiratoire [62 500 $] pour le Projet cellules souches adultes pour soigner l’ACV. LA GRANDE FAMILLE DU RÉSEAU Conseil d’administration Judy Birdsell, Ph.D. (présidente), présidente, ON Management Ltd. Diane Allan, administratrice de programme, Réseaux de centres d’excellence Howard Alper, Ph.D. vice-recteur, Recherche Université d’Ottawa Tom Caskey, MD président et DG, Cogene Biotech Ventures Rebecca Eisenberg, Ph.D. Professeur, University of Michigan Law School Frank Gleeson, MBA président, The Williamson Group Yvan Guindon, Ph.D. chef de la direction et directeur scientifique, Institut de recherches cliniques de Montréal Robert Hindle, LL.B. avocat principal, Hindle et Associés Drew Lyall directeur exécutif, Réseau de cellules souches Ron McKay, Ph.D. chercheur principal, Laboratory of Molecular Biology, National Institute of Neurological Disorders and Stroke Eric Meslin, Ph.D. directeur, Indiana University Center for Bioethics Freda Miller, Ph.D. professeur, Hospital for Sick Children Kent Plumley associé, Osler, Hoskin et Harcourt s.r.l. Michael Rudnicki, Ph.D. scientifique principal, Programme de génétique moléculaire, Institut de recherche en santé d’Ottawa Terrence Salman président et PDG, Salman Partners Inc. Indira Samarasekara, Ph.D. vice-présidente, Recherche, University of British Columbia Ron Worton, MD, Ph.D. directeur scientifique, Réseau de cellules souches, directeur general, Institut de recherche en santé d’Ottawa Comité de gestion de la recherche Diane Allan, administratrice de programme, Réseaux de centres d’excellence Michael Crowley, vice-président, Business Development, Robarts Research Institute Connie Eaves, directrice adjointe, Terry Fox Laboratory, BC Cancer Agency James Ellis, scientifique, Hospital for Sick Children Jacques Galipeau, professeur agrégé, Université McGill Elizabeth Hurdman, gestionnaire, Programmes scientifiques et éducatifs, La fondation lutte contre la cécité - Canada Bartha Knoppers, professeur, Université de Montréal Drew Lyall, directeur exécutif, Réseau de cellules souches des affaires, Institut de recherche en santé d’Ottawa Jamie Piret, professeur, University of British Columbia Michael Crowley, vice-president, Développement des affaires, Robarts Research Institute Suzana Rosic-Kablar, associée en recherche, Sunnybrook and Women’s College Health Sciences Centre Janet Rossant, scientifique principale, Samuel Lunenfeld Research Institute Michael Rudnicki, scientifique principal, Programme de génétique moléculaire, Institut de recherche en santé d’Ottawa Ron Worton, directeur scientifique, Réseau de cellules souches, directeur général, Institut de recherche en santé d’Ottawa Groupe de travail du bureau de transfert de technologie Angus Livingstone (président), administrateur délégué, University-Industry Liaison Office, University of British Columbia Samuel Abraham, directeur, Technology Development Office, B.C. Cancer Agency Stuart Howe, directeur, Développement des affaires, Hospital for Sick Children Barbara Lavers, gestionnaire, Technology Transfer Research Institute, Hospital for Sick Children John Wallenburg, agent de transfert de technologie, Université McGill Eileen McGregor, Transfert de technologie et développement Jamie Bruce, associé en développement des affaires, Robarts Research Institute Elizabeth Garami, agent de développement des entreprises de recherche, University Health Network Lucy Nissen, conseiller juridique, Recherche, University of Calgary Peter Munsche, vice-president adjoint, Transfert de technologie, University of Toronto Chercheurs principaux et établissements BC Cancer Agency Connie Eaves Keith Humphries Peter Lansdorp Conseil national de recherches du Canada Bernard Massie Dalhousie University Françoise Baylis Ivar Mendez Jason Scott Robert Hospital for Sick Children Michael Dosch James Ellis Rod McInnes Freda Miller Institut de recherche en santé d’Ottawa/Université d’Ottawa May Griffith Ian Lorimer Mike McBurney Lynn Megeney Michael Rudnicki Luc Sabourin Ruth Slack Valerie Wallace Ron Worton Lawson Health Research Institute David Hill McMaster University John Hassell Ontario Cancer Institute Norman Iscove Queen’s University David Lillicrap Robarts Research Institute Mickie Bhatia Samuel Lunenfeld Research Institute Andras Nagy Janet Rossant Sunnybrook and Women’s College Health Sciences Centre Ian Dubé Université de Montréal Bartha Knoppers Thérèse Leroux Guy Sauvageau Université Laval Alain Garnier Jacques Tremblay Université McGill Jacques Galipeau Kathleen Glass George Karpati Makato Nagano Lawrence Rosenberg University Health Network John Dick Jim Till University of Alberta Tim Caulfield Greg Korbutt University of British Columbia Lorne Clarke Michael Hayden Timothy Kieffer Kelly McNagny Jamie Piret Jan Roskams Fabio Rossi University of Calgary Leo Behie James Cross Frank Jirik Chris Power Derrick Rancourt Sam Weiss University of Toronto Jane Aubin Trudo Lemmens Cindi Morshead Andre Schuh William Stanford Keith Stewart Derek van der Kooy Peter Zandstra University of Waterloo Eric Jervis University of Western Ontario Michael Underhill LA COMMUNAUTÉ DU RÉSEAU Établissements collaborateurs Canada University of Lethbridge University of Victoria Memorial University of Newfoundland Université Concordia Université du Québec à Rimouski Conseil national de recherches du Canada, Institut canadien de recherche en biotechnologie Australie University of Sydney University of Wollongong Allemagne University of Regensberg Royaume-Uni Lancaster University University of Manchester États-Unis Arizona State University Case Western Reserve University Georgetown University Indiana University Northwestern University Princeton University Tulane University University of Michigan University of Minnesota Organismes partenaires Milieu de l’entreprise Partenaires principaux Invitrogen Corporation StemCell Technologies Inc. Partenaires Allergan Inc. BC Biotech Biomedical Photometrics Inc. Borden Ladner Gervais s.r.l. Cangene Corporation Connaught Foundation Ernst & Young s.r.l. Genetics Institute Inc. IBM Canada Ltd. Immunex Corporation (SUITE) Janssen Ortho-Biotech Miltenyi Biotec Novartis Canada Inc. Santen Pharma Co. Visualsonics Organismes sans but lucratif Alberta Cancer Board Associated Medical Services Inc. Association canadienne de la dystrophie musculaire Association canadienne du diabète Banting and Best Institute BC Cancer Foundation Commission du droit du Canada Fondation de la recherche sur le diabète juvénile Canada Fonds ontarien d’encouragement à la recherche-développement Fonds ontarien pour l’innovation Institut national du cancer du Canada La fondation lutte contre la cécité - Canada Michael Smith Foundation for Health Research Nova Scotia Health Research Foundation Ontario Genomics Institute Photonics Research Ontario Queen Elizabeth II Health Sciences Centre Foundation Société canadienne de la sclérose latérale amyotrophique Société Parkinson Canada The Hastings Centre The Wellcome Trust Westlink Innovation Network Ltd. Gouvernement Conseil national de recherches du Canada Fonds d’innovation de l’Atlantique Industrie Canada, Direction générale des sciences de la vie Ministère de la Diversification de l’économie de l’Ouest National Institutes of Health Santé Canada