GRAND TRAIL DU NORD 2012-10-11

Transcription

GRAND TRAIL DU NORD 2012-10-11
GRAND TRAIL DU NORD 2012
Samedi 7h00 du matin nous nous retrouvons sur la place du commerce à Muizon. Il fait encore nuit, les troupes sont
encore un peu endormies mais la bonne humeur est déjà là.
A peine trois heures de trajet en minibus avec quelques chansons paillardes et notre groupe est, en arrivant à
Leffrinckoucke, disons le, bien remonté.
Départ sur la plage avec Romuald et Maxime, nous sommes tous les trois
très souriant. Nous partons pour une traversée de 12 km de dunes, assez
lentement, il faut se préserver !
Nous manquons de peu les supporters sur le front de mer à Bray Dunes,
partis se restairer ; il faut qu’ils prennent des forces car ils vont devoir tenir
toute l’après midi et toute la nuit.
A une dizaine de km du premier relais, nous les retrouvons au bord de la
route, ils dansent et avec différents accessoires et déguisements,
encouragent tous les concurrents.
Arrivée à Bergues par les remparts, les deux relayeurs suivant - Gérard et Ginette - sont déjà prêts. Un peu de flottement
pour me ravitailler « quelle boisson tu veux, la salée ou la sucrée chaude
ou froide… »
Nous partons au petit trot pour 14 km très plat avec de petites routes
goudronnées du nord et quelques traversées de champs ou la terre est
particulièrement grasse et amoureuse.
Le prochain passage de relais aura lieu à Worhmout et c’est du lourd qui
repart : Jacques et Roberto. Au programme, 25 km à parcourir sur des
chemins avec en prime une traversée d’un ruisseau - de l’eau fraiche
largement au-dessus du genou et l’ascension du Mont Cassel.
Un peu difficile ce relais car
en cours de route, je vomis
tout le liquide qui m’encombre
l’estomac depuis 5 km. A Cassel les petits gars en rouges sont là avec le CP
mobile. Pour les néophytes : un CP mobile c’est une CP qui bouge !!
Arrivée à Terdeghem encadrés d’enfants du village auxquels Roberto
réclamera du saucisson.
Alors là commence le « harcèlement » pour m’alimenter.
- Ginette : « mange de la banane, des raisins secs »
- Romuald : « il faut que tu boives »
- Florence : « tu veux du fromage, du pain, du chocolat »… « Non un peu de
coca et je pars avec un morceau de pain et du chocolat »
Et en même temps t’as Sébastien qui te masse les jambes.
Donc après tous ces gestes d’amour et de soutien ; attention, départ vers
Bailleul avec les deux filles les plus bavardes des foulées, j’ai nommé
Francine et Nadine. Et bien vous me croirez si vous le voulez mais j’étais
obligé parfois de leur demander de parler, elles étaient muettes, étonnant non.
Il faut dire que Nadine avait mal au ventre, elle avait partagé avec Agnès ses
microbes !!.
Le parcours plus ou moins bien fléché - il fallait rester très vigilant sur le
balisage sous peine de détours - était très chouette. On a aperçu l’abbaye du Mont Des Cats, le Moulin de Godswarvelde
et le Mont Noir. De plus nous sommes passez prêt de la brasserie de St Jeans Cappel où la Trois Mont est fabriquée.
Arrivée à Bailleul les petits gars en rouges sont toujours là, ils sont géniaux, ils ont froid, ils ont faim, ils ont soif, ils sont
très fatigués mais ils sont toujours là. Comme moi tous les concurrents espèrent leur présence aux ravitaillements.
« MANGE du chocolat, bois, tu veux de la soupe, un tuc, du coca, saucisson, du fromage … »
« Non coca et chocolat et Carole prend une banane ».
Départ pour la Belgique avec Carole et Sylvie, on cherchera également
le bon chemin faute de balisage ou de dé-balisage. Les chemins sont
boueux jusqu'à Vulverghem en Belgique et il commence à faire un peu
froid.
« Fromage, coca, chocolat, soupe ? » « non coca ! Et un peu de
chocolat ».
En vu, le dernier relais avec Sébastien et Romuald + le petit Maxime qui
non content d’avoir réalisé 38 km la veille, va parcourir les 25 km
restant et battre tous ses records de distance en un WE – bravo Maxime.
Les deux autres relayeurs sont un peu plus expérimentés et j’ai déjà
passé avec eux de bons et grands moments et des nuits entières à courir
les hivernales ; des copains quoi. Là il n’y a plus que la tête qui court, les jambes sont douloureuses, le tendon au-dessus
du pied droit cri au secours à chaque fois que tu poses le pied au sol.
Tout se passe à merveille, le fléchage belge est super, c’est également
plus facile car le jour se lève. L’avant dernier CP est un peu loin, on
devait le trouver au bout de 8 km et finalement on parcourra 16 km pour
y arriver.
Dernière ligne droite, le long du canal, on rencontre notre bon Jacques
qui avait des fourmis dans les jambes. On avait le choix entre deux
parcours, le fléché et officiel avec deux ponts à franchir ou le plus
simple en restant sur la berge côté droit du canal.
« On prend le parcours officiel » nous dit Jacques. Par contre trois autres
coureurs nous grillent en restant et en passant sur la rive droite. Qu’à
cela ne tienne, nous les retrouverons plus tard.
Encore une paire de km et nous retrouvons, venues à notre rencontre, Anna
et Francine. Puis un peu plus loin le restant du groupe, ceux qui en avait ras
le bol de courir.
Et là t’as Sébastien qui m’annonce doucement que les trois coureurs de tout à
l’heure sont en vue sur l’autre rive.
Si on veut arriver avant eux il faut que l’on accélère. Malgré la fatigue et les
douleurs, nous accélérons et parcourons les deux derniers kilomètres à plus
de 12 km/h ; on sème un peu des gars du groupe mais nous arriverons avant
les trois coureurs de l’autre rive, sachant que nous avons en sus un pont à
franchir. Nous passons la ligne d’arrivée en ordre un peu décousu, Sébastien
Romuald et Maxime main dans la main, Jacques et Roberto ; Gégé, Nadine, Agnès, Flo et Anna sont un peu à la traine.
Je retourne rejoindre Anna et Flo pour passer la ligne d’arrivée avec elles. Voila c’est fini, 150 km et 22 heures et 13
minutes de course. Les relais sont troisième ex éco et moi 9ème sur 85 au départ et 55 arrivant.
Un petit américain steak, une coupe de champagne et dodo dans le minibus.
Sacré course, pas bien organisée mais on le savait ; heureusement pour les concurrents les P’tits gars et filles des foulées
étaient là !
Sacré WE, chaleureux, humain et inoubliable.
Je vous embrasse Toutes et Tous
Denis.